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 Abeilles...«Les servantes du Seigneur»

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AMBRE

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Mer 24 Sep 2008, 15:25



Silence des abeilles

En Chine, dans la province du Si-Chuan, l'usage intensif de pesticides a provoqué la disparition totale des abeilles. Or il y a beaucoup de vergers dans cette région agricole. Et sans abeilles, pas de fécondation des fleurs, et donc pas de fruits.

Ce sont donc maintenant les hommes qui doivent féconder les arbres fruitiers, fleur par fleur, et chaque arbre en compte des centaines. Ce qui était accompli auparavant par les abeilles "gratuitement" nécéssite désormais le travail de centaines d'ouvriers.
Sylvain que je remercie

à voir



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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Mer 24 Sep 2008, 15:39

merci Ambre pour cette info !

Cela me fait bondir, le reportage est plus qu'édifiant. On dirait que les chinois de cette région n'ont pas saisi la leçon.

Malheur aux hommes qui détruisent la nature, parce qu'ils savent ce qu'ils font, ils n'ont pas d'excuses si ce n'est qu'une énorme boulimie d'avidité !


Bien à vous : damejane.
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AMBRE

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Jeu 09 Oct 2008, 08:12

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Une abeille en train de butiner.
© C3748 Juergen Effner/dpa/Corbis/C3748 Juergen Effner




Bonjour

Je souhaiterais vous faire connaitre une initiative intéressante
que j'ai trouvée sur le net. Il s'agit d'une démarche visant à sensibiliser
les élus dans la création de sanctuaires pour les abeilles, mises à mal
par l'activité humaine.

Comme vous le savez un syndrome supplémentaire génère la
disparition des abeilles et l'équilibre de l'écosystème, ainsi que la
production agricole qui est en jeu.

Voilà je vous passe l'info.

cordialement
ang, le 9 octobre 2008.

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_______________________________


Sanctuaires environnementaux pour la préservation des abeilles


Les abeilles sont actuellement en danger : des publications sont parues et un faible écho médiatique ont fait état d'une disparition inquiétante des populations d'abeilles partout dans le monde.

Le phénomène actuel est nouveau dans le fait que celui-ci est brutal et relativement récent. Ce n'est pas un phénomène anodin puisque tous les pollinisateurs
dont les abeilles font partie, concourent à l'équilibre écologique de la planète. Elles contribuent à la fructification des plantes,
et en particulier un nombre très important qui nourissent l'humanité.

Sans les abeilles, la diversité existante des plantes chutera etmettra en danger la variété alimentaire de l'homme. Il est vrai
que les préoccupations actuelles sont d'ordre boursier, mais la pérennité alimentaire humaine est un enjeu majeur.

Une des actions possible est de préserver les abeilles dans des sanctuaires environnementaux et bien entendus
de promouvoir des solutions concrètes à grande échelle pour enrayer le phénomène de disparition.

Les institutions ne bougent que si la population commence à s'interesser aux problèmes quels qu'ils soient.

Je vous invite donc à adresser à vos élus proches ainsi qu'aux adresses indiquées ci-dessous ce courrier type, afin de les sensibiliser à ce problème et faire avancer
les choses

Merci




Association des Maires Ruraux de France (AMRF)
52, avenue Maréchal FOCH
69006 LYON
tel : 04 72 61 77 20
fax : 04 72 61 79 97

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Apvf Association des petites villes de France 42, boulevard Raspail -
75007 Paris
Tél : 01 45 44 00 83
Fax : 01 45 48 02 56
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Fédération des Élu-es Écologistes
247 rue du fauboug Saint Martin - 75010 PARIS
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bonjour


Je fais appel à vous en tant qu'élu sur un problème émergeant qui aura
de lourdes conséquences sur la production agricole et sur les biotopes.

Des publications scientifiques commencent à faire état qu'aux Etats unis
en Europe et partout dans le monde, un nouveau fléau porte atteinte à la
santé des abeilles. Les populations
déclinent dangereusement et c'est tout un pan de la fertilisation de la
flore
qui se trouve en péril et notamment celui d'origine agricole.

Le risque est sous nos yeux dans une atonie médiatique, politique,
institutionnelle.
Les consciences sont tournées actuellement sur la crise boursière,
mais toutes les crises de cette nature, aussi graves soient-elles sont
surmontables,
tandis qu'une crise environnementale où la production alimentaire serait
déficiente
aura des conséquences délétères à grande échelle.

Il ne s'agit pas d'une préoccupation mineure d'occidental et de citadin.
C'est une affaire qui concerne tout le monde.

La prise de conscience actuelle de la symbiose entre l'humanité,
la faune et la flore est insuffisante, et encore moins des risques majeurs
pour l'équilibre écologique et la nutrition humaine. Il est urgent de
soulever un débat, éveiller des bonnes volontés, susciter des actions
de préservations des abeilles au sein des territoires des communes.

Il est vrai que déjà certaines initiatives ponctuelles ont été entreprises
pour la préservation des abeilles, notamment l'installation dans des
environnements urbains.Mais qu'étant donné la gravité
du phénomène de disparition des abeilles, des initiatives de grande
ampleur et concertées seraient nécessaires.

La constitution dans l'immédiat d'un réseau de sanctuaires environnementaux
pour la préservation des abeilles serait le garant d'un avenir meilleur.

Des études urgentes, rapides, sérieuses et indépendantes sont également
nécessaires pour remédier définitivement au déclin actuel des abeilles :
Il y a des responsabilités, des causes et des effets qui ne doivent pas
être
mis aux oubliettes !


vous trouverez ci-dessous des liens vers des documents sonores et écrits
illustrant le problème.

Votre contribution en tant qu'élus dans cette action est primordiale.

La Terre nous porte chaque jour,
soutenons-la.

Merci

Bien cordialement



documents sonores
sources :
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Yves Leconte, directeur de recherches à l'INRA : ''C'est l'activité
humaine qui menace les abeilles...''
Les abeilles sont elles menacées de disparition ? © CSI/sciences actualités
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Franck Aletru, Président du syndicat des apiculteurs de Vendée :
''Une industrialisation mal controlée, des produits chimiques nouveaux,
les causes sont complexes...''
Quelle part de responsabilité aux insecticides ? © CSI
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Yves Leconte: “L'écosystème des abeilles a été perturbé par
l'agro-industrie...“© CSI
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Yves Leconte : ''L'abeille n'a pas qu'une maladie...'' © CSI/ sciences
actualités
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Franck Aletru : “Les pathologies ont une traçabilité qui suit le mauvais
usage des nouvelles molécules...“ © CSI
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Franck Aletru :

“La phrase d’Einstein est une caricature mais elle est proche de la vérité...''
« Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre »,

prophétisait Einstein…
© CSI 2007
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sources :
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document écrit

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Pollution électromagnétique
Le dernier élément trouvé pour expliquer la disparition des abeilles est
la pollution électromagnétique. Une étude allemande a montré que depuis
l’avènement et la massification des téléphones portables, elle empêchait
les abeilles de retrouver leur chemin car celles-ci utilisent les mêmes
longueurs d’ondes pour communiquer entre elles. La mise en place de la
téléphonie dite de troisième génération, dont les antennes sont
omniprésentes, serait une hypothèse pour expliquer pourquoi les abeilles
ne rentrent pas à la ruche. De plus, ces ondes affectent fortement la
capacité de résistance des abeilles qui seraient alors plus sensibles
aux parasites qu’auparavant et expliquerait le déficit immunitaire
relevé sur beaucoup d’entre elles.




Les synergies : des pistes très inexplorées
La plupart des études scientifiques sur les abeilles et leur
surmortalité ont porté sur l’analyse de facteurs isolés les uns les
autres. Pourtant, tout porte à croire que les facteurs sont multiples et
que des synergies existent entre eux. Ainsi, dans le cas de la pollution
électromagnétique, les abeilles affaiblies seraient ensuite détruites
par les virus et autres parasites habituels. De la même manière, les
champignons qui s’attaquent aux insectes et qui sont utilisés comme arme
biologique sont beaucoup plus virulents quand l’insecte est déjà
affaibli par des doses sub-létales d’insecticides de la classe des
néonicotinoïdes. Ainsi, il est courant de traiter des cultures avec un
mélange de spores de champignons du genre Nosema et d’imidaclopride
(lutte contre les sauterelles avec Nosema locustea et Nosema pyrausta
contre la pyrale du maïs par exemple), dont la synergie est puissante et
ravageuse. Rappelons que des doses faibles mais réelles d’imidaclopride
ont été relevées dans la plupart des ruches effondrées ou non. Les
champignons seraient alors des opportunistes qui profiteraient de
l’affaiblissement des défenses des abeilles.
De la même manière, on sait que certains fongicides ou herbicides alliés
à des insecticides peuvent accroître de manière spectaculaire la
toxicité de ces derniers (plus de 1000 fois).

En bref, il semble évident que les abeilles sont exposées à des
cocktails toxiques dont les effets ne se mesurent pas directement, car
les dosages ne sont plus ceux des premiers pesticides comme le DDT de
l’après-guerre, et que les abeilles meurent de manière plus lente. Les
scientifiques américains lors de leur dernier colloque sur les abeilles
l’avouent, ils ont retrouvé plusieurs types de pesticides dans les
ruches et personne ne sait exactement quelles sont les synergies qui
peuvent en découler.




Conséquences – Du rôle majeur des insectes pollinisateurs
La plupart des études portent sur l’abeille dite domestique,
c’est-à-dire Apis mellifera (Europe, Afrique, Amérique, Australie) et
Apis cerena (Asie méridionale et orientale). Et si ces deux espèces
assurent à elles seules 85 % de la pollinisation des espèces de plantes
de nos contrées, il ne faut pas qu’elles cachent ce qui arrive aux
autres butineurs sauvages comme les bourdons, Bombus sp., ou d’autres
insectes qui eux aussi souffrent des activités de l’homme. Plusieurs
espèces de Bombus sont menacées d’extinction, et une récente étude
anglo-hollandaise montre l’effondrement parallèle des populations de
pollinisateurs et des plantes qui leurs sont associées – sans préciser
si ce sont les plantes ou les insectes qui disparaissent en premier.
Avec la disparition des abeilles, c’est 65 % des plantes agricoles qui
sont menacées, soit 35 % de notre alimentation. Les cultures maraîchères
et fruitières dépendent par exemple à 90 voire 100 % des abeilles et
déjà, les Etats-Unis ont dû importer massivement des abeilles
d’Australie pour leurs vergers de pommes et leurs champs de myrtilles.
80 % des plantes à fleurs dépendent de ce type d’insectes pour leur
reproduction et donc pour leur survie. Si elles venaient à disparaître,
le changement serait tellement énorme qu’il est impossible d’en mesurer
les conséquences pour l’environnement et pour l’homme. L’abeille est
considérée et utilisée comme sentinelle de l’environnement dans de
nombreuses recherches actuelles. Sa disparition traduit bien l’état de
la planète en ce début de XXIe siècle.

Un envoi de ang.

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Mer 15 Oct 2008, 22:09

Ecologie - Protection de la nature
Les abeilles se meurent, le gouvernement promet des mesures pour la filière apicole 10/10/2008 20:42 (Par Pierre MELQUIOT)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Les abeilles se meurent, le gouvernement promet des mesures pour l'apiculture
Les abeilles se meurent, le gouvernement promet des mesures pour la filière apicole. Selon l’INRA, la survie ou l’évolution de plus de 80 % des espèces végétales dans le monde et la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes, qui sont pour l’essentiel des abeilles.


Le gouvernement a promis des mesures pour « bâtir une filière apicole durable en France » et sauvegarder les abeilles qui se meurent, ces petits pollinisateurs sans qui nous ne pourrions plus manger de fruits, et qui participent activement à la biodiversité.



Selon l’INRA, qui tire la sonnette d’alarme depuis de nombreuses années, « la survie ou l’évolution de plus de 80 % des espèces végétales dans le monde et la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes. Or, ces insectes pollinisateurs sont pour l’essentiel des abeilles, dont il existe plus de 1 000 espèces en France, et elles sont en voie de disparition depuis plusieurs années, notamment en raison de l’usage des pesticides.



Ainsi, selon le gouvernement, « dans un contexte d’affaiblissement et de surmortalité des colonies d’abeilles et des pollinisateurs sauvages », le Premier ministre François Fillon a confié à Martial Saddier (Député de la Haute-Savoie) une mission de six mois en vue d’analyser la situation concernant la mortalité des abeilles et de proposer un plan d’action avec Jean Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet.




