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 Les Cathares

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AMBRE

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MessageSujet: Re: Les Cathares   Lun 11 Mai 2009, 08:09

INVITATION
Samedi 30 et dimanche 31 mai 2009

Programme de la rencontre

Sur le site www.catharisme.eu, vous trouverez des informations pratiques très importantes concernant cette première rencontre de la diversité cathare.

Citation :
À l’approche de la première Rencontre de la diversité cathare, il s’avère nécessaire d’envisager une affluence plus importante que celle initialement prévue.
En effet, de la petite centaine de participants que nous avions comme objectif pour cette première d’un genre forcément assez confidentiel, les retours que nous obtenons, via internet et via les commerçants contactés régulièrement, il est possible de penser que ce chiffre puisse être multiplié par deux ou trois.
Au-delà de la satisfaction que cet intérêt peut révéler concernant le renouveau qui semble être celui de la religion chrétienne cathare, il faut penser à prévoir les difficultés matérielles qui peuvent en découler.
Comme cela fut dit, mais bis repetita placent, il n’est jamais mauvais de rappeler les fondamentaux ; cette Rencontre de la diversité cathare n’est pas le fruit d’une organisation structurée appuyée sur un groupement doté de moyens aptes à garantir contre les aléas.
Il s’agit, au contraire, d’une initiative partie d’un petit groupe désireux de ne mettre en avant personne et de ne favoriser aucune organisation. Mettre en place une organisation efficace à partir de ce joyeux chaos n’est pas chose facile, surtout quand il est décidé de ne pas laisser l’argent polluer ce qui doit rester une démarche spirituelle.
C’est pourquoi nous avions prévu que la partie matérielle devait relever de l’initiative individuelle uniquement.
Certes, la mairie de Roquefixade apporte un minimum de moyens et de sécurité (locaux, assurance, etc.), le gîte d’accueil engage de louables efforts pour proposer une aide aux participants et une association locale occitane prête son matériel de sonorisation, mais cela ne peut en aucune façon être adaptable à tous les cas de figure.
C’est pourquoi cette page va tenter de vous informer en temps réel des éventuelles évolutions de la situation et vous proposera des outils destinés à vous aider dans votre organisation personnelle.
Mais avant tout nous avons besoin d’un minimum de retour d’information de votre part. Aussi nous vous serions très reconnaissant de bien vouloir répondre à ce petit sondage. Pour ce faire faites un copier/coller des questions ci-dessous dans un message courriel adressé à l’administrateur de ce site et répondez-y aussi précisément que possible.
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Ven 19 Juin 2009, 13:55

LE PHENIX CATHARE
(aux éditions AdA)

Date de Sortie du Livre 1 : 19 Juin 2009 (Canada)
Commander par Internet : AdA (Livraison gratuite pour le Canada)
Sortie Europe : aux environs du 20 Août 2009






Lire les premières pages...

[size=12][u]Note de l'auteur


La première flamme d'inspiration du [b]Phénix Cathare fut contenue dans un nom : Bélibaste.
Lui qui ferma jadis la porte des bonshommes, en accord avec son temps, n'est pas loin aujourd'hui, alors qu'il est l'heure d'ouvrir sa prophétie :

"Au cap des sept cents ans, le laurier reverdira"






En suivant le fil ténu de l'inspiration, un roman est né.

Un roman dédié à la présence vivante des bonshommes Cathares et de tous les "amis de Dieu".
Ecoutant la voix de l'intuition [b]Le Phénix Cathare
trace une quête intérieure qui, jouant avec l'imaginaire, s'enfonce progressivement dans le présent vivant à la recherche du "trésor Cathare".

Si au détour d'une page, d'un mot, d'une virgule, un souffle apparaît, une brise légère à l'éclat de soleil, douce et belle comme un miracle, petite flamme qui réchauffe le coeur...


... alors Le Phénix Cathare aura un peu pris son envol.










Comme disaient jadis les bonshommes Cathares :
Que le Père Saint vous guide et vous donne une bonne fin !



Arnaud de Montjoie
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Célestine334

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MessageSujet: Re: Les Cathares   Lun 06 Juil 2009, 15:22

...Quelle merveilleuse section, merci !

Il y a une dizaine d`années, j`ai eu la chance de vivre un voyage initiatique en Pays Cathares. Lors de ce voyage j`ai contacté cette mémoire et bien malgré moi, j`ai reconnu cette incarnation avec affection et je l`ai ramené en sol québécois.Cette mémoire est très présente sans être douloureuse.C`est un cadeau extrêmement précieux pour lequel j`éprouve une gratitude profonde.

Citation :
... vivement que de grandes autoroutes s'ouvrent !

Les autoroutes sont en construction car je participe activement à leurs mise en place donc, ne perdez pas espoir, elles seront fonctionnelles très prochainement.

Que la Source bénisse chacun d`entre vous.

Cordialement

Célestine334
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Mar 07 Juil 2009, 08:35

Merci Célestine,
je vous partage cet exposé de sartori.ruben

Adorer en esprit et en vérité



L’évangile dit de Jean, nous montre le Christ déclarer : « Dieu est esprit et ceux qui l’adorent doivent adorer en esprit et en vérité » (Jean 4 : 24). Cette adoration de Dieu annoncée par le Christ, s’oppose dans le texte évangélique aux hauts lieux des cultes juif et samaritain, c’est-à-dire aux sacrifices qui se faisaient au temple de Jérusalem ou au mont Garizim.
Ce passage évangélique témoigne, que les tous premiers chrétiens se sont affranchis des liens ethniques et de leurs traditions cultuelles. Il atteste également la séparation historique du culte chrétien avec celui du judaïsme.
Le christianisme instaure un culte nouveau. Mais quel est donc ce nouveau culte annoncé par le Christ ?

Tout d’abord, il faut revoir le mot clé de l’annonce johannique, le mot adorer de nos traductions. Ce mot est l’accolement de deux mots latin, ad qui veut dire devant et orare qui veut dire prier. Adorer veut donc dire littéralement « prier devant ». Ce mot nous renvoie aux dévotions dues à une divinité, autrement dit au culte rendu à un dieu.
Dans l’antiquité, mais encore de nos jours, quels que soient ces cultes, ils consistent toujours à pratiquer des rites, des hymnes et des prières, devant l’idole de la divinité dans un lieu sacré, un temple. Que l’on soit Égyptien, Grec ou Romain, Hébreux ou Perse, Aztèque même, il s’agit essentiellement de sacrifier à la divinité par l’intermédiaire d’un prêtre et de consommer ce sacrifice, fût-il humain.
Cette permanence de la pensée religieuse, on la retrouve dans la religion judéo-chrétienne. Toutes confessions confondues, on s’assemble dans un temple, que l’on nomme église, pour célébrer un dieu par une série de rites, d’hymnes et de prières. Là, un prêtre officie le saint sacrifice sur l’autel placé devant l’idole de la divinité, la croix et son crucifié, et les fidèles consomment le corps et le sang du seigneur.
Tout y est, comme dans les autres religions précédemment évoquées, mais était-ce bien cela que Jésus appelait de ses vœux ?
Quand les évangiles nous donnent à voir que le Christ faisait échapper du temple les animaux destinés aux sacrifices et que dans l’évangile de Jean, le Christ oppose les anciens cultes à celui en esprit et en vérité ; ne faut-il pas y voir au contraire une dénonciation et le renversement de cette permanence cultuelle ?
Mais revenons à notre mot adorer qui omet un sens contenu dans le mot grec. En effet, l’évangile de Jean, rédigé originellement en grec, emploie le verbe προσκυνεῖν (proskunein).
Comme le mot latin, il est un composé de deux mots : προσ (pros) qui veut dire devant et κυνεῖν (kunein) qui veut dire embrasser, vénérer ou adorer. Le verbe grec renvoie très précisément à l’acte de déférence qui consistait à se prosterner devant une divinité ou une personne et qui, dans ce dernier cas, était accompagné d’un baiser. Voilà le sens omis par le latin, le geste de profonde affection qui se finalisait par une embrassade. Il n’est pas une supplique adressée à un dieu, comme l’induit le mot latin.
La différence peut apparaitre fine mais elle est capitale. Le latin adoratio renvoie sèchement à la pratique cultuelle, ici symbolisée par la prière, et omet le sentiment affectif, le lien d’amour ou pour employer un mot plus évangélique, l’agapè.

Proskunein ne veut pas dire littéralement « prier devant» mais plus exactement se « prosterner devant» . Ce qui est sensiblement différent et nous verrons l’importance de ce véritable sens.

Si comme nous l’avons vu, la dévotion à un dieu consiste à lui rendre un culte, à le célébrer, le christianisme des origines ignore au contraire ce culte de la personnalité. En un mot cette idolâtrie.
En effet, les témoignages les plus anciens du christianisme nous le présente comme une voie, ὁδός (odos) en grec, c’est-à-dire un cheminement ou autrement dit une manière de vivre. À l’origine, le christianisme ne consistait absolument pas à rendre un culte à une divinité, c’est-à-dire à célébrer un dieu par les artifices des offices, des cérémonies et l’administration de sacrements à caractère quasi magique, surtout, il n’y avait pas de rite sacrificiel.
Quand le Christ envoie en mission ses disciples deux par deux, ce n’est pas pour instaurer une nouvelle forme de célébration mais pour « prêcher le royaume de Dieu et guérir » (Luc 9 : 2).
Le christianisme est extrêmement concret même si ses expressions sont très souvent métaphoriques. Ainsi, le « royaume de Dieu », ne désigne pas un paradis qui serait accessible après la mort, mais une réalité spirituelle qui s’oppose à la logique de ce monde.
Quant au mot guérison, il ne doit pas être pris au pied de la lettre. Il ne s’agit pas de guérisons des corps. Les chrétiens ne prétendent pas soigner les corps, ils laissent cela aux médecins. Les chrétiens sont en réalité les thérapeutes de l’âme, des âmes rendues malades par ce monde de violence qui fait mal. Ils sont des éveilleurs [1] de l’Esprit.
Il faut bien savoir que le public auquel s’adressaient les évangiles, considérait que les maladies corporelles étaient le fruit du péché, c’est-à-dire d’une corruption de l’âme. En conséquence, quand les évangiles montrent Jésus opérer des guérisons, c’est en réalité la guérison de l’âme qu’ils veulent attester. Les cathares médiévaux le savaient pertinemment et ils étaient aux antipodes des croyances superstitieuses de leurs contemporains. Fidèles à la véritable tradition apostolique, ils prêchaient que « le Christ et son Église n’ont jamais fait de miracles matériels. Ceux dont on lit le récit dans le Nouveau Testament on été fait spirituellement ». [2]
Il nous faut insister, le christianisme n’est pas une religion à but cultuel, c’est-à-dire ayant pour vocation de célébrer un dieu par les artifices des offices et la pompe des cérémonies.
Quand on observe les premiers écrits apostoliques, ceux de Paul tout particulièrement, il n’y a pas trace d’un culte quelconque. Il n’existe que des rites communautaires qui rassemblent la communauté, parce que le christianisme est une manière de vivre et de vivre en société fraternelle.
Par exemple, la cène, c’est-à-dire le repas du soir en latin, qui consiste à partager le pain et le vin en mémoire du Christ, qui est tout entier la parole du Père, n’est pas du tout une cérémonie sacrificielle, comme le judéo-christianisme l’inventera par la suite et qu’il nomme aujourd’hui par pruderie, eucharistie. La cène, ce partage du pain et du vin, est tout simplement un repas communautaire qui rassemble toute la communauté croyante et communauté qui se rassemble autour du pain de la parole christique, c’est-à-dire de l’Évangile.
Ce christianisme des origines, ignore complètement les bâtiments religieux, on vit et on se rassemble dans une simple maison. Le christianisme est un christianisme des maisons et non des églises. Les maisons sont des lieux de vie authentique, les églises des lieux de cérémonies factices. L’Église n’est pas l’église. Le traité cathare médiéval de la Sainte Église, le rappelle avec force : « L’Église n’est faite ni de pierre, ni de bois, ni de toutes autres choses faites de main d’homme […] car cette Église est la réunion des fidèles et des saints hommes en laquelle Christ demeure et demeurera jusqu’à la fin des siècles ». [3] On ne peut être plus clair.
Quand, dans les évangiles, le Christ envoie ses disciples, il leur recommande : « ne prenez rien pour la voie, [4] ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent et n’ayez pas deux tuniques » (Luc 9 : 3). Alors à plus forte raison est-il recommandable de ne pas s’alourdir de grand bâtiment de pierre. Le christianisme est Esprit, et il ne se manifeste pas dans les œuvres mortes de la matière mais dans celles vivantes de l’Esprit, portées par les bons hommes. Aucun assemblage de pierre, aussi merveilleux soit-il, ne peut rendre gloire à Dieu, il ne peut que l’offenser.
Il est en effet mensonger de prétendre rendre gloire à Dieu en élevant des édifices pour y faire des salamalecs, comme n’ont cessé de le faire les hommes depuis des millénaires. Ils ont eu beau prier leurs dieux, les supplier, les adorer et leur sacrifier tout ce qu’ils avaient de plus précieux, pour obtenir en retour quelques grâces de leur part ; ces dieux fantasmatiques n’ont pu donner d’autre réponse que celle donnée par le chaos du monde, avec ses relatifs heureux ou malheureux hasards.
Il faut cesser de se bercer d’illusion, le monde n’est pas mû par une sagesse et une providence divine, mais par une inconstance sans finalité, tout à fait aveugle, irraisonnée et dépourvue de toute bonté. C’est ce que nous appelons diable. Le monde est dur et impitoyable, il ignore la pitié ou la grâce. Il n’y a rien de divin en lui.
On invoque souvent la beauté du monde, mais le monde a la beauté de la plante carnivore qui séduit et entête sa proie afin de la dévorer. Le monde est aussi beau qu’un tigre, mais un tigre dévorant qui se repait de ses proies sanguinolentes. Un fauve complètement insensible à la douleur qu’il inflige. Dans le monde tout est prédation et violence. Même les plantes sont carnassières et se battent pour s’offrir une place au soleil, tout comme le règne animal dont les hommes font partie.
Les hommes se croient des êtres doués d’une liberté, d’un libre-arbitre comme le dit le judéo-christianisme. Pourtant, ils ne sont pas différents de la nature qui a forgé les plantes et les animaux. Les hommes doivent se battre et sont prêts à tout sacrifier pour leur survie, comme le dernier des animaux. Leurs actions ne sont pas plus libres que les mouvements des planètes. Les lois qui régissent le mouvement des planètes, régissent également les mouvements de l’homme. L’homme est entièrement déterminé par son environnement. Il est le produit de ce qu’il est, qu’il ne choisit pas, et ce dans quoi il est, c’est-à-dire le monde. De fait, « toutes les actions des hommes sont soumises à la nécessité la plus inflexible ».[5] Les hommes sont prisonniers d’un monde sans sens ni fin.
La beauté n’est pas un critère, c’est un voile qui masque la réalité, c’est une dangereuse illusion, le piège tendu par la nature. Il faut distinguer la beauté esthétique et la beauté intrinsèque. Ce qui est réellement beau est intrinsèquement bon. Sans bonté, il ne peut y avoir de beauté. La bonté est une beauté qui relève de l’Esprit seul, elle n’appartient pas au règne de la matière qui ignore la bonté.


