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AMBRE

 Nombre de messages: 3806 Age: 46 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Le syndrome de Peter Pan Sam 02 Juin 2007, 19:54 | |
| Le syndrome de Peter Pan
James Barrie a créé Peter Pan en racontant des histoires aux fils de son amie Sylvia Llewelyn Davies, avec laquelle il avait une relation spéciale. Sylvia était la fille de Georges du Maurier, dessinateur satirique et compagnon de route de Henry James. "Peter" était le prénom du plus jeune de ces fils, et Pan rappelait le dieu grec de la Nature.
Pour certains commentateurs, le personnage a pu être inventé par Barrie dans le souvenir du deuil de son frère aîné David, mort à 13 ans. Sa mère ne s'en jamais vraiment remis. Pour Andrew Birkin, auteur de J.M. Barrie and the Lost Boys, « Si Margaret Ogilvy trouvait du réconfort dans l'idée que David en mourant enfant, resterait un enfant à jamais, Barrie y trouva son inspiration. »
Peter Pan fait sa première apparition imprimée en 1902 dans le livre The Little White Bird (littéralement, le petit oiseau blanc [1], dont la traduction française vient de sortir, pour la première fois, plus de cent ans après sa création), qui servit pour créer la pièce de théâtre Peter Pan or The Boy Who Wouldn't Grow Up (Peter Pan ou le garçon qui ne voulait pas grandir). La première eut lieu à Londres le 27 décembre 1904. En 1906, la partie de The Little White Bird concernant Peter Pan est publiée seule : Peter Pan in Kensington Gardens, illustrée par Arthur Rackham. Enfin, Barrie adapta la pièce en un roman publié en 1911 et titré Peter and Wendy, connue actuellement sous le titre Peter Pan.
Le personnage de Peter Pan est plus ambigu qu'il n'y paraît au premier abord. C'est pourquoi, malgré les apparences, Peter Pan n'est pas uniquement un conte pour enfants, mais bien un récit précurseur du syndrome de Peter Pan. Évidemment, c'est un enfant qui refuse de grandir, mais ce n'est pas seulement l'enfant joyeux qu'il paraît.
Peter est très lié au Pays imaginaire, il est le Pays imaginaire et tous ses personnages, les bons comme les méchants. S'il quitte le Pays imaginaire, le monde s'endort, la nature se fane et les Enfants perdus ne se battent plus avec les pirates. Tout change constamment à Neverland, les Enfants perdus ne sont jamais les mêmes (quand ils sont trop grands, ils partent ou sont directement exécutés par Peter car "grandir est contraire au règlement"), les méchants changent (une fois que Crochet est tué, d'autres apparaîtront), les fées ont aussi une vie très courte, et les aventures s'enchaînent. Seul Peter Pan est immuable dans ce monde, il est l'éternel maître du jeu, il est le jeu lui-même.
Peter Pan est décrit comme "sans cœur", égocentrique, totalement égoïste, et n'accorde que peu d'importance aux autres personnages. À la fin de l'histoire, il finit par oublier ses anciens amis (et ennemis), les anciennes aventures qu'il a vécues sont remplacées par de nouvelles. Tout, à part lui, est interchangeable, il va chercher les enfants génération après génération et oublie à chaque fois les précédents.
Le roman montre que Peter Pan n'est pas quelqu'un d'humain ou un héros, dans l'histoire il est incapable d'amour, de compassion ou de quelque sentiment profond que ce soit. Il reste éternellement bloqué dans le factice, ne faisant aucune différence entre le jeu et la réalité.
De plus, l'œuvre ne nous montre pas uniquement un gentil garçon rêveur en mal d'aventure. Au contraire, c'est un garçon qui s'obstine pleinement à ne pas vieillir ni se souvenir (il ne viendra plus chaque printemps rendre visite à Wendy, car pour lui, ce temps « infini » que lui procure le Pays imaginaire lui fait perdre de manière irrémédiable la notion de Temps. Wendy le sait très bien : "Et Wendy devait en être consciente, sinon pourquoi lui aurait-elle adressé un au revoir si plaintif ?"). Peter est cruel ( sans s'en rendre compte). D'un certain côté, on peut dire que le personnage le plus représentatif de Peter dans ce Pays imaginaire est le capitaine Crochet ("Hook" en anglais). Le capitaine Crochet est, en beaucoup de points, semblable à Peter :
Ils se craignent mutuellement, mais ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre (écroulement de l'ordre du Bien et du Mal). Il faut toujours que quelqu'un craigne un autre personnage ; Crochet craint le Crocodile, les pirates craignent les Indiens, les Indiens craignent les animaux sauvages, les Garçons Perdus craignent les pirates. Tout tourne en rond dans ce Pays Imaginaire, et chaque clan court à travers l'île de manière ininterrompue sans jamais se rencontrer. Et quand bien même Peter tuerait Crochet, Peter prendrait aussitôt le rôle de Crochet pour ne pas rendre le monde ébranlable, en attendant qu'un nouvel ennemi survienne. C'est d'ailleurs ce qui se passe. Ils sont tous les deux seuls et sans amour. Crochet le sait très bien et réussit difficilement à vivre avec, mais Peter ne sait tout simplement pas ce qu'est l'amour (qui est tout proche de lui, grâce à Wendy qui, elle, se refuse à rester une enfant et entame ses premiers sentiments amoureux envers Peter). Pourtant, si on se réfère au type d'histoire qu'adore écouter en cachette Peter Pan, le soir sur le balcon de Wendy, ce ne sont que des histoires d'amour se terminant par un baiser et où le Bien triomphe du Mal. Mais ce qui sépare le Capitaine Crochet et Peter Pan est le vécu, le côté adulte. L'adulte est un pirate pour Peter. D'ailleurs, on peut voir sa réaction lorsque, pour la première fois, Peter est confronté à la cruauté et à la perfidie de l'homme : il est resté bouche bée pendant quelques instants, incapable de comprendre pourquoi Crochet a fait un tel coup bas. C'est à cause de tous ces défauts adultes, apportés par le temps impitoyable, que Peter Pan refuse de grandir.
Mais qu'est réellement Peter Pan ? Un pirate. Dans son livre, lorsque Peter Pan triomphe de Crochet, Barrie tient absolument à ce que l'on remarque que Peter Pan devient l' alter ego d'un pirate. Il se tient exactement de la même façon, et fait peu à peu preuve de la même cruauté (Par la suite, la rumeur courut que la première nuit où il porta ce costume, il resta longtemps assis dans la cabine, le porte-cigare de Crochet aux lèvres, et tous les doigts d'une main repliés, à l'exception de l'index qu'il tenait recourbé en l'air de façon menaçante, comme un crochet.)
On est bien loin de l'univers Disney, et derrière les apparences d'un petit conte pour enfants, se cache un texte d'une puissance colossale où chaque phrase importe, et où une explication approfondie est nécessaire pour tout comprendre. Le dernier chapitre, considéré par certains comme une fin secondaire, est probablement le passage le plus important et le plus démonstratif de ce que veut nous faire parvenir l'auteur. Le Temps passe, irrémédiablement, pour tout être vivant, et personne ne peut rien changer à cela. On le voit avec le personnage de Wendy, au dernier chapitre : Peter en a peur, car elle a grandi. Il se rabat donc sur l'enfant de Wendy, Jane…
Peter Pan et le Pays imaginaire ne sont rien de plus que le fantasme de tout enfant (une fontaine de jouvence où Peter Pan est le maître). Un monde parfait mélangé à l'esprit de communauté garçonnier, de conquête, d'histoires sans fin : un lieu où le temps n'a plus d'importance et où le matin se lève à chaque instant…
Le syndrome de Peter Pan : Ces hommes qui ont refusé de grandir
Texte partiel du livre de la page 19 à 24 : Sexe: Masculin
Âge: Douze à cinquante ans
Chronologie des symptômes : De douze à dix-sept ans: quatre symptômes fondamentaux se développent, à des degrés divers: irresponsabilité, angoisse, solitude et conflit à l'égard sexuel. De dix-huit à vingt-deux ans: extension du "refus"; narcissisme et "machisme" dominent le comportement. De vingt-trois à vingt cinq: Période de crise aiguë au cours de laquelle la victime peut chercher de l'aide et se plaindre d'une vague insatisfaction devant la vie dans son ensemble. Souvent interprétée comme normale par les médecins ou les thérapeutes. De vingt-six à trente ans, la victime s'installe dans la phase chronique, jouant le rôle de l'adulte "mûr". De quarante-cinq ans et plus: dépression et agitation augmentent contre un style de vie non désirée et vide, et tenter de retrouver sa jeunesse.
Niveau socio-économique: Classe moyenne à supérieure.
Statut martial: Les plus jeunes victimes -moins de 25 ans- sont généralement célibataires. Ces hommes sortent avec des femmes plus jeunes qu'eux ou dont les actes suggèrent un manque de maturité. Mariées, ces femmes se voient souvent contraintes de maintenir la victime -qui préfèrent généralement ses copains à sa famille- dans le droit chemin.
Apparence physique: perçue comme bien à sa personne et aimable par ceux qui ne la connaissent pas pas bien, la victime sourit de façon avenante et laisse une excellente première impression.
Éducation: Les plus jeunes victimes flirtent avec l'enseignement universitaire, hésitent quant aux études à entreprendre et les terminent rarement dans le temps alloué. Adultes, elles atteignent un certain degré d'éducation mais ne se sentent pas satisfaites: elles estiment n'être pas allées assez loin. Elles sont d'ailleurs généralement perçues par autrui comme des individus n'ayant pas été au bout de leurs capacités.
Emploi: En dents de scies: les plus jeunes victimes ne travaillent que lorsqu'elles y sont obligées, veulent réussir mais non travailler, se sentent souvent humiliées par des emplois qu'elles jugent "inférieurs" et rencontrent bien des problèmes d'emploi car elles remettent sans cesse les choses au lendemain. Les victimes plus âgées pèchent par excès inverse: tenant de prouver leur valeur, elles se transforment en "fanatiques" du boulot", exigent trop d'elles-mêmes, de leurs collègues, et de leur patrons. Elles sont obsédées par l'idée qu'elles n'ont pas trouvé l'emploi qui leur convient.
Impuissance sociale: Quoi qu'elles fassent, les victimes du SPP n'arrivent pas à se faire de vrais amis. Adolescentes, elles se laissent facilement entraîner par leurs pairs. Leurs impulsions prennent le pas sur une réelle notion du bien et du mal. Se chercher des amis et se montrer amical dévient plus important que de manifester son amour et son intérêt pour sa famille. Celui qui souffre a désespérément besoin d'appartenir: il se sent terriblement isolé et panique rien qu'à l'idée de se retrouver seul. Il ira même parfois jusqu'à s'acheter des amis. Tout au long de sa vie, la victime a du mal à être satisfait d'elle-même. Une fausse fierté l'empêche constamment d'accepter ses propres limitations.
Problème avec la mère: colère et culpabilité engendrent, envers maman, une ambivalence irrésistible. La victime désire se libérer de l'influence maternelle mais se sent coupable chaque fois qu'elle tente de le faire. Dès qu'elle se trouve en sa présence, l'atmosphère devient tendue, ponctuée du moment de sarcasme compensés par des instants de gentillesse. Les plus jeunes victimes font appel à la pitié de l'argent. Elles s'emportent violemment au cours de discussions pour ensuite s'excuser avec une insistance un peu stupide. Les victimes plus âgées ressentent cette ambivalence mais n'échappent pas à la culpabilité car elles savent combien elles ont fait souffrir leur mère.
Problème avec le père: La victime a l'impression de s'être aliéné son père. Elle brûle du désir d'être proche de lui mais a décidé qu'elle ne pourra jamais recueillir l'amour et l'approbation paternels. La victime plus âgée idolâtre toujours son père, n'admet jamais les limites, et accepte encore moins les fautes de ce dernier. Une large part des difficultés rencontrées par la victime face aux figures autoritaires provient de ses problèmes avec son père.
Problèmes sexuels: L'impuissance sociale de la victime se retrouve dans l'arène sexuelle. Peu de temps après le puberté, celui qui souffre se met à rechercher désespérément une petite amie, mais son immaturité et son infantilisme ont généralement pour effet d'éloigner les jeunes filles. Sa peur d'être rejeté l'oblige à dissimuler sa sensibilité derrière une attitude "macho" cruel et sans coeur... "
"Le syndrome de Peter Pan": Texte partiel du livre de la page 220 :
"Le syndrome de Peter Pan n'est pas une maladie mortelle (Même si certains de ceux qui en sont atteints se suicident). Il n'en ruine pas moins le bien être émotionnel de l'individu et de sa famille. Pleinement développé, il bloque l'accès de la victime à l'âge adulte grâce à une procrastination fataliste, une pensée irrationnelle et magique, et un système de négation qui frise le bizarre. Ceux et celles qui aiment ces hommes se sentent incroyablement frustrés. La victime du SPP recherche désespérément à sortir de son ornière mais tendez lui la main et elle ne manquera pas vos points sensibles. Elle pleure pour attirer votre attention, mais accordez-la-lui et elle se moquera de votre sollicitude. Les victimes les plus âgées perçoivent l'état dans lequel elles sont mais refusent obstinément chercher de l'aide ou de profiter de celle-ci lorsqu'elle se présente."
Le livre "Sydrome de Peter Pan" de Dan Kiley a pour but d'aider les victimes du SPP, bon nombre de recommandations s'appliquent à tous les jeunes, et aux adultes en général dont aux parents, et aux époux.
Présentation de l'éditeur Il y a de par le monde des centaines de milliers d'hommes qui refusent de grandir et qui, même parvenus à l'âge mûr, demeurent incapables d'affronter leurs responsabilités et d'accéder à leurs sentiments profonds, à leurs véritables émotions. Égocentriques, narcissiques, ils feignent la gaieté, l'insouciance, le bonheur et tentent de cacher aux autres comme à eux-mêmes les fissures qui lézardent une séduisante façade. L'auteur, psychologue célèbre aux États-Unis, frappé par le nombre toujours croissant de cas qu'il avait à traiter, a nommé cette " maladie " le SPP ou syndrome de Peter Pan, en souvenir du petit homme au chapeau vert, fuyant la vie pour rejoindre le pays de Jamais - Jamais, la légion des enfants perdus -, cherchant auprès de Wendy la dangereuse protection d'une femme trop maternelle dont, pourtant, il évite le contact. Écrit avec clarté et humour, ce livre - devenu un ouvrage de référence - peut aider à mettre en évidence les symptômes du SPP, à amorcer le changement nécessaire et à mieux comprendre un certain type de relations entre hommes et femmes, générateur de frustrations, de colères et d'échecs
Biographie de l'auteur Le docteur Dan Kiley est psychologue praticien. Ses trois ouvrages sur l'éducation des enfants lui ont valu une très vaste audience, ainsi que ses nombreuses prestations à la radio et à la télévision américaines
 Illustration Stéphane Girel Sir James Matthew Barrie (1860 - 1937) : Journaliste, romancier et auteur dramatique, il vécut à Londres et devint célèbre grâce à la publication de deux romans décrivant la vie des paysans d'Ecosse, son pays natal. Le personnage de Peter Pan apparaît pour la première fois dans une pièce de théâtre, qu'il adapta ensuite pour en faire un conte. Cela fait 100 ans maintenant ! Dan Kiley voir aussi http://www.librairie-gaia.com/Dossiers/PeterPan/PeterPanAccueil.htm et http://www.syndrome-de-peter-pan.com/ _________________ d Ambre et de Lumière
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 | Sujet: L'illusion du miroir Mar 04 Sep 2007, 15:44 | |
| je voudrais vous soumettre un nouveau dossier:
L'illusion du miroir
 je vous propose pour commencer un livre qui propose des solutions!
Quand le prince n est plus charmant! Comment sortir de l'enfer à deux .
Présentation de l'éditeur Tout le monde rêve d'un amour parfait et éternel, mais il faut parfois déchanter... Susan Forward analyse ici le quotidien de nombreux couples : l'un, s'accrochant au mythe trompeur de la passion idéale, laisse peu à peu sa personnalité profonde être détruite; l'autre, pour apaiser son angoisse intérieure, a besoin de manipuler, dominer et assujettir. Derrière la façade d'une relation harmonieuse se cachent parfois de profondes souffrances et une terrible détresse. Il n'est pas toujours facile de savoir le reconnaître et d'en comprendre les causes. Cet ouvrage explique comment sortir de cet enfer et trouver le courage de regarder en face une situation qui n'est plus vivable. Pour enfin reprendre possession de soi, trouver la force de changer sa relation ou d'y mettre éventuellement un terme.
Biographie de l'auteur Thérapeute depuis plus de vingt ans, Susan Forward est également consultante auprès de nombreuses institutions médicales et psychiatriques. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages témoignant de sa longue expérience des problèmes relationnels et affectifs et des possibilités de se libérer d'emprises nocives. Sont notamment parus Quand votre conjoint vous ment (Inter éditions, 1999), Parents toxiques (Marabout, 2002), Belle famille, attention ! : protéger et défendre son couple (Interéditions, 2003) Quand le prince n'est plus charmant (Interéditions,1999), mode d'emploi pour sortir de l'enfer à deux, s'est vendu à près de 2 millions d'exemplaires dans le monde.
Les pièges de l'empathie
L'illusion du miroir
Écouter l'autre pour se mettre à sa place (tout en restant soi-même) est un leurre. Se mettre à la place de l'autre, ne peut permettre de le comprendre. Cela fait penser à Narcisse qui, voyant son image se refléter dans la fontaine, croit voir une autre personne et en tombe amoureux. Puis, dans sa stupéfaction il en oublie même de boire et meurt de soif devant sa fontaine. Il fut alors transformé en la fleur "Narcisse" dont l'étymologie nous ramène au grec narké qui a donné narcose. La fleur était reconnue comme pouvant endormir même les divinités (Dictionnaire Larousse de la mythologie grecque et romaine de Joël Schmidt) Celui qui s'adonne à l'empathie ne fait que du narcissisme relationnel. Croyant accéder à une compréhension de l'autre, il ne voit que lui-même... et encore! il ne voit qu'une image erronée de lui-même. En effet, si plus tard il vit une situation équivalente à celle de son interlocuteur d'aujourd'hui, il vivra une expérience très différente de ce qu'il avait imaginé.
Plutôt s'ouvrir sans se mettre à la place
Se mettre à la place de l'autre est un "jeu" compliqué et dangereux. L'autre s'y sent incompris (ça peut même le rendre agressif... ou déprimé!). Quand à nous, nous croyons l'avoir compris et nous ne saisissons que de l'illusion... ce qui en découlera sera donc inadapté. En plus nous nous chargeons d'un poids qui ne nous appartient pas en tentant de "ressentir" ce que vit l'autre. Nous pouvons faire beaucoup mieux en nous ouvrant simplement à notre interlocuteur. Plutôt que de nous mettre à sa place, nous pouvons mettre du soin à l'entendre exprimer ce qu'il ressent, pense, ou vit à la place où il est. En laissant notre imaginaire et nos hypothèses de côté, nous pourrons mieux le comprendre. Notre imaginaire nous est cependant très utile pour être créatif. Notre capacité à émettre des hypothèses nous est aussi très utile dans la résolution de problèmes... mais à deux conditions: d'une part, avec une rigueur mathématique, nous ne devons pas confondre hypothèses et certitudes... d'autre part avant de conclure, apprenons à lire tout l'énoncé. Une vraie qualité d'écoute s'opère de façon active. Il serait maladroit d'être passif et de simplement laisser parler. Il est plus efficace d'aider notre interlocuteur à exprimer ce qu'il a à dire grâce à des questions pertinentes, sans conditions de réponse, et non indiscrètes. Ceci amènera la précision et la concision optimum pour le plus grand bonheur de chacun. Cliquez ici si vous souhaitez en savoir plus sur cet aspect de la communication. Vous pourrez aussi découvrir la technique d'écoute thérapeutique qui en découle: le guidage non-directif
Être distinct sans être distant
J'entends souvent des stagiaires se préoccuper de garder la bonne distance (dans le management, dans la conduite de réunion, dans les entretiens individuels, dans l'accueil, dans l'aide et l'accompagnement, dans les soins, dans la prise en charge des personnes âgées, dans la fin de vie etc...) Que de domaines concernés! Ceux qui se préoccupent d'humaniser les rapports humains recherchent cette distance optimum un peu comme l'alchimiste recherche la pierre philosophale... ils semblent ne jamais la trouver et ils oscillent seulement entre le trop proche et le trop loin (c'est à dire entre le copinage et l'indifférence). Ils ne la trouvent pas car le problème de la distance et trop simple pour les esprits compliqués: La bonne distance c'est PAS DE DISTANCE DU TOUT. Le zéro de la distance produit l'infini de la qualité. Mais "distance zéro" ne signifie surtout pas "se mettre à la place". Car se mettre à la place, c'est aboutir à une sorte de fusion... qui amène la confusion. Si la bonne distance c'est pas de distance du tout, il est par contre fondamental d'être distinct. Nous mettrons donc un soin tout particulier à ne pas confondre distinct et distant autant qu'à ne pas confondre proche et fusionnel Être distant, c'est se mettre en rupture (se couper) de son interlocuteur. Il en résulte bien sûr qu'on ne le voit plus. Se mettre à la place, c'est se mettre en fusion (ne faire q'un) avec lui. Il en résulte alors qu'il disparaît et qu'on ne le voit pas non plus. Pour voir l'autre, ce qui est important, c'est de s'individualiser. Être pleinement SOI face à quelqu'un à qui on accorde d'être pleinement LUI
Affectivité et chaleur humaine
La chaleur humaine sans l'affectivité Il n'y a jamais assez de chaleur humaine et toujours trop d'affectivité. Nous avons bien remarqué que l'excès d'affectivité est nuisible à la qualité de la communication, de l'aide et surtout de la psychothérapie. Mais le problème est que l'affectivité et la chaleur humaine sont mal différenciées dans l'esprit de beaucoup de monde (y compris dans l'esprit de nombreux thérapeutes et professionnels de la communication). Alors pour se libérer de l'affectivité, malencontreusement, certains suppriment aussi la chaleur humaine... et le résultat est toujours insatisfaisant. Où alors, voyant que cela pose problème, ils reviennent à la chaleur humaine... mais réintroduisent l'affectivité. La chaleur humaine c'est quand on est ouvert à l'autre sans avoir besoin de lui. L'affectivité c'est quand on a besoin de l'autre ou qu'on a peur de l'autre. Besoin de lui pour combler un de nos manques, pour nous rassurer. Peur de lui quand il risque d'aggraver un de nos manques et de nous déstabiliser. Bien différencier la chaleur humaine de l'affectivité, permet d'être chaleureux sans ambiguïté, et d'avoir une communication plus efficace et plus sereine. Si on est thérapeute, cela permet d'être plus efficace et plus rapide car un patient a besoin de la chaleur humaine de son thérapeute pour oser lui livrer ce qu'il a de plus précieux, intime, douloureux en lui. Mais il a besoin évidemment aussi que son thérapeute ne soit pas dans l'affectivité, sinon ça brouille sa recherche et peut même avoir des effets très néfastes.
L'empathie source d'affectivité La chaleur humaine réchauffe alors que l'affectivité étouffe. Nous comprenons alors bien pourquoi l'affectivité est indésirable. L'affectivité est d'autant plus indésirable qu'elle nous expose à l'envahissement. En nous mettant à la place de l'autre, nous nous exposons à ressentir une expérience qui ne nous correspond pas et pour laquelle nous ne sommes pas prêts. Au contraire, en étant proche et distinct, nous sommes à même de comprendre l'expérience de notre interlocuteur, de nous enrichir de ce qu'il en a fait sans pour autant en subir la pression émotionnelle. Nous pouvons aussi mieux l'aider ou l'accompagner quand il vit une expérience douloureuse. Nous devenons ainsi capables d'entendre cette expérience sans la dramatiser ni la banaliser. Nous devenons capables d'en saisir la juste mesure: celle de l'autre (qui n'a forcément que peu à voir avec la nôtre). Nous pouvons ainsi humaniser profondément notre communication qui s'ajuste à la réalité de l'autre. L'inconvénient majeur de l'empathie est qu'elle produit au contraire une sorte d'état fusionnel, générant illusion, confusion et affectivité. Il n'en résulte aucune chaleur humaine, mais par contre beaucoup de stress et d'incompréhension.
Conclusion
Le poids des mots Au fond peut-être ne devons-nous pas attacher trop d'importance au fait qu'une chose, une idée, une attitude soit désignée par un mot plutôt qu'un autre. Au fond, ce qui importe c'est ce que nous en faisons! Les mots ne sont peut-être qu'une convention? Pourtant, quand je rencontre autant de professionnels de l'aide et de la communication avoir personnellement (et même promouvoir dans leur entourage) des propos et des attitudes qui produisent l'inverse des effets attendus... je pense que la précision du langage est ici particulièrement nécessaire. Et puis les mots ne sont pas seulement une convention. Quand on les étudie, on peut remarquer que souvent ils contiennent dans leur étymologie, dans leur construction, un aspect profond de ce qu'ils désignent.
Se remettre aux commandes J'ai bien conscience qu'avec cet article j'invite quelques personnes à se remettre en cause par rapport à l'empathie. Mais se remettre en cause c'est se remettre au commandes de sa vie. C'est ne pas croire ce qui est dit parce qu'on nous le dit (même si on prétend nous donner des "preuves"). C'est plutôt confronter ce qu'on sait à l'expérience et en mesurer l'efficacité sans complaisance. Les remises en cause sont sources de progrès. Elles ne sont pas destruction du passé, mais ajustements, ajouts, discernement accru, enrichissement. Ce qui importe, ce n'est pas d'avoir raison. Ce qui importe, c'est que l'aide, le communication, la psychothérapie, l'accompagnement soient efficaces au delà des croyances de chacun. Thierry TOURNEBISE http://www.maieusthesie.com/nouveautes/article/empathie.htm à suivre... voir aussi http://antahkarana.forumzen.com/Partages-Recherches-Eveil-du-Soi-f2/Le-syndrome-de-Peter-Pan-t142.htm _________________ d Ambre et de Lumière

Dernière édition par le Dim 23 Sep 2007, 20:06, édité 2 fois |
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 | Sujet: Re: L'illusion du miroir Mar 04 Sep 2007, 15:49 | |
| Le pervers narcissiqueLe discours paradoxal DIRE TOUT ET LE CONTRAIRE DE TOUT L'usage diffamatoire de la dévalorisation, de l'humiliation, du dénigrement par l'entretien de la polémique systématique, se posant en martyr pour sortir indemne et victorieux http://callways.com/pervers-narcissique.shtml
Pervers narcissique
L'expression pervers narcissique est utilisée en psychopathologie pour désigner les individus présentant une personnalité marquée à la fois par un narcissisme exacerbé et des traits de perversion (sous entendue morale), deux concepts psychanalytiques :
Le narcissisme, l'amour de soi, est une composante de toute personnalité. Dans la pathologie associé, il est exacerbé, on parle alors de trouble de la personnalité narcissique : le besoin d'être admiré est alors constant, associé à un manque de reconnaissance et d'empathie. La perversion, le fait de détourner, est aussi une composante commune de la personnalité de chacun. La pathologie associé correspond à un type de personnalité particulier tendant vers la satisfaction de ses désirs et de ses besoins aux dépends des autres, qui vont être manipulés et dont les besoins sont niés. L'expression « pervers narcissique » a été popularisée dans les années 1990 par les ouvrages de deux auteurs : Marie-France Hirigoyen, dans son ouvrage très médiatisé sur le harcèlement moral et le psychanalyste Alberto Eiguer. Marie-France Hirigoyen, Docteur en médecine depuis 1978, qui s'est ensuite spécialisée en psychiatrie, est psychanalyste, psychothérapeute familiale, elle anime depuis 1985 des séminaires de gestion du stress en entreprise. Le diagnostic de pervers narcissique ne figure pas dans les grandes classifications actuelles, il se rapproche du trouble de la personnalité narcissique et de la psychopathie, sans les recouvrir tout à fait d'une démonstration probante.
De plus, le principe de pervers narcissique tend à assimiler l'individu à "son" trouble qui serait alors la perversion narcissique mais qui n'a pas été défini au préalable en tant que tel. Cette particularité peut être mise à profit pour imager l'effet de ce trouble, qui serait de détournement de l'image de soi.
Il est courant d'entendre dire que pour accéder à une image de lui-même dont il puisse jouir, le pervers narcissique tend en effet a faire croire qu'il est autre que lui-même. Pour se faire, il a des conduites et des modalités relationnelles particulières afin d'assujettir le regard de l'autre à ses besoins, donc pour tenter d'être vu comme il aimerait être. Le pas est vite franchi pour affirmer que le détournement des réalités peut avoir de graves conséquences pour ses victimes. voir un dossier complet ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pervers_narcissique
Nouveaux portraits du pervers moral Alberto Eiguer Présentation de l'éditeur Les perversions morales ne concernent pas l'activité sexuelle mais les relations avec les autres. Celles-ci sont marquées par une déviation des buts qui régissent habituellement tout lien. Le pervers moral souhaite devenir le maître de la relation. Pour ceci, il manipule, utilise l'autre et le soumet à une pression excessive. La dimension perverse morale est, dans tous les cas, un problème d'abus, de forcing, de maltraitante, de prédation. Une propension marquée au secret et l'utilisation de la séduction et de la persuasion complètent les traits de personnalité essentiels du pervers moral. Pourquoi le pervers peut-il attirer ou fasciner ? Pourquoi se vit-il dans une situation d'exception au point que la Loi est sans effet sur lui ? S'appuyant sur de nombreux exemples cliniques et littéraires, Alberto Eiguer déduit que le pervers moral souffre en fait d'incertitudes concernant sa filiation qui le portent à construire un " roman familial au négatif ", une fiction sur sa conception qui n'est pas fantasmée mais agie, notamment par l'imposture et la subtilisation. Le pervers avance ainsi masqué. Le nouveau livre d'Alberto Eiguer, écrit dans un style alerte et enjoué, permet d'aider chacun à le reconnaître à travers cinq portraits : le pyromane, le kleptomane, l'escroc, le corrupteur, le traître. Il vise également à améliorer les possibilités thérapeutiques de ces personnalités.
