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 Abeilles...«Les servantes du Seigneur»

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AMBRE

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MessageSujet: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Ven 01 Juin 2007, 13:04

l Abeille:
Citation :
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Sur la photo on peut lire Nesou-byti, mot pour roi de Haute- Égypte représenté par un roseau, et de Basse-Égypte représenté par une abeille. Les abeilles représentent le Pharaon sur les monuments ainsi que le signe de l'initiation et de l'inspiration sacrée. Elles symbolisent le peuple obéissant et sont considérées comme les larmes de Ré tombées sur terre.


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Innombrable, organisée, laborieuse, disciplinée, infatigable, l'abeille ne serait qu'une autre fourmi, comme elle symbole des masses soumises à l'inexorabilité du destin -homme ou dieu- qui l'enchaîne, si, de surcroît, elle n'avait des ailes, un chant, et ne sublimait en miel immortel le fragile parfum des fleurs. Ce qui suffit à côté du temporel, à conférer une haute portée spirituelle à son symbolisme. Ouvrières de la ruche, cette maison bourdonnante les compare plus naturellement à un joyeux atelier qu'à une sombre usine, les abeilles assurent la pérennité de l'espèce, mais aussi, prises individuellement en tant qu'animatrices de l'univers entre terre et ciel, elles en viennent à symboliser le principe vital, à matérialiser l'âme. C'est ce double aspect -collectif et individuel, temporel et spirituel- qui fait la richesse de leur complexe symbolique, partout où il est attesté. Commentant Proverbes, 6, 8 : Va voir l'abeille et apprends comme elle est laborieuse, saint Clément d'Alexandrie ajoute: Car l'abeille butine sur les fleurs de tout un pré pour n'en former qu'un seul miel (Stromates, 1). Imitez la prudence des abeilles, recommande Théopepte de Philadelphie, et il les cite comme un exemple, dans la vie spirituelle des communautés monastiques.
Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d'Allah est le prince des abeilles, qui selon certaines versions, seraient les anges, et selon d'autres, les croyants: les vrais croyants ressemblent à des abeilles qui se choisissent les meilleures fleurs (HUAN, 62).

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l'abeille représente le derviche, et le miel est la divine réalité (le Hak) qu'il recherche (BIRD, 255). De même dans certains textes de l'Inde, l'abeille représente l'esprit s'enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est déjà symbole royal en Chaldée, bien que ne la glorifie le Premier Empire français. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire, l'ancienne Égypte l'atteste, d'une part en l'associant à la foudre, d'autre part en disant que l'abeille serait née des larmes de Ré, le dieu solaire, tombées sur la terre.

Symbole de l'âme, elle est parfois identifiée à Déméter dans la religion grecque, où elle peut figurer l'âme descendue aux Enfers; ou bien, au contraire, elle matérialise l'âme sortant du corps. On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d'Amérique du Sud, ainsi qu'en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d'abeille.

Figuration de l'âme et du verbe -en hébreu le nom de l'abeille, Dbure, vient de la racine Dbr parole- il est normal que l'abeille remplisse aussi un rôle initiatique et liturgique. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d'abeilles. Virgile a célébré leurs vertus.

On les trouve figurées sur les tombeaux, en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l'abeille devient symbole de résurrection. La saison d'hiver -trois mois- durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps -trois jours- durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d'apparaître à nouveau ressuscité.

L'abeille symbolise encore l'éloquence, la poésie et l'intelligence. La légende concernant Pindare et Platon (des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau) est reprise pour Ambroise de Milan; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Le propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l'abeille.

Un sacramentaire gélasien fait allusion aux qualités extraordinaires des abeilles qui butinent les fleurs en les frôlant sans les flétrir. Elles n'enfantent pas: grâce au travail de leurs lèvres elles deviennent mères; ainsi le Christ procède-t-il de la bouche du Père.

Par son miel et par son dard, l'abeille est considérée comme l'emblème du Christ: d'un côté, sa douceur et sa miséricorde; et de l'autre, l'exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure; pour Bernard de Clairvaux elle symbolise l'Esprit Saint. Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l'hydromel. L'abeille dont le miel servait à faire de l'hydromel ou liqueur d'immortalité, était l'objet, en Irlande, d'une étroite surveillance légale. Un texte juridique moyen-gallois dit que la noblesse des abeilles vient du paradis et c'est à cause du péché de l'homme qu'elles vinrent de là; Dieu répandit sa grâce sur elles et c'est à cause de cela qu'on ne peut chanter la messe sans la cire. Même si ce texte est tardif et d'inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore les traces (le gallois cwyraidd de cwry cire signifie parfait, accompli et l'irlandais moderne céir-bheach, littéralement cire d'abeille, désigne aussi la perfection). Le symbolise de l'abeille évoque donc chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d'immortalité de l'âme (CHAB, 857sqq; REVC, 47, 164-165).

L'ensemble des traits empreintés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l'abeille apparaît essentiellement comme douée d'une nature ignée, c'est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l'Esprit, la Parole; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel; elle brûle par son dard et illumine par son éclat. Sur le plan social, elle symbolise le maître de l'ordre et la prospérité, roi ou empereur, non moins que l'ardeur belliqueuse et le courage. Elle s'apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l'harmonie par la sagesse et par le glaive.

Citation :

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(...)
Puis une abeille entra.

Rien ne ressemble à une âme comme une abeille. Elle va de fleur en fleur comme une âme d'étoile en étoile, et elle rapporte le miel comme l'âme rapporte la lumière.

Celle-ci fit grand bruit en entrant, elle bourdonnait à voix haute, et elle avait l'air de dire : J'arrive, je viens de voir les roses, maintenant je viens voir les enfants. Qu'est?ce qui se passe ici ?

Une abeille, c'est une ménagère, et cela gronde en chantant.

Victor Hugo, Quatre-Vingt-Treize.




L'abeille, un emblème noble

Grandes travailleuses, les abeilles ont été le symbole de la monarchie absolue dans l'ancienne Egypte. De nombreuses dynasties jusqu'aux Ptolémée utilisèrent le même hiéroglyphe pour l'abeille et pour le pharaon. De même, en France, elle était omniprésente en tant que motif sous Napoléon 1er, que ce soit sur ses tapis ou son manteau de sacre.

L'abeille peut surtout être l'emblème du Christ : d'un côté, douceur du miel et miséricorde divine ; de l'autre, danger du dard et exercice de la justice en tant que Christ-juge.

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Ven 01 Juin 2007, 13:08

LA FIN DES ABEILLES ?
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Vous avez peut-être vu ce reportage au journal télévisé de TF1 montrant un apiculteur protestant contre la présence d’un champ d’OGM [1] à proximité de ses ruches. Des analyses génétiques montrent en effet que plus de 50% du pollen ramassé par les abeilles provient d’OGM. L’apiculteur déclare que les abeilles existent depuis des dizaines de millions d’années et que les hommes pratiquent l’apiculture depuis la nuit des temps. Selon lui, il serait inconcevable qu’un cultivateur d’OGM face du mal à ses abeilles. La réponse du cultivateur d’OGM est éloquente : c’est aux hommes politiques et aux scientifiques de dire que ce qu’il fait est dangereux ou interdit.

Si je vous rapporte cette anecdote, c’est pour introduire le sujet de la disparition en masse des abeilles. C’est aussi pour mettre en évidence les deux voix que nous pouvons écouter selon les circonstances : la voix du coeur qui est celle de l’apiculteur et la voix de l’esprit calculateur qui est celle de l’agriculteur. Vu d’une autre manière, il ne serait pas idiot de dire que l’apiculteur pense sur un mode non-verbal avec son hémisphère droit et que l’agriculteur évalue son intérêt avec son hémisphère gauche. Nous sommes tous enclins à cette dissociation : certaines fois nous ressentons avec le côté droit et d’autres fois nous pensons avec le côté gauche. Il est rare, mais c’est l’une des techniques de méditation, de faire fonctionner ces deux hémisphères simultanément pour acquérir une vision stéréoscopique qui éveille à la vraie connaissance et au chemin juste. Je vous invite à une véritable méditation sur les abeilles. Je vais présenter tout d’abord les faits et les hypothèses rationnelles ou scientifiques à propos de ce phénomène et ensuite je mettrai en évidence les symboles de l’inconscient collectif qui sont liés aux abeilles. Vous serez alors fin prêts pour méditer et acquérir, dans le cas précis des abeilles, cette vision stéréoscopique qui nous fait tant défaut dans l’analyse de tous nos problèmes. Choisissez un endroit ou une situation tranquille, concentrez-vous sans excès sur les points principaux de cet article et essayez de voir en relief. L’abeille est un symbole très fort. Demandez aux abeilles de vous révéler leur secret. Peut-être que l’une d’entre-elles deviendra votre totem [2] ! Bonne méditation !

Einstein aurait déclaré que si les abeilles disparaissaient, l’humanité n’en aurait plus que pour quatre ans : d’abord les abeilles, puis les plantes, puis les animaux et ensuite nous ! Le phénomène de disparition des abeilles est bien avéré depuis de nombreuses années et il donne l’impression de s’être accéléré ces derniers mois si l’on croit des rapports alarmants venant principalement de l’Amérique du Nord mais également d’Europe où de nombreux pays font état de pertes hivernales anormalement élevées. Les abeilles sont considérées comme des indicateurs environnementaux assez fiables puisque leur activité consiste à butiner en de multiples endroits et donc d’accumuler toutes les traces de pollution pour finalement les concentrer dans la cire et le miel. On pourrait les voir comme de véritables canaris dans la mine, ces oiseaux qui prévenaient les mineurs de l’imminence d’un coup de grisou, leur laissant ainsi le temps de partir et de remonter vers la surface avant qu’une explosion se produise.

Vu sous cet angle là, tout ce passe comme si nous étions en train d’assister aux prémisses d’un effondrement écologique généralisé imminent. Les abeilles, qui ont survécu depuis plus de 80 millions d’années à tous les cataclysmes, sont intimement liées à la civilisation humaine. On les voit sur tous les bas-reliefs ou peintures qui remontent aux origines des groupes humains. Leur disparition serait non seulement le signe de la fin prochaine de cette humanité mais aussi peut-être celui d’une catastrophe planétaire d’une ampleur inimaginable.


Dernière édition par le Ven 01 Juin 2007, 13:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Ven 01 Juin 2007, 13:08

LE CERVEAU GAUCHE
Les abeilles se regroupent en colonies, formées de plusieurs dizaines de milliers d’individus, et trouvent refuges dans des anfractuosités naturelles mais aussi, depuis que les hommes ont compris leur utilité, dans des abris spécialement aménagés que l’on appelle des ruches. Il est intéressant de noter que toutes les abeilles de la ruche ont le même père, le gros bourdon qui a réussi à féconder la reine de la ruche lors du vol nuptial. Si on met à part les abeilles qui sont destinées à devenir des reines, toutes les abeilles, appelées dès lors ouvrières, se ressemblent. Les ouvrières procèdent à une série de tâches très spécifiques au cours de leur courte vie ( guère plus de quatre à cinq semaines en été) dans un ordre de succession qui est toujours le même. Pendant les dix premiers jours elles jouent le rôle de domestiques dans la ruche puis de nourrices en absorbant les grandes quantités de pollen qui sont stockées dans la ruche. Pendant les dix jours suivant, elles commencent à explorer les environs et se mettent à construire de nouvelles alvéoles en cire ou alors elles se transforment en gardiennes postées devant l’entrée qui réceptionnent ce qui est apporté par les autres abeilles ou évacuent les déchets de la ruche. Finalement, au delà du vingtième jour et jusqu’à leur mort, elles partent au loin récolter le pollen et le nectar qui fournissent les protéines et les sucres qui sont nécessaires au développement des abeilles. Le miel est issu du nectar qui, digéré et régurgité plusieurs fois perd progressivement sa teneur en eau pour devenir plus visqueux.