L’annonce évangélique va à l’inverse de cette vielle tradition immémoriale de dévotion à une divinité qui serait supérieure à l’homme. Pour l’Évangile le divin n’est pas extérieur, mais intérieur à tous les hommes. Il y a égalité de nature. Il n’y a ni supériorité, ni infériorité. En conséquence, le rapport avec ce que les cathares appellent Dieu, n’est pas du tout celui des autres religions. Ce n’est pas un lien de soumission ou de dépendance à un dieu, juge et tout puissant, qu’il faut craindre ou honorer. Pour un cathare, les hommes ne portent pas une part divine en eux ; ils sont divins – non pas de façon réduite (comme une fraction d’un tout) mais de façon complète – car ils émanent du bon principe dont ils sont cosubstantiels et qui constitue en eux, ce que l’on nomme Bonté. Leur constitution physique est donc le corps étranger. Ainsi, le salut ne peut provenir que de l’impulsion de cette divinité en tout homme. C’est pourquoi Paul exprime : « ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Galates 2 : 20)
Il n’y a pas d’autre culte que celui d’ordonner sa manière de vivre dans la bonté. C’est cela vivre en justice et en vérité comme le disaient et le vivaient les cathares médiévaux. Mais remplaçons plutôt le mot justice, qui peut prêter à confusion, par le mot clé de l’Évangile, l’agapè, c’est-à-dire la bienveillance. Vivre dans la bienveillance et la vérité, telle devrait-être la devise des cathares contemporains.
Les parfaits cathares, comme les premiers chrétiens, ignoraient complètement la notion de culte à rendre à un dieu. Ils ne possédaient pas plus de lieux de culte que de culte. D’ailleurs, ils rappelaient aux catholiques que la messe était une de leurs inventions.
Les cathares, se contentaient simplement de prêcher dans les maisons et de partager le pain béni au cours d’un repas tout à fait normal, mais toute leur vie de simplicité était une manifestation de l’Esprit Saint en eux.
Les hommes ont pour habitude de voir leur dieu dans la puissance, dans le grandiose et le merveilleux, pour ne pas dire le surnaturel. Mais pour un cathare, Dieu c’est précisément tout ce qui est méprisable et invisible aux yeux des hommes, c’est-à-dire ce qui est considéré comme faible ou insignifiant en ce monde comme l’humilité, la non-violence, la douceur, la bienveillance, la dépossession. Ce n’est pas par hasard, que dans les évangiles le Christ est l’archétype de ces valeurs. Ce Christ, humble parmi les humbles, insignifiant et méprisable trainé sur la croix, est en cela même « l’image du Dieu invisible » (Colossiens 1 : 15). C’est pourquoi Paul disait, « nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (I corinthiens 1 : 23).



Publié le 15 juin, 2009 dans Les fondamentaux du catharisme
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Jeu 23 Juil 2009, 14:14

Bonjour,
je viens de trouver ce livre en occasion à Redu!
Une perle pour la compréhension de ce qu est le "consolament"!
LE CONSOLAMENT CATHARE, commentaire sur un fragment de rituel, le manuscrit de Dublin 269

de Philippe ROY, aux Éditions Dervy.
Au coeur de la mystique cathare, le baptême rituel, Consolament ou Consolamentum constitue l’axe autour duquel tourne toute la doctrine et tout le système de rites du catharisme.
Le manuscrit de Dublin date du XIVe siècle c’est-à-dire de la fin du catharisme, il présente un grand intérêt pour la compréhension des rites et croyances propres à l’Église Cathare, dont l’influence demeure jusqu’à nos jours, par exemple dans les églises gnostiques qui ont conservé le rite du Consolament.
L’enseignement des cathares comportait une tradition orale, complément indispensable aux rites et aux ascèses. C’est cet enseignement oral qu’offre le manuscrit de Dublin. Un aspect essentiel de ce manuscrit réside dans l’interprétation ésotérique continue du "Notre Père" qui est ici proposée, interprétation dans la plus pure tradition gnostique.
Nous sommes ici dans une approche très dépouillée du Graal, un christianisme inconditionnel et essentiel qui vise à la réalisation du Corps de Gloire.
Le commentaire de Philippe Roy est excellent et conduit le lecteur à une réflexion et une méditation profonde sur le sens du christianisme.
Éditions DERVY, 34 Bd Edgar Quinet, 75014 Paris.
ce texte aussi dont extrait:


10 – 8/ MYTHOLOGIE CATHARE.

Toute mythologie est une hypothèse, prenant la forme d’une légende, qui, d’une part, ne peut pas être prouvée, et qui, d’autre part, ne peut pas être étayée par des témoignages, des données et des documents concrets, palpables, directs et irréfutables. Une mythologie est une évocation merveilleuse de quelque chose qui a peut-être existé ou encore le récit non moins merveilleux de quelque chose qui n’a jamais existé ! Mais c’est aussi une hypothèse fondée sur les connaissances d’une époque, sur des intuitions ou sur des souvenirs déformés, ou sur des sciences perdues ou simplement oubliées, ou encore sur des réalités dont les preuves ont disparu. Une mythologie peut, en effet, être l’ultime reflet de l’histoire, réelle mais perdue, d’un monde, lui aussi perdu, de civilisations englouties comme la légendaire Atlantide décrite par Platon. Que sait-on par exemple des civilisations qui existèrent éventuellement avant le grand déluge et dont les scientifiques du XXIe siècle ont fini par établir les preuves et par reconstituer le scénario ? Objectivement, outre l’odyssée de Noé racontée dans le Deutéronome, il nous reste l’épopée de Gilgamesh, témoignage plus ancien rapporté dans tes écrits sumériens cunéiformes, antérieurs au Deutéronome, traitant des conflits entre des populations se préparant au grand désastre d’un déluge annoncé et inéluctable et mettant des écrits à l’abri ! Ainsi, d’après ce récit plusieurs fois millénaire, matériellement existant et lisible, il y avait bien, avant le déluge, prouvé par les géologues, des écrits et donc une civilisation capable de produire et d’utiliser une écriture. Aussi pouvons-nous conclure aujourd’hui que la mythologie du déluge est bien la trace d’une histoire réelle que les progrès de la science permettent de décrypter et de cerner de mieux en mieux.

Nous pouvons alors espérer qu’il en sera progressivement de même des futures relations des genèses du Monde, de l’Univers et des Hommes. Ainsi en sera-t-il des définitions de Dieu. Ainsi en sera-t-il de nos mythologies et de nos théories sur l’origine, la nature et l’exercice du mal. Mais pour l’instant nous en sommes toujours réduits non pas aux certitudes, mais aux hypothèses mythologiques. Car la mythologie peut aussi être une vue de notre esprit, ou simplement le reflet naïf ou romantique de ce que nous aimerions bien que telle ou telle chose soit ou ne soit pas.
Aussi choisissons-nous d’être prudents et de ne pas classer nos mythotogies préférées parmi nos certitudes tout autant préférées. Tout au plus pouvons-nous garder l’espoir qu’un jour la science des Hommes viendra prouver et décrire ce qui jusqu’alors était soit un mystère inexplicable, Innommable et indéfinissable, soit une merveilleuse hypothèse."
Le Catharisme : Voie mystique du Christianisme
voir aussi ceci
Reflexions sur le catharisme et la pratique cathare.
Eléments de réponse sur le catharisme au quotidien


Citation :
le catharisme n'étant pas une religion mais une philosophie au sens premier du mot, le croyant cathare doit effectuer sa propre démarche pour trouver sa "Paix Intérieure, le Christ qui est en lui".
Au Moyen Age, le croyant était aidé dans sa Quête de Pureté par les Bonshommes et les Bonnes Femmes qui sillonnaient le pays. Il avait donc constamment sous les yeux les références exemplaires pour le conforter dans sa Foi.
De nos jours, ces modèles manquent amèrement à ceux qui désirent progresser sur ce chemin. Avec les moyens actuels, l'étude du catharisme médiéval et des Ecritures ne pose pas de problème et permet une approche personnelle toujours fructueuse. Assurément nous laissons aux historiens le soin d'apporter la touche d'impartialité nécessaire aux faits historiques.
Mais dans cette rubrique il est question de vivre le catharisme de l'intérieur, les commentaires et réflexions doivent toucher notre Esprit, non notre intellect.
L'auteur de ces textes étudie et pratique la philosophie cathare depuis plus de vingt ans, c'est dire assez la valeur de ces quelques réflexions qui doivent être lues avec beaucoup d'attention et de discernement. Elles pourront en outre discutées sur un forum où une rubrique sera ouverte pour chacune d'entr'elles.




    <LI class=Style22>Abrégé d'un catharisme pour aujourd'hui
    <LI class=Style22>Arnaud Sicre
    <LI class=Style22>Les deux baptêmes
    <LI class=Style22>Eglise et succession apostolique aux premiers temps du christianisme
    <LI class=Style22>Eglise primitive chrétienne
  • La vraie nature du Christ



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MessageSujet: Re: Les Cathares   Ven 31 Juil 2009, 13:10

Yves Maris,


philosophe cathare,


nous a quitté hier...







Nous avons appris avec regrets le décès d'Yves Maris, maire de Roquefixade, et passionné philosophe cathare. Pour mieux connaître sa vie, ses écrits et ses convictions voici le lien vers son autobiographie :
http://ww.chemins-cathares.eu/090100_autobiographie.php
son site




interview du Professeur Yves Maris


Nous présentons nos plus sincères condoléances à sa famille et ses proches au nom de toute l équipe du Catharose et d Antahkarana.


144001


Veuillez noter que la fête Cathare qui avait été reportée vue les soucis de santé de Monsieur Maris, au 26 septembre 2009, n aura donc pas lieu.


Voir ce post

Bien à vous,
Ambre
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Ven 31 Juil 2009, 16:10

Citation :
Yves, tu nous manqueras pendant quelques temps, ton combat spirituel et ta présence étaient des valeurs sûres. De notre côté, Yves, nous allons, et pour un moment encore, nous battre pour la Foi de justice et de vérité, en ce monde d'affrontements, comme tu l'as fait, jusqu'au jour où nous pourrons partager cet amour parfait tous ensembles.

Au revoir Yves,

Célia-Violaine Bouchard
Pour la Communauté Orientale Cathare.
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Mar 01 Sep 2009, 21:05

Citation :




Chers amis,

La voix de Yves Maris s'est tue.
Sa parole doit continuer à circuler.

Le décès de Yves, survenu le 29 juillet, nous laisse à tous un sentiment de vide. Ses enfants, Olympe et Barthélémy, remercient toutes les personnes qui ont témoigné leur amitié et leur soutient.

Le Souffle et le Silence, nouveau thème de réflexion de la page d'accueil du site chemins-cathares.eu, est évocateur du vide ressenti. Ce site internet, Yves y tenait beaucoup. Il est aussi, pour moi, le témoin d'années de complicité et d'enthousiasme partagés. C'est pourquoi, afin que la parole de Yves continue de circuler, Olympe, Barthélémy et moi-même avons décidé de reprendre l'envoi de la Lettre de Roquefixade, selon la périodicité lunaire que Yves avait initiée.

La Lettre de Roquefixade puisera dans le contenu riche du site chemins-cathare.eu pour diffuser à un nombre toujours plus grand d'abonnés une pensée essentielle pour le renouveau de la philosophie cathare. S'y ajouteront aussi des inédits. La qualité et la profondeur de la réflexion de Yves Maris, la pertinence de la philosophie cathare dans notre monde actuel, tout conforte l'idée que la reprise de la diffusion de la Lettre de Roquefixade, sous cette nouvelle forme, n'est pas vaine.

La Lettre de Roquefixade sera donc envoyée lors de la prochaine pleine lune, le 4 septembre. Pour ceux qui ne souhaiteraient plus la recevoir, je rappelle qu'au bas de celle-ci, et conformément à la législation en vigueur, est placé un lien automatique et immédiat de désinscription.