[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le gouvernement va analyser la situation concernant la mortalité des abeilles et proposer un plan d’action, dans 6 mois. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]




C’est à l’occasion d’une visite chez un apiculteur dans l’Essonne, que Martial Saddier a présenté son rapport « Pour une filière apicole durable » en présence de Michel Barnier et de la secrétaire d’état à l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet.



Selon le ministère de l’écologie, « le caractère multifactoriel de la mortalité des abeilles met en avant la nécessité de structurer la filière autour d’une interprofession et d’un centre technique pour bâtir ensemble un plan pour une apiculture durable. »



Pour Michel Barnier, « ce plan pour les abeilles est une des briques de la politique globale pour une agriculture durable que je mène au sein du ministère depuis plus d’un an. Les abeilles et les pollinisateurs sont essentiels à l’agriculture et l’ensemble des agriculteurs doit se sentir concerné. Nous devons renforcer la filière apicole, lutter contre les causes de mortalité et promouvoir la biodiversité pour l’agriculture ».



« La subsistance quotidienne de plus des 2/3 de l’humanité ainsi que plus de 40% de l’économie mondiale dépendent directement de la conservation des écosystèmes. A cet égard, la pollinisation des cultures à l’échelle mondiale est évaluée à 153 milliards d’euros » par l’INRA, a rappelé Michel Barnier.



Mais, le pire, c’est que « cette estimation ne tient pas compte du service vital que rendent les pollinisateurs à la nature toute entière. Il est temps de renouveler notre approche de la protection de la biodiversité en intégrant désormais sa valeur économique » a t-il ajouté.



Les Chambres d’Agriculture se sont félicitées de la publication du rapport « Pour une filière apicole durable » tout en soulignant l’intérêt des propositions avancées pour conforter la filière apicole et in fine sécuriser les conditions de pollinisation des cultures. Selon elles, la pollinisation des cultures est « un enjeu pour l’agriculture », alors que ce sont les pratiques agricoles actuelles qui seraient la cause première de la disparition des abeilles avec les mono-cultures et l’usage intensif de pesticides.



Les Chambres d’Agriculture ajoutent qu’elles peuvent concourir à la mise en oeuvre de ce plan de sauvetage des abeilles en : « étudiant des itinéraires techniques en grandes cultures qui favorisent le cycle de vie des abeilles et en assurant l’information des agriculteurs pour la mise en oeuvre des bonnes pratiques correspondantes ; contribuant au suivi de l’extension des parasites des abeilles et à la mise en oeuvre, avec les apiculteurs, de bonnes pratiques sanitaires apicoles ; encourageant la mise en place de jachères favorisant le développement apicole et plus globalement l'accompagnement de l’agriculture vers plus de durabilité. »



Proposé par Mansan

source

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Ven 17 Avr 2009, 10:00

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Citation :



Action sélectionnée par Michel

cyber@ction312 : sauvons les abeilles!


Pour participer 1 simple CLIC suffit


Malgré la participation de près de 12000 personnes à notre cyber @ction à l'automne dernier


Le Ministre de l'Agriculture a renouvelé jusqu'au 15 mai 2009 l'autorisation pour 2009 de la préparation Cruiser, insecticide utilisé en traitement des semences de maïs pour lutter contre le taupin.à des conditions restrictives et sous réserve d'un renforcement du suivi de son utilisation, après un avis favorable de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) en date du 14 novembre 2008, indique un communiqué du ministère.

On compte en France plus de 1000 espèces de pollinisateurs. Ces dernières années, leur surmortalité a été constatée partout dans le monde. Les abeilles sont particulièrement touchées, avec une mortalité annuelle de 30 à 40 %. Il faut savoir que 35 % du tonnage mondial d’aliments végétaux (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao…) * et la survie de plus de 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes !

Face à de tels enjeux agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementaux, au nom du principe de précaution, nous demandons :


- d’interdire immédiatement le Cruiser
– de mettre en œuvre, sans retard et avec la plus grande vigilance, le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement, qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides

COMMENT AGIR ?

Sur le site
Cette cyber @ction est signable en ligne

Par courrier électronique
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :


1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre choix : interdiction du Cruiser
5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Ou bien Cliquer ici :

<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr;michel.barnier@agriculture.gouv.fr>

ou ici (selon votre logiciel de messagerie)

<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr,michel.barnier@agriculture.gouv.fr>

Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien

6- Envoyez le message

Cette cyber @ction est aussi signable en ligne
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Ministre de l'Agriculture, au ministre de l'environnement et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.

==========
Prénom NOM
profession
adresse
code postal ville

Le cruiser dangereux pour les abeilles c'est le fabricant lui-même qui l'écrit

Selon France Nature Environnement on compte en France plus de 1000 espèces de pollinisateurs. Ces dernières années, leur surmortalité a été constatée partout dans le monde. Les abeilles sont particulièrement touchées, avec une mortalité annuelle de 30 à 40 %. Il faut savoir que 35 % du tonnage mondial d’aliments végétaux (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao…) * et la survie de plus de 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes !

Face à de tels enjeux agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementaux, au nom du principe de précaution, nous demandons :

- d’interdire immédiatement le Cruiser
– de mettre en œuvre, sans retard et avec la plus grande vigilance, le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement, qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides

je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations citoyennes.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

________________________________

Le site SOS-planete, base vivante : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Ven 12 Juin 2009, 22:44

Premiers effets du déclin des abeilles

Les populations d'abeilles domestiques déclinent partout dans le monde* et les premiers effets sur la production de fruits et légumes se font d'ores et déjà sentir aux USA.
*Lire à ce sujet :
Mauvais coup contre les abeilles
Mort des abeilles = planète en danger

La pollinisation, la survie et l'évolution de plus de 80 % des espèces végétales de la planète et la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent, au moins en partie, de la pollinisation par les abeilles. Plus globalement, 100.000 espèces d’insectes (abeilles, bourdons, papillons), d'oiseaux (colibris et passereaux) et de mammifères (chauves-souris), servent à la reproduction sexuée de la plupart des plantes à fleurs. Quelques cultures sont presque intégralement dépendantes des pollinisateurs : le cacao, la vanille, les courges et les potirons, les melons et les pastèques, les fruits de la passion, ainsi que les noix du Brésil et de macadamia.
Sans pollinisateurs, l'homme doit effectuer l'opération manuellement.
Aux USA, la problématique est particulière, parce qu’il y a de très gros apiculteurs, dont certains gèrent jusqu'à 40.000 colonies. En Europe, un apiculteur s'occupe de quelques centaines de colonies tout au plus.
Surtout, aux USA, un apiculteur sur deux ne vit pas du commerce de miel, mais de la transhumance de ses ruches. C'est, à la différence de ce qui se passe en Europe, une véritable industrie, avec des apiculteurs qui chargent plusieurs centaines de colonies par camion et qui parcourent le pays pour vendre aux grandes exploitations de fruits et légumes un service de pollinisation.
Par exemple, un apiculteur de Pennsylvanie commencera la saison sur les plantations d'oranges de Floride, puis il reviendra en Pennsylvanie poser ses ruches dans les plantations de pommes, puis chez les producteurs de myrtilles du Maine, puis en Californie dans les grandes plantations d'amandes...
A chaque fois, il loue aux producteurs les services de pollinisation de ses abeilles. La question économique ne se limite donc pas à la production de miel, mais se répercute largement sur les coûts de production des fruits et légumes.
Jusqu'à présent, les apiculteurs ont globalement réussi à répondre à la demande de pollinisation. Mais si l'on continue encore 3 ou 4 hivers avec des mortalités d'abeilles de plus de 30 %, on va commencer à voir des apiculteurs mettre la clé sous la porte.
Il y a un vrai risque. La Californie, par exemple, produit 80 % des amandes consommées dans le monde. Aujourd'hui, il faut la moitié des 2,4 millions de colonies d'abeilles américaines pour polliniser ces plantations d'amandiers. En 2012, si tout continue au même rythme, il n'y aura plus suffisamment d'abeilles aux Etats-Unis pour polliniser ces seules cultures.
Déjà, la réduction des populations d'abeilles se fait sentir : auparavant, les apiculteurs louaient la colonie d'abeilles entre 45 et 65 dollars (32 à 46 euros). Cette année, le prix payé par les producteurs d'amandes se situe autour de 170 dollars (120 euros) par colonie. Globalement, le coût de la pollinisation a augmenté pour tous les types de producteurs.
Et, pour la première fois, des producteurs de concombres de Caroline du Nord ont réduit leur production jusqu'à 50 % simplement parce qu'ils n'ont pas trouvé suffisamment de colonies disponibles pour assurer la pollinisation.
Quant aux pollinisateurs sauvages, aux USA, il y avait 3 principales espèces de bourdons (qui, comme les abeilles domestiques, comptent parmi les insectes pollinisateurs) : l'une est éteinte et les deux autres sont menacées.
En Europe, une étude récente a montré que les insectes pollinisateurs sauvages sont aussi en déclin, ce qui provoque celui de plusieurs plantes sauvages qui en dépendent.


Le Monde du 19/09/08


A voir absolument, cette vidéo (8 mn révélatrices) : Le silence des abeilles

L'autorisation de l'insecticide Cruiser prorogée jusqu'en mai 2009
PARIS, 17 déc 2008 (AFP) - Le ministère de l'Agriculture a annoncé mercredi le renouvellement jusqu'en mai 2009 de l'autorisation d'utilisation de l'insecticide Cruiser, dont le retrait est réclamé par les apiculteurs et les associations de défense de l'environnement.
Cette autorisation "a été accordée à des conditions restrictives et sous réserve d'un renforcement du suivi de son utilisation, après un avis favorable de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments en date du 14 novembre 2008", a fait valoir le ministère dans un communiqué.
Les conditions de fabrication et d'utilisation du Cruiser, produit par la firme suisse Syngenta, "sont strictement encadrées", a assuré le ministère. Ainsi, l'usage de ce pesticide sur une même parcelle ne sera possible qu'une année sur trois.
Le ministère a en outre étendu le protocole de suivi de l'autorisation du Cruiser à six régions au lieu de trois en 2008.
Ce protocole, qualifié d'"innovation en termes d'évaluation des impacts environnementaux d'un produit phytosanitaire", prévoit "une augmentation du nombre de ruchers suivis et une meilleure traçabilité des parcelles", selon le ministère.
Son pilotage "sera assuré par un comité placé auprès du cabinet du ministre, associant toutes les associations qui le souhaiteront dans le cadre d'un suivi régulier et transparent", ajoute le ministère.
"L'autorisation sera immédiatement suspendue si les éléments de suivi ou toute circonstance particulière le justifiaient", promet-il.
Le Cruiser, insecticide utilisé principalement pour la culture du maïs et jugé nuisible pour la biodiversité et les abeilles par ses détracteurs, avait reçu en janvier une autorisation de mise sur le marché de la part du ministère de l'Agriculture pour une durée d'un an. Début décembre, des apiculteurs et des associations de défense de l'environnement avaient manifesté dans plusieurs villes, lors d'une journée d'action nationale pour demander l'interdiction de ce pesticide.



3 diaporamas PowerPoint : 1 sur la place de notre Terre dans l'univers, et les 2 autres sur la beauté de la vie sur celle-ci.
NB : Pour entendre la superbe musique des diaporamas ci-dessous, il faut les télécharger sur votre disque dur (touche droite : "Enregistrer la cible sous...").
:

<table border=0 cellSpacing=0 cellPadding=0 width="100%" height=5><tr><td></TD></TR></TABLE>
<table border=0 cellSpacing=0 cellPadding=0 width="80%"><tr><td vAlign=top width="18%"></TD>
source: artemisia-college.org

<td width="82%"></TD></TR></TABLE>
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Sam 08 Aoû 2009, 09:38

Par Dame Jane sur shanti



Amélie Poisson,
le 06-08-2009


La disparition des abeilles se poursuit. Elle menace la survie de l’homme. L’“Apis mellifera”, ou abeille domestique, est menacée. En comprendre les causes est un casse-tête pour la recherche. L’enjeu est considérable: notre alimentation dépend en partie de la pollinisation des plantes à fleurs.

Si les abeilles venaient à disparaître, les hommes n’auraient plus que quatre années à vivre, aurait affirmé Albert Einstein. Prédiction funeste ou pure provocation, le fait est qu’aujourd’hui les abeilles sont réellement menacées de disparition. « Chaque année, c’est un tiers du cheptel français qui disparaît », s’alarme Yves Le Conte, responsable du pôle abeille à l’Institut national de recherche agronomique (Inra). Même si la mortalité des abeilles domestiques (Apis mellifera) est difficile à chiffrer avec exactitude en l’absence de réseaux de surveillance organisés, l’ampleur du dépeuplement actuel ne fait plus de doute: 30 % des abeilles ont disparu en 2008 (chiffre avancé par le congrès de Zagreb en mars dernier), soit un taux trois fois supérieur à la moyenne. Les régions françaises les plus touchées sont l’Auvergne (28 %), la Franche-Comté (45 %), la Bourgogne (50 %) et l’Alsace (62 %).
Les causes de ce déclin mettent les neurones des scientifiques à rude épreuve. Aucune piste n’est privilégiée si ce n’est celle d’une cause multifactorielle. « Ce n’est pas un seul facteur, sinon on le saurait. Nous penchons pour une conjonction de plusieurs stress », poursuit le biologiste. Parmi eux, les pesticides, véritable bête noire des apiculteurs. « Ils sont invoqués, mais pour l’instant nous ne pouvons pas dire que tout s’explique par cela », prévient Yves Le Conte. Les enjeux sont colossaux.

En France, le secteur des industries chimiques pèse plus de 85 milliards d’euros pour la seule année 2008. Il regroupe environ 1 200 entreprises pour un effectif direct de 239 500 salariés. Face à ce Goliath, les apiculteurs ont déjà gagné deux batailles contre les pesticides. En 1999, Jean Glavany, ministre de l’Agriculture, invoque le principe de précaution pour suspendre le traitement des semences de tournesol au Gaucho,un insecticide. Puis en 2004, ils obtiennent l’interdiction du Régent, un autre insecticide, pour le maïs et le tournesol.

Pourtant, rien n’y fait, le déclin des abeilles domestiques se poursuit. Chaque pays avance sa version. En Belgique, la mortalité des abeilles est attribuée au Varroa destructor, un acarien à la forme d’un petit crabe rouge venu d’Asie du Sud-Est. En Espagne, où 40 % du cheptel est décimé chaque année, la piste de la Nosema ceranae est privilégiée. Ce champignon microscopique est susceptible de provoquer des infections fongiques chez l’abeille.


Un institut scientifique spécifique va tenter d’élucider le mystère

À ces éléments pathogènes s’ajoutent d’autres facteurs émergents, comme l’apparition de prédateurs exotiques. Le frelon à pattes jaunes, Vespa velutina, dit aussi frelon asiatique, observé vers Bordeaux, est une menace prise très au sérieux par les apiculteurs. Le changement climatique, en modifiant les périodes de floraison des plantes, pourrait aussi devenir un facteur aggravant…

Finalement, les causes de ce déclin sont un casse-tête pour la recherche, au point que le gouvernement a décidé la création d’un Institut technique et scientifique de l’abeille, spécifiquement chargé d’élucider ce mystère. « Il devra faire la synthèse entre tous les acteurs concernés par la question des pollinisateurs et de l’apiculture, recenser les zones d’ombre et définir les priorités auxquelles sera attribué l’essentiel des financements de recherche », explique Jean-Pierre Comparot, le “monsieur abeille” du ministère de l’Agriculture. Doté de 150000 euros, l’Institut devrait être prêt à fonctionner à l’automne. Le temps presse. Déjà, en 2004, Philippe de Villiers a brisé le silence dans un livre au titre choc : Quand les abeilles meurent, les jours de l’homme sont comptés.

«On meurt en silence. C’est ce que je vois. Un collègue dans la Nièvre avait mille ruches, aujourd’hui il n’en a plus que quatre cents », avertit, en attendant, Christian Loiseau, apiculteur. Ce professionnel aux cheveux blancs possède une exploitation dans le Loiret.Depuis 1988, il est aussi chargé du rucher de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Il fait un constat qui ne manque pas de surprendre : les abeilles se portent mieux en ville qu’à la campagne. « Ici, elles ont une diversité alimentaire qu’elles n’ont pas à la campagne. Là-bas, elles se nourrissent exclusivement de colza, par exemple, car il y a des champs sur plusieurs hectares. C’est comme si nous nous nourrissions uniquement de pâtes ! » déplore-t-il en levant les bras. À Levallois-Perret, c’est justement l’heure de la récolte. « Je frappe toujours avant d’entrer », prévient-il en enfumant une ruche. La fumée acre produit une diversion qui lui permet de soulever sans risque le toit de la ruche et d’observer la hausse où se trouvent les cadres pleins de miel.

Avec sa dizaine de ruches, l’apiculteur récolte presque 200 kilos de miel. « Et ce n’est que la première ! », précise- t-il, enthousiaste. Au total, le rucher de Levallois-Perret produit près d’une tonne de miel par an, avec un taux moyen de 60 kilos par ruche. « De l’île de la Jatte, elles vont butiner jusqu’au Jardin d’Acclimatation du bois de Boulogne, poursuit-il. Elles peuvent faire jusqu’à 4 kilomètres pour butiner. La diversité florale et, paradoxalement, la moindre pollution chimique en ville font de ces lieux un paradis pour les abeilles. » Et les paradis se développent. Paris possède désormais un rucher au jardin du Luxembourg et un autre, plus insolite, sur le toit de l’Opéra Garnier.

La production de miel n’est pas au coeur des préoccupations des scientifiques. Le déclin des abeilles met surtout en danger la pollinisation. « C’est 80 % de l’activité d’une abeille domestique, explique Yves Le Conte. Entre 70 et 80 % des plantes ne se reproduisent que grâce à des insectes pollinisateurs. » Les Apis mellifera sont des “super” pollinisateurs. Leur corps est recouvert de poils branchus leur permettant de transporter des quantités considérables de pollen dans leur toison. Sur une seule de ses pattes postérieures, l’abeille transporte 500 000 grains de pollen. Dès lors, 65 % des plantes cultivées sont menacées par la disparition de cette butineuse jaune. C’est en ce sens que ce phénomène menace la survie de l’homme.

Les États-Unis, sévèrement touchés (60% de disparition), ont dû importer des abeilles domestiques depuis l’Australie pour assurer la pollinisation de leurs vergers de pommiers et de leurs champs de myrtilles.

Récemment, les chercheurs ont mis en évidence que les cultures les plus dépendantes de la pollinisation par les insectes sont aussi celles qui ont la valeur économique la plus importante : 153 milliards d’euros en 2007. Elles correspondent par ailleurs aux principales cultures fruitières et maraîchères, qui sont à la base de l’alimentation humaine.

À lire

Quand les abeilles meurent, les jours de l’homme sont comptés, de Philippe de Villiers, Albin Michel, 176 pages, 13,50€.

À voir:

Abeilles sous surveillance, un film de Jean-Marc Serelle réalisé pour la Cité des sciences, 2009. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].



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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Mer 30 Sep 2009, 11:50

Le frelon asiatique envahit l'Europe

un clic sur la vidéo

Outre la pression chimique, les abeilles françaises sont confrontées depuis quelques années à un nouveau prédateur venu d'Asie qui colonise petit à petit le territoire. Observé pour la première fois en novembre 2005 dans le Lot-et-Garonne, cet insecte a été identifié par le Museum National d'Histoire Naturelle (MNHN) comme étant le frelon asiatique Vespa velutina.

Une biologie désormais mieux connue

Depuis cette première découverte, les connaissances ont progressé sur la biologie de l'insecte et ont été regroupées dans le rapport Saddier rendu public en octobre 2008 et consacré à l'apiculture. Vespa velutina peut mesurer jusqu'à 50 mm de long et a le corps noir et le dernier segment de son abdomen jaune orangé ainsi que l'extrémité de ses pattes et le devant de sa tête. Il ne faut pas le confondre avec la seule espèce de frelon endogène, Vespa crabo, dont le corps est brun avec l'abdomen jaune rayé de noir.
Les colonies de Vespa velutina sont organisées autour d'une reine fondatrice. Ces femelles sortent de l'hivernage entre le mois de février et le mois de mai et cherchent à implanter leur nid en général près des points d'eau, dans un arbre, dans le bâti, dans des cavités voire en terrier. Le nid grossit ensuite progressivement jusque fin octobre et passe de la taille d'un œuf à un nid d'1 mètre d'envergure avant d'être abandonné.

Nous espérons que les pouvoirs publics prendront conscience de ce danger et nous aiderons - UNAF
Le régime alimentaire de Vespa velutina varie en fonction des disponibilités. Opportuniste, il privilégie les proies les plus faciles à capturer. Vespa velutina capture aussi de nombreux diptères (mouches), des araignées, libellules, chenilles ainsi que d'autres hymènoptères, n'hésitant pas à attaquer des nids de frelon européen, voire d'autres Vespa velutina.
Son impact sur les ruchers a été avéré. En Gironde, 150 à 200 ruches ont probablement été détruites par l'action du frelon en 2006. Quelques frelons se postent à l'entrée de la ruche et capturent les abeilles lorsqu'elles rentrent de butinage. Outre cet impact direct sur le cheptel, le frelon a également des impacts indirects : sa seule présence devant le rucher perturbe le fonctionnement de la colonie en induisant du stress. Sont également observés de véritables pillages de ruches : les frelons pénètrent dans une ruche faible et peuvent la détruire en quelques heures, prélevant le miel, les abeilles restantes et les larves.

En présence de l'Homme, Vespa velutina ne semble pas au préalable plus agressif que le frelon européen. Des attaques ont néanmoins été recensées et sont liées à la protection du nid. À la différence du frelon européen, le frelon asiatique attaque collectivement, provoquant des piqûres multiples et douloureuses (dard venimeux). Le risque est plus élevé à partir du mois de juillet, lorsque la colonie est la plus nombreuse.

La lutte s'organise

Nid de frelon vespa velutina
Selon le rapport Saddier, l'introduction de Vespa velutina en France s'est effectuée au tout début des années 2000, par importation de fondatrices en hivernage dans des marchandises en provenance de Chine et accueillies par bateaux au port de Bordeaux. D'après les signalements effectués au cours de l'année 2007, l'espèce est désormais présente dans l'ensemble de l'Aquitaine et jusqu'au Languedoc-Roussillon, au Cantal, au Limousin et au sud du Poitou-Charentes.

Les apiculteurs ont été les premiers à alerter les pouvoirs publics. Les départements concernés ont commencé à recenser la présence du frelon en 2007 et depuis les techniques de lutte s'affinent. Pour protéger les ruchers, les apiculteurs peuvent installer des écrans et des réducteurs d'entrée afin de diminuer les postes d'observation possibles pour les frelons et empêcher leur intrusion dans la ruche. Mais ces équipements ne peuvent pas être utilisés en saison, car ils ralentissent la collecte, facilitent la capture des abeilles et empêchent la sortie des mâles.
Il est donc préférable de s'attaquer à la source du mal, à savoir les nids de frelons. Toutefois, la majorité des nids étant située dans les arbres, ils ne sont repérés qu'après la chute des feuilles et au moment où le nid est en fin de vie. De plus, l'élévation de nombreux nids et l'agressivité du frelon rendent l'accès difficile et nécessitent l'utilisation de techniques relativement élaborées à réaliser par des professionnels (désinsectiseurs). L'Association de Développement de l'Apiculture en Aquitaine (ADAAQ) a mis au point une méthodologie qui garantie la destruction du nid entier et protège l'intervenant. En Gironde, entre le 19 octobre et le 19 décembre 2007, les pompiers ont détruit 700 nids.
Il est également possible de capturer les fondatrices au moment où elle commence à construire leur nid. L'ADAAQ propose également une méthodologie et propose l'établissement d'un réseau de piégeage.

Observer mais faire preuve de vigilance

Selon l'ADDAQ, à cette date, l'ampleur de l'invasion est telle que toute tentative d'éradication de Vespa velutina semble vaine. De plus, son expansion vers d'autres pays européens semble inéluctable. L'association appelle donc la population des départements concernés et limitrophes à observer avec attention les insectes de leur jardin et à prévenir leur mairie en cas de doute. Il n'est en revanche pas conseillé d'intervenir sur les nids. Selon les premières observations, le frelon asiatique est peu agressif envers l'homme lorsqu'il est en solitaire. Il n'en est pas de même à l'approche du nid où l'attaque peut être collective et virulente. Huit à douze piqûres peuvent provoquer un empoisonnement nécessitant une hospitalisation, prévient l'ADDAQ.

L'Union National des Apiculteurs Français appelle quant à elle les pouvoirs publics à considérer ce frelon comme un nuisible. Nous espérons que les pouvoirs publics prendront conscience de ce danger et nous aiderons, non pas à éradiquer Vespa velutina, chose qui paraît maintenant impossible mais au moins à en limiter au maximum le développement, c'est devenu un devoir civique, estime l'UNAF. Selon Henri Clément, président de l'UNAF, si nous n'y prenons pas garde dans deux ans le frelon est à Paris !
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Mar 24 Nov 2009, 22:03

Par Christophe


Eclairage de la part de Luc Bigé

Suite à cet élan concernant les abeilles, j'ai contacté Luc Bigé, un des spécialiste français du symbolisme, créateur entre autre de l'Université du symbole (
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Je vous livre une partie des textes qu'il m'a fait parvenir concernant ces préoccupantes atteintes aux animaux avec lesquels nous vivons. Très éclairant. Merci M. Bigé.

(...) Comment lire symboliquement la rapide disparition des abeilles depuis quelques années ? Celles-ci sont en effet empoisonnées par les insecticides utilisés dans l’agriculture intensive et la pollution électromagnétique engendrée par les micro-ondes émises par les antennes relais nécessaires au fonctionnement des téléphones portables[science.gouv.fr]. Elles sont menacées à la fois par la terre (l’agriculture) et par le ciel (les antennes relais). N’est-ce pas là le signe que notre civilisation labyrinthique se coupe à la fois du ciel et de la terre qui deviennent aujourd’hui des dangers alors que, pendant des millénaires, ce furent des alliés ? Est-ce le signe que notre vision du monde nie dangereusement à la fois la Grande Déesse animatrice de la Nature et le monde des archétypes « célestes », l’autre grande force irrationnelle qui accompagne l’évolution des espèces ? Dans ces conditions, comment l’abeille symbolique pourrait-elle survivre puisqu’elle représente précisément l’alliance de la Terre avec le Soleil, de l’ombre avec la lumière ? Seule une pensée purement intelligente est suffisamment cynique pour développer des produits qui empoisonnent la terre et le ciel sans s’en émouvoir. Cette pensée-là se coupe des forces vitales et de la grâce pour développer un pur savoir totalement « masculin », c’est-à-dire à la fois abstrait et pratique pour l’action. Cela suggère que quelque chose ne va plus dans le royaume de Dédale (symbolise la rationalité).




Curieusement, la dernière grande épidémie animale connue concernait la « vache folle » attaquée par une protéine anormale bizarrement appelée « prion ». Cette protéine a le pouvoir de ramollir précisément le cerveau de la bête, la conduisant à développer l’encéphalite spongiforme bovine. Cette référence involontaire à Minos qui refusa la « prière » que lui demandait son dieu bienfaiteur ne manque pas d’ironie ! Tout se passe comme si, ayant refusé de rendre à Poséidon ce qui lui appartenait, la Nature nous avait contraint à produire de véritables autels sacrificiels laïques où furent inhumés d’immenses troupeaux. Le sacrifice demandé perdit alors son sens « sacré », c’est-à-dire sa fonction magique, pour devenir une boucherie à ciel ouvert. Après les vaches, les abeilles. Après la mise en évidence symbolique du dysfonctionnement de « Minos » (symbolise l'Homme dominé par ses pulsions) et de notre relation à la nature que nous croyons toujours posséder et désirons enfermer dans l’enclôt de notre bien-être, vint le dramatique questionnement sur notre attitude face à notre désir de produire un monde artificiel, fruit unique de notre brillante pensée. Si l’abeille est la perfection d’Icare (symbolise l'évolution, la transcendance), sa disparition souligne un échec collectif en ce qui concerne la « construction de l’homme ». Quel modèle d’être humain idéal notre civilisation propose-t-elle à ses enfants ? Ici, littéralement, l’imagination créatrice tue la vie. Les savant poisons chimiques et électromagnétiques causent l’effondrement des essaims d’abeilles biologiques. Si celle-ci se poursuit, elle aura pour conséquence une perte considérable de la biodiversité car ces insectes assurent à eux seuls 85 % de la pollinisation des espèces de plantes de nos contrées.



Après les vaches (Minos) [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] et les abeilles (Icare) faut-il s’attendre à une prolifération des fourmis qui marquerait symboliquement le stade ultime de la mécanisation de l’homme ?



L’abeille symbolique harmonise l’âme avec le corps, elle montre que la connaissance peut déboucher sur un jardin fleuri où règne la diversité. Perdre nos abeilles symboliques c’est encore perdre notre capacité d’alliance entre l’ombre et la lumière, c’est rester enfermé dans la froideur d’un intellect qui comprend, certes, beaucoup de choses mais qui est incapable de toute métamorphose et même de tout envol hors de la sécurité convenue de ses représentations. C’est aussi la marque symbolique de notre incroyable volonté de structurer notre pensée et notre vie collective sur un unique modèle. Le pendant social de la perte de la biodiversité est la disparition de la pluralité des modèles d’organisation humaine sous le rouleau compresseur d’une mondialisation économique qui propage sans honte ni retenue une seule forme d’organisation dominante.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Bien sûr, il est urgent de prendre des mesures pour sauver les abeilles en diminuant de manière significative l’empoisonnement des terres et la nocivité électromagnétique des téléphones portables. Lorsqu’un corps est malade il est toujours nécessaire d’y appliquer le « bon » médicament pour diminuer les symptômes. Néanmoins si la cause de la pathologie subsiste, elle se manifestera ailleurs et autrement. La lecture symbolique évoque la cause du désastre. Elle ne dit pas comment soigner le symptôme mais nous invite à questionner les structures psychiques inconscientes qui nous habitent et qui, parce qu’elles sont figées, deviennent une source de déséquilibre qui porte ses dards jusque dans la nature."

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voir aussi pour rappel

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Dim 03 Jan 2010, 23:29

Ce livre cité plus haut est formidable :

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Que le miel, le pollen, le nectar, la cire et la propolis soit avec vous !
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Lun 11 Jan 2010, 20:16

L’abeille et la bête


Une enquête de Natacha Calestrémé



La disparition de l’hyménoptère à travers le monde inquiète naturalistes, agriculteurs et grand public. Les scientifiques s’interrogent : Acarien ? Virus ? Champignon ? Et si l’homme était responsable de leur déclin ?




Depuis bientôt un an, quotidiens, magazines et chaînes de télévision tirent la sonnette d’alarme et consacrent leurs titres aux alliées de la pollinisation. « Les abeilles malades de l’homme », « Sans abeille, ni fruit, ni légumes... ». C’est un fait, la mortalité anormale des hyménoptères inquiète. Entre cinq et dix pour cent de perte, rien d’alarmant, disent les apiculteurs. Mais lorsque 50% de la colonie disparaît, voire 80%, la situation a de quoi donner le bourdon. France, Allemagne, Italie, USA, Slovénie, Canada... le phénomène est mondial. On prétend qu’Einstein aurait prédit la fin de l’humanité en quatre ans si l’abeille venait à disparaître. Le grand homme n’est pour rien dans cette mise en garde mais peu importe : la situation est critique. Apiculteurs, chercheurs et agriculteurs s’entendent pour affirmer que sans pollinisateurs, ne resterait sur terre que soja, riz et blé. Adieu haricots, tomates, châtaignes, melon, pomme, scarole, cerise, concombre et autre radis que les nutritionnistes nous recommandent pour notre santé. Vingt mille espèces d’abeilles à travers le monde assurent la survie et l’évolution de 80% des végétaux de la planète. Car la pollinisation présente deux intérêts dissociés. Le premier, quantitatif, consiste à déposer le pollen de la partie mâle sur la partie femelle de la fleur. Sans cette fécondation, pas de fruits. Le cas de la poire, du citron, du tournesol, de l’oignon et nombre d’autres. L’autre aspect est qualitatif : le transport du pollen d’une fleur à une autre au sein d’une même espèce permet une dispersion génétique, un brassage des gènes. C’est ainsi que les variétés restent fortes et résistent aux bactéries et champignons. Les petites mains de la biodiversité œuvrent à la reproduction des fleurs et concourent à la résistance des variétés.
Des meurtres sans victime



Le phénomène décrit à travers la planète depuis l’été 2007 se résume à une situation inédite : l’absence d’abeilles. À l’inverse des mortalités observées les années passées, cette fois, aucun cadavre, les ruches sont vides et les abeilles disparues. Parfois une reine, un peu de couvain, du miel, beaucoup de miel qui laisse supposer que la colonie n’est pas morte de faim. À chaque fois, quarante mille ouvrières, butineuses et faux-bourdons se sont évanouis dans la nature sans jamais revenir. Les Américains ont donné un nom à cette hécatombe : le syndrome d’effondrement des colonies (CCD). Et une date : août 2007. Pourtant, les apiculteurs subissent des pertes conséquentes de leurs cheptels depuis plus de vingt ans. Tant qu’ils étaient les seuls touchés, personne n’a bougé. Juste une petite enquête de routine, pour innocenter rapidement l’industrie phytosanitaire parce que la rumeur accusait les pesticides. La production de miel chutait, peu importe... une aubaine pour les importations argentine et chinoise. Mais la disparition des hyménoptères se généralisant sur la planète, l’industrie agro-alimentaire réalise soudain que les abeilles, en pollinisant les fleurs, sont les garantes d’une bonne récolte. Bernard Vaissière, chargé de recherche à l’INRA, vient de publier une étude chiffrée inédite dans the Ecological Economics. Il affirme que l’agriculture dépendant des hyménoptères représente 153 milliards de dollars à travers le monde, soit 9,5 % du Chiffre d’Affaire mondial. L’abeille n’est pas seulement une pourvoyeuse de miel et une alliée de la biodiversité, elle est un outil économique, un rouage essentiel de la production alimentaire.
Causes ou conséquences ?



La question est alors devenue urgente : quelle bête monstrueuse provoquait la mortalité des abeilles dans certains cas, leur disparition par ailleurs ? On a d’abord accusé le varroa, un parasite ayant causé des pertes importantes dans les cheptels européens depuis le début des années 80. L’acarien était apparu suite à l’importation de reines Apis Cerana, venant d’Asie. Ces abeilles vivent en symbiose avec le parasite et leur vie n’en est pas affectée. Pas de chance, Apis Mellifera, notre abeille bien de chez nous y est très sensible. Varroa a proliféré et envahi l’Europe entière. Depuis deux ans, malgré les traitements jusqu’alors efficaces, il se multiplie anormalement. L’acarien aurait-il développé une résistance aux produits vétérinaires ? Certains ont affirmé que le varroa tout comme le noséma (un champignon) ou un virus paralysant (trouvé pour la première fois en Israël) étaient coupables de l’hécatombe. Jean-Marc Bonmatin chercheur au CNRS (Centre de Biophysique Moléculaire d’Orléans) affirme que ces trois facteurs ne sont qu’une conséquence de l’affaiblissement de l’abeille et non une cause de sa disparition. L’hyménoptère vit sur Terre depuis 180 millions d’années, pourquoi l’espèce est-elle aujourd’hui menacée d’extinction ? Les chercheurs se sont alors penchés sur l’environnement de l’abeille. Et la première surprise fut de constater une diminution sans précédent de la diversité florale consécutive à une extension importante des monocultures. Maïs, blé, colza présents sur plusieurs hectares. Pour produire un kilo de miel, les hyménoptères parcourent vingt-quatre mille kilomètres, environ cinquante mille vols, mais s’éloignent rarement au delà de trois kilomètres de la reine au risque de se perdre et d’être incapable de regagner la ruche. Comment l’abeille réagit-elle devant du tournesol à perte de vue sans la moindre haie pour égailler son menu ? La réglementation agricole impose aux propriétaires de détruire les chardons aux abords des champs pour éviter la prolifération des graines. Or c’est une des rares fleur présente au mois d’août lorsque les récoltes sont passées et les champs vidés de leur pollen. Conséquence : à la fin des moissons, l’abeille crève de faim. Que d’incohérence : Agriculteurs et apiculteurs sont deux sœurs jumelles qui interagissent ensemble et l’on instaure des lois sensées protéger la récolte du paysan des « mauvaises herbes », alors qu’elles permettent la survie des insectes qui garantissent la qualité et la quantité de sa production !
Du miel pour les abeilles



Une autre hypothèse accréditerait une dérive des pratiques apicoles. Certains apiculteurs récolteraient l’ensemble du miel de la ruche, sans rien laisser aux abeilles. Que Nenni ! me répondent ces professionnels qui savent bien que si l’insecte social dépense tant d’énergie pour concentrer le nectar et le transformer en miel - au point d’en mourir d’épuisement au bout de quarante cinq jours (cycle normal chez l’abeille) -, c’est parce qu’une ruche saine se doit de contenir des provisions : miel, pollen, nectar. Tous les entomologistes vous le diront : pas de vains efforts lorsqu’on appartient au genre minuscule. Il faut savoir que les abeilles consomment dix kilos de miel pour fabriquer un kilo de cire. Lorsque les fleurs ont disparu du paysage et que le froid menace, l’insecte doit maintenir la ruche à 27°C, température qui permet à la cire d’être malléable. Pour survivre à ces temps de disette, ne reste que le miel récolté. Car c’est leur unique nourriture durant l’hiver. Lorsque la météo n’est pas favorable, prolongeant les frimas et les pluies diluviennes, certains apiculteurs donnent à leurs abeilles un sirop de sucre, ou de la mélasse de maïs. Ce substitut, très énergétique, est dépourvu des propriétés cicatrisantes et antibactériennes du miel. L’abeille peut-elle lutter sans son miel dans un univers saturé de produits chimiques dont les enjeux avérés sont de tuer les insectes ? Pour Luc Belzunces, directeur de recherche de l’INRA d’Avignon, les prochaines études doivent répondre à trois questions : L’abeille meurt-elle des piqûres du varroa parce qu’affaiblie par les pesticides ? Est-elle sensible aux pesticides à cause du varroa ? La présence des pesticides empêche-t-elle les produits vétérinaires d’agir à cause d’une interaction entre les molécules ? Car les substances répandues sur nos cultures, les insecticides (contre les insectes), les fongicides (contre les champignons), les herbicides (contre les mauvaises herbes) sont soupçonnées causer la mortalité de toute la biomasse. L’histoire n’est pas nouvelle. Dans les années 90, les ruches ont été sévèrement touchées par deux insecticides utilisés dans l’agriculture pour enrober et traiter les semences de tournesol et de maïs. Le Gaucho et le Régent. D’après Luc Belzunces, 30% des pesticides n’atteignent pas leur cible et circulent dans nos sols et nappes phréatiques. Les apiculteurs ont mené une solide bataille pour faire reconnaître le fait que les concentrations en apparence faibles avaient un impact sévère sur la santé et le comportement des abeilles. Cette année en Allemagne, les ruches se dépeuplent chaque jour un peu plus avec des pertes pouvant aller jusqu’à 100% du cheptel. À la différence du CCD américain, où les ruches se vident de leurs abeilles sans laisser de trace permettant de trouver la cause de l’effondrement, on trouve en Allemagne des abeilles mortes, pouvant être analysées. 
Premier suspect, un insecticide neurotoxique commercialisé sous le nom de Poncho dont la notice d’utilisation américaine précise être hautement toxique pour les abeilles. Ekkehard Hülsmann, président de la fédération des apiculteurs du pays de Bade estime qu’il s’agit d’une affaire à 100% phytosanitaire. On a ensuite évoqué le problème des ondes électromagnétiques émises par les antennes relais pour la téléphonie mobile. L’abeille possède des nanoparticules de magnétite qu’elle accumule dans son abdomen. Elle utilise ces cristaux pour s’accorder aux variations quotidiennes du champ magnétique et s’orienter comme les oiseaux migrateurs pour rallier leur lieu de nidation. Une expérience étonnante consiste à déplacer une ruche d’un petit mètre. Les heures qui suivent, on constate que toutes les abeilles se présentent face à l’ancien emplacement, cherchent, tournent et virevoltent avant de retrouver la reine grâce à ses phéromones. L’intérêt de cette hypothèse liée aux ondes est qu’elle permettrait d’expliquer pourquoi des apiculteurs présents dans les vallées et petites montagnes, protégés des zones rurales polluées par les pesticides, subissent également d’importantes pertes. À proximité de ces villages, le rayonnement des antennes relais est très fort car elles doivent porter à plus de 20 kilomètres de distance alors qu’en zone urbaine, l’impulsion électromagnétique est réduite pour ne couvrir que quelques dizaines de mètres.
C’est pas moi, c’est lui...



Alors ? Varroa, nosema, virus, pauvreté de l’environnement floral, monocultures, pratiques apicoles, météo non favorable, pesticides, ondes électromagnétiques ? Les chercheurs croient en la combinaison de l’ensemble de ces facteurs. Des causes multifactorielles. Certes. Que pouvons nous faire ? Nous réfugier derrière cet état de fait et s’en laver les mains ? Il paraît difficile d’éradiquer efficacement et durablement l’émergence de maladies liées aux invasions naturelles des insectes. Impossible d’agir sur la météo. En revanche, quelques gestes peuvent être salutaires : réduire l’épandage d’insecticides et d’herbicides dans nos champs et dans nos jardins. Traiter de manière non systématique, et le soir plutôt qu’en matinée. On évite ainsi que les insectes pollinisateurs ingurgitent la concentration maximum du produit chimique en cherchant la rosée. Trouver des solutions pour que les antennes relais diminuent leur impact sur la santé de tous devient évident. Laisser la vie sauvage reprendre ses droits sur les ronds-points, dans les squares, dans les jardins pour que la diversité florale s’exprime au gré des climats et des régions. Chacun de nous doit redonner un peu de nature aux abeilles. Le miel est l’unique soleil que nous sachions cultiver.

dossier: Respecter nos ancêtres animaux et apprendre d’eux
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Ven 19 Mar 2010, 08:30




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Image/photo choc vue chez l apiculteur où j achète le miel et les produits de la ruche!


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La population :





Il y a parmi les insectes, 3 familles " d' insectes sociaux". Les termites, les fourmis et les abeilles.

Les insectes sociaux se distinguent des autres, en ce qu 'ils forment une société qui perdure d' une année sur l' autre, et quelquefois pendant de très nombreuses années.


Il y a dans une ruche, 3 sortes d' individus.

1/ Une [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

2/ Durant la belle saison, des mâles, appelés [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], qui sont au nombre
de quelques centaines.

3/ Enfin les [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], dont le nombre est variable selon la saison.
La population ouvrière peut descendre en fin d' hiver, jusqu' à 25 ou 30 000, et
peut monter en haute saison jusqu' à 100.000

LA REINE



La reine ( que l' on appelle aussi la mère) ne mérite aucun de ces deux noms.

Ce n' est pas une reine, car elle ne dirige rien.

Elle n' est pas une mère car elle ne s' occupe pas de ses enfants.

La reine( toujours unique) est en fait une pondeuse. Mais quelle pondeuse !!!!!

En haute saison, elle pond environ 2.500 oeufs par 24 heures, ce qui représente une fois et demi son poids !!!!!

La vie de la ruchée dépend exclusivement de la reine. C' est la seule qui est capable de pondre des oeufs fécondés, c' està dire des [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] qui elles mêmes s' occupent de tout.





Et pourtant cette reine, dont dépend la vie de la ruchée et qui réalise des pontes extraordinaires, n' était au départ qu'une larve comme les autres.

On peut faire une reine à partir de n' importe quelle larve ....à condition qu' on la nourrisse avec de la[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Je parlerai de cette gelée royale par la suite.





Lorsque la reine naît, elle a un travail à faire de toute urgence. Un travail vital pour elle.

Les abeilles, 18 jours plus tôt avaient pris en élevage plusieurs reines ( 5, 10, ou plus).Or, dans une ruche, il ne peut y avoir qu’une reine. Donc, la première née, s’empresse de parcourir tous les rayons de couvain pour repérer les cellules royales et tuer dans ces cellules celles qui ne sont pas encore nées.

Si une autre reine est déjà née, une seule solution : une bataille à mort.

Celle qui la première piquera l’autre gagnera.

Lorsqu’une reine aura bien établi son trône, elle va se reposer durant 2 ou 3 jours, puis elle effectuera son vol nuptial.
C' est-à-dire qu’après avoir bien repéré l’emplacement de sa ruche, elle va s’envoler, et derrière elle de nombreux [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] vont la poursuivre dans une course effrénée.
J’ai eu l’occasion de voir une dizaine de vols nuptiaux à la fois.Cela faisait autant de petites comètes qui passaient viraient, montaient descendaient à une allure folle, la reine en pointe et les mâles aspirant a l’accouplement la suivant de près.
C’est le plus rapide le plus fort qui va pouvoir s’accoupler en vol avec la reine. Sélection naturelle. Mais le pauvre mâle, va laisser son appareil génital dans la reine et tombera à terre, mort. L’amour et la mort se succéderont donc en quelques secondes.

Contrairement à ce que l’on pensait il y a encore quelques années, la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] connaîtra plusieurs accouplements et c’est ce qui explique, que dans une ruche, il y a des abeilles différentes( certaines toutes noires, d’autres avec des bandes jaunes ou orangés).

Toutes les abeilles ont la même mère mais peuvent avoir des pères différents.

Lorsque la spermathèque de la reine sera pleine, la reine rentrera à la ruche….pour ne plus en sortir.





Après quelques jours de repos, la reine se mettra à pondre. C' est-à-dire qu’elle déposera un œuf au fond d’une cellule, libérera quelques spermatozoïdes de sa spermathèque, pour les déposer sur l’œuf, puis passera à la cellule suivante, pour recommencer son manège…..Le seul qu’elle accomplira durant toute
sa vie qui peut durer 5 ans.

Ce sont les ouvrières qui décideront de l’avenir de ces œufs.






Si la naissance de mâles est nécessaire, des abeilles ouvrières, lécheront les spermatozoïdes avant qu’ils ne pénètrent dans l’œuf .

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] EST ISSU D’UN ŒUF NON FECONDE

Si la reine est vieille, ou si un [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] est nécessaire,il faut faire une reine.

Les [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] laisseront éclore la larve, puis, 3 jours après la ponte, cette larve sera nourrie exclusivement avec de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].

Dix huit jours après la ponte, une reine naîtra, qui toute sa vie ne sera nourrie que de gelée royale
Dans le cas général, les ouvrières laisseront s’accomplir le cycle normal. Les spermatozoïdes féconderont l’œuf, et la larve sera nourrie de bouillie larvaire c' est-à-dire un mélange de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et de[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] préparé par les toutes jeunes abeilles.Cela donnera des [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].


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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Mar 26 Oct 2010, 21:23



Cause de la Mortalité des abeilles: un virus et un champignon…
Posté: le 22 octobre 2010. Tags: abeilles

20 à 40% des abeilles ont disparu outre-Atlantique et les scientifiques américains ne connaissaient pas l’origine de cette disparition. Une étude vient de révéler qu’un champignon et un virus seraient à l’origine de l’effondrement des colonies d’abeilles.
Depuis plusieurs années maintenant, les chercheurs américains cherchent les raisons de la disparition des abeilles, particulièrement dans le sud du pays. Une étude a identifié les coupables, qui se trouvent être un virus et un champignon.
Cette nouvelle étude, dirigée par l’université du Montana, se distingue des précédentes par les méthodes utilisées par les chercheurs. Les militaires américains ont en effet mis à leur disposition une base de données contenant les données génétiques de plusieurs milliers d’organismes qui ont permis d’identifier le virus et le champignon coupables.
Le virus, de la famille des Iridoviridae et le champignon Nosema cerenae ont été inocculés à des abeilles vivantes. 100% des abeilles contaminées sont mortes. « C’est un peu comme l’œuf et la poule, indique le Docteur Bromenshenk, on ne sait pas lequel des deux arrive le premier, et nous ne savons pas non plus si l’un affaiblit les abeilles avant que l’autre ne les achève ou si c’est leur association qui leur est fatale. »
Cependant, le virus et le champignon ne sont certainement pas les seules causes de cette disparition. « D’une part, cette pathologie n’est à l’origine que d’un tiers des mortalités constatées chez les abeilles américaines. D’autre part, on ne sait pas pourquoi les abeilles ont attrapé ces deux parasites. C’est peut-être un pesticide qui a déclenché une baisse d’immunité…« , a déclaré Yves Le Conte, de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique).
D’un point de vue écologique, la disparition des abeilles met en péril la pollinisation naturelle de plusieurs milliers d’espèces végétales dont 30% représentent des aliments pour l’Homme.
Par: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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MessageSujet: POUR NE PAS OUBLIER!   Mar 16 Nov 2010, 21:22

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Crédit photo: Vicki's nature/Flickr.



Le Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles ou CCD (pour l'expression anglaise « Colony Collapse Disorder ») est le nom donné à un phénomène d'abord appelé « syndrome de disparition des abeilles » ou également « Fall-Dwindle Disease » (maladie du déclin automnal des abeilles)2. Ce phénomène touche les abeilles et par contre-coup la production apicole dans une grande partie du monde. Il touche peut-être aussi des abeilles sauvages.

Ce phénomène dont l'ampleur devient épidémique reste inexpliqué. Les études en cours ne permettent à ce jour que de supposer une synergie entre plusieurs causes.

Les administrations, notamment les services vétérinaires, semblent désemparées face à cette maladie émergente, faute de savoir où porter leurs efforts. Comme les rares chercheurs étudiant ce phénomène, elles ne peuvent s'appuyer que sur un corpus récent et relativement pauvre d'études et de données, écoépidémiologiques notamment.

Ce syndrome est jugé très préoccupant par les apiculteurs, mais aussi par de nombreux écologues, économistes et experts en raison de l'importance économique et écologique de l'abeille en tant quepollinisatrice. L'abeille est généralement considérée comme une « sentinelle » bioindicatrice de l'état de l'environnement, en raison de sa présence presque partout sur terre, de sa capacité à collecter via le pollen et le nectar des doses infimes de polluants et de ce qu'elle soit facile à capturer (pour l'abeille domestique). De ce fait, le syndrome qui la touche alarme également les chercheurs.




Les Amis du Monde diplomatique et ATTAC-Luxembourg

Mardi 7 décembre, 20 heures 30 - Ciné Starlight

Centre national de l’audiovisuel, Dudelange

Projection du documentaire de Mark Daniels « Le mystère de la disparition des abeilles » (2010) suivie d’un débat avec la Fédération des unions d’apiculteurs du Luxembourg

L’abeille est le pollinisateur agricole le plus important de notre planète. Un tiers de notre nourriture dépend aujourd’hui directement de son travail de pollinisation. Depuis plusieurs années, des millions d’abeilles disparaissent.

Le Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles décrit le fait que des abeilles domestiques, à n’importe quelle époque (hormis l’hiver, où la ruche est en quasi-sommeil) ne rentrent pas à leur ruche et « disparaissent » massivement (aucun cadavre dans la ruche ou à proximité). Les pertes sont brutales : une colonie entière peut disparaître en une seule nuit. Curieusement, la reine abandonnée semble en bonne santé et souvent continue à pondre, alors qu’il n’y a plus assez d’ouvrières pour s’occuper du couvain. Les quelques abeilles restées à la ruche (de jeunes adultes) semblent manquer d’appétit et la production de miel chute fortement. Plusieurs causes sont possibles.

Depuis 2006, les apiculteurs tirent le signal d’alarme : les abeilles ont déserté leurs ruches. Une catastrophe pour ceux qui vivent de l’apiculture, mais aussi un désastre écologique. Depuis huit millions d’années, les abeilles butinent et jouent leur rôle depollinisateur indispensable à la survie de la nature et des hommes. Si demain, elles disparaissaient, plus de fleurs, de fruits, de légumes…et plus d’hommes ? Pour percer le mystère de la disparition des abeilles, le réalisateur Mark Daniels est allé à la rencontre d’agriculteurs, d’apiculteurs et de scientifiques français et américains. Virus, prédateurs, pesticides, développement des monocultures, menacent ces sentinelles, qui en disent long sur notre environnement.

Le film "Le Mystère de la Disparition des Abeilles" fait le bilan des connaissances scientifiques, explore les hypothèses et met en cause nos pratiques agricoles et notre modèle de société.

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Tout le monde a entendu cette fameuse citation sur la disparition des abeilles et de ses conséquences, attribuée à tort à Einstein.

La citation en question est la suivante : « Si les abeilles venaient à disparaître de la planète, les hommes n’auraient plus que quatre années à vivre».

Cette assertion trop souvent colportée dés qu’il s’agit de commenter le déclin des populations d’abeilles serait attribuée à tort à Einstein. Voici ce que déclarait l’entomologiste américaine Mary Berembaum en 2007.

Etonnée que personne n’ait jamais retrouvée cette déclaration dans les écrits du scientifique, Mary Barembaum entreprend des recherches sur le sujet. Hormis une brève comparaison entre humains et colonies d’insectes, les écrits du savant ne comportent aucune trace d’une telle déclaration, ni même de propos ressemblants. Après tout, Einstein était physicien, pas entomologiste…

Auquel cas, d’où provient cette assertion. Mary Berembaum continue ses recherches et finit par trouver une brochure distribuée à Bruxelles par le Syndicat National de l’Apiculture Française. Le syndicat apicole est-il à l’origine de l’amalgame pour un coup médiatique, ou bien aura t’il seulement repris une partie d’un discours imaginé par une autre entité ? Autant de questions sans réponses !

Un bel exemple de propos détournés pour asseoir l’importance d’une déclaration. Mais il est sûr que certaines personnes, tandis que la presse serine cette citation, doivent bien rire sous cape…

Source : American Entomologist / été 2007
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Mer 24 Nov 2010, 11:57

DURBUY:BELGIQUE -
«La disparition des abeilles : pesticides et expertise européenne mis en cause» sera le thème de la conférence donnée par Jeanine Kievits, chargée de mission au Centre apicole de recherches et d'informations, le jeudi 2 décembre, à 19 h30, à la salle du syndicat d'initiative.



Opération Pour la Sauvegarde de l'Abeille Noire

Le défi et Challenge d'Abeille &Nature
Comme vous avez pu le lire sur mon site, Je suis parti en croisade pour aider l'Abeille Noire à échapper à sa triste destinée: La disparition et l'extinction de sa sous-espèce: Apis Mellifera Mellifera.
Je tiens quand même à féliciter et à remercier celles et ceux qui ne m'ont pas attendu pour faire quelque chose de bien dans ce domaine, une petite poignée avant moi ont réuni un certain nombre de "forces" pour également se lancer dans ce défi. Je ne suis pas pour autant un Donquichotte ou un arriviste de l'abeille noire mais seulement un hyper passionné qui n'a pas l'intention de quitter cette terre sans avoir tout tenté pour contribuer à sa sauvegarde. Je sais que beaucoup parmi vous éprouvez ce sentiment d'impuissance. Si, seul, il est impossible de faire quelque chose tant les courants contraires sont forts, ce n'est pas un objectif farfelu pour autant bien au contraire. Cette page s'adresse à toute personne de bonne volonté et principalement aux apiculteurs du milieu professionnel tout aussi bien qu'aux amateurs sensibilisés au problème de la disparition des abeilles et j'ajoute: principalement à la disparition de l'abeille noire, celle qui peuplait jadis nos contrées et a fait l'apiculture de nos grands-pères.
Je ne serai que le catalyseur de celles et ceux qui participeront à cette grande aventure.
Avant propos: Quelques indicateurs de la disparition de l'abeille
Les principaux vecteurs de cette disparition sont en grande partie dus aux pratiques apicoles qui ont fragilisé cette sous-espèce mais bien entendu également aux méthodes de traitements d'une agriculture moderne utilisatrice de produits destructeurs. L'agriculture en prend suffisamment pour son grade, (même si je trouve que ce n'est pas assez), par conséquent, je ne me ferai ici que l'écho de ce qui me concerne: Les mauvaises pratiques apicoles. Je n'ai pas la prétention d'être un saint de l'apiculture, mais quand on peut faire différemment, pourquoi ne pas choisir la voie qui nous ramène à la bergerie ? Dans ce monde toujours plus destructeur, qui écoute réellement ? Les Politiques font mine de s'intéresser aux problèmes des nobles causes.. Hélas, ce n'est que dans l'intention de caresser dans le sens du poil de la bête sans réellement mouiller la chemise.
Alors oui, l'abeille est très menacée d'extinction si l'on ne prend pas urgemment les dispositions qui s'imposent, Mais qui en a vraiment souci ?
L'apiculture de loisir doit être consciente des dangers qu'elle fait courir dans la survie de l'Abeille. En effet, les apiculteurs amateurs sont trop souvent tentés de débuter leur activité avec des abeilles non adaptées à notre milieu, mais quand l'un d'entre eux pose la question, on lui répond souvent que "l'abeille noire n'existe plus" et qu'il vaut mieux de toutes manières acheter des abeilles de telle ou telle autre sous-espèce car elles piquent moins, produisent plus de miel et autres boniments d'importateurs ou d'affaristes..
L'importation et l'exploitation de sous-espèces "non indigènes"
En important ou en élevant d'autres sous-espèces, les croisements sont malheureusement inévitables. Or comme il y a plus de sous-espèces importées et utilisées en apiculture, l'abeille noire va tout droit dans le mur. "Oui mais on ne trouve pas d'essaims à acheter" me direz vous "et c'est pour cela que j'ai acheté un essaims de Buckfast, ou d'ailleurs"..
Ce phénomène est d'autant plus accentué que dans la littérature apicole, on peut lire que l'Abeille Noire est une abeille "piquante" voire "agressive".
Pour enrichir les marchands, y compris certains éleveurs, on accuse notre chien de la rage. Ainsi, trop souvent dans l'ignorance, l'apiculteur débutant est passé au-dessus d'un problème dont il ignore totalement les enjeux.
Qu'en est-il réellement ?
En réalité, et je suis bien placé pour en parler, cette abeille n'a rien d'agressif du tout, bien au contraire. Ayant eu à mes débuts aussi bien de la Buckfast que de l'italienne ou caucasienne, j'affirme que l'abeille noire fait très certainement partie des abeilles les plus douces du monde ! Pourquoi dès lors de tels propos à son endroit ?
SOURCE ET SUITE
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Sam 04 Déc 2010, 17:15


Biodiversité
Une résolution du Parlement européen pour sauver les abeilles.

1 décembre 2010
Lors de l’adoption de la résolution du 25 novembre 2010 sur la situation du secteur apicole, les députés européens ont pointé du doigt le phénomène catastrophique de la disparition des abeilles.
Le Parlement Européen a en effet rappelé que le secteur apicole se trouve gravement menacé dans le monde, « le rythme des pertes enregistrées étant de 100 à 1000 fois supérieur à la normale; alors que le secteur apicole joue un rôle stratégique dans la société puisque 84% des espèces végétales et 76 % de la production alimentaire en Europe dépendent de la pollinisation par les abeilles ».

Ils réclament auprès de la Commission européenne le renforcement du soutien à ce secteur dans le cadre de la révision de la politique agricole commune.

Un plan d’action doit être adopté pour que le soutien au secteur apicole soit cohérent. Des mesures visant à renforcer la biodiversité et à atténuer les effets du changement climatique doivent être prises.
Les députés insistent également sur la nécessité d’une amélioration des règles d’étiquetage du miel et des contrôles « l'étiquetage du miel vendu en Europe devrait être plus clair et renseigner sur l'origine et le contenu des pots ». En outre des efforts doivent être faits en matière de recherche sur la mortalité des abeilles et toutes les informations sur les effets des cultures OGM et des pesticides sur certaines espèces d'abeilles doivent être publiées. Enfin les députés souhaitent que les pratiques agricoles soient durables et favorables à la pollinisation.
Pour en savoir plus :
Résolution du 25.11.2010 sur le soutien au secteur apicole
source
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Jeu 16 Déc 2010, 21:06

A voir absolument c est de toute beauté!

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“Le réalisateur a réussi à faire de la musique sans musique. On peut ainsi écouter le bruissement des feuilles, le chant des oiseaux, le bourdonnement des abeilles. Le cinéaste a pris le parti d’adopter un rythme très lent. L’enfant qui suit son père parle très peu, mais son silence est riche de nombreux messages. Vraiment, si vous voulez faire entrer un peu de beauté dans votre vie, allez voir ce film !”


«Miel» a obtenu l'Ours d'Or de meilleur film du Festival De Berlin 2010. Cette récompense lui a été décernée par le jury présidé par Werner Herzog.

"Limpide, élégiaque, radieux dans sa manière d'évoquer les épreuves de Yusuf, le cinéma de Kaplanoglu apaise, fascine, grandit."
Le Monde

Yusuf a 6 ans, il vit avec ses parents dans un village isolé d’Anatolie.
Pour le petit garçon, la forêt environnante est un lieu de mystère et d’aventure où il aime accompagner Yakup, son père apiculteur. Il le regarde avec admiration installer ses ruches et récolter le miel à la cime des arbres.
Les abeilles se faisant de plus en plus rares, Yakup est obligé de partir travailler plus loin dans la forêt. Mais il tarde à revenir, et le monde se retrouve soudain plein de son absence

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"Miel"(bal) et "Milk"(süt) : Kaplanoglu, le réalisme spirituel

Ces deux films font partie d'une trilogie que Semih Kaplanoglu avait commencée avec Yumurta ("Œuf"), présenté à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes en 2007, et sorti en salles quelques mois tard. Süt ("Lait"), qui sort sous le titre anglais Milk, fut sélectionné à la Mostra de Venise en 2008, et Bal ("Miel") au Festival de Berlin en 2010, où il a obtenu l'Ours d'or.

Le héros de cette trilogie, dont nous suivons la vie selon une chronologie inversée, comme un long flash-back, est un certain Yusuf, poète. Un personnage inspiré par sa propre jeunesse. Dans Yumurta, il était âgé de 40 ans et revenait dans son village natal pour enterrer sa mère.

Dans Milk, nous le retrouvons à 18 ans, alors qu'il commence à être publié dans des revues littéraires tout en vivant toujours chez sa mère, dont il a du mal à accepter le désir d'entamer une relation intime avec le chef de gare. Dans Miel, il a 6 ans, et vit avec ses parents dans la campagne d'Anatolie. Le métier de son père, apiculteur, suscite en lui une admiration dévote. A l'aise dans les majestueuses forêts magiques avec le prospecteur de ruches noires, il perd ses moyens, bégaie en classe, reste mutique avec sa mère. La mort accidentelle de son père le plonge dans un désarroi.

Au-delà de l'époque

Le choc, quand on voit un film de Kaplanoglu, dépouillé de musique et presque sans paroles, voué aux bruits animaliers, aux échos du vent ou de la pluie, est le défilé d'émotions, le chaos de sensations qui, dans les deux premiers films, ramènent sans cesse le héros à sa petite enfance, et dans le troisième le confrontent à ses rêves. Ce cinéaste a une approche du temps qui nous mène bien au-delà de l'époque où vivent ses personnages, et une façon de les regarder qui nous fait pénétrer dans leur âme. Il parle de son style comme d'un "réalisme spirituel", de son art comme d'une scrutation de la vie "à la lumière des puissances supérieures".

Dans Yumurta frappait d'emblée une façon d'égrener de petits gestes anodins qui prenaient valeur de symbole. Une fleur dans un pot, un bol de lait, un puits envahi d'herbes, l'odeur d'un oignon, et cet oeuf annoncé par le titre, signe de la séparation avec la mère, de l'heure de briser sa coquille. La trilogie est bâtie sur ce lien du fils et de sa mère, lien forcé quand celle-ci se retrouve veuve et confrontée à un petit garçon fracassé par la disparition de son modèle paternel dans Miel, lien rompu lorsque Yusuf doit accepter la sexualité de celle qui l'engendra et renoncer à vivre de ce qui le nourrissait jusque-là, l'économie laitière, dans Milk, film du sevrage.

Chez Kaplanoglu, la mère est aussi tradition. Les films parlent autant d'émancipation que de rupture avec un monde voué à disparaître. Ils dépeignent le choc entre la beauté d'un monde rural, ancestral, une nature inviolée, et la modernité. La modification du paysage, le passage de l'agriculture à l'industrie, de la terre à l'usine. Il regrette un temps où l'oeuf était pondu dans le poulailler familial, le lait produit dans une économie domestique, le miel récolté dans le respect de la nature.

Milk et Miel débutent par une scène où un être humain est suspendu la tête en bas. Une jeune fille soumise à une sorte d'exorcisme destiné à faire sortir le serpent qui s'était introduit en elle par sa bouche dans Milk, le père à la merci d'une branche qui ne va pas tarder à craquer dans Miel. Kaplanoglu voit sa Turquie défigurée, son paradis à l'envers. Yusuf, tout au long de ces trois films, reste taiseux, fragile, introverti. La poésie sera son refuge. Les animaux, dont Kaplanoglu justifie la présence par une fidélité aux rapports qu'entretiennent les bêtes et les hommes, surgissent comme reflets de l'inconscient.

Le serpent de Milk que l'on a vu extirper d'un corps féminin par l'effet de la fumée réapparaît dans la cuisine de la mère de Yusuf, lorsque celle-ci entame une relation intime avec un homme étranger au foyer. Le film se termine par une séquence métaphorique dans laquelle Yusuf enlace un énorme poisson-chat. Dans Miel, Yusuf gamin apprend à réciter Le Lion et le Rat ou L'Aigle et la Tortue. Une biche passe à côté du père en crise d'épilepsie. Les abeilles meurent. L'espace devient inhabitable.

Limpide, élégiaque, radieux dans sa manière d'évoquer les épreuves de Yusuf, le cinéma de Kaplanoglu apaise, fascine, grandit. Les scènes où Yusuf côtoie des jeunes filles sont empreintes de timidité et de respect. Il n'y a chez lui que contemplation là où d'autres succombent à la complaisance esthétique, y compris dans ses fins qui n'ont d'énigmatiques que les apparences. Milk : une lampe aveuglante comme un soleil. Miel : un seau d'eau où se reflète la lune. La lampe est celle d'un jeune homme travaillant à la mine et qu'illuminent ses espoirs de devenir écrivain. La lune est ce qui brille la nuit, à l'heure du deuil, quand ont résonné les prières. Deux façons, pour Kaplanoglu, de signifier le caractère instinctif et sacré de ce en quoi croit son héros, son double : la poésie.

Par Jean-Luc Douin
L'avis du "Monde"
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Mer 05 Jan 2011, 18:01



Les virus des abeilles se transmettent par le pollen:Le 3 janvier 2011 à 17h34


Les virus des abeilles pourraient être la cause de l'effondrement des colonies d'abeilles et infecter au moins 11 autres espèces d’hyménoptères, probablement par le biais de pollen infecté.

Les abeilles sont en danger et le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles ou CCD (en anglais Colony Collapse Disorder) est la cause majeure de disparition des abeilles à miel cultivées par l’homme. Si les causes de ce syndrome semblent être nombreuses, il est de plus en plus clair que des virus sont au moins en partie responsables de ce désastre écologique et apicole.

Les abeilles étant des insectes vivant en société très organisée, comptant environ 60.000 membres littéralement les uns sur les autres, elles sont particulièrement sensibles à des virus qui peuvent se transmettre facilement d’un individu à un autre, jusqu’à décimer toute la ruche. Ainsi, 18 virus sont déjà connus pour infecter les abeilles, dont certains sont des virus à ARN.

Cinq virus chez onze espèces d'hyménoptères

Récemment, un virus d’abeille avait également été détecté chez le bourdon, faisant suspecter une probable dissémination du virus chez l’ensemble de la communauté des hyménoptères. Et malheureusement, la cause du syndrome CCD pourrait donc aussi toucher les abeilles sauvages, qui semblaient épargnées jusqu’alors.

Afin de vérifier cette hypothèse, les scientifiques de la Penn State University ont collecté des abeilles domestiquées (Apis mellifera) et sauvages sur des plantes en fleurs de trois états des États-Unis (la Pennsylvanie, New York et l'Illinois), à la recherche de cinq virus d'abeilles parmi les plus courants (DWV, BQCV, SBV, KBV et IAP
V).

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Le pollen transporté par les abeilles peut contenir des virus dangereux pour les colonies. © Autan, Flickr, CC by-nc-nd 2.0


Connaissant la séquence génomique de ces virus, il est possible de détecter leur présence en utilisant la technique de RT-PCR, qui consiste en la multiplication d’une séquence d'ARN spécifique en l’ayant préalablement rétro-transcrite en ADN.

Grâce aux travaux de chercheurs ayant utilisé cette technique, il apparaît que les abeilles non domestiquées sont également porteuses des maladies virales. En effet, les 11 autres espèces d’hyménoptères testées dans l’étude ont aussi été retrouvées infectées par les cinq virus recherchés. Si ces résultats étaient inattendus puisque les virus ont généralement des spectres d’hôtes restreints, le plus inquiétant n’est pas là.

Le pollen contient du virus

Les virus ont été retrouvés chez les abeilles sauvages uniquement lorsqu’elles étaient proches des ruches également infectées par le même virus. Cela laissait fortement présager l'existence d'un moyen de contamination entre les différentes espèces d’une même région, hypothèse qui a été valisée en analysant un autre type d’échantillon : les grains de pollen transportés par les abeilles sauvages et domestiquées.

Les séquences virales ont également été retrouvées sur les grains de pollen, mais les virus retrouvés chez les abeilles et dans le pollen qu’elles transportent ne sont pas forcément identiques. Ainsi, une abeille peut être infectée sans que le pollen qu’elle transporte ne montre de trace du même virus, et un lot de pollen contenant du virus n’infecte pas nécessairement l’insecte qui le transporte.

Cela implique que le pollen peut être contaminé par des pollinisateurs extérieurs (probablement par défécation des insectes sur les grains de pollen des fleurs), pollen que des abeilles à miel peuvent transporter vers la ruche pour devenir la source de contamination de toute la ruche. Le pollen est donc une sorte de réservoir des virus des abeilles, d'autant qu'il peut contenir des virus qui gardent leur infectivité pendant plusieurs mois.

Mais il reste du travail si l’on veut tenter de sauver les abeilles. Selon les auteurs de l'article publié dans la revue Plos One, « la dynamique de cette transmission virale via le pollen doit être définie plus en détails pour comprendre comment les virus passent d’une espèce à une autre et pour déterminer si le pollen et sa plante ont un plus grand rôle qu’uniquement celui de transporteur physique de ces virus
».

source
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Ven 07 Jan 2011, 19:52


Chers amis en France,



Les abeilles sont en train de disparaître et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les scientifiques mettent en cause des pesticides toxiques, mais la France vient d'autoriser la mise sur le marché de l'un de ces produits. Appelons-la ainsi que l'UE à interdire l'ensemble de ces produits pour éviter l'extinction des abeilles. Signez la pétition et faites suivre cet appel urgent:


Des milliards d'abeilles sont en train de mourir en silence, et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les abeilles ne font pas seulement du miel, elles sont une humble et géante force de travail, pollinisant 90% des plantes que nous cultivons.

De multiples études scientifiques mettent en cause un groupe de pesticides toxiques pour expliquer leur rapide disparition, et les populations d'abeilles ont augmenté dans plusieurs pays d'Europe qui ont interdit ces produits. Mais la France, sous la pression des puissantes industries chimiques, vient de renouveler l'autorisation de l'un de ces pesticides. Pour sauver les abeilles nous devons faire changer la position de notre gouvernement.

Nous n'avons pas de temps à perdre -- le débat fait rage quant aux mesures à prendre pour sauver ces espèces. Il ne s'agit pas seulement des bourdons et des abeilles, il s'agit de notre survie. Envoyons un appel gigantesque au gouvernement français, très influent sur la politique agricole européenne, pour faire interdire ces produits chimiques et sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites la suivre à tous, nous la remettrons au Ministre français de l'agriculture Bruno Le Maire et aux décideurs européens:

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Les abeilles sont indispensables à la vie sur terre -- elles pollinisent chaque année les plantes et les cultures pour une valeur estimée à plus de 40 milliards de dollars, représentant plus d'un tiers de l'approvisionnement en nourriture dans beaucoup de pays. Sans aucune action immédiate pour les sauvegarder, le monde pourrait se retrouver sans fruits, ni légumes, noix, huiles et coton.

Ces dernières années ont été marquées par un profond et inquiétant déclin mondial des populations d'abeilles -- certaines espèces d'abeilles sont maintenant éteintes et d'autres ne totalisent plus que 4% de leur population d'origine. Les scientifiques avancent plusieurs explications. Certaines études indiquent que le déclin est dû à une combinaison de facteurs incluant maladie, perte de l'habitat, et produits chimiques toxiques. Mais des recherches indépendantes à la pointe du sujet ont mise en avant de fortes preuves mettant en cause les pesticides du groupe des néonicotinoïdes. L'Italie, la Slovénie et même l'Allemagne, où est basé le principal fabriquant Bayer, ont interdit certains de ces produits. Mais Bayer, Syngenta et d'autres continuent d'exporter ce poison dans le monde. Et la France, pendant un temps fer de lance des interdictions, vient tout juste de renouveler pour un an l'autorisation commerciale d'un produit phare contenant cette substance toxique.

La question devient brûlante car de nouvelles études majeures ont confirmé l'étendue du problème. Si nous pouvons amener les décideurs français et européens à agir, d'autres dans le monde suivront. Cela ne sera pas facile. Une fuite révèle que l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats-Unis avait connaissance des dangers de ces pesticides mais les a ignoré. Le document indique que le produit "hautement toxique" de Bayer représente "une préoccupation de risque majeur pour les insectes non ciblés [les abeilles]".

Nous devons faire entendre nos voix pour contrer la très forte influence des industriels sur les décideurs politques et les scientifiques en France, en Europe et aux Etats-Unis où ils financent les études et siègent dans les organes de régulation. Les vrais experts -- les apiculteurs et les agriculteurs -- demandent l'interdiction de ces pesticides mortels pour les abeilles, jusqu'à ce que, et seulement si de solides études indépendantes prouvent qu'ils sont sans danger. Soutenons-les dès à présent. Signez la pétition ci-dessous, et faites suivre cet email :

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Nous ne pouvons plus laisser notre fragile chaîne alimentaire aux mains d'une recherche contrôlée par les entreprises de chimie et les organes de régulation que ces industriels soudoient. Bannir ce groupe de pesticides nous rapprochera d'un monde plus sûr pour nous-mêmes et pour les autres espèces que nous aimons et dont nous dépendons.

Avec espoir,

Alex, Alice, Iain, David et toute l'équipe d'Avaaz

PLUS D'INFORMATIONS

Abeilles: le ministère de l'Agriculture renouvelle l'autorisation du Cruiser, L'Humanité, 8 Décembre 2010
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L'UNAF dénonce le renouvellement illégal de l'autorisation du pesticide Cruiser, Communiqué du 9 Décembre 2010
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Le futur des abeilles entre les mains du lobby des pesticides? Corporate Europe Observatory et Cordination Apicole Européenne, Novembre 2010
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L'apiculture française s'organise, la lutte contre les pesticides au coeur de l'action, Actu-environnement, Février 2010:
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Les élus signent une charte de soutien aux apiculteurs, La France Agricole, Mars 2010:
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Document révélant la connaissance qu'avaient les autorités des Etats-Unis de la toxicité des pesticides (en anglais):
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Ven 07 Jan 2011, 21:24

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Ven 07 Jan 2011, 21:45

MERCI PASCALLE.
et ceci tu as déjà vu

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je recherche un autre reportage que j ai vu il y a u moins 10 ans et qui m avait fasciné...je reviens.

je ne le trouve pas sur le net...dommage!
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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Sam 08 Jan 2011, 08:46

Bonjour Ambre, merci à toi, je ne connaissais pas.......

Une pensée en amenant une autre..............., je m'interroge sur les jachères fleuries ???

j'ai trouvé cet article qui me laisse songeuse.......;


http://www.inra.fr/opie-insectes/pdf/LeCourrier54Gadoum.pdf






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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Lun 10 Jan 2011, 08:28

10.01.2011
Les animaux meurent en masse à travers le monde! Encore une mise à jour mondiale !


Le phénomène avait déjà commencé en juillet 2010 pour se poursuivre par une hécatombe depuis la fin décembre 2010.

Ce qui prouverait que depuis le solstice d'hiver du 21 décembre 2010, les pôles magnétiques ont dû bouger rapidement, s'il ne s'agit que de la seule cause, bien évidemment !



Comme des dizaines d’endroits à travers le globe, le Québec n’est pas été épargné par ce fléau digne d’un début d’apocalypse ! Des oiseaux, des poissons, des crustacés, des dauphins, des tortues et des alligators meurent par milliers dans des circonstances pas toujours très claires! Nous allons tenter de recenser pour vous, tous les endroits touchés à travers le monde au cours des 6 derniers mois.

(Dernière mise à jour: 09-01-2011)

16-07-2010 – Des millions de coquillages s’échouent tous les jours, Clifton, au Pakistan. ( Vidéo )

19-07-2010 – Des millions de poissons se sont échoués sur la plage Gulfport (Article)

20-07-2010 – 530 pingouins et plusieurs animaux sont morts, Brésil (Article)(Video)(Vidéo)

03-08-2010 – Plus de 1 million de poissons, alligators morts Santa Cruz. (Article ) (Vidéo)

06-08-2010 – Des milliers de poissons morts sur le rivage dans le golf du Mexique (Vidéo)

07 -08-2010 – Vagues de poissons morts continuent de frapper Plages Mississippi. ( Vidéo )

11-08-2010 – Les mêmes espèces de poissons morts, du Massachusetts à la Virginie. ( Vidéo )

16-08-2010 – Morts de poissons, New Jersey, « Même les mouettes n’y touche pas! » (Vidéo )

14-09-2010 – Centaines de milliers de poissons morts et 1 baleine, Plaquemines (Vidéo)(Article)

16-09-2010 – Massive Fish Kill Hits Louisiana Bayou. (Vidéo )

21-09-2010 – Les pêcheur trouvent des espèces qu’ils ont jamais vu parmi les morts (Vidéo)

12-10-2010 – Études montrent que les poissons ont du pétrole dans les branchies et le foie. (Article)

13-12-2010 – Des milliers de poissons, dont 1000 barramundi à Woolwash ( Article )

13-12-2010 – 10 tonnes de poissons retrouvés morts au sud de l‘île Kawau (Article)

13-12-2010 – Des poissons morts échouent sur la plage de Washington, Indiana (Article)

18-12-2010 – Barangay, Ibo, Des milliers de poissons ont été retrouvés morts. (Article)

23-12-2010 – Pingouins et autres oiseaux meurent de faim, Nouvelle-Zélande (Article )

26-12-2010 – Hundreds of fish died mysteriously in the Lake Azuei (Article)

28-12-2010 - 70 Chauves-souris retrouvées mortes à Tucson ( Article )

27-12-2010 – Des dizaines de poissons morts ont été retrouvés morts, République Dom. (Article)

30-12-2010 – Scarboroug, plage pleine de poissons, palourdes et crabes morts (Article)

31-12-2010 - More than 5000 birds and 100 000 fish dead in Arkansas ( Vidéo ) (Article)

31-12-2010 – Plus de 150 tonnes de tilapias rouges ont trouvé la mort, Vietnam ( Article )

31-12-2010 – Des centaines de poissons trouvés morts à Goytre Wharf (Article)

02-01-2011 – 2.000 oiseaux noirs tombent du ciel dans l’Arkansas Beebe. ( Vidéo )
* Les radars météo montre quelque chose d’inhabituel près des oiseaux tombés du ciel (Vidéo)

02-01-2011 – Des centaines de poissons morts près d’Abergavenny au Royaume-Uni (Article)

03-01-2011 - U.S.A. – 90% des populations d’abeilles seraient disparu (Article)

03-01-2011 - Plus de 10 000 oiseaux morts au Manitoba ( Article )

03 -01-2011 – Des oiseaux et des encore poissons morts par milliers en Arkansas. ( Article )

03-01-2011 – Découverte de plusieurs oiseaux migrateurs retrouvés morts au Japon (Article)

03-01-2011 – Kentucky, des femmes rapportent des dizaines d’oiseaux morts. ( Video)

03-01-2011 - Allemagne – 7 Oiseaux de proie et 53 Buses retrouvées mortes (Article )

03 -01-2011 – Au moins 100 tonnes de poissons morts, Paranagua, Brésil. (Article) (Article)

04 -01-2011 – Plus de 600Kg de Mulets retrouvés morts, Lac Maine à Angers ( Article)

04-01-2011 – Des centaines de poissons morts à Sarnia, Ontario (Article )

04-01-2011 – Gilbertsville KY- She found dozens of dead birds in her yard.

04-01-2011 – 450 oiseaux morts près de Baton Rouge(Article)

04-01-2011 – Murray, KY – wildlife officials say several hundred dead birds were found dead.

05-01-2011 – Floride – Des milliers de poissons morts flottaient dansSpruce Creek (Vidéo)

05-01-2011 – 40 000 crabes morts en Grande-Bretagne. (video)

05-01-2011 – Des milliers de crabes retrouvés morts à Kent’s beaches . (Vidéo)

05-01-2011 – Des millions de poissons morts, Chesapeake, Maryland (Vidéo)(Article)

05-01-2011 – Des centaines d’oiseaux morts en Suède ( Vidéo )
05-01-2011 – Illinois ont également trouvé des oiseaux morts ces derniers jours

05-01-2011 – Pélicans, plus de 200 morts et d’autres continuent d’arriver, Caroline-D-N (Article)

05-01-2010 – Des centaines de poissons échoués à Little Bay, Coromandel (Article)

06-01-2011 – Morts en masse de poissons en Floride. ( Vidéo )

05-01-2011 – Michigan – Des centaines de poissons morts à Lincoln Park. (Article)

06-01-2011 – Des essaims d’oiseaux morts ont été trouvés dans Tennessee (Article) ( Article )

06-01-2011 – Des milliers de menhaden sont venus couvrir le sable sur Folly Beach, Caroline-D-S (Article)

06-01-2011 – This morning’s discovery of 200 dead birds on East Texas bridge (Image)

06-01-2011- 25 corneilles mortes ont été trouvées à Indianapolis

07 -01-2011 – Plus de 80 pigeons morts dans sa cour. St-Augustin, Québec ( Audio) (Article) (Article)

07-01-2011 – Dans l’ouest du Texas de Grands groupes de quiscales morts (Article & Vidéo)

07-01-2011 – Troupeaux de pélicans blancs, certains sont encore englués dans le pétrole. (Vidéo)

07-01-2011 – Jyaxing – décès d’environ 2,5 millions de kilos de poissons (Article)

07-01-2011 – Folly Beach – Des centaines de milliers de morts, menhaden sable (Article)

07-01-2011 – Des poissons morts dans l’eau au barrage de Newmont, Ahafo Mine (Article)

07-01-2011 – Des oiseaux morts ont été trouvés par centaines à Nashville (Article)

08 -01-2011 – 8000 Tourterelle tombent du ciel avec un bec bleuté en Italie ( Article traduit )

08-01-2011 – Des centaines d’oiseaux morts survenus dans Taichung, Taiwan (Vidéo)

08-01-2011 – 1.000 tourterelles, ainsi que d’autres oiseaux dont les pigeons, Hongrie (Article)

08-01-2011 – Grand nombre de poissons retrouvés morts dans le lac Iblur, Bengalore (Article)

08-01-2011 – De gros poissons de plus de 3 mètres trouvés morts sur la côte nord de l’Égypte (Article)

09-01-2011 – Plus d’une douzaine d’oiseaux morts repérée le long de l’autoroute du Missouri ( Article)

http://woir.ca/2011/01/oiseaux-poissons-crabes-mamiferes-...


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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Sam 22 Jan 2011, 09:30

Aux Editions Belin le livre de Vincent Tardieu : LE SILENCE DES ABEILLES


Imaginez à quoi ressemblerait un matin dans un monde sans abeilles. Ce n'est pas seulement le miel qui disparaîtrait de votre table. Plus de confiture de groseille, d'abricot ou de marmelade d'orange. Plus de jus d'orange ou de pomme. Plus de café ni de chocolat. Il vous resterait le thé... Au rythme où les populations d'abeilles déclinent, ce cauchemar risque-t-il de devenir réalité? Durant deux ans, Vincent Tardieu a sillonné la France et les Etats-Unis, rencontré des dizaines de chercheurs et d'apiculteurs, compilé près de deux cents publications scientifiques. Il présente ici les résultats d'une enquête exceptionnelle, où l'on découvre que de multiples raisons se conjuguent pour causer le déclin des abeilles: parasites, pesticides, virus, apiculture intensive, appauvrissement génétique, mauvaise gestion de l'espace rural... Il est urgent de comprendre et, surtout, d'agir.

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MessageSujet: Re: Abeilles...«Les servantes du Seigneur»   Sam 22 Jan 2011, 09:37

URGENCE POUR LES ABEILLES -- AGISSEZ MAINTENANT!
Signez la pétition
Au Ministre Français de l'Agriculture M. Le Maire et au Président de la Commission Européenne M. Barroso:

Nous vous appelons à interdire immédiatement l'utilisation des pesticides néonicotinoïdes jusqu'à ce que et seulement si de nouvelles études scientifiques indépendantes prouvent leur innocuité. Le déclin catastrophique des populations d'abeilles pourrait mettre toute notre chaîne alimentaire en danger. Si vous agissez dès maintenant et avec précaution, nous pourrons éviter l'extinction des abeilles.



1,062,474 ont signé la pétition en France et dans le monde.
Aidez-nous à atteindre 1,250,000
Des milliards d'abeilles sont en train de mourir en silence, ce qui met en danger nos cultures et notre alimentation. Et une interdiction généralisée d'un groupe de pesticides toxiques pourrait éviter l'extinction des abeilles.

Mais la France, sous la pression des puissantes industries chimiques, vient de renouveler l'autorisation d'un de ces pesticides. Pour sauver les abeilles, et alors que le débat fait rage pour répondre à cette crise, nous devons faire changer la position de notre gouvernement.

Envoyons un appel gigantesque au gouvernement français, très influent sur la politique agricole européenne, pour faire interdire ces produits chimiques et sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites la suivre à tous, nous la remettrons au Ministre français de l'agriculture Bruno Le Maire et aux décideurs européens:
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