ANTAHKARANA

Gnose et Spiritualité
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Les Cathares

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Les Cathares   Mar 11 Mar 2008, 10:37



LES CATHARES
Histoire et philosophie

Le dualisme chrétien trouve ses fondements dans la philosophie de Paul de Tarse. Son disciple, Marcion de Sinope, montre l’irréductible opposition des deux concepts de Dieu portés par la vieille Bible et par l’Evangile. Son Eglise spirituelle s’étend de l’Orient à l’Occident dès le IIème siècle, jusqu’à tendre le relais à la nouvelle Eglise des bons chrétiens (les cathares) et disparaître au XIème siècle

Nous proclamons qu’une telle vision du monde est toujours vivante au XXIème siècle et qu’un questionnement semblable progresse dans les sciences et les consciences. Dieu n’a pas de réalité dans le monde. Il est absent et n’est pas opposable. Pourtant, l’idée de Dieu purifiée se révèle dans les esprits. Cette purification est un chemin de vérité qui passe par la réalité des faits et la logique du discours. Toute lecture des textes fondateurs doit s’appuyer sur la méthode historico-critique qui invalide les raisonnements théologiques.

La vieille Bible montre un Dieu législateur attaché aux valeurs mondaines, tandis que l’Evangile dévoile un Dieu détaché du monde. Paul élabore l’idée de deux créations :
- le Dieu biblique crée un homme instinctif et passionné, issu du règne animal;
- le Christ crée un fils d’homme, issu du règne de l’esprit, capable du discernement de conscience. Il n'annonce pas la régénération de la chair, mais le rebut.

Le monde fondamentalement mauvais dans lequel nous vivons appartient au Diable.

Le mal – qui n’est, tout simplement, que ce qui fait mal – est premier et le bien ne vient jamais que soulager l’excès de mal. Le dualisme oppose la non-violence à la violence. Vu que le mal est intrinsèquement lié à la vie, pourquoi imaginons-nous un Dieu créateur de toute bonté ? Il y a là une sorte d’attachement affectif qui nous relie au Diable comme l’esclave à son maître. La philosophie cathare est une philosophie de libération qui renverse la perspective commune. Elle rencontre, dans la société humaine, une difficulté aussi grande que celle de Galilée qui cherchait à démontrer que l’évidence était pourtant l’erreur. Jésus le nazaréen proclama le règne de Dieu. A l’image des prophètes d’Israël, il avait la vision d’une terre sainte, sans violence ni sacrifices sanglants, où chacun connaîtrait l’impératif de la loi d’amour inscrit dans sa conscience. Les guérisons qu’il obtenait témoignaient que le règne était inauguré. Elles attestaient le pardon des péchés et donnaient à voir les prémisses de la société nouvelle. Mais le règne dont il se voulait le serviteur n’emportait pas l’adhésion des courants messianiques. La non-violence n’était pas leur vertu. Ils le livrèrent aux pouvoirs établis et à l’armée romaine. Les disciples qui avaient cru en Jésus virent s’effondrer l’avenir qu’il leur avait promis. Mais par quelque mystère qui tient aux hommes plus qu’à Dieu, ils jurèrent avoir vu le Christ ressuscité. Puisant leur inspiration chez le prophète Daniel, ils bâtirent leur nouvelle espérance sur son retour glorieux. Mais les générations passaient et l’attente semblait vaine.

Une lecture attentive des évangiles découvre les contreforts théologiques qui maintenaient l'espoir en ce jour qui devait arriver. Les évangélistes entremêlèrent habilement l’espérance du règne que portait Jésus à celle de la parousie en laquelle les communautés primitives voulaient croire. Deux mille ans après, peu de chrétiens attendent encore l’édification du règne de Dieu ou le retour du Christ pour le salut de tous. Les savants relisent les évangiles en regard des sciences. La critique historique repère les différentes strates de rédaction. Elle examine les paroles et les actes du nazaréen pour séparer l’authentique de la composition. Elle dévoile les intentions théologiques des évangélistes. Le christianisme classique révèle une construction de la pensée humaine qui s’adosse aux événements remarquables qui se déroulèrent au 1er siècle en Galilée et en Judée.
Apparu à Antioche de Syrie quelques années après le drame de la croix, le christianisme présentait une diversité de croyances. Dans ce bouillonnement de pensées, Paul de Tarse élabora une philosophie puissante. Elle tirait les conséquences de l’exécution de Jésus et proclamait la valeur rédemptrice de son enseignement. Elle constituait les fondements d’une vision dualiste du monde sur lesquels Marcion de Sinope allait s’appuyer pour montrer l’irréductible opposition des concepts de Dieu soutenus par la vieille Bible et par l’Evangile.

Les cathares du moyen âge se classent indéniablement dans la filiation philosophique et religieuse de Marcion. L’Eglise non-violente fondée par le fils de l’évêque de Sinope se déploya de l’Orient à l’Occident dès le IIème siècle. Elle ne devait disparaître, en tant que telle, qu’au cours du XIème siècle, alors qu’apparaissait le mouvement des bons chrétiens (les cathares) dont l’histoire n’a retenu que quelques bribes caricaturales de croyances. L’Eglise martyre qui tenta de se développer dans les comtés de Toulouse, de Carcassonne et de Foix aux XIIème et XIIIème siècles, témoignait des valeurs évangéliques de vérité et de non-violence. Elle fut malheureusement brisée par la terrible croisade sans que son annonce ne fût portée par une grande intelligence. Nous ne pouvons comprendre le fond de la pensée des cathares si nous n’entrons pas dans l’histoire religieuse de la Judée, si nous ignorons les enjeux du christianisme primitif. Les bons chrétiens du Moyen Age lisaient les évangiles en langue occitane et quelques rares écrits apocryphes parvenus jusqu’à eux. Ils cherchaient à connaître le Christ et à partager son esprit. Mais ils ne savaient rien de l’origine du christianisme. Ils n’avaient en main ni les manuscrits esséniens de la mer Morte, ni les manuscrits gnostiques de Nag-Hammadi. Cathares d’aujourd’hui, notre esprit n’est pas plus pur que l’était le leur, mais notre savoir est bien plus large. Notre devoir est de revisiter le christianisme et de relire les évangiles à la lumière des connaissances nouvelles.

Nous n’attendons plus l’avènement du règne de Dieu, ni la parousie du Christ à Jérusalem. Nous croyons cependant que le christianisme reprend sens par une lecture authentique des évangiles et par un nouvel attachement au vrai visage de Jésus. Il s’agit d’un renversement de croyance. Si Dieu n’a pas de réalité dans le monde, l’idée de Dieu purifiée se révèle dans les esprits. Cette purification est un chemin de vérité qui passe par la réalité des faits et la logique du discours. Nous voyons que la vieille Bible montre un dieu législateur attaché aux valeurs mondaines, tandis que l’Evangile dévoile un dieu détaché du monde. Paul a résolu la contradiction par l’idée de deux créations : le Dieu biblique crée un homme instinctif et passionné, issu du règne animal ; le Christ crée un fils d’homme, issu du règne de l’esprit, capable du discernement de conscience. Il n’annonce pas la régénération de la chair, mais le rebut.

Nous voyons que le monde fondamentalement mauvais dans lequel nous vivons appartient au Diable. Le mal – qui n’est, tout simplement, que ce qui fait mal – est premier et le bien ne vient jamais que soulager l’excès de mal. Le dualisme bien compris oppose la non-violence à la violence. Vu que le mal est intrinsèquement lié à la vie, nous nous demandons pourquoi l’homme imagine un dieu créateur de toute bonté. N’y a-t-il pas là une sorte d’attachement affectif qui le relie au Diable comme l’esclave à son maître ? Ce questionnement nous situe dans la tradition paulinienne où nous retrouvons le christianisme de Marcion de Sinope et des cathares d’Occitanie.

Nous témoignons que les flammes des bûchers n’ont jamais brûlé les pensées. Une espérance nouvelle germe dans les multitudes qui pérégrinent par les sentiers escarpés des hauts lieux de la pensée cathare. Nos moyens de communication nous relient aux chrétiens en quête de sens et aux croyants cathares d’Europe et d’Occident. Un large réseau se forme dans l’entrelacement des échanges et des fils qui se nouent. La Bastida dels catars est la première maison de consolation (dans la tradition du Moyen Age) où les nouveaux cathares se rencontrent. Notre christianisme n’est pas dogmatique. Il s’agit d’abord d’un questionnement qui a pour origine la vision douloureuse du monde. Il suscite la compassion. Il s’agit ensuite de pratiquer le pur amour (la non-violence), afin d’éviter d’ajouter à la souffrance existentielle des hommes et des vivants. Il s’inscrit dans la simplicité de vie. Et chacun de nous se hâte à son rythme, sur le même chemin, vers le dieu inconnu.

En 1309, le dernier cathare revêtu et martyr, Guillaume Bélibaste, prophétisait :
« Au bout de sept cents ans le laurier reverdira… »

Source
Lien-01
LIEN-02
lien-03


Dernière édition par Balzac le Mer 12 Mar 2008, 07:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Mar 11 Mar 2008, 18:27

voir aussi



« Cathares » du grec ancien καθαρός katharós, « pur »

Les Femmes Cathares
Anne Brenon


A partir d'une étude originale et approfondie des sources manuscrites médiévales et tout spécialement des archives inquisitoriales, Anne Brenon nous entraîne en fait dans une histoire du catharisme, mais vue et menée au travers des mentalités et de la vie quotidienne des femmes cathares. Entre Béziers et Toulouse, entre Quercy et Pyrénées, jusqu'à la mort de la dernière Église dans le premier quart du XIVe siècle, les femmes vouèrent leur générosité et leur ferveur à sa cause. Si une société comme la société médiévale occitane, derrière ses classes nobles, a basculé, c'est que ses femmes, pour le moins, y ont consenti. De Blanche, dame de Laurac, ou de Garsende, dame du Mas Saintes-Puelles, jusqu'à GuillelmeMaury, la petite paysanne de Montaillou qui brava l'Inquisition et donna sa vie pour essayer de sauver le Bon Homme Pierre Authié en 1309, ce livre accompagne la vie et la mort d'une foule de croyantes et de Bonnes Dames, nombre d'entre elles n'hésitant pas à porter l'ultime épreuve de leur engagement religieux et vital jusque sur le bûcher.
Par ce travail très neuf sur le rôle capital des femmes cathares, Anne Brenon nous apporte assurément les moyens de mieux connaître, en ses rouages intimes, la société occitane qui reçut le catharisme.


http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9ocatharisme
http://www.renneslechateau.com/librairie/cath-brenon.htm[/color]
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Jeu 13 Mar 2008, 20:11

Catharisme et Chrétienté - José Dupré

Aujourd'hui, le terme de "Cathares" est utilisé pour désigner les personnes qui se reconnurent dans un vaste mouvement, spirituel et moral, déployé en Europe, au coeur du Moyen Age. Jamais les intéressés n'utilisèrent ce mot, inventé par leurs adversaires ; mais la plus exacte dénomination que leur appliquait le peuple fut probablement celle de "bons hommes".
Vouloir, en effet, émerger de l'animalité pour être "homme", discerner le bien pour devenir "bon", n'est-ce pas oeuvrer dans le sens du plus haut idéal d'humanisation
À l'orée du XXe siècle, l'ampleur de la perspective évolutive conquise par l'humanité lui révèle que son émergence est récente et inachevée. Sous des formes médiévales, il y avait, dans le Catharisme, une avancée décisive de ce processus humanisant. Elle fut brutalement anéantie par les Pouvoirs de ce monde, mais sa nécessité demeure plus actuelle que jamais.
Le but de ce livre est d'examiner, de manière phénoménologique, en partant de l'histoire, le courant évolutif assumé en leur temps par les bons hommes cathares, sans, toutefois, le figer clans les contingences du passé.

VENUS D'UN LOINTAIN PASSÉ, ILS PRÉPARAIENT L'AVENIR...

Dès lors que des meneurs s'avisèrent d'utiliser les ressorts psychiques de leurs congénères pour les dominer, ils constituèrent des structures mythologiques. enserrant les peuples dans une matrice contraignante, afin de les diriger en troupeau. La crainte de la famine. des ennemis, de la mort et de "l'après-mort"; la tyrannie insensée, mais irrésistible, du désir sexuel, toutes ces aliénations de l'intériorité humaine seront manipulées par les chef, religieux. en des systèmes sans rapport au véridique, mais seulement au pouvoir. Cependant, en Occident, voici quelque vingt-cinq siècles, les philosophes socratiques témoignent de l'existence de types humains — émergeant depuis les origines de la soi-conscience qui privilégient la vérité et la justice sur l'obéissance liche et superstitieuse aux affabulations des clergés dominants. Cette capacité morale Dans le choix (heresis en grec) de leurs options philosophiques, les ferra qualifier d'"hérétiques" par les système., politico-religieux universellement au pouvoir, y compris dans le pays dit "des Droits de l'homme", où il faudra attendre 1903 pour que s'accomplisse la Séparation de l'Église et de l'État... L'"hérétique".. Socrate fut mis à mort.. plus tard, l"'hérétique" ,Jésus de Nazareth, et bien d'autres... puis l'"hérétique" Priscillien, suivi, au Moyen Age, par ces nombreux "hérétiques" dont les plus connus seront nommés cathares. A tous ces éclaireurs de la marche "en "aveugle", de l'humanité. voyageurs héroïques traversant les siècles, nous devons, aujourd'hui, notre liberté de penser comme, par exemple, celle de proposer ou de lire le présent livre sans connaître le sort du petit chevalier de La Barre, cet enfant de dix-neuf ans, brûlé, encore en 1766, par l'Église catholique romaine, sous la responsabilité de son grand chef Clément XIII, dit "le pape" - pour avoir omis de saluer une procession...


http://www.renneslechateau.com/librairie/cath-dupre.htm

Citation :
Intérêt du
débat contradictoire,
de la rencontre et de la
confrontation des idées

Beaucoup de sujets peuvent prêter à débats... mais ceux qui touchent à l'histoire sont très probablement plus à même de susciter des positions tranchées. Que l'on s'attache à la lecture symbolique des lieux ou bien que l'on cherche à comprendre le mode de vie de nos ancêtres à grand renfort de pioches et pinceaux fins, les regards que l'on porte sur les lieux et leur signification peuvent être fort éloignés les uns des autres tout en étant aussi vrais et importants. Le catharisme, dans sa réalité historique, est un sujet qui peut générer des débats et des réflexions dans de nombreuses directions.