Merci pour l'intérêt que vous portez au travail de Yves.

Gérard
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Lun 05 Oct 2009, 19:00

Le questionnement des « valeurs »

Yves Maris, le 25 décembre 2002


L’échec des doctrines collectivistes du XXe siècle dépasse celui de leur édification dans l’histoire. Il semble interdire pour longtemps toute tentative de repenser de nouvelles institutions politiques sur des bases collectivistes. Au-delà du drame des régimes totalitaires, les désillusions recouvrent les domaines culturels et spirituels. Les systèmes religieux sont tout aussi abandonnés par la société occidentale. Désormais, le modèle libéral occupe seul l’espace, comme s’il n’était que le résultat du renoncement de la pensée et de l’esprit. Bien que l’on récuse largement cette conception marchande de l’économie, guidée par une maximisation des profits de ceux qui se donnent les moyens d’utiliser le système, il n’apparaît aucune alternative possible. Bien que la planète se meure d’être trop exploitée et si peu considérée, chacun continue de penser qu’il n’est rien, dans son individualité, pour compter efficacement au nombre des humains responsables. Bien que la misère du plus grand nombre s’accroît, en dépit de révoltes sporadiques, il ne semble pas qu’une révolution mondiale mûrisse. Notre société est paralysée dans sa capacité à instruire une nouvelle vision du monde qui permettrait à chacun de comprendre la nécessité d’être et d’agir collectivement.
Le discours habituel consiste à attribuer l’avantage du libéralisme, et la remise en question des principes collectifs, à une évolution humaine vers un individualisme marqué. Ce discours en forme de truisme n’explique rien. En effet, les principes collectifs contrarient toujours l’individualisme et, inversement, l’individualisme s’oppose nécessairement à la construction collective. Dire que la société se délite pour cause d’individualisme revient à prendre l’effet pour la cause. Nous devons plutôt prendre conscience que nous vivons un changement culturel et spirituel qui ne peut prendre forme que par la rupture du corps social ancien. Le libéralisme outrancier que nous connaissons pourrait bien n’être qu’un trait d’union entre deux modes de société.
La famille, la religion, le peuple, l’état ne constituent plus les fondations morales, politiques et sociales autrefois enracinées dans le judéo-christianisme triomphant. La délitescence fait effectivement retour à l’individualisme. Le moment est à l’expérience. Chacun cherche une expression de sa personnalité en dehors des cadres institutionnels qu’il juge surannés, au sein d’associations d’intérêts, de communautés spirituelles, de groupes tribaux aux attitudes antisociales. La perte de confiance dans les principes fondateurs des sociétés occidentales appelle à une organisation sociale nouvelle, portée par des valeurs qui restent encore à inventer.
Les jugements de valeur deviennent fondateurs lorsqu’ils gagnent une majorité populaire. Ainsi, les cultures se transforment et se succèdent, fécondées par d’autres cultures ou actualisées par leurs propres ressources. La société traditionnelle s’accroche aux valeurs anciennes jusqu’à la rupture, tandis que de fortes individualités, des communautés récentes ou des groupes marginaux tentent de faire émerger de nouvelles valeurs. Dans le foisonnement des modèles, l’un d’eux se trouvera, le moment venu, en adéquation avec l’esprit du temps. Il éveillera une espérance et répondra aux attentes angoissées du plus grand nombre. Il constituera les bases d’une société nouvelle sur de nouveaux repères.
La référence aux « valeurs » est constante dans notre société contemporaine. Chacun comprend qu’elles sont menacées de renversement. Un choc des cultures se prépare. Nul ne sait à quel moment s’imposeront les valeurs nouvelles, ni ce quelles seront vraiment. Une sourde opposition se fait sentir entre le matérialisme porté par le libéralisme et quelque chose d’autre d’essentiellement humain. Les générations passées confièrent la responsabilité du sens de l’Histoire au Dieu du monde. Il semble que ce Dieu soit enfin largement reconnu comme Diable. Il appartient désormais à l’homme seul de se détacher d’une existence absurde et de se donner collectivement un projet culturel et spirituel qui le dépasse.
L’idéologie libérale aidant, l’on pense communément que la notion de valeur est attachée à l’argent. A tel point que ce qui n’est pas mesurable en termes monétaires est en voie de perdre toute valeur. Il s’agit là d’une inversion de sens, puisque c’est la valeur qui fait le prix et non l’inverse. Un objet de prix n’est certes pas sans valeur. L’on conviendra cependant, qu’il y a des choses que l’on considère comme des valeurs alors qu’elles n’ont pas de prix.
Si nous attribuons une valeur à une chose, cela signifie qu’elle suscite notre désir. Si nous donnons une valeur à une idée, cela veut dire que nous la tenons pour séduisante. La valeur, essentiellement subjective, ne peut être déterminée ni par un prix imposé, ni par une norme de droit. Elle mesure notre propre désir ou notre vision singulière du monde. Le prix que nous sommes prêts à payer pour tel objet indique la valeur que nous lui attribuons. Le jugement que nous portons, sur l’échelle du bien et du mal, traduit la valeur que nous accordons à telle ou telle idée.
La valeur moyenne attribuée à tel produit sur le marché, en fonction de l’offre et de la demande, détermine son prix. La valeur moyenne donnée à une idée sur le forum conduit à la norme sociale. Les choses seraient aussi simples si les intérêts occultes n’entraient en jeu pour manipuler les marchés et manier les idées. Ne soyons donc pas des pantins et prenons conscience que nous devons rester maîtres de nos jugements de valeur.
Contrairement aux animaux, dont les appétits sont largement déterminés par leurs instincts, conformément aux lois de la nature, l’homme est le jouet des convoitises liées à sa condition sociale. Il se donne des « maîtres de désirs », pour se compter au nombre des consommateurs. Il voue sa fidélité à l’enseigne. Le mimétisme social et la publicité, dans ses formes sournoises ou affichées, constituent les principaux moyens pour lui ôter sa libre conscience, tout en lui laissant croire à sa liberté de choix. Les « maîtres à penser » relaient les « maîtres de désirs ». Forgée par l’idéologie libérale, la vision moderne du monde matérialiste considère essentielle l’acquisition d’objets. Les idoles du nouveau monde emplissent la maison. Le bonheur est un confort qui s’acquiert, nous dit-on, par un entassement de choses.
Mais du désir naît la violence entre les hommes. La lutte pour la possession s’engage et le tour de garde s’organise. Le désir, provoqué autant qu’inassouvi, se transforme dans les faubourgs en ce grand dépit que le vandalisme exprime. L’incivisme surgit de l’attrait toujours déçu d’une icône généreusement dévoilée. Ce monde là n’est décidément pas le nôtre.
La gnose ancienne nommait « Hyliques » (du grec hylé : la matière) les hommes qui ne voyaient de valeurs qu’aux choses matérielles. Leur langue était de bois, leur cœur de pierre et leur poigne de fer. Ils cherchaient à posséder la terre, tout autant que les hommes. Ils étaient également manipulés par les « maîtres de désirs ». Ils courraient toujours après quelques affaires. Ils ne semblaient venus sur terre que pour y commercer.
Les « Psychiques » (du grec psyché : l’âme) vivaient leurs passions humaines, d’amour et de haine, de colère et de pitié, de jalousie et d’envie en de savants épanchements. Maîtres des lois et des bons sentiments, ils s’employaient à juger les autres au regard de la norme. Leurs bavardages valaient jurisprudence. Prétendant vainement ordonner le monde, ils étaient de même les jouets des « maîtres à penser ».
Les « Pneumatiques » (du grec pneuma : l’esprit) rejetaient le monde de toutes les convoitises. Ils se dépouillaient des choses et se délivraient des passions. Ils se disaient d’ailleurs, et cultivaient, comme un souvenir, une bouture d’esprit quelque part dans leur âme. C’était des passants sur la terre. Ils ne reconnaissaient qu’à leur conscience claire le droit de porter un jugement de valeur. Ils le gardaient toujours caché au profond de leur cœur.
Ce n’est que par l’Esprit, que chaque homme peut arracher ses racines animales de la glèbe et rendre ses passions aux démons de la terre. Par l’Esprit, il peut se vouer à un projet personnel qui l’appelle au dépassement de lui-même. Il peut vouloir devenir « Homme ». Encore faut-il qu’il le décide ou convertisse sa vie sous le choc de la grâce. Il s’enrichit toutes les fois qu’il rejette l’inutile objet du désir, celui qui choisit de confier à l’Esprit la valeur absolue.
Dans le foisonnement des modèles en quête d’espérances, décidons ensemble de devenir responsables. Ordonnons nos vies, non point celle des autres. Répondons de nous-mêmes à notre seule conscience. Posons les fondements d’une communauté nouvelle, qui se remplisse d’hommes et de femmes libres, qui se donne le projet de faire vivre l’Esprit. Le XXIe siècle n’appartient à personne. Ayons l’audace de proposer au monde nos propres références !




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MessageSujet: Re: Les Cathares   Mer 02 Déc 2009, 16:50

Natalis Solis Inuicti

Yves Maris, le 23 décembre 2002


A la fin du IIe siècle, dans l’Empire romain, l’on inaugura le jour anniversaire du soleil. Il se trouva naturellement fixé le 25 décembre, lorsque s’ouvre la phase ascendante du cycle héliaque. Le solstice d’hiver marquait la victoire de la lumière sur les ténèbres. C’était le jour de Mithra, le dieu de l’aurore né de la pierre comme le feu jaillit du silex. L’empereur Commode se fit initier aux mystères mithriastes. Liées à la religion des Mages, les liturgies trouvaient en Zoroastre leur inspirateur. Celui-ci consacra, disait-on, la première grotte cultuelle en l’honneur de Mithra (Porphyre, De antro Nympharum, 6).
Le mithraïsme greco-romain se posait en concurrent du christianisme. Tertullien alla jusqu’à donner les mithraïstes en exemple aux chrétiens. Lorsque l’empereur Aurélien chercha à réunifier la conscience religieuse de l’Empire autour du culte du Sol inuictus, il s’en fallut de peu que le mithraïsme ne devint la religion officielle. Renan dira à ce propos : « Si le christianisme eût été arrêté dans sa croissance par quelque maladie mortelle, le monde eût été mithriaste. »
A la fin du IVe siècle, dans la continuité du concile de Nicée, qui proclama la divinité de Jésus Christ, et conformément au syncrétisme politique de l’empereur Constantin, l’Eglise dominatrice institua la fête de la Nativité du Sauveur le 25 décembre : « Dans les ténèbres se lève la lumière. » (Ps. CXII, 4) Jésus devait donc naître dans une grotte, au cœur de la nuit. A l’image de Mithra, il vainquait l’obscurité et portait la lumière qui renouvelle la vie. Le Christ apparut comme « la lumière des nations » (Is. XLIX, 6).
Les évangiles de l’enfance commencèrent à être écrits, aussi merveilleux les uns que les autres. « Et Joseph dit à Marie de descendre de sa monture et d’entrer dans une caverne souterraine où la lumière n’avait jamais pénétré et où il n’y avait jamais eu de jour, car les ténèbres y avaient constamment demeuré. A L’entrée de Marie, toute la caverne resplendit d’une splendeur aussi éclatante que si le soleil y était. » ( Evangile de la Nativité I, 13)
Si l’on en croit l’Evangile de Mathieu, Jésus vit le jour sous le règne du roi de Judée Hérode le Grand (Mt. II, 1), qui mourut en l’an 4 (av J.C.). Selon l’Evangile de Luc, Jésus naquit peu de temps après l’édit de recensement de César Auguste, sous le gouvernorat de Quirinius (Luc II, 2). Par ailleurs, l’épigraphie nous indique un recensement en l’an 8 (av J.C.), sous le règne d’Hérode le Grand. Mais Quirinius n’était pas encore gouverneur de Syrie. S’il y eut bien un recensement sous Quirinius, en l’an 6 (ap J.C.), il semble que Luc ait fait une confusion et que Jésus naquît l’an 8 ou 7 (av J.C.) (voir Jn. VIII, 57) ; probablement au printemps, lorsque les bergers vivent aux champs (Luc II, 8) ; peut-être au moment de la Pâque, quand les pèlerins emplissent les auberges (Luc II, 7).
Nous avons fêté l’an 2007 ou 2008 ap J.C. en grande pompe, en croyant fêter l’an 2000. Mais que fête-t-on chaque année à Noël ? Quel mythe célèbre-t-on encore ?
La foule court et se bouscule sur les trottoirs. Les parkings débordent en des rondes enfumées. Les chalands font la queue pour un papier doré. Une frénésie de consommation s’abat sur chacun. Les bouchers découpent des animaux gras suppliciés, sacrifiés à la boulimie d’un jour. A l’angle des rues, les pauvres jouent de l’accordéon en attendant l’aumône.
La fête ne trouve sa raison qu’en elle-même. Noël est une fête triste parce que l’on ne fête rien. La réunion familiale, perpétuant quelque idéologie pharisienne, a perdu ses convictions. L’on fait croire aux enfants que le Père descend pour parcourir la terre en cette nuit de Noël. Le reste des croyants se fige dans l’église, pour écouter un prélat répéter qu’en cette nuit-là le Fils de Dieu naquit d’une vierge et fut déposé dans une mangeoire. Il n’y a plus personne pour attendre le soleil quand vient l’aurore ; sauf quelques pauvres errants qui passent la nuit sur les bancs publics et que le jour éveille.
Puisque Noël n’a pas de fondement réel en rapport à Jésus le Nazaréen ; puisque le 25 décembre fut choisi afin de mieux supplanter le culte de Mithra, en empruntant à sa liturgie, il nous appartient de donner au solstice d’hiver une signification nouvelle, véritablement universelle. Fête cosmique, le solstice apparaît comme un moment privilégié pour observer l’univers étoilé, la diversité des cieux et le soleil qui remonte à l’horizon.
Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Le questionnement gnostique revêt une actualité particulière. Le 25 décembre pourrait devenir, pour notre monde moderne, la fête de la connaissance et de la simplicité vraie. Les mythes d’autrefois sont devenus des théories scientifiques, le fabuleux se perçoit dans les éprouvettes, sur les écrans d’ordinateurs ou sur les images des télescopes orbitaux.
Il était certes plus facile d’instituer une fête de la musique au solstice d’été, libre de passions et de croyances. Dans une société déchristianisée, Noël devient pourtant une fête à reprendre et à réinventer. Il faut la revêtir d’une qualité universelle que seule la connaissance ou la gnose contemporaine peut lui donner. Nous découvrirons les vertus salvatrices de la science et de la conscience réunies. L’épistémologie, c’est aussi l’esprit qui scrute les sciences et se cherche.



