
ANTAHKARANA spiritualité humaniste |
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AMBRE

 Nombre de messages: 3806 Age: 46 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: LA VIE DEBOUT Lun 28 Mai 2007, 17:51 | |
|  Ce qui m’intéresse et ce à quoi je consacre tout mon travail, c’est de montrer comment, en nous unissant, nous pouvons invoquer un champ de conscience éveillée, sans ego, collectif ou intersubjectif, et commencer à entrer en relation les uns avec les autres dans ce contexte. Traditionnellement, quand on faisait l’expérience de la conscience sans ego, on transcendait le mental complètement et on ÉTAIT, tout simplement. Et c’est une expérience très forte, mais que se passe-t-il lorsqu’on ouvre les yeux et on doit s’engager avec d’autres, le monde et la vie dans sa totalité ? C’est là où ça compte. Et c’est pour ça que je sens que nous devons trouver le moyen de nous engager les uns avec les autres, en tant qu’individus, en nous servant de l’esprit, dans le contexte d’un champs de conscience éveillée, impersonnel, non duel et sans ego. Non duel veut dire qu’il n’y a pas deux, il n’y a qu’un. Mais quand cette conscience non duelle émerge dans un champ intersubjectif, dans ce contexte d’unité nous sommes toujours capable de nous reconnaître aussi en tant qu’individus. Je suis convaincu que cela veut dire rien moins que l’évolution de l’éveil. Personnellement, je ne vois aucune autre solution à la situation d’extrême narcissisme postmodern dans lequel tant d’entre nous sont coincés. Nous n’allons jamais nous en sortir seuls : nous ne pouvons littéralement le faire qu’en nous rencontrant ensemble dans un lieu qui le transcende. C’est un saut au-delà de l’individualité et, en même temps, nous n’avons pas besoin d’abandonner l’aptitude incroyable d’individuation qui est le tout dernier cadeau de l’évolution à l’espèce humaine. C’est ce qui nous rend si extraordinaire. C’est ce qui nous donne la capacité incroyable d’objectiver notre expérience et c’est bien la dernière chose au monde que nous voulons lâcher. Mais nous ne voulons pas en être prisonniers. Nous voulons l’emmener avec nous, et transcender l’ego en même temps. C’est ce qui je m’intéresse. Et je pense que c’est cela le futur de l’Éveil. Non dualité Evolutive L’un des aspects unique du dharma évolutif post-postmoderne, post-traditionnel, post-métaphysique que j’enseigne est l’intégration de la non dualité de la conscience éveillée avec la compréhension que, en temps qu’individus, nous faisons tous parti d’un processus de développement qui a désespérément besoin de notre participation entière. Ce qui compte ici c’est que l’évolution de la conscience elle-même dépend entièrement de l’évolution de la conscience de l’individu. Le degré auquel l’individu est prêt à embrasser le fait que la création du futur dépend littéralement de lui, est le degré auquel cet individu s’éveille à ce que j’appelle le soi authentique - qui est l’élan évolutif, la même énergie et intelligence qui a initié le processus de création tout entier. La définition traditionnelle de l’éveil est la réalisation qu’il n’y a qu’Un - un sans second - et que cet Un est ce qu’est toujours ultimement le soi. Dans l’éveil évolutif, cet Un se réfère non seulement au fondement vide d’où l’univers matériel a surgi, mais aussi à cette impulsion créative qui a initié le processus de développement et qui le conduit en ce moment même. Cet enseignement dit que la raison pour laquelle nous devons transcender la maladie psychologique postmoderne de l’extrême narcissisme c’est pour pouvoir être cet Un sans second, ensemble avec d’autres, dans une étreinte intersubjective non duelle d’un engagement avec le processus évolutif en tant que nous-mêmes, afin de réellement découvrir ce qui est possible à la pointe du potentiel humain. L’Eveil Evolutif Eveil signifie conscience au-delà de l’ego et Evolution signifie développement dans le temps. Donc l’Eveil Evolutif est le développement dans le temps de la conscience au-delà de l’ego. Percer l’Illusion Romantique Comment les hommes et les femmes peuvent-ils trouver un bonheur réel et durable dans l’étreinte romantique et sexuelle ? L’expérience romantique et sexuelle est l’un des champs les plus déconcertants de la vie humaine – particulièrement pour ceux qui aspirent à évoluer au niveau de la conscience. Dans ce monde non-éveillé, notre conditionnement profond nous porte à croire que la source de notre bonheur et de notre contentement sont quelque part en dehors de nous, dans les bras de l’être rêvé. La révélation de l’éveil nous fait découvrir directement la vérité éternelle que la véritable source de notre bonheur et de notre contentement résident en nous, comme étant la nature même de la conscience, notre état naturel, déjà entier et complet. Donc si nous voulons sincèrement évoluer, nous devons avoir le courage d’abandonner la promesse illusoire du bonheur parfait et de la plénitude béate inhérents à l’imaginaire romantique et sexuelle. Alors seulement nous découvrirons que ce contentement durable n’est le notre que si l’on s’arrête enfin de le chercher à l’extérieur de nous. Quand vous avez le courage de lâcher la plus grande illusion qui soit, vous découvrez un amour qui n’est pas personnel, une plénitude vide d’attachement et libérée de la certitude qu’il manque quelque chose de fondamental. Et seule, cette découverte libératrice, donne aux êtres humains la possibilité de s’unir dans l’intimité personnelle et la communion sexuelle d’une façon qui est libre de la désillusion, de la complexité, et de la confusion sans fin qui sont, en général, si présentes dans ce domaine de la vie. L’Ego ne peut pas voir Dieu L’ego ne peut pas voir Dieu. Pourquoi ? Parce que Dieu, ou quel que soit le nom que l’on veut donner au principe absolu, n’a ni commencement ni fin. La nature même de l’ego est limitée – il est une barrière fausse autour du sens du soi. Et ce sens de limitation illusoire ne peut jamais percevoir ce qui est sans commencement et sans fin. Ainsi pour connaître Dieu, nous devons transcender l’ego. Nous devons retirer toutes les limitations du sens du soi, en cultivant consciemment une perspective ou un contexte pour notre expérience humaine qui soient infinis, sans limites. Alors nous pourrons percevoir Dieu, parce que notre propre perspective fera un avec la nature sans limites du principe absolu lui-même. Quand la bulle éclate Dans l’état de conscience narcissique qui résulte de la sur-identification à l’ego, nous vivons inévitablement dans la bulle de nos propres peurs et désirs. Notre attention devient très étroitement focalisée à éviter à tout prix nos peurs et à faire tout pour satisfaire nos désirs dévorants. Une telle fixation narcissique de soi ne laisse que très peu de place dans la conscience pour autre chose que la bulle de notre monde centré sur nous même. Mais quand nous nous éveillons à un contexte et un but plus larges pour notre présence ici sur terre, la bulle éclate. Maintenant notre attention s’étend dramatiquement à la réalisation et l’expérience directes de la non dualité et de l’interconnexion absolue. Nous reconnaissons que qui nous sommes et ce et que nous sommes sont partie intégrante d’un processus Kosmique infini, en évolution. Et le plus extraordinaire dans cette réalisation est l’éveil spontané, inhérent en elle, à un sens profond de soin pour l’ensemble – un soin puissant qui vous consume entièrement. C’est un mouvement de compassion et d’intérêt qui émerge spontanément et libère de façon extatique, parce qu’à travers l’éveil à ce soin nous mourrons à l’ego. Andrew Cohen j ai fais une synthèse avec quelques citations de Cohen qui représente pour moi l Eveil du futur! _________________ d Ambre et de Lumière
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 Nombre de messages: 3806 Age: 46 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: LA VIE DEBOUT Mar 29 Mai 2007, 10:25 | |
| LA VIE DEBOUT
L’entrée dans la vie intérieure commence par un appel et un appel qu’il faut savoir entendre. Pour beaucoup d’entre nous Marie-Magdeleine DAVY a été celle qui a fait cet appel et à cause de cela nous nous sommes dressés et mis en marche. Mais cet appel humain n’est que l’écho d’un appel intérieur qui ne manque à personne : un appel à la nouvelle vie (nova vita) au renouvellement de la vie que marque le temps de Noël. Il faut se dresser et se mettre debout.
Cet appel est fort ancien, c’est “ Lève-toi et marche, Surge et ambulo ! ”. Il a été prononcé deux fois par Jésus au paralytique de Capharnaum et à celui de la piscine de Bézatha (Jean V 7. egeire kai peripatei). Cette demande de se lever et de marcher est universelle, elle s’adresse à chacun de nous, mais elle porte plus sur le moral que sur le physique. C’est pour la vie spirituelle que nous sommes paralysés et il nous est demandé de nous redresser et de nous mettre debout. Il s’agit de se mettre aux aguets et de savoir que désormais tout est possible. Une nouvelle vie commence et l’on s’attend à tout, mais l’on ne programme rien. Il convient au départ de renoncer à sa volonté propre et de s’ouvrir aux possibles, d’être prêt à toutes aventures intérieures et à tous les imprévus, car tout ce qui va se produire est inopiné. Entrer dans la vie spirituelle, c’est se dresser et s’élever au-dessus de soi-même, c’est avoir une vie d’exigence. Une vie exigeante est celle qui sait que la vraie vie est ailleurs. Il faut donc exiger toujours beaucoup de soi et être toujours insatisfait, en marche sans fin vers un toujours plus.
Marie-Magdeleine DAVY revenait sans cesse sur cette “ néfaste horizontalité ” et elle avait raison le contraire de la vie debout est la vie avachie, une vie où l’on se vautre. Avachie est à prendre au sens étymologique : une vie avachie est une vie de vache qui broute son herbe puis s’allonge tout le reste du temps pour ruminer sans rien faire. Et bien des humains ont une vie avachie, alanguie, dans la facilité ; sans faire le moindre effort ils n’attendent rien dans la démission, ce qui est exactement le contraire de l’attitude précédente. Cette vie veule est celle où l’on est plus préoccupé de son estomac que de la vie de l’esprit.
Cette exigence de verticalité est le destin de l’homme et c’est même ce qui a fait de l’homme une homme : la bipédie. Il s’est extrait d’une vie à quatre pattes, une vie facile et bornée. L’homme est un être dressé qui avance sur ses deux pieds. Il a pris ses risques et s’est ouvert dans un état de totale disponibilité. Et cette longue conquête de la préhistoire doit obligatoirement être revécue par chaque être humain : la sortie de l’enfance commence par cette conquête de la verticalité. Le bébé qui se traînait à quatre pattes prend ses risques et se dresse un jour sur ses deux pieds : quelle victoire et quelle fierté, mais aussi quelle peur, car l’on risque la chute à chaque instant.
L’exemple est donné pour la vie spirituelle. “ Lève-toi, mon amie, ma belle, viens car l’hiver est passé ” chante de Cantique des Cantiques. Il inaugure le dialogue de l’âme avec elle-même. On chemine de surprise en surprise dans la voie spirituelle. Il faut avoir une vocation d’éternité pour aller à la rencontre de soi. L’itinéraire du dedans se reconnaît à sa dimension de profondeur. Il nous reste à méditer dans le secret de notre cœur sur cette transposition.
“ Pour grimper à la montagne, il faut commencer par le premier pas ” dit le proverbe chinois. Dès que l’on est debout il faut bien faire un pas et il n’y a que le premier pas qui coûte. Car lorsqu’on a fait le premier pas, il n’y a plus qu’à recommencer et l’automatisme s’installe. Un pas après l’autre, mais il n’y a jamais qu’un seul pas à faire, un pas à la fois.
Sans cela, on reste planté, figé sur place, on végète dans son trou sans avancer. Végéter, c’est avoir une vie de légume, de végétal qui ne peut pas bouger, enraciné sur place. Il en est de même pour la femme et l’homme avec l’immobilisme : rien ne change et l’on ne bouge pas.
Mais dans l’intériorité, tout déplacement est une transformation. Ce qu’il faut justement c’est changer. Retrouver l’espoir, avoir confiance, admettre la valeur de l’univers et de la vie. Se brancher sur les forces de vie, c’est quitter les forces de mort qui œuvrent en nous. Nous cédons si facilement au découragement, en nous prétendant abandonné et délaissé. Quelle ingratitude, alors que c’est nous qui nous détournons, oublions et tournons nos regards vers les tentations.
Au contraire celui qui a entendu l’appel se met en marche vers son Amour et savoure une joie très secrète. Tous les jours il s’en rapproche, sans défaillance, et tous les soirs il fait le bilan de ses progrès de la journée. Mais sur ce chemin des crêtes la progression est difficile et les erreurs nombreuses.
Nous devons maintenant opérer la transposition et indiquer avec plus de précision ce qu’il en est dans la vie spirituelle. L’essentiel est de se réserver des moments de silence tous les jours. Il faudrait au moins une fois par jour rester assis, immobile et sans bouger, en silence au moins 15 minutes. Il est mieux au début de fermer les yeux, mais si le regard est fixe et retourné à l’intérieur, cela est aussi bien. L’important est de s’intérioriser et de devenir progressivement indifférent à ce qui se passe à l’extérieur. Cela est d’autant plus facile que l’on est passionné par ce que l’on découvre à l’intérieur et l’irruption ou l’approche de l’Amour. Certains appellent cela la prière, le recueillement, la contemplation, l’oraison, la méditation … le nom importe peu ou est moins important que l’excellence de la réalisation. Mais il n’est pas facile d’avancer seul sur ce chemin, il vaut mieux avoir l’aide de quelqu’un de plus avancé qui est déjà passé par là. Sinon on peut se tromper en toute bonne foi.
Particulièrement il existe sous le nom de méditation, une culture du Vide, qui peut être infiniment dangereuse. Elle a toujours existé, mais s’est amplifiée récemment avec la mode zen. L’esprit peut s’engourdir et donner l’impression d’un arrêt de la pensée, la production incessante des idées dans l’esprit se ralentissant, s’espaçant puis finissant pas s’éteindre. C’est un gros avantage pour tous les obsédés et tous ceux qui souffrent d’idées désagréables qu’ils ne parviennent pas à chasser (obsessions érotiques, criminelles, de violence, de vengeance, d’auto-destruction, suicidaires, d’auto-dépréciation, de culpabilisation …). Dans cette extinction ils voient un apaisement et croient (faussement) avoir atteint la paix de l’esprit. D’autres, de façon assez proche, somnolent en croyant méditer.
Ces problèmes ont été rencontrés par tous les méditants et mystiques et ont donc été décrits par eux, il y a déjà très longtemps. Par exemple ce défaut d’une langueur et d’un avachissement de l’esprit a déjà été décrit et dénoncé avec vigueur en l’an 1380 par Ruysbroeck l’Admirable : “ On rencontre d’autres hommes qui au moyen d’une sorte de vide, de dépouillement intérieur et d’affranchissement d’images, croient avoir découvert une manière d’être sans mode et s’y sont fixés sans l’amour de Dieu. Aussi pensent-ils être eux-mêmes Dieu. Ils se sont élevés à un état de non-savoir et d’absence de modes auxquels ils s’attachent et ils prennent cet être sans modes pour Dieu ” (Le livre des 7 clôtures, p.180). L’obtention de l’état de vide produit en l’homme une si grande suffisance puisqu’il est affranchi du poids de ses pensées qu’il se croit affranchi de la nature humaine et se prend pour un dieu. Une même condamnation de ce travers est fait à la même époque par un moine tibétain nyingmapa Khong-Chen, assorti de la punition de devoir renaître comme animal, puisqu’on a détruit le propre de l’homme : “ Ceux qui s’exercent à méditer avec suffisance pour supprimer toute pensée, deviennent vaniteux de cet état. Pour cette raison, ils renaîtront comme des animaux ”. L’esprit de l’homme doit rester debout et sa conscience ne doit pas s’éteindre.
La réalité se produit d’elle-même et n’est pas le produit d’un effort volontaire. La voie de l’amour est plus sure et directe que celle de la pensée. Dans ce domaine Madame Guyon est l’une des expérimentatrices les plus averties : “ L’esprit se lasse de penser et le cœur ne se lasse jamais d’aimer … Cette contemplation doit être nue et simple parce qu’elle doit être pure … On ne fait nul effort d’esprit pour s’abstraire, mais l’âme s’enfonçant de plus en plus dans l’amour, accoutume l’esprit à laisser tomber toutes les pensées, non par effort et raisonnement, mais cessant de les retenir, elles tombent d’elles-mêmes ”. Rien n’est plus vrai. Il ne faut pas faire d’efforts pour s’arréter de penser ou pour ne penser à rien, il suffit de se passionner pour cet Amour que l’on sent monter en soi et l’on ne s’occupe plus de ses pensées et distractions. Au fond les noms les plus exacts seraient peut-être ceux de recueillement ou d’absorption.
La vie debout n’est pas une vie d’absence et de sommeil, mais au contraire elle est une amplification de Conscience qui mène à ce que l’on nomme l’Eveil.
par Marc-Alain DESCAMPS _________________ d Ambre et de Lumière
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|  | | Solane

 Nombre de messages: 2 Age: 61 Localisation: Québec Date d'inscription: 15/10/2007
 | Sujet: Re: LA VIE DEBOUT Lun 15 Oct 2007, 12:53 | |
| Je devrai relire ces textes, ils me rejoignent beaucoup dans la Liberté d'être. Au fond de nous existe un sanctuaire qui nous lie à la Force Universelle et cette liaison nous mène vers le chemin de Liberté et de partage. _________________ Solane Que la Force soit avec toi |
|  | | jonquille

 Nombre de messages: 29 Age: 65 Localisation: Québec, Bas-St-Laurent Loisirs: lecture, mandalas, photo,internet Reiki Date d'inscription: 18/09/2007
 | Sujet: Re: LA VIE DEBOUT Mar 16 Oct 2007, 18:09 | |
| :69: merci pour ces textes , ils m,apporte beaucoup de lumère dans ma démarche spirituelle,Je sais que dans cette démarche d'Éveil la personne est entièrement responsable de son évolution c,est la prise en charge et tout ce qui vient avec.... je reviendrai pour partager apres plusieurs lecture de ces textes Jonquille |
|  | | AMBRE

 Nombre de messages: 3806 Age: 46 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: LA VIE DEBOUT Dim 23 Déc 2007, 10:42 | |
| CINQ DIFFÉRENTES SORTES D'ÂMES SPIRITUELLES La Vie Intérieure Chapitre 10 Pir-o-Murshid Hazrat Inayat Khan
Ceux qui vivent la vie intérieure doivent adopter une certaine manière de vie dans le monde, au milieu de toutes sortes de gens. On connaît cinq routes principales parmi celles que prennent les hommes spirituels pour faire face à la vie de ce monde. Il arrive fréquemment que rien dans leur manière de vivre, ne laisse supposer qu'ils vivent la vie intérieure. C'est pour cette raison que les sages ont toujours enseigné le respect de tout être humain, quelle que soit son apparence, et ils ont toujours recommandé de chercher qui se cache derrière cette forme et ce qu’elle signifie.
Le premier des cinq caractères principaux que peut revêtir l'homme spirituel, est celui de l'homme religieux: il pratique sa religion comme tout le monde, sans laisser paraître la connaissance plus profonde et la vue intérieure plus étendue, qu'il réalise pourtant au fond de lui-même. En apparence, il se rend à son temple ou à son église comme tout le monde, offre ses prières à l'Être Suprême, lit les Saintes Écritures, reçoit les sacrements et demande la bénédiction de l'église comme chacun le fait. Il ne se distingue pas des autres, il ne se montre pas plus avancé qu'eux sur la voie spirituelle. Cependant, alors qu'eux pratiquent leur religion de l'extérieur, l'homme spirituel la pratique, réellement, dans sa vie. Chacun de ses exercices religieux est, pour lui, une révélation symbolique: la prière est, pour lui, une méditation; dans les Écritures il trouve son mémento, parce que le Livre Saint lui rappelle ce qu'il lit dans la vie et dans la nature. C'est ainsi qu'au dehors il accomplit ses devoirs religieux simplement comme tout le monde, cependant qu'au-dedans il est un homme spirituel.
Une autre forme que peut revêtir l'homme spirituel est le caractère philosophe. On peut ne voir en lui aucune trace d'orthodoxie ni de piété; il peut sembler être parfaitement un homme du monde dans les affaires ou dans la vie mondaine. Il prend tout avec la même tranquillité, il tolère tout, il supporte tout. Il prend la vie simplement grâce a sa compréhension: en lui-même il comprend tout; son action extérieure répond aux exigences de la vie. Nul ne pourrait supposer que sa vie est la vie intérieure. Il peut mettre une affaire sur pied, et cependant être conscient de Dieu et de la Vérité. Il peut ne paraître nullement enclin à la méditation ou à la contemplation, alors qu'il passe chaque instant de sa vie dans la contemplation. Il peut se servir de ses occupations dans la vie quotidienne comme d'un moyen de réaliser son but spirituel. Rien dans son comportement ne donne à penser qu'il soit si haut sur ce plan, si ce n'est que ceux qui viennent en contact avec lui ne tarderont pas à être convaincus de son honnêteté; qu'il est loyal et juste dans le règlement de sa conduite et dans sa vie; et qu'il est sincère. C'est toute la religion dont il a besoin. De la sorte, sa vie extérieure devient sa religion, et sa réalisation intérieure devient sa spiritualité.
La troisième forme qu'un homme spirituel peut donner à sa vie est celle du service: il fait du bien aux autres. Des Saints peuvent se cacher sous cette forme. Ils gardent le silence sur la spiritualité, ni ils ne parlent beaucoup de la philosophie de la vie. Leur philosophie et leur religion sont dans leurs actes. L'amour jaillit incessamment de leur cœur, et leur vie se passe à faire du bien aux autres. Ils voient en chacun de ceux qui les approchent un frère ou une sœur ou leur enfant, et ils s'intéressent à leurs joies et à leurs peines, et ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour les guider, les instruire et les conseiller dans leur vie. Sous cette forme l'homme spirituel peut être instructeur, prédicateur ou philanthrope; quelle que soit sa condition, l'essentiel, pour lui, est de servir l'humanité, de faire du bien à son prochain, d'apporter le bonheur d'une manière ou d'une autre. Et la joie qui s'élève de ce service est la haute extase spirituelle, car de tout acte de bonté ou de bienveillance émane une joie particulière qui apporte l'air du ciel. Lorsqu'une personne est toujours occupée à faire du bien à autrui, la joie monte sans cesse dans son cœur, et cette joie répand une atmosphère céleste créant en lui ce ciel qui est sa vie intérieure. Le monde est si plein d'épines, d'inquiétudes, de douleurs et de tristesses, et c'est dans ce monde que vit l'homme spirituel! Mais, par les efforts même qu'il fait pour ôter les épines du chemin de son prochain, bien que ces épines lui blessent les mains, il s'élève, arrivant ainsi à cette joie intérieure qui est sa réalisation spirituelle.
La quatrième forme que peut prendre un homme spirituel est la forme mystique. Elle est difficile à comprendre: on naît mystique; le mysticisme ne s'apprend pas, c'est un tempérament. Un mystique peut avoir la face tournée vers le nord, et il regarde au sud; il peut baisser la tête, et il regarde en haut; il peut avoir les yeux ouverts, et il regarde au-dedans; il peut fermer les yeux, pourtant il regarde au dehors. Le commun des hommes ne peut comprendre le mystique, et c'est ce qui explique que les gens se sentent perdus quand ils ont affaire à lui. Son oui n'est pas le oui de tout le monde; son non n'a pas le sens qu'on lui donne. Dans presque chacune de ses phrases il y a un sens symbolique. Toute son action extérieure a une signification intérieure. Celui qui ne comprend pas les symboles du mystique sera perplexe en entendant une phrase dont le sens lui semblera obscur. Lorsqu'un mystique a fait un pas extérieurement, il en a fait mille intérieurement; il peut être dans une ville et agir au même moment dans un autre endroit. Un mystique est en lui-même un phénomène et un point d'interrogation pour ceux qui sont autour de lui. Lui-même ne peut leur dire ce qu'il fait, et ils ne peuvent comprendre la Vérité secrète du mystique: il vit dans le monde intérieur, et il recouvre cette vie intérieure d'une action extérieure. Sa parole, son geste, ne sont que la couverture d’un acte intérieur. C'est pourquoi ceux qui comprennent le mystique ne discutent jamais avec lui. Lorsqu'il dit: "Venez", ils viennent; s'il dit: "Allez", ils vont. Quand il va vers eux, ils ne lui disent pas: "Ne viens pas"; ils comprennent que c'est le moment où il doit venir; et lorsqu'il les quitte, ils ne lui demandent pas de rester, car ils savent que c'est pour lui le moment de partir.
Ni le rire d'un mystique, ni ses larmes ne doivent être regardés d'aucune façon comme une expression extérieure ayant une certaine signification. Il se peut que ses larmes recouvrent une très grande joie; son sourire, son rire peuvent être un voile jeté sur un sentiment très profond. Ses yeux ouverts, ses yeux fermés, le mouvement de son visage, son regard, son silence, sa conversation, tout chez lui a un sens autre que le sens habituel. Il ne faut pas croire qu'il soit dans l'intention du mystique de se comporter de la sorte: il est ainsi fait. Même le voulant, personne ne pourrait agir de cette manière, nul n'en a le pouvoir. La vérité est que l'âme du mystique est une âme qui danse. Elle a réalisé cette loi intérieure, elle a sondé ce mystère, que les âmes aspirent à connaître, et dans la joie de ce mystère, toute la vie du mystique devient un mystère. Vous pouvez voir le mystique vingt fois dans la journée, vous lui verrez vingt expressions différentes; il se trouve chaque fois dans un autre état d'esprit, mais la disposition dans laquelle on le trouve peut ne pas refléter son état d'âme. Le mystique est un exemple du mystère de Dieu manifesté dans l'homme.
La cinquième forme sous laquelle peut apparaître la personne qui vit dans le monde intérieur est une forme étrange, qui est rarement comprise. Il met le masque de l'innocence, et cela va si loin que ceux qui ne comprennent pas le prennent pour un déséquilibré, un être bizarre, étrange. Cela lui est égal, car il sait que cette attitude n'est qu'un bouclier. S'il devait reconnaître publiquement le pouvoir qui est le sien, tout le monde voudrait le voir, et il ne lui resterait plus un seul instant pour sa vie intérieure. Par son pouvoir immense il gouverne intérieurement des pays, il les dirige, et les préserve de désastres tels qu'inondations, épidémies et guerres; il maintient l'harmonie, à l'intérieur du pays ou du lieu qu'il habite. Et tout ceci est accompli par son silence, par sa constante réalisation de la vie intérieure. Pour celui qui n'a pas une vue intérieure profonde, il sera un être étrange. En Orient, on appelle cet homme un Madzub. Les Grecs connaissaient aussi cet aspect de l'homme spirituel, et il s'en trouve encore dans certains endroits, mais surtout en Orient. Aujourd’hui encore on voit en Orient des âmes vivant sous cette forme, celle de l'homme qui a réalisé le Soi, dans la vie de qui l'on ne voit aucune trace de philosophie, de mysticisme ou de religion, ni de morale particulière; cependant sa présence même est un générateur de force, son regard est inspirateur, il a une expression d'autorité, et, s'il parle, sa parole est la promesse de Dieu. Ce qu'il dit est la Vérité, mais il parle rarement, il est difficile d'obtenir un mot de lui. Une fois qu'il a parlé, ce qu'il a dit s'accomplit.
L’âme spirituelle peut venir sur terre sous des formes dont la variété est infinie, mais la meilleure manière de vivre dans ce monde, tout en vivant la vie intérieure, est d'être son Moi au dehors et au-dedans. Quelle que soit la profession qu'on exerce, la tâche qu'on doit accomplir, la part que l'on prend à la vie extérieure, il faut être sincère, véridique dans tout ce que l'on fait, remplir jusqu'au bout sa mission dans le monde en gardant toujours la réalisation intérieure que, dans toute occupation, la vie extérieure doit refléter la réalisation intérieure de la vérité.
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 Nombre de messages: 3806 Age: 46 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: La primauté des valeurs Mar 12 Fév 2008, 11:02 | |
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Allons plus loin. Si nous voulons pour le futur un monde différent, si nous voulons un monde plus libre, plus heureux, plus respectueux de la vie, un monde dans lequel la vie se sente en quelque sorte davantage chez elle, parce que chez Soi, il nous faudra promouvoir d’autres valeurs que celles qui ont eu cours jusqu’à présent. S’il doit y avoir un dépassement de la postmodernité, dans la cosmodernité, il faut au minimum donner dans l’éducation une importance fondamentale à trois valeurs essentielles :
a) La conscience. Une société éclairée est faite d’individus conscients. Elle n’est pas un troupeau somnolent gouverné par quelques uns, prenant toutes les décisions à sa place. Tout ce qui peut être fait dans le sens du développement de la conscience est utile. Un être humain devrait grandir dans la conscience, car c’est précisément l’expansion de conscience qui le fait grandir. Tout ce qui est favorable à l’éveil et à la lucidité permet l’accès une vie plus grande et plus libre, mérited’être encouragé. Toute ce qui contribue à l’enténèbrement de l’esprit, à l’abrutissement collectif, à la crétinisation des masses devrait être évité. C’est déjà une bonne mesure de nos décisions que de se demander si elles vont dans la direction d’une conscience plus élevée, ou d’une conscience moindre. Ajuster nos décisions sur la valeur de la conscience aurait une incidence extraordinaire sur la portée de nos actes.