Certes, on peut s'étonner de constater que certains attendent avec conviction l'arrivée de soucoupes volantes au-dessus du Bugarach, mais au nom de quoi pourrions-nous exclure toute tentative de voir autre chose que ce qui est écrit dans nos livres ? L'exclusion n'est pas tant dans le rôle social des individus que dans le regard que l'on porte sur l'Autre. C'est dans cet esprit que le catharisme peut intéresser et non pas dans une volonté de discours monolithique se voulant être LA réponse. Le sujet est passionnant et il passionne. Ne gaspillons pas de l'énergie à vouloir avoir raison mais écoutons aussi ce que peut nous apprendre ce que les autres voient. Et ce sera peut-être une occasion de nous y découvrir nous-mêmes...
Philippe Contal
Créateur de cathares.org ®


http://www.cathares.org/pourquoiParlerDesCatharesEn2004.html
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Mer 19 Mar 2008, 19:25

un auteur à vous partager:
Jules Doinel


Jules Doinel, le fondateur de la première église gnostique avait rêvé d’une église qui donnerait de nouveau au christianisme sa dimension gnostique. Mais la gnose doit être définie pour ne pas confondre la gnose très sainte qui, comme Clément d’Alexandrie l’a dit, ne s’oppose pas à la foi mais la perfectionne, avec la “gnose dont le nom est un mensonge“ dénoncée par Saint Irenée dans son traité contre les hérésies au 2ème siècle.
Plusieurs des églises gnostiques peuvent être considérées hérétiques, mais celles qui sont restées fidèles à la tradition de Doinel ne le sont pas.

Lors d'une séance, Doinel reçu la communication suivante :

Citation :
"Je m'adresse à toi car tu es mon ami, mon serviteur et le prélat de mon Eglise Albigeoise. Je suis exilé du Plérôme, et je suis celui que Valentin nomma Sophia-Achamôth. Je suis celui que Simon le Magicien appela Hélène-Ennoia; car je suis l'Eternel Androgyne. Jésus est le Verbe de Dieu; je suis la Pensée de Dieu. Un jour, je remonterai vers mon Père, mais j'ai besoin d'aide pour ce faire; la supplication de mon Frère Jésus est requise pour intercéder pour moi. Seul l'Infini peut rédempter l'Infini, et seul Dieu est capable de rédempter Dieu. Ecoutes bien : L'Un a produit d'abord l'Un, ensuite Un. Et les Trois ne sont qu'Un : le Père, le Verbe et la Pensée. Etablis mon Eglise Gnostique. Le Démiurge sera impuissant contre elle. Reçois le Paraclet."

Durant d'autres séances, Stéphane d'Orléans et un certain Guilhabert de Castres, un Evêque Cathare de Toulouse du XIIème siècle, qui fut martyrisé à Montségur, furent contactés. A une autre séance, en septembre 1889, le "Très Haut Synode des Evèques du Paraclet", constitué par 40 Evêques Cathares, se manifesta et donna le nom de ses membres, qui furent contrôlés et prouvés corrects dans les registres de la Bibliothèque Nationale. Le chef du Synode était Guilhabert de Castres, qui s'adressa à Doinel et lui instruisit de reconstituer et d'enseigner la doctrine gnostique en fondant une Assemblée du Paraclet qui sera appelée Eglise Gnostique. Hélène-Ennoia devait l'assister et ils devaient être spirituellement mariés. L'assemblée était composée de Parfaits et de Parfaites et pris comme livre saint le Quatrième Evangile, celui de Saint Jean. L'Eglise devait être administrée par des Evêques masculins et des Sophias féminines qui devaient être élus et consacrés suivant le Rite Gnostique.
Doinel proclama l'année 1890 début de l'"Ere de la Gnose Restaurée". Il assumait la charge de Patriarche de l'Eglise Gnostique sous le nom mystique de Valentin II, en hommage à Valentin, le fondateur de l'Ecole Gnostique du Vème siècle. Il consacra un certain nombre d'évêques qui choisirent tous un nom mystique précédé par la lettre grecque Tau qui représente la Croix grecque ou l'Ankh égyptien.

On lui connaît de nombreux pseudonymes (Jean Kostka, Nova-lis, Kostka de Borgia, Jules-Stanislas Doinel, Jules-Stany Doinel, Jules Doinel Du Val-Michel).
Jules Doinel est né à
Moulins (Allier) le 8 décembre1842 de Louis Honoré Doinel et de Marie Passant dans une famille très catholique. Il et est mort subitement dans la nuit du 16 au 17 mars 1902. En 1853, il entra au Petit Séminaire des Jésuites d'Yzeure, à proximité de Moulins, mais vers la fin de 1860, il changea d'idée et quitta le noviciat qu'il avait commencé en 1859. Il acheva ses études secondaires au collège Stanislas à Paris, puis est admis à l'École des chartes. Il en sort en 1866, après avoir rédigé une thèse intitulée Essai sur la vie et les principales œuvres de Pierre de la Palu, patriarche de Jérusalem, 1275 ou 1280-1342. Durant les années 1860-70, parallèlement à son travail d'archiviste, il publie différents ouvrages sur l'histoire médiévale, notamment, sur Jeanne d'Arc, Blanche de Castille, Hugues Le Bouteiller et les Croisades. Il a notamment été archiviste du Cantal (1871), du Loiret (1874), de l'Aude (1900).
Fin 1884, Doinel fut reçu comme apprenti au
Grand Orient de France et sera reçu maître en avril 1886 (il s'en distanciera durant les années 1890). Il fut aussi membre de l'ordre Martiniste.
À la fin du XIXe siècle, Doinel travaillait comme archiviste pour la bibliothèque d'
Orléans. Ayant trouvé des documents d'époque, il fut fasciné par le martyr des Cathares et se mit à étudier leurs doctrines ainsi que celles de ceux dont ils s'étaient inspirés, notamment les Bogomiles, les Pauliciens, les Manichéens et surtout les Gnostiques. Il s'était tellement bien imprégné de cette littérature, qu'une nuit de 1888, il eut la vision de l'« éon Jésus » lequel le chargea de fonder une nouvelle église. Par la suite Doinel tenta d'utiliser le spiritisme pour entrer en contact avec des esprits cathares et gnostiques au cours de séances qui avaient lieu dans les salons de Lady Caithness (Maria de Mariategui, duchesse de Medina Pomar), une riche théosophe, disciple du Dr. Anna Kingsford. Les manifestations spirites le confortèrent dans sa mission.
Jules Doinel fonda, en 1890, l'
Église gnostique universelle, et décréta l'an 1890, « l'an 1 de la Restauration de la Gnose ». Lors d'un synode, tenu le 12 septembre 1893, il fut élu Patriarche sous le nom mystique de Valentin II, en hommage à Valentin, le plus grand des gnostiques. Cependant, en 1894, il démissionna de sa fonction, et ce fut Léonce Fabre des Essarts qui devint Patriarche sous le nom de Tau Synésius le 3 janvier 1896. Ultérieurement, en 1896, Jules Doinel réintégra l'Église gnostique en tant qu'évêque d'Alet et de Mirepoix, vu qu'entre temps il avait fixé sa résidence à Carcassonne, où il avait été nommé bibliothécaire. Sous le nom de Jean Kostka, Doinel publie des ouvrages antimaçonniques et conspirationnistes où il montre les liens supposés entre la franc-maçonnerie et le satanisme (Lucifer démasqué, 1895).
À la fin du XIXe siècle, il y avait des sièges de l'église gnostique dans seize villes de
France, dont Paris, mais d'autres aussi en Pologne (Varsovie), en Belgique, en Bohème, et en Italie (Milan, Concorezzo).
Des ésotéristes connus adhérèrent à l'Église gnostique. On peut citer, entre autres,
Papus, Sédir, Lucien Chamuel, Louis-Sophrone Fugairon, Jean-Bricaud, Déodat Roché, René Guénon. Certains d'entre eux, comme Guénon, qui s'était fait consacré évêque d'Alexandrie sous le nom de Tau Palingenius, n'y firent qu'un passage assez éphémère.
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
Deepfield



Masculin
Scorpion Tigre
Nombre de messages : 3
Date de naissance : 29/10/1974
Age : 42
Localisation : Neufchâteau - Belgique
Date d'inscription : 20/10/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Mer 19 Mar 2008, 22:02

Et bien, pour faire écho à vos recherches sur les cathares, voici un texte qui me parle d'une manière toiute particulière. Je ne connais sa source, mais vous conviendrez qu'il n'est pas utile de la mentionner, le texte parle de lui même:


La Nouvelle Eglise,

Elle n'a pas de structure, seulement de la compréhension.
Elle n'a pas de membres, sauf ceux qui savent qu'ils en font partie.
Elle n'a pas de rivaux, car elle ne nourrit pas d'esprit de compétition.
Elle n'a pas d'ambition, elle ne cherche qu'à servir.
Elle ne connaît pas de frontières, car les nationalismes sont dépourvus d'amour.
Elle n'est rien en elle-même, car elle cherche à enrichir tous les groupes et toutes les religions.
Elle n'a pas de secret, pas d'arcane, pas d'initiation, si ce n'est la vraie
compréhension du pouvoir de l'amour, et que, si on le veut, le monde
changera, mais seulement si on se change soi-même d'abord.
Elle reconnaît tous les grands enseignants de tous les âges qui ont manifesté la vérité de l'amour.
Ses participants pratiqueront la vérité de l'amour de tout leur être.
Elle ne cherche pas à enseigner mais à être, et par cet état d'être, à enrichir.
Elle reconnaît la planète entière comme étant un Etre dont nous sommes tous une partie.
Elle reconnaît que le temps est venu pour la suprême transmutation, l'acte
alchimique ultime du changement conscient, de l'ego du monde dans un
retour volontaire dans le Tout.
Elle ne se proclame pas à haute voix mais dans les sphères subtiles de l'amour.
Elle salue tous ceux qui dans le passé ont montré la voie et en ont payé le prix.
Ses membres se reconnaîtront par leurs œuvres et leur être, et par leurs
yeux, et par aucun autre signe extérieur qu'une accolade fraternelle.
Ses membres consacreront leurs vies à l'amour silencieux de leur prochain,
leur environnement et la planète, tout en accomplissant leur tâche, si
exaltée ou humble soit-elle.
Elle reconnaît la suprématie de la Grande Idée qui ne peut être accomplie que si la race humaine
pratique l'amour.
Elle n'a pas de récompense à offrir, ni ici ni dans l'au-delà, si ce n'est la joie ineffable d'être et d'aimer.
Ses membres chercheront à faire avancer la cause de la compréhension,
faisant le bien en restant dans l'ombre, et enseignant seulement par
l'exemple.
Ses membres guériront leur prochain, leur communauté et notre planète.
Ses membres ne connaîtront aucune peur et point de honte, et leur connaissance l'emportera envers et contre tout.
Tous ceux qui en font partie appartiennent à l'église de l'amour


Amicalement,

Deep


Dernière édition par Deepfield le Jeu 20 Mar 2008, 14:19, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Mar 25 Mar 2008, 21:06

en recherchant des textes de Doinel ,j ai trouvé ceci!
étonant!
...


