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"Jésus-Christ"

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MessageSujet: Mani, Christ d'Orient, Bouddha d'Occident   Sam 02 Juin 2007, 22:52

Mani, Christ d'Orient, Bouddha d'Occident




Citation:
« Celui qui se connaît lui-même et les autres reconnaîtra aussi ceci : l'Orient et l'Occident ne peuvent plus être séparés. »
Goethe


Lorsqu'on parle aujourd'hui de manichéisme, on songe rarement à cet homme exceptionnel, à ce Messager de la Lumière que fut Mani (216-276). Sept siècles après le Bouddha, deux siècles après le Christ, quatre siècles avant Mahomet, le sage iranien se présentait déjà comme le réunificateur de l'Orient et de l'Occident, le " Paraclet de la Vérité ", ou le " Sceau des Prophètes ". Peintre visionnaire et philosophe, poète, musicien et médecin, Mani transmit une vision du monde et de la vie si puissante qu'elle se répandit, de manière totalement pacifique, de l'Afrique à la Chine, des Balkans à la péninsule arabique. Bien éloignée des jugements excessifs que l'on porte à tort sur elle, sa doctrine tolérante et humaniste visait à concilier les grandes religions de son temps (les chinois le nommeront " Bouddha de lumière " et les égyptiens " l'apôtre de Jésus ") et à diriger les chercheurs de vérité vers la découverte de la Lumière intérieure. Mani enseignait aux chrétiens l'aspect profond, ésotérique, du christianisme universel, dévoilait aux mages d'Iran le véritable sens du message de Zoroastre, expliquait aux bouddhistes le chemin de la libération. L'" Église de Justice ", qu'il avait fondée pour transmettre les mystères de l'Homme Parfait, illumina des millions d'âmes pendant plus de mille ans.


Une telle clarté et une telle puissance évidemment suscitèrent l'adversité, la jalousie, la haine, et ce furent les religieux et les hommes de pouvoir qui, ne comprenant pas ses paroles d'éveil, tentèrent de détruire la pensée lumineuse de Mani. " De sa religion de beauté, de sa subtile religion du clair-obscur, nous n'avons gardé, écrira le romancier Amin Maalouf, que ces mots " manichéen, manichéisme ", devenus dans nos bouches des insultes. " (N'oublions pas que mille après, l'accusation de " manichéisme " conduira les cathares au bûcher.) Par quelle étrange ruse de l'Histoire ce nom sublime est-il devenu le symbole de la divagation intellectuelle et morale ?

Une tradition arabe rapporte que " lorsqu'on brûla les livres de Mani et de ses disciples, du feu jaillirent des pierres précieuses et s'écoula de l'or liquide ". Car les mots, comme les êtres, ont aussi une histoire, et recèlent des trésors de significations, qu'une analyse minutieuse peut révéler. Un nom est une " signature ". Celui de Mani renferme indéniablement les plus grands secrets, ceux qui ont trait aux mystères de l'Esprit et de l'homme intérieur.



Cette appellation sacrée désigne en premier, comme l'attestent les disciples du sage iranien, " Celui qui offre la manne, le pain de vie ". Selon d'autres auteurs, l'origine de son nom remonterait au mot syriaque mana, " vase " ou " vêtement ", ou au sanscrit mani, qui signifie " pierre, perle précieuse, gemme " (pensons ici au mantram Om mani padme Om, dont le sens est : " Salut à toi, ô joyau [caché] dans le lotus "). Ces trois figures, le vase, la perle et le vêtement, se rattachent directement au mystère du Graal, dont la présence est attestée dans toutes les traditions religieuses, de la Chine à l'Europe, en passant par l'Inde, l'Egypte et le Moyen Orient. Calice, pierre, gemme ou livre, sous quelque forme qu'on le décrive, le Graal n'a jamais cessé d'être le symbole de l'union de l'âme humaine avec l'Esprit, but ultime de ceux qui recherchent la Vérité. Symbole, certes, mais dont la vraie signification se rattache étrangement à la physiologie même de l'homme intérieur, de l'Homme de lumière. Car le Vase sacré qui donne accès au Royaume, au Nirvana, à la Terre Originelle, c'est en nous-même, qu'il se trouve : le pied de la coupe repose dans l'orifice cardiaque et les poumons, la tige du calice est dressée dans le cou (trachée artère et larynx), et le haut de la coupe est formé par le globe de la tête. Il s'agit ici d'un fait spirituel irréfutable, relatif à la régénération du système tête-coeur, base de la réalisation de l'Homme nouveau. Mentionnons que le chakra-couronne (ou chakra coronal), relié à la glande pinéale, qui joue un grand rôle dans tous les processus spirituels, a aussi la forme d'une coupe du Graal.

Le mot sanscrit manas évoque encore le mental, la pensée, l'esprit et dans la mythologie indienne, Manu veut dire " premier homme " ou homme originel. En syriaque, on parle encore de Mani Hayya, " Mani le Vivant ". Cette formule, utilisée dans le passé pour Orphée, et attribuée à Jésus dans l'Evangile de Thomas, signifie : " celui qui vit vraiment, qui est ressuscité ".

Ces quelques indications à peine voilées nous permettent de comprendre que, dans l'enseignement et la vie du prophète iranien, chaque image, chaque mot employé, doivent être pris avant tout comme témoignage de la vie de l'âme, et interprétés de manière intériorisée. Ainsi, dans un psaume manichéen, Mani est-il décrit comme " le vent du Nord " qui indique le chemin à ceux qui cherchent : " Un vent du Nord, qui souffle sur nous, tel est Mani. Levons l'ancre avec lui et entreprenons ensemble le voyage vers le pays de la Lumière. " Ainsi, le manichéen, conduit par le souffle de l'Esprit, peut-il partir en voyage pour chercher la perle précieuse de l'âme. Il lui est alors possible de renaître et de recouvrer le vrai pouvoir de penser, qui rétablit le lien entre l'Homme céleste (la monade, le microcosme) et l'homme terrestre (la personnalité, le corps).

Mani n'est pas donc seulement un personnage historique, dont les historiens modernes tentent difficilement de reconstituer la biographie, mais c'est aussi le symbole de l'Esprit éternel, consolateur et guérisseur, qui conduit les âmes vers le chemin de la libération ; il est une incarnation du Christ Universel, descendu dans le monde sous la forme des Envoyés de la Lumière, et qui se manifeste en nous, comme Esprit vivant. Il est de tous les temps, il est l'Alpha et l'Oméga, " le premier et le dernier ".

