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Gnose et Spiritualité
 
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 LE LIEN ORIENT-OCCIDENT

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lionnel

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 03 Avr 2009, 22:53

Paix,le soufisme ce goute,tous les livres ne rendront jamais le gout

Paix
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mer 22 Avr 2009, 08:02

Aide à la lecture





Collection Textes gnostiques de Sheneset




Shenesêt est le nom copte d'un hameau de Haute-Égypte appelé Khénoboskion, situé à proximité de Nag-Hammadi. C'est le site de la découverte archéologique la plus importante du siècle, d'un intérêt scientifique et religieux au moins aussi grand que celle du fabuleux trésor de Toutankhamon. Il s'agit de 52 textes écrits en copte, connus à présent sous le nom de Papyrus gnostiques de Nag-Hammadi. Déterrés en 1945, après être restés ensevelis pendant plus de 1500 ans, ces ouvrages consituaient la bibliothèque ésotérique d'un groupe gnostique des débuts du Christianisme : les séthiens.
La fascination que les doctrines gnostiques exercent sur les esprits d'aujourd'hui indique une affinité d'attitude devant la vie et devant le monde entre cette lointaine époque et la nôtre. Les questions que posent ces antiques manuscrits et les réponses originales qu'ils apportent sur des problèmes sociaux, religieux et métaphysiques très actuels — tels la place des femmes dans la société et dans l'Église, la nécessité d'un clergé, la signification de la souffrance et le rôle de la sexualité, la nature des rapports entre Dieu, l'homme et l'univers, la connaissance de soi et la quête spirituelle — nous invitent à réévaluer les bases de notre existence individuelle et collective.
Les dix numéros de cette collection regroupent l'ensemble des textes qui composent l'extraordinaire bibliothèque séthienne de Shenesêt. Ces écrits sont tous présentés et annotés par André Wautier, qui fait aussi précéder chaque numéro d'une introduction substantielle sur le thème qui a présidé au groupement des textes.


et
http://www.histoire-christ-gnose.org/Dictionnaire.pdf

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mer 22 Avr 2009, 14:21

Le gnostique ne veut pas «croire», mais connaître. Il pense qu’il a été jeté dans ce monde par erreur, par oubli de sa propre identité lumineuse, qu’il est donc en captivité, en prison, du fait de la génération qui s’oppose à une régénération. Il met en question un «dieu jaloux», un démiurge qui a pris la place du vrai Père, lequel n’a été révélé que par son Fils dans sa mort et sa résurrection. Jésus est le Vivant et voici sa première «parole cachée»: «Celui qui trouvera l’interprétation de ces paroles ne goûtera pas la mort.» Si on demande au gnostique d’où il vient, il peut répondre: «Je suis né de la lumière, là où la lumière s’est produite d’elle-même.» Rien que ça. On voit la prétention.


Encore et toujours le déni de la croyance de l'autre afin de justifier la sienne. Pourquoi les gens ne peuvent-ils pas analyser les croyances sans porter de jugement. Qui est-il lui pour savoir que la croyance d'un autre est prétention ???

Personne ne l'oblige a adhérer aux croyances des autres mais peut-il la respecter ???
Je prends cet exemple car il est là en ce moment mais on retrouve ce jugement partout et tout le temps dans les religions et les dogmes, etc.
Ce que chacun a expérimenté dans son existence est limité face à l'infinité de la Vie et donc pourquoi donc nier l'expérimentation de l'autre, a quoi cela sert-il ?
Quel ETRE humain ici sur cette merveilleuse Terre, possède la totalité de la Vérité ???

Merci Ambre, de nous permettre de lire toute cette diversité dans l'ouverture et le développement du discernement, sans jugement pour l'éveil de la conscience en chacun
L'homme selon moi, n'est pas fait pour rester éternellement un enfant a qui on doit imposer une vérité toute faite mais bien devenir responsable du potentiel de conscience créatrice qui est en lui, assumer sa capacité a intégrer l'information qu'il percoit afin de manifester la vie, vivre pleinement sa connexion au divin...

:475:
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Lun 27 Avr 2009, 12:52

Merci Poussières d Etoiles


suite de mes recherches sur" la gnose" et" la dialectique" ce week end cette découverte d un livre de Jan van Rijckenborgh
Un Homme nouveau vient




"De la création originelle surgit l'Homme-Microcosme, pensée vivante de Dieu. Mais, coupée de l'origine, notre conscience liée au moi inférieur dans l'ici-bas et au moi supérieur dans l'au-delà s'est enfermée dans le temps. Pourtant nous sommes toujours reliés au microcosme par la rose du coeur, l'étincelle d'Esprit capable de réveiller un processus immense, la création du "serpent de feu" de la nouvelle conscience, générateur de l'Homme divin de l'origine.

Une étude extrêmement approfondie du cheminement spirituel par lequel le candidat, rejetant tout occultisme, toutes pratiques douteuses venant de l'au-delà, se relie au Grand Souffle, à la formule alchimique par laquelle il peut rétablir l'unité brisée ; Dieu - type primordial - homme. Une véritable révélation concernant la pratique du Chemin."
Auteur


Jan van Rijckenborgh Très jeune, l'idée maîtresse de sa vie: la recherche de la Source originelle de toute connaissance, le rendit sensible à la grande nostalgie d'un état de perfection que tout homme porte en lui.

Il entreprit une recherche méthodique, orientée par les textes hermétiques, les Evangiles gnostiques etles Manifestes de la Rose-Croix du 17ème siècle.
Sa certitude de suivre un Plan tracé en lui-même, alliée à des capacités de visionnaire exceptionnelles, lui fit rapidement dépasser les formes religieuses et occultes de la recherche.
Il dénonce l'énorme "mystification de l'au-delà", rejette tout maître, et ne s'arrête pas aux différentes formes de libération mystiques et mentales.
Il pressent la puissance de l'Idée gnostique: "Notre recherche nous montra qu'il existait un Royaume Originel dépassant de loin les domaines du Nirvana exu-mêmes.
Nous avons découvert que ceux qui l'avaient atteint avaient parcouru le même chemin, selon une structure partout semblable..."

Dévoilant la connaissance des lois septuples de l'Univers, il entreprend une oeuvre immense: transmettre toutes les données d'un chemin vécu qui relie au Monde Originel.

http://www.septenaire.com/article/9789067322560/

Très interpellant!

pour rappel ce pdf

http://manicheism.free.fr/maniblog/miracle1.pdf
extrait de ce sujet


"Jésus-Christ"



[ Aller à la page: 1, 2, 3]

et ce travail de synthèse magnifique que je viens de retrouver qui m a déjà souvent aiguillé dans les lectures que je vous partage sur ce forum!

extraits:


GNOSE ET HERMÉTISME



Les plus anciens Écrits Sacrés de l'humanité s'accordent à montrer que l'âme - appelée parfois la " Sophia " - médiatrice entre l'Esprit et le corps, est d'origine divine mais qu'elle a rompu le lien d'amour qui la reliait à l'Esprit éternel, perdant ainsi son état de perfection céleste . Depuis elle erre ici-bas, dans un champ de vie étranger à son essence, soumise à la fatalité du corps et du devenir terrestre, souffrant mille maux et emplie de la lancinante Nostalgie de son état perdu.


L'idée d'une régénération totale de l'âme humaine et de son retour à la Patrie Originelle est de tous les temps. Gnostiques et hermétistes la firent connaître : Les Esséniens la partagèrent; Manichéens et Cathares l'enseignèrent et la mirent en pratique . Cette Idée est à l'origine de la grande Tradition hermétique qui influença tous les collèges d'initiés depuis les premiers Prêtres-rois de l'antique Egypte - Hermès Trismégiste - puis à travers Pythagore et Platon, l'Académie d'Athènes, les Écoles d'Alexandrie, la sagesse de Zoroastre, jusqu'à l'impulsion Christique de Palestine.


Tous les fidèles de cette tradition puisèrent à cette source unique qui est devenue au cours des temps une "rivière de sagesse". Ils approfondirent la relation vivante qui existe entre l'homme, le monde et le Créateur, selon l'axiome :


« Ce qui est en bas est semblable à ce qui est en haut


et ce qui est haut est semblable à ce qui est en bas


afin que les miracle de l'Unique s'accomplissent « .


Les écrits qui transmettent cet appel à retourner à cette source constituent une vivante Force d'inspiration.


La vraie Sagesse, la Gnose, ne vient pas du monde humain terrestre; elle émane du Monde de l'Esprit et apprend à l'homme à reconstruire l'Être d'Eternité qu'il porte en lui. Les connaissances qui ne proviennent pas de cette source spirituelle ne peuvent être que spéculatives, relatives, incertaines . «Connaître «, c'est-à-dire retrouver l'origine et le principe divin intérieur, libère l'âme de l'obscurité terrestre,, la relie à l'Esprit et confère le Salut . C'est «être illuminé par la Vérité venue d'en-haut».


Cette illumination du penser, c'est la « renaissance de l'âme « dont parlent les Évangiles . Le fondement de la Vérité est enfoui comme une" perle de grand prix", une "semence divine" ou une "étincelle de lumière", dans le coeur de l'homme . Si la conscience d'un homme qui cherche la vérité est reliée au coeur où gît cette semence éternelle, une nouvelle Conscience naît . On parle alors de «la Renaissance de l'Ame immortelle «. Le médiateur qui assure cette liaison est très tôt assimilé à « Mercure», qui n'est autre qu' Hermès . SEt Hermès a toujours été le symbole de l'illumination ou du Saint-Esprit qui descend dans l'âme humaine purifiée et permet la régénération de l'être humain entier, de la nature entière .


Pour les Rose-Croix, Hermès est la source originelle de l'Esprit .



Citation :
Citation :
Triple Alliance de la Lumière en Occident: Graal - Cathares - Rose-Croix


En Occident, c'est la Triple Alliance de la Lumière - Graal, Cathares et Rose-Croix - qui sera la triple Eglise spirituelle au service de la Fraternité Universelle pour la libération des trois grandes classes d'êtres humains. Le Graal, avec un aspect extérieur fortement développé, s'impliquant même dans les divers rouages de la société - économie, agriculture, éducation, ... - de façon à pouvoir toucher les ignorants ou du moins à pouvoir les aider à dépasser leur problématique limitante, dans le but de les amener à l'état de chercheurs spirituels par la Formation de l'âme; le Catharisme s'adressant justement à ces chercheurs spirituels - classe intermédiaire sensible à l'idée du haut but de la vie - pour leur offrir une mystique supérieure ou Réformation de l'âme, prélude au sacerdoce de la Rose-Croix dont l'appel était adressé aux savants et sages de toutes nations - élites spirituels de l'humanité - , mystérieuse Rose-Croix, dont les ministres furent présents auprès de leurs frères Templiers et Cathares pour parachever l'immense travail de libération entrepris en ce tournant de l'histoire de l'humanité - Transformation des âmes. Formation - Réformation - Transformation, trois stades de l'initiation au sein de l'Eglise Cathare qui se déclinent en trois aspects du travail de sauvetage pour les trois grandes classes de porteurs de Microcosme.

LE GRAND OEUVRE DE LA ROSE-CROIX: L'EMERGENCE DE L'ESPRIT
Par P.Gohar
NB de l auteur
Ce site a pour objectif de publier des articles, des essais, des documents et des livres INEDITS ou introuvables, car souvent ils dérangent...

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MessageSujet: INTRODUCTION A LA PENSEE DE JAN VAN RIJCKENBORGH   Mer 06 Mai 2009, 19:30


INTRODUCTION A LA PENSEE DE JAN VAN RIJCKENBORGH
Approche d’une révolution spirituelle pour notre temps




Note:A priori comme nous avons tenté de le montrer, il n’existait pas chez Jan
van Rijckenborgh, d’après ceux qui ont vécu avec lui et l’ont observé dans sa vie
quotidienne, de dissociation entre l’oeuvre et l’homme, entre la théorie et la
pratique, entre les mots énoncés et les faits vécus. Les deux d’ailleurs, comme nous
l’avons déjà souligné, ne font qu’une seule et même chose. Le fait qu’il n’ y ait pas
eu, à notre connaissance, de contradictions entre ce qu’il disait et sa manière de
vivre le quotidien est donc un «indice» fort [la congruence entre Eveil, Gnose et
Ethique que l’on décèle chez Jan van Rijckenborgh plaide pour une «probabilité
forte»] et non une «preuve» de l’authenticité exceptionnelle de cette vie et de cet

enseignement. Notre souhait ici, en conclusion, est que d’autres chercheurs à [size=9][size=9]«objectivité forte» [en raison de notre «sympathie» vis-à-vis de notre objet de
recherche, notre objectivité peut être qualifiée de «faible»] s’engagent à étudier
scientifiquement la biographie et l’oeuvre de cet Enseignant gnostique exceptionnel

qu’était Jan van Rijckenborgh, et s’attachent à «réfuter» notre «théorie».

© François FAVRE, CESNUR, 1996.



suite ici

d autres textes de François Favre ici:
Mani, Christ d'Orient, Bouddha d'Occident
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Dim 10 Mai 2009, 21:43

Bonsoir je vous partage deux autres livres :

(disponible au Catharose)

Christianopolis
"Dans son oeuvre exceptionnelle, «Christianopolis» (la ville christique) de Jean Valentin Andreae, un des fondateurs de la Rose-Croix du 17ème siècle, l'auteur utilise le symbolisme de la «Jérusalem céleste» comme celui des «cités idéales» pour inciter à retrouver l'harmonie intérieure qui doit naître du rétablissement de la relation avec le pur champ de vie de l'âme humaine libérée.

Ce mythe de la ville parfaite, reflet de l'homme parfait, de l'homme-microcosme, est explicité ici par Jan van Rijckenborgh dans sa dimension intérieure, en rapport avec les processus spirituels de reconstruction du temple intérieur que vit chacun de ceux qui vont à la découverte du «Royaume en eux», en tant qu'Homme-Christ."
et plus ardu:
Le mythe de Barbèlô, Mère céleste.
La figure de Barbèlô, aspect féminin de la divinité, est importante dans plusieurs sectes gnostiques. C'est au début du christianisme que les séthiens auraient repris cette figure de la Mère divine, pour lui donner un rôle central dans la théologie et la cosmogonie séthienne. Ce personnage est présent dans de nombreux manuscrits de Shenesêt. C'est de l'union de Barbèlô avec l'Esprit que seraient nés d'abord le Christ, ensuite les anges de lumière. Mais elle aurait ensuite enfanté d'elle-même le grand Archonte Ialdabaôth, créateur du monde de la matière. Ce dernier, empli d'orgueil jaloux, se considérant comme le seul dieu, asservit les hommes et les archontes. Le Père Suprême, devant le repentir de Barbèlô, pour sauver l'humanité des excès de ce démiurge devenu fou de puissance, envoie le Christ sur Terre. Le Christ se manifestera alors sous quatre formes, Seth d'abord, Derdikéa et Melkitsédec ensuite, Jésus enfin.
Les écrits présentés dans ce quatrième volume sont fondamentaux pour comprendre le séthianisme et le gnosticisme en général : Le Livre secret de Jean- L'évangile égyptien- Melkitsédec- Marsane L'Allogène- Hypsiphrone. En appendices : I-Le deuxième livre de Iéou- II- Pistis Sophia valentinienne.
richel
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 09 Juil 2009, 09:51

Bonjour à tous,

une réflexion de FR.Favre (MANICHEISME ET SPIRITUALITE 28 Mai 2007)que je remonte ici suite à ma relecture des trois principes dans le livre de de Mani:

Citation :
A: Quelle définition donnerais-tu de l'éveil?

