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 La théorie de l'évènementiel

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Sphinx

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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Mer 27 Fév 2008, 23:13

Bon, avant d'en arriver à cet aspect collectif...


Le Soi peut donc s'envisager comme la totalité des options de choix possibles pour un être à un instant de l'éternel présent.

Si le Soi est immature, il n'est pas capable de formuler un choix naturel et spontané en dehors de toute focalisation et de toute peur (sachant que focalisation et peur sont deux aspects directement liés).

De ce fait, au lieu d'entraîner avec lui toutes les options dans celle qui est choisie, et donc d'évoluer en totalité en faisant transiter l'entièreté du Soi à travers son choix, il est lui-même entraîné par la focalisation sur une option particulière par laquelle il ne pourra pas évoluer en tant que totalité, sauf s'il achève au cours de la résolution incarnée de cette option la réintégration de toutes ses mémoires mortes.

Par le fait qu'il ne peut faire évoluer la totalité du Soi dans une option particulière sur laquelle il focalise, la résolution de cette option particulière ne peut pas se dérouler dans l'éternel présent. C'est pourquoi l'incarnation provoquée par la focalisation s'effectue dans un temps altéré, qui "passe" car soumis à une contrainte causale.

Mais si à un moment d'une incarnation particulière, le Soi atteint le point de la complète réintégration de ses mémoires mortes, alors il peut soudain s'incarner en totalité, et transiter totalement à travers la matière: c'est sa vraie naissance.

On peut donc comprendre qu'un Soi est toujours investi en totalité dans une incarnation, même s'il ne peut pas y transiter totalement. C'est ce qui fonde l'authenticité fondamentale de la Personne incarnée.

Mais tant que le Soi n'est pas passé en totalité à travers une incarnation matérielle, il n'est pas encore né.


Amitié,

steph
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Sphinx

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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Mer 27 Fév 2008, 23:44

Donc, d'une façon très logique, un Soi ne peut naître qu'au cours d'une incarnation dans la densité matérielle.

En effet, tant qu'il n'est pas émancipé, il doit s'incarner pour résoudre ses focalisations. Et il ne saurait s'émanciper qu'à partir d'un état où il ne l'est pas!

Le passage à travers la densité matérielle est donc nécessaire pour qu'un Soi intègre son corps, c'est-à-dire sa faculté d'équanimité!

Tel est le corps (énergétique): c'est ce qui rend tout être équivalent aux autres, et toutes les options du choix équivalentes entre elles.


Amitié,

steph
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Juliette

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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Jeu 28 Fév 2008, 01:33

Bonsoir Sphinx ,

Citation : "La faculté de se mouvoir dans le mouvement du choix naturel provient donc d'une "mort" permanente"

"Donc, tant que l'on n'a pas défocalisé toutes
les mémoires mortes passées, on ne peut pas vivre une faculté de choix
totalement libérée dans le présent non plus."




De ce que j'ai pu saisir de ce que tu exprimes Sphinx, il y a quelque chose qui me dérange, qui pour moi est source de confusion c'est l'emploi du terme mort. La mort tout comme la naissance sont un passage.

Dans ce cas de la faculté de se mouvoir, j'incluerai le fait d'une mort et d'une naissance permanente. Et dans le cas de la mémoire morte, je dirai plutôt une mémoire en sommeil.

En fait, l'emploi du terme de la mort, ou être mort ou état de mort etc me renvoi le fait qu'il y a des états à définir qui ne sont pas de l'ordre du fait de la mort. Bon, la j'exprime bien ma confusion.

La mort et la naissance, ne sont-ils pas des termes employés pour définir ces deux moments où l'on arrive sur terre et où l'on quitte la terre ? Et dans ce cas où nous sommes dans l'éternel présent notre naissance et notre mort ces deux moments, sont un même et seul mouvement ? Un choix focalisé ?

Entre quand on se trouve sur terre ? Que se passe t'il ?

Quand on est dans la non acceptation de la faculté de se mouvoir, ne serait-ce pas une perte ? Une difficulté de focalisation qui coute une perte d'énergie, par l'attachement aux choix ?

Que de questions !!

:64:

Juliette
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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Ven 29 Fév 2008, 11:04

Citation :
Le passage à travers la densité matérielle est donc nécessaire pour qu'un Soi intègre son corps, c'est-à-dire sa faculté d'équanimité!

Citation :
Le but de l'incarnation est donc de réintégrer les mémoires mortes de sorte de les réinscrire dans le finalisme (le choix du soi), et de réparer la fracture inévitable que subit l'être nouveau.

"la fracture inévitable" .... "les mémoires mortes qui remontent" ... les images ydilliques qui brulent les derniéres .. j'éspère .. !! scories emotionnelles ...

quand va se terminer ce grand essorage à 10 mille tours ... hein hein ?? quels sont les signes de nos avancées ... ?? avancer d'un pas reculer de deux ... c'est le programme du moment .. à quand l'adoucissant ?? hum ??

merci0000
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Sphinx

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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Ven 29 Fév 2008, 17:46

Bonjour à vous,


Juliette,


La naissance (cosmique) d'un être est en effet un passage... c'est le passage de l'état totalement inerte, immobile, passif, virtuel en somme, à l'état dynamique, mobile, vivant.

Mais gros problème, auquel est confronté l'agent Smith dans Matrix 3: dialectiquement, tout ce qui a un début doit aussi avoir une fin!

C'est le principe circulaire: tout début appelle a propre fin.

L'être naissant est donc au départ soumis à la loi du cycle, tout simplement parce qu'il focalise sur LE début. De ce fait, il refoule la mort... et en devient l'esclave.

Il doit vraiment la subir, car il l'a refoulée. Donc, il finit par mourir, et à ce moment il retourne à l'inertie et la virtualité... à la vie du pur esprit totalement assistée par la conscience divine.

La mort est bien alors un passage entre la dynamique vitale, et l'inertie virtuelle symbiotique du pur esprit .

Pour échapper à cette tyranie de la loi dialectique du cycle, l'être doit devenir lui-même ce cycle, il doit l'intégrer, en acquérir la maîtrise consciente.

Il doit donc apprendre à piloter lui-même son propre cycle de vie. Et pour ça, il doit se faire mourir lui-même, symboliquement (pas de suicide!), avant le terme de sa mort inexorable.

Fermant lui-même le cycle de sa vie, il se fait renaître lui-même, et n'est plus existentiellement dépendant d'autrui : il ne doit plus sa Présence actuelle au Créateur, mais à son propre sacrifice de lui-même! Et c'est bien entendu ce que le Créateur espérait...

En fermant spontanément son cycle, la conscience à la fois complète dialectiquement sa première naissance initiale, et s'approprie la maîtrise du cycle.

Il s'agit d'une mort dans le mental de la Personne... elle est donc bien vécue, mais psychiquement, symboliquement. Elle ne se produit pas concrètement. Car une autre loi dialectique précise que tout sacrifice accepté ne se concrétise pas, et l'acceptation elle-même vaut pour le sacrifice (cf sacrifice d'Abraham).

Donc oui, il s'agit d'intégrer le cycle vie-mort de sorte d'être en une mort-renaissance perpétuelle.


Marie,


oui, je sais, tout le monde déguste un maximum en ce moment, pour ce que j'en vis et ce que j'en entends autour de moi. Pas facile de garder le cap !!!

J'attends aussi l'acalmie...


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Ven 29 Fév 2008, 21:05

Citation :
Donc, tant que l'on n'a pas défocalisé toutes les mémoires mortes passées, on ne peut pas vivre une faculté de choix totalement libérée dans le présent non plus.

Avec la conscience et l'acceptation de cet état de fait, on se libère, tout comme notre faculté de choix pas complètement libre de prime abord!

Citation :
De ce fait, au lieu d'entraîner avec lui toutes les options dans celle qui est choisie, et donc d'évoluer en totalité en faisant transiter l'entièreté du Soi à travers son choix, il est lui-même entraîné par la focalisation sur une option particulière par laquelle il ne pourra pas évoluer en tant que totalité, sauf s'il achève au cours de la résolution incarnée de cette option la réintégration de toutes ses mémoires mortes.

Pas nécessairement, la conscience, encore une fois, fait exister un principe "compléteur de manque" puisé dans la Vie Elle-même!

Citation :
De ce que j'ai pu saisir de ce que tu exprimes Sphinx, il y a quelque chose qui me dérange, qui pour moi est source de confusion c'est l'emploi du terme mort. La mort tout comme la naissance sont un passage.

Mort: intégration d'une négation ou d'une perte, qui sert d'élan à quelque chose de nouveau, donc passage?

Ou néantisation?

Mais est-ce que la néantisation existe?

Citation :
Donc, tant que l'on n'a pas accepté de ne pas avoir défocalisé toutes les mémoires mortes passées, on ne peut pas vivre une faculté de choix totalement libérée dans le présent non plus.[/

Citation :
Donc, tant que l'on n'a pas accepté de pas avoiraccepté de ne pas avoir défocalisé toutes les mémoires mortes passées, on ne peut pas vivre une faculté de choix totalement libérée dans le présent non plus

Vous voyez où se trouve l'évènementiel?

Mille salutations amicales!!!



Alicia
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Sphinx

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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Mer 05 Mar 2008, 20:26

Coucou Alicia,


Citation :
Avec la conscience et l'acceptation de cet état de fait, on se libère, tout comme notre faculté de choix pas complètement libre de prime abord!

C'est exact. La défocalisation passe par une acceptation consciente, une sublimation qui permet de libérer les parties de soi prisonnières.

L'idée n'est pas qu'il est possible de défaire (changer) le passé, mais qu'il est possible d'accepter qu'il soit complété maintenant. Mais cela implique la sublimation du manque concerné...

Citation :
Pas nécessairement, la conscience, encore une fois, fait exister un principe "compléteur de manque" puisé dans la Vie Elle-même!

Cela est en lien avec ma réponse ci-dessus... la seule chose possible pour libérer les mémoires mortes, est en effet d'accepter qu'elles soient "complétées" dans le présent... c'est l'actualisation de la personne.

C'est l'acceptation du caractère irréversible du passé, et la sublimation de l'attachement aux perceptions traumatiques passées.

Mais le "compléteur de manque" dont tu parles n'est en réalité possible qu'en incarnation, car il implique la présence du véhicule causal... impossible en effet d'actualiser des erreurs causales sans un véhicule causal.

Citation :
Vous voyez où se trouve l'évènementiel?

C'est bien pourquoi le lâcher-prise est une réalité en soi qui ne peut pas réellement être atteinte par une spéculation classique.

Mais une spéculation qui intègre sa propre négation, ce qui constitue une pensée dialectique, circulaire, donc non véritablement spéculative, peut mener vers ce lâcher-prise.

Car cette pensée circulaire qui soudain s'annule elle-même dialectiquement, plonge alors comme le Phénix vers sa synthèse centrale, pour renaître à lui-même comme Feu de Vérité.


Bisou,

Stéphane
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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Sam 15 Mar 2008, 22:24

Paradoxe de l'événementiel:


Le but est l'équanimité de conscience.

Mais on ne saurait focaliser sur ce but.


De ce fait, l'équanimité de conscience s'auto-inclut comme aspect équanime: l'équanimité de conscience s'applique à elle-même. Elle ne peut pas revendiquer plus d'importance que la non-équanimité (la focalisation) sinon elle se nie elle-même et devient forcément focalisation...

C'est ce qui en fait une cause-en-soi, une auto-référence perceptive (une conscience de la conscience), et donc c'est ce qui permet une faculté de choix authentique.

En effet, une cause-en-soi est une rupture (séparation-Yang) dans la chaîne causale (lien-Yin), ce qui permet de la "féconder" par choix authentique: seule une cause-en-soi peut être à l'origine d'une nouvelle chaîne causale: tout lien ne peut s'appuyer que sur une séparation authentique.

La conscience de la conscience de la... avec une profondeur de récursivité infinie est ce qui permet la discrimination absolue des polarités dialectiques. Car puisqu'elles sont entrelacées avec une profondeur infinie, il faut une profondeur de perception également infinie pour totalement les discriminer.

Cette profondeur infinie est assurée par l'équanimité complète, forcément auto-inclusive.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Dim 16 Mar 2008, 01:56

Le Soi ne serait pas authentique sans la totalité des options du choix.

Or, si la vie de l'éternel présent propose un sens positif, toujours structurant et naturel, ce sens ne pourrait pas être une réelle option de choix sans l'option opposée du non-sens, de la perversion de la vie.

Le problème est qu'au départ, la conscience inexpérimentée du Soi, confrontée à ce qui n'est qu'une simple option de choix, va éprouver une difficulté à intégrer un aspect de non-sens.

Il va y avoir refoulement de cet aspect par peur de ce qui n'est qu'une option qui n'a pas à forcément se concrétiser.

Et le problème est que la répulsion, qui est une focalisation de conscience, va amener cette option dans l'expérience du Soi afin qu'il y soit confronté.


Pour la conscience, le fait de ne pas pouvoir maîtriser la confrontation avec toutes les options existentielles, entraîne inévitablement une confrontation avec les options refoulées.


Amitié,

steph
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AMBRE

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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Dim 25 Déc 2011, 16:13

Steph et Alicia,
que pensez vous de ceci??



La théorie EEQT ,une théorie en termes d’événements ...

Citation :
Philippe Blanchard et Arkadiusz Jadczyk ont développé une théorie qui, sur le plan formel, est très voisine de la théorie GRW : l’« extension de la théorie quantique en termes d’événements » (“Event Enhanced Quantum Theory”), notée de manière abrégée « EEQT ».
La démarche de ces deux auteurs s’inscrit dans le prolongement des travaux de plusieurs physiciens, dont Henry Stapp, Geoffrey Chew ou Rudolf Haag, qui ont souligné l’importance de la notion d’événement pour une description adéquate du monde.
Ainsi, Blanchard et Jadczyk partent du constat que dans notre monde se produisent des « événements ». Selon eux, un événement possède les caractéristiques d’être à la fois « classique, discret et irréversible ». Jadczyk donne les précisions suivantes :
[Un événement] doit être classique, parce qu’il doit obéir à la logique « oui-non » classique ; il ne doit jamais être dans une « superposition » de l’état est survenu et de l’état n’est pas survenu. Autrement, il ne serait pas un événement.

Il doit être discret. Il doit survenir entièrement. Un événement qui est « approximativement » survenu n’est pas un événement.
Il doit être irréversible, parce qu’un événement inverse ne peut survenir (“it cannot be ‘undone’”).
Cette caractéristique distingue les événements réels de ceux qui sont « virtuels ». Une fois que quelque chose est survenu – il est survenu à un certain instant du temps. Il doit avoir laissé une trace. Même si la trace peut être effacée, l’acte même de l’effacement va changer le futur – mais pas le passé. Nous pensons que les événements, et seulement les événements, poussent la flèche du temps vers l’avant.

Or, il n’est pas possible de rendre compte de tels événements au moyen du formalisme de la « mécanique quantique pure », à savoir la mécanique quantique sans le postulat de projection. Pour cette raison, Blanchard et Jadczyk estiment que la mécanique quantique ne constitue pas une théorie pleinement satisfaisante. Ils résument leur « thèse principale » et la justifient ainsi :
Tout n’est pas quantique. En effet, un monde purement quantique serait mort. Il n’y aurait pas d’événement, rien ne se produirait. Il n’existe pas d’équation d’évolution dans la théorie quantique pure pour expliquer comment les potentialités deviennent des actualités. Et nous savons que le monde n’est pas mort. Nous savons que des événements surviennent, et ce, dans un temps fini. Ce qui signifie que la théorie quantique pure est inadéquate

De tels événements sont supposés survenir lors de processus physiques qui mettent en jeu un « système classique » (par exemple, un appareil de mesure), mais aussi un « système quantique ». Seule l’interaction de ces deux types de système peut produire, selon eux, un « événement ». Un « événement » est alors défini « comme [un] changement de l’état pur [du
système] classique ». Ils supposent, en outre, qu’un tel événement est « accompagné par un saut quantique approprié de la fonction d’onde »qui représente l’état physique actuel du système quantique. C’est donc en raison de son interaction avec un système classique (l’appareil de mesure) qu’un système quantique se trouve toujours, au terme d’une mesure,
dans un état physique actuel qui est bien défini relativement à l’observable mesurée.
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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Lun 26 Déc 2011, 13:03

Bonjour Nathalie,


la réponse à ceci n'est pas simpliste.

On peut dire en effet, que sans événement, il n'y a pas de vie. Ce qui pose problème, ce n'est donc pas la notion d'événement en elle-même, mais la façon dont l'être gère l'événementiel.

En effet, dans un pur état quantique, on peut considérer que seule la trajectoire circulaire pure est suivie, ce qui est fondamentalement morbide. Donc, c'est seulement le Principe circulaire qui est à respecter, et qui est une moyenne circulaire, et non pas une trajectoire circulaire stricte.

Ce qui caractérise donc la réalité non-dualiste... est une intégration de la dualité dans un état au-delà de la dualité. Ce qui signifie en clair qu'il n'existe pas d'état quantique pur, mais qu'il existe seulement un état d'intégration quantique de la dualité.

Concrètement, l'événement fondamental de la dynamique Sacrée, lorsqu'elle est affiirmée, est le passage par la fin/début de cycle, là où le Principe circulaire doit être respecté sur le cycle qui s'achève, contrôle réalisé par Christ, qui intègre le potentiel central. Ce passage en tant que synthèse du cycle circulaire, est l'événement de mort (du cycle) et de naissance (du nouveau cycle). C'est l'événement qui transparaît donc à travers tous les événements (secondaires) de la trajectoire du cycle.

On peut dire aussi que le problème de la gestion dualiste des événements est que ces événements ne sont pas égaux entre eux. Ce qui crée une fascination et une addiction événementielle, qui d'une façon pratique fait s'effondrer le potentiel dans la décohérence de la densité, parce qu'il n'y a pas de respect du Principe circulaire dans une gestion chaotique, totalement dualisée, des événements.

La gestion quantique des événements, par contre, sans pour autant supprimer les événements, ce qui supprimerait aussi la vie, intègre ces événements dans le Principe circulaire, par l'affirmation d'une équanimité de conscience fondamentale.

C'est donc parce que la Rencontre du Couple Sacré met en place une certitude existentielle inexpugnable, que d'un autre côté, l'événementiel est possible, avec même investissement conscient, sans que pour autant cet événementiel ne devienne jamais addictif, car il est toujours intégré dans le Principe circulaire.

C'est ce qui rend compte de la liberté de choix du Couple Sacré: aucune addiction événementielle malgré une faculté de s'investir dans l'événmentiel, car celui-ci est toujours intégré dans le Principe circulaire.


S'il fallait résumer le texte que tu cites, à partir de la dialectique et ses aspects fondamentaux, il suffirait juste de dire que la forme circulaire pure est effectivement morbide, et que donc sa réalité vitale ne réside pas dans sa forme, mais dans son Principe qui lui, reste ouvert à une liberté formelle, avec la seule restriction du respect cyclique de la circularité en tant que moyenne.

Le Principe circulaire est donc l'élément dialectique qui traduit le caractère non parfaitement "pur" de l'état quantique fondamental.

C'est une autre façon de dire que ce n'est pas une logique neutralisante qui peut rendre compte de la réalité de l'Etre, mais une logique positiviste, qui est celle de la Vie.


Une autre façon de le dire, ce qui rejoint aussi le texte cité, est que les réalités paradoxales de l'état quantique réalisé/non-réalisé, ne sont pas forcément simultanées, mais seulement instantanées, bien que successives.

Je m'explique: la dynamique Sacrée possède une vitesse angulaire infinie, si bien qu'en rotation perpétuelle, elle peut aussi simuler une immobilité parfaite. Et donc, même si ses événements sont successifs, ils sont aussi, de façon parfaitement simulée, simultanés, car ils se produisent instantanément.

Or donc, dans le véritable état quantique "non-pur", ce qui est important est que les événements successifs, mais instantanéisés par la dynamique Sacrée, respectent en synthèse le Principe circulaire.

Donc, ce n'est pas tant qu'un événement doive être à la fois réalisé et pas réalisé, mais que deux événements (ou plus) se comportent en synthèse d'un cycle de la dynamique Sacrée COMME SI les états réalisé et non-réalisé étaient respectés et simultanés, alors que d'ujne façon pratique, vitale, ce n'est pas le cas: le respect du Pricnipe circulaire et la vitesse angulaire infinie qui en résulte, donnent le change parfaitement.

On peut dire alors que la vie est totalement permise car la morbidité est intégrée, ses effets pervers désactivés par une simulation parfaite de la perfection, bien que pratiquement, il n'y ait pas de perfection.


Voilà un peu les réactions d'un dialecticien à ce que tu cites.



Bisouxxx,

steph
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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Lun 26 Déc 2011, 14:28

Dans le même ordre d'idée, on peut donc dire que l'état quantique "pur" correspond à l'illusion de la perfection formelle circulaire, et donc au mirage de l'Age d'Or originel, qui hypnotise certains êtres jusqu'à la régression narcissique totale.

Dans ce cas, parce qu'il y a focalisation sur la perfection formelle, l'événementiel, auquel la vie ne peut échapper, devient comparativement de plus en plus singulier, et donc addictif, hypnotisant, ce qui entraîne la pression régressive.

Alors que dans la réalité non-dualiste, l'événementiel ne peut compromettre l'équanimité de conscience, bien qu'il conserve une singularité, mais qui est systématiquement contrebalancée sur chaque cycle par le respect du Principe circulaire. L'addiction de la singularité événementielle ne prend donc jamais racine.


Au final, dans la vraie Vie, ce n'est pas seulement l'équanimité de conscience qui prévaut: elle n'est là que pour permettre l'investissement événementiel sans devoir en supporter la morbidité addictive.

Il faut comprendre de tout cela, que la réalité non-dualiste, quantique/dialectique, n'est pas un état "pur", car la pureté est foncièrement morbide. L'état quantique/dialectique est donc un état qui, tout en permettant la Vie, désamorce la morbidité de la perfection par une simulation dynamique, mais parfaite, de cette perfection. C'est la réalité non-dualiste du Couple Sacré.

Il faut garder à l'esprit que cet état quantique/dialectique est dans la prolongation des états dualisés, comme un "moment" à la limite de la dualité. On peut prendre comme comparaison la vision à l'aide d'un instrument optique constitué de plusieurs lentilles. Si les lentilles sont mal réglées, l'image sera floue, car multiple (dualisée). Si le réglage des lentilles est correct, l'image sera nette, car unifiée.

Pourtant, la netteté n'est qu'une production "à la limite" de la continuité des réglages flous, dualisés. Rien ne distingue fondamentalement cet état bien réglé des autres états mal réglés, sauf que ,dans ce cas, l'image est nette. Non pas qu'elle n'est plus dualisée en fait, mais la dualité à été intégrée dans une unification de sorte qu'elle ne se perçoive plus.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Lun 26 Déc 2011, 14:45

On doit aussi considérer que la prise en charge du potentiel existentiel ne peut se réaliser effectivement qu'à travers des événements. La question de la prise en charge étant donc, comme déjà dit, la gestion pratique de ces événements.

Si la gestion de ces événements se fonde sur un point de vue unilatéral, individualiste, unipersonnel, la prise en charge du potentiel est caduque, ce qui se solde par une décohérence de l'onde de potentiel dans la densification matérielle.

Si la gestion de ces événements se fonde sur un point de vue au minimum conjugal (Couple Sacré), alors la prise en charge du potentiel est intégrale, car orchestrée par le Principe circulaire, qui donne le change au besoin fondamental de perfection, et désamorce la Prédation du potentiel entre les versions polarisées de la réalité.

En quelque sorte, le Prédateur est subjugué par la perfection simulée de la dynamique Sacrée (cela correspond symboliquement au fait de "charmer le serpent avec une flûte"), et les polarités ne sont plus, elles, hypnotisées par la singularité prédatrice des événements.

C'est l'intégration du Dragon.


Amitié,

steph



Dernière édition par Sphinx le Mar 27 Déc 2011, 20:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La théorie de l'évènementiel   Lun 26 Déc 2011, 16:27


Mais attention, il ne faudrait pas croire que la dynamique Sacrée est un subterfuge manipulatoire.

En fait, le potentiel (le Prédateur) est subjugué, car il est totalement, réellement, pris en considération, par la simulation du Couple Sacré, simulation qui est, paradoxalement, existentiellement authentique.

C'est de cette façon que l'Antique Serpent du Chaos, est intégré au Coeur du Couple Sacré ( Sinusoïdale de Séparation).

C'est dans ce Sens que l'Alliance entre l'Etre et le potentiel Christique se réalise. Cette Alliance sonne l'avènement de la Signification de l'Etre.


Amitié,

steph
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La théorie de l'évènementiel
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