Formulons l'espoir que l'évocation de l'enseignement qui prit forme en cet être exceptionnel que fut Mani, dont le seul nom évoque les plus hauts mystères, ceux de la Connaissance sacrée, incite de nombreux chercheurs de vérité à partir en quête de la Pierre des Sages, du vase sacré, dont " la vraie demeure est la terra incognita de l'âme ", dans le cœur de l'homme. Notre livre leur est dédié. Il veut mettre en lumière les différents aspects spirituels, philosophiques, ésotériques, alchimiques et civilisateurs de l'œuvre de Mani le Vivant, tout au moins ce que, après tant de siècles d'oubli on peut encore en deviner…

Texte paru dans la revue l'Essentiel Nº21 Novembre - Décembre 2002
Auteur
François Favre


Spécialisé depuis 20 ans dans l'étude de la pensée gnostique et sa mise en pratique, François Favre s'est personnellement impliqué dans ce puissant cheminement de la conscience que la tradition platonicienne et hermétique nomme « philo-théosophie ».

S'inspirant des recherches historiques d'Henri Corbin (1903-1978) sur l'ésotérisme iranien d'une part, et de l'œuvre spirituelle originale du gnostique Jan van Rijckenborgh (1896-1968) d'autre part, l'auteur décrit ici à la lumière de sa propre expérience la méthode d'initiation christique telle qu'elle fut réalisée à différentes époques par des hommes exceptionnels comme Paul de Tarse, Marcion, Valentin, Mani, Paracelse, Jacob Boehme, ou encore vécue dans des communautés remarquables comme celle des manichéens et des cathares, et il met en relief les implications pratiques de ce processus de transformation radical de la conscience pour l'homme d'aujourd'hui.

Premier volet d'un cycle intitulé : « 2000 ans de Gnose en Occident », ce Mani, Christ d'Orient et Bouddha d'Occident sera suivi de trois ouvrages par lesquels l'auteur envisage une présentation approfondie de la riche pensée gnostique et du processus initiatique qui est à sa base :
* I. Paul de Tarse, « apôtre des hérétiques » : aux sources de l'ésotérisme chrétien.
* II. Le catharisme : hérésie ou pur christianisme ?
* III. La Rose-Croix vivante - De Jan Valentin Andreae à Jan van Rijckenborgh.

Le miracle manichéen

Le manichéisme en Asie centrale

C’est en patience que se conçoit l’ébranlement du monde.

A. Maalouf

* Cet article a été donné en conférence lors du Symposium « Mani », à Renova, Bilthoven, Hollande, le 7 mai 2005, et publié en hollandais par la Rozekruis Pers, Haarlem, dans les Actes du Colloque (septembre 2005).

Introduction extrait:



Notre objectif ici est de montrer à travers un exemple concret, celui du Manichéisme en Asie Centrale, ce que fut véritablement la Gnose de Mani et l’influence civilisatrice qu’elle exerça sur la société de son temps. Nous verrons ainsi clairement que si les faits auxquels nous nous référons sont bien passés, les questions qu’ils posent ne sont pas pour autant dépassées. Plus que jamais, en cette époque troublée et confuse qui est la nôtre, où nous assistons à une mondialisation de la lutte entre la Lumière et les ténèbres, le Bien et le Mal, l’Esprit et la Matière, le message de Mani, son « cri », mérite d’être redécouvert… et entendu.
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MessageSujet: CHRIST UNIVERSEL ET FORME   Lun 11 Juin 2007, 20:04

CHRIST UNIVERSEL ET FORME


Roger DURAND


La notion de Christ universel fait partie des enseignements de la Sagesse Immémoriale. Jésus-Christ, venu il y a 2000 ans, n’est qu’un maillon dans l’expression, au sein de notre histoire, de cette grande entité. Notre Logos solaire, notre « Dieu », exprime dans son incarnation actuelle, le second aspect divin, l’Amour-Sagesse. Il est le Christ cosmique ou universel. C’est le destin du Fils cosmique en relation avec l’évolution de la conscience et la notion de forme, si présente au stade actuel de notre évolution. Nous traiterons de tout cela au travers des enseignements du Maître Tibétain D.K. et de Pierre Teilhard de Chardin.


La notion de Christ universel ou Christ cosmique est déjà ancienne, implicite dans l’enseignement biblique de St-Paul. On la retrouve chez les Pères grecs des premiers temps de la chrétienté (Irénie deLyon, Origène, Clément d’Alexandrie, Grégoire deNyspe, etc.).
Elle réapparaît au XIXe siècle dans les enseignements de H.P. Blavatsky, Rudolf Steiner et surtout, au XXesiècle, dans l’oeuvre de Pierre Teilhard de Chardin et du Maître Tibétain D.K. Pour Teilhard, le Christ historique (Jésus-Christ) n’est qu’un maillon dans la manifestation du Christ cosmique.
Dans tous ces enseignements, le Christ cosmique ou universel est le relais entre la pensée divine source de création et sa concrétisation dans l’espace et dans le temps.


Nous exposerons tout d’abord les données concernant ce Christ universel exposées dans leTraité sur le Feu cosmique par le Maître D.K, en insistant sur la relation entre cette grande Entité et l’évolution de la conscience et la notion de forme. Dans cet enseignement, le Christ cosmique est le Fils né dela rencontre de notre Logos solaire (notre Dieu) avec la Mère-Matière cosmique. Mais il ajoute que cette expérience du «Fils» dépasse de très loin notre sys-
tème solaire. Elle est une expérience universelle de la destinée de notre monde.


Avec Teilhard, nous repartirons de la notion de forme, notamment de toutes les formes apparues tout au long de l’évolution biologique sur notre planète (les bactéries, les plantes, les animaux, etc.). Nous verrons comment cet auteur les inscrit dans l’évolution universelle et la fonction du Christ Universel.
Chaque forme se révélera ainsi comme le point de rencontre d’un fragment de pensée divine et de matière, l’énergie d’attraction étant celle du Christ universel, le grand Rédempteur. Nous sommes vraiment là au coeur de la relation concrète entre l’Esprit et la Matièreet dans l’expression du rayon 7 dans notre destin immédiat: faire descendre le ciel sur la terre.
La notion de Christ cosmique ou universel


Notre système solaire est le point de rencontre de l’étincelle divine de notre Logos solaire avec des matières cosmiques (voir la figure1A). Dans son incarnation actuelle, il cherche à exprimer le second aspect divin, l’Amour-Sagesse. Cette incarnation est dite celle du Fils ou Christ cosmique dont l’éventail de manifestation est triple: Feu solaire, Conscience et Forme (notre système solaire), en allant de l’aspect le plus spirituel au plus matériel.

Le Fils est l’âme spirituelle du Logos solaire.
L’Homme (figure 1B), qui est une cellule dans le corps du Logos solaire, a le même but et éprouve les mêmes trois effets. Tous deux, Logos solaire et Homme, ont le même objectif, à savoir «atteindre sur leur propre plan, la pleine expression et le développement de leurs véhicules de conscience, jusqu’à ce que l’Esprit puisse resplendir en lumière divine et en chaleur.»