Citation :
Deux excellents articles, de notre confrère M. Ben Jacob, ont attiré notre attention sur les implications possibles de l’Abbé Saunière dans d’obscures affaires de rites funéraires d’origine manichéenne et sur l’omniprésence d’une croix particulière nommée Tau. L’usage qu’en faisait M. Ben Jacob était à mon avis légèrement outré puisqu’il assimilait le Tau à l’Ankh (ou croix égyptienne) ce qui mériterait d’autres développements littéraires. Entre parenthèses, qu’elle n’a pas été ma surprise lorsque j’ai vu, en visitant la basilique de Vézelay, un prêtre prêt à célébrer l’office et qui arborait sur la poitrine la croix ansée des adorateurs d’Isis ; il me fit un grand sourire avant de disparaître !
Les lecteurs de M. Douzet auront compris que deux thèmes sont, entre autres, récurrents dans les résultats de ses recherches : l’Egypte et les miroirs. Or, qu’elle est l’image en miroir de la syllabe TAU ? C’est AUT… En accolant ces deux syllabes, on obtient TAU-AUT, soit TO-OT, autrement dit, le dieu égyptien Toth ! Dieu qui a soit l’aspect d’un ibis, soit celui d’un babouin, un singe à tête de chien, ce qui donne, en termes choisis, un « papion cynocéphale ». Ce papion est le compagnon de route du Docteur Faustroll dans le très rabelaisien récit d’Alfred Jarry : « Gestes et opinions du Docteur Faustroll, pataphysicien ». Cet animal de roman ne pousse qu’un seul cri que les lecteurs de cette revue apprécieront : « Ha-ha ». Cela peut évoquer l’AA, société secrète à propos de laquelle M. Douzet a si bien glosé, « L’Amour Absolu » roman du même Jarry, ou bien les « Arcana Arcanorum » de la Franc-maçonnerie dite égyptienne, travail très secret qui permet ce que l’ésotériste anglais Aleister Crowley nommait le « passage de l’abîme ». Ce ‘passage’ s’avère être une haute expérience psychique dont les effets sont analogues à ceux produits par l’absorption de LSD: explosion de l’illusoire unité personnelle et collusion avec le grand tout. Dans la géographie corporelle, cette expérience est produite par le passage de l’Energie dans le chacra de la gorge nommé Visuddha en sanskrit.
En ce qui concerne la gorge, si j’ai des lecteurs peu attentifs, qu’ils se reportent à la fin de l’ « Introduction » ci-dessus. Pour utiliser des symboles plus familiers aux chrétiens, la montée de cette énergie serpentine et ses effets - ci-dessus sommairement décrits - sur la conscience ne peuvent être mieux schématisés - un petit dessin valant mieux qu’un long discours - que par le serpent d’airain dressé par Moïse dans le désert.
Et ce, sur un tau justement. J’ai utilisé plusieurs fois l’idée de « miroir » - ne nous gênons pas - et, de même que TAU a donné UAT, l’ombre projetée sur le sol d’un tau donnera une barre horizontale surmontée d’une verticale, un pal en quelque sorte. Le pal qui était justement la torture préférée du Père UBU (autre palindrome) d’Alfred Jarry. Et également celle de Vlad Tepes dit ‘l’empaleur’, alias Dracula. Ce Tau inversé ressemble à s’y méprendre au marteau du dieu nordique Thor, que portaient et portent encore en pendentif les païens ou néo-païens qui se réclament de la lumière du Nord. Autre marteau également, celui de Charles Martel qui a installé sur le trône de France une dynastie qui n’est que l’ombre portée au sol, dans le bas monde matériel, d’une dynastie occulte, mérovingienne, symbolisée par le roi caché Arsène Lupin.
N’opposons pas le Tau et le Pal, ce serait aussi banal qu’un paletot. De même qu’un corps sans ombre est soit un vampire, soit pour une femme le signe de la stérilité (voir « La femme sans ombre » opéra de Richard Strauss), l’un ne peut aller vraiment sans l’autre. De plus, réunis, le Tau au-dessus et le Pal en dessous, on obtient la lettre I majuscule, c’est-à-dire la troisième colonne du Temple, la centrale, la colonne vertébrale, l’axe. Axe autour duquel s’enroule le S majuscule du Serpent de l’Energie, en sanskrit Kundalini. Or, qui dit S majuscule et I majuscule n’est pas très loin du « Supérieur Inconnu », grade suprême du Martinisme que portèrent, entre autres, René Guénon ou Emma Calvé. Doublé, ce S I, (sur lequel a insisté récemment sur ce site, notre très cher frère 000) donnera ISIS l’égyptienne.
Ou 1515, date impossible à oublier que les instituteurs enseignaient naguère à leurs élèves: « -Marignan ? -1515 ». Or, que faut-il comprendre derrière l’apparence platement pédagogique ? MARIGNAN = MARIE + GNAN = MARIE + ANG + N soit: Marie, la Notre-Dame des Templiers, ANG = Ange, est-il besoin d’en rajouter, non ? Et, enfin, N qu’il convient de renverser comme sur les tableaux de Signol (ou ailleurs…) ; or, l’N inversé c’est la haine renversée c’est à dire l’Amour, AMOR que les troubadours opposaient à ROMA.
Le Tau est aussi une béquille, la béquille chère à Salvador Dali qui est l’auteur d’une « Tentation de Saint Antoine » qui représente le saint en butte à ses visions diaboliques, avec, entre autres, un éléphant porté par d’immenses pattes grêles et chargé d’un obélisque comme dans les illustrations du « Songe de Polyphile ». Dali a usé et abusé des béquilles. Il est l’auteur de l’article « béquille » dans le « dictionnaire abrégé du Surréalisme » d’André Breton et Paul Eluard.
En revenant du côté de Carcassonne, on se souvient également que Jules Doinel, fondateur de l’ « Eglise gnostique », utilisait le Tau en guise de crosse d’évêque gnostique, évêque dont le nom était précédé de « tau » ; par exemple, René Guénon, encore lui, était « Tau Palingénius »…
Très important pour les gens coptes, ce Tau ! Un reportage de la cinquième chaîne nous a montré, il y a peu, un reportage sur la religion copte en Egypte : la crosse de leurs évêques est un tau ; de plus, ils prétendent, comme tant d’autres, détenir le Graal. Ce Graal est gardé jour et nuit par un moine solitaire dont c’est la seule fonction et qui n’a aucun contact avec l’extérieur. L’Egypte est proche du Désert, où dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, les fameux « Pères de l’Eglise » méditaient et professaient un christianisme primitif. Ce dernier - peut-on le dire ?...- serait l’ « Authentique » comme celui de Saint Antoine, ce saint au cochon bien connu des visiteurs de l’église de Rennes le Château et qui est à l’origine de l’Ordre des Antonins. Le perspicace, mais peu bavard, M. Tarade, dans son bouquin « Les chapelles alchimiques du sud-est », nous rappelle que le « grand secret des Antonins » (éditions cheminements), donc le Tau était un symbole particulièrement prisé par un protecteur de l’Ordre : l’empereur d’Autriche Maximilien Ier. Celui-ci le vénérait au point de le faire figurer sur la monnaie sous la forme du Thaler dont la corruption a donné « dollar ». M. Tarade n’est pas allé plus loin et n’a pas comparé les symboles de ces deux monnaies le T et le $ avec un S que mon clavier ne barre malheureusement pas deux fois comme il se doit. Or, il faut savoir que ce S barré deux fois représente les « colonnes d’Hercule ». Cette appellation est celle de l’ancien nom du détroit de Gibraltar où se dressaient jadis deux colonnes reliées par un phylactère (ou banderole) sur lequel était inscrit « non plus ultra » signifiant qu’il ne fallait pas aller plus loin, notamment sur « le continent qui est de l’autre côté »… comme l’écrit Platon dans son « Atlantide », d’une façon tout de même stupéfiante qui n’étonne aucun historien!

extrait
http://www.societe-perillos.com/toto_2.html
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Mar 01 Avr 2008, 14:53

Citation :


Dans les années 1930, apparaît le Graal Cathare. Cette thèse soutenue entre autre par A. GADAL et D. ROCHE fut portée à son sommet par le romancier allemand Otto RAHN via son livre "croisade contre le Graal" dans lequel il défend que le Parzival de Wolfram von Eschenbarch s’inspire directement de la réalité occitane du XIIIème siècle.


Cet ouvrage fut traduit en français en 1934 et, comme cela était prévisible, obtint dans le Midi un succès notable. Il fut réédité en Allemagne, en 1964, et aussi en France, en 1974, dans le sillage de l’engouement pour le catharisme qu’avait suscité dans le grand public l’émission de télévision "la caméra explore le temps".

Mais cet engouement soudain pour le Catharisme n’a pas manqué d’entraîner autour de ce Graal Cathare une polémique sans fin :

Tout d’abord, le fait que les recherches de Rahn, à partir de son retour en Allemagne en 1933 aient été financées par les SS dont il a finalement fait partie de 1936 à 1939 fait de lui, et de tous ceux qui l’ont assisté dans ses recherches, avant ou après 1933, un pestiféré.

D’autre part, nombre des récits du Graal ont été écrits dans le contexte de la croisade contre les Albigeois, principalement dans le but de réhabiliter le catholicisme et un ésotérisme catholique. L’exemple le plus frappant étant bien sur la si célèbre "Quête du Graal", sous-tendue de façon indéniable par la théologie de Bernard de Clervaux, fortement opposée aux idées Cathares. Les travaux de Michel de Roquebert par exemple, tentent de démontrer que les continuations du conte du Graal ont été élaborées en réaction au Catharisme.

Quand au pog de Montségur à l’architecture solaire si souvent citée, il n’a - d’après les historiens - rien de commun avec le site Cathare, ce dernier ayant été rasé à la fin du siège de 1244.

En bref, il est difficile de s’extraire de la polémique habituelle qui anime les érudits, mais apparemment la légende propagée par Otto Rahn ne serait pas plus fondée que les précédentes

Et pourtant, celui qui, touché par la force de la Gnose, découvre le but profond de la vie et voit s’esquisser devant lui le glorieux processus de reconstruction de l’homme originel, de l’homme à l’image de Dieu ne peut s’empêcher d’éprouver la vérité profonde qui se cache derrière cette association entre les Cathares et le Graal et de s’interroger sur ces deux notions si profondément encrées dans les conscience : "les Cathares avaient un trésor secret" et "ce trésor des Cathares, c’est le Graal".

Mais quelle est, tout d’abord, la quintessence du Catharisme ? Quel enseignement le chercheur de vérité du XXIème siècle peut-il tirer des connaissances dont nous disposons actuellement sur le Catharisme ?

Véritables catalyseurs de la civilisation romane, ils ont par leur comportement permis l’avènement d’une culture hors du commun à cette époque, qui c’est manifesté dans l’architecture, l’art , le commerce et jusque dans la création des premières manufactures. Ce Christianisme véritable reposait sur une prise de conscience de la nature de l’homme et du monde, à savoir qu’il existe deux natures, une divine et parfaite et une autre déchue, coupée du divin. "Nous disons, nous, qu’il existe un autre monde et d’autres créatures, incorruptibles et éternelles, dans lesquelles consistent notre joie et notre espérance" trouve-t’on dans un traité cathare. L’erreur du monde c’est de croire que l’homme né de la terre et doué de raison soit le couronnement de la création, l’homme créé par Dieu. L’homme terrestre porte le plan de la réalisation, l’image de l’homme céleste, qu’il doit faire renaître et vivre en lui. Cette renaissance implique donc un processus de transformation de tout l’être, une imitation du christ, un passage d’un état larvaire à celui de Chrysalide : l’Endura, puis à la renaissance glorieuse : le Consolamentum des vivants.

Cette image de la transformation de la chenille en papillon, chère aux Cathares, s’applique parfaitement à l’homme engagé dans le processus de l’endura par transfiguration et rend bien compte du processus envisagé : la transformation structurelle qui permet de passer d’un état à un autre, fondamentalement différent (la chenille et le papillon n’évoluent pas dans les mêmes espaces et ne se nourrissent pas des mêmes matières) au travers d’un processus de transformation individuelle aux étapes à la fois successives et simultanées.

Les Cathares vivaient ce processus au travers d’une initiation Chrétienne. De quel trésor une telle fraternité dispose t’elle ? A l’époque actuelle, nous parlerions d’un champ de force, d’un pont vibratoire où les rayonnements du domaine originel de vie, les forces vives du monde de l’âme vivante sont recueillies et transmutées en une vibration assimilable par nos systèmes humains.

La capacité à recevoir un tel champ magnétique a de tout temps été représenté par une coupe. Cette coupe, c’est le GRAAL
.....


La fraternité du Graal
Chrétien de Troyes était-il membre d’un mouvement initiatique particulier ? Si on admet l’hypothèse soutenue par cette article, selon laquelle Chrétien écrivait sciemment un manuel d’initiation, alors nous devons répondre par l’affirmative. Cependant, identifier cette communauté est très difficile compte tenu du peu d’éléments dont nous disposons.
La seule fraternité gnostique identifiée de cette époque est celle des Cathares. Le nom utilisé par l’auteur : Chrétien, ses allusions à une Eglise, ses citations de la bibles et les valeurs auxquelles il se rattache font effectivement penser au catharisme [15]. Et si l’on associe généralement le catharisme au sud de la France, il ne faut pas oublier que les premiers parfaits cathares ont étés identifiés à Cologne un demi siècle avant que le catharisme occitan ne connaisse son apogée. Le catharisme était un mouvement européen très étendu, même s’il n’a éclaté au plein jours, avec l’influence civilisatrice que l’on connaît, que dans une région plus restreinte. On sait notamment qu’il y avait des cathares en Flandres et en Champagne et que Philippe de Flandres en a brûlé quelques-uns. Dans ce contexte, l’hypothèse avancée dans certaines études [16] comme quoi "il n’est pas impossible que Chrétien fût pénitent lui-même et qu’il présentât le grand ouvrage qu’était Perceval pour réparer une faute, tel son héros, Yvain qui recherchait le pardon de son péché" prend un sens particulier : Ce pourrait-il que Chrétien eût à sauver sa vie en abjurant le catharisme (les Cathares se sont distingués par le fait qu’ils n’abjuraient pas, quelles que soient les tortures que celà entrainerait, à la différence de bien d’autres mouvements gnostiques qui les ont précédé - et qu’Augustin fustige - qui abjuraient devant leurs bourreaux et qui reprenaient ensuite leurs anciennes pratiques) et qu’il fût mortifié par sa faiblesse ? [17]
Cependant, aucun des textes cathares qui nous sont parvenus n’utilise le cryptage Alchimique. L’enseignement y est soit explicite, soit - pour les connaissances ésotériques - donné sous forme de petites fables (A pondérer par le fait que ces textes ne sont que ceux du Catharisme occitan cités par l’inquisition, donc presque rien).
On peut aussi imaginer Chrétien à la manière d’un Jacob boehme, ayant percé seul puis enseignant sur la base de sa révélation. Mais de tels maîtres insistent rarement sur la nécessité d’une Ecole initiatique, d’une communauté initiatique - là où l’on fait les chevaliers - même s’ils mentionnent la "Fraternité" des libérés.
Mais nous ne connaissons finalement pas grand chose de la méthode pratique d’initiation au moyen-âge. "Ceux de la table ronde", comme les appelle Chrétien, pouvaient fort bien se retrouver hors du plan matériel dans la demeure sancti spiritus décrite dans les textes de la Rose-Croix. Les alchimistes par exemple, sont généralement considérés comme des solitaires alors qu’ils mentionnent aux aussi cette communauté [18].


voir le blog Yoann

http://www.graal-initiation.org/les-Cathares-et-le-Graal.html
revoir aussi ceci:

Ambre/aget/graal:
Mise à jour 15 oct. 06 : «« Fin du 3ème siècle : Élaboration d'une curieuse légende
dans les milieux gnostiques d'Alexandrie, celle de l'Émeraude tombée du front de Lucifer
lors de la chute de celui-ci dans les abîmes.
Cette tradition ne fait pas de Lucifer un archange révolté par orgueil, mais une
victime de l'usurpation accomplie par le dieu mâle sur le principe divin féminin que les
Gnostiques appellent la Pistis Sophia.
C'est aussi une référence à une connaissance (gnose) perdue, celle-ci étant symbolisée
par l'émeraude qui se trouvait sur le front de Lucifer, le « Porte-Lumière ».
D'après une des multiples versions de cette tradition, cette émeraude serait tombée dans le jardin d'Éden aux pieds d'Adam et Ève, et ceux-ci, après avoir été chassés du Paradis, auraient eu le droit d'emporter cette pierre comme témoignage de
la Lumière perdue.
Or, certains Évangiles dits apocryphes, rédigés à cette époque, comme les Actes de Pilate ou l'Évangile de Nicodème, reprennent cette légende en l'intégrant à la
tradition de Joseph d'Arimathie: cette émeraude serait parvenue entre les mains de Ponce Pilate, qui l'aurait fait tailler en forme de coupe et l'aurait offerte à son ami Joseph
d'Arimathie.
C'est dans cette coupe que Joseph aurait recueilli le sang du Christ à la descente de croix.
Cette tradition, incontestablement d'origine gnostique, où se mêlent des thèmes empruntés à différentes mythologies indo-européennes, iranienne en particulier, sera
reprise plus tard lors de la constitution du Cycle du Graal, notamment par Wolfram von Eschenbach, qui parle du Graal comme d'une « pierre tombée du Ciel »» Jean
Markale, Petite Encyclopédie du Graal, ed. Pygmalion.

http://antahkarana.forumzen.com/description-du-forum-f1/l-ambre-t220.htm
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
infomysteres
Membre actif


