ANTAHKARANA

Gnose et Spiritualité
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 LE LIEN ORIENT-OCCIDENT

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
AuteurMessage
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5653
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mar 28 Déc 2010, 12:17



L’église, grande manipulatrice ?







Il ne fait aucun doute, pour personne, que Jésus était un rebelle. Il dérangea beaucoup de choses et beaucoup de gens. Il fut suivi, écouté, adulé puis fut élevé au rang de Dieu en 325 au concile de Nicée. Nous y reviendrons plus loin. Mais qui était donc Jésus ? Juste un homme en avance sur son temps et qui avait peut-être compris avant bien d’autres la véritable nature de Dieu.

Selon les écritures Jésus disparaît dans le désert pendant 40 jours, (Luc, 4-1, Matthieu 4-1, Marc 1-12) et beaucoup pensent que c’est à cette période qu’il prend contact avec une secte gnostique : les Esséniens. Les évangiles rapportent que c’est là qu’il est tenté par Satan en vain. Au contact des Esséniens Jésus apprend-il beaucoup ? Et vite semble-t-il au regard des nombreux écrits récemment découverts à Qumrâm et dont il a certainement entendu parlé du contenu. 40 jours c’est peu pour recevoir un enseignement. Mais n’est-il vraiment resté que 40 jours dans le désert ? Ou n’est-ce là qu’une unité de mesure de temps courante à l’époque ou une façon de parler utilisée ailleurs dans le nouveau testament ? Par exemple il est écrit : « …après sa Passion (…) il s’était fait voir d’eux (les apôtres) pendant quarante jours » (Actes des Apôtres, 1-3).

La vie de Jésus, sa chronologie, ce qu’il a réellement accompli restera à jamais un mystère enfoui sous le poids des siècles. Ce qui ne fait aucun doute en revanche c’est que le mythe de Jésus s’inspire des croyances anciennes de Bouddha (né de la vierge Maya 500 ans avant lui), d’Orphée duquel la résurrection mystique dans le Christianisme dérive (Encyclopédie de l’Esotérisme -Tome 2- Religions non Chrétiennes- Jacques d’Ares, 1974), de Dionysos, mi-homme, mi-dieu, héro qui souffre, qui meurt et qui ressuscite ; d’Horus, né lui aussi d’une vierge 13 siècles avant lui, qui eut 12 disciples, qui fut mis au tombeau et ressuscita, qui était appelé la Voie, la Lumière, la Vérité, le Messie, Fils oint de Dieu, qui était la troisième personne de la trinité divine (Osiris-Isis-Horus) et dont on peut encore voir à Rome dans les catacombes des images : enfant porté par Isis sa mère vierge, la Madone et l’enfant originels ; de Krishna engendré de la vierge Devaki et appelé le Dieu-berger ; de Mithra né six siècles avant lui d’une mère vierge dans une grotte un 25 décembre. Quelle coïncidence ! Mithra était appelé lui aussi le bon berger, la Voie, la Lumière le Rédempteur, le Sauveur, le Messie. Il avait 12 compagnons, il accomplissait des miracles, il fut enterré dans un tombeau et après trois jours il se leva ; de Prométhée enfin qui descendit du ciel cinq siècles avant lui comme un dieu pour sauver l’humanité, qui fut crucifié, souffrit et ressuscita. Le poète Grec Eschyle écrit 500 ans avant le Christ que Prométhée fut « crucifié sur un arbre fatal et qu’alors le ciel devint sombre ».

Arrêtons ici cette fastidieuse énumération mais que le doute ne soit plus permis en ce qui concerne l’inspiration du mythe de Jésus, par lui ou par d’autres, dans les cultes à mystère de l’empire Romain ou Grec. Certes ces mythes sont moins présents dans notre conscience collective que celui du Christ et pourtant ils avaient leurs adeptes bien avant et il paraît inconcevable que les fondateurs de l’église Romaine, les rédacteurs des évangiles ou Jésus lui même n’en ai jamais entendu parler.

Comment en sommes-nous donc arrivés au Christianisme ? Par les évangiles, le nouveau testament. Par les Actes des Apôtres, écrit par Luc, compagnon de Saul qui devint Saint Paul. Paul vertement décrié par Voltaire : « Ecrasez l’infâme ! » écrit-il, ou encore : « L’arrestation de Paul à Jérusalem n’est que la conséquence d’une attitude fourbe et malhonnête pour tenter d’abolir la rumeur sur son compte » (Dictionnaire Philosophique). Nietzsche quant à lui précise : « La bonne nouvelle fut suivie de la pire de toute : celle annoncée par Paul. En Paul s’incarne le type opposé à celui du messager de la bonne nouvelle. Il inventa à son image une histoire du christianisme primitif dans le mensonge du Christ ressuscité. » Paul parle d’un Dieu vengeur, sanglant qu’il faut craindre. Doctrine à l’encontre du message du Christ comme en témoigne le chapitre 19 de l’Apocalypse « La victoire du Messie » où celui qui se nomme « Fidèle et Véritable (…) est revêtu d’un manteau trempé de sang » et jette le « faux prophète vivant dans l’étang de feu embrasé de souffre » ! Autre exemple : « L’un de vous vit avec la femme de son père. (…) qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de sa chair » (1er épître aux Corinthiens, 5-1,5). Paul prêche auprès des païens, contre les paroles de Jésus : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël » (Matthieu, 15-24). « N’allez pas chez les païens ni chez les Samaritains, allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. En chemin proclamez que le Règne des Cieux s’est approché. (…) Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Matthieu, 10-5, 8). On est loin des pratiques de Paul et Barnabé qui firent la collecte pour les frères de Judée au prétexte « qu’une grande famine allait régner sur le monde entier » (Actes, 11-28). Du reste, Paul, en affranchissant les chrétiens de la Loi est en parfaite contradiction avec Jésus : « Je ne suis pas venu abroger mais accomplir (la loi). (…) Dès lors celui qui transgressera un seul de ces plus petits commandements et enseignera aux hommes à faire de même sera déclaré le plus petit dans le royaume des cieux » (Matthieu, 5-17,19). Le traite n’est peut-être pas celui qu’on croit… Méfions-nous des faux prophètes : « En vérité je vous le dis, tous les prêtres qui se tiennent devant cet autel invoquent mon nom. Et ils ont planté des arbres sans fruits, en mon nom » (Evangile de Judas, 39). « Beaucoup viendront en prenant mon nom ; ils diront : « C’est moi » et ils égareront bien des gens » (Marc, 13-6). Mais qui sont-ils donc aujourd’hui ces faux prophètes ?

Les représentants de l’église chrétienne jusqu’à nos jours semblent tout désignés. Eux qui manipulèrent l’histoire de l’humanité depuis 325 ap. JC pour rendre crédible l’autorité de l’église Romaine et la placer au dessus des autres religions de l’époque qualifiées de païennes ou de cultes idolâtres. Que s’est-il donc passé cette année là ? Le concile de Nicée qui a mis en place une censure qui est parvenue jusqu’à nous (mais à laquelle les manuscrits de la mer morte et de Nag Hammadi ont heureusement échappé) et qui a décrété officiels les quatre évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Evangiles tronqués, retravaillés au fil des siècles, transformés, nouveau comme ancien testament. Il est reconnu publiquement que la Bible elle même fut révisée et traduite en latin à la fin du IVème siècle par Jérôme sous la responsabilité de l’église de Rome. La version que tout le monde possède aujourd’hui n’est pas la version originale. Dans l’Instruction sur la vérité historique des Evangiles de la Commission biblique pontificale de 1964, l’église reconnaît ouvertement que les évangiles sont formés de plusieurs couches de tradition et ne constituent pas à ce titre des récits chronologiques ou littéraux de la vie de Jésus. Mais les manipulateurs n’ont pas pu effacer toutes les traces et la lecture même des écrits qu’ils ont trafiqué nous livrent plusieurs indices. Ainsi dans le nouveau testament Jésus annonce avant la Pâque la grande détresse et prévient : « Malheureuses celles qui seront enceintes et celles qui allaiteront ces jours là » Marc (13-17) et Matthieu (24-19), or dans l’évangile de Luc, c’est sur le chemin de croix qu’il dit : « Filles de Jérusalem ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous et sur vos enfants car voici venir des jours où l’on dira : « heureuses les femmes stériles et celles qui n’ont pas enfanté ni allaité » (Luc 23-29), des paroles très proches mais dite dans un tout autre contexte et qui peuvent prendre un tout autre sens. Dans l’évangile de Judas on peut lire : « Dieu a fait que la connaissance soit donnée à Adam et à ceux avec lui afin que les rois du chaos et du monde infernal ne les dominent pas. (…) Quand Saklas aura consommé le temps qui lui a été assigné (les générations) forniqueront en mon nom et tueront leurs enfants » (Judas, 54). On est proche là de l’idée bouddhiste selon laquelle l’existence est une malédiction et que la procréation perpétue cette malédiction. En somme il y a trop de contradictions dans les évangiles, le message est rendu incompréhensible par diverses manipulations et réécritures. Et Jésus fut déifié à tort le 20 mai 325, lui qui déclarait : « Si vous m’aimiez vous vous réjouiriez du fait que je vais au Père car le Père est plus grand que moi » (Jean, 14-28).

Aujourd’hui les nouveaux évangiles de Marie, Thomas, Philippe, Judas, le livre des Secret de Jean, qui comptent tous parmi les manuscrits retrouvés à Nag Hammadi, Qumrâm ou Minieh dérangent le pouvoir en place au Vatican. Les textes de Qumrâm en particulier montrent de grande similitudes avec des textes beaucoup plus récent et mentionnent un personnage appelé « Fils du très Haut » et « Fils de Dieu », noms attribués plus tard à Jésus (Luc, 1, 32-35). C’est une découverte extraordinaire mais qui ne plait guère à la papauté. Comment s’en étonner quand on considère la fortune et le pouvoir que l’église Romaine s’est bâti sur des siècles d’obscurantisme obstiné et d’intolérance, les guerres de religion, les croisades, l’évangélisation, le culte des Saints, la persécution puis l’extermination des Cathares, toute cette corruption, cette hystérie religieuse qui nous font plus penser aux chapitres 17 et 18 de l’Apocalypse où est décrite la chute de la Grande Prostituée et de Babylone qu’au paradis sur terre !

Mais que représentent donc ces manuscrits, quand ont-ils été écrits et que nous apprennent-ils ? Mais surtout, pourquoi n’en avions nous jamais entendu parlé ? Censure ? Cela ne fait plus guère de doute aujourd’hui quand on connaît les pratiques de l’église décrites plus haut, le remaniement des textes pour coller au plus prêt à la tradition et à la voie prise par le concile de Nicée. Nous avons là, les manuscrits de Qumrâm dits « de la Mer Morte » 900 textes bibliques écrits en Hébreux, ceux de Nag Hammadi, ensemble de 13 codex en papyrus écrits en copte aux environ du IVème siècle, qui comportent entre autre les évangiles de Thomas, de Philippe, La Sagesse de Jésus Chris et enfin le codex Tchacos (du nom de sa propriétaire) qui renferme lui l’évangile de Judas. Les manuscrits ont été rédigé entre -100 et 300 ap. JC. On peut facilement imaginer qu’ils ont été dissimulés dans des grottes à cette période pour échapper à la destruction par l’église de Paul et Barnabé qui se mettait en place à Antioche puis à celle encore plus officielle est répressive de Rome avant et après 325.

Le malheur a voulu que les manuscrits retrouvés à Qumrâm passent d’abord dans les mains du Vatican qui les a retenus pendant près de 50 ans (cf. La Bible confisquée, de Michael Baigent et Richard Leigh, 1992). Lorsque des chercheurs tentaient de les consulter ils essuyaient une fin de non recevoir ou on ne leur laissait consulter que des extraits soigneusement triés sur le volet. Et quand enfin les textes deviennent accessibles à la communauté internationale on s’aperçoit qu’il y manque beaucoup de pages. Certes le temps (plus de 20 siècles parfois) a fait son œuvre dévastatrice mais quand même. L’évangile de Marie Madeleine fait partie des pièces rapportées aux manuscrits de Nag Hammadi publié en 1955. Dans cet évangile il manque les pages 1 à 6 et 11 à 14. Sans être particulièrement paranoïaque on peut se demander si ceci est bien accidentel et l’œuvre du temps. Or si le doute s’installe ici pour un texte d’à peine 19 pages, que pouvons-nous penser des autres qui en contiennent des milliers ?

Et qui était donc chargé de ces manuscrits ? Le préfet de la commission et chef de la puissante Congrégation pour la doctrine de la foi. Cette Congrégation n’est autre que l’héritière du Saint Office de 1542 qu’on appelait auparavant Sainte Inquisition… et qui était à sa tête ? Monseigneur le cardinal Joseph Ratzinger, qui est aujourd’hui le Pape Benoît XVI. Autant dire qu’on n’est pas prêt de connaître toute la vérité sur ce qui s’est réellement passé !

Parmi les manuscrits mis à jour ces dernières années, il en est un qui retient toute notre attention, c’est le codex dit de Tchacos qui livre lui totalement ses secrets ou presque puisque le manuscrit original a été sérieusement endommagé par ses différents détenteurs, (voir « l’Evangile de Judas » chez Flammarion, 2006) et sans censure. Tant mieux car c’est sans doute l’un des plus important puisqu’il renferme entre autre l’évangile de Judas, le traître, le maudit, celui par qui le scandale de la crucifixion est arrivé et qui pourtant dans cet évangile est présenté comme l’élu de Jésus, rien de moins. Ces textes sont avérés et authentifiés. Du reste Irénée de Lyon évoque l’évangile de Judas dans son « Contre les Hérésies » écrit aux environ de l’an 180. Il est raisonnable de penser qu’à cette époque tous ce écrits circulaient donc librement, mais hélas plus pour longtemps… et qu’ils furent purement et simplement détruits en raison de leur caractère jugé hérétique. Judas réhabilité, quelle révolution ! Et pourtant lisons entre les lignes quand Jésus dit : « Celui qui est le plus petit d’entre vous tous, voilà le plus grand » (Luc 9-48), « malheureux celui par qui le Fils de l’Homme est livré » (Marc, 14-21), « recevoir celui que j’enverrai c’est me recevoir moi même » (Jean, 13-20) or c’est lui qui envoie Judas : « Ce que tu as à faire, fais le vite » (Jean, 13-27), Judas est donc le dernier des apôtres. « Mais toi, tu les surpasseras tous (les apôtres) ! Car tu sacrifieras l’homme qui me sert d’enveloppe charnelle ! » (Judas, 56), « L’étoile qui est en tête de leur cortège est ton étoile » (Judas, 57). Judas qui sacrifiera aussi sa propre « enveloppe charnelle » puisqu’il se pendra après avoir livré Jésus aux scribes. « Quand le Sage a accompli son œuvre, il se retire » (Tao Te King, 9).

L’attitude de l’église n’a fait qu’entretenir la suspicion au sujet des manuscrits et de leur manipulation éventuelle. Et à quel prix pour celle qui tremble de voir le trésor de la vérité éclater au grand jour après l’avoir jalousement gardée ou travestie. « Pourquoi est-ce que le propriétaire de 10 000 chariots est hautain et dédaigne le monde entier ? Le dédain détruit l’âme. Et l’absence de calme mène à la perte de la Fondation » (Tao Te King, 26). « Quand les lois et les répressions deviennent trop strictes, alors le nombre des personnes mécontentes et en opposition s’accroît » (Tao Te King, 57). Tous ces évènements rapportés et mis ensemble font de l’église catholique une grande menteuse manipulatrice des fidèles qui promet un paradis après la mort alors qu’il est à notre portée ici et maintenant. « La grande Voie est toute simple mais le peuple préfère les sentiers » (Tao Te King, 53).

Non tout ceci ne sonne pas le glas de l’église qu’on dit déjà moribonde depuis quelques décennies mais la bête est difficile à tuer ! Et l’Opus Dei veille. Quels secrets retient encore le Vatican dans ses murs ? Qu’il livre enfin ces secrets à l’humanité qui la mérite et la réclame, et qu’il se méfie de la conscience des hommes qui sont déjà en train de reconstruire leur histoire et de comprendre la véritable et profonde nature de Dieu trop longtemps étouffée et masquée par des siècles d’obscurantisme.



Hervé Buschard. pour lire les commentaires http://www.agoravox.fr/auteur/herve-buschard
voir aussi : L'Homme de la Terre

chez http://webrunner.kazeo.com/

Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5653
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 24 Fév 2011, 11:47




Notre existence a-t-elle un sens ?
« N'importe quel homme peut être frappé à n'importe quel coin de rue par l'idée que l'existence est absurde. »
« Le monde nous glisse entre les mains ...
L'absurde naît de cette confrontation de l'homme qui questionne et du monde qui se tait sans raison. »
Albert Camus




Citation :
Il émane une radiation gnostique générale, fondamentale, vers toute l’humanité.
Cette radiation ne peut faire autrement que d’appeler et d’éveiller,
sans s’immiscer dans le destin naturel des choses,
ni dans le destin naturel des hommes.
Cet appel ne touche pas directement votre état naturel,
votre conscience biologique et égotique
car elle ne provient pas de l'espace-temps, mais de l'éternité.


Si vous devenez sensible à cet radiation puissante, alors elle vous entrainera jusqu'à la limite vibratoire ultime de votre conscience et de la conscience de ce monde. A ce point précis vous pourrez découvrir qu'il existe en vous tous les potentiels d'un Dieu, car nous sommes tous des dieux. Rien de mystique ou d'occulte à cela, simplement un état de fait, une réalité scientifiquement démontrable.

La Gnose, petite soeur méconnue d'une "gnoséologie agnostique" est une "gnoséologie gnostique", c'est à dire une théorie de la connaissance révélée, une pratique de la connaissance et un don de la connaissance provenant d'un paradigme inconnu et inaccessible aux sens et à l'intelligence de notre personnalité humaine. Si la première démarche participe d'une connaissance de la matière (les sciences de la matière) jusqu'à ses extrêmes limites comme la physique quantique, l'astrophysique ou le bouddhisme zen, la seconde méthode, la gnose en tant que rayonnement est donc non-dualité, c'est une science de la "Révélation" ce qui signifie, dévoiler, dé-couvrir, mettre à nu. la Gnose participe d'une réalité qui provient d'au-delà de la la limite, au delà de la symétrie du monde, et de son envers, celui de l'anti-monde, de l'anti-matière.

Par matière nous entendons l'atome dans tous ses aspects, physique, éthérique ou vital, astral ou matière du désir et mental ou matière du penser. Du point de vue de ce plan de réalité, l'anti-monde serait donc un espace de vie que nous pourrions définir comme une anti-matière, non-physique, non-vital, non-désirant, et non pensant ce qui nous évoque le TAO, avec son concept de non-penser, non-désir et non-vouloir. La matière est donc animée d'une conscience qui par le corps du penser et du moi, est une conscience qui a acquis la possibilité de se regarder elle même. Le moi-je est donc le fruit de l'évolution, la résultante de la création qui peut se regarder, se connaitre. Mais le moi-je n'est en rien le créateur, la source de la création. Il est un petit dieu emprisonné dans ce monde. Il n'est que l'imposteur qui à pris la place du Moi-Je véritable, originel: la conscience divine endormie en l'homme.

