
ANTAHKARANA Gnose et Spiritualité |
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| | Le cerveau mystique, La Puissance de l'Esprit .... | |
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AMBRE

  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: La Puissance de l'Esprit Mer 20 Juin 2007, 19:43 | |
| La Puissance de l'Esprit
L'Univers est une splendeur, actif et créateur
Nous pouvons tous l'observer, l'Univers est en constant mouvement. Il est donc actif, et créateur, non passif et non-dépendant. Il se génère tout seul.
"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" - Lavoisier. La vie à l'état d'énergie est un phénomène qui engendre la lumière et la matière, mais qui a besoin pour s'expandre d'informations. Notre place dans ce système est fondamentale. Sans notre participation consciente, le système solaire subit un ralentissement, n'agissant pas sur son état énergétique, mais sur son fonctionnement informationnel. Pourquoi ?
Parce que la création de la conscience et de son évolution par l'âme atomique, lui permet de s'enrichir en informations nécessaires à sa structure. Par la même, la création d'âmes pour lui, est la mise en place d'un système d'alimentation nécessaire à sa vie. Le fait de concevoir un tel système en action, nous permet de pressentir notre participation active et intégrante à l'ensemble. Nous ne pouvons entrevoir notre place dans l'Univers dans un concept d'attente et de demande, sinon rien ne pourrait se réaliser. Seule l'action constructive engendre des états de transcendance, ne pouvant exister que par la plénitude d'une action réalisée. L'état de réverbération entraînant l'onde informationnelle vers l'autre, ou l'espace, ne peut exister que si le retour vers le système solaire ou l'Univers est effectif. Notre créativité
Nous construisons avec notre créativité, et par enrichissement d'informations dont le système solaire a besoin, nous évoluons avec lui dans un but d'élévation conjointe. Nous sommes intimement liés au système solaire et à l'Univers, mais non dépendants. Nous faisons partie du système d'une façon active non réversible. Nous pouvons donc penser que le système solaire d'abord, et l'Univers par conséquent, sélectionnent les informations en provenance de nos apprentissages et expériences. Plus nous sommes créatifs, plus nous avançons en enrichissement personnel d'idées ou de concepts, parce que l'Univers nous envoie l'impulsion créatrice. En retour nous lui communiquons l'information indicatrice de notre niveau d'évolution basé sur notre créativité.Suite à ces réflexions, nous pouvons émettre l'hypothèse que le système solaire et l'Univers rejetteraient, dans des sortes de poubelles de l'espace, tel un ordinateur ou un corps par analogie, ce qui ne contribuerait pas à leur évolution. Dans un système aussi perfectionné, les informations inutiles seraient éjectées. Comment cela serait-il concevable ?
pour la suite voir ce super site! http://lesmessagersdutemps.com/part7.html_________________ d'Ambre et de Lumière |
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  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: Le cerveau mystique, La Puissance de l'Esprit .... Ven 13 Juil 2007, 10:58 | |
| Actes du 13e Congrès de la SFAP - Grenoble - Juin 2007 - www.sfap.org Bertrand VERGELY - Ethique et spiritualité - Vendredi 15 Juin 2007 - PLENIÈRE 1 1 Bertrand VERGELY, Philosophe chargé de cours à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris Tél 01 43 25 05 61 Ethique et spiritualité. | Citation: | L’esprit vient du latin, «spiritus» signifiant le souffle. Qui a du souffle va loin. En s’appliquant à la vie intellectuelle, morale et philosophique, l’esprit se caractérise par le mouvement de la conscience pénétrant dans la réalité concrète, puis extrayant sa dynamique créatrice sous-jacente. À l’heure où l’on voit s’opposer un Dieu sans spirtitualité et une spiritualité sans Dieu, donner du sens au terme de spiritualité passe par le fait de pratiquer celle-ci en apercevant notamment comment belle passe par le sens de l’intelligence, de la nature, de l’homme, de la relation et du sens. |
I. Ethique et spiritualité. Qu’est-ce que la vie? Comment vivre? Qu’est-ce que l’homme? Qui suis-je? Qu’est-ce que la mort? Comment mourir? Tout homme se pose un jour de telles questions. Celles-ci paraissent insolubles. Aussi n’est-il pas rare qu’on les élude et que l’on désespère. Elles ne le sont pas. Il suffit que l’on rentre en soi et que l’on vive de tout son être, pour entendre monter un début de réponse. La vie est un phénomène extraordinaire qui vient de loin et qui va loin. Elle a du souffle. Elle est un souffle, un souffle créateur. En prendre conscience donne du souffle. Celui qui en prend conscience et qui le vit porte un nom; c’est un être spirituel. On comprend, de ce fait, ce que signifie le mot «homme» et qui nous sommes. L’homme est un être en marche, un être qui avance. Nous-mêmes, nous sommes, quand nous sommes en marche, quand nous avançons. Les mots homme et personne traduisent bien un tel dynamisme. Le mot allemand Mann, le mot anglais Man, le mot français humanité ont une même racine sanskrite: manä, qui veut dire «esprit». L’homme a une essence qui réside dans son esprit. On voit se dévoiler l’essence de l’homme, quand on est en présence de ce qui, en lui, vient de loin et va loin. Quant à la personne qui veut dire à la fois qu’il y a quelqu’un et qu’il n’y a personne, elle traduit bien la dynamique de l’être spirituel, quand il est en marche. Celui-ci «est de ne pas être». Il est plein de tout ce qui est appelé à être et qui n’est pas encore. Francis Ponge disait que «l’homme est l’avenir de l’homme». Il convient davantage de dire que l’avenir est l’humanité de l’homme, l’homme étant un être plein d’avenir. La mort peut alors être abordée. Parce que l’homme est de ne pas être encore, c’e’st en rencontrant son non-être, qu’il trouve son être. La mort s’inscrit dans le mystère d’un immense devenir, où l’homme est appelé à être c e qu’il n’est pas encore. Il faut donc se préparer à mourir, c’est-à-dire à devenir. On s’y prépare en apprenant à faire des conversions intelligentes. Celles-ci consistent à vivre autrement le grand âge ainsi que la fin de vie. On peut mourir vivant au lieu de se laisser mourir. Socrate qui a tenu jusqu’au bout son rôle de veilleur et d’éveilleur des âmes en est l’illustration à jamais admirable. On peut partir du monde guéri de la peur et du déni, du désespoir et de la révolte. C’est le sens de la sagesse comme de la médecine palliative. Inspirées par la vie, celles-ci sont l’art de continuer la vie autrement en palliant la diminution extérieure de la vie par une augmentation intérieure de conscience et d’humanité. Il est, autrement dit, possible de répondre aux grandes questions que tout homme se pose, dès lors que l’on évite la double tentation de plaquer des réponses artificielles sur la vie ainsi que sur la mort afin d’éviter le vide, ou bien encore de plaquer du vide sur les questions de la vie et de al mort, afin de ne pas avoir à les affronter. Quand on le fait, on est dans l’éthique ainsi que ala spiritualité en même temps. L’éthique étant la rigueur d’une ligne de conduite que l’on se donne et la spiritualité le souffle dynamisant de l’existence, impossible de les séparer. Rien ne peut se faire sans rigueur un sans souffle. Mieux encore, il y a un souffle de la rigueur et une rigueur du souffle. Il est stimulant d’être exigeant. Il est exigeant d’aller loin. Il ne peut donc y avoir de problèmes entre éthique et spiritualité. Il s’avère qu’il y en a. Il importe de comprendre pourquoi et de découvrir comment y remédier._________________ d'Ambre et de Lumière
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  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: Le cerveau mystique, La Puissance de l'Esprit .... Ven 13 Juil 2007, 11:00 | |
| II. Le sens de la vie humaine. La vie humaine se compose de deux éléments exprimés par les mots vie et homme. Rencontre de la vie et de l’homme, elle n’est ni la vie sans l’homme ni l’homme sans la vie. Concrètement parlant, ceci veut dire qu’il y a les données de la vie qui sont objectives, la construction personnelle de la vie qui est subjective et la rencontre de la vie donnée et de la vie construite qui va loin. Il faut avoir le sens des réalités. Aucune vie personnelle ne peut s’appuyer sur rien et donc que sur elle-même. Pour être soi, il importe d’être, sinon il n’y a plus rien. Il importe cependant d’avoir également le sens de la liberté, être soi passant par le soi et pas simplement par l’être. Être soi requiert donc toujours deux choses et non pas une, l’être et la personne, la rencontre se fraisant grâce au fait d’aller au-delà, au delà de l’être isolé, au-delà de la personne isolée, au-delà de la& vie sans avenir. C’est ainsi que la vie devient humaine et vivante, en s’exprimant à travers des êtres en marche. Constatons le: nous avons du mal à vivre la réalité des personnes en marche. La raison en est double. Quand on ne vit pas en tant que personne réelle, on est prisonnier de l’orgueil et de la peur. Comme on n’est pas une personne réelle, on n’a pas confiance en soi. Comme on n’a pas confiance en soi, on affiche son identité afin de compenser son déficit personnel.n On est alors en présence d’un monde faux, composé d’individus mal dans leur peau. Un tel malaise est l’une des plus vieilles histoires du monde. Il est notre histoire présente. III. La crise de la personne. Le propre du soleil consiste à éclairer le monde ainsi qu’à le rendre visible à partir d’un foyer central et d’un rayonnement issu de ce foyer. S’il est tragique qu’il y ait un foyer central qui ne rayonne pas, il est utopique de croire pouvoir rayonner sans être relié à un foyer central. Une personne lumineuse et rayonnante est comme un soleil. Elle combine en elle foyer central et rayonnement. C’est une telle combinaison qui lui donne une réalité, en lui faisant éviter le tragique d’un foyer qui ne rayonne pas et le vide d’un rayonnement sans foyer. L’histoire montre que l’on n’a pas toujours respecté cet équilibre, le présent, qu’on ne le respecte pas. Ainsi, l’histoire récente de la société occidentale montre que celle-ci est passée d’un extrême à un autre. Après avoir été une société gouvernée par les valeurs religieuses et, notamment par un traditionalisme conservateur