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 Qu'est-ce que l'anthroposophie ?

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AMBRE

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MessageSujet: Qu'est-ce que l'anthroposophie ?   Sam 02 Juin 2007, 10:38

Qu'est-ce que l'anthroposophie ?

L’anthroposophie…

Qu’est-ce que l’anthroposophie ? Ce n’est pas quelque chose qui se laisse volontiers contenir dans une définition claire et précise. Tentons néanmoins de lever un coin du voile…

Étymologiquement, « anthropos » signifie homme ; « sophia » étant communément traduit par sagesse. Rudolf Steiner, fondateur de l’anthroposophie, en parle ainsi : « Au fond, anthroposophie ne doit pas être autre chose que cette sophia, cet état de conscience, cette expérience de l’âme humaine qui rend l’homme pleinement humain. L’interprétation correcte du mot ‘anthroposophie’ n’est pas ‘sagesse de l’homme’, mais ‘conscience de son humanité’. » (1923, Stuttgart).

L’anthroposophie propose une conception de l’être humain, de la vie et de l’univers élargie à la dimension spirituelle. Elle peut être considérée comme un enseignement, mais elle se veut avant tout une démarche. Une démarche de connaissance et de développement spirituel, à conduire dans la clarté de la conscience. Une démarche personnelle et intérieure, au service d’un engagement dans le monde. L’anthroposophie est une source d’inspiration qui se révèle féconde, donnant naissance à de nombreux résultats et réalisations concrètes.

http://home.scarlet.be/~antropve/AViB%20site/Site%20Frans/Anthroposophie.html


L'anthroposophie est une conception spiritualiste de l'homme et de l'univers. Cette conception obéit à ce qu'on appelle le principe anthropique fort, c'est-à-dire que dès le début de l'évolution de notre univers, l'être humain en fait partie du moins en tant que germe spirituel et la finalité de l'univers est le développement de l'homme. Dans cette conception, le Logos ou Verbe, qui s'est incarné dans le Christ, joue un rôle central. L'homme y est considéré comme un être en évolution et son entité spirituelle progresserait de vie en vie se revêtant chaque fois d'un corps et d'une personnalité résultant de son karma. Entre ses incarnations, l'entité spirituelle de l'être humain assimilerait et métamorphoserait en forces et en facultés les fruits de sa vie sur terre, et préparerait son incarnation suivante avec l'aide des hiérarchies célestes.

L'anthropo-cosmogenèse de Steiner est sensée décrire l'évolution de l'homme dans ses rapports avec l'univers. L'être humain actuel y est présenté en tant que microcosme à l'image du macrocosme. L'anthroposophie considère l'être humain en tenant compte de ses corps suprasensibles et de ses composants spirituels. Cela lui permet de développer une conception holistique de l'être humain, féconde en anatomie, en physiologie, en médecine, etc. La nature est toujours considérée en tenant compte de ses rapports avec le cosmos, et l'univers et la terre sont davantage considérés comme des êtres vivants que comme des super-mécanismes régis par le hasard. Dans la nature et dans l'homme, l'anthroposophie examine surtout les processus, les relations dynamiques, les métamorphoses à la manière de Goethe, tout en tenant compte du suprasensible.

L'anthroposophie actuelle ne rejette pas la science, mais elle tente de l'élargir en incluant le suprasensible dans ses hypothèses. La science en ignorant le suprasensible ne peut construire que des théories tronquées. La science actuelle est encore essentiellement kantienne. Elle a bridé la connaissance qu'elle pouvait avoir de l'homme et de l'univers en décrétant avec Kant que la connaissance était limitée à ce que peuvent percevoir nos sens et leurs extensions que sont les appareils de mesure, c'est-à-dire au monde sensible. Steiner dans son œuvre philosophique a réfuté théoriquement ce dogme kantien.
L'anthroposophie affirme que l'homme possède la faculté de développer de nouvelles facultés de perception lui permettant d'obtenir des informations sur les mondes suprasensibles. De plus elle est sensée montrer la voie pour y parvenir. Une fois les facultés développées, dit Steiner, il est tout à fait possible de travailler avec la rigueur d'un scientifique.
voir aussi http://fr.wikipedia.org/wiki/Anthroposophie


Citation :
Rudolf Steiner est un Autrichien né le 25 février 1861 à Doljnji Kraljevec en Croatie et mort à Dornach en Suisse le 30 mars 1925.

Il est le fondateur de l'Anthroposophie, enseignement spirituel fondé sur un corpus de techniques essentiellement méditatives et psychophysiologiques, visant à restaurer l'harmonie entre l'Homme, l'Univers et ce que Steiner désignait comme les « mondes supérieurs ». Grand admirateur de Goethe, il s'illustra comme philosophe, homme de lettres, dramaturge, architecte, et surtout promoteur de nouvelles méthodes d'enseignement fondées sur la recherche d'une clairvoyance spirituelle. Il est à l'origine de projets aussi divers que les écoles Waldorf, l'agriculture biodynamique, les médicaments et produits cosmétiques Weleda, le mouvement Camphill et la Communauté des Chrétiens. Il a été secrétaire général de la section allemande de la Société théosophique.

Steiner concevait l'histoire comme une évolution dont la pensée individuelle est le plus récent aboutissement dont les grandes découvertes de la Renaissance et de la Révolution industrielle découlent. L'Histoire est elle même nourrie par les expériences évolutives individuelles qui se déroulent au travers de nombreuses existences ou incarnations successives.

Il voyait le domaine spirituel comme étant relié au domaine physique par l'intermédiaire de l'activité de la pensée humaine. Steiner a décrit son système anthroposophique en ces mots :

« L'Anthroposophie est un chemin de connaissance qui voudrait conduire le spirituel en l'être humain au spirituel en l'univers. Elle apparaît comme un besoin du cœur et du sentiment. Elle doit trouver sa justification dans le fait qu'elle est en mesure de donner satisfaction à ce besoin. Seul peut reconnaître le bien-fondé de l'anthroposophie celui qui trouve en elle ce qu'il est pour lui une nécessité de chercher à partir de son propre être intérieur. Ne peuvent de ce fait être anthroposophes que des hommes qui éprouvent certaines questions sur l'essence de l'homme et sur le monde comme une nécessité vitale, de même que l'on éprouve la faim et la soif. »
Rudolf Steiner, 1924, in Les Lignes directrices de l'anthroposophie

Les écoles Steiner-Waldorf accueillent dans le monde 180 000 élèves dans près de 900 écoles et plus de 1 600 jardins d'enfants.
En France, ce sont 2 300 élèves qui sont scolarisés dans 21 écoles et jardins d'enfants.

Elles dispensent une pédagogie originale, humaniste, ouverte sur le monde et respectueuse de l'enfant dans toutes ses dimensions.

L'école Steiner-Waldorf : Pourquoi ?
La transmission des savoirs ne suffit pas
La crise de l'école montre partout la limite des systèmes d'enseignement qui visent exclusivement l'entraînement de l'intellect et la transmission des savoirs abstraits. L'absence d'un pluralisme pédagogique véritable prive notre pays des expériences et de l'émulation qui pourraient le conduire à considérer des voies de changement insuffisamment explorées jusque-là. L'école Steiner-Waldorf, depuis 75 ans, est fondée sur l'idée de la liberté de l'homme, convaincue que l'amour, la confiance et l'enthousiasme, aux lieu et place de l'ambition, la crainte et la compétition, dotent les enfants de la sérénité et des forces qui leur seront indispensables pour avancer dans un monde incertain, y réaliser leur projet d'existence, en contribuant au progrès de l'homme.

Croire en chaque enfant
Accueillir l'enfant à l'école, cela signifie le reconnaître dans sa personne individuelle, établir avec lui une relation de confiance et de responsabilité dans la continuité. Lorsque ces bases sont posées, l'école peut alors répondre aux besoins fondamentaux de l'être humain en développement qui lui est confié. La tâche de l'enseignant devient alors de favoriser l'épanouissement de chaque enfant dont il a la charge, de l'accompagner vers la découverte de sa voie originale.

L'école Steiner-Waldorf : Pour qui ?
Pour tous les âges, de la maternelle au Lycée
Une école complète, pratiquant la pédagogie Steiner-Waldorf est un établissement intégré : maternelle, primaire et secondaire, accueillant des élèves du jardin d'enfants (trois ans environ) aux classes de lycée. Elle reste à taille humaine : 400 à 450 élèves, 25 à 30 élèves par classe.

Pour tous les publics
L'établissement est accessible à tous les enfants sans distinction d'aucune sorte, ethnique, sociale, politique ou religieuse. L'école Steiner-Waldorf considère que les activités politiques, confessionnelles ou commerciales ne relèvent pas de ses buts. Elle refuse le sectarisme sous toutes ses formes.

Dans le monde entier
Répondant à une demande en constante évolution, cette pédagogie se développe dans le monde entier (voir "les écoles").

Un accueil adapté à tous les enfants
Tous les enfants sont susceptibles de s'intégrer et de réussir dans le cadre de la pédagogie Steiner-Waldorf : qu'ils soient plutôt intellectuels, manuels, artistes ou même qu'ils aient des difficultés particulières. Le dialogue constant entre parents et enseignants permet de définir pour chaque enfant le parcours le mieux adapté.

L'école Steiner-Waldorf : Comment ?
L'unité des cycles d'enseignement pour réussir
L'organisation de l'établissement, de la maternelle au lycée, établit les bases de la continuité, élément essentiel de la progression harmonieuse de l'élève et du traitement préventif de l'échec scolaire. Elle évite les ruptures aux étapes de plus grande fragilité de l'enfant : entrée en scolarité, entrée au collège, adolescence, orientation.

L'accueil périscolaire : le jardin d'enfants
Avant l'entrée dans le cycle primaire, on offre à l'enfant la possibilité de vivre des expériences multiples et riches à travers le jeu, les contes, les rondes, les mouvements, les rythmes, les couleurs, les sons, le chant auxquels il se lie par sa faculté d'imiter l'adulte. Cela favorise un développement harmonieux des facultés préliminaires (spatialisation, etc.) qui va permettre d'installer celles-ci avec plus de sécurité et de profondeur.

Les classes primaires
Les apprentissages proprement scolaires commencent à l'âge de sept ans environ. Un même professeur principal, assisté de professeurs spécialisés (langues, art, activités manuelles, sport), prend en charge une classe d'âge pendant toute la durée du cycle primaire. L'enseignement procède par images vivantes. L'enfant fait d'abord les choses avant de les aborder par l'abstraction.

Le secondaire
Disposant d'une meilleure maîtrise du principe de causalité, l'adolescent peut progresser maintenant vers l'abstraction et développer un jugement réellement autonome. Toutes les matières sont enseignées dans l'optique d'un éveil aux problèmes du monde actuel et à la responsabilité de l'homme en tant qu'acteur dans le monde. L'enseignement est confié à une équipe de professeurs spécialistes de leur discipline qui interviennent dans les différentes classes du collège et du lycée pour garantir la cohérence de l'accompagnement des élèves et de leur progression.

Autonomie et convergence avec l'Éducation nationale
L'établissement recherche une pleine autonomie tant au plan de la pédagogie qu'à celui des programmes. Il s'astreint cependant à rejoindre des paliers de convergence avec les programmes de l'Education nationale de façon à permettre la mobilité des élèves qui la souhaitent.
L'objectif poursuivi est l'épanouissement aussi large que possible de toutes les potentialités, intellectuelles, artistiques, manuelles, corporelles de l'élève. Il n'y a donc pas d'orientation précoce en cours de scolarité. Tous les élèves, quelles que soient leurs capacités, poursuivent ensemble leur scolarité jusqu'à 17 ans. A partir de la seconde, des enseignements optionnels sont offerts aux élèves qui se préparent aux examens.

Des méthodes originales
L'intégration sociale
L'un des objectifs de l'école est de former de futurs citoyens qui trouveront leur place dans la société et de les préparer à enrichir la vie sociale de leurs potentialités et aspirations individuelles. Le respect de chaque enfant doit permettre aux moins doués intellectuellement d'accéder à un niveau de culture générale satisfaisant, cependant que les moins manuels trouvent une stimulation dans l'exercice des activités pratiques et artistiques. Les stages en troisième dans le monde agricole, en seconde et en première dans le monde industriel et social, ancrent leurs connaissances théoriques dans la réalité. Le fait que ces enfants grandissent ensemble pendant plusieurs années permet d'insister sur l'attention aux autres et offre l'avantage de les sensibiliser aux règles qui régissent la vie en société.