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MessageSujet: Re: Les Cathares   Mer 06 Jan 2010, 17:58

La tragédie cathare en musique





à écouter sublime!!


Jordi Savall fait revivre la tragédie cathare en musique. Un concert exceptionnel est organisé à Carcassonne le 9 et à Odyssud le 11 janvier.




Jordi Savall vient de signer un somptueux livre -disque consacré à la tragédie des Cathares. Plus de 800 ans après le début de la croisade contre les Albigeois, le chef d'orchestre et violiste réalise (avec la complicité de la soprano Montserrat Figueras, des chanteurs de La Capella Reial de Catalunya et des instrumentistes de l'ensemble Hespèrion XXI) une vaste fresque musicale et poétique. Il célèbre en même temps la culture occitane et l'art des troubadours. Titre de l'album, « Le Royaume Oublié évoque à la fois « le Royaume des Cieux », cher aux Cathares, et l'Occitanie. L'ouvrage, édité par Alia Vox, est accompagné de trois disques. Infatigable chercheur et musicien passionné, Jordi Savall s'exprime sur ce projet ambitieux.
Où avez-vous puisé la matière de cette réalisation exemplaire ?
J'ai effectué des recherches dans les bibliothèques, les éditions. Les répertoires des troubadours sont la source principale. Nous avons ensuite effectué un travail interprétatif sur ces musiques.
Les chansons de troubadours évoquent-elles précisément ces événements historiques ?
Oui, certaines sont étroitement liées à l'histoire des Cathares. Nous avons pu reconstituer la musique des chansons qui sont parvenues jusqu'à nous sans les notes. Tout ce qui concerne les Cathares est daté, les textes parlent d'événements très précis, de défaites, de batailles. On a même retrouvé la chanson de la Croisade. Cette dernière décrit cet épisode de façon extraordinaire.
Vous étiez-vous intéressé à la tragédie cathare avant de vous lancer dans cette entreprise ?
Oui, je connaissais cette histoire depuis longtemps. À l'occasion du 800e anniversaire du début de la croisade contre les Albigeois, nous avons considéré qu'il était important d'effectuer une plongée dans cette époque pour essayer de la comprendre. Il existe heureusement beaucoup de témoignages musicaux, des traces écrites des interrogatoires de l'inquisition. Nous avons été surpris par l'arbitraire qui régnait alors. On emprisonnait sans preuve, on jugeait sans accepter des preuves contradictoires, on torturait, on brûlait enfin des gens qui croyaient en une autre manière d'être chrétien. J'ai été extrêmement surpris de découvrir qu'une bulle de 1 252 (« Ad exstirpenda ») légalise la torture. Ces méthodes n'ont malheureusement jamais cessé d'être utilisées. En ce qui concerne les Cathares, je pense qu'il était nécessaire de s'intéresser à la musique de leur temps. Rien n'avait fait en la matière. Je me suis demandé comment on pouvait illustrer les moments les plus terribles. J'ai utilisé deux instruments d'Orient. Très plaintifs, ils permettent de créer des improvisations qui ressemblent à des déplorations, accompagnées de tambours qui symbolisent le destin. J'espère que tout cela va apporter une connaissance plus approfondie de cette histoire douloureuse.
Quels autres projets préparez-vous ?
Plusieurs. Nous allons nous pencher sur les musiques mexicaines et celtiques, enregistrer un DVD consacré à Marc-Antoine Charpentier. Montserrat Figueras, mon épouse, prépare un travail sur les cycles de la vie.
« Le royaume oublié », la tragédie cathare, est l'objet d'un concert exceptionnel lundi 11 janvier à Odyssud (4, avenue du Parc) lundi 11 janvier à 20 h 30.
Tarifs : 21 à 34 €, 21 € pour les moins de 26 ans. Livre -disque édité par Alia Vox.
www.odyssud.com

Artistes : Montserrat Figueras
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extrait d une autre oeuvre

http://www.youtube.com/watch?v=VfFPQTEaWcM
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Mar 23 Fév 2010, 11:21

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« Bertran de La Farge nous invite à tous nous retrouver le 16 Mars 2010, à 10 heures au pied de la stèle de Montségur. Pique-nique à partager après la cérémonie.

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Je vous propose, à cette occasion et pour rendre hommage à nos frères et sœurs cathares martyrisés de réciter tous ensemble, pour eux et pour nous, le Père Saint des bons chrétiens.
Pour ceux qui voudrons monter au château, rendez-vous à 9 heures sur le parking, chaussures de marche, bâtons, gants, anorak et bonne forme conseillés. »

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.

« Père Saint, juste Dieu,

toi qui jamais ne te trompas, qui jamais ne mentis, qui jamais n’erras,

qui jamais ne doutas afin que nous ne mourions pas dans le monde du Dieu mauvais,

puisque nous ne sommes pas de son monde et qu’il n’est pas des nôtres,

apprends-nous à connaître ce que tu connais et à aimer ce que tu aimes ! »

Arnaud Demontjoie

voir son livre en page 2

"Le Phénix cathare"
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Mar 23 Fév 2010, 17:11

Rencontre de la diversité cathare 2010

à Roquefixade, week-end de pentecôte du 22 au 23 mai



.

La diversité des personnes qui se réclament du catharisme s’exprime régulièrement via des écrits, des espaces virtuels, des rendez-vous ponctuels ou réguliers qui permettent à chaque sensibilité d’asseoir son approche doctrinale et philosophique du catharisme.
Pour éviter que cette diversité devienne, au fil du temps, une juxtaposition de sensibilités étrangères les unes aux autres, Yves Maris avait eu l’initiative de les réunir lors du week end de la Pentecôte 2009.

Cette rencontre, première en son genre, fut remarquable de qualité et de productivité.
Mais notre incarnation est fragile et fugace. Yves nous a quitté de corps mais l’esprit qu’il fit souffler sur cette première Rencontre ne s’est pas arrêté. Plusieurs initiatives sont nées à sa suite (Toulouse, Carcassonne, etc.) et d’autres ne manqueront pas d’apparaître en leur temps.

Il me paraît donc important de maintenir cette initiative de rencontre annuelle de la diversité cathare.
C’est pourquoi j’ai sollicité la nouvelle municipalité de Roquefixade et madame le Maire m’a répondu favorablement.

La seconde Rencontre de la diversité cathare se tiendra à Roquefixade en 2010 les samedi 22 et dimanche 23 mai 2010.

Organisation

Dans l’esprit qui a présidé à la Première Rencontre, celle de l’année prochaine sera mise en place sans dépendre financièrement ou matériellement d’une personne ou d’un groupe.
Je conçois mon rôle comme celui d’un simple coordonnateur de vos initiatives.
Il me semble donc important de travailler en commun à cette organisation, tant pour en déterminer le contenu que pour en préciser les modalités.
Je compte donc sur vous pour m’indiquer vos idées concernant le contenu et les modalités pratiques concernant cette Rencontre que je propose de placer sous l’intitulé suivant :

Le christianisme cathare : une spiritualité diverse et unie

Il me semble utile que, dans cette perspective, nous puissions chercher à permettre l’expression des personnalités et des groupes qui le souhaiteront.
L’idée de mettre en place un temps de parole attribué à chaque groupe, afin de lui permettre de présenter son approche spirituelle me semble intéressante. Ce temps de parole de quelques minutes serait suivi d’un échange avec le public pour répondre aux questions qui se poseraient. L’objectif de cet échange ne sera pas de critiquer ou de polémiquer sur les choix doctrinaux présentés car cette Rencontre n’a pas pour objet de confronter nos divergences.
Les groupes et les personnes intéressés voudront bien me contacter via le formulaire accessible dans le menu en haut de page pour m’indiquer leur intention de participer et leur désir de s’exprimer.

Une fois que chaque sensibilité se sera exprimée, il me semble important de nous rassembler autour des points qui nous sont communs et d’affirmer l’unité du mouvement cathare contemporain.

À l’image de ce qui s’est passé l’année dernière, il serait intéressant d’identifier des points de la doctrine cathare dont l’ensemble de notre communauté partage une vision proche. L’étude de ces thèmes serait l’occasion de deux tables rondes qui se tiendraient le samedi après-midi et le dimanche matin.
Un grand forum, qui se tiendrait le dimanche après-midi, serait l’occasion d’une synthèse des sujets évoqués lors de la première Rencontre et de celle-ci.

Je ferai mon possible pour réaliser une saisie des interventions afin d’en faire un compte-rendu rapide et aussi honnête que possible.

Voilà un projet qui n’est absolument pas figé.
N’hésitez pas à faire vos propres propositions, soit sur les forums, soit en m’écrivant un courriel.



.

Eric de Carcassonne (site internet et contact)
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Dim 28 Fév 2010, 10:45

invitation
Femmes cathares à Quéribus et Maury le 7 mars 2010 !



voir ici pour le programme


Les Femmes Cathares - Anne Brenon
A partir d'une étude originale et approfondie des sources manuscrites médiévales et tout spécialement des archives inquisitoriales, Anne Brenon nous entraîne en fait dans une histoire du catharisme, mais vue et menée au travers des mentalités et de la vie quotidienne des femmes cathares. Entre Béziers et Toulouse, entre Quercy et Pyrénées, jusqu'à la mort de la dernière Église dans le premier quart du XIVe siècle, les femmes vouèrent leur générosité et leur ferveur à sa cause. Si une société comme la société médiévale occitane, derrière ses classes nobles, a basculé, c'est que ses femmes, pour le moins, y ont consenti. De Blanche, dame de Laurac, ou de Garsende, dame du Mas Saintes-Puelles, jusqu'à GuillelmeMaury, la petite paysanne de Montaillou qui brava l'Inquisition et donna sa vie pour essayer de sauver le Bon Homme Pierre Authié en 1309, ce livre accompagne la vie et la mort d'une foule de croyantes et de Bonnes Dames, nombre d'entre elles n'hésitant pas à porter l'ultime épreuve de leur engagement religieux et vital jusque sur le bûcher.
Par ce travail très neuf sur le rôle capital des femmes cathares, Anne Brenon nous apporte assurément les moyens de mieux connaître, en ses rouages intimes, la société occitane qui reçut le catharisme.

410 pages


L'éthique des affaires [Partie 4]

Yves Maris


La gouvernance et les parties prenantes

La problématique engagée sur l’éthique des affaires pose les questions de corruption, d’entreprise citoyenne et de gouvernance d’entreprise. Elle interroge sur les problèmes d’organisation du travail, d’accords d’entreprise et de comportements. Sa formalisation vise à bâtir une identité sociale en abordant les problèmes d’organisation avec les salariés.
La conception française du « gouvernement des entreprises » (rapport Viénot 1995) se différencie de la conception anglo-saxone. Celle-ci consacre la primauté des actionnaires sur l’ensemble des différents acteurs. Celle-là considère que la mission du Conseil d’administration consiste à défendre en toutes circonstances l’intérêt de la société, qui ne peut se confondre avec celui des seuls actionnaires. Les recommandations de l’OCDE en ce domaine sont les suivantes : Assurer le respect des droits des actionnaires ; Améliorer la transparence de l’information fournie par les entreprises ; Séparer les fonctions de président du Conseil d’administration et de directeur général ; Nommer au Conseil des administrateurs indépendants en nombre suffisant ; Créer des comités spécialisés.
La notion de gouvernement d’entreprise appelle à une limitation des pouvoirs des dirigeants par la prise en compte d’un ensemble organisationnel. En faisant intervenir l’ensemble des « parties prenantes », cette notion fait clairement connaître la responsabilité morale des dirigeants. De fait, le gouvernement d’entreprise permet de contrôler que les objectifs poursuivis sont légitimes et que les moyens mis en œuvre pour les atteindre sont adéquats. La question de la légitimité du pouvoir d’entreprise est posée.
L’éthique des affaires semble conduire l’entreprise vers un nouveau conformisme, puisqu’il s’agit pour elle de se conformer à des normes. La politique de responsabilité sociale et environnementale se situe tant au plan opérationnel qu’au plan stratégique. Elle recoupe les différentes disciplines de gestion.
Les pratiques d’évaluation des politiques de responsabilité sociale de l’entreprise interfèrent avec les logiques de normes et de certifications : qualité (ISO 9000), environnement (ISO 14000), sécurité (ISO 18000), codes d’éthique et labels éthiques (SA 8000). L’Institute of Social and Ethical Accountability propose une norme globale (AA 1000). Une entreprise qui s’en tiendrait à un strict alignement sur les éléments normatifs courrait effectivement le risque du conformisme. Or, la question de l’éthique dépasse cet ordre.
L’on attend de l’entreprise qu’elle développe une politique de responsabilité dynamique, en quête d’efficacité sociale et environnementale. L’éthique constitue toujours le cadre grâce auquel s’affirme la personnalité et l’originalité. Il appartient à chaque entreprise d’être inventive pour construire une stratégie non-conformiste, dans le but de répondre à la problématique de sa responsabilité sociale. La prise en compte du « développement durable » doit se manifester, tant par des actions extérieures à son activité économique (mécénat de solidarité, partenariat avec les associations, missions d’entreprise), qu’à travers cette activité même (ressources humaines, développement local). L’enjeu stratégique consiste à concevoir l’adéquation des capacités de l’entreprise avec son environnement. Il montre que l’Etat ne dispose plus des moyens pour répondre à l’intérêt général et que les « parties prenantes » se tournent vers les entreprises créatrices de richesses, en quête d’une légitime participation à l’intérêt commun.






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MessageSujet: Re: Les Cathares   Ven 21 Mai 2010, 15:32




La seconde Rencontre de la diversité cathare se tiendra à Roquefixade en 2010 les samedi 22 et dimanche 23 mai 2010.

30 janvier 2010 par Éric de Carcassonne

La diversité des personnes qui se réclament du catharisme s’exprime régulièrement via des écrits, des espaces virtuels, des rendez-vous ponctuels ou réguliers qui permettent à chaque sensibilité d’asseoir son approche doctrinale et philosophique du catharisme.
C’est sur ce constat que Yves Maris organisa la première Rencontre de la diversité cathare. L’objectif était que l’ensemble des personnes se réclamant du catharisme vienne afin de se rencontrer et de mettre en avant les points de convergence qui caractérisent le catharisme.

Cette première Rencontre était loin d’être une sinécure. Elle fut un succès que personne n’avait imaginé.

Aujourd’hui Yves Maris n’est plus, mais son esprit accompagne ce projet qui va se concrétiser une nouvelle fois.



Fidèle à son initiateur, elle s’organise en commun avec toutes les bonnes volontés qui se sont manifestées.

Vous trouverez ci-dessous le déroulé de la Rencontre et des liens vous permettront d’accéder aux documents dès que ceux-ci auront été mis en ligne.
Le logo indique une version pdf (lisible avec le logiciel Adobe Acrobat Reader©) téléchargeable par simple clic sur le logo.
SOMMAIRE






LA RENCONTRE – Samedi 22 mai



- 9h00 – 10h00 : Accueil et présentation de la Rencontre

- 10h00 – 12h00 :
Premier débat d’idée : “ Comprendre et développer le Pur Amour dans sa démarche spirituelle pour un cathare d’aujourd’hui. ”

  • Définition du Pur amour
  • Stades d’application du Pur amour : Dieu, l’autre, soi-même
  • Développement du Pur amour : communautés


- 12h00 – 14h00 : Libre

- 14h00 – 15h00 :
Découverte et discussion autour de l’exposition sur le rite du Melhorament : texte issu des recherches de Ruben Sartori, illustration de Monique V.

- 15h00 – 15h30 : Pause

- 15h30 – 17h30 :
Deuxième débat d’idée : “ Mettre en pratique le Pur Amour, dans la vie moderne, pour un cathare d’aujourd’hui. ”

  • Bienveillance (rapport à l’autre) : humilité, non jugement…
  • Vérité (rapport à soi-même) : humilité, refus de la vanité, refus de la présomption…


- 17h30 – 18h00 : Pause

- 18h00 – 19h30 :
Présentation de leur approche spirituelle par des personnes représentant un des courants du catharisme d’aujourd’hui.

  • Intervention de Patrick de Toulouse : Le Logos (résumé)
  • Intervention de Eric de Carcassonne : Mon catharisme
  • Intervention de Bertran de la Farge : La voie spirituelle chrétienne au cœur de la Diversité cathare


Règles pour les personnes souhaitant présenter leur approche personnelle le samedi de 18h00 à 19h30.

- 19h30 – 21h00 : Pause

- 21h00 – 22h30 : Veillée
LA RENCONTRE – Dimanche 23 mai



- 09h00 – 10h00 : Accueil


- 10h00 – 12h00 :

Troisième débat d’idée : “ Définir le monothéisme dualiste à la lumière de la bibliographie cathare. ”

  • Principe du Bien
  • Approche des pouvoirs : monarchiens, dyarchiens, polyarchiens


- 12h00 – 14h00 : Libre

- 14h00 – 16h00 :

Forum : “ Quels sont les fondamentaux de la doctrine chrétienne cathare ” – Les intervenants présenteront les éléments doctrinaux qui leur semblent fondamentaux pour tous les courants du catharisme et appuieront leur argumentaire sur des éléments bibliographiques.


- 16h00 – 16h30 :

Clôture.

Je ferai mon possible pour réaliser une saisie des interventions afin d’en faire un compte-rendu rapide et aussi honnête que possible.
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Sam 05 Mar 2011, 09:32

où est passé " la croix languedocienne "?

4 Mars 2011


À Pézenas (Hérault), un chef d'œuvre de Compagnon tailleur de pierre détruit !




Le coutelier Daniel Renault m'a alerté il y a quelques jours sur le fait que les services techniques de la ville de Pézenas (34) avaient semble-t-il « perdu » la trace d'un chef-d'œuvre de Compagnon Passant tailleur de pierre qui avait été offert par ce dernier à sa cité d'origine et qui ornait jusqu'il y a peu un des ronds-points du centre-ville.






Laissons le soin à son auteur, le Coterie Frédéric Degenève, originaire de Pézenas et aujourd'hui appareilleur à la Fondation de l'Œuvre Notre-Dame à Strasbourg, de présenter sa pièce (cette présentation est extraite d'un courrier datant de l'époque où la pièce a été offerte à la Ville) :

Cette balustrade circulaire rampante monolithe en pierre de Richemont a nécessité 700 heures de travail ardu et passionné. Elle est le chef d’œuvre et l’aboutissement de mon tour de France pour être reçu Honnête Compagnon Passant tailleur de pierre du Devoir, dit « La Rigueur de Sète ».

Huit ans de travail de la pierre, de voyage en passant par nos belles villes de Rodez, Angers, Mirepoix, Toulouse, Paris, Strasbourg, Tours, m’ont permis de découvrir et d’acquérir le savoir-faire de différentes régions. Ce long voyage n’a pas toujours été facile, et comprend une remise en question tant sur le plan humain que professionnel, c’est un long apprentissage de la vie. En fin du tour de France, l’aspirant compagnon doit accomplir une pièce exceptionnelle en trait et en taille pour devenir compagnon. Elle est le reflet de la maîtrise de son métier.

J’ai voulu allier complexité et symbolisme en intégrant la croix languedocienne de mes origines, sur un motif inspiré de la cathédrale de Strasbourg pour la finesse du tracé, et une pierre de Touraine pour le voyage. Ce travail achevé, je me suis installé à Strasbourg au service du bureau d’études de l’Œuvre Notre-Dame, fondation qui a construit et qui restaure encore de nos jours la cathédrale.



Frédéric Degenève devant sa pièce de Réception de Compagnon, D.R.

Une telle « perte » est inadmissible. J'ai envoyé un courriel mercredi à la mairie de Pézenas afin de témoigner de mon indignation et leur proposer de s'expliquer avant la publication de cet article… Voici la première réponse donnée par la directrice de la Communication de la Ville de Pézenas, jeudi en début d'après-midi :

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MessageSujet: Re: Les Cathares   Mer 03 Aoû 2011, 14:28

Une hérésie créatrice d'une civilisation de liberté


Illustration :
Le siège de Carcassonne par les troupes de Simon de Montfort (bas-relief du XIIIe siècle, Carcassonne, église de Saint-Nazaire).


L'hérésie cathare fut bien plus qu'un phénomène de contestation religieuse. Elle suscita, en plein Moyen Age, une civilisation de liberté de pensée.

Les spécialistes ont le plus souvent analysé le catharisme comme une résurgence du manichéisme. Il faudrait alors préciser que le manichéisme fut également une gnose, et qu'il s'agit aussi, dans le cas du catharisme, d'une religion populaire. «Dieu est très bon. Or, dans le monde rien n'est bon. C'est donc qu'il n'a rien fait dans ce monde. » A la pensée d'un Dieu qui aurait créé mille âmes pour en sauver une et damner les autres, Pierre Garsias s'indignait et déclarait que s'il tenait ce Dieu-là entre ses mains, il le briserait, il le déchirerait avec ses ongles et ses dents. « Pour n'avoir pas été faites par Dieu, les choses visibles n'en existent pas moins par sa volonté et son consentement. » Les registres d'Inquisition fourmillent de déclarations de ce type faites par des gens du peuple.

Des libres-penseurs absolus avant l'heure

On connaît la tournure que prit la croisade contre les albigeois : des centaines de milliers de victimes, des bûchers, et l'invention de l'Inquisition, de sinistre mémoire. Ce fut une affreuse croisade menée par l’Église contre d'autres chrétiens. C'est que, dit-on, l'hérésie cathare fit vaciller Rome... Le catharisme fut un danger non seulement pour le pouvoir religieux, mais encore pour le type de société dont il était l'expression. Les cathares, en effet, refusaient la guerre et toute forme de violence, ils rejetaient le serment, et en particulier le serment d'allégeance, etc. - autrement dit, tout ce qui se trouvait à la base de la société féodale. On n'exagérerait peut-être pas en disant qu'ils furent des libres-penseurs absolus avant l'heure.

Le catharisme reste évidemment un phénomène religieux, mais la notion de libre examen se trouve en son cœur comme jamais il ne se trouva dans l'hérésie. « L'hérétique, rapporte un registre, ne faisait aucun cas du baptême romain : l'enfant ne promettait rien de lui-même. Un autre s'engageait pour lui... Mais chez nous [dit-il], quand un individu atteint l'âge de douze ans et même dix-huit de
préférence, lorsqu'il a l'intelligence du Bien et du Mal, s'il veut recevoir notre foi [il demande à être reçu dans l'assemblée des fidèles]. » la foi cathare ne saurait se dispenser de l'« intelligence du Bien et du Mal », c'est-à-dire de la prise de conscience.

Des anarchistes religieux

Avec les cathares, la déchirure introduite dans la foi par l'hérésie atteint donc un point où elle va presque basculer dans la liberté de conscience. Ce dépassement s'effectuera dans le protestantisme, mais ce dernier évacuera la question du mal telle que le manichéisme l'a posée...

Le catharisme était tellement riche de spiritualité inédite qu'il ne pouvait que donner naissance à de nouvelles valeurs. Sur le plan politique, il rejeta intensément le féodalisme. Et, plus encore, anticipant en cela les anarchistes (Bakounine, etc.), il contestait toute forme de pouvoir, qu'il eut tendance à prendre pour la raison d'être du mal. Satan, apprend-on, séduisit les anges en leur « promettant de leur donner pouvoir les uns sur les autres ». D'ailleurs, les cathares méprisaient les biens de ce monde et leur Église n'était pratiquement pas hiérarchisée. Quant à leur rituel, très simple, l'important était, pour eux, que passe l'esprit.

L'amour troubadour, nouvelle valeur

Le phénomène cathare ne se comprend que replacé dans le contexte. On l'amputerait si on ne tenait compte ni du mouvement des communes s'affranchissant de la Féodalité ni de la floraison des troubadours, qui « inventèrent » l'amour comme valeur sociale. S'il fallait souligner l'importance du combat communal en pays d'Oc, on pourrait évoquer le massacre de Béziers, resté dans toutes les mémoires, à cause du mot (vrai ? apocryphe ?) du légat du pape : « Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens. » Béziers fut choisie pour donner un exemple aux Occitans, car la ville était un symbole de liberté.

Les troubadours, on le sait, ont chanté l'« amour courtois ». On se tromperait grossièrement en traduisant : amour éthéré. Courtois veut dire civilisé ; et l'amour troubadour fut un érotisme à de rares exceptions près. Il s'agit donc d'un amour humain, charnel. Mais le plus remarquable fut que les troubadours créèrent l'amour comme valeur sociale essentielle. Les hommes et les femmes ne les avaient, certes, pas attendus pour s'aimer, mais jamais avant eux une société ne s'était reconnue dans l'amour. On peut même avancer l'idée que cette valeur civilisatrice se trouva avec quelques autres à la base de la création de l'Europe moderne.

Catharisme, mouvement communal, amour troubadour, les trois phénomènes sont indissociables. Cela ne signifie pas des rapports de cause à effet, comme dans les sociologies mécanistes, mais cela renvoie à un projet historique global dont les acteurs, comme tout acteur de l'histoire, n'étaient pas nécessairement conscients mais qu'ils exprimèrent selon leurs possibilités : hérésie sur le plan religieux, proximité pour la démocratie, magie pour l'amour. L'idéal du pays d'Oc fut de ne se devoir qu'à son humanité.

André Nataf, «Les libres-penseurs ».

http://bouddhanar.blogspot.com/2011/06/une-heresie-creatrice-dune-civilisation.html
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Mer 03 Aoû 2011, 17:08

La liberté et le destin selon la gnose


Le château de Montségur, haut lieu de la résistance cathare.

Propos de René Nelli

Claudine Brelet-Rueff : Les cathares croyaient-ils que le monde « allait finir ? »

René Nelli : Ils ne croyaient pas que le monde allait finir tout de suite, mais qu’il était destiné à finir. Pour les gnostiques, le monde est toujours sur le point de finir, même s’il doit durer encore mille ans ou beaucoup plus. Personnellement, je crois qu’il va finir.