FF: L'éveil, c'est l'expérience discontinue qui marque le passage d'un monde dans un autre.
J'entends le passage du monde de la matière dans le monde de l'Esprit. Le monde de la matière comprenant l'aspect visible (ici-bas) et l'aspect invisible (au-delà). Dépassement du visible et de l'invisible, de l'ici-bas et de l'au-delà et pénétration dans un monde radicalement différent. Ce caractère radical de l'éveil ne doit pas être confondu avec les multiples expériences d'illumination dont témoignent aujourd'hui 99 % des personnes qui se disent être
éveillées et qui enseignent à ce titre. Ce qui implique d'élaborer une méthodologie, une typologie et des critères pour arriver à différencier l'expérience mystico-occulte, l'expérience
d'illumination avec l'expérience de l'éveil véritable (je l'appelle: «Physique du Tao»).

A: Tu distingues donc une voie directe et une voie indirecte.

FF: Cette question se pose dans les termes suivants: une fois qu'on a posé les bases d'une cosmogonie minimum, on a le choix entre la mort, la réincarnation ou la libération. La science propose la mort. Les religions traditionnelles proposent l'enfer ou le paradis et l'éternité après la mort. Les religions de type oriental au sens large, proposent la réincarnation. Et les voies directes qui sont les voies de connaissance, de gnose, proposent la libération ici et maintenant et non pas comme le fruit d'une succession de réincarnations. La libération a toujours lieu ici et maintenant, jamais après la mort. Comment se libérer? C'est au niveau de la méthode qu'on peut distinguer une voie directe d'une voie indirecte.
Une voie mystico-occulte qui se caractérise par le fait qu'elle propose tout un ensemble de techniques de méditation avec support, la concentration, les mantras, les postures de yoga, les respirations, les éveils de kundalini du bassin et de la tête, etc. Ce sont des techniques psychocorporelles qui visent à modifier la psyché et le corps. Ces techniques visent à l'élargissement de la conscience et à ce que j'appelle la «conscience cosmique», c'est-à-dire un état de fusion et d'abolition de la dualité sujet-objet.

A: Et quelles sont les caractéristiques de la voie spirituelle?

FF: Alors la voie directe, c'est de ne pas proposer de techniques. C'est une voie naturelle qui n'implique par de reconditionnement du corps ou du mental, pas de discipline, bien qu'il y ait quand même une ascèse, mais elle est fondée sur la méditation. Cela implique de repenser le terme de méditation, de le libérer de toutes les imageries qui l'entourent et d'essayer de se demander: qu'est-ce que réellement la méditation? C'est entre autre le travail qui a été fait
par Krishnamurti, par Vimala Thakar, par Jan van Rijckenborgh qui ont tenté d'expliquer ce qu'est la connaissance de soi, cette connaissance n'impliquant aucune médiation, que ce soit une technique ou un maître.

A: En fait, c'est se prendre en charge soi-même?

FF: Absolument, c'est une voie d'autonomie (auto-initiation, auto-réalisation). C'est une voie de liberté qui laisse à la conscience son indépendance. Même s'il existe bien sûr, comme dans toutes les voies, une relation avec des écoles, avec un enseignement, parce qu'il n'y a pas d'éveil seul.

A: C'est paradoxal alors, parce qu'à la fois il n'y a pas de maître, mais en même temps ça passe quand même par un enseignement, par une école.

FF: Il y a une phrase très intéressante d'Edgar Morin qui dit: « être sujet dans la recherche c'est être à la fois dépendant et autonome ». Lui parle de la recherche scientifique, mais on peut le déplacer dans la recherche spirituelle. Il place donc une formule paradoxale qui est celle de reconnaître la dépendance par rapport au monde et d'une inter-relation avec les situations, donc on n'est jamais délié du monde, et une situation fondamentale d'autonomie et
de liberté. Et ce qui caractérise à mon sens la voie spirituelle, c'est cette paradoxalité, c'est-àdire à la fois de reconnaître cette dépendance et en même temps de pousser à l'autonomie en ne créant pas de nouveaux liens. De toutes manières, personne ne peux nous libérer, si ce n'est nous-mêmes.



revoir aussi les échanges ici
[ Sondage ]
Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?



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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mer 19 Aoû 2009, 22:30

extrait de

Aborder le Gnosticisme

Par la Vision du Coeur


John Lamb Lash


Les études Gnostiques sont à ce point enlisées dans des débats d'experts, concernant des problématiques obscures, que personne ne prête attention au message unique et alarmant dont sont empreints les textes Gnostiques.



Trois Définitions



Je propose trois définitions de la Gnose: une définition psychologique, une définition inspirationnelle et une définition évolutive, ou shamanique.

La définition psychologique est la suivante:

La Gnose est la connaissance intuitive du coeur qui nous libère du conditionnement social et de la fixation sur l'ego.


En tant que telle, c'est un chemin de questionnement et d'apprentissage, totalement ouvert et illimité quant à son amplitude. La vision évolutive de la Gnose est de réaliser le potentiel humain afin que nous puissions co-évoluer avec toutes les espèces et servir les desseins de Gaïa.

Dans son traité Gnostique magistral “L'Exégèse”, l'écrivain de science-fiction Philip K. Dick dit que la Gnose “consiste d'instructions de désinhibition” qui nous permettent d'accéder au “coeur de l'essence de la connaissance qui nous est innée”. Il était persuadé que la Gnose permet l'auto-régénération de circuits de “rappel de mémoires” qui existent de façon unique dans l'espèce humaine mais qui ont été endommagés. Cela est en accord avec ma conception selon laquelle l'humanité pourvoit un circuit de mémoire pour Gaïa.

Dick assume, tout comme moi, que les pratiques et les enseignements Gnostiques étaient préservés dans les Mystères: “Les anciens possédaient des techniques (sacrements et rituels) amplement utilisées dans les religions des Mystères Gréco-Romains et permettant d'induire la stimulation et le recouvrement” des circuits de la mémoire. Il note que ces techniques possédaient une valeur de régénération pour l'individu mais les Gnostiques également “percevaient la valeur ontologique de ce qu'ils appelaient la Divinité Suprême, l'entité totale”. A savoir que les Gnostiques reconnaissaient que ces pratiques n'étaient pas destinées à l'auto-glorification mais contribuaient à la guérison de Dieu ou de la Déesse. (Exégèse citée dans Valis). Cela est cohérent avec l'affirmation Gnostique selon laquelle nous, l'espèce humaine, sommes intimement impliqués dans la “correction” de la Déesse Sophia.

La définition inspirationnelle est la suivante:

La Gnose est l'écologie profonde de l'esprit humain.

En d'autres mots, la Gnose est à l'expérience religieuse de l'humanité ce que l'écologie profonde est à notre relation avec la nature. Ce qui nous amène à la définition évolutive:

La Gnose est une voie de rencontre du Sacré qui est reconnu comme les puissances qui demeurent dans le monde naturel, c'est à dire, les puissances animantes de la Terre et de tout le Cosmos.
voir ici


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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 20 Aoû 2009, 18:49

Ambre, bonsoir, cet article très complet ( avec lien en complément ) de John Lash est un véritable régal "d'essence" : )

Il y a peu j'ai lu un livre exceptionnel sur "Les Ecoles de Mystères de l'Antiquité à nos jours" ( Edition Septenaire ) confirmant bien cette imbrication évidente du Gnosticisme aux anciens enseignements des Mystères.

Par ailleurs, l'importance des documents de Nag Hammadi sur le plan de l'Humanité, de son évolution n'étant pas à relativiser comme le précise l'auteur, ce qui est bien une confirmation de plus pour moi ...

Ce fut, ainsi, un plaisir d'avoir autant de précisions dans un seul Post,
merci.

Hélinata

:654:
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Dim 08 Nov 2009, 21:40



La vie de Jésus démystifiée
pour une naissance de Jésus en l'an 105 avant notre ère

par Coquet, Michel
Résumé


M. Coquet propose une interprétation gnostique de la Bible et conclut que Jésus est né un siècle avant l'ère chrétienne et que l'Eglise a fait du zélote Jésus Barrabas, Jésus. Jésus, qui n'a pas mis en place un rite eucharistique, est un Maître de justice de la communauté essénienne de la mer Morte, le Jéhoshuah de la tradition talmudique, Marie Madeleine est en fait Marie, la mère de Jésus.

Quatrième de couverture


L'entrée dans ce IIIe millénaire est ponctuée de découvertes autant scientifiques que religieuses, les premières soutenant les secondes, notamment dans les recherches faites autour de l'existence de Jésus-Christ. Après plusieurs années d'investigations sur les énigmes qui auréolent la vie du Maître, il nous est maintenant possible de donner des réponses telles que la raison pour laquelle aucun historien sérieux des débuts de l'ère chrétienne n'évoque la présence de Jésus, ses miracles ou les foules qui l'entouraient.

Cet ouvrage apporte la preuve que Jésus est né un siècle avant l'ère chrétienne et que l'Église, n'ayant aucune biographie de Jésus, a transformé le zélote Jésus Barabbas en Jésus Fils de Dieu.

Au terme d'une véritable enquête, nous savons maintenant que le véritable Jésus, dont nous ne possédions que des paroles, n'est autre que le Maître de Justice de la communauté essénienne de la mer. Morte, le Jéhoshuah de la tradition talmudique.

Ainsi, de ces découvertes pouvons-nous déduire que Jésus n'a jamais rencontré Jean le Baptiste, qui ne fut pas un précurseur mais un réformateur, que Marie Madeleine n'est autre que Marie mère de Jésus, que celui-ci était aussi Nazaréen et qu'on inventa la ville de Nazareth pour en faire un natif, alors que le nazaréisme était une fraternité initiatique et secrète.

Désormais nous savons pourquoi les Évangiles ne parlent jamais des Esséniens alors qu'ils mentionnent sadducéens et pharisiens, que Jésus n'institua nullement un rite eucharistique, qu'il ne conféra aucun pouvoir spécial à des apôtres, que Pierre ne vint jamais à Rome et que la transmission apostolique est une invention du Vatican.

Nous apportons un début de réponse à l'énigme des Évangiles, qui ne furent point écrits par des disciples témoins, mais furent modifiés par Eusèbe de Césarée, qui réécrivit toute l'histoire chrétienne pour aider l'empereur Constantin à faire du christianisme une religion d'État.

Nous n'avons exclu aucun sujet religieux comme le péché originel, la réincarnation, la Trinité ou la virginité de Marie, mère de Jésus et non mère de Dieu.

Notre souci a été d'être véridique et d'éviter les hypothèses qui ne reposaient pas sur des faits concrets, cela afin de montrer le vrai visage de Jésus et quelle était sa position vis-à-vis du Christ et de Dieu, afin que les nouvelles générations de chrétiens puissent clairement séparer l'Église du Christ de l'institution qui, depuis deux mille ans, s'est efforcée de la représenter.

suivi de

Jésus, sa véritable histoire


Coquet, Michel


Résumé


L'auteur soutient ici que Jésus est né un siècle avant l'ère chrétienne, remettant en cause l'histoire chrétienne en termes de doctrine et de filiation apostolique. Il résout les grandes énigmes à propos de Jésus : le maître de justice de la communauté essénienne de la mer Morte et le Jehoshuah de la tradition talmudique ne sont qu'un même homme qui n'est pas celui que l'Eglise fabriqua.

Quatrième de couverture


Depuis des siècles, savants biblistes et historiens des religions s'efforcent en vain de résoudre le mystère de Jésus, à commencer par le plus insoluble d'entre eux : pourquoi Jésus fut-il complètement inconnu au Ier siècle de notre ère (hormis les Évangiles) des historiens romains et juifs. Flavius Josèphe l'ignore ; les archives impériales de Rome aussi bien que la Michnah n'y font pas la moindre allusion. Après plus de 20 ans d'enquête, l'auteur en découvrit enfin la raison : Jésus était né un siècle avant l'ère chrétienne.

Les preuves sont données dans l'ouvrage. La première provient des manuscrits esséniens de la mer Morte où l'on nous parle d'un être exceptionnel, le maître de Justice qui fut trahi, condamné à mort et survécut, vers -64. La seconde source est purement juive, c'est le Talmud dans lequel est mentionné Jésus que l'on fait naître vers -95. D'autres sources mentionnent une naissance antérieure à celle des Évangiles : le manichéisme, le druzisme, et la théosophie, les deux dernières évoquant une naissance en l'an 105 avant notre ère.

Cette nouvelle chronologie de l'histoire chrétienne permet, pour la première fois, de résoudre les grandes énigmes qui entourent la vie du nazaréen et d'éclairer les dogmes imposés par l'Église. Elle permet, en outre, de voir réapparaître, dans toute sa gloire et sa simplicité, le véritable christianisme esséno-nazaréen.

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mer 13 Jan 2010, 20:11

NB:message replacé ici du Mer 9 Jan 2008

Citation :

Citation:
Marie-Françoise Touret
L’Iran a disparu des destinations touristiques depuis quelques décennies. Son histoire récente, marquée par l’emprise d’un clergé rétrograde sur la société, se conjugue avec son passé, comme berceau d’un courant spirituel ouvert et riche en mysticisme : le soufisme.


Le chiisme iranien et la naissance du soufisme islamique


Ce n’est qu’environ un siècle après la révélation du Coran à Mahomet, que l'Islam a été codifié avec ses règles et ses dogmes. Le prophète n'a laissé aucun testament pour désigner ses successeurs, ce qui a engendré un conflit entre les partisans de son gendre Ali, fondateur du chiisme et ceux d’Abu Baker, membre de la tribu de Mahomet qui s’est converti le premier à l’Islam, fondateur du courant majoritaire de l’Islam, le sunnisme.

Le soufisme, grand mouvement mystique, apparenté au chiisme iranien, est apparu très tôt dans l'Islam, en réaction contre le dogmatisme et le formalisme islamique des successeurs de la tribu de Mahomet. L'orthodoxie islamique croit à l'étude à la lettre du Coran et des paroles de Mahomet, comme seule voie de révélation possible, tandis que les Soufis croient que l'être humain porte en lui les moyens d'accéder directement au divin et à la révélation de la vérité. Cette divergence doctrinaire a été la cause de nombreuses persécutions de mystiques islamiques jusqu'à ce qu'Abu Amid al Ghazali, docteur iranien en législation islamique devenu soufi (1059-1111), réunifie les deux voies d'approche de l'Islam, celle de l'intuition et celle de l'étude formelle.

On peut être soufi sans être musulman. Le soufisme est en relation directe avec le coeur même de l'Islam. Mais un soufi se permet de transcender toutes les limites sans jamais sortir de l’Islam. La tradition soufie iranienne est basée sur "tariqa" qui signifie la voie et non sur "sharia", la loi islamique. Il n’impose aucune prière ou obligations religieuses formelles, pas plus qu’il ne fait des distinctions de classes, races ou religions. On trouve dans le soufisme une grande diversité d'influences pré islamiques iraniennes, qui a rejeté le système de classes sociales et les traditions religieuses strictement hiérarchisées, et a intégré les concepts de lumière, de l'ancien culte iranien de Mithra, ( http://antahkarana.forumzen.com/dites-moi-f9/les-dieux-et-les-deesses-t18.htm?highlight=mithra )quelquefois assimilé au feu sacré de la tradition zoroastrienne (première religion de l'Iran avant l'arrivée de l'Islam).


Qui sont les soufis?


On pense que le mot soufi est tiré de l'arabe "suf" qui signifie laine. Il désigne celui qui porte de grossières étoffes de laine contrairement aux beaux habits des chefs religieux. D'autres en attribuent l'étymologie au mot arabe "safa", la bonté et la clarté dans les actes. En Iran, on substitue souvent le terme "aref" au mot soufi. "Aref" veut dire sage, et on appelle parfois le soufisme "erphan".

La voie du soufi est celle de l'unité. Tout ce qui existe est la manifestation d'une seule et même réalité. Un des grands soufis iraniens du treizième siècle, Mawlânâ Djala-Oddin Mohammed (plus connu sous le nom de Rumi http://www.decitre.fr/livres/Sur-les-pas-de-Rumi.aspx/9782226172969 ) écrit :

“ En vérité, nous sommes une seule âme, moi et toi.
Nous apparaissons et nous nous cachons, toi dans moi, moi dans toi
Voilà le sens profond de mon rapport avec toi
Car il n'existe, entre moi et toi, ni moi, ni toi. ”
Rûmi Robâ' yât. Trad Assaf Hâtet Tchelebi

Le soufi cherche toute sa vie à atteindre individuellement et intérieurement cette ultime unité cosmique, en s'approchant toujours plus de la conscience et de la vérité éternelles, par la voie de l'amour universel et inconditionnel de l'existence dans sa totalité, du beau et du repoussant, des amis et des ennemis.

“ Écoute la flûte de roseau
Depuis que j'ai été coupé de mon oseraie natale
J'aspire à lui être réuni.
J'ai un coeur déchiré par la soif,
Par la nostalgie… ”
Rumi, dans son livre Masnavi, considéré comme le livre sacré de l’Iran.

Les expériences mystiques des soufis apportent la révélation du grand Etre vivant, de la totalité qui se manifeste au plus profond de soi, dans chaque grain de sable, dans chaque goutte d'eau, dans les ailes des plus petits insectes. Cette vision est comparable à la vision holographique du monde de la physique actuelle. Chaque composante de l'hologramme contient la totalité !

Les soufis reconnaissent et respectent toutes les créatures vivantes, depuis les plantes jusqu’à l’être humain. Vivre l'unité est une expérience intérieure qui se reflète dans les comportements et les actes quotidiens, et mène à l'illumination. C’est par la connaissance de soi que l'on s'approche de l'ultime réalité.

La première étape du voyage du soufi est l'affranchissement de la conscience du moi ou ego "fana" de sa recherche illusoire de sécurité et de reconnaissance. Lorsque les illusions ont été balayées et la subjectivité détruite, l’âme est délivrée et le Soi universel peut alors émerger.

Contrairement à l'image que l'on se fait du mystique solitaire, les Soufis se sont toujours sentis profondément et socialement responsables et ont consacré une bonne partie de leur vie à combattre les démons du fondamentalisme racial et religieux, à rejeter tout pouvoir arbitraire et à guider les gens vers la vérité de l'unicité... Leurs enseignements rédigés sous une forme littéraire ou poétique, son encore reconnus de nos jours comme le fondement unique des programmes éducatifs en Iran.
proposé par julien
sur http://www.acropolis.org/articles/articles-read.aspx?lang=fra&ID=142


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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mer 03 Fév 2010, 15:19

Suite à mes dernières lectures "La mort de Gilgamesh" Myriam Mallié "pour le Post-it: "Masculin sacré" , je vous partage aussi ceci de Françoise Gange , auteur de :
Jésus et les Femmes, essai, ré-édité par les Editions Alphée, janvier 2006
Les Dieux menteurs, essai, ré-édité par les Editions Alphée, juin 2006

deux livres qui commencent avec cet extrait de Léonard Appel:
"La spiritualité est un art de vivre qui demande
de l audace en ceci qu il nous faut toujours prendre
le contre- pied des institutions, surtout de celles par lesquelles nous nous sécurisons nous -mêmes."


L’autre christianisme :
le Jésus de la gnose et les femmes.
par
Françoise Gange

Intervention de Françoise Gange au Colloque UNESCO, 18 et 19 septembre 2006




Alors que sont bien connus les quatre évangiles canoniques (Evangiles selon Mathieu, Marc, Luc et Jean) devenus les textes fondateurs de l’Eglise de Rome, à partir du 4e siècle, je voudrais évoquer ici un grand courant du premier christianisme, le courant gnostique (de gnose : vérité), méconnu voire totalement ignoré. Les écrits qui le fondent, retrouvés fortuitement dans le désert d’Egypte, en 1945, près de la petite localité de Nag Hammadi, parmi lesquels l’Evangile selon Thomas, l’Evangile selon Marie, l’Evangile selon Philippe ou encore la Pistis Sophia, l’Hypostase des Archontes, la Sophia de Jésus le Christ, le Dialogue du Sauveur… ont circulé librement jusqu’au 4e siècle, date à laquelle fut mis sur pied dans ses grandes lignes le canon (définitivement fixé en 1546 seulement), qui les écarta comme hérétiques.

Il est important de rappeler que ces deux grands courants, le courant gnostique et le courant judaïsant étayé sur Pierre et mis en oeuvre par Paul, se sont pareillement réclamés issus de l’enseignement de Jésus.
Or le fond de leur enseignement apparait très différent.


D’après les gnostiques, Jésus se définissait non pas comme le fils du Dieu Père, mais comme le “Fils de la Mère/l’Esprit”, se rattachant ainsi à un aspect féminin du divin. Ce groupe pratiquait la relation égalitaire entre ses membres : les femmes étant reconnues comme des disciples à part entière. Ainsi, Marie de Magdala, que l’Evangile selon Philippe présente comme la compagne de Jésus, y était-elle considérée comme le “disciple préféré”, disciple à la vaste intellection, qu’on voit capable dans l’Evangile selon Marie, de prendre la succession de Jésus, après son exécution.
Le courant judéo-chrétien quant à lui, étayé principalement sur Pierre et sur Paul, rattachait Jésus au Dieu Père biblique, faisant disparaître toute notion d’un divin féminin. Courant patriarchal donc, dans l’optique duquel le Père domine la famille, car la femme (mère, épouse, fille) doit être soumise à l’homme. Pour Paul, la femme doit porter un “signe de sujétion” sur la tête et ne peut, en aucun cas, prendre la parole dans les assemblées : son époux étant le médiateur entre le divin et elle, car : “Ce n’est pas l’homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l’homme. Et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme”. (I.Cor.XI,7-10)


La hiérarchie, et donc l’attitude de soumission, est le fondement de ce courant judéo-chrétien qui est parvenu à effacer le courant gnostique, égalitaire.
Ainsi : « Le chef de tout homme, c’est le Christ, le chef de la femme c’est l’homme, le chef du Christ c’est Dieu » (I Cor.XI,3) La fille passe au cours de sa vie, de la tutelle du père à celle de l’époux. Toute la communauté est soumise à l’autorité de l’évêque et pour la communauté catholique, le pape sera le représentant de Pierre sur terre, détenant l’autorité absolue sur les consciences. Le simple croyant n’étant pas invité à entreprendre la moindre recherche car il doit se considérer comme soumis à son supérieur en toutes choses et se maintenir dans la stricte attitude d’obéissance aux autorités.
D’après Clément, évêque de Rome entre 88 et 97 environ, considéré comme le premier pape « l’évêque gouverne la communauté comme Dieu gouverne dans le ciel » et il énonce cette sentence définitive qui le ferait aujourd’hui taxer d’intégrisme : « Quiconque désobéit aux autorités ordonnées par Dieu, reçoit sentence de mort ». Clément, Ep Romains, 41-3


La notion de recherche intérieure, de quête, était au contraire primordiale pour les gnostiques : chacun étant invité à marcher vers sa lumière intérieure : « Allume la lampe en toi-même ; Frappe à la porte, et on t’ouvrira… » ; « Cherchez et vous trouverez » Ev.Thomas, log 96, trad. J Doresse, ou encore « Que celui qui cherche ne cesse point de chercher jusqu’à ce qu’il trouve : lorsqu’il trouvera il sera ému ; et lorsqu’il sera ému, il admirera et il régnera sur l’univers » Ev Thomas, log 1, livre cité.
Dans cette perspective, l’égalité entre les membres de la communauté apparaît comme gage d’entente et d’amour, donc garante de paix : « Quiconque établit des distinctions —et il ne vivra pas en accord avec tous puisqu’il divise et qu’il n’est pas un ami— est un ennemi pour tous. », Deuxième Traité du Grand Seth, P 62, 6—10, trad Louis Painchaud.
Les gnostiques s’inscrivant ainsi dans une perspective “mystique”, par opposition à la religion extérieure des évêques (Dieu Tout Puissant dominant la création).


On pense aujourd’hui que ces textes gnostiques retrouvés dans le sable, ont été enfouis à la hâte, peut être par un moine du monastère de Saint Pacôme proche du lieu de la découverte, à l’époque où, par l’édit de Milan (313), l’empereur Constantin qui accordait la liberté de culte dans l’empire, permit au christianisme judaïsant —dont les évêques n’avaient cessé de combattre les gnostiques depuis le 2e siècle, comme le montrent les écrits d’Irénée (évêque de Lyon)— de s’imposer définitivement. A partir de là, fut taxé d’hérétique et condamné à mort, quiconque était trouvé en possession des écrits interdits.

Jusqu’à la découverte en 1945, des manuscrits ensevelis de Nag Hammadi, on ne pouvait connaître les gnostiques qu’au travers des écrits déformés des évêques judaïsants, qui fustigeaient ce qu’ils appelaient le « manque de sérieux » de leurs adversaires. L’œuvre d’Irénée (évêque de Lyon au 2e siècle) en particulier, intitulée Contre les Hérésies, montre bien à quel point les deux branches différaient.
Les gnostiques —qui se considéraient comme libres et égaux, menant ensemble une quête de connaissance et de vérité conforme au message de Jésus tel qu’il apparaît dans les textes retrouvés à Nag Hammadi— pratiquaient le partage des tâches et la rotation des rôles et des responsabilités, ce dont Irénée ou Tertullien, partisans d’une stricte hiérarchie, se gaussaient, ironisant à propos du déroulement de leurs assemblées. On ne sait, se plaignent-ils, qui chez eux est évêque, qui diacre ou qui prendra la parole en prophétisant, car ils tirent leurs rôles au sort, permutant selon les jours et ne permettant aucune identité précise des individus. De plus ajoutent-ils, ils comptent dans leurs rangs un certain nombre de « sottes femmes » qui déambulent aux côtés des hommes, prenant part comme ces derniers aux assemblées et prétendant même enseigner comme eux, « Quelles prostituées font-elles ! ».


Dans les textes retrouvés à Nag Hammadi, Marie de Magdala (Marie-Madeleine) apparaît comme la compagne de Jésus et sa disciple de prédilection. Ce qu’on voit dans l’Évangile selon Marie, dans le texte intitulé Pistis Sophia (la Sagesse et la foi), ou encore dans l’Evangile selon Philippe qui précise que Jésus embrassait souvent Marie sur la bouche et que certains disciples s’en montraient jaloux.
Jésus apparaît, non plus comme cet être asexué qu’on a présenté dans les évangiles canoniques, mais comme un sage qui souhaite rétablir l’Unité, masculin et féminin unis, afin de parvenir à la Totalité : l’Homme parfait, pourvu des deux moitiés inséparables qui le constituent.
Dans la société judaïque de l’époque, la femme n’était pas l’égale de l’homme : les biens par exemple, appartenaient à l’époux, et la femme était l’un des biens de l’époux, qui pouvait la prendre puis la répudier comme bon lui semblait.
Dans l’Evangile selon Thomas, Jésus dit : « Si deux (l’homme et la femme) sont l’un avec l’autre en paix dans la même maison, ils diront à la montagne : Déplace-toi, et elle se déplacera. » log 53, livre cité. Il insiste constamment pour dire que l’amour profond dans un couple (amour conçu comme Alliance à la fois sensible et spirituelle) décuple les forces des deux individus qui le composent.
Message révolutionnaire car à l’époque, il n’y avait pas d’Alliance d’amour entre l’homme et la femme, mais un mariage patriarcal dominant-dominé. Seul le plaisir de l’époux était pris en compte. Pour la femme, le plaisir était interdit ou en tout cas jamais mentionné : l’église lui parlait de « devoir conjugal ».


Le couple formé par Jésus et par Marie apparaît donc détonant : il rappelle le monde « païen » antérieur, et plus particulièrement la longue culture de la Déesse qui avait précédé l’apparition des Dieux dans le panthéon. Culture qui pratiquait la hiérogamie ou union sacrée entre le principe masculin et le principe féminin, âprement combattue par l’Eglise.
Entre Jésus et Marie, il y a une relation totale, car les textes de Nag Hammadi et notamment l’Evangile selon Philippe, ou encore la Pistis Sophia, montrent que non seulement ils s’aiment d’amour, mais qu’ils partagent le plus grand : la spiritualité, domaine à la fois de l’intelligence et de la sensibilité.


L’Evangile selon Marie est un texte capital, qui montre qu’après la mort de Jésus, tandis que les disciples sont découragés et craignent d’être poursuivis à leur tour par les autorités du temple, Marie les console et leur redonne des forces pour continuer l’œuvre consistant à répandre la Parole ; elle leur rappelle que Jésus « les a fait Homme », c’est à dire les a réconciliés avec les deux moitiés de l’humain, féminin et masculin.
On voit Pierre lui demander si Jésus, « qui la préférait », ne lui aurait pas délivré un enseignement que les autres ne connaîtraient pas et qu’elle pourrait leur délivrer à son tour. Prenant la place de Jésus, « l’Enseigneur », elle leur fait alors partager un message essentiel, qui déroute les plus misogynes d’entre eux, et tout particulièrement Pierre. Enseignement « secret » qui parle de la remontée de l’Ame féminine du monde, ensevelie par les Archontes, parmi lesquels Ialdabaoth, alias Yahvé. Elle leur enseigne ce qui constitue le centre de tous les écrits retrouvés à Nag Hammadi : le grand Féminin du monde (jadis féminin divin) a été précipité dans l’En-bas, c’est à dire démonisé par Yahvé, et il crie vers les hauteurs pour retrouver sa grandeur d’autrefois. Jésus apparaissant comme celui qui va l’aider à retrouver cette grandeur perdue.


Le texte poursuit en montrant Pierre furieux et jaloux, comme il apparaît souvent ailleurs, dans l’Evangile selon Thomas par exemple, ou encore dans Pistis Sophia, à l’égard de Marie, doutant et se se révoltant à l’idée qu’elle, une femme, ait pu recevoir un enseignement que lui n’aurait pas reçu. Il tente de dresser les autres disciples contre Marie : Jésus lui aurait-il vraiment donné cet enseignement, et eux, les hommes, devraient-ils faire cercle autour d’elle pour l’écouter ?
C’est alors qu’un autre disciple, Lévy, se lève et dit à Pierre : Qui es-tu pour douter, nous savons que Jésus la préférait… Et l’évangile se termine par ces termes très significatifs : « Ils partirent prêcher l’Evangile selon Marie » Ev. Marie ; A Pasquier.
Ce texte montrant donc qu’au lendemain de la crucifixion, Marie prit pendant un laps de temps la tête de la petite communauté des proches disciples.


Une autre différence capitale entre gnostiques et judaïsants, réside dans la définition de l’Esprit, si important puisqu’il est le troisième terme de la Trinité chrétienne, à côté du Père et du Fils.
Alors que pour les judéo-chrétiens, l’Esprit est défini comme l’Esprit de Dieu, Esprit du Dieu Père biblique, pour les gnostiques, l’Esprit représente le divin féminin, la Mère divine éradiquée par la culture patriarcale.
Pour comprendre la portée de cette opposition entre judaïsant et gnostique, il faut replacer le contexte biblique dans la grande histoire.


Avant Yahvé et donc bien avant l’apparition des chrétiens, la notion de divin n’avait pas une connotation purement masculine, bien au contraire, le divin avait été représenté sous un aspect féminin depuis la plus haute antiquité, sous les traits d’une Déesse conçue comme la Grande Mère, créatrice et protectrice des mondes. On lui vouait un culte sous des noms divers selon les zones géographiques concernées : Anat, Au Set, Isis, Inanna, Nut, Ishtar, Attoret, Astarté, Asherah, Attar, Hathor… pour ne citer que les lieux les plus proches du déroulement des actions de la Bible.
L’archéologie conjuguée à l’étude des mythes, nous montrent que cette conception d’un divin féminin fut universelle et qu’elle remonte très haut dans le temps, puisqu’on a retrouvé des statuettes féminines qu’on a appelée des “Vénus”, datant de 25 000 ans, en Dordogne par exemple, Vénus de Galgenberg, de Tursac, de Brassempouy, de Sireuil, mais dont la répartition géographique s’étend en réalité de la Sibérie à l’Europe occidentale.
Toutes les cultures néolithiques témoignent d’un culte du divin féminin.
A Ephèse, à l’époque de Paul encore, les Ephésiens honoraient Artémis, l’Artémis d’Ephèse aux seins multiples qui symbolisaient son statut de Grande Mère, et l’apôtre venu au stade dans l’intention de prêcher au nom du Dieu Père et du Fils, dut rebrousser chemin comme nous l’apprend la lecture des Actes des Apôtres, et s’abstenir de prendre la parole sous la menace grondante de la foule d’Ephèse, que le gouveneur de la ville dut rassurer en ré-affirmant le credo familier : “Grande est l’Artémis d’Ephèse !”


Les textes gnostiques retrouvés à Nag Hammadi, révèlent clairement la volonté de ré-introduire, dans le contexte du divin mâle (le Père et le Fils) qui est celui du christianisme “officiel” c’est à dire judaïsant, la notion du divin féminin antérieur. Nombre d’entre ces textes mettent ainsi en scène la Mère/l’Esprit, ou Sophia qui représente la femme spirituelle, Zoé, la “fille de la grande Sophia”, ou aussi Noréa, la “fille d’Eve”.
L’Hypostase des Archontes met en scène le combat cosmique qui a eu lieu entre Yaldabaoth (Yahvé) qui prétend régenter le Tout, et Zoé, la fille de Sophia, la Mère divine. Le combat se soldant par la victoire du féminin divin et Yaldabaoth “étant précipité dans le Tartare, au fond de l’abîme”.


La conception de la femme et du féminin, de sa place et de son rôle dans la société et dans la spiritualité, totalement différente dans les textes gnostiques et dans les textes canoniques, se révèle ainsi véritablement comme le pivot de la disparité entre les deux conceptions.

Nous remarquerons en guise de conclusion, qu’avec l’inversion des polarités du divin —du féminin divin, époque de la Déesse considérée comme la Mère créatrice et protectrice de l’univers, aux Dieux Pères, tous guerriers s’inscrivant dans une visée de conquêtes— s’est inversé le rôle de la femme et du féminin. Désacralisée, réduite à son corps (épouse et mère ou prostituée), elle est censée dans l’ordre patriarcal, n’avoir plus ni esprit ni âme, elle qui était, 4000 ans auparavant, l’Ame du monde, l’Esprit de justice et de droiture, de bonté et de générosité comme on le voit dans les premiers mythes de Sumer…
Il faut rappeler que c’est la haine de la femme et du féminin qui allumera les bûchers d’une Inquisition avide de purger le monde des « sorcières », l’église ayant organisé, pendant plus de deux siècles, un véritable « sexocide » ainsi que l’a très justement écrit Françoise d’Eaubonne, dans son livre Le sexocide des sorcières.
Les sorcières n’étant souvent que des femmes jeunes, des « miresses » c’est à dire médecins, des herboristes, des accoucheuses, qui continuaient à transmettre la très ancienne connaissance des Plantes guérisseuses.. toutes refusant leur exclusion du monde patriarcal.
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mar 16 Fév 2010, 11:29

Message replacé de juillet 2007
L Orient de l Âme

Jean Herbert (1897-1980), imposant personnage aux multiples vies, orientaliste, fondateur des collections "Spiritualités vivantes" chez Albin Michel, interprète de conférences internationales (O.N.U), directeur de collections de dictionnaires techniques, toutes ces vies orientées dans un seul but : aider les gens à se comprendre, plus encore à se respecter mutuellement. Remercions Josette Herbert qui nous a remis ce montage d’entretiens effectués peu avant sa mort..



Nouvelles Clés : Jean Herbert, par quoi avez- vous commencé : par l’élude des spiritualités orientales ou par l’interprétation ?

Jean Herbert : Par la guerre (celle de 1914-18). J’étais alors un très jeune officier de liaison et conseiller technique auprès de l’artillerie américaine parce que je savais l’anglais grâce à mon père qui l’a enseigné à l’Ecole des Sciences Politiques à Paris pendant 60 ans. Il était tout naturel qu’un tel exemple me conduise à préparer une licence d’anglais. C’est à l’occasion d’une permission que j’ai fait partie d’une mission à Londres composée de 4 représentants français présidée par le Ministre des Finances (1917). Dès notre arrivée, un breakfast réunissait à la table de Llyod Georges. Ce premier déjeuner international m’a permis d’effectuer ma première interprétation politique.

N. C. : Suivie de bien d’autres ?

J. H. :Suivie surtout des négociations d’armistice, puis de la Conférence de la Paix qui a préparé le Traité de Versailles où je me suis retrouvé interprète. Lorsque je suis revenu à mon unité, mes camarades n’y croyaient pas. J’y ai cru personnellement et j’ai continué dans cette voie. J’ai travaillé dans bien d’autres organisations, dans bien d’autres institutions internationales où je me suis aperçu que dans toutes ces réunions internationales, il était extrêmement difficile de s’entendre pour la raison bien simple que les gens qui représentent soit des Etats, soit des organisations, soit des groupes ethniques ou autres ne se réunissent que lorsqu’ils sont en désaccord ou Iorsqu’il y a un conflit ouvert ou latent. Avec cette conséquence qu’en face des oppositions d’intérêts, chacun cherche à faire triompher son point de vue, à défendre ses intérêts au préjudice des autres. Or c’est incontestablement la discipline de l’interprète qui m’a donné la faculté de faire ce que je fais en matière d’orientalisme car cette matière, comme l’interprétariat, se consacre à la découverte et à l’explication de l’être humain. Et en même temps, on recherche l’établissement des relations humaines, s’efforçant d’en justifier la nécessité.

N. C. : Un rapport existe donc entre l’orientatisme et le métier d’interprète.

J. H. :En fait, il y en a deux. Il y a d’abord un rapport en ce qui concerne la substance ou l’intention généraIe, tâcher de permettre aux gens de bien s’entendre entre eux afin qu’ils ne passent pas leurs temps à se quereller sinon à se battre ; et il y a aussi un rapport dans la forme ou plutôt dans la formation professionnelle. S’il est consciencieux et compétent, l’interprète de conférence doit faire abstraction de sa propre personnalité et se mettre dans la peau de l’orateur qu’il est appelé à traduire. Il doit être absolument passif, comme un disque vierge, pour recevoir, imbiber, assimiler ce que dit l’ orateur et, en même temps que cette passivité, il doit avoir une activité extraordinairement intense et rapide pour transposer ce qu’il a entendu et pour l’exprimer à son tour de façon claire, parce qu’un véritable interprète ne se borne pas à traduire des mots, il doit faire passer, sans le déformer, le massage que voulait faire passer l’orateur. C’est précisément cette double attitude qui m’a permis d’étudier aussi les religions orientales, en essayant de les comprendre passivement, en abdiquant ma propre personnalité, en m’y plongeant sans aucun esprit critique et ensuite en essayant de les rendre avec autant de clarté possible, comme les gens qui les pratiquent veulent qu’elles soient décrites. D’ailleurs l’interprétation est la plus grande université. A l’université, vous pouvez avoir un bon maître ou deux. En tant qu’interprète, vous en avez un nombre illimité puisque vous travaillez pour les plus grands spécialistes dans tous les domaines.

N. C. : Quel motif vous a poussé dans l’étude de la spirituatité orientale ?

J. H. :J’ai toujours été assez préoccupé de questions spirituelles. J’ai cherché longtemps dans le cadre du Christianisme (mon père était protestant et ma mère catholique), puis de la Science chrétienne qui m’a beaucoup attiré parce que ses fondateurs ne s’appuyaient pas sur les dogmes habituels du Christianisme mais faisaient appel à l’expérience personnelle comme preuve. Je m’y suis plongé avec enthousiasme parce que je recherchais justement une voie où la logique formelle n’aurait plus à intervenir du tout.

Mais j’y ai trouvé certaines choses qui me gênaient, en particulier ce complexe de supériorité et cette intolérance en face de gens qui appartiennent à d’autres religions ou à d’autres croyances. La curiosité m’a poussé à chercher si, dans les autres grandes religions, il en était de même, ou si au contraire il y avait des groupes religieux qui, tout en se livrant à une recherche spirituelle très authentique et très intense, considéraient non seulement avec tolérance mais avec respect les autres systèmes, les autres modes de cette recherche.

N. C. : Quand et à quelle occasion avez-vous pour première fois découvert l’Asie ?

J. H. :J’ai découvert d’abord l’Islam en allant faire un voyage en Turquie en 1925.

Cette découverte d’un pays en-dehors de la Chrétienté a été pour moi une véritable révélation.

Ce contact avec l’Islam - il en aurait été de même avec n’importe quel autre pays en dehors de la Chrétienté d’ailleurs - m’a fait réfléchir et m’a amené à faire une distinction que je n’avais jamais pensé à faire auparavant entre d’une part ce qui était une vérité française, une vérité européenne, une vérité chrétienne, et d’autre part une vérité véritablement humaine, c’est-à-dire vraie pour toute l’humanité. C’est une chose à laquelle beaucoup de gens n’ont sans doute jamais pensé, qui s’imaginent que ce qui est vrai sur le plan moral, social, religieux... etc, dans leur pays doit l’être aussi pour tout le reste de l’humanité. Et précisément, cette plongée dans un pays musulman m’a permis de saisir cette différence qui, je crois est capitale. Pourquoi une coutume qui est considérée comme respectable chez nous devrait- elle l’être aussi dans tous les pays, pourquoi ce qui semble blâmable chez nous devrait-il l’être nécessairement dans tous les autres pays ?

N. C. : A quelle époque avez-vous commencé à vous intéresser plus précisément aux sages de l’Orient ?

J. H. :C’est vers 1930 que j’ai commencé à m’intéresser à l’Orient et à étudier les religions orientales pour vois ce qu’elles avaient à donner. J’ai découvert l’Asie d’abord dans des livres en étudiant les textes sacrés bouddhiques qui me paraissaient le plus accessible. Lorsque l’occasion s’est présentée en 1934, j’ai décidé d’aller voir des pays bouddhiques mais j’ai été terriblement déçu de trouver là également intolérance et complexe de supériorité.

N. C. : Et l’Hindouisme, comment y êtes-vous arrivé ?

J. H. :Par hasard, ou plutôt pour des raisons que j’ignore tout simplement - au fond, c’est cela, le hasard et je dois dire en passant que ma carrière toute entière a été guidée par les circonstances sans que jamais je ne force en rien le destin. J’avais rencontré à San Francisco un moine de religion hindoue qui m’avait beaucoup intéressé et qui m’avait donné quelques livres, de Vivekananda entre autres, que j’ai lus sur le bateau en allant au Japon où j’ai un peu circulé, en Chine aussi. Le hasard au périple m’a amené ensuite dans l’Inde. C’était un pays qui ne m’intéressait pas à priori. Mais j’ai pensé aux conseils du moine de San Francisco ; j’ai débarqué à Calcutta et pris contact avec la Mission Râmakrishna où j’ai découvert une attitude qui m’a plu énormément, où précisément l’Hindouisme m’a accroché par sa catholicité absolue.

N. C. : Vous avez été touché par la grâce ?

J. H. :Si vous voulez, dans l’Hindouisme j’avais trouvé ce que je cherchais. C’est une religion qui n’a pas de dogmes, on peut croire tout ce qu’on veut et, par conséquent, on n’a pas de raion de ne pas respecter quelqu’un qui croit autre chose que ce que l’on croit soi-même, tout en offrant une possibilité de recherche spirituelle extrêmement intense. Puis je me suis souvenu qu’une amie française m’avait rècommandé de prendre contact avecun musicologue bengali tout à fait remarquable. Il habitait Pondichery .J’y suis allé et ai trouvé un chanteur musicien qui est devenu un très grand ami. Il vivait dans l’ ashram de Shrî Aurobindo dans le sud de l’Inde. J’ai commencéàlire quelques plaquettes de Shri Aurobindo ou sur lui. C’est à ce moment précis que j’ai eu le coup de foudre. Pour la première fois de la vie, je trouvais quelqu’un qui combinait une expérience mystique extraordinaire et une rationalité cartésienne impeccable. J’avais connu de grands savants cartésiens dont lalogique ou la pensée me convenait j’avais connu égalementquelques grands mystiques, mais jamais les deux réunis en la même personne.

Je suis revenu l’année suivante (1935) enthousiaste à l’idéé d’apprendre à méditer pendant des journées entières...

N. C. : Et il vous a "collé à votre machine à écrire"..

J. H. :Exactement. Aurobindo m’a demandé de traduire ses commentaires sur l’"Isha Upanishad". J’avais une machine à écrire et je me suis mis au travail. Tout d’abord je ne comprenais pas pourquoi il ne me jugeais pas digne de méditer, mais il avait vu ce que je devais faire. Cette année-Ià Aurobindo m’ a accepté comme disciple. Il m’a d’abord donné le nom de "Vishvabandhu" (l’ami de tous) qui était tout un programme et une orientation que je continue à découvrir puis il a posé longuement sa main sur ma tête. Selon la tradition hindoue, une initiation donne : premièrement l’indication de la voie à suivre, deuxièmement la soif et troisièmement la force et les conditions matérielles de le faire.

N. C. : Aurobindo voulait donc que vous fassiez connaître par écrit sa pensée en Occident...

J. H. :En effet, je lui avais demandé à plusieurs reprises si je pouvais rester dans son ashram mais à chaque fois il avait refusé : "Votre place est en Europe", me disait-il.

Puis il m’a demandé de traduire tous ses ouvrages en français et de les faire traduire dans d’autres langues.

N. C. : Une question un peu technique : est-ce qu ’Aurobindo a revu vos textes ?

J. H. :Toutes les traductions que j’ai faites de son vivant ont été révisées par Shrî Aurobindo et il connaissait très bien le français. Celles que j’ai faites après sa mort, évidemment ne l’ont pas été, mais ont été soumises à d’autres disciples que moi. Ils m’ont souvent fait des suggestions, proposé des corrections, des améliorations dont j’ai naturellement tenu compte.

N. C. : Quelle était la philosophie de Shrî Aurobindo, que retiendra-t-on de lui plus tard ?

J. H. :Oh, de lui, plus tard, on retiendra beaucoup de choses. L’essentiel je dirais, c’est qu’il a réussi à faire une synthèse extraordinaire de tout ce qui l’a précédé sur le plan religieux, sur le plan philosophie, sur le plan scientifique (c’était un homme qui avait une culture occidentale très poussée, qui avait fait toutes ses études à Cambridge, qui était très au courant des différents aspects de la science occidentale, qui se faisait envoyez les périodiques scientifiques de beaucoup de, pays occidentaux, qui connaissait non seulement l’anglais mais tout aussi bien le français que l’allemand, l’italien, le latin, le grec) pour aboutir non pas à un petit mélange ou à un oecuménisme quelconque, mais à monter au-dessus pour voir ce que, chacun d’eux avait apporté à l’ensemble de la richesse humaine et il a pris cela comme base en concluant qu’il doit être possible à l’humanité d’aller plus loin. Pour lui, l’évolution de l’humanité et l’évolution de la vie sur terre ne sont pas terminées. Il dit, ce qui est admis je crois par toutes les religions et par toutes les théories scientifiques, que sont apparus sur terre d’abord la matière, les minéraux... etc, plus tard la vie, les arbres par exemple et peut-être certains animaux primitifs, ensuite le mental, les animaux supérieurs et puis l’homme et qu’il n’y a aucune raison de supposer que cette évolution soit terminée.

Pourquoi nous imaginerions-nous que les hommes sont le point final de l’évolution ? Il pense qu’il y aura une suite dans cette évolution qu’il appelle le supramental, c’est-à-dire l’apparition d’un plan qui sera au-delà du mental, comme le mental est au-delà de la vie, comme la vie est au-delà de la matière. Et il estime, ceci me parait parfaitement logique d’ailleurs, que nous ne soyons pas un point final, et que le moment est venu où ce plan supramental doit descendre sur la terre.


suite



je vous propose ce texte dans la continuité et aimerais avoir des compléments d informations en ce qui concerne
" Zorokothora et Melchisédek"
,

sujet qui me tient à coeur!

N ayant pas les "droits" que pour partager les écrits de Hurtak à ce sujet et son très enrichisant livre
"Pistis Sophia",
vos "conaissances" sont les bienvenues!


Le christianisme en Asie centrale
Jean-Paul Roux
Directeur de recherche honoraire au CNRS Ancien professeur titulaire de la section d'art islamique à l'École du Louvre

L'Asie centrale, de tout temps terre de passage, d'invasion, de rencontre des civilisations venues des quatre points cardinaux, est le lieu de la diversité anthropologique, linguistique et culturelle par excellence. Comment, et sous quelle forme le christianisme s'y implanta-t-il ? Quel rôle y joua-t-il ?
C'est en partant des foyers de la Mésopotamie et du plateau iranien que le christianisme a gagné l'Asie centrale. Il n'y avait pas alors d'autre voie de pénétration. Nous sommes malheureusement fort mal documentés sur l'apostolat dans le Moyen-Orient. Selon la tradition, la tâche de l'évangélisation en direction de l'est aurait été confiée à saint Thomas, ce disciple de Jésus qui, par sa bienheureuse incrédulité, avait eu le privilège de mettre sa main dans les blessures du crucifié. Avec quelques compagnons dont les noms sont conservés, il aurait prêché en Iran avant de se rendre dans l'Inde. Rien ne permet de penser que la tradition se trompe. Rien ne permet non plus d'affirmer qu'elle dit la vérité.


[url=http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/Le_christianisme_en_Asie_centrale.asp][url=http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/Le_christianisme_en_Asie_centrale.asp]http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/Le_christianisme_en_Asie_centrale.asp[/url][/url]
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mer 17 Fév 2010, 13:06

« Esther, sœur de Shéhérazade »



Chahrazade
Chahrazade

LE PROLOGUE-
CADRE DES MILLE ET UNE NUITS

LES LÉGENDES PERSES

ET LE LIVRE D ESTHER



En relisant récemment le récit dans lequel sont encadrés les contes des Mille et une Nuits, et en prenant connaissance des études diverses
auxquelles ce prologue-cadre a donné lieu, nous nous sommes trouvé en présence d'une thèse qui nous parait de nature à attirer particulièrement l'attention des lecteurs de cette Revue. Cette thèse, en effet,
prétend rattacher à la fois, et l'encadrement des Mille et une Nuits, et un écrit biblique, le Livre d Esther, à une antique légende, à une légende de la Perse : les chroniqueurs persano-arabes fourniraient, nous assure-t-on, la justification de ce qui est ainsi affirmé, et,
d'ailleurs, la simple confrontation du livre juif avec le récit arabe établirait la parenté des deux ouvrages. Esther serait donc, comme on l'a dit, la « sœur de Shéhérazade » ou, plus exactement, son double.


texte
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 20 Fév 2010, 21:02

Irak :
l’excavation de l’antique cité d’Ur pourrait en faire l’égal des pyramides

Le royaume d'Ur, fondé il y a plus de 4.500 ans, repose enseveli sous un grand tertre balayé par les vents au sommet duquel trône le majestueux Zigourat, une construction de briques à degrés dédiée à la déesse sumérienne de la lune, Nana

La cité sumérienne d'Ur, où le patriarche Abraham naquit selon la Bible, pourrait devenir aussi célèbre que le site de pyramides de Gizeh en Egypte si une volonté politique existait, assurent les responsables irakiens et étrangers travaillant sur le site.



AFP - La cité sumérienne d'Ur, où le patriarche Abraham naquit selon la Bible, pourrait devenir aussi célèbre que le site de pyramides de Gizeh en Egypte si une volonté politique existait, assurent les responsables irakiens et étrangers travaillant sur le site.
A peine 20% de la cité, située près de Nassiriya, dans le sud l'Irak, ont été découverts lors de fouilles réalisées aux 19e et 20e siècles par des archéologues britanniques et américains.
"Quand les fouilles reprendront, des tonnes d'antiquités seront mis au jour et rempliront les salles de musée. Ce site deviendra peut-être plus important que le site de Gizeh" où se trouvent les pyramides de Khéops, Képhren et Mykérinos ainsi que le Sphinx, s'enthousiasme Dhaif Mouhssin, responsable de la protection du site.
"Certains archéologues estiment qu'il faudra plus de trente ans pour faire sortir de terre la cité", ajoute l'homme en arpentant son territoire.
Le royaume d'Ur, fondé il y a plus de 4.500 ans, repose enseveli sous un grand tertre balayé par les vents au sommet duquel trône le majestueux Zigourat, une construction de briques à degrés dédiée à la déesse sumérienne de la lune, Nana.
Ur fut l'un des premiers centre de civilisation, établi sur les rives fertiles de l'Euphrate, où pour la première fois dans l'histoire de l'Humanité une écriture sous la forme de symboles cunéiformes a été utilisée.
C'est sous le règne du roi Ur-Nammu (environ 2112-2095 avant notre ère), un guerrier accompli et fondateur de la troisième dynastie de Sumer, que la cité a atteint son apogée pour s'étendre jusqu'à l'Iran. L'économie, la culture, l'art et la poésie ont fleuri. Le royaume était régi par une réelle administration et un code de lois.
"Il est certain que beaucoup plus de matériel reste à découvrir", assure Steve Tinney, professeur d'assyriologie à l'Université de Pennsylvanie (Etats-Unis), à l'origine des premières fouilles scientifiques menées avec le British Museum entre 1922 et 1934.
Il espère que des textes seront découverts pour mieux comprendre la culture et la religion polythéiste sumériennes. "Nous ne possédons pas de littérature sur Ur-Nammu et ses successeurs, sur les rituels et les prières", dit-il, joint par téléphone.
Le site d'Ur pourrait s'avérer unique s'il est confirmé qu'il recèle ce qui pourrait être, selon Dhaif Mouhssin, la demeure du patriarche Abraham, le père des trois religions monothéistes.
"On pense que c'est là qu'il résida car lors des fouilles de 1922, on a retrouvé son nom inscrit sur une pierre", explique-t-il devant un édifice de 27 pièces reconstruit sur ordre de Saddam Hussein en prévision d'une visite en 1999 de Jean Paul II, qui n'a jamais eu lieu.
Protégée par une fragile barrière et quelques gardes, Ur risque toutefois de rester une cité perdue dans un pays encore secoué par la violence et plus préoccupé par sa reconstruction que par l'archéologie.
"Il reste beaucoup à faire et un effort doit être consenti de concert avec le gouvernement central si le pays entend tirer profit de son énorme potentiel et devenir une Mecque du tourisme", estime Anna Prouse, une diplomate italienne responsable de l'Equipe de reconstruction régionale (PRT) dans la province de Zi Qar.
Outre Ur, la province possède 47 sites "d'une grande valeur archéologique", poursuit-elle.
Les autorités provinciales n'ont pas le budget pour entamer des fouilles titanesques et "se concentrent sur l'électricité, les systèmes d'égouts, les écoles, les routes, l'eau potable plutôt que l'archéologie", dit-elle.
Quant au gouvernement irakien, il n'a pas fait preuve jusqu'ici de volonté pour planifier des fouilles, même si des équipes d'archéologues ont recommencé depuis 2005 à travailler, insiste Mme Prouse.
pour rappel
UR
et
http://maratray.chez-alice.fr/religions/procheor.htm
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Lun 15 Mar 2010, 08:30



Le Second Traité du Grand Seth




John Lamb Lash


Télécharger l'essai.


Traduction par Dominique Guillet d'un commentaire de John Lash sur "The Second Treatise of Great Seth". "Le Second Traité du Grand Seth". 8 pages. Un discours de révélation. Sujets: polémique anti-Judaïque et anti-Chrétienne, doctrine de l’Anthropos, avertissement contre les fausses idéologies religieuses, le subterfuge des Archontes, reconnaissance de l’humanité authentique.


Le Second Traité du Grand Seth nous propulse du langage banal et inoffensif de l’Evangile de Thomas vers des enseignements radicaux sur les Archontes et leur tentative insidieuse de détourner l’humanité. Comme son titre l’indique, ce texte appartient à la catégorie Lego du “Gnosticisme Sethien”. (NDT: la technique du Lego est une technique de John Lash consistant à sélectionner, à partir d’un vaste éventail de textes, les passages qui valident une vision ou un scénario préconçus.) Un personnage nommé Seth n’est mentionné qu’une seule fois, et une fois seulement dans l’Ancien testament, Genesis 4:25 “Et Adam connut sa femme une autre fois et elle porta un fils et elle l’appela Seth car dit-elle ‘Dieu m’a donné une autre graine à la place d’Abel que Caïn tua’”. Il est significatif que cela soit la mère Eve qui nomme Seth. Elle le considère, évidemment, comme un remplacement et une consolation pour le meurtre de son fils Abel. Beaucoup de bruit a été fait autour de l’histoire de Caïn et d’Abel, comme nous le savons.

Mais qu’en est-il de l’histoire de Seth?
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Lun 22 Mar 2010, 19:04

suite au sujet précédant, je vous propose ce texte quelque peu décoiffant retrouvé sur Karmapolis
«Il n’y a ni messie, ni élus, ni fin des Temps»
John Lash, auteur d’origine américaine vivant en Espagne et en Belgique est devenu à la longue une sorte de « puriste » dans le cadre de l’étude des textes gnostiques. Puriste dans la mesure où il a toujours voulu démontrer que les gnostiques n’étaient en aucun cas des chrétiens mais plutôt les ennemis jurés des religions messianiques. Lash pense que l’on a tort de vouloir faire passer les gnostiques pour des chrétiens new age dont les principes semblent séduire un nombre croissant de personnes. Mais cette séduction repose sur un malentendu, nous dit John Lash, dans la mesure où les gnostiques n’affirment pas qu’un homme est mort et ressuscité par amour de l’humanité. Selon eux, l’homme se doit plutôt de combattre une partie de lui-même, une partie qui fait de lui une sorte de machine : la partie placé sous le joug des archontes. Tous les textes gnostiques ne trouvent pas grâce aux yeux de Lash qui ne retient que les textes « sethiens », à savoir ceux qui sont les moins influencés par le christianisme en train de s’imposer. C’est la raison pour laquelle l’évangile de Judas ne semble pas séduire Lash qui la juge avec une certaine sévérité. Car, selon lui, il y a lieu de se rebeller à l’égard de cette religion qui fait de la douleur et d’un instrument de torture – la croix – un moyen de rédemption et de vie éternelle. pour John Lash, le groupe qui a donné naissance au christianisme messianique n'était rien d’autre qu’une secte vouant un culte à une entité extraterrestre qui se faisait passer pour un dieu –Yahveh– et qui est à l’origine d’une fiction religieuse : le monothéisme judéo-chrétien.

extrait choisi:

KarmaOne : De plus, vous êtes le seul exégète à ma connaissance à donner une interprétation « païenne », quasi chamanique des textes gnostiques du Nag Hammadi et vous rejetez de façon totale et sans hésitation les interprétations chrétiennes des évangiles et textes gnostiques. Vous n’êtes absolument pas d’accord avec le mouvement de penseurs qui voudrait créer une sorte de « nouveau christianisme » avec les textes gnostiques. Pourquoi rejetez-vous ces interprétations chrétiennes qui voudraient faire des textes du Nag Hammadi de nouveaux évangiles chrétiens?
Citation :
Lorsque j’ai commencé à écrire sur les Gnostiques en 1997, après un grand nombre d’années de recherches et de réflexion, il pouvait sembler étrange de considérer les Gnostiques comme des chamanes. En à peine 10 ans, cette vision a changé parce que notre compréhension du chamanisme s’est élargie. Pour l’ethnie des Evenks de Sibérie, le terme « chamane » signifie « celui qui sait », ce qui signifie la même chose que le terme « Gnostikos ». Les chamanes voyagent dans des royaumes surnaturels et acquièrent des pouvoirs occultes. Tout comme le terme « Telestai » qui signifie « ceux qui sont attirés vers un but, les initiés », à savoir la façon dont les sorciers gnostiques de l’école des Mystères se nommaient eux-mêmes.

Dans mon livre « Not in his Image », j’estime que les Gnostiques étaient l’épanouissement final de la religion païenne dans l’Ancien Monde. Cela remonte à l’ère paléolithique. « Païen » signifie littéralement habitant des campagnes. Cela implique qu’ils sont proches de la nature et qu’ils vénèrent les puissances de la terre. Dans la religion païenne, l’être suprême est féminin : il s’agit de la Déesse ou Magna Mater, soit la Grande Mère. Je relie la Grande Mère à Gaïa. Je décris ici l’aspect prépatriarcal du paganisme bien entendu. La période qui a suivi a été dominée par des Dieux guerriers masculins. J’ai essayé de restaurer le Gnosticisme tel qu’il se présentait à ses origines, avec ses racines païennes. Je montre que les Gnostiques de l’ère chrétienne représentent la dernière génération de chamanes qui ont pratiqué des techniques de Yoga, une sexualité sacrée et des rituels psychédéliques ou « enthéogéniques ». (NDLR : L’enthéobotanique est une discipline qui étudient les plantes hallucinogènes utilisées dans les rites chamaniques) usant de plantes psychoactives. Ils ont pratiqué tout cela dans un contexte naturel par le biais d’une relation intime avec la planète terre. Les « Sethiens » vénèrent le monde de la nature parce qu’il représente la transformation de la déesse « Sophia » qui signifie « sagesse ». Pour moi, ce message est clair : la terre est vivante et animée par une sagesse divine. Le paganisme est la reconnaissance de ce fait. Je désigne le concept d’épanouissement gnostique du paganisme par les termes de « Vision sophianique ».
Je m’oppose avec force à la récupération des écrits gnostiques pour en faire un christianisme « nouveau et amélioré ». Le matériel « Sethien-Ophite » contenu dans certains codex est anti-chrétien : il rejette le concept de « messie/Sauveur » et le plan de Dieu. Pourquoi pervertir ce matériel et en faire une autre version « des paroles de Dieu » ? Le but de mes recherches est mettre à la lumière du jour le message préchrétien et anti-chrétien de la Gnose après 1800 années de répression et d’obscurité. Je crois que seul ce message peut vaincre ce qu’il y a de maléfique dans la foi judéo-chrétienne. Simplement parce la Gnose formait une telle menace lorsque le Christianisme s’est constitué, les enseignements gnostiques ont été totalement éradiqués. Les Gnostiques n’ont pas été vaincu par l’argumentation, le raisonnement et un débat honnête. Ils ont été poursuivis, persécutés et tués. Je ne vois aucune raison de réconcilier la foi chrétienne avec la tradition sacrée qui a été détruite intentionnellement par les fondateurs du Christianisme. Qui tirera le bénéfice de cette réconciliation ?
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 09 Avr 2010, 09:07

L'ÉVANGILE SELON JUDAS, par The National Geographic




Nous sommes encore dans le temps de Pâques les Ami(e)s...

Vous serez sans doute intéressés par cet extraordinaire document du National Geographic paru en 2006. Voici ce qu’en a dit la National Geographic Society lors d’une conférence de presse au sujet de ce film :

« Le document vieux de 1700 ans tendrait à montrer Judas non pas comme le traître qui a vendu Jésus, mais plutôt comme le seul de ses disciples qui a vraiment compris le message que Jésus voulait véhiculer.

Ce document, qui est en fait une traduction d'un texte grec plus vieux encore, a été trouvé à la fin des années 1970 dans les sables égyptiens. Après être passé entre les mains de plusieurs antiquaires, il aboutit dans un coffre de la Citybank de Long Island, près de New York. Il y restera 16 ans, à se détériorer lentement, avant d'en sortir en 2000 et être finalement confié aux experts qui vont replacer une à une les 1000 pièces du puzzle et traduire le texte rédigé en langue copte.

Le récit développé dans ce document commence par montrer Jésus qui, rejoignant ses disciples à la veille de Pâques, se moque d'eux et tente de leur expliquer que la célébration de l'Eucharistie est inutile. Le traducteur du manuscrit, le professeur Rodolphe Kasser, explique que Jésus 'voit très bien qu'ils sont trop stupides pour le comprendre, sauf Judas, que les autres détestent, mais que Jésus affectionne particulièrement.' Jésus dit à Judas : 'Tu surpasseras tous les autres. Car tu sacrifieras l'homme qui me sert d'habit', peut-on lire dans ce passage-clef du manuscrit qui laisserait entendre que Judas n'a pas trahi Jésus, mais l'aurait plutôt aidé. Dans cet Évangile, Judas n'apparaît donc pas comme le traître de Jésus, mais plutôt comme un initié qui, au nom de Jésus, l'aurait dénoncé aux Romains pour la rédemption du monde. »

Cet évangile recoupe point par point les annales akashiques explorées par Anne et Daniel Meurois-Givaudan dans leur ouvrage De Mémoire d’Essénien - L’autre visage de Jésus.

Et comment ne pas faire un rapprochement entre la curieuse « demande » de Jésus à Judas, et le dix-neuvième et dernier chapitre du Messie récalcitrant, de Richard Bach ?

Sachez, par ailleurs, qu'il y a plusieurs années j’ai eu l’occasion de rencontrer un Indien de Paris qui m’a parlé du tombeau de Jésus à Srinagar...
Site du National Geographic : http://www.nationalgeographic.com/lostgospel/ sur lequel vous pouvez télécharger le texte de cet évangile en copte et en anglais.

« L’évangile selon Judas » - Synopsis
Une révélation bouleversante : un évangile récemment découvert affirme que Jésus a demandé à Judas de le trahir...
L'Évangile selon Judas

09/04/2010 01:00:11
Un article reçu par Anne Duquesne
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mar 28 Sep 2010, 14:03



Citation :
Si le dialogue interreligieux connaît aujourd'hui un essor remarquable, il avait également une place importante dans l'Antiquité, mais il prenait plutôt la forme de polémiques. Parmi les controverses patristiques restées célèbres, il y a celle de St Augustin avec le manichéisme.

D'ailleurs, jusqu'au début du XXe siècle, le manichéisme n'était connu que par les écrits polémiques des Pères et, principalement, de St. Augustin. Ayant adhéré au manichéisme pendant dix ans en tant qu'auditeur, certes, et non en tant qu'élu, il connaissait cette doctrine de l'intérieur et malgré les critiques qu'il lui adressa après sa conversion, il constitue une source sûre, en citant fidèlement les textes, comme l'ont fait ressortir les découvertes récentes du Turfân (au début du siècle), de Tébesse en 1918, de Medinet Mâdi en 1929 et d'Oxyrynchos en 1979.

Ces trois séries de découvertes ont confirmé le changement d'image que l'on avait du manichéisme. Jusqu'au XVIIe siècle, en effet, il apparaissait comme une hérésie chrétienne que les Pères ont combattue. C'est en 1728 seulement, avec Isaac de Beausobre, que les sources manichéennes ont été étudiées de manière critique et que la figure de Mani n'a plus été définie comme celle de l'hérétique, mais du fondateur de religion. Un siècle plus tard. F.C. Baur montra que la source principale du dualisme manichéen est à rechercher dans la religion de l'Inde. proche du bouddhisme. Ainsi le manichéisme prend place dans l'histoire des religions.

L'assyriologie apporte des éléments complémentaires, en soulignant l'origine babylonienne de la pensée de Mani. Mais le changement décisif vient de la découverte récente des textes manichéens qui montrent que le manichéisme n'était pas tant une secte qu'une grande religion orientale, reposant, d'une part, sur des textes, consignés dans le Shabuhragan (dédié au roi Shabuhr I), les Kephalaïa , retrouvés à Medinet Mâdi et reprenant les révélations reçues par Mani, ainsi qu'une partie du Codex Mani, contenant trois fragments de l'évangile de Mani (découvert dans une tombe d'Oxyrynchos au sud du Caire), disposant, d'autre part. d'une organisation liturgique et communautaire et ayant des missionnaires qui enseignent un catéchisme, analogue à celui que l'on a retrouvé dans le Turfân.

Des spécialistes du manichéisme : Jean-Daniel Dubois, Johannes van Oort, Gregor Wurst et Madeleine Scopello rendent compte de ces découvertes. Après une présentation d'ensemble par Jean-Daniel Dubois, Johannes van Oort s'attache plus précisément au Codex Mani, qui relate la vie de Mani. Gregor Wurst étudie le psautier manichéen et Madeleine Scopello précise un point peu connu : la place des femmes dans l'expansion du manichéisme.

Puis, John Kevin Coyle traite de la polémique d'Augustin avec le manichéisme à partir de la comparaison entre les moeurs des manichéens et celles des chrétiens. En prolongement de ce dossier sur le manichéisme, dont Otto Wermelinger a été le maître d'oeuvre, Marie-Noëlle Vignal aborde le personnage de Moïse, envisagé par Fauste, mais cette fois en fonction de Cyrille d'Alexandrie.

Marie-Anne Vannier

Citation :
Courrier du 11 juillet 2001 à 14 h 55, de Bertran de La Farge :

Bonjour,

Voici une intéressante dépêche de l'Agence France Presse. Je précise qu'il s'agit bien de Mani, Manès, très directement et que l'information - à l'état brut - qui suit ne revendique aucun lien ni avec les Bogomiles ni avec les Cathares.

Décidément, l'Irlande, très concrètement, loin des tumultes des chapelless, loin des sectarismes et des intégrismes de tous bords, exerce magnifiquement son rôle de conservateur de la pensée des Hommes. Après des dizaines de milliers de manuscrits extraordinaires et uniques, après le Manuscrit Cathare de Dublin conservé au Trinity College de Dublin, voici un exemplaire extraordinaire des Képhalaïa de Mani, maintenant conservé à la Fondation Chester Beatty, à Dublin.

Michael Ryan, le directeur de la Fondation vient de confier l'étude et la restauration de l'inestimable manuscrit à des experts internationaux. De vrais experts. Enfin ! Un grand merci à l'Irlande :

L'Évangile de Mani regagne l'Irlande après une odyssée de 70 ans
(par Andrew BUSHE).

DUBLIN, 11 juillet 2001 (AFP).

D'inestimables manuscrits perses remontant au troisième siècle, connus sous le nom d'Évangile de Mani, saisis lors de l'effondrement de l'Allemagne nazie et emmenés en Russie, ont été rassemblés pour la première fois depuis 70 ans à la Chester Beatty Library à Dublin. Alfred Chester Beatty, un millionaire américain collectionneur d'oeuvres d'art, avait envoyé les pages en papyrus noircies de l'Evangile de Mani à Berlin dans les années 30 pour qu'elles y soient restaurées. Quand les Soviétiques s'emparèrent de Berlin, ils emportèrent à Leningrad les manuscrits, qui avaient été placés dans un abri sous le zoo de la capitale allemande. Lors de la réunification de l'Allemagne, les précieux manuscrits furent ramenés à Berlin et le gouvernement allemand a récemment accepté de les rendre à la collection Chester Beatty à Dublin.

Beatty, qui avait fait sa fortune dans l'exploitation minière, s'était établi en Irlande en 1949. Sa collection d'environ 22 000 manuscrits, livres rares, peintures miniatures et objets des cultures du Proche, Moyen et Extrême-Orient avait été léguée au gouvernement irlandais à sa mort, en 1968. Mani (216-277), le fondateur du manichéisme qui prêchait en Asie, revendiquait une révélation divine et affirmait qu'il était l'ultime prophète de Dieu dans la lignée d'Adam, Bouddha et Jesus Christ. Il fut exécuté à 60 ans et son monde "hérétique", où s'affrontaient les royaumes du bien et du mal, de la lumière et de l'ombre, fut banni par les empereurs byzantins et romains, condamné par le christianisme et l'islam.

Michael Ryan, le directeur de la bibliothèque, a déclaré que les documents seraient étudiés par des experts avant d'être exposés l'année prochaine. Nous venons à peine de les récupérer et nous ne les avons pas encore complètement déballés, a-t-il dit.

Certaines feuilles en papyrus sont encore collées les unes aux autres. D'autres avaient été séparées par l'expert allemand Hugo Ibscher, qui avait commencé à les restaurer dans les années 30. Ce qui est arrivé à l'Evangile de Mani au cours des 70 dernières années est extraordinaire, a estimé M. Ryan. Vers le milieu de la guerre, M. Ibscher emmena certaines des pages en Bavière pour y poursuivre ses travaux de restauration. Ces pages furent renvoyées à Chester Beatty par la Commission militaire britannique en 1945. Le fils d'Ibscher a poursuivi le travail sur d'autres pages en Allemagne de l'Ouest dans les années 50, a expliqué l'expert. Les Soviétiques ont emmené à Leningrad les pages qui se trouvaient dans l'abri à Berlin. Celles-ci furent ramenées à Berlin en 1958. Après l'effondrement du Mur de Berlin en 1991, on a commencé à réunir les collections et les pages de l'Evangile de Mani qui se trouvaient en Allemagne de l'Est et de l'Ouest ont pu être rassemblées. Le gouvernement allemand a ensuite accepté de les rendre à la Chester Beatty. Ils ont été merveilleux, a dit M. Ryan. Il est remarquable qu'après tous ces bouleversements historiques, l'Évangile soit à nouveau rassemblé à Dublin. Il s'agissait, à son époque, de l'un des plus grands livres de l'antiquité à avoir survécu.

Le manichéisme, un mélange de dualisme zoroastrien, de bouddhisme et de christianisme, aurait disparu en Asie centrale vers le XIIIème siècle. Je nourris l'espoir qu'il y a quelque part en Asie un petit village perché sur une colline où l'on peut encore trouver des disciples de Mani, mais je ne pense pas que ce soit le cas, a ajouté M. Ryan.

(AFP)

Amitié à tous,

Bertran de La Farge

lien Marie-Anne Vannier
et

Bertran de La Farge
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Lun 04 Oct 2010, 19:27

Viens de sortir en poche

"L Homme intérieur et ses métamorphoses" de Marie Madeleine Davy!


Présentation de l'éditeur
Le mot " création " est en général appliqué à une œuvre que l'homme a sortie de lui-même. Ici, Marie-Madeleine Davy parle de la création de l'homme par lui-même, non pas pour faire de lui un chef-d'œuvre qu'il contemplerait dans le miroir de Narcisse, mais pour conquérir sa condition d'homme total. Spécialiste de la pensée cistercienne et proche de la spiritualité orientale, l'auteur nous invite à découvrir l'histoire de toute personne qui, refusant d'être le jouet des événements dans un monde où les valeurs s'effondrent, tente de découvrir le fond de son être.
Cette nouvelle édition est complétée par Un itinéraire, biographie spirituelle entreprise après avoir frôlé la mort, et qui illustre de façon éclatante comment Marie-Madeleine Davy a mis en œuvre concrètement le programme de L'homme intérieur et ses métamorphoses.

un livre à découvrir!!!
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mer 27 Oct 2010, 18:02



Présentation





La découverte par deux intrépides voyageuses d’évangiles que l’on croyait jusque-là perdus…

Cette histoire vraie, délicieusement romanesque et capitale pour l’histoire biblique, commence en 1848 dans un petit village écossais, par la naissance de sœurs jumelles : Agnès et Margareth Smith.
À vingt ans, devenues orphelines, elles parlent déjà l’allemand, le français et l’italien. À la tête d’une petite fortune héritée d’oncles d’Amérique, elles commencent à se passionner pour les études bibliques – très en vogue à l’époque – et apprennent successivement, le grec, l’hébreu, un peu d’arabe et le syriaque ancien. C’est à l’occasion d’un de leurs voyages dans le désert du Sinaï, à la tête d’une caravane et dans des conditions très aventurières, qu’elles vont découvrir sous la bibliothèque du monastère de Sainte-Catherine – le plus ancien monastère chrétien habité depuis le VIe siècle – un extraordinaire palimpseste qui va se révéler une des plus anciennes copies des évangiles écrites en syriaque au cours du IIe siècle.
Cette fabuleuse découverte va évidemment provoquer de vifs débats et polémiques d’autant que dans l’Evangile de Marc rien ne fait allusion à la résurrection du Christ et que Joseph apparaît comme le vrai père de Jésus… Cambridge devient le cœur d’une de ces tonitruantes querelles d’érudits typiques de l’époque. Agnès et Margareth tiennent bon à une époque où l’université n’accorde aucun diplôme aux femmes… Elles vont continuer leurs recherches, développer leurs publications, poursuivre leurs voyages et contribuer encore à une autre découverte exceptionnelle au Caire. Aujourd’hui encore, bien que leur histoire soit oubliée, leurs deux portraits trônent dans la salle à manger du Westminster College de Cambridge qu’elles ont contribué à fonder.
Une merveilleuse aventure qui mêle aux voyages en terre sainte et à la genèse des textes sacrés, le destin de deux femmes hors du commun aussi fantaisistes qu’érudites.


Traduit de l’anglais par Marie Boudewyn
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MessageSujet: Lumière: trait d'union entre Gnose et Science   Mer 10 Nov 2010, 00:48


Lumière:
trait d'union entre Gnose et Science



Nous sommes venus de la Lumière,
Là où la Lumière est née
D’elle-même.


(Ev. Thomas, logion 50)

Il y a de la Lumière
Au-dedans d’un être lumineux,
Et il illumine le monde entier.
S’il n’illumine pas,
Il est ténèbres.

(Ev. Thomas, logion 24)

L’homme a toujours cherché à dépasser les limites que sa condition humaine lui impose.

Mais quelle est l’origine de cette aspiration qui pousse l’homme à
transgresser ses limites ? Pourquoi ne peut-il se contenter de son statut de vagabond dans ce monde sans espoir ?
Nombreux sont les récits et mythes qui localisent l’origine de cette tension dans l’homme lui-même, dans l’étincelle de lumière enfouie au plus profond de son âme.

Ces récits décrivent l’exil de celui qui a oublié cette silencieuse et lumineuse présence : « Exilé de Dieu, voué à la haine au furieux délire, j’ai pleuré et j’ai sangloté à la vue de ce lieu insolite » écrit Empédocle, philosophe grec antérieur à Socrate.

Mais tous ces récits décrivent également le pèlerinage qui va mener l’homme de son état de prisonnier, d’exilé, à celui d’enfant de la Lumière. Le mythe de la caverne de Platon, dont la lumière est l’acteur principal, en est une très belle illustration.

Il en est de même du mythe oriental, d’origine syriaque, du Chant de la Perle que l’on méditait chez les gnostiques manichéens au début de l’ère chrétienne. Le dernier épisode du Chant de la Perle décrit l’élévation de l’initié dans le royaume originel, revêtu d’un vêtement de pure Lumière.
La référence à la lumière est sans doute celle que nous rencontrons le plus fréquemment à travers les nombreuses tentatives pour comprendre la place de l’homme dans l’univers. L’art, la religion et la science en sont les témoins. Innombrables, en effet, sont les œuvres d’art où la lumière leur confère cet indescriptible relief. Sans elle point de profondeur ni de mouvement ; la lumière confère à l’œuvre de l’artiste un éclat qui par résonance intérieure peut toucher au plus profond de l’âme.

La lumière est l’élément qui permet le lien entre gnose et science. De tout temps la lumière a été le vecteur de la connaissance.

Connaissance du divin par l’effet de la grâce divine dans la sphère religieuse. En effet, sur le plan de la mystique religieuse, la recherche de la lumière et son contact, ont toujours été considérés comme la condition nécessaire permettant d’ennoblir l’être à un statut supérieur.

Connaissance des lois de la physique qui organisent notre monde dans le champ de la science. En effet, sur le plan scientifique, la lumière a été l’une des principales - sinon la principale - composante qui a permis l’émergence de la théorie de la relativité restreinte, premier pilier de l’œuvre d’Einstein. Celui-ci ne s’imaginait-il pas chevauchant un rayon de lumière mettant ainsi à contribution tout son pouvoir d’imagination et d’intuition pour définir les contours de sa théorie? La lumière (le photon) est l’enjeu d’un des plus fameux et troublant paradoxe de la physique : onde ou corpuscule ? Elle a, en partie, permis d’introduire différents concepts (indiscernabilité, non localisation) qui remettent fondamentalement en cause la notion de réalité et donc en conséquence notre vision du monde. L’astrophysique nous apprend que la connaissance de l’histoire de notre univers, par la lumière naturelle et cosmique, est accessible.

Connaissance de l’Homme de Lumière. La Gnose est une lumière ont toujours affirmé les gnostiques. Cette lumière est le vecteur d’un plan, d’une force, d’un amour. Lorsque cette lumière entre en interaction avec la conscience alors elle se manifeste comme:
Un plan qui éclaire la tête ;
Une force qui dynamise l’action ;
Un amour qui touche le cœur.

Mais il faut que la tête soit dégagée, le cœur ouvert et les mains implorantes, comme l’ont écrit les premiers disciples de la Rose-Croix classique (XVIIe siècle) dans le Confessio: « … l’homme ira à la rencontre du Soleil levant, tôt le matin, le cœur ouvert, la tête découverte et les pieds nus, jubilant et rempli d’allégresse».


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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mer 10 Nov 2010, 00:49

SUITE1/
Radioactivité et Gnose : connaissance des rayonnements et rayonnement de la Connaissance




Historique

Dans notre boucle actuelle de temps, le phénomène de la radioactivité, les rayonnements issus de la mutation atomique, est attribué en 1896 à Henri Becquerel (1852-1908), suite à ses travaux sur la phosphorescence. Becquerel supposait en effet que la lueur qui se produit dans les tubes cathodiques exposés aux rayons X pouvait être liée à un phénomène de phosphorescence.

Ses expériences consistaient à ‘impressionner’ une plaque photographique à travers une couche de papier. Il apparut bientôt que l'impression de l'émulsion photographique n'avait rien à voir avec le phénomène de phosphorescence, car l'impression se faisait même lorsque les sels d’'uranium utilisés n'avait pas été exposé à la lumière au préalable.

Par ailleurs, tous les composés d'uranium impressionnaient la plaque, y compris les sels d'uranium non phosphorescents et l'uranium métallique. Le nouveau rayonnement ressemblait au rayonnement X, découvert l'année précédente (en 1895) par le physicien allemand Wilhelm Röntgen (1845-1923).

Mais les études ultérieures menées par Becquerel lui-même, ainsi que par Marie Curie-Skłodowska (1867-1934) avec son mari Pierre Curie (1859-1906 ou encore par Ernest Rutherford (1871-1937) et d'autres encore montraient que la radioactivité est nettement plus complexe que le rayonnement X.

En particulier, ils trouvaient qu'un champ électrique ou magnétique sépare les rayonnements « uraniques » en trois faisceaux distincts, qu'ils baptisaient α, β et γ. La direction de la déviation des faisceaux montrait que les particules α étaient chargées positivement, les β négativement, et que les γ étaient neutres. En outre, la magnitude de la déflection indiquait nettement que les particules α étaient bien plus massives que les β.

Qu’importe le reste des péripéties de cette histoire bien connue : un Titan venait de naître, la boîte de Pandore était à nouveau ouverte.

Aujourd’hui, exactement 111 ans après sa découverte, elle a littéralement envahie le monde scientifico-technique, donc notre quotidien militaro-industriel. La médecine, la biologie, l’énergie y recours plus que largement. Et bien que l’homme de la rue s’en méfie viscéralement, suite à une sorte de pré souvenance intime renforcée par les expériences atomiques destructrices, tant militaires que civiles. (Radioactivity, is on the air for you and me…) son expansion semble pourtant inéluctable et apparaître comme le corollaire obligé du progrès.

Née du cœur de la matière, elle est comme elle consubstantielle à la vie et donc à la mort. La radioactivité c’est la mort, mais la radioactivité c’est aussi la vie…


Cette découverte est plus que légendaire, elle est déjà mythique. Pour Roger Caillois, dans son livre ‘L’Homme et le Sacré’, « un mythe, c'est quelque chose d'assez puissant sur les esprits pour que jamais en pratique ne soit posée la question de son exactitude ».

Et du mythe, elle en a toutes les composantes :

- La part apparente liée au hasard,
- L’aspect légendaire des scientifiques , figures des pionniers ‘héroïques’, dont un couple légendaire (Pierre et Marie Curie) qui y laissent leurs vie ou leurs santés, en une sorte d’auto-sacrifique involontaire.

De plus, ils apparaissent, avec leurs faibles moyens à disposition, comme des David de la connaissance et du courage qui terrassent le Goliath de l’obscurantisme et ouvre le sésame de la corne d’abondance énergétique, voire même de la fontaine de jouvence.

En effet, les dangers de la radioactivité pour la santé ne furent pas immédiatement reconnus.

Ainsi, Nikola Tesla (1856-1943), en soumettant volontairement en 1896 ses propres doigts à une irradiation par des rayons X, constata des brûlures qu'il attribua à la présence d'ozone. D'autre part, les effets mutagènes des radiations, en particulier les risques de cancer, ne furent découverts qu'en 1927 par Hermann Joseph Muller (1890-1967).

Avant que les effets biologiques des radiations ne soient connus, beaucoup de médecins attribuaient aux matières radioactives des propriétés thérapeutiques. (le radium, en particulier, était populaire comme tonifiant, et fut prescrit sous forme d'amulettes ou de pastilles).

Marie Curie s'est élevée contre cette mode, arguant que les effets des radiations sur le corps n'étaient pas encore bien compris. Durant les années 1930, les nombreuses morts qui ont semblé pouvoir être reliées à l'utilisation de produits contenant du radium ont fait passer cette mode. Et quelques années plus tard, au Japon, le Titan montrait son vrai visage. Hiroshima et Nagasaki allaient sceller à jamais sa face obscure dans la mémoire terrorisée de l’humanité.

Une Humanité-Terre sous haut Rayonnement
Nous, l’humanité actuelle, au-delà d’être soumis à des peurs permanentes et modernisées nous découvrons soumis à un ensemble complexe de champs de force d’origine cosmo-tellurique, principalement de caractère électromagnétique, qui interfèrent les uns avec les autres et dont l’un des buts semble bien d’être de véhiculer l’information des plans de développement des différentes formes de vie. Leurs influences sur la biologie du vivant est déterminante même si les travaux scientifiques ont jusqu’à présent encore très peu exploré cette voie. (Les travaux du professeur F.A. Popp font exception : « biologie de la lumière »)
Une autre propriété des champs de rayonnements cosmique et macrocosmique est donc la radioactivité. Notre Terre et tout ce qu’elle est soumis en permanence à un champ de rayonnement radioactif. Or l’une des conséquences de ce type de rayonnement ionisant est d’activer des mutations par modification de notre patrimoine génétique (dans nos « Introns » et nos « Exons ») soit lorsqu’il dépasse un certain seuil d’intensité soit lorsque les doses cumulées atteignent une valeur critique. Il s’agit probablement là du phénomène dominant les modifications du génome qui sont à l’origine de l’évolution des espèces. (Lire par exemple « La Radioactivité, c’est la vie ! » de P.H. Barnezet, aux Editions Ganesha)
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mer 10 Nov 2010, 00:50

suite2/

Une Radioactivité Gnostique ?
Or, nous pouvons transposer l’influence des rayonnements sur la biologie du vivant aux rayonnements, issus du coeur du Macrocosme, qui induisent le développement de la vie spirituelle. Cela nécessite d’admettre qu’il existe une vie sur le plan spirituel de la même façon qu’il existe une vie biologique sur le plan matériel ; ces deux vies se développant et s’exprimant dans les deux espaces vitaux correspondants. En effet, pour naître, se développer et croître, la vie spirituelle nécessite l’influence de champs de rayonnements particuliers de nature électromagnétique et radioactif.
Ainsi, nous distinguerons un champ septuple de rayonnements électromagnétiques dont l’une des fonctions et d’activer par induction la réaction de l’atome-étincelle d’Esprit, puis le déploiement de son activité c’est-à-dire en particulier l’expression du plan (« l’information ») de reconstruction de l’Homme de Lumière. L’expression « atome-étincelle d’Esprit », constitue une réelle analogie physique avec l’atome physique. Son noyau, ou l’équivalent du proton - constituant positif de l’atome - est situé dans le cœur et l’équivalent de son cortège électronique est situé dans les couches supérieures des champs de rayonnements qui englobent la personnalité, encore appelé « être aural ». Ces deux éléments constituent, tant au niveau de l’atome que du microcosme, les deux pôles d’un champ de force. La nature de ce champ est électromagnétique. Dans le cas de l’atome physique, la physique quantique a démontré que le vecteur, c’est-à-dire le support, de cette interaction est le photon qui est lui-même le constituant fondamental de la lumière. Il existe donc, ou plutôt il devrait exister, un champ de force, nous pourrions dire un champ de lumière, dans le Microcosme. Mais celui-ci est actuellement perturbé par un champ de lumière parasite dont les interférences inhibent ses principales fonctions. Ce champ de lumière parasite est produit par les deux pôles que constitue la conscience de l’égo et l’être aural. Mais dès les premiers stades du processus de renaissance de l’Homme de Lumière, une nouvelle lipika est activée et celle-ci va constituer, avec l’atome-étincelle d’Esprit, un champ septuple de rayonnements électromagnétiques dont l’une des fonctions est de neutraliser les rayonnements de l’ancienne lipika. Cette neutralisation s’effectue par opposition de phase, phénomène classique dans les processus physiques mettant en jeu des rayonnements. Sans cette neutralisation, aucun « espace vital » ne peut être aménagé pour la renaissance de l’Homme de Lumière. Cette neutralisation est évoquée dans d’anciens récits gnostiques tels que celui de la Pistis Sophia : « Comment le Seigneur de l’Univers est-il passé au milieu de nous sans que nous le sachions ? » s’écrient les archontes, véritables Recteurs denotre matrice électromagnétique ‘fermée’, qui maintiennent l’humanité sous leur système de contrôle. Ici le « Seigneur de l’Univers » représente la radiation de la Lumière divine (non photonique) qui irradie de la nouvelle lipika et dont la vibration si immatérielle ne rencontre aucun obstacle au sein des archontes – le champ de lumière de cette nature. Jan Van Rijckenborgh nous confirme cet aspect si essentiel du processus de transfiguration dans « Les mystères gnostiques de la Pistis Sophia » : Il faut se libérer du danger que représentent les forces électromagnétiques de la nature ordinaire, forces qui nous retiennent prisonnier depuis le commencement. Cet ennemi n’est ni un démon, ni une entité de la sphère réflectrice, mais le simple et habituel firmament aural magnétique où s’est accumulé le karma de tous les siècles. L’espace vital ainsi résultant des interactions ou interférences des deux champs de rayonnements , celui émanant de la nouvelle lipika et celui constitué par la lumière naturelle et parasite de l’égo, permet le développement de ce champ de force si particulier, que certaines anciennes traditions appellent le « vêtement de lumière ». L’une des caractéristiques de ce nouveau champ de force est qu’il contient toute la trame, nous pourrions dire « l’information », nécessaire au développement de nouvelles capacités d’animation et d’organisation de la personnalité. Ce champ de rayonnements et les diverses nuances qui le composent permettent une croissance harmonieuse de la vie spirituelle. Ainsi, se superposant à l’être biologique naturel, va se développer un être « spirituel », c’est-à-dire un être dont les caractéristiques corporelles n’auront pas la densité de la matière qui compose nos corps. L’être ancien disparaît alors progressivement comme l’ombre nocturne qui se dissout dans la lumière de l’aurore.

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mer 10 Nov 2010, 00:54

suite3/

Rayonnements Informatifs et Reddition de soi :
Conjointement aux radiations électromagnétiques du champ de force du corps vivant d’une Ecole Spirituelle, il faut également distinguer un champ de rayonnements radioactifs dont la fonction essentielle est de provoquer les mutations génétiques qui vont activer certaines fonctions liées à la physiologie de l’Homme de Lumière. Cette capacité du code génétique à changer son programme en fonction des signaux de l’environnement est connue des chercheurs en biologie moléculaire. Rappelons qu’une mutation ponctuelle est une altération d’une ou d’un petit nombre de paires de nucléotides dans la séquence qui constitue une molécule d’ADN. Comme la spécificité d’un tel segment réside dans l’ordre séquentiel des paires de nucléotides qui peut se traduire notamment par la formation d’une protéine spécifique, on conçoit qu’une modification de cette séquence puisse conduire à des modifications de la séquence des acides aminés de la protéine et par conséquent à un caractère mutant. Ainsi, la physiologie de l’Homme de Lumière repose, entre autres, sur la synthèse de nouveaux composants moléculaires biologiques, des hormones par exemple. Dans un premier temps, on peut dire que l’influence de ce champ de force radioactif va générer une tension, un « stress » aussi bien au niveau de la psyché que de la cellule , indispensable pour une mise en mouvement, une transformation, non seulement de la conscience mais également des composants biologiques les plus intimes de l’être : l’ADN. Ce qui est extraordinaire, c’est que cette perturbation va se manifester dans la physiologie de l’individu sans affecter ses fonctions physiologiques vitales, à la seule condition que le candidat ne s’oppose pas à ce processus, ce qui est loin d’être évident pour la conscience. C’est pour cette raison qu’un des aspects essentiels de l’initiation est la «reddition de soi ». Par l’observation des pensées, des émotions, de l’activité de la volonté, l’élève devient conscient des influences de la lumière de l’être aural. En adoptant une position de neutralité et en se plaçant sous la Lumière de la Gnose, il permet la neutralisation de la lumière de la nature, dans son propre sang. C’est cela la reddition, la dé-magnétisation de soi. Cette disposition - absolument révolutionnaire - ne concerne donc pas le domaine de la psyché mais bien celui de la biologie, de la physiologie. En effet, la reddition de soi signifie que le candidat cesse, par une négation consciente des diverses modalités automatiques d’expression de l’égo sur les plans cognitifs, émotifs ou instinctifs, de maintenir son code génétique dans les limites d’une configuration qui ne peut que reproduire les mêmes processus physiologiques. C’est là la signification profonde de la sagesse des Rose-Croix qui s’exprime dans la phrase : tout abandonner, tout recevoir, tout renouveler. Car seul « l’abandon de soi » permet l’émergence de nouvelles configurations du code génétique qui sont sensibles (au sens physique du terme) à d’autres rayonnements. Ici, l’accent est mis sur le fait que cette disposition est une nécessité absolue pour éviter un champ de tensions considérable auquel va être soumis le candidat. Il doit pouvoir dire comme Paul dans Philippiens, 1, 1 : car pour moi, Christ est ma vie et la mort m’est un gain. Ici, Christ fait référence aux nouveaux champs de rayonnements et la mort décrit le processus de neutralisation des différents rayonnements qui structurent la conscience naturelle. Il ne s’agit pas, bien entendu, d’une mort symbolique, mais d’une extinction véritable des fondements de la conscience naturelle tel que l’exprime si directement Jan Van Rijckenborgh dans la Pistis Sophia : Car en vérité, ce n’est pas vous qui devez être initié. Vous, vous devez disparaître de ce monde, vous devez mourir, votre moi doit être anéanti par l’endura. Vous n’avez rien à amasser. Pourquoi alourdir encore le fardeau que vous êtes vous-même pour votre microcosme ? vous devez devenir vide. Nous comprenons maintenant pour quelles raisons la liberté se construit dans la « reddition de soi ». Et cette « liberté » par rapport à nos croyances, nos conditionnements, notre héritage karmique, est absolument nécessaire pour que la rencontre avec l’Autre en nous ne soit pas perturbée, polluée, voire ignorée comme Perceval ignore la sublime rencontre du Graal dans le château du roi Pêcheur. Enfin, celui qui se soumet à ces nouveaux champs de rayonnements va découvrir que sa vision de lui-même a des conséquences considérables sur ce qu’il est réellement. En quelque sorte, il découvre qu’il est conforme à ce qu’il pense être : tel état de vie, tel état de conscience. Les conséquences de cette mutation vont toucher le système hormonal, le système nerveux, l’axe cérébro-spinal, le sang et donc la conscience. Ainsi, lorsqu’un candidat s’immerge dans le champ de force d’une Ecole Spirituelle, Il soumet son organisme à un ensemble de rayonnements dont l’influence sur la physiologie la plus intime de son être – celle de l’ADN – est déterminante . Il est extraordinaire ici de constater que l’ADN dispose structurellement de cette capacité à réagir à ces influences vibratoires d’autant plus que ces influences n’ont pas pour but d’adapter notre organisme a un environnement fluctuant, mais d’induire de nouveaux processus physiologiques qui vont permettre le développement de l’Homme de Lumière. Et cette mutation doit être dirigée et conduite progressivement et harmonieusement selon un plan particulièrement précis qui doit prendre en compte l’état de chaque individu.
Ainsi, les rayonnements de nature radioactive vont induire une modification structurelle de l’ADN en lui permettant, telle une antenne, de capter un nouveau spectre de rayonnements électromagnétiques. Ceux-ci « informent » l’ensemble des composantes cellulaires, et donc la totalité de la physiologie, d’un tout nouveau processus. Ces rayonnements électromagnétiques, présents dans le champ de force d’une Ecole Spirituelle, vont activer certaines fonctions des glandes à sécrétion interne, par exemple la glande pinéale. Nous savons que la glande pinéale sécrète principalement une hormone appelée « mélatonine ». Cette sécrétion se localise la nuit, avec un maximum à 3 heures du matin. Des disfonctionnements du cycle de sécrétion de la mélatonine peuvent être à l’origine de divers troubles tels que la dépression ou la migraine. Une des principales fonctions de la glande pinéale est donc de renseigner le cerveau, par l’intermédiaire de la mélatonine, sur les durées relatives de l’obscurité et de l’éclairement pour une période de 24 heures mais aussi sur l’année. Ainsi, la lumière naturelle ou artificielle inhibe la synthèse de la mélatonine. Elle peut également la synchroniser. Et, si la lumière naturelle influence à ce point la sécrétion de la glande pinéale, il est tout à fait légitime d’affirmer que la lumière spirituelle l’influence également. Cette influence particulière va induire la production d’un tout nouveau type d’hormone dont la fonction est « d’éveiller » l’homme, mais de l’éveiller dans une autre réalité. Et cet éveil est fonction de la durée et des rythmes selon lesquels les candidats se soumettent à la lumière spirituelle.
Ainsi, on peut conclure que le rayonnement radioactif à pour fonction de modifier certains aspects de l’ADN afin d’enclencher une mutation de l’organisme, en particulier ce qui concerne le système endocrinien. Et celui-ci, à l’exemple de la glande pinéale va alors réagir au rythme des relations qu’entretien le candidat avec le champ électromagnétique de pure lumière spirituelle qui contient l’information, c’est-à-dire l’intégralité du plan , de reconstruction de l’Homme de Lumière.

Enfin, nous voudrions insister, sur le fait que cette science des rayonnements est au cœur de la Gnose universelle. Nous savons, en effet, que chaque microcosme constitue le nœud d’un gigantesque réseau de lignes de forces électromagnétiques. La nature même du macrocosme est ce réseau dont l’une des propriétés est l’invariance par dilatation d’échelle vibratoire (en quelque sorte un fractal électromagnétique). Ici se situe l’origine de la sagesse d’Hermès : ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut afin que les miracles de l’univers s’accomplissent. Cette analogie est donc une loi physique. Or chaque nœud du macrocosme inter-réagit avec ce réseau auquel il appartient. Ces interactions peuvent être très limitées ou au contraire avoir une portée infinie comme le souligne le logion 24 de l’Evangile de Thomas : Il y a de la Lumière dans un Homme de Lumière et il illumine le monde entier. Nous pourrions faire ici un clin d’œil à la théorie de la percolation qui démontre que si, dans un système, un certain nombre d’éléments dans un état particulier ont atteint une quantité critique - même minoritaire, le système entier peut basculer dans un nouvel état. Ainsi, nous rejoignons la science sacrée des grands maîtres de la Gnose qui ont toujours affirmé qu’une minorité d’initiés dans la Lumière de la Gnose pouvait faire basculer l’équilibre des forces en présence : Lumière et Ténèbres.

Gnose : La Science des rayonnements libérateurs

Nous pouvons donc constater que si, dans la nature dialectique, l’homme est le jouet du destin souverain, dans la gnose c’est lui qui gouverne son destin. La pure lumière de la Gnose lui confère la force et le pouvoir d’entreprendre son voyage de retour. Il traverse la sphère réflectrice ainsi que l’être aural de son propre ciel microcosmique et l’anéantit, facilitant ainsi le retour pour tous ceux qui entreprennent le même chemin. Alors le candidat parvient à ce stade où il peut recevoir le vêtement de lumière qui un jour fut abandonné. Et lorsque nous suivons, ensemble, ce chemin de la libération, que nous nous rassemblons tous en une immense communauté mondiale, que nous sommes au service de tous les chercheurs et les aidons à se joindre à nous, alors, comme vous le savez, nous vivifions l’éclat de la lumière du nouveau champ de vie qui irradie chaque atome de l’univers et chaque cellule de notre corps. Et c’est ainsi que se manifeste, dans ce monde de la colère, la très remarquable influence de la pure et rayonnante lumière de la Gnose éternelle, neutralisant temporairement les influences dialectiques pernicieuses.

Nous aimerions conclure cette présentation par cette citation de Jan Van Rijckenborgh :

L’essentiel de la Gnose consiste en ce que, d’une part, la manifestation se réalise par une multitude de rayonnements de lumière, et que, d’autre part, l’homme soit un être réceptif à la Lumière. Ce terme de « Lumière », qui vient de la gnose et de la bible, attire notre attention sur une multiplicité de rayonnements, de courants et de champs électromagnétiques et radioactifs, qui, comme on le sait actuellement, sont omniprésents, et par lesquels l’humanité et toutes les créatures vivent et se perpétuent. C’est pourquoi, le gnostique ne s’arrête pas à méditer, réfléchir, spéculer et faire sans cesse des recherches sur les origines de phénomènes et de l’évolution, mais se détermine par rapport à la présence immédiate de la Lumière dans toute son étendue.

source:

L'ESPACE DU ROBEC : POUR UN REGARD GNOSTIQUE SUR LE MONDE..
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