L'ouverture sur le monde
Notre société est ouverte sur le monde. Dans la pédagogie Steiner-Waldorf, l'apprentissage de deux langues vivantes commence dès le cours préparatoire. De nombreux échanges avec d'autres écoles Steiner-Waldorf à l'étranger (Allemagne, Angleterre, Canada, États-Unis, etc.) favorisent la consolidation des acquis. Mais la compréhension d'autres cultures commence par l'apprentissage de la nôtre. L'éducation civique et l'histoire de notre civilisation ou celle des religions sont des bases indispensables à l'ouverture d'esprit.

Évaluation des études
Suivi, rapports et notations
Le suivi par le même professeur (instituteur) durant tout le premier cycle offre à celui-ci la meilleure possibilité d'évaluer exactement où se trouve chacun de ses élèves dans sa progression. Les rapports constants des professeurs entre eux et avec les parents permettent de mener à bien les missions d'évaluation. Parce que les notes ne sont qu'un reflet partiel des connaissances de l'enfant, elles sont remplacées, pour le cycle primaire, par un rapport annuel présentant un portrait de l'enfant et de son comportement. Il témoigne du parcours de l'élève et de son atteinte des objectifs fixés, il décrit ses points forts et ses points faibles. À partir du collège, l'adolescent a acquis une maturité suffisante pour ne pas conditionner l'acquisition des connaissances à l'obtention d'une note. Les bulletins sont alors plus fréquents et un système de notation classique est introduit.

Travail de fin d'étude ("chef-d'œuvre")
Pendant la durée de sa douzième classe (1re des lycées), chaque élève est invité à produire un travail individuel sur un sujet original de son choix : réalisation manuelle ou artistique, littéraire, scientifique, technique ou sociale. Ce chef-d'œuvre comporte une partie pratique, une étude théorique et une présentation orale devant l'ensemble de l'école : invités, professeurs, parents et camarades. Là encore l'élève est amené à montrer les degrés de maîtrise et d'autonomie qu'il a atteints et à témoigner de ses aptitudes et résultats.

Les résultats du bac
Moins d'élèves sur le bord du chemin
Une étude menée en 1997 sur les six premières promotions d'élèves issues d'un établissement Steiner-Waldorf venant de se doter des classes de lycée (seconde et première) a montré que 63% des élèves repérés au niveau d'une classe équivalente d'une sixième de collège ont poursuivi leur scolarité jusqu'à obtenir le baccalauréat.
La moyenne enregistrée dans l'Education nationale était de l'ordre de 49% en 1997.

D'excellents résultats au baccalauréat.
Le recensement des résultats sur quatre années (1995 à 1998) dans quatre des écoles qui proposent des classes de collège et de lycée donne le chiffre suivant : 85% de succès au baccalauréat pour les élèves présentés un an après qu'ils ont quitté la classe de Première des écoles Steiner-Waldorf. Ce chiffre passe à 91% si on y inclut les élèves ayant passé le bac deux ans après leur sortie de Première. Le chiffre enregistré par l'Education nationale pour la moyenne des quatre années considérées est 77%.

Sources consultées :


"Repères, références, statistiques", édition 1999, Ministère de l'Education nationale, de la recherche et de la technologie
"L'école Rudolf Steiner", 3e édition, novembre 1998, Fédération des Ecoles Steiner en France
Statistiques des différents établissements Steiner-Waldorf.


Une démarche vers la qualité
Répondre aux besoins de la jeunesse dans un monde en transformation
Depuis plusieurs dizaines d'années les écoles Steiner-Waldorf en France inscrivent leur action dans une perspective pédagogique originale pour laquelle la qualité a toujours été centrale, par la richesse des enseignements prodigués et la relation humaine respectueuse entre l'enfant et le professeur.

Aujourd'hui les écoles Steiner-Waldorf veulent aller plus loin. Elles s'engagent collectivement dans une démarche qualité structurée, dans un esprit de citoyenneté, de service aux familles, d'efficacité renforcée des moyens mis en œuvre, de transparence sur les résultats obtenus et de partenariat avec les acteurs concernés.

Des exemples internationaux
Une telle démarche s'inspire de l'expérience fructueuse et reconnue par les pouvoirs publics dans plusieurs pays européens : en Allemagne, en Suisse et au Royaume-Uni notamment.
En France elle constitue une démarche novatrice qui manifeste la volonté des écoles Steiner-Waldorf d'être des partenaires responsables auprès de tous ceux qui sont aujourd'hui préoccupés par l'avenir de la jeunesse dans un monde en transformation. Une méthodologie rigoureuse sera mise en œuvre, tenant compte de la nature de l'activité pédagogique et de la situation spécifique de chaque école. Des conseils seront sollicités auprès d'experts. Dans chaque situation un diagnostic sera réalisé permettant d'identifier les atouts, les points faibles et les principaux axes de progrès correspondants. Chaque école mettra en œuvre son programme de travail en fonction de sa situation propre, en liaison avec la Fédération des Écoles Steiner-Waldorf en France.

En Suisse et au Royaume-Uni
Différents pays d'Europe ont engagé des démarches similaires. En Suisse les écoles Steiner-Waldorf ont développé un projet collectif intitulé "Chemins vers la qualité". Elles ont défini leurs propres objectifs de qualité et leurs propres méthodes d'évaluation. Leur projet a été reconnu par les autorités responsables de l'enseignement dans le pays. La plupart des écoles suisses appliquent aujourd'hui ce modèle. Au Royaume-Uni un code de conduite est établi depuis trois ans. Il est rendu public et toutes les écoles l'ont signé. Il porte sur les éléments suivants : la qualité de l'enseignement, la formation continue, les systèmes d'évaluation des élèves et des enseignants, les systèmes d'organisation administrative et de gestion économique des établissements scolaires.
Pour en savoir plus :
Programme de formation des coordinateurs(trices) Qualité
Compréhension de la qualité selon "Chemin vers la qualité"
http://www.steiner-waldorf.org/index.html[/center]


Dernière édition par AMBRE le Mer 15 Juin 2016, 17:50, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que l'anthroposophie ?   Sam 02 Juin 2007, 10:39

[b]La librairie
Liste d'ouvrages que vous pouvez acquérir auprès de la Fédération des Ecoles Steiner-Waldorf en France

36, rue Gassendi
75014 Paris
Tél : 01 43 22 24 51
Fax : 01 43 22 14 29

Ou en vente à distance en renvoyant ce bon de commande.




Rencontre avec les quatre sens corporels
de Philippe Perennès
format poche
76 pages, 10 €

S’incarner sur cette terre, c’est entrer le plus profondément, le plus véridiquement possible en contact avec les réalités qui nous entourent. Seules les perceptions sensorielles établissent ce trait d’union entre nous et notre environnement. Au final, tous les problèmes que nous pouvons rencontrer en ce début de XXIè siècle peuvent être ramenés à des difficultés de perception qui nous coupent aussi bien des autres que de nous-même. Aussi, rien n’est plus urgent que de rendre à nos sens leur véritable place et de dénoncer les attaques qui les ébranlent jusque dans leurs fondements. C’est à cela que s’emploie cet essai.


Zusammen lesen
Lde Roswitha Garff
Nombreuses illustrations en couleur
128 pages, 15 €

Zusammen lesen est le fruit du travail pédagogique de Roswitha Garff, qui enseigne l’allemand dans les classes primaires de l’école Steiner-Waldorf de Verrières-le-Buisson (Paris) depuis plus de vingt ans. Ce recueil de textes en langue allemande, aux illustrations soignées de Colomban Gaillard et de Jacques Monteaux, invite le jeune lecteur à une promenade poétique au fil des saisons. Il constitue un support intéressant pour le cours d’allemand
Voir un extrait
Lire la critique (en allemand)



La dyslexie, petite enfance et prévention de Josiane Grou
Nombreuses illustrations couleur
192 pages, 13,50 €

L'importance du soin apporté à la construction de l'enfant dans ses premières années, souligné si souvent par Rudolf Steiner il y a un siècle, se trouve aujourd'hui confirmée par les travaux scientifiques ; un des mérites de l'ouvrage, et ce n'est pas le moindre, est de proposer des moyens de prévention. Au fil de la lecture une cohérence se dégage, montrant avec évidence que lorsque les besoins réels, profonds des enfants sont perçus et satisfaits, la dyslexie a beaucoup moins de chance de se manifester.


L’école qui fait aimer l’école
DVD couleur, Leelou films
Réalisé par Denise Gilliand à l'école Rudolf Steiner de Lausanne
Durée 67 mn
17 €

A l’ère de la gameboy et de la télévision, quel rôle doit avoir l’école ? Peut-elle préserver nos enfants de la violence et du mal vivre adolescent ? « L’école qui fait aimer l’école » est le portrait vivant d’une école Rudolf Steiner. Coup de cœur pour une pédagogie qui parvient à transmettre des valeurs et des connaissances dans le respect de l’individualité de chaque enfant, tout en renforçant sa santé et son sentiment d’appartenance au monde environnant.

En bonus, un entretien de 23 mn avec Jacques Dallé, délégué général de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en Francee dans leurs fondements. C’est à cela que s’emploie cet essai.



L’Art de l’éducation propose à travers quelques exemples une illustration de la pensée pédagogique de Rudolf Steiner. Pour la première fois en français paraît, en deux volumes, une sélection d’articles édités au fil des ans dans la revue allemande Erziehungskunst.
Ces deux volumes s’adressent autant aux professeurs qu’aux parents des écoles Steiner-Waldorf et à toute personne, professionnelle ou non, intéressée par les questions d’enseignement et d’éducation. Ils constituent une approche vivante et une illustration non dogmatique de l’esprit et des méthodes selon lesquelles sont abordées les différentes disciplines au sein de ces écoles.

Le premier volume, Connaître et comprendre les hommes, est consacré aux apprentissages fondamentaux dans les classes de primaire ; le second volume, Observer et comprendre le monde à la puberté, concerne le classes de collège et plus particulièrement l’enseignement des sciences.

L’Art de l’Education, tome 1
Les apprentissages fondamentaux dans les écoles Steiner-Waldorf
Connaître et comprendre les hommes
144 pages, format 150 x 225 mm
18 €


L’Art de l’Education, tome 2
L’approche scientifique dans les écoles Steiner-Waldorf
Observer et comprendre le monde à la puberté
144 pages, format 150 x 225 mm
18 €

L’Art de l’éducation propose à travers quelques exemples une illustration de la pensée pédagogique de Rudolf Steiner. Pour la première fois en français paraît, en deux volumes, une sélection d’articles édités au fil des ans dans la revue allemande Erziehungskunst.
Ces deux volumes s’adressent autant aux professeurs qu’aux parents des écoles Steiner-Waldorf et à toute personne, professionnelle ou non, intéressée par les questions d’enseignement et d’éducation. Ils constituent une approche vivante et une illustration non dogmatique de l’esprit et des méthodes selon lesquelles sont abordées les différentes disciplines au sein de ces écoles.

Le premier volume, Connaître et comprendre les hommes, est consacré aux apprentissages fondamentaux dans les classes de primaire ; le second volume, Observer et comprendre le monde à la puberté, concerne le classes de collège et plus particulièrement l’enseignement des sciences.

Conseils - Rudolf Steiner
Réunions avec les professeurs de l’école Waldorf de Stuttgart
Tome 1 – 1919/1921
27 €

Rudolf Steiner a tenu soixante-dix Conseils de professeurs avec le collège des enseignants de l'école Waldorf qu'il dirigeait ; le premier le 8 septembre 1919 au lendemain de l'ouverture solennelle, le dernier le 3 septembre 1924. Ce premier tome couvre la période de 1919 à 1921.
Ces Conseils constituaient une formation continue pour le corps enseignant de la première école Waldorf de Stuttgart. Ils représentent un complément important aux cours fondamentaux donnés aux professeurs par Rudolf Steiner avant et après la fondation de l'école.
A travers sept thèmes récurrents, Rudolf Steiner montre comment développer concrètement un organisme-école à partir des possibilités réelles des hommes qui y oeuvrent, des conditions locales et de ce que permet l'époque pour réaliser une école qui aura sa forme propre.


Histoires d'animaux
Ouvrage écrit par Gerbert Grohmann et illustré par des professeurs et anciens élèves des écoles Steiner-Waldorf
168 pages, 210 x 210 mm, nombreuses illustrations en couleur et n/b
22 €

Ouvrage de lecture destiné aux enfants de dix à quinze ans et plus largement à tous ceux qui sont passionnés par la découverte du monde animal. Divisé en seize chapitres, il comporte de nombreuses illustrations en couleur.