Arrêtons-nous quelques instants sur chacune des trois caractéristiques du Christ cosmique, en notant toutefois qu’elles sont toujours inter-reliées.
Le Feu Solaire part de l’âme spirituelle, passe par la maîtrise du mental supérieur ou abstrait et porte l’être dans l’illumination venant de l’énergie du «coeur». Son développement évolutionnaire se traduit par l’intensification de la chaleur perceptible et de la lumière visible. Il est le résultat de la fusion du Feu de l’Esprit et du Feu de la Matière.



Le but de l’évolution est d’amener le Fils (Christ cosmique ou Homme) à un point de réalisation complète, de conscience de soi complète, de connaissance active et complète. Il doit ainsi pouvoir développer l’Amour-Sagesse par utilisation de l’Intelligence active (3e aspect divin).

Le dernier effet, la connaissance (on pourrait dire la conscience) de la forme est le point essentiel de ce texte. C’est vraiment là que nous allons toucher le spirituel dans le matériel. Ces deux derniers termes sont presque synonymes de vie et forme, de conscience et véhicule de la conscience. La conscience, en effet, existe-t-elle en dehors d’une forme?

Pendant la période d’abstraction, de pralaya (quisépare deux incarnations, deux vies manifestées) la conscience n’existe pas. Seul demeure l’Esprit à l’état de repos ou de neutralité. Quand les deux facteurs (Esprit et Matière) se rapprochent, agissent l’un sur l’autre, l’activité, au lieu du repos, s’installe; le mouvement, au lieu de la passivité, émerge. Les deux facteurs s’attirent, se repoussent, s’influencent mutuellement, s’utilisent. On a donc une forme animée par la vie, une conscience manifestée par un véhicule approprié.

Nous sommes partis de la notion de Christ cosmique pour arriver à la notion de forme. Nous allons maintenant partir de la notion de forme avec Pierre Teilhard de Chardin. Nous verrons ainsi comment l’évolution biologique nous ramène à la notion de conscience, de Feu solaire à l’intérieur de toutes les formes, de Christ Universel. Nous tenterons ainsi de «chercher par le moyen de la forme l’habitant de la forme».
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MessageSujet: Re: "Jésus-Christ"   Lun 11 Juin 2007, 20:06

Evolution biologique et manifestation divine


L’évolution biologique, à la surface de notre planète, est un fait scientifique. La vie biologique est apparue il y a quatre milliards d’années environ avec des bactéries très semblables aux cyanobactéries, présentes encore aujourd’hui à la surface de la planète. Après un long processus de transformation, les Hominides, nos ancêtres les plus directs, ont émergé il y a environ dix millions d’années. Cette évolution a elle-même été précédée d’une évolution de la matièrere montant à environ quinze milliards d’années.

Pour Pierre Teilhard de Chardin, ce qui est démontré scientifiquement n’est qu’un début.
L’évolution se poursuit par une évolution de la conscience s’achevant dans une christogénèse aboutissant au point oméga (voir la figure2). Pour être saisie dans toute sa grandeur, cette évolution doit être intégrée dans le processus de manifestation divine sur notre planète (voir la figure3).



Au-delà de tout, il y a le Dieu transcendant, source de ce que nous appelons la pensée divine aimante. Se manifester est comme une respiration.

- dans l’expiration, la pensée divine descend dans la matière (phase d’involution, d’ordre inexpérimental nous dit Teilhard),

- dans l’inspiration, phase actuelle d’évolution proprement dite, celle que nous constatons scientifiquement, l’esprit peu à peu, se libère de la matière. «L’évolution est la main de Dieu qui nous ramène à lui»

L’ensemble des formes (cristaux, bactéries, plantes, animaux, homme, etc..) apparues sur notre planète ont un «Dehors» et un «Dedans». «Il est possible, nous dit Teilhard, de suivre l’évolution biologique en s’occupant uniquement du «Dehors», c’est ce que la science a admirablement fait jusqu’à présent. Mais ne pourrait-on pas la suivre par le «Dedans»: non plus comme une succession liée de types structurels qui se remplacent mais comme une ascension de sève intérieure s’épanouissant en une forêt d’instincts consolidés. Tout au fond de lui-même, le monde vivant est constitué par de la conscience revêtue de chair et d’os».

Chaque forme est donc un fragment de pensée divine, un fragment de conscience enrobé de matière. Chaque forme possède en elle un élément d’immanence divine. «Il faut chercher le Divin, non en rupture du monde physique, mais à travers la matière, et en quelque manière en union avec elle.»
Christ Universel et immanence


Le Christ Universel est le grand médiateur entre lapensée divine aimante et la matière modelée en formes (voir la figure3). Il est non seulement le médiateur à l’échelle globale mais aussi à l’intérieur de chacune des formes. Dans chacune des formes, l’énergie christique, (le 2nd aspect divin) est le liant entre lefragment de pensée divine et la matière (voir la figure4). Trois mots traduisent tout cela: Création, Incarnation, Rédemption.
Chaque forme a été pensée dans le mental universel divin, cette pensée spécifique s’est concrétisée dans la matière, chaque forme représente le lieu, le site de la Rédemption christique. Cette Rédemption est la lente alchimie qui peu à peu fera vibrer la matière au diapason de la pensée divine.



La notion de Christ cosmique, universel, la notion de Fils dépasse singulièrement, nous dit le Maître D.K. notre système solaire et l’Entité spirituelle qui y est incarnée. Elle nous fait éprouver la notion de forme dans toute sa beauté. A l’heure actuelle de notre évolution, qu’y a-t-il de plus universel que cette notion de forme? Tout est forme autour de nous, les Etres de la nature mais aussi l’immensité des étoiles (les galaxies se chiffrent par plusieurs centaines de millions).



L’Orient n’a voulu voir dans les formes que Maya, l’illusion. Ce n’est pas faux. Nous savons bien que l’impermanence règne, que les formes sont construites, puis détruites pour que la vie s’en libère et aille dans une nouvelle forme. L’Occident au travers de l’approche scientifique, n’a vu que l’aspect matière des formes. C’était nécessaire mais pas suffisant. Il y a une troisième voie. C’est celle qui consiste à chercher au travers de la forme, l’habitant de la forme, le fragment de lumière divine emprisonné dans la forme. N’est-ce pas la lumière «cachée sous le boisseau» depuis la nuit des temps.

Cette notion de Christ universel et d’immanence (cet élément de divinité dans les choses) sont étroitement liées. Rappelons-nous le dialogue entre Jésus-Christ et Nicodème (Ev. Jean 3.3) «A moins de naître d’en haut, nul ne peut voir le Royaume de Dieu». Cette naissance d’en haut, c’est non seulement la naissance et la prise de conscience du Dieu intérieur en chacun de nous, mais aussi de la présence divine dans chacune des formes. «Le monde, écrit Teilhard, au cours de toute ma vie, par toute ma vie, s’est peu à peu allumé, enflammé à mes yeux,
jusqu’à devenir, autour de moi, entièrement lumineux par le Dedans».

top


Comment concilier Immanence et Science ?