b) L’honnêteté. Une société éclairée est faites d’individus ayant un sens élevé de l’intégrité et pour qui l’honnêteté est une valeur fondamentale. L’honnêteté est cohérence avec soi. Nous ne pouvons être honnête envers autrui qu’en étant honnête envers nous-même. L’honnêteté signifie que l’extérieur reflète fidèlement l’intérieur, elle consiste à dire ce que l’on pense et à faire ce que l’on dit, sans distorsion. Si je dis ce que je suis, sans restriction, honnêtement, alors je n’accorde plus de réalité à ce que j’ai pu construire auparavant par illusion ou par peur. La simplicité prend la place de toute ce que j’avais mis en avant et cru obligatoire et je passe de la peur à la confiance en mettant en conformité l’extérieur et l’intérieur. La simplicité est la demeure dans laquelle le sujet maintient son expérience de lui-même. Le lieu de la coïncidence avec soi dans laquelle précisément toute vie se rencontre. L'honnêteté élimine toute hypocrisie ou artificialité dans la relation, elle élimine ce qui est générateur de confusion et de méfiance dans la relation. Par suite, l’honnêteté se traduit dans le fait de ne jamais employer à mauvais escient ce qui nous a été confié. L’honnêteté est une contribution directe à l’intégrité, car précisément elle permet que l’intérieur se reflète fidèlement à l’extérieur restant un, sans division. L’honnêteté est valeur en ce qu’elle contribue à la construction d’une stabilité intérieure et fournit un fondement à une estime de soi qui ne dépend pas du jugement d’autrui. Comme la conscience, elle contribue à l’auto-référence qui donne son assise profonde à l’autonomie.
c) La responsabilité. Une société éclairée est faites d’individus qui ont en sens élevé et étendu de la responsabilité. Être responsable veut dire avoir de la sollicitude à l’égard de ce qui nous est confié et dont nous avons la garde, depuis celle de l’enfant dont nous devons nous occuper jusqu’à ce qu’il devienne adulte, jusqu’au soin que nous accordons au-delà de notre famille, à notre voisinage et de là jusqu’à la Terre entière dont nous souhaitons la protection. La responsabilité implique avoir conscience des conséquences de nos actes au-delà de la recherche d’une satisfaction immédiate. Cela veut dire aussi avoir conscience que rien n’est séparé, que toute décision nous engage et que nous sommes embarqués sur cette Terre le même bateau. Eduquer dans l’enfant la valeur de la responsabilité l’amène à reconnaître les implications lointaines d’une action et à regarder le monde comme sa famille élargie. L’éducation à la responsabilité décloisonne les visées à courte vue de l’ego en leur offrant une perspective illimitée. La responsabilité invite chacun à prendre en main les rennes de son existence et à accorder un soi à tout ce qui rendre en relation avec notre propre existence. Elle invite l’adulte à se déposer sur les épaules de l’enfant le soin de faire ses propre choix, au lieu de les faire à sa place. Le soin de ne pas cacher ou détourner les conséquences de l’enfant. Elle donne à la lucidité une portée concrète dans l’action en maintenant la flamme de l’attention au cœur de toutes nos décisions.
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Les valeurs diffèrent des normes. Elles sont l’objet d’une préférence subjective en vue d’une fin que nous estimons digne d’être poursuivie. Les valeurs ne sont pas pour autant des désirs égocentriques, elles s’inscrivent dans la perspective d’une communauté. La communauté de ceux qui sont attachés aux mêmes valeurs. Les normes relèvent d’un consensus social qui possède un caractère d’obligation. La valeur se situe sur le plan de la raison privée, la norme se situe sur le plan de la raison publique. Elle est directement en jeu dans le droit et le fonctionnement des institutions. Dans notre monde contemporain, la relation entre valeurs et normes fait problème. Nous raisonnons comme s’il était justifié de séparer les préférences individuelles et la fonctionnalité juridique. Les normes sociales ne sont pas séparables du système de valeurs à l’œuvre dans une société, mais elles sont davantage avancées dans le consensus.
Toutes les valeurs ne sont pas morales, même s’il est vrai qu’effectivement les valeurs morales ont une place privilégiée dans nos systèmes de valeurs. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que notre époque connaît une crise profonde qui atteint de plein fouet les repères de nos valeurs. Une crise qui se traduit par une incapacité de parvenir à les fonder en raison de manière satisfaisante. La crise des valeurs est une crise de la représentation des valeurs dans sa relation intime avec la vie. Elle nous confronte avec la situation indépassable dans laquelle la Vie découvre que sa propre justification n’est qu’elle-même et ne dépend d’aucune représentation. La crise des valeurs nous ramène à l’essence pathétique de la Vie, dans sa puissance de manifestation, son auto-accroissement, son expansion, sa perpétuelle donation à soi et sa jouissance de soi. C’est dans l’intériorité la plus vive que se situe la dimension spirituelle de la Vie. Il y a des valeurs qui servent la vie, d’autres qui la desservent. Il y a des valeurs qui contribuent à son auto-développement, d’autres qui deviennent un carcan et une prison. Notre éducation ne devrait pas dédaigner l’enseignement des valeurs, car le monde économique lui ne les oublie jamais et il aura tôt fait de remplacer ce que nous aurons négligé. C’est notre propre négligence que nous contemplons aujourd’hui avec des yeux effarés, dans le sentiment que tout fout-le-camp et qu’il n’y a plus de valeurs. http://sergecar.club.fr/index.htm  _________________ d Ambre et de Lumière
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|  | | AMBRE

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 | Sujet: Morale, éthique, conscience... Ven 15 Fév 2008, 16:39 | |
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Morale, éthique, conscience... Par Selim Aïssel, Maître de la 4ème Voie La morale humaine n’a rien de moral
La notion du bien et du mal change selon les époques et les cultures. Aujourd’hui encore, dans nos sociétés soi-disant évoluées, on donne à certains le droit de tuer : la morale de l’Amérique donne à ses soldats le droit de tuer des rebelles irakiens et la morale des Irakiens donne le droit de tuer des soldats américains. Chacun peut massacrer l’autre en toute bonne conscience et dans le respect de sa morale propre. Voilà les limites de la conscience humaine habituelle : elle est élastique et varie en fonction de réalités non pas morales, mais religieuses, économiques ou socio-politiques. La conscience supérieure, la véritable éthique, ne permet jamais de tuer (pas même pour de soi-disant bonnes raisons), ne triche pas, ne magouille pas ; elle est nécessairement porteuse de vérité. C’est la raison pour laquelle ceux qui évoluent réellement sur un chemin spirituel, quels que soient le pays, la culture, le groupe ethnique, la religion auxquels ils appartiennent, ont tous la même morale : la vraie morale de la fraternité, de la tolérance, celle qui ne fait pas de compromis et qui conduit à accepter même ses ennemis. Car quel mérite avons-nous à aimer nos amis ? Et qui sont nos ennemis ? Ceux qui sont nés à un autre endroit, qui ont une autre religion, d’autres idées, d’autres intérêts que nous...
« La force de la conscience est la véritable force de toute évolution »
Le moyen-clé de la transformation :
La conscience de soi Le moyen le plus important et le plus simple d’accéder à cette morale supérieure est la conscience de soi, c’est-à-dire la présence et l’attention portée à soi, aux autres et aux choses. Beaucoup ne voient pas comment la présence peut transformer l’être, ils n’y voient pas de connotation morale ou éthique ; pourtant, les deux vont de pair : celui qui essaie de s’observer et d’être présent à lui-même devient nécessairement de plus en plus moral, parce qu’il est dans la nature même de la conscience de rendre les individus meilleurs. Imaginez que vous deveniez réellement conscient de l’un de vos défauts. Chaque fois que vous vous voyez vivre ce défaut, vous en souffrez parce que vous voyez votre limitation ; c’est votre conscience morale qui vous fait souffrir. Si vous vous dites que ce défaut n’est pas grave, c’est que vous n’en avez pas une véritable conscience ; mais plus le temps passe, plus la conscience que vous avez de ce défaut vous le rend insupportable et finit par vous donner la force de le dépasser, à condition d’appliquer à votre observation les huit critères de l’observation juste (voir encadré). Ils sont les conditions sine qua non de son efficacité.
Les 8 critères de l’observation juste
On observe ses attitudes physiques, émotionnelles et intellectuelles : sans se critiquer sans se culpabiliser sans vouloir changer ce qu’on observe sans analyser sans s’identifier sur un point précis avec tous les sens le plus souvent possible
Pour certains défauts, bien ancrés en vous, beaucoup de temps sera nécessaire avant qu’ils vous deviennent vraiment insupportables et que vous puissiez vous en débarrasser ; d’autres, peu à peu, sont comme dissous par la conscience que vous en avez. C’est pourquoi l’on pourrait presque dire que, sur le chemin spirituel, la seule chose qui compte, c’est d’être conscient de soi : “Observez-vous, remarquez les choses”. Sans vous mettre à culpabiliser, à déprimer ou à vous apitoyer sur vous-même : sinon, alors que vous venez de vous découvrir un défaut, vous en rajoutez un autre ! Avant de commencer à lutter contre la faiblesse ou le défaut, luttez contre la tendance à la plainte, la justification, la culpabilité. Dites-vous que cette tendance est très forte dans l’être humain parce que l’éducation l’a ancrée en vous, donc luttez et surtout, luttez contre l’apitoiement sur vous-même. Ensuite, vous pourrez commencer la lutte contre le défaut, à moins que la simple observation de ce défaut ne suffise à vous le faire dépasser naturellement... La force de la conscience est la véritable force de toute évolution. Quand vous observez quelque chose de négatif, émotion, défaut ou faiblesse, vous amenez une force positive, la force de votre observation, et elle va transformer, purifier ce négatif. Tous les exercices et pratiques proposés par l’enseignement spirituel que je représente ont comme but d’éveiller l’énergie de conscience, d’y amener constamment cette force de purification et de structuration. Sachez aussi que lorsque vous découvrez quelque chose de positif en vous, le simple fait de le découvrir et de l’observer amène de la nourriture à cette qualité positive, la développe en vous naturellement ; la force de la conscience est une force d’évolution qui agit naturellement ; la moindre bonne action, la moindre bonne pensée, le moindre bon sentiment enlève un voile et vous rend meilleur ; elle a aussi ce pouvoir de transformation. Il est heureux que le juste, le beau et le bon transforment positivement le monde. Ils sont les forces qui font avancer le monde.
L’éthique : ce qui conduit à soi
Habituellement, on traduit “éthique” par “morale, qualité supérieure des mœurs, du comportement, des attitudes, des habitudes”. Mais l’étymologie du mot nous mène à une autre notion. “Ethos” veut dire “coutume”, mais aussi : “ce qui est propre à soi”, ce qu’on est véritablement, le véritable Soi. La compréhension des mots nous mène à la réalité qui est cachée derrière. Aujourd’hui, le mot “éthique” a été galvaudé, réduit à l’idée de morale, même s’il s’agit d’une morale un peu supérieure à l’idée de morale classique, mais pour nous, il signifie : “ce qui conduit à soi”. L’éthique dont nous parlons est celle qui nous conduit à nous-même, à ce qui est le plus profond en nous et non à notre conscience morale, issue de l’éducation parentale ou religieuse. Malheureusement, l’être humain n’a plus le contact avec ce qui est véritablement soi en lui-même, il n’a plus le contact avec son Soi, donc avec sa conscience, avec son être réel. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a inventé une éthique religieuse, médicale, politique, économique, sociale, etc. Parce qu’il n’a plus l’éthique tout court. L’éthique, qui était propre à soi, vraiment à soi, donc intérieure, est devenue la morale extérieure, les attitudes, les coutumes ou les mœurs extérieures. Sur le chemin spirituel, nous essayons de renverser la vapeur...