catholique et protestant, celle-ci est devenue une société réglée par des valeurs anti-religieuses défendues par un existentialisme libertaire individualiste et athée. Le résultat se lit sous nos yeux. La société est désemparée. Les enjeux de pouvoir, les querelles identitaires ont relégué la spiritualité dans les oubliettes. Prenons le traditionalisme conservateur. En voulant sauver l’homme et le protéger, celui-ci a insisté sur les données objectives de la vie, au détriment de la construction, personnelle de celle-ci. Tout en étant dictatorial, il a laissé les personnes aller à la dérive. D’où, dans la société occidentale, un traumatisme religieux, lié à la violence de l’institution avec, en réponse, la peur ou la révolte. Considérons l’existentialisme libertaire. En voulant libérer l’homme et lui rendre son indépendance, il a insisté sur les données subjectives de la vie, en oubliant ses données objectives. Résultat, tout en établissant une dictature de la subjectivité, il a laissé le sens objectif de l’existence partir à la dérive. La société occidentale vit divisée. La vie humaine a été coupée en deux. Quand on n’oppose pas la vie à l’homme, on oppose l’homme à la vie. Les batailles à propos du statut de la vie de la naissance à la mort en sont l’illustration. Sous prétexte de défendre la vie, on est dans des logiques d’acharnement qui font souffrir inutilement. Sous prétexte de défendre la liberté, on est dans des logiques meurtrières ou suicidaires. Présentement, la postmodernité a tendance à se diviser caricaturalement en voyant s’opposer un retour religieux fanatique par crainte du nihilisme et un nihilisme libéral et libertaire par crainte du fanatisme. Cet affrontement se traduit dans la relation qu’il peut y avoir entre éthique et spiritualité. Il importe d’être vigilant. La relation de ces deux termes masque un double malaise. Du traditionalisme conservateur à l’existentialisme libertaire tout le monde s’est trompé et continue de le faire, s’agissant de la vie humaine. Aussi chacun s’efforce-t-il de réparer les dégâts comme il le peut. Ainsi, le traditionalisme essaie-t-il de parler d’éthique etb de spiritualité plutôt que de morale et de religion afin de ne pas effrayer. Quant à l’existentialisme libertaire, il parle d’éthique et de spiritualité afin de montrer qu’il est constructif et pas simplement révolté. Ethique et spiritualité sont, en ce sens, le paravent recouvrant la mauvaise conscience de chacun. Ce qui, bien sûr, n’est guère satisfaisant. Toute religion devrait être spirituelle. On ne devrait pas entendre parler de fanatisme, de terreur, de violences pratiquées au nom de Dieu. À l’inverse, on ne devrait pas assister à la montée de spiritualités sans Dieu. Quand on se veut spirituel, comment peut-on dire que Dieu n’intéresse pas? Comment peut-on prétendre parler de spiritualité en ignorant tout ce que Dieu a apporté à celle-ci? La spiritualité ne devrait pas être un prétexte à division. Elle devrait être, au contraire, une occasion de rassemblement, comme le montrent ses différentes facettes, dans lesquelles tout le monde peut se reconnaître et notamment dans les cinq grandes d’entre elles à savoir, les spiritualités symbolique, cosmique, humaniste, religieuse et eschatologique. IV. La spiritualité symbolique. On se demande comment introduire de la spiritualité dans un monde laïc. Quand on ne définit pas un tel terme, c’est là chose impossible. La spiritualité renvoyant aux différentes spiritualités existantes, à savoir celles du monachismes chrétien, du soufisme musulman, du hassidisme juif, du yoga indien, du zen jamonais, du bouddhisme tibétain, sans compter l’animisme amérindien, parler de spiritualité revient à poser une question impertinente: laquelle choisir? Pourquoi le monachisme chrétien plutôt que le zen japonais ou le bouddhisme tibétain? Pourquoi Dieu? Ou pourquoi pas? On peut discuter à l’infini, à moins de se taire ou bien encore de recourir à la violence afin d’imposer une spiritualité comme étant «la» spiritualité. Quand, en revanche, on fait vivre les mots, il en va autrement. La spiritualité qui vient du mot latin spiritus qui veut dire souffle, renvoie au souffle et, au-delà, à la respiration. On respire, quand on inspire et que l’on expire. On vit alors l’esprit. On est inspiré. On inspire les autres. C’est ce que suggère la dynamique du souffle. Un grand vent d’inspiration. Appliquons celle-ci à la vie intellectuelle et morale. On retrouve le double mouvement de l’intelligence. Celle-ci consiste à donner de la hauteur à l’existence, en sortant de la trivialité afin d’apercevoir le Tout derrière les parties, l’éternel derrière l’éphémère, l’essentiel derrière l’accessoire. Elle consiste aussi à sortir de l’abstraction afin de donner vie à l’existence concrète en apercevant le singulier derrière le général, l’original derrière le stéréotypé, le différent derrière l’indifférent. En associant le global et le détail elle consiste à faire naître l’aptitude à la symbolisation, qui est au fondement de la culture humaine. La symbolisation consiste à apercevoir que le monde visible de la réalité sensible et le monde invisible des significations ne sont pas séparables. La réalité est pleine de sens et ce qui a du sens est plein de réalité. L’infini de pensée qu’appelle le fait inouï de l’existence s’exprime à travers la profusion de symboles qui enveloppent l’existence et le monde On accède à cet infini en mettant en mouvement son imagination créatrice, qui est la capacité humaine de dialoguer avec l’infini. Lorsqu’un tel dialogue s’établit, voyant les choses avec «les yeux de l’éternité», ainsi qu’ont cherché à le faire respectivement Platon et Spinoza, on prend conscience de la profondeur stupéfiante de l’existence. La vie et la mort permet alors une autre tournure, la profondeur de l’existence dépassant l’antagonisme vie-mort. Tout le sens de l’éducation depuis l’Antiquité, à travers le Moyen-Âge et l’humanisme consiste à conduire les hommes aux portes de la symbolisation. La symbolisation est de même au coeur du processus de soin ainsi que de la médecine palliative. Que de personnes, à l’heure de mourir, déclarent se sentir apaisées tout en affichant une réelle sérénité. Elles ont découvert l’infini de pensée qui dépasse l’antagonisme vie-mort. Il est donc inutile de se demander comment introduire de la spiritualité dans la médecine palliative. Finr une vie est en soi un acte spirituel, tout comme soigner quelqu’un qui finit sa vie, lui parler, l’écouter, l’entourer l’est également. Tout ce que l’on fait de tout son être est spirituel. C’est la raison pour laquelle toutes les spiritualités du monde se comprennet. Elles émanent de ce qui est vécue de l’être entier.? _________________ d'Ambre et de Lumière
Dernière édition par le Ven 13 Juil 2007, 11:05, édité 2 fois |
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  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: Le cerveau mystique, La Puissance de l'Esprit .... Ven 13 Juil 2007, 11:02 | |
| V. La spiritualité cosmique. Quand on est ouvert à la vie symbolique, on peut découvrir les grandes spiritualités qui permette à l’humanité de se construire et de s’exprimer. La première d’entre elles eet la spiritualité cosmique. Il s’agit de la spiritualité de la terre, du ciel, des étoiles, de l’infini qui nous précède. Nous venons du cosmos. Il est notre source. Nous le ressentons quand nous nous retrouvons dans la campagne, la forêt, à la mer, à la montagne. À chaque fois que nous la pratiquons, la contemplation de la nature nous donne de l’énergie, de la force physique et morale.Tout notre être en ressort dynamisé. L’animisme a un sens profond du cosmos. La mythologie également. Tout y est vivant, chaque réalité naturelle ayant un dieu. Le Romantisme a eu un sens profond du cosmos, qu’il a tenté de défendre face aux Lumières et à la tentation moderne de dominer la nature au lieu de s’en faire une alliée. L’écologie s’efforce de protéger le sentiment de la nature. N’ayons pas honte de celui-ci. Nous avons tous besoin des animaux et des fleurs, tous également besoin de nous ressourcer en les rêvant aux grands éléments que sont le feu, l’eau, la terre et l’air, ainsi que l’a montré Gaston Bachelard. On sait combien les malades sont sensibles à la nature, aux animaux, aux fleurs ainsi qu’aux éléments. Le sentiment de la nature passe par notre corps ainsi que par le fait de faire corps avec le grand corps de la nature autour de nous. Le propre du soin consiste à aider la nature afin que l’homme puisse trouver une harmonie avec elle en lui-même ainsi qu’autour de lui. Une culture purement mécanique assimilant le corps à une machine a occulté le sentiment de la nature et l’occulte encore. On réapprend cependant aujourd’hui à faire corps avec soi ainsi qu’avec l’univers grâce à la vision globale et énergétique de l’homme que l’on trouve dans le yoga, l’acupuncture, la sophrologie. Reconnues officiellement par le corps médical, ces disciplines prouvent leur efficacité en montrant combien une pratique de l’intériorité basée sur l’écoute de soi comme du Soi collabore sinon à la guérison, du moins au soulagement de la douleur. _________________ d'Ambre et de Lumière |
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  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: Le cerveau mystique, La Puissance de l'Esprit .... Ven 13 Juil 2007, 11:03 | |
| VI. La spiritualité humaniste. Si l’homme fait partie de ce Tout qu’est le cosmos, le Tout qu’est le cosmos fait partie de l’homme qui est conscience. Il existe entre l’homme et l’univers un échange profond. Alors que la nature révèle l’homme à lui-même en le matérialisant, l’homme révèle la nature à elle-même en la spiritualisant, puisqu’il est ce point de l’univers où l’univers devient conscient de lui-même. La conscience possède, en ce sens, un pouvoir immense sur l’univers,, puisqu’elle permet de multiplier les forces de celui-ci. Cette démultiplication peut se lire dans la culture, qui exprime la capacité humaine de pouvoir multiplier les mondes. En étendant ainsi considérablement la notion de réalité. Les arts expriment cette multiplicité, en faisant vivre un monde pour chacun de nos sens, ce qui conduit à agrandir le corps humain. Avec la peinture pour l’oeil, la musique pour l’oreille, la sculpture pour le toucher, la poésie pour le goût, l’opéra rassemblant tous les arts pour l’odorat, le corps humain devient un corps artistique. On peut établir un pont entre le corps médical et le corps artistique. Ainsi que le rappelle Hannah Arendt, la culture s’enracine dans le soin, soigner et cultive(r au sens de prendre soin étant inséparables. Chaque soin implique donc une culture, un art. Aussi a-t-on raison de de rappeler que la médecine est un art, celle-ci s’efforçant de rendre aux hommes leur corps artistique à travers toutes sortes de soins. Par delà cet objectif ambitieux, la médecine est un art en se penchant sur la singularité de chacun. _________________ d'Ambre et de Lumière |
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  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: Le cerveau mystique, La Puissance de l'Esprit .... Ven 13 Juil 2007, 11:07 | |
| VII. La spiritualité religieuse. L’homme a beau faire partie du cosmos et le cosmos de l’homme, on n’a pas tout dit de la réalité, quand il n’est question que de l’homme et du cosmos. Il manque un troisième terme. Il s’agit du pôle transcendant de l’existence. Il existe quelque chose qui embrasse tout en permettant au monde et à l’homme d’exister. Il s’agit de ce que les philosophes appellent l’être. Le monde existe. L’homme existe. Le monde et l’homme sont en vertu d’une source de réalité pluzs profonde que le monde et l’homme. Le soleil permet à l’oeil de voir et à l’objet d’être vu, rappelle Platon. L’être ressemble au soleil. Il relie le monde et l’homme, qui se rencontrent parce que tous deux sont. Quand on se met à vivre de tout son être, la réalité se transforme. Elle apparaît tout simplement. Tout se met à exister. Tout est habité, relié de l’intérieur à la source d’être, pénétré, vivifié, ressourcé par elle. On est alors en présence de la religion. Ainsi que le rappelle Mircea Eliade, est religieux le fait de se relier à une source d’être proprement transcendante qui revêt chaque aspect de l’existence d’être, dès lors qu’elle est vécue de l’intérieur. Une telle relation qui crée un espace, un temps, une relation aux autres et à soi totalement autres, parce que chargés d’être, se fonde sur l’attention. Comme le souligne Simone Weil dans La pesanteur et la grâce, «on mesure la quantité de religion d’une époque à sa qualité d’attention», la religion consistant à faire religieusement les choses. On ne devrait donc pas opposer religion et laïcité. La laïcité étant attention à l’homme et la religion créant des hommes attentifs, impossible de faire attention à l’homme sans des hommes attentifs ni de devenir des hommes attentifs sans attention à l’homme. Quand elles s’opposent, cela vient de ce qu’il n’y a ni religion ni laïcité, mais des passions, des peurs et des rancoeurs prenant prétexte de la religion et ede la laïcité pour s’affirmer. Si le soin est culture après le fait d’être nature, il est aussi religion. Comment soigner sans faire religieusement les choses avec la plus grande attention qui soit? face à la souffrance comme face à la mort, on ne retient que soi: l’attention à l’autre, l’attention à la personne, l’attention à chaque parole, à chaque geste, à chaque instant. On peut alors accéder à la spiritualité eschatologique. VIII. La spiritualité eschatologique. La spiritualité eschatologique concerne, comme son nom l’indique, les fins ultimes de l’humanité, eschaton en grec voulant dire «fin». La question des fins ultimes se pose, quand on est confronté à des questions ultimes. La vie a-t-elle un sens ou est-elle absurde? L’homme est-il appelé à se dissoudre dans le néant ou existe-t-il une vie plus forte que la mort? Le propre de la vision eschatologique consiste à répondre par La question de Dieu n’est pas, autrement dit, une question facile, une telle question nous poussant dans nos retranchements en étant, il importe de le dire, aussi difficile à aborder pour le non-croyant que pour le croyant. À ceux qui n’y croient pas, elle demande de savoir si vraiment il est possible de construire une vie humaine en prétendant que celle-ci n’est qu’un accident de la nature appelée à se dissoudre prochainement dans le néant. À ceux qui y croient, elle leur demande d’être prêt à être dans l’affirmation de la vie en toutes circonstances. Ce qui ne va pas de soi. Qui a la foi en toutes circonstances? Cette question, loin d’opposer croyants et non-croyants, les rassemble en étant celle de toute l’humanité. Que sont nos histoires de vie, de souffrance et de mort, sinon des histoires de vivants qui désespèrent, qui chutent et qui se relèvent? Au cours de ces histoires d’abîmes et de sommets, le désespoir nous vient souvent de là où on ne l’aurait pas pensé, la vie et la foi également. La spiritualité eschatologique est celle qui sait se tenir dans l’imprévisibilité de la foi comme du désespoir. Qui peut dire à l’avance qu’il ne désespérera pas? Qui sait d’où la foi et le retour à la vie vont venir? Il en va de la foi comme il en va de l’esprit dont parlent les Ecritures: «Nul ne sait d’où elle vient. Nul ne sait où elle va». Dans les Evangiles, Judas et Pierre pensaient avoir la foi et le centurion pensait ne pas l’avoir. Nul ne pensait qu’un Samaritain puisse être le prochain de quiconque. Qui sait qui est le prochain de qui? oui.Trois choses l’amènent à répondre ainsi: l’expérience de la vie, le sens du mystère et celui de la responsabilité, qui sont au demeurant liés. S’agissant de la vie, aux yeux du corps qui vieillit, la vie va de la vie à la mort. Aux yeux de l’esprit qui rajeunit toujours, elle va au contraire de la mort à la vie. On comprend dès lors le mystère de la souffrance et de la mort. Quand on décroît sur le plan du visible, on croît sur le plan invisible. D’où la nécessité d’être responsable en défendant la vie et l’être face au néant. Outre qu’un tel geste préserve pratiquement du désespoir, il permet tout simplement aux hommes et aux femmes de continuer à vivre en faisant croître le plan invisible d’eux-mêmes. Être en Dieu comme dans la foi revient, autrement dit, au même qu’au fait de se tenir dans l’affirmation, la profondeur et le devenir de la vie. Il existe de nombreuses tentatives afin de montrer que la vie peut avoir du sens indépendamment de Dieu. Celle-ci n’a alors qu’un sens relatif et partiel, mais pas de sens intrinsèque et fondamental. Ceci veut dire que sur le fond, elle demeure sans réponse. Pour être proche des désespérés, par refus de la facilité que constitue pour eux le fait de donner un sens à la vie, certains penseurs à l’instar de Camus choisissent de se tenir dans la position de l’absurde. Si cette position est courageuse, elle n’en est pas moins contradictoire. Qui désespère par solidarité avec les désespérés et par souci de rigueur considère qu’il y a un salut par le désespoir, ce dernier rendant l’existence plus authentique, plus humaine, plus exigeante. Il se place dans une position messianique consistant à offrir sa vie en la mettant sur l’autel du désespoir, afin de sauver le genre humain. On ne peut pas à la fois revendiquer le néant qui est l’absence de tout salut et faire du néant le salut de l’humanité. _________________ d'Ambre et de Lumière |
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 | Sujet: Re: Le cerveau mystique, La Puissance de l'Esprit .... Ven 13 Juil 2007, 11:10 | |
| IX. La dynamique de l’esprit. La parole de l’Ecriture mérite attention. L’esprit est inimaginable. Nul ne sait d’où il vient. Nul ne sait où il va. Il y a là un beau programme à l’heure où l’on s’interroge pour savoir comment introduire du sens dans la société, notamment face à la souffrance et à la mort, sans basculer dans l’intégrisme ou la secte, sous prétexte de ne pas céder au nihilisme. La spiritualité habite depuis longtemps la république qui s’efforce d’éduquer les esprits afin de libérer les intelligences et l’originalité de chacun, autant que faire se peut. La société a, récemment redécouvert la nécessité de respecter davantage l’homme cosmique ainsi que l’homme relié et habité. Enfin, il existe des espaces de parole et d’éthique où, la question de la foi devient peu à peu une évidence, quand il s’agit d’aborder la souffrance et la fin de vie, qui posent des questions ultimes. La spiritualité est là. Elle a toujours été là. Elle le sera toujours. Tant elle est nécessaire. Nous ne sommes cependant pas toujours au rendez-vous. Il importe d’honorer celui-ci. Une chose peut nous y aider. Être humble devant l’imprévisible. Quand on se sent petit devant l’immense, il n’y a plus de divisions entre les hommes. Il n’y a que des hommes justes, portés par le souffle de l’immense. _________________ d'Ambre et de Lumière |
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 | Sujet: "la conscience invisible" Dim 21 Oct 2007, 17:36 | |
| Introduction du livre de Dean Radin,
"la conscience invisible" Par Dean Radin Dean Radin, docteur en psychologie, ingénieur, est considéré comme l’un des meilleurs spécialistes mondiaux dans le domaine de la parapsychologie expérimentale. Il dirige le "Consciousness Research Laboratory" de l’Université du Nevada. Il a également travaillé pendant de nombreuses années au département de psychologie de l’université de Princeton, aux laboratoires d’AT&T et de Bell, ainsi que pour le gouvernement americain. Voici l’introduction de son ouvrage "la conscience invisible" (Ed. Presse du Chatelet, 2000) " La dépendance du psychisme au cerveau, c’est- à-dire sa limitation spatio-temporelle, n’est plus si évidente et incontestable que nous avons été jusqu’à présent portés à le croire... Il n’est pas seulement acceptable de douter de la validité absolue de la per ception de l’espace-temps ; au regard des faits connus, il est même impératif de le faire." (Carl Gustav Jung) En science, la reconnaissance d’une idée nouvelle s’effectue suivant quatre phases.
- Phase 1 : les sceptiques proclament avec assurance que cette idée est impossible, parce qu’elle viole les lois de la science. Cette phase peut durer des années ou ces siècles, selon le défi que cette idée lance à la sagesse « conventionnelle ».
- Phase 2 : les sceptiques concèdent de mauvaise grâce que cette idée est concevable, mais qu’elle n’a guère d’intérêt et que les effets constatés sont extrêmement faibles.
- Phase 3 : l’opinion majoritaire réalise non seulement que l’idée considérée est forte, mais aussi que ses effets sont beaucoup plus importants qu’on ne l’imaginait auparavant.
- Phase 4 : les critiques qui déniaient tout intérêt à cette nouvelle idée prétendent qu’ils ont été les premiers à la concevoir. Finalement, plus personne ne se souvient qu’elle fut autrefois considérée comme une dangereuse hérésie. L’idée développée dans ce livre se situe dans la plus importante et difficile de ces quatre étapes - la transition de la phase 1 à la phase 2. Bien qu’elle soit très ancienne, plus d’un siècle a été nécessaire pour éta- blir qu’elle se conforme aux exigences scientifiques les plus rigoureuses. Cette démonstration a accéléré la deuxième phase, et l’on peut déjà entrevoir la troisième... L’IDÉE Elle consiste à affirmer que les expériences humaines fascinantes, troublantes, et parfois profondes, connues sous le terme de « phénomènes psychiques » sont bien réelles. Cette assertion ne choque guère la majorité des humains, qui sont déjà convaincus de l’existence de ces phénomènes. Mais, ces dernières années, une grande nouveauté nous a fait dépasser les croyances personnelles. La réalité des phénomènes psychiques n’est plus uniquement fondée sur la foi, la pensée magique ou des anecdotes sensationnelles, ni même sur quelques expérimentations scientifiques. Nous savons aujourd’hui que ces phénomènes existent, parce que nous disposons de nouvelles méthodes permettant d’évaluer les masses de données scientifiques accumulées au cours d’un siècle par une multitude de chercheurs. Les phénomènes psychiques, ou « psi », se classent en deux grandes catégories. La première comprend la perception d’objets ou d’événements au-delà du champ ordinaire des sens. La seconde comprend l’influence à distance de l’esprit sur la matière. Dans ces deux catégories, il semble que l’intention, la volonté, soit capable d’accomplir des choses aujourd’hui jugées scientifiquement impossibles. Lorsqu’on s’inquiète pour ceux que l’on aime, on parvient parfois, de manière inexplicable et quelle que soit la distance qui nous sépare, à savoir ce qui leur arrive. Lorsqu’on souhaite sincèrement qu’un être cher recouvre la santé, il arrive parfois que cette personne se rétablisse plus rapidement, même si l’on est loin d’elle. Quand la volonté agit, maintes choses improbables semblent devenir possibles. La compréhension de telles expériences demande une vision plus vaste de la conscience humaine. L’esprit est-il seulement une masse de neurones capables de traiter mécaniquement l’information ? Un « ordinateur de chair », comme le croient certains neuro-biologistes ou épistémologistes ? Ou est-il davantage ? Tout un faisceau de preuves suggèrent que, si de nombreux aspects du fonctionnement mental sont sans aucun doute liés à la structure du cerveau et à l’activité électrochimique, il se passe aussi autre chose, et d’un immense intérêt. EST-CE BIEN RÉEL ? Dans tous les débats sur la réalité des phénomènes psychiques, surtout dans une perspective scientifique, la même question revient toujours à l’arrière-plan : est-on certain de leur existence ? Malgré toutes les âneries qui circulent à propos des phénomènes psychiques, malgré l’usage abusif du terme « parapsychologie » employé par des « investigateurs » autoproclamés du « paranormal », malgré tout le folklore dérisoire des magiciens et des illusionnistes... ces phénomènes seraient tout de même bien réels ? La réponse tient en un mot : oui ! Pour être plus explicite, l’existence du psi a été démontrée par des milliers d’expérimentations. Des différences subsistent concernant l’interprétation de ces preuves, mais presque tous les scientifiques qui ont examiné les données, y compris les sceptiques endurcis, reconnaissent aujourd’hui qu’il se passe quelque chose d’intéressant, qui mérite une attention scientifique soutenue. Nous verrons plus loin pourquoi si peu de scientifiques et de journalistes scientifiques sont conscients de cette évolution significative parmi les gens informés. LE CHANGEMENT DES OPINIONS Le signe le plus clair de ce passage de la phase 1 à la phase 2 est le changement progressif de l’attitude de sceptiques notoires. Dans un livre débordant de sarcasmes publié en 1995, le regretté Cari Sagan, de la Cornell University, poursuit la mission qu’il s’est assignée tout au long de sa vie : contribuer à l’éducation scientifique du public. Dans cet ouvrage, il se moque de l’hystérie populaire focalisée, aux États-Unis, sur les « enlè- vements extraterrestres », les guérisons miraculeuses, le « visage » sur Mars, bref, sur pratiquement tout ce qui s’entasse dans les rayons « New Age » de la plupart des librairies. Pourtant, parmi les 450 pages de cet ouvrage, se trouve un paragraphe dans lequel on découvre cette étonnante concession : « Au moment où j’écris, il me semble que trois hypothèses relevant du domaine de l’ESP [la perception extrasensorielle] méritent une étude attentive : 1) la pensée humaine peut affecter, ne serait-ce que faiblement, les générateurs de nombres aléatoires dans les ordinateurs ; 2) des sujets soumis à une légère privation sensorielle peuvent recevoir des pensées ou des images qu’on leur "projette" ; 3) de jeunes enfants rapportent quelquefois des détails d’une vie antérieure, que les vérifications confirment et dont ils ne peuvent avoir eu connaissance autrement que par une réincarnation2. " D’autres indices d’un semblable changement d’opinion se multiplient dans les publications scientifiques. A partir des années 80, des revues aussi célèbres que Foundations of Physics, American Psychologist ou Statistical Science ont publié des articles en faveur d’un réexamen scientifique des phénomènes psychiques. Proceedings of thé IEEE, l’organe principal de l’Institute for Electronic and Electrical Engineers, a publié d’importants débats sur la recherche psi. Le prestigieux Behavioral and Brain Sciences a recueilli des articles analogues. Un texte en faveur des investigations télépathiques a été publié en 1994 dans le Psychological Bulletin, une des grandes revues de la psychologie académique. La même année, un article de la très réputée Physical Review présentait un modèle théorique de la précognition. Au cours des années 90, des séminaires sur la recherche psi ont été intégrés au programme ordinaire des conférences annuelles de l’American Association for the Advancement of Science, de l’American Psychological Association et de l’American Statistical Association. Des conférences sur invitation présentant la recherche psi ont été données devant des diplomates des Nations unies, des universitaires de Harvard ou des ingénieurs des Laboratoires Bell. Le Pentagone non plus n’est pas resté indifférent. De 1981 à 1995, cinq commissions subventionnées par le gouvernement américain ont étudié les preuves des effets psi : s’ils se révélaient authentiques, ils pourraient être importants pour des raisons de sécurité nationale. Il faudrait en effet s’attendre à ce que des puissances étrangères les utilisent également. Des rapports ont été établis par le Congressional Research Service, the Army Research Institute, the National Research Council, the Office of Technology Assessment et par l’American Institutes for Research, ce dernier à la demande de la CIA. Malgré des divergences sur quelques points particuliers, les cinq organismes ont conclu que les données expérimentales justifiaient des études scientifiques sérieuses concernant plusieurs phénomènes psychiques. Le Congressional Research Service a par exemple conclu en 1981 que « des expériences récentes sur la vision à distance suggèrent qu’il existe des "interconnections" entre l’esprit humain, d’autres esprits et la matière. Ces interconnections semblent être de nature fonctionnelle et amplifiées par la volonté ou l’émotion. » Ce même rapport admet que plusieurs applications semblent possibles dans le domaine de la médecine et de l’investigation, avant de conclure sur « la capacité de l’esprit humain à obtenir des informations déterminantes à la prise de décisions adéquates au plus haut niveau ». En 1985, un rapport destiné à l’Army Research Institute concluait : « Le fond de la question est que les données examinées ici constituent de véritables anomalies scientifiques pour lesquelles personne n’a d’explications satisfaisantes. [...] Si elles sont vraiment ce qu’elles semblent être, leurs conséquences théoriques (et, à la longue, pratiques) sont énormes. » En 1987, le National Research Council a réexaminé la question de la parapsychologie, à la demande de l’armée américaine. La commission a recommandé que soient surveillées les recherches poursuivies aussi bien en Union soviétique qu’aux États-Unis, et que l’armée envisage de financer des expérimentations en ce domaine car - fait significatif - elle se reconnaissait incapable de proposer des alternatives plausibles aux « hypo- thèses psi » pour plusieurs types d’observations. Le président de cette commission était le docteur Ray Hyman, professeur de psychologie à l’université de l’Oregon et sceptique de longue date. En 1988, il déclara au Chronicle of Higher Education : « Les parapsychologues doivent être heureux. C’est la première fois qu’un comité gouvernemental estime que leur travail doit être pris au sérieux. » _________________ d'Ambre et de Lumière
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  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: Le cerveau mystique, La Puissance de l'Esprit .... Dim 21 Oct 2007, 17:37 | |
| En 1989, l’Office of Technology Assessment a publié le rapport d’un séminaire sur le statut de la parapsychologie. Le document s’achevait ainsi :
« II est clair que la parapsychologie continue de rencontrer uneforte résistance dans la communauté scientifique. Le problème est d’amener davantage de scientifiques à se pencher sur ce domaine et à en examiner objectivement les résultats expérimentaux, sans que leur travail soit influencé par des préjugés. Que le jugement final soit positif, négatif ou mitigé, ce domaine paraît mériter d’être pris en considération". »
En 1995, à la demande du Parlement américain, l’American Institutes for Research a réexaminé les recherches parapsychologiques effectuées par la CIA, jusque-là protégées par le secret défense. La statisticienne Jes- sica Utts, de l’université de Californie, en a conclu :
« Les résultats statistiques de ces études sont loin de relever du hasard. On ne peut pas davantage soutenir que ces résultats sont dus à un défaut de méthodologie. Les mêmes effets, d’une même ampleur, [...] ont été reproduits dans plusieurs laboratoires à travers le monde. Une telle cohérence ne peut s’expliquer simplement par l’erreur ou la fraude. [...] Il faudrait que les prochaines expérimentations aient pour but de comprendre comment fonctionnent ces phénomènes et comment les utiliser. Continuer à chercher des preuves de leur existence ne présente guère d’intérêt. »
Étonnamment, l’autre principal membre du comité, le sceptique Ray Hyman, était du même avis :
« Les écarts statistiques sont trop importants et cohérents pour être attribués au simple hasard. [...] J’incline à penser, comme le professeur Utts, que de véritables effets se produisent au cours de ces expériences. Quelque chose d’autre que le hasard est intervenu dans ces expérimentations. »
Certains manuels d’enseignement supérieur, pourtant toujours rédigés avec la plus grande circonspection, se font l’écho de telles opinions.
Dans la préface d’un ouvrage de référence réédité en 1990, Introduction to Psychology, dirigé par Richard L. Atkinson, on peut désormais lire ceci :
« Les lecteurs noteront le nouveau passage du chapitre 6 intitulé "Les phénomènes psi". Dans les éditions précédentes, nous avions évoqué ce domaine de façon très critique et sceptique. Bien que nous ayons toujours de fortes réserves concernant la plupart des recherches en parapsychologie, nous estimons toutefois que les récents travaux sur la télépathie sont dignes de considération. »
Cette évolution de l’opinion n’a pas non plus échappé aux grands médias réputés « sérieux ». En mai 1993, le magazine britannique New Scientist faisait sa une et proposait un dossier de cinq pages sur la télépathie, qui commençait ainsi :
« La recherche psychique a longtemps été récusée comme une affaire de cinglés et de farceurs. Mais une nouvelle expérience de télépathie rend perplexes même les plus sceptiques15. » Ces dernières années, Newsweek, le New York Times Magazine, Psychology Today, Nightiine, certaines émissions nationales d’informations, des télévisions et des publications dans le monde entier sont progressivement passés de la phase 1 à la phase 2 : ils commencent à publier et à diffuser des reportages qui prennent la recherche scientifique psi au sérieux.
Mais s’il en est ainsi, pourquoi n’est-on jamais tenu au courant des dernières découvertes en la matière ? Pourquoi ce domaine reste-t-il aussi controversé ? Qui possède des facultés psi ? Comment opèrent-elles ? Quelles sont leurs implications et leurs applications ? De telles interrogations sont bien légitimes. Ce livre tentera d’y répondre, en quatre parties consacrées aux quatre thèmes généraux suivants : Motivation, Preuves, Compréhension et Implications. _________________ d'Ambre et de Lumière |
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  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: Le cerveau mystique, La Puissance de l'Esprit .... Dim 21 Oct 2007, 17:37 | |
| THÈME 1 : MOTIVATION
Pourquoi devrions-nous prendre les phénomènes psychiques au sérieux ? La réponse est apportée par l’expérimentation scientifique. Cependant, pour comprendre à quel point ces preuves sont convaincantes, et pourquoi la controverse scientifique persiste, nous devons emprunter un chemin indirect.
Nous aborderons d’abord le vocabulaire employé dans la recherche psi, car les confusions sont souvent dues à l’emploi erroné de termes parfois mal compris (chapitre 1, p. 25). Suivront des exemples d’expériences personnelles, qui font entrevoir l’existence et la nature des phéno- mènes psi (chapitre 2, p. 35). Nous examinerons ensuite la question de la reproductibilité des faits, qui nous montrera en quoi consiste une preuve scientifique recevable (chapitre 3, p. 45). Enfin, la méta-analyse nous fera saisir comment se mesure cette reproductibilité et pourquoi elle est d’une importance capitale (chapitre 4, p. 63).
Certes, on trouve les motifs d’une telle exploration dans les mythologies, les folklores, les doctrines religieuses et d’innombrables anecdotes individuelles. Bien qu’elles suffisent à attirer l’attention de tous, ces histoires et ces confidences personnelles ne fournissent pas la preuve indiscutable, pour les scientifiques, que les choses sont réellement ce qu’elles semblent être. Ces récits, immanquablement influencés par la foi ou par diverses croyances, peuvent effectivement être véridiques ou non.
Depuis les années 1880 ne s’accumulent pas moins de nombreuses preuves scientifiquement valides - données empiriques résultant de recherches expérimentales contrôlées. Quoiqu’elles soient moins palpitantes que les anecdotes ou le folklore, ces données ont l’avantage de satisfaire aux procédures scientifiques en vigueur. Nombre de scientifiques à travers le monde ont discrètement contribué à ces études.
Aujourd’hui, après plus d’un siècle de recherches, une véritable somme de preuves scientifiques a été accumulée. Contrairement à ce que prétendent certains sceptiques, la question n’est plus de savoir si ces preuves existent, mais plutôt de découvrir ce que révèle leur étude et de s’assurer qu’elles peuvent être reproduites indépendamment.
Comme nous le verrons, le problème de la reproductibilité - des chercheurs indépendants et compétents peuvent-ils approximativement aboutir aux mêmes résultats chaque fois qu’une expérience est répétée ? - est fondamental pour établir la véracité scientifique du psi.
THÈME 2 : PREUVES
II s’agit ici de définir les principales catégories d’expériences psi, ainsi que les preuves établissant que les effets constatés sont effectivement reproductibles. Celles-ci reposent sur plus d’un millier d’expérimentations, examinant diverses formes de télépathie, clairvoyance, précognition, guérison psychique et psychokinèse (chapitres 5 à 9). Ces preuves sont suffisamment bien établies pour que la plupart des chercheurs ne se préoccupent plus, aujourd’hui, d’en démontrer l’existence. Ils se concentrent plutôt sur des questions fonctionnelles, en cherchant par exemple à savoir ce qui influence les effets psi ou à comprendre leur mode d’action.
Nous verrons également comment l’expérimentation psi recoupe des aspects plus triviaux de la vie, notamment au travers des phénomènes de groupe (chapitre 10, p. 173), des jeux de casino et des loteries (chapitre 11, p. 191) ou autres applications possibles du psi (chapitre 12, p. 205).
THÈME 3 : COMPRÉHENSION
L’abondance des preuves examinées dans le thème 2 montrera que certains phénomènes psi existent bel et bien, et qu’ils sont certainement plus diversifiés qu’on aurait d’abord pu l’imaginer. Cela fait des années que l’on dispose de la plupart des informations en la matière. Depuis tout ce temps, on aurait donc pu s’attendre à ce que la curiosité des scientifiques ait été attisée, à ce que les crédits affluent et que les chercheurs du monde entier tentent de reproduire les expériences... Après tout. les implications de tels phénomènes sont d’une extrême importance, en théorie comme en pratique. Mais, jusqu’à présent, seuls quelques scientifiques sont conscients de la validité scientifique du dossier psi, et un plus petit nombre encore d’entre eux se rendent compte à quel point l’accumulation de témoignages qui en constituent la preuve est convaincante. Nous verrons pourquoi dans cette troisième partie. L’hostilité déclarée d’un groupe relativement restreint, mais influent, de scientifiques et de philosophes envers le psi n’est certes pas étrangère à cette attitude (chapitre 13, p. 219) et les informations qui circulaient sur le sujet ont trop souvent été étouffées ou tournées en ridicule.
Ces inébranlables sceptiques ont-ils raison, et les scientifiques qui, depuis un siècle, font état d’expériences psi concluantes ne sont-ils que des illuminés ou des incompétents ? Ou bien y aurait-il une autre explication à ce scepticisme ? Nous constaterons que les scientifiques ne sont pas au-dessus des faiblesses humaines et qu’ils ne font pas toujours preuve de la rigueur et du rationalisme sans faille que leur accorde le grand public (chapitre 14, p. 239). L’attitude qui consiste à adopter certaines croyances et à les défendre jusqu’à la mort est incompatible avec la science, par essence constituée de théories en constante évolution. Malheureusement, ce travers a souvent fait perdurer des conceptions obsolètes et erronées. Les sceptiques militants ont ce comportement caractéristique qui les pousse à pro- clamer haut et fort que la confiance accordée aux phénomènes psi reflète le déclin général de l’esprit critique. Reste à espérer que ces sceptiques oseront un jour remettre en cause leurs propres certitudes...
Si l’on veut comprendre pourquoi le profane a généralement admis l’existence du psi, alors que la communauté scientifique l’a rejetée, il faut se reporter aux origines de la science (chapitre 15, p. 251). En examinant de plus près ce conflit de croyances, on constatera que la controverse scientifique est davantage liée à la psychologie, à la sociologie et à l’histoire des sciences qu’aux preuves elles-mêmes. Les postulats implicites de la science sont rarement évoqués par les sceptiques lors des débats sur le psi, sans doute parce qu’ils se réfèrent à une vision du monde profondément rigide et figée. Il est certes plus facile de prétexter qu’une erreur s’est éventuellement glissée dans une expérience isolée pour condamner toute une recherche que de considérer les résultats de milliers de travaux similaires. Dans le même ordre d’idées, on peut encore évoquer la façon dont la science traite les anomalies, les extra-ordinaires « faits maudits » qui défient l’ensemble des théories en vigueur18. Nous nous pencherons sur les réactions que ces faits hors du commun suscitent chez les scientifiques, sur la nature et la valeur des ano- malies, puis nous verrons quel rôle jouent les « pré-jugés » - au sens étymologique du terme - dans l’analyse scientifique. Le cloisonnement des connaissances et des disciplines scientifiques, l’incompatibilité historique de la science avec la religion fournissent autant d’explications permettant de comprendre pourquoi la communauté scientifique n’a pas voulu s’intéresser aux phénomènes psi, alors qu’elle aurait dû le faire depuis bien longtemps au seul vu des données expérimentales. Cependant, même si l’on fait abstraction de ces diverses considérations, une question fondamentale demeure : pourquoi s’interroger sur la réalité du psi ?
THÈME 4 : IMPLICATIONS
Étant donné l’importance des résultats obtenus en laboratoire, la reconnaissance scientifique des phénomènes psi est inéluctable. En effectuant des recoupements théoriques couvrant diverses disciplines, on peut entrevoir un début d’explication sur le fonctionnement du psi (chapitre 16, p. 275). Parallèlement aux recherches menées par de grands laboratoires industriels, des organismes tels que l’Office of Alternative Medicine du National Institutes for Heaith, qui étudie le phénomène des guérisons psychiques, font avancer la recherche psi, tandis que les médias les plus sérieux se chargent d’en informer le grand public.
A mesure que cette reconnaissance augmente, les implications du psi deviennent plus évidentes. Ces phénomènes, nous le savons, mettent en cause des aspects essentiels de la science, de la philosophie et de la religion (chapitre 17, p. 287). Ils obligeront les scientifiques à revoir leurs postulats fondamentaux sur l’espace, le temps, l’esprit, la matière. Les philosophes devront reprendre l’immémorial débat sur le rôle de la conscience dans le monde physique. Les théologiens devront réexaminer le concept d’intervention divine, car certains phénomènes jusqu’alors considérés comme miraculeux finiront probablement par recevoir une explication scientifique.
Toutes ces remises en question auraient dû intervenir depuis long temps. L’attention exclusive accordée à la « sphère extérieure » a provoqué une grave fracture entre la dimension personnelle de l’expérience humaine et le monde officiel de la science. Les scientifiques ont délaissé certains concepts d’une valeur humaine primordiale, tels que l’espoir et la notion de sens. La rupture entre objectivité et subjectivité a été sommaire ment traitée de « non-problème » ou de problème réservé à la religion mais étranger à la science.
Ce clivage a également entraîné de fâcheuses erreurs technologiques ainsi qu’une défiance croissante du grand public à l’égard de la science. Ce qui est fort regrettable car les méthodes scientifiques offrent des instruments inégalés pour surmonter les limitations personnelles et essayer d’ap préhender la vérité.
Nous avons vraisemblablement raison d’espérer que les méthode scientifiques, qui nous ont aidés à mieux comprendre les galaxies et le gènes, éclaireront un jour les expériences décrites par les mystiques tout au long de l’histoire.
Pour en savoir plus : http://www.metapsychique.org/Introduction-du-livre-de-Dean.html _________________ d'Ambre et de Lumière |
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 | Sujet: L‘Énergie secrète de l’univers Ven 09 Nov 2007, 09:44 | |
| L‘Énergie secrète de l’univers Maxence Layet Guy Tredaniel Editeur - Energétique
 Savez-vous que les océans tournent sur eux-mêmes tels d'énormes tourbillons ? Que les points d'acupuncture se mesurent avec un simple voltmètre ? Que l'on peut entendre les échos des grincements de la Terre ? Que le corps humain rayonne de fréquences radio ? qu'un peu de lumière rouge peut soigner une entorse ?... Des subtilités du Feng Shui aux armes à impulsions électromagnétiques, le monde que nous raconte Maxence Layet, journaliste scientifique spécialiste en énergies, environnement et nouvelles technologies de l'information, se révèle à la fois captivant, plein d'espoir et parfois très inquiétant Passant en revue les découvertes scientifiques les plus récentes, des promesses de la médecine électromagnétique aux avancées de l'informatique photonique, Maxence Layet nous entraîne dans les secrets de l'énergie. Un univers palpitant, insoupçonné, mais au coeur de la tradition chinoise et qu'à sa façon l'Occident apprend à maîtriser. Explorer les secrets de nos ondes cérébrales, remonter aux sources de l'univers quantique, retracer l'histoire de la mémoire de l'eau ou du pouvoir des maîtres du Qi Gong, voici un voyage qui vous mènera aux quatre coins de la France, de la Terre. Et au-delà. extrait: Un cerveau divisé Aujourd'hui, l'histoire des cerveaux droit et gauche est bien établie par la science. À l'un, l'hémisphère gauche, revient la pensée logique, l'analyse, le calcul. À l'autre, le droit, la pensée spatiale, la visualisation, la synthèse. Au premier, la bosse des maths. Au second, le génie créatif. Une dualité à harmoniser pour qui veut "vivre en bonne intelligence" avec lui-même. Mise en évidence lors d'une intervention chirurgicale menée au cours des années 60, cette première séparation, verticale, binaire, s'est complétée quelques années plus tard d'une autre avancée, tout aussi décisive, permise par les progrès de l'imagerie médicale : il n'existerait non pas un mais trois cerveaux superposés. En interaction les uns avec les autres. Cette découverte, on la doit au neurologue américain Mac Lean, un pionnier de la résonance magnétique nucléaire. Appliquée à l'imagerie cérébrale, cette technique permit à la fin des années 60, en évitant des observations à "crâne ouvert", de visualiser le cerveau en activité. Ou plutôt de distinguer ses trois parties en fonctionnement. Une révélation que ce neurologue a dénommé "cerveau triunique". Comme trois en un. Un assemblage composé d'un cerveau primitif, dit reptilien ; d'un cerveau émotionnel, appelé aussi limbique ; et d'un cerveau "évolué", le néo-cortex. Tout petit mais central, le cerveau reptilien est le plus ancien dans notre évolution. Âgé d'environ 300 millions d'années, la fonction de ce cerveau archaïque mais indispensable est d'assurer notre survie. Prise en charge des activités réflexes et vitales (comme la respiration, le sommeil, la température du corps...), instinct de conservation, de reproduction, de défense du territoire, siège de la mémoire à court terme... son intelligence porte sur le présent immédiat, celui de l'action juste ou instinctive. Second cerveau : le limbique ou cerveau émotionnel. Il est apparu il y a 160 millions d'années, aux temps des mammifères. Peur, colère, désir, joie, envie... il régit tout ce qui a trait à nos émotions et à nos croyances. Ce que Mac Lean décrit comme des "certitudes à composantes affectives puissantes et sans frein". Autrement dit, il s'agit du fruit de nos expériences vécues, que ces leçons du passé soient déplaisantes ou fort agréables. Et que le limbique cherchera perpétuellement à fuir ou à revivre, inconsciemment ou non. Puisque les empreintes qui ont marqué ce cerveau engendrent la répétition des comportements, le limbique est à l'origine des attitudes "spontanées", adoptées face à une situation donnée. Parade nuptiale ou de combat... avant d'étudier les hommes, l'éthologie avait déjà recensé l'essentiel de ces rituels chez les animaux. Les interdépendances entre l'affectif, l'émotionnel, et les processus de mémorisation à long terme – des questions soulevées il y a peu – se retrouveraient expliquées par le système limbique. Enfin, dernière enveloppe à s'être surajoutée, le néo-cortex, synonyme de "nouvelle écorce" en latin il correspond à la surface plissée du cerveau, dont les circonvolutions sont "à peine" âgées de 50 millions d'années. Son domaine est celui de l'abstraction pure, de l'intelligence "intellectuelle". Le néo-cortex ne sait que penser et réfléchir, conceptualiser, suggérer... bref, tirer des plans sur la comète. Il abrite les aires du langage ou de la logique, mais aussi celles activées par le mensonge. Une invention habile, qui mélange créativité, beaux discours et interprétations en tous genres. Ce cerveau évolué vit dans le futur, délégant à son confrère reptilien la gestion du présent immédiat, et au limbique la question du passé. Ce qui le laisse totalement démuni. Pris en otage. Coincé entre l'impérieuse nécessité d'une survie corporelle qui le dépasse, et des torrents émotionnels, qui l'envahissent, qu'il subit mais dont les raisons lui échappent. Dans la théorie de Mac Lean, il n'y aurait donc pas seulement chez l'homme une paire de demi-cerveaux aux propriétés antagonistes mais complémentaires, mais aussi trois couches de cerveaux qui se répartissent les tâches. Au plus ancien l'indispensable et le plus vital, au plus récent les attributions les plus superflues et hypothétiques. Depuis le début des années 70, cette compréhension moderne, compartimentée, du fonctionnement de la psyché s'est imposée. Confortée par les progrès de l'imagerie cérébrale en quête des zones "corticales" du langage, des rêves, de la colère, du stress. Des zones qui, à l'écran, clignotent, changent de couleur et se répondent. Des résultats apparemment bien éloignés de la théorie formulée par les anciens Chinois. La question des "esprits viscéraux" semble pourtant d'actualité. Car, désormais, il ne paraît plus si étonnant que la médecine chinoise ait pu se représenter l'activité mentale comme une somme d'esprits distincts. Les progrès accomplis en neurophysiologie, l'étude du fonctionnement des neurones à travers l'organisme, confirment la présence de cerveaux "annexes", distribués dans l'ensemble du corps. Comme les Chinois le disaient naguère. _________________ d'Ambre et de Lumière
Dernière édition par le Ven 09 Nov 2007, 09:46, édité 1 fois |
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  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: Le cerveau mystique, La Puissance de l'Esprit .... Ven 09 Nov 2007, 09:46 | |
| Les "petits cerveaux" du corps "On sait depuis peu que l'intestin et le coeur ont leurs propres réseaux de quelques dizaines de milliers de neurones qui sont comme des "petits cerveaux" à l'intérieur du corps. Ces cerveaux locaux sont capables d'avoir leur propres perceptions, de modifier leur comportement en fonction de celles-ci, et même de se transformer à la suite de leurs expériences, c'est-à-dire, d'une certaine manière, de former leurs propres souvenirs." Ce constat, formulé par le docteur David Servan-Schreiber dans son ouvrage Guérir, n'est possible que grâce aux progrès réalisés en psycho-neuro-immunologie. Cette discipline fertile et toute récente, née il y a une petite quinzaine d'années, vise à expliciter les multiples mécanismes – émotionnels, hormonaux, nerveux – en relation avec le système immunitaire. Mais la psycho-neuro-immunologie cherche aussi comment, dans ce dialogue à plusieurs, le système immunitaire influence à son tour le cerveau. Prenons le cas du coeur, le foyer du shen en médecine chinoise. Selon les travaux rapportés par David Servan-Schreiber, cette pompe à faire circuler le sang dispose, pour se faire entendre, de connexions avec le cerveau. Outre la tension artérielle, la sécrétion de substances hormonales ou son influence sur le champ magnétique corporel, le coeur renvoie aussi vers la base du crâne des fibres nerveuses en relation directe avec le système limbique. Résultat ? "Quand le coeur se dérègle, il entraîne avec lui le cerveau", résume le médecin. On connaît les symptômes. Une émotion intense, la peur, la colère, la honte... Et voilà la peau, les joues, les lobes qui rougissent. Le coeur bat la chamade. Le souffle manque. La pression artérielle s'élève. L'ensemble du système vasculaire s'engorge et les glandes endocrines fabriquent une cascade d'hormones appropriées. Bref, avec le système cœur-cerveau, c'est déjà tout un tas de changements physiologiques qui s'enchaînent et nous "chamboulent". Mais les quelque 40 000 neurones du coeur suffisent-ils à faire de cet organe le seul de nos cerveaux secondaires ? D'autres usines à hormones, comme le foie ou les reins, ont été mis en évidence. Surtout le coeur n'est pas le seul organe à avoir un réseau de neurones serai-autonomes. Il y a le système urinaire, les intestins. Ces derniers, richement pourvus, disposent d'ailleurs de leur propre appellation : le système nerveux entérique. Notre intestin contient 100 millions de neurones, à peu près autant que la moelle épinière. Le premier a les avoir compté, est Michael Gershon, un professeur d'anatomie et de biologie moléculaire de l'université de Columbia. Son livre The second brain, publié en 1999, a fait l'effet d'une révélation. Depuis, le "petit cerveau" de nos intestins est le centre de toutes les attentions, désormais regroupées sous un même nom gigogne : la neuro-gastro-entérologie. Enroulées autour du tube digestif, regroupées en ganglions, dispersées le long de la paroi intestinale, reliées à l'estomac et au pancréas, ces cellules nerveuses assurent le bon fonctionnement de la digestion – appelée aussi réflexe péristaltique – et dirigent une bonne partie de nos défenses immunitaires, dont 80 % des molécules se concentrent au sein du système digestif. Leur parenté avec les neurones du cerveau devient encore plus frappante au fil de la comparaison. Production de neurotransmetteurs identiques, lésions similaires en cas de maladies dégénératives... les cellules abdoneu-rales partagent avec leurs "cousines d'en haut" la même sensibilité aux antidépresseurs. Voilà qui explique les problèmes de digestion qui accompagnent la prise de ces cachets. Ce qui peut inhiber les uns, a le même effet sur les autres. De là à imaginer qu'un médicament traitant la constipation ou l'ulcère de l'estomac puisse agir sur les troubles de l'humeur, il n'y a... qu'un peu de temps ! Ces hypothèses sont testées par les labos. Les mécanismes et découvertes issus de la psycho-neuro-immunologie ouvrent, bien sûr, des perspectives en matière de chirurgie, de traitement et de culture de tissus nerveux. Mais également dans la gestion de nos émotions. Les émotions, ça se digère ! L'émotion est une réaction à une situation donnée, une façon de vivre un événement. Pour l'organisme, cela s'apparente à un stress et ses réponses biologiques sont connues : poussée sanguine et hormonale. Qu'elle soit positive ou négative, la surcharge émotionnelle, soudaine, violente, sera résolue dans le feu de l'action ou progressivement évacuée. Mais on ne peut pas toujours sauter de joie ou laisser monter des sanglots. Alors ? Trop de stress tue. Ou plutôt détruit à petit feu. C'est une évidence aujourd'hui acceptée par tous. L'accumulation d'émotions ravalées, non exprimées, a une conséquence physiologique