Claudine Brelet-Rueff : Mais les cathares croyaient en un salut ?

René Nelli : Pour les gnostiques, il suffit de connaître le destin, le secret des choses, pour être déjà sauvé. La gnose est d’abord une connaissance. Cela suppose donc que l’être est connaissable et peut-être même qu’il y a une adéquation entre l’être et la pensée…

L’originalité de la gnose réside en ce qu’elle ne dit pas seulement que l’être est connaissable, mais aussi que l’on se sauve par la connaissance. Ce point est peut-être celui qui heurte le plus les tenants des religions d’amour et certains philosophes rationalistes pour qui la connaissance n’entraîne pas nécessairement le salut.

Pour les gnoses comme le catharisme ou l’ancien manichéisme (qui est peut-être plus gnostique que le premier), il n’y avait pas de liberté. Par conséquent, l’homme ne pourrait être sauvé s’il n’était pas déterminé à être libre, c’est-à-dire s’il ne recevait pas, dès son entrée en ce monde, une espèce d’illumination. J’insiste beaucoup là-dessus parce que cela se trouve dans l’évangile de Jean. Cette lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde, nous n’y sommes pour rien et nous ne sommes pas libres de la refuser.

En général, et même chez les catholiques, on comprend mal cela. Pourtant, si l’homme n’était pas de quelque façon déterminé à être sauvé, il ne pourrait pas l’être. Les existentialistes ont dit comme les gnostiques que nous étions déterminés à être libres. Sartre éclaire le point de vue de certains gnostiques lorsqu’il dit que nous sommes condamnés à la liberté, à une certaine liberté. Précisément, l’être et le néant, c’est le fondement même de toutes les gnoses.

La gnose est une connaissance de l’être et du non-être.


Claudine Brelet-Rueff : Les gnostiques sont-ils pessimistes ?

René Nelli : Non, car ils savent qu’il est nécessaire que la création divine passe par un stade d’inachèvement parce qu’il faut que l’être fasse l’expérience du néant et s’en libère. Tant que l’être n’a pas évacué son néant, tant qu’il n’a pas transcendé ce néant, il lui reste soumis.

Selon les cathares et les manichéens, nous sommes des êtres divisés, écartelés, faussement libres et dans le mal. Le but à atteindre est donc de retrouver cette unité, cette libération qui est l’impossibilité de faire le mal et non plus le libre arbitre qui est une erreur. Comment les hommes ne comprennent-ils pas que le libre arbitre est sottise et que la seule chose qui importe, c’est d’être libéré, c’est-à-dire de ne pas pouvoir faire le mal ? D’après les cathares, nous n’atteignons cette impossibilité qu’après de nombreuses incarnations.

Claudine Brelet-Rueff : Comment définiriez-vous le gnostique moderne ?

René Nelli : Je verrais précisément un homme qui croirait que l’être est connaissable, parce que cet être est la pensée. Ce serait l’homme qui essaierait d’interpréter la pensée universelle inconsciente par sa conscience. Ce serait l’homme qui croit aux degrés de l’être (Guénon par exemple !), car ces degrés me semblent le fondement essentiel de la pensée gnostique. S’il n’y a pas degrés de l’être, il n’y a pas de dieu. S’il n’y a pas de tels degrés, on ne comprend pas ce que vient faire le néant. Créer les degrés dans l’être, c’est un mélange de noir et de blanc. Le gnostique moderne, c’est d’abord ça. Ce n’est donc pas un optimiste comme le sont à peu près tous les religieux. Ce serait un homme qui prônerait sa vie par la connaissance et, là, ce gnostique moderne serait peut-être un scientifique… Il ne peut être qu’un homme de science, mais en même temps un philosophe. Pour qu’il ne sombre pas dans le rationalisme discriminatoire. Sans décréter a priori qu’il existe des choses connaissables, parce qu’elles sont rationnelles, et des choses inconnaissables, parce que irrationnelles, ce qui est une attitude antignostique et antiscientifique. Le gnostique moderne est un homme (ce qui peut aussi vouloir dire une femme, bien entendu !) qui se penche sur le monde extérieur, sous toutes ses formes, y compris les phénomènes supra-normaux… qui, peut-être aussi, s’intéresse à lui-même. Je trouve qu’on oublie vraiment trop le principe de Socrate : « Connais-toi toi-même. »


La Philosophie du catharisme



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MessageSujet: Re: Les Cathares   Dim 28 Aoû 2011, 19:56

15 – 1/LA PRIÈRE

LE PATER. Le Notre Père, aussi appelé Oraison dominicale, est récité en langue vernaculaire. Pour les Cathares, il est « la Prière » dictée aux Hommes par le Verbe de Dieu. Dans leurs exégèses les Cathares démontrent que chaque mot du Pater a sa signification spirituelle et son importance éthique et métaphysique. Toute la signification de la Bible est rassemblée dans le Pater. La version occitane est extraite du Manuscrit cathare de Lyon qui contient un Nouveau Testament et un Rituel cathare. Le Rituel cathare de Lyon contient aussi un Pater et un Prologue de l’Évangile de Jean en latin. Des textes latins il ressort qu’il s’agit d’une version très proche de celle du texte classique et canonique romain de la Vulgate, œuvre de Jérôme (en 405). Mais un examen attentif révèle plusieurs « corrections » de la Vulgate opérées à partir de textes grecs originels ce qui confirme la parfaite connaissance qu’ont les Cathares des écritures originelles en grec.

Notre Père qui es aux Cieux
Que Ton Nom soit sanctifié,
Que Ton Royaume advienne,
Que Ta Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre Pain supersubstantiel.
Efface nos dettes comme nous effaçons celles de nos débiteurs.
Ne nous soumets pas à la tentation.
Mais délivre-nous du mal.
Car à toi sont le Royaume,
la Puissance et la Gloire,
Amen.


Le Pater Cathare en latin:

Pater Noster qui es in coelis
Sanctificetur nomen tuum
Advenniat regnum tuum
Fiat voluntas Tua
Sicut in coelo et in terra
Panen nostrum supersubtancialem
Da nobis hodie
Et dimitte nobis debita nostra
Sicut et nos dimittimus debitoribus nostris
Et ne nos inducas in temptationem
Sed libera nos a malo
Quonian tuum est regnum
Et virtus
Et gloria
In secula
Amen.

(...) le pain supersusbtantiel demandé à Dieu dans le Pater, n’est pas un pain matériel : c’est le Pain de Dieu descendu du Ciel, c’est le Christ, c’est le Verbe, c’est la Parole de Dieu, c’est l’Amour.

16 – PRENEZ ET MANGEZ, CECI EST MON CORPS ! PRENEZ ET BUVEZ, CECI EST MON SANG !

Voici deux phrases qui ont fait couler beaucoup d’encre, beaucoup de salive et, malheureusement, beaucoup de sang (Pour les Chrétiens cathares, c’est dans le Pater que l’on comprend le sens véritable de l’Eucharistie (le sens profond et la vraie dignité de toutes les Écritures). Il s’agit de la phrase : « Donne-nous aujourd’hui notre pain supersubstantiel ». Aujourd’hui la très grande majorité des Bibles affiche une autre phrase : « Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Pourquoi cette différence ? Revenons au texte grec d’origine. La phrase originelle est : « Ton arton èmon ton épiousion dos èmin sèméron ». Artos, « le pain ». Épiousios, constitué du préfixe épi, « au-dessus » et de ousos, « l’esprit », « l’essence », « la susbstance ». Une traduction réaliste en Français pourrait être « supersubstantielle ». Le Parfait cathare qui a écrit le Manuscrit de Lyon en occitan a traduit par « Lo pan qu’es subre totas causas », « le pain qui est au-dessus de toutes choses ». Dire qu’ousos signifierait en réalité « quotidien » ce serait, vulgairement parlant, « pousser le bouchon un peu loin » ! Mais n’est-ce pas, surtout, une façon voulue d’enlever toute signification à l’un des passages les plus importants de renseignement du Verbe ?

LE PAIN SUPERSUBSTANTIEL, MOTEUR DE L’ÉSOTÉRISME CHRÉTIEN.

Les enseignements prodigués par les Parfaits cathares suivent cette même logique en s’appuyant sur la constante qu’est le Nouveau Testament et sur l’apprentissage et la compréhension du sens profond de la Parole du Christ. Le cœur de cet enseignement réside dans l’utilisation constante et dans la compréhension de la Prière léguée aux Hommes par le Christ : le Pater. Aussi est-il important d’avoir toujours à l’esprit que, les versions les plus anciennement connues du Pater ayant été rédigées en grec et non pas en latin, en cas de doutes et d’incompréhensions, c’est aux textes grecs qu’il convient de se référer. Par exemple, au cœur du Pater se trouve un mot grec d’une importance primordiale : Épiousios, normalement traduit, en latin, par supersubstantialem, puis, en français par supersubstantiel. Notons que la traduction correcte tant d’Épiousios que de supersubstantialem n’est en aucun cas « quotidien » ! Et pourtant « quotidien » est mystérieusement devenu la traduction « normalisée, la traduction nominale ». Or Épiousios est certainement l’un des mots-clés les plus importants de l’Évangile, Dans toute la Bible, il n’est utilisé qu’une seule fois : c’est ce que l’on appelle un « hapax ». Comprendre exactement l’enseignement spirituel tant du Christ que des Parfaits, c’est précisément l’utilité de la requête contenue dans le Pater originel : « donne-nous aujourd’hui notre pain supersubstantiel ». Le pain supersubstantiel c’est la compréhension et la nourriture spirituelles contenues à la fois dans l’étape du jour, dans les étapes suivantes et dans l’aboutissement de tout renseignement du Christ.

Le Manuscrit cathare de Dublin en donne une signification encore plus mystique : « l’Amour est appelé Pain supersubstantiel (Épiousion) car IL EST AU-DESSUS DE TOUTES LES AUTRES SUBSTANCES qui participent à l’Être humain : les Visitations, l’Esprit, la Vie, l’Âme, le Cœur et le Corps. « Au-dessus de toutes les autres substances, au-dessus de toutes choses, supersubstantiel » : autant de traductions qui restituent au texte du Pater sa véritable signification spirituelle, c’est-à-dire le sens profond et la vraie dignité de toutes les Ecritures ? Rabelais, avec sa substantifique moelle, n’en a-t-il pas donné l’une des plus plausibles définitions ?

Le Manuscrit cathare de Florence nous ouvre très concrètement la porte de la compréhension spirituelle, du sens véritable des phrases si mal comprises des paraboles de Jésus qui concernent « le pain, le corps, le vin, le sang, manger, boire » que la très grande majorité des Chrétiens ont compris selon la lettre, s’empêtrant dans cette définition alambiquée qu’est la transsubstantiation et s’embarquant dans des orientations ou des incompréhensions où le Christ est accusé ou soupçonné de préconiser une forme de cannibalisme !

LA COMPRÉHENSION CATHARE EST CELLE DE L’ESPRIT.

Pour nous en persuader, suivons simplement les propos tenus par le Parfait Pierre Authié (XIVe siècle) : « Le Pain dont le Christ avait dit dans l’Évangile : prenez-le et mangez-en, est le Verbe de Dieu ». Suivons aussi les enseignements contenus dans le Manuscrit de Florence : « Par pain supersubstantiel on entend la Loi du Christ qui a été donnée à tous les peuples. Et le Christ dans l’Évangile de Jean dit : c’est mon Père qui vous donne le véritable Pain du Ciel, le Pain de Dieu, celui qui vient du Ciel et qui donne la Vie (spirituelle et divine) au monde. Je suis le Pain vivant, (le Verbe) descendu du Ciel ; qui vient à moi n’aura plus jamais faim ; qui croit en moi n’aura plus jamais soif. Amen, amen, je vous le dis : qui croit en moi a la Vie étemelle. Je suis le Pain de Vie. Si quelqu’un mange de ce pain, c’est-à-dire : si quelqu’un observe mes préceptes, il vivra éternellement. Je suis le Pain vivant descendu du Ciel et ce Pain que je vous donnerai c’est ma chair qui donne la Vie aux Hommes. Amen, amen, je vous le dis, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’Homme, c’est-à-dire « si vous n’observez pas les préceptes du Fils de Dieu » et si vous ne buvez pas de son sang, c’est-à-dire « si vous ne recevez pas le sens spirituel du Nouveau Testament », vous n’aurez pas la Vie en vous. Celui qui mange ma chair et celui qui boit mon sang a la Vie éternelle (« Celui qui observe mes préceptes et qui reçoit le sens spirituel du Nouveau Testament a la Vie éternelle ») et je le ressusciterai au dernier jour; il demeurera en Moi et Je demeure en lui » : c’est le Salut, la réintégration de l’Être en Dieu. « Si quelqu’un met en pratique ces Paroles du Christ l’Amour de Dieu (Agapê) est parfait en lui ».

« SELON NOTRE FOI ».
C’est de ce même Pain qu’il est écrit, selon notre foi, dans l’Évangile selon saint Matthieu :
« Pendant qu’ils soupaient, Jésus prit du pain (c’est-à-dire : les préceptes spirituels de la loi et des prophètes) ;

Il le bénit (c’est-à-dire : loua ces préceptes et les confirma) ;
Le rompit (c’est-à-dire : les expliqua spirituellement) ;
Le donna à ses disciples (c’est-à-dire : les leur enseigna pour qu’ils les observent spirituellement) ;
Et il leur dit : Prenez (c’est-à-dire : enseignez-les) ;
Mangez (c’est-à-dire : préchez-les à tous) ».


Ce sont en réalité les Commandements de la Loi et des Prophètes entendus dans leur sens spirituel que nous croyons, selon notre foi, qu’il a désigné par ces mots : « Ceci est mon corps », ou « ma chair », comme pour dire : « C’est en eux que Je suis, c’est en eux que j’habite ». Et lorsque l’Apôtre, Paul, dit : « Le Calice que nous bénissons n’est-il pas la communication du sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas participation au corps du Seigneur ? Parce que ce pain est unique, étant plusieurs nous ne sommes qu’un seul corps, car nous participons tous de ce même Pain et de ce même Calice ; cela signifie que nous participons au même sens spirituel de la Loi, des Prophètes et du Nouveau Testament.

Et lorsque le Christ dit : « Prenez et mangez ceci est mon corps qui va être donné pour vous », cela veut dire : « ces préceptes spirituels des anciennes écritures sont mon corps : c’est pour vous qu’ils seront livrés (c’est-à-dire : transmis) au peuple. Et lorsqu’il dit : « Cette coupe est la Nouvelle Alliance (le Nouveau Testament) scellée par mon sang, faites ceci en mémoire de moi toutes tes fois que vous boirez ce sang », c’est du Pain supersubstantiel qu’il s’agit ici (c’est-à-dire la Loi du Christ qui a été donnée à tous les peuples).

« LE VERBE EST LA « CHAIR DU CHRIST » : « ET LE VERBE SE FIT CHAIR »
Il est intéressant de lire ces confirmations dans l’Évangite de Philippe: « Qu’est-ce que la Chair du Christ? C’est la Parole, c’est le Verbe (Logos), c’est l’Évangile ! Qu’est-ce que le Sang du Christ ? C’est l’Esprit-Saint (Paraklétos). Celui qui accueille le Verbe et l’Esprit, celui-là a vraiment reçu une nourriture, une boisson, un vêtement (spirituels), L’Esprit (Pneuma) anime la chair. Dans la chair il y a aussi cette Lumière qu’est le Verbe. » (Philippe, 59,105)

http://www.catharisme.eu/index.php/voie-cathare-aujourdhui/reseaux-cathares/rdv-cathares/rencontre-diversite/catharisme-voie-mystique-christianisme/
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Lun 09 Jan 2012, 00:03

Le Phénix Cathare : Livre 2 (Bande Annonce)





Le Phénix Cathare, livre 2 : Les Chevaliers Gardiens du Plan de L'HOMME

La quête du Graal se poursuit pour Florian Holiney. Quête intérieur vers un inconnu qui se dérobe, mais dans la nuit, à travers les épreuves, de nouvelles lumières s’allument, et pour être un jour sacré «Chevalier», il faut savoir courage garder, ou retrouver…

« Le Royaume des cieux est assailli avec courage ;
ce sont des courageux qui l’arrachent.
»
(Evangile selon Matthieu, 11.12)

http://www.lulu.com/product/couverture-souple/le-ph%C3%A9nix-cathare-livre-2/18808257




C’était visiblement la carte que lui avait envoyé son père. Il voulut bien me la lire. En voici la teneur, pour autant qu’il m’en souvienne :

Patrick,

C’est pour maintenant ! Sacre bleu ! Ils vont voir si on est mort, les charognes !
Plus personne n’entend la voix de Keltia ! Plus personne ! Tout est déjà mort
et maintenant ils veulent occire les âmes ! Miséricorde ! Et l’autre… « petit »
qui leur sert la soupe ! Cré mille diou ! Monte voir ton père avec ton ami, le Druide du Sud…
J’ai deux mots à vous dire !

AR GWIR ENEB AR BED !

/|\ Mégacéros



- Quoi ? Qu’est-ce que tu as dit ? « Ar wir en … » ?
- « AR GWIR ENEB AR BED ! », c’est la devise universelle des Druides,
Ça veut dire « LA VERITE A LA FACE DU MONDE ! », répondit Patrick.
- Et c’est signé ?
- Mégacéros, le nom de druide de mon père.
- Et… ? donc ton Père veut que tu montes le voir, c’est bien, non ? Tu vas y aller ?
- Ça dépend.
- Ça dépend de quoi ?
- Ça dépend de toi, celui qu’il appelle « le Druide du Sud », c’est toi !


Livre 1 : La Guilde Mélissa

http://www.amazon.fr/Phenix-Cathare-Arnaud-Montjoie/dp/2895659125/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1325862734&sr=8-1
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Mar 17 Jan 2012, 09:54


Le Catharisme dans le dernier article de Laura‏, traduit par JSF:

Citation :

Bien que le mystère entoure les origines du Catharisme, des recherches
récentes indiquent qu'elles étaient liées au Gnosticisme des Bogomiles
de l'Empire Byzantin. Cette tradition pourrait être directement liée à
la tradition Esotérique Chrétienne révélée par George Gurdjieff, P.D.
Ouspensky, et Boris Mouravieff, et pourrait en réalité être le canal
d'une transmission légitime des enseignements originels de l'homme
autour duquel le mythe de Jésus s'est formé. Il a été suggéré qu'il
faisait partie d'une longue lignée d'adeptes de cette ancienne tradition
qui était aussi présente dans les sociétés mégalithiques. (voir le livre
de Stoyanov, The Other God, pour une excellente étude du dualisme).

Le fait est que la soit-disante Hérésie Cathare était en réalité une
religion rivale qui s'est rapidement développée en Europe, et qui
affirmait être le Christianisme originel. Ces croyants n'étaient pas des
dissidents, ils étaient pleinement conscients d'appartenir à une foi qui
était plus ancienne que l'Eglise de Rome elle-même. De plus, ce qu'ils
affirmaient était probablement la Vérité.

=>
https://www.sott.net/articles/show/240308-Dark-Ages-and-Inquisitions-Ancient-and-Modern-Or-Why-Things-are-Such-a-Mess-On-Our-Planet-and-Humanity-is-on-the-Verge-of-Extinction
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MessageSujet: Esclarmonde de Foix   Mar 06 Nov 2012, 19:10

Bonjour à tous,

Avez-vous déjà entendu parlé d’Esclarmonde, Comtesse de Foix et Gardienne de Montségur ?

Cette femme donna naissance à une légende intitulée en occitan « Joan de l’Ors » ou encore « Jean de l’Ours ».

Citation :
Esclarmonde est un gracieux jeu de mots ! "qui éclaire le monde", "claire et pure".

Chantée elle le fut, par le troubadour : G. de MONTANHAGOL; Son œuvre se situe entre 1230 et 1253, mais Esclarmonde était morte en 1215. Au concile de Latran (1215), son frère en parle au passé. Ce troubadour, ennemi de l'inquisition et de la domination française, à chanté Esclarmonde, laissant entendre qu'elle était la fille du comte de Foix.

Il dit : "Le nom dit si l'on sait l'entendre, qu'elle est nette et pure de folie" ; "votre nom signifie, que véritablement vous éclairez le monde et que vous êtes pure". Ce prénom d'Esclarmonde, n'est pas exclusivement cathare. Il fut très répandu jusqu'à la fin du Moyen Age.

On dit : Esclarmonda------------ en Occitan
Slarmonda--------------- en latin

http://www.espritcathare.org/#!les-5-esclarmonde/c1ltr

Citation :
Le choix de Joan de l’Ors s’explique par la richesse du conte, et par sa productivité. C’est un conte complexe dans sa structure : conte d’origine (avec les 3 temps, rapt, naissance merveilleuse, délivrance), un conte d’aventure (rythmé par les 3 rencontres), un conte de lutte avec le Diable (en 3 phases, avec descente aux enfers etc...). C’est un conte qui a valeur de mythe : il a toujours eu un grand rayonnement symbolique, il est inspirant. René Nelli (La serp de folhum, 1952), Valère Bernard (La légende d’Esclarmonde, 1936) y puisent comme à une source poétique et philosophique. Il est assez largement répandu pour se trouver souvent au centre de la représentation que les occitans se font d’eux et de leur destin (Max Allier par exemple, dans Lo Plag, 1982, en fait le symbole des luttes populaires)... vous le rencontrerez dans vos lectures occitanes, et vous aurez le plaisir de le voir indéfiniment se transformer et renaître, porteur de sens et d’images multiples, vivant de cette fabuleuse puissance interprétative qui fait le mythe. Voyez de quelle façon Max Rouquette l’évoque dans Verd Paradís (Secrèt de l’èrba dont je vous donne un extrait ci-contre).
Je vous signale que le CREO de Toulouse (56 rue du Taur, 31 000 Toulouse) a édité une cassette audio de cette version du conte dite par Marie-Odile Dumeaux.

http://www.crdp-montpellier.fr/languesregionales/occitan/ressources/contes_occitans.pdf

Citation :
Républicains anticléricaux, les félibres ariégeois, parmi lesquels Léon Gadrat de Foix et Arthur Caussou, banquier de Lavelanet, auteur du premier roman dédié en occitan à Montségur, se montrent particulièrement virulents lors de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Inaugurant ainsi le début d’un processus toujours actuel d’instrumentalisation de la mémoire albigeoise, ils se dressent contre le projet de canonisation des martyrs d’Avignonet-Lauragais (Guillaume Arnaud et Etienne de Saint-Thibéry, inquisiteurs, émissaires du pape, massacrés en 1242 dans le village d’Avignonet par Pierre Roger de Mirepoix et ses faydits, descendus tout exprès de Montségur) et ils obtiennent l’abandon du dit projet. Opposés dans le même temps à la promotion de Jeanne d’Arc au rang d’héroïne nationale, les félibres ariégeois se font fort d’obtenir à Foix, avec le soutien de Gabriel Fauré, l’édification d’une statue à la gloire d’Esclarmonde, dite la "Jeanne d’Oc", figurée pour la circonstance sur le pog de Montségur.
Las, l’Eglise, qui prend ici sa revanche, fait échouer ce projet de statufication d’Esclarmonde. Il reste du projet, commandé au sculpteur Grégoire Calvet, la carte postale reproduite ci-dessu(o)s.

http://belcikowski.org/ladormeuseblogue/?p=9721





Sceau du Comte de Foix




Et voici d'autres représentations d'Esclarmonde :




Citation :
(traduction)

Mariage

Son adolescence fut marquée par l'apparition d'un évêque bulgare (Bogomil) appelé Nicetas [l’évêque Nikita (?) présida le concile cathare de Saint-Félix-de-Caraman en 1167 près de Toulouse]. Sa « mission » est de donner une structure et une formalité au Catharisme comme il a organisé son clergé et les statuts de ses catholiques dissidents. La maison de Foix l’accueillis et la jeune Esclarmonde et son frère Ramon-Roger ont été très impressionnés par sa personnalité.
Esclarmonde était trop jeune pour jouer un rôle dans la gestion d'une religion qui était appelée rien que moins que Perfection. Néanmoins, elle a eu beaucoup d'influence á la Cour de Foix. Elle était intelligente et raffinée et avaient des troubadours célèbres comme les Cours d'amour fleuri de Foix, Aragon, Cerdagne, Gascogne et les enseignants du Languedoc. Pleine d'esprit et talentueuse, à vingt ans, sa réputation en tant que femme de connaissances et d'une intelligence supérieure a attiré de nombreux admirateurs et prétendants. Mais comme beaucoup de ses paires, elle a elle-même été sacrifiée à un syndicat dirigé par la vie politique. Alors elle épousa en 1175 Jourdan III de l'Isle Jourdain, qui était lié aux comtes de Toulouse. Le nom de Jourdain (Jordan) était un rappel des croisades de ses ancêtres, qui ont probablement pris leur nom du Jourdain en Palestine.
L'éducation des Jourdain était fondée sur une forme particulièrement fervente du catholicisme, Esclarmonde est une cathare et peut-être espérait-elle éventuellement convertir son mari. Si leur mariage n'était pas une union spirituelle complète, il a été néanmoins très fructueux ! Six enfants sont nés dans la maison familiale où Jourdain gouvernait par la lettre et Esclarmonde par l'intellect. Tout d'abord, il y eu deux filles, Escarone et Obisca ; puis trois garçons, Bernard Jourdan et Othon ; et enfin une petite fille, Philippa.

Pendant vingt-cinq ans Esclarmonde mena une vie digne avec Jourdain. Elle s’est donnée à essayer de convaincre son mari de la force probante de la doctrine cathare tout ont regardant de très près l'évolution de la situation en Occitanie. Elle a dirigé les courts de l'amour et est resté en contact avec les plus grandes personnalités "hérétiques" du temps. L’Église catholique tenta en vain de réclamer la noble « brebis égarée ». À Albi, en 1176, un Conseil leur rappelle leurs péchés capitaux et un peu plus tard, l'archevêque de Lyon les condamne et accuse le futur Raymond VI de Toulouse de les protéger. Enfin, le 20 mars 1179, le Pape Alexandre III les excommunia tous.

(...)
Colombe du Paraclete


En 1203, son frère Ramon-Roger fut fait prisonnier et en 1204, après vingt-neuf ans de mariage, son mari Jourdain de l'Isle Jourdain mourut. Les clauses du testament de Jourdain n’ayant jamais cessé d'aimer sa femme, en dépit de ses idées "subversives", étaient en faveur d’ Esclarmonde. Toute sa famille était désormais fidèle au catharisme. Enfants, belles-filles et beaux-fils ressentent une profonde affection et une grande admiration pour Esclarmonde.