Le monde se partage entre deux pôles (voir lafigure5). Un pôle d’unité, d’association, d’amour. C’est celui vers lequel nous porte la vie, la Foi. C’est celui aussi de la fraction d’immanence dans chacune des formes. Un pôle de dissociation qui nous conduit vers le multiple et les états de plus en plus matériels.
Ces deux vibrations sont universelles : l’une est évolutive (la flèche blanche) et associe étincelle divine et âme spirituelle. L’autre est involutive (la flèche grise) et concerne l’aspect matière des choses. Dans cette opposition gisent tous les conflits. Celui de la personnalité humaine et de l’ensemble âme spirituelle–étincelle divine. Celui de la Foi et de la science contemporaine.

C’est peut-être l’une des intuitions les plus pertinentes de PierreTeilhardde Chardin: la science, parle biais de l’analyse, (= lyser par ana, couper) travaille essentiellement dans le sens de la dissociation des choses. Le scientifique travaille ainsi dans le sens du second principe de la thermodynamique, en système fermé. L’auteur de ces lignes (biochimiste) peut en témoigner aisément. J’ai fait des recherches sur la bioénergétique du coeur pendant près de vingt ans.
Que faisions-nous? Nous allions prendre des coeurs aux abattoirs peu après le décès des animaux. Ces coeurs battaient encore dans un liquide approprié. Ils étaient ensuite broyés au laboratoire de telle sorte que les mitochondries (les petites centrales énergétiques de la cellule) soient extraites. La dissociationne s’arrêtait pas là. De ces mitochondries étaient encore extraites des protéines, etc.

Il n’y a là aucune critique de la science. En travaillant ainsi elle glanait une source considérable d’informations et affirmait une maîtrise sans égale desénergies matérielles. C’est à ce titre qu’elle est une source de révélation, elle révèle l’arrangement de la matière des formes. Néanmoins elle est marquée par une forme d’incomplétude. Et, ajoutait Teilhard, en opérant ainsi la science «perd l’âme des choses», la part d’immanence. L’épistémologie scientifique n’a jamais relevé ce fait. Et pour cause. C’eût été admettre qu’il y avait autre chose que la seule matière.



Alors comment retrouver l’harmonie, la vraie vie faite de matière et d’immanence? Teilhard s’en tirait en intégrant la science dans une vision spirituelle très large fondée sur une Foi intuitive faite de perception spirituelle.

Ne faut-il pas cependant tenter de prendre les choses à l’échelle d’une forme. Ne faut-il pas coupler àl’approche scientifique d’une forme (voir la figure6)
une approche plus intérieure permettant d’apprécier la «qualité» d’une chose. La quête des Rayons divins à l’arrière-plan d’une forme n’est-elle pas la voie à suivre pour saisir la dimension immanente et donc le fragment de pensée divine incarnée?Nous rappelons au passage que celui qui est à l’origine, dans l’Occident Chrétien, de la notion d’expérience que l’on fait de ses mains, le moine franciscain Roger Bacon, l’un des pères de la science contemporaine, proposait déjà de coupler (en plein XIIIe siècle) expérience intérieure et expérience scientifique.

Teilhard se posait enfin une question «la science nous a conduit au pôle de dissociation des choses, est-elle capable de nous faire remonter à celui de leur suprême association ?».

Teilhard est parti en 1955. Dans la première moitié du XXe siècle, il est difficile de pouvoir répondre positivement à cette question. En revanche dans la seconde moitié du XXesiècle, nous voyons deux domaines scientifiques qui correspondent au souhait deTeilhard. La découverte de la non-séparabilité en physique quantique et la quête de l’origine des formes.
Laissons de côté la non-séparabilité pour l’instant.

La science contemporaine a classé les formes rencontrées dans la nature, a étudié l’arrangement de la matière dans chacune d’entre elles, mais ne s’est jamais préoccupée de leur origine ou tout au plus s’est-elle contentée d’invoquer le hasard. On doit, à partir des années 1970, à des mathématiciens ou physiciens «platoniciens» les premiers travaux concernant ce sujet (Roger Penrose en Angleterre, René Thom, Alain Connes professeur à l’heure actuelle au Collège de France). La pensée de René Thom (voir la figure7) résume bien leur démarche. A l’origine des formes dans la nature, il y a des potentiels organisateurs, des Logoï de l’information, qui peuvent modeler différents types de matière et entraîner la création de formes. Ces logoï existent indépendamment de notre espace-temps et s’actualisent dans notre monde concret au moment où ils donnent naissance aux différentes formes. Dans notre espace-
temps à quatre dimensions, R.Thom a démontré mathématiquement qu’il y avait sept potentiels organisateurs. Scientifiquement parlant, ces idées étaient très novatrices:

-elles postulaient l’existence d’information indépendante de la matière.
-elles avançaient, parmi les matières susceptibles d’être modelées par de l’information, la possibilité de matière mentale, au même titre que les matières minérales, végétales, animales.



Nous sommes loin, bien entendu, de la pensée divine, très en amont. Mais qu’il y ait, très en aval, près de la concrétisation, un stade où les formes s’expriment par des formules, cela nous paraît témoigner d’un rationnel mathématique à l’arrière-plan des choses. En tous les cas, même si cette démarche est préliminaire, elle va dans le sens souhaité par Teilhard, celui de l’unité.
Reçu janvier 2007
Merci à Deniz

voir aussi les schémas sur cette adresse:
http://www.institut-alcor.org/fr/articles19.htm#bul192
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MessageSujet: "Jésus-Christ"   Ven 22 Juin 2007, 20:03

"Jésus-Christ"


Les origines du christianisme
et la recherche du Jésus-Christ historique

par Acharya S


Introduction
Dans le monde au cours des siècles passés, on a beaucoup écrit au sujet de la religion, de sa signification, de sa pertinence et de sa contribution à l'humanité. En Europe occidentale en particulier, de nombreux volumes ont été composés qui spéculent sur la nature et l’historicité du personnage principal des religions occidentales, Jésus-Christ. Beaucoup de gens ont essayé de creuser dans les rares indices restants relatifs à l'identité de Jésus et de proposer un croquis biographique qui soit soutient la foi, ou alors révèle le côté plus humain de cet homme-dieu qui nous est si proche. Évidemment, vu le temps et l'énergie dépensés à leur sujet, le christianisme et son fondateur légendaire sont très importants pour l'esprit et la culture occidentaux.