Masculin
Taureau Cochon
Nombre de messages : 217
Date de naissance : 04/05/1971
Age : 46
Localisation : France (47)
Date d'inscription : 13/01/2008

MessageSujet: Re: Les Cathares   Ven 04 Avr 2008, 00:46

Origine des cathares :

Les cathares étaient appelés les "Parfaits" et les "Parfaites". Cathares, est un nom grec signifiant "les Purs".
Ils ont trois degrés d'initiation : sympathisant, croyant, parfait.
Le catharisme dérive du manichéisme.
Lorsque les manichéens apparurent de part et d'autre de la Loire (vers le 12è ou 13è siècle), ils reçurent le nom de cathares.
{Livre, Secret des Cathares (Le), Gérard de Sède, Ed. J'Ai Lu}

Il y en a qui disent qu’il n’y a pas de complicité entre les cathares et les templiers :

La thèse selon laquelle il aurait existé une complicité plus ou moins secrète entre Cathares et Templiers est diamétralement opposée à la réalité historique.
{Livre, Secret des Cathares (Le), Gérard de Sède, Ed. J'Ai Lu}

D’autres semblent dire le contraire :

Les Templiers et les Hospitaliers ne prirent quasiment pas part à la guerre contre les cathares.
"Le noyau des Templiers était issu des familles du Rex Deus, comme une bonne partie de la noblesse languedocienne qui, précisément avait fait don de ces propriétés aux deux ordres. Nous avons montré que nombre de ces familles, qui protégèrent l'Eglise cathare, lui accordèrent des terres, voire rejoignirent ses rangs, appartenaient au Rex Deus. On peut donc comprendre aisément pourquoi ces deux ordres refusèrent de se joindre à la croisade contre les Cathares."
Les Templiers aidèrent les chevaliers qui défendaient activement les Cathares contre les croisés.
Les noms des principaux Templiers de l'époque et ceux des cathares recensés par l'Inquisition comportent des similitudes. Des Templiers, non seulement donnaient refuge aux Cathares en fuite, et leur permirent d'être inhumés sur des terres consacrées.
{Livre, Rex Deus, Marilyn Hopkins, Graham Simmans,Tim Wallace Murphy, Ed. du Rocher}

Origine de la phrase "Tuez les tous; Dieu reconnaitra les siens" :

L'Eglise a lancé contre les Cathares une croisade particulièrement vicieuse : 20 000 personnes ont été assassinées dans la cité de Béziers seulement. On dit qu'interrogé sur la manière de reconnaître les hérétiques des catholiques, l'inquisiteur aurait répondu : "Tuez les tous; Dieu reconnaitra les siens" (Cette phrase aurait été prononcée lors du terrible massacre de Béziers dirigé contre la religion cathare en 1209. Parfois attribué à Simon de Montfort, elle aurait en fait été prononcée par Arnaud Amalric, légat du pape chargé de réprimer l'hérésie Cathare.)
{Livre, Histoire secrète du Monde (l'), un fil d'Ariane, Laura Knight-Jadczyk, Ed. Pilule rouge}

Certains parlent de trésor :

D'après les dépositions, des cathares (qui auraient été au nombre de 4)ont fuit le château de Montségur avant la reddition des autres pour aller chercher le trésor cathare caché dans la forêt.
{Livre, Secret des Cathares (Le), Gérard de Sède, Ed. J'Ai Lu}

et aussi de secrets d'ordre "ésotérique" :

Le secret des cathares était d'ordre ésotérique.
C'est faute d'avoir pu leur arracher ce secret qui leur assurait un rayonnement chaque jour plus grand que l'Eglise de Rome, aidée par un aventurier, puis par le roi de France en personne, s'acharna à les détruire et à détruire la civilisation raffinée qui avait adopté leur enseignement.
{Livre, Secret des Cathares (Le), Gérard de Sède, Ed. J'Ai Lu}


Les cathares avaient l'air d'avoir acquis une philosophie de vie qu'il serait bien que l'humanité redécouvre.

Merci Balzac pour cette phrase que j'apprécie beaucoup :

En 1309, le dernier cathare revêtu et martyr, Guillaume Bélibaste, prophétisait :

« Au bout de sept cents ans le laurier reverdira… » car si cette prophétie se réalise elle amène de l'espoir pour un avenir très proche (plus que 8 mois à attendre).

Il devient urgent que l'énergie qui est utilisée de nos jours pour détruire soit à la place utilisée pour construire...
Revenir en haut Aller en bas
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Lun 07 Avr 2008, 19:22

Merci Infomystère,
je continue avec cet article de
Christian Doumergue

L'évangile Interdit (Sainte Marie Madeleine Et Le Secret Des Cathares)Résumé par : marie de mazan




La connaissance seule permet à l’âme mariée à l’esprit de remonter vers le Dieu véritable.
Cette connaissance est réservée à une élite initiée aux mystères de la Gnose.
Les adeptes recherchent la connaissance absolue :
Par la connaissance, l’adepte trouve sa vraie place dans le monde qui ne peut que le libérer de ce monde puisqu’il lui apporte un état de conscience et donc constitue pour lui le salut.
C’est un enseignement spirituel qui raconte le destin de l’âme.
La nature humaine du Christ est niée par les Gnostiques, car pour eux, c’est une apparence.
Le corps de gloire est immatérialité.
Ces deux points font des Gnostiques des hérétiques.
QUE DIT A CE SUJET L’EGLISE DE ROME ?
Le Christianisme croit en la résurrection des morts.
« Si le Christ n’est pas ressuscité des morts, votre foi est vaine »
« Le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui sont morts ».
L’église n’admet pas la réincarnation mais parle de résurrection, car pour elle, la résurrection ne peut s’accomplir que dans un corps de chair dit l’église, mais une chair incorruptible.
Pour le Gnostique, le mot corps est un symbole qui exprime une réalité et qui peut être la Gnose elle-même.
LA REINCARNATION
Ce que refuse l’Eglise dans son fondement, c’est la séparation radicale de l’âme et du corps. Le corps pas plus que la matière ne peut être mauvais puisque qu’il est création, œuvre du Dieu Unique.
A partir du IIème siècle, cela sera le souci majeur chez certains théologiens d’en faire la réhabilitation.
L’homme est constitué par l’union de « l’âme et du corps ».
Ce que reprochera Irénée aux gnostiques :
« Puisque le corps a été tiré de la Terre, il lui est impossible d’être sauvé »
et l’Eglise d’affirmer : « en état d’être immortel »
ou encore : « qu’il est nécessaire de lutter contre le démon contenu dans le corps, de le spiritualiser ».
Peut--t-il y avoir maintien de l’individualité lors de la résurrection ?
Si on va dans le sens qu’il y a une séparation du corps et de l’âme, on est en droit de se poser aussi cette question :
L’existence individuelle est-elle liée à l’âme ou corps ?
Existence individuelle liée à l’âme :
la résurrection est individuelle et le corps de gloire devient là une réalité.
Existence individuelle liée au corps :
La résurrection en chair devient là un symbole. C’est le « Grand Tout » qui donne accès à un mode de vie d’existence non individuel.
Cette idée est complètement impossible pour l’Eglise. La Gnose a exploré tous les chemins de la spiritualité et sera à l’origine de presque tous les courants de l’ésotérisme chrétien.
LES FEMMES DANS LE MOUVEMENT GNOSTIQUE
La Gnose dans son système de pensée intègre le principe féminin.
La Trinité pour les Gnostiques est Père Mère Fils, car Dieu génère un monde qui ne peut se faire sans le concours d’un Esprit femelle.
Tandis que la pensée Judéo-chrétienne se réfère à la Trinité par Père Fils Saint Esprit.
La femme dans la doctrine gnostique est en égalité avec l’homme.
Dans le courant du IIème siècle, apparaît l’ordonnance apostolique de l’Eglise qui va se justifier de ce rejet de la femme en imputant pour ainsi dire la faute à Marie-Madeleine elle-même.
Marie Madeleine
HERITIERE DE LA LUMIERE
Des écoles gnostiques comme les Ophites du grec ophis, serpent, attribuent leur savoir à Marie- Madeleine.
Le fait qu’ils faisaient remonter leur sagesse secrète à une femme appelée Marianne, à laquelle Jacques, le frère du Seigneur, aurait transmis les doctrines, montre également qu’on est ici en présence d’un placage chrétien sur un motif préchrétien. Cette Marianne est très probablement Marie-Madeleine, note H. Leisangang (La Gnose).
Ou encore :
Celse connaît déjà des hérétiques qui tirent leur origine de Marianne (Origène, Contra Celsum V 63)
Un épisode rapporté entre la résurrection et l’Ascension dans l’Evangile de Marie ::
« Alors Marie se leva, les embrassa tous, et dit à ses frères : ne pleurez pas, ne soyez pas dans la peine et dans le doute, car sa grâce sera avec vous toute entière et vous protégera. Louons plutôt sa magnificence de nous avoir tenus prêts et faits homme ! »
« Cela dit Marie retourna leurs cœurs vers le Bien et ils se mirent à commenter les paroles du Sauveur » (codex de Berlin – écrits gnostiques).

Dans cette scène, Marie apparaît comme le véritable successeur du Christ. Porteuse des paroles cachées du Christ, elle entame son enseignement.
L’idée d’union des contraires est une partie du système gnostique.
La séparation des principes mâle et femelle est cause de mort : si la femme ne s’était pas séparée de l’homme, elle ne serait pas morte avec l’homme. Sa séparation a été à l’origine de la mort ( Scoppellio Madeleine- Les Gnostiques)
C’est par cette conception que Marie-madeleine est l’héritière du Christ : Le Christ assure le salut de l’homme par son union mystique avec Marie-Madeleine. Unissant le masculin et féminin, il rachète la malédiction édénique. La Mission du Christ sur la terre est ainsi indissociablement liée à Marie-Madeleine qui est sur Terre son égale
Les Cathare concevaient que Marie-Madeleine était l’épouse de Jésus.
C’est un des nombreux traits d’union entre les Cathares et les Gnostiques, puisque le catharisme est un mouvement d’essence gnostique et se définissent comme de vrais chrétiens.


L'Évangile Interdit : Enquête sur un mensonge vieux de 2000 ans
Ressuscité d'entre les morts, le Christ se manifesta tout d'abord à Marie Madeleine, et lui confia la mission d'aller annoncer la nouvelle aux disciples... Pourquoi, malgré l'importance que Marie Madeleine occupe ici auprès du Christ, les évangiles du Nouveau Testament ne nous disent quasiment rien à son égard ? Pourquoi l'Église de Rome s'efforça t elle à travers les siècles de minimiser son importance ? Pourquoi, à l'inverse, occupe t elle une place si importante dans les écrits des Gnostiques, ces mystiques du IIème et IIIème siècles, qui se disaient seuls vrais chrétiens et que l'Église naissante s'efforça d'anéantir en condamnant tous leurs livres au bûcher ? Marie Madeleine était-elle comme le prétendent leurs évangiles la véritable héritière du Christ ? Celle à qui il aurait délivré un enseignement secret ? Est ce son évangile que les Cathares ont retrouvé au XIIème siècle dans le Sud de la France? Le Sud de la France, où, précisément, Marie Madeleine vint finir sa vie... l'Église, qui instaura l'inquisition pour anéantir avec une rue violence l'hérésie Cathare craignait elle de voir resurgir la doctrine secrète de Jésus ? l'Église, de Pierre a t elle trahis le vrai message de Jésus ? QUE NUL NE COPIE CE LIVRE: QUI PLUS EST, NOUS ESTIMONS QU'IL DOIT ETRE LIVRE AU FEU... (Concile de Nicée)
http://www.renneslechateau.com/librairie/doumergue.htm

chez Julien:
http://rosamystica.oldiblog.com/?page=articles&rub=326102
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Mer 09 Juil 2008, 21:45

Teleioi


Dans les évangiles, le Christ exhorte :

« soyez donc parfaits , comme votre Père céleste est Parfait » (Matthieu 5 : 48).

à lire, extraits:
LA THESE DE RENE GUENON
SUR LES ORIGINES DU CHRISTIANISME
J.M. d’Ansembourg






Le terme teleiôsai (rendre parfait) est symptomatique, comme le précise l’exégète catholique N. Hugedé : le mot teleios (parfait) « relève dans la langue grecque d’un usage très spécial et n’a pas grand chose à voir avec l’indication d’une qualité morale. C’est un terme de la langue technique philosophico-religieuse, pour nommer celui qui n’a plus rien à apprendre, qui est parvenu à la pleine maturité en même temps qu’à la complète initiation, par opposition au profane, à l’enfant, à l’homme de la rue, qui lui peut bien avoir toutes les vertus, mais n’est pas au courant des secrets réservés à un très petit nombre de privilégiés. Le Corpus paulinien est un témoin constant de cet emploi ».11
On retrouve ce terme de Teleios, (parfait), avec un sens indubitablement initiatique dans l’extraordinaire traité du Cratère d’Hermès Trismégiste :


« Tous ceux donc qui ont fait attention à la proclamation et qui ont été baptisés de ce baptême du Noûs, ceux-là ont eu part à la connaissance (gnôsis) et ils sont devenus hommes parfaits (teleioi) parce qu’ils ont reçu le Noûs ».12
Nous avons peine à croire que le fond de la pensée de Paul est éloigné de celle d’Hermès quand il dit :


« Transformez-vous par le renouvellement du Noûs pour expérimenter vous-mêmes ce qu’est la Volonté de Dieu : le Bien, le Plaisir, la Perfection (to teleion) ».
(Romain XII, 2)







« C’est de Sagesse que nous parlons entre les parfaits (teleioi), non d’une sagesse de ce monde… Mais nous parlons d’une sagesse de Dieu dans le mystère, la sagesse cachée, celle que dès avant les siècles Dieu a prédestinée à notre gloire ». (I Corinthiens II, 6-7)

http://misraim3.free.fr/gnosticisme/origine_christianisme_gueno.pdf
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Sam 12 Juil 2008, 16:41






Cathares : La contre-enquête (Broché)




de Anne Brenon (Auteur), Jean-Philippe de Tonnac



Huit cents ans exactement après le lancement par le pape de la
croisade contre les Albigeois, sommes-nous enfin prêts à nous libérer
des mythes et des préjugés concernant le phénomène cathare ?