N'ayant aucun respect pour les choses matérielles de la vie, Esclarmonde laissa à ses enfants la richesse et l'immense succession de leur père, puis retourna à ses montagnes indigènes et remplit à Foix le rôle de son frère, Raymond-Roger absence. Libre de faire valoir elle-même sa foi, elle s’entoure elle-même des officiers et amis de Raymond-Roger et proclame se dédier au Paraclete (en termes bibliques, le Saint-Esprit envoyé par Jésus après la Crucifixion). Les chevaliers et les gens des environs ont répondu à son appel à l'unité d’une seule voix. Elle sélectionna des tuteurs dignes de confiance pour ses neveux et elle-même, se consacra corps et âme, à sa vocation.

Connue comme la « Colombe de Paraclete » Esclarmonde mis en place des institutions sociales, des ateliers, centres d'apprentissage dans différentes branches et en particulier des hôpitaux pour les personnes âgées et ceux blessés à la guerre, mais aussi des logements pour le nombre croissant de réfugiés. Sous sa direction, les couvents pour « parfaits » et les écoles où les enfants pauvres ont appris le nouvel esprit ont été fondées. Dirigée par elle, les « Parfaits » vont dans chaque foyer. Ils assistent les parias et prennent soin des malades.
Sans contrainte, les gens sont conquis par leurs manières bienveillantes, charitables et leur pure forme de mysticisme.

http://www.rosicrucian.org/publications/digest/digest2_2011/04_web/09_hbernard/09_hbernard_112311.pdf
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MessageSujet: Les Bogomiles   Mar 06 Nov 2012, 19:42

LES CATHARES ET LE CATHARISME

Jean-Louis SAUVAJON - Cercle Averroès
Vendredi 25 mars 2011


D’ABORD, QUELQUES DATES …

Environ 600avant J.C. : ZOROASTRE ou ZARATHOUSTRA

Environ 200 après J.C. : Culte MAZDEISTE

3ème Siècle après J.C. : Dualisme Manichéen

6ème Siècle après J.C. : Les Bogomiles

15 Janvier 1208 : Assassinat du Légat du Pape



(...) 1 - LE CADRE RELIGIEUX et SOCIAL


L’homme du Moyen-âge occidental, qu’il prie, qu’il combatte, qu’il travaille, selon la répartition en trois ordres de la société, perçoit l’art, le politique, le social, la vie, la mort … en un mot, le monde qui l’entoure, en termes spécifiquement religieux.

Ces trois Ordres sont :
Le Travail, laissé au peuple (paysans, artisans),
Le combat, pratiqué par les nobles,
La prière, confiée au clergé.

L’An Mil est passé. On attendait le retour du Messie dans sa gloire. Dieu ne s’est pas manifesté. L’Homme se doit de renouer les liens rompus, pense-t-il, par sa seule faute (religion vient du latin religare : relier).

Le rôle intermédiaire du prêtre est remis en question, d’autant plus facilement que la hiérarchie ecclésiastique se préoccupe alors davantage de conserver ses prérogatives et de collecter ses impôts, que de vivre les exigences de pauvreté et de charité des Evangiles dont elle se réclame. Les prélats séculiers n’ont pas fait vœu de pauvreté et mènent grand train. Beaucoup de prêtres et abbés (clunisiens principalement) vivent en état permanent de “péché“, et choquent par leurs excès (fornication, simonie).

Au 11ème siècle, des voix hérétiques s’élèvent pour dénoncer la validité des sacrements lors que ceux-ci ont été conférés par des clercs indignes. Pour ces hérétiques, l’indignité du clerc entache le sacrement de nullité.

Contre un Clergé devenu odieux dans bien des cas, des Hommes de Foi s’élèvent, explorent ou redécouvrent, hors les chemins balisés du catholicisme, des voies différentes de salut, et professent ouvertement, dès le début du 11ème siècle, des doctrines contestant les dogmes de l’église.

En effet, ils rejettent les rites de l’église et se refusent à vénérer le crucifix (tout comme les Cathares et les Templiers).

Ce rejet de la Croix est capital. La croix est l’instrument de supplice sur lequel l’Envoyé de Dieu a été humilié :

Adorerais-tu la corde qui à pendu ton père ?

Diront les Cathares.

Vers l’an mil, un paysan champenois convaincu d’hérésie parce qu’il brisait des croix et qu’il prêchait la chasteté, se suicide de honte et de désespoir.

En 1022, une douzaine de chanoines les plus religieux de la cathédrale d’Orléans sont brulés vifs pour hérésie.

L’Eglise a l’impression de voir ressurgir le spectre de l’Arianisme dont elle croyait pourtant bien s’être débarrassée.

Les chrétiens Arianistes, dans les premiers siècles du christianisme, considèrent Jésus comme un envoyé de Dieu, mais pas comme Dieu lui-même.

Au concile de Nicée, en 325, l’Empereur Constantin expulsa les 1730 prélats partisans d’Arius, et fit voter par les 320 restants le dogme de la nature Divine du Christ.

2 - LA RELIGION CATHARE

Le Catharisme est le plus important des mouvements contestataires.

Dans les années 970, une hérésie dualiste est prêchée à Byzance et en Bulgarie. C’est le plus ancien constat d’existence de ce courant.

Si l’on tient compte des Eglises Bogomiles de Bulgarie ou de Bosnie, avec lesquelles les liens doctrinaux sont très étroits, c’est de l’Angleterre à l’Asie mineure (Turquie actuelle) qu’’il convient d’étendre la présence et l’influence de ceux qu’aujourd’hui, nous appelons, de façon générique, les Cathares.


Quant aux Bogomiles, ils auraient tiré leur nom d’un grand Hérésiarque appelé Bogomil, en langue slave (version du nom grec Théophile) “Ami de Dieu“. Il s’agit vraisemblablement d’un personnage légendaire.

Cathare dérive vraisemblablement du vieil allemand Ketter, signifiant Hérétique.

L’étymologie longtemps admise de Katharos, “pur“ en Grec, est aujourd’hui contestée.

Au moyen âge, dans la région du Rhin, le chat était l’une des incarnations du mal, et chat, se disait “Katte“, c’est-à-dire “sorcier“.

C’est aussi un jeu de mot faussement érudit entre “catharistes“ (secte antique de manichéens, ou purs) et “chatistes“ (sorciers adorateurs du chat), à partir d’une appellation populaire “ cati“.

On retrouve le mot cathare dans al-cazar (le Kaiser, le Tzar c’est-à-dire le chef, l’empereur, celui qui dirige). Ce serait donc un titre en quelque sorte initiatique.

On a dit que, persécutés, les Cathares parurent se disperser, mais prirent ″des voies tortueuses et souterraines″. Or, on retrouve le mot Cathare dans le terme désignant certain royaume mystérieux et souterrain et désigné par le mot : AGARTHA.

Là existerait des bibliothèques contenant tous les secrets, toutes les connaissances. Ce serait en outre la demeure du ″Roi du Monde″ dans lequel on peut reconnaître le Christ-Roi.

Quoiqu’il en soit, selon les lieux, on les appelle aussi Bougres, Albigeois (nord de la France), Poplicains, Piphles (Flandres), Publicains (Angleterre), Pétrobusiens, Patarins(Italie) …

L’Eglise les désigne souvent sous les vocables plus généraux d’Ariens, de Manichéens ou tout simplement d’Hérétiques.

Ils se désignaient entre eux de l’appellation générique : “les Chrétiens“ un peu comme les Cheyennes se nommaient de leurs côté “les êtres humains“.

Partout, elle les persécutera. Pourtant, seul le Languedoc connaît une guerre “Sainte“ d’une telle ampleur (une autre croisade en Bosnie échoua. Le Catharisme y disparut au 15ème siècle).

Nous connaissons la doctrine et la liturgie Cathares grâce à quelques originaux.

Leur étude montre que les Cathares sont des CHRETIENS avant tout. Ils se réclament du Christ et des Evangiles (principalement celui de Jean).

Comme beaucoup le savent :
Au commencement était le Verbe (dans certaines traductions était la Lumière),
et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu …

C’est le début du prologue de l’Evangile de Jean.

Dans les temples Cathares (de simples habitations), le Nouveau Testament était ouvert en permanence à cette toute première page du premier des Evangélistes. Dans ces mêmes Temples, brûlaient des flambeaux ″symbolisant le baptême du feu″.

Les livres de liturgie ou de théologie lus par les Cathares, ce sont le Nouveau Testament dans son intégralité, sauf quelques emprunts à l’ancien.


Le texte latin ou grec à partir duquel ces livres ont été traduits en occitan était la Vieille Languedocienne. Si l’on veut savoir comment les Bons Hommes utilisaient ces textes, il faut se référer au LIVRE DES DEUX PRINCIPES et à sa forme littéraire.

Le texte écrit est l’écho du parler où chaque nouveau degré dans l’explication est soutenu par deux ou trois références scripturaires.

Cette avancée pas à pas, cette lourdeur scolastique est caractéristique de la pensée médiévale. La logique est rigoureuse, imparable mais lente et TOUJOURS sous la protection des Saintes Ecritures et Rome aura du mal à trouver la parade.

Je cite :

j’ai l’intention de parler des deux principes en l’honneur du Père Très saint ; je réfuterai l’opinion du principe unique … et je commence ainsi : s’il n’y en avait qu’un, ainsi que le pense les gens ignares, il faudrait nécessairement qu’il soit bon ou mauvais ; or il ne peut être mauvais car, s’il était mauvais, ne sauraient procéder de lui que les choses mauvaises et non les bonnes, ainsi que le dit le Christ dans l’Evangile de Saint Mathieu ″ : ″ un mauvais arbre donne de mauvais fruits ; un bon arbre ne peut donner de mauvais fruits , ni un mauvais arbre de bons fruits. ″

Mais leur conception même de Dieu, leur vision du christ et leur approche des textes, les éloignent fort du catholicisme romain qui voit en eux des Manichéens (au 3ème siècle, le Prophète Perse Mani ou Manès se présenta comme l’envoyé du Christ, le Paraclet, cet Esprit-Saint annoncé par Saint-Jean).

Il synthétisa la pensée de Zoroastre pour l’Iran, du Bouddha pour l’Orient et de Jésus pour l’Occident.

Le porteur de Lumière se doit d’unir l’Orient et l’Occident
Et pour ce faire, cette religion devient Missionnaire.

Suite : http://www.cercle-averroes.org/blog/2011/03/mars-2011-jean-louis-sauvajon-les-cathares-et-le-catharisme/
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MessageSujet: Re: Les Cathares   Mer 19 Fév 2014, 12:25

Article qui fait suite à la présentation de Déodat Roché plus haut dans ce fil de discussion:

Aux origines du catharisme avec Déodat Roché

Le catharisme est un mouvement religieux d'origine chrétienne apparu au XIème siècle, qui a été combattu, puis anéanti par l'Eglise au XIVème siècle. L'élément principal de la doctrine cathare est le dualisme matière/esprit, l'esprit étant une étincelle divine enfermée dans la matière, oeuvre d'un démiurge maléfique. Déodat Roché a consacré une grande partie de sa vie à l'ésotérisme, à la gnose, et plus particulièrement au catharisme. Il nous explique dans cette vidéo quelles sont les origines de ce mouvement.
source et vidéo
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MessageSujet: Voyage Gnostique en pays Cathare   Sam 19 Mar 2016, 10:47



Vivre les Trois Œuvres alchimiques en relation avec les grottes du Sabarthez

Programme des 4 Jours :

Quel rôle ces grottes ont- elles joué ?
Elles nous sont les vestiges du vaste ensemble d’un temple d’initiation cathare, accroché au flanc d’un énorme massif montagneux appelé la « Montagne Sacrée ».

Nous proposons une vision actualisée, à la fois philosophique et thérapeutique, de ces processus précis. Le processus alchimique selon la Gnose individuelle est tout entier contenu dans la première seconde de notre Univers il y a près de 14 milliards d’années. Les trois brisures de symétrie des diverses interactions de la physique éclairent les trois chutes : en Feu, en Lumière, en Ténèbre.

Nous pensons très fraternellement qu’une fois dans sa vie il est bon de vivre ces Trois Œuvres alchimiques de réappropriation de notre être véritable selon un enseignement de Gnose individuelle efficace, selon le Feu et non plus selon la Lumière. Le Philosophe par le Feu réunit Ténèbre et Lumière et les sacralise. Cette Gnose réconciliante des dualités infinies avec nos précieux Insolubles mène à bonne fin l’initiation de groupe qui garde ici toute sa valeur préparatoire. Précisons le fait que nous voyons la septuple structure de la grotte de Lombrives tenir le flambeau de l’initiation en Gnose de groupe.

Cette vaste grotte est en signature avec l’immense travail qui se fait encore aujourd’hui au sein de l’École de la Rose-Croix d’Or. Notre pratique se situe en un accomplissement alchimique des plus belles vérités gnostiques par l’individu qui ose expérimenter à fond sa venue en ce monde terrible. Et ne pas avorter ce saint processus matérialisant en invoquant la Lumière. La Lumière sans la Ténèbre Sacrée c’est du luciférianisme. Quoi de plus cohérent et de plus opératif dès lors que de vivre une approche de Feu forte et réconciliante au sein de nos magnifiques grottes ariégeoises d’Ussat-Ornolac, pays du Sabarthez.

Notre périple se fera donc en « respirant » ces grottes fréquence par fréquence, Arcane par Arcane, selon l’Arbre sephirotique de la Kabbale.

un PDF vous sera envoyé pour les modalités et le programme complet des cours et visites des grottes

Infos & inscription uniquement par mail à espacecatharose@gmail.com

infos blog http://le-catharose.blogspot.be/p/blog-page_46.html
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