Sur le plan cosmologique, macro-cosmique, l'anti-monde serait donc aussi un anti-temps, un anti-espace, un espace-temps négatif, inversé. Il y aurait donc un double des quatre forces fondamentales connues de l'univers: La force électro-magnétique, la force nucléaire d'attraction faible, la force nucléaire d'attraction forte et la force gravitationnelle. Ce que nous savons, c'est que par la fin de l'asymétrie du monde, la rencontre de ces deux parties de l' univers, monde et anti-monde produit leur anéantissement réciproque du moins en apparence, car cela ne signifie pas la fin de "l'histoire" mais uniquement la fin de l'espace temps. La fin programmée de la symétrie du monde n'est que la fin de son état dualisé et son possible retour en son état de l'Unité, à l'éternité.
Ce monde attire à lui la matière, la condense a tel point qu'elle engendre des trous-noirs, par l'effondrement gravitationnel. Ces vortex seraient que la part non visible d'un vortex global qui échange de l'énergie avec l'anti-monde.

Sur le plan microcosmique humain notre moi est aussi un trou noir, un vortex égocentré qui une fois atteint la masse critique fini par s'effondrer sur lui même et disparaitre dans l'anti-monde. Ainsi notre conscience est condamné à mourir à chaque fin de cycle d'incarnation. Mais cette mort n'est pas inéluctable, il existe une possibilité de vaincre la mort provoquée par l'entropie. Car rien ne se perd et tout se transforme. La mort n'étant qu'un dissipation de l'énergie contenue dans la forme, il suffira d'en connaître ses lois et de s'en affranchir, non pas en les rejetant mais en les accomplissant. S'affranchir de la mort c'est donc s'y confronter de son vivant. Mourir de son vivant afin de tout renouveler et de renaitre dans un autre corps-âme-esprit, le nouveau champ morphogénétique, la nouvelle création fractale. Nous devons ainsi ainsi ralentir le sens de rotation du vortex trou noir afin de l'arrêter engendrant ainsi une singularité ou l'effondrement gravitationnelle est stoppée puis inversé. apparait alors l'évidence que le vortex trou noir est un double vortex. Le sens de rotation s'inversant nous attirons à nous de nouvelle forces provenant du champ morphogénétique divin notre double. Si nous pouvons concevoir que nous avons un double, un quadruple corps inversé et un moi inversé. Si vos désirs rencontrent leur miroir, vos anti-désirs, il s'en suit la libération d'une énergie infinie et la fin de tous désirs en vous et comme l'enseignait Bouddha, la fin de l'état de souffrance, de tout amour égocentrique, le couple amour-haine s'anéantissant en lui même devenu "RIEN", un état de vacuité. Il en va de même du mental ce qui permet de comprendre l'antique sagesse: La somme de toutes connaissances est que je sais que je ne sais rien.

Mais la Gnose n'est ni le monde, ni l'anti-monde. Ces deux mondes proviennent de la Gnose qui est Origine. La Lumière de la Gnose est d'une nature particulière qui n'est pas manifesté dans ce monde. La lumière de ce monde est en quelque sorte une lumière ralentie sur le plan de l'énergie vibrante qui la manifeste dans un état corpusculaire, photonique. C'est la nature de la vibration (voir théorie des cordes) qui engendre les particules comme autant de qualités du monde. Comme les sons engendrent des formes, la vibration des cordes engendrent des champs morpho-génétiques. Mais si cet acte créateur n'est relié à L'Esprit, la Sagesse Universelle, alors les formes se retrouvent soumises à la loi de l'entropie et de la cristallisation. La naissance des formes et leur mort sont ainsi programmées par une loi universelle afin qu'une cristallisation totale du monde ne puisse jamais se produire. C'est pour cette raison que nous sommes des créatures mortelles, des créations de la mort, d'un faux-dieu comme désignaient les Cathares le démiurge de ce monde ce qui leur a valu l'anathème puis l'extermination, le bûcher par les puissances de ce monde. Mais le sacrifice de leur sang n'a pas été vainc puisqu'ils ont libéré des forces-lumières de la gnose dans ce monde.

Comme nous sommes les créatures de ce monde, création morpho-génétique cristallisée de sa lumière, ce n'est certainement pas la lumière de ce monde qui peut nous libérer, nous permettre de franchir la phase ultime de l'évolution. La libération ne peut donc venir de vos pouvoirs, de votre volonté, ni de la rencontre avec aucun homme terrestre soi-disant spirituel, mais de la rencontre avec la force gnostique, le champ électro-magnétique de la Gnose concentré dans certaines écoles spirituelles sur la planète en relation avec la fraternité des libérés. Un gnostique est un atomiste qui sait qu'il doit s'exposer à l'accélérateur de particules, au transmutateur alchimique que propose le champ de force gnostique. Il ne s'agit pas que d'une simple orientation de la personnalité sur des valeurs spirituelles mais d'une révolution structurelle de l'être. L'atomiste accepte l'idée de sa propre déconstruction afin de permettre la reconstruction de l'être divin. Il ne s'agit pas ici de prier pour la paix et l'amour dans le monde mais de s'exposer au feu comme le disait Rumi: "Le feu de l'Amour brûle la cage qui libère l'oiseau" symbole de l'Ame-Esprit. Rien de religieux en cela si ce n'est dans le sens "reliar", se relier au champ de force de la fraternité des libérés, le Graal, la Fontaine de Jouvence.

La Gnose fera renaître en vous le véritable être humain originel universel totalement immatériel à condition d'accepter le processus de mort à vous même, l'endoura, de l'extinction du Soi astral, des quatre corps de votre personnalité sans intervention de l'égo qui n'est plus qu'un témoin car: "Toutes choses surgissent sans qu'il en soit l'auteur". Alors seulement par la force de ces rayonnements vous pourrez vivre le miracle grandiose dans lequel vous entraine la Gnose dans sa voie moderne: L'intervertissement de votre conscience de l'espace-temps dans celle de l'éternité par le recréation en vous d'une être, d'une personnalité entièrement nouvelle. C'est la seconde naissance, celle qu'enseignait le Christ, celle de l'Ere nouvelle qui s'annonce.

C'est ce chemin que ce site propose de vous exposer par Daniel pour http://gnose.free.fr/


Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 01 Avr 2011, 16:44

Peut-être une découverte de manuscrits chrétiens très anciens

29 mar 2011 par pasteur Marc Pernot
http://blog.oratoiredulouvre.fr/2011/03/peut-etre-une-decouverte-de-manuscrits-chretiens-tres-anciens/

Le département des antiquités de la Jordanie a révélé la découverte d’un ensemble de petits livres qui dateraient du tout début du christianisme. Si leur authenticité est confirmée, ces documents seraient d’un grand intérêt. Si ces documents étaient même du premier siècle, comme certains le prétendent, la découverte serait d’un intérêt inestimable. Au bénéfice du doute, la Jordanie se bat pour récupérer ces livres qui ont été vendus à l’étranger après avoir été trouvés dans le royaume. Le directeur du Département des Antiquités de Jordanie, Ziad al-Saad, est enthousiaste, il dit le livre aurait pu être fait par les disciples de Jésus dans les quelques décennies immédiatement après sa crucifixion, ce qui ferait de cette découverte, dit-il, une découverte aussi importante que celle des « manuscrits de la mer morte », voir la découverte la plus importante de l’histoire de l’archéologie ! Rien de moins.

Mais bien entendu, la prudence est de mise. Nous avons été habitués à bien des « découvertes » qui n’étaient qu’une supercherie. La dernière et date étant le soit-disant tombeau de » Jacques de le frère de Jésus ». Il faut dire qu’il est tentant de fabriquer ces fausses antiquités chrétiennes, le moindre objet chrétien antique provoquant un grand intérêt. Les documents datant de l’antiquité sont très rares. Et encore, l’enthousiasme qu’a suscité la foi chrétienne a permis une rapide et large multiplication des copies des textes chrétiens du premier siècle. Les copies antiques de textes de la Bible qui nous sont parvenues sont considérablement plus nombreuses, plus anciennes et mieux conservées que, par exemple, pour les « best sellers » romains de la même époque « La guerre des Gaules » de César ou l’histoire de Tacite. Une découverte d’un nouveau gisement de manuscrits antiques majeurs est rare et toujours très intéressant.

Mais soyons fous, après tout, ce n’est pas impossible que des documents chrétiens du 1er siècle soient un jour retrouvés, et il n’est pas impossible a priori que ces objets présentés aujourd’hui soient authentiques.

Cette découverte aurait été faite par un bédouin dans une vallée reculée et aride du nord de la Jordanie entre 2005 et 2007. Une crue subite aurait dégagé l’entrée de deux niches à l’intérieur d’une grotte. Un ensemble de 70 livres de la taille d’une carte de crédit, chacun composé de 5 à 15 feuilles de plomb reliées grossièrement par des anneaux de plomb.



Les textes sont en ancien hébreu, il y a également des illustrations qui font penser à un environnement judéo-chrétien : scène de crucifixion non loin des murs de Jérusalem, chandelier à sept branches avec la légende « Je marcherai debout » comme dans notre livre de l’Apocalypse 2:1 « Voici celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or: »

Les premières analyses sont assez positives, l’importante corrosion du métal va dans le sens d’une certaine ancienneté, et des spécialistes reconnus comme Philip Davies, professeur émérite d’Ancien Testament à l’Université de Sheffield se sont dit impressionnés.

Les textes aurait pu être écrit dans les décennies suivant la crucifixion


Source d'Origine en anglais : http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-12888421

Traduction Google : http://translate.google.fr/translate?js=n&prev=_t&hl=fr&ie=UTF-8&layout=2&eotf=1&sl=auto&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.bbc.co.uk%2Fnews%2Fworld-middle-east-12888421

Les livres sont reliés par des anneaux de plomb

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 01 Avr 2011, 17:04

Citation :
TOI, DANIEL, TIENS SECRETES CES PAROLES, ET SCELLE LE LIVRE JUSQU'AU TEMPS DE LA FIN. PLUSIEURS ALORS LE LIRONT, ET LA CONNAISSANCE AUGMENTERA. (La Bible, Daniel, 12:4)


PUIS JE VIS DANS LA MAIN DROITE DE CELUI QUI ETAIT ASSIS SUR LE TRONE UN LIVRE ECRIT EN DEDANS ET EN DEHORS, SCELLE DE SEPT SCEAUX.
Et je vis un ange puissant, qui criait d'une voix forte : Qui est digne d'ouvrir le livre, et d'en rompre les sceaux ?
Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne put ouvrir le livre ni le regarder.
Et je pleurai beaucoup de ce que personne ne fut trouvé digne d'ouvrir le livre ni de le regarder.
Et l'un des vieillards me dit : Ne pleure point ; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux.
ET JE VIS, AU MILIEU DU TRONE ET DES QUATRE ETRES VIVANTS ET AU MILIEU DES VIEILLARDS, UN AGNEAU QUI ETAIT LA COMME IMMOLE. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.
IL VINT, ET IL PRIT LE LIVRE DE LA MAIN DROITE DE CELUI QUI ETAIT ASSIS SUR LE TRONE.
QUAND IL EUT PRIS LE LIVRE, LES QUATRE ETRES VIVANTS ET LES VINGT-QUATRE VIEILLARDS SE PROSTERNERENT DEVANT L'AGNEAU, tenant chacun une harpe et des coupes d'or remplies de parfums, qui sont les prières des saints.
Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ; tu as fait d'eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. (La Bible, Apocalypse, 5 :1-10)


Source : http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-1371290/70-metal-books-Jordan-cave-change-view-Biblical-history.html


CECI POURRAIT-IL ETRE LA PLUS GRANDE DECOUVERTE DEPUIS LES ROULEAUX DE LA MER MORTE? SOIXANTE-DIX LIVRES EN METAL, DECOUVERTS DANS UNE GROTTE DE JORDANIE, POURRAIENT CHANGER NOTRE VISION DE L'HISTOIRE BIBLIQUE

Par Fiona Macrae
Dernière mise à jour à 20h36, le 30 Mars 2011


Pour les spécialistes de la foi et de l'histoire, il s’agit d’un trésor trop précieux pour avoir un prix.

CETTE ANCIENNE COLLECTION DE 70 PETITS LIVRES, LEURS PAGES DE PLOMB LIEES AVEC DU FIL METALLIQUE, POURRAIENT PERMETTRE DE LEVER CERTAINS SECRETS DES PREMIERS JOURS DU CHRISTIANISME.

Les universitaires sont divisés quant à leur authenticité, mais disent que si elle est vérifiée, ils pourraient s'avérer aussi capitaux que la découverte des Manuscrits de la Mer Morte, en 1947.


Champs d'enquête: les tablettes de métal pourraient modifier notre compréhension de la Bible


SUR DES PAGES A PEINE PLUS GRANDES QU'UNE CARTE DE CREDIT, SE TROUVENT DES IMAGES, DES SYMBOLES ET DES MOTS QUI SEMBLENT FAIRE REFERENCE AU MESSIE, ET, PEUT-ETRE MEME, A LA CRUCIFIXION ET A LA RESURRECTION.

AJOUTANT ENCORE A L'INTRIGUE, LA PLUPART DE CES LIVRES SONT SCELLES, CE QUI INCITE LES UNIVERSITAIRES A SPECULER QU'ILS SONT EN FAIT LA COLLECTION PERDUE DE MANUSCRITS MENTIONNEE DANS LE LIVRE DE L'APOCALYPSE DE LA BIBLE.


LES LIVRES ONT ETE DECOUVERTS IL Y A CINQ ANS DANS UNE GROTTE, DANS UNE PARTIE RECULEE DE LA JORDANIE OU L’ON SAIT QUE DES REFUGIES CHRETIENS AVAIENT PRIS LA FUITE APRES LA CHUTE DE JERUSALEM, EN 70 APR. J.C. Des documents importants provenant de la même période y ont déjà été retrouvés.

Les premiers tests métallurgiques indiquent que CERTAINS DES LIVRES POURRAIENT DATER DU 1ER SIECLE DE NOTRE ERE.


Livre scellé


Révélation: les experts pensent que les tablettes pourraient être la collection perdue de manuscrits à laquelle se réfère le livre biblique de l'Apocalypse.


Signification cachée: des rouleaux, des tablettes et d'autres objets, y compris un bol d'encens, ont également été découverts sur le même site que ces tablettes.


CETTE ESTIMATION EST BASEE SUR LA FORME DE CORROSION QUI A PRIS PLACE, CE QUE LES EXPERTS ESTIMENT QU’IL SERAIT IMPOSSIBLE DE REALISER ARTIFICIELLEMENT.

SI LA DATATION EST VERIFIEE, CES LIVRES SERAIENT PARMI LES PREMIERS DOCUMENTS CHRETIENS, PRECEDANT LES ECRITS DE SAINT PAUL.

La perspective selon laquelle ils pourraient contenir des récits contemporains des dernières années de la vie de Jésus a excité les chercheurs - même si leur enthousiasme est tempéré par le fait que les experts ont déjà été trompés auparavant par des faux sophistiqués.

David Elkington, un chercheur britannique en histoire religieuse ancienne et en archéologie, et l'une des rares personnes à avoir examiné ces livres, dit qu'ils POURRAIENT ETRE « LA DECOUVERTE MAJEURE DE L’HISTOIRE CHRETIENNE ».

« C'est une pensée à couper le souffle que nous avons tenu ces objets qui pourraient avoir été tenus par les premiers saints de l'Eglise », dit-il.

Mais les mystères (contenus) entre leurs pages anciennes ne sont pas la seule énigme de ces livres. Aujourd'hui, leur localisation aussi relève du mystère. Après leur découverte par un Bédouin jordanien, LE TRESOR A ETE ACQUIS PAR UN BEDOUIN ISRAELIEN QUI, DIT-ON, LEUR AURAIT FAIT ILLEGALEMENT TRAVERSER LA FRONTIERE EN ISRAËL, OU ILS DEMEURENT.

Toutefois, le gouvernement jordanien travaille à présent au plus haut niveau afin de rapatrier et de protéger la collection. Philip Davies, professeur émérite d'études bibliques à l'Université de Sheffield, a dit qu'il y avait une preuve puissante que ces livres possèdent une origine chrétienne dans le fait que des plaques ont été fondues en un plan de la ville sainte de Jérusalem.

Les livres de métal contiennent des pages avec des images, des symboles et des mots qui semblent faire référence au Messie, et, peut-être même, à la Crucifixion.


La grotte en Jordanie, où les objets ont été découverts.


Le Dr Margaret Barker, ancienne présidente de la Society for Old Testament Study (Société pour l’Etude de l’Ancien Testament), a confirmé qu'un livre scellé est mentionné dans la Bible.


« Dès que j'ai vu ça, j'ai été frappé de stupeur », a-t-elle dit. « Cela m'a frappé comme une image si manifestement chrétienne. IL Y A UNE CROIX AU PREMIER PLAN, ET DERRIERE ELLE SE TROUVE CE QUI DOIT ETRE LE TOMBEAU [DE JESUS], UN PETIT BATIMENT AVEC UNE OUVERTURE, ET DERRIERE CELA, LES MURS DE LA VILLE.
IL Y A DES MURS REPRESENTES SUR D'AUTRES PAGES DE CES LIVRES AUSSI, ET ILS SE REFERENT PRESQUE CERTAINEMENT A JERUSALEM. C'EST UNE CRUCIFIXION CHRETIENNE QUI SE DEROULE HORS DES MURS DE LA VILLE ».

L'équipe britannique qui mène les travaux sur cette découverte, craint que l’actuel « gardien » israélien cherche peut-être à vendre certains de ces livres sur le marché noir, ou pire - à les détruire.

Mais l'homme qui détient les livres nie cette accusation et affirme qu'ils sont dans sa famille depuis 100 ans.

Le Dr Margaret Barker, ancienne présidente de la Society for Old Testament Study (Société pour l’Etude de l’Ancien Testament), a déclaré: « LE LIVRE DE L'APOCALYPSE PARLE D'UN LIVRE SCELLE QUI FUT OUVERT SEULEMENT PAR LE MESSIE.
D'AUTRES TEXTES DE L'EPOQUE PARLENT DE LIVRES DE SAGESSE SCELLES ET D'UNE TRADITION SECRETE TRANSMISE PAR JESUS A SES DISCIPLES LES PLUS PROCHES. C'est le contexte de cette découverte ».


Découverte révolutionnaire: une section des rouleaux de la Mer Morte, qui furent déterrés en 1947

Le professeur Davies a déclaré: « LA POSSIBILITE D'UNE ORIGINE HEBRAÏQUE-CHRETIENNE EST CERTAINEMENT SUGGEREE PAR L’IMAGERIE et, le cas échéant, ces codex sont susceptibles d'apporter un nouvel éclairage considérable pour notre compréhension d'une période de l'histoire très importante, mais peu comprise jusqu'ici ».

M. Elkington, qui dirige les efforts britanniques visant à ce que les livres soient renvoyés en Jordanie, a dit: « Il est essentiel que cette collection puisse être récupérée intacte, et soit sécurisée dans les meilleures conditions possibles, tant pour le bénéfice de ses propriétaires que pour un public international potentiellement fasciné.

https://secure.gn.apc.org/members/www.bilderberg.org/phpBB2/viewtopic.php?p=16030&sid=555869eaa67583c705cbb4a8ef2beb82
http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-1371290/70-metal-books-Jordan-cave-change-view-Biblical-history.html
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Lun 25 Juil 2011, 22:09

Le Christianisme: une Religion d’Extraterrestres

Réflexions sur von Daniken et l’Ufologie Biblique

John Lamb Lash

Traduction par Dominique Guillet


En 1968, un aubergiste Suisse, du nom d'Erich von Daniken publia l'ouvrage Présence des extra-terrestres (Chariots of the Gods) qui devint un best-seller international et est toujours en publication de nos jours. Selon la théorie sensationnelle de von Daniken, des “anciens astronautes” d'une civilisation avancée visitèrent la Terre dans une période très lointaine. Il trouva des preuves de leur présence dans des pétroglyphes, des artefacts religieux, des anciens mythes et, bien sûr, dans des monuments mégalithiques tels que la pyramide de Giza.