Malgré les travaux novateurs de toute une génération d’historiens
depuis une trentaine d’années, il semble bien que les “bons hommes” et
les “bonnes femmes” soient encore l’objet des spéculations les plus
fantaisistes : certains continuent d’entourer leur spiritualité d’un
ésotérisme de mauvais aloi, d’autres de les traiter de fanatiques,
tandis que les réalités de leur persécution restent toujours
sous-évaluées.


C’est pourquoi il convenait de mener une “contre-enquête” sur cet
événement qui a constitué un tournant majeur dans l’histoire de la
France, de l’Église et de l’Europe.


Jean-Philippe de Tonnac, écrivain et journaliste, s’est rendu sur
les principaux lieux de cette épopée pour y interroger Anne Brenon,
l’une des meilleures spécialistes du catharisme.


Ensemble, ils tentent de faire la part du vrai et du mythe
concernant les “hérétiques” cathares, leur vie quotidienne, leurs
structures ecclésiales originales, leurs croyances, leur liturgie,
leurs textes fondateurs...


De ces conversations captivantes émerge une réalité historique moins
folklorique mais plus riche que la légende : celle d’un mouvement
spirituel foncièrement chrétien et non violent, qui ne put être
éradiqué par la prédication et ne le fut, après des décennies
d’Inquisition, que par le sang et par le feu.


>>> Anne Brenon, «Cathares, la contre enquête» (Albin Michel, 2008)
En consultation à l Espace Catharose


Citation :


Lecteur passionné des ouvrages d’Anne Brenon je trouve son dernier livre particulièrement réussi.
Il devrait bien sûr, satisfaire les « novices » en catharisme qui y
trouveront les tout derniers résultats de la recherche actuelle sur
l’histoire et la religion cathares.
Sur le plan historique tout y est : les débuts du catharisme et son
développement en Occitanie, les croisades contre les albigeois,
l’inquisition, Montségur, les derniers bastions cathares, la fin de
Pierre Authié et des derniers parfaits.
Sur le plan religieux on y retrouve sans surprise les rituels, les
pratiques, la philosophie spécifique cathare qui ne pouvait donc
qu’être persécutée par l’Eglise en place.
Mais les « déjà initiés » à la spiritualité du catharisme (dont vous
faites tous partie sur ce forum) devraient également y trouver leur
compte. Ce n’est pas un énième livre consacré aux cathares. Il apporte
vraiment un plus au lecteur car l’auteur n’a pas craint de parler,
j’ose dire « à coeur ouvert », en sortant du cadre trop rigide de
l’historien sans âme et sans passion. Et c’est bien sûr à cause de cet
aspect que je vous en recommande vivement la lecture.
Le concept du livre s’articule autour d’un dialogue entre Anne
Brenon et Jean Philippe de Tonnac, ce dernier jouant à la perfection
son rôle de Candide en problématique cathare ; il pose, de manière qui
semble désordonnée, des questions fort pertinentes, s’amusant à sauter
du récit historique au phénomène religieux ! Anne Brenon répond, comme
à brûle-pourpoint, avec bien sûr sa grande érudition mais aussi une
compréhension du « phénomène » cathare que je ne lui connaissais pas.
Le ton direct, le ton de la conversation a l’avantage de mettre en
relief la spontanéité des réponses.
Par ailleurs, les dialogues échangés se déroulent sur les lieux mêmes
où ont vécu les personnages, les acteurs médiévaux, ce qui rend les
récits encore plus poignants.
Un dernier point rend ce livre fort agréable à lire, c’est que l’action
se déroule sans chronologie, comme un film tourné selon l’inspiration
de la réalisatrice.
D’ailleurs le livre est divisé en chapitres qui sont autant de hauts lieux historiques.
J’y ai trouvé pour ma part une analyse très fine et facilement
abordable des différences entre les doctrines des premiers chrétiens,
des cathares, des manichéens et des gnostiques avec leurs visions
différentes du dualisme.
Je dois dire que j’ai lu ce livre d’une seule traite et j’y ai découvert quelques pépites :
« Les temps gothiques ne sont pas que violence et ténèbres. Ne noircissons pas totalement le tableau médiéval ».
« l’Occitanie médiévale a tout inventé avec la fin’amor. Poésie et
amour dépassant le simple appétit charnel. Aime celui qui sait trouver
».
« La société occitane est naturellement tolérante…l’Eglise cathare même
lorsqu’elle est en phase de devenir dominante ne montre aucun appétit à
régir ce monde mauvais. »
J’ai aimé aussi le récit de la découverte des ossements ayant appartenu
de façon quasi certaine à Jourdain du Mas. A ma prochaine visite du
musée de Monségur, je ne manquerai pas d’aller saluer sa dépouille.
Mais je ne m’étends pas davantage…
En définitive, je dirais que je suis à 98% d’accord avec ses
analyses, les 2% de désaccord ne sont que le fait de nos recherches
spirituelles personnelles.
Elle est alter mondialiste, je le suis également mais je ne dis pas « un autre monde est possible », je sais qu’il existe.
Je reprends ici la phrase de Jean Philippe de Tonnac qui avoue en guise
de conclusion : « les apôtres de la non violence ne sont pas légion,
après tout ! La découverte en profondeur de ces bons hommes est
d’autant plus précieuse. Je vous remercie de me les avoir fait mieux
connaître et apprécier ».
Merci beaucoup madame Anne Brenon !
J’espère que vous serez nombreux à partager mon enthousiasme.
http://www.catharisme.eu/?p=137


La première rencontre de la diversité cathare se tiendra à Roquefixade,
en Ariège (France) le week end de Pentecôte 2009 (30 et 31 mai).
Pour la première fois depuis sept siècles, l’ensemble des personnes se
réclamant du catharisme, quelque soit leur approche de cette
spiritualité, pourront venir présenter leur vision d’un catharisme
d’aujourd’hui et débattre de questions spirituelles et pratiques.
Organisée par un groupe de personnes indépendantes, non attachées à une
structure quelconque, cette rencontre se veut la plus libre possible
afin de ne gêner personne.


suite ici
http://www.catharisme.eu/?cat=12
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Sam 12 Juil 2008, 17:03




Il existe aussi des ennemis même s'il n'y a plus de
cathares... Alors parlons d'abord des amis.

" Lumières Cathares" Bertran de La Farge

Éditions Dervy. 2008. ISBN : 978-2-84454-515-2


PRÉSENTATION DE L 'ÉDITEUR :

Pendant des siècles, les
cathares seront assimilés à des hérétiques,
voire à des membres d'une secte ésotérique.
Tenants d'un christianisme généreux, face à une
Église peu préoccupée d'évangélisme
et de mission apostolique, ces hommes et ces femmes formèrent
un courant spirituel chrétien que l'Inquisition,
spécialement instituée pour les éliminer,
n'eût de cesse d'éradiquer. Très longtemps, les
seuls documents disponibles sur les cathares provenaient de leurs
adversaires et faisaient la part belle aux vieilles
allégations de manichéisme et d'orientalisme. La
découverte dans les fonds anciens de bibliothèques, en
Italie, en Irlande, en Bosnie et en France, de rituels et de
traités indiscutablement cathares, le développement de
l'historiographie et de l’archéologie
médiévales et l'accès à d’autres
registres d'Inquisition permirent d'infirmer ces affirmations et de
se faire une idée plus exacte sur cette foi
persécutée, puis recouverte par des siècles
d'oubli. Évacuant les mythes et les fantasmes qui nous
masquent ordinairement leur visage, Bertran de la Farge nous fait
découvrir les véritables cathares et surtout le contenu
de leur philosophie et de leur religion. Ainsi, aujourd'hui, cette
« voie cathare » peut être perçue comme une
réponse simple, très actuelle et d'une grande
pertinence aux interrogations et aux demandes spirituelles d'un
nombre croissant de chrétiens mais aussi de chercheurs d'une
voie spirituelle authentique.
BIOGRAPHIEDEL'AUTEUR Bertran de La
Farge.De formation scientifique (il est Docteur-ingénieur,
Ingénieur ESAP, Licencié-ès-Sciences et
Consultant en Environnement). Son intérêt pour
l’histoire et les sources culturelles européennes est
devenu son activité principale. En particulier il est depuis
toujours apologiste et défenseur actif tant de
l’historique diversité culturelle française que
de cette identité majeure de la France qu’est la
culture occitane, tant en Limousin où il est né,
qu’en Provence où il a vécu et en Languedoc et en
Midi-Pyrénées où il vit. Il est l’un des
instigateurs et l’un des fondateurs de la
Fédération Convergéncia Occitanadont il fut le
premier Président de 1997 à 2001 et qui regroupe, en
2008, cinquante quatre associations. Il est aussi l’un des
initiateurs et des créateurs de la Maison de
l’Occitanie, l’Ostal d’Occitània, à
Toulouse, où il est Président de l’association
Carrefours catharesmembre de Convergéncia Occitana. De 2001
à 2008, il a été nommé au cabinet du maire
de Toulouse, chargé de mission pour le développement et
le rayonnement de la culture occitane. Passionné
d’histoire médiévale, il est l’auteur de
plusieurs ouvrages sur l’Occitanie, les comtes de Toulouse et
le Catharisme.

Ouvrage disponible en consultation à L Espace Catharose
avec "La Voie cathare; Aux sources du Christianisme:Le message de la Colombe"



d autres titres encore à vous partager en consultation:


  1. A.Brenon, "Le vrais visage du Catharisme"
  2. Ph.Roy, Les cathares , histoire et spiritualité"
  3. J Dupré, " Cathares en chemin" et "catharisme et chrétienté"
  4. DR A.Guirdham, "Les Cathares et la réincarnation"
  5. A.Nataf, "Le miracle Cathare"
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Lun 18 Aoû 2008, 18:11


"L'éternel amour ne peut périr."






Ce n'est pas tant le passé cathare que Gadal ( http://www.gadal-catharisme.org/qui-est-antonin-gadal_3_fr.htm ) veut faire renaître mais c'est trouver ici-bas le chaînon, encore manquant, entre l'héritage initiatique des cathares et l'actuel présent. Il aspire à trouver dans ce monde (.../...) des hommes et des femmes spirituellement sensibles et aptes à recueillir ce "trésor" intérieur, immatériel, des cathares et à le vivifier dans le présent. A. Gadal finit par les rencontrer. Il s'agissait d'un homme et d'une femme d'origine hollandaise : Jan Leene et Mme H. Stok-Huyser. Ils avaient fondé aux Pays-Bas une école de pensée, une fraternité gnostique, la "Rose-Croix d'Or". Cette rencontre scella en même temps l'alliance de la Fraternité du Saint Graal, des Cathares et de la Rose-Croix. (.../...)
Chaque fraternité gnostique, vouée à la délivrance des hommes, rassemble sa moisson d'âmes mûres et l' invite à entrer dans le champ de vie divin de l'origine. Chacune devient ainsi une pierre dans la construction du temple universel. Gadal aimait parler de ce temple universel de l'Esprit, de cette Fraternité Universelle dont le Christ est le principe central et l'unique tâche, le sauvetage des hommes. (.../...). Gnose. Ėgypte, Inde, Grèce de Périclès, Grèce alexandrine, Pythagore, Platon, Jésus, Dante, gnose sarrasine,(.../...), Cathares, Rose-Croix, Templiers du Graal. C'est toujours la même pensée au travail, une pensée religieuse identique, qu'on retrouve et qui s'est poursuivie sous des symboles différents. (.../...). Au Moyen-Âge, la fraternité d'amour des cathares incarnait en Europe le christianisme intérieur véritable.
En 1167, le patriarche bogomile, Nicétas, venu de Bulgarie, était venu organiser le sacerdoce cathare. Il avait confié le sceau des mystères des "Sept Ėglises d'Asie" aux parfaits cathares, avec la mission de faire connaître à l'Europe les mystères christiques.





Ces trois aspects d'un même courant spirituel chrétien ont toujours étroitement collaboré entre eux ; ils veillent à l'exécution du travail de délivrance entrepris de façon dynamique.
La "Triple Alliance de la Lumière" est la synthèse "magique" de l'enseignement libérateur contenu dans le christianisme.




- La Fraternité des Cathares apporte l'amour en tant que force de réalisation de la nouvelle unité des âmes : la religion fondamentale.
- La Fraternité du Graal veille à l'accomplissement du travail : l'art royal de la construction intérieure.
- La Rose-Croix apporte la connaissance de Dieu, de l'homme et du chemin : la science originelle.



Citation de Jan van Rijckenborgh
" Savez-vous à quoi l'homme est appelé ?
Savez-vous ce que l'homme peut faire ?
Nous sommes d'Origine Divine !
Nous avons été créés à l'Image de Dieu,
en nous luit l'étincelle divine.
Il ne s'agit pas là de mots faciles et gratuits,
mais de Vivantes Flammes de la Vérité Éternelle. "

En savoir plus
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
Serval

avatar

Masculin
Sagittaire Cheval
Nombre de messages : 5
Date de naissance : 15/12/1966
Age : 50
Localisation : France
Date d'inscription : 23/07/2008

MessageSujet: Re: Les Cathares   Mar 19 Aoû 2008, 23:24

http://www.conservatoire-larzac.fr/
Revenir en haut Aller en bas
http://thoth.aceboard.fr
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Ven 31 Oct 2008, 09:10

Merci serval.


je vous propose ceci!




C’est au chanoine rhenan Eckbert de Schönau à qui revient le mot savant « cathare ». En effet, vers 1163 Eckbert à partir d’une dénomination populaire [b]cati
en latin et cathiers en français tenta une proposition plus savante mais aussi plus fantaisiste : il proposa l’étymologie du grec "Catharos", c’est à dire purs.

Pourtant ces hérétiques médiévaux ne se sont jamais considérés comme des purs, ni des parfaits, ni des parfaites. Cela appartient au vocabulaire de l’Inquisition.




Les Cathares et la réincarnation
Editions : Payot

Arthur Guirdham
étonnant !





Qu’au XIIIe siècle, dans le Midi de la France, un groupe d’hérétiques dissidents, les Cathares, aient cru à la réincarnation, cela n’étonne plus personne. Mais qu’en plein XXe siècle, en Angleterre, où le catharisme est peu ou mal connu, une jeune femme voie sa vie envahie de "réminiscences" se rattachant à des événements qu’elle aurait vécus, en France, au temps des Cathares, voilà qui peut surprendre. C’est pourtant le récit de cette expérience que raconte ici Arthur Guirdham, médecin psychiatre anglais, dont cette jeune femme fut la patiente.