directe, aussi bien que psychologique, qui occasionne à la longue bon nombre des "maladies modernes" : ulcère, hypertension, cancer, dépression... De telles interactions entre l'émotionnel, le corps et la mémoire sont par exemple au coeur de la psychologie biodynamique. Ce courant psychothérapeutique, à base de travail corporel et d'intégration verbale (voir encadré) considère qu'avec son ventre, un organisme sain peut "digérer" naturellement le stress de ses émotions. La biodynamique nomme cette capacité innée d'autorégulation le "psycho-péristaltisme". Mais quand les émotions restent inexprimées de façon répétées, que le stress perdure, la "digestion des émotions" ne se fait plus. Les toxines résiduelles s'accumulent et encombrent les tissus. Empoisonnant peu à peu l'organisme et l'esprit. Les conséquences deviennent chroniques. Couche après couche, la névrose s'installe et "s'incarne" dans le corps. La psychologie biodynamique est directement inspirée des écrits du psychiatre Wilhelm Reich, qui, dès les années 40, en praticien exalté, appelait à la libération des énergies caractérielles. Des énergies peu à peu bloquées pour, selon lui, nous défendre en créant des "cuirasses" musculaires. Ces zones rigides, comme mortes, nous encerclent. Tels des anneaux qui nous ceinturent à différentes hauteurs du corps. C'est Henri Laborit qui le premier – dans le cadre de son "Agressologie", prémisses seventies de la psycho neuro-immunologie – a démontré sur des rats les effets destructeurs du stress. Ses expériences d'inhibition de l'action vont lui apprendre une chose essentielle mais terrible. Coincé dans une situation stressante et sans issue, quand un rat ne peut plus réagir par la fuite ou la lutte et qu'il ne lui reste que le choix de subir passivement son stress, des pathologies apparaissent. Le rat "se rend" plus ou moins malade selon son état de santé du départ et la durée de la situation. Qu'elle s'installe et dure un peu trop longtemps, et cette inhibition de l'action provoque en plus des problèmes de mémoire. Avec sa démonstration du cerveau abdominal, Gershon va plus loin dans les relations du trio émotion-stress-mémoire. Le chercheur américain suggère que le ventre serait la matrice biologique de l'inconscient. Ses caractéristiques, du réflexe péristaltique au réseau d'influences neuro-hormonales, cette biochimie que l'on commence à peine à comprendre, le rendraient capable de se souvenir. Gershon prend l'exemple de la sérotonine, l'hormone du sommeil paradoxal. La phase du sommeil où l'on rêve et qui servirait de "gymnastique mémorielle" au cerveau. Eh bien, cette hormone, notre système nerveux entérique la sécrète également durant la nuit. En matière de conscience et de mémoire distribuée, diffusée à l'ensemble du corps, une théorie encore plus audacieuse existe. Elle associe les biophotons, l'énergie lumineuse fabriquée et émise par les cellules vivantes, et les globules rouges. Les cellules élémentaires du sang qui, elles, savent circuler partout. Les fameux biophotons, ce sont d'infimes rafales de lumière lâchées à chaque instant et à faible distance par nos noyaux cellulaires. Mis en évidence par un allemand, Fritz Popp à la fin des années 80, ces photons biologiques seraient la signature du système de communication du vivant, fondé sur l'échange de signaux électromagnétiques entre cellules. Contrairement aux cellules du foie, du cerveau, des muscles ou des os, les hématies, c'est le vrai nom des globules rouges, sont des cellules mobiles. A même de se déplacer et parcourir notre organisme d'un bout à un autre. De plus, à l'inverse des globules blancs par exemple, les hématies sont dépourvues de noyaux. Ce qui les rend capables de se faufiler dans des passages extrêmement étroits, d'atteindre des recoins autrement inaccessibles à des cellules mieux équipées mais plus grosses. Nos globules rouges disposent d'une autre particularité. Outre le transport de l'oxygène, l'hémoglobine des hématies contient un vestige du règne végétal, un pigment spécialisé qui lui permet de capter l'énergie solaire. Donc des photons. Cette énergie lumineuse, stockée dans les globules rouges, peut ensuite se décharger à n'importe quel endroit de l'organisme, à proximité de n'importe quel tissu. Y compris le tissu cérébral. Pour certains, le globule rouge assurerait une fonction de "photo-transmetteur mobile", de la surface du corps à portée des rayons solaires vers le cerveau. En effet, si la barrière hémato-encéphalique préserve les neurones de tout contact direct avec les globules rouges, ceux-ci, au cours de leur trajet dans les capillaires sanguins du cerveau, affleurent la névroglie. Une couche de cellules intermédiaires, qui, de l'hématie au neurone, peuvent se "passer" les photons relâchés. Et transmettre les photons dans l'autre sens, du neurone vers l'hématie. Revenons à la mémoire. Selon cette hypothèse, les globules rouges absorbent les photons rayonnés par l'interconnexion incessante des neurones. Quelques millisecondes plus tard, portés par la circulation sanguine, ces mêmes globules rouges, véhicules d'une sorte de mémoire "flash" des processus neurochimiques, libèreraient leurs photons ailleurs. Diffusant le produit de l'activité nerveuse dans l'ensemble de l'organisme. La conscience se distribue dans le corps. (51) Cette piste ne se réduit pas à une savante spéculation. L'absorption des photons par les hématies a été vérifiée. Cette propriété est même à l'origine de thérapies dites "hémato-photoniques". Des techniques médicales "d'avant-garde", découvertes par un vétérinaire américain en 1923, régulièrement utilisées depuis aux États-Unis, en Allemagne et dans les pays de l'Est. (52) De tels mécanismes pourraient-il expliquer comment nos pensées, conscientes et inconscientes, puissent se nicher ainsi au fin fond de nos cellules ? Que nos petits et grands affects du quotidien, nos peines, nos peurs, nos joies ou nos espoirs – ou du moins la bio énergie qui en résulte – puissent débarquer, s'incarner dans notre chair ? Où situer alors la mémoire, la pensée ? La conscience ? Du côté des Chinois, nous avons déjà la réponse. Eux-mêmes, avec leur théorie des "esprits viscéraux" semblent d'ailleurs la connaître depuis longtemps. Revenons au cerveau. La pensée, ce n'est pas que des paquets de cellules. C'est aussi une onde. Disons plutôt des ondes, les reflets de l'activité cérébrale. À chaque instant, des millions de neurones s'échangent à leurs extrémités des molécules dotées de charges électriques. Ces courants infimes produisent un champ électrique en fluctuation continue. Des petits va-et-vient bioélectriques que l'on sait mesurer. [/color] http://www.editions-tredaniel.com/l%C3%82%E2%80%98energie-secrete-l%C3%82%E2%80%99univers-p-1077.html voir aussi http://www.editions-tredaniel.com/l%C3%82%E2%80%98energie-vitale-elements-p-1076.html sur http://www.nous-les-dieux.org/Cat%C3%A9gorie:L%27%C3%A9nergie_secr%C3%A8te_de_l%27univers _________________ d'Ambre et de Lumière |
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 | Sujet: Re: Le cerveau mystique, La Puissance de l'Esprit .... Ven 09 Nov 2007, 10:43 | |
| | Citation: | La cohérence cardiaque
Les 40.000 neurones autonomes du coeur ("le petit cerveau du coeur") et le cerveau émotionnel sont étroitement connectés l’un à l’autre. Il s’agit d’un véritable "système coeur-cerveau" dans lequel le coeur joue un rôle considérable. En apprivoisant directement le coeur, on peut commencer à apprivoiser ses émotions.
Il faut apprendre à faire entrer son rythme cardiaque en "cohérence" et éviter le "chaos" dans lequel il est habituellement. Le chaos est associé au stress et aux états dépressifs. Il est aussi précurseur d’hypertension artérielle, de maladie cardiaque et méme de l’augmentation de la mortalité de toutes causes. La cohérence - qu’on peut apprendre à induire en soi avec quelques conseils simples - permet de ré-équiliber la physiologie du corps et les émotions. http://www.guerir.fr/article.php3?id_article=100 Laissez vous guider pour atteindre la cohérence cardiaque. (Podcast) David Servan-Schreiber
Professeur de psychiatrie, David Servan-Schreiber a fondé et dirigé un centre de médecine complémentaire à l’université de Pittsburgh, aux Etats-Unis. Il est également l’auteur de “Guérir” (Robert Laffont, 2003).
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Guérir autrement Stress, anxiété, dépression : la médecine classique reste souvent impuissante à soulager ces souffrances. Pourtant, d autres méthodes, inspirées de sagesses anciennes ou issues de récentes études sur le cerveau, ont prouvé leur efficacité. Dans son livre "Guérir", David Servan-Schreiber, psychiatre et chroniqueur à "Psychologies", nous entraîne à la découverte de ces "médecines des émotions". Gros plan sur trois d'entre elles. Christine Baudry, Anne-Laure Gannac, David Servan-Schreiber
Faut-il à tout prix plonger dans les médicaments pour surmonter la dépression ? La psychanalyse est-elle l'unique réponse à l'anxiété et au stress ? A ces deux questions, David Servan-Schreiber répond clairement par la négative. Mais avec optimisme : oui, la dépression et le stress peuvent se guérir, vraiment se guérir, autrement...
Dans son ouvrage "Guérir" (Robert Laffont), le chroniqueur bien connu des lecteurs de "Psychologies" (« Nos cellules aiment la vérité », « En finir avec la douleur »...) nous fait partager son expérience de psychiatre spécialisé dans les nouvelles approches thérapeutiques de la souffrance mentale : acupuncture, nutrition, respiration, sport, thérapie par la lumière, communication émotionnelle...
C'est au Centre de médecine complémentaire, qu'il a cofondé et dirigé au sein de l'université américaine de Pittsburgh, qu'il a pu mesurer les bienfaits de ces médecines, anciennes comme l'acupuncture, ou contemporaines comme l'EMDR (en français, Intégration neuroémotionnelle avec les mouvements oculaires). « Ces méthodes ont fait l'objet d'études scientifiques argumentées qui établissent leur efficacité ; pourtant, notre science médicale ne s'y intéresse que pour les décrier, regrette l'auteur. Tout en restant dans une démarche rationnelle, j'ai cherché à en savoir plus sur ce "territoire noir" de la médecine. Il me semblait en effet absurde et antiscientifique de renoncer à ces traitements, simplement parce que leurs mécanismes restent incompréhensibles. »
Jeune psychiatre, David Servan-Schreiber (fils du journaliste Jean-Jacques) a consacré cinq ans à un doctorat en sciences cognitives sur le rôle des neurones dans la genèse des pensées et des émotions. Des travaux menés aux Etats-Unis, supervisés par le prix Nobel Herbert Simon et couronnés par une publication dans la prestigieuse revue "Science". Dans "Guérir", il met sa rigueur de scientifique au service de l'étude des médecines "différentes". Pour aboutir à un constat : « Toutes ces méthodes ont en commun de tirer parti des mécanismes d'autoguérison du cerveau et du lien intime qui existe entre le corps et les émotions. »
(Christine Baudry) Stress : respirer avec le coeur
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Une méthode toute simple qui permet d'entrer en "cohérence cardiaque" : coeur et cerveau battent à l'unisson, et c'est l'apaisement dans la tempête, aussi bien physique que psychique.
La lecture par ordinateur des intervalles entre les battements cardiaques valide les intuitions des poètes : notre coeur bat au rythme de nos émotions. Mais l'influence de l'esprit sur le coeur n'est pas à sens unique ; les battements cardiaques ont aussi un impact sur le cerveau. Certains spécialistes évoquent aujourd'hui l'existence d'un véritable "système coeur-cerveau".