Les Personnages
Il est évident qu’il n’y avait pas un personnage unique sur laquelle la religion chrétienne s’est fondée, et que ce "Jésus-Christ" est une compilation de légendes, héros, dieux et hommes-dieux. La place manque ici pour entrer dans le détail au sujet de chaque dieu qui a contribué à la formation du personnage de Jésus; qu'il suffise de dire qu'il y a d'abondance de documents pour prouver que ce sujet n'est pas une question de "foi" ou de "croyance." La vérité est que, à l’époque où ce personnage a censément vécu, il y avait une vaste bibliothèque à Alexandrie et un réseau incroyablement souple de confréries qui s’étendait de l'Europe à la Chine ; ce réseau d’information a eu accès à de nombreux manuscrits qui racontaient le même récit que celui du Nouveau Testament, avec des noms de lieu et d'appartenance ethnique différents. Dans la réalité, le récit de la vie de Jésus constitue un parallèle presque identique avec l'histoire de Krishna, par exemple, y compris dans ses détails, comme signalé entre autres par le mythologue et érudit distingué Gérald Massey il y a plus de cent ans, aussi bien que par le révérend Robert Taylor il y a cent-soixante ans, entre autres 14. Le conte de Krishna que l’on trouve dans les Védas hindous a été daté à au moins 1400 B.C.E.15 On peut dire la même chose du mythe d’Horus, qui est presque identique, dans ses détails, à l’histoire de Jésus, mais qui précède la version chrétienne de milliers d’années.

L'histoire de Jésus a incorporé des éléments de récits d'autres dieux enregistrés dans ce vaste territoire, comme par exemple ceux des sauveurs du monde et "fils de Dieu", dont la plupart précèdent le mythe chrétien, et dont un bon nombre furent crucifiés ou exécutés :

Adad d'Assyrie
Adonis, Apollon, Héraclès ("Hercule"), et Zeus en Grèce
Alcides de Thèbes
Attis de Phrygia
Baal de Phénicie
Bali d'Afghanistan
Beddru du Japon
Buddha en Inde
Crite de Chaldée
Deva Tat du Siam
Hésus des druides celtes
Horus, Osiris, et Sérapis d'Egypte, dont l'aspect barbu avec de longs cheveux a été adopté pour le personnage du Christ
Indra au Tibet
Jao au Népal
Krishna en Inde
Mikado des Sintoos
Mithra en Perse
Odin des Scandinaves
Prométhée au Caucase
Quetzalcoatl au Mexique
Salivahana aux Bermudes
Tammuz de Syrie (qui fut, dans un mouvement typique de la fabrication des mythes, plus tard transformé en disciple Thomas16)
Thor en Gaule
Monarque universel des Sibyles
Wittoba des Bilingonèses
Xamolxis de Thrace
Zarathustra/Zoroastre en Perse
Zoar des Bonzes

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MessageSujet: Re: "Jésus-Christ"   Ven 22 Juin 2007, 20:04


Les principaux protagonistes
Bouddha
Bien que la plupart des personnes pensent que Bouddha fut une personne qui vécut vers 500 B.C.E., on peut également démontrer que le personnage généralement dépeint comme Bouddha est une compilation des hommes-dieux, des légendes et paroles de divers hommes saints avant et après la période attribuée au Bouddha historique.17

Le personnage de Bouddha a les points suivants en commun avec le Christ:

Bouddha est né de la Vierge Maya, qui était considérée comme la "Reine du Ciel".
Il était de naissance royale.
Il exécutait des miracles et des merveilles, guérissait les malades, nourrit 500 hommes à partir d’un "petit panier de gâteaux", et marcha sur les eaux.
Il a écrasé la tête d'un serpent.
Il a supprimé l’idolâtrie, était un "semeur de mots", et prêchait "l’établissement d’un royaume de justice".
Il enseigna la chasteté, la douceur, la tolérance, la compassion, l’amour et l’égalité de tous.
Il fut transfiguré sur une montagne.
Sakya Buddha fut crucifié pour expier ses fautes, souffrit durant trois jours en enfer, puis fut ressuscité.
Il est monté au Nirvana ou au "ciel."
Il était considéré comme le "bon berger "18 , le "Charpentier", "l’Infini et Eternel".
Il fut appelé "le Sauveur du Monde" et "la lumière du Monde".
Horus d’Egypte
Les histoires de Jésus et d’Horus sont très semblables, Horus ayant de plus contribué à l’attribution du nom de Jésus-Christ. Horus et son père Osiris sont fréquemment interchangeables dans le mythe ("Moi et mon Père sommes un"). Les légendes relatives à Horus datent de milliers d'années, et il a avec Jésus les points communs suivants:

Horus est né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre dans une grotte/crèche, sa naissance étant annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages.
Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.
Il a eu 12 disciples.
Il effectua des miracles et éleva un homme, El-Azar-us, d’entre les morts.
Il marcha sur l’eau.
Horus fut transfiguré sur la Montagne.
Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
Il était aussi "la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Mot", etc.
Il était "le Pêcheur" et était associé à l’Agneau, au Lion, au Poisson ("Ichthys")
L'épithète personnelle de Horus était "Iusa," "le fils éternel" de "Ptah," le "Père."19.
Horus s'appelait "le KRST," ou "Oint," longtemps avant que les chrétiens en reprennent l'histoire 20.
En fait, dans les catacombes de Rome, on trouve des images d’Horus représenté comme un bébé tenu par Isis, la vierge mère - la "Madonne et l'enfant" initiaux 21 - et le Vatican lui-même est construit sur la papauté de Mithra, qui a de nombreux points communs avec Jésus et qui a existé longtemps avant que le personnage de Jésus ne soit formalisé. La hiérarchie chrétienne est presque identique à la version de Mithra à laquelle elle s’est substitué 22. Pratiquement tous les éléments du rite catholique, de l’obole à l’ostie et de l’eau bénite à l’autel jusqu’à la doxologie sont directement empruntés à d’anciennes religions à mystères paiennes.

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MessageSujet: Re: "Jésus-Christ"   Ven 22 Juin 2007, 20:04

Krishna
Les similitudes entre le personnage Chrétien et le messie Indien sont nombreuses. En effet, Massey trouve plus de 100 similarités entre les deux, et Graves, qui inclut les divers évangiles non-canoniques dans son analyse, en liste plus de 300. Il est intéressant de remarquer qu’une ancienne écriture usuelle de Krishna en anglais était "Christna", ce qui fait ressortir son rapport avec "Christ". On peut encore noter que, tout comme le messie Juif, beaucoup de gens pensaient que Krishna avait physiquement existé.

Krishna est né de la Vierge Devaki ("La Divine").
Son père était charpentier.
Sa naissance était attendue par des anges, des hommes sages et des bergers, et il se présenta avec de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Il s'appelle Dieu des bergers.
Il fut persécuté par un tyran qui ordonna le meurtre de milliers d'enfants en bas âge.
Il était de naissance royale.
Il fut baptisé dans le Gange.
Il effectua miracles et merveilles.
Il ressuscitait les morts et guérissait les lépreux, les sourds et les aveugles.
Krishna utilisait des paraboles pour enseigner au peuple la charité et l’amour.
"Il vécut pauvre et il aima les pauvres."
Il fut transfiguré devant ses disciples.
Dans certaines traditions, il mourut sur un arbre ou fut crucifié entre deux voleurs.
Il ressuscita d’entre les morts et monta au ciel.
Krishna est appelé "le Dieu-Berger" et le "Seigneur des Seigneurs", et était considéré comme "le rédempteur, le premier-né, le Libérateur, le Mot Universel".
Il est la seconde personne de la trinité et s’est proclamé lui-même "la résurrection" et "la voie vers le Père".
Il était considéré comme "le Début, le Milieu et la Fin" ("alpha et omega"), comme un être omniscient, omniprésent et omnipotent.
Ses disciples lui donnèrent le titre de "Jezeus", ce qui signifie "pure essence".
Krishna doit revenir se battre avec le "Prince du Mal", qui désolera la Terre.
Mithra, le Dieu-Soleil de Perse
L'histoire de Mithra précède la fable chrétienne d’au moins six cent ans. D’après Wheless, le culte de Mithra était, peu avant l’ère chrétienne, le plus populaire et répandu des religions ‘paiennes’ de l’époque. Mithra a les caractéristiques suivantes en commun avec le Christ:

Mithra est né d'une vierge le 25 décembre.
Il était considéré comme un grand professeur et un maître itinérant.
Il était appelé "le Bon Berger."
Il était considéré comme "la Voie, la Vérité et la Lumière."
Il était encore considéré comme "le Rédempteur," "le Sauveur," "le Messie."
Il était identifié à la fois au Lion et à l'Agneau.
Son jour sacré était le dimanche, le "jour du Seigneur", des centaines d'années avant l'émergence du Christ.
Il avait sa fête principale à la date qui allait ensuite devenir Pâques, correspondant à sa résurrection.
Il avait 12 compagnons ou disciples.
Il effectuait des miracles.
Il a été enterré dans un tombeau.
Après trois jours, il s'est relevé.
Sa résurrection était célébrée chaque année.
Sa religion comportait une eucharistie ou "diner du Seigneur".

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MessageSujet: Re: "Jésus-Christ"   Ven 22 Juin 2007, 20:05

Prométhée de Grèce
On a affirmé que le Dieu Grec Prométhée venait d’Egypte, mais son drame se situa en fait dans les montagnes du Caucase. Prométhée partage avec le Christ de nombreux points communs.

Prométhée descendit du ciel comme un Dieu pour s’incarner en homme afin de sauver l’humanité.
Il fut crucifié, souffrit et fut ressuscité.
Il fut appelé le Verbe ou le Mot.
La tradition affirme que Prométhée fut crucifié sur un rocher, mais cependant certaines sources indiquent qu’il fut crucifié sur un arbre et que les Chrétiens modelèrent l’histoire et/ou mutilèrent le texte, comme ils le firent avec les œuvres de tant d’auteurs anciens. Quoiqu’il en soit, le Soleil caché par l’obscurité constitue un parallèle avec le récit chrétien de l’obscurité qui tomba quand Jésus fut crucifié. Cet événement remarquable, qui n’est pas enregistré dans l’histoire, n'est explicable qu’à l’intérieur d’un mythe et comme partie d’une pièce récurrente.

La création d'un mythe
Les chrétiens ont effectué une telle censure que cela a mené à l'analphabétisme virtuel du monde antique ; de plus, ils se sont assurés que leur secret serait caché des masses, mais les érudits des autres écoles et sectes n'ont jamais renoncé à leurs arguments contre l’historicisation d’un être mythologique très antique. Nous avons perdu les arguments de ces dissidents érudits parce que les chrétiens ont détruit toutes les traces de leurs travaux. Néanmoins, les chrétiens ont préservé les conflits avec leurs détracteurs par les propres réfutations.

Par exemple, un des premiers pères de l'église, Tertullien (160-220 C.E.) "ex-païen" et évêque de Carthage, admet ironiquement les véritables origines du récit du Christ et de tous les autres hommes-dieux en énonçant une réfutation de ses critiques, "Vous dites que nous adorons le soleil; mais vous aussi."23 Point notable, initialement croyant et défenseur acharné de la foi, Tertullien renonça ensuite au christianisme 24.

Le "fils" ("Son") de Dieu est le "soleil" ("Sun") de Dieu
La raison pour laquelle tous ces récits sont si semblables, avec un homme-dieu qui est crucifié et ressuscité, qui fait des miracles et a 12 disciples, est que ces contes sont basés sur les mouvements du soleil dans les cieux, un développement astrothéologique qui peut être retrouvé sur toute la planète parce qu'on peut observer le soleil et les 12 signes de zodiaque tout autour du globe. Autrement dit, Jésus-Christ et tous les autres sur qui son personnage est fondé sont des personnifications du soleil, et l'Évangile est simplement une répétition d'un texte mythologique (le "Mythos", voir plus haut) concernant les mouvements du soleil dans les cieux 25.

Par exemple, la plupart des hommes-dieux crucifiés ont leur anniversaire traditionnel le 25 décembre. C'est parce que les anciens se sont rendu compte que (d'une perspective géocentrique) le soleil effectue une descente annuelle vers le sud jusqu'au 21ème ou 22ème jour de décembre, le solstice d'hiver, qu’il cesse ensuite de se déplacer vers le sud pendant trois jours et puis recommence à se déplacer vers le nord. A ce moment, les anciens disaient que le "soleil de Dieu" "était mort" pour trois jours avant de "ressusciter" le 25 décembre. Les anciens se rendaient compte de façon très claire qu’ils avaient besoin du Soleil chaque jour et qu'ils auraient de gros ennuis si le soleil continuait à se déplacer vers le sud et ne s'arrêtait pas pour inverser sa direction. Ainsi, ces nombreuses cultures célébraient l'anniversaire du "soleil de Dieu" le 25 décembre26. Suivent les caractéristiques du "soleil de Dieu":

Le soleil "meurt" pendant trois jours le 22 décembre, lors du solstice d'hiver, quand il arrête son mouvement vers le sud, avant de renaître le 25 décembre, lorsqu’il reprend son mouvement vers le nord.
Dans certaines cultures, le calendrier commençait initialement dans la constellation de la Vierge, et le soleil était donc " né d'une Vierge."
Le soleil est la "Lumière du Monde."
Le soleil "vient sur des nuages, et chaque oeil le verra".
Le soleil se levant le matin est le "Sauveur de l'humanité".
Le soleil porte une "couronne d’épines" ou halo.
Le soleil "marche sur les eaux. "
Les "disciples" du soleil sont les 12 mois et les 12 signes du zodiaque ou constellations, par lesquels le soleil doit passer.
Le Soleil à 12 heures est dans la maison ou le temple du "Plus Haut" ; par conséquent , "il" commence le "travail de son père" à l’ "âge" de 12 ans.
Le Soleil entre dans chaque signe du Zodiaque à 30° ; en conséquence, le "soleil de Dieu" commence son ministère à l’ "âge" de 30 ans.
Le Soleil est tenu sur une croix ou "crucifié", ce qui représente son passage par les équinoxes, celle de Printemps étant Pâques (Easter), époque à laquelle il est ressuscité.

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MessageSujet: Re: "Jésus-Christ"   Ven 22 Juin 2007, 20:08

Contrairement à la croyance populaire, les anciens n'étaient pas ignorants et superstitieux au point de considérer leurs dieux comme de véritables personnes. En fait, cette propagande calomnieuse représente une partie de la conspiration pour faire croire que les anciens étaient effectivement la populace hébétée qui avait grand besoin de la "lumière de Jésus". La vérité est que les anciens n’étaient pas moins avancés dans leurs pratiques spirituelles et morales, et même plus avancés dans de nombreux cas, que les chrétiens avec leur prétendue spiritualité et idéologie qui, avec cette atteinte à l’historicité, ont en fait dégradé l’ancien Mythos. En effet, à la différence des chrétiens "supérieurs", l’élite intellectuelle des anciens se rendait bien compte que leurs dieux étaient de nature astronomique et atmosphérique. Platon, Socrate et Aristote savaient sûrement que Zeus, le père et dieu du ciel qui est arrivé en Grèce originaire d'Inde et/ou d'Egypte, n'était pas une véritable personne, malgré le fait que les Grecs avaient indiqué en Crète à la fois une caverne de naissance et une caverne de la mort de Zeus. De plus, on peut trouver à plusieurs endroits du monde des sites où ce prétendu Dieu est né, mort, a marché, souffert, etc, un procédé commun qui n’est pas monopolisé et n’a pas commencé avec la Chrétienté.

suite ici:

http://www.truthbeknown.com/francais.htm


Conclusion
Comme le dit Walker, "Les efforts des érudits pour éliminer le paganisme des Evangiles, afin de retrouver le personnage historique de Jésus, se sont avérés aussi désespérés que de rechercher le noyau d’un oignon." L'histoire "Évangélique" de Jésus n'est pas une représentation effective d'un "maître" historique qui a marché sur la terre il y a 2.000 ans. C'est un mythe établi à partir d'autres mythes et hommes-dieux, qui étaient à leur tour des personnifications du mythe omniprésent du dieu-soleil.

Le Christ des Evangiles n’est en aucun cas un personnage historique ou un modèle suprême de l’humanité, qui souffrit, essaya et échoua à sauver le monde par sa mort. Il est impossible d’établir l’existence d’un personnage historique même en tant qu’imposteur. Car dans ce cas les deux témoins que sont la mythologie astronomique et le gnosticisme s’avèrent être un alibi. Le Christ est une figure populaire qui n’a jamais existé, une figure d’origine paienne ; une figure qui fut le Bélier et ensuite le Poisson ; une figure qui était sous forme humaine le portrait et l’image d’une douzaine de dieux différents.

Gerald Massey

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MessageSujet: Re: "Jésus-Christ"   Mar 03 Juil 2007, 18:09

Les mystères de Jésus


Depuis deux mille ans, l’Occident est dominée par l’idée que le christianisme est unique et sacré, tandis que le paganisme est primitif et l’œuvre du diable. Considérer qu’ils pourraient appartenir à la même tradition est simplement impensable. C’est pourquoi, bien que les véritables origines du christianisme aient toujours été évidentes, peu ont eu la capacité de les voir, car, pour ce faire, il faut briser radicalement avec le conditionnement imposé par notre civilisation. Notre contribution est d’avoir osé penser l’impensable et de présenter nos conclusions dans un livre accessible à tous plutôt que sous forme sèchement académique. Ce n’est certainement pas là notre dernier mot sur un sujet si complexe. Nous espérons, cependant, que c’est un appel important à revoir complètement les sources du christianisme. […] Bien que les idées présentées paraissent encore aujourd’hui radicales et provocatrices, beaucoup sont en réalité loin d’être nouvelles. Dès la Renaissance, les mystiques et les érudits ont situé les origines du christianisme dans l’ancienne religion de l’Egypte. Au tournant du XIXe siècle, des savants visionnaires ont fait des conjectures comparables aux nôtres. Plus récemment des universitaires ont signalé régulièrement des possibilités comme celles que nous avons considérées. Cependant, peu ont osé poser courageusement des conclusions aussi évidentes que les nôtres. Pourquoi ? Parce que le sujet est «tabou».
[…] [Notre conviction est] que l’histoire de Jésus n’est pas la biographie d’un Messie historique, mais un mythe fondé sur des légendes païennes immémoriales. Le christianisme n’est pas une révélation nouvelle et unique, mais, en fait, une adaptation juive des anciens Mystères païens. C’est ce que nous appelons «La Thèse des Mystères de Jésus».



La «Thèse des Mystères de Jésus» a été développée par Thimothy Freke et Peter Gandy dans leur ouvrage Jesus mysteries. Les anciens gnostiques, dont Mani, partageaient la même conception que nos deux auteurs, à savoir que le christianisme n'est pas une religion originale et unique, et que le mythe chrétien n'est qu'une reformulation d'anciens récits issus des Mystères païens, babyloniens, iraniens, égyptiens et grecs. Ce livre n'ayant pas été publié en français, un collectif s'est attaché à le traduire afin de mieux faire connaître les résultats de cette enquête remarquable sur les véritables origines du christianisme, et le rôle décisif joué par les mouvements gnostiques dans son élaboration. Nous livrons ici le premier chapitre de cette traduction maintenant achevée, qui sert aussi d'introduction à l'ouvrage.


http://manicheism.free.fr/maniblog/mysteresdejesus1.pdf
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MessageSujet: Re: "Jésus-Christ"   Mar 03 Juil 2007, 18:18

[size=12]il me semble que là la thèse est grosse .....

Ayant vécu plusieurs expériences NDE, ayant rencontré Marie alors que j'étais juif et Marie ne faisait pas partie de ma croyance, ayant vécu la passion du christ tous les vendredi pendant plus de deux ans; ayant ensuite étudié les mystiques , stigmatisés, et divers saints, ayant rencontré le Christ, hors de mon corps et dans mon corps, je suis effaré de ces thèses là , comme celles de D. Ickle,
Bien évidement l'image véhiculé par l' église, par les médias est loin de la vérité, mais quand un être l' a rencontré, alors là....
enfin bon pas de dualité, chacun est libre de ses croyances et opinions, moi je parle d'expérience vécue, j'ai une très solide expérience des autres dimensions et de leur pièges mais le Christ est la voie, la vérité et la vie, Marie est ma maman, bien sur il y a d'autres êtres plus haut en vibrations, mais cela ne retire rien à Jésus-Christ[/size]
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MessageSujet: Re: "Jésus-Christ"   Mar 03 Juil 2007, 18:41

le Christ est la voie, la vérité et la vie




oui!

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MessageSujet: Re: "Jésus-Christ"   Mer 04 Juil 2007, 22:12

Nous sommes tous des Christs en devenir, il n'y a pas d'élitisme, il y a la voie du coeur, la voie du Christ (Christ en vous, espérance de la gloire..), et le "vous" Paulinien là est collectif, il désigne sans le moindre doute la totalité de l'humanité, à l'égal de la forme de "Krishna" dans le coeur de tout être vivant, sur le peintures des dévots de ce "dieu" qui n'était autre que l'incarnation précédente de Christ, bel et bien les dieux s'incarnent, mais cela il est bien évident qu'ici on ne vous l'apprend pas.

Bien des chemins nous y mènent, mais de la source qui s'est déversée et dispersée par les âmes qu'elle a créé, il y a le principe Christ, c'est ce germe qui est là dans votre coeur, en Vie. C'est le lien qui fortifie votre Anthakarana.

Le principe Christ traverse le temps, (les époques ) et les mondes.

C'est le feu Vivant. Om, gloire au père qui est dans les cieux car Il nous a envoyé son fils.



Ce texte a été complété par Lamadelama.

DameJane.





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MessageSujet: Re: "Jésus-Christ"   Lun 09 Juil 2007, 23:45

à visiter absolument pour ceux qui lisent l anglais!




voir aussi:
http://mani.blogspirit.com/archive/2006/03/12/les-mysteres-de-jesus.html
Les mystères de Jésus

Depuis deux mille ans, l’Occident est dominée par l’idée que le christianisme est unique et sacré, tandis que le paganisme est primitif et l’œuvre du diable. Considérer qu’ils pourraient appartenir à la même tradition est simplement impensable. C’est pourquoi, bien que les véritables origines du christianisme aient toujours été évidentes, peu ont eu la capacité de les voir, car, pour ce faire, il faut briser radicalement avec le conditionnement imposé par notre civilisation. Notre contribution est d’avoir osé penser l’impensable et de présenter nos conclusions dans un livre accessible à tous plutôt que sous forme sèchement académique. Ce n’est certainement pas là notre dernier mot sur un sujet si complexe. Nous espérons, cependant, que c’est un appel important à revoir complètement les sources du christianisme. […] Bien que les idées présentées paraissent encore aujourd’hui radicales et provocatrices, beaucoup sont en réalité loin d’être nouvelles. Dès la Renaissance, les mystiques et les érudits ont situé les origines du christianisme dans l’ancienne religion de l’Egypte. Au tournant du XIXe siècle, des savants visionnaires ont fait des conjectures comparables aux nôtres. Plus récemment des universitaires ont signalé régulièrement des possibilités comme celles que nous avons considérées. Cependant, peu ont osé poser courageusement des conclusions aussi évidentes que les nôtres. Pourquoi ? Parce que le sujet est «tabou».
[…] [Notre conviction est] que l’histoire de Jésus n’est pas la biographie d’un Messie historique, mais un mythe fondé sur des légendes païennes immémoriales. Le christianisme n’est pas une révélation nouvelle et unique, mais, en fait, une adaptation juive des anciens Mystères païens. C’est ce que nous appelons «La Thèse des Mystères de Jésus».



Thimothy FREKE et Peter GANDY



La «Thèse des Mystères de Jésus» a été développée par Thimothy Freke et Peter Gandy dans leur ouvrage Jesus mysteries. Les anciens gnostiques, dont Mani, partageaient la même conception que nos deux auteurs, à savoir que le christianisme n'est pas une religion originale et unique, et que le mythe chrétien n'est qu'une reformulation d'anciens récits issus des Mystères païens, babyloniens, iraniens, égyptiens et grecs. Ce livre n'ayant pas été publié en français, un collectif s'est attaché à le traduire afin de mieux faire connaître les résultats de cette enquête remarquable sur les véritables origines du christianisme, et le rôle décisif joué par les mouvements gnostiques dans son élaboration.
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MessageSujet: Re: "Jésus-Christ"   Mar 24 Juil 2007, 11:21

je remonte le sujet pour une fidèle lectrice et amie qui se reconnaitra...

Citation:
La Trinité « Isis / Osiris / Horus » deviendra dans le Christianisme populaire « Marie / Joseph / Jésus » qui diffère de la Trinité du Canon chrétien : « Le Père / Le Fils / Le Saint Esprit » (disparition de l’élément féminin dû au Patriarcat et à la suprématie militaire des leucodermes) .



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MessageSujet: Re: "Jésus-Christ"   Jeu 27 Sep 2007, 23:01

Les débuts du christianisme (documentaire)

Précédemment, j'ai mentionné la sortie en juillet de la traduction française du livre Les mystères de Jésus de Timothy FREKE ( http://www.timothyfreke.com/ ) et Peter GANDY, publié par les éditions ALETHEIA. Les personnes intéressées par le sujet pourront trouver ci-dessous les liens permettant de visualiser un formidable documentaire sur les origines du Christianisme, diffusé à l'origine sur la chaîne Planète en février/mars 2006, où nos deux auteurs apparaissent régulièrement. La totalité du reportage (deux parties: Les débuts du Christianisme et Qui était Jésus Christ?) est diffusée sur Internet via Dailymotion (plate-forme ouverte de publications). Pour permettre sa diffusion, le documentaire a été découpé en quatre parties:
http://www.dailymotion.com/video/xtpzs_mythes-de-lhumanit...

http://www.dailymotion.com/video/xtqxj_mythes-de-lhumanit...

http://www.dailymotion.com/video/xv5sm_mythe-de-lhumanite...

http://www.dailymotion.com/video/xv5sm_mythe-de-lhumanite...

Si vous estimez que la taille de chaque vidéo est trop petite, il suffit de cliquer sur ZOOM dans la barre située juste sous la vidéo pour que cette dernière s'affiche en plein écran.

Désormais (12/09/2007), le livre de Timothy FREKE et Peter GANDY, Les Mystères de Jésus, est disponible à l'achat sur Internet sur le site PRICEMINISTER, à l'adresse suivante:

http://www.priceminister.com/offer/buy/57735747

François FAVRE
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"Jésus-Christ"

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