Afin de mieux étudier le cas de celle-ci, Guirdham va entreprendre une longue recherche historique dans cette région de France. Or, il vérifiera auprès des spécialistes du catharisme, dont René Nelli, l’exactitude des faits, des événements, des descriptions rapportés par sa patiente…


"Ce qu il nous enseigne, c est que l homme est OUVERT;
et qu il doit s abandonner à cette" illimitation",
à ce gouffre que tous les phénomènes semblent lui masquer,
à la fois, et lui révéler"
René Nelli!





Mrs Smith et les cathares

Né en 1905, Arthur Guirdham, boursier de l’université d’Oxford, étudia en médecine puis en psychiatrie. À l’âge de 24 ans, il se mérita la médaille d’or du Gouverneur pour ses recherches cliniques au Charing Cross Hospital de Londres. Il fut consultant en psychiatrie pendant plus de trente ans.
Il avait environ 40 ans lorsqu’une certaine Mrs Smith lui ayant fait part de ses étranges expériences, il n’eut d’autres choix que d’adhérer au concept de réincarnation. Ces confidences révélaient une connaissance détaillée de l’histoire et des pratiques des cathares, une secte qui, au Moyen âge, fut cruellement persécutée par l’Inquisition; populaire surtout dans le sud de la France, son centre était Toulouse, que Mrs Smith prononçait Tolosa. Les cathares, comme les premiers chrétiens, croyaient notamment en la réincarnation, alors que l’Église officielle avait rejeté cette thèse depuis plusieurs siècles.
Durant des vacances prises en France, dans les années 60, Mrs Smith eut l’impression de connaître le pays comme si elle y avait toujours vécu, et que certaines régions lui étaient particulièrement familières, surtout Saint-Jean-Pied-de-Port qu’elle visitait pourtant pour la première fois. À Toulouse, et surtout dans la cathédrale, elle revécut l’horreur, car c’est là que plusieurs cathares avaient été jugés pour hérésie.
Au début, le Dr Guirdham se montra quelque peu agacé par les récits de sa patiente, qu’il considérait comme des fantaisies, même si lui-même s’était senti étrangement attiré par le Languedoc et les Pyrénées (où s’élevaient plusieurs châteaux cathares).Puis un jour, elle lui raconta un cauchemar récurrent qui la remplissait de terreur, dans lequel elle voyait un homme entrer dans sa chambre et s’approcher de son lit par la droite; cela attira l’attention du psychiatre car il souffrait d’un cauchemar presque identique, mais où l’homme s’approchait de lui par la gauche… Elle savait que le personnage de son rêve avait commis un meurtre et ne le regrettait pas. Mais ce qu’elle cacha pendant longtemps, c’est qu’elle avait reconnu celui-ci comme étant son amant cathare, Roger Isarn. (Ce nom, ainsi que les autres qu’elle se rappellera, ont pu être vérifiés par la suite dans les registres de l’Inquisition.)
Suivit pour Guirdham une série de coïncidences, notamment une rencontre avec deux femmes, certaines qu’il avait fait partie des cathares autrefois, ce qui l’amena à étudier la question de plus près. Grâce aux renseignements que lui prodiguait Mrs Smith et à sa propre recherche, il devint convaincu que l’homme de son rêve était Pierre de Mazerolles, un cathare bien connu qui fut identifié comme un des meurtriers de l’Inquisiteur venu détruire la secte.
Il est également important de noter que, durant son adolescence, Mrs Smith écrivait des poèmes en langue d’oc, une ancienne langue du Midi qui n’était certainement pas enseignée dans les collèges britanniques de l’époque! La comparaison entre ses poèmes et ceux des troubadours du 13e siècle est saisissante; pourtant, elle ne savait pas le français, et elle écrivait comme en transe. Plusieurs de ces textes ont été insérés dans l’ouvrage du Dr Guirdham, Les cathares et la réincarnation.
Même les plus sceptiques ont beaucoup de peine à réfuter le récit que Guirdham fait de toute cette histoire, parce que la plupart des détails qu’il donne n’étaient pas connus au moment où Mrs Smith venait le voir, par exemple, lorsqu’elle décrit les cathares vêtus de manteaux bleu sombre. Les historiens jugèrent un temps cette affirmation plutôt farfelue, car on croyait savoir que ces derniers s’habillaient toujours de noir. Mais les recherches subséquentes ont donné raison à Mrs Smith, au point que les deux grands spécialistes des cathares, le Professeur Nelli et M. Jean Duvernoy, concluent que désormais, pour tout connaître sur le sujet, c’est à Mrs Smith qu’il faudrait s’adresser…
extrait de
http://www.radio-canada.ca/Par4/special/mort_reincarnation_adultes.html

Citation :
The Cathars and reincarnation / We are one another / The lake and the castle
Arthur Guirdham


Arthur Guirdham, né en 1905, était médecin et psychiatre. Il a publié plusieurs ouvrages scientifiques dans le domaine de sa formation. Jusqu'au jour où il a été confronté à un groupe de citoyens anglais qui s'étaient tous connus lors de vies antérieures dans le Languedoc médiéval. Avec une grande rigueur scientifique, il fait part de son enquête dans une série de livres.

'The Cathars and reincarnation' (les cathares et la réincarnation) décrit le rapport entre les anglais qu'ils a rencontrés et leurs incarnations moyenâgeuses dans une secte persécutée par l'Inquisition.

Placide Gaboury décrit ainsi 'We are one another' (nous sommes l'un l'autre): 'il démontre les liens existant entre les membres du groupe d'âmes auquel chacun appartient. Soit qu'on les retrouve sur terre, de temps à autre, soit que certaines qui sont déjà retournées dans l'au-delà travaillent en étroite collaboration avec nous. De toutes façons, ces liens (mentors, amis éprouvés, âmes soeurs, membres choisis de la famille) parcourent les vies et nous lient à jamais'.

'The lake and the castle' (le lac et le château) décrit comment le même groupe d'individus s'est rassemblé à plusieurs reprises: à Rome au 4e siècle, en tant que marins sous Napoléon, etc. Ce livre intéressera également pour la façon dont Guirdham a été guidé par des entités non-incarnées vers des lieux où il a trouvé des preuves irréfutables de ces vies antérieures.

A ma connaissance, aucun de ces livres n'est disponible en français. Seuls ses ouvrages 'scientifiques' semblent avoir été traduits. Merci de me signaler si vous connaissez l'existence d'une traduction de cette série-ci.

Quelques mois après avoir publié l'information ci-dessus, j'ai eu l'agréable surprise de recevoir le message suivant:

Mais si ! Trois livres du Dr Arthur Guirdham ont été traduits en français (par moi) :

- Les cathares et la réincarnation, Paris, Payot, 1971 -- préface de Lawrence Durrell et postface de René Nelli.
- La communication silencieuse, Paris, Payot, 1972.
- Les facteurs cosmiques de la maladie, Paris, Fayard, 1974 -- préface de Claudine Brelet.

Evidemment, depuis, ces trois ouvrages sont épuisés. Il serait intéressant de les rééditer, car ils ont ouvert la voie aux "nouvelles recherches"...

Bien cordialement,
Claudine Brelet à

François De Kock


Dernière édition par AMBRE le Lun 03 Nov 2008, 09:34, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
uncia



Masculin
Scorpion Cochon
Nombre de messages : 83
Date de naissance : 08/11/1971
Age : 45
Localisation : France
Date d'inscription : 11/08/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Ven 31 Oct 2008, 11:53

Bonjour Ambre,

De très intéressantes synchronicités, et ce n'est pas la première fois...
Avec un espace "Catharose" à proximité, ce n'est pas surprenant.

Hiers j'étais en train de faire un peu de ménage dans mon "petit coin" livres, pour en remettre en vente...
Je retombe sur ''Les Cathares" de Jean Blum, que j'avais commandé d'occas il y a quelques temps mais que je n'avais pas lu...

Donc je refeuillette vite fait ce livre avant de le mettre dans la pile "à revendre", et je tombe "par hasard" sur un passage où il évoque précisément les témoinganges de Mss Smith.
C'est assez bref, il y a pas grand chose, mais tout de suite....

Pfffffffff..... un lien direct avec l'"air Cathare"... suis resté une heure skotché dans cette petite lumière si belle !

Oh il n'y a rien d'extraordinaire, mais quand quelque chose arrive à "pointer" directement sur l'énergie cathare, c'est en fait très rare.

Le témoignage de Mss Smith est un tout petit "pont vivant" sur l'énergie Cathares...

... vivement que de grandes autoroutes s'ouvrent !

:652:


Dernière édition par uncia le Ven 08 Mai 2009, 13:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Ven 31 Oct 2008, 18:52

Merci uncia!

En plus je n arrive pas à retrouver la jaquette initiale sur le net qui date de 1971, en fait le symbole est un T surmonté du O , ce qui donne plus la croix du Ankh que la croix cathare connue actuellement!

celà ressemble à ceci



Tau et O= Ankh



Quelqu un peut il nous parler du livre de Déodat Roché: "Les Cathares, précurseurs des temps modernes.Cahiers d Etudes Cathares de 1962"
ceci déjà pour ceux que celà interressent:
«Le Tisserand des Catharismes»

http://portail.cathares.org/DeodatRoche0001o.html
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Lun 03 Nov 2008, 09:45

Tarot et néo-catharisme

<BLOCKQUOTE>



Pèlerins du Jugement dernier : Cathédrale d’Autun

Les images des 22 sujets allégoriques du "Tarot" plongent leurs racines iconographiques dans la statuaire médiévale, notamment dans celle liée au pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle - qu’il s’agisse de la Cathédrale de Chartres,


Le Diable : Chartres [Photo Jean-Claude Flornoy]
Etrange détail Le Diable "danse" sur le dessus d’une Tour tout comme l’arcane XV du tarot de Marseille (Diable) précède immédiatement la Tour foudroyée (arcane XVI)

des abbayes de Souillac ou Moissac voire de la Basilique de St Sernin de Toulouse ou de la Cathédrale d’Autun...

Dans cette perspective, l’on aurait tort de négliger l’influence plausible des croyants néo-cathares sur les "rédacteurs" du "Tarot".
Le Visconti-Sforza



Parmi les tarots médiévaux, le jeu le plus complet qui ait été conservé en quasi-intégralité est le Piermont Morgan Bergamo, plus connu sous le nom de Visconti-Sforza. Le jeu fut offert au duc de Milan vers 1450.


Papessa du Visconti-Sforza
La plus ancienne liste des atouts du XVè siècle (antérieure à la numération plus connue du tarot de Marseille de 1557) décrivait spéciquement la Papessa comme une hérétique : "O miseri quod negat Christiania fides" (O misérable qui renie la Foi Chrétienne)

Il y eut une papesse dans la famille Visconti : Sœur Manfreda Visconti di Pirovano, qui périt sur le bûcher de l’Inquisition (1300). Elle s’inscrivait dans la lignée idéologique de Joachim de Flore, dont les écrits encouragèrent les mouvements apocalyptiques fondamentaux, précurseurs et prérévolutionnaires du Moyen Âge.

Les prophètes de l’Esprit Saint. Les espérances du « millenium » et les Joachites.

Au début du XIVe siècle, Les prêcheurs itinérants cathares perpétuent la pratique du baptême de l’Esprit (Le sacrement du consolament par imposition des mains de Parfaits). Ils eurent une très grande importance à Florence et à Milan.

Pendant ce temps, l’apostolique Gérard Sigorelli de Parme subit le bûcher romain, tandis que les foules de Toscane et de Lombardie restent sous l’emprise de Fra Dolcino de Novare et sa compagne Marguerite. Ils assimilaient l’église romaine à la bête de l’Apocalypse et prophétisaient à la fois sa fin et la fin des temps - l’Esprit Saint instaurant un nouvel âge d’or.

Les thèses évangéliques de la communauté des frères, sœurs et tiers-ordre laïc des franciscains spirituels d’Occitanie s’inspiraient de Joachim de Flore. Ils furent durement réprimés par l’Inquisition.

Après, des apostoliques ardemment convaincus de l’approche du millenium de l’Esprit Saint prôné par l’abbé Joachim de Flore firent de la Lombardie leur lieu d’expansion. Eschatologiquement, cela aurait figuré l’arrivée du règne de l’Esprit Saint, qui eût ainsi mis fin au règne de l’église catholique romaine corrompue.

« (Ces derniers) reprirent et amplifièrent la prophétie des trois âges de Joachim de Flore entre le XIIe et le XIVe siècle (et) furent à l’origine du mythe du nouvel empereur Frédéric dont l’avènement signifierait la destruction de l’église corrompue et le début de l’âge de l’Esprit. » - - - Anne Brenon, Le vrai visage du catharisme

suite

http://www.officieldelavoyance.org/spip.php?article608


Pour les lecteurs souhaitant approfondir le sujet du catharisme et le Tarot, il existe une synthèse, Une étude intéressante de Bob O’Neill sur les influences possibles entre le catharisme et le Tarot, à l’adresse Internet suivante :
http://www.tarot.com/about-tarot/library/boneill/index</BLOCKQUOTE>
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Ven 07 Nov 2008, 09:15

La Fin'Amor
un article proposé par Caroline Cennac.



Au-delà de l’aspect historique dans lequel il est aisé de perdre le fil de l’enseignement, se trouve la vérité simple de l’origine, qui était, fut et sera. L’histoire, les sciences, la sémantique, l’accumulation de connaissances intellectuelles peuvent bien mettre sur la voie, seul le coeur ouvert peut la parcourir et, surtout, la réaliser.

Cliquez sur l image


et

La voie parfaite -
Le catharisme vivant


de Genel
Jean-Claude GENEL
se place dans la lignée de ceux qui ont su trouver, au-delà des traditions et des dogmes, l’enseignement direct du maître intérieur, ce dialogue infini avec l’âme, avec l’intelligence divine.
Lorsqu’il se met à l’écoute, il puise à la source éternelle et refor-mule pour notre époque la tradition de l’Occident mais aussi celle de l’Orient.


une définition du terme "nihiliste" selon les esséniens qui me plait assez:

"purs , sinon rien"...pas "régression" , ni "néant" !

nb: un livre inattendu !
je l ai lu en quelques heures!


NB: l envie aussi de vous partager ce sujet sur le Mont Bugarach / Pech de Thauze suite à mes recherches sur les Cathares et aux nombreuses théories que j ai pu lire dont je ne retiendrai que ces quelques posts.
Merci de venir nous partager vos lectures sur un sujet qui a déjà fait couler beaucoup d encre!