Gerbert Grohmann est également l’auteur d’une Histoire des plantes.

La progression de la peinture et du dessin dans les écoles Steiner-Waldorf
Un essai de Bernadette Hégu
2003, 71 pages, format 210 mm x 297 mm
8 planches comprenant 111 dessins en couleur
20 €

De quelle nature est l'activité de peinture ?
Cette étude sur l'évolution de la peinture dans le plan scolaire des écoles Steiner-Waldorf s'adresse à des personnes, artistes, éducateurs, instituteurs, parents, médecins concernés par la transformation du monde-image chez l'enfant et l'adolescent. Elle peut être utile autant pour la pédagogie générale que pour la pédagogie curative.

Être, créer, connaître.
Quels chemins pour une éducation aujourd'hui ?
Actes du colloque du 18 septembre 2004 à la Maison du Brésil (Paris)
168 pages, format 125 x 190 mm
10 €

Dans une époque marquée par le désenchantement, l'éducation se trouve sur une ligne de crête entre certitude et fragilité, affirmation et question...
Les thèmes de la spiritualité, de la créativité et de la rencontre humaine seront au c˛ur de nos échanges. Il s'agit de créer le climat juste pour découvrir sens et valeurs d'avenir avec le sérieux et la légèreté joyeuse qu'appelle toute réflexion sur l'enfant. Cette rencontre veut offrir l'occasion d'un dialogue authentique entre des partenaires qui cherchent de nouvelles voies dans le respect d'une éducation humaniste, ouverte et pluraliste.

La géométrie dans les écoles Steiner-Waldorf - Tome 1
Épuisé - réédition en cours
Du dessin de forme au tracé géométrique dans les quatre premières classes
Ernst Schuberth
2003, 95 pages, nombreuses illustrations
17 €

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que l'anthroposophie ?   Sam 02 Juin 2007, 10:40

La Fédération des Ecoles Steiner en France édite le premier tome d'une série consacrée à la géométrie dans les écoles Steiner-Waldorf. Cet ouvrage d'Ernst Schuberth concerne le dessin de forme dans les quatre premières classes. Les deux autres tomes traiteront de la géométrie à main levée dans les 4e et 5e classes et de l'étude des lois géométriques dans la 6e classe. Ce premier tome constitue un outil de découverte et de travail pour les professeurs, les parents et toutes les personnes curieuses d'approfondir des domaines originaux de la pédagogie Steiner-Waldorf.

La géométrie dans les écoles Steiner-Waldorf - Tome 2
Approche comparative des figures géométriques de base
Quatrième et cinquième classes
Ernst Schuberth
2004, 95 pages, nombreuses illustrations
17 €

Du travail à main levée aux constructions de base réalisées avec la règle et le compas, Ernst Schuberth suggère un fil directeur qui structure le travail de ces deux années. Les nombreux conseils qu’il prodigue aux professeurs s’accompagnent d’exercices à l’attention des élèves.

Rencontre avec la Jonglerie
Un essai de Philippe Perennès
2004, 92 pages, format 125 x 190 mm
10 €

Philippe Perennès est professeur de classe, de sport et de danse à l'école Steiner-Waldorf de Colmar. Son goût pour le mouvement l'a amené à rencontrer de nombreux jongleurs grâce auxquels il a pu découvrir, expérimenter et approfondir l'art de la Jonglerie telle qu'il se pratique et s'improvise dans la rue.
Pour lui, au-delà de la performance, il y a la rencontre avec soi-même et avec les autres, c'est elle qu'il place au centre de cet essai.

La dyslexie, handicap ou talent
de Cornelia Jantzen
Ed. Triades, broché, 280 pages
21 €

Pour beaucoup de gens, "dyslexie" rime avec difficultés scolaires, capacités restreintes et échecs. L'auteur témoigne de la manière dont elle a dépassé cette opinion partiale et fausse. Au fil des observations, des rencontres et des expériences, elle nous aide à comprendre les modes de perception et de pensée propres à l'enfant dyslexique.
Sa démarche se réfère principalement aux travaux de deux grands chercheurs : Ronald Davis (auteur du Don de dyslexie) et Rudolf Steiner.
Ce livre s'adresse à tous les esprits curieux, à ceux que fascinent la diversité des facultés humaines, à ceux qui enseignent la lecture et l'écriture et, bien sûr, aux dyslexiques qui veulent mieux comprendre ce qui se passe en eux.



Eduquer vers la liberté : Les écoles Steiner-Waldorf
Frans Carlgren et Arne Klingborg
Ed. Les Trois Arches
20 €

« Une prise de conscience universelle se fait jour actuellement sur la nécessité de donner aux jeunes la possibilité d'être actifs et libres dans notre monde en évolution. Nous nous trouvons devant une tâche énorme car nous devons donner à nos enfants un enseignement vivant et pratique pour qu'ils aient la possibilité, non seulement d'acquérir les connaissances indispensables, mais également de développer leurs aptitudes à s'enthousiasmer, à imaginer, à « faire ». Leur donner le meilleur équilibre possible, physique et psychique est devenu un véritable défi. C'est à cette tâche exaltante que se vouent les 750 écoles Waldorf réparties dans le monde entier. « Eduquer vers la liberté » est l'exposé clair et détaillé de leur programme, de leurs fondements et de leurs buts ».



Pédagogie Waldorf, les Ecoles Rudolf Steiner
Catalogue de l'exposition présentée dans le cadre de la 11ème session de la conférence internationale pour l'Education de l'UNESCO à Genève
10 €

Bien qu'édité à l'occasion de cette exposition, la publication de ce catalogue présente un intérêt qui déborde largement ce cadre. [Les] textes témoignent de l'expérience de personnalités actives dans le monde entier pour la cause de l'enfance. Ils participent à combler un déficit d'idées novatrices dans un domaine – l'éducation – où le secours d'impulsions véritablement nouvelles est ressenti par toute personne consciente des atteintes dont souffre la civilisation et des menaces qui pèsent sur l'homme, comme une urgente nécessité.

« La formation et l'éducation sont des facteurs essentiels pour l'avenir de la société humaine. La paix, les droits de l'homme, la démocratie, la compréhension et la tolérance au niveau international, sont des idéaux auxquels seule l'éducation peut conduire. Si l'on n'en jette pas les fondements aujourd'hui, ils s'avèreront inaccessibles demain. Le problème de l'autonomie de l'école, mais aussi celui de la protection des minorités, des fondements d'une société multiculturelle, bref, la question de la survie de l'homme comme être culturel, se posent aujourd'hui sous l'angle des questions de formation et d'éducation. » (extrait de l'avant-propos)




L'enfant en devenir, fondements de la pédagogie Steiner
Ernst-Michael Kranich
Ed. Triades
23 €

« Notre civilisation a perdu ses références morales et spirituelles. Elle est devenue pluraliste ; or ce pluralisme est une catastrophe pour l'éducation, car l'enfant a besoin de repères. Pour enseigner, aujourd'hui, il faut puiser directement à la réalité de l'être humain qui doit se développer ; l'enfant ne s'édifie que s'il peut vivre, avec l'aide des adultes, certaines expérience corporelles, psychiques et spirituelles. Mais s'il ne reçoit rien d'autre qu'un savoir mort, sa soif d'expérience reste inassouvie et il est attiré dans des domaines qui ne sont plus humains.

La pédagogie Steiner s'efforce d'apporter à l'enfant cette nourriture vivante en se fondant sur une compréhension en profondeur de l'être humain selon le corps, l'âme et l'esprit. E. M. Kranich décrit ici, de façon méthodique, les étapes et les métamorphoses du développement humain, de la naissance à l'adolescence, et il en tire les conséquences pour l'école. Son livre s'adresse autant aux enseignants qu'aux étudiants en sciences de l'éducation et aux parents. »

Torrent de jeunesse
de Michel Laloux
Ed. Les trois arches
18 €

"Les jeunes sont porteurs d'une grande force d'enthousiasme. Si nous ne savons pas l'enflammer au contact de la pédagogie, c'est que celle-ci ne contient pas le feu de la connaissance à laquelle aspirent les jeunes. Ce feu sera allumé lorsque les pédagogues pourront élaborer la pédagogie nécessaire aux enfants dont ils ont la charge." Michel Laloux.

Avec une préface d'Antoine Waechter.
Vocation à disparaître
DVD, 2006
réalisé par Thibault Delavigne
Durée 62 mn
17 euros

Documentaire sur l'action solidaire de l'association Page d'Ecriture en Inde du sud
"Jeune et ambitieuse, Page d'écriture étend ses activités et oriente sa démarche d'intervention en répondant à l'évolution des besoins des populations indiennes marginalisées, opprimées ou atteintes par des catastrophes naturelles. En 2002, Page d'Ecriture met en place des parrainages scolaires dans la région de Pondichéry (Inde du sud). Implantée en "zone tsunami", l'association a étendu ses activités pour parer aux difficultés et a distribué dans l'urgence filets et bateaux traditionnels aux pêcheurs locaux. Aujourd'hui, Page d'Ecriture se consacre à un programme de réhabilitation agronomique des terres submergées par la vague et recentre son activité sur l'éducation, son secteur de prédilection."


Un autre chemin pour l'école
Cassette vidéo couleur VHS PAL, Bartala Films
Un documentaire de 52 mn écrit et réalisé par Guy Beauché
15 €

Quelle société voulons-nous ? Une société, c'est un ensemble de gens qui se construisent avec les autres et au contact des autres. Cette société-là, elle es construit à l'école et j'ai le sentiment que c'est cela qu'on apprend aux enfants des écoles Steiner. » Albert Jacquard, généticien.

Avec les témoignages d'élèves, de parents d'élèves et de professeurs de l'école Steiner, d'Albert Jacquard, généticien, de Martine Lacour, psychopédagogue et formatrice en IUFM.

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que l'anthroposophie ?   Sam 02 Juin 2007, 10:50

La méthode de la science spirituelle

Autrefois les enseignements ésotériques n'étaient dispensés qu'à des personnes soigneusement sélectionnées par des maîtres spirituels. Ces dernières subissaient une préparation longue et rigoureuse dans les écoles occultes qu'étaient les anciens mystères. Après la décadence et la disparition des mystères antiques, l'enseignement ésotérique fut dispensé dans des sociétés secrètes, bien que sous une forme atténuée. Steiner estime que les temps ont changé, et que désormais les connaissances ésotériques peuvent être, pour une grande part, rendues publiques et qu'il faut donc désocculter l'occulte. Steiner considère qu'il y a plusieurs étapes sur le chemin vers la clairvoyance. Le premier est l'étude des vérités ésotériques. Pour cela, dit-il, point n'est besoin d'être clairvoyant soi-même. Une pensée logique et l'absence de préjugés suffisent. L'étude des vérités occultes aurait pour effet de développer une pensée souple et intuitive, et l'étude de faits spirituels émanciperait la pensée de son enchaînement à la matière. Les étapes suivantes du sentier spirituel sont décrites dans quelques ouvrages de base dont « Comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs - ou L'Initiation », GA 10 et « La science de l'occulte dans ses grandes lignes »,

L'anthroposophie en tant que chemin de développement spirituel !


De même que pour percevoir le monde matériel, il nous faut des organes des sens constitués de matière, pour percevoir les mondes suprasensibles, nous avons besoin d'organes suprasensibles constitués de substances suprasensibles. Ces organes existent en germe chez tous les êtres humains, mais ils sont endormis à notre époque. La moitié de chacun de ces organes ou "chakras" était active autrefois quand les êtres humains disposaient d'une clairvoyance instinctive, nébuleuse et peu consciente des mondes spirituels. Cette moitié cependant est en quelque sorte anesthésiée par les nécessités de l'évolution. En effet, il fallait, selon Steiner, que l'être humain perde provisoirement la conscience des mondes spirituels afin de développer la conscience de soi. Autrefois, dit-il, la conscience de soi n'était pas aussi aiguë que de nos jours. Elle s'est développée progressivement à partir d'une sorte de conscience collective englobant des groupes d'individus, voire des peuples, et même l'humanité dans les premiers temps. Seul les médiums et les gens peu intellectualisés ont encore des chakras percevant selon le mode ancien. L'autre moitié n'est encore que peu ou pas développée chez les humains de notre époque. Cependant par un travail sur soi au moyen d'exercices appropriés ces organes de perception peuvent être développés et activés. À la différence du passé, ces organes sont mis en action par le moi et la clairvoyance obtenue est pleinement consciente et objective. Dans un premier stade de développement les chakras se mettent à rayonner dans la lumière astrale, ils s'éclairent; il ne se mettront à tourner que plus tard, c'est alors que la perception spirituelle sera effective. Dans la clairvoyance ancienne et chez les médiums, les roues tournent dans le sens lévogyre tandis que chez le clairvoyant correctement développé, elles tournent dans le sens dextrogyre. Les pétales sont des courants de forces servant à la perception.

Conformément à la tradition ésotérique, Steiner distingue 7 chakras, qu'on appelle aussi Roues ou fleurs de lotus
:

fontanelle : 1000 pétales
milieu du front entre les deux yeux : 2 pétales
gorge : 16 pétales (le sentier octuple correspond aux 8 vertus à acquérir pour le sain développement de ce chakra en particulier)
cœur: 12 pétales (correspond aux 6 exercices qui développent cette fleur de Lotus)
plexus solaire : 10 pétales
ombilic : 6 pétales
sacrum : 4 pétales
La svastika est, d'une part, un symbole général représentant les chakras et, en particulier, un symbole du chakra situé à la base de la colonne vertébrale. La svastika levogyre symbolise la clairvoyance ancienne, l'asservissement et l'inconscience, tandis que la svastika dextrogyre représente la clairvoyance développée par un être pleinement conscient.


La mise en activité des pétales correspond au développement de certaines forces de l'âme, de vertus (du latin "virtus" = force virile) par les exercices appropriés. L'action directe sur les chakras est dangereuse, en ce sens qu'elle peut avoir des conséquences néfastes sur le psychisme, engendrant notamment des défauts de caractères ou des perversions chez des personnes qui n'en avaient pas initialement. La pratique d'exercices ésotériques peut parfois être dangereuse quand ces derniers ne sont pas donnés par des guides expérimentés. Autrefois, les instructions ésotériques n'étaient pas publiées, mais elles étaient données secrètement par des maitres expérimentés à des disciples soigneusement choisis. De nos jours, le stade actuel de l'évolution de l'humanité exige que ces enseignements soient mis à la disposition de tous.

L'exercice de techniques anciennes, en réveillant des forces passées de perception des mondes psycho-spirituels, comme le développement de la médiumnité, les pratiques spirites, la radiesthésie dans une certaine mesure sont également préjudiciables car elles empêchent un développement normal des forces de l'âme humaine. Steiner précise que cela conduit le plus souvent à des illusions, à des fantasmagories. Elles font régresser l'individu à des stades révolus de l'évolution humaine. Steiner ajoute qu'il donne des exercices appropriés à l'état de conscience de notre époque et qu'ils sont inoffensifs si l'on suit scrupuleusement les conseils qu'il donne dans ses ouvrages de base sur le sujet, notamment dans « Comment parvenir à des Connaissances sur les Mondes supérieurs ? » (parfois nommé l'Initiation en français).
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que l'anthroposophie ?   Sam 02 Juin 2007, 11:06

La Société Anthroposophique
en Belgique

Une Société nationale

La Société Anthroposophique en Belgique est une a.s.b.l. qui a son siège à Gand. Ses buts sont de cultiver la vie de l’esprit, nourrir la vie de l’âme, favoriser les rencontres, soutenir les initiatives... Elle assure le lien entre le niveau régional, national et international et contribue au fonctionnement de la Société Anthroposophique au niveau international. Concrètement, elle publie un bulletin pour membres trimestriel « Anthroposophie Aujourd’hui », gère des bibliothèques et organise, outre l’assemblée générale, plusieurs activités chaque année. Elle compte quelque 500 membres.

Des activités locales

La vie au sein de la Société s’organise principalement de manière locale. Des gens se réunissent, par région ou autour d’un thème particulier, pour approfondir une lecture, échanger, participer à une activité artistique ou autre. Certains groupes organisent régulièrement des conférences publiques, avec des conférenciers belges ou venus de l’étranger. Le plus souvent, ces réunions sont ouvertes à toutes les personnes intéressées, qu’elles soient membres de la Société Anthroposophique ou non.

L’initiative individuelle

L’initiative et l’organisation de ces activités, groupes ou réunions revient aux membres de la Société. Chacun est libre de réunir un groupe autour du thème qui lui tient à cœur et qu’il voudrait approfondir à la lumière de l’anthroposophie. Ainsi la vie au sein de la Société Anthroposophique est faite de ce que chacun de ses membres y apporte, en toute liberté.
http://home.scarlet.be/~antropve/AViB%20site/Site%20Frans/Societe.html
http://www.ecole-steiner.be/
http://www.ecole-steiner.be/home.html

voir ici
http://www.eurythmiste.be/site1.htm
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MessageSujet: Rudolf Steiner et l’Anthroposophie   Sam 02 Juin 2007, 11:52

Rudolf Steiner et l’Anthroposophie



Rudolf Steiner, Mystique et anthroposophie, 1923


Citation :
« Le Beau est une manifestation de lois secrètes de la nature qui, s’il n’apparaissait pas, seraient restées éternellement cachées »

Goethe

"Pour s'élever plus haut encore dans la connaissance, il faut faire de la force de l'amour une force de connaissance. Il ne peut s'agir ici du sentiment généralement connu sous ce nom, qui est presque le seul dont on parle à notre époque matérialiste. L'amour que nous nous avons en vue est celui qui nous rend capable de nous sentir un avec un être qui n'est pas nous dans le monde physique, à nous sentir vraiment un avec lui, de manière à éprouver ce qui se passe en lui aussi bien que ce qui se passe en nous et à sortir, par conséquent, complètement de nous pour revivre en lui. Au cours de la vie humaine ordinaire, l'amour n'atteint pas à ce degré auquel pourtant il faudrait qu'il s'élève pour devenir un pouvoir de connaissance."

L'anthroposophie. L'homme et sa recherche spirituelle.

L’Anthroposophie est, selon les termes de Rudolf Steiner, une voie de connaissance qui doit « conduire le spirituel en l’être humain jusqu’au spirituel dans l’univers ». Pour Steiner, la démarche anthroposophique appartient à l’ordre de l’ésotérisme, même si certaines formulations, après les mises au point de René Guénon, paraissent manquer de rigueur, par exemple en ce qui concerne le mot « occulte ». On ne pourrait plus affirmer aujourd’hui que l’Anthroposophie est une « science de l’occulte ». Quoi qu’il en soit, lorsque l’on parle de l’Anthroposophie selon Rudolf Steiner, il convient de relever un premier principe « qu’il n’est pas permis de transgresser » et que l’« enseignement ésotérique » doit transmettre : « Toute connaissance que tu cherches dans l’unique but d’enrichir ton savoir, d’amasser en toi des trésors, te détourne de ton chemin ; par contre, toute connaissance que tu recherches pour mûrir sur la voie de l’ennoblissement de l’homme et de l’évolution de l’univers te porte un pas en avant ». Ce principe découle de l’intuition fondamentale de Steiner à propos de ce qu’on pourrait appeler « l’évolutionnisme christocentrique » où il s’agit, pour l’homme moderne, « d’assumer pleinement les acquis de l’histoire spirituelle de l’Occident en vue de leur transmutation, non pas de s’en remettre à une Tradition primordiale dont on attendrait passivement les manifestations sous forme de nouveaux avatars divins ». La Société Anthroposophique universelle est d’ailleurs, selon ses Principes de 1923, « une association de personnes désireuses de cultiver la vie de l’âme dans l’individu et dans la société, en se fondant sur une véritable connaissance du monde spirituel ». L’Anthroposophie constitue donc bien une voie de connaissance, même si elle n’est pas une démarche « ésotérique », au sens strict, dès lors qu’elle cesse de se référer à la sophia perennis, et qu’elle est résolument tournée vers l’action sociale et communautaire. Dernier aspect fondamental de l’Anthroposophie, le lien qui existe entre les différentes formes de la démarche artistique et ce que nous nommerons l’esprit. En cela Rudolf Steiner apparaît un authentique visionnaire dont l’œuvre a une portée qui dépasse même le cadre de l’Anthroposophie : « Ce qui importe pour le véritable chercheur spirituel de l’avenir, en dehors de toute forme pathologique de clairvoyance, c’est le pont qui peut être jeté entre l’art et le regard spirituel. – Celui qui comprend cela, sait qu’il en ira du salut de l’humanité aujourd’hui et dans l’avenir que l’on recherche de plus en plus les choses de l’esprit, la connaissance spirituelle. La lumière de la vision spirituelle doit briller dans l’art, afin que la chaleur et la grandeur de l’art féconde créativement la grandeur et l’horizon de la vision spirituelle » (Munich, 6 mai 1918).

De l’âme

L’âme est à la fois masculine et féminine. Il faut imaginer l’homme-femme, des « temps très reculés », sous des apparences fort différentes de ce que sont devenus l’homme et la femme : « des formes humaines souples et malléables » dont les aspects masculin et féminin vont progressivement se dessiner, provoquant à la longue une « séparation des sexes ». Conséquence de cette séparation, le corps a perdu la faculté de s’auto-féconder. Mais aussi, seconde conséquence : la force qui dans l’homme-femme servait à l’auto-fécondation, n’ayant plus à s’exercer, crée le cerveau, la faculté de penser . C’est ce qui fait dire à Steiner que « la pensée a été acquise au prix de l’unisexualité ». Ainsi « le corps masculin et le corps féminin représentent extérieurement chacun une forme imparfaite de l’âme, mais de ce fait deviennent dans leur intériorité des êtres plus parfaits. » Troisième conséquence, enfin, « l’âme acquiert la faculté de collaborer avec l’esprit » : « Pour ce qui est de la vie extérieure, l’être humain connaîtra désormais une fécondation venant du dehors ; pour sa vie intérieure, elle vient du dedans grâce à l’esprit ».

Du Christ

Le Christ est un être divin qui, en s’incarnant, participe désormais de l’humanité à laquelle il insuffle de nouvelles forces vitales. La mort et la résurrection du Christ constituent ainsi « le point de retournement » d’une humanité qui au lieu de continuer le processus de décomposition où elle était entraînée inaugure une nouvelle ère, qui est cette fois dans le sens d’une assomption. Comme le dira Steiner, c’est « l’impulsion du Christ » qui permet de « saisir le spirituel ».

En conclusion

L’œuvre de Rudolf Steiner est bien plus qu’un simple courant de la théosophie, et elle n’a même plus qu’un lointain rapport avec ce qu’on entend par « théosophie » au sens moderne du terme. Son rayonnement en Europe et dans le monde est tout de même le signe que quelque chose opère qui est de l’ordre de l’esprit : qui nous tire réellement vers En-Haut, comme l’écrivait Goethe à la fin de son second Faust et qui finalement nous fait comprendre le monde, au sens où l’entendait Novalis : « Nous comprendrons le monde quand nous nous comprendrons nous-mêmes, parce que nous sommes, lui et nous, des moitiés intégrantes. Enfants de Dieu, germes divins nous sommes. Un jour nous serons ce que Dieu est. » (frag. 105, 1798).

RUDOLF STEINER ET NOVALIS


Citation :
« Or, il a existé une personnalité qui a énoncé les vérités de la science spirituelle sous forme de courtes sentences. Si nous étudions son œuvre, nous serons surpris d'y retrouver un grand nombre des données importantes de l'occultisme. Je veux parler du poète inspiré Novalis. Il a dépeint dans ses œuvres l'avenir du christianisme en se basant sur les vérités occultes que renferme le christianisme lui-même. »

Citations

"Lorsque nous laissons agir sur nous ce que Novalis a mis dans ces Fragments, nous le voyons agir si profondément parce que tout ce que sur terre les yeux peuvent voir et trouver beau, apparaît dans les poèmes de Novalis de par ce qui vit en son âme comme idéalisme magique et dans un éclat poétique presque céleste. L'élément matériel le plus insignifiant, il sait l'envelopper d'un éclat spirituel par la force de son idéalisme magique, poétique. Nous voyons ici en Novalis, un brillant précurseur de ce courant michaëlique, qui doit, mes chers amis, vous conduire tous - ici bas où vous vivez et plus tard quand vous aurez franchi le porche de la mort. Vous retrouverez tous les êtres, et aussi celui dont j'ai parlé aujourd'hui, dans le monde spirituel, suprasensible, vous les retrouverez tous, ceux avec lesquels vous devez préparer l'œuvre à accomplir à la fin de ce siècle, qui aidera l'humanité à franchir la grave crise dans laquelle elle se trouve aujourd'hui."

28 septembre 1924

"Nous ressentons comment, en cette incarnation, Novalis était un prophète des temps nouveaux, pour ce que nous voulons rechercher dans le monde de l'esprit; nous sentons aussi comment nous pouvons développer au mieux l'enthousiasme pour cette recherche, par cet enthousiasme qui vivait dans le cœur, dans l'âme de Novalis et qui là, provenait pour lui d'un intime état d'imprégnation, d'interpénétration avec l'impulsion du Christ."

"Nous ressentons avec cette âme comment tout ce qui vibre spirituellement en elle parcourt et embrase la quête nostalgique envers une nouvelle vie spirituelle des hommes; nous ressentons alors le courage et nous ressentons que nous parvient quelque chose de la force permettant de vivre la rencontre avec cette nouvelle vie spirituelle de l'humanité. Pourquoi est-il donc venu à la vie, ce Novalis, dans cette nouvelle époque, annonçant prophétiquement l'impulsion du Christ permettant de saisir le spirituel? N'y avait-il pas tout autour de lui, dans son horizon spirituel, comme une revivification des grands courants spirituels de l'humanité spirituelle toute entière? Novalis se développe dans un cercle dans lequel la vie spirituelle elle-même s'enflammait comme une première annonciation d'une vision du monde occidental théosophique et anthroposophique. C'est dans l'éclat solaire de Goethe, dans l'éclat solaire de Schiller, que mûrit cette âme animée par une ardente quête nostalgique envers l'impulsion du Christ."

"Plus d'un mot qui sort de la bouche de Novalis est un mot précieux, comme si cela laissait à nouveau résonner ce qui, provenant du triple courant humain tourné vers l'esprit, a pu résonner dans toutes les époques, si rempli de nostalgie ardente et en même temps si rempli de lumière. Ainsi se tient-il devant nous, ce Novalis presque âgé de trente ans, ce Raphaël réincarné, ce Jean réincarné, cet Élie réincarné; ainsi se tient-il devant nous, et ainsi nous est-il permis de le vénérer; ainsi peut-il, parmi beaucoup d'autres, être un des médiateurs qui nous enseigne le chemin pour que nous puissions trouver le cœur juste, l'amour juste, l'enthousiasme juste, le dévouement juste, afin que nous puissions réussir ce que nous voulons faire descendre depuis les sublimes hauteurs de l'esprit, ce que nous voulons laisser s'écouler vers les âmes humaines les plus simples"

29 décembre 1912
NOVALIS
http://jm.saliege.com/novalis.htm
voir aussi NOVALIS ET JACOB BOEHME
http://jm.saliege.com/novalisboehme.htm
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que l'anthroposophie ?   Lun 04 Juin 2007, 19:42

NOVALIS par Rudolf Steiner




Le poète romantique allemand (1772-1801) n’est pas seulement le poète de la « fleur bleue », mais un initié dont la brève existence et une œuvre inachevée témoignent de son haut degré de réalisation spirituelle. De ses fiançailles avec la jeune Sophie von Kühn (1795) à sa mort, il a accompli ce « chemin mystérieux qui va vers l’intérieur », comme « voie des théophanies », qui reste une des voies privilégiées de l’Occident chrétien : « Christus und Sophie ». Il nous invite à la parcourir à son exemple pour atteindre non seulement la Source de Vie, mais aussi le seuil où se manifeste la noble Vierge, selon l’expression de Jacob Boehme, de Sophia, la Sagesse divine.



Novalis



« Il est merveilleux de s’approcher du cœur et de l’âme d’un homme tel que Novalis. Il surgit de la profondeur de la vie spirituelle occidentale, plongé lui-même dans la nostalgie du monde spirituel. Laissons-nous influencer par le fait qu’au cours de sa brève incarnation il permit aux mondes spirituels de se déverser dans son cœur juvénile, ces mondes qui étaient pour lui illuminés par l’impulsion christique. Alors nous ressentirons cela comme une invitation faite à notre propre âme, à notre propre cœur à le rejoindre dans la quête qu’il poursuivit, au cours de sa brève existence, vers le but qui brillait devant lui comme une grande lumière. Notre sentiment est que, dans cette incarnation, il fut l’un des prophètes des temps modernes de ce que nous recherchons dans les mondes spirituels. Nous avons l’impression que le meilleur enthousiasme pour cette recherche est celui qui vivait dans le cœur et l’âme d’un Novalis intimement imprégné de l’impulsion christique. »



« Mes chers amis, un cœur aussi plein de vénération et d’amour est un modèle pour tout ce qui veut s’abandonner à un sentiment de vénération et d’amour pur, véritable et dévoué. Un cœur comme celui-là peut exprimer les mystères du monde et de l’âme humaine de la façon la plus simple. C’est pourquoi les paroles que nous entendons de la bouche de Novalis ont souvent la valeur d’un écho de ce qui est toujours monté du triple courant de l’humanité vers l'Esprit avec tant de nostalgie, et aussi parfois tant de lumière. »



« Novalis peut nous servir d’éclaireur, d’étoile conductrice pour que, le suivant dans notre sentiment, nous ayons aussi la volonté de nous élever jusqu’à lui dans la connaissance. En même temps, nous devons nous appliquer, avec une volonté vivante, à apporter la vérité aux cœurs qui cherchent l’esprit dans la vérité. »




Rudolf Steiner
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MessageSujet: Liste de l'oeuvre de Rudolf Steiner   Mar 12 Juin 2007, 21:15

Liste de l'oeuvre de Rudolf Steiner classée par GA (Gesammtausgabe)
Les ouvrages manquants ne sont pas encore traduits en français


Cliquer sur le titre pour accéder au livre

Dernière modification le 14/4/2007

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que l'anthroposophie ?   Sam 16 Juin 2007, 23:19

une bibliographie étonnante! à découvrir...


Je n'oublierai jamais l'extraordinaire impression que me fit Rudolf Steiner lorsqu'il entra dans ma chambre. En apercevant ce visage émacié, mais d'une sérénité puissante, ces yeux noirs et mystérieux d'où jaillissait une lumière merveilleuse partant de profondeurs insondables, j'eus pour la première fois de ma vie la conviction de me trouver en face d'un de ces voyants sublimes qui ont une perception directe de l'au-delà. J'en avais dépeint intuitivement et poétiquement de pareils dans mes Grands Initiés. Chez ce mystique philosophe, chez ce voyant-penseur, toutes les expériences psychiques étaient mises en rapport avec les lois immuables de la nature physique. Ces lois servaient à expliquer et à classer les phénomènes psychiques. Ces phénomènes subtils et fluides, devenus des puissances cosmiques, étagées en une magnifique hiérarchie, éclairent l'édifice de la nature matérielle d'un jour entièrement nouveau. Ils en relient les diverses parties et les traversent de part en part. Ils permettent ainsi d'apercevoir l'architecture grandiose de l'univers par le dedans, où le visible émane de l'invisible par un éternel enfantement.

Edouard Schuré

http://moulinjc1.free.fr/Steiner/sommaire.htm
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que l'anthroposophie ?   Dim 17 Juin 2007, 19:41

Merci Ambre, tu est une magicienne, je me demande ou tu vas chercher (et trouver !) tout ce que tu nous fais partager... je vais donc étudier attentivement ces documents sur Rudolph Steiner... !
:57:
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que l'anthroposophie ?   Lun 21 Juil 2008, 22:34

Avec Plaisir DameJane...

Je profite de ce sujet sur R.Steiner pour demander si quelqu'un aurait des infos sur des livres ou articles de cet auteur (en version papier ou numérique) concernant les ARCHETYPES. Il semblerait qu'il ait écrit des choses très intéressantes à ce sujet, mais pour l'instant, je n'ai rien trouvé...

Bien à vous...

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que l'anthroposophie ?   Mar 22 Juil 2008, 01:52

Merci Chistalain

Je n'avais pa lu cet auteur, j'y découvre des trésors après avpoir parcouru quelque pages.
Ce sont des idées tellement collées à une réalité que nous avons un peu perdu de vue, comme cette sitation du premier chapitre sur la dévotion:

Citation :
Les moments de calme où, dans un retour sur soi-même, on prend conscience de l'action déformante qu'exercent les critiques, les blâmes, les préventions à l'égard de la vie et de l'univers, ces moments-là nous rapprochent de la connaissance spirituelle. Et nous progressons rapidement si, dans ces occasions, nous ne laissons plus monter à notre conscience que des idées imprégnées d'admiration, d'estime et de respect envers les choses et les êtres de ce monde

C'est quelque chose que je reconnais comme tellement vrai et combien oublié... dans notre société technologique, analytique, scientifique etc.
Je vais parcourir ce document avec grand intérêt et profit je crois.

Voilà pourquoi ce site doit exister ! et merci à Ambre pour l'avoir " enfanter"

Amitié
Gisèle :a16:
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que l'anthroposophie ?   Mar 22 Juil 2008, 08:52

Bonjour Christalain,

j'ai beaucoup lu Steiner, mais je n'ai pas souvenir d'avoir lu quelque chose sur les archétypes. Ce ne serait pas plutôt les arch...anges? Car il a beaucoup écrit sur les hiérarchies spirituelles et aussi sur les esprits de la nature.

flower
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que l'anthroposophie ?   Mar 22 Juil 2008, 13:06

Bonjour à tous, et merci pour vos réponses.

Didiera, j'ai vu cette notion d'archétype dans le livre de R.Steiner intitulé : "THEOSOPHIE". (téléchargeable).
En voici un extrait :


III. — LE PAYS DES ESPRITS - Rudolph Steiner


Avant de suivre l'esprit sur la route qu'il va prendre, il nous faut d'abord considérer le domaine qu'il aborde. C'est le « Monde de l'Esprit ». Il est à tel point différent du monde physique, que tout ce que nous en dirons paraîtra fantastique à quiconque ne se fie qu'à ses sens physiques. Et, plus encore que pour le monde de l'âme, il faut pour le décrire, se servir de symboles. Car notre

langue, qui convient surtout à la réalité sensible, n'est guère riche en expressions pouvant s'appliquer directement au « Monde des Esprits ». C'est pourquoi nous prions tout particulièrement le lecteur, lorsqu'il s'agit de ce monde, de ne considérer bien des choses que nous dirons que comme des indications. Tout ce que nous allons décrire est si différent du monde physique que c'est là la seule méthode à adopter et nous avons conscience du peu de ressemblance réelle qu'ont avec l'expérience véritable de ce monde les indications que nous donnons. L'imperfection de la langue que nous employons, langue qui a été créée pour le monde physique en est cause.

Établissons tout d'abord que le monde spirituel est édifié avec la substance ( le mot substance lui aussi est employé ici dans un sens tout à fait inadéquate) qui compose la pensée humaine. Mas la pensée qui vit dans l'homme n'est que l'ombre, que le fantôme de la pensée véritable. Son rapport avec l'entité qui lui correspond dans le « Monde des Esprits » est pareil à celui qui existe entre

l'ombre d'un objet projeté sur un mur et cet objet lui-même. Or, lorsque s'éveille le sens spirituel, l'homme perçoit réellement l'entité mentale, comme l'œil sensible perçoit une table ou une chaise. Il circule parmi des êtres de pensée.

L'oeil sensible perçoit le lion, et l'intelligence qui s'applique aux objets sensibles connaît l'idée du lion, telle une ombre, une image schématique. L'oeil spirituel voit la pensée du lion dans le « Monde des Esprits » aussi réellement que l'œil physique voit le lion physique. Ce que nous avons dit à propos du monde animique s'applique également à ce que nous disons ici. Comme l'aveugle-né qu'on opère découvre tout à coup à son milieu des qualités nouvelles de couleur et de lumière, ainsi le milieu où se trouve l'homme qui apprend à se servir de son oeil spirituel lui apparaît comme un monde nouveau rempli de pensées vivantes ou d'êtres spirituels.

Dans ce monde l'on trouve, en premier lieu, les archétypes de tous les objets et de tous les êtres qui sont dans le monde physique et animique. Qu'on se représente l'oeuvre d'un peintre existant dans son esprit avant qu'il la peigne et l'on se fera une idée de ce que nous entendons ici par

archétypes. Peu importe qu'il ne la conçoive complètement qu'au fur et à mesure de sa réalisation. Dans le véritable « Monde de l'Esprit », il existe de semblables archétypes de tous les objets, les êtres et les choses physiques ne sont que les copies de ces originaux.

Il est naturel que l'homme qui ne se fie qu'à ses sens extérieurs, nie ce monde d'archétypes et ne voie en eux que des idées abstraites que la raison se forge en comparant les objets sensibles ; cet homme ne possède pas la perception des mondes supérieurs, il ne connaît le monde de la pensée que dans son abstraction schématique. Il ignore que les êtres spirituels sont plus familiers

au voyant, que ne lui sont son chien ou son chat et que le monde des archétypes est d'une réalité infiniment plus intense que le monde physique sensible.

Le premier regard que l'on jette dans ce monde des esprits est sans contredit, encore plus déroutant que la première vision du monde psychique. Car les archétypes sont, dans leur forme visible, très différents de leurs reproductions physiques. Mais ils ne ressemblent pas davantage à leurs ombres, les pensées abstraites. Dans le monde spirituel, tout est en continuelle activité,

tout est en création constante. Il n'existe point là de tranquillité, de repos, de stationnement, comme on en rencontre dans le monde physique. Car les archétypes sont des entités créatrices. Ce sont les artisans de tout ce qui apparaît dans le monde physique et animique. Leurs formes changent continuellement.

Chaque archétype a la possibilité de revêtir d'innombrables formes particulières. Celles-ci en jaillissent en quelque sorte ; et dès que l'une a été émanée, l'archétype se remet à en créer une nouvelle. Les archétypes ont entre eux des affinités plus ou moins grandes. Ils n'agissent pas séparément, ils ont besoin les uns des autres pour leurs créations. Souvent d'innombrables archétypes coopèrent à la production d'un être dans le monde psychique ou physique.

Parallèlement aux visions qui, dans le « Monde des Esprits », s'offrent au regard « spirituel », certaines expériences s'offrent à « l'audition spirituelle ». En effet, dès que le « clairvoyant » s'élève du « monde de l'âme » à celui de «l'esprit», les archétypes visibles deviennent en même temps sonores. Ce « son » dont il s'agit ici est un phénomène tout spirituel. Il ne doit nullement être comparé au son physique. L'observateur se sent baigné dans une mer de sonorités par lesquelles s'expriment les entités du monde spirituel. Dans l'harmonie, les rythmes, les mélodies, qui naissent de ces sonorités, les lois originelles du monde expriment leur existence, leurs rapports mutuels, leurs affinités.

Tout ce qui s'offre à l'entendement humain sous forme de loi, d'idée, se révèle à « l'oreille spirituelle » sous forme de musique. (Voilà pourquoi les Pythagoriciens appelaient cette perception du monde spirituel « la musique des sphères ». Pour celui qui est doué d'ouïe spirituelle, ce n'est point là un terme imagé, allégorique, c'est une réalité spirituelle bien connue.) Pour se faire une idée de cette « musique spirituelle », il faut écarter toutes les représentations que nous nous formons de la musique sensible, celle que perçoit « l'oreille charnelle». Il s'agit ici d'une « perception spirituelle » qui, par conséquent, ne peut pas impressionner l'oreille physique».

Dans un but de simplification, nous nous abstiendrons désormais de toute allusion à cette « musique spirituelle ». Il suffira de se représenter que tout ce que nous décrivons comme « image » comme « lumière » est en même temps son. A chaque couleur, à chaque phénomène lumineux, correspond un son spirituel et à chaque harmonie de couleurs, une harmonie sonore, une mélodie, etc. Car il est bien entendu que là où règne le son, la perception de « l'oeil spirituel » ne cesse nullement. Le son ne fait que s'ajouter à la lumière. Par conséquent, chaque fois qu'il sera question d'archétypes, il faudra en même temps se les représenter.

D autres perceptions s'ajoutent encore à celles dont nous Venons de parler, elles peuvent se comparer au « goût spirituel », etc. Nous ne les aborderons pas puisqu'il ne s'agit ici que de faire naître une image du « Monde des Esprits » au moyen de certaines espèces de perceptions choisies parmi les autres. Il s'agit, avant tout, de distinguer entre les différentes espèces d'archétypes. Pour s'orienter dans le «Monde des Esprits », il faut y distinguer un certain nombre de degrés ou régions. Pas plus que dans le « monde des âmes », on ne doit s'imaginer ces différentes régions comme des couches superposées, elles se pénètrent, au contraire....



Rudolph Steiner


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que l'anthroposophie ?   Mar 22 Juil 2008, 17:18

Autant pour moi!

Pour moi Steiner est un des seuls maîtres qui, en plus d'expliquer les développements des capacités spirituelles 'extra-ordinaires', a agit aussi pour la société ordinaire.

On lui doit :
- une méthode d'enseignement : les écoles Waldorf
- des techniques d'agricole biologique : la biodynamie
- une médecine : la médecine anthroposophique, les produits Weleda, les cristallisations sensibles
- un art nouveau : l'eurythmie, art du mouvement
- une théorie sociale : la tripartition sociale
- une astrologie nouvelle : l'astrosophie

:m1:
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MessageSujet: Sujet remonté suite à mes lectures du moment...   Sam 01 Fév 2014, 16:11

Qu’est-ce que l’anthroposophie ? Ce n’est pas quelque chose qui se laisse volontiers contenir dans une définition claire et précise. Tentons néanmoins de lever un coin du voile…

Étymologiquement, « anthropos » signifie homme ; « sophia » étant communément traduit par sagesse. Rudolf Steiner, fondateur de l’anthroposophie, en parle ainsi : « Au fond, anthroposophie ne doit pas être autre chose que cette sophia, cet état de conscience, cette expérience de l’âme humaine qui rend l’homme pleinement humain. L’interprétation correcte du mot ‘anthroposophie’ n’est pas ‘sagesse de l’homme’, mais ‘conscience de son humanité’. » (1923, Stuttgart).

L’anthroposophie propose une conception de l’être humain, de la vie et de l’univers élargie à la dimension spirituelle. Elle peut être considérée comme un enseignement, mais elle se veut avant tout une démarche. Une démarche de connaissance et de développement spirituel, à conduire dans la clarté de la conscience. Une démarche personnelle et intérieure, au service d’un engagement dans le monde. L’anthroposophie est une source d’inspiration qui se révèle féconde, donnant naissance à de nombreux résultats et réalisations concrètes.(en début de ce post)
Quelques commentaires :
Citation :


L’anthroposophie – Science de l ‘Esprit – est un chemin de connaissance « substantiel ». Autrement dit, c’est un apport d’idées, de pensées remplies non pas d’illusions lucifériennes mais de substances spirituelles décrivant les réalités spirituelles auxquelles l’humanité actuelle peut avoir accès.

Toutefois, Lucifer reste maître de notre capacité de penser si – après avoir goûter le plaisir de savoir – nous n’accomplissons pas

- un acte de discernement afin de véri-fier si ces substances sont en harmonie avec notre conscience profonde ; c’est là une démarche christique : nous accueillons le Christ qui vit en chacun de nous et attend que nous le « suivions ».

Une fois le Christ entré ainsi dans notre conscience, nous accomplissons

- un acte de transsubstantiation afin de faire passer dans notre propre substance la substance acceptée ; transsubstantiation qui est un acte d’amour qui nous lie intimement , par le cœur, à ces nouvelles substances ; le savoir devient con-naissance (naissance avec).

Une fois cette transsubstantiation accomplie, nous ressentons naître dans notre cœur une force qui nous invite à modifier notre comportement dans la vie quotidienne ; si nous y donnons suite, nous gérons les forces ahrimaniennes qui cherchent à s’infiltrer dans notre volonté sous forme de désir personnel ; nous accomplissons la parole de l’apôtre Paul « Non pas moi mais Christ en moi » par

- un acte de vie dans le quotidien ; acte qui nous transforme dans notre astralité (transformation de notre corps astral en Soi-Spirituel) et qui – par le travail quotidien renouvelé sans cesse – transforme nos habitudes, nos instincts, nos inclinations (transformation du Corps éthérique en Esprit de vie)Rudolf Steiner

La mission de Michaël

3ème conférence – Dornach 23.11.1919Si nous contemplons (ou ressentons) et visualisons cette attitude d’âme qui vient d’être décrite, nous découvrons toute la profondeur de cette recommandation que nous a laissée Rudolf Steiner : « Quand tu as fait un pas dans la connaissance, fais immédiatement trois pas dans ton développement personnel ».

Aphorismes de Guy Lorge à propos de "La Missionde Michael" de R.Steiner

novembre 2004

Citation :
Rudolf Steiner affirmait que c'est grâce au système nerveux qu'Ahriman connaissait la possibilité d'envahir puis de posséder l'homme : " Alors que les forces éthériques de tendance luciférienne peuvent aisément, par la respiration, atteindre le système sanguin, les forces éthériques de tendances méphistophélique ou ahrimanienne n'atteignent que le système nerveux " (4). L'influence exercée par les champs électromagnétiques sur ce système a été étudiée du point de vue scientifique depuis la deuxième guerre mondiale, notamment par les soviétiques. Voici, pour l'exemple, ce que conclut le directeur d'un laboratoire russe, après avoir exposé " aux champs électriques, magnétiques et aux ondes radio " (5) " des milliers d'animaux et de volontaires humains"(6) : " la première cible qui souffre, c'est le système nerveux central " (7). Considérant cet élément et sachant la multiplication de ces champs de par le monde, les prophéties de Steiner s'éclairent d'une lumière pour le moins singulière pour qui les considèrerait comme véridiques. Par surcroît, l'analyse des exégètes steineriens ne s'arrête pas là, qui décrit minutieusement le fonctionnement magique des puces informatiques, opposant le cristal de silicium - le quartz - " dopé " qui compose en partie ces puces, aux cristaux naturels utilisés par les médecines traditionnelles comme l’Ayur-veda. Ces thérapies traditionnelles ont pour point commun une approche holistique ou globaliste de l’être vivant - conséquemment de l’être humain -, qui expliquerait l’action de ces cristaux, lesquels agiraient sur un système énergétique échappant à la perception sensible, système microcosmique relié à une source naturelle, universelle et macrocosmique : ces techniques anciennes permettraient la réactivation de ce lien, et, en conséquence, le bon fonctionnement du microcosme énergétique humain par un effet de réalimentation. Du point de vue sociopolitique, l’accès à ces techniques n’a pas été toujours réservé qu’aux élites sacerdotales, ce qui a été le cas dans les sociétés de type impérial sous couvert d’initiation ésotérique, puisqu’il est tout à fait probable qu’elles formaient un corpus thérapeutique accessible à tous les membres des communautés de type chamanique. Enfin, on reconnaît bien, ici, le phénomène d’inversion, qui serait à l’œuvre avec les technologies actuelles, lesquelles ciblent la totalité du vivant et dont les masses humaines constitueraient la pile énergétique première, ce qui explicite la possibilité de les considérer comme des composantes d’une " magie noire " ayant pour la finalité de nourrir des entités démoniaques, en partie par l’intermédiaire de ces cristaux dénaturés dont la fonction théurgique aurait été en quelque sorte détournée, voire inversée.


http://8esphere.blogspot.be/

« Des esprits éclairés d’aujourd’hui considèrent comme superstitieux de voir des puissances spirituelles à l’œuvre dans les phénomènes naturels. Ils ne se doutent pas le moins du monde que des esprits démoniaques sont actifs dans tout le domaine de la technologie créée par la race humaine. Il leur sera difficile de le voir, parce que ces puissances agissent dans la volonté – et je vous ai souvent dit que la volonté est endormie. Elles agissent à un niveau inconscient et s’emparent de l’esprit humain.

En voici la conséquence : dans le passé, les êtres humains possédaient au moins une certaine conscience des puissances démoniaques. Aujourd’hui, les puissances démoniaques remuent à leur gré dans tous les produits de la technologie : leurs activités s’étendent jusque dans la sphère de la volonté humaine, mais les êtres humains ne sont pas encore prêts à le reconnaître… Dans les anciens temps, les esprits perçus dans les phénomènes de la nature étaient lucifériens ; les esprits actifs dans les machines, dans tous les produits de la technologie, sont ahrimaniens.

Les êtres humains s’entourent donc eux-mêmes d’un monde ahrimanien qui se développe de façon tout à fait autonome. Vous percevrez cette tendance dans l’évolution humaine. D’un monde luciférien qui influence encore leurs esprits conscients et détermine leurs destinées, les êtres humains sont entraînés dans un monde ahrimanien. Et aujourd’hui, cela se produit à une vitesse très rapide.

Ce monde ahrimanien agit sur la volonté humaine, et l’intellectualisme de la science moderne ne permet pas aux gens de devenir immédiatement conscients de la volonté. Le grand danger est que le monde ahrimanien s’empare de la volonté humaine et que les êtres humains se trouvent complètement désemparés parmi les puissances démoniaques présentes dans les produits de la technologie.
 »



« … avant qu’une partie seulement du troisième millénaire de l’ère post-chrétienne se soit écoulée, il y aura, à l’Ouest, une incarnation véritable d’Ahriman : Ahriman en chair et en os. L’humanité sur Terre ne peut pas échapper à cette incarnation d’Ahriman. Elle va inévitablement survenir.

Mais ce qui importe, c’est que les hommes trouvent le point de vue juste pour le confronter. Partout où des préparatifs ont lieu pour de telles incarnations, nous devons être très vigilants face à certaines tendances de l’évolution. Un être comme Ahriman, qui va s’incarner à l’Ouest dans les temps à venir, prépare son incarnation à l’avance. En vue de cette incarnation sur terre, Ahriman dirige certaines forces de l’évolution de manière à ce qu’elles le servent le mieux possible. Un mal en résulterait si les hommes vivaient ces événements à moitié endormis, incapables de reconnaître certains phénomènes de la vie comme des préparatifs pour l’incarnation d’Ahriman dans le physique. On ne peut trouver l’attitude juste qu’en reconnaissant dans l’une ou l’autre série d’évènements la préparation que fait Ahriman pour son existence terrestre.
 »
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MessageSujet: L’INITIATION   Mer 15 Juin 2016, 17:07

L’INITIATION OU LA CONNAISSANCE DES MONDES SUPÉRIEURS
PAR RUDOLF STEINER

Cette création est mise à disposition selon
La licence creative commons 2.0
Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification

PDF ICI

NOTE DE L’ÉDITEUR

Citation :
La publication au format PDF, de ce livre, passé dans le domaine public (selon la législation française en vigueur), permet de porter à la connaissance des intéressés, ce qui fut comme édition, ce qui fut comme traduction, au commencement de l’anthroposophie en France.
Livre témoin de la manifestation de l’œuvre écrite de Rudolf Steiner traduite en français et publiée par les Publications Théosophiques au cours de l’année 1912.
Cette deuxième édition aux Publications Théosophiques marque la relation entre Rudolf Steiner et la Société théosophique, où il exerça la responsabilité de secrétaire général de la section allemande de janvier 1902 à mars 1913.
L’éditeur de cette publication au format PDF s’est engagé à respecter le livre original et c’est une garantie qu’il destine au lecteur1
.
Enfin l’éditeur attire l’attention du lecteur sur le fait qu’il y a eu depuis 1912 d’autres
publications en langue française du livre L’Initiation, et que la publication de 1912 est à considérer comme une étape, et non comme la version de référence.
Novembre 2010.


DEBUT DE LA PRÉFACE DU TRADUCTEUR


Citation :
L’ouvrage que nous présentons au public français est d’un caractère particulier et pour le comprendre il faut le lire dans un état d’esprit différent de celui que l’on apporte à la lecture des ouvrages philosophiques ordinaires.
Les ouvrages philosophiques relèvent uniquement de la raison. On les a compris lorsqu’on est arrivé à saisir comment en partant d’un ou de plusieurs postulats, le penseur construit un vaste édifice de conséquences et de conclusions, soit par déduction, soit par induction. Leur logique intérieure les justifie.
Il ne suffirait pas d’apprécier de la sorte l’ouvrage de M. Steiner.
Les pensées qui y sont exprimées ont une valeur qui dépasse de beaucoup leur cohésion logique. Elles ont pour but d’éveiller chez le lecteur la conscience de forces nouvelles qui portent en soi les germes d’une vérification expérimentale. Par suite elles ne s’adressent point à la raison seule.
On prétendra qu’il est contraire au bon sens de se rendre docile et pour ainsi dire réceptif à un enseignement avant que la raison par ses procédés habituels n’en ait éprouvé la solidité. Cette objection serait fondée s’il n’y avait réellement point autre chose dans l’occultisme que des éléments empruntés à la raison et soumis à son contrôle, c’est-à-dire en dernière analyse, des éléments empruntés à l’observation des sens et modelés dans les formes d’une intelligence uniquement édifiée sur les données traditionnelles de cette observation.
Or, M. Steiner ne le prétend point. Il a, au contraire, soin de nous dire que la vérification de l’enseignement occulte relève d’un contrôle plus haut et plus vaste que le champ d’action départi à l’entendement.
Cela ne veut point dire que rien de ces notions accessibles à un esprit intérieurement
discipliné, contredise ou heurte les lois universelles de la logique. Ce n’est pas dans notre siècle de magnifiques conquêtes scientifiques que l’on peut jamais prétendre qu’il y ait contradiction réelle entre une loi de l’univers et un phénomène, parce que cette loi ne suffit pas à expliquer ce phénomène. Nous assistons tous les jours à des transmissions de forces que nos ancêtres auraient à bon droit pu prétendre impossibles parce qu’elles paraissent contredire formellement certaines lois de la nature.
Il est certain que les ondes atmosphériques ne peuvent porter le son perceptible au delà d’une certaine distance, et il serait contraire à la raison d’affirmer que sans aucune modification des conditions données ces mêmes ondes pourront porter le son perceptible à une distance mille fois plus grande. Mais l’expérience nous a prouvé que d’autres forces pouvaient véhiculer le son de manière à le transmettre à notre oreille pour ainsi dire dans sa fraîcheur primitive.
De même il serait insensé d’affirmer que l’œil physique, tel qu’il est actuellement constitué chez un homme normal pourra percevoir des objets situés au delà d’une matière solide et opaque.
Mais en quoi est-il contraire aux lois de la nature qu’une autre forme de la lumière puisse être véhiculée par d’autres courants vibratoires, lesquels impressionnent des organes spéciaux quand ils sont suffisamment évolués dans l’homme.

L’INITIATION 2
Le livre de M. Steiner nous parle, en effet, d’un certain nombre d’états de matière dans l’homme ou hors de l’homme et nous affirme expressément que ni les sens physiques, ni l’entendement réduit à leurs données ne sauraient les percevoir ou les concevoir.
Quel est l’état d’esprit dans lequel il convient d’examiner de telles assertions et d’accueillir un pareil système ?
Il nous semble qu’il faut, ou bien refuser a priori de lire cet ouvrage, ou bien le lire dans une disposition d’âme profondément réceptive.
L’orgueil humain, nous le savons, a peine à consentir à ce qu’il croit être une humiliation pour l’intelligence. Mais entre la réceptivité que nous demandons et la foi que réclament les églises il y a un abîme. La foi dogmatique est une vive représentation des choses que l’on ne voit pas, qui implique la croyance à leur existence avant même d’en avoir examiné la possibilité. Au contraire, la
réceptivité est d’abord au point de vue de l’intelligence un état de doute philosophique, également éloigné de la négation a priori et de l’affirmation prématurée.
Telle est sa forme logique. D’autre part, l’occultisme s’adresse non seulement à
l’intelligence, mais à l’être humain tout entier, esprit, âme et corps : il convient donc que cette réceptivité intellectuelle se double d’une faculté d’assimilation sentimentale que les religions ont fort bien définie par ce précepte souvent mal compris : « Ouvrez vos cœurs. »
Un exemple nous fera mieux comprendre. Ces dispositions ne sont-elles pas exactement les mêmes que les dispositions nécessaires à la compréhension profonde d’une œuvre d’art et surtout d’une œuvre d’art qui par son originalité sort de la tradition dont notre sens critique a pris l’habitude ? Apprécier parfaitement la Neuvième Symphonie de Beethoven, n’est-ce point à la fois la comprendre et la sentir ? Pour la comprendre, ne faut-il pas avoir déblayé notre esprit de toute
une série d’idées préconçues sur le style musical ou sur la forme symphonique qui, si elles demeuraient en nous, formeraient autant d’obstacles qui nous empêcheraient de saisir le plan de cette œuvre ? Et, pour la sentir, ne faut-il pas aussi ouvrir notre cœur, nous livrer avec une entière bonne foi, avec une sincérité absolue, ne faut-il pas en un mot, suivant le mot allemand si expressif, laisser cette musique « résonner » au dedans de nous (nachklingen) ?
Pour que notre sensibilité rapporte à notre conscience un écho fidèle de l’œuvre d’art
extérieure, il faut que nous la fassions en quelque sorte concave, afin que l’écho soit sincère. Mais parce que nous aurons perçu de la sorte une œuvre musicale ou autre, s’ensuit-il nécessairement que nous devions la considérer comme un chef-d’œuvre ? Non, certes, nous n’aurons fait que la saisir intégralement, et je dirais même que notre jugement final aura été pendant cette audition d’autant
plus parfaitement suspendu, et notre sentiment en équilibre, que notre réceptivité aura été plus complète, dans le sens que nous indiquons.
Il faut accueillir les enseignements de l’occultiste comme nous écoutons l’œuvre d’un grand artiste. En prenant cet exemple nous ne prétendons pas pousser jusque dans ses dernières conséquences la similitude qui peut exister entre l’œuvre d’art et l’ouvrage occulte. Ce serait inexact. Nous voulons seulement montrer dans quelle mesure il est possible et utile de se placer en face d’une création de l’esprit en faisant abandon momentanément de l’esprit critique, sans rien aliéner de la liberté de juger.

Cet état de réceptivité se définit donc par deux caractères principaux :
1° l’absence d’idées préconçues ;
2° la sympathie.

En ce qui concerne le premier de ces caractères, nous n’ignorons pas que des préjugés très graves existent contre tout ce qui porte le nom de théosophie. Les uns considèrent volontiers le mouvement théosophique comme issu d’un vague bouddhisme, importé en Occident il y a une vingtaine d’années par des artistes plus soucieux de renouveler des formes d’art un peu usées que de s’assimiler vraiment l’essence profonde de la mentalité orientale. Nous savons également que
l’action personnelle de Mme Blavatsky a donné lieu à bien des critiques. Une enquête,
insuffisamment étudiée et menée avec parti pris par la « Société anglaise des recherches psychiques », a accrédité l’idée que Mme Blavatsky s’était laissé aller parfois a des simulations qui suffisaient à infirmer l’ensemble des phénomènes attribués à ses pouvoirs supérieurs. Un examen plus approfondi et plus impartial a prouvé que les accusations formulées contre elle étaient sans fondement et nous renvoyons les lecteurs qui veulent s’en convaincre à l’ouvrage de Mme Annie
Besant intitulé Mme Blavatsky et les Maîtres de Sagesse. Au reste nous n’avons cité ici ce préjugé fort répandu que pour affirmer bien haut qu’un homme de science ou un philosophe ne doit en aucune façon se laisser influencer dans l’appréciation des doctrines occultes par l’opinion qu’il se serait, formée, soit sur les bouddhistes occidentaux, soit sur le caractère de Mme Blavatsky.
Car M. Steiner, tout en professant le plus grand respect et la plus vive admiration pour
l’œuvre de la « Société théosophique » a estimé que les traditions occidentales suffisaient aujourd’hui à alimenter l’enseignement à l’occultisme.
L’esprit critique européen a le droit d’exiger que la théosophie lui soit exposée dans les cadres de pensées qui lui sont habituelles. Quelle que soit la source première des enseignements occultes il est une chose certaine, c’est qu’il n’est pas besoin de sortir de l’Europe et de la région méditerranéenne pour trouver les documents nécessaires et les instructeurs compétents, et si nous regardons vers le passé nous y voyons une longue suite d’occultistes grâce auxquels cette sagesse n’a cessé d’être vivante dans nos contrées depuis la civilisation égyptienne jusqu’à nos jours, en passant par la Grèce et les occultistes du Moyen Âge. Il ne faut donc pas aborder la lecture des ouvrages de M. Steiner en conservant le préjugé qu’il s’agit la d’une doctrine exotique importée chez nous par la libre décision de quelques-uns et par suite difficilement assimilable pour nos cerveaux européens.
Mais il importe qu’il n’y ait nulle confusion à cet égard, M. Steiner fait partie de la Société théosophique. Il s’y rattache ouvertement et son enseignement en ce qui concerne la discipline occulte ne diffère sur aucun point essentiel de celui des théosophes indous. En quoi donc cette tradition occidentale s’écarte-t-elle de l’orientale ? C’est surtout dans sa méthode et dans sa présentation.
On appréciera assez exactement cette différence si l’on a comparé la psychologie officielle telle qu’elle est enseignée dans nos écoles avec la même science, telle que les indous ont coutume de l’exposer. Les conclusions des rationalistes et des matérialistes sont de part et d’autre, à peu de chose près, les mêmes, mais il s’en faut de beaucoup qu’elles se ressemblent dans leurs formes. À ce sujet il est une remarque intéressante qu’il faut faire en passant. Nous croyons trop volontiers que
la religion et la philosophie officielle aux Indes se rapprochent beaucoup plus de la théosophie que chez nous. Il faut oublier ce préjugé, car la vérité c’est que l’occultisme est presque aussi étranger à la mentalité moyenne des Orientaux qu’à notre propre manière de penser. Là-bas comme ici pour que l’occultisme conquît son droit de cité, il faudrait que la science devint plus large et la religion plus vivante. Et les points de contact possibles entre l’occultisme d’une part et les enseignements
religieux et scientifique d’autre part, sont aussi réels en Occident qu’en Orient, car les doctrines théosophiques, bien loin d’être le patrimoine de certaines races, sont également accessibles aux chercheurs sincères de tous les pays.
Il n’y a pas deux ésotérismes, un occidental et un oriental. Toutes les vérités occultes dignes de ce nom ont une même source, mais, de même que toute science et que toute philosophie, l’exposition de la doctrine théosophique porte l’empreinte des races et des civilisations. Les Adeptes eux-mêmes, qui viennent de temps en temps ranimer par leur action les courants spirituels, s’attachent à présenter la vérité sous la forme qui lui permettra de pénétrer le plus aisément dans les esprits environnants.