Biographie de l'auteur Alberto Eiguer est psychiatre, psychanalyste, président de la Société française de thérapie familiale psychanalytique, enseignant et titulaire d'une habilitation à la direction de recherches à l'Institut de Psychologie de l'université paris 5. Il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Le Pervers narcissique et son complice, (Dunod, 3e éd. 2003), et plus récemment, L'Inconscient de la maison (Dunod, 2004). _________________ d Ambre et de Lumière
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 Nombre de messages: 3806 Age: 46 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: L'illusion du miroir Mar 04 Sep 2007, 16:01 | |
| "Le bourreau "ou "pervers narcissique" suivant la pathologie dressée par Mme Hirigoyen, peut être un homme ou une femme ; la violence morale n'est pas l'apanage des seuls hommes, bon nombre de femmes sont des tyrans domestiques ; les médias donnent trop souvent l'impression que les harceleurs sont tous des hommes et nous devons bannir ce jugement erroné, les hommes victimes ont tout simplement plus de mal à parler de leurs souffrances. Quel que soit son sexe, son âge, sa nationalité, le bourreau a toujours le même comportement, il vampirise sa victime, buvant son énergie vitale. On peut mettre des années avant de se rendre compte du processus de destruction mis en place. Au commencement il peut n'y avoir que des petites brimades, des phrases anodines mais méprisantes, pleines de sous entendus blessants, avilissants, voir violents, c'est la répétition constante de ces actes qui rend l'agression évidente. Souvent un incident vient déclencher la crise qui amène l'agresseur à dévoiler son piège ; en règle générale, c'est la prise de conscience de la victime, et ses sursauts de révolte, qui vont déclencher le processus de mise à mort : car il peut y avoir véritable mise à mort psychique, où l'agresseur n'hésitera pas à employer tous les moyens pour parvenir à ces fins: anéantir sa proie. Le "pervers narcissique" est une personne totalement dépourvue d'empathie, qui n'éprouve aucun respect pour les autres, qu'il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d'autorité. Il a besoin d'écraser pour exister : et la proie rêvée reste l'enfant fragile et malléable, avec sa confiance illimitée et sa soif d'amour et de reconnaissance. Le bourreau ne possède pas de personnalité propre, elle est forgée sur des masques dont il change suivant les besoins, passant de séducteur paré de toutes les qualités, à celui de victime faible et innocente, ne gardant son véritable visage de démon que pour sa victime. Et encore peut il jouer avec elle au chat et à la souris, faisant patte de velours pour mieux la tenir, puis sortant ses griffes lorsqu'elle cherche à s'évader. Ce sont souvent des êtres doués d'une intelligence machiavélique, leur permettant d'élaborer des pièges très subtils. Ils culpabilisent à outrance leur proie, ne supportent pas d'avoir tort, sont incapables de discussions ouvertes et constructives ; ils bafouent ouvertement leur victime, n'hésitant pas à la dénigrer, à l'insulter autant que possible sans témoins, sinon ils s'y prennent avec subtilité, par allusions, tout aussi destructrices, mais invisibles aux regards non avertis. Méfions-nous de son apparence séduisante. Le pervers narcissique est un vampire, sans affect, qui aspire la substance vitale de sa victime jusqu'à l'anéantir. Un Narcisse, au sens du Narcisse d'Ovide, est quelqu'un qui croit se trouver en se regardant dans le miroir. Sa vie consiste à chercher son reflet dans le regard des autres. L'autre n'existe pas en tant qu'individu mais en tant que miroir. Un Narcisse est une coque vide qui n'a pas d'existence propre ; c'est un pseudo, qui cherche à faire illusion pour masquer son vide. Son destin est une tentative pour éviter la mort. C'est quelqu'un qui n'a jamais été reconnu comme un être humain et qui a été obligé de se construire un jeu de miroirs pour se donner l'illusion d'exister. Comme un kaléidoscope, ce jeu de miroirs a beau se répéter et se multiplier, cet individu reste construit sur du vide. Le Narcisse, n'ayant pas de substance, va se brancher sur l'autre et, comme une sangsue, essayer d'aspirer sa vie. Etant incapable de relation véritable, il ne peut le faire que dans un registre pervers, de malignité destructrice. Incontestablement, les pervers ressentent une jouissance extrême, vitale, à la souffrance de l'autre et à ses doutes, comme ils prennent plaisir à asservir l'autre et à l'humilier. Tout commence et s'explique par le Narcisse vide, construction en reflet, à la place de lui-même et rien à l'intérieur, de la même manière qu'un robot est construit pour imiter la vie, avoir toutes les apparences ou toutes les performances de la vie, sans la vie. Le dérèglement sexuel ou la méchanceté ne sont que les conséquences inéluctables de cette structure vide. Comme les vampires, le Narcisse vide a besoin de se nourrir de la substance de l'autre. Quand il n'y a pas la vie, il faut tenter de se l'approprier ou, si c'est impossible, la détruire pour qu'il n'y ait de vie nulle part. Les pervers narcissiques sont envahis par un autre dont ils ne peuvent se passer. Cet autre n'est même pas un double, qui aurait une existence, seulement un reflet d'eux-mêmes. D'où la sensation qu'ont les victimes d'être niées dans leur individualité. La victime n'est pas un individu autre, mais seulement un reflet. Toute situation qui remettrait en question ce système de miroirs, masquant le vide, ne peut qu'entraîner une réaction en chaîne de fureur destructrice. Les pervers narcissiques ne sont que des machines à reflets qui cherchent en vain leur image dans le miroir des autres. Ils sont insensibles, sans affect. Comment une machine à reflets pourrait-elle être sensible? De cette façon, ils ne souffrent pas. Souffrir suppose une chair, une existence. Ils n'ont pas d'histoire puisqu'ils sont absents. Seuls des êtres présents au monde peuvent avoir une histoire. Si les pervers narcissiques se rendaient compte de leur souffrance, quelque chose commencerait pour eux. Mais ce serait quelque chose d'autre, la fin de leur précédent fonctionnement. Les pervers narcissiques sont des individus mégalomanes qui se posent comme référents, comme étalon du bien et du mal, de la vérité. On leur attribue souvent un air moralisateur, supérieur, distant. Même s'ils ne disent rien, l'autre se sent pris en faute. Ils mettent en avant leurs valeurs morales irréprochables qui donnent le change et une bonne image d'eux-mêmes. Ils dénoncent la malveillance humaine. Ils présentent une absence totale d'intérêt et d'empathie pour les autres, mais ils souhaitent que les autres s'intéressent à eux. Tout leur est dû. Ils critiquent tout le monde, n'admettent aucune mise en cause et aucun reproche. Face à ce monde de pouvoir, la victime est forcément dans un monde de failles. Montrer celles des autres est une façon de ne pas voir ses propres failles, de se défendre contre une angoisse d'ordre psychotique. Les pervers entrent en relation avec les autres pour les séduire. On les décrit souvent comme des personnes séduisantes et brillantes. Une fois le poisson attrapé, il faut seulement le maintenir accroché tant qu'on en a besoin. Autrui n'existe pas, il n'est pas vu, pas entendu, il est seulement utile. Dans la logique perverse, il n'existe pas de notion de respect de l'autre. La séduction perverse ne comporte aucune affectivité, car le principe même du fonctionnement pervers est d'éviter tout affect. Le but est de ne pas avoir de surprise. Les pervers ne s'intéressent pas aux émotions complexes des autres. Ils sont imperméables à l'autre et à sa différence, sauf s'ils ont le sentiment que cette différence peut les déranger. C'est le déni total de l'identité de l'autre, dont l'attitude et les pensées doivent être conformes à l'image qu'ils se font du monde. La force des pervers est leur insensibilité. Ils ne connaissent aucun scrupule d'ordre moral. Ils ne souffrent pas. Ils attaquent en toute impunité car même si, en retour, les partenaires utilisent des défenses perverses, ils ont été choisis pour n'atteindre jamais à la virtuosité qui les protégerait. Les pervers peuvent se passionner pour une personne, une activité ou une idée, mais ces flambées restent très superficielles. Ils ignorent les véritables sentiments, en particulier les sentiments de tristesse ou de deuil. Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du ressentiment avec un désir de revanche. Cela explique la rage destructrice qui s'empare d'eux lors des séparations. Quand un pervers perçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d'obtenir une revanche. Ce n'est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c'est une rancune inflexible à laquelle le pervers applique toutes ses capacités de raisonnement. Les pervers, tout comme les paranoïaques, maintiennent une distance affective suffisante pour ne pas s'engager vraiment. L'efficacité de leurs attaques tient au fait que la victime ou l'observateur extérieur n'imaginent pas qu'on puisse être à ce point dépourvu de sollicitude ou de compassion devant la souffrance de l'autre. Le partenaire n'existe pas en tant que personne mais en tant que support d'une qualité que les pervers essaient de s'approprier. Les pervers se nourrissent de l'énergie de ceux qui subissent leur charme. Ils tentent de s'approprier le narcissisme gratifiant de l'autre en envahissant son territoire psychique. Le problème du pervers narcissique est de remédier à son vide. Pour ne pas avoir à affronter ce vide (ce qui serait sa guérison), le Narcisse se projette dans son contraire. Il devient pervers au sens premier du terme: il se détourne de son vide (alors que le non pervers affronte ce vide). D'où son amour et sa haine pour une personnalité maternelle, la figure la plus explicite de la vie interne. Le Narcisse a besoin de la chair et de la substance de l'autre pour se remplir. Mais il est incapable de se nourrir de cette substance charnelle, car il ne dispose même pas d'un début de substance qui lui permettrait d'accueillir, d'accrocher et de faire sienne la substance de l'autre. Cette substance devient son dangereux ennemi, parce qu'elle le révèle vide à lui-même. Les pervers narcissiques ressentent une envie très intense à l'égard de ceux qui semblent posséder les choses qu'ils n'ont pas ou qui simplement tirent plaisir de leur vie. L'appropriation peut être sociale, par exemple séduire un partenaire qui vous introduit dans un milieu social que l'on envie: haute bourgeoisie, milieu intellectuel ou artistique... Le bénéfice de cette opération est de posséder un partenaire qui permet d'accéder au pouvoir. Ils s'attaquent ensuite à l'estime de soi, à la confiance en soi chez l'autre, pour augmenter leur propre valeur. Ils s'approprient le narcissisme de l'autre. _________________ d Ambre et de Lumière
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|  | | AMBRE

 Nombre de messages: 3806 Age: 46 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: L'illusion du miroir Mar 04 Sep 2007, 16:02 | |
| Pour des raisons qui tiennent à leur histoire dans les premiers stades de la vie, les pervers n'ont pas pu se réaliser. Ils observent avec envie que d'autres individus ont ce qu'il faut pour se réaliser. Passant à côté d'eux-mêmes, ils essaient de détruire le bonheur qui passe près d'eux. Prisonniers de la rigidité de leurs défenses, ils tentent de détruire la liberté. Ne pouvant jouir pleinement de leur corps, ils essaient d'empêcher la jouissance du corps des autres, même chez leurs propres enfants. Etant incapables d'aimer, ils essaient de détruire par cynisme la simplicité d'une relation naturelle. Pour s'accepter, les pervers narcissiques doivent triompher et détruire quelqu'un d'autre en se sentant supérieurs. Ils jouissent de la souffrance des autres. Pour s'affirmer, ils doivent détruire. Il y a chez eux une exacerbation de la fonction critique qui fait qu'ils passent leur temps à critiquer tout et tout le monde. De cette façon, ils se maintiennent dans la toute-puissance : Si les autres sont nuls, je suis forcément meilleur qu'eux. Le moteur du noyau pervers, c'est l'envie, le but de l'appropriation. L'envie est un sentiment de convoitise, d'irritation haineuse à la vue du bonheur, des avantages d'autrui. Il s'agit d'une mentalité d'emblée agressive qui se fonde sur la perception de ce que l'autre possède et dont on est dépourvu. Cette perception est subjective, elle peut même être délirante. L'envie comporte deux pôles : l'égocentrisme d'une part et la malveillance, avec l'envie de nuire à la personne enviée, d'autre part. Cela présuppose un sentiment d'infériorité vis-à-vis de cette personne, qui possède ce qui est convoité. L'envieux regrette de voir l'autre posséder des biens matériels ou moraux, mais il est plus désireux de les détruire que de les acquérir. S'il les détenait, il ne saurait pas quoi en faire. Il ne dispose pas de ressources pour cela. Pour combler l'écart qui sépare l'envieux de l'objet de sa convoitise, il suffit d'humilier l'autre, de l'avilir. Ce que les pervers envient, avant tout, c'est la vie chez l'autre. Ils envient la réussite des autres, qui les met face à leur propre sentiment d'échec, car ils ne sont pas plus contents des autres qu'ils ne le sont d'eux-mêmes; rien ne va jamais, tout est compliqué, tout est une épreuve. Ils imposent aux autres leur vision péjorative du monde et leur insatisfaction chronique concernant la vie. Ils cassent tout enthousiasme autour d'eux, cherchent avant tout à démontrer que le monde est mauvais, que les autres sont mauvais, que le partenaire est mauvais. Par leur pessimisme, ils entraînent l'autre dans un registre dépressif pour, ensuite, le lui reprocher. Le désir de l'autre, sa vitalité, leur montre leurs propres manques. On retrouve là l'envie, commune à bien des êtres humains, du lien privilégié que la mère entretient avec son enfant. C'est pour cela qu'ils choisissent le plus souvent leurs victimes parmi des personnes pleines d'énergie et ayant goût à la vie, comme s'ils cherchaient à s'accaparer un peu de leur force. L'état d'asservissement, d'assujettissement de leur victime à l'exigence de leur désir, la dépendance qu'ils créent leur fournit des témoignages incontestables de la réalité de leur appropriation. L'appropriation est la suite logique de l'envie. Les biens dont il s'agit ici sont rarement des biens matériels. Ce sont des qualités morales, difficiles à voler : joie de vivre, sensibilité, qualités de communication, créativité, dons musicaux ou littéraires... Lorsque le partenaire émet une idée, les choses se passent de telle façon que l'idée émise ne reste plus la sienne mais devient celle du pervers. Si l'envieux n'était pas aveuglé par la haine, il pourrait, dans une relation d'échange, apprendre comment acquérir un peu de ces dons. Cela suppose une modestie que les pervers n'ont pas. Les pervers narcissiques s'approprient les passions de l'autre dans la mesure où ils se passionnent pour cet autre ou, plus exactement, ils s'intéressent à cet autre dans la mesure où il est détenteur de quelque chose qui pourrait les passionner. On les voit ainsi avoir des coups de cur puis des rejets brutaux et irrémédiables. L'entourage comprend mal comment une personne peut être portée aux nues un jour puis démolie le lendemain. Les pervers absorbent l'énergie positive de ceux qui les entourent, s'en nourrissent et s'en régénèrent, puis ils se débarrassent sur eux de toute leur énergie négative. La victime apporte énormément, mais ce n'est jamais assez. N'étant jamais contents, les pervers narcissiques sont toujours en position de victime, et la mère (ou bien l'objet sur lequel ils ont projeté leur mère) est toujours tenue pour responsable. Les pervers agressent l'autre pour sortir de la condition de victime qu'ils ont connue dans leur enfance. Dans une relation, cette attitude de victime séduit un partenaire qui veut consoler, réparer, avant de le mettre dans une position de coupable. Lors des séparations, les pervers se posent en victimes abandonnées, ce qui leur donne le beau rôle et leur permet de séduire un autre partenaire, consolateur. Les pervers se considèrent comme irresponsables parce qu'ils n'ont pas de subjectivité véritable. Absents à eux-mêmes, ils le sont tout autant aux autres. S'ils ne sont jamais là où on les attend, s'ils ne sont jamais pris, c'est tout simplement qu'ils ne sont pas là. Au fond, quand ils accusent les autres d'être responsables de ce qui leur arrive, ils n'accusent pas, ils constatent : puisque eux-mêmes ne peuvent être responsables, il faut bien que ce soit l'autre. Rejeter la faute sur l'autre, médire de lui en le faisant passer pour mauvais permet non seulement de se défouler, mais aussi de se blanchir. Jamais responsables, jamais coupables : tout ce qui va mal est toujours de la faute des autres. Ils se défendent par des mécanismes de projection : porter au crédit d'autrui toutes leurs difficultés et tous leurs échecs et ne pas se mettre en cause. Ils se défendent aussi par le déni de la réalité. Ils escamotent la douleur psychique qu'ils transforment en négativité. Ce déni est constant, même dans les petites choses de la vie quotidienne, même si la réalité prouve le contraire. La souffrance est exclue, le doute également. Ils doivent donc être portés par les autres. Agresser les autres est le moyen d'éviter la douleur, la peine, la dépression. Les pervers narcissiques ont du mal à prendre des décisions dans la vie courante et ont besoin que d'autres assument les responsabilités à leur place. Ils ne sont pas autonomes, ne peuvent se passer d'autrui, ce qui les conduit à un comportement collant et à une peur de la séparation ; pourtant, ils pensent que c'est l'autre qui sollicite la sujétion. Ils refusent de voir le caractère dévorant de leur accrochage à l'autre, qui pourrait entraîner une perception négative de leur propre image. Cela explique leur violence face à un partenaire trop bienveillant ou réparateur. Si au contraire celui-ci est indépendant, il est perçu comme hostile et rejetant. " http://perversnarcissique.blogspot.com/ voir aussi Interview de Marie-France HIRIGOYEN, auteur de
"Femmes sous emprise"
http://www.parent-solo.fr/modules/smartsection/item.php?itemid=155 _________________ d Ambre et de Lumière
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|  | | luminalle

 Nombre de messages: 17 Age: 46 Date d'inscription: 16/08/2007
 | Sujet: Re: L'illusion du miroir Jeu 06 Sep 2007, 11:53 | |
| en réponse au 1er sujet, car je n'ai pas encore lu les autres je dirais Que serait le Monde sans empathie?... (je vous pose la question)
A l'heure où nous sommes de plus en plus nombreux à désirer au fond de nous la réunification plutôt que la division, nous avons l'opportunité grâce l'empathie, de pouvoir enfin "lâcher prise"! Lâcher prise sur la peur que nous avons de nous perdre, la peur de voir disparaître notre ego, et qui nous empêche encore de pouvoir rejoindre l'ensemble...Celle qui nous empêche encore d'accepter pleinement que tous, nous ne faisons qu'UN. UN, cette Unité dont nous nous targuons d'être en recherche, cette Unité qui est la base même de ce forum pour certains, mais qui nous échappe encore pour bon nombre d'entre nous...
L'auteur de cet article suggère que l'empathie est source d'erreurs et de souffrances. Il aura peut être raison si lui même l'a vécu ainsi... (Malheureusement je crois que oui...) Alors ce n'est pas d'empathie dont il parle, mais de sympathie!
"L'empathie (du grec ancien εμ, dans, à l'intérieur et πάθoς, souffrance, ce qu'on éprouve) est une notion complexe désignant le mécanisme psychologique par lequel un individu peut comprendre les sentiments et les émotions d'une autre personne, sans les ressentir lui-même. Dans les sciences humaines, l'empathie désigne une attitude envers autrui caractérisée par un effort objectif et rationnel de compréhension intellectuelle des ressentis de l'autre. Excluant particulièrement tout entraînement affectif personnel (sympathie, antipathie) et tout jugement moral."(Source Wikipédia)."
Pour ma part, faire l'expérience de l'empathie, c'est faire l'expérience de la compréhension puis de la tolérance juste. Celle que l'on vit de manière fondamentale, tout au fond de soi et dans le détachement émotionnel. L'empathie va bien au delà d'une simple écoute altruiste et compatissante ou d'un échange verbal. C'est une communion silencieuse et rassurante. Peut-être même, est ce le langage Divin de l'Ame...
L'auteur de cet article à pour ambition de nous faire croire que l'empathie est du narcissisme! Mais n'est-il pas lui même narcissique en utilisant des prétextes fallacieux pour expliquer son échec, sa propre souffrance? Car c'est bien de la sienne qu'il s'agit...
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|  | | AMBRE

 Nombre de messages: 3806 Age: 46 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: L'illusion du miroir Mer 23 Jan 2008, 10:24 | |
| le "vampirisme energétique"
j aurais pu mettre ce topic dans le sujet parlant de la bio énérgie
( http://antahkarana.forumzen.com/sante-soins-holistiques-f14/la-bio-energie-t141.htm?highlight=bio+energie )
...mais ...
je le place ici suite à mon propre vécu! Certains ne sont pas conscient de vivre ce qu on appelle le "vampirisme energétique", tant le "vampire "que la "victime"!
| Citation: | Vampires Psychiques
Vampire Psychique ?
Les Vampires Psychiques sont des gens qui ont la capacité de vider l'énergie sous toutes ses formes. Les Vampires Psychiques ont la capacité de vider les autres de leurs forces, de leur énergie. Cela signifie également qu'un tel individu peut par la résistance vider quelqu'un de ses pensées, de ses émotions, de sa force vitale, mentales et physiques.
Vampirisme conscient ou inconscient ?
Environ 40 pour cent des Vampires Psychiques le font sans en avoir conscience. Chacun a connu ou connaîtra une personne comme ceci, que ce soit un enfant, de même qu'un parent, un amoureux ou un ami. Peu importe combien d'heure vous dépensez avec eux, vous vous sentez toujours fatigué et faible quand ils partent. Les 60 autres pour cent le font ainsi avec une intention. Certains le font juste pour augmenter leur propre puissance, alors que d'autres le font comme un jeu. Il apprécie la chasse et aime le défi, quand la victime le sent et essaye de bloquer son pouvoir. Alors ça devient plus qu'une bataille de volonté. Il n'y a aucune magie attachée à ceci, c'est une énergie pure et une force mentales et psychiques de volonté.
Vampirisme Conscient
Les croyances prévalentes sont que les attaques de Vampire Psychique se font à partir de voyages astraux, contrôlant l'état astral et le corps astral. En faisant ainsi, il peut lancer une attaque sur le corps astral de n'importe qui. En général et naturellement, il y a des exceptions à tout, la plupart des Vampires Psychiques sont considérés comme des négatifs. Ils savent très peu que les énergies qu'ils canalisent pourraient sérieusement blesser la proie ou eux même. Particulièrement si la victime est affaiblie par la maladie, les dommages peuvent être important. On croit que le Vampire Psychique essaye de se rendre immortel en empêchant la "deuxième mort". La deuxième mort étant la mort du corps astral peu de temps après la mort du corps physique. Le Vampire Psychique essaye de gagner son immortalité en tirant l'énergie physique, la force vitale et la résistance physique de ses victimes dans les proportions qu'il espère amasser pour assurer sa survie et la force de son corps astral après l'arrivée de la mort physique. Si cet état d'énergie physique accrue du corps astral est suffisante, le corps astral du Vampire Psychique pourrait probablement être libéré, sur la mort du corps physique, mais en mettant à jour sa propre "vie" séparée. Ce faisant, le corps astral du Vampire Psychique serait alors libéré pour continuer le tirage des énergies des corps astraux et physiques des vivants restants.
Vampirisme Inconscient
Des Vampires Psychiques ne réalisent pas toujours qu'ils vident les gens proches d'eux de leurs énergies. On pense que ces personnes le font à un niveau non conscient. Les énergies étant tirées de ceux qui sont autour de lui, peuvent être un procédé automatique de leurs propres corps astraux dans un effort de gagner la force pour préserver ou créer un état plus salubre pour son propre corps physique. Il peut aller jusque-là créer un lien de sang qui rend sa victime dépendante ou encore un canal qui la relie directement a lui, mais il faut un très bon niveau!!
La symbiose ou le vampirisme positif
Le Symbiotique est peut-être le revers de la médaille, car le symbiotique ou symbiose est une forme de Vampirisme Psychique. Mais au lieu de s'alimenter de la force de la vie et des énergies physiques et mentales, ce vampire s'alimente de l'énergie spirituelle de l'électro-bio, produit chimique trouvée dans l'aura d'une personne. L'alimentation outre de cette énergie peut également avoir un effet négatif sur la source. Cependant, ce vampire est connu pour vider les énergies négatives loin de l'aura, permettant à ces énergies d'être naturellement remplacées par les substitutions auriques pures de la personne. Exemple : Une personne est malade ou faible, son aura est jaune noir, gris ou verdâtre. Si un symbiotique commence à éliminer cette énergie, les propres puissances de récupération de la personne deviennent plus fortes physiquement, mentalement ou spirituellement et peut procéder à un rythme plus rapide. Bref ce sont des gentils vampires qui peuvent être utiles ! Je me demande si ça ne peut pas se développer chez ceux qui voient les auras comme une forme de magnétisme. La plupart des Symbiotiques font cela avec de l'attention, à la différence de leur cousin le Vampire Psychique (considéré comme négatif). Les victimes ne se rendent habituellement pas compte d'un symbiotique, car les résultats incitent habituellement la prétendue victime à se sentir bien mieux.
Par : Morrigane http://www.luxsanctuary.com/article,21,73,vampire-psy.php |
( http://antahkarana.forumzen.com/partages-recherches-eveil-du-soi-f2/le-syndrome-de-peter-pan-t142.htm?highlight=peter+pan )
mais d autres le sont!
savoir que celà existe(la vérité qui fache!) extrait donc: _________________ d Ambre et de Lumière

Dernière édition par le Mer 23 Jan 2008, 10:29, édité 3 fois |
|  | | AMBRE

 Nombre de messages: 3806 Age: 46 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: L'illusion du miroir Mer 23 Jan 2008, 10:26 | |
| suite: [quote]| Citation: | Comment se protéger des vampires d’énergie ?
Avant de passer aux méthodes de protection d’énergie, essayons d’abord de savoir ce qu’est le vampirisme. Le vampirisme d’énergie correspond au fait qu’une personne “ suce ” l’énergie d’une autre. Généralement, l’évocation de ce mot nous renvoie l’image d’un “ vampire assoiffé de sang ” aux longues dents et au regard fou. En réalité, le vampire peut ressembler à tout, sauf à cela. Pour se figurer de quoi à l’air un vampire d’énergie, regardons-nous simplement dans la glace. Autrement dit, nous sommes tous des vampires dans une plus ou moindre mesure. Nous avons tous besoin de “ sucer ” un peu d’énergie d’autres personnes, d’animaux ou encore de plantes. Ceci est un processus quotidien tout à fait normal. Si cette “ succion ” ne gêne pas les autres, il se produit en principe un échange d’énergie naturel – le “ suceur ” ne se contente pas de soustraire de l’énergie à l’autre, il donne également une partie de la sienne en échange. Comment phénomène se produit-il ? Le contact humain est moins un échange d’information qu’un échange d’énergie. Parfois au cours d’une discussion, aucun échange d’information n’a lieu. Avez-vous déjà vécu cette situation où après avoir longuement parlé avec de bons amis toute une soirée, le lendemain vous étiez incapable de vous rappeler quel était le sujet de la conversation, bien que cette rencontre vous ait laissé des souvenirs agréables ? Ou à l’inverse, que les souvenirs aient été désagréables, sans pour autant que la soirée ait été désastreuse ? Les conversations entre parents et enfants, amis, collègues, l’échange de courrier (non officiel), les conversations téléphoniques et beaucoup d’autres choses sont des échanges non pas d’informations, mais essentiellement d’énergie. Lorsque des parents âgés se fâchent parce que leurs enfants adultes ne leur écrivent pas, ceux-ci ont l’habitude de réagir en répondant par “ si nous n’avons pas écrit, c’est parce que rien d’important ne nous est arrivé ”. Les parents n’ont pas besoin de “ savoir ce qui se passe ”, seule l’énergie reçue de leurs enfants leur est nécessaire. Est-ce du vampirisme ? Absolument pas, si leur demande d’“ écrire plus souvent ” ne dépasse pas un certain cadre conventionnel. Si en revanche lesdits parents exigent de leurs enfants d’écrire régulièrement et font tout un cirque s’ils ne reçoivent pas de lettre, il s’agit alors là réellement de vampirisme. Pourquoi est-il tellement fréquent que les grands-parents préfèrent leurs petits-enfants à leurs enfants, qu’ils leur permettent beaucoup plus de choses que leurs parents, et que les petits-enfants soient tant attirés par leurs grands-parents ? Parce que les personnes âgées ont peu d’énergie et qu’elles se rechargent à partir des petits-enfants qui en ont outre mesure et donnent volontiers leur énergie superflue. Est-ce du vampirisme ? Non, c’est une chose normale. N’importe quelle demande formulée à votre égard est une forme maquillée de réclamation d’énergie. Par exemple, la question “ Pourriez-vous me prêter un peu d’argent ? ” serait à comprendre ainsi : “ Pourriez-vous me donner pour quelque temps une partie, symbolisée par des billets de banque, de l’énergie que vous avez auparavant puisée et que j’aimerais moi-même utiliser ? ” Ou encore la question “ S’il te plaît, va chercher du pain ! ” pourrait se traduire par : “ S’il te plaît, dépense une partie de ton énergie toi-même, et naturellement pour moi ! ” Par contre, la requête du patron disant “ Veuillez, s’il vous plaît, dresser un bilan complet de l’année dernière ! ” doit être comprise non pas comme une demande, mais comme une exigence. En revanche, si nous considérons toutes les demandes comme une forme très légère de vampirisme, toutes les exigences deviennent alors une véritable action terroriste se produisant sous la forme d’extorsion d’énergie. Lorsque nous travaillons, ceci est également une forme officielle de vampirisme manifestée par l’employeur ou l’État. Car sur notre lieu de travail nous ne faisons pas ce dont nous avons besoin, mais ce dont un autre a besoin. Il est vrai que nous sommes payés pour cela. Le commerce de notre propre énergie est une chose tout à fait normale, acceptée dans le monde entier. Ne prenez pas peur si cette expression vous rappelle la commercialisation du corps. Le travail n’est rien d’autre que de la prostitution d’énergie, indépendamment du fait que vous soyez comptable, médecin, mineur ou chauffeur de bus. Dans ce cas, quels sont à proprement parler les critères du vampirisme ? Le vampirisme signifie que par la voie d’un échange d’énergie (soit pour l’essentiel les contacts sociaux), le contact “ endommage l’énergie ” d’une, voire plusieurs parties. Les vampires – comme tous les hommes – se divisent en types “ solaires ” et “ lunaires ”. Les vampires solaires sont des personnes brûlantes et sèches. Elles se disputent sans cesse le matin avec les membres de leur famille, ensuite dans le bus avec les voyageurs, puis continuent en provoquant leurs collègues au travail, etc. Les vampires lunaires sont d’un ennui mortel, ils ne font que déverser leurs problèmes. Ils ont l’air calme, mais ont une nature de tique, “ nous font partager leurs soucis ”, “ pleurent à chaudes larmes sur notre épaule ”. On a l’impression qu’il est impossible de s’en débarrasser. Il est évident que celui qui se présente au cabinet d’un spécialiste en médecine naturelle vient aussi pour prendre de l’énergie, indépendamment du fait que ce dernier s’occupe ou non de bioénergie. Tous les patients qui sont assis dans la salle d’attente d’un naturopathe sont des vampires. C’est une chose absolument naturelle et tout à fait acceptable. Donc chaque patient, même s’il ne le sait pas, tente de provoquer un “ dommage énergétique ” au naturopathe. Un bon naturopathe a conscience de cela et se ressource régulièrement en énergie.
Comment savoir si une discussion a provoqué ou non un “ dommage énergétique ” ?
De façon très facile, dans la mesure où nous sommes incapables de ne pas sentir qu’une partie de notre énergie nous a été “ volée ”. N’importe quelle émotion défavorable, n’importe quel sentiment désagréable, n’importe quelle sensation négative que vous ressentez au cours d’une situation donnée est le symptôme d’une action offensive sur votre énergie. Plus ce sentiment est fort, plus l’offensive a été forte et plus a été grande la probabilité d’avoir été destitué d’une certaine partie de votre énergie. Voici un exemple classique : dans le tram par hasard (même si selon Freud il n’y a point de hasard) on vous écrase le pied. Sur ce, vous (selon un point de vue personnel) dites quelque chose de poli, et recevez en réponse une dose de ce que l’autre pense de votre intervention polie, de votre personne, et particulièrement des membres de votre famille. Comment vous sentez-vous à ce moment-là ? Et bien c’est le même sentiment que vous percevez lorsqu’on vous a volé de l’énergie. Il est possible que personne ne vous marche sur le pied ou ne vous dise quoi que ce soit. Il suffit qu’une place s’étant libérée vous ayez envie de vous asseoir, et qu’un type vous coiffe au poteau. C’est énervant ? Pas seulement. Ce “ gentleman ”, qui a assurément pressenti votre intention, s’est quand même assis à votre place et vous a ainsi causé un dommage. Même si, à proprement parler, il ne vous a pas lésé du point de vue matériel, il a, de manière cachée, engagé une offensive d’énergie contre vous, c’est-à-dire fait du vampirisme. Vous a-t-il extorqué votre énergie ? Ceci dépend exclusivement de vous. Personne ne peut vous voler de l’énergie sans votre consentement. Pour ce faire, posons plutôt la question ainsi : avez-vous déjà donné de l’énergie à une certaine personne ou non ? À partir de cette formulation, vous aurez facilement compris que le don d’énergie ne dépend que de vous. Si vous avez psychiquement réagi à une situation, si vous êtes en colère, que vous éprouvez de la haine face à ce “ crétin ”, c’est que vous avez perdu de l’énergie. Si en revanche vous n’êtes pas particulièrement retourné, ou que vous avez “ classé ” l’affaire, c’est que vous n’avez pas été “ dépouillé ”.
Les enfants sont d’une part des fournisseurs d’énergie (qui d’autre pourrait nous apporter tant de bonheur) et d’autre part de vrais petits vampires. Naturellement, comme chez les adultes, ce n’est pas consciemment qu’ils volent de l’énergie. Mais de quelle manière font-ils cela ? En retenant l’attention des gens. Avec leurs caprices, leurs exigences sensées ou insensées, leur soit-disant non-appétit, avec le fait que même s’ils sont fatigués le soir, ils “ ne veulent pas aller se coucher ”, ou encore qu’ils “ font le jour de nos nuits ”, car lorsque les enfants sont réveillés, n’est-ce pas, personne “ n’a plus le droit ” de dormir – et autres choses similaires. Avez-vous déjà eu l’occasion de rester plus d’une journée seul avec un enfant (en particulier avec celui de quelqu’un d’autre ou, pauvre de vous, plusieurs enfants) ? Si oui, dans quel état étiez-vous ? Parce qu’il dépend de vous si ce petit vampire vous a vidé (vous étiez énervé, en colère, voire vous vouliez le corriger) ou si vous avez donné spontanément ce que demandait ce fragile petit bout de chou en pleine croissance. Dans la grande majorité des cas, le vampirisme est une action subconsciente. En effet, celui qui engage l’offensive n’a en général aucune idée de ce que signifient bioénergie, vampirisme ou recharge d’énergie. La personne en question se contente d’attendre quelque chose de vous. Généralement, quelque chose que vous n’avez pas envie de donner. Il se peut même qu’elle n’attende rien d’autre que de vous soumettre “ son avis ”, chose qui, “ allez savoir pourquoi ”, vous fait sortir de vos gonds. Ou encore qu’elle se plaigne sans cesse de sa “ vie de chien ” (ce qui vous rend malade). Ou enfin qu’il s’agisse “ uniquement ” du fait qu’elle n’a aucune attention envers vous, alors qu’elle devrait, et l’on pourrait continuer la liste encore longtemps. Ceci étant, si l’on commençait à expliquer à cette personne que ce qu’elle fait, d’un point de vue ésotérique, n’est rien d’autre que de l’agression énergétique, soit sincèrement elle se blesserait, soit (encore une fois sincèrement) elle vous enverrait sur les roses. Chez un grand nombre de personnes, le vampirisme est un “ état mental ” inconscient, dont il est très difficile de se débarrasser. Il faut savoir que le vampirisme est soit une partie de la personnalité (la guérison dans ce cas est alors sans espoir), soit une habitude ayant de profondes racines (dans ce cas, des résultats peuvent être espérés). Selon la définition, le vampire est plus faible que nous : il sent qu’il a moins d’énergie et que nous en avons en supplément. Dans la grande majorité des cas, les vampires sont malheureux. Ils souffrent de déficience énergétique, ce pourquoi nous nous en rapprochons (pourquoi en voudrions-nous à ce misérable, quand bien même il nous dénigre). Le Christ a eu des mots différents pour dire la même chose : “ Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente lui aussi l’autre ”. |
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 | Sujet: Re: L'illusion du miroir Mer 23 Jan 2008, 10:26 | |
| suite 2
| Citation: | Méthodes de protection d’énergie
Le plus sûr est de reconnaître l’agression et de ne pas y réagir avec des sentiments. Si nous y faisons abstraction, le processus est alors sans danger. La personne a pendant une seconde au plus un sentiment d’irritation, de vengeance ou de faiblesse. Ce n’est pas l’agression qui est dangereuse, mais la réaction donnée en réponse.
Pour une protection réussie, il vous faut apprendre un principe : le vampirisme d’énergie est un état normal. Sans attaque énergétique, la vie serait ennuyeuse et sans sel. Une fois ce sont les autres qui vous attaquent, une autre fois c’est vous qui attaquez les autres. Si vous vous portez bien, l’attaque ne peut vous causer de dommage. Si vous en avez tout de même subi un, vous devez alors essayer de changer. Sans agression, il n’y a pas de communication réelle, ni d’amour véritable. Une discussion, qu’elle soit entre amis ou scientifique, est toujours une agression, puisque son but est de faire changer la partie adverse. Bon, mais où est le mal dans tout cela ?
Si vous ne souhaitez en aucune façon changer, et en même vous protéger des attaques, suivez le principe fondamental de l’aïkido, lequel art martial ne considère pas l’agression, mais sa “ solution ” ainsi que la manière de la contourner dans le temps.
Si une personne vous expose tous ses problèmes ou se plaint de son sort, écoutez-la jusqu’à la fin (cela lui fera au moins du bien), mais ne commencez pas à compatir ni à vous mettre à la place de votre interlocuteur si vous ne voulez pas donner de votre énergie ! Ne formez pas de résonance avec son énergie malheureuse ! Contentez-vous de recevoir simplement les informations, voire même d’être désolé pour cette personne, mais ne vous laissez pas “ séduire par le serpent ”, qui aimerait provoquer en vous de pouvoir partager le mal en commun. Sur le “ pont ” de notre compassion, notre interlocuteur nous envoie l’énergie de ses problèmes, de ses maladies, pour à la place subtiliser notre énergie saine. N’acceptez pas la corbeille à détritus des autres, car même si vous le faites avec l’intention de l’aider, l’autre jettera dans sa corbeille vide de nouveaux détritus, jusqu’à ce que la vôtre soit complètement remplie de détritus étrangers. Vous devez trouver une autre manière de l’aider. Dans la mesure du possible, tentez de persuader votre interlocuteur de vider lui-même sa corbeille et de ne plus la remplir de nouveaux détritus.
D’un point de vue énergétique, vous serez protégé si vous suivez votre propre égrégor (principe élémentaire de vie). En revanche, si vous “ faites un compromis ” avec votre bonne conscience, à l’endroit où de manière habituelle vous étiez protégé, des trous se formeront brusquement laissant sur vous autant de dommages qu’une équipe de vampires ne pourrait le faire à elle seule.
Au moment où vous sentez ou pressentez une attaque énergétique, croisez vos bras et vos jambes.
Si vous êtes assis sur une chaise, posez vos deux mains, paumes vers le haut, sur vos genoux, formez un “ O ” avec l’index et le pouce de chaque main et pointez le reste des doigts en avant. Vous pouvez effectuer cet exercice à l’école, au bureau, partout où se trouvent des sièges et des tables où l’on peut cacher ses mains.
Les lunettes offrent une bonne protection d’énergie, en particulier les verres sombres.
Si vous sentez qu’une attaque vous a touché – disons pendant votre travail (c’est en général le cas des médecins, vendeurs, pédagogues, secrétaires, tous ceux qui communiquent avec des gens) – prenez une douche dès que vous rentrez chez vous. Vous sentirez tout de suite se rétablir votre équilibre énergétique.
De la même manière, le sport intensif – par exemple le tennis, la danse – rétablit la condition énergétique.
Le port d’un talisman, d’une croix, la prière du soir ou du matin, les icônes sont également des protecteurs.
Vous pouvez aussi vous protéger à l’aide de vos facultés d’imagination. Ceci est une bonne protection que de s’imaginer dans une bouteille débouchée (pour que le 7ème chakra puisse être relié au Cosmos).
Si vous vous trouvez en face d’un vampire, imaginez qu’entre vous deux se dresse un miroir qui lui renvoie la mauvaise énergie qu’il dégage.
Si votre élément est le feu, imaginez qu’entre votre interlocuteur et vous se dresse un mur de flammes. Si quelqu’un “ s’enflamme ”, il peut démolir le mur servant de protection. Si votre signe astrologique est verseau, cancer ou poisson, vous pouvez vous protéger avec une cascade d’eau ou en imaginant être assis dans un aquarium où l’eau vous protège de toute part. Si enfin votre élément est la terre, imaginez alors que se dresse devant vous une levée de terre ou un mur de briques.
Finalement, le vampirisme n’est qu’un des programmes psycho-énergétiques de notre cerveau. Nous seuls pouvons apprécier les actions de quelqu’un comme relevant du vampirisme ou d’un comportement tout à fait normal. Nous seuls pouvons juger qu’ils nous volent de l’énergie et par ce biais faire démarrer en nous un “ programme ” psychique négatif. Se protéger des vampires, c’est combattre en réalité des fantômes.
Si nous nous portons bien d’un point de vue énergétique, nous ne devons avoir peur ni des vampires, ni des maladies. Et pour bien se porter, les exercices suivants de yoga peuvent nous aider.
Dr Alexandre Strasny http://www.astra-lit.com/medecinenatur/bioenergie.htm#Comment%20se%20proteger%20des%20vampires%20d’energie ? |
| Citation: | Nous sommes tous régulièrement victimes du vampirisme énergétique au travail, en famille ou en couple. Il s'agit d'un sport universel que chacun pratique consciemment ou inconsciemment vis-à-vis de son entourage. Le vampirisme contemporain revisité s’appuie sur le chantage, le harcèlement, la dépendance affective, le pouvoir et toute forme de tentatives de déséquilibrer une relation affective, amoureuse, familiale, amicale ou professionnelle. De nombreux couples se détruisent aujourd’hui par l’instauration d’une pratique de vampirisme mutuel insupportable. Quand l’issue ne s’appelle pas séparation, elle prend la forme d’une pathologie ou d'un déséquilibre qui va de la colère à la dépression pour le plus vampirisé des deux conjoints. http://www.anima-psy.com/vampirisme%20energetique.htm |
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 Nombre de messages: 3806 Age: 46 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: L'illusion du miroir Mer 23 Jan 2008, 10:52 | |
| suite 3 site ressource qui m a beaucoup guidé/aidé depuis deux ans à comprendre:
| Citation: | Le vampirisme psychique, imprégné des aspects culturels littéraires et artistiques du mythe, en regroupe cliniquement les principales caractéristiques, plus particulièrement repérables dans les pathologies du narcissisme, dans les structures dites limites auxquelles un certain nombre d'auteurs contemporains se sont intéressés [2] ( (F. Pasche, A. Green, J.L. Donnet, D.W Winnicott, A. Prudent-Bayle.) Leur abord métapsychologique nous amène à rencontrer toute une série de concepts dont la discussion aurait pour enjeu de tenter de distinguer la part du déploiement horizontal des vicissitudes pulsionnelles de vie et de mort en liaison avec la relation d'objet, et celle, verticale, d'une dimension, (d'une transmission ?) "vampirique" dans leur articulation.
En quoi l'individu est-il le héros-sujet de l'histoire de son narcissisme primaire et de son narcissisme secondaire, de ses mécanismes de défense et de ses fantasmes, de ses identifications, en regard de son inscription dans l'histoire de sa généalogie et de sa filiation ?
Après avoir introduit un narcissisme primaire et un narcissisme secondaire (1914), Freud décrit dans Au-delà du principe de plaisir, avec la dualité des pulsions de vie et de mort, l'automatisme de répétition. Avec la deuxième topique (1924), il dépeint un Moi serviteur de trois maîtres, le Ça, le Surmoi, la Réalité, servitude qui lui fait perdre une partie de son noyau et de sa tête consciente. Depuis, nombre d'auteurs ont ré interrogé Narcisse " voué au visible. » (A. Green), penché sur sa source-miroir. Chacun lui trouve des reflets, des couleurs et des destins différents : pour certains [3] ( (K. Abraham, S. Ferenczi, V. Tausk, L.A. Salomé, B. Grunberger), il s'abreuve à la source maternelle primaire, dans une indisctinction sujet-objet avec l'objet primaire, voire même à la source ante-natale ; pour d'autres, comme F. Pasche [4] , il suit un courant antinarcissique du fait du développement de sa libido d'objet. Pour d'autres encore [5] (A. Green, J. Guillaumin), il se laisse aspirer par l'appel d'un négatif infiltré de masochisme primaire ou de pulsion de mort, qui le fait virer du noir temporaire du deuil au blanc prolongé de la mélancolie, parfois à l'ombre de la « mère morte », décrite par A. Green, qui théorise en outre un diptyque d'opposés, narcissisme positif/narcissisme négatif, narcissisme de vie/narcissisme de mort. Serait-ce à cette étape que l'hôte de la calèche se dirigerait vers le pont, prêt à répondre à l'appel émis de l'autre côté par le vampire ? Chez Bram Stoker comme chez F.W. Murnau, le voyageur a entrepris ce qui deviendra une randonnée infernale pour présenter au Châtelain les plans d'une maison à acquérir. Laissons ces métaphores et revenons à notre sorcière.
Freud différencie les identifications hystériques odipiennes, en relation avec l'angoisse de castration et la bisexualité, des identifications narcissiques, liées à l'angoisse de la perte d'objet. M. Torok et N. Abraham [6] ont tout particulièrement développé le concept de crypte et de fantôme, où opère l'incorporation orale cannibalique de l'objet dans le moi, qui devrait être remplacée dans la cure par un processus d'introjection pulsionnelle, selon la perspective de S. Ferenczi [7] . Ce processus a pour tâche de remanier le refoulement du lien érotique à l'objet, lequel reviendrait hanter l'hôte de la crypte, habité, comme l'endeuillé au deuil méconnu ou raté de J. Cournut [8] , d'un " sentiment de culpabilité emprunté ". Dans ces cas, la lutte qui fait rage se situe au sein d'un moi suffisamment dans sa maison et d'un surmoi suffisamment protecteur.
Une fois le pont franchi, jusqu'à quel point est-il encore possible de résister à l'attraction d'un « processus vampirique », où le vampire tente de se revivifier au détriment d'un hôte dont il aspire la substance vitale, afin de parer à ses propres déprivations narcissiques ? De quelles défenses le vampirisé dispose-t-il pour se protéger et pour reconstituer des forces de vie lui permettant de quitter le Château, de reprendre à rebours le chemin vers la ville, pour ne pas succomber à l'aspiration de son hôte à le rendre identique à lui ? Saisi au plus vif de son non-être par les défaites de ses propres refoulements secondaires, il tentera à son retour de cicatriser les traces ténues des succions dévitalisantes ou de colmater les brèches de son narcissisme, en dressant des digues de clivage sur lesquelles engager ses énergies pour édifier déni, rejet, désaveu, forclusion, concepts freudien et lacanien remis sur le métier chez nos contemporains, entre autres, G. Bayle, B. Penot [9] .
Dans ce livre, nous avons à maintes reprises suivi l'un des voyageurs au long de sa cure psychanalytique jusqu'au moment où, descendu de sa calèche, il pénétrait dans l'enceinte du Château. Prenant pied sur le sol de la clinique, nous avons entrepris d'y pénétrer avec lui ou elle, de l'y accompagner jusque dans sa descente vers la crypte de ses hantises et de ses emprises diurnes et nocturnes. Chacun des partenaires est tour à tour mis à l'épreuve d'avoir à élaborer ses propres attirances vampiriques aux quelles il était jusque - là soumis.
Il n'est pas rare que, dans ce parcours, on assiste au surgissement de phases de rage et de violence avec parfois, pour certains patients, le besoin de casser le miroir, au sens propre ou métaphorique et, ce faisant, de tenter de se révolter contre l'envoûtement du regard, de le détruire. L'emprise de cette absence de représentation spéculaire, tant du côté de l'ombre que du côté du reflet, entraîne le vampirisé, happé par la quête désespérée de son image évanescente, à se vivre ou à se mourir, en deçà du miroir, dans un état d'épuisement. En proie à la détresse qui l'immobilise dans un "désêtre", il est conduit à sacrifier sa vie de sujet à celui qui, s'étant emparé de son sang pour sa propre survie, engendrera en lui à son tour un mort-vivant, ni-mort/ni-vivant. Ce regard monoculaire propre au vampirisme, ainsi que la glace sans tain de l'indisctinction sujet-objet, ouvrirait-il invinciblement sur " la violence du voir " étudiée par G. Bonnet [10] , voire sur " la violence fondamentale " de J. Bergeret [11] ? Le vampirisme ajoute à ce faisceau visuel englobant sujet-objet une « possession corporelle », un « effacement de l'espace et du temps subjectifs », la circulation d'un « flux sanguin de l'un à l'autre », à l'intérieur d'une « peau commune. »
Lors de dénivellations régressives conduisant aux limites du narcissisme secondaire et du narcissisme primaire chez des patients névrotiques, à côté et en deçà des fantasmes originaires de scène primitive, de séduction, de castration (cf. M. Perron-Borelli [12] , un quatrième fantasme s'attache, si l'on peut dire, au retour dans le ventre maternel, articulé avec l'angoisse de la perte du sein. (E. Bizouard a décrit le fantasme intermédiaire de Protée [13] , relié à la totipotentialité narcissique.) J'ai à quelques reprises rencontré le fantasme d'une scène primitive ombilicale et d'un accouchement ombilical chez des patients à forte "décoloration vampirique". S'agirait-il de sortir de la non-figurabilité d'un lien insécable avec l'objet primaire, où l'angoisse ne serait pas tant celle de la séparation et du deuil de l'objet que celle de la non-séparation ? Ce fantasme constituerait-il une condensation fétichiste des autres fantasmes, en quelque sorte l'érection d'un déni de séparation temporo-spatiale ? Ce fantasme se rapproche du "fantasme-non-fantasme", du " fantasme sans limite et sans descendance " de P.C. Racamier [14] qui, dans ses travaux consacrés à la psychose, théorise un antodipe, ante et anti odipien, où se serait jouée une séduction narcissique entre la mère et l'enfant, qui passe par le corps, le regard et le contact cutané, évoquant les travaux de D. Anzieu [15] sur le Moi-Peau.
http://www.spp.asso.fr/Main/PropositionsTheoriques/Items/Vampyr/index.htm |
ainsi que le sujet http://antahkarana.forumzen.com/sante-soins-holistiques-f14/la-candidose-une-maladie-de-notre-epoque-t857.htm#4681 et les post" d atelier santé "de Christian! _________________ d Ambre et de Lumière
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|  | | kalinda
 Nombre de messages: 91 Age: 44 Localisation: quebec canada Date d'inscription: 15/11/2007
 | Sujet: Re: L'illusion du miroir Mer 23 Jan 2008, 14:50 | |
| merci ambre ces informations sont d autant plus precieuses a savoir comment les etres s en sortent quand ils sont auprise avec cette facon d etre j ai un livre ici tres interessant de dr.kurt e.koch occultisme et cure d ame une invistigation couvrant: medecine interne,psychiatrie,psychologie,et psy en profondeur,religieuse,parapsychologie et la theologie la je lis plusieurs livres en meme temps sourire mais j avance j explore j apprends mais doucement a mon rythme et j aime tout c est passionnant ettonant la decouverte que l on fais parfois j apprecie ta qualite de ta recherche en toute amitie line |
|  | | AMBRE

 Nombre de messages: 3806 Age: 46 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: L'illusion du miroir Mer 23 Jan 2008, 21:54 | |
| Merci à toi kalinda!
Je lis très souvent aussi plusieurs livres en même temps! le sujet de l un ayant toujours une reliance avec un autre,et c est comme celà que j avance avec le plus de discernement possible!
j espère de par le partage de mes lectures qui ne sont que le reflet de mes propres recherches et expériences de vie,ouvrir les portes de la reconaissance de qui nous sommes !
J en suis arrivée aujourd hui à me dire que l Homme est un être fragile et en souffrance depuis la nuit des temps! Et ce n est pas normale en soi! On parle de karma ,et bien je n y croie plus! La vie est évolutive aux travers du temps et de l espace! Notre réalité nous la co-créons! j estime ,à tors ou à raison, que chaque expérience de vie est Unique et est un passage "obligé" pour naitre à soi même!
Alors ,oui ,le pardon de l autre est très important,et aussi le pardon à l autre! Et le pardon à soi , de ne pas avoir su s aimer! Et d avoir cédé notre "pouvoir" à d autres! Mais il aura fallu des heures de "com-préhentions" souvent avant d en arriver là!
Ne pas vivre dans la "rance -coeur" ,parcequ elle est porteuse d un poison,mais au contraire essayer de "perce-voir" le pourquoi et le comment nous en sommes arrivé à nous destester nous même! Garder à l esprit que "pardoner" ne veut pas dire que nous acceptons de porter" le problème" de l autre ,ni sa souffrance qui trop souvent entraine les déviances ! La "re-co-naissance " en est le cadeau! Pas celle des autres bien sur,mais la nôtre!
je sais que je ne témoigne que très rarement de mon vécu, je n étais pas prête sans doute! Il m aura fallu nombres d années pour revenir vers moi! Je pense souvent à toutes mes rencontres! Elles furent toutes plus enrichissantes les unes que les autres,mêmes les plus improbables,memes les plus cruelles,mêmes si elles m ont faites souffrir et laisser des cicatrices indélébiles! Kundera disait : "l insoutenable légèreté de l être" j ai mis 20 ans à comprendre cette phrase! http://lethee.free.fr/insoutenable.html
Alors si mes propres expériences peuvent vous éclairer sur votre route,j en suis heureuse!
| Citation: | ps à Kalinda: j ai un livre ici tres interessant de dr.kurt e.koch |
dans quel sens interressant? je n ai trouvé que ceci ..et celà ne me rassure pas! http://www.geocities.com/apostasiequebec/Pentecotiste.htm _________________ d Ambre et de Lumière
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|  | | TaiTai
 Nombre de messages: 8 Age: 63 Localisation: suisse Date d'inscription: 05/09/2007
 | Sujet: Re: L'illusion du miroir Jeu 24 Jan 2008, 09:01 | |
| Sujet : Re: L illusion du miroir....
...car PAR DONNER... c est , aussi, se DONNER le DROIT de ne plus souffir !
Belle journée de PAR...DON!
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|  | | shekina
 Nombre de messages: 9 Age: 55 Localisation: genève Loisirs: festivals goa trance Date d'inscription: 01/07/2007
 | Sujet: Re: L'illusion du miroir Jeu 24 Jan 2008, 12:42 | |
| Merci Ambre pour ce sujet qui est très interressant je l'ai lu et relu comme si je voulais en marquer la mémoire- je dois te dire aussi que le test du miroir, pour apprendre à s'aimer, j'ai parfois remarquer qu'il m'arrive de fixer les yeux et d'avoir l'impréssion que quelqu'un d'autre que moi me regarde c'est une impréssion pas tjours très agréable, outre cela il m'arrive de voir dans mon appartement des formes passer à toute vitesse parfois il me semble voir mon chat qui arrive tandis que lui est encore à la salle de bain couché sur le tapis, parfois il fixe un endrois tous près de moi lorsque je suis couchée il fixe un endroit tantôt sur la poitrine tantôt tout près de mon oreiller sans agressivité il fixe tout simplement. je sais que les chats voient dans la quatrième dimension, mais si je me sens mal lorsqu'il me semble ressentir qq chose j'appel l'énergie de l'ange Gabriel et cela cesse immédiatement à d'autre moment les présences me font beaucoup de bien, et je me dis souvent Loué soit la Source de ne pas tjours voir tout ce qui nous entourent avec les yeux du corps de 3em dimension. Shékina. 144000 |
|  | | shekina
 Nombre de messages: 9 Age: 55 Localisation: genève Loisirs: festivals goa trance Date d'inscription: 01/07/2007
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