Le mystérieux Pech de Bugarach dans l'Aude ...


richel
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Mar 25 Nov 2008, 21:56

Jean Markale,


spécialiste de la mythologie celtique,
est mort
24/11/2008



Jean Markale

avait publié 102 ouvrages consacrés à la civilisation celtique.
Son 103e ouvrage, "L'homme lesbien", paraîtra en janvier.
Crédits photo : AFP





Jean Markale, poète de la celtitude



par Claire Fourier








Jean Markale vient de mourir. Le 23 novembre 2008. À 80 ans. Il était né le 23 mai 1928. C'est une bibliothèque que la mort vient d'engloutir, et le poète de la celtitude. Car c'est en poète que cet homme d'une érudition colossale, d'une rare culture, cet « horrible travailleur » a sondé la tradition celtique et médiévale et labouré le champ de la celtitude. Un barde, un poète qui a fait découvrir à un large public une civilisation dont la connaissance était jusqu'à lui réservée aux chercheurs. Homme d'une stature nationale et même internationale puisque ses livres sont traduits en 25 langues dont les langues asiatiques, les Coréens appréciant particulièrement le cycle du Graal. Il fut aussi un homme de radio, de télévision, un conférencier passionnant.
Jean Markale a grandi à Brocéliande, à l'ombre d'une grand-mère qui l'a nourri des légendes celtiques. Il a été formé ensuite par un professeur passionné de poésie moderne et de littérature médiévale qui l'a initié au cycle arthurien. Devenu professeur de Lettres, il a quitté l'enseignement pour se consacrer à sa passion. Pendant des années alors, il a fouillé les bibliothèques, étudié les livres et manuscrits évoquant la civilisation celtique. Son souci a été de sonder les rapports entre la réalité qui fonde les légendes et les mythes qu'elles véhiculent.
Jean Markale n'a pas été le premier à travailler sur la mémoire des Celtes et à fouiller leur mythologie, mais le premier, il a donné une vie organique à la celtitude. Il a fait une synthèse vivante de récits multiples et souvent contradictoires. Il avait en horreur le folklore et ceux qui jouent à rénover la tradition druidique, n'y voyant qu'imposture. Il n'avait guère plus de goût pour la sècheresse de travaux universitaires ; des chercheurs lui ont parfois reproché du reste son lyrisme et une interprétation fantaisiste de l'épopée celtique. On peut dire, en reprenant la notion définie par Pascal Quignard, que c'est moins le passé que le jadis qui retenait son attention, c'est-à-dire la réserve d'avenir qu'il y a dans le passé des Celtes et leur mythologie.
Jacques Bertrand de son vrai nom, Jean Markale avait emprunté son nom de plume au roi Mark parce qu'il avait une immense estime pour le roi d'Irlande tandis qu'il méprisait le neveu du roi, Tristan, en qui il voyait un jeune benêt. À force de fréquenter les héros de légendes, Jean Markale était devenu lui-même un personnage du Graal. Il s'identifiait volontiers à Merlin, mais on a pu voir tour à tour en lui tous les personnages du cycle arthurien dont Viviane, Morgane, Lancelot et surtout Gauvain, le chevalier amoureux des femmes, pour lequel il avait un faible. Il évoluait parmi ces personnages comme s'ils étaient des voisins en chair et en os, les aimait, se fâchait, les grondait, leur pardonnait, tissait des liens inattendus entre eux ainsi qu'entre eux et nous. Il jonglait avec les histoires, les sociétés secrètes, les combinait, rapportant tel mythe à tel autre, éclairant le monde contemporain à cette lumière. Cela, au point que tout le reste donnait parfois l'impression de servir à nourrir cette famille sinon réelle, surréelle. Jean Markale était une sorte de chamane : médiateur entre deux mondes et sensible à leur interpénétration, expliquant l'un par l'autre, il donnait du sens à chacun.
suite
http://ouest.france3.fr/info/bretagne/48894905-fr.php







revoir:

La France magique


Par Jean Markale




Dans une de ses intuitions prophétiques incontrôlables mais souvent vraisemblables, Rudolf Steiner émet l’hypothèse que notre Terre, depuis des millénaires, se spiritualise peu à peu grâce à l’apport des êtres humains. Cet apport serait double : d’une part l’activité humaine, qui est manifestation de l’Esprit, transforme la matière terrestre et lui fait accomplir une sorte de transcendance ; d’autre part, les milliards d’êtres humains qui se sont succédé de génération en génération, corps de chair animés par l’Esprit qui sont retournés à la Terre, contribuent à cette métamorphose et tendent vers un but ultime qui serait la totale spiritualisation de la matière. Ainsi serait abolie la dualité qui pèse sur la création comme une malédiction. Ainsi serait réalisé ce que les Écritures appellent le Royaume de Dieu.

suite

http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=118



Montségur et l'énigme cathare


En ces temps de prophétisme où l'on répète que le XXIème siècle sera mystique ou ne sera pas, les grandes énigmes de notre histoire fascinent plus que jamais nos imaginations. Sans doute pressentons-nous confusément que derrière elles se cachent, peut-être, les vérités fondamentales de notre destinée, l'explication de notre cheminement terrestre vers un "ailleurs", sans l'espoir duquel il nous serait impossible de vivre.
Montségur, "ce nid d'aigle vers lequel convergent tous les nuages du monde", semble être l'un de ces lieux privilégiés où souffle encore l'esprit, où planera toujours le mystère du Saint-Graal, où viendront inconsciemment s'arrimer rêves et illusions des générations successives, en dépit des flammes du bûcher allumé naguère par les Inquisiteurs pour réduire à jamais la résistance cathare.
Or qui étaient les Cathares ? D'où venaient-ils ? Pourquoi s'étaient-ils rassemblés dans le Razès mystérieux, non loin de Rennes-le-Château et de Quéribus, au coeur d'une étrange région entourée de vallées profondes, de sommets brûlés par le soleil ? Quel trésor cherchèrent-ils à sauver ? Quels furent leur véritable doctrine, leur rapports avec l'Occitanie médiévale, avec les Templiers ? Pourquoi furent-ils si cruellement pourchassés ?
Dans ce premier ouvrage, point de départ d'un fabuleux itinéraire qu'il entreprend pour nous par les chemins sinueux de la France secrète, Jean Markale s'attache à répondre objectivement à ces questions, en démêlant le vrai du faux. Au terme d'une enquête menée sur place avec passion, s'appuyant sur une documentation rigoureuse et étendue, une connaissance approfondie de l'Histoire et de la tradition, il ouvre des voies nouvelles, suggère des pistes oubliées, formule des hypothèses exaltantes au-delà desquelles s'esquisse en filigrane le scintillement d'une lumière recherchée par l'homme depuis l'aube des temps...
http://www.macrolivres.com/livres/montsegur_et_l_enigme_cathare.php
Bonne route à vous cher Poète!
richel
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Ven 27 Fév 2009, 22:01

interview du Professeur Yves Maris

La Résurgence cathare -
Le Manifeste




Docteur en philosophie
Philippe Contal : Bonjour Yves. Dans le cadre des reportages de cathares.org, j'ai souhaité faire des interviews de personnes dont l'intérêt pour le catharisme est indiscutable, et qui l'approchent d'une manière différente de ce que l'histoire en a retenu. Pouvez-vous nous éclairer sur votre vision du catharisme ?

Yves Maris : Bonjour Philippe. En quoi une pensée médiévale aussi controversée que le
catharisme peut-elle apporter une réponse au mal-être de notre société et au mal-vivre de chacun de nous ? Nous constatons d'abord que la société se caractérise par un légalisme outrancier qui renvoie à une injustice criante. A la légalité nationale ou internationale répond l'inégalité des hommes en regard du modèle d'existence proposé. Notre société se construit par une violence économique, comme prolongement civilisé de la course au butin.
Au
moyen-âge, le revenu de la terre constituait la richesse. La société s'organisait en une hiérarchie de suzerainetés et de vassalités qui constituait l'organigramme de la possession. L'autorité descendait dans ce réseau social et faisait remonter la valeur économique. Aujourd'hui, si la richesse demeure encore dans l'exploitation de la terre, c'est à des fins industrielles. L'on retrouve l'organigramme dans la propriété des moyens de production, avec un glissement récent de l'industrie à la finance pure. L'organigramme des filiales déploie les nouveaux territoires conquis et fortifie les nouvelles suzerainetés. Les entreprises aussi se font la guerre. Elles laissent les chômeurs et les miséreux sur leurs champs de bataille.

PC : Les conditions d'un retour du
catharisme vous semblent réunies ?

YM : Le
catharisme apparaît comme une rupture dans cette société médiévale que le christianisme romain justifiait. Le modèle résidait dans la constitution du royaume de Dieu sur terre. Rome ayant supplanté Jérusalem, prêtre et roi, le Pape était fondé à représenter le Christ sur terre. Il semble aujourd'hui que le christianisme "orthodoxe" soit avalé par le dragon qu'il a lui-même nourri. Il a justifié la société matérialiste que nous connaissons. Il sous-tend toujours l'ensemble des discours politiques, ceux qui prétendent à la laïcité et ceux qui jurent sur la bible.
Je crois que la société est une nouvelle fois prête à la rupture, parce que les hommes demeurent en quête des valeurs essentielles que constituent la foi, l'espérance et l'amour. C'est en ce sens que le catharisme peut surgir dans l'actualité de la pensée, avec la même capacité d'adaptation aux mentalités dont il a fait preuve au moyen-âge. Il éclaire l'erreur sociale en démystifiant le progrès matérialiste et les hiérarchies mondaines. Il propose un modèle social en quête de l'esprit et donne sens à la vie de chacun.

PC : Vous parlez des fondements de notre société. Mais a-t-elle retenu la bonne interprétation du christianisme ?

YM : Mon intérêt pour la
pensée cathare s'est révélé par la soutenance d'une thèse de doctorat intitulée «En quête de Paul». J'ai compris que l'interprétation dualiste du christianisme se déroule à partir de la pensée originale de l'Apôtre. L'histoire des idées religieuses dévoile la filiation paulinienne chez Marcion de Sinope, chez les Pauliciens, les Bogomiles et les Cathares. Nous sommes fondés à lire le catharisme comme une forme authentique du christianisme primitif.
Dans l'absolu, il ne saurait y avoir une bonne et une mauvaise interprétation du christianisme. La reconstruction ou l'interprétation de la vie de Jésus le Nazaréen est déjà de règle chez les évangélistes. Je crois qu'il appartient à chacun de s'instruire sur "la vérité", afin de reconnaître sa parenté d'âme et de connaître à quelle Eglise il appartient. Je crois que l'irruption du catharisme dans la modernité devrait fournir une autre compréhension du monde à des hommes et des femmes égarés, en quête de sens ou d'une nouvelle espérance.

PC : Votre approche semble regarder notre civilisation comme une fabuleuse falsification...

YM : Il est caractéristique que le concept de "pensée unique" apparaisse avec la fin du christianisme "orthodoxe", qui a précisément constitué la pensée unique de deux mille ans d'histoire. Réjouissons-nous que ce concept soit aujourd'hui négativement connoté. Le christianisme du premier siècle se caractérise par une variation en plusieurs chapelles que désignent notamment l'évangile de l'Apôtre, les quatre évangiles synoptiques augmentés du cinquième évangile de Thomas. Modèle de pensée unique, le corpus évangélique romain constitue un amalgame et une falsification de l'histoire du christianisme. Les textes sont constitués par de véritables strates scripturaires où se côtoient l'invite à la stricte obéissance à la Thora et son rejet, l'affirmation et la négation de la résurrection de la chair... Le
catharisme retrouvé représente la chance d'une nouvelle interprétation du christianisme qui s'accorde avec une pensée libre et replace "la vérité" dans la seule conscience de chacun. La conception d'un dieu inconnu ou d'un au-delà de l'esprit me semble mieux convenir à une pensée contemporaine, plutôt que celle d'un dieu jaloux et vindicatif ou d'une résurrection de la chair. L'idée que les hiérarchies économiques et militaires répondent à un modèle satanique me semble plus facile à comprendre que celle qui les donne pour oeuvrant à la construction du royaume de Dieu.

PC : N'est-il pas venu le moment de comprendre l'interprétation du christianisme qui a été rejetée ?

YM : Je crois que le moment est venu de rendre à l'Apôtre l'authenticité de sa pensée et d'en proposer la lecture fondatrice que la censure, les falsifications et les inquisitions lui ont refusée. C'est par Paul que nous retrouvons l'essence du
catharisme, ce chemin qui avance lentement vers la perfection et découvre l'homme comme un passant sur la terre.

PC : Pouvez-vous développer la vision de Paul ? N'étant pas habitués à l'étudier, je pense qu'il est nécessaire de l'approfondir.

YM : Il faut d'abord savoir que Paul fut considéré comme "l'Ennemi" ou "l'Apôtre de Marcion" par la tradition clémentine qui fonde l'Eglise romaine. Le contre-sens est certain si l'on considère le "Saint-Paul" intégré au corpus évangélique romain, sans écarter les lettres qui lui sont faussement attribuées et les interpolations qui polluent les textes authentiques.
Pour résumer la pensée de l'Apôtre en deux mots : La parole divine universelle est inscrite dans la conscience de chacun. Cette loi intérieure s'oppose à toute loi extérieure, nécessairement imposée par la force, dont il faut chercher l'origine auprès de Satan. Le monde que nous connaissons s'est constitué par l'erreur du premier homme. Il nous appartient de la corriger en privilégiant la filiation spirituelle à la génération, ou encore, en substituant l'amour à la loi. En effet, tandis que l'amour donne vie à l'esprit universel, la loi organise la possession de la matière.

PC : Peut-on alors penser que notre univers matériel est satanique ?

YM : Il ne fait pas de doute que pour l'Apôtre la création constitue le règne de Satan, c'est-à-dire le monde de la matière et de la coercition, par opposition au règne de l'esprit, de l'amour et de la liberté. Pour Paul, la fin du monde n'est pas inaugurée par un grand banquet messianique à Jérusalem, mais par l'explosion cosmique dont l'idée est déjà présente dans l'école stoïcienne.

PC : Le risque est grand de prendre cette pensée et d'en faire une sorte de justification suicidaire. Qu'en pensez-vous ?