Ouvrages de l’auteur : Avec Pascale Ash, Spiritualité Aujourd’hui, Ed° Althe S.A., 2005. Les Maîtres de sagesse existent, j’en ai rencontré un, Ed° Spiritual Book France, 1999
Selim Aïssel est un Maître de Sagesse, formé dans la dernière Ecole de Sagesse. Il a été le seul Occidental formé par les Sarmoung. Selon la tradition des derviches, tout Maître de Sagesse, une fois sa formation achevée, est envoyé auprès d’autres instructeurs, représentants de toutes les traditions spirituelles authentiques, dont il doit acquérir une connaissance juste. http://www.soleil-levant.org/presse/article.php3?id_article=114
merci à Karen de m avoir fait découvrir Selim Aïssel partage suite à un débat d idée hier avec un ami. _________________ d Ambre et de Lumière
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|  | | poussières d'étoiles
 Nombre de messages: 234 Age: 40 Localisation: Québec, Canada Date d'inscription: 20/10/2007
 | Sujet: Re: LA VIE DEBOUT Ven 15 Fév 2008, 16:59 | |
| Merci beaucoup Quelle belle énergie encore une fois 144000 |
|  | | AMBRE

 Nombre de messages: 3806 Age: 46 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: LA VIE DEBOUT Mer 21 Mai 2008, 16:39 | |
| Texte proposé il y a un an déjà! L'Eveil au 21ème siècle
Etes vous prêt à changer maintenant ?
par Andrew Cohen

Tout le monde veut devenir éveillé mais personne ne veut changer. C'est la simple et décourageante vérité que j'ai pu lire dans les regards d'innombrables chercheurs au fil des ans. " Je veux réellement devenir éveillé " insistent-t-ils. Je demande : " Mais êtes VOUS prêt à CHANGER maintenant ? ". " Quoi ? " est l'inévitable réponsede gens surpris et même légèrement abasourdis. Et je répète : " Etes VOUS prêt à CHANGER maintenant ? " Ce qui s'ensuit est toujours un moment étrange et surréaliste d'ambiguïté, de confusion, et de pédalage en arrière. " Mais je croyais que vous vouliez devenir éveillé... ".
En effet, c'est déjà un moment bien rare lorsque l'impulsion évolutivecette mystérieuse poussée vers une liberté sans limite, qui est notre propre potentiel de transformation radicale en cette vieémerge dans la conscience, sans être retenue par les désirs et les peurs incessants de l'ego séparé. Mais il est infiniment plus rare, lorsque surgit l'impulsion, qu'il y ait une réponse ferme et sans peur disant oui et oui et oui et seulement oui, maintenant et pour toujours.
Le prix de la transformation radicale est toujours le mêmenous devons lâcher peur et attachement. Et, dans ce lâcher prise, découvrir une perspective complètement différente sur ce que signifie d'être vivant. Mais ce sont ces deux tâchestranscender peur et attachement, et vouloir embrasser une nouvelle façon de voirque la plupart des chercheurs trouvent si difficile. Quand l'expérience spirituelle ébranle tout notre être, nous vidant spontanément de la peur et de l'attachement, ouvrant notre œil intérieur à des niveaux supérieurs de perception, temporairement il n'y a plus rien à lâcher. Temporairement, nous sommes soulevés hors de notre inconscience, et notre façon de percevoir la réalité et notre place change considérablement. Ainsi, il semble qu'une réelle transformation a eu lieuque peut-être nous avons effectivement changé. Mais quand l'état supérieur de conscience commence à s'éloigner, quand l'intensité de l'expérience spirituelle devient la simplicité de la vie telle qu'elle est, quand nous découvrons que nous n'avons pas changé autant que nous le pensions, alors quelle est la profondeur de notre intérêt pour le miracle et le mystère de la révélation qui nous est tombée dessus ? En effet, jusqu'à quel point voulons-nous réellement changer, même si désormais nous avons vu cette autre rive ? Sommes nous prêts à payer le prix d'une transformation permanente, quand elle demande tout de nous ?
La plupart du temps, l'expérience spirituelle, le goût de la conscience éveillée, nous donnent simplement un aperçu du possible. En d'autres termes, l'expérience spirituelle est rarement la fin du chemin. Mais si nous sommes sincères dans notre aspiration à une transformation authentique, elle peut être un réel commencement. Le commencement d'une vie complètement différenteune vie libre de peur et d'attachement, informée par une révélation et une inspiration venant d'une source inconnue au-delà du mental. Mais pour que ce soit le cas, nous devons VOULOIR CHANGER MAINTENANT. Quand ? Maintenant. Et maintenant. Et encore maintenant. Pourquoi ? Parce que la volonté authentique de changer maintenant est elle-même le lâcher prise de la peur et de l'attachement, qui révèle une perspective complètement différentemaintenant, maintenant, et encore maintenant.
La conscience éveillée, non seulement fondée sur le désir de changer, est aussi la seule et unique place en nous tous qui prospère en tant que changement. Cela veut dire la LIBERTE elle-même. La liberté de la conscience éveillée est cette relation avec le processus de vie qui, précisément parce qu'elle ne s'accroche à rien, semble changer tout le temps. Bien sûr, ce n'est pas le cas. Celui qui est vraiment éveillé ne bouge jamais, installé de manière permanente au-delà du monde du temps et du devenir. Mais à cause de cette position immuable, il ou elle est capable, dans le monde du temps et du devenir, d'être la manifestation éclatante d'une créativité passionnée et débridée, une force puissante d'évolution consciente en action.
Donc, vous voyez, vouloir changer maintenant, sans peur et de tout son cœur, le vouloir réellement maintenant, est la porte de la libération pour la conscience éveilléeet, simultanément, elle est l'expression même de cet éveil.
Donc... êtes VOUS prêt à CHANGER maintenant ? Mais je croyais que vous vouliez devenir éveillé...
voir aussi les 5 lois de l éveil lévolutif http://www.andrewcohen.org/fr/5Lois.asp
 _________________ d Ambre et de Lumière
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