Ainsi, les cardiologues savent qu'une dépression qui survient peu après un infarctus est un très mauvais signe pour la survie du malade à court terme... Mais cette dépression est-elle psychologique, liée à la peur de la mort passée si près ? Ou d'origine organique, le coeur abîmé par l'infarctus n'étant plus en état de ressentir d'émotions agréables ? Nul ne le sait encore, mais on peut peut-être en conclure que des battements de coeur "cohérents", donc harmonieux, aident le cerveau à lutter contre la dépression et le stress. « La "mise en cohérence cardiaque" nous enseigne à regarder notre corps vivre l'émotion, à la voir se développer et s'évanouir naturellement, souligne David Servan-Schreiber. Elle permet notamment d'établir l'harmonie entre nos deux cerveaux. »
=> Comment s'y prendre Pour se mettre en cohérence cardiaque, il faut commencer par... respirer. Prendre plusieurs inspirations-expirations lentes et profondes en marquant une petite pause après l'expiration. Puis, après cette phase de stabilisation, porter son attention vers le coeur, visualiser ses mouvements lents, imaginer l'inspiration qui lui apporte l'oxygène et l'expiration qui le débarrasse de ses déchets. Enfin, on accompagne la sensation de chaleur qui se développe dans la poitrine avec des pensées douces : évocation du visage de ceux que l'on aime, images de la nature, ferveur de la prière... A chacun de trouver son émotion positive.
« Pendant cet exercice, on constate parfois qu'un sourire monte doucement aux lèvres, comme s'il était né dans la poitrine et venu éclore sur le visage. C'est un signal tout simple que la cohérence s'est établie », explique David Servan-Schreiber. Alors, c'est l'apaisement dans la tempête, aussi bien psychique que physique. D'ailleurs, lorsque la personne qui se met en cohérence est reliée à un logiciel informatique par des capteurs de type électrocardiogramme (technique dite du "biofeedback"), l'écran de l'ordinateur montre clairement la mise en cohérence des tracés cardiaques sous la forme d'ondes régulières et douces !
Avec l'habitude, la mise en cohérence cardiaque peut se pratiquer à tout moment de la journée et particulièrement en pleine action, au travail ou dans l'urgence, pour dénouer le stress. On peut aussi s'y initier en suivant des cours de yoga traditionnel (hatha yoga), une technique plurimillénaire qui repose depuis toujours sur la cohérence coeur-cerveau.
Réconcilier nos deux cerveaux
Nous avons tous deux cerveaux, explique David Servan-Schreiber. Premier, émotionnel, le cerveau limbique (que nous partageons avec tous les mammifères) se préoccupe avant tout de notre survie. Ce cerveau émotionnel maîtrise l'équilibre physiologique (respiration, rythme cardiaque, etc.). Essentiellement connecté au corps, il communique par son intermédiaire et lui fait exprimer les émotions élémentaires comme la peur ou le plaisir. Le cerveau cognitif, lui, s'est formé au cours de l'évolution de l'espèce. Il recèle nos capacités de traitement de l'information classiquement assimilées à l'intelligence. C'est le cerveau cognitif qui déduit que cette forme longue aperçue dans le noir est un morceau de bois ; le cerveau limbique, plus rapide et prudent, aura déjà commandé un pas en arrière de crainte qu'il ne s'agisse d'un serpent.
« Nos deux cerveaux cohabitent, note le psychiatre. Ils peuvent s'ignorer, mais il arrive aussi qu'ils se court-circuitent à notre détriment. » Stress, anxiété, dépression témoignent notamment de la prise de pouvoir d'un cerveau sur l'autre. Ainsi, la victime d'une attaque de panique ne parvient plus à maîtriser son corps (coeur qui s'affole, estomac noué, poussées d'adrénaline et, surtout, sensation de mort imminente), alors que toute sa raison lui crie qu'il n'y a pas de danger réel.
A l'opposé, quand le cerveau émotionnel est étouffé par le cerveau cognitif, nous n'entendons plus ses appels au secours. C'est ainsi que l'on peut se satisfaire d'un emploi stérile, s'enfermer dans un mariage malheureux... Mais le cerveau émotionnel ne se laisse pas bâillonner si facilement ; il exprimera son malaise avec les mots du corps : fatigues inexpliquées, problèmes de peau, infections à répétition... »
(Christine Baudry) extrait de "psycologie " du mois d octobre: http://www.psychologies.com/chroniques.cfm/chroniqueur/5/1/David-Servan-Schreiber/index.html http://www.psychologies.com/article.cfm/article/2373/Guerir-autrement.htm_________________ d'Ambre et de Lumière |
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 | Sujet: Le cerveau mystique Dim 16 Mar 2008, 10:57 | |
| Le cerveau mystique Hier soir, je suis allée assister à l'avant-première d'un documentaire intitulé Le cerveau mystique. L'activité avait lieu au Musée de la Civilisation. Ce documentaire a été réalisé par Isabelle Raynauld qui a suivi la recherche qu'ont faite Mario Beauregard et son équipe sur les réactions du cerveau soumis à la méditation. L'équipe de neuroscientifiques a pour ce faire enregistré l'activité mentale de carmélites en prières et du moine bouddhiste Matthieu Ricard en méditation sur EEC et par résonance fonctionnelle. Mario Beauregard espérait ainsi déterminer si la conscience est autre chose que l'activité neuronale. Bien qu'il soit intéressant pour illustrer l'intérêt de certains scientifiques pour l'état de "transe mystique" ou pour une question plus fondamentale à savoir qu'est-ce que l'âme, le film laisse ces questions en suspens. En fait, on n'arrive qu'à un constat: en état de méditation, le cerveau émet des ondes téta, très lentes, et des zones comme celles des émotions et celle de la vue sont également stimulées. Le cervelet, lui aussi, semble jouer un rôle dans le processus. Constat, donc, mais qui ne débouche sur aucune réponse. Tant pis. Le film a le mérite de poser des questions, de montrer que la science est curieuse de comprendre, là encore, un autre mystère du cerveau. Le monde des neurosciences est au centre du documentaire, on y voit comment s'effectuent les demandes de subventions, les tests, les conférences et les congrès... Bref, le fonctionnement de la recherche scientifique. Mais il semble que le cerveau mystique conserve encore tout son mystère. Pour d'autres infos: http://www.radio-canada.ca/tv/decouverte/64_mystique/index.html Illustrations: Fresque représentatant le Bouddha et photo du chercheur Mario Beauregard.sujet déjà proposéhttp://www.radio-canada.ca/tv/decouverte/64_mystique/index.html _________________ d'Ambre et de Lumière |
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 | Sujet: Re: Le cerveau mystique, La Puissance de l'Esprit .... Dim 16 Mar 2008, 11:04 | |
| | Citation: | Babylone: Le dalaï-lama proclame sa foi dans la science et reconnait connaître le stress
NDLR: Ben ça alors ! Moi qui croyais que le Dalaï Lama planait tout le temps !! Dans cet article on apprend qu'il est stressé... Je pensais que le bouddhisme était une drogue qui anesthésiait le cerveau et les sentiments? Il n'est plus bouddhiste le Dalaï Lama?Le dalaï-lama a connu le stress. Le sage bouddhiste l'a avoué à une dizaine de milliers de spécialistes du système nerveux et du cerveau venus du monde entier, samedi 12 novembre, à Washington, pour un congrès sur les neurosciences. Il a l'habitude de s'exprimer en public et de rencontrer les grands de ce monde, mais il avait le trac au moment de prendre la parole, à l'ouverture du congrès. Il était moins impressionné, le 9 novembre, quand il a été reçu par George Bush, au grand dam de Pékin, quelques jours avant le voyage du président américain en Chine.
La conférence du dalaï-lama a été précédée par quatre mois de polémiques. Plus de six cents personnes ont signé une pétition demandant son annulation, au motif qu'il ne faut pas mélanger science et religion, tandis qu'à peu près autant de signataires ont approuvé une contre-pétition favorable à la venue du dignitaire tibétain en exil.
La polémique a été renforcée par la tension extrême qui existe, aux Etats-Unis, entre les scientifiques et les groupes religieux favorables au créationnisme ou au "dessein intelligent", doctrines qui contredisent la théorie de l'évolution de Darwin. "Qui est le prochain, le pape ?" a demandé Philip Bickler, de l'Université de Californie, en signant la pétition contre le choix de cet invité. Pour Anna Marie Kenney, de l'institut Sloan-Kettering de New York, les spécialistes des neurosciences ne peuvent pas "prendre la tête du débat sur le dessein intelligent" s'ils "encouragent des leaders religieux" lors de leurs rencontres. Cependant, la portée de cette pétition a été affaiblie par la forte présence, parmi les signataires, de scientifiques d'origine chinoise dénonçant la transformation du congrès en "meeting politique".
Six participants, seulement, ont annulé leurs présentations, a expliqué Carol Barnes, présidente de la Société pour les neurosciences. Les scientifiques ont fait la queue plusieurs heures pour avoir une chance d'assister à la conférence et d'applaudir longuement Tenzin Gyatso, considéré par les Tibétains comme la quatorzième réincarnation du Bouddha de la compassion. Celui-ci a rapidement oublié son trac pour évoquer, dans un mélange de tibétain et de "broken English", ponctué d'éclats de rire et de raclements de gorge, les rapports entre la science et le bouddhisme. Il a réaffirmé ce qu'il écrivait dans une tribune du New York Times du 12 novembre : "Si la science prouve que certaines croyances du bouddhisme sont fausses, alors le bouddhisme les changera."
Le dalaï-lama a souvent expliqué que, s'il n'avait pas été moine, il serait devenu ingénieur. Il est passionné de mécanique, "sauf celle des ordinateurs". "Mon cerveau n'est pas adapté pour travailler avec des ordinateurs. C'est sans espoir", a-t-il reconnu dans un éclat de rire communicatif. Il était ami avec le philosophe des sciences Karl Popper et avec le physicien allemand Carl von Weizsäcker. Fin septembre, il participait à un débat au célèbre Massachusetts Institute of Technology. Son dernier essai publié, L'Univers dans un seul atome : la convergence de la science et de la spiritualité, a pourtant été critiqué par le New York Times, qui l'a qualifié de "version orientale du "dessein intelligent"".
Cela n'a pas fait perdre au dalaï-lama sa "foi dans la science". Les moines sont eux-mêmes des sujets d'expérience. Plusieurs d'entre eux, à commencer par le Français Matthieu Ricard, se laissent planter des électrodes dans le crâne et passent de nombreux examens IRM pour que les scientifiques puissent observer leur cerveau pendant les séances de méditation. Il a même répondu, sous forme de boutade : "Si une opération du cerveau permettait de produire les mêmes effets que plusieurs heures de méditation quotidienne, je me ferais opérer." La méditation fait l'objet de plusieurs présentations, qui semblent montrer qu'elle transforme la structure du cerveau. Les opposants à la venue du dalaï-lama contestent ces expériences.
(Le Monde - Disclaimer) ajoutée le 2005-11-15 |
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