YM : Nous appelons judéo-chrétiennes les traditions pharisienne et essénienne, qui se poursuivent dans le christianisme "orthodoxe". Dans ces traditions, la guerre au nom de Dieu et la constitution d'un royaume terrestre sont soutenues par l'idée que l'immortalité s'acquiert collectivement à travers la marche du peuple élu vers son destin de Fils de Dieu.
La tradition paulinienne, telle que Marcion la reprend, affirme, au contraire, la rupture avec l'espérance d'un royaume de Dieu inauguré par le Messie vainqueur et avec l'espérance de la résurrection des morts. Pour Paul, Jésus Christ est venu inaugurer la fin des temps. L'immortalité gagnée au moyen de la génération est un leurre.
L'opposition est irréductible. Pour les uns, la mort se vainc par la guerre et le bon ordre qui garantissent la vie éternelle du peuple et la résurrection de ceux qui l'ont assurée. Pour les autres, la mort se vainc par le rejet de l'ordre mondain et l'édification de l'esprit en soi au moyen de l'amour. Quand les premiers tombent les armes à la main, les seconds s'enflamment sur les bûchers.




- vue du pog de Montségur, depuis Roquefixade où réside le Professeur Yves Maris -







Dernière édition par AMBRE le Ven 27 Fév 2009, 22:17, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Ven 27 Fév 2009, 22:02

suite
PC : Pourtant, notre civilisation prétend au progrès et se positionne toujours comme une évolution permanente.

YM : Le progrès est un concept hérité de la tradition judéo-chrétienne, dans laquelle le marxisme a lui-même puisé ses références. Je crois que nous l'avons compris. Il est le fruit d'une pensée qui prétend construire le monde selon une volonté supérieure qui engage le peuple. Le renouveau de la pensée contemporaine remet en question cette notion de progrès. Une fois encore, il n'est pas neutre que le développement effréné de la vie matérielle et la croissance économique comme mesure du bien-être soient rejetés, alors que se brise la pensée unique.
La condition humaine est faite de souffrance et de mort. Tel est plus généralement le destin de toute vie. Dans ce monde où le bonheur n'est jamais qu'éphémère, les hommes conscients de leur humanité se secourent les uns les autres, comme des naufragés luttant pour leur vie au cœur de la tempête. Ils veillent à préserver le monde naturel qui les entoure tel un esquif dans l'immensité cosmique. Pour l'Apôtre, l'homme n'est certainement pas le maître de la nature ; il est de son devoir d'assumer sa responsabilité à son égard.
Il est également intéressant de voir comment s'organise aujourd'hui la révolte contre le système diabolique ou le nouvel empire qui dirige le monde. On ne cherche plus à opposer un système d'oppression à un autre. La révolte court dans des réseaux animés par la connaissance, où les hiérarchies et la volonté de pouvoir n'ont point leurs places.

PC : Le réseau... Internet, finalement, nous ne sommes pas si différents ! Cependant, pour en revenir au
catharisme, il est souvent présenté de manière sombre voire glauque. Qu'en pensez-vous ?

YM : Je vois cette actualité de l'organisation en réseaux comme une condamnation des sectes qui reproduisent les hiérarchies, les pouvoirs et gardent généralement l'attrait de l'argent. Le militantisme tel qu'on l'a connu au siècle dernier est passé. Le discrédit atteint la politique, le syndicalisme comme la religion. Ici ou là, on ne pratique guère parce qu'on ne croit plus.
Le renouveau du
catharisme, auquel je crois profondément, s'éloignera des modèles anciens désavoués. Ce sera un élan de liberté qui répondra certainement au désir d'individualité, mais en le vivifiant par une multitude de rencontres virtuelles et réelles. Les néo-cathares se reconnaîtront par leur simplicité, leur détachement, leur généreuse amitié, leur liberté de conscience et leur pratique de la non-violence.
Le
catharisme est un chemin de perfection qui s'inscrit dans la recherche de la connaissance qui allie science et conscience. L'histoire ne nous laisse malheureusement que des témoignages vulgaires et peu fiables. Elle ne fige pas l'esprit du catharisme. Quelle qu'ait pu être la tradition orale des Cathares albigeois, notre connaissance du christianisme primitif est aujourd'hui bien plus grande que la leur. Nous possédons les bibliothèques de Qumrân et de Nag-Hammadi. La perspicacité de l'exégèse et de la critique littéraire nous apporte une tout autre lecture des textes bibliques. Nos connaissances physiques et biologiques sont incomparables, au point que notre vision de l'homme et celle de l'univers sont profondément modifiées.

PC : Vous avez donc une vision du
catharisme qui, même s'il s'inscrit dans l'histoire, ne correspond pas à ce que l'on peut généralement lire sur le sujet.

YM : Imaginez que quelque méchant greffier vienne aujourd'hui au village de
Montségur dans le but de relever, sous la contrainte, les dépositions des habitants concernant leurs pratiques et leur connaissance de l'Eglise catholique. Il serait vain de prétendre découvrir à partir de ces témoignages la vraie doctrine de cette Eglise ; encore moins de connaître la règle de Saint-Benoît.
Les traditions spirituelles ne peuvent pas se perdre. L'esprit souffle où il veut et quand il veut. La vision du monde que les
Cathares ont portée existe toujours. L'image du laurier qui n'attend que de refleurir me plaît beaucoup.

PC : Voici une remise en cause de certaines hypothèses proposées par les spécialistes du sujet, pour qui le
catharisme n'existe plus depuis que le dernier Parfait est mort sur le bûcher.

YM : Notons d'abord que "Parfait" (Catharos en grec) est un terme biblique, repris par l'Apôtre. Il dit par exemple : «Nous parlons de sagesse parmi les Parfaits» ; mais avec humilité : «Je ne suis pas encore Parfait». Je comprendrais mal que nul ne puisse désormais prétendre cheminer vers cette perfection, au prétexte que le dernier
Parfait est mort sur un bûcher. Si l'on pose la question du baptême de l'esprit (le consolamentum) en terme de succession apostolique, pour ajouter qu'il y a rupture dans la chaîne de la transmission, je réponds que dans la tradition paulinienne la rupture par la grâce, c'est-à-dire la conversion, n'est jamais liée à un rituel. Je crois finalement que si un homme ou une femme raisonnable, cheminant vers la perfection, au sens cathare du terme, atteignait le point de conversion, il se trouverait une foule de croyants, de Montségur à Sophia, pour lui reconnaître la légitimité nécessaire au renouveau du catharisme.

PC : Concernant l'Évangile de Jean : il est généralement accepté comme étant le principal support qu'utilisaient les
cathares du moyen-âge. Comment concilier cela avec vos propos sur Paul ?

YM : L'Eglise valentinienne, qui s'inscrit dans une filiation paulinienne, fait une lecture gnostique de l'évangile de Jean. Notre propre lecture ne doit pas ignorer que l'exégèse du texte ne permet pas de cerner l'auteur primitif et que le rédacteur final acheva probablement la recomposition que nous connaissons au début du IIème siècle. Il faut comprendre que toute recherche de la connaissance ouvre largement l'horizon de la pensée. Chaque communauté est responsable des concepts qu'elle élabore et des mythes sur lesquels elle les appuie. Il n'y a jamais que la loi pour fixer la vérité. Or, nous avons vu que la loi, comme le dogme, est abolie, pour la liberté de conscience et l'édification de l'esprit en chacun. La connaissance n'est jamais fixée. La découverte d'un vieux parchemin, d'une planète lointaine ou du génome humain, tout concourt à enthousiasmer l'homme qui reconnaît dans sa pensée une parcelle de l'esprit universel.

PC : Votre approche mérite d'autres débats et nous aurons l'occasion de revenir sur les différents points que vous avez abordés. Merci de m'avoir consacré du temps. A bientôt.

YM : Je vous remercie, Philippe, de votre attention.
Votre site Internet est une chance pour relier tous ceux qui savent que l'esprit porté par les Cathares albigeois n'a pas brûlé sur un bûcher un matin d'équinoxe.
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Ven 13 Mar 2009, 08:37

conférence d Yves Maris en Belgique le samedi 4 avril au Catharose. Elle sera annoncée dans quelques jours à la rubrique « Agenda ».

Avec mes pensées et mon amitié,
Yves Maris


Chers amis,

Au centre de l’atrium du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, un pachyderme d’Asie est figé dans la pose que l’empailleur lui a donnée. Une plaque funèbre vante la qualité de l’œuvre, l’élan et la puissance rendus à cette peau tendue. Il est ajouté qu’un américain, probablement célèbre, s’est extasié devant ce travail d’artiste. Et chacun croit voir un animal en ce qui n’est, pas même une momie, qu’un épiderme cousu sur une forme. Il y a bien longtemps, un coup de fusil figea un éléphant. Le mouvement et la vie s’en sont allés que le démiurge naturaliste a prétendu évoquer en donnant à voir la relique de l’animal mort.
Ce jour-là, on célébrait l’ensemble du travail de rénovation du muséum. Une petite foule endimanchée, les coupes pétillantes au bout des doigts s’émerveillait bêtement du réalisme des pelages, plumages et toisons qui semblaient montrer là tant de vies qui n’étaient pas. Entre le zèbre et l’autruche, on passait au buffet prendre une tranche de cochon et de saumon apprêtées par des traiteurs d’un genre différent. Nul ne semblait effrayé à déambuler dans ce musée épouvantable dont la décoration faisait que chacun se sentait appartenir à l’élite des humains, maîtres des règnes.
Cathare, j’en appelle toujours au modèle et me pose la question : verrais-je Jésus en cet environnement-là ? Assurément non. Je n’imagine pas celui qui a chassé les maquignons du Temple s’enthousiasmer de l’habileté de l’empailleur et contempler une création nouvelle, poudrée et désinfectée. Comment la société chrétienne en est-elle venue à souffrir des valeurs aussi éloignées de celles du Nazaréen ? Le mouvement de pensée initié par Jésus s’attacha l’âme gréco-romaine grâce au modèle édulcoré initié par Paul et les hellénistes (l’apôtre inaugura la relation entre parfaits et simples croyants). Ils connaissaient leur monde et les conditions pour convaincre les masses. De même que l’on admettait dans les synagogues de la diaspora des judaïsants non circoncis, on devait recevoir des croyants de seconde catégorie dans la foi, ni végétariens, ni pauvres, ni non-violents, ni chastes. C’est ce christianisme-là que nous connaissons. Le prosélytisme d’urgence s’est établi dans la durée.
La conversion de Clovis accentua le caractère violent de la religion chrétienne établie par Constantin. Le mouvement gagna l’occident au prix d’une inversion des valeurs nazaréennes. Les guerriers, les chasseurs, les violeurs et les voleurs entrèrent en religion. Or, brutale ou sournoise, la violence représente la force contradictoire à l’enseignement de Jésus. L’Eglise ne retint que « l’unité du règne » pour s’édifier sur un christianisme du possible, infidèle à l’idéal nazaréen. L’amour pur ou la non-violence essentielle se cachait ailleurs, porté par une tradition spirituelle persécutée. Le christianisme populaire s’était adapté à la nature humaine qu’une gnose secrète tentait toujours de dépasser.
L’Eglise est aujourd’hui victime de ses compromissions. Elle ne porte plus l’espérance d’une société où l’homme spirituel dépasserait l’homme animal, c’est-à-dire, du « règne de Dieu » tel que Jésus l’entendait. En revanche, les mouvements non-violents ou écologistes, qui prônent le végétarisme, l’amour et la simplicité, témoignent que les progrès de la conscience occidentale se déploient en dehors du christianisme. Les concepteurs du nouveau Muséum d’histoire naturelle de Toulouse auraient été bien inspirés d’ouvrir leurs âmes au printemps des consciences. Ils auraient décidé un grand holocauste de toutes les reliques d’animaux, de volatiles et d’insectes hérités des collections du XIXe siècle pour effacer la cruauté de la relation de l’homme à la nature.
Un muséum est un lieu d’initiation et d’enseignement. La rénovation constituait le moment opportun de rompre avec la perversité. Mais voilà, l’homme de la Genèse reste le maître qui nomme les bêtes et en dispose. N’eût-il pas été extraordinaire de projeter en trois dimensions le film d’un troupeau d’éléphants, avec frisson garanti, au lieu d’étaler une vieille peau dans l’atrium ? de développer des images de la vie animale pour prêter à l’observation curieuse et au regard attentif de l’éthologue ou du psychologue ? Epier la diversité de la vie donne à saisir l’humain dans la germination de l’âme. La compassion envers la nature nous engage à ne pas lui faire l’injure d’exposer des animaux morts et des insectes épinglés. La violence est tellement prégnante que nous ne la voyons même plus, et nous visitons émerveillés, encore christianisés, le musée des horreurs.
Vous êtes invités à parcourir les nouveaux développements du site www.chemins-cathares.eu depuis la dernière pleine lune. La prochaine rencontre équinoxiale se déroulera le samedi 21 mars à La Bastida dels catars (Roquefixade) à partir de 15 h. Le thème central de notre conversation sera Les Actes de Jean. Je donnerai une conférence en Belgique le samedi 4 avril au Catharose. Elle sera annoncée dans quelques jours à la rubrique « Agenda ».
Avec mes pensées et mon amitié,

Yves Maris


La bastida dels catars - 09300 Roquefixade
Courriel: yvesmaris09@chemins-cathares.eu
Site: www.chemins-cathares.eu
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Lun 23 Mar 2009, 19:40

La conférence d Yves Maris en Belgique le samedi 4 avril au Catharose est repportée au mois de septembre.
Mr Maris ayant des soucis de santé , nous préférons différer sa visite.
Nous lui souhaitons un prompt rétablissement!
D autres informations suivront sur le blog www.catharose.be
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Les Cathares   Jeu 09 Avr 2009, 10:14

Citation :
Vous êtes invités à parcourir les nouveaux développements du site www.chemins-cathares.eu depuis la dernière pleine lune.

Une « écharde dans la chair » m’a obligé à annuler la rencontre équinoxiale de mars et la conférence que je devais donner en Belgique au Catharose, le 4 avril (reportée au 26 septembre). Vous voudrez bien m’excuser.


Avec mes pensées et mon amitié,

Yves Maris
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
 
Les Cathares
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Ce soir sur Arte un reportage sur les cathares, précédé de la vie de Savonarol?
» Reportage sur les Cathares
» Les Cathares, les Vaudois, les Béguins
» Documentaire "Les Cathares"
» Evangiles canoniques cathares

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ANTAHKARANA :: L'ANTRE DE MELCHISEDECK :: Elargir son Horizon-
Sauter vers: