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 Le tétramorphe et croix de vie

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AMBRE

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MessageSujet: Le tétramorphe et croix de vie   Ven 25 Mai 2007, 21:44


je vous partage un mandala que j ai depuis des années et dont le "mystère" me pousse chaque jour à la réflexion...que je vous partage désormais ...ce sera donc mon fil Ariane sur ce forum!
Le tétramorphe




Tétramorphe : représentation des quatre évangélistes sous leurs formes allégoriques (l'ange pour Saint Matthieu, l'aigle pour Saint Jean, le taureau pour Saint Luc et le lion pour Saint Marc). Cette représentation est inspirée par une vision d'Ezéchiel et par la description des quatre Vivants de l'Apocalypse selon St Jean.

les Quatre animaux.


Concernant les quatre animaux, dans l’Apocalypse, on peut lire ceci (IV, 6) : « Vis-à-vis du trône, il y avait une mer transparente comme le verre, et semblable à du cristal ; et au bas du trône et à l’entour, il y avait quatre animaux pleins d’yeux devant et derrière. 7. Le premier animal était semblable à un lion, le second était semblable à un veau, le troisième avait le visage comme celui d’un homme, et le quatrième était semblable à un aigle qui vole. »
Et la citation suivante les décrit encore mieux.
Dans Ezéchiel - Introduction
« 1. La trentième année, au quatrième mois, le cinq du mois, alors que je me trouvais parmi les déportés, au bord du fleuve Kebar, le ciel s’ouvrit et je fus témoin de visions divines. Le cinq du mois - c’était la cinquième année d’exil du roi Joiakin - la parole de Yahvé fut adressée au prêtre Ezéchiel fils de Buzi, au pays des Chaldéens, au bord du fleuve Kebar.
« C’est là que la main de Yahvé fut sur moi. Je regardai : c’était un vent de tempête, soufflant du nord, un gros nuage environné d’une lueur, un feu d’où jaillissaient des éclairs, et au centre comme l’éclat du vermeil, au milieu du feu. Au centre, je discernai quelque chose comme quatre animaux dont voici l’aspect : ils avaient une forme humaine. Ils avaient chacun quatre faces, et chacun quatre ailes. Leurs jambes étaient droites et leurs sabots ressemblaient à des sabots de bœuf, étincelants comme de l’airain poli. Des mains humaines apparaissaient sous leurs ailes ; leurs faces, à tous les quatre, étaient tournées vers les quatre directions. Leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre ; ils ne se tournaient pas en marchant ; ils allaient chacun devant soi. Quant à leur aspect, ils avaient une face d’homme, et tous les quatre avaient une face de lion à droite, et tous les quatre avaient une face de taureau à gauche, et tous les quatre avaient une face d’aigle. Leurs ailes étaient déployées vers le haut ; chacun avait deux ailes se touchant et deux ailes lui couvrant le corps ; et ils allaient chacun devant soi ; ils allaient là ou l’esprit les poussait ; ils ne se tournaient pas en marchant.
« … Je regardai les animaux ; il y avait une roue à terre, à côté d’eux, de tous les quatre…. Et lorsque les animaux avançaient, les roues avançaient près d’eux, et lorsque les animaux s’élevaient de terre, les roues s’élevaient… Car l’esprit de l’animal était dans les roues. »
Je vous répète la phrase qui dit : Quant à leur aspect, ils avaient une face d’homme, et tous les quatre avaient une face de lion à droite, et tous les quatre avaient une face de taureau à gauche, et tous les quatre avaient une face d’aigle.
Je résume mes observations au sujet de ces animaux :
D’abord, il s’agit bien d’animaux ; du moins ce qui est semblable à des animaux, et, parmi ceux-ci, celui qui a le visage d’homme. Par la suite, on parlera toujours des quatre animaux : celui qui a le visage d’homme n’est donc pas un être humain, mais un animal.
Ensuite, les quatre animaux ne sont pas différents, car tous les quatre :
1. ont une forme humaine
2. ont quatre faces, lion à droite, veau à gauche, aigle sans précision d’orientation (le visage d’homme et le visage d’aigle n’ont pas d’orientation précisée ; on peut supposer que l’un regarde devant et l’autre derrière. [temple d’Angkor) ;
3. pleins d’yeux devant et derrière [Janus].
Il y a aussi le fait qu’à côté de chacun des animaux, il y a une roue , qui bouge en même temps que l’animal, car l’esprit de l’animal est dans la roue.
Voyons d’abord le fait que les quatre animaux ne sont pas différents, et pourtant Jean les présente comme différents. Dans l‘univers comme dans l’homme, il y a un assemblage de différents courants de force, de pensée, de sentiment. Aussi bien dans l’expression universelle que dans le caractère humain, chaque courant se manifeste de façon dynamique tout en restant concurrent des autres courants qui demeurent à l’état potentiel. Il faut remarquer que chaque animal est placé à un point cardinal : chacun, investi des quatre courants, manifeste, dans l’orientation où il est placé, le courant qui lui est le plus spécial : le lion à droite, le veau à gauche, l’homme devant et l’aigle derrière. [Je m’abstiens de commenter ces quatre apparences, car, d’une part, c’est assez expressif, et d’autre part, chacun de nous a sa propre idée là-dessus.]
Sur le plan personnel, même si quelqu’un est « fort », énergique, sa façon d’agir, et même d’être, reflète nécessairement les autres aspects de sa personnalité. Cela diffère forcément de celle d’un autre qui a, lui aussi, la volonté comme caractéristique. Tous les rois ne sont pas semblables, tous les instructeurs non plus, tous les ingénieurs, tous les artisans, tous les maçons, personne n’agit et ne se comporte de façon identique à celui qui a la même caractéristique principale.
J’aimerais, dans ce contexte, citer ce passage de la Bhagavad Gita : “Des Brahmanes et des Kshatriyas et des Vaisyas, et aussi des Sudras, O Parantapa, les devoirs sont partagés selon les qualités inhérentes dans la nature.”
Il est intéressant de lire les commentaires qu’en a fait Shankarâchârya. “La source de la nature (svabhava) du Brahmane est le guna de sattva; les sources de la nature du Kshatriya sont rajas et sattva, le dernier étant subordonné au premier; celles de la nature du Vaisya sont rajas et tamas, le dernier étant subordonné au premier; et celles de la nature du Sudra sont tamas et rajas, le dernier étant subordonné au premier. Car, ainsi qu’on peut le constater, les traits caractéristiques de leurs natures respectives sont la sérénité, la majesté, l’activité, et la lenteur d’esprit.”
Il s’agit là des castes, et je crois qu’il serait intéressant de savoir que le mot caste, en sanscrit, se dit varna, couleur. Donc, lorsque l’on rencontre le mot « couleur » dans les textes sacrés, surtout en Orient, il ne s’agit pas de la couleur de la peau, donc des races comme on a l’habitude de le penser, mais de la « couleur » intérieure de chacun de nous.
Sur le plan universel, j’aimerais communiquer une image : l’Orient est nécessairement teinté d’Occident, du Nord et du Sud, peut-être même du Zénith et du Nadir. Le soleil qui se lève à l’Est s’est couché à l’Ouest, et a parcouru le Nord et le Sud de la Terre (le « solstice » est le moment où le parcours vers le Nord s’arrête et où le soleil va vers le Sud). Le soleil qui se lève à l’Est n’est donc pas le même pour un Oriental de l’hémisphère septentrional, que pour un Occidental de l’hémisphère méridional. J’ai bien dit « donc », car c’est la conséquence logique de cette influence concurrente des quatre points cardinaux.
Le fait que les quatre animaux cités soient pleins d’yeux devant et derrière est un autre point important.
Mais je rappelle que, selon Ezéchiel, les quatre « animaux » avaient une forme humaine. Ils avaient chacun quatre faces, et chacun quatre ailes. Leurs jambes étaient droites et leurs sabots ressemblaient à des sabots de bœuf. J’ose à peine dire ce que je pense. Mais, les jambes droites n’indiquent-elles pas le redressement de l’animal à la stature humaine, le passage à l’état d’homo erectus, avec encore un « souvenir » du règne animal, comme le montrent les sabots de bœuf ?
Si on y réfléchit bien, la Bible, et par conséquent les Evangiles et l’Apocalypse, s’adressent à la nouvelle humanité annoncée et baptisée par le premier Jean, vêtu de peau de bête, qui vivait dans le désert, qui baptise dans l’eau et qui annonce que « quelqu’un vient, qui vous baptisera de feu et d’esprit saint » ; cet esprit saint est représenté par le H qui s’est ajouté aux noms d’Abraham et de Sarah, lorsqu’ils conçurent leur fils après une longue période d’infertilité.
Rappelons qu’à la sonnerie de la septième trompette, les vingt-quatre vieillards tombent de leur siège – devant le trône de Dieu - et leur visage fut à terre…
Cela n’indiquerait-il pas la fin d’un cycle – où les représentants actifs étaient bien « devant le trône de Dieu », c’est-à-dire accrédités dans leur fonction – et la venue d’un nouveau cycle, où les vingt-quatre sont remplacés par un Dieu unique et son représentant, le Christ ?
Ce serait l’avènement d’une nouvelle humanité – comme nous venons de le voir avec Abram qui devint AbraHam et Sarai qui devint SaraH, et dont le fils, Isaac, fut comblé de tous les biens de la terre par son père.
à suivre...
http://www.fangpo1.com/Dos_Lotus/articl … _ton1.html

Le tétramorphe, ou quatre Vivants, représente les quatre animaux ailés tirant le char de la vision d'Ezéchiel (Ez 1 ; 1-14. ) On les retrouve dans l'Apocalypse de Jean (4; 7-. Plus tard les Pères de l'Eglise en ont fait l'emblème aux quatre évangélistes : le lion pour Marc, le taureau pour Luc, l'homme pour Matthieu et l'aigle pour Jean. Ils accompagnent souvent les représentations du Christ en majesté.

L’homme est Matthieu : son évangile débute par la généalogie humaine de Jésus.
Le lion est Marc : Dans les premières lignes de son évangile, Jean-Baptiste crie dans le désert ("un cri surgit dans le désert").
Le bœuf est Luc : aux premiers versets de son évangile, il fait allusion à Zacharie qui offre un sacrifice à Dieu, or dans le bestiaire - traditionnel, le bœuf est signe de sacrifice.
L’aigle est Jean: son évangile commence par le mystère céleste.
(http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9tramorphe)


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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Lun 28 Mai 2007, 12:47


Les 4 signes fixes du Zodiaque figurés par le Sphinx (Verseau, Lion, Taureau, et Scorpion/Aigle) forment la Croix hermétique, symbole des initiations égyptiennes.



voir aussi: http://www.erenouvelle.com/dossegyprose.php


- Le secret du Sphinx, demandai-je avec curiosité, qu'est-ce que c'est ?

- Tout simplement ceci, répondit-il. Le corps est ANIMAL. La tête est ESPRIT.

Cela démontrait très clairement que l'esprit peut dominer sur le corps.




NOTA 1 : Selon la tradition initiatique, le Sphinx actuel (monocéphale) est une représentation du Zodiaque en relation avec les quatre éléments : il possédait à l’origine une tête d'homme (Verseau, signe d'air), un corps de taureau (Taureau, signe de terre), des pattes de lion (Lion, signe de feu) et des ailes d'aigle (Scorpion, signe d'eau), ces dernières n’ayant pas survécu aux assauts du temps.




Les 4 signes fixes du Zodiaque figurés par le Sphinx (Verseau, Lion, Taureau, et Scorpion/Aigle) forment la Croix hermétique, symbole des initiations égyptiennes.

Bien que réalisé beaucoup plus tardivement que celui de Gizeh, le Sphinx mésopotamien de Nimrud (IXème siècle avant J.C. - Cf. photo ci-contre) est, du point de vue astrologique, la transcription fidèle du symbolisme originel du Sphinx. On retrouve d'ailleurs ces symboles dans l'Apocalypse de Saint-Jean à travers la description des quatre Animaux Saints dont il est dit qu’ils se tiennent devant le Trône de Dieu et que, jour et nuit, ils ne cessent de chanter : "Saint, Saint, Saint est le Seigneur Dieu Tout-Puissant, qui était, qui est et qui vient !"

La tradition initiatique enseigne en effet que dans le Zodiaque primordial, c’est l'Aigle qui occupait la place attribuée aujourd’hui au Scorpion. Du fait de la mauvaise utilisation de l’énergie sexuelle par l’être humain, l’Aigle est tombé et s'est transformé en Scorpion. Il incarne la chute originelle, telle qu'elle est symboliquement décrite dans la Genèse, après que l'homme ait mangé du fruit de l'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal.

À l’époque où le Sphinx fut construit par les Égyptiens, la croix qu’il figure n’était pas encore devenue le symbole du sacrifice de Jésus. Elle représentait les quatre courants énergétiques qui parcourent l'espace du zénith au nadir et du levant au couchant.

Lorsqu’il étend ses bras, l’homme forme également une croix. Il est situé au croisement de ces énergies, reçoit leurs influences et doit apprendre à travailler avec elles.

La croix était le symbole de la religion solaire égyptienne fondée par Hermès-Thot (Cf. notre dossier consacré aux mystères de l’ancienne Égypte).La tête la plus haute devait, quant à elle, démontrer que l'esprit qui parvient à dominer le corps peut dominer l'esprit. Celui qui verra cette victoire de l'esprit sur l'esprit trouvera la clé de la victoire de l'esprit sur la matière !




NOTA 2 : « L’esprit » signifie d’un côté l’esprit humain, c’est-à-dire l’intellect qui permet à l’homme de raisonner et de comprendre les lois de la matière, et de l’autre l’Esprit divin, qui lui permet de se hisser au rang d’Être spirituel.





- C'est cela, le secret du Sphinx ?

- Mais oui ! »

Cela ne me fit ni chaud ni froid d'être dans la confidence !

J'étais même un peu déçue. Je ne sais pourquoi, je m'attendais à quelque chose de plus merveilleux, de plus magique enfin...





NOTA 3 : Pour comprendre le symbolisme de ces deux têtes du Sphinx originel (bicéphale), il faut garder en mémoire que, dans l’Égypte d’Hermès-Thot, les monuments sacrés n’étaient pas considérés comme de simples lieux de culte, mais avant tout comme des relais énergétiques entre le Ciel et la Terre (Cf. notre page « la corrélation d’Orion »). Les étoiles du firmament n’étaient pas encore devenues ces corps célestes lointains, plus ou moins morts, plus ou moins inaccessibles, que les scientifiques actuels s’entêtent à vouloir nous présenter. Les Égyptiens voyaient dans les constellations des Êtres spirituels et vivants, habités de myriades d’entités avec lesquelles les hiérophantes savaient communiquer. Ces derniers étaient capables de les identifier d’après leur fréquence vibratoire, et de canaliser leur énergie pour accomplir des travaux gigantesques, ce qu’ils firent en leur temps…

Dans « Le Mystère d’Orion », Bauval établit d’ailleurs scientifiquement et de manière irréfutable le lien entre les trois plus grandes pyramides de Gizeh : Kheops, Khephren et Mykerinos, et les trois étoiles du Baudrier d’Orion : Mintaka (Delta d’Orion), Al Nilam ((Epsilon d’Orion) et Al Nitak (Zéta d’Orion).

Les deux têtes du Sphinx originel fournissent ainsi une représentation de la Force cosmique unique agissant dans des directions opposées sur les deux pôles terrestres. Elles expriment les deux composantes de la manifestation divine sur notre planète : un mouvement descendant du Ciel vers la Terre ou de l'Esprit à la vie matérielle et un mouvement ascendant de la Terre vers le Ciel, associé à une renaissance spirituelle. Comme l'influence combinée du Ciel et de la Terre s'exerce dans des sens opposés, chaque opération de dissipation ou de dissolution à l'un des pôles s'allie avec une opération de condensation ou de coagulation à l'autre pôle afin de maintenir un équilibre d'ensemble.

Il est d’ailleurs intéressant de noter que la plus ancienne sculpture humaine connue à ce jour, le personnage androgyne découvert il y a quelques années à Catal Hüyük, au sud de la Turquie, est un être à deux têtes. Ces deux têtes correspondent aux pôles céleste et terrestre de la Force cosmique.




Signalons enfin que chacun des quatre évangélistes (Jean, Marc, Luc et Matthieu) est traditionnellement représenté par l’un des quatre signes zodiacaux qui figurent sur la croix symbolisée par le Sphinx. Or, le signe qui correspond à Jean, celui-là même qui eut la vision des quatre Animaux Saints retranscrite dans l’Apocalypse, l’Aigle (c’est-à-dire le Scorpion divinisé), est curieusement présenté dans plusieurs documents templiers et sur certaines églises médiévales sous l’aspect d’un Aigle à deux têtes !
[center]


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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Lun 28 Mai 2007, 12:54


"l oeuvre" de Khnopff et de Gustave Klimt m a toujours passionnée et interpellée...

La vision de Fernand Khnopff
Le tableau intitulé “L'Art” ou “Le Sphinx” ou “Les caresses” dépeint principalement l'union des aspects masculin et féminin au sein de l'être, le voyage de retour vers l'état androgyne.
Le tableau met en relation l'horizontalité (Terre ou 4), la verticalité (2) et l'inclinaison ou mieux l'inclination des deux êtres masculin et féminin cherchant à se fondre dans l'Un (3 = 2+1) 3. Ce dernier trait est souligné par la position triangulaire des deux corps. D'ailleurs, ils s'effleurent, se caressent tout à la joie de leur destinée commune.

Le caractère androgyne de ces deux êtres reflète simplement leurs aspects masculin (yang) et féminin (yin) dans des proportions différentes. Comme dans le fameux symbole yin-yang, il y a du yang dans le yin et du yin dans le yang i.e. du blanc dans le noir et du noir dans le blanc.

Tout comme l'aigle, le sceptre ailé est là pour symboliser l'être qui s'est élevé au-dessus de sa condition terrestre pour atteindre les hauteurs célestes.

Si l'horizontalité apparaît bien évidemment dans la ligne d'horizon et la pierre où repose la Sphinge-guépard, la verticalité transparait dans les représentations liant les mondes d'en bas et d'en haut.

Les cyprès, d'origine inconnue et considérés comme un véritable don du Ciel, sont le symbole par excellence de l'axe entre Ciel et Terre.

Les deux colonnes reliées par une chaîne symbolisent les liens entre les divers domaines de l'être, notamment:
- Le séjour des hommes ouvert les êtres ayant réalisé la plénitude psychique;
- Le séjour des dieux rassemblant aux êtres ayant atteint la plénitude spirituelle.

Les murs d'un temple, couverts de signes kabbalistiques, symbolisent l'enceinte de séparation entre le monde extérieur et le Monde intérieur.

Toutes ces représentations sont autant de signes reliant la Terre et le Ciel, le monde extérieur et le Monde intérieur et suggérant le voyage de retour de l'être ordinaire à l'état d'être unifié ou androgynique originel.

http://users.skynet.be/lotus/art/khnopff-fr.htm

pour ceux à qui celà "parle" voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_Khnopff


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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Dim 24 Juin 2007, 13:44


Le mystère du Sphinx et de la Pyramide



Texte de Catharose de Petri, collaboratrice de Jan van Rijckenborgh, consacré au lien subtil unissant ces deux symboles fondamentaux de l'Egypte ancienne et leur actualité dans le présent.

Voir l'article
Source: La parole vivante (Rozekruis-Pers, Haarlem, Pays-Bas, 1996, diffusion France: éditions du Septénaire)

Lire aussi:
La Grande pyramide
L'énigme du Sphinx

Nota: ces trois textes, associés au livre Les Grands Initiés de Edouard Schuré, ont joué un rôle fondamental dans ma démarche. En les livrant ici, mon souhait est que leur lecture ait un retentissement semblable chez d'autres chercheurs.

François FAVRE

http://mani.blogspirit.com/04._rosicrucianisme/
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Sam 30 Juin 2007, 13:37

voir aussi ce sujet

http://www.scientox-web.info/EGYPTE-Le-SPHINX.html

http://antahkarana.forumzen.com/L-ANTRE-DE-MELCHISEDECK-c2/elargir-son-Horizon-f7/-p1112.htm#1112


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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Mer 08 Aoû 2007, 13:54




"Ce sont les “Quatre Vivants”, les quatre faces : Lion, Ange, Taureau, Homme, de nos icônes, de nos vitraux des cathédrales ; les quatre couleurs : Vert pour la beauté de l’émeraude, des feuilles, Rouge pour la puissance du rubis de sang, Blanc pour l’éclat et la grâce du diamant de pureté et Bleu pour le manteau royal de saphir reflétant l’azur céleste."
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Jeu 09 Aoû 2007, 11:51

Bonjour à tous(tes)!:51:


ce n'est peut être pas le bon post??

...mais bon, je pose tout de même la question!


il y a quelque mois, j'ai rêvé...: accompagnée d'un copain, je cherchais un trésor dans la terre, et j'ai trouvé 2 statuettes, une petite de boudha et une plus grande ...d'un lion ailé en or !
quand je l'ai eu dans mes mains , je me suis rendue compte que cela n'avait pas de valeur matériel, c'était mou et c'était du toc!! alors je me suis dit : ce n'est rien, je vais garder le symbole!
le problème, c'est que
d'habitude, j'ai une faculté naturel d'analyser les rêves...mais ici, je ne connais pas du tout le symbole du lion ailé!!
est ce le sphinx??
merci à qui veut bien me répondre..:59:
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Jeu 09 Aoû 2007, 15:22

Nathalie...encore une belle synchro...regarde...





http://www.colba.net/~larouche/ramusio-cinquecento/cinquecento.html

voici le lion ailé de ST Marc...et le jour du portail du 17/7/2007,j étais à Saint Marc avec quelques amis...par HASARD...pas vraiement...parceque depuis en effet j ai eu beaucoup de questions sur St marc et ce Lion...

un site qui te parlera...
http://perso.orange.fr/arizmendi.ruquet/Arles/St%20Trophime2.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lion_(symbolique)
Le lion est symbole de puissance et de souveraineté, associé au soleil, à l’or, à la force pénétrante de la lumière et du Verbe.

Krishna est le lion parmi les animaux, Bouddha est le lion des Shakya et le Christ est le lion de Juda. Le lion sert de trône à Bouddha. C’est la puissance de la Shakti qui est l’énergie divine. C’est la forme de l’avatar Nara-simha qui est l’homme-lion, c’est-à-dire la force et le courage, le destructeur du mal et de l’ignorance. En tant que pouvoir du Dharma, il correspond à Vairochana et à Manhushri, le porteur de la connaissance. Quand il enseigne le Dharma, la voix de Bouddha est le rugissement du lion qui révèle la puissance de la loi.

Symbole du pouvoir, le lion l’est aussi de la justice. C’est pourquoi on le retrouve sur le trône de Salomon, des rois de France et des évêques au Moyen Age. C’est également le symbole du Christ en tant que Juge et c’est l’emblème de saint Marc, l’évangéliste. Si le lion de Juda est le Christ, l’iconographie médiévale associe uniquement la tête et la partie antérieure à la nature divine du Christ.

Mais le lion n’est pas exclusivement positif : Saint Jean de la Croix fait état de l’impétuosité de son appétit irascible qui représente la force instinctive et non contrôlée.

En Extrême Orient, le lion a des affinités profondes avec le dragon. Il joue un rôle fondamental de protection contre les forces du mal.

L’iconographie hindoue fait du lion un animal solaire et une représentation du Verbe. Il traduit l’aspect terrible de Maya, la puissance de la manifestation.

En Egypte, les lions, animaux solaires, sont souvent représentés par couple, dont un tourné vers l’est et l’autre vers l’ouest, dans l’axe de la course du Soleil, symbolisant, ainsi, l’hier et le demain. En général, ils symbolisent le rajeunissement de la vigueur qui assure l’alternance de la nuit et du jour, de l’effort et du repos.

Le lion en arrive ainsi à symboliser non seulement le retour du Soleil et la rajeunissement, mais aussi la renaissance elle-même. Le Chevalier au Lion, dans les légendes arthuriennes, est pratiquement le seul témoignage de la présence du lion dans la symbolique celte.

Chez les Musulmans, Ali, le gendre de Mohammad, est le Lion d’Allah. Le Pseudo-Denis l’Aéropagite explique que la théologie donne a certains anges l’apparence d’un lion : cette forme laisse entendre l’autorité et la force invincible des saintes intelligences. Il renvoie à l’Apocalypse où le premier des quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière, qui entourent le trône céleste, est décrit sous l’aspect d’un lion.
t Ambrasse


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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Jeu 09 Aoû 2007, 15:45

j ai été te rechercher ceci aussi...


Les philosophes, contemplant la nature admirable de cet animal, ont présenté diverses allégories, qui sont comme des écritures hiéroglyphiques attestant leur œuvre secrète. Ayant constaté que le lion est un animal constant, ferme, sans ruse ni soupçons, ils lui ont assimilé la partie la plus noble de leur composition philosophique. Comme lui, elle ne fuit pas. Les os du lion sont solides. De même elle est fixe et ne connaît pas la défaite. De même que la lionne n’est pas toujours libre et à l’abri du reproche d’adultère, la Lune ou Mercure n’est pas exempte de toute tache, mais elle est unie par les ignorants tantôt à telle matière, tantôt à telle autre, et ce qui est ainsi réalisé est une union adultère entre des matières de nature discordante plutôt qu’un véritable mariage. Les petits du léopard et de la lionne ne possèdent pas de belles crinières autour du col et des épaules ; cette parure est réservée aux enfants qui ont été conçus du lion. Que l’on unisse donc la lionne philosophique à son époux légitime, et il naîtra un lionceau authentique et généreux que l’on reconnaîtra facilement à la griffe6. On ne doit pas prendre n’importe quelle lionne, mais une lionne ailée capable d’engager le combat avec le lion, confiante en l’agilité de ses plumes : elle peut ainsi éviter d’être anéantie par l’excessive colère du mâle et, dans le cas où il entrerait en fureur sans motif, projeter de fuir. En effet pendant qu’il s’efforce de la retenir alors qu’elle veut s’enfuir, il s’éprend à son égard d’un amour plus vif, l’amitié succédant à la querelle.
http://hdelboy.club.fr/atalanta_xvi.html
et pour rappel
« Le 11 des calendes d'août (22 juillet), naissance (au ciel) de Sainte Marie-Madeleine ».
http://www.marie-madeleine.com/dictionnaire/22_juillet.htm
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Jeu 09 Aoû 2007, 21:15

Ouais...

Si je dois aborder plus avant le sujet du Tétramorphe, en liaison avec mes connaissances et expériences, je vais inévitablement me retrouver dans mon "domaine de prédilection": les Flammes Jumelles!

Mais qui l'eut cru ! ;)

Le Tétramorphe est lié au Tétragramme Sacré, et est donc le principe qui définit le cycle, et à partir de là l'onde porteuse du/des paradigme(s).

De ce fait, il s'agit aussi de la prise en charge rotative, hélicoïdale, de l'aspiration de l'Eternel Présent.

Observons le Tétramorphe selon le schéma suivant:



Deux des quatres vivants sont parfaitement droits, de face: ce sont les deux pôles de l'axe vertical de transcendance.

Les deux autres sont "torsadés". En effet, leur posture à la base leur fait se tourner le dos, mais ils se retournent comme pour se regarder.

Ce sont les deux pôles de l'axe d'immanence.

Leur posture torsadée est produite par une "répulsion" de base (discrimination de l'essence jumelle) qui les positionne dos à dos, associée à une attraction qui les fait se retourner pour se regarder: l'attraction sexuée des Flammes Jumelles.

De ce fait, pour que cette configuration soit juste, il faut qu'elle soit obtenue sur un axe du potentiel. Et cet axe est bien sûr dans ce cas-ci Verseau - Lion.


Quant-à l'axe de transcendance, il détermine les polarités Matière-Esprit, ou Individu-Collectivité. L'Aigle représentant les altitudes d'expansion de la conscience transpersonnelle, et le Taureau la base individuelle ancrée au coeur même de la Matière.

Il est un fait que mes pérégrinations récentes m'ont conduit vers Hathor, la Déesse représentée sous forme d'une vache, pour ensuite être renvoyé comme par un tremplin vers l'Oiseau, ou Simurg Anqa, et avec au centre de ce mouvement la compréhension du Couple Sacré.

Là, au Coeur du Couple Sacré réside toute la Puissance de l'Etre. Car comme je l'ai dit, l'onde porteuse qui est générée par la mise en rotation de l'aspiration du potentiel éternel, est une onde porteuse de paradigme: elle permet au Couple Sacré de créer sa propre réalité projective, mais donc aussi, dans un contexte particulier, de modifier la réalité agglomérée d'un paradigme collectif comme celui de cette planète.

Cette onde porteuse rotative est l'Antahkarana.


Amitié,

steph


Dernière édition par le Jeu 06 Sep 2007, 22:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Jeu 06 Sep 2007, 20:35

Le symbolisme est le langage propre de la Révélation, en ce sens que Dieu ne peut révéler qu'à lui-même sa propre Essence surintelligible (dans la Génération du Verbe), et ne peut se communiquer ou « parler » à l'homme que par l'intermédiaire des symboles cosmiques ou scripturaires et, plus spécialement, au moyen du Symbole par excellence : le Christ. Un symbole doit - ou devrait - être directement intelligible par l'intellect humain en « état de grâce », à l'instar de l'Essence divine « vue » par l'Intellect divin, et que tout commentaire en langage ordinaire est une concession à l'intelligence obscurcie de l'homme « déchu » noyé dans un monde qu'il ne comprend plus, ou dont il ne voit plus que l'écorce.

Un tel commentaire ne peut évidemment épuiser le contenu et la portée d'un symbole, et il ne peut en aucune façon suppléer à « l'intellection » directe ; à l'homme déchu qui ne « voit » rien, il peut toutefois fournir des « suggestions » susceptibles de « réveiller » l'intellect qui dort au fond du coeur humain. A ce titre, le langage ordinaire apparaît comme un ensemble de « béquilles mentales » destinées à soutenir les premiers pas de l'intelligence paralysée par les passions humaines et plongée dans les ténèbres de l'ignorance et de l'erreur.



C'est dans une telle perspective que nous abordons la question du Tétramorphe[1]. C'est un exemple de symbole biblique qui se trouve dans la vision d'Ezéchiel (chap.1) et qui est repris dans la vision de saint Jean (Apocalypse 4,2-7) ; il s'agit donc d'un symbole révélé que l'artiste traditionnel s'efforce d'interpréter au moyen d'une « forme » qui en suggère, dans la mesure du possible, le contenu supraformel. Ce simple exemple fait comprendre toute la différence entre l'Art sacré et l'art profane, ce dernier n'étant généralement que l'expression de la psychologie individuelle d'un artiste, ou de la psychologie collective d'un peuple ; il existe aussi une forme dégénérée de l'Art sacré, appelée « art religieux », où l'artiste utilise un thème religieux en lui donnant une forme profane : tout l'humanisme de la Renaissance repose sur ce « sacrilège » (Raphaël, Michel-Ange, etc.). On peut alors se rendre compte de la véritable subversion que constitue l'art moderne, soi-disant sacré, où l'on n'hésite pas à confier à un incroyant la construction ou la décoration d'une église.

Le Tétramorphe, tel qu'il figure sur de nombreux tympans romans, représente les quatre animaux de la Vision d'Ezéchiel repris dans la Vision Apocalyptique ; si l'homme figure parmi eux, c'est qu'il s'agit, d'une façon précise, « d'êtres vivants » qui représentent en quelque sorte toute la « création vivante ».

Dans cette perspective, la qualité d'homme n'implique qu'une distinction spécifique et non une prééminence hiérarchique. De plus, ces « êtres vivants » sont dotés d'ailes, et par conséquent promus à la dignité d'anges. Or, selon saint Thomas d'Aquin, la distinction entre les différents anges est analogue, non pas à la distinction entre les individus d'une même espèce, mais à celle d'une espèce par rapport à une autre. C'est ce qui explique le symbolisme animal du Tétramorphe : la Vision et l'oeuvre d'Art révèlent la « promotion angélique des êtres vivants ».



Il est évident que tout ceci ne reçoit sa signification et sa réalisation que par la présence du Christ glorieux au milieu des quatre animaux. C'est évidemment lui, « le Fils du Dieu Vivant », le « Verbe de Vie », qui les anime, depuis la vie animale jusqu'à la vie angélique ; tous ont le visage tourné vers la Lumière Incréée, qui ne leur apparaît cependant qu'a travers l'amande : « si tu veux le noyau, il faut percer l'écorce ». Mais il y a un mouvement ascensionnel dans la contemplation des quatre animaux : le Taureau, animal terrestre, et le Lion, animal solaire, sont obligés de tourner la tête ; l'homme est incliné, mais l'aigle regarde le Christ face à face, car il représente le plus haut degré de la hiérarchie des êtres et il est lui-même un symbole de la Lumière. « Et la Vie était la Lumière des hommes » (Jean 1,4), ce qui nous ramène aux « êtres vivants ». « Dieu est Lumière » (1 Jean 1,5), mais c'est par la Vie que cette Lumière est communiquée aux hommes[2]. Ceci n'est pas sans rapport avec le symbolisme du Zodiaque, et nous examinerons ici quelques aspects de la Vision d'Ezéchiel.

Les quatre « êtres vivants » sont chacun munis de quatre faces correspondant à chaque animal pris séparément, et, selon certains commentateurs, « chacun allait devant soi » (Ezéchiel 1,12) grâce à la disposition de leurs quatre visages dont chacun regardait l'un des quatre points cardinaux, et, ajoute le texte, « Ils ne tournaient pas en allant ». De plus, il est question de roues associées aux quatre animaux, qui, elles aussi « ne se retournaient pas dans leur marche » (verset 17) ; outre que la roue et les points cardinaux ont un rapport évident avec le Zodiaque, il faut voir dans le mouvement de translation des animaux une fixation des points cardinaux. Ceci a un rapport étroit avec le plan général du Temple qui résume le cosmos entier, et qui procède de la fixation spatiale des rythmes célestes régissant l'ensemble du monde visible, rythmes célestes dont le plus important est évidemment le mouvement annuel du Soleil sur le Zodiaque. Il s'agit donc du changement du « temps » en « espace », le « temps » symbolisant évidemment la vie terrestre et « l'espace » symbolisant soit la Vie éternelle, soit « l'Éternité divine ».

Cette transmutation du « temps » en « espace » symbolise à son tour soit, au point de vue théologique, « la réintégration de toutes choses en Jésus-Christ » (Ephésien 1,10), soit, au point de vue métaphysique, le retour de la manifestation universelle dans l'Unité du Principe Suprême. Cette transmutation est encore figurée sur certains portails romans par la présence du Christ au centre du Zodiaque ou, dans l'Astrologie traditionnelle, par la présence du Soleil au centre du Zodiaque, les « douze soleils » de la révolution zodiacale réintégrant le Soleil unique à « la fin des temps »[3]. Rappelons enfin que le plan du Temple repose sur la détermination des points cardinaux, et que toute église construite traditionnellement doit être orientée de la manière suivante : l'Est ou le Soleil levant (Lumen ex oriente) correspond au Choeur ; l'axe Nord-Sud, lorsqu'il existe un transept, détermine avec l'axe Est-Ouest la Croix au centre de laquelle convergent les directions de l'espace, ce « retour au Centre » ayant évidemment la même signification que le « retour au Principe » envisagé plus haut.



Mais l'aspect essentiel de la Vision d'Ezéchiel est celui mentionné à la fin : un firmament de cristal éblouissant, au-dessus duquel apparaît un trône, et sur ce trône une figure d'homme, le tout dans un rayonnement de feu très brillant, ayant l'aspect de l'arc-en-ciel. Le prophète conclut alors : « Tel était l'aspect de la ressemblance de la Gloire de YHWH (verset 28). Comme on retrouve une description du même genre dans l'Apocalypse (chapitre 4), on peut en déduire aisément que la Vision d'Ezéchiel n'est autre que la préfiguration et l'annonce prophétique de la Vision apocalyptique. On comprend ainsi une fois de plus la signification et le rôle du prophétisme en Israël, ou de l'Ancien Testament par rapport au Nouveau : il annonce non seulement les évènements concernant le Christ historique, mais davantage encore ceux de la seconde venue, ceux de la « fin des temps », de la Parousie, ou de « l'Eschatologie ». Quant à l'Apocalypse, elle développe exactement les mêmes thèmes et constitue pour le christianisme le livre de la Prophétie par excellence : dans un cas comme dans l'autre, il ne s'agit pas d'un « futurisme » terrestre ou de l'avenir de la présente humanité, mais il s'agit de l'annonce du Royaume eschatologique au Centre duquel rayonne la Gloire de YHWH dans la Vision d'Ezéchiel et le Christ glorieux dans la Vision apocalyptique. Notons en particulier que le « firmament de cristal » (Ezéchiel 1,22) corresponde à la « mer de verre » (Apocalypse 4,6), dont le rôle est de tamiser le rayonnement de la Gloire divine qui aveuglerait les « êtres vivants », ce que l'iconographie représente sous la forme de « l'amande » dont nous avons déjà parlé[4]. Le Royaume eschatologique apparaît donc comme une participation des « êtres vivants » au rayonnement de la Gloire divine ou de la Lumière Incréée. Selon la théologie classique, la vision béatifique des « élus » est conférée par la lumière de gloire qui n'est que l'épanouissement « eschatologique » de la « grâce sanctifiante » conférée par le baptême à l'homme terrestre (cf. 2 Corinthiens 3,12-18).

Le Christ en gloire qui figure au centre de tous les tympans romans apparaît aussi, dans certaines représentations, comme le Christ-Juge, car c'est le rayonnement de la Gloire divine qui opère automatiquement la discrimination des « élus » et des « damnés », en quoi consiste précisément le « Jugement dernier ». Les « damnés » ne peuvent supporter l'éclat de la Gloire divine et s'en écartent d'eux-mêmes (Cf. Jean 3,19-20) ; les « élus », revêtus de la robe blanche (Cf. Apocalypse 7,9) sont « divinisés » et parviennent à l'union divine qui doit être conçue comme une fusion sans confusion. Le thème iconographique des « animaux ailés » gravitant autour du Christ en Gloire exprime parfaitement cette idée, car « l'état angélique » symbolise évidemment la « déification » finale (Cf. dans l'Orthodoxie, la Théologie de la Gloire, la théôsis, etc.).



Il reste à signaler une autre interprétation plus métaphysique que la précédente. On dit généralement que les quatre animaux représentent les quatre évangélistes, le Taureau correspondant à saint Luc, le Lion à saint Marc, l'Homme à saint Matthieu et l'Aigle à saint Jean, mais on ne fait pas appel ici à du symbolisme proprement dit : un symbole véritable doit toujours être une réalité sensible représentant une réalité spirituelle, l'inférieur symbolisant le supérieur en vertu d'une correspondance analogique qui, loin d'être une convention arbitraire ou une invention humaine, réside dans la nature même des choses. Pour saisir exactement l'essence du symbolisme, il faut savoir que tout subsiste éternellement en Dieu, ou encore « préexiste » éternellement dans la Pensée, le Logos ou le Verbe. En d'autres termes, une réalité corporelle ou d'un autre ordre, n'existe à son propre niveau que parce que lui correspond in divinis une réalité « principielle » qu'on peut désigner sous le nom d'archétype ou de prototype céleste, sans lequel elle n'aurait, sur son propre plan, aucune existence. Cette réalité, corporelle ou autre, n'est donc que la manifestation, sur un certain plan, de son Archétype éternel. Le symbolisme apparaît alors comme le mode de connaissance métaphysique permettant de « remonter » du symbole au Symbolisé, du créé à l'Incréé, du temporel à l'Intemporel, du manifesté au Non-Manifesté : à travers la transparence métaphysique du symbole, l'intellect humain (régénéré par la grâce) reconnaît dans chaque être son Archétype principiel (Cf. Platon, saint Bonaventure, Malebranche, etc.).

Dans cette perspective, on dira que alors que les animaux du Tétramorphe représentent des « aspects permanents » du Verbe divin, ainsi que les « prototypes célestes » des quatre évangélistes, mais il est impossible de les décrire, car ils sont ineffables ou inexprimables.

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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Ven 07 Sep 2007, 09:48




Le Christ de la Seconde Venue, entouré des animaux du Tétramorphe.


Le symbolisme du Christ en Gloire


par Élie Lebasquais
Il existe, dans l’art médiéval, une représentation du Christ de la plus haute importance au point de vue dogmatique et initiatique. Les archéologues français, qui l’appellent «Christ en Gloire» ou «en Majesté» ont émis à son endroit des avis divers, alors qu'une saine compréhension des doctrines traditionnelles leur en aurait apporté une explication complète et satisfaisante. L'élément le plus curieux et le plus mystérieux de cette figuration du «Christ en Majesté» nous paraît être l’auréole, le plus souvent elliptique ou amygdaloïde, quelquefois circulaire, qui l’entoure complètement. Sa forme amygdaloïde l’a d’ailleurs fait nommer par les archéologues italiens une «mandorla», une amande.
Ce texte a été publié dans la revue Le Voile d’Isis n° 184, avril 1935. Les inter-titres sont de la rédaction de Symbole.



"L’amande est le Christ ; l’écorce de l'amande. Autour de la chair est la douleur de la croix."



Brève typologie du privilège de «l’auréole elliptique»

Avant de parler de sa signification, il nous faut énumérer les cas très limités où cette amande est figurée par les artistes :

• Elle paraît d’abord dans la scène de la Seconde Venue du Christ et du Jugement Dernier, qui figure si souvent aux tympans des églises romanes, par exemple à Autun. Cette scène du Jugement est l’aboutissement d’une longue élaboration du thème de la Seconde Venue, dont on peut trouver la première pensée dans «l’Hétimacie» ou «Préparation du Trône» de l’art byzantin. Dans cette première conception, on voit au milieu de la mandorle figurer un trône où repose un livre et que surmonte une colombe, symbole de la Trinité. L’amande figure également autour du Christ de la Vision Apocalyptique, comme à Moissac, et dans cette scène comme dans celle du Jugement, si voisine d’ailleurs, on aperçoit quelquefois le soleil et la lune de chaque côté du Christ, qui est entouré également des animaux du Tétramorphe.
• Un cas assez rare, à l’église Saint-Pierre d’Aunay, figure un épisode plus avancé de la Vision Apocalyptique et offre l’Agneau dans une auréole.
• C'est encore dans une auréole que se place l’Ascension du Christ, comme à Cahors ; ou la Pentecôte, comme au tympan de Vézelay ; ou la Transfiguration sur le Thabor, comme à La Charité-sur-Loire.
Pour cette dernière scène, l’art syrien place le Christ entre Moïse (1) et Élie dans une même auréole, tandis que l’art byzantin, plus dogmatique et plus précis, donne à chacun des deux prophètes une mandorle particulière.

Le Christ n’est pas seul à jouir du privilège de l’auréole. La Vierge y figure également, bien que beaucoup plus rarement — que ce soit la Vierge de Majesté comme à Corneilla-de-Conflant, la Vierge de l’Assomption, comme à Notre Dame-la-Grande à Poitiers, ou même la Vierge présentant l’Enfant à l’adoration des Mages, comme à Neuilly-en-Donjon. Enfin, d’une façon tout à fait exceptionnelle, certains saints après la mort sont placés dans la mandorle, comme les trois martyrs Fructueux, Augure et Euloge, sur un chapiteau de Moissac. Un dernier cas, qui compte quelques exemples, est celui où l’auréole elliptique contient une petite figure nue, symbolisant l’âme délivrée par la mort et jouissant de la vie bienheureuse, comme sur un chapiteau de Rucqueville, ou sur ce vitrail de Chartres qui représente l’âme de saint Martin.



"Une porte était ouverte dans le Ciel". (Apoc., IV, 1). Abbaye Saint-Foy de Conques, XIIe siècle.


La lumière incréée

Cette énumération est à peu près complète et limitative, quant aux types du moins, et non quant aux cas d’espèces. En aucun autre cas la mandorle n’est employée dans l’art chrétien. Quelle en est la signification ? Moïse est ici à la place d’Hénoch qui est avec Élie un des deux «témoins» qui n’ont pas connu la mort corporelle (Zachariel IV, 11-14. Apoc. XI, 4). D’après l’énumération précédente, on le comprend tout de suite, et d’ailleurs les archéologues le disent, cette auréole est l’attribut de l’état béatifique. Cependant cette explication est incomplète. On ne comprendrait pas pourquoi l’auréole est relativement si rare et réservée, dans la grande majorité des cas, à Jésus-Christ.
Le doute cartésien qui fait des archéologues français (et d'ailleurs à juste raison) les ennemis jurés des fantaisies allégoriques, les rend malheureusement et également hostiles au vrai symbolisme. C’est pourquoi l’appellation «Christ en Majesté» a prévalu auprès d’eux pour qualifier la représentation qui nous occupe. C’est en effet le premier sens, le sens littéral et visible de la plus fréquente de ces scènes, celle où l’on voit le Christ qui vient juger les créatures, assis sur son trône «dans toute sa gloire et sa majesté».
Cette qualification est-elle suffisante ? Évidemment non.
Elle ne vaut pas pour les représentations de l’Ascension, de la Transfiguration, de la Pentecôte — et même oublie, dans les images de la Seconde Venue, ce que l’artiste ou plutôt le théologien, a voulu essentiellement représenter, c’est-à-dire la «Gloire» du Christ, la lumière incréée aperçue dans une déchirure du ciel, avec le soleil et la lune, tandis que le Christ entouré d’étoiles est servi par les anges et gardé par le Tétramorphe.
Il y a là en réalité une illustration de saint Jean qui nous dit (Apoc., IV, I) : «Une porte était ouverte dans le ciel.» C’est pourquoi nous voyons les étoiles et les anges maintenir ouverte cette porte sur la céleste vision. C’est pourquoi aussi, dans une miniature représentant le songe où Salomon voit Dieu, celui-ci est représenté dans une auréole elliptique, comme vu dans la gloire, c’est-à-dire la lumière du ciel.
L’auréole qui paraît si rigidement figée aux tympans de pierre des cathédrales, voulait représenter un arc de feu immatériel, un halo de lumière, comme cette lumière surnaturelle, qui était figurée plus facilement par la fresque et la peinture à la même époque. Le mot auréole est d’ailleurs le diminutif du mot «aura» qui veut dire souffle, vapeur, éclat, flamme et même aurore.
Dans l’Apocalypse (IV-3) on trouve ces mots : «Iris erat in circuiti sedis», un arc-en-ciel était autour du trône. En effet dans l’art byzantin l’auréole circulaire est formée d’un arc-en-ciel, tandis que les pieds du Christ reposent sur un autre arc irradiant, comme sur un pont de lumière. Cette ellipse de flamme a donc bien le sens allégorique d’une lumière surnaturelle baignant un corps soustrait au monde sensible et jouissant de la vie glorieuse.
Mais cette explication n’est pas encore suffisante et n’épuise pas le contenu du symbole. Le troisième sens doit être découvert dans la forme ovoïde et amygdaloïde de l’auréole. Il est bien évident que ce ne sont pas les artistes qui ont imaginé d’eux-mêmes un pareil motif. Ce sont les théologiens qui ont imposé le thème et guidé les mains.
Si nous essayons de rechercher quelle en fut l'origine et les premières représentations, l’horizon s’élargit et l’Asie apparaît. Il est en effet probable que l’auréole est une forme agrandie au corps entier du nimbe destiné à entourer la tête des saints personnages. Or, le nimbe provient de l’Inde. Sans parler des auréoles qui entourent la méditation des Bouddhas, les premiers spécimens, proches de l’Occident, se trouvent sur les monnaies des rois indo-scythes des premiers siècles avant l’ère chrétienne. D'après les monuments qui nous sont parvenus, la «gloire» apparaît à la fin du Ve siècle dans les peintures des nécropoles de Baouït (Égypte) et dans les peintures rupestres de Cappadoce. C’est donc par l’Orient, la Syrie et l’Égypte que cette figuration a pénétré dans l’art chrétien et s’est répandue à Constantinople, puis en Occident. Une «prose» du XIIe siècle, attribuée au célèbre Adam de Saint-Victor, nous révèle d’ailleurs d’une indubitable façon le sens ésotérique que les théologiens avaient voulu symboliser dans la mandorle. En voici le texte (2) :

Contemplemur adhuc nucem,
Nam prolata nux in lucem
Lucis est mysterium.

Trinam gerens unionem,
Tria confert : unctionem,
Lucem et edulium.

Nux est Christus; cortex nucis,
Circa carnem poena crucis ;
Testa, corpus osseum.

Carne tecta Deitas
Et Christi suavitas
Signatur per nucleum.

Lux est caecis et unguentum
Christus aegris et fromentum
Piis animalibus.

Contemplons sans fin l’amande,
Car l’amande offerte en pleine de lumière
Est le mystère de la lumière.

Manifestant l’union trinitaire,
Elle offre trois parts : l’huile sainte,
La lumière et la nourriture.

L’amande est le Christ ; l’écorce de l'amande
Autour de la chair est la douleur (3) de la croix ;
La cosse est la matière osseuse.

La divinité est cachée par la chair
Et la suavité du Christ
Est symbolisée par le noyau.

Le Christ est la lumière des aveugles, l’onction
Des affligés et le grain nutritif
Qui s’offre à la piété de tous les êtres animés.

Le texte est si clair que tout commentaire paraît superflu. Les archéologues italiens, héritiers directs de la tradition byzantine, n’ont donc pas tort d’appeler l’auréole «mandorla», c’est-à-dire amande. L’amande est en effet traditionnellement prise comme symbole de l’incarnation, ou plutôt de la divinité cachée dans la chair. C’est pourquoi sous le nom d’amande mystique (c’est-à-dire cachée) elle a été consacrée comme symbole de la Vierge.



Le Christ de la Seconde Venue, entouré des animaux du Tétramorphe.


Le «noyau d’immortalité» Dans le cas qui nous occupe, l’amande symbolise une métamorphose, une naissance à un nouvel état de l’être, l’amandier étant en effet le premier arbre à fleurir au printemps, arbre consacré dans la tradition hellénique à Atys, dont la vie symbolique comporte certains rapports avec celle du Christ (4).
Nos lecteurs ne seront pas étonnés du rapprochement que nous faisons ici entre «lux» et «nux», entre la lumière et l’amande.
René Guénon a insisté sur ce rapprochement à propos du mot hébreu luz qui possède aussi différents sens connexes, celui de «lieu caché», d’«amande», de «noyau d’immortalité», et désigne aussi la lumière bleue, la «Gloire», qui émane du ciel «séjour d'immortalité» (5).
Ce rapprochement entre le «luz» hébreu et la «nux» latine doit réconcilier les partisans de la «Gloire» et ceux de la «mandorle», deux aspects d’un même symbole.
Sans reprendre les études magistrales de René Guénon que nous citons en note, on peut du moins en user pour comprendre, dans toute leur justesse, la prose d’Adam de Saint-Victor et la représentation du Christ en Gloire.
«L’amande est le mystère de la lumière, dit la prose..., l’amande est le Christ... qui est la lumière des aveugles.» Cela ne veut-il pas dire que la contemplation, à son terme ultime, ouvre sur le monde invisible des états supérieurs de l’être, une porte de lumière ? Cette échappée lumineuse sur les régions célestes est symbolisée par une amande, qui exprime ce que cette lumière contient de plus secret, de plus caché, c’est-à-dire la schekinah : la présence divine. Mais cette lumière, qui est le Christ, ne peut être perçue que par des yeux initiés, aveugles, c’est-à-dire devenus insensibles à l'éclat du monde (6).
Il serait d'ailleurs singulièrement faux de voir dans cette représentation un conformisme commode ou la fidélité à une routine de métier. Il y a là bien autre chose, la traduction très vive et présente d’une réalité.
Les docteurs de l’Église grecque, plus proches de l’Orient, discutaient volontiers ces questions. C’est en cela que consistent les fameuses querelles byzantines. Ils rapprochaient, par exemple, la forme de l’amande de celle de «l’œuf du Monde» et de «l’arbre de Vie», rapprochement d’autant plus indiqué que le soleil et la lune figuraient souvent de chaque côté de la tête du Christ.
Or certains théologiens grecs du XIVe siècle, que l’on appelle «hésychiastes», traitaient de l’appréhension et de la vue intuitive d’une auréole de lumière incréée, qu’ils présentaient comme une des étapes de leurs pratiques secrètes de développement spirituel, pratiques qui constituent la dernière école de réalisation métaphysique historiquement constatée dans une église chrétienne et légitimée par quatre synodes (7).
Ajoutons que l’Illumination est le point de départ de tout développement ultérieur et constitue, au point de vue initiatique, la transmission de « l’influence spirituelle». Donner la lumière signifie «initier» au sens restreint. Les contemplatifs hésychiastes, et à leur tête le célèbre Grégoire Palamas, que leurs adversaires ridiculisaient sous le nom «d’ombilicaires», eurent en effet à soutenir des attaques violentes, que ces questions semblent devoir susciter en tous temps et en tous pays. Il fallut quatre synodes successifs tenus à Constantinople entre 1341 et 1351, pour consacrer la réalité et l’orthodoxie de la vision lumineuse traditionnelle, celle qui resplendissait depuis trois siècles aux tympans des cathédrales françaises, où le Christ figure dans la gloire de la «lumière intelligible»
http://signes-et-symboles.org/dossiers-symbole/index.php/2007/05/06/79-elie-lebasquais-christ-symbolisme
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Ven 07 Sep 2007, 10:02

"LE MONDE"







obsevez ces représentations..la mandorle,le monde...la vierge

le monde!


d apres Alain Bocher;le cahier des images.ed Paratge 1989


Mandorle voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Mandorle



La femme, debout dans une couronne tressée en forme de mandorle est entourée du "Bestiaire" Lion, Taureau, Aigle, Ange, ensemble qui symbolise aussi le sphynx dont la maxime est OSER - VOULOIR - SAVOIR - SE TAIRE. Ce bestiaire entoure aussi le fameux carré magique du Notre Père : SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS que ceux qui ont des yeux voient, que ceux qui ont des oreilles entendent... Mais que tous pensent, trouvent... mais se taisent !...

Une autre interprétation des "quatre vivants", décrits dans une vision d'Ézéchiel, font de ces quatre animaux les symboles des quatre "règnes" : humains, bêtes sauvages (lion), animaux domestiques (taureau), oiseaux. Ces quatre symboles sont repris dans l'imagerie chrétienne pour caractériser les quatre évangélistes (aigle = Jean, lion = marc, homme = Matthieu, taureau = Luc). Les quatre règnes vivants donnent leur force au Monde....
1. De tous les arcanes majeurs du Tarot, le Monde est le seul à présenter une scène statique et figée, tel un tableau. Sa composition respecte des formes géométriques spécifiques :

La verticalité de la statue : symbole de l'homme debout.

L'ovale de la guirlande : symbole de l'origine des choses, de l'oeuf primordial.

Le carré avec les quatre figures cardinales : symbole de l'Univers.

2. Les autres arcanes mettent en scène des personnages vivants, accomplissant des actes ou décrivant un état. Le Monde, lui, propose l'image d'une statue ; ce qui exprime la notion d'éternité. Le Monde dépeint la réalisation finale, le terme de l'évolution, la perfection atteinte. Il ouvre sur l'immortalité. Et c'est bien là ce que représente la statue : elle est censée immortaliser le principe qu'elle contient. Elle survit à l'homme. Lorsque celui-ci trépasse, elle demeure, confinant à l'éternité. Le sage est intemporel car :

« Il produit sans s'approprier, il agit sans rien attendre, son oeuvre accomplie, il ne s'y attache pas, et puisqu'il ne s'y attache pas, son oeuvre restera ». (Lao Tseu)

Le personnage central est souvent assimilé à un androgyne. Avec l'arcane XV, nous trouvons aussi cette notion, puisque le Diable est hermaphrodite. Si celui-ci correspond à la possession réelle des deux sexes, signe de division, accentuant ainsi la sensualité du corps, l'androgyne répond à une symbolique positive, représentant la maîtrise des énergies dans leur développement équilibré. Il s'agit en fait de la possession symbolique des deux sexes : répartition parfaite du yin et du yang, des polarités masculine et féminine.

La statue n'affiche pas de sexualité réelle puisque l'écharpe, qu'elle porte autour du cou, vient dissimuler la région du bas-ventre. A première vue, elle présente l'aspect d'une femme, à cause des cheveux longs et de la poitrine. Cependant, comme le Monde incarne par excellence l'accomplissement, l'être réalisé n'est pas sexué. Plus précisément, il n'est pas défini par rapport à son sexe : il peut être femme ou homme, la question n'est pas d'importance ; ce qui importe réside uniquement dans l'équilibre trouvé. C'est pourquoi, l'écharpe masque le sexe. La réalisation n'est pas réservée aux seules femmes ou aux seuls hommes. Sexuer la statue, aurait été réduire sa portée. Pour que l'identification soit possible, chez l'un ou l'autre sexe, elle se devait de présenter cette ambiguïté.

D'autre part, l'androgyne suppose un retour à l'état primordial. Car, sur un plan symbolique et ésotérique, dans de nombreuses religions, la femme naît de l'homme, c'est-à-dire qu'au départ ils sont indifférenciés. Sur un plan génétique, les scientifiques ont mis en évidence qu'à l'origine de la vie embryonnaire, tous les individus sont asexués, ce n'est qu'au cours du développement intra-utérin que le sexe se précise.

3. L'attitude gestuelle de la statue du Monde évoque étrangement celle du Bateleur. Il existe, en effet, une relation très étroite entre ces deux arcanes. Le potentiel du Bateleur se réalise dans le Monde, après le parcours de de la totalité des expériences possibles qui s'offraient à lui.

La baguette, symbolise le pouvoir d'action sur les choses. On pense à la baguette des fées ou des magiciens. Circé transforme les compagnons d'Ulysse en pourceaux grâce à sa baguette. Chez les Celtes, la baguette était l'instrument magique qui conférait le pouvoir aux Druides. La baguette revêt donc un caractère sacré. Elle permet de créer comme de transformer, assurant ainsi un pouvoir surnaturel sur le monde. Aussi, la réalisation de soi donne cette capacité de transcender toutes les limites, d'acquérir un pouvoir infini et illimité, d'agir sur toute situation. La baguette nous renvoie également au symbole du Bâton, qui constitue une des énergies du Tarot. Le Bâton correspond au Feu destructeur ou purificateur, attribut divin donné à l'homme (se reporter à la Maison-Dieu).

La main droite de la statue est repliée sur un flacon. Or, le flacon contient l'essence, c'est-à-dire ce qui est essentiel au détriment de ce qui est artificiel. La quantité importe peu, seule la qualité compte. Au Feu du Bâton, la fiole oppose le symbolisme du liquide, de l'Eau. Ses deux éléments manifestent les deux polarités :

Feu : masculin, actif et positif

Eau : féminin, passif et négatif

L'un et l'autre sont indispensables, ils se complètent et s'harmonisent chez celui qui atteint l'évolution suprême.

Les deux autres éléments sont également présents. Le corps exprime l'élément Terre, dans ce qu'il a de tangible et de solide.

L'Air apparaît dans la lévitation : la statue semble flotter défiant les lois physiques. Elle concilie les antagonismes que constituent la pesanteur de la matière et la légèreté de l'air. Tout l'arcane est d'ailleurs construit sur les quatre éléments.

4. Sa posture physique traduit l'équilibre du corps et de l'esprit. Elle reproduit l'attitude corporelle de l'Empereur et du Pendu, mais en plus ferme, en plus solide car l'Empereur est adossé à son trône et le Pendu est d'une part inversé et d'autre part tenu par une corde. Le Monde, dans sa valeur initiatique, symbolise l'équilibre parfait dans tous les plans :

Physique : avec la posture corporelle

Affectif : avec l'androgyne

Mental : avec les quatre éléments

5. La guirlande a un effet protecteur mais non enfermant. Elle constitue un précieux indice pour la compréhension de l'arcane. En fait, elle correspond à une mandorle, qui est l'ovale dans lequel se placent les figures saintes, dans l'iconographie religieuse. Ainsi, la mandorle qui entoure la statue lui confère, par sa seule présence, un caractère saint. La statue s'identifie dès lors à l'état de sainteté, à la sagesse obtenue, à l'illumination spirituelle. Seules les figures saintes sont encerclées par une mandorle. Le Bateleur est parvenu au terme de sa quête : il a accompli le grand oeuvre, et transformé le plomb en or. Cette mandorle est composée de feuilles de laurier pour nous indiquer par un de ces jeux de mots, que le Tarot affectionne, que le but est atteint :

LAURIER

L'OR Y EST

D'autre part, et plus généralement, la forme ovale symbolise l'oeuf sacré, c'est-à-dire la matrice universelle : celle qui est à l'origine de toute chose. Le Monde constitue le retour à l'Unité, l'état originel retrouvé. Or, toutes les mythologies décrivent au départ un état paradisiaque, rompu par l'homme (se reporter à la Maison-Dieu). L'arcane XXI symbolise le retour à cet état antérieur. Le retour n'exprime pas ici une régression, mais au contraire une évolution majeure.

Par sa forme ovoïde, la mandorle se rapproche de l'oeuf ou de l'utérus ; le Monde prend alors une signification de naissance, de venue au monde.

Les trois couleurs, dont elle est constituée, indiquent l'évolution de l'obscurité à la lumière.

6. La constitution de l'arcane XXI évoque étrangement la représentation du principe divin ou du Messie, entouré des quatre évangélistes. En effet, plus d'un commentateur a établi la relation entre le Monde et certaines iconographies chrétiennes, comme celle figurant à l'entrée principale de la Cathédrale de Chartres. Les symboles des quatre évangélistes sont :

Le Taureau pour Luc,Le Lion pour Marc,L'aigle pour Jean,L'ange ou l'homme pour Matthieu

Il est souvent fait allusion, également à propos de l'arcane XXI, à la vision d'Ezéchiel. Du point de vue symbolique, à travers ces quatre figures se manifeste le quaternaire sacré. Les correspondances sont nombreuses et elles peuvent être déclinées à l'infini. On peut citer les quaternaires classiques :

Le Taureau : la Terre -Le Denier - le plan physique

Le Lion : le Feu - le Bâton - le plan émotionnel

L'Aigle : l'air - l'Epée - le plan intellectuel

L'Ange : l'eau - la Coupe - le plan affectif



planche tirée des "très riches heures du duc de Berry"

Le Monde symbolise le macrocosme. Il signifie voir plus grand, s'ouvrir, penser à la totalité, le cosmos.

Une carte à l'endroit est liée à l'action. Le Monde tiré debout indique le besoin de s'ouvrir, de penser plus grand.

À droite, il indique que l'avenir exigera de s'éveiller à sa réalité extérieure, de penser au monde extérieur et à la grandeur des choses.

À gauche, elle parle du passé. Elle indique que le tiré a vécu une étape d'ouverture au monde.

En bas, elle est liée à la richesse personnelle, c’est-à-dire que l'individu a la qualité de s'ouvrir a sa réalité extérieure et que cette qualité trouve son utilité maintenant.

En haut, elle est liée à l'objectif, ce qui est à rechercher. Elle indique la nécessité de s'ouvrir à son environnement. Par exemple, lacher-prise de son point de vue, ou viser plus haut, découvrir ses élans spirituels.

À l'envers, la carte parle d'un processus intérieur. Le tiré doit s'ouvrir émotionnellement, reconnaitre son lien au monde. Il doit s'ouvrir à la réalité du monde, du cosmos, de Dieu, par son sentis, et non pas dans ses actions.


Dernière édition par le Ven 07 Sep 2007, 12:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Ven 07 Sep 2007, 10:46

pour ceux à qui la symboilique parle..je vous suggère ce site
http://hdelboy.club.fr/tarot_alchimie.html
voir aussi quand Alexandro Jodorowsky parle du tarot ici
http://www.ecoledutarot.com/index.php
http://antahkarana.forumzen.com/elargir-son-Horizon-f7/-p2734.htm#2734
http://www.lepalaisdutarot.com/PalaisT/Camoin.htm

voir le "Monde",le "Chariot" deux cartes du tarot qui me suivent depuis des années...

je dévelloperai un peu plus tard "la Vésica Piscis " et "la mandorle"...




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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Mar 16 Oct 2007, 18:13

Dans l'Egypte ancienne, le signe D, ANKH, à un autre niveau d'interprétation, symbolise l'être humain en son intégrité sociale, spirituelle et cosmique : l'anse représente la tête (Raison) ; la barre, les bras (lien entre Ciel et Terre) ; le trait vertical, le corps de l'homme entre Ciel et Terre. Ce qui signifie que l'être humain est intrinsèquement lié à tout le Réel et qu'il n'est qu'une vibration vivante et intelligente du cosmos primitif.
L'ANKH, symbole puissant s'il en est, noue par conséquent l'homme à la terre, au ciel, au système solaire, au cosmos tout entier. La vie humaine fait partie - est une partie - de l'ensemble des manifestations passées, présentes et futures, de l'Univers changeant, et pourtant toujours le même en son immensité infinie.
http://www.ankhonline.com/civilisations_africaines.htm

Etude sur l'identification du signe ankh, lié à la notion de vie ...



Michèle Broze



Le signe Ankh en hiéroglyphe et sa translitération
Noeud magique, étui pénien, courroie de sandale ... ou vertèbre de taureau:
Que représente le signe hiéroglyphique de la vie ?
Il est paradoxal que le signe hiéroglyphique le plus connu, celui qui signifie la vie, vivre, semble échapper à une identification matérielle qui fasse l'unanimité chez les égyptologues. L'excellente grammaire publiée récemment par Jean Winand et Michel Malaise (Grammaire raisonnée de l'égyptien classique, Liège, 1999) mentionne pour le signe : noeud magique ou étui phallique, avec un point d'interrogation. James P. Allen, dans son récent ouvrage Middle Egyptian. An Introduction to the Language and Culture of Hieroglyphs (Cambridge, 2000), identifie le signe comme une courroie de sandale.
Pourtant, dès 1982, la revue Anthropological Linguistics publiait une nouvelle hypothèse d'identification pour ce signe omniprésent dans les textes égyptiens (Egyptian beliefs about the bull's spine: an anatomical origin for ankh, Calvin W. Schwabe, Joyce Adams and Carleton T. Hodge, Anthropological Linguistics, volume 24, Number 1, Spring 1982, p. 445-479). Malheureusement, cet article n'a pas atteint comme il le méritait le monde égyptologique dans son ensemble.
C'est pourquoi il m'a paru utile d'en citer ici les références et de donner plus de diffusion à cette interprétation, qui se fonde sur des données égyptiennes et intègre les recherches d'égyptologues comme Jean Yoyotte ou John Baines.
Les auteurs rassemblent d'abord une série de documents montrant l'importance de la colonne vertébrale comme siège du sperme et de la vie pour les Egyptiens, et sa récurrence dans les textes et l'iconographie qui touchent à la renaissance du défunt. On se souvient notamment qu'à la douxième heure de l'Amdouat, le soleil et sa suite passent par la colonne vertébrale d'un grand serpent pour y trouver le rajeunissement. Ce serpent se nomme "le k3 de celui qui fait vivre (ankh) les dieux"



La 12 heure
Ils comparent ensuite les caractéristiques formelles du signe ankh avec celle des vertèbres animales et proposent de l'identifier à une stylisation d'une vertèbre de taureau. Ils supposent, pour expliquer la forme du signe, que le canal de la vertèbre, qui servait peut-être d'objet rituel, était élargi.


Fondée sur de solides arguments anatomiques et sur les documents égyptiens, l'hypothèse proposée par les auteurs de l'article nous a peut-être enfin donné une solution à cette irritante question.
J'espère par cette note la faire connaître et la soumettre à la réflexion.
A lire :




  • Pour le rôle du sperme dans la pensée égyptienne, on lira aussi l'article de Jean Yoyotte, Les os et la semence masculine. À propos d'une théorie physiologique égyptienne, BIFAO 61 (1962), p. 139-146.
  • Pour l'association du signe ankh avec la sexualité et le pouvoir créateur, on verra l'étude de John Baines, Ankh-sign, belt and penis sheath, ZAK 3, p. 1-24
  • http://www.egyptologica.be/egyptologie/ankh.htm
  • voir:
  • http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%82nkh
  • http://www.ankhonline.com/sciences_exactes_methodes_datations.htm
  • http://membres.multimania.fr/cirem/macon/ankh.htm

  • ANKH, la clé de vie

    On se perd en conjecture sur l'origine de Ankh. On lui attribue la forme d'un miroir, d'une boucle de mocassin, ou d'un utérus stylisé, on le compare également à des vertèbres animales.
    Ankh a aussi comme nom : la clef du Nil, elle représente la dualité de l 'Egypte. La partie arrondie représente le Delta de la Basse Egypte et la partie longue symbolise le Nil de la Haute Egypte.

    Il était souvent porté par les divinités ou par les gens dans les processions funéraires, ou offert au roi en tant que souffle de vie. Les dieux pouvaient le tenir par la boucle, ou en porter un dans chaque main, les bras croisés sur la poitrine.
    Symbole d'immortalité (rois, dieux), il est la clé ouvrant la porte du monde de l'éternité (défunts) et fermant le monde des mystères aux profanes.
    L
    e signe est aussi utilisé pour représenter la notion de serment, car donner sa parole, c'est engager sa vie et trahir sa parole, c'est perdre la vie. La croix Ankh incarne donc la notion de souffle vital. C’est pourquoi les divinités la tiennent dans leur main : elles sont les seules à détenir le pouvoir de donner ou de reprendre la vie.
    Lorsqu’un dieu mettait l’anse de la clef sous le nez d’un pharaon, cela signifiait qu’il lui donnait le souffle de la vie.
    Les morts la gardaient dans la main pendant la pesée de leur cœur, la plume de la justice de Maât étant sur l'autre plateau, ce jugement permettant d'accéder à la vie éternelle.

    Appelée également crux ansata (croix ansée), l'ankh a été adoptée par les Coptes, associée au symbolisme chrétien, mais à l'origine, il ne s'agit pas d'une croix.
  • http://www.philae-technologies.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=18&Itemid=84&limit=1&limitstart=3
    pour rappel:
  • http://thoth333.club.fr/htm/noeuds.htm
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Dim 28 Oct 2007, 00:47

La Tempérance.

Le Nombre XIV


Observez bien la carte de ce tarot de oswald wirth
http://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%A9rance_%28tarot%29

Qui peut me dire pourquoi Oswald Wirth à écrit sur cette carte le chiffre 14 de cette façon:XIIII et non comme pour toute les autres cartes de ce jeu en chiffre romain ,c est à dire XIV !
Quand on sait la symbolique que peut représenter ces
chiffres/lettres/symboles
x pour la croix
I pour le sexe masculin
V pour le réceptacle féminin


pourquoi une "croix" et un quatruple" I"?

merci après lecture de ceci de vos réflexions!


Dernière Lettre écrite par Oswald Wirth
le 19 Janvier 1943 tirée de l'ouvrage
Citation :
L'Imposition des Mains
"... Il ne saurait être question de renoncer au Grand Oeuvre, absorbé par un Ouroboros et digéré par lui. Nous sommes infimes par rapport au Tout, mais nous y tenons notre place et y accomplissons notre fonction. Il y a en chacun de nous un noyau d'activité qui s'adapte à l'emploi qui lui a été assigné. Nous devenons ce que nous sommes pour les besoins du rôle que nous avons à jouer, sans que l'acteur permanent s'identifie avec le personnage de théâtre qu'il représente transitoirement. Ce qui nous est difficile, c'est de nous connaître en ce que nous sommes par nous-mêmes, indépendamment du déguisement que nous portons sur la scène. Qu'étions-nous dans la vie inconnue que nous menions avant de nous incarner et que deviendrons-nous après notre libération du service terrestre ?... Je veux bien arriver de l'autre côté tout imprégné du rôle que je viens de jouer. Je puis ne pas vouloir rompre avec les camarades qui continuent à tenir leur emploi dans la pièce au dénouement de laquelle je m'intéresse. Il est des liens d'affection qui ne se rompent pas entre centres de rayonnement psychiques.
Je crois à l'amour, et à son indestructibilité quand il est immatériel. Si j'aime les humains dont j'ai partagé les misères en même temps que les aspirations les plus nobles, je ne puis les abandonner une fois sorti de leurs rangs de lutte terrestre. J'ai donc espoir de rester en liaison, une fois passé derrière le rideau, avec ceux dont la tâche n'est pas achevée... Je me refuse à renier mon patriotisme terrestre. Pas de désertion devant l'Oeuvre de rédemption humaine. C'est en aimant que nous pouvons être heureux, et je ne vois de félicité que dans l'amour qui se donne, et contribue au mieux, particulier et général.
J'ai la conviction profonde que je ne me trompe pas."

Oswald Wirth


Si l'initiation enseigne à mourir, ce n'est pas pour préconiser l'anéantissement. Ce qui, de toute certitude, n'existe pas, c'est le Néant! Y aspirer correspond à l'idéal le plus faux qui puisse se concevoir, car rien ne se détruit, tout se transforme. Loin de supprimer la vie, la mort pourvoit à son perpétuel rajeunissement. Elle dissout le contenant, afin de libérer le contenu que l'on peut se représenter comme un liquide incessamment transvasé d'un récipient périssable en un autre, sans que jamais il s'en perde une goutte.

La XIV° clef du Tarot nous montre ce fluide vital versé d'une urne d'argent dans une urne d'or par la Tempérance, qui devient l'ange de la Vie universelle.

Les amphores de métal précieux ne correspondent pas à de grossières enveloppes corporelles ; elles font allusion à la double atmosphère psychique dont l'organisme matériel n'est que le lest terrestre. De ces ambiances concentriques, l'une, la plus proche, est solaire et agissante (Or, conscience, raison) ; elle dirige l'individu d'une manière immédiate et entretient son énergie volontaire. L'autre s'étend au-delà de la première ; elle est lunaire et sensitive (Argent). Son domaine est plus mystérieux ; c'est celui de la sentimentalité, des impressions vagues, de l'imagination et de l'inconscient d'ordre supérieur. Cette sphère éthérée capte les vibrations de la vie commune aux individus d'une même espèce, vie permanente qui est le réservoir où nous puisons la vitalité que nous individualisons. Ce qui s'est concentré dans l'urne d'argent s'écoule dans l'urne d'or, où la condensation se complète en vue de l'entretien de la vie physique.

Le mystère des deux urnes domine toute la thaumaturgie thérapeutique, dont les miracles s'accomplissent à l'aide du fluide universel. Les débutants en l'art de guérir disposent, le plus souvent, d'une urne d'or débordante. Ils transmettent alors à autrui leur fluide personnel et pratiquent le magnétisme curatif en commandant aux courants vitaux. Si l'urne d'argent ne leur est pas révélée, ils restent apprentis-guérisseurs, incapables d'action continue et plus largement efficace. Le vrai miracle, qui est à la portée de toute âme pure foncièrement généreuse, dépend de l'extension de notre sphère sentimentale.

Compatissons de tout notre être aux souffrances d'autrui, puis extériorisons notre affection, afin de nous constituer une ambiance d'amour aussi vaste que possible. Nous bénéficierons ainsi d'un milieu réfringent animique, propre à recueillir les ondes vibratoires les plus éthérées par le moyen desquelles se pratique la vraie médecine des Saints et des Sage.

Le Génie de la Tempérance est androgyne ou plus exactement gynandre ; le Diable (XV) est, lui aussi, bisexué, alors que la Mort (XIII) est sans sexe. S'il en est ainsi, c'est que l'ensemble du Se ternaire du Tarot (XIII, XIV et XV) se rapporte à la vie collective non individualisée, au fluide universel insexué, bien que susceptible de polarisations sexuelles.

Comme l'Impératrice (III), la justice (VIII) et l'Ange du Jugement (XX), la Tempérance est blonde ; elle se rapproche, en outre, de ces trois personnages par la couleur de ses vêtements robe de dessous rouge, manteau bleu avec doublure verte. Le rouge dénote l'activité spirituelle intérieure, le bleu la sérénité animique et le vert les tendances à la vitalisation.

Le Génie de la Tempérance est ailé comme l'Impératrice (III), car il est analogue à la Reine du Ciel; mais il ne se confine pas comme elle dans les hauteurs d'un inaccessible idéal et préfère s'abaisser jusqu'aux vivants, qui lui doivent de vivre physiquement et spirituellement. Il se borne cependant à entretenir la vie sans la faire naître, comme le Bateleur (I), ni à l'intensifier à la façon de l'Empereur (IV). L'échanson angélique du liquide vital ranime la fleur prête à se faner ; il l'arrose ou condense sur elle la rosée matinale, afin de lui permettre de résister aux ardeurs du jour. Dans le quaternaire des vertus cardinales, la Force déploie une activité dévorante, qui consumerait l'humidité vitale (Humide radical des hermétistes) sans l'intervention rafraîchissante de la Tempérance. Celle-ci restitue une sève nouvelle au végétal accablé par la chaleur mûrissante du Lion auquel s'oppose, dans le zodiaque, le Verseau, c'est-à-dire l'Ange de saint Matthieu ou l'Homme, associé au Taureau, au Lion et à l'Aigle dans la vision d'Ézéchiel.



Le Verseau remplit le rôle d'Indra, le dieu des pluies fertilisantes, qui, dans le panthéon chaldéen, correspond à Ea, le maître de l'Océan surcéleste où se diffuse la Sagesse suprême. Celle-ci se répartit aux humains par le véhicule de l'eau qui tombe des hauteurs. De là le caractère sacré de l'eau lustrale et son rôle dans les purifications initiatiques. Les chrétiens se sont inspirés des antiques mystères lorsqu'ils astreignaient le catéchumène à se plonger dans l'onde baptismale, afin d'en sortir lavé de toute souillure morale et régénéré, c'est-à-dire né à la vie chrétienne, après être mort par submersion à l'existence païenne.

En alchimie, le sujet noirci à souhait, donc mort et putréfié, est soumis à l'ablution. Cette opération utilise les pluies successives provenant de la condensation des vapeurs qui se dégagent du cadavre sous l'action d'un feu extérieur modéré, alternativement activé puis ralenti. De ces pluies réitérées résulte le lavage progressif de la matière qui du noir passe au gris et finalement au blanc. Or la blancheur marque la réussite de la première partie du Grand OEuvre. L'adepte n'y parvient qu'en purifiant son âme de tout ce qui la trouble communément. Si, après renoncement effectif à soi-même, il s'affranchit de tout désir équivoque, il peut approcher d'un idéal de candeur d'intentions qui rend possible l'action miraculeuse.

L'art de guérir à l'aide de forces mystérieuses se fonde essentiellement sur la pureté d'âme du guérisseur. Que celui-ci se sanctifie par son abnégation et son dévouement à autrui et il opérera tout naturellement de vrais miracles ; mais il doit, à cet effet, se détacher de lui-même jusqu'à l'indifférence et subir l'épreuve du froid qui éteint dans le coeur de l'homme toute passion mesquine.

Il est permis de reconnaître l'Archange Raphaël dans le Génie de la Tempérance, qui est marqué au front du signe solaire, déjà remarqué sur le mortier de la justice (VIII) et sous le signe duquel se présentera l'Ange du Jugement (XX). Cet idéogramme est toujours un indice de discernement, soit qu'il s'applique à la raison coordinatrice des énergies constructives (VIII), à la répartition lucide des forces vitales (XIV) ou à l'action éclairée de l'Esprit régénérateur qui souffle où il veut (XX).
N'oublions pas que l'arcane XIV synthétise le 2° septenaire du Tarot, dont il occupe le centre. Or puisque les trois septenaires, chacun dans son ensemble, se rapportent à l'Esprit, à l'Ame et au Corps, le second est animique ; son terme synthétique (XIV) fait donc allusion aux mystères de l'Ame universelle, mystères qu'il faut pénétrer pour pratiquer la haute médecine des initiés.

Lorsque les arcanes du Tarot sont alignés sur deux rangs, l'Ermite (IX), qui personnifie la Prudence, devient le compagnon de file de la Tempérance (XIV). Celle-ci transporte dans le passif ce que le philosophe solitaire manifeste dans l'actif Homme d'expérience et d'étude, notre sage se tient à l'écart des suggestions que subit la foule ; il cherche la vérité sans hâte, en limitant le domaine de ses explorations, soucieux de se maintenir dans le champ étroit du savoir humain. Sa réserve se traduit pour la Tempérance en modération, vertu négative, qui répugne aux extravagances et aux exagérations. Il s'agit d'ailleurs de vie pratique plutôt que de spéculation abstraite. L'adepte qui s'est baigné dans le fluide que transvase l'Ange solaire n'est plus agité par la fièvre qui secoue le commun des hommes. Mort aux ambitions mesquines, aux passions égoïstes, indifférent aux misères qui le menacent, il vit calme dans la belle sérénité d'une douce sagesse, indulgente aux faiblesses d'autrui.

Interprétations divinatoires

La Vie universelle; son mouvement incessant, sa circulation à travers les êtres. Le fluide animateur qui restitue les forces dépensées. L'agent réparateur et reconstituant de ce qui s'use et décline. L'énergie médiatrice de la Nature. Thaumaturgie curative fondée sur la captation et le gouvernement des courants vitaux. Transfusion de force vitale, magnétisme curatif, médecine occulte ou mystique. Transmutations d'ordre vital. Alchimie psychique. Régénération. Mystères de l'eau et du froid. Miracles. Fontaine de Jouvence.

Insouciance philosophique, sérénité d'esprit qui élève au-dessus des misères humaines. Indifférence aux mesquineries de la vie. Égalité d'humeur, calme apaisant, santé, bonne circulation, régularité des échanges, conditions favorables à la prolongation de la vie, désintéressement, impassibilité, résignation.

Facilités d'adaptation, souplesse, docilité. Sensibilité aux influences extérieures. Impressionnabilité réceptive. Froideur, apathie, mobilité, nature instable et changeante. Repos, vacances, alternances, changement, laisser-aller, abandon, écoulement, manque de retenue. Passivité, paresse, imprévoyance, dépenses inconsidérées, prodigalité.


http://www.chez.com/alkast/wirth.html

voir aussi
Le Nombre Quatorze a pour lettre hébraïque Noun, nom divin Nora (formidabilis), mais c’est aussi le nom d’Emmanuel (Dieu est avec nous).

http://www.cabbale.org/Arcane-majeur-nombre-14-la.html

Citation :
Extrait de Histoire de la Magie d'Eliphas Lévi
La trinité a fait l'homme à son image et à sa ressemblance. Le corps humain est double et son unité ternaire se compose de l'union des deux moitiés ; l'âme humaine aussi est double : elle est animus et anima , elle est esprit et tendresse ; elle a deux sexes, le sexe paternel siège dans la tête, le sexe maternel dans le coeur ; l'accomplissement de la rédemption doit être double dans l'humanité : il faut que l'esprit par sa pureté rachète les égarements du coeur, puis il faut que le coeur par sa générosité rachète les sécheresses égoïstes de la tête. Le christianisme n'a encore été compris que par les têtes raisonneuses, il n'est pas descendu jusqu'aux coeurs.

Le Verbe s'est fait homme, mais c'est quand il se sera fait femme que le monde sera sauvé. C'est le génie maternel de la religion qui apprendra aux hommes les sublimes grandeurs de l'esprit de charité, et alors la raison se conciliera avec la foi parce qu'elle comprendra, expliquera et gouvernera les saintes folies du dévouement.

Voyez maintenant de quoi se compose la religion du plus grand nombre des chrétiens : une partialité ignorante et persécutrice, un entêtement superstitieux et stupide, et surtout la peur, la lâche peur ! Et pourquoi cela ? Parce qu'ils n'ont pas des coeurs de femme, parce qu'ils ne sentent pas les divins enthousiasmes de l'amour maternel qui leur expliqueraient la religion toute entière. La puissance qui s'est emparée de leur cerveau et qui lie leur esprit, ce n'est pas le Dieu bon, intelligent et longanime, c'est le méchant et sot et couard Satanas , ils ont bien plus de peur du diable que d'amour pour Dieu. Ce sont des cervelles glacées et rétrécies placées comme des tombeaux sur des coeurs morts.

Oh ! quand la grâce ressuscitera les coeurs, quel réveil pour les intelligences ! quelle renaissance pour la raison ! quel triomphe pour la vérité ! Pourquoi suis-je le premier et presque le seul à comprendre ? Que peut faire un ressuscité seul parmi des morts qui ne peuvent encore rien entendre ! Vienne donc, vienne cet esprit maternel qui m'est apparu à Venise dans l'âme d'une vierge inspirée de Dieu, et qu'il apprenne aux femmes du nouveau monde leur mission rédemptrice et leur apostolat de saint et spirituel amour !

Guillaume Postel
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Postel

je poursuivrai ma réflexion plus tard...



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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Jeu 01 Nov 2007, 18:18

je poursuit:
voilà où Guillaume Postel m a conduite!!!

Professeur de langues orientales (il connaissait le grec, l'arabe, l'hébreu et le syriaque) au Collège royal de Paris en 1538 et se croyant élu de Dieu, il élabore un projet de concorde universelle et écrit dans cette intention De orbis terrae concordia, paru en 1544. Essayant sans succès de rallier François Ier à son projet de réaliser la monarchie universelle, il tente de convertir à ses idées Ignace de Loyola. Ordonné prêtre au sein de la Compagnie de Jésus, il est expulsé un an et demi plus tard. Il décide alors de s'initier au Livre d'Hénoch et à la Kabbale auprès d'Andreas Maes.
À Venise, il rencontre une vieille religieuse, mère Jeanne, qu'il n'hésite pas à appeler « la mère du monde » et « la nouvelle Ève ». Cette rencontre improbable est à l'origine d'un étrange messianisme, d'essence sophianique : spirituellement proche du grand kabbaliste juif Isaac Louria, Postel professait, en conformité avec le Zohar (qu'il avait traduit en 1547), qu'il y avait deux messies : l'esprit féminin de l'homme, qu'il nomme (le premier) anima, compromise par le pêché d'Ève et n'ayant pas fait l'objet de la rédemption du Christ, devait être sauvée par un messie femme, incarnation de l'âme du monde, (la Sophia identifiée à mère Jeanne). Convaincu, à la Noël 1553, que la pauvresse a pris possession de son « corps spirituel », il commence à divaguer, annonce la fin du monde, rencontre les anabaptistes et, déçu par François 1er, se met au service de l'empereur d'Autriche. Il finit par se tourner vers les Turcs, ultime espoir pour l'unification du monde, à moins que les ismaéliens... L'Inquisition s'inquiète et examine ses thèses. Suspecté d'hérésie et déclaré fou (il était probablement paranoïaque ou mégalomane), il est emprisonné pendant quatre ans. Libéré en 1559 et après une période d'errance, il est finalement interné en 1562 au cloître de Saint-Martin-des-Champs de Paris, où il meurt oublié de tous.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Postel

La sagesse désigne le savoir et la vertu d'un être. Elle caractérise celui qui est en accord avec lui-même et avec les autres, avec son corps et ses passions (vertus de tempérance(14), de modération et de justice(8)), qui a cultivé ses facultés mentales, tout en accordant ses actes à ses paroles.=22!

Chez les philosophes grecs ou dans la tradition orientale, la sagesse (« sophia » en grec) est l'idéal de la vie humaine. Il peut se définir comme un état de réalisation qui s'appuie sur une connaissance de soi et du monde, s'accompagne d'un bonheur suprême et correspond à l'état de perfection le plus elevé que puisse atteindre un humain. La sagesse est le "savoir être heureux" ou encore la science du bonheur. Plusieurs chemins sont possibles.


Sophia:(25 mai ,jour de la création d Antahkarana)
http://antahkarana.forumzen.com/partages-recherches-eveil-du-soi-f2/pistis-sophia-t466.htm?highlight=sophia


Isaac Louria:
http://antahkarana.forumzen.com/elargir-son-horizon-f7/rencontres-avec-la-splendeur-t53.htm?highlight=rencontres+splendeur
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Jeu 01 Nov 2007, 20:31


GUILLAUME POSTEL, ERUDIT ET PACIFISTE
Sa vie durant, Guillaume Postel a été hanté par le désir que cessent enfin les guerres et tout ce qui divise les hommes. Prônant l'unification religieuse et politique de l'humanité toute entière, cet érudit pacifiste expose et défend ses positions avec fougue et passion. Son indépendance intellectuelle, l'originalité et le radicalisme de ses idées n'ont l'heur de plaire ni à l'Inquisition ni au gouvernement de Sa Majesté le roi de France.
http://chrisagde.free.fr/val/h2arts.php3?page=6
Auteur Guillaume Postel
Titre : Les Très merveilleuses victoires des femmes du Nouveau Monde
Le titre complet est : , suivies de la Doctrine du siècle doré, par Guillaume Postel, avec une notice biographique et bibliographique par M. Gustave Brunet. L’ouvrage est paru initialement en 1553, Les Très merveilleuses victoires des femmes du Nouveau Monde, et comment elles doibvent à tout le monde par raison commander. À la fin est adjoustée La Doctrine du siècle doré, ou de l’Évangélike règne de Jésus, Paris : J. Ruelle, 2 parties en 1 volume in-16. Réédition en 1970, Slatkine Reprints : Genève, Paris, in-8, 130 p.

http://antahkarana.forumzen.com/elargir-son-horizon-f7/le-sauveur-du-monde-serait-il-pour-certains-une-femme-t269.htm?highlight=sauveur


c est incroyable!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Jeu 01 Nov 2007, 22:49

un début de réponse par Mail:

Citation :
Bonjour,


Pour répondre à Ambre qui se demande pourquoi Oswald Wirth a écrit XIIII et non XIV et bien il a tout simplement suivi les règles du Tarot Divinatoire qui fait que pour progresser sur le chemin de la vérité, l'on ne peut qu'ajouter au chiffre de la carte précédente et non retrancher. Ainsi l'Hermite (avec un H), s'écrit VIIII et non IX, l'Empereur IIII et non IV, Tempérance (et non La Tempérance, là Oswald Wirth prend des libertés avec la tradition) XIIII et non XIV et enfin le Soleil XVIIII et non XIX.

Cordialement.

Jean-Marc Lozach.

http://www.viamenta.com/planviamenta.htm

Grand merci à vous cher monsieur!

144000
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Mer 07 Nov 2007, 16:42

Et nous voici en présence de l’ange qui fait face à L’Amovrevx. Nous ne doutons pas qu’il ne s’agisse de l’Ange du grand conseil, le Christ. XIV est donc un autre Arcane christophore.



Le code secret du Tarot de Marseille de Nicolas Conver



Il y a quatre chiffres (ciphers) dans ce code. Le plus important est composé de la moitié des lettres de l’alphabet moderne. Ce chiffre permet de décoder tous les Arcanes portant un nom, i.e. les lames dites Majeures et les Honneurs, 38 cartes au total. Chacun de ces Arcanes porte un nom composé de lettres. On attribue à chacune des 13 lettres constituant le chiffre sa valeur numérique traditionelle (a = 1, c = 3, etc.). On arrive par l’addition des lettres du nom de l’Arcane à un résultat chiffré qui correspond à la valeur affichée en titre des Majeures ou, dans le cas des Honneurs, à sa position sur la Grande Roue du Tarot.
Le chiffre majeur: A, C, E, H, I, L, M, O, P, R T, V et X.
Les autres chiffres permettent de décoder les Arcanes majeurs seulement.
Le chiffre mineur: B, D, F, N, S et U.
Les deux autres chiffres: J, K, Q, W, Y et Z.
: G.
Ca, c’est la base! La plupart des solutions se trouvent sur le site de Rom.
Un exemple: TEMPÉRANCE- XIV. On retient les lettres qui font partie du chiffre majeur et on élimine les autres. Il nous reste TEMPERACE. Résultat de l’addition: 86. 8+6=14, XIV ! La lettre qui saute, N, fait partie du code mineur. N= 14, XIV à nouveau !!!
Il y a des variantes. Parfois il faut soustraire au lieu d’additionner ou en core, on doit ajouter la valeur numérique d’un élément du contexte graphique. Et lorsqu’on retrouve un losange dans le nom de l’Arcane, il faut doubler la valeur du membre qui précède et lui soustraire celle du membre qui suit.






à voir ,à lire!
et parce que ce matin on m a "soufflé" cherche l aurore!

L’ange porte une fleur au front. La fleur représente l’âme, c’est un centre spirituel. Elle est le réceptacle de l’activité céleste. Elle procède du même symbolisme que la coupe et annonce ici l’activité de celles qui sont dans les mains de l’ange. Si on trace des droites pour relier les trois coupes, on obtient un triangle isocèle. Son sommet est le manche de la coupe, de l’aiguière en fait, à la main gauche de l’ange. Ce manche est en forme de phallus. Est-ce un rappel du triangle amoureux évoqué dans le même axe, en VI ? Voilà qui complète en tous cas le symbolisme de la fleur que l’on associera ici à la vertu, une de ses nombreuses attributions allégoriques, au même titre que le printemps, l’aurore, la jeunesse et même la rhétorique. Pourquoi la vertu ? Vertus est une des neuf catégories angéliques définies dans les Hiérarchies célestes.

Cette fleur ressemble beaucoup aux roses présentes chez L’amovrevx. Mais on peut penser que c’est aussi un coquelicot. On disait coquelicoq. Le coq est l’oiseau qui chante à l’avrore (79). L’aurore boréale est la manifestation de l’au-delà, ce que signifie aussi le nombre 79 dans le langage numérique du Tarot. Cette période du début de la journée marque la transition entre les mondes de la nuit et du jour. Dans la tradition judéo-chrétienne, l’aurore symbolise la puissance divine. (Voir Le dictionnaire des symboles à Fleur et Aurore)



http://tarotchoco.quebecblogue.com/l’axe-vi-xiv-l’amoureux-temperance/
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Jeu 08 Nov 2007, 09:43

parce que cette arcane,Tempérance(14) me fût présentée comme une injonction,la 4 eme en fait après,le chariot(7),le monde(21/22),la justice(8)et que j ai vu ces cartes prendre Vie,je cherche encore et encore...et ce matin j ai ouvert ceci:


Citation :
LES QUATRE INJUNCTIONS DU MAITRE SECRET

« QUE LA TEMPERANCE NOUS GARDE »
C'est un fait, les rituels sont partagés : Tempérance ou Tolérance ? Pour d'aucuns la question
s'est posée. Pourtant, depuis les tout premiers traités d'Éthique, la Prudence, la Justice, la
Tempérance et la Force constituent quatre vertus tellement indissociables qu'elles sont appelées
cardinales. Par conséquent, avec le terme de Tempérance, se trouve préservée la cohérence et l'unité
sémantique de ce passage du rituel
Mais allons plus loin :
Les quatre vertus cardinales constituent, en effet, un ensemble qui oriente l'homme vers une
conduite en accord avec les principes de la vertu. C'est cette géographie du sens qui permet à
l'homme de régler ses actions sur
- sa connaissance de la Vérité
- et sa pratique du Devoir.
....
La Tempérance est une notion particulièrement forte puisqu'elle recouvre la réalité
existentielle en son entier. Bien plus : la Tempérance nous semble être la modalité d'existence que
l'homme doit apprendre à privilégier, s'il veut vivre pleinement sa vie.
Cette vertu cardinale est à proprement parler: vitale. Nous voudrions donc d'emblée la
rattacher au patrimoine humain... même si nous savons bien qu'une telle vertu ne se développe
vraiment que chez les êtres soucieux d'élévation spirituelle, désireux de chercher des réponses aux
mystères de l'Etre, du Vrai, du Bien, de la Beauté ou encore de l'Unité. En un mot, chez un homme
concerné par sa relation au Monde et au Sens.
Comme vous le voyez, les MM SS de l'Arbre de Vie n'ont pas voulu confiner la Tempérance
à de simples questions de moralisation, de limitation des désirs, d'éthique du juste milieu et encore
moins à une philosophie du ni trop ni trop peu. Tout cela réduirait la Tempérance à une neutralité
axiologique, à la perte des valeurs, au non engagement... alors qu'elle induit le contraire ! En effet,
pour nous, la Tempérance concerne le champ entier de l'existence humaine et du sens qu'elle sait
parfois revêtir: elle a son rôle à jouer aussi bien dans la moralité des actions, que dans la
connaissance de la Vérité, ou du plaisir pris à la Beauté des êtres et du Monde, ou encore du vertige
éprouvé face à tout ce qui nous dépasse et ce que nous ignorons.
Dans « Le Gorgias », Platon affirme « vivre sans tempérance est le plus grand des maux ».
C'est là un thème caractéristique de toute la tradition philosophique
Spinoza estime que la vertu nous pousse à agir sous la conduite de la raison et Kant parle
d'impératifs catégoriques hors desquels l'homme renonce à son humanité.
Pour la philosophie occidentale on peut dire que la Tempérance est une forme de vie obligée
pour qui veut tendre vers la Sagesse.
La philosophie confucéenne, qui par ailleurs définit 9 vertus, considère que la tempérance
est la forme de conduite d'un homme vertueux qui, en montrant l'exemple , mènera à terme la
transformation bénéfique des hommes. Elle associe la pratique des vertus au sens du Devoir, ce qui
demeure particulièrement évocateur pour un M S
La Tradition ne dit rien d'autre. C'est ce qu'illustre le jeu de tarot, où la tempérance est le
14ème arcane ; étape que tout candidat devra passer s'il veut approfondir les mystères de la Gnose,
de la Kabbale, de l'Alchimie et de toutes les transformations liées à la Tradition. On y trouve le plus
souvent l'image d'un fluide circulant entre deux vases. Ce 14ème arcane est aussi associé à la lettre
hébreu Noun, qui indique l'idée de transformation-force qui produit le mélange, mélange bien dosé,
combinaison bien proportionnée, qui renvoie au mystère, puis au Myste, ce personnage qui, le doigt
sur la bouche, fait le signe du silence. Cet arcane oriente le MS au coeur de la question et de la
symbolique du 4ème degré. Nous ne sommes plus ici dans le binaire mais bien au-delà, dans un
Ternaire qui, outre le "Thèse, Antithèse et Synthèse" se met à l'écoute d'un 3ème terme qui n'est
jamais donné par avance, d'une relation entre les termes, d'une médiation entre les opposés. Sur ce
chapitre, l'appellation de Trois fois puissant maître est d'une grande richesse symbolique : triple
maîtrise, équilibre des opposés. Tout y est : le pavé mosaïque, soleil et lune, actif et passif, masculin
et féminin, or et argent, négatif et positif, cette communication permanente entre nos deux
tendances et qui nous mène à l'équilibre. Ce que les alchimistes appellent la coïncidence des
opposés ou l'harmonie des contraires.( Document distribué avec les 3 figures maçonnique, Wirth et
Tarots de Marseille). La loge de perfection est la matérialisation de cet équilibre : elle est une
véritable praxis de la Tempérance.
http://www.amhg-9.org/pdf/les%20vertues%20cardinales.pdf

et voir page 57 de ce pdf
CLEFS MAJEURES
ET
CLAVICULES DE SALOMON


LA LETTRE NUN
LES EFFUSIONS — LES MÉLANGES
Les formes tempérées par l’équilibre.
L’harmonie des mixtes.


http://www.tarot.org.il/Library/Levi/Clavicules%20de%20Salomon.pdf
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Ven 23 Nov 2007, 13:00

Citation :

XXIII. Les mystères de la lettre Nûn

La lettre nûn, dans l’alphabet arabe comme dans l’alphabet hébraïque, a pour rang 14 et pour valeur numérique 50. Dans l’alphabet arabe elle occupe une place remarquable: elle termine la première moitié de cet alphabet. Quant à la correspondance symbolique, cette lettre représente El-Hût, la baleine. Le sens originel du mot nûn est celui de « poisson ». Seyidnâ Yûnus (le prophète Jonas) est appelé Dhûn-Nûn.

La baleine (dans la tradition judaïque), au lieu de jouer seulement le rôle du poisson conducteur de l’arche (dans la tradition hindoue), s’identifie en réalité à l’arche elle-même. En effet, Jonas demeure enfermé dans le corps de la baleine, comme Satyavrata et Noé dans l’arche, pendant une période qui est aussi pour lui, sinon pour le monde extérieur, une période d’« obscuration », correspondant à l’intervalle entre deux états ou deux modalités d’existence. La sortie de Jonas du sein de la baleine a toujours été regardée comme un symbole de résurrection.

« C’est ce qu’indique très nettement la forme de la lettre arabe nûn: cette lettre est constituée par la moitié inférieure d’une circonférence, et par un point qui est le centre de cette même circonférence. Or, la demi-circonférence inférieure est aussi la figure de l’arche flottant sur les eaux, et le point qui se trouve à son intérieur représente le germe qui y est contenu et enveloppé; la position centrale de ce point montre d’ailleurs qu’il s’agit en réalité du « germe d’immortalité », du « noyau » indestructible qui échappe à toutes les dissolutions extérieures. On peut remarquer aussi que la demi-circonférence, avec sa convexité tournée vers le bas, est un des équivalents schématiques de la coupe; comme celle-ci, elle a donc, en quelque sorte, le sens d’une « matrice » dans laquelle est enfermé ce germe non encore développé, et qui [...] s’identifie à la moitié inférieure ou « terrestre » de l’« Œuf du Monde ». » (p. 152-153)

El-Hût est la figure de toute individualité, en tant que celle-ci porte le « germe d’immortalité » en son centre, qui est représenté symboliquement comme le cœur.

« Le nûn, dans l’alphabet, suit immédiatement le mîm, qui a parmi ses principales significations celle de la mort (el-mawt), et dont la forme représente l’être complètement replié sur lui-même, réduit en quelque sorte à une pure virtualité, à quoi correspond rituellement l’attitude de prosternation; mais cette virtualité, qui peut sembler un anéantissement transitoire, devient aussitôt, par la contration de toutes les possibilités essentielles de l’être en un point unique et indestructible, le germe même d’où sortiront tous ses développements dans les êtats supérieurs. » (p. 153)

« [...] l’accomplissement du cycle, tel que nous l’avons envisagé, doit avoir une certaine corrélation, dans l’ordre historique, avec la rencontre des deux formes traditionnelles qui correspondent à son commencement et à sa fin, et qui ont respectivement pour langues sacrées le sanscrit et l’arabe: la tradition hindoue, en tant qu’elle représente l’héritage le plus direct de la Tradition primordiale, et la tradition islamique, en tant que « sceau de la Prophétie » et, par conséquent, forme ultime de l’orthodoxie traditionnelle pour le cycle actuel. » (p. 155)
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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Lun 14 Jan 2008, 09:49

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MessageSujet: Re: Le tétramorphe et croix de vie   Mer 19 Mar 2008, 16:38

symbolisme des quatre vivants







« On dit qu'un animal ne peut entrer chez Dieu. Mais alors qui sont-ils, ces quatre qui l'entourent?» Angelus Silesius, LE PÈLERIN CHÉRUBINIQUE. (IV, 121).

Cet ouvrage est le fruit d'une étude autour des symboles de l'aigle, du taureau, du lion et de l'homme dans le judaïsme - anges accompagnant Ezéchiel - et dans le christianisme - Évangélistes entourant le Christ.

Parallèlement à l'importance que leur donneront les Pères de l'Église dans leur exégèse, ces symboles tiendront une place privilégiée dans la peinture, la sculpture et la liturgie médiévales. Entourant le Christ en gloire, les Quatre Vivants - encore appelés Évangélistes, Animaux ou Veilleurs - forment une figure dont les chrétiens du Moyen Âge connaissaient bien l'authentique valeur de guide spirituel. Mais à partir du Xllle Siècle, l'Église d'Occident n'interrogera plus guère ces quatre images. La Kabbale et les courants mystiques de la Renaissance tardive, puis les mouvements occultistes du XIXème siècle et une certaine tradition ésotérique contemporaine, consacreront leurs recherches à cette étonnante métamorphose des qualités et activités symboliques du Christ.

Michel Fromaget, anthropologue, est docteur ès Lettres et Sciences humaines et auteur de nombreux articles sur les représentations de la vie et de la mort. Il a publié chez Albin Michel Corps, Âme, Esprit : Introduction à l'anthropologie ternaire. Il est aujourd'hui maître de conférences à l'université de Caen.
Editions du Félin, 1992

http://www.editionsdufelin.com/o-s-cat-r-241.html
revisiter cette page pour rappel
http://signes-et-symboles.org/dossiers-symbole/index.php/2007/09/06/116-fromaget-tradition-symboles
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MessageSujet: ANKH   Mar 25 Mar 2008, 22:58

Bonjour,

Passionné par les écrits d'Anton Parks, je me suis amusé à décomposer le mot ANKH en sumérien. Ankh, ce symbole bien connu ici, et non sans raison, puisqu'il signifie Vie, dans le sens de vie éternelle.
Voici ce que donne une décomposition de ce mot en sumérien :

AN : ciel, paradis
KI
: terre, lieu, endroit

AN - KI
: "le ciel sur la terre" ou
"le paradis sur terre"






J'en déduis que la Vie c'est, ou plutôt ce devrait être, le paradis sur Terre !
La croix ansée est le symbole de cet idéal, de ce que devrait être la Vie sur
Terre.
Peut être en montre t-elle le chemin par son symbolisme, sensée représenter la vie après la mort ? Et si nous mourrions consciemment à nos désirs vains, et nos illusions, comme l'enseigne Krishnamurti, n'atteindrions nous pas un certain état qui n'a pas besoin de la mort physique pour se réaliser ? On pourrait alors parler de Vie après la "mort", de "paradis sur Terre" relativement à un observateur, inspirant alors indirectement tous les autres. Si on observe la croix ansée, on remarque qu'elle est formée du symbole TAU surmonté d'une anse. TAU décomposé avec les syllabes sumériennes donne :

TA : nature, caractère
U
(4), UD : soleil, lumière

TA - U
: "de nature lumineuse"

La anse surmontant le TAU représenterait un utérus, le principe féminin, mais ne pourrait-elle
pas aussi représenter le soleil, principe masculin. Sans doute peut-on y voir son propre reflet,aussi bien masculin que féminin. D'ailleurs dans
l'Egypte antique, les miroirs étaient souvent fait en forme d'Ankh...
On peut interpréter l'Anse comme un symbole du principe androgyne vital, un Oeuf surgissant du TAU, celui-ci étant formé d'une barre verticale représentant le principe masculin, et d'une barre horizontale représentant le principe féminin...! L'Anse représente le fruit de l'Amour, physique ou non.

L'Ankh illustre symboliquement le résultat de l'union du principe masculin et du principe féminin : la lumière de Vie.

Voici une pièce trouvée à Montségur, la "Mecque" cathare :






Cet emblème ressemble beaucoup à l'Ankh...! Il semble montrer un homme ouvrant les bras : il symbolise la vie. La croix de l'orthodoxie chrétienne est un symbole en complète contradiction avec cette représentation puisqu'il représente au contraire un instrument de torture et de mort.




Les cathares avaient choisi d'insister sur la célébration de la Vie plutôt que s'appesantir sur la souffrance et la mort. C'est aussi un affront à cette orthodoxie qui noie le poisson (!) dans la Passion.... et les paradoxes qui l'auréole.

En effet, nous aussi, nous venons de célébrer la Vie et son renouveau, consciemment ou inconsciemment.
Nous venons justement de fêter Pâques !... dont l'origine est bien sûr antérieure aux religions judéo-chrétiennes, puisque c'est la fête du passage, comme son nom l'indique en hébreu (pèsah) : la fête du passage de l'hiver au printemps. C'est en quelque sorte une résurrection du soleil, dont Jésus-Christ est le symbole.



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