Provocateur, von Daniken demanda: “Dieu conduisait-il une soucoupe volante?” Cette question étant semée dans l'esprit du grand public, Dieu, les anges et tout ce qui est Biblique devinrent l'objet de spéculations ufologiques mais von Daniken n'explora pas ces associations d'une manière très cohérente et convaincante. Par contre, dans un ouvrage publié la même année, The Bible and Flying Saucers, un autre auteur le fit: Barry H. Downing, un pasteur Presbytérien diplômé de Princeton Theological Seminary et Edinburgh University. Le spectre et la profondeur de son ouvrage témoignent de son érudition tout au contraire des petites histoires à l'eau de rose de von Daniken. Mais cet ouvrage reflète aussi la foi indéfectible de l'auteur en la tradition Chrétienne: Down assume que Dieu et ses anges, même si ce sont des Extraterrestres qui naviguent dans des OVNI, sont en train de réaliser un plan divin au bénéfice de l'humanité.

(Note: on m'a informé que Desmond Leslie dans son ouvrage, publié en 1952, Flying Saucers have landed, présenta tout un chapitre intitulé “Chariots of the Gods”. C'est la source à laquelle von Daniken emprunta son titre et une grande partie du contenu de son ouvrage).

On peut sans doute considérer Downing et Desmond Leslie comme les fondateurs de l'ufologie Biblique, à savoir le genre d'études proposant que de nombreux événements dans la Bible ne sont que des manifestations d'interventions extraterrestres, supposés être bienveillants. Des visions telles que celles d'Ezéchiel sont considérées comme des rencontres de type rapproché. Les anges, tels que celui qui annonça la naissance de Jésus à Marie, sont considérés comme des Extraterrestres d'une évolution supérieure. Certaines interprétations considèrent même Jésus comme un extraterrestre qui vint sur Terre d'un monde beaucoup plus évolué, ou bien encore qu'il fut cloné comme un “modèle humain” par des frères cosmiques bénéficiant d'une technologie supérieure. Imaginez les grands titres: Jésus, le premier bébé cloné!

Les ufologues Bibliques assument que les ET de l'espace, ou les entités de type ET, agissent d'une manière gentille et bienveillante vis à vis de l'humanité, en toute cohérence avec l'accomplissement d'un “Plan Divin”. Downing se demande si la religion Biblique fut “plantée et substantée par des entités d'un autre monde.” Il ne se contente pas de spéculer sur la présence “d'anciens astronautes” sur Terre mais il envisage leur rôle potentiel dans l'impulsion et l'orientation de l'expérience religieuse de l'humanité. Cette problématique requiert une investigation de la psyché humaine beaucoup plus profonde que celle que von Daniken entreprit. Sans l'aide de la matière Gnostique, Downing était incapable de concevoir que la religion Biblique “plantée et substantée par des entités d'un autre monde” n'oeuvre pas au bénéfice de l'humanité mais, au contraire, pour la mettre en esclavage.

L'ufologie Biblique s'est amplement développée, de nos jours, mais une interprétation supplémentaire doit maintenant être envisagée, qui ne pouvait pas émerger à l'époque où Downing et von Daniken rédigèrent leurs ouvrages. Cette nouvelle interprétation se fait jour grâce à la vision d'une intervention extraterrestre proposée par les Gnostiques des Ecoles de Mystères. Bien que certaines des conceptions Gnostiques puissent être trouvées dans des argumentations obscures écrites contre eux par les premiers Chrétiens, la matière Gnostique originelle ne fut pas communément accessible avant que les Codex de Nag Hammadi, découverts en 1945, ne fussent traduits en Anglais en 1978. Les Mystères furent anéantis durant le 4 ème siècle, lorsque la cache de Nag Hammadi fut enfouie, mais ils existaient depuis des milliers d'années avant le Christianisme.

Les Gnostiques étaient des psychonautes d'une finesse et d'une envergure extraordinaires. Leur cosmologie, centrée sur la figure de la Déesse Sophia, présente une description complète et cohérente de l'origine et des méthodes d'une espèce prédatrice inorganique appelée Archontes.

Bien que les textes Gnostiques décrivent des rencontres directes avec des Archontes “qui enlèvent les âmes durant la nuit”, leurs enseignements ne mettent pas l'accent sur une menace physique. Ils mettent plutôt en garde contre le fait que les Archontes nous influencent profondément dans le mental, plus particulièrement au travers de l'idéologie religieuse, au travers des croyances au sujet de Dieu et au sujet de ce Dieu veut pour nous.

Pour les instructions des Ecoles de Mystères concernant les manières de confronter et de chasser les Archontes, voir Un Principe Gnostique et le commentaire sur la Première Apocalypse de Jacques.

Une des idées les plus sensationnelles des Gnostiques est que Jéhovah, le dieu paternel de la religion Judéo-Chrétienne, était un Archonte, un dieu inférieur ou imposteur à ne pas confondre avec les vrais Dieux, appelés Eons, qui demeurent dans le coeur galactique, le Plérome. Jéhovah est dit être aveugle et fou, un extraterrestre dément qui possède, néanmoins, quelques pouvoirs similaires à ceux des dieux. Bien qu'il ne crée pas le monde dans lequel nous demeurons, il le croit. “Ouvrant ses yeux, il vit une vaste quantité de matière sans limite et il devint arrogant et dit: ‘C’est moi qui suis Dieu et il n’en existe pas d’autres’”. (Hypostase des Archontes. 94:20). Bien sûr, c'est exactement ce que Yahvé-Jéhovah dit dans l'Ancien Testament. Les enseignements des Mystères préservés dans les Codex de Nag Hammadi présentent très souvent une vision de la religion Judéo-Chrétienne qui la retournent comme un gant.

Heureusement, la cache de Nag Hammadi, malgré qu'elle ne soit pas volumineuse, contient beaucoup d'informations claires sur le Seigneur des Archontes et ses stratégies insidieuses. Dans le Second Traité du Grand Seth, un maître Gnostique anonyme dit: “Les Archontes ont élaboré un plan à mon sujet pour répandre leur erreur et leur absurdité”.

Cette ligne rappelle le commentaire lapidaire de Jacques Vallée relatif aux stratégies des extraterrestres dans Messengers of Deception: “la voie vers la croyance d'un homme passe par la confusion et l'absurdité”.

Le texte cité explique comment les Archontes introduisent un faux plan de rédemption dans le mental humain, une contrefaçon du chemin authentique de l'auto-libération que nous pouvons prendre en développant notre potentiel inné de noos, “l'intelligence divine”. L'instructeur Gnostique, appelé phoster ou révélateur, ridiculise ouvertement Abraham, Moïse et les prophètes d'accepter les Archontes comme divins et de mettre leur foi dans un dieu imposteur qui oeuvre à l'encontre de l'humanité. Le Second Traité du Grand Seth dit que la “doctrine des extraterrestres” est une “gigantesque tromperie pour l'âme humaine, rendant impossible pour les humains de trouver le noos, le mental d'auto-libération, et d'arriver à connaître l'humanité réelle”.

Ce que les Gnostiques voulaient dire par “doctrine des extraterrestres” est l'ensemble de croyances au coeur de la religion Judaïque et Chrétienne, et par extension de l'Islam. Les “trois grandes religions mondiales” dérivent du révéré Patriarche Abraham, considéré comme ayant vécu aux environs de 1800 avant EC. Comme l'histoire des anciens Hébreux est considérée comme exemplaire ou symbolique de l'humanité dans son ensemble, “l'histoire sacrée” de notre espèce commence avec Abraham, mais les Gnostiques estimaient qu'Abraham était un gogo, le “vecteur” psychologique pour l'intrusion des Archontes. En effet, ils rejetèrent la notion d'un “Plan Divin” supervisé par Jéhovah et dévoilèrent le rédemptionnisme Judéo-Chrétien comme une religion extraterrestre, étrangère à la Terre et hostile au potentiel humain.

La critique Gnostique du Complexe du Rédempteur était dévastatrice pour les croyances chéries de nombreuses personnes, et elle l'est encore aujourd'hui, mais les instructeurs des anciens Mystères ne nous laissèrent pas sans alternatives à ces croyances reçues. Les Gnostiques enseignaient ce qu'ils incarnaient: le chemin d'illumination du mysticisme expérimental en contraste avec la croyance aveugle des dogmes rédemptionnistes. Contre la tromperie religieuse des Archontes, le Second Traité du Grand Seth invoque “l'espoir de Sophia”, affirmant notre connexion à la Déesse de Sagesse dont le corps est la Terre.

John Lash.

Traduction de Dominique Guillet
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Lun 25 Juil 2011, 22:14

Citation :

LE LIEN ORIENT-OCCIDENT Lun 25 Juil 2011, 22:09

Le Christianisme: une Religion d’Extraterrestres

Réflexions sur von Daniken et l’Ufologie Biblique

John Lamb Lash

Traduction par Dominique Guillet

En 1968, un aubergiste Suisse, du nom d'Erich von Daniken publia l'ouvrage Présence des extra-terrestres (Chariots of the Gods) qui devint un best-seller international et est toujours en publication de nos jours. Selon la théorie sensationnelle de von Daniken, des “anciens astronautes” d'une civilisation avancée visitèrent la Terre dans une période très lointaine. Il trouva des preuves de leur présence dans des pétroglyphes, des artefacts religieux, des anciens mythes et, bien sûr, dans des monuments mégalithiques tels que la pyramide de Giza.

Suite : http://antahkarana.forumzen.com/t13p120-le-lien-orient-occident#22213

Illustrations :

Ancient Aliens S01E00 - Chariots Gods and Beyond




Les autres vidéos/intervieuws des écrits d'Erich von Daniken se trouvent ici :

http://naanna.bb-fr.com/spa/shirogami/367162825/60


Dernière édition par douceur le Dim 31 Juil 2011, 00:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 30 Juil 2011, 02:47

L'intéressant à ce niveaux de compréhension de la cosmogonie est la pression psychologique qui pousse à passer des heures à visionner des vidéos qui ne rajoutent rien à la conviction de ceux qui prennent le temps ... de les visionner.

S'il est un point essentiel dans la recherche de la vérité, c'est bien où commence la confiance dans l'information reçue.

Pour certains elle debute avec la corrélation du ressenti, pour d'autres, avec la preuve indubitable, laquelle est impossible puisque nous vivons dans une sorte d'illusion.

Imagions un jour que nous soyons invité par le Diable lequel du reste est au moins quelq'un qui connait bien Dieu.

Il a un superbe château entouré de magnifiques jardins, ou plutôt des forêts immenses, des océans, des chaînes de montagnes, et des d'animaux de partout, ben oui normal, c'est le diable quand même.

Comme c'est très très grand, il va mettre ses meilleurs valets pour s'occuper de tout ce beau monde. Bon, pour que ces valets soient respectés, ils le transforme en dragons avec pour mission de tout faire fonctionner à merveille. Il faut un grand savoir pour cela, pour que tout soit en harmonie.

Et donc, toutes les créatures de ce monde puisent la vérité auprès de ces Dragons, lesquels leurs sont effectivement bénéfiques.

Mais un gros détail fut oublié, cette propriété est celle du diable.

Alors, il n'y a pas de vérité autre, puisque même le diable utilise les même lois que Dieu pour faire tout fonctionner.

Au final il n'y a qu'une seule chose qui diffère, être conscient ou pas de savoir où l'on Est.

Certains sont tellement convaincus d'en être concient qu'ils réalisent des vidéos, d'autres certainement tout aussi convaincus incitent à les visionner... pendant des heures... jusqu'au jour où lassés ils auront compris qu'ils n'ont fait que jouer leurs propres rôles.

Assis, d'autres sifflent ou applaudissent. Ils font aussi partie du spectacle.

Qu'en pensent les journalistes ?





Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 30 Juil 2011, 13:37



bjr Sursis,

intéressant ton résumé, réaliste et concret.
Je te cite:"au final il n'ya qu'une seule chose qui diffère,être conscient ou pas de savoir où l'on Est"
je complèterai par:" si Je SUIS, peut importe ce qui m'entoure, rien ne m'influence
et je suis Présente à TOUT sans jugement,il n'y a plus de comparaison d'une chose
avec une autre, j'ai une vision globale et une sérénité intérieure qui me permet
d'avoir une action juste pour une situation qui se présente."
je ne peux plus être journaliste!

amicalement
D-C
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 30 Juil 2011, 15:31

Bonjour DC,

L'action juste et simplement celle à laquelle on aspire.

"TOUT sans jugement" ... sur un "résumé réaliste et complet".

Cela pose la question, donc tirée d'un "jugement", sur la définition de ce dernier.

Ne pas Juger comme l'écrit justement DC suppose surtout de ne pas attribuer de valeurs différenciées entre le bien et le mal dans un Tout, tout en discernant les nuances dans un cadre défini. Un forum est un cadre défini, à l'intérieur d'un cadre plus vaste encore.

En ce sens emettre un critique constructive (jugement subjectif) sur l'opportunité de placer une très longue vidéo en dixième page d'un sujet hors actualité c'est à dire qui n'interpellera pas grand monde autre que les membres ayant déjà poster sur la question, apparaît fondé.

Il y a beaucoup d'enseignements intéressants à puiser dans les textes orientaux. Garder l'esprit critique reste un devoir, car l'assimilation est favorisée par une supposition avant l'acceptation, et parfois cette acceptation se subsitut un peu trop vite à la supposition. Cet effet est sans doute causé par l'effort soutenu de l'instruction.

Il y a ceux qui placent des copier/coller sur les forum, en initiant une idée et en la soumettant à la critique.

Il y a ceux aussi qui en placent tout en étant déjà convaincu de la justesse de leur concept. Leurs idées ne sont pas exprimées, mais induites, car ils ne voient pas la nécessité d'ouvrir des débats sur des aspects certains pour eux. Ils se tiennent ainsi à l'abri de la critique, c'est une technique bien connue des despotes

Le bon jounaliste relate les faits, le grand reporter va bien au delà.

Amicalement.
JC















Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 30 Juil 2011, 16:06


" il y a beaucoup d'enseignements intéressants à puiser dans les textes orientaux"
c'est ta phrase et elle est en rapport avec le sujet orient-occident.
j'aimerai avoir ton avis et celui d'autres personnes sur les écrits de Krishnamurti,
quelles réflexions suite à ces lectures et sur la pertinence de ses propos;si sa pensée ,très élaborée , peut -elle avoir une influence sur notre façon de penser et nous orienter dans notre recherche.
il était d'origine Indienne et a proposé ses enseignements en Occident et disait
que" la Vérité est un pays sans chemin"et rejetait les religions.
selon Krishnamurti"la véritable culture n'est pas une question d'éducation,
d'apprentissage, de talent,ni même de génie, c'est ce qu'il appelle"le mouvement
éternel vers la découverte du bonheur, de Dieu,de la vérité".


D-C
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Ecriture vieille Europe - Origines - Civilisation européenne   Dim 31 Juil 2011, 16:06

Civilisation européenne : les dogmes révisés




(Pierre Boisghilbert, Rivarol n° 27842 du 09 déc 05) – Notre triste époque est incapable de porter sur le passé un jugement critique détaché des fausses valeurs du moment. Aussi les tenants de l’actuelle idéologie dominante se moquent-ils d’une archéologie manipulée par certains pouvoirs totalitaires sans se poser la question de savoir si eux-mêmes ne font pas pire. L’un des exemples le plus frappant est l’acharnement à privilégier la théorie de l’Eve africaine, mère unique de l’humanité – théorie difficilement abandonnée par la science officielle, et qui reste popularisée médiatiquement pour des impératifs politiques de dogme antiraciste (l’anthropologue Yves Coppens, “père” de “Lucy”, était ainsi le 25 octobre l’invité de France Inter).

Notre classe intellectuelle et scientifique est politiquement normalisée. Elle l’est parfois par conviction, mais le plus souvent par carriérisme. Et cela s’aggrave avec une éducation lamentable qui prône le conformisme contre l’esprit critique. L’un des dogmes imposés veut que la lumière vienne d’Orient. il ne s’agit pas uniquement de valoriser la culture orientale mais surtout de minorer l’occidentale et d’imposer une idée raciste au nom de l’antiracisme. Ces peuples, qui sont souvent en retard et que nous avons colonisés, auraient donc été très en avance et nous auraient apporté à nous, sauvages primitifs de l’Europe, une civilisation primordiale avant que nous ne leur imposions la nôtre, matérielle et technologique, par la force brutale et le fanatisme religieux.

Tout serait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes européo-masochistes si, petit à petit. les sauvages blancs n’apparaissaient comme très civilisés et bien avant tout ce que l’on pouvait penser, avant même l’apport de l’Orient. Mais ce type de découvertes est occulté, on sait pourquoi. Pour le moment. Il n’y a pas de loi Gayssot contre certaines découvertes archeologiques – comme celle de l’indéniable présence de l’homme blanc arrivé d’Asie ou même d’Europe sur le continent américain pour y apporter. voici 16000 ans. la civilisation dite de Solutré – car le politiquement correct paraît suffisant pour protéger un certain obscurantisme. Mais il ne faut jamais désespérer de la bêtise des inquisiteurs de la bonne conscience.


LA PLUS VIEILLE ÉCRITURE DU MONDE

Ainsi une découverte signalée par l’amie Claude Lorne dans Rivarol du 11 novembre 2005, et qui pourrait être capitale, a eu peu de retentissement. C’est celle d’une écriture dans les Balkans remontant à la nuit des temps et pouvant faire douter de l’axiome selon lequel « l’écriture est née à Sumer ».

Un chercheur américain soutient donc avoir déchiffré la plus ancienne écriture, dite de Vinca, sur des tessons vieux de 7000 ans et retrouvés près de Belgrade. « La déesse ourse et la déesse oiseau sont bien la déesse ourse. » Voilà ce que dit la phrase la plus ancienne connue d’une langue humaine. Elle a été inscrite sur deux fusaïoles en terre cuite (la fusaïole sert de poids au fuseau pendant le filage) mises au jour lors de fouilles à Jela, à l’ouest de Belgrade, sur la rive sud de la Save. L’écriture de Vinca a été retrouvée sur plusieurs sites de fouilles archéologiques dans les Balkans et en Pannonie (ouest de la Hongrie et est de la Croatie). On a recensé plusieurs dizaines de symboles différents, qui composent l’écriture d’une culture dite “vieille-européenne” présente en Europe du Sud-Est au néolithique, entre 6000 et 4000 av. J.-C., et qui aurait été balayée par une invasion, alors que les plus anciennes tablettes, portant des caractères cunéiformes exhumées en Syrie et considérées jusqu’à présent comme les premières formes d’écriture, datent de 3300 ans avant notre ère.

La phrase avancée par le chercheur américain Toby Griffen : « La déesse ourse et la déesse oiseau sont bien la déesse ourse » signifierait: « Les deux sont une même déesse ». Pour montrer que cette phrase, à première vue incompréhensible, contient un sens logique, Griffen a recours à la mythologie grecque. Artémis, déesse chasseresse, remonte à de plus anciennes divinités liées à l’ours et à l’oiseau, son essence d’ours dominant celle de l’oiseau. On est donc au sein de la matrice de ce qu’on appelle maintenant « la vieille Europe », concept développé par l’archéologue Marija Gimbutas, considérée comme une autorité dans la recherche sur la culture néolithique d’Europe du Sud-Est. La Balte [Marija Gimbutas] décrivait cette dernière comme une société matriarcale vénérant une déesse-mère universelle ; les études du linguiste américain confirment cette vision des choses. Et l’on peut conclure, si cela est avéré, que les plus anciens documents linguistiques écrits de l’humanité qui nous soient parvenus sont originaires de l’Europe du Sud-Est.

Les Balkans étaient donc un berceau de la civilisation, bien avant la Mésopotamie. Cette conclusion révolutionnaire, pour ne pas dire révisionniste, sera bien entendu combattue par l’archéologie officielle. Il n’est pas certain que les conclusions de Griffen soient exactes mais ce qui est sûr, c’est que ne pas en tenir compte par peur idéologique est antiscientifique. Sa démarche, on le voit bien, s’inscrit dans l’apport de Dumézil, fondé sur une langue primordiale et les similitudes de cultes des Indo-Européens.

Les discussions demeurent vives sur l’existence et la localisation d’un berceau originel des grandes migrations et conquêtes des “Boréens”. On ne sait pas grand-chose encore sur la culture de la “plus vieille Europe» d’avant même l’épopée indo-européenne, mais petit à petit, on progresse. De l’Autriche à la Slovaquie on a mis à jour plus de 150 temples édifiés entre 4800 et 4600 avant notre ère. Cela nous mène à 7 000 ans, soit 2 000 ans avant Stonehenge et les pyramides d’Egypte. Ces complexes de terre et de bois ont été progressivement abandonnés. Le plus remarquable est au cœur même de Dresde. On a mis à jour une ville dans la ville, avec des centaines de maisons de formes allongées, apparemment à vocation monastique. Cette civilisation sans nom se rattache curieusement à l’espace serbe, comme l’écriture de Vinca. Elle a disparu et, ensuite, il faudra semble-t-il attendre 3 000 ans pour voir apparaître des constructions aussi structurées à l’âge de bronze.

Un passé plus ancien, un trou noir inexpliqué… Notre plus longue mémoire n’a pas livré l’essentiel de ses secrets. Le mystère de nos origines demeure. Notre devoir est de reconquérir le plus lointain passé fondateur pour ne rien ignorer de notre héritage sacré. C’est en assumant ce que nous fûmes que nous serons. En ces temps de doute et de négation de notre identité, notre antiquité est pour notre futur un combat d’actualité. C’est un combat permanent contre l’histoire officielle, qui amputerait la vérité plutôt que d’admettre qu’il est impossible de faire rentrer le pied de Lucy dans la pantoufle de Cendrillon.

http://be.altermedia.info/culture/civilisation-europeenne-les-dogmes-revises_4030.html#comment-16721


Dernière édition par douceur le Lun 14 Mai 2012, 12:35, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Dim 31 Juil 2011, 18:17

Citation :
Analysant les Manuscrits de la Mer Morte (occultés pendant un demi-siècle par le Vatican) et surtout les Codex de Nag Hammadi, John Lash décrit comment une secte groupusculaire, messianique et apocalyptique, muta en une puissance mondiale mortifère lorsque le fanatisme religieux Chrétien s’allia à l’Empire Romain. Les instructeurs spirituels Gnostiques, les initiés des Mystères, les Druides, les guérisseurs shamaniques furent massacrés, leurs réseaux d’universités furent anéantis, leurs bibliothèques furent brûlées et les temples Païens furent détruits. Cet ouvrage plonge profondément dans les vestiges des antiques écrits Gnostiques pour reconstruire l’histoire d’Europa (que les Chrétiens reléguèrent dans les oubliettes de leur Histoire) et pour recouvrer la richesse de la spiritualité Européenne Païenne: le monde Celtique, les Mystères Païens, la Grande Déesse, la Terre-Mère, la Gnose et le mythos de Sophia. Il décrit également l’annihilation de cette culture Européenne Païenne sous les assauts des fanatiques Chrétiens. Longtemps avant l’émergence du Christianisme, le monothéisme était une anomalie. L’Europe et le Proche-Orient prospéraient sous la guidance divine de Sophia, l’antique déesse de sagesse. La Terre était l’incarnation de Sophia et elle était donc sacrée pour les peuples Indigènes qui cherchaient leur illumination en sa présence. Cette ancienne philosophie menaçait les croyances rédemptionnistes du Christianisme qui étaient fondées sur la domination patriarcale de la Terre et qui louaient la vertu rédemptrice de la souffrance comme une voie vers l’après-vie.

http://antahkarana.forumzen.com/t2494-la-passion-de-la-terre#22258


NB: - L'écriture Magyar, est la seule à ma connaissance, que le Vatican occulte encore, et toujours, de nos jours.

Etrangement, certains trésors découverts dans le pays et les régions avoisinantes et recouverts de róvás portent l'inscription "nag-idis" qui peut être interprétée comme "la grande terre" - nag(y) voulant dire "grand" - ce qui soulève une interrogation au sujet de l'origine (dans ce cas "européenne") possible du Codex de Nag Hammadi.

C'est la Pape Jean Paul II qui déclarera lors d'une de ses visites en Hongrie: "Si les Magyars connaissaient l'origine de leur écriture, ils en seraient fières."

- L'existence d'une écriture semblable au runique provenant de la Hongrie (= écriture róvás) est souvent superbement ignorée par les runologistes "germano-vikings-anglais", même quand ils discutent de l'origine possible des runes.

Citation :
Elle [l'écriture róvás] a presque disparu au cours des siècles, puisque avec l’évangélisation des Hongrois païens, l’Eglise essayait de détruire les coutumes païennes. Si cela n’a pas réussi totalement, c’est parce qu’au Moyen Age, les gens lettrés utilisaient le latin qui n’a pas été adapté à la phonétique hongroise (le latin reproduit mal les sons qui n’existent pas en latin, par ex. « ly », « gy », « cs ») et les basses couches de la sociétés (par exemple les descendants des anciens « chamanes ou taltos ») continuaient à utiliser cet alphabet adapté.

http://antahkarana.forumzen.com/t2490-un-autre-regard-sur-la-russie-et-les-anciens-pays-de-l-est#20903

:aa:
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Lun 01 Aoû 2011, 11:26

Citation :
Il y a ceux aussi qui en placent tout en étant déjà convaincu de la justesse de leur concept.


pour moi ce qui importe c'est que chacun trouve son courant ascendant pour s'elever ...avec son histoire, ses blessures, son potentiel pour se rejoindre tous plus haut quelquesoit le chemin emprunté ... proposer sans imposer me semble adéquat ... le dédale d'informations tous azimuts peut noyer l'essentiel ...la source de l'humanité n'est pas dans les mots si bien exprimés soient ils ... l'intelligence cartésienne et linéaire a besoin de preuves et quand l'intégration ne suis pas le "savoir" stagne au niveau intelectuel pendant que l'ego s'en gargarise "regardez comme je suis intelligent" ...

... l'histoire de la poutre et de la paille dans l'oeil du voisin prend tout son sens ...

"charité bien ordonné commence par si même" ....

"l'enfer est pavé de bonnes intentions" ....


et plus que jamais la foi ou la serènité se cultivent dans la simplicité de chaque seconde ....
bonne journée



Revenir en haut Aller en bas
Serena

avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 287
Date de naissance : 06/02/1961
Age : 56
Localisation : France
Date d'inscription : 06/07/2007

MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Lun 01 Aoû 2011, 17:57

Bonjour à tous,

je ne vais pas complémenter le débat, mais je voudrais revenir au paragraphe de demeter-ceres sur Krishnamurti:

Citation :
il était d'origine Indienne et a proposé ses enseignements en Occident et disait
que" la Vérité est un pays sans chemin"et rejetait les religions.
selon Krishnamurti"la véritable culture n'est pas une question d'éducation,
d'apprentissage, de talent,ni même de génie, c'est ce qu'il appelle"le mouvement
éternel vers la découverte du bonheur, de Dieu,de la vérité".

Je dois dire que ses écrits m'ont profondément influencée.

Et qu'il ait rompu avec la société théosophique, je comprend pleinement cette décision.

"La vérité est un pays sans chemin": oui, nul doute pour moi là-dessus!

Serena

richel


Revenir en haut Aller en bas
http://serenagaia.blogspot.com/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mar 02 Aoû 2011, 01:52

Douceur.

Intéressant, car ces anciens écrits confirment les civilisations anciennes dont la cause de leur disparition encore inexpliquée et/ou non révélée par le Vatican, rajoute du crédit sur les affirmations qu'une partie de l'humanité ancienne ait transitée directement dans un dimension moins dense. Si eux, l'on vraiment fait, pourquoi pas nous !

DC.

Lorsque je mentionnais "des éléments intéressant à puiser dans les textes orientaux", je faisais surtout allusion à la cosmogonie asiatiques. je précise aussi que de mon point de vue c'est truffé d'erreur.


Krishnamurti définit un ressenti personnel en explications logiques. En fait, il s'exprime avant tout comme un philosophe en faisant appel au raisonnement.Parfois cela s'avère compliqué, et effectivement il dirige la pensée du lecteur car sa vision joue sans cesse avec l'absolu. Or on ne peut rien prouver lorsque l'on se réfère au néant, et c'est bien là le problème de fond de cette philosophie. En essence sont discourt tient la route car sa validation se fait par défaut.

En attendant, son mental parfaitement logique et éclairé par une perception certaine a permis une libération des dogmes et autres courants religieux. Cette libération est une étape importante pour les chercheurs s'ils ne tombent pas dans le piège du mental qui fait sans cesse référence à un absolu.

Chaque personne ressent cet absolu, car en essence il en fait partie. Disons simplement qu'entre ce" tout en Tout" et notre "perception tangible" il y a un monde, et c'est justement ce dernier qui est sensiblement occulté dans les explications de Krisnamurti.


Ce dernier est un éveillé qui philosophe, ce qui est très différent d'une personne qui cherche à s'éveiller par la philosophie... car il ne trouvera ... que de la philosophie, et cela peut même devenir un piège, car pour une personne habituée à réfléchir, il lui sera plus simple de faire fonctionner son mental plutôt que de passer des heures à s'ouvrir à la perception. Aussi, faire le vide mental est bien trop souvent une action mentale.

D'autre part, apprendre le fonctionnement de l'univers tel qu'il l'est vraiment permet une avancée bien plus rapide que n'importe quelle philosophie sur ce que nous pourrions être, surtout par défaut. Cependant, pour celui qui n'a pas de perception directe, il ne peut être sûr de rien, et donc le discernement reste indispensable. Les réflexions de Krishnamurti ouvrent une voie, le chemin pour certains, un tronc commun pour d'autres, et une simple littérature pour celui qui sait déjà.

Ce qui amène au point de vue de Marie qui semble vouloir premièrement mettre l'accent sur la perception directe, plutôt que sur l'explication détaillées soumise à controverse.

Et puisque nous parlons de Krishnamurti, voici un lien :
http://www.krishnamurti-france.org/Le-penseur-realise-t-il-qu-il-est-limite-ou-est

Dont les propos judicieux mais qui ne prouvent rien du tout, et surtout n'expliquent pas la raison pour laquelle une "pensée qui irait au delà des limites" ne parvient même pas à définir clairement ce qui est déjà limité.

Chaque fois que j'en ai l'occasion, j'entame souvent la conversation avec des "Soeurs Catholique". Assez souvent je suis sidéré de la qualité de ces femmes. En vivant à l'écart du monde elle en perçoivent pourtant une juste appréciation, en récitant des texes empreints d'erreurs (volontaires) elles ressentent naturellement beaucoup de vérité, et en priant un Dieu extérieur, elles le developpent en elles.

Amitié





Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mar 16 Aoû 2011, 20:53

La Fable de Jésus

John Lash

Pourquoi les “Codes” Gnostiques ne Nomment-ils pas le Jésus Historique

Sur ce site et dans mon ouvrage “Pas en Son Image”, j'ai argumenté sur le fait que “Jésus”, considéré comme le nom adéquat d'une supposée personne historique, n'apparaît pas dans les écrits Gnostiques Coptes. Il en est de même pour le terme “Christ” compris comme l'Incarnation ou le Fils de Dieu célébré dans la théologie de Paul et de Jean. Dans “Pas en Son Image”, j'ai écrit:

Dans les textes Gnostiques Coptes, les noms de Jésus et de Christ ne sont jamais écrits en plein mais ils sont indiqués par des codes tels que les lettres IS avec un trait au-dessus. Les érudits remplissent systématiquement les espaces, rendant IS par I(eseo)S, la forme en Grec du nom Hébraïque Yeshua. Ils prennent, en fait, de très grandes libertés littéraires car il n’existe aucune preuve textuelle permettant d’inférer que, dans l’usage qu’en faisaient les Gnostiques, le terme IS indiquait une personne historique portant le nom de Ieseos, Jésus. IS pourrait tout aussi bien être traduit d’une autre façon: I(asiu)S, qui donne le nom Iasius, le “guérisseur”, un titre plutôt qu’un nom commun. Néanmoins, les traducteurs supposent qu’IS indique le Jésus du Nouveau Testament. Les érudits, en bref, ne nous donnent pas la chance de supposer qu’IS puisse indiquer quelque chose d’autre qu’une personne réelle dont l’identité est prédéterminée.

Il en est de même pour Christ. Le code pour Christ est XS ou parfois XRS, ce qui pourrait tout aussi bien indiquer Christos ou encore Chrestos. En Copte, cela s’écrit XC, avec un trait au dessus. X est la lettre Grecque Chi et C est la lettre Copte S. Les érudits remplissent XC afin que cela puisse rendre “Christ”, jamais “Christos” malgré que “Christos” soit beaucoup plus cohérent de par la lettre finale S. Lorsque XC apparaît, par exemple, dans l’Apocryphe de Jean, les érudits mettent le Christos Grec entre parenthèses mais traduisent le terme codé par Christ. Ce faisant, ils identifient automatiquement XC avec l’entité bien connue de la théologie Johannine et Pauline. C’est encore une fois une liberté littéraire. Si l’on considère tous les écrits Gnostiques qui argumentent contre le rédempteur de Jean et de Paul, cette équivalence est extrêmement douteuse.



Codex de Nag Hammadi


Contestation de Forum

Je ne suis pas membre du forum “palmtree”, un site de discussions Gnostiques parce que je ne veux pas respecter leur règle de ne pas critiquer la religion. Parmi les aspects de “Gnosticisme Lashien” débattus sur ce forum, il y en a un concernant la problématique des nomina sacra, les termes codés supposés faire référence au Jésus Christ du Nouveau Testament. Puisque je ne peux pas répondre directement sur le forum, je vais clarifier, dans cet essai, ma vision des nomina sacra.

Un contributeur de ce forum écrivit:

“J'ai étudié le Copte depuis deux maintenant deux années. Dans ce laps de temps, j'ai lu une très large diversité de documents en Copte: proto-orthodoxes, orthodoxes, Gnostiques, Manichéens, des documents légaux et des factures de lessives. Une des choses que l'on retrouve communément dans ces divers genres, ce sont les nomina sacra, l'utilisation des abréviations telles que celles que Lash évoque sur ce forum (oui, même sur des factures de lessive). Dans tout le spectre de ces documents, les abréviations XS, XRS et IS font toutes référence au personnage connu par les auteurs comme une personne historique appelée Jésus le Christ.

En affirmant qu'il n'y pas de fondement certain pour assumer que ces codes font assurément référence à Jésus, Lash ignore tout le contexte de la littérature Gnostique. Il y a encore moins de fondements qui permettent d'assumer que c'étaient des codes pour les Païens (c'est à dire aucune preuve nulle part que cela pourrait être le cas) et il invente donc une conspiration pour soutenir sa vision:

“J'affirme que les nomina sacra furent utilisés délibérément pour indiquer qu'ils ne faisaient pas référence à Jésus et lau Christ, tels qu'ils sont compris en termes conventionnels. Les codes étaient destinées à nous mettre en garde contre des associations littérales. Les scribes qui traduisirent la matière Gnostique en Copte, étaient, je le pense, instruits d'utiliser ces codes, probablement sans savoir pourquoi”.

La parade classique des hommes en noir. Les codes étaient largement utilisés et donc les conspirateurs Païens doivent avoir utilisé communément des abréviations Chrétiennes pour cacher leurs conceptions Païennes. Où sont ses preuves? Il n'en fournit aucune à part de stipuler que c'est ce qu'auraient fait les Païens pour cacher leurs conceptions de l'établissement Chrétien Orthodoxe oppresseur - qui n'existait pas encore à l'époque où ces textes ont été rédigés!”


Premier "Lasher"

En premier lieu, je n'affirme pas que des “conspirateurs Païens”, cachés dans les buissons, aient inséré les codes. Je propose que les scribes furent requis d'utiliser ces codes par quiconque les dirigea et supervisa les transcriptions qui nous parviennent aujourd'hui dans la matière des Codex de Nag Hammadi. Qui a commissionné ces transcriptions de textes originels Grecs (présumés) perdus en Copte? Personne ne le sait. Pourquoi des écrits en langue Grecque furent-ils, en fait, traduits en Copte? Personne ne le sait. Ceux qui commissionnèrent les traductions le firent pour préserver les conceptions Gnostiques ou pour les réfuter? Personne ne le sait.

Nous savons, par contre, que le Copte fut un langage inventé (autour de l'an 100 EC) pour transcrire les hiéroglyphes, à une époque durant laquelle il ne restait que peu de gens en Egypte qui fussent capables de les lire, et que subséquemment le Copte devint la langue officielle du mouvement monastique Chrétien Egyptien. Vraisemblablement, vers le milieu du 4 ème siècle lorsque les Codex de Nag Hammadi furent cachés, le Copte était utilisé principalement par des moines Egyptiens qui avaient été convertis à une forme primitive de Christianisme - le mouvement monastique du désert. Il est connu que les leaders de ces camps d'entraînement cénobites, tels que Shenoute d'Athribis, étaient des idéologues enragés qui promouvaient ouvertement des moyens violents pour anéantir et éradiquer tout ce qu'il restait de la culture non-Chrétienne. Voici un extrait de Pas en Son Image:

Juste en face de Dendera, de l’autre côté du fleuve, se trouvent les ruines d’un antique monastère Copte, Tabennisi. A l’époque où les Codex furent cachés dans une grotte, aux environs de 345 EC, le fondateur du monastère, le moine cénobite Pachomius, venait juste de mourir. Une génération plus tard, le monastère tomba sous le contrôle de Shenoute d’Athribis (348-466), le chef de file de l’église Chrétienne Copte et un proche allié de Cyrille d’Alexandrie, l’homme qui orchestra probablement le meurtre d’Hypatia. A son grand désarroi, Shenoute s’aperçut qu’un petit groupe de Gnostiques persécutés avaient trouvé refuge dans le Temple d’Hathor. Il écrivit à Cyrille que les hérétiques possédaient des “livres remplis d’abominations” qui devaient être assurément détruits. Shenoute ordonna aux Gnostiques de renoncer à leurs croyances perverties et d’accepter Cyrille comme leur maître spirituel. Lorsque les Gnostiques résistèrent, Shenoute les avertit dans un langage très clair: “Je vous ferai reconnaître l’archevêque Cyrille sinon la plupart d’entre vous périront par l’épée et ceux qui survivront seront envoyés en exil”.

Cependant, ce sont des hommes tels que Shenoute qui supervisèrent la transcription des écrits Gnostiques de langue Grecque en Copte. Est-ce vriament le cas? Se pourrait-il que les scribes qui étaient les copistes, et NON pas les auteurs de ces documents perdus, aient été secrètement des hérétiques, des amis ou des étudiants de Gnostiques qui tenaient bon, tels ceux qui trouvèrent refuge à Dendérah, ou des natifs Egyptiens restés fidèles, d'une certaine mesure, aux traditions pré-Chrétiennes de leur terre? Nous ne savons tout simplement pas si les scribes des Codex de Nag Hammadi étaient des moines Chrétiens qui exécutaient les ordres comme des robots ou s'ils constituaient un reliquat d'arrière-garde d'étudiants des Mystères Egyptiens qui, pour quelque raison étrange, choisirent de préserver des notes confuses de leur instruction dans le langage des conquérants Christianisés.

S'ils étaient des moines de l'Eglise Chrétienne Copte, leur mission assignée, en transcrivant cette matière, eut été de les Christianiser ou de les réfuter. C'est, je pense, une hypothèse naturelle et raisonnable.

S'ils étaient des purs et durs du Gnosticisme, ou des sympathisants à la cause, ils auraient tenté de préserver autant de contenu authentique Gnostique que possible tout en étant entravés par la tâche effrayante de cacher leurs intentions; d'où l'effarant méli-mélo qui en résulte. Cela est également, je suppose, une hypothèse raisonnable.

L'incohérence de ces textes, et le mélange affolant d'éléments Chrétiens et non-Chrétiens, me laissent penser que des moines parlant Copte transcrivirent un salmigondis de textes reçus qu'ils ne pouvaient qu'à peine comprendre. Cette supposition est validée par la quantité considérable d'erreurs d'écriture et d'incohérences.


Second "Lasher"

Le contributeur du forum affirme catégoriquement : “Dans tout le spectre de ces documents, les abréviations XS, XRS et IS font toutes référence au personnage connu par les auteurs comme une personne historique appelée Jésus le Christ.”

Très bien, revenons d'un ou deux pas en arrière pour analyser cette affirmation. Ce que cette affirmation signifie, c'est que les érudits d'aujourd'hui sont tous d'accord sur la signification des codes mais nous n'avons aucune certitude quant à ce que les codes signifiaient pour les gens qui en furent les auteurs. Ma question est la suivante: Dans quelle partie de ces écrits, issus d'une époque et d'un contexte spécifiques, trouvons nous quoi que ce soit qui nous explique qui établit les nomina sacra et pourquoi? J'aimerais bien voir cette information dans les sources textuelles du 4 ème siècle ou d'avant.

Je ne sais pas qui a établi les conventions d'écriture que l'on trouve dans les Codex de Nag Hammadi. Je présume que ce n'était pas les scribes eux-mêmes mais quiconque les supervisa. Aurait-ce pu être les grosses têtes de la hiérarchie de l'Eglise Copte Chrétienne, des hommes tels que Shenoute? Probablement. Dans ce cas, devons-nous assumer que les superviseurs insistèrent pour que les codes spécifient une allusion au Jésus Christ du Nouveau Testament? Mais s'ils étaient si déterminés quant à cette identification, pourquoi alors utiliser des codes? Pourquoi ne pas être littéral et totalement direct en nommant la personne visée? Une telle franchise ne serait-elle pas cohérente avec l'attitude des premiers Pères de l'Eglise concernant la valeur historique de leur narration sacrée? Si nous assumons que les superviseurss imposèrent le code, nous sommes confrontés à cette question de savoir pourquoi, ceux qui prônaient le Jésus littéral et qui élevaient cette figure humaine à un statut divin, auraient-ils encodés Son Nom?

Gardons à l'esprit que des exemples de nomina sacra, autres que IC et XRS, se trouvent dans les écrits de Nag Hammadi. L'Apocalypse d'Adam (V, 5) donnent ces noms en code ou entièrement épelés avec une barre au-dessus: Seth, Adam, Eve (Euha), Deucalion (un personnage de la mythologie Grecque), Ham, Japeth et Shem (les fils de Noé), Sakla (un nom pour le Démiurge), Abrasax, Sablo, Gamaliel (des divinités magiques Gnostiques), le mot Pneuma (esprit en Grec), Phersalo et Sauel, le mot Eon, Michou, Michar et Mnesinous (des esprits angéliques Gnostiques) et Yesseus Mazareus Yessedekeus (nom d'invocation pour “l'Esprit des Eaux Vivantes”). Le nom Noé, par contre, n'est pas codé et Adam est codé mais sans consistance.

Maintenant, je ne pense pas qu'il y ait un érudit pour argumenter que ces nomina sacra fassent référence à des personnes historiques connues réellement pour avoir vécu au début de l'ère Chrétienne. Donc, pourquoi XC et XRC seraient-ils différents? Si la convention d'écriture était telle, où est la preuve textuelle dans les écrits de ceux qui introduisirent cette convention? En l'absence d'une telle preuve, l'interprétation communément acceptée par les érudits modernes au sujet de XC et de XRC n'est que de la spéculation pure et simple. Et ma spéculation est tout aussi valable que la leur.

Je propose que le Copte IC, le Grec IS, puissent indiquee I(asiu)S plutôt que I(eseo)S, le nom Grec de Jésus.

“Toute la problématique dépend du sacramentalisme, l'ingestion enthéogénique réelle ou symbolique. De nombreux Gnostiques pratiquaient l'ingestion enthéogénique réelle et en vinrent à identifier l'enthéogène avec Iasius, “le Guérisseur”, Jésus. Les fascistes canoniques, rivés à la conquête politique de l'Empire, insistèrent sur l'ingestion enthéogénique symbolique, assassinèrent à la fois les Nazaréens originels et leurs premiers disciples Gnostiques, et ils brûlèrent tous leurs écrits”. Dan Russell: Shamanism, Patriarchy and the Drug War.

Très bien, mes amis de palmtreegarden, prenez-donc une bouchée de celui-là. Quant à moi, je n'accepte pas l'identification directe de Jésus/Iasius avec un sacrement enthéogénique, mais aujourd'hui, nombreux sont ceux qui l'acceptent. Et de plus en plus, semblerait-il. Je propose plutôt que les codes XC et XRC, ainsi que d'autres codes cités ci-dessus, étaient appliqués à des sources mythologiques émanant de la tradition Païenne. Pour les fascistes canoniques qui devaient traiter des écrits hérétiques afin de les réfuter, cette matière était hautement ambiguë et devait être désamorcée. Il fallait subvertir ses allusions originelles. Adam, par exemple, pouvait être compris, dans le sens Gnostique, comme le “premier humain” ou Anthropos et non pas un ancêtre mâle littéral; mais les policiers de la pensée, tels que Shenoute, auraient insisté sur l'interprétation unique et littérale. Cela eut été à leur avantage de jeter le doute sur ces écrits épineux en les encodant, et donc, dans un certain sens, en affirmant leur droit souverain de déterminer la signification du code. Une manière astucieuse de dire: “nous avons fait de ce nom un objet de notre connaissance privilégiée, et il vous faut passer par nous pour en connaître le sens”.

Mais l'insistance sur l'identification littérale de XC et de XRC, de la part des Pères de l'Eglise, n'invalida pas, et ne les invalide toujours pas, les riches allusions alternatives qui sont de loin antérieures à la ruse patristique - si c'en était une. Je mets au défi n'importe lequel des érudits, aujourd'hui, de me dire que Deucalion, le nom mythologique que l'on trouve sous forme encodée dans les Codex de Nag Hammadi, était une personne historique et rien d'autre qu'une personne historique.


Troisième "Lasher"

Le contributeur du forum m'accuse d'utiliser “la parade classique des hommes en noir”. Et bien, je ne connais aucun homme en noir mais, par contre, je connais des femmes qui se vêtissent de telle couleur, et même avec des collants à larges mailles tenus par des porte-jarretelles ornés d'amulettes Gnostiques de Chnuphis, le dieu serpent, gravé d'ambre et de jade. Récemment, je demandai à l'une de ces prostituées mystiques ce qu'elle pensait des notions Païennes cachées dans les codes secrets des Codex de Nag Hammadi. Elle rigola et me dit: “C'est dingue mais il se cache plus de notions Païennes dans mes dessous que dans tout le corpus Gnostique. Mais sérieusement John, ajouta-t-elle, est ce que ce gars te fait dire que des Païens traduisirent les Codex et insérèrent des codes? Tu ferais mieux de clarifier ce sujet, mon cher, même si c'est un peu laborieux”.

Je présume que le contributeur du forum et moi-même sommes d'accord, sur la base des évidences historiques, que ce sont des scribes Chrétiens Coptes, et non pas des Païens, qui transcrivirent les textes de Nag Hammadi - bien que je doive souligner, de nouveau, que les personnes qui rédigèrent les textes n'en furent pas les auteurs et que probablement, très souvent, ils ne comprenaient pas ce qu'ils traduisaient. Le contributeur du forum insiste sur le fait que les nomina sacra font référence “au personnage connu par les auteurs comme une personne historique appelée Jésus le Christ.” Mais, attention, nous ne savons pas qui furent les auteurs des Codex de Nag Hammadi, n'est ce pas? Et qui plus est, ce ne furent pas les auteurs des originaux perdus qui appliquèrent les codes mais ce furent les traducteurs. N'est ce pas?

Si tel fut le cas, soit les moines traducteurs inventèrent eux-mêmes les nomina sacra, soit ils furent requis de les utiliser par leurs superviseurs. Je pencherai pour la seconde option ce qui nous laisse perplexes quant à l'identité de ceux qui les instruisirent et quant à leurs raisons, ainsi que je l'ai déjà souligné. Nous n'en savons rien, point à la ligne. “Houston, nous avons un problème”. (allusion au centre de contrôle de la NASA. NDT).

Mais il serait plus justifié de dire: “Jérusalem, nous avons un problème”. Nous plongeons ici au coeur d'une opération supervisée par le “centre de mission” à Jérusalem, soit symboliquement soit littéralement.

En présumant, à tort, que je déclare que des conspirateurs Païens insérèrent les codes, mon interlocuteur de palmtreegarden dit: “il n'existe aucune preuve nulle part que cela pourrait être le cas”. Totalement vrai. Et il est tout aussi vrai, pour autant que je sache, qu'il n'existe “aucune preuve” pour valider l'opinion des érudits modernes selon laquelle XC et XRC font expressément référence “au personnage connu par les auteurs comme une personne historique appelée Jésus le Christ.” S'il existe une preuve de cela, étudions-la. Et nous saurons ainsi qui a introduit les codes et pourquoi!


Encore Quelques Eléments de Chicanerie

Le contributeur du forum ajoute: “Les Païens constituaient la culture dominante et n'auraient eu aucune raison de cacher leur croyances dans des codes”. Sortez un peu le nez de ces factures Coptes de lessive et ouvrez des livres d'histoire. En 391, environ une cinquantaine d'années après que les Codex eussent été enfouis à Nag Hammadi, Théodosius déclara que le Christianisme était la religion officielle de l'Empire et interdit strictement tous les cultes Païens. Cela faisait des siècles que les vagues déferlaient contre la religion Païenne et les Mystères. Depuis les première attaques contre les Gnostiques par les idéologues Chrétiens aux environs de l'an 150, l'atmosphère de tolérance se désintégrait rapidement dans le monde classique. La police de la pensée, et ses meutes déchaînées et aveugles, avaient, à maintes reprises, prouvé comment ils pouvaient traiter l'opposition. Durant le 4 ème siècle, les Païens avaient de très bonnes raisons d'exercer la prudence quant aux conceptions qu'ils exprimaient.


Dissidence Gnostique

Donc, qu'en est-il de tout cela? Ce ne sont pas juste des chicaneries concernant des conventions d'écriture en Copte, c'est une bataille dont l'enjeu est le contrôle narratif. Insister sur le fait que XC et XRC nomment la personne historique Jésus, c'est insister sur le fait qu'une telle personne exista pour être nommée: c'est réellement le coeur de l'argumentation.

Mais je maintiens qu'une telle personne historique supposée, qu'on lui attribue ou non un statut divin, n'a jamais existé et que donc les codes n'auraient jamais pu la nommer. Les codes pourraient avoir été introduits par les Pères de l'Eglise pour renforcer la fabulation autour de cette personne, et non point pour prouver son existence. Les nomina sacra ne prouvent rien et il vaut mieux les lire comme des allusions mythologiques ambivalentes. Le consensus des érudits, quant au fait que les codes identifient Jésus, est fondé sur la supposition qu'il y avait en premier lieu un Jésus à nommer. Cependant, une pléthore gigantesque de preuves historiques et textuelles et d'opinions désintéressées démontre, premièrement, l'absence totale de récits contemporains fiables sur l'existence de Jésus et, secondement, l'utilisation ambiguë de Christ, Christos, Chrestos et Chrestus dans les écrits canoniques jusqu'au cours du 5 ème siècle. Même Paul, le fondateur incontestable de l'idéologie de la rédemption Chrétienne (qu'il pirata aux Zaddikites et détourna à ses propres fins ou aux fins de ses commanditaires Romains) néglige strictement l'existence historique du Sauveur.

Le contributeur du forum ne fait qu'une chose: c'est de conforter la fable de Jésus. Insister sur le fait que les codes Coptes nomment une personne historique, c'est affirmer l'existence de cette personne. Pour autant que je sache, il se peut même que le contributeur ne croie pas en l'existence du Jésus historique mais il fait sien le consensus des érudits selon lequel les codes furent destinés à nommer le personnage central du Christianisme dont l'image fictionnelle était encore en élaboration durant le 4 ème siècle. Je suppose, cependant, que le contributeur et les érudits dans lesquels il met toute sa confiance, acceptent quand même que Jésus Christ ait vécu en tant que personne historique dont l'existence peut être prouvée. Ils adhérent à la vision littérale et fondamentaliste de Jésus Christ.

Qu'il en soit ainsi. C'est le cas d'un nombre incalculable de lourdauds bornés sur cette planète. Mais il est éminemment clair pour certains d'entre nous que, depuis l'époque de Renan et de Schweitzer, il a été prouvé que le Jésus historique n'est qu'une fiction, qu'une fable patente et, qui plus est, une affabulation qui procède de la collusion aveugle de personnes confuses et souvent haineuses. C'est à chacun d'entre nous de décider où nous nous situons vis à vis de cette collusion et de décider si nous nous y opposons. Il ne peut y avoir de compromis quant à ce qui concerne Jésus. La dissidence Gnostique est une option radicale et pas des ronds de jambes de réconciliation.

En m'opposant aux identifications de XC et XRC, je me fonde sur mes études et je pratique la dissidence Gnostique. En tant qu'érudit, je refuse de cautionner l'affabulation de Jésus et de participer à l'invention du Sauveur. Je refuse d'être impliqué dans la fabrication permanente de l'image illusoire de Jésus. Je rejette tous les messies, mais avant tout celui-là.

Je suis tout à fait disposé à prendre des leçons, à l'occasion, de conventions d'écriture de la part de personnes sérieuses mais l'importance de ce sujet dépasse de loin toutes ces chicaneries. Je conclurai cet essai avec la question suivante:

Quelle est la finalité de s'impliquer dans la matière Gnostique si nous ignorons la puissance du rejet du programme de rédemption, qui est intrinsèque au message Gnostique Païen, et si nous utilisons les études des érudits comme un prétexte à faire perdurer la fable de Jésus, la victime divine dont la destinée exaltée contamine à ce point la monde qu'elle est venue sauver?

John Lash

Traduction de Dominique Guillet.

http://www.liberterre.fr/metahistoire/gnose/articlesnagham/fabledejesus.html
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Ecriture "Vieille Europe"-les mots: Père, Mère, Fusion, ADAM   Mar 16 Aoû 2011, 21:54

Citation :
(…) devons-nous assumer que les superviseurs insistèrent pour que les codes spécifient une allusion au Jésus Christ du Nouveau Testament? Mais s'ils étaient si déterminés quant à cette identification, pourquoi alors utiliser des codes? Pourquoi ne pas être littéral et totalement direct en nommant la personne visée? Une telle franchise ne serait-elle pas cohérente avec l'attitude des premiers Pères de l'Eglise concernant la valeur historique de leur narration sacrée? Si nous assumons que les superviseurss imposèrent le code, nous sommes confrontés à cette question de savoir pourquoi, ceux qui prônaient le Jésus littéral et qui élevaient cette figure humaine à un statut divin, auraient-ils encodés Son Nom?

(...) Le nom Noé, par contre, n'est pas codé et Adam est codé mais sans consistance.

(...) Je propose que le Copte IC, le Grec IS, puissent indiquee I(asiu)S plutôt que I(eseo)S, le nom Grec de Jésus.

(...) je n'accepte pas l'identification directe de Jésus/Iasius avec un sacrement enthéogénique, mais aujourd'hui, nombreux sont ceux qui l'acceptent. Et de plus en plus, semblerait-il. Je propose plutôt que les codes XC et XRC, ainsi que d'autres codes cités ci-dessus, étaient appliqués à des sources mythologiques émanant de la tradition Païenne. Pour les fascistes canoniques qui devaient traiter des écrits hérétiques afin de les réfuter, cette matière était hautement ambiguë et devait être désamorcée. Il fallait subvertir ses allusions originelles. Adam, par exemple, pouvait être compris, dans le sens Gnostique, comme le “premier humain” ou Anthropos et non pas un ancêtre mâle littéral; mais les policiers de la pensée, tels que Shenoute, auraient insisté sur l'interprétation unique et littérale. Cela eut été à leur avantage de jeter le doute sur ces écrits épineux en les encodant

(…) Le contributeur du forum insiste sur le fait que les nomina sacra font référence “au personnage connu par les auteurs comme une personne historique appelée Jésus le Christ.” Mais, attention, nous ne savons pas qui furent les auteurs des Codex de Nag Hammadi, n'est ce pas? Et qui plus est, ce ne furent pas les auteurs des originaux perdus qui appliquèrent les codes mais ce furent les traducteurs. N'est ce pas?

Bonsoir à tous,

Loin de moi, de douter ou de faire douter de l’existence de Jésus !

Ce que je propose, ici avec ce texte, est de poser un « regard païen » sur les nomina sacra, au coeur de l’exposé de John Lash et ce, via l’écriture vielle Europe, plus ancienne, je le rappelle, que les écritures égyptiennes et sumériennes car présente en Europe du Sud-Est déjá au néolithique, entre 6000 et 4000 av. J.-C.

Voir à ce sujet : http://antahkarana.forumzen.com/t2490-un-autre-regard-sur-la-russie-et-les-anciens-pays-de-l-est#20903

Citation :
Nomina sacra (au singulier : nomen sacrum) signifie "noms sacrés" en latin.

Cette expression est utilisée pour désigner des traditions selon lesquelles on abrégeait certains noms divins ou sacrés fréquemment utilisés dans l'écriture sainte de langue grecque.

Il existe une controverse pour savoir si ces nomina sacra étaient des solutions de facilité ou s'ils ont un caractère sacré. http://fr.wikipedia.org/wiki/Nomina_sacra

La juxtaposition des Nomina Sacra et des róvás sicules m’a permis de découvrir que ce type d’écriture est à la fois, une écriture « de facilité » ET une écriture « sacrée », éclipsant ainsi les controverses possibles.

L’analyse des mots « Père et Mère » et ses correspondance avec XC :
- Père = aTYa
- Mère = aNYa

.............

La consonne TY comme la NY sont des consonnes gutturales. Tous deux suivent les consonnes T et N dans l’alphabet en y incluant un I(ota) en plus, même si ce qui semble être un « D » ne le montre pas directement.

Pour plus de visualisation :



A la lettre N est rajouté un I(ota) et si les langues romanes s’écrivent de gauche à droite, il ne faut pas oublier que de nombreuses langues, dont les róvás sicules, s’écrivent de droite à gauche. Mais lors de la destruction des coutumes et écritures païennes par l’ Eglise, de nombreuses lettres originales ont été « transformées », ce qui engendra, entre autre, la transcription « miroir » des lettres inexistantes dans l’alphabet ecclésiastique. C’est ce qu’il se produisit avec la lettre N - alors que la consonne NY tout simplement « disparaît » puisqu’inexistante en grec et latin - :



D’autre part, l’Eglise, par l’emploi miroir, établira la primauté « incontestable » du Père, à la base de leur doctrine, sur la Mère primordiale, en occultant la présence de cette dernière qui remettaient en question toutes leurs croyances. C’est l’une des raisons aussi pour lasquelle, l’ « hérésie » des païens fut proclamée.



Ainsi dans l’écriture sacrée et de facilité, le XC représentera, non plus, Père et Mère : les Parents Géniteurs (Procréateurs) et la Polarisation des Couples Sacrés mais Jésus le Christ ou Jésus le Sauveur alors - et comme le fait remarquer pertinement John Lash - « IS ou IC » existaient également séparément. Pourquoi donc deux codes différents pour un même principe ou un même personnage ?

Les Parents Géniteurs Procréateurs (Père-Mère) donnent naissance au « Fils » (= Fiú) :



Le mandorle (et non pas le cercle !) dessiné « au compas » et la croix carrée, obtenue grâce « à l’équerre », symbolisant aussi le chromosome « X » de l’homme (!) – car si les païens avaient connaissance des principes féminin-masculin, pourquoi n’auraient-ils pas su que l’homme n’est constitué que d’un seul chromosome « X » (YX pour l’homme - XX pour la femme) ? – semble être la lettre « rovarique » symbolisant la Fusion du Couple Sacré.

Citation :
La mandorle est la mère des formes, on y trouve :
le cercle, le carré, le triangle équilatéral, le rectangle et les polygones de 5 à 8 côtés,
et on y mesure (racine de 2) / 2, 1, racine de 2, phi, racine de 3 , 2 , racine de 5...

Et qu'en dit la Gazette (le pape des escargots de Vincenot) :

" La mandorle ? C'est tout simplement la vulve ! haha !
la vulve originelle qui nous livre le fils de l'homme ! haha ! "


http://artdulieu.free.fr/amande.htm

Toujours dans les róvás, l’analyse du mot « Adam » nous ouvre à une autre dimension du personnage.



A ce niveau, on constatera que ces lettres pourraient être lues et comprises comme nos chiffres arabes actuels avec lesquels ils ont une apparence très semblable : 4 + 4 = 8.

Je relèverai également, au passage, qu’en hébreu, premièrement, le mot « enfant » (Yeled) a la nombre 44, obtenu par l’addition de AbbA (= Père = 3) et de AmeA (= Mère = 41) qui pourrait, pourquoi pas, aussi donner 3 + 4 + 1 = 8. Secondo, que les lettres A, au début et à la fin de ces mots, se retrouvent tant dans les róvás (AtyA - AnyA) que dans la langue hébraïque.

Il semblerait donc que, pour les païens européens, Adam était l’ « Enfant Primordial Polaire », fait « à l'image » - et non pas à la copie conforme - du AA de Père-Mère Géniteurs :



Une autre étrange similitude fait surface entre le mot « Matière » en róvás (= AnyA + G (verbe) = Anyag = Matière) et le mot « Adam ». En effet, l'’alphabet ancestral « rovarique » pourraient être lu, par des lecteurs ignorant ses principes d'écriture et de lecture, comme si cela était le mot Adam. Voyez par vous-même :


Le mot Matière ne pouvait-il pas être confondu, par les profanes, avec le mot Adam ?


Le véritable mot Adam en róvás désigne, quant à lui, un être polaire (4 + 4) cachant un Androgyne (8) parfait.


Les mots Matière et Verbe sont plus particulièrement développés ici : http://antahkarana.forumzen.com/t1930p45-sommes-nous-gouvernes-par-des-psychopathes-dangereux#22197


Pour terminer, les propositions divergeantes, au sujet de I(asius) comme « Guérisseur » - titre d’une personne - et de I(eseos) comme « Jésus » - nom propre -, toujours à partir de l’écriture sicule, apporte un éclairage nouveau au nom de Isa et Yasua (ou Jeshua) également :



Citation :
Le Coran utilise « `Îsâ » (عيسى) pour nommer Jésus de Nazareth, alors que les Arabes chrétiens et la Bible en arabe le nomment « Yasû`a » (يسوع, dans l'Évangile de Mathieu en arabe, par exemple). E-M Gallez fait lui le rapprochement avec l'écriture arabe du nom d'Esau, in Le messie et son prophète, Aux origines de l'islam, 2 vol., éd. de Paris, sept. 2005.

(...) Selon la tradition musulmane, Îsâ est en effet créé par le kun (le « Sois ! »), l'« impératif divin », et conçu par un rûh de Dieu, souffle divin intemporel insufflé en Maryam, le même souffle qui anime Adam et transmet la révélation à Mahomet.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Es%C3%A2

Conclusion, il serait intéressant de pouvoir relire, de pouvoir réviser, selon le point de vue des Païens (vs des Eglises), les parties, les phrases exactes des codex de Nag Hammadi oú les codes (IS, IC, XC, etc.) ont été utilisé. Et ceci afin d’éventuellement y percevoir le Principe des Polarités dans toute sa grandeur.


Toute cette démarche fait suite à une expérience datant de 2008 :

Citation :
" Ce lundi mes visions furent aussi importante que mes ressentis. Mais ce qui est étonnant c'est que mes visions principales étaient des lettres plus particulièrement une superposition de lettres, au début légèrement décalées pour être lisible.

- La premiére lettre apparue: la lettre A
La lettre A, Alpha (?), dans ma vision de couleur blanc-or brillant et comme en feu était couchée avec sa pointe pointée comme une flèche dans ma direction, pointée dans la direction de ma poitrine.

- Les autres lettres étaient le I, le X et le C superposées les unes aux autres ce qui formait un beau symbole graphique (au cours de ma méditation, j'ai vu à différentes reprises le visage de Jésus en arrière plan)".


http://antahkarana.forumzen.com/t393-cles-donnant-acces-au-mystere-christique


Dernière édition par douceur le Lun 14 Mai 2012, 12:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 27 Aoû 2011, 21:42

Les manuscrits de Nag Hammadi
Par Padre



L’histoire commence avec la découverte, en 1945, de la bibliothèque gnostique déterrée à Nag Hammadi, en Egypte. Ces documents avaient été enfouis vers la fin du quatrième siècle, probablement par quelqu’un qui percevait (à juste titre) que s’ils ne l’étaient pas, ils risquaient d’être détruits par les chasseurs d’hérésies. Le texte le plus célèbre du trésor de Nag Hammadi est l’Evangile de Thomas. Au cours des deux dernières décennies, même si cela a donné lieu à des controverses, il en est venu à être largement reconnu comme un texte d’autorité à peine moins important que celui des quatre évangiles – et peut-être bien plus encore. D’autres éléments de cette collection ont apporté des visions alternatives du christianisme quasi innombrables; bien que seulement quatre d’entre eux portent le titre explicite d’ « Evangile », des douzaines prétendent rapporter les paroles ou les actes de Jésus. Marvin Meyer, chercheur dans le domaine du « Nouveau Testament », décrit la collection de Nag Hammadi de la façon suivante : il s’agit d’une collection « tout aussi précieuse, et même peut-être plus » que les textes du Nouveau Testament.

A l’encontre des manuscrits de la Mer Morte, découverts en Palestine deux ans auparavant, la collection de Nag Hammadi a rapidement été rendue disponible pour le grand public.



Thomas fut traduit en anglais en 1959, et au cours des années suivantes cette œuvre a capté l’attention passionnée des média. Une nouvelle vague d’intérêt suivit dans la fin des années soixante-dix. En effet les textes de Nag Hammadi furent rendus disponibles en traduction dès 1977 : « The Nag Hammadi Library in English », et Elaine Pagels publia son commentaire des évangiles gnostiques, qui eut une grande influence. Depuis les années 70, les chercheurs qui travaillaient sur Jésus et les origines du christianisme ont beaucoup utilisé la collection de Nag Hammadi, de même que d’autres textes analogues tels que l’Evangile de Marie, déjà connu, mais qui venait seulement d’être disponible. A partir de ces textes perdus depuis longtemps, d’innombrables livres de vulgarisation et reportages dans les média brossèrent une image des origines du christianisme bien différente de la vision classique, et présentèrent les évangiles cachés comme les précieux vestiges d’un pan complètement disparu du christianisme ancien. Les Evangiles supprimés indiquent la présence de courants marginaux oubliés au sein du mouvement étonnamment divers autour de Jésus. Pour Elaine Pagels, c’est peut-être le Gnosticisme, constitué des disciples de la gnose ou connaissance spirituelle qui fut la plus importante de ces premières traditions enfouies. Actives principalement au cours des deuxième et troisième siècles, leurs idées imprégnèrent les écrits de Nag Hammadi. D’après son compte-rendu plein de talent, le gnosticisme, à la fois pertinent et moderne, aurait pu, sans les circonstances historiques, occuper une place plus glorieuse. Ce fut un mouvement oublié de mystiques libres de tout dogme, qui suivirent Jésus dans son rejet des institutions et de la hiérarchie. Les gnostiques pratiquaient « l’égalité d’accès, de participation et d’ouverture à la connaissance », au point qu’ils distribuaient les fonctions cléricales à beaucoup au cours de leurs cérémonies. Comme d’autres soi-disant hérésies, le gnosticisme accorda aux femmes un statut bien plus élevé que l’orthodoxie en place. La spiritualité gnostique rejoint aisément les vues de la psychothérapie moderne. Les « hérétiques » croyaient que les conflits et actions dramatiques décrits dans la vision du monde liée au christianisme avaient lieu dans l’esprit du candidat. Les auteurs gnostiques étaient subjectifs et intuitifs. Ils « considéraient l’invention et la créativité originales comme la marque distinctive de quiconque devenait spirituellement vivant ».



Implicitement, on comprend que le Jésus historique se serait senti beaucoup plus à l’aise dans ces cercles que dans l’église lourde et autoritaire qui prétendait parler en son nom. La datation très ancienne de ces écrits perdus donne aux gnostiques et assimilés la possibilité de se situer comme une forme authentique de christianisme des origines, et qui sait, peut-être même bien sa seule vraie voix.

A part l’évident attrait pour les femmes, le nouveau portrait du gnosticisme est profondément séduisant pour les chercheurs modernes, cette vaste mouvance intéressée par la spiritualité mais qui refuse les pièges de la religion et du dogme organisés. Pour un tel public, des textes comme celui de Thomas sont d’un attrait particulier. On y trouve un ton individualiste, un portrait de Jésus plutôt maître de sagesse que Rédempteur ou Sauveur céleste. Les lecteurs modernes sont intéressés par la présentation de l’œuvre, quête mystique, en tant que retour à l’innocence primitive, idée qui rappelle la quête psychologique de l’enfance intérieure. En dehors de la valeur historique de l’œuvre, la lecture de Thomas peut sans aucun doute sous-tendre la méditation et la vision intérieure, et justifier tout autant diverses formes de spiritualité contemporaine. Tout aussi captivant pour les croyants modernes, le Jésus des évangiles cachés a bien des points communs avec les traditions spirituelles de l’Asie. Ce concept facilite beaucoup le dialogue avec les autres grandes religions mondiales, et affaiblit toute prétention chrétienne à la détention exclusive de la Révélation divine.

Elaine Pagels écrit : « il suffit d’écouter les paroles de l’Evangile de Thomas pour percevoir à quel point il entre en résonance avec la tradition bouddhiste …ces anciens évangiles tendent à montrer un chemin au-delà de la foi vers une recherche solitaire de la compréhension, ou gnose. » Elle pose la question : « Un tel enseignement – l’identité de l’humain -divin, l’intérêt porté à l’illusion et à l’illumination, le fondateur présenté non comme Seigneur mais comme guide spirituel – tout cela ne rend-il pas un son plus oriental qu’occidental? ». Elle suggère que nous pourrions voir une influence explicitement indienne chez Thomas, peut-être par l’intermédiaire des communautés chrétiennes en Inde du Sud, appelés les « Chrétiens de Thomas ». Les déclarations de Jésus ont même quelque chose qui évoque les koans du Zen. Qu’il s’agisse d’une coïncidence ou non, le mouvement autour de Jésus se fit initialement connaître comme la Voie, terme descriptif identique à celui utilisé par les autres grandes religions et systèmes philosophiques, y compris le Bouddhisme et le Taoïsme. Jésus devient ainsi bien plus sympathique aux sensibilités modernes aussi bien sur le plan du multiculturalisme que de l’ouverture aux deux sexes.


Quelques extraits de l’Evangile de Thomas :

Voici les paroles cachées que Jésus le Vivant a dites et qu’a transcrites Didyme Jude Thomas.

Et il a dit: « Celui qui parvient à l’interprétation de ces paroles ne goûtera point la mort ! »

1. Jésus dit: « Que celui qui cherche ne cesse point de chercher jusqu’à ce qu’il trouve: lorsqu’il trouvera, il sera ému; et lorsqu’il sera ému, il admirera, et il régnera sur l’univers ! »

2. Jésus dit: « Si ceux qui vous entraînent vous disent: « Voici, le Royaume est dans le ciel ! » - alors, les oiseaux du ciel y seront avant vous. S’ils vous disent: « Il est dans la mer ! » - alors, les poissons y seront avant vous. Mais le Royaume est au-dedans de vous et il est au-dehors de vous ! »

3. « Lorsque vous vous connaîtrez, alors on vous connaîtra, et vous saurez que c’est vous les fils du Père qui est vivant. Mais si vous ne vous connaissez point, alors vous serez dans un dénuement, et c’est vous [qui serez] le dénuement ! »

4. Jésus dit: « Que le vieillard chargé de jours ne tarde pas à interroger le petit enfant de sept jours sur le Lieu de la Vie, et il vivra ! Car il apparaîtra que beaucoup de premiers seront derniers, et ils deviendront un [seul] ! »

5. Jésus dit: « Connais ce qui est en face de ton visage, et ce qui t’est caché se révélera à toi. Car rien de caché ne manquera d’être révélé ! »

6. Ses disciples l’interrogèrent; ils lui dirent: « Tu veux que nous jeûnions ? Quelle est la manière dont nous prierons, dont nous ferons l’aumône, et quelle façon de se nourrir respecterons-nous ? » Jésus dit: « Ne dites point de mensonge et, ce que vous avez en haine, ne le faites point: car toutes ces choses sont manifestes à la face du ciel; rien de ce qui est caché ne manquera d’être révélé et rien de ce qui est dissimulé ne tardera à être publié ! »

7. Jésus dit: « Bienheureux est ce lion que l’homme mangera en sorte que le lion devienne homme. Mais maudit est l’homme que le lion mangera en sorte que le lion devienne homme ! »

8. Puis il dit que: « L’homme est pareil à un sage pêcheur qui a jeté son filet dans la mer. Il l’a remonté de la mer plein de petits poissons au milieu desquels ce sage pêcheur a trouvé un poisson grand et excellent. Il a rejeté tous les petits poissons dans la mer; sans hésiter il a choisi le grand poisson. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ! »

9. Jésus dit: « Voici; le semeur est sorti. Il a empli sa main et il a jeté. [Des grains,] les uns sont tombés sur la route: les oiseaux sont venus et les ont recueillis. D’autres sont tombés sur le roc: ils n’ont point trouvé à s’enraciner dans la terre et n’ont point produit d’épis vers le haut. D’autres sont tombés sur les épines: [elles] ont étouffé la graine, et le ver a mangé ces [semences]. D’autres sont tombés sur la bonne terre et cette [portion] a fait monter un fruit excellent: elle a donné jusqu’à soixante par mesure, et [même] cent vingt par mesure ! »

10. Jésus dit: « J’ai jeté un feu sur l' univers, et voici je veille sur lui jusqu’à ce qu’il embrase ! »

(…)

La question la plus délicate repose plutôt sur l’intégration ou non de ces documents à la doctrine officielle. Thomas a-t-il une place dans le Nouveau Testament à côté de Marc, Luc, Mathieu et Jean en tant que « cinquième Evangile » ?

Il faut alors distinguer la préoccupation purement historique de l’intérêt théologique d’un tel document. La doctrine repose en effet sur un témoignage. Au moment même où la chrétienté décidait d’établir une doctrine et une organisation officielle, le conseil de Nicée avait déjà choisi de ne pas l’intégrer à son enseignement.

Peu copié et parvenu jusqu’à nous sur un unique exemplaire, nous savons par ailleurs qu’il n’avait déjà pas touché un large public et prenait un caractère plutôt confidentiel et ésotérique. Aujourd’hui, la question divise toujours la communauté scientifique alors que l’Eglise se refuse complètement à le prendre en considération.

http://www.toutelaverite.net/histoire/les-manuscrits-de-nag-hammadi/
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 27 Aoû 2011, 21:53

Citation :
Évangile selon Thomas

Contenu

Le texte n’a pas de structure narrative. C’est un recueil de logia (transcription du pluriel du mot grec λογιον qui signifie "réponse d’oracle"), c’est-à-dire de paroles rapportées de Jésus, au nombre de cent quatorze, le plus souvent précédés de la mention « Jésus a dit ». Les trois quarts ont leur parallèle dans les textes canoniques, à la différence qu’aucun d’eux ne met Jésus en situation par des références de temps ou de lieu. Il n’est pas fait mention de sa mort ni de sa résurrection.

Un écrit gnosticisant ?

Dans les premières années après sa découverte, l’Évangile de Thomas a été classé dans les écrits gnostiques - à l'instar des autres traités de la collection de Nag Hammadi - caractérisé alors par le refus gnostique du monde1. Certains chercheurs y ont ainsi vu une relecture gnostique des évangiles canoniques. Mais plusieurs chercheurs envisagent le texte comme issu d'une tradition indépendante et la tendance actuelle de la recherche est d'envisager le document indépendamment du problème de ses sources.

Suivant Claudio Gianotto, la rédaction de l’Évangile de Thomas prend place dans un groupe judéo-chrétien qui, s'il reconnait l'autorité de Jacques le Juste, est porteur d'un certain radicalisme propre au mouvement de Jésus de Nazareth de son vivant. A la différence des communautés judéo-chrétiennes perpétuant les pratiques juives dont il dénie la valeur salvifique, l'auteur de l’Évangile de Thomas propose une « ascèse abstentionniste radicale » qui affirme puiser ses origines dans un enseignement ésotérique de Jésus.

(...)

Le logion 80 :

« Celui qui a connu le monde a trouvé le corps, mais celui qui a trouvé le corps, le monde n’est pas digne de lui. »,

Le logion 29 :

« Si la chair est venue à l’existence à cause de l’esprit, c’est une merveille ; mais si l’esprit est venu à l’existence à cause de la chair, c’est une merveille de merveille. Et moi, je m’émerveille de ceci : comment cette richesse s'est-elle mise dans cette pauvreté ? »

Le logion n°105 dénoncerait l'inceste :

« Jésus a dit : Celui qui connait son père et sa mère, on l’appellera fils d’une prostituée »7 ; mais une autre traduction propose : « l’appellera-t-on fils d'une prostituée ? ».

Le dernier logion, n°114 :

« Simon Pierre leur dit : « Que Marie nous quitte, car les femmes ne sont pas dignes de la Vie. » » « Jésus dit : « Voici que moi je l’attirerai pour la rendre mâle, de façon à ce qu’elle aussi devienne un esprit vivant semblable à vous, mâles. Car toute femme qui se fera mâle entrera dans le Royaume des cieux. » »
Cette idée se retrouve ailleurs dans la littérature gnostique.

Le logion le plus court ne fait que deux phrases :

Jésus a dit :
Soyez passants.


http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vangile_selon_Thomas
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Lun 29 Aoû 2011, 10:15

Kadhafi était un tyran sanguinaire. Je le croyais puis j’ai changé d’avis


??????????????????????





Il y a plusieurs mois, j'ai été choquée par la manière dont
les manifestations ont été réprimées en Libye. J'étais persuadée que
Kadhafi écrasait dans le sang les manifestants et qu'il bombardait les
civils à Tripoli. J'ai eu la possibilité fin juillet de me rendre sur
place pour voir la situation réelle, et pouvoir en témoigner.



Tout ce que disent nos médias n'est que mensonges. Nous étions à
Tripoli, nous pouvions circuler librement, pas d'état de siège, pas de
chars, pas de milices armées terrorisant la population. A Tripoli, le
calme règne en total contradiction avec le chaos annoncé par nos médias,
qui décrivent la capitale comme étant au bord de la guerre civile.

Toutes les personnes rencontrées – civils, volontaires, militaires et
même opposants – disent la même chose : il y a sûrement des choses à
changer en Libye mais c'est aux Libyens de le faire et à personne
d'autre, surtout pas à des rebelles sortis d'on ne sait où, et qui pour
la plupart viennent de l'étranger. Les sondages au sein de la population
indiquent que M. Kadhafi dispose d'au moins 90% de soutien dans la
région de Tripoli et d'au moins 70% dans le pays tout entier.
Pouvons-nous détruire un pays parce qu'il s'y trouve 30% d'opposition ?
Dans ce cas, il faut vite venir en France car là nous sommes plus de 30%
à vouloir le départ de Sarkozy ! Qui va nous armer et nous financer ?

L'Otan et la France ont violé les résolutions 1970 et 1973, qui
étaient sensées permettre de protéger la population libyenne. De
nombreux civils – dont des femmes et des enfants – sont morts à cause
des missiles de l'Otan. L'Alliance ne bombarde pas les sites militaires,
mais des écoles, des hôtels, des magasins et des maisons, sans aucun
état d'âme et justifiant cela en disant qu'il s'agit de « dommages
collatéraux ». Combien l'Otan a-t-elle fait de victimes depuis le début
des bombardements ?

La France et le Qatar sont responsables de la mort de centaines de
civils, voire de milliers. La France et le Qatar arment, financent et
protègent les rebelles. Ce sont ces rebelles qui tuent, violent,
massacrent, torturent, décapitent. Ils commettent les pires exactions,
les pires atrocités sur la population civile ou sur toute personne ne
partageant pas leur haine du régime.

De nombreuses vidéos témoignent de leur barbarie. Ce sont ces gens-là
que nous soutenons et qui nous sont présentés comme l'opposition
démocratique en Libye ! Mais qui sont-ils véritablement ? Beaucoup
viennent d'Irak, d'Afghanistan, d'Egypte, du Niger, et d'autres pays
d'Afrique. Ce sont les mêmes islamistes que, soi-disant, nous combattons
en Irak et en Afghanistan. Donc, un jour nous les combattons, un jour
nous les protégeons. Quelles sont leurs revendications ? Rien, si ce
n'est piller le pays, mettre le chaos partout où ils passent.


C'est du jamais vu : on a attaqué un pays, tué des centaines de civils,
bombardé des centaines d'infrastructures, soutenus des rebelles
barbares, tout ça sans aucune commission d'enquête, sans aucune
véritable preuve des massacres de Kadhafi, seulement suite à des
articles de presse. On a appris que notre nouveau président BHL
souhaitait aider la Libye et donc il a fallu bombarder et soutenir le
CNT. Pourtant, les Libyens ne reconnaissent en rien le CNT ni les
rebelles et, quoi qu'il arrive, ils défendront leur terre et leur
liberté jusqu'à la fin. Voilà le témoignage des gens que j'ai rencontrés
en Libye. Ils ne comprennent pas pourquoi on les attaque, pourquoi on
les tue et pourquoi on détruit leur pays alors qu'ils ne nous ont rien
demandé. Les médiamensonges ont une lourde responsabilité concernant la
guerre. Non seulement ils ont permis le vote de la résolution de l'ONU
et le bombardement du pays, mais ils ont aussi permis, tout au long du
conflit, de justifier les atrocités commises au nom de la « démocratie »
française.

Les journalistes savent que jamais Kadhafi n'a bombardé la population
lors des manifestations (aucune image, aucune preuve), et que les
manifestations à Benghazi n'avaient rien de pacifique. Les rebelles
étaient armés de bâtons, couteaux, sabres : on peut voir les images et
vidéo sur internet. Ils s'en sont pris aux forces de l'ordre et ont semé
le chaos dans la ville. Les journalistes savent les atrocités et les
exactions qu'ils ont commises. Ils savent que ces rebelles ne reflètent
en rien la population Libyenne, mais ils ne disent mot. Au contraire :
ils répètent en boucle que les insurgés avancent et que le pouvoir sera
bientôt renversé. Pas d'infos concernant la mort de centaines de civils à
cause de l'Otan, pas un mot concernant les viols, les actes de torture
et les meurtres commis sur des civils par les rebelles.

La
population Libyenne souffre dans l'indifférence de tous. A cause du
blocus, certains Libyens manquent de médicaments, de nourriture et
d'essence. Sous couvert de la résolution 1973, l'Otan et la France
commettent des crimes contre l'humanité. L'Otan, en tant
qu'organisation, est responsable des dommages matériels et humains de
cette guerre. Elle est coupable des conséquences économiques
désastreuses pour la population libyenne. En démocratie, c'est la
population qui finance, et nous avons laissé faire, sans rien dire.
Quant à Sarkozy, il devra répondre de ses actes devant un tribunal pour
mensonges, crimes de guerre, crimes contre l'humanité, violation des
résolutions 1970 et 1973 (en bombardant de civils, en armant et
finançant les rebelles). Non seulement la France a envoyé des troupes
pour aider les milices rebelles, mais elle leur a également fourni des
armes et de l'argent.

La Libye est bien vivante et elle résiste. Elle dépose des plaintes
devant la Cour Pénale Internationale, devant les tribunaux belges
(juridiction dont dépend l'OTAN), la Cour de Justice européenne, les
juridictions nationales des États agresseurs. Elle entreprend des
démarches devant le Conseil des Droits de l'Homme de Genève, le Conseil
de Sécurité et l'Assemblée générale des Nations Unies.

Il est temps de se réveiller et de dire stop à cette propagande
mensongère qui justifie des crimes et des massacres de population en
notre nom ! Les médias et nos politiques nous manipulent et nous mentent
sur la situation en Libye.

Imaginez-vous un régime qui compte 30% d'opposants. Un autre pays
décide de venir les armer, de les financer et de les aider à mettre le
chaos dans tout le pays. Les 70% restant ne sont-ils pas majoritaires ?
N'ont-ils aucun droit ? Ou alors nous – Otan, France, Europe – nous
défendons le droit de ceux qui peuvent nous apporter quelque chose ?

Ici il est clair que notre soutien aux rebelles vient du fait que la
France et les autres pensent récupérer des contrats juteux en Libye, et
surtout faire main basse sur les richesses du pays. Un Libyen m'a dit
ceci « Maintenant que vos caisses sont vides, vous venez en Libye
renflouer vos comptes ! »

Une fois que vous voyez la vérité en face, tout s'éclaire. Les vrais
raisons de notre présence en Libye, ce n'est pas la démocratie mais
uniquement le pétrole. J'espère que ceux qui liront ceci auront la
curiosité d'aller vérifier sur internet et se rendront compte de ce qui
se passe en ce moment en Libye. Il faut tout faire pour stopper ce
massacre, en arrêtant les bombardements et en arrêtant d'armer les
rebelles.

L'Otan, la France surtout Sarkozy et BHL devront répondre de leur
crimes devant la justice. A nous de faire en sorte que cela arrive un
jour et que leurs crimes ne restent pas impunis
Auteur


  • Radija Benaissa

Source


  • MICHELCOLLON.info
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Dim 02 Oct 2011, 22:59

Citation :
L’Annonciation.

Épisode important des paraboles judéo-chrétiennes, l’Annonciation n’en demeure pas moins un mythe. Abordé tel quel, ce dernier transpose un fait réel – mais inaccessible à nos cinq sens – en un conte anthropomorphique. Analogue à un os indigeste, il convient alors d’y pénétrer pour en extraire la « substantifique moelle ». Si le présent dossier n’offense pas la raison sans pour autant s’y limiter, n’est-ce pas grâce à une harmonieuse collaboration entre l’ART, la SCIENCE et la TRADITION, chacune des trois approches (indissociables) venant en permanence étayer les deux autres ? Mais si tel est le cas – tout comme dans une auberge espagnole – chacun y dégustera ce qu’il apporte lui-même.

http://www.arsitra.org/yacs/articles/view.php/640/l-8217-annonciation.

Bonsoir à tous,

Voici un développement sur l'Annonciation - faite par Jacqueline Bousquet - oú elle explique qu'en latin, le prénom de Marie devient Maria alors que maria est - au nominatif - le pluriel de mare : la mer

" Il en résulte que maria devrait se traduire par les mers. Mais pourquoi ce pluriel, s'il est question de l'eau océanique ? Ne serait-ce pas pour y inclure celle que chacun de nous contient en très forte proportion (70 à 85%) ?

S'il en est ainsi, nous serions directement concernés par la parabole évangélique. Du coup, il nous faudrait découvrir au plus vite par quel Agent (le Saint Esprit) ces " eaux marines " sont fécondés. Faute de quoi, nous risquerions fort de nous en mordre les doigts. Dans la mesure oú nous y parviendrions, nous aurions alors à mettre en oeuvre le processus ontologique restitué. "


Texte au complet sur le .pdf à télécharger ici : http://www.arsitra.org/yacs/articles/view.php/640/l-8217-annonciation.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Le manuscrit de Notovitch   Mar 11 Oct 2011, 16:07

Le manuscrit de Notovitch

La controverse concernant les voyages de Jésus en Inde vit le jour en 1894, lorsqu’un journaliste russe, Nicolas Notovitch, publia The Unknown Life of Jesus Christ. Selon un ancien manuscrit découvert par Notovitch, Jésus étudia et enseigna les Védas pendant six ans à Bénarès, Jagannath Puri et autres villes de l’Orissa. Il acceptait pleinement le point de vue originel des Védas, et l’Histoire nous rapporte comment Jésus incorpora ces notions dans son enseignement à son retour en Palestine. Ledit manuscrit nous apprend que Jésus se rendit ensuite au Népal, où il enseigna, là aussi, la science spirituelle pendant six ans. Ainsi, l’ ancien manuscrit bouddhiste nous offre une explication possible des actes de Jésus au cours des 18 années absentes de sa vie, années dont la Bible ne dit rien.

C’est cette vie cachée qui est la plus intrigante, car la question qui se pose est la suivante : qu’a fait Jésus pendant la vingtaine d’années -décisives dans la vie d’un homme- qui se sont écoulées entre ses 12/13 ans, l’âge de sa Bar-Mitzva, et ses 30/37 ans, l’âge de sa vie publique ?

« …Le Seigneur Jésus était en Inde durant ce que l’on appelle les années perdues de Jésus ».

Des années perdues ? La Bible fait état de Jésus à l’âge de 12 ans dans le temple. Puis à l’âge de trente ans au fleuve Jourdain. Cela laisse 18 années dont on a aucun récit.

En Inde ? C’était difficile d’imaginer notre charpentier de Nazareth, Jésus se baignant dans le Gange…

Près de Srinigar dans la vallée heureuse du Cachemire, la légende court, d’un saint extraordinaire connu des bouddhistes comme saint Issa. Les événements dans la vie de saint Issa ressemblent de près à la vie de Jésus, révélant ce que l’on croit être ses années perdues.

C’est surprenant que Jésus ait pu passer la moitié de sa vie en Orient. C’est aussi surprenant que personne ne se pose la question de savoir où le Maître avait été durant ce temps. Il s’occupait simplement « des affaires de mon Père », comme l’a écrit Luc.

Notovitch vagabonda à travers les pittoresques passes du Bolan, passa le Pendjab, descendit dans les rocs arides du Ladakh et, « la curiosité aidant », alla au-delà de la fameuse Vallée du Cachemire dans le secret inviolable des Himalayas.

Durant son étude de cette « merveilleuse contrée », Notovitch apprit qu’il existait dans la librairie de Lhassa des registres anciens de la vie de Jésus-Christ. Au cours d’une visite du grand couvent de Hemis, il localisa une traduction tibétaine de la légende et nota soigneusement dans son carnet de voyage plus de deux cents versets du curieux document connu comme étant « La Vie de Saint Issa ».

Leh, Ladak. Altitude 14,500 pieds. Le grand couvent de Hemis est situé dans les environs de la ville. C’est là que Nicolas Notovitch, Nicholas Roerich et Swami Abhenanda ont vu d’anciens manuscrits documentant la vie de Jésus en Inde et au Tibet.

La légende rapportée par le Dr Notovitch semble être une collection de témoignages oculaires, un livre de contes racontés par des marchands indigènes arrivant de Palestine où ils s’adonnaient à faire des affaires durant l’exécution controversée d’un homme connu comme « le roi des juifs ». Ce genre de service de nouvelles de bouche à oreille est toujours très populaire dans les bazars fantastiques de Calcutta et de Bombay.

Un des récits parle d’un israélite nommé Issa, « béni par Dieu et le meilleur de tous », qui fut mis à mort par Ponce Pilate, le gouverneur de Judée. Un autre récit détaillé retrace la lignée d’Issa et est en parallèle étroit avec la scrupuleuse généalogie de Jésus-Christ du chapitre premier de Mathieu.

Le Dr Notovitch n’a jamais douté de l’authenticité de ces chroniques, notées avec soin dans la langue palie par des historiens brahmaniques et bouddhistes de l’Inde et du Népal. Il détermina de publier une traduction de la légende d’Issa en au moins une des langues européennes et s’adressa avec enthousiasme à un nombre respectable d’ecclésiastiques « leur suppliant de réviser mes notes » et de lui donner une opinion honnête.

Le cardinal Rotelli s’opposa à la publication de la légende pour la prétendue raison que ce serait prématuré. Au cours de leur rencontre à Paris, Rotelli dit à Notovitch que « l’église souffre déjà trop de la nouvelle vague de pensée athéiste ». A Rome, Notovitch montra le manuscrit de Hemis à un cardinal qui avait ses entrées auprès du pape. « à quoi cela servirait-il de publier cela ? », dit le prélat. « Vous allez vous faire un foule d’ennemis. Si c’est une question d’argent pour vous… »
Le cardinal ne réussit pas à soudoyer le Dr Notovitch. Mais jusqu’à aujourd’hui, personne n’a entendu parler de saint Issa en occident.

Il y avait, comme Notovitch le racontait, « une situation pittoresque » au gonpa de Hemis le jour où sa caravane arriva. « Les portes du couvent étaient grandes ouvertes, donnant accès à quelque vingt personnes déguisées en animaux, oiseaux, diables et monstres de toutes sortes. » C’était une pièce de mystère religieux. Un choc culturel pour un orthodoxe russe.

« Ma tête tournait, » avoua Notovitch. « De jeunes hommes, vêtus en guerriers, sortirent du temple. Ils portaient de monstrueux masques verts. Faisant un barouf infernal avec leurs tambourins et leurs cloches, ils tournoyaient autour des dieux assis sur le sol…. » Le spectacle prolongé fut récompensé par une invitation du chef lama à boire du « tchang » en honneur du festival.

Notovitch s’assit sur un banc en face du vénérable lama. « Que signifient ces masques, ces costumes, ces cloches et ces danses?, demanda-t-il en diplomate.

Le lama brossa une brève histoire du bouddhisme tibétain et Notovitch saisit l’occasion d’aborder le sujet qui lui tenait tant à cœur.

« Durant une récente visite que j’ai faite dans un gonpa », commença-t-il, « un des lamas me parla d’un certain prophète, ou, comme vous diriez, d’un bouddha du nom d’Issa. Pouvez-vous me dire quelque chose de son existence? »

« Le nom d’Issa est tenu en grande estime par les bouddhistes », répondit le lama. « Mais on connaît peu de chose de lui en dehors des chefs lamas qui ont lu les rouleaux concernant sa vie.
« Les documents concernant son existence – rapportés de l’Inde au Népal et du Népal au Tibet – sont écrits en langue palie et sont maintenant à Lhassa. Mais une copie rédigée dans notre langue – c’est-à -dire le tibétain – existe dans ce couvent. »

« Commettriez-vous un péché si vous récitiez ces copies à un étranger? » s’aventura de demander Notovitch.

« Ce qui appartient à Dieu appartient aussi à l’homme », dit le lama. « Je ne suis pas sur de l’endroit où trouver ces papiers. Mais si jamais vous visitez notre gonpa de nouveau, il me fera plaisir de vous les montrer. »

L’affable lama entretint Notovitch la journée suivante avec des histoires sans fin. Finalement, « se rendant à mes intenses supplications », il apporta deux grands volumes jaunis et lui lut la biographie de saint Issa. Notovitch enrôla un membre de son groupe à la traduction du tibétain tandis qu’il notait soigneusement chaque verset sur les pages de la fin de son journal.

La légende commence avec la crucifixion :

« La terre a tremblé et les cieux ont pleuré à cause d’un grand crime commis au pays d’Israël.
Car ils ont torturé et mis à mort le grand et juste Issa, en qui habitait l’âme de l’univers,
Qui était incarnée comme un simple mortel afin de faire du bien aux hommes et d’exterminer leurs pensées mauvaises

Et afin de ramener l’homme dégradé par ses péchés à une vie de paix, d’amour et de bonheur et pour lui rappeler l’unique et indivisible Créateur, dont la miséricorde est infinie et sans limites….

En ce temps est arrivé le moment où le Juge tout miséricordieux a choisi de s’incarner dans un être humain.

Et l’Esprit Eternel, habitant un état d’inaction complète et de béatitude suprême, s’éveilla et se détacha pour une période indéfinie de l’Etre Eternel,

Afin de démontrer en tant qu’humanité le moyen de l’auto identification avec la Divinité et la façon d’atteindre la félicité éternelle,

Et de démontrer par l’exemple comment l’homme peut atteindre la pureté morale et, en séparant son âme de sa spirale mortelle, le degré de perfection nécessaire pour entrer dans le royaume des cieux, qui demeure inchangé et où règne le bonheur éternel.

Peu après, un enfant merveilleux naquit au pays d’Israël, Dieu lui-même parlant par la bouche de cet enfant de la fragilité du corps et de la grandeur de l’âme.

Les parents du nouveau-né étaient des gens pauvres, appartenant de naissance à une famille renommée par sa piété, qui, oubliant leur ancienne éminence sur terre, glorifiait le nom du Créateur et le remerciait des malheurs par lesquels il jugeait à propos de les éprouver.

Pour les récompenser de ne pas s’éloigner de la voie de la vérité, Dieu bénit le premier-né de cette famille. Il le choisit en tant que son élu et l’envoya aider ceux qui étaient tombés dans le mal et pour guérir ceux qui étaient dans la souffrance.

Le divin enfant, auquel on donna le nom d’Issa, commença dès son plus jeune âge à parler du Dieu unique et indivisible, exhortant les âmes de ceux qui s’étaient perdus au repentir et à la purification des péchés dont ils étaient coupables.

Les gens venaient de partout pour l’écouter, et ils s’étonnaient des discours qui provenaient de sa bouche d’enfant. Tous les israélites étaient d’accord pour dire que l’Esprit Eternel habitait cet enfant.

Lorsque Issa eut atteint l’âge de treize ans, époque à laquelle un israélite devait prendre femme, la maison où ses parents gagnaient leur vie en pratiquant un métier modeste commença à être le lieu de rendez-vous de gens riches et nobles, désireux d’avoir pour gendre le jeune Issa, déjà fameux pour ses discours édifiants au nom du Tout-Puissant.

C’est à ce moment qu’Issa quitta la maison paternelle en secret, quitta Jérusalem, et partit avec les marchands pour le Sind, avec l’intention de se perfectionner dans le Divin Verbe et d’étudier les lois des grands Bouddhas. »


Selon la légende, Issa quitta la maison de son père en secret à l’âge de treize ans. Il joignit une caravane marchande et arriva en Inde « de ce coté-ci du Sind » à peu près au début de sa quatorzième année.

Le jeune Issa, l’Etre Béni, voyagea vers le sud vers le Gujerat, à travers la contrée des cinq rivières et Rajputana, puis, vers le villes saintes de Jagannath et Bénarès où des prêtres brahmanes lui enseignèrent les Ecritures védiques.

Issa poursuivit sa route vers le nord, dans les Himalayas, et s’installa dans le pays des gautamides, les disciples du Bouddha Gautama, où il s’appliqua durant six années à l’étude des sutras sacrés. Il quitta l’inde à durant sa vingt-sixième année, fit route vers Persépolis, Athènes, Alexandrie.
Issa avait vingt-neuf ans lorsqu’il retourna en Israël – réintégrant le familier évangile de saint Luc, chapitre trois. Son baptême par Jean dans le fleuve Jourdain.

Les critiques de « La Vie de Saint Issa » suivirent de près sa parution originelle.

Notovitch invoque l’argument que la librairie du Vatican contient soixante-trois manuscrits en différentes langues orientales qui réfèrent à la légende d’Issa – des documents apportés à Rome par des missionnaires chrétiens de l’Inde, la Chine, l’Egypte et l’Arabie. Il suggère même qu’un des missoinnaires pourrait être l’apôtre Thomas – oui, « le Thomas qui doutait », l’empiriste.

Notovitch dit qu’il croit à l’authenticité du récit bouddhique « parce que je ne vois rien qui puisse le contredire ou l’invalider d’un point de vue historique ou théologique. »

« Avant de critiquer ma communication », suggère-t-il, « n’importe quelle société savante peut équiper une expédition scientifique ayant pour mission l’investigation de ces manuscrits sur place. »

En 1922, un disciple punditique de Ramakrishna appelé Swami Abhedananda accepta l’offre de Notovitch.

Abhedananda a vécu en Amérique du Nord durant un quart de siècle, a voyagé énormément, et connaissait bien Thomas Edison, William James et le Dr Max Muller. Il était fasciné par Jésus et sceptique au sujet de Notovitch.

Abhedananda voyagea dans la région arctique des Himalayas, détermina de trouver une copie du manuscrit de Hemis ou d’exposer la fraude. Son livre de voyage, intitulé Kashmir O Tibeti, nous parla d’une visite au gonpa de Hemis et comprend une traduction en bengali de deux cent vingt-quatre versets, essentiellement les mêmes que le texte de Notovitch. Abhedananda fut ainsi convaincu de l’authenticité de la légende d’Issa.

En 1925, un autre russe appelé Nicholas Roerich arriva à Hemis. Roerich, imposant artiste, était également un philosophe aux idées profondes et un scientifique distingué. Apparemment, il vit les mêmes documents que Notovitch et Abhedananda. Et il rédigea dans son journal de voyage la même légende de saint Issa.

En parlant d’Issa, Roerich cite des légendes qui remontent, estime-t-on, à plusieurs siècles.

« »…Il a passé son temps dans plusieurs anciennes villes de l’Inde telles que Bénarès. Tous l’aimaient parce qu’Issa était en paix avec les vaishas et les shudras auxquels il enseignait et qu’il aidait. Mais les brahmanes et les kshatriyas lui dirent que Brahma interdisait à ceux-là d’approcher ceux qui avaient été créés hors de son ventre et de ses pieds. Les vaishas avaient la permission d’écouter les Védas seulement les jours de fêtes et les shudras n’avaient non seulement pas le droit d’être présents à la lecture des Védas, mais ils ne pouvaient même pas les regarder.

Issa disait que l’homme avait rempli le temple de ses abominations. Afin d’honorer des métaux et à des pierres, l’homme a sacrifié ses semblables en qui habite une étincelle de l’Esprit Suprême. L’homme avilit ceux qui travaillent à la sueur de leur front, afin de s’attirer la faveur du minable qui siège dans une pension somptueuse. Mais ceux qui privent leurs frères de la bénédiction commune en seront eux-mêmes dépouillés.

Les vaishas et les shudras étaient frappés d’étonnement et demandaient ce qu’ils pouvaient faire. Issa leur priait de « ne pas adorer les idoles. Ne vous considérez pas en premier. N’humiliez pas votre prochain. Aidez les pauvres. Soutenez les faibles. Ne faites de mal à personne. Ne convoitez pas ce que vous ne possédez pas et ce qui est possédé par d’autres. »

Beaucoup, en apprenant ces mots, décidèrent de tuer Issa. Mais, prévenu, Issa quitta cet endroit durant la nuit.

Après cela, Issa alla au Népal et dans les monts Himalaya…

« Eh bien, fais-nous un miracle », demandèrent les serviteurs du Temple. Alors, Issa leur répondit: « Les miracles ont fait leur apparition dès le jour même où le monde fut créé. Celui qui ne peut les voir est privé du plus grand cadeau de la vie. Mais, malheur à vous, ennemis des hommes, malheur à vous, si vous attendez qu’Il manifeste son pouvoir par un miracle. »

Issa enseignait que les hommes ne devaient pas s’efforcer de contempler l’Esprit Eternel avec leurs propres yeux, mais de le sentir avec le cœur et de devenir une âme pure et digne…

« Non seulement vous ne ferez pas d’offrandes humaines, mais vous ne devez pas tuer les animaux, parce que tout est donné à l’usage de l’homme. Ne volez pas les biens d’autrui, car ce serait usurper sur celui qui vous est proche. Ne trichez pas afin de ne pas être triché à votre tour. »…

« Prenez garde, vous qui emplissez les gens de superstitions et de préjugés, qui aveuglez la vision de ceux qui voient et qui prêchez la servilité envers les choses matérielles. »…

Ensuite, Pilate, le gouverneur de Jérusalem, ordonna que l’on mît la main sur le prêcheur Issa et qu’on le livrât aux juges, sans toutefois provoquer le mécontentement des gens.

Mais Issa enseignait: « Ne cherchez pas les sentiers droits dans l’obscurité, possédés par la peur. Mais amassez de la force et supportez-vous les uns les autres. Celui qui supporte son voisin se renforcit lui-même.

« J’ai essayé de raviver les lois de Moïse dans les cœurs des gens. Et je vous dis que vous ne comprenez pas leur véritable signification parce qu’elles n’enseignent pas la vengeance, mais le pardon. Mais la signification de ces lois est déformée. »

Ensuite, le gouverneur envoya à Issa ses serviteurs déguisés afin qu’ils surveillassent ses actions et lui fassent rapport de ses paroles dites au peuple.

« Toi, l’homme juste, » dit le serviteur déguisé qui s’approcha d’Issa, « enseigne-nous: devrions-nous accomplir la volonté de César ou attendre la délivrance qui est proche? »

Mais, Issa, reconnaissant les serviteurs déguisés, dit: « Je ne vous ai pas annoncé que vous seriez délivrés de César, mais j’ai dit que l’âme plongée dans le péché serait délivrée du péché. »

A ce moment, une vieille femme s’approcha de la foule, mais fut repoussée. Alors, Issa dit: « Ayez de la révérence pour la Femme, mère de l’univers; en elle se trouve la clé de la création. Elle est le fondement de tout ce qui est bon et beau. Elle est la source de la vie et de la mort. Sur elle repose l’existence de l’homme, parce qu’elle est la nourriture de son labeur. Elle vous donne naissance dans la douleur, elle surveille votre croissance. Bénissez-la. Honorez-la. Défendez-la. Aimez vos épouses et honorez-les, car demain elles seront des mères, et plus tard, les procréatrices de la race entière. Leur amour ennoblit l’homme, apaise le cœur aigri et apprivoise la bête. Epouse et mère – elles sont les parures de l’univers. »

« Tout comme la lumière se sépare elle-même des ténèbres, ainsi la femme possède-t-elle le don de diviser dans l’homme l’intention droite de la pensée mauvaise. Vos meilleures pensées doivent appartenir à la femme. Prenez d’elles votre force morale, que vous devez posséder pour supporter vos proches. Ne l’humiliez pas, car en cela vous vous humilierez vous-même. Et tout ce que vous ferez à une mère, une épouse, une veuve ou à une autre femme en peine – cela, vous le ferez aussi pour l’Esprit. »

Ainsi enseignait Issa; mais le gouverneur Pilate ordonna à ses serviteurs de porter accusation contre lui.

Issa disait: « Il n’est pas loin le temps où, par la plus Haute Volonté, les gens seront purifiés et unis en une seule famille. »

Et se tournant ensuite vers le gouverneur, il dit: « Pourquoi déshonorer ta dignité et enseigner à tes subordonnés de vivre dans la supercherie quand, sans même tout cela, tu avais les moyens d’accuser un innocent ? »

D’une autre version de la légende, Roerich cite des fragments de pensée et l’évidence du miraculeux.
Près de Lhassa se trouvait un temple d’enseignement avec une grande quantité de manuscrits. Jésus allait en prendre connaissance. Meng-ste, un grand sage de tout l’Orient, était dans ce temple.

Finalement, Jésus atteignit un col de montagne et, dans la ville principale de Ladak, Leh, il fut accepté joyeusement par les moines et les gens des basses classes …. Et Jésus enseignait dans les monastères et les bazars (les places du marché); là où les gens simples se réunissaient – là il enseignait.

Près de cet endroit vivait une femme dont le fils était mort et elle l’amena à Jésus. Et en présence d’une foule, Jésus posa sa main sur l’enfant, et l’enfant se leva guéri. Et beaucoup amenèrent leurs enfants et Jésus posait ses mains sur eux et les guérissait.

Jésus passa plusieurs jours parmi les ladakhiens à leur enseigner. Et ils l’aimaient, de sorte que lorsque arriva le moment de son départ, ils furent chagrinés comme des enfants.

L’expédition de Nicholas Roerich en Asie Centrale dura quatre ans et demie. Durant ce temps, il voyagea à partir du Sikkim à travers le Pendjab et le Cachemire, au Ladakh, au Karakorum, à Khotan et Irtich, puis par-dessus les monts Altaï et la région d’Oyrot en Mongolie, au Gobi Central, au Kan-su et au Tibet. « Nous avons appris à quel point était répandue les légendes concernant Issa, » écrit-il. « Les sermons qui y sont relatés, sur l’unité, sur la signification de la femme et toutes les indications au sujet du bouddhisme, sont si remarquablement opportuns pour nous. »

Bien que Roerich fut familier avec « La Vie de Saint Issa » notée par Nicolas Notovitch trente-cinq années auparavant, « les autochtones ne savent rien de quelque livre publié que ce soit, » dit-il.
Pourtant, « ils connaissent la légende et c’est avec un profond respect qu’ils parlent d’Issa…. »

« Il est très significatif d’entendre un habitant local, un hindou, raconter comment Issa prêchait près d’une petite piscine non loin du bazar sous un grand arbre, qui n’existe plus aujourd’hui. Avec de telles indications physiques, vous pouvez voir le sérieux avec lequel on aborde ce sujet.

Je suis d’accord avec un hindou sensible qui dit à Nicholas Roerich qu’ « il est difficile de comprendre pourquoi le périple d’Issa sur un sentier de caravane jusqu’en Inde et jusque dans la région maintenant occupée par le Tibet puisse être nié avec autant de véhémence. »

La légende de saint Issa persiste jusqu’à ce jour parmi les gens de la rue comme parmi les érudits dans les villes saintes et les villages éloignés à travers l’inde et le Tibet. Mais peu de gens ont vu le manuscrit de Hémis. Peut-être que jamais personne ne le verra.

Des communistes chinois ont envahi le Tibet en 1947 et on ne sait pas ce qui reste des gonyas et de leurs anciennes archives. Mais, même avant l’occupation communiste, la « Vie de Saint Issa » écrite semble avoir disparu.

Richard Bock décrit une visite à un monastère à Calcutta où un homme appelé Prajnananda témoigne qu’il a entendu d’Abhedananda – « de sa bouche même » – que les manuscrits existaient effectivement à Hémis en 1922. Quelques années après, cependant, ces rouleaux n’étaient plus là.

« Ils ont été enlevés, » a dit Prajnananda à Bock, « par qui, personne ne le sait ».
« Sont-ils au Vatican ? »
« Notovitch le pensait. »

Source : Bock, Janet. The Jesus Mystery. Los Angeles: Aura Books, 1980

Padré

http://www.toutelaverite.net/histoire/le-manuscrit-de-notovitch/#more-3383


Dernière édition par douceur le Sam 29 Sep 2012, 18:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 12 Nov 2011, 14:59

Bonjour à tous et à toutes!

Je continue à vous lire régulièrement mais écrire c'est une toute autre chose!
Mais je sais que vous saurez sans aucun doute m'éclairer sur ce sujet, j'ai moi même fait des recherches sur le net mais je n'y trouve pas ce que je veux!
Voilà comme je l'ai sans doute déjà dit ici, j'ai suis en analyse lacanienne avec mon psy depuis maintenant 7 ans, je sais que ce n'est sans doute pas le meilleur moyen de comprendre certaines "manifestations" mais j'ai la "chance" d'avoir un soignant pourtant psychiatre et psychanalyste qui est un peu "hors cadres"!
J'ai pu observé lorsque je n'étais pas très bien que lors de mes séances, Mr... utilisait un mudra que je ne retrouve nulle part sur le net, je lui ai pourtant signifié que je savais que ce signe était surement un mudra (une amie m'ayant prêté un livre) ce qu'il n'a pas nié.

Sauf que je ne trouve ce signe nulle part:
Alors il forme un triangle avec ses mains pointes vers le bas, juste
au dessous du plexus solaire, je dirais même un peu au dessus du sexe!

Maintenant que je vais bien je l'oblige à se dévoiler, mais bien entendu il ne va pas me relever les détails de ses secrets, bien qu'il était agréablement surpris, semble t il que j'ai pu observer ceux ci, alors que j'allais si mal.
Donc il ne s'en cache pas, puisque j'ai su aussi le remercier d'avoir été parfois "hors cadres" pour mieux me soigner, mais j'aimerais savoir si ce signe est un signe de protection, ou d'ouverture?
je vous copie ce que j'ai trouvé :

le triangle pointe vers le bas : synonyme de yoni et symbole du sexe de la Grande Déesse Shakti; de son union à Shiva, naît l'univers et les trois mondes

Il avait tous les doigts joints et les pouces face à moi dirigé vers le bas!

si vous avez des infos je suis preneuse,
Merci pour tout!
Bien à vous
éréthique
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Ecriture "Vieille Europe"- Triangle = FEMME    Lun 14 Nov 2011, 00:08

Bonsoir Eréthique,

Citation :
Alors il forme un triangle avec ses mains pointes vers le bas, juste au dessous du plexus solaire, je dirais même un peu au dessus du sexe!

(…) le triangle pointe vers le bas : synonyme de yoni et symbole du sexe de la Grande Déesse Shakti; de son union à Shiva, naît l'univers et les trois mondes

Si le triangle pointe vers le bas est devenu par extension le Principe Féminin par excellence, ce triangle (pubien) avec le trait d'une vulve désignait, à l’origine de l’écriture, « la Femme » et non pas le sexe.



Autrement dit, une focalisation sur seulement les organes génitaux/sexe donne donc une vision réductrice et tronquée de ce triangle (amenant toutes les dérives - comme la simple vampirisation - liées à la sexualité dite sacrée tel que le tantrisme par exemple) car 7500 ans av. J.-C., le sexe était avant tout représenté par, ce que nous appelons aujourd’hui, « l’Arbre de Vie ».

Sur les parties génitales de cette vache - la plus vieille sculpture Vieille Europe couverte d’écritures - tout comme sur celles de cette statue féminine, nous distinguons l’Arbre de Vie :



Symbole de l'Arbre, qui plus tard, se retrouvera également dans les enseignements de la Rose-Croix :




En fait, le triangle est un idéogramme composé basiquement du pictogramme en forme de chevrons : Λ ou V (à ne pas confondre donc avec les lettres latines) qui signifie « coin/angle » et qui introduit l'idée de « con » ou encore d' « utérus » et donc de Matrice, et chevauché, surmonté de pictogrammes différents (comme par exemple de la lettre sicule dont la signification en latin est « P »), en fonction de l’idée que l’idéogramme devait transmettre.

Ainsi un triangle pouvait aussi bien désigner un « visage » (de jumeaux dans la matrice de la mère comme ici plus bas par exemple) que des « plexus ». Certains pictogrammes sont, selon moi, à la base, de ce qui deviendra plus tard, le système des chacras :


Des visages sont visibles dans le ventre bombée de la première statue.
Sur la deuxième statue, les pointes de deux chevrons (symbole du Couple - en extase ? -) se touchent - à angle plat en position couchée - au niveau de la poitrine.



Système de chacras ?


Citation :
Un plexus (du latin plectere, entrelacer, tresser) est un rassemblement avec anastomose de différents nerfs ou vaisseaux.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Plexus


Dernière édition par douceur le Lun 14 Mai 2012, 12:46, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Ecriture "Vieille Europe"- Chevrons, ADAM et OISEAU    Lun 14 Nov 2011, 14:23

... En fait, les chevrons : Λ ou V ressemblent étrangement à des « paires d'Ailes » !


Originellement, l’écriture Vieille Europe s’écrivait de droite à gauche.

Ce qui donne pour l’Homme Primordial Polaire : ADAM --> MADA ; 4+4=8 ou 8=4+4



Mais si on ajoute, au mot Adam, la lettre « R » (= comme Resh en hébreux, qui signifie « tête ») nous obtenons le mot « Oiseau » :

- ADAM + R = MADÁR = Oiseau




Et dans les civilisations précédant celle de Sumer, les déesses étaient des déesses à tête d’oiseau (avec une forme on ne peