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 " Le mensonge universel"

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Serena

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MessageSujet: " Le mensonge universel"   Ven 25 Jan 2008, 03:02

Selon le Livre de la Genèse, Adam et Ève ont été expulsés du paradis parce qu'ils avaient mangé une pomme. Et depuis ce terrible jour, vous et moi sommes voués au malheur : tels des Sysiphes, nous devons pousser ce « péché » tout au long de notre vie sans jamais pouvoir racheter la faute originelle de nos lointains parents, et encore moins ouvrir la porte du paradis.

C'est une condamnation éternelle, une malédiction divine, proférée par Dieu en personne à l'encontre de l'humanité, simplement parce que Ève a été trop curieuse... Nous sommes donc tous coupables, et la femme plutôt dix fois qu'une.

Pourquoi ?

Selon saint Paul, Tertullien et saint Augustin, parce que cette faute est retransmise de génération en génération par l'union sexuelle , elle-même n'étant qu'une pure répétition systématique du péché originel.

Ainsi, avant même de naître, tout être humain est d'office condamné puisqu'il n'est que le fruit d'une répétition constante de la faute !

Et tout cela à cause d'un serpent qui s'était distingué en vendant des Encyclopédies Universalis non pas en porte à porte mais d'arbre en arbre. Des milliers de commentateurs juifs, catholiques, protestants et musulmans ont écrit des kilomètres d'explications aussi savantes que bizarres sur cette « faute originelle », cette « chute de l'homme », cette « perte de la grâce », cette « perversion de la femme », etc., sans jamais convaincre véritablement.

Et pour cause... Ce « péché originel » a permis par exemple à saint Paul, le théologien favori du Vatican ( surtout aujourd'hui ), d'écrire que « la femme est un corps sans tête », et à saint Jérôme de dire que « la volupté avec une femme est un crime à classer juste après l'homicide ».
Même au cours du XIXe siècle, pourtant plus éclairé, le prêtre catholique Lamennais a affirmé que « la femme est une statue vivante de la stupidité parce qu'en la faisant d'un reste de limon, Dieu en a oublié l'intelligence ». Seul problème, cette apologie du « péché originel » imposée par la Bible et tous ses prêtres ne repose sur rien !

Depuis presque trois mille ans, des millions d'hommes et de femmes ont été nourris d'un texte qui a été entièrement maquillé, truqué et transformé par un ou plusieurs scribes hébreux entre 1250 et 800 av. JC.

Il n'y a jamais eu de serpent.


Il n'y a jamais eu de péché de la femme.


En revanche, il y a bien eu un mensonge phénoménal grâce à un savant « mélange » de passages ôtés et d'autres réécrits. Le scribe qui a rédigé le Livre de la Genèse a simplement pris un texte sumérien intitulé Enki et Ninhursag, antérieur d'au moins 1500 ans à la naissance de l'écriture hébraïque, et en a modifié toute la structure pour l'adapter à « ses » besoins comme vous allez le découvrir dans ce livre.

Au cours de l'histoire, ce mensonge a été plus meurtrier que le principe de l'esclavage, plus efficace que le principe du droit divin et plus neutralisant que toutes les bombes atomiques réunies.


Lorsque j'avais six ans et que je suivais les cours de catéchisme prodigués par les gentilles sœurs dominicaines, je fus marqué par leur obsession à nous parler du serpent, le « Prince du Mensonge ».
Elles nous donnaient des crayons de couleur afin que nous dessinions la scène d'Adam, d'Ève et du serpent dans le jardin d'Éden. Celui ou celle qui dessinait le serpent le plus menaçant gagnait une image pieuse. Aujourd'hui, je sais d'avance qu'avec ce livre, je ne gagnerai pas d'image pieuse, sauf peut-être de mes lecteurs.

Le « Prince du Mensonge » n'est pas celui auquel on pense et qu'on nous montre avec tant de frénésie depuis des siècles ( afin de nous empêcher de regarder ailleurs ).

Le « Prince du Mensonge » est bien ce scribe hébreu qui a jeté les bases du plus grand holocauste intellectuel de l'Occident en désignant, entre autres, la femme comme responsable de tous les maux de l'existence humaine.


Ève n'a jamais mangé de pomme, ni donné d'interview à un serpent tentateur

Elle ne nous a jamais condamnés.

En revanche, celui qui nous a menti, et gravement culpabilisés, est bien le rédacteur du jardin d'Éden , ce scribe-traducteur que les spécialistes nomment « J » et qui a saccagé le texte original sumérien pour l'arranger à sa façon, en enlevant les passages qui le gênaient.

Mais comment ce J. en est-il arrivé là ? En collant le texte sumérien original au texte hébreu, en analysant les passages enlevés, et en comparant les modifications, nous allons découvrir les véritables raisons qui l'ont amené à réécrire le texte et à changer son histoire ( et du même coup l'Histoire ).

La question qu'on pourrait alors se poser est la suivante : « Comment se fait-il que personne n'ait jamais parlé de ça ? ». Réponse :


1 ) parce que la première traduction de la tablette originale sumérienne a été faite en... 1915, c'est-à-dire en pleine Première Guerre mondiale, autant dire que c'est tombé à plat, et :

2 ) parce que cela oblige à remettre en question tout ce qui nous a été enseigné sur le sujet depuis le début. Vous imaginez un prêtre annoncer à la fin de sa messe : « Mes chers fidèles, il n'y a jamais eu de péché originel. C'est ennuyeux, parce que j'ai fait sept années d'études la-dessus au séminaire » ou un imam dire aux musulmanes « Ève n'a pas péché. Vous n'avez pas à vous voiler, ni à être mariées de force »... ?

Les spécialistes du sumérien, eux, connaissent très bien ce texte puisqu'ils l'ont traduit dès le début du XXe siècle.
Et c'est d'ailleurs leur vilain secret ! Mieux placés que tous les autres universitaires, ils savent depuis longtemps que la personnalité et les actions de la déesse Ninhursag ressemblent étrangement, et point par point, à celles de Yahvé. C'est également l'observation de Gwendolyn Leick, une grande spécialiste anglaise de la littérature sumérienne :

« Il y a un remarquable manque de communication entre les spécialistes qui planchent sur leurs tablettes et le grand public. La pression de la vie académique contemporaine rend ce rôle de médiation et de communication encore plus difficile.
En conséquence, la plupart des informations phénoménales de l'une des plus grandes civilisations reste confinée au monde fermé des sumérologues et des exégètes bibliques ».


En 1945, le grand sumérologue Samuel Noah Kramer l'a pourtant souligné avec infiniment de délicatesse, de peur que les fondamentalistes bibliques américains se servent de son origine juive pour l'attaquer, et aussi que les rabbins ultra-orthodoxes viennent à lui reprocher de remettre en cause leurs saints textes ( dictés soi-disant par Dieu en personne à Moïse ).
Pas évident de se retrouver coincé entre deux forces antagonistes aussi puissantes.

Alors, comme une vérité impossible à développer, ils l'ont gardée et en discutent de temps à autre entre gens de bonne compagnie tout en attirant l'attention sur une autre tablette cunéiforme, celle qui raconte le Déluge. Pourquoi ? Parce que celle-ci montre que les faits rapportés par la Bible sont bien exacts.

Au début du XXe siècle, pour les universités anglo-saxonnes c'était l'argument choc pour obtenir les financements des riches veuves très pieuses. N'importe quel département d'assyrologie digne de ce nom aurait vu ses dons privés disparaître s'il s'était amusé à trop montrer que le texte hébreu du jardin d'Éden a moins de valeur que le plan original du jardin des Tuileries.

Et puis remettre en cause le texte mythique de la Bible, celui du Jardin d'Éden, c'est avant tout aller au casse-pipe académique, social, religieux, bref un enterrement ( universitaire ) de première classe... Pas de vagues.

C'est pour cela qu'on voit toujours aujourd'hui dans tous les dictionnaires cette phrase suffisamment floue : « Les textes bibliques ont des parallèles plus anciens ». La notice de l 'encyclopédie Encarta, consultée chaque jour par des centaines de millions d'écoliers et d'étudiants , en est le parfait exemple :

« Le récit biblique de la création d'Adam et Ève diffère seulement par quelques détails de nombreux autres mythes semblables du Moyen-Orient ancien et d'ailleurs. Des thèmes semblables apparaissent également dans des sources mésopotamiennes anciennes comme l'Épopée de Gilgamesh, datant d'environ 1800-1700 av. JC. (...)

La plupart des spécialistes actuels de la Bible prennent cependant l'histoire d'Adam et Ève pour ce qu'elle semble être : une histoire hébraïque des origines humaines ayant beaucoup de points communs avec les mythes d'autres peuples anciens, mais un certain nombre de traits distinctifs.

La valeur religieuse du récit ne s'en trouve nullement diminuée mais simplement redéfinie » .
« Par quelques détails » et « nullement diminuée ».. Quant on pense qu'au concile de Constantinople, les évêques se sont physiquement battus pour l'emplacement d'une virgule dans une simple définition de l'Esprit saint !

Songez de plus qu'il n'existe même pas un livre grand public dédié exclusivement au texte sumérien du jardin d'Éden !

Certes, on trouve une trentaine d'analyses ( en 90 ans, c'est finalement très peu ) publiées dans des revues ultra-spécialisées du type Journal of Near Eastern Studies , des communiqués savants comme le très vieux Cuneiform Parallels to the Old Testament du professeur Rogers, ou des doctorats contemporains du genre « Le rôle mythologique d'Enki et de Ninhursag dans la perception du monde anté-diluvien » ou « Enki-Ea, analyse diachronicale des textes et images issues des toutes premières sources sumériennes », où le sujet qui nous préoccupe, lui, reste toujours mineur.

Dans cette dernière thèse de doctorat par exemple, soutenue par Peter Espak, le jardin d'Éden est expédié sans jamais insister sur l'extraordinaire détournement littéraire biblique dont l'auteur est pourtant le témoin.
Il est vrai, sa thèse a été soutenue à la faculté de théologie de l'université finnoise de Tartuu.
Et qui dit théologie, dit terrain glissant pour un étudiant qui veut obtenir sa thèse.

Les universitaires sont certes connus pour travailler les détails, et en assyriologie plus qu'ailleurs, mais cela explique-t-il qu'ils finissent parfois par ne plus voir l'ensemble ? Et dans le cadre du texte Enki & Ninhursag, on peut même se demander quelle est la part de l'auto-censure...

Alors peut-on franchement dire que les grandes « Religions du Livre » ne reposent sur rien à partir du moment où le texte précis du Livre de la Genèse est un faux ?


Oui, absolument ( encore faut-il le courage d'oser l'écrire ) puisqu'elles se sont construites sur la notion transgressive du péché d'Ève sur lequel les saint Paul, saint Augustin, saint Thomas d'Aquin et autres ont bâti toute leur démarche et construction intellectuelle ( notons que dans les évangiles, le Christ n'a strictement rien dit sur Adam et Ève dans un autre chapitre ).

Même aujourd'hui, les prédicateurs des églises évangéliques, comme tous les curés catholiques, vous disent d'une seule voix que pour vous racheter de la faute d'Adam et Ève, vous devez remettre votre vie entre les mains de Jésus, afin d'être « lavé » de leur péché...


Dernière édition par le Ven 25 Jan 2008, 03:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Ven 25 Jan 2008, 03:05

Soulignons quand même que ce plagiat du Jardin d'Éden ne remet pas en cause les autres livres de l'Ancien Testament, et encore moins les textes évangéliques du Nouveau.
Mais au XXIe siècle rien n'a changé depuis saint Paul et je ne parle même pas des chrétiens fondamentalistes qui en sont encore au monde formé en une semaine et à Ève sortant de la côte d'Adam - ils viennent même d'ouvrir un parc d'attractions biblique sur ce thème !

Ceux-là risquent de manger les pages de ce livre.

Les rabbins, eux, sont tout aussi catégoriques sur cette notion de disgrâce : l'homme s'étant dénaturé lors de sa chute d'Éden, seule l'observation de toutes les règles du judaïsme permet de retrouver un semblant de pureté...
Traduisez : la femme juive n'a toujours pas le droit de poser son pied sur le sol de la synagogue où officie ce même rabbin regarder ce qui se passe en bas en silence. C'est son prix à payer par héritage de dette spirituelle.


Le poids du péché originel « pèse » aujourd'hui 3000 ans pour les juifs et 2000 pour les chrétiens. Autant dire une éternité.

Alors pourquoi ce jardin sumérien est-il toujours aussi peu connu ?

Eh bien, supprimez le principe du péché et de la culpabilité, et vous n'avez plus aucune prise véritable, coercitive pourrait-on dire, sur vos fidèles en général et sur les femmes en particulier !


Pourtant, voici 5000 ans, cela n'empêchait pas les Sumériens de construire des temples dans lesquels ils rendaient hommage à leurs dieux.
Et ils n'étaient pas culpabilisés par leurs prêtres, vu que leur texte du jardin d'Éden, le vrai, Enki & Ninhursag, ne montre avant tout qu'une seule chose, que l'amour empêche la mort.
Les Sumériens rendaient hommage à leurs dieux parce que, selon eux, ces derniers ont créé l'homme pour être leur esclave. Point. Ils étaient conscients des forces supérieures et surtout du fait qu'ils n'étaient finalement que des fétus de paille entre les mains de ces dieux, les Anunaki.


Ce registre là donc, ils le connaissaient bien. Le très distingué W. G. Lambert, grand assyriologue devant l'Éternel, a ainsi traduit un texte intitulé « Ludlul Bel Némequi» et Samuel Noah Kramer a transposé « Un homme et son Dieu » : ô surprise, on retrouvera les deux textes plusieurs siècles plus tard chez les hébreux dans le Livre de Job, bien connu de tous les prêtres actuels car très pratique pour expliquer aux ouailles au chômage pourquoi Dieu les a abandonnés.

Autre question que l'on peut se poser : « Oui, et alors ? Qu'est-ce que ça va changer ? ». Réponse : rien et en même temps tout !
En lisant le vrai texte du jardin d'Éden, on se rend compte à quel point « on nous a menti », à quel point on a culpabilisé et menti à nos parents, grand-parents, aïeux, etc., et cela sur au moins 300 générations.

Cela fait beaucoup d'êtres humains dont la vie a été brisée à cause de cette monstrueuse notion du péché originel. Pendant des générations, les filles-mères, les femmes divorcées et même les jeunes mariés ont payé un lourd tribut psychologique à cette notion par une vie malheureuse ou par des suicides.


Le roman Water for chocolate pourrait résumer à lui seul tous ces drames individuels, tous ces crimes et toutes ces souffrances induits par le péché d'Ève vécus de génération en génération.
Cette saga familiale se déroule dans les années 1830 au Nouveau Mexique, époque pas si lointaine où les femmes vivaient leur sexualité dans la honte permanente, et où les jeunes pensaient que les bébés naissaient d'un simple baiser sur la bouche.
L'une des filles se marie et arrive le moment de sa nuit de noces, préparée par le curé : la jeune mariée passe alors une épaisse robe de lin avec juste un trou brodé au niveau de son sexe, afin que son mari puisse « commettre le péché de chair » en toute légalité chrétienne mais sans jamais voir le corps nu de sa femme, parce que, ne l'oubliez pas, dans le Livre de la Genèse il est écrit qu'une fois le péché commis, « Adam et Ève se rendirent compte qu'ils étaient nus ».

Cette nudité et cette sexualité jugées sales et honteuses par l'Église , ont fait le bonheur des confessionnaux pendant des siècles et des siècles, et le malheur de tous ceux qui étaient obligés de s'y rendre.

Alors qu'est-ce que cela change de savoir que le texte fondateur du jardin d'Éden ne vaut plus un shekel parce qu'il est l 'œuvre d'un faussaire ?

Eh bien, en plus de la stricte vérité littéraire, religieuse et théologique, cela montre à quel point un péché originel qui n'a jamais existé a servi de levier pour manipuler des populations entières en maintenant simplement sur elles le joug de la punition divine...

Le scribe hébreu a mieux réussi que Karl Marx.

Le, ou plutôt, les responsables de cet holocauste intellectuel sont :

1 ) le scribe J., ou les scribes qui ont dépouillé le texte sumérien pour composer le leur, et qui va devenir a) le socle sur lequel s'établiront tous les autres, et b) le seul à expliquer les origines de l'humanité pendant 1900 ans à 60% de la population mondiale.

2 ) saint Paul qui va se servir de J. dans ses lettres et épîtres pour répandre au nom du Christ le mépris du corps et l'inutilité des femmes ( le Christ n'avait jamais rien dit de tel ).

3 ) Tertullien, « père de l'Église » qui va utiliser les écrits de saint Paul pour condamner le remariage ( obligation de célibat ) et tenter d'obliger les femmes à porter un voile.


4 ) saint Augustin, qui va expliquer que le péché originel est la répétition systématique de la faute initiale, ce qui va culpabiliser la nudité et condamner l'acte charnel. Sa célèbre phrase à l'intention des seuls hommes : « Qui a une femme se détourne de Dieu » en dit long, et signifie que la femme, elle, ne représente rien pour Dieu puisque avec ou sans mari, elle est de toute manière irrécupérable. Pour tous ces braves gens, la femme est le diable en personne.

5 ) les prêtres ( toutes religions confondues ) qui vont amplifier le rejet de la nudité, de la sexualité et de la femme, en faisant lire chaque semaine que Dieu fait, un extrait des écrits misogynes de saint Paul, et ce depuis plus de 1400 ans.


« Il est encore préférable de se marier que de se brûler » a ainsi précisé Paul dans son Épître aux Corinthiens , faisant comprendre une nouvelle fois qu'il est quand même moins grave de se marier que de brûler en enfer.

Et selon saint Jérôme, Dieu condamne ce mariage encore plus lorsque le mari est amoureux de son épouse ( si, si ) :


« Rien n'est plus infâme que le mari qui aime sa femme comme une maîtresse : il commet le péché d'adultère ».

Autant dire que le seul mariage qui ait jamais trouvé grâce aux yeux de ce clergé catholique malade de sa chasteté est le « mariage blanc », celui qui n'est contracté que pour les seuls besoins de procréation , toujours à cause du péché d'Ève.

Et il suffit d'écouter les discours du dernier pape pour se rendre compte que rien n'a changé. Dieu merci, Benoît XVI ne dispose plus du pouvoir de ses prédécesseurs, mais s'il pouvait...
Au Moyen-Âge, l'intimité de nos ancêtres a été entièrement régie par des décrets ecclésiastiques et ceux qui ne les respectaient pas étaient menacés d'excommunication, voire du bûcher.

Ainsi, à cause du jardin d'Éden, nul n'avait le droit de faire l'amour le mercredi, le vendredi et le dimanche des temps ordinaires, et encore moins pendant les 40 jours avant la Pentecôte, Pâques puis Noël et les 10 jours qui les suivaient avant et après les fêtes de la Vierge, le modèle absolu donné aux femmes par le clergé certaines fêtes de grands saints et surtout 180 jours avant l'accouchement et 40 jours après.
Inutile d'ajouter que l'Église réglementait aussi la position du couple et ce qu'il pouvait « techniquement faire dans un lit... Quant au divorce, n'en parlons même pas.


La chape de plomb judéo-chrétienne était tombée pour 2000 ans.

On comprend alors encore mieux l'importance de savoir que le péché du jardin d'Eden n'a jamais existé.
Il a simplement servi à des prêtres pour empêcher leurs semblables de vivre pleinement leur vie. Malheur au bébé qui mourait non baptisé. « Son âme partait directement en enfer » disaient-ils, persuadant les parents qu'ils étaient bons, eux aussi, pour l'enfer éternel. Sous Henri IV, ils risquaient même le bûcher.

Au XIXe siècle, les prêtres et les médecins ont refusé de diffuser les nouvelles méthodes d'accouchement parce que le Livre de la Genèse disait que la femme « doit accoucher dans la douleur ». Au milieu du XXe, le Vatican s'était opposé à la diffusion de la pilule, parce qu'elle permettait de « pécher ».

Et combien de bébés ont-ils été tués ou abandonnés parce que la maman ne voulait pas devenir une mère célibataire, signifiant « je suis une prostituée, j'ai couché sans être mariée », et ce jusqu'aux années soixante-dix ? Combien de mariages malheureux à cause de ce dogme criminel ? Le père d'un écrivain français du XIXe avait toujours imaginé « vivre dans le péché », parce que, marié, il était tombé amoureux d'une femme d'une condition inférieure ( sa servante ).
Sa vie n'a été qu'une longue et douloureuse suite de culpabilisations sociales, l'empêchant de vivre pleinement son bonheur.

Au final, c'est une réplique de la série télévisée new-yorkaise Sex in the City qui résume le mieux la situation. En compagnie de son amie Miranda, la journaliste se rend dans une église épiscopalienne de New York. En constatant le côté coincé des fidèles, Miranda lui chuchote à l'oreille : « Catholiques, épiscopaliens, shakers, quakers, c'est du pareil au même, toutes ces religions sont faites pour bousiller la vie sexuelle ».
Elle venait tout juste de se séparer d'un catholi­que parce qu'après l'amour, il se précipitait systématiquement sous la douche pour se laver du péché qu'il venait de commettre. Elle ne pensait pas si bien dire.

Il n'existe que trois tablettes du texte Enki & Ninhursag. Elles sont vieilles de 4000 ans.
Au cours d'un entretien, le professeur Attinger, assyriologue de l'Université de Berne et grand spécialiste du texte, nous a précisé que si « ces tablettes originales remontent aux alentours de 1800 avant JC, le texte, lui, a été fixé entre 2100 et 2000 avant notre ère ».


Extrait de: "le mensonge universel" de Pierre Jovanovic.

Par Djehouti chez "choix".


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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Ven 25 Jan 2008, 21:54

Merci Serena, j'en suis très émue. J'en ai les larmes aux yeux.

Juliette
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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Sam 26 Jan 2008, 06:16

Et oui Juliette,il y a de quoi....
Depuis deux jours,je vais de découvertes en découvertes...
Le summum étant le passage du livre ci-dessus que je
vais me procurer.

J'avais un autre texte proposé en partage par Paprika
sur "choix et réalité"

Je le met en ligne à part car il s'agit d'un autre
livre,d'une personne qui a écrit deux livres
que j'avais trouvé très éclairés:
C'est Annick de Souzenelle avec "Le symbolisme
du corps humain"(éditions Dangles)
et "Job sur le chemin de la Lumière"(chez Albin Michel)


:a7:
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MessageSujet: "il n'y a jamais eu d'adam et eve "...   Sam 26 Jan 2008, 06:40

Ce jardin d'Eden, jardin de " jouissance " est au-dedans de tout être humain, de tout Adam - Adam est l'homme et la femme - lorsqu'il assume ses normes ontologiques, c'est-à-dire lorsqu'il se retourne au-dedans de lui-même et qu'il entre en communication avec Ishah, cette " autre " qui est en lui, son épouse intérieure.

Ishah, dans son union avec Adam, constitue un aspect du jardin d'Eden.

Lorsqu'il n'est pas tourné vers le dedans de lui-même et dans l'union avec Ishah, l'Homme est en exil ; dans cette situation dite " de chute ", d'exil, Ishah non épousée peut déterminer notre enfer ; elle est refoulée dans les profondeurs inconscientes et devient alors l'objet de la légende de Lilith, dite " la première femme d'Adam ".

Mais que signifie " première " lorsque la scène se joue en amont de l'exil, c'est-à-dire hors du champ de l'espace-temps historique ?

Dans cette situation d'exil, Ishah l'oubliée reste présente au-dedans de chaque être humain, jouant tantôt les inspiratrices, tantôt les démones.

Mais sur la scène historique de l'exil, Eve apparaît :

elle est la femme devant l'homme, qui prend le nom d'Adam ; Eve met au monde l'enfant dans le contexte animal qui nous est commun, mais qui ne constitue pas la vocation ontologique première du véritable Adam.

Toutes les traditions rendent compte du drame de cet exil :

Prométhée, chez les Grecs, dérobant le feu du ciel avant d'y être introduit ; son épouse, Pandore (dont le nom signifie " tous les dons ") ouvrant la boîte interdite et répandant sur le Terre des dons qu'elle ne sait gérer ; les hommes de la Tour de Babel tournant le dos à leur " Orient " et faisant une percée dans la plaine de Shinéar (celle " où l'on crie " et " où l'on titube "), tous sont comme Adam, prenant le fruit de l'Arbre de la Connaissance, que lui tend Ishah, au lieu d'attendre de le devenir lui-même.

Privilégions notre propre tradition et focalisons notre regard sur le Livre de la Genèse, que nos traducteurs ont lu à l'aide de leurs lunettes d'exilés.

Les deux premiers chapitres rapportent l'état d'Adam en amont de cette situation d'exil, dans un espace-temps autre que celui de notre commune expérience actuelle ; ils faussent donc d'entrée de jeu le discours.

" Au commencement Dieu créa les cieux et la terre ", disent-ils.

Il ne s'agit nullement du commencement historique.

Bereshit, ce mot qui, pour les Hébreux, contient toute la Torah, ce mot intraduisible peut être rendu au moins mal par " dans le principe ", en arche en grec, in principio en latin ; cette traduction est préférable, à la condition que nous comprenions que ce " principe " nous habite en chaque instant.

Cet " instant " - le kairos grec - se rapporte à l'espace de l'intériorité de l'Homme ; il est le seul moment du temps intérieur avec lequel puisse s'articuler le temps historique dans son présent - le chronos grec.

La langue grecque possède deux mots pour distinguer ces deux qualités du même temps :

l'instant de l'intériorité, lourd du " principe " divin fondateur de l'être, et l'instant du monde extérieur, dont la répétition banalisante structure le déroulement de l'exil, laissant l'Homme totalement inconscient, et de plus insatisfait !

Bereshit, ce " principe " en lequel tout est créé, est encore appelé par la Torah " l'Orient " de l'être, ou le " très antique ", mais un Orient qui appartient à la géographie de l'âme et un antique qui se trouve à ses origines ontologiques :

" Dans le principe Dieu créa... "

Ce temps passé du verbe créer convient tout aussi peu à l'oeuvre divine, qui se joue de toute éternité.

L'éternité n'a rien à voir avec la succession indéfinie de notre temps d'exil ; temps divin, l'éternité lui est totalement transcendante, mais lui devient immanente en chaque " instant " de l'intériorité, vécu en communion avec le " principe " divin de l'être.

Le Nom de " Elohim " est ici révélé pour désigner non pas la Personne divine, innommable, mais l'Innommable dans sa fonction créatrice.

Enfin, dans ces mots, " Dans le principe Dieu crée les cieux et la terre ", il s'agit de " cieux et terre " qui sont à l'intérieur de nous car, si le temps n'est pas celui de l'exil, l'espace n'appartient pas davantage au monde qui nous est extérieur.

" Cieux et terre " sont, en hébreu, shamaïm (shem, " le NOM " ; maïm, " les eaux "), et erets le " sec ".

" Dans le principe Dieu crée l'humide et le sec ", pourrait-on traduire, en précisant que l'humide est lourd du NOM, c'est-à-dire du Verbe divin qui fonde toute chose.

En Adam, l'Homme, qui sera dit plus loin " image de Dieu ", repose le NOM, " image de Dieu ", repose le NOM, image de Dieu, dans sa fonction d'Incarnation, YHWH, " JE SUIS ".

Chaque être humain est un germe de " JE SUIS ", un " JE SUIS en devenir d'être.. ", car tel est le NOM révélé à Moïse dans son expérience du buisson ardent (Exode 3,14).

" Je suis qui je suis " est une traduction faussée de ce verset, car le verbe être est employé ici, en hébreu, à la forme inaccomplie.

Ce NOM secret de chacun est au coeur des eaux comme un enfant dans le sein d'une mère.

Les eaux ne peuvent être saisies, elles symbolisent l'inconnu que les Hébreux appellent " l'inaccompli ", car elles recèlent un potentiel d'énergies infini destiné à être réalisé pour construire le NOM.

L'inaccompli est aujourd'hui comme l'inconscient ; par rapport à lui, la terre, le " sec ", serait le conscient.

La présence du shem (le NOM) dans les maïm (les eaux), sa puissance amoureuse et créatrice, est source d'une dynamique ontologique qui appelle les eaux à devenir du sec, l'inaccompli, de l'accompli, et l'inconscient, du conscient.

Cette dialectique fondamentale s'exprimera dans la suite du texte par :

" ténèbres-lumière ", ou encore " femelle-mâle ", dont nous allons découvrir le véritable sens. Au Sixième Jour de la Genèse, Adam est en effet " créé Image de Dieu ", il sera " fait à sa Ressemblance ".

De l'Image à la Ressemblance s'inscrit la dynamique que je viens d'évoquer ; elle constitue la vie.

Les physiciens ne disent-ils pas que la vie est actualisation d'un potentiel d'énergies ? L'énergie, disent-ils aussi, c'est de l'information.

Les informations qui habitent les shamaïm sont appelées à construire " l'Arbre de la Connaissance ", dont on ne peut dire qu'il est, dans son principe, celui " du bien et du mal ", mais plutôt celui " de l'accompli et du pas-encore-accompli ", ces deux pôles se rapportant au Germe divin que tout humain porte en gestation, à l'Orient de son être.

Dans la finalité de cet accomplissement, Adam est créé en même temps " mâle et femelle ".

Nos traducteurs n'ont vu en ces deux mots que l'homme et la femme dans leur nature animale, celle de l'exil.

Il est vrai qu'Adam est l'humanité toute entière, hommes et femmes, mais la dimension ontologique de cette double qualité est différente : est " mâle " celui (ou celle) qui " se souvient " de sa " femelle ". (Le mot hébreu zakhor recouvre le substantif " mâle " et le verbe " se souvenir "). La femelle n'est autre que les shamaïm (les cieux), alors appelée adamah dans la fonction matricielle du shem (le NOM) qu'elle porte.

La adamah est mère (et mer) des profondeurs de tout être humain ; elle doit être cultivée - ce qui signifie qu'Adam doit faire oeuvre mâle en elle, en pénétrer chaque énergie, la nommer, la travailler, afin de construire l'Arbre de la Connaissance et de faire mûrir son fruit, le divin en l'Homme.

Adam a pour vocation de se mettre au monde ; dans ce sens, il a vocation de maternité.

L'Adam du Sixième Jour, encore confondu avec sa Adamah, baigne dans les eaux de l'inconscience ; les énergies de celles-ci, douées d'une vie autonome, jouent à la place de l'Homme et il ne le sait pas !

Ceci décrit la situation actuelle d'exil dans laquelle l'Homme est maintenu parce qu'il se détourne de lui-même et de Dieu.

L'Adam du Sixième Jour (et celui de l'exil) est incapable de travailler sa Adamah. " Il n'y a pas d'Homme pour cultiver la terre [Adamah] ", dit le texte du Septième Jour.

Nos traducteurs exilés ont déduit de ce verset de la Genèse l'inexistence de l'Homme, qui venait cependant d'être créé au Sixième Jour ; ils en ont conclu que ce deuxième chapitre de la Genèse constituait une autre Genèse, étrangère à la première ; et la critique historique d'aller bon train !

Or, ce deuxième chapitre de la Genèse décrit un jour où " Elohim se retire [shabbat] " pour que croisse YHWH, comme un père le fait devant un fils qui commence à affirmer son identité, car YHWH, JE SUIS, est l'identité réelle d'Adam, par laquelle il peut devenir conscient de lui-même.

En ce Septième Jour, un processus de différenciation s'accomplit entre Adam et sa Adamah ; l'Homme entre en résonance avec son noyau divin fondateur, il sort de son être collectif pour devenir sa personne et faire croître son arbre.

Elohim dit : " l'Homme coupé de lui-même ne peut s'accomplir " (verset généralement traduit par : " il n'est pas bon que l'homme soit seul ").

Elohim initie alors Adam à faire oeuvre mâle en lui-même, à nommer les animaux (énergies) de sa Adamah pour transmuter leur peau (ténèbres) en lumière (jeux de mots hébreux intraduisibles): Elohim fait " communiquer " Adam avec lui-même dans des " face-à-face " incontournables pour son accomplissement. Adam cherche le face-à-face total ; il est alors " endormi " d'un sommeil qui est en réalité un éveil, au coeur duquel Dieu lui montre la totalité de son autre côté.

Cet " autre côté " n'a jamais été une côte :

il est le côté " inaccompli ", donc encore voilé, de l'Arbre de la Connaissance qu'est Adam dans sa totalité ; il est " dressé " par Dieu, devant cet Adam, en " épouse ", Ishah, dont Adam est l'époux ; Ish. Ishah est l'autre nom des shamaïm, les cieux, appelés Adamah en tant que mère des profondeurs et maintenant Ishah, " épouse " d'Adam.

Lorsque Adam découvre son épouse et l'enfant divin qu'elle porte, il vit une extase et s'écrie :

" Voici celle qui est os de mes os et chair de ma chair " ce qui en hébreu signifie : " Voici celle qui est la substance de ma substance [qui se tient cachée sous les apparences] et l'Image divine que je suis ". Car la " chair ", basar, " scellée dans les profondeurs de cet autre côté " est l'Image divine fondatrice, constituée de bar, le " Fils " (le shem) et d'une présence secrète symbolisée par la lettre médiane de ce mot, le shin, première lettre du mot shem, le NOM, dont l'idéogramme primitif (flèche retenue au bout d'un arc tendu à l'extrême) exprime " l'esprit " qui est en l'Homme.

L'esprit est puissance de l'éros qui (départ de la flèche) rend capable l'accomplissement du Fils (le logos grec).

La puissance de l'éros est, dans le principe, celle du désir infini de l'Homme pour son Dieu, qui ne peut se traduire dans un premier temps que par ses épousailles avec Ishah ; elle est une pulsion de vie informationnelle car elle transforme les énergies potentielles de Adamah en informations - le conscient - ; elle fait croître la sève de l'Arbre de Connaissance dont Adam va devenir le fruit :

le Fils -JE SUIS - totalement accompli.

Ce Grand'Oeuvre est possible, puisque maintenant " Adam et son Ishah sont deux ; ils connaissent le chemin qu'ils ont à faire ; ils ne sont plus confondus " ; ce verset, à un premier niveau de lecture est traduit par :

" ils étaient tous les deux nus et ils n'en avaient pas honte ".

C'est à cette hauteur du mythe qu'intervient, au milieu de tous les animaux (les énergies) intérieurs d'Adam," le serpent, Le plus rusé de toutes les énergies ".

Ici, la racine du mot hébreu arom " rusé ", est aussi celle du mot qui vient de qualifier Adam et son Ishah et que l'on a traduit par " nu " au verset précédent.

Le serpent doué de savoir et de savoir-faire est une émanation du Satan, l'Adversaire ; il va tenter de déstabiliser Adam en s'adressant à son épouse Ishah.

Ishah prend le fruit de l'Arbre de la Connaissance que lui tend le serpent-Satan ; elle le donne à son époux qui le mange.

Adam entre alors dans l'illusion totale d'être devenu JE SUIS ; ce " je " illusoire est l'ego du monde de l'exil, qui se trouve alors en relation avec l'extérieur des choses et d'Adam lui-même, mais coupé de l'intérieur, coupé d'Ishah dont il croit qu'elle est devenue sa totale lumière.

Réduit à l'état animal du Sixième Jour, Adam n'est plus que l'homme devant la femme alors seulement appelée Eve.

Eve devient mère biologique dans le monde extérieur alors que c'était à lui Adam, de devenir mère ontologique, mère du fils intérieur, JE SUIS.

© Annick de Souzenelle

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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Sam 26 Jan 2008, 10:17

merci beaucoup j'aie fait un copié-collé et j'ai tout envoyé via ma messagerie à toutes les femmes que j'aie dans mon carnet d'adresse.

Powa girls ! (bon on va pas tomber dans l'excés non plus ...)
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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Sam 26 Jan 2008, 10:30

Non non mimiss,,viva la vita!!


:654:


Dernière édition par Serena le Jeu 26 Jan 2012, 20:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Sam 26 Jan 2008, 12:08


J ai beaucouip aimé ce texte et les commentaires sur choix d ailleurs où je l ai lu!
merci Serena et djéhouti!



en ce qui concerne les
trois tablettes du texte Enki et Ninhursag,j avais déjà lu ceci lors de mes nombreuses recherches sur la Mésopotamie:

http://secretebase.free.fr/civilisations/sumeriens/textes/textes.htm

pour le lien et un reportage audio sur Jovanovic ,voir

l'interview de Nathalie Zylberman avec Pierre Jovanovic à propos du Mensonge Universel (sur BethVallée FM, diffusée le 7 octobre 2007)
Présentation de l'éditeur

"Le texte sumérien qui a servi à composer le jardin d'Éden et comment il a été modifié par l'auteur de la Bible pour nous culpabiliser."

Le plus grand mensonge de l'histoire des religions est celui du Livre de la Genèse dans lequel il est écrit qu'Ève est née d'une côte d'Adam, et qu'à cause de la pomme mangée dans le jardin d'Eden, elle a conduit l'Humanité à sa perte.

Pourtant, une tablette sumérienne (antérieure de 1500 ans à l'invention de l'écriture hébraïque) prouve que le rédacteur du Livre de la Genèse a plagié le texte et l'a modifié pour exclusivement se venger des femmes.

- Le "serpent" était en réalité un conseiller qui a encouragé un dieu à séduire des jeunes déesses.
- Ce dieu s'était empoisonné dans un jardin en mangeant des plantes.
- Il a été maudit par une déesse. Et bien sûr :
- De la côte de ce dieu est née... une autre déesse.

Conséquence de ce plagiat soi-disant dicté par Dieu à Moïse, et universellement répandu par les Hébreux, par saint Paul et par saint Augustin : les prêtres, les rabbins et les imams ont avili, culpabilisé et manipulé hommes et femmes en brandissant le "péché originel" accusateur qui, finalement, n'est qu'un pur mensonge.

Le "Mensonge Universel" comprend l'analyse du texte sumérien, son historique, l'adaptation littéraire, la table des correspondances, et bien sûr la traduction de la tablette originale, réalisée par un grand spécialiste, le Pr. Attinger, assyriologue de l'Université de Berne.

http://www.lejardindeslivres.fr/mensonge.htm

je vous ai déjà proposé aussi des extrait de ceci(sais plus où?),qui vont dans le même sens:

Pour prendre soin du jardin, le grand dieu engendre, crée ou convoque une race qui lui ressemble sur beaucoup de points, sauf l’immortalité : l’humanité. Il déclare « l’homme » (Adamah) son élu et l’investit comme son vicaire dans le travail de jardinier cosmique. Dans ce rôle, il lui transfère des pouvoirs et des responsabilités limi-tées, mais néanmoins grandes, comme ceux de cultivateur des plantes, de maître des animaux, de gardien de l’ordre. L’élection ouvre à l’homme la perspective d’une possible transcendance de sa condition originelle. Il est invité au banquet des dieux et on lui offre la nourriture et la boisson de longue vie. Tandis que la décision d’immortaliser l’homme émane du grand dieu, son accomplissement est assuré par la grande déesse, en tant que patronne de la fertilité, de la nourriture et de la vie. Ces fonctions sont figurées par l’association iconique de la déesse à un arbre de vie, gardé par un serpent ou autre dragon chtonien. La mère de tous les vivants offre à l’homme une pomme avec des pouvoirs régénérateurs et gériatriques. En la mangeant, l’homme confirme l’acceptation du rôle qui lui a été attribué et son ingression au festin des dieux, selon le scénario initiatique de l’héroïsation.
Corin Braga

Le Paradis interdit. La face et le revers d’une image
synthèse
http://lett.ubbcluj.ro/~echinox/caiete2/13.html



Citation :
- 2500/ - 2350. Première dynastie de Lagash (Our-Nanshe, vers - 2490 ; Eannatoum, vers-2400 ; Our Kagina vers - 2350) et archives royales. Archives d' Ebla. Premiers rois de Mari.
Mythes anciens : Presque 2000 ans avant la rédaction de l'Ancien Testament, les sumériens créent une légende qui fait dépendre l'origine du mal de la première femme qui, induite par un serpent à désobéir au dieu créateur, convainc son compagnon de manger le fruit de l'arbre interdit. (légende recopiée telle quelle dans la Bible)
- Ziusudra resté le seul homme dans une humanité devenue mauvaise, fut sauvé par le dieu Enlil qui lui ordonna de construire une arche pour s'y abriter avec sa famille. Au bout de sept jours, il lâcha une colombe pour voir si elle trouvait une terre ou reviendrait
- La mort de Mardouk était célébrée entre le quinze et le vingt mars. Sa passion était racontée dans son évangile: capturé par ses ennemis, il était conduit sur une montagne et après avoir mis sur sa tête une couronne de feuille d'acanthe on lui faisait un procès qui se terminait par sa condamnation à mort. Ses ennemis, pour être sur qu'il était vraiment mort, le perçaient avec une lance. (1 - 9)
- Le mythe d'Eve dans un texte sumérien appelé Enki et Ninhursag, une des nombreuses tablettes d'argiles trouvées en 1850.
En dehors de la description d'un jardin correspondant au jardin d'Eden, Enki mange des plantes créées par Ninhursag qui n'a pas pu résister à la tentation.
Pour le punir, Ninhursag le maudit et le condamne à être mortel, rendant malade un organe par plante mangée. Même punition que pour Adam et Eve après avoir mangé le fruit de l'arbre de la connaissance.
Une fois revenuà de meilleurs sentiments, Ninhursag décide de guérir Enki, en faisant naître une divinité de chaque organe malade.
Or le huitième organe malade est une côte, et la divinité créée, une déesse, aura un nom qui voudra dire en sumérien à la fois "la dame de la côte" et "celle qui donne la vie". Jeu de mots qui n'existe pas en hébreux, mais Eve étant "celle qui donne la vie", les hébreux vont donc s'inspirer de ce passage pour la création de la femme dans leur propre mythe.
Calendrier que je consulte souvent:
http://www.rationalisme.org/french/chronos_0.htm
bonnes lectures!
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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Sam 26 Jan 2008, 12:37

Merci beaucoup Serena, il se trouve qu'aussi bien les hommes et les femmes sont dupés et empêchés dans leur évolution ou connaissance de soi.

Cela m'a fait penser au fait où en j'en reviens à la dialectique proposée par Sphinx qui je trouve donne un éclairage plus complet dans ce cas où ce pêché originel provoqué par la femme donc dont elle est responsable empêche la prise de conscience chez l'homme d'intégrer son refoulement concernant sa responsabilité dans la séparation première avec sa flamme jumelle, qui est en l'occurence Lilith. En intervertissant la responsabilité réelle de chacun personne ne ne peut grandir. C'est la perversion de la vie avec l'instauration de la culpabilité (celui qui porte le coup ou la charge) au lieu de la responsabilité (répondre à : action).

Voir : http://antahkarana.forumzen.com/dialectique-de-la-perception-l-envol-f15/lilith-t992.htm

Dans l'ancien testament Lilith n'existe pas dans l'histoire.

C'est par hasard un jour que je suis tombée sur l'existence de Lilith, si je me souviens bien c'était un livre de Paule Salomon "la femme solaire". Ce qui m'a amené à m'ouvrir à tout autre chose et me dégager de la culpabilité que je ressentais ancrée en moi de manière tenace.

Là en ayant lu ton post, autre chose s'est passée la confirmation de ce que j'avais découvert pour moi et ce qui s'est produit pour tous d'où une forte émotion faisant émaner de moi une révolte pour tous.

Merci encore.

Bien belle journée à toutes et tous.

Juliette :51:
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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Sam 26 Jan 2008, 12:48

Merci Juliette!
La Femme Solaire de Paule Salomon
est ici (10 juillet 2007)
Femmes et Spiritualité
Comment se libérer d'une blessure culturelle qui a 4000 ans (féminin dévalorisé, masculin idéalisé), comment rééquilibrer les polarités masculin-féminin, comment donner de la valeur aux deux aspects de soi et apprendre à les connaître?
http://antahkarana.forumzen.com/partages-recherches-eveil-du-soi-f2/femmes-et-spiritualite-t415.htm?highlight=femme+spiritualit%e9

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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Sam 26 Jan 2008, 13:17

Oui, j'ai passé toute la soirée d'hier à lire toute la
perspective de l'envol de Sphinx,,

j'étais déjà complètement d'accord avec son idée
selon laquelle seul un couple peut se
sacraliser et s'investir ainsi dans un service
pur,,et par ce fait,,remplir le rôle de "serviteur
ou plutôt laboureur du divin" à l'aube de
cette"nouvelle ère du verseau"
.Je demande d'ailleurs à Sphinx de bien
vouloir corriger si j'ai mal compris,,
Quant à Lilith,,je trouve que tout ce qui à trait à l'explication
de la "flamme
jumelle" d'Adam comme
l'a compris Karen est fort bien explqué et nous ôte
véritablement ,ou plutôt nous délivre d'un passé trop
lourd de culpabilité.
J'ajouterai pour finir qu'il m'aura fallut un grand nombre
d'années pour m'ancrer véritablement sur cette terre
et celà n'a pu se faire qu'au travers d'une relation
que je qualifie de "jumelle" et c'est là ou je remercie
Sphinx de m'avoir permis de conscientiser celà,,
et d'arriver par là même à irradier l'Amour,
et là je reprendrais l'image des "champs d'énergie" de
James Redfield dans "le secret de Shambala",l'un
des nombreux livres qui a transformé ma vie,,

Merci à toutes et à tous,,

richel
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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Lun 28 Jan 2008, 09:54

A la lecture de ce texte, et à cette information qui se diffuse lentement mais sûrement, la réponse de la religion semble être un repli frileux sur ses dogmes et son autorité.

La religion est gouvernée par ses peurs qui l'empêche de révéler une vérité, puis les réformes indispensables, dont elle pourrait sortir grandie, et surtout rénovée.
Je pense entre autre à la prêtrise pour les femmes,qui existait aux premiers temps du Christianisme primitif, de même que le mariage des prêtres.....

Il me parait inconcevable qu'un tel système de croyance, basé sur de tels mensonges et dissimulations, puisse perdurer encore longtemps.

La religion enferme, la découverte du Divin libère.

C'est ce qui est en train de se passer. L'humanité redécouvre Dieu, chacun à, sa manière, avec sa propre perception.
L'éternel féminin a engrangé ce mouvement.

Et oui mesdames, vous êtes les initiatrices, les ensemenceuses, qui en ramenant les énergies féminines sur terre, permettez aux hommes de rééquilibrer un Yang hypertrophié, en redécouvrant leur nature Yin, qui était profondément enfouie dans les méandres de l'inconscient masculin.

C'est sans doute ça le retour à l'unité.
J'ai lu un jour que lorsque le Yin et le Yang fusionnent à nouveau, ils révèlent la 3è voie, celle du milieu pour les taoïstes, celle de la divinité humaine pour d'autres.

Nous avons tous été hommes et femmes au fil de nos incarnations, pour expérimenter ces deux aspects de la dualité.

Il est temps que ces expériences passées se révèlent afin que nous puissions les intégrer, puis les sublimer dans une grande fusion cosmique, dont l'amour serait le ciment inconditionnel.

Djéhouti


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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Lun 28 Jan 2008, 11:56

Merci djihouti!
..en lisant ton partage sur choix je me suis souvenu de ce livre (que j ai mis plus d un an à lire)d ailleurs ,et que j ai vu en film plus de 10 fois!

Le Nom de la rose
Le Nom de la rose (Il nome della rosa) est un
roman de l'ItalienUmberto Eco, paru en 1980 (traduit en français en 1982). Ce roman peut être qualifié comme étant un policiermédiéval. Il reçoit le prix Médicis étranger en 1982.
En
1327, alors que la chrétienté est divisée entre l'autorité du papeJean XXII et celle de l'EmpereurLouis IV du Saint-Empire, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville se rend dans une abbayebénédictine, située entre Provence et Ligurie, accompagné par son novice Adso. Dans un climat de conflit théologique entre les franciscains et l'autorité pontificale au sujet de la pauvreté du Christ – servant avant tout de façade au conflit politique entre le pape et l'empereur – l'ancien inquisiteur doit reprendre sa charge à la demande de l'abbé, à la suite de la mort suspecte d'un des moines. Rapidement, ce que beaucoup semblaient considérer comme un suicide prend des allures de plus en plus inquiétantes. Lorsque l'inquisiteur dominicainBernardo Gui se rend à l'abbaye à la demande du pape, et commence à se mêler à l'enquête, cela est loin d'arranger les choses.
Le nom de la rose est une histoire en sept chapitres, chiffre symbolique qui représente le nombre de jours, de meurtres et d'étapes de l'enquête. L'histoire est bornée par l'histoire de la découverte du manuscrit que l'auteur prétend traduire, et par les conclusions du narrateur devenu vieillard.
Le Nom de la rose se présente à la fois comme mystère médiéval, pastiche du genre policier, exposé de la philosophie médiévale et de la réflexion morale. Au-delà de cette enquête, on peut retenir de ce roman le combat d'un homme contre l'
obscurantisme, un plaidoyer pour la liberté et le savoir. L'auteur ajoute une série de réflexions sur les méthodes d'une enquête, symbole romanesque de la quête de la vérité. En parallèle, l'auteur donne libre cours à de nombreuses réflexions sur cette époque, le rôle de l'église et des confréries, la peinture et l'art en général, l'objectivité scientifique contre la subjectivité de la foi religieuse. Les héros se souviennent notamment des leçons de Roger Bacon, qui est considéré comme le père de la méthode scientifique. Umberto Eco était alors connu comme un médiéviste et il a utilisé ses recherches comme matière pour son roman.
Le Nom de la rose fait aussi quelque allusion à la
sémiologie (profession d'Eco) qui s'interroge sur le dégagement progressif de symboles à partir de signes, symboles qui à leur tour sont interprétés par la société et la structurent. Le roman révèle des pistes à décoder pour le lecteur mais, au fur et à mesure que le lecteur s'enfonce dans les significations plus profondes, la part de mystère devient secondaire.
Par ailleurs, le "professore" adore multiplier les références cachées à la littérature occidentale passée et actuelle. On notera par exemple que l'arrivée de son héros et ses fines déductions, dignes de
Sherlock Holmes, faites en voyant seulement quelques traces sur le sol, sont particulièrement calquées sur Zadig de Voltaire.
"Le nom de la Rose" (titre) est aussi une référence à un très grand succès littéraire du Moyen Âge dont le début est
ésotérique et la suite satirique, le Roman de la Rose.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Nom_de_la_rose

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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Mar 29 Jan 2008, 00:38

Je me permet de publier cet autre article en précisant
que le site dont il est issu dénonce certains faits qui se
sont passés dans un état que l'on estime être un état
dans l'état et, qui plus est,se trouve être le seul état au
monde à ne pas faire partie de l'O.N.U.


L'État de la Cité du Vatican est un État indépendant situé à Rome en Italie ;
C'est un État reconnu mais non membre de l'ONU.
Il compte 921 habitants (2005) sur une superficie de 0,44 km², ce qui fait de la Città del Vaticano le plus petit État au monde.

Il a été créé le 11 février 1929 comme support du Saint-Siège (ensemble des institutions de l'Église catholique romaine), aux termes des accords du Latran signés par le Saint-Siège représenté par le cardinal Gasparri et l'Italie, représentée par Mussolini.

La langue véhiculaire est l'italien et non le latin, langue de l'Église catholique romaine. Toutefois, le latin est la langue juridique du Vatican : le texte de référence des publications officielles est en général rédigé en latin, puis traduit dans diverses autres langues. Le français en est la langue diplomatique : le Vatican se fait enregistrer comme État francophone auprès des organismes internationaux.
La langue officielle de l'armée du Vatican (la Garde suisse) est toutefois l'allemand.
(wikipédia)


De façon régulière, le Vatican croit juste et bon de remettre les femmes à "leur" place, de leur rappeler ce qu’il prétend connaître bien mieux qu’elles, leur "nature", leur rôle dans le monde, leur vocation écrite d’une encre indélébile dans le grand livre de l’humanité dont l’Église catholique se pense l’exégète attitrée.


Le 31 juillet 2004, sous la plume de son directeur le cardinal Joseph Ratzinger, la Congrégation pour la doctrine de la foi a adressé aux évêques catholiques une "lettre sur la collaboration des hommes et des femmes dans le monde et dans l’Église". Jean-Paul II a fait écho à cette lettre à l’occasion de la fête de l’Assomption de Marie, le 15 août.

Le Vatican estime-t-il que son entreprise de culpabilisation des femmes - démonisation de la contraception, de l’avortement, des relations sexuelles hors mariage, de l’homosexualité, etc. - commence à s’essouffler et qu’il est temps de livrer les responsables à la vindicte populaire ?
Dans le contexte antiféministe que les hommes du Vatican ne peuvent ignorer, il ne s’agit pas ici d’une simple figure de style. La récente fronde vaticane vise précisément les féministes, déjà tenues responsables de bien des maux, en particulier des problèmes des hommes et des garçons, dans la société profane. La lettre de 37 pages nomme quelquefois ces féministes, mais le plus souvent elle les identifie par leurs "méfaits". Elle a parfois les accents du livre d’Élisabeth Badinter, "Fausse route". Le Vatican s’en serait-il inspiré ?

Scandale ! Ces féministes, que les médias ont identifiées comme les "radicales", c’est-à-dire celles qui ne se contentent pas de changements "cosmétiques" (pour paraphraser le discours politique), mettent l’accent sur la « subordination des femmes » (ça n’existerait pas, peut-être ?), veulent abolir les différences, se soustraire aux déterministes biologiques (n’est-ce pas l’histoire de l’humanité ?), acquérir du pouvoir pour "elles-mêmes" (orgueil=péché mortel !), ce qui provoque "la rivalité entre les sexes" et menace l’existence de la famille (patriarcale).
Et, bien sûr, cela menace aussi la suprématie masculine : l’inquiétude du Vatican quant à la perte de pouvoir des hommes se retrouve en filigrane dans cette lettre.

La subordination des femmes

Lisons un peu : « Une première tendance souligne fortement la condition de subordination de la femme, dans le but de susciter une attitude de contestation. La femme, pour être elle-même, s’érige en rivale de l’homme.
Aux abus de pouvoir, elle répond par une stratégie de recherche du pouvoir. Ce processus conduit à une rivalité entre les sexes, dans laquelle l’identité et le rôle de l’un se réalisent aux dépens de l’autre, avec pour résultat d’introduire dans l’anthropologie une confusion délétère, dont les conséquences les plus immédiates et les plus néfastes se retrouvent dans la structure de la famille. »

Il semble plutôt que ce soit le Vatican qui sème la confusion entre rôle social et rôle biologique des femmes.
La lettre aux évêques emprunte aux Écritures le modèle que l’Église catholique veut imposer à toutes les femmes, comme si elles formaient un bloc monolithique, sans personnalité ni expériences individuelles. Ce modèle, c’est celui de Marie (vierge ET mère... déjà, on se heurte à la cadrature du cercle), c’est le modèle de la mère au foyer - Marie ne travaillait pas à l’extérieur, elle était trop occupée, auraient dit les féministes des années 1970.
« Dans l’épisode des Noces de Cana, par exemple, écrivent les hommes d’Église, Jésus est sollicité par sa mère, appelée "femme"(...). L’époux, c’est celui à qui l’épouse appartient ». L’exemple choisi n’indique-t-il pas une conception de "la" femme comme "propriété" et être subalterne ? En outre, le fait que des hommes écrivent 37 pages pour dire ce que les femmes sont et doivent faire indique qu’ils les considèrent bien comme des subordonnées.
Pourtant, les saints hommes reprochent aux féministes de dénoncer cette subordination, comme si elles l’avaient inventée !

Les auteurs de la lettre prétendent ne pas vouloir limiter les rôles des femmes à ceux d’épouse et de mère, mais les responsabilités prépondérantes qu’ils leur attribuent dans la survie de la famille et du monde trahissent leur intention.
En abordant le rôle des femmes en-dehors de la famille, ils se hâtent de souligner que le monde du travail devrait offrir aux femmes la possibilité d’y jouer un rôle, certes, mais aussi de rentrer à la maison... à demi-temps si elles le veulent, pour s’occuper de leur famille...
Le modèle féminin du Vatican, c’est donc l’épouse au service de l’époux et des enfants, bien qu’on tolère les exceptions. C’est un modèle dont rêvent des hommes nostalgiques d’une époque révolue, des hommes incapables, comme les porte-parole du Vatican, de considérer l’autonomie des femmes (c’est-à-dire leur capacité à décider, à agir par elles-mêmes et pour elles-mêmes) autrement que de la provocation ou de la rivalité.

"La" femme mythique

En 2004, les hommes d’Église continuent d’attendre des femmes dévouement aux autres et oubli de soi en adhérant à un idéal féminin suranné auquel la plupart des hommes réalistes ont renoncé depuis longtemps. La lettre adressée aux évêques cite un passage de saint Paul qui compare l’Église à "la" femme, une femme idéale, éternellement jeune, sainte et parfaite, bref une femme qui n’a jamais existé : « Il a aimé l’Église ; il s’est livré pour elle... ; car il voulait se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel, mais sainte et immaculée" (Ep 5,25-27) ». La candeur des hommes d’Église laisse pantois.
La féminité, à leurs yeux, c’est « la capacité fondamentalement humaine de vivre pour l’autre et grâce à lui », « la » femme se caractériserait « par sa disponibilité à l’écoute, à l’accueil, à l’humilité, à la fidélité, à la louange et à l’attente... La femme garde l’intuition profonde que le meilleur de sa vie est fait d’activités ordonnées à l’éveil de l’autre, à sa croissance, à sa protection, malgré le fait qu’un certain discours féministe revendique les exigences « pour elle-même ». De tels êtres subordonnés ne devraient certes pas avoir d’aspirations et d’ambitions propres.
Le Vatican rejette ainsi l’essence même du féminisme qui affirme justement la liberté des femmes d’avoir des "exigences pour elles-mêmes" et d’orienter leur vie comme bon leur semble. Le discours plaira aux grincheux de toutes tendances qui affirment que le féminisme est allé trop loin et représente désormais l’ennemi à abattre (voir les citations à la fin de cette page).

Depuis des millénaires, les sociétés patriarcales veulent essentiellement des femmes douces, gentilles, effacées, soumises, attentives, consolantes, servantes, fidèles, humbles, dévouées, toujours en retrait et "en attente", comme ces hommes d’Église en rêvent encore.
Si les femmes s’écartent du modèle - et c’est inévitable, aucune femme en chair et en os ne peut assumer un tel modèle sa vie durant sans sombrer dans la dépression, la folie ou le crime - la société et l’Église s’en scandalisent et leur reprochent d’agir « contre-nature ». Éveil de l’autre, croissance, fidélité, humilité, protection, rien de cela n’est pourtant inné ni spécifiquement féminin.
S’il semble que davantage de femmes (mais non pas toutes les femmes) que d’hommes ont développé ces attitudes et ces dispositions, ce n’est pas parce que ces dernières sont inscrites de toute éternité dans la "nature" féminine. C’est parce que la culture judéo-chrétienne les a imposées comme Idéal féminin et la société patriarcale comme commodité socio-politique.
Pendant que les femmes se consacreront au bien-être et au développement des autres, les hommes auront le champ libre pour bâtir le monde à leur image et à leur ressemblance.

L’Église catholique va-t-elle un jour cesser de considérer les femmes comme des statues et les accepter comme des personnes à part entière, avec leurs propres aspirations, leurs défauts et leur droit à l’erreur ?
Les femmes ne sont ni meilleures ni pires que les hommes. Il serait peut-être temps que le monde entier s’en rende compte, cesse de les juger plus sévèrement et d’attendre d’elles plus qu’il n’attend des hommes. L’Église catholique va-t-elle finir par renoncer à son discours sur la maternité biologique et spirituelle qui sous-tend que toutes les femmes sont nécessairement mères, d’une façon ou d’une autre, qu’elles le veuillent ou non ? Est-il si difficile de comprendre qu’elles n’ont pas toutes la "vocation" de la maternité, comme les hommes ne sont pas tous doués pour la paternité ?
Ces gens qui prennent leurs directives du Ciel n’accordent pas beaucoup d’importance aux influences profanes qui modèlent les comportements et les consciences des femmes comme des hommes.
Il n’est pas étonnant qu’ils reprochent aux féministes d’insister sur le conditionnement social et de faire fi des déterministes biologiques.




Dernière édition par le Mar 29 Jan 2008, 01:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Mar 29 Jan 2008, 01:10

La collaboration entre femmes et hommes

Ne doutant pas de détenir toute la vérité, rien que la vérité, la Congrégation pour la doctrine de la foi propose comme seule possible son interprétation de "la collaboration entre les hommes et les femmes".
Toutefois, elle ne définit que le rôle des femmes dans cette "collaboration". Les hommes n’y auraient-ils, à ses yeux, aucune « responsabilité », ni dans « la rivalité entre les sexes », qu’elle déplore et attribue aux féministes, bien entendu, comme le font les antiféministes haineux qui sévissent dans les médias québécois et le réseau Internet ?
La position du Vatican suggère que les hommes peuvent se dispenser des directives papales, ils n’ont qu’à être ce qu’ils sont et ce qu’ils veulent, tandis qu’il faudrait constamment rappeler aux femmes, ces écervelées, leur "nature" et leur rôle, d’autant plus qu’elles écoutent les sirènes de la libération incarnées par les féministes. Sur sa lancée évangélique, pourquoi le Vatican n’a-t-il pas proposé aux hommes le modèle de Joseph ... vous imaginez la levée de boucliers ?

L’Église catholique est, selon sa hiérarchie, "experte en humanité". Il est vrai que l’humilité est censée être une vertu féminine...
Ces premiers mots de la lettre du Vatican aux évêques visent à asseoir l’autorité de l’Église sur le monde profane. Les saints hommes rappellent subtilement un argument massu ( !) pour ré-affirmer la suprématie des hommes "dans la différence" : Dieu a choisi de prendre une forme humaine masculine. Le sexe élu, c’est le sexe masculin, et les féministes feraient bien de tenir compte du choix divin... ("Dieu a créé l’homme à son image et à sa ressemblance", disait le petit catéchisme et, du haut de mes six ans, je demandais déjà : Et pas les femmes ?)
Le Vatican rappelle-t-il cette histoire d’un dieu masculin pour légitimer la position d’autorité qu’il adopte lorsqu’il parle des femmes ? Tout hommes que soient ces gens d’Église, ils seraient justifiés de définir la "nature" et le rôle des femmes dans le monde puisqu’un dieu de sexe masculin les en aurait mandatés.

Il ne suffit pas de se réclamer de Dieu et de ses saints pour détenir la science infuse sur la "nature" des femmes et les rapports entre les sexes.
La complexité de ces rapports dans la vie moderne échappe-t-elle à ce point aux hommes d’Église qu’il leur faille se rabattre sur des principes d’une autre époque et sur les différences sexuelles amplifiées et magnifiées, qu’ils accusent les féministes de vouloir gommer (la peur de la castration n’est pas très loin...) ?

Le Vatican insiste beaucoup sur les différences et la complémentarité des sexes, leitmotiv de certains masculinistes québécois ("Un gars, c’t’un gars, une fille, c’t’une fille, pis vous changerez pas ça") et le credo de leur gourou psychologue "fier d’être un homme". « Différents depuis le début de la création et demeurant tels jusque dans l’éternité, l’homme et la femme, insérés dans le mystère pascal du Christ, ne saisissent donc plus leur différence comme un motif de discorde qu’il faut dépasser par la négation ou par le nivelage, mais comme une possibilité de collaboration qu’il faut cultiver par le respect réciproque de leur différence.
À partir de là, s’ouvrent de nouvelles perspectives pour une compréhension plus profonde de la dignité de la femme et de son rôle dans la société humaine et dans l’Église. »

Pontifier sur la "nature" et le rôle des femmes, dans un domaine où leur choix de vie ne donne pas à ces hommes une bien grande expertise, me paraît une position illégitime.
Pardonnez mon impertinence... je trouve franchement ridicule que ces hommes d’Église se posent en interprètes des « perspectives authentiques de la promotion de la femme » et de la « conception correcte de la collaboration active de l’homme et de la femme ». D’où tiennent-ils leurs compétences en la matière ? Le Vatican s’appuie sur "l’anthropologie biblique". Considérons la situation d’un point de vue platement humain.
Des hommes célibataires, qui vivent et exercent le pouvoir entre eux à longueur d’année, dictent à d’autres hommes célibataires (les évêques catholiques) un enseignement sur « la collaboration entre les hommes et les femmes dans l’Église et dans le monde », destiné à des centaines de millions de "fidèles". On peut se demander pourquoi ces "perspectives authentiques" permettraient de "mieux comprendre" le rôle de "la" femme, mais pas le rôle de l’homme sur lequel la lettre du Vatican n’est pas très bavarde.

L’exemple vient de haut...

Il n’est pas inutile de rappeler que cette lettre émane d’une institution qui n’a guère donné l’exemple de l’égalité entre les sexes et qui persiste à la nier en se cachant derrière les différences.
Dans ses structures et dans son enseignement, l’Église catholique fait obstacle à l’égalité des hommes et des femmes, et elle impose le silence à celles et à ceux qui veulent en débattre librement. Il y a quelques années, une directive papale ordonnait de ne plus discuter de l’accès des femmes au sacerdoce. Comme si on pouvait museler les esprits et les coeurs.
On sait également que le Vatican multiplie les pressions sur les États laïques afin d’imposer sa vision de la sexualité et de la famille. De façon irresponsable, le Vatican a plus d’une fois condamné l’usage du condom comme mesure de protection contre le sida, en voulant imposer sa doctrine de l’abstinence. Ce qui plus est, il a répandu une fausse information afin d’inciter les populations à ne pas utiliser ce préservatif.

En outre, il n’hésite pas à mener, au sein des instances internationales comme l’ONU, des tractations destinées à freiner la liberté des femmes, en s’associant à des intégristes islamiques dont on connaît le mépris général pour les femmes.
Il est tout de même curieux que des hommes qui ont fait voeu de célibat et d’abstinence sexuelle s’intéressent de façon obsessionnelle à la sexualité d’autrui et cherchent sans cesse à contrôler les personnes de l’ "Autre" sexe. N’ont-ils pas encore surmonté la traditionnelle peur des femmes qui a affligé l’Église catholique, "experte en humanité", pendant des siècles et des siècles, et a joué un rôle dans "la chasse aux sorcières" de l’Inquisition ?

L’Église catholique romaine a beau envelopper ses messages dans le manteau de la spiritualité et de l’anthropologie biblique, sa position reste éminemment politique et témoigne de son antiféminisme foncier.
Il est vrai que féminisme et Vatican sont aux antipodes sur bien des points et depuis toujours. Le discours des hommes d’Église s’apparente à celui d’hommes masculinistes qui livrent une guerre ouverte aux féministes depuis des années (voir des exemples dans les citations ci-dessous).
Quant aux nombreux péchés dont les féministes se rendraient coupables, mettant ainsi en péril leur salut éternel, le Vatican ne devrait pas trop s’en inquiéter : si les femmes ont tout le talent qu’il leur prête et s’il existe un Dieu moins étroit de coeur et d’esprit que ne le sont certains de ses interprètes terrestres, ma foi, les féministes sauront bien s’entendre avec lui, et sans intermédiaire.


Source: http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1307


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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Mar 29 Jan 2008, 01:48

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MessageSujet: Re: " Le mensonge universel"   Sam 02 Fév 2008, 21:34

Petite info mesdames,

la congrégation pour la doctrine de la foi est l'appellation relativement récente (environ 1 siècle), d'une institution qui s'est acharnée sur la gent féminine pendant des siècles, lui rappelant à travers ses persécutions sa condition de sous-humain rappelée dans l'ouvrage cité ci-dessus.

Et oui, la congrégation pour la doctrine de la foi s'appelait auparavant: la sainte Inquisition.
C'est de là qu'est issu notre pape actuel Ratzinger.

Le dogme de l'Eglise catholique n'est pas près de changer.

..
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