Avant d’aborder la lecture de cet ouvrage que nous apportons au public français, il importe donc d’abandonner le préjugé que l’on se trouve là en face d’une conception de l’Univers et d’une méthode exotiques, arbitrairement importées en Occident et définitivement incompatibles avec toute notre manière de sentir et de penser.
Le deuxième argument que l’on invoque pour refuser d’examiner sérieusement les doctrines théosophiques nous apparaît comme un pur préjugé au même titre que le précédent. C’est que l’enseignement théosophique invite l’homme à la recherche des vérités et des pouvoirs supra-sensibles et lui fait ainsi perdre son équilibre, de sorte qu’il se détourne avec mépris de ses devoirs sociaux. La première partie de cette assertion est exacte et se trouve particulièrement fondée pour le livre qui suit cette introduction. En effet, si certains ouvrages théosophiques laissent de côté
le développement psychique pour se contenter d’exposer des vérités générales d’ordre éthique il n’en est certes pas ainsi des œuvres de M. Steiner. Il considère et ne craint pas de proclamer que la théosophie perd son originalité et son caractère propre si elle ne s’appuie pas sur la base scientifique de l’expérimentation par le travail intérieur et méthodique.
C’est le caractère personnel de l’enseignement de M. Steiner que de mettre au premier rang des doctrines théosophiques la pratique des exercices qui éveillent les pouvoirs supérieurs. Le titre allemand de l’ouvrage que nous avons traduit le prouve. Ce titre est la question qui tout naturellement se présente à l’esprit des hommes de science quand ils entendent parler des mondes invisibles : « Comment acquiert-on la connaissance de ces mondes ? » C’est une réponse précise à cette question que formule l’ouvrage de M. Steiner.
Pendant longtemps ces sujets ont été considérés comme d’ordre purement ésotérique. Les anciens Maîtres ne les révélaient que dans les mystères et, avant d’être admis à entendre leurs enseignements, le candidat devait subir de longues épreuves pour prouver à ses futurs instructeurs qu’ils pouvaient sans danger lui communiquer leur science et diriger ses pas sur le sentier de l’initiation. De nos jours, encore nombreux sont les théosophes qui évitent volontiers de donner des indications précises sur ces sujets. Ils sont d’avis que l’enseignement exotérique est le seul qui
puisse être publié et qu’il convient de rassembler en des cercles fermés et de lier par des engagements solennels ceux qui veulent devenir des disciples.
M. Steiner, s’inspirant de très hautes autorités, a pensé que le moment était venu de faire connaître au grand public, tout au moins les bases essentielles de la discipline mystique, de façon à intéresser à l’occultisme tous les philosophes qui ne sauraient admettre que la vérité ne soit pas exposée logiquement. Ainsi l’occultisme se présente dans cet ouvrage sous la forme d’une science expérimentale. Les conseils de M. Steiner sont pratiques ; il n’apporte point de dogmes.

Son ouvrage se divise en deux parties. Dans la première, il expose la marche à suivre pour parvenir à la connaissance des mondes supérieurs. Dans la seconde, il fait, pour ainsi dire, la physiologie et l’anatomie des systèmes organiques qui entrent en activité chez l’homme qui vise à la perception supérieure. Il prend un à un les organes des sens nécessaires à cette perception et détermine minutieusement l’influence que chacun des exercices prescrits dans la première partie
exerce sur le développement de chacun des éléments constitutifs de ces organes. Il détermine exactement le rapport des causes et des effets.
Par là il échappe aux reproches que l’on peut faire à d’autres occultistes. On s’étonnait, en effet, auparavant, que ceux d’entre eux, peu nombreux du reste, qui ont cru devoir donner, sous une forme symbolique ou autre, des conseils pratiques, n’aient pas défini scientifiquement les effets que l’observation de leurs préceptes devait avoir sur l’organisme du disciple. Il est en effet arrivé parfois que des étudiants passionnés pour leurs recherches aient dépassé la mesure exacte qui convenait à la
mise en pratique des enseignements reçus. On a eu à déplorer des accidents, souvent sérieux. Le déséquilibre s’est emparé de certaines personnes qui n’avaient pas assez clairement compris que l’occultisme est une science aussi précise, aussi expérimentale que les autres sciences naturelles.
Elles s’étaient abandonnées à une disposition qui est le fait de certains mystiques, et qui, si on l’analyse soigneusement, se ramène à la croyance que la loi de causalité n’exerce plus dans les mondes supérieurs l’action que nous constatons dans les densités soumises à l’observation des sens physiques. Ces mystiques s’imaginent que la raison perd ses droits dans le royaume de la perception
supérieure. D’un effort limité ils tentent de faire naître des possibilités illimitées ; de la sorte ils perdent la conscience nette du point où il convient d’enrayer une certaine activité mentale, parce qu’elle a produit tout l’effet voulu et qu’en insistant l’étudiant ne pourrait que nuire à l’harmonie générale de son évolution intérieure.
Rien de pareil ne saurait advenir à ceux qui s’astreignent aux méthodes préconisées par M. Steiner. À chacun des exercices qu’il entreprend, le disciple connaît d’une manière précise les résultats qu’il poursuit. Il sait les forces qu’il s’agit d’éveiller et les signes auxquels il reconnaîtra qu’elles sont éveillées dans la mesure nécessaire. Les enseignements pratiques lui sont présentés dosés avec soin, comme des médicaments ordonnés par un médecin prudent.
En outre, M. Steiner lui répète à chaque instant que cette discipline, bien loin qu’elle l’écarte de ses devoirs journaliers et de ses obligations sociales, le met en mesure de s’en acquitter avec une perfection toujours grandissante. Il lui démontre que l’activité intérieure de l’occultisme n’est pas étrangère et en quelque sorte superposée à l’activité normale de ses facultés intellectuelles ou autres, et qu’elle est bien au contraire solidaire de tout l’ensemble de la vie intérieure. « Elle est, dit-il, comme une plante qui ne saurait croître qu’en puisant ses forces par de profondes racines
dans le sol qui peut la nourrir. » Ce sol nourricier n’est autre que le tout complexe formé par nos sentiments, nos pensées et nos volitions. Ce n’est point dans la passivité, ni par l’intervention d’une mystérieuse puissance venue d’en haut que l’homme peut développer sa clairvoyance et ses pouvoirs supérieurs : au contraire, c’est par l’activité et par l’élaboration raisonnée des éléments de
sa vie normal qu’il fait germer en lui la vie supérieure, prolongement et extension naturelle de la vie normale.
Ainsi se trouve, croyons-nous, écarté le deuxième argument dont se servent les penseurs contemporains pour se refuser à un examen consciencieux de l’occultisme. Non seulement la pratique de l’occultisme véritable ne saurait amener aucun déséquilibre, mais encore c’est par cette pratique seule que l’homme peut conquérir cet équilibre supérieur qui le met au-dessus des contingences et des secousses de l’existence. En prenant conscience des forces les plus puissantes et les plus permanentes qu’il recèle en lui il se crée comme une citadelle où il peut, le moment venu, se mettre à l’abri des tourmentes de la vie. Mais c’est la vie même qui lui fourni les matériaux de cet édifice et il s’y dessécherait sans aucun profit pour lui-même, s’il s’en servait pour se soustraire à ses obligations terrestres.
Les grands alchimistes qui étaient de purs occultistes avaient exprimé cette vérité par le symbole de la transmutation des métaux. Dans le langage imagé que ces anciens mystiques étaient forcés d’employer pour dissimuler leur pensée à l’inquisition de l’Église, ces mots signifiaient la transformation progressive des énergies physiques et passionnelles en énergies spirituelles. Le chaos des forces inférieures était symbolisé par la matière brute, tandis que la spiritualité, sous sa forme la plus haute, était représentée par l’or, le métal précieux. La méthode de développement,
préconisée par ces Maîtres, a été dans la suite celle des Rose-Croix. C’est une évolution générale accélérée et scientifiquement contrôlée de toutes les forces humaines ; c’est une orientation nouvelle de toutes les activités, grâce à l’influence souveraine de la pensée disciplinée. Dans cette transposition rien ne doit être perdu, mais toute chose doit revêtir aux yeux du disciple sa vraie signification en s’éclairant d’un jour nouveau.
Tel est encore aujourd’hui l’occultisme.
Il n’y a qu’à considérer l’éducation et l’œuvre de M. Steiner pour se rendre compte que, loin de mépriser les données de la science ou le travail de l’intelligence, c’est au contraire sur leurs bases et avec leurs matériaux que cet occultisme entend construire l’être humain intégral, armé de tous les pouvoirs que la race humaine par la voie ordinaire et normale ne saurait développer que lentement et laborieusement. Nous nous référons ici à la belle préface que M. Édouard Schuré a écrite pour un
autre livre de M. Steiner : le Mystère chrétien et les Mystères antiques. Il nous raconte comment M. Steiner, avant de commencer son apostolat, crut devoir passer vingt années à étudier à fond les sciences et la philosophie. Voilà, certes, une attitude bien éloignée de ce mépris de la connaissance positive que l’on a cru pouvoir parfois reprocher à certains mystiques. Vingt années de labeur sont le plus grand hommage que l’on puisse rendre à la science contemporaine et le développement
intérieur qui ne cessa de s’accentuer chez M. Steiner, pendant cette longue période, prouve qu’il n’y a nulle contradiction entre la culture scientifique et la discipline occulte, pour celui qui sait les juger de haut l’une et l’autre.
Et quant à l’activité sociale, qui pourrait prétendre qu’elle soit diminuée par la
recrudescence de la vie intérieure en contemplant les existences prodigieusement remplies de M. Steiner et de Mme Annie Besant ? Des voyages incessants, des conférences multiples, plusieurs ouvrages par an et un grand nombre de questions pratiques à régler, tel est l’exemple que nous donnent ces deux occultistes. Il est évident, pour quiconque les connaît, que l’intensité de la vie intérieure alimente leur activité incessante dans le monde extérieur. Loin de diminuer les sources de
leurs énergies pratiques, leur communion incessante avec le monde spirituel leur sert en quelque sorte d’un réservoir où ils peuvent à tout moment puiser.
Nous ne voulons point, dans le simple cadre d’une introduction, passer en revue tous les arguments que nous pourrions présenter pour prouver que l’occultisme pratique n’éloigne en rien de la vie et de ses devoirs, pas plus qu’il ne crée une barrière entre l’esprit du disciple et le courant de la pensée contemporaine. Beaucoup de nos contemporains, non sans raison, s’attachent au principe
qu’il faut « être de son temps ». L’occultiste est de son temps, mais il l’est plus profondément et plus consciemment qu’un autre homme, car il se refuse à laisser imposer à son propre esprit des limites qui restreignent la mentalité contemporaine et il n’estime avoir compris les êtres avec qui il vit que quand il a pu situer exactement leur degré d’évolution sur l’immense route de l’évolution du monde.
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