La ruche nous offre ainsi l’image d’une société parfaitement bien organisée, où chacune des abeilles sait instinctivement ce qu’elle a à faire pour assurer la survie collective. Isolée, une abeille ne peut survivre. D’ailleurs, les abeilles communiquent entre-elles en faisant des danses en vol codifiées qui permettent d’indiquer aux autres où se trouvent les bons coins pour butiner. Elles contribuent à la pollinisation et donc à la reproduction de plus de vingt-mille espèces de végétaux. La disparition des abeilles conduirait à la disparition en chaîne de beaucoup d’espèces animales et donc au bout du compte à une forte diminution de la population humaine dans le meilleur des cas.

On observe depuis une trentaine d’années un affaiblissement de l’état général des abeilles et une baisse de leur nombre. Elles sont de plus en plus victimes de parasites et de virus qui se sont propagés dans plusieurs endroits du globe. Ces parasites se développent sur un terrain physiologique qui est sans doute miné par les nombreux insecticides qui sont répandus dans les champs. On a beaucoup incriminé le Régent (pour le traitement des semences), le Schuss (pour le traitement des sols) et auparavant le Gaucho, l’usage de tous ces pesticides ayant été interdit ou suspendu en France depuis 2004. Le journal Libération rapportait en février 2007 une amélioration apparente de la situation en France pour l’année 2006 mais sans plus de précisions sur la situation début 2007. On utilise même certains pesticides directement sur les ruches pour les débarrasser d’un acarien comme la célèbre mite varroa venu d’Asie !

Désormais, comme l’anecdote précédente nous l’a fait observer, les OGM sont mis en cause. Par extension c’est toute la filière de l’agriculture industrialisée qui se retrouve sur le banc des accusés. Cependant, il est quasiment sûr qu’il y a une multitude d’autres facteurs, comme sans doute le Réchauffement Climatique. L’un des obstacles à la recherche d’une solution est le faible financement disponible, puisque c’est un sujet sur lequel il n’ y a pas beaucoup d’argent à faire, au moins dans un premier temps. Ce qu’on observe depuis plusieurs années c’est une accumulation de maux qui affectent simultanément les abeilles. Elles sont désorientées, présentent des malformations et on peut retrouver chez le même individu un cocktail impressionnant d’agents pathogènes comme si leur système immunitaire avait disparu. Ce qui se passe depuis cet hiver et ce début printemps ressemble à une explosion de ces problèmes avec l’intensification de ce syndrome mystérieux de disparition pure et simples des abeilles laissant tous les spécialistes sans voix. Nous assistons à ce qu’il faut bien appeler une extermination qui est massive et qui ne peut se reproduire une ou deux fois de plus sans entraîner une disparition quasi-totale des abeilles dans les régions concernées.

Au Etats-Unis, on appelle ce syndrome Colony Collapse Disorder [3]. Depuis les mois de janvier ou février, un très grand nombre d’articles sont parus dans la presse et les publications plus spécialisées. Les symptômes sont les suivants :

Cas confirmé : Absence complète d’abeilles adultes dans les ruches. Peu ou pas du tout d’abeilles mortes à l’intérieur ou à l’extérieur. Présence de larves capuchonnées. Présence de réserves de nourriture

qui n’est pas tout suite volée par les autres abeilles
et que les autres insectes qui parasitent habituellement les ruches, ne touchent aussi que plus tard.
Cas suspect : Léthargie. Pas assez d’ouvrières pour s’occuper des larves. Les ouvrières pour la plupart jeunes. Reine présente. Essaim sans envie de consommer la nourriture supplémentaire qui est procurée, que ce soient des sucres ou des protéines.

L’arrivée du mois de mars et l’ouverture des ruches dans les contrées situées plus au nord ont été attendues avec appréhension. On n’a pas été déçu, c’est le moins que l’on puisse dire !

En fait c’est une véritable catastrophe qui touche tous les pays qui suivent en plus des Etats-Unis et du Canada (où, dans ces deux pays, c’est sans conteste la pire disparition d’abeilles européennes depuis leur introduction dans les années 1620 avec des pertes de l’ordre de 60% à 100% chez un grand nombre d’apiculteurs) : Espagne, Pologne, Grèce, Croatie, Suisse, Italie, Portugal, Allemagne et Angleterre.

Le cas le plus étonnant est celui de l’Angleterre où la culture des OGM est très peu présente et l’apiculture réalisée à une petite échelle. Cependant, lorsque les apiculteurs de Londres ont ouvert les ruches, ils en ont trouvé la moitié vides : du jamais vu de mémoire de vieil apiculteur !

Les ruches viennent aussi d’être ouvertes au Canada et dans un cas au moins il y a eu plus de 90% de pertes. Cette fois-ci, les apiculteurs trouvent des ruches pleines d’abeilles mortes plus ou moins desséchées.

Aux Etats-Unis, un gros apiculteur américain, David Hackenberg a donné de nombreuses interviews dans lesquelles il décrit ce qui s’est passé. Il a commencé à voir que quelque chose ne tournait pas rond en octobre 2006 et il s’est aperçu en janvier 2007 qu’il avait perdu 60% de ses colonies. Il fait ce métier depuis 45 ans et il n’a jamais vu cela. Il suspecte les produits phytosanitaires systémiques (du type de ceux qui ont été interdits en France) d’avoir une responsabilité. Selon lui, il est frappant de constater que le miel laissé dans les ruches abandonnées n’attire pas les autres insectes, comme si quelque chose les repoussait. Peut-être une simple odeur, car il suffit d’aérer la ruche pour que cela cesse. Il évoque la contamination possible du pollen par quelque chose. D’après lui, nous serions en présence de quelque chose de systémique qui serait présent en permanence dans les plantes et qui diffuserait dans toute la chaîne alimentaire. En ce sens, le problème des abeilles ne serait que la partie de l’iceberg qui émerge. Tout laisse penser que le système immunitaire des abeilles est fortement compromis. Dans ce cas, est-il possible que le système immunitaire des hommes soit affecté in fine ?

Une autre question qui est sans réponse pour le moment est celle des OGM. Est-il possible qu’ils aient une part de responsabilité dans la disparition des abeilles ? En tout cas, ils constituent de toute évidence un problème systémique. Il faut se rappeler qu’une plante OGM a été manipulée pour produire une protéine qui est sensée être toxique pour les parasites. Elle pourrait donc être toxique pour les abeilles qui butinent sur la plante OGM. Il y a également des plantes OGM qui sont destinées à être résistantes à des pulvérisations d’herbicides ! Comme les mauvaises herbes finissent toujours par développer des résistances au produit, on est conduit à augmenter les doses. C’est donc une véritable agriculture Frankenstein , dont les abeilles sont peut-être, avant nous, les premières victimes. Observons que, aux Etats-Unis, les abeilles sont utilisées en masse pour polliniser de larges plantations d’arbres fruitiers. On les transporte par camions entiers sur de longues distances et on leur apporte donc une nourriture complémentaire, donc moins naturelle, pour leur procurer de l’énergie. Les abeilles que l’on a fait venir d’Australie en urgence pour compenser les pertes se sont mises à disparaître à leur tour ! Il n’ y a guère de doutes que certains, voulant pousser la manipulation de la nature encore plus loin, auront l’idée de créer des abeilles OGM, voire clonées, pouvant résister aux pesticides et fabriquant un miel violet pour le marketing !
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Ven 01 Juin 2007, 13:09

LE CERVEAU DROIT
L’abeille, qui a servi la nature pendant des dizaines de millions d’années et les hommes pendant des milliers d’années, est un symbole extrêmement actif de l’inconscient collectif de l’humanité. Cet insecte a toujours été vénéré par les anciens car il fabrique cette chose si délicieuse et unique que l’on appelle le miel. Il est à l’image de l’ambroisie des dieux de l’ Olympe, ce nectar qui leur procurait l’immortalité. De multiples légendes sont racontées au sujet des abeilles. Elles sont un symbole de diligence, d’obéissance et d’éthique du travail.

Beaucoup de cultures conçoivent les abeilles comme des messagers des dieux et même comme un symbole de l’âme humaine. Les anciens égyptiens, ne disaient-ils pas que les abeilles sont issues des larmes de Râ (le dieu soleil suprême) ? Quant aux fidèles du Moyen Age , ils pensaient qu’elles étaient issues des larmes du Christ. Dans la Grèce antique, les abeilles étaient considérées comme les âmes survivantes des prêtresses ayant servi Aphrodite la déesse de l’ Amour. Pour les Indiens d’ Amérique, elles représentent l’immortalité et l’altruisme.

Si on pousse encore plus loin la digression, alors il faut reconnaître que l’abeille symbolise l’ amour, la fertilité et la vie. Voici une sorte d’incantation dédiée aux abeilles que j’ai pu trouver :

Les abeilles sont un symbole de fertilité et de sexualité.

L’alvéole hexagonale est le symbole du coeur

et représente la douce saveur de la vie que l’on trouve à l’intérieur de notre coeur.

C’est aussi le symbole du soleil et de toutes ses énergies.

L’abeille nous invite à soutirer le miel de la vie

et de rendre nos vie productives tant que le soleil brille.

Aussi grand que soit le rêve, il y a une promesse d’aboutissement

si nous le poursuivons.

Si une abeille a fait irruption dans votre vie, examinez votre productivité.

Etes-vous en train de faire votre possible pour rendre votre vie plus fertile ?

Etes-vous assez occupé ?

Prenez-vous le temps de savourer le miel de la vie pour ne pas devenir un drogué de travail ?

Les abeilles sont un symbole de l’accomplissement de l’impossible.

D’un point de vue aérodynamique, leur corps est trop large pour ses ailes et elles ne devraient pas être capable de voler.

Bien que nous ayons maintenant compris comment elle vole (haute fréquence des battements d’aile)

l’abeille symbolise l’accomplissement de tout ce à quoi on se consacre.

Dans l’ Hindouisme l’abeille se rapporte à Vishnou, Krishna ou Kama la divinité de l’ Amour

Dans l’ Egypte ancienne, l’abeille symbolise la royauté.

En Grèce, c’était le symbole des Mystères d’ Eleusis.

Les Celtes associaient l’abeille à la sagesse cachée.

Le message de la voix intérieure est clair et net : laisser les abeilles mourir c’est briser notre relation avec nous-mêmes et avec les dieux. C’est aussi compromettre la fertilité et la vie. L’abeille symbolise la relation avec la Terre notre Mère qui, par sa générosité, nous procure le don du miel en abondance. Si nous laissons les abeilles mourir, cela signifie que nous donnons à la Terre notre Mère le droit de se débarrasser de nous pour cause de rupture de contrat.

L’observation séculaire du rythme des abeilles, disparaissant en hiver et puis ré-apparaissant au printemps, en ont fait un symbole solaire de résurrection. C’est pourquoi l’abeille a toujours été, pour les chrétiens, une métaphore du Christ et de sa résurrection (C’est Pâques !). Un Christ certes rempli de douceur et de compassion mais également capable d’apporter la justice (à l’image de l’abeille qui peut piquer), la ruche reflétant l’ Eglise unie et disciplinée sous la bannière du Christ.

Cette année, les abeilles ne sont pas revenues aussi nombreuses. C’est comme si le soleil refusait de se lever ou le printemps de revenir. Nous devrions être terrorisés ! Quelque chose en nous a été cassé, qui nous empêche de comprendre que nous sommes en train nous aussi de mourir petit-à-petit, d’abord de l’intérieur et ensuite extérieurement, c’est à dire physiquement.

Enfin pour l’anecdote, il n’est pas inutile de savoir que notre illustre Napoléon a utilisé l’abeille comme motif de ses armoiries, aux côtés de l’aigle impérial.
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Ven 01 Juin 2007, 13:27

Citation :
- Pensée d’Omraam Mikhaël Aïvanhov : Le sens du végétarisme.

« Il faut arriver à se nourrir comme les abeilles. Il n’y a qu’elles qui ne produisent pas de déchets malpropres. Ce qu’elles mangent, c’est le nectar des fleurs et ce qu’elles rejettent, c’est le miel. Voilà pourquoi les abeilles sont le symbole de la sixième race. Elles absorbent la nourriture la plus sublime, la transforment en miel et ne produisent pas d’impuretés.

À l’origine, l’homme était semblable à l’abeille. C’est à partir du premier péché que ses excréments ont commencé à sentir mauvais. Auparavant, tout était parfumé. Vous l’ignoriez peut-être, mais chez les hommes très évolués, les sécrétions et les excrétions ne produisent aucune odeur désagréable. Les esprits parfaits ne produisent que de la Lumière et de la Vie. »
lire aussi cette tres belle page:

«Les servantes du Seigneur»
L'abeille et ses œuvres


Citation :
Des étiologies analogues ont été recueillies en France et en Catalogne : elles présentent les abeilles comme des insectes issus des larmes du Christ en croix (Amades, 1950b : 896 ; Sébillot, 1968, III : 301). Or, la blessure à la tempe de Jésus peut être considérée comme un équivalent des stigmates de la Passion, et des plaies du crucifié s'est écoulé, on le sait, le sang rédempteur que le prêtre offre à Dieu dans le sacrifice eucharistique. Faut-il s'étonner que le Christ, qui a donné son corps et son sang pour le salut des hommes ait aussi fourni l'abeille, qui fait la cire « sans laquelle on ne peut dire la messe » ? Un autre récit d'origine invite à aller dans ce sens : « L'abeille, dit-il, nous est restée du paradis perdu : elle est le seul animal que nous ayons reçu de là-bas. Avec la bénédiction de Dieu, elle a voulu le quitter après le péché des hommes et elle amasse la cire, sans laquelle on ne peut dire la messe » (Dähnhardt, 1907 : 215). On ne saurait dire plus clairement que l'abeille participe de son plein gré à l'œuvre rédemptrice du Christ, venu racheter les hommes en effaçant les effets du péché originel.

Table des matières
Le Christ, une blancheur de cire
La « mouche du Bon Dieu »
La mort d'une mère
La « cire des morts »
La douceur du miel


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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Mar 12 Juin 2007, 21:02

ABEILLES, FOURMIS ET GUÊPES

Conférences de R. Steiner

Éditeur : Triades



Lorsque Rudolf Steiner était à Bâle, il répondait volontiers aux questions que lui posaient les ouvriers qui construisaient le Goetheanum. L'élevage des abeilles et la production de miel étant à cette époque en plein essor, c'est ainsi que naquirent ces fameux " Entretiens sur les abeilles ". Il ne s'agit pas d'un cours théorique, mais de conversations spontanées au cours desquelles Steiner aborda des questions aussi variées que l'effet produit par l'abeille sur la fleur, le rôle des venins - notamment de l'acide formique, qui permet à la terre de résister aux forces de décomposition - ou l'importance du miel dans la nourriture humaine. Steiner prévoyait que l'élevage intensif et artificiel des abeilles mettrait leur vie en péril dans le siècle à venir. 80 ans plus tard, alors que nous sommes confrontés à une mort massive des abeilles, ces idées s'avèrent d'une étonnante actualité.

Remarques de Rudolf Steiner à propos de l'exposé sur les abeilles fait par M. Müller.

Dornach, 10 novembre 1923 Les inconvénients de l'élevage artificiel des abeilles

PREMIÈRE CONFÉRENCE, 26 novembre 1923 L'abeille et l'homme

Le nectar et le pollen, nourriture des abeilles. La cire d'abeille. La construction des rayons. La reine. Ouvrières et faux-bourdons : leur développement. La reine reste un animal solaire ; l'ouvrière est certes encore fortement un animal solaire, mais déjà dans une certaine mesure un animal terrestre ; le bourdon est un animal entièrement terrestre. La fécondation par le mâle vient des forces terrestres ; la capacité qu'a la femelle de former des oeufs vient des forces solaires. Couvain virginal. Vol nuptial et fécondation de la mine. Essaimage. Importance du venin d'abeille. La ruche et la tête humaine. L'action bénéfique du miel sur les personnes âgées. Cure de miel dans les cas de rachitisme. Les arbres fruitiers sont plus prospères dans les régions d'apiculture. L'élevage artificiel des abeilles. Sentiment de vénération à l'égard des abeilles.

DEUXIÈME CONFÉRENCE, 28 novembre 1923 La perception chez les abeilles

Commentaire d'un article paru dans le Journal des Apiculteurs suisses (H. v. Buttel-Reepen: Les abeilles voient-elles des couleurs que nous ne voyons pas ? "). L'abeille possède une sorte de goût-odorat. La perception de la lumière et des couleurs chez l'abeille. L'éclat de la jeune reine. La lumière provoque chez l'abeille des effets chimiques qu'elle ressent très fortement. L'odorat délié du chat. L'odorat chez le chien policier. Le nourrissage artificiel des abeilles. Adjonction d'infusion de camomille en vue du nourrissage.

TROISIÈME CONFÉRENCE, ler décembre 1923 Miel et quartz

Sur quoi repose exactement l'action des cures de miel (commentaire d'un autre article paru dans le " Journal des Apiculteurs suisses "). Chez les petits enfants, il faut donner davantage de lait et moins de miel ; chez les personnes âgées, c'est principalement le miel qui est efficace, pas le lait. Les vertus de l'acide silicique dans l'être humain. L'abeille est constituée par cette même force qui existe dans la terre et qui donne sa forme au quartz : la force de l'acide silicique finement distribué. Recours au quartz pulvérisé en forte dilution dans les cas d'intolérance au miel. Effet bénéfique des cures de miel. Le cheval de M. von Osten. Le lien particulier des abeilles avec l'apiculteur. Explication d'une vieille règle paysanne.

QUATRIÈME CONFÉRENCE, 5 décembre 1923 Le miel

Les abeilles reconnaissent l'apiculteur. Mort de l'apiculteur. L'apiculture dans l'économie agricole. Nécessité de fixer sainement le prix du miel. Production laitière forcée. Remède contre la fièvre aphteuse. L'élevage des vaches en vue d'une production laitière à haut rendement a pour conséquence des veaux faibles. Ce que les abeilles font elles-mêmes en cas d'incident dans la ruche. La ruche forme un tout. Ce que signifie l'élevage artificiel des abeilles. Encore le prix du miel. Ce que l'on peut faire dans les cas d'intolérance du miel. La réaction des abeilles à la lumière électrique. Influence du zodiaque sur la production du miel.

CINQUIÈME CONFÉRENCE, 10 décembre 1923 La guêpe cynips

Faut-il consommer les rayons en même temps que le miel ? Les maladies des abeilles et l'instinct des vieux apiculteurs. La relation entre le suc gastrique et le sang chez l'abeille. Élaboration correcte du sang chez l'abeille. Les dangers qui menacent la composition du sang. Culture artificielle de plantes au voisinage de la ruche. Culture de la vigne. Nature de l'élaboration du miel chez les abeilles. La guêpe cynips et les formations de galle. Les figues sauvages. Processus d'amélioration de la figue. Dérivation de l'abeille à partir de la guêpe. Élaboration du miel et de la figue. Pourriture du couvain (loque).

SIXIÈME CONFÉRENCE, 12 décembre 1923

Venin d'abeille et fourmis Reine, ouvrières et faux-bourdons. Le vol nuptial de la reine. Des oeufs fécondés il naît des ouvrières et des reines ; des oeufs non fécondés, uniquement des faux-bourdons. C'est en réalité l'organisation-Moi de l'homme qui fait circuler le sang. Le venin d'abeille et le venin de guêpe, remèdes contre la goutte et les rhumatismes. Les piqûres d'abeille. Cas où tous les oeufs donnent des bourdons. Reine bourdonneuse. Nids de guêpes et fourmilières. Les colonies de pucerons entretenues par les fourmis.

SEPTIÈME CONFÉRENCE, 15 décembre 1923

Importance de l'acide formique Indications complémentaires sur les constructions des fourmis. Les fourmis sont parfois bien gênantes. Les fourmis cultivatrices. L'ichneumon. Rôle de l'acide formique dans la nature et dans l'être humain. Le venin d'abeille, le venin de guêpe et l'acide formique se sont autrefois déversés de l'espace cosmique sur les plantes, et sans eux les plantes mourraient au bout d'un certain temps. Si la terre reste vivante, c'est grâce à l'acide formique. Les poisons sont des collecteurs d'esprit, et par là des remèdes. Abeilles, guêpes et fourmis ne sont pas seulement des voleuses qui dérobent quelque chose à la nature ; elles lui donnent aussi la possibilité de continuer à vivre et à prospérer.

HUITIÈME CONFÉRENCE, 22 décembre 1923

L'acide oxalique, l'acide formique, le gaz carbonique et leur rôle dans la nature L'entomologiste Jean-Henri Fabre. Habileté de l'abeille charpentière dans la construction de son nid. Dans la manière dont les insectes construisent, il vit de l'intelligence. L'être humain est rempli d'acide formique. À quelles fins il y a de l'acide formique dans notre corps. À quoi l'on reconnaît que quelqu'un a trop peu d'acide formique. Administration d'acide oxalique lorsque l'acide formique n'agit pas. L'acide oxalique est partout présent dans la nature et dans le corps humain. Dans notre corps, nous élaborons continuellement de l'acide formique à partir de l'acide oxalique. Grâce à l'armée des insectes, l'ai qui entoure la Terre est constamment imprégné d'acide Eormique. L'acide formique attire à lui l'âme et l'espric. Processus suppuratifs internes. L'acide formique, fondement de l'âme et de l'esprit de la Terre. L'éclat que jette la jeune reine et l'essaimage des vieilles abeilles. Le genévrier, image du Christ vivifiant la terre, au sens moral.





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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Jeu 23 Aoû 2007, 19:14

L'Abeille et la Vie
Maurice Chaudière


Pour obéir au destin de son espèce, chaque individu doit d'abord s'accomplir et pour cela trouver dans son environnement immédiat les nutriments indispensables à son épanouissement. Il semblerait ainsi que chaque espèce ait identifié au sein de son écosystème la diversité des ressources dont elle serait, en quelque sorte, l'expression.

L'image de la ruche, individu multiple et solidaire s'il en est, illustre assez bien cette évidence: elle est faite de ce qu'elle consomme. La nature de la cire qu'elle sécrète, la qualité du miel qu'elle mûrit, du pollen qu'elle conserve, comme celle de la propolis faite de substances si diverses, révèle à l'analyse le champ de ses investigations. Les archéologues, de la même façon, nous renseignent, en étudiant les reliefs de nos lointains ancêtres, sur leur régime alimentaire et par là sur la nature de leur environnement. Or, qui pourrait dire aujourd'hui, si aberrants s'avèrent nos modes d'alimentation, de quoi nous sommes faits! Il faudrait démêler, des éléments les plus archaïques de notre provende, tous ces ingrédients devenus indispensables à la stabilisation des denrées, voire à leur stérilisation, pendant que l'existence même de nos cellules reste affamée de vie.

Si j'évoque, si volontiers, le comportement de l'abeille à propos de vie, qu'il s'agisse de la nôtre ou de toute autre espèce, c'est que sa colonie, multiple et unitaire, se prête aisément à notre étude. Elle nous permet sans anesthésie ni dissection de voir comment fonctionne cet ensemble de cellules dont il semble que chacune soit animée d'un programme qui, lui-même, ne cesse de d'évoluer tout au long de sa vie. Ce renouvellement continu assure celui de la colonie dont seule subsiste, quand celle-ci vient à disparaître, la propolis.

Quand on sait qu'une colonie prospecte autour d'elle près de trente hectares, et que sa pâture varie tout au long de l'année, on peut alors imaginer la richesse et la diversité de ses nutriments.

Or depuis que l'homme est homme, il parasite l'abeille. Quoi d'étonnant qu'en un temps où l'on s'inquiète des altérations de notre “qualité de vie”, on en vienne à demander secours aux abeilles!

Encore faut-il pour qu'une ruche survive en son milieu qu'il ne soit pas pollué par notre Culture. J'entends par Culture tous les aménagements apportés à la Nature pour la rendre plus productive: l'Agriculture, l'Apiculture, la Sylviculture, la Pisciculture, etc, tout ce qui perturbe l'ordre établi depuis des millénaires et qui nous a permis, dans un sursaut de bon sens, de convevoir l'Ecologie!

Il va de soi qu'une ruche posée au milieu d'hectares de tournesols parfaitement désherbés pourra produire du miel, beaucoup de miel parfois. Mais, passée la saison des fleurs, elle n'aura plus aucune ressource si on la laisse en place. Elle en mourra. La solution, en ce cas, c'est la transhumance. Peut-être en sera-t-il ainsi de nous, nomades de la consommation, déplaçant nos existences au gré de l'emploi, des vacances, de la politique ou de l'économie mondiale?

Un autre enseignement issu de l'observation des abeilles et qui me convaincrait, s'il en était besoin, de l'impérieuse nécessité de protéger autour de nous la biodiversité, c'est le regain d'énergie que l'on peut provoquer auprès d'une ruche déficiente en la libérant du carcan auquel l'Apiculture moderne l'avait astreinte. Dès que le couvain d'une ruche s'avère irrégulier ou malade, si on délivre l'essaim de ses cadres armés de cire gaufrée, de ses fils métalliques et de son habitacle plus ou moins cubique et si on le remet dans sa “condition de nature”, c'est à dire sans aucun de ces artifices, en le laissant s'installer dans un abri de fortune où il aura toute liberté de se constituer en grappe, il aura retrouvé sa meilleure condition d'incubation. Or l'incubation est la fonction esentielle de la ruche puisque la colonie est tenue de couver son élevage pour assurer le renouvellement permanent de sa population, chaque abeille survivant peu de temps à sa propre tâche. Encore faut-il que son environnement soit varié et indemne de tous les produits toxiques dont on fait si souvent usage pour donner à nos campagnes cette “propreté” qui fait parfois notre fierté!

Ainsi ai-je imaginé un lieu de cure où il serait possible d'installer ceux qui parmi nous seraient en détresse pour les remettre dans une “condition de nature” propre à notre espèce. Ce serait les inviter à vivre de leur milieu comme le firent nos ancêtres paysans. Avant que les routes et les voitures automobiles ne les aient invités à partager l'aventure urbaine, ils étaient bien tenus, dans la proximité d'une Nature qu'ils n'avaient pas encore émasculée, de vivre seulement d'elle, c'est à dire dans la profusion du vivant... comme des abeilles.

Une ferme pourvue d'un rucher où les patients, sans trop d'efforts, seraient invités à cueillir ou à produire une part de leur provende, conviendrait, j'en suis sûr, au réveil de bien des énergies... à plus forte raison si la cure pouvait s'accompagner d'une consommation journalière de produits de la ruche: du pollen frais, de la gelée royale, de la propolis ou de venin selon le cas. Ce serait reconnaître aux abeilles des vertus autrefois honorées et que les grands mythes ont, à leur façon, célébrées. Les flèches d'Eros ne seraient qu'abeilles à la discrétion d'Aphrodite. On m'a dit aussi que l'Artémis d'Ephèse, dont le temple était l'une des sept merveilles du monde, avait à ses pieds un essaim.... Parmi les hiéroglyphes d'Egypte, la représentation de l'abeille est fréquente. Il est peu de civilisations qui ne lui aient rendu hommage. Il n'y a que nous pour la traiter avec la désinvolture que l'on sait! La mettant en boîte et l'abreuvant parfois de produits dont on aimerait bien se passer, fluvalinate, amitraz, antibiotiques et j'en passe.

Nous sommes, les abeilles et nous, dans le même bateau. Si on s'appliquait à respecter leur intégrité sauvage, car elles n'ont jamais été domestiquées mais seulement “exploitées”, alors notre comportement lui-même en serait changé. A vivre au rythme des abeilles, c'est à dire au rythme de la nature, on aurait quelque chance de “se refaire une santé”.

Ce qui est étonnant, dans cette relation «homme-abeille», c'est qu'il soit possible de prélever sur la ruche une part de son bien sans pour autant la ruiner!

Alors, dans une société, où tout tourne au profit, la connaissance de l'abeille et de ses ressources pourrait nous inspirer une école, une épargne, une philosophie peut-être. Puisse-t-elle nous inviter, en nous aidant à vivre à changer de cap!
voir un dossier tres complet ici

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Sam 25 Aoû 2007, 14:12

mais encore:
L'Abeille





Jadis, le « Sacramentaire Gallican » comprenait un éloge à l'Abeille, qui s'insérait dans l'Exsultet et qui insistait sur les points suivants :

l'Abeille tient le Premier Rang parmi les Animaux,

l'Abeille est nantie d'un Puissant Génie,

les Occupations de l'Abeille sont Laborieuses,

elle Produit la Cire et le Miel,

c'est un Animal Vierge (d'où son assimilation à la Vierge Marie).



Le Symbolisme de l'Abeille se fonde sur deux faits : l'Incessante Activité dont elle fait preuve et l'Organisation de la Ruche. C'est pourquoi elle est souvent citée en exemple chez les Pères de l'Eglise.



En Egypte, associée à la Foudre, l'Abeille désigne l'Âme. La Mythologie lui donne une Origine Solaire : elle serait née des Larmes de Râ, le Dieu-Soleil. Cette Origine Solaire explique sans doute qu'elle soit un Emblème Royal ou Impérial.



Dans les Traditions Africaines, l'Abeille symbolise l'Homme et l'Organisation Sociale. Elle est aussi l'Âme libérée du corps.



Pour les Hébreux, son nom « Dbure » dérive de la racine D.B.R., qui signifie Parole. D'où une association entre l'Abeille et le Verbe. C'est aussi le Symbole du Soleil, de la Sagesse et de l'Ordre Cosmique.



Les Celtes considéraient l'Abeille comme un insecte parfait d'Origine Divine. C'est pourquoi le Vin mêlé de Miel et l'Hydromel étaient des Boissons Sacrées.



En Grèce, les Prêtresses des Mystères d'Eleusis et d'Ephèse portaient le Nom d'Abeilles. Dans la Mythologie Grecque, l'Abeille était l'Âme descendue dans le Royaume des Ombres et prêtes au retour. D'où une Signification Initiatique. Par ailleurs, elle était l'Emblème de Déméter et Platon d'affirmer que les Âmes des Hommes sobres se réincarnaient sous forme d'Abeilles.



A Rome, Virgile célèbre leurs Vertus et on les trouve figurées sur les tombeaux en signe de croyance à la Survie de l'Âme. D'ailleurs, Virgile n'hésite pas à leur attribuer une Parcelle d'Intelligence Divine.



L'Abeille était donc le Symbole de la Vie Post-Mortem et de la Résurrection. La Mythologie Egyptienne relate que les Abeilles naissent dans la peau d'un taureau sacrifié (thème de la Renaissance). Virgile reprend ce thème dans « Les Géorgiques » et, dans L'Ancien Testament (Livre des Juges), il est dit que, dans la gueule du Lion déchiré par Samson, se forme un essaim d'Abeilles et du Miel.



L'Abeille symbolise aussi l'Eloquence, la Poésie et l'Intelligence. Pythagore ne se nourrissait que de Miel. Selon la Légende, Pindare, Platon et Ambroise de Milan furent nourris par des Abeilles. Cette Nourriture était bien entendu Spirituelle, et Saint Bernard fait de l'Abeille le Symbole de l'Esprit Saint.



Dans la plupart des Traditions d'Orient et d'Occident, l'Abeille est dotée d'une Nature Ignée, c'est un Etre de Feu. C'est pourquoi elle est assimilée au Verbe, à l'Esprit Saint, au Soleil, à l'Initié, au Prophète.



Haut





La Cire et le Miel





L'Abeille produit la Cire et le Miel.

Matière Humble, la Cire, qui se détruit au fur et à mesure que la Flamme brille, est le Symbole du Corps et de la Matière.

Beaucoup plus Riche est le Symbolisme du Miel. Par sa Douceur, le Miel s'oppose à l'amertume du Fiel. C'est pourquoi il désigne, dans l'Ancien Testament, la Terre Promise.



C'est un Symbole de Protection et d'Apaisement. Les Athéniens offraient des Gâteaux de Miel au Grand Serpent supportant la Terre, pour qu'il ne produise pas les séismes.



C'est le Symbole de la Guérison du Corps. La Médecine Islamique lui attribue de nombreuses Vertus : conservation de la vue et de la santé. On retrouve ces conceptions chez les peuples de l'Amérique du Sud.



C'est un Symbole de Purification. Dans certaines Initiations antiques, on versait, sur les mains des Initiables, du Miel pour les laver. Les Adeptes de Mithra se purifiaient la bouche avec du Miel.



C'est un Symbole Initiatique. L'ingestion de Miel procurait l'engourdissement, un sommeil calme et profond, la mort, mais cela était suivi d'une Illumination. Lors des Mystères d'Eleusis, il était présenté comme le Signe d'une Nouvelle Vie.



C'est un Symbole de Vie. Dans les Vedas, le Miel est présenté comme le Principe Fécondant procurant la Vie Eternelle, comme le faisait le Soma.



C'est un Symbole de Sagesse. Il constitue, dans de nombreuses Légendes, la Nourriture des Saints et des Sages. Si l'on en croit Denys l'Aréopagite, les Enseignements Divins sont comparables au Miel.



Par sa Couleur Jaune, c'est le Symbole du Soleil et de la Lumière.



Jean Hani dans Le Symbolisme du Temple Chrétien, Ed. La Colombe, fait remarquer : Au cours de la messe à laquelle ils assistaient, les néophytes, dans les premiers siècles, recevaient le Melikraton, breuvage composé de lait et de miel, comme gage de leur résurrection dans le Christ. Le Melikraton jouait le rôle de breuvage d'immortalité.

Il est vrai que le Livre de l'Exode dépeint la Terre Promise comme celle où coulent en abondance le Lait et le Miel.
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Mer 29 Aoû 2007, 18:56

partage de Nagual:
Les informations sont alarmantes et cette fois-ci il s'agit d'informations sérieuses et vérifiées :

article du Monde : LES ABEILLES MALADES DE l'HOMME du 29/08/07

Francesco Panella se remémore très bien le jour où il a découvert cinquante de ses plus belles ruches désertées par leurs occupantes. "C'était le 28 avril, raconte-t-il dans un excellent français ourlé d'accent italien. Cela faisait plusieurs jours que j'étais complètement débordé, je recevais sans cesse des appels de mes collègues." M. Panella est président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens. Ses interlocuteurs lui décrivent le même étrange phénomène. Les ruches, qui débordaient d'abeilles au sortir de l'hiver, se sont brutalement vidées. Personne n'y comprend rien.


M. Panella fonce jusqu'à l'un de ses ruchers, près du fleuve Ticino, dans la région de Milan. Là aussi, les butineuses se sont volatilisées. "Elles étaient les plus populeuses de toutes ! s'exclame-t-il, encore secoué d'émotion. En trente ans de métier, je n'avais jamais vu ça." Pendant deux heures, il tourne en rond, passe en revue toutes les explications rationnelles, mais rien ne colle. "Je me suis assis, j'ai fumé une cigarette, et je me suis dit : "Quel con !" C'est la même chose que chez les autres ! Je ne pouvais pas croire que ça m'arriverait à moi."

Ce sentiment d'incrédulité, beaucoup d'apiculteurs l'ont ressenti depuis quelques années. Partout ou presque, les abeilles meurent dans des proportions trop importantes. Certes, l'ampleur des pertes varie d'une région du monde à l'autre et d'une année sur l'autre. La saison et les circonstances ne sont pas toujours identiques. Mais c'est bien le même phénomène qui se produit, "sur une large échelle", précise Peter Neumann, du Centre agroscope Liebefeld-Posieux. Installé à Berne, la capitale de la confédération helvétique, cet institut assure la coordination du groupe de travail européen sur la prévention des mortalités. " Quelque chose est en train de dérailler" estime notre spécialiste. "Cela a lieu de plus en plus souvent et dans des proportions plus importantes."

Aux Etats-Unis, où l'on parle de "syndrome d'effondrement des colonies", quelque 25 % du cheptel auraient disparu au cours de l'hiver 2006-2007. En Europe, la France, la Belgique, l'Italie, l'Allemagne, la Suisse, l'Espagne, la Grèce, la Pologne, les Pays-Bas ont été touchés depuis le début des années 2000. Les pertes peuvent atteindre, localement, jusqu'à 90 % des colonies. "Il est possible que cela se produise dans d'autres régions du monde, mais nous manquons de données", ajoute M. Neumann.

Tout allait pourtant pour le mieux depuis des millions d'années. Rien n'était venu déranger le tête-à-tête évolutif entre les plantes à fleurs, rivalisant d'éclat auprès des insectes pollinisateurs, et les abeilles, qui puisaient le nectar entre leurs pétales. Leurs vies se passaient immuablement, dans une troublante soumission aux lois de la ruche, où il n'est d'autre destin possible que travailler à la perpétuation de l'espèce. L'homme est-il en train de tuer à petit feu l'industrieux insecte qu'il a tant bien que mal domestiqué depuis l'Antiquité ? "Nous n'avons pas la clé du mystère, il y a un élément que nous ne comprenons pas, prévient Jean-Daniel Charrière, chercheur au Centre de Berne. Nous n'aimons pas être dans l'inconnu. Pourtant, avec les abeilles, nous le sommes souvent." Dans l'incertitude, les spécialistes en sont réduits à énumérer toutes les causes de mortalité possibles.

Un temps envisagée, la piste des ondes électromagnétiques est écartée. Les OGM, en revanche, figurent toujours sur la liste des suspects. Selon une étude publiée dans la revue Science du 8 juin, les cultures transgéniques ont cependant un effet moins important sur les abeilles que les champs traités aux pesticides. Et l'hypothèse OGM ne peut expliquer les mortalités en Europe, où les surfaces plantées sont très faibles.

Restent deux pistes privilégiées : les maladies, virus, parasites et autres champignons, d'un côté. La dégradation générale de l'environnement - changements climatiques, raréfaction des fleurs et surtout surdose de produit chimiques -, de l'autre. Peut-être tout cela à la fois. "On peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte", explique M. Neumann. Pour les apiculteurs, l'abeille est une "sentinelle", une "sonnette d'alarme", le témoin de dérèglements invisibles à nos yeux. Une chose est certaine, au bout de toutes les pistes, c'est toujours l'homme que l'on retrouve.

Jean Brun pose sur sa table de cuisine un lourd traité apicole, daté de 1931, soigneusement protégé d'un tissu à fleurs. Son grand-père Antoine y pose fièrement. C'est lui qui a offert à Jean, pour ses 12 ans, son premier enfumoir. Cinquante ans plus tard, l'homme a le visage brûlé par le soleil et les traits tirés. Il n'a pas dormi de la nuit. Il a fallu emporter des ruches près de champs de lavande situés à des dizaines de kilomètres de Saint-Rémy-de-Provence, où la famille est installée.

Chaque année au printemps, les apiculteurs sillonnent les routes. C'est la "transhumance", la grande quête des fleurs. Les plus communes (colza, tournesol) donneront les "miels de France". Les plus nobles, les plus rares, prodigueront leur arôme à ces miels d'acacia, de romarin, de ronce, ou d'arbousier que les apiculteurs vous font déguster, l'oeil étincelant, comme des viticulteurs leur dernier cru.

Le métier a bien changé depuis que l'aïeul Etienne Brun s'est lancé, vers 1870. A l'époque, les colonies d'abeilles, élevées dans des troncs d'arbres, sont asphyxiées en fin de saison et la délicate cité de cire écrasée pour en extraire le miel. L'adoption de la ruche à cadres mobiles, qui permet de récolter sans anéantir la colonie, marque la naissance de l'apiculture moderne, dans la première moitié du XXe siècle.

Jusqu'aux années 1960, tout était très simple. "On ne bougeait pas les ruches, il y avait des fleurs à Saint-Rémy, raconte Jean Brun. On posait les hausses où les abeilles stockent le miel au printemps, et on récoltait 40 kg."

Sans efforts. Puis les cultures de légumes ont recouvert la région. Ailleurs en France ce furent le blé, le maïs, le tournesol. La transhumance commença, le grand jeu de cache-cache avec les pesticides aussi. "Ils sont arrivés dans les années 1970, on s'est pris de sacrées raclées", se souvient Jean Brun. Cela continue. L'an dernier, il a perdu quatre-vingt six colonies. "Le voisin avait traité ses pommiers, il n'y avait pas de fleurs sur les arbres, mais au sol, oui, et les abeilles ont dérouillé." L'année précédente, c'était "à cause d'un mariage". "Quelqu'un ne voulait pas de moustiques à la noce de sa fille. Après le traitement, il n'y a plus eu ni moustiques ni abeilles."

A force, les apiculteurs dessinent leur propre cartographie du territoire. Il y a les zones "sûres" et les zones "à risque". Ils descendent dans le détail, à la parcelle. "La quantité de traitements peut être divisée au moins par deux selon les agriculteurs, relève Norbert Maudoigt, 49 ans, un voisin de Jean Brun. Cela dépend de leur âge, de leur caractère, s'ils sont plutôt inquiets ou pas, s'ils écoutent le commercial qui leur vend les produits, s'ils y consacrent vraiment du temps." Les confrontations "d'homme à homme" ne manquent pas. Mais rares sont ceux qui condamnent en bloc l'agriculture. "Je ne peux pas en vouloir à des gens qui sont piégés, dit Jean-Claude Canac, apiculteur à Servian, dans l'Hérault. On a dit aux agriculteurs d'être productifs pour pas cher, on les a payés pour arracher les zones dont ont besoin les abeilles."


Dans la guerre chimique menée par l'homme aux insectes ravageurs des cultures, les armes ont évolué. De plusieurs kilos de matières actives à l'hectare, on est passé à quelques dizaines de grammes. Mais les abeilles ne semblent pas s'en porter mieux. "Avant, on avait surtout des paquets d'insectes morts devant les ruches, maintenant c'est de plus en plus diffus, de plus en plus sournois, constate Norbert Maudoigt. Les produits leur bousillent le sens de l'orientation, elles meurent à l'extérieur de la ruche. Nous, on voit qu'il manque du monde, mais comme on n'a pas d'abeilles mortes, c'est difficile d'apporter la preuve."

La route qui conduit chez Martin Machado, dans le Cher, est monotone. Du blé, encore du blé, toujours du blé, c'est le royaume des grandes cultures : céréales, colza, tournesol. Le temps est mauvais, les abeilles agressives. Elles fondent sur l'intrus, crépitant contre sa combinaison de coton et son voile protecteur. "Voilà des ruches populeuses, lance Martin Machado. Il y a quelques années, quand je les portais sur le tournesol, au bout d'une semaine, je pouvais me promener torse nu dans le rucher."

Cela fait quinze ans que Martin Machado a choisi ce métier de "caractériel autodidacte", dit-il en souriant. Au début, 10 % des abeilles mouraient chaque année. Le taux est passé à 25 % ou 30 %. Les récoltes se sont effondrées. Certains apiculteurs ont lâché prise. Les autres ont pris l'habitude de compenser les pertes tous les ans en achetant des reines. Cette année, le taux de mortalité est revenu à la normale. L'apiculteur pense que la suspension des insecticides Gaucho et Régent a joué un rôle, mais il ne crie pas victoire. "C'est encore trop tôt pour dire qu'on est tirés d'affaire, prévient-il. Le problème, c'est que nous ne sommes plus maîtres de rien." Les cultures changent, les molécules changent. "Et en plus, maintenant, on a les facteurs climatiques qui viennent se greffer à tout le reste." La pluie et le soleil ne viennent plus jamais quand on les attend, déréglant la mécanique de précision de la ruche.

Les apiculteurs sont aussi aux prises, depuis le début des années 1980, avec un parasite répondant au nom évocateur de Varroa destructor. Rond, rougeâtre, l'acarien - de 1 à 2 millimètres de longueur - suce l'hémolymphe des abeilles, l'équivalent du sang. C'était, à l'origine, un parasite de l'abeille asiatique, Apis ceranae. Cette dernière s'en était accommodée, développant la pratique de l'épouillage. L'histoire dit que l'acarien a été introduit en Europe au début des années 1980, par la faute de chercheurs allemands ayant importé des reines asiatiques. Mais il était présent en Russie au début des années 1950. Il a aussi voyagé au gré des échanges commerciaux de reines entre continents.

Cas d'école de ce que les scientifiques appellent les espèces "envahissantes", le "vampire de l'abeille" a rapidement conquis tous les continents. En dehors d'Apis ceranae, aucune espèce ne possède de parade contre lui. Sans traitement acaricide - souvent des produits chimiques - les ruches s'étiolent. Les apiculteurs parlent tous de l'époque "d'avant le varroa" comme d'un paradis perdu.

Les ruches de Boris Bachofen ne lui ont pas échappé. Elles hivernent dans un environnement des plus accueillants : un paisible verger du canton de Neuchâtel, en Suisse, où sont conservées cent soixante-quatorze variétés anciennes de poiriers. "Ici, ce n'est pas très chargé en produits chimiques", constate le jeune apiculteur. Pourtant l'année dernière, les trois quarts des colonies ont été anéanties. "Je n'ai rien fait de spécial, j'ai traité contre le varroa deux fois l'été et une fois l'automne. Mais peut-être que ce qui était suffisant avant ne l'est plus aujourd'hui", avance-t-il. Les scientifiques pensent que le varroa pourrait aussi transmettre des maladies aux abeilles.

L'abeille domestique est-elle une espèce en danger ? On n'en est pas là. Mais son sort a de multiples raisons d'inquiéter. "C'est une pollinisatrice particulièrement efficace, explique Bernard Vaissière, qui dirige le laboratoire de pollinisation entomophile à l'INRA d'Avignon. Et elle est en train de disparaître de régions entières." Voyant leurs ruches péricliter, les petits apiculteurs amateurs, qui contribuaient à maintenir partout la présence de l'espèce, sont de moins en moins nombreux.

Or la survie de 80 % des plantes à fleurs et la production de 35 % de la nourriture des hommes dépendent de la pollinisation. Aux Etats-Unis, ce marché a été évalué à 15 milliards de dollars. Certes, ni le blé, ni le riz, ni les pommes de terre n'ont besoin d'abeilles. Mais imagine-t-on un monde sans fruits, sans légumes et sans fleurs ? Circonstance aggravante, les autres pollinisateurs ne s'en tirent pas mieux. "On a toutes les raisons de penser que quand l'abeille domestique a des soucis, c'est pire pour les espèces sauvages, car la colonie a un effet protecteur", explique Bernard Vaissière. Les spécialistes de l'abeille se sentent un peu seuls. Nous vivons dans une société "insectophobe", dit Francesco Panella. Pourtant, sans les insectes, rien ne marche. Ils sont la colonne vertébrale des écosystèmes terrestres. "Ce sont les grands oubliés du monde animal, déplore Marie-Pierre Chauzat, membre de l'équipe abeille de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Ils n'ont pas les grands yeux du panda, les belles plumes des oiseaux, la jolie fourrure des bébés phoques."

Gaëlle Dupont
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MessageSujet: la disparition des abeilles....   Mer 29 Aoû 2007, 20:05

Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.


C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.
En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.
En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

« Syndrome d'effondrement »


Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.
Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

Butineuses apathiques


Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.
La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.
C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.
L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »



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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Jeu 30 Aoû 2007, 14:22

oui, c'est sur que c'est une catastrophe et nous le ressentons d'autant plus que c'est notre propre avenir qui est en jeu dans l'histoire. Hé oui, qui va signer des pétitions contre l'extinctions de nématodes utiles pour la terre ? ou de tel ou tel insecte ou plante qui possède peu d'attraits ?
Cependant la Terre a connu plusieurs épisodes d'extinctions massives et à chaque fois d'autres vies sont apparues, à chaque fois un peu plus complexes ...
Mais là, c'est en toute conscience que nous continuons à nous conduire en nuisible ... (je dis nous pour les humains en général, vous l'aurez compris). Alors quoi faire dans l'urgence ?
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MessageSujet: Les abeilles à la chasse aux mines en Croatie   Jeu 06 Sep 2007, 10:45

insolite,mais pas drôle!
Agence France-Presse

Zagreb

Les abeilles à la chasse aux mines en Croatie


Sous l'oeil attentif de leurs entraîneurs, des centaines d'abeilles s'élancent sur un pré paisible près de Zagreb, non pas à la recherche de pollen, mais de mines antipersonnel, qu'elles sont capables de détecter grâce à leur odorat exceptionnel.

Depuis quelques jours, ces grandes travailleuses sont entraînées par des experts de la faculté d'agriculture de Zagreb à renifler l'odeur de l'explosif.

Dans peu de temps, elles devraient être dépêchées sur de vrais champs de mines qui, douze ans après la guerre de Croatie (1991-1995), parsèment toujours d'anciennes zones de combats.

«Jusqu'à maintenant, nous avons eu d'excellents résultats, même si le niveau sensoriel souhaité des abeilles n'a pas encore été atteint. Cela dépend désormais de notre propre ténacité», se félicite Nikola Kezic, professeur à la faculté.

Pour apprendre aux abeilles à sentir l'odeur d'une mine, les entraîneurs placent de petites quantités de TNT dans des tasses posées à côté des récipients contenant leur nourriture. L'objectif est de leur «apprendre» à associer l'odeur de l'explosif à celle de la nourriture.

«Les abeilles se posent sur ces échantillons de TNT, mais l'odeur répandue par l'explosif d'une mine cachée sous la terre est beaucoup plus faible et nous voulons donc que les abeilles soient attirées par une odeur moins intense», raconte M. Kezic.

Selon lui, quatre jours suffisent pour entraîner ces insectes à se diriger vers l'odeur de l'explosif.

«Pour l'instant, nous ne les amenons pas encore sur de vrais champs de mines, en attendant que cette méthode soit validée», dit-il. Mais le jour venu, ces démineurs volants seront utilisés pour contrôler des zones jadis «nettoyées» par des méthodes classiques.

«Aucun champ n'est nettoyé à 100% et toute méthode par laquelle nous pourrions améliorer la sécurité a une valeur inestimable», explique M. Kezic.

Aujourd'hui encore, environ 1100 km2 du territoire croate sont infestés de quelque 250 000 mines et autant d'autres engins non explosés, soit 2% de la superficie du pays.

Environ 1,3 milliard d'euros supplémentaires seront nécessaires pour tout déminer, alors que le Centre croate du déminage (HCD) a recueilli 35 millions d'euros en 2006.

L'ambition du gouvernement croate, qui assume avec quelques compagnies locales environ 80% des coûts, est de déminer les principales «zones à haut risque» d'ici 2009. Mais avec des moyens modestes, fournis par ailleurs à 20% par des gouvernements étrangers, il faudra 30 ans avant de débarrasser les terres de tous ces engins.

Le déminage est aujourd'hui mené par quelque 600 spécialistes, employés dans une trentaine de compagnies, et 130 chiens spécialement entraînés.

Le directeur du Centre de développement et d'entraînement du HCD, Nikola Pavkovic, pense que le projet des «abeilles démineuses» est très prometteur, dans une situation où l'Etat dispose de faibles moyens pour le déminage.

«Cela pourrait contribuer à l'augmentation de la sécurité des démineurs et des citoyens», dit-il aussi, en ajoutant que des méthodes similaires de détection d'explosifs ont déjà été développées aux États-Unis, au Canada ou encore en Afrique du Sud.

Depuis la fin de la guerre, quelque 450 personnes ont été tuées en Croatie dans des explosions de mines et quelque 1800 autres ont été blessées, selon des statistiques officielles.

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Jeu 20 Sep 2007, 15:02

Quand les abeilles chypriotes se défendent en boule
mercredi 19 septembre 2007 par Jsf

Les abeilles font aujourd’hui plus parler d’elles pour leur énigmatique propension à mourir en nombre que pour leur capacité à tuer en groupe. C’est pourtant à cette aptitude que se sont intéressés des scientifiques grecs et français, en cherchant à percer les mécanismes de défense que déploie la sous-espèce chypriote de l’abeille domestique (Apis mellifera cypria) contre son principal prédateur, le frelon oriental (Vespa orientalis).

Leurs résultats, publiés mardi 18 septembre dans la revue Current Biology, sont surprenants. Selon Alexandros Papachristoforou (université Aristote à Thessalonique, Grèce) et ses collègues, plusieurs centaines de ces abeilles chypriotes sont capables de coordonner leur action pour étouffer collectivement un frelon trop menaçant. "Lorsque l’un de ces prédateurs s’approche trop près d’une colonie et qu’il fait mine de vouloir y entrer, environ 150 à 250 abeilles se précipitent sur lui et forment alors une sorte de boule’’", explique Gérard Arnold, du CNRS, coauteur de l’étude. Ainsi emmailloté dans un corset d’abeilles, le frelon meurt en un peu moins d’une heure.

Encore faut-il savoir de quoi. Un indice trompeur figurait dans la littérature. Décrit pour la première fois en 1995, un mécanisme de défense analogue avait en effet été mis au jour chez une autre espèce d’abeille (Apis cerana japonica) face à un autre prédateur, le frelon géant (Vespa mandarinia japonica). "Les auteurs, raconte M. Arnold, avaient alors conclu que ces abeilles asiatiques faisaient augmenter la température à l’intérieur de la boule’’, jusqu’à ce qu’elle excède la température létale du frelon."

Vérité en Asie, erreur en Méditerranée. "A Chypre, nous avons mesuré la température à l’intérieur de plusieurs de ces boules’’ et celle-ci n’excède jamais 44 0C, alors que la température létale du frelon oriental est de 50 0C", dit ainsi M. Arnold. Et quand bien même les abeilles chypriotes voudraient mettre en oeuvre une telle stratégie d’"attaque thermique", qu’elles ne le pourraient pas sans payer un lourd tribut : comme leur assaillant, elles sont incapables de survivre à une température excédant 50 0C.

Les modalités du meurtre collectif sont donc bien différentes. En s’agglomérant sur le prédateur devenu proie, les abeilles compriment son abdomen et entravent sa respiration. Elles obstruent en outre ses "spiracles" - c’est-à-dire ses orifices respiratoires. C’est d’asphyxie que le frelon trépasse.

"C’est à notre connaissance la première fois qu’est décrit dans le monde animal un comportement social de défense par étouffement, dit M. Arnold. C’est une particularité des abeilles de s’adapter en mettant en oeuvre des comportements originaux." La question de savoir si ces insectes parviendront à s’adapter aux activités de l’homme demeure, elle, ouverte.

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Ven 21 Sep 2007, 00:32

Trops d'actions sont menées par des lobbys en notre nom, pour soi-disant apporter du progrès à l'homme, alors qu'en réalité c'est au profit de quelques hommes qui recherchent le monopole dans des domaines spécifiques, comme les vendeurs de graines, de pesticides, sans compter certains scientifiques qui y contribuent dans le domaine de la génétique. (pour ne citer que ce qui nous interresse ici).

Entre les pesticides, les intérêts et quotas agricoles imposés par la communauté des pays européens, le manque ou la disparition d'espaces pour butiner, les abeilles, à ce ryhtme là, vont tout droit vers la disparition.

L'effet pervers de cette situation est d'obliger l'humanité, (par l'entremise permissive et des magouilles de dirigeants bien fortunés), à consommer ce qui va faire du mal au niveau de la santé, au niveau des règnes de la nature, conduire à la disparition des abeilles et autant dire, vers une fin à peu près certaine de l'humanité.

Il y a une note positive, c'est que dans les grandes villes, comme Paris, il y a beaucoups de petits jardins sur les toits, les balcons, des fleurs partout, ce qui donne à l'abeille citadine, le loisir de butiner. Elles vivent bien en ville, car les particuliers qui jardinent en ville, en général, n'utilisent pas de pesticides.

Amicalement: damejane.
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Ven 21 Sep 2007, 00:51

Citation :
Il
y a une note positive, c'est que dans les grandes villes, comme Paris,
il y a beaucoups de petits jardins sur les toits, les balcons, des
fleurs partout, ce qui donne à l'abeille citadine, le loisir de
butiner. Elles vivent bien en ville, car les particuliers qui jardinent
en ville, en général, n'utilisent pas de pesticides.

Voui!
sunny
Cette semaine, j'ai passé deux matinées successives à prendre mon petit déjeuner en même temps que celui d'une abeille qui butinait les fleurs de mon basilic...
(Basilic une des plantes sacrées sous l'Egypte antique, ce me semble?)
Adorable compagnie...

Amicalement

Julia
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Mar 27 Nov 2007, 14:58

Les abeilles sont passees en 5d


Les abeilles nous abandonnent Par Jean Etienne, Futura-Sciences Des millions de ruches, jadis occupées par des milliards d'abeilles, se sont mises à disparaître depuis quelques mois. L'épidémie, d'une rapidité et d'une ampleur quasi-explosive, pourrait très bien ébranler les bases de notre civilisation.

Vos réactions à ce sujet qui, manifestement, vous passionne, ainsi que de nouvelles informations, nous ont incités à aller plus loin pour mieux comprendre cette inquiétante énigme. Nous avons interrogé Bernard Vaissière, de l'Inra, un des très rares spécialistes de la pollinisation par les insectes, qui remet quelque peu les pendules à l'heure, sans pour autant minimiser la gravité du problème. Le phénomène a débuté dans un seul élevage de Floride il y a à peine un an. Puis l'épidémie s'est répandue de ruche en ruche, jusqu'à s'étendre à l'ensemble des Etats américains et du Canada, avant d'atteindre l'Europe et même Taïwan en avril 2007. L'aspect de cette catastrophe écologique est déroutant. Aucun cadavre d'abeille n'est retrouvé, et les ruches abandonnées sont vides d'occupants. On n'y découvre même pas les parasites d'habitude si prompts à les réoccuper ensuite. Tout se passe comme si les insectes quittaient leur habitat en masse pour une destination inconnue sans jamais y revenir. En France, où les apiculteurs se remettent à peine des ravages causés par le tristement célèbre "Gaucho", un pesticide jadis répandu dans les champs de maïs et de tournesol, les disparitions ont repris en force. La sirène d'alarme Ce n'est pas une sonnette d'alarme mais une sirène que les scientifiques actionnent… ou tentent d'actionner. Car 80 % des plantes ont absolument besoin des abeilles pour être fécondées, et sans elles, il n'y a plus de production de fruits ou de légumes possible. Rien qu'aux Etats-Unis, où le nombre de ruches en "vie" s'est effondré de 2,4 millions à 900, 90 plantes destinées à l'alimentation humaine sont exclusivement pollinisées par les butineuses, ce qui représente une valeur annuelle de 14 milliards de dollars. Les scientifiques, qui ont donné le nom de "colony collapse disorder" à ce syndrome d'effondrement, tentent de trouver une explication. Suivant le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario, "Des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles". Selon lui, les insectes sont aussi directement ou indirectement victimes de l'efficacité sans cesse accrue des nouvelles générations de pesticides, censées protéger la nature mais dont l'effet se révèlerait particulièrement pernicieux. Il cite en exemple la pratique de plus en plus courante qui consiste à enrober les semences d'insecticide de façon à éviter l'épandage. Le produit est ainsi incorporé dans toute la plante, depuis les racines jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche en l'empoisonnant, ce qui explique aussi l'absence d'insectes "squatteurs" dans les ruches abandonnées: ils ne survivent pas. Phénomène de cascade L'emploi de ce type de pesticide à base d'imidaclopride, très contesté en France et aux Etats-Unis mais pourtant autorisé par l'Union Européenne, attaque le système immunitaire des abeilles qui deviennent vulnérables aux parasites. La preuve semble en être établie par la découverte d'une demi-douzaine de virus, microbes, mais aussi de champignons parasites dans les quelques abeilles survivantes de quantité de ruches agonisantes. Ce produit est distribué par Bayer sous plusieurs appellations : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage entre autres. L'origine de ces champignons parasites n'est pas un mystère, puisqu'ils sont eux-mêmes incorporés dans certains pesticides chimiques pour combattre les criquets, la pyrale du maïs et certaines teignes. Il s'agit là d'un véritable effet de cascade, des agents infectieux destinés à combattre certains parasites profitant de la brèche ouverte dans le système immunitaire des abeilles et ainsi changer de cible, avec pour conséquence la destruction des cultures que ce produit était censé protéger. Mais selon Joe Cummins, cet effet de cascade jouerait aussi entre ces champignons parasites volontairement répandus et les biopesticides "naturellement" produits par les plantes OGM. Il vient en effet de démontrer expérimentalement que les larves de pyrale du maïs infectées par le champignon Nosema pyrausta sont 45 fois plus sensibles aux infections que les larves saines, une constatation qui est à mettre en parallèle avec l'effondrement du système immunitaire des abeilles. "Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs", ajoute-t-il en guise de conclusion.
par COLOMBUS
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MessageSujet: Le mystère de la disparition des abeilles reste entier   Jeu 21 Fév 2008, 12:07

Le mystère de la disparition des abeilles reste entier

Ce n'est pas la solution définitive au mystère des disparitions d'abeilles, mais une "brique supplémentaire" dans la connaissance du phénomène, selon Philippe Vannier, directeur de la santé animale à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). L'Afssa a publié, vendredi 15 février, les résultats d'une étude menée pendant trois ans sur 120 colonies d'abeilles, réparties dans cinq départements (Eure, Gard, Gers, Indre et Yonne). L'objectif était de tenter de quantifier et d'expliquer les importantes mortalités d'abeilles signalées par de nombreux apiculteurs depuis le milieu des années 1990.


Plusieurs causes peuvent être envisagées : maladies, parasites, mauvaises pratiques apicoles ou exposition aux pesticides - les abeilles manquant d'enzymes de détoxication. L'usage de l'insecticide Gaucho, incriminé par les apiculteurs, est suspendu depuis 1999 sur le tournesol et depuis 2004 sur le maïs. Le Régent (fipronil), également suspecté, est suspendu depuis 2004.

Les ruches ont été visitées quatre fois par an entre 2002 et 2005. Or, aucun effondrement de population n'a été constaté. La mortalité est restée inférieure à 10 %, un taux jugé normal. Elle découlerait des maladies ou des parasites. Une affection comme la loque a causé une disparition rapide des colonies touchées. La mort a été différée quand le parasite Varroa destructor, a été repéré dans la ruche.

Selon l'Afssa, les pratiques apicoles sont déterminantes. Même s'ils savaient qu'un biais serait introduit dans leur étude, les scientifiques ont choisi de conseiller les apiculteurs sur les traitements à suivre, en particulier pour éradiquer le Varroa, ce qui pourrait expliquer la faible mortalité constatée.

Dans le même temps, l'étude met en évidence la présence de nombreux pesticides dans les ruches, à des doses extrêmement faibles. Au total, 41 molécules chimiques été ont recherchées, dont le fipronil et l'imidaclopride, la molécule active du Gaucho. Aucune relation statistique significative entre la présence de résidus et les mortalités n'a été mise en évidence.

Des échantillons d'abeilles, de cire, de pollen et de miel ont été analysés. Ils ont été considérés comme positifs quand la valeur dépassait la limite de détection. Parmi les échantillons de pollen analysés, 57,3 % ont dépassé la limite de détection pour l'imidaclopride. Les échantillons positifs contenaient en moyenne 0,92 microgrammes par kg (1 microgramme égale 0,000 000 001 kilo). 29,7 % des échantillons de miel contenaient de l'imidaclopride, à hauteur en moyenne de 0,73 microgramme par kg. 26,2 % des abeilles analysées en contenaient également.


"ELÉMENTS OBJECTIFS"


D'autres pesticides ont été détectés. Parmi eux, le fipronil (12,4 % des échantillons de pollen) ou le lindane, pourtant interdit. Le coumaphos a aussi été repéré (dans 8,5 % des échantillons de miel, et 4,6 % des abeilles). Cet acaricide est utilisé par les apiculteurs pour lutter contre le Varroa, dans des quantités trop importantes, estime l'Afssa, qui y voit une explication possible de l'affaiblissement des reines rapporté par les apiculteurs.

Pour Philippe Vannier, ces résultats ne peuvent être extrapolés et ne permettent pas de trancher sur l'impact des pesticides présents dans l'environnement sur la santé des abeilles, ou sur les éventuelles synergies entre pesticides et maladies. "Ils n'ont de valeur que pour l'échantillon considéré, qui est faible, affirme le scientifique. Mais (l'étude) apporte des éléments objectifs et précis dans un dossier où ils font défaut."

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 19.02.08.
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Jeu 21 Fév 2008, 17:19

Oui, Ambre, sur ma commune aussi les ruches sont de plus en plus désertées.
J'ai lu que les ondes de toutes les antennes relais et des téléphones portables perturbent considérablement le radar personnel des abeilles et pourraient bien être la cause de ces disparitions : les abeilles devenant incapables de retrouner leur chemin.

Un autre article encore :

Les apiculteurs partent en guerre contre le Cruiser

PARIS (Source vérifiée) — Les apiculteurs partent en guerre contre le lancement d'un nouveau pesticide, le Cruiser, qui pourrait faire des ravages parmi les colonies d'abeilles, sur lesquelles plane également la menace d'un redoutable prédateur, le frelon d'Asie.

L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) a décidé de déposer une requête en annulation devant le Conseil d'Etat de la décision ministérielle d'autoriser la mise sur le marché du Cruiser, a annoncé mardi son président, Henri Clément.

"L'apiculture qui s'est battue pendant des années contre le Gaucho et le Régent, ne peut accepter une décision irresponsable qui va à l'encontre du Grenelle de l'environnement", a-t-il déclaré.

Les apiculteurs rapprochent le Cruiser de ces deux autres insecticides, incriminés dans la mortalité anormale des abeilles avant que leur utilisation ne soit interdite sur certaines cultures sur avis du Conseil d'Etat en 2005.


M. Clément s'est déclaré "extrêmement inquiet" de l'arrivée de ce nouveau pesticide, "un neurotoxique systémique" attaquant le système nerveux des insectes et perturbant "l'orientation des abeilles qui ont du mal à retrouver leurs ruches et disparaissent".


En Italie où le Cruiser a été autorisé l'an dernier, son utilisation a entraîné la disparition de 40.000 ruches, a-t-il ajouté, précisant que du Thiamethoxam (matière active du Cruiser) avait été retrouvé dans les abeilles mortes.


L'Unaf prévoit une "grande manifestation" contre le Cruiser le 21 février devant les ministères de l'Agriculture et de l'Ecologie.


Le Cruiser est d'autant plus mal venu que la situation de l'apiculture française avait commencé de s'améliorer au cours de la saison 2006/2007, la mortalité hivernale des abeilles étant redescendue pour la première fois depuis de nombreuses années à un niveau normal, inférieur à 10%, un résultat lié à la suspension du Gaucho et du Regent, selon l'Unaf.


Mais l'été pourri a balayé les espoirs de bonnes récoltes, le vent et la pluie empêchant les abeilles de butiner à loisir. La production de miel ne devrait pas dépasser 18.000 tonnes en 2007 contre 20.000 tonnes en 2006 et 33.000 tonnes dix ans plus tôt.


Les apiculteurs doivent également compter avec Vespa velutina, un frelon d'Asie, qui se nourrit d'abeilles et qui prolifère depuis 4 ou 5 ans en France, surtout dans le sud-ouest.


"Les nids de ce frelon asiatique deviennent très nombreux, il y en a dans plus de 16 départements, au moins un cinquième du pays est concerné", a précisé Claire Villemant, professeur au Museum d'Histoire naturelle de Paris.


Ces frelons "attrapent l'abeille avec leurs pattes, la décortiquent immédiatement au sol et emportent les morceaux pour nourrir les larves", a indiqué Raymond Saunier, secrétaire de l'Unaf.


Une colonie d'abeilles est en réel danger à partir de 4 à 6 frelons devant la ruche, a estimé M. Clément, qui réclame un effort de recherche mais "ne sait même pas quel ministère est en charge de ce dossier".


Les apiculteurs revendiquent en outre le droit de produire sans OGM: "il y a déjà plein de pollen invendable parce que contaminé par les OGM dans les frigos des apiculteurs du sud-ouest", s'est lamenté Jean-Marie Sirvins, vice-président de l'Unaf. Les apiculteurs contestent le seuil de 0,9% admis par la législation européenne pour la dissémination fortuite des OGM.


Ils veulent également que la loi leur garantisse la liberté d'exercer: "nous voulons continuer à avoir des ruches partout, on était là avant les OGM", a fait valoir M. Sirvins.

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Karen

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Jeu 21 Fév 2008, 17:36

Et voilà un autre point de vue : celui du "syndrome de l'effondrement"

Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.


C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.
En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.
En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.
« Syndrome d'effondrement »


Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.
Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

Butineuses apathiques


Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.
La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.
C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »


PAUL MOLGA

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Jeu 21 Fév 2008, 17:47

Voilà, j'ai trouvé l'article en question !



Navigation de l’abeille et champs électromagnétiques


Que ce soit dans le cas du syndrome d’effondrement des ruches ou dans le cas d’intoxication des abeilles par les pesticides, de nombreuses études effectuées et de nombreux témoignages mettent en évidence un dénominateur commun: les abeilles perdent leur capacité d’orientation et ne peuvent plus retourner à la ruche.

Cette capacité d’orientation de l’abeille est pour le moins fantastique et a fait l’objet de quelques recherches scientifiques. Elizabeth A. Capaldi, de l’université d’Illinois, a pu mettre en valeur 68 qu’au bout de 5 semaines, l’abeille a intégré la topographie d’une zone entourant la ruche sur un radius de 10 km (et parfois plus) ce qui représente une superficie d’un minimum de 30 000 hectares! Elizabeth A. Capaldi avait installé un tout petit radar sur le dos des abeilles. C’était en 1999/2000 et depuis de nombreuses autres études ont été publiées sur la navigation des abeilles qui lèvent un peu le voile sur ce grand mystère.

D’autres études, principalement réalisées en Europe, ont tenté de percevoir l’influence des champs électro-magnétiques sur les abeilles.

La biologiste et généticienne Mae-Wan-Ho présente des informations détaillées sur son site internet quant à la possibilité de telles influences.

Elle y évoque les recherches effectuées par une équipe de l’Université de Landau en Allemagne avec des ruches et des téléphones sans fil. Les résultats de ces recherches étaient très probants: affaiblissement des ruches et incapacité pour certaines abeilles de retrouver la ruche.

Pourquoi les technologies de la téléphonie moderne auraient-elles plus d’impact maintenant alors qu’elles existent depuis une vingtaine d’années? Mae-Wan Ho avance l’hypothèse de la téléphonie dite de troisième génération dont les antennes sont de plus en plus omniprésentes dans les pays occidentaux.

On connaît très bien depuis le siècle passé l’extrême sensibilité des abeilles aux champs électro-magnétiques et aux perturbations du champ magnétique.

En 1974, les chercheurs Russe, Eskov et Sapozhnikov, mirent en évidence que les abeilles génèrent des signaux électromagnétiques d’une fréquence variant de 180 à 250 Hz quand elles effectuent leurs danses de communications. Des chercheurs aux USA obtinrent des résultats très similaires dans les dernières vingt années. La téléphonie GSM est modulée à 217 Hz. Les abeilles affamées réagissaient à ces fréquences en redressant leurs antennes.

En 1965, J O Husing, dans ‘Biene und Elektrizitat’ in Imkerfreund (Beekeeper Friend) avait déjà mis en évidence cet impact des basses fréquences.

En 2006, le Professeur Stever reprit le type d’expériences réalisées par le Professor Hans-Hinrich Kaatz avec les mêmes résultats probants. Durant la première étude pilote, les ruches avaient été éloignées de 1000 mètres mais aucune abeille ne put revenir à la ruche.

Les ruches furent éloignées ensuite de 800 mètres. Deux ruches furent exposées à un téléphone sans fil et deux ruches ne furent pas exposées. 25 abeilles furent choisies dans chaque ruche et déposées à 800 mètres de distance.

Pour les ruches non exposées, 16 et 17 abeilles revinrent après respectivement 28 et 32 minutes. Pour les ruches exposées, 6 abeilles revinrent à la première ruche après 38 minutes. Aucune abeille ne revint à la seconde ruche.



Le Professeur Ferdinand Ruzicka (qui est lui-même apiculteur et chroniqueur pour des revues d’apiculture) observa des problèmes dans son rucher à la suite de l’installation de trois antennes de téléphonie dans son voisinage. Il mena une enquête auprès de 20 apiculteurs qui avaient aussi des antennes auprès de leurs ruchers dans un rayon de 300 mètres. Sur les 20 apiculteurs, 8 mentionnèrent un comportement plus agressif de leurs abeilles, 5 mentionnèrent une tendance à essaimer plus rapidement et 14 mentionnèrent le syndrome d’effondrement des colonies.

Selon les observations du Professeur Ferdinand Ruzicka, les abeilles sont tellement affaiblies par la présence des antennes de téléphonie qu’elles deviennent moins résistantes aux maladies. Il considère également que 15 ans auparavant, elles étaient capables de résister à des infestations de varroa beaucoup plus importantes.

En Allemagne, deux chercheurs, le Professeur Hermann Stever, un mathématicien et le Dr Jochen Kuhn, professeur et conférencier, viennent de se voir attribuer deux prix pour leur travail sur la relation entre l’électrosmog et les abeilles.

En 2006, Balmori a étudié l’impact sur l’abeille des radiations électromagnétiques de la téléphonie mobile.

Bindokas VP, Gauger JR, Greenberg B. ont étudié l’impact des hauts voltages sur les abeilles en 1988 aux USA.

En 1997, Kirschvink J, Padmanabha S, Boyce C, Oglesby J. ont étudié l’impact des très basses fréquences sur les abeilles aux USA.

En 1996, Sandeman, Tautz et Lindauer ont étudié la transmission des vibrations au travers des rayons de la ruche et leur détection par les pattes des abeilles.

Dans les années 70, un biophysicien de l’Université de Sarrebruck, le Docteur Ulrich Warnke, avait mis en évidence les réactions de stress des abeilles sous l’influence de fréquence de 10 à 20 KHz.31



Le Docteur Ulrich Warnke a rapporté, également, que les impulsions de communication des antennes d’une abeille touchées par une autre abeille peuvent être mesurées par un oscillographe.33 Ulrich Warnke a, par ailleurs, démontré que les basses fréquences perturbent les processus métaboliques chez l’abeille. En 1976, il publia une étude sur les effets des charges électriques sur les abeilles.

Le Docteur Ulrich Warnke a publié, en avril 2007, une déclaration en 6 points quant à la perturbation des capacités de navigation et d’orientation de l’abeille par des radiations électriques, magnétiques et électromagnétiques. Ses deux premiers points sont les suivants:

- les téguments des abeilles possèdent des fonctions semi-conductrices et piézo-électriques. Cela signifie qu’ils transforment les micro-ondes de haute fréquence en signal audio. Plusieurs segments du tégument fonctionnent comme des récepteurs diélectriques de radiations électromagnétiques dans le spectre des micro-ondes.

- on trouve dans l’abdomen des abeilles des nano-particules de magnétite.

Toutes ces recherches confirment les travaux et les intuitions géniales du grand entomologiste US, Philip Callahan, qui a publié 14 ouvrages et 200 articles scientifiques et qui donna des conférences sur toute la planète. Philip Callahan a considérablement fait avancer le domaine des recherches sur les systèmes de navigation et de communication infra-rouge des insectes. Il a passé des dizaines d’années à étudier les téguments, la chitine et les antennes des insectes. Il a également beaucoup travaillé, en agro-écologie, sur les propriétés paramagnétiques des sols en relation avec la fertilité.

Ces recherches permettront peut-être aussi de jeter une autre lumière sur les travaux de l’entomologiste russe Viktor S. Grebennikov (décédé en 2001) qui découvrit le CSE (Cavity Structure Effect). Il a beaucoup travaillé sur les systèmes antigravitationnels chez les insectes. Ses travaux ont souvent été décriés parce que sans doute trop d’avant-garde pour tous les handicapés de la joie de vivre. Il écrivit un ouvrage qui fut préfacé par Yuri N. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] le directeur de recherche au Laboratoire de Biophysique, à l’Institut de Pathologie et Ecologie Humaine, Académie de Médecine Russe.


iI y a un super dossier, très complet "Requiem pour nos abeilles" sur ce lien :

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Jeu 21 Fév 2008, 21:49

:654:




Merci Karen pour toutes ces précieuses informations sur nos petites sœurs les abeilles


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Nous voilà placés au cœur de ce qui est une des grandes causes à défendre pour la sauvegarde de la nature, la richesse et le patrimoine de l'humanité.

Nous avons affaire à l'expression du mauvais usage de la science ; qui sert à remplir les poches de quelques-uns au détriment des besoins réels de l'humanité et de tout ce qui vit sur notre planète.

Alors qu'il existe de nombreux scientifiques qui essaient de contribuer, eux aussi à l'amélioration des conditions de vie par l'intelligence du cœur, ceux là même qui dénoncent leurs confères au cœur "sombre et inconscient?", voient leur cris d'alarme étouffés par le dénigrement, la calomnie, les procès et parfois le chantage aux subventions pour mener leurs recherches... mais les cris commencent à être entendus car la vulgarisation des connaissances et les nouveaux outils de communication permettent la diffusion plus rapidement auprès des hommes.

Les abeilles sont le baromètre de la qualité de vie sur terre et l'ignorer ou l'occulter volontairement reviendrait à dire que l'on nie les valeurs même de la Vie.


Mais nous vivons l'heure du rassemblement, de plus en plus d'êtres se mobilisent pour défendre LA VIE sur terre, c'est une formidable force qui est à l'œuvre et qui se renforce chaque jour... parce que la conscience sur le plan de l'humanité, malgré les apparences, évolue elle aussi et dans le bons sens; celui de L'Amour de la Vie.

Pourquoi me direz-vous si tardivement pour la majorité de l'humanité, c'est parqu’ elle est encore "adolescente", elle crie haut et fort qu'elle sait mieux que les sages, qu'elle croit qu'elle peut agir et faire comme bon lui semble, que la maladie et les accidents c'est bon pour les autres...

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Aujourd’hui cette même humanité est en voie de grandir, elle commence à réaliser les conséquences de ses actes, que les pesticides donnent le cancer, qu'ils ont un impact neurotoxique, que l'amiante donne le cancer, que l'eau ne restera pas pure si on pollue la terre, que nos déchets peuvent empoisonner, que les océans se vident à cause de la pollution et de la pêche intensive, que l'avidité ne rend pas les hommes plus heureux et ne les épargnent pas de la maladie...

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C'est une remise en ordre qui est en train de s'opérer par la recherche d'un juste milieu et d'un meilleur usage de la science ainsi que des technologies qui se tourneront de plus en plus vers l'écologie « responsable et raisonnée », éclairée, plaçant chaque homme vers une éducation intelligente, consciente des valeurs si nobles de la Vie.



:53: bien à vous : DameJane :76:
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Sam 23 Fév 2008, 22:08

(Citation)

[SOS-planète]

Manifestation contre le Cruiser :
De : Terre sacree
(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé :
ven. 22/02/08 15:26
À :
damejane

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Manifestation contre le Cruiser :

Il faut retirer l’autorisation de cet insecticide !

A l’occasion de la manifestation organisée aujourd’hui à l’initiative de la filière apicole française, la fédération France Nature Environnement rappelle sa demande de retrait de l’autorisation de mise sur le marché de l’insecticide CRUISER (produit par la société Syngenta Agro SAS) pour l’enrobage des semences de maïs, accordée en janvier par le Ministre de l’agriculture. Les études présentées pour l’homologation du CRUISER sont totalement insuffisantes pour attester de l’absence de risque pour les populations d’abeilles et autres insectes pollinisateurs. Par ailleurs, FNE demande que l’agronomie reprenne enfin le pas sur la chimie, et que soient remises en cause les pratiques à risques telles que

la monoculture de maïs.

Le CRUISER, utilisé en enrobage de semences de maïs, appartient au même groupe d’insecticides que le Gaucho et le Régent. Comme eux, c’est un produit systémique qui diffuse dans toute la plante et sa présence dans le pollen est reconnue. La substance active de ce produit, le thiaméthoxam, est reconnue par l’Europe et l’AFSSA en France comme très toxique entre autres pour les abeilles.

FNE dénonce une autorisation accordée dans la hâte, sous la pression des fabricants, distributeurs de pesticides et des semenciers.

Pour Claudine Joly, référente agricole de France Nature Environnement : « La France a, vis-à-vis du Gaucho et du Régent, une position originale et courageuse que nous saluons. Nous lui demandons de rester dans cette logique en revenant sur l’autorisation du Cruiser. »

Les agriculteurs sont, certes, confrontés à un parasitisme croissant des cultures. Mais pour FNE, le problème de fond réside dans des pratiques à risque telles que la monoculture de maïs, qui augmentent considérablement la dépendance des cultures aux pesticides.

Pour Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à France Nature Environnement : « Il est temps que l’agronomie prenne enfin le pas sur la chimie et que, dans le cas du maïs, il soit mis fin aux pratiques de monoculture à l’origine évidente des problèmes parasitaires. Il est plus qu’indispensable de promouvoir les techniques alternatives à l’usage des pesticides, en particulier la rotation des cultures. »


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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Mar 03 Juin 2008, 12:06

Les téléphones portables nuisent-ils aux abeilles ?
par Alternative santé

Édition septembre 2007

Il y a apparence que oui.
Des recherches allemandes ont déjà prouvé que les lignes à haute tension forcent les abeilles à proximité à modifier leur comportement.

Certains scientifiques appui maintenant l'hypothèse selon laquelle les radiations émises par les téléphones portables et autres gadgets high-tech seraient peut- être la solution au mystère de la disparition soudaine des abeilles. De 60 à 70% des abeilles aux USA sont disparues et le phénomène s'étend à l'Allemagne, la Suisse, le Portugal, l'Italie et la Grèce.

Une étude limitée à l'Université de Landau a montré que les abeilles refusaient de retourner à leur ruche lorsque les téléphones portables étaient placés à proximité. Le Dr. Jochen Kuhn, responsable de cette étude, a expliqué que cela pourrait fournir un indice permettant d'envisager une explication éventuelle.

Source : The Independant, UK. 15/04/2007

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Mar 03 Juin 2008, 17:50

Beaucoup d'animaux et d'insectes sont très sensible à certaine force naturel et magnétique diverse, il est normale et pas surprenant qu'une ligne à haute tension puis provoqué des réaction étrange
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MessageSujet: La pensée du jour : L'abeille symbole de l'Initié   Dim 06 Juil 2008, 21:07

LA PENSEE DU JOUR


L'abeille est un symbole de l’Initié qui a appris à tout transformer, sublimer et illuminer en lui-même pour préparer du miel. La ruche est en lui, et le miel, ce sont les éléments les plus purs, les plus subtils qui se dégagent de tout son être, ses émanations.


Chaque être est appelé à rechercher et extraire une quintessence de lui-même afin de la transformer en miel. Pour cela il doit travailler avec l’intellect, le cœur et la volonté, car l’intellect, le cœur et la volonté sont les instruments grâce auxquels il peut tout réaliser dans son alambic intérieur.

Et c’est cela aussi la véritable alchimie. Le véritable alchimiste a appris une chose : comment devenir une abeille, comment extraire le meilleur de tout ce qui se trouve dans la nature et surtout chez les êtres humains. Il les regarde, leur parle et chacun d’eux est une fleur dont il puisera le nectar pour préparer du miel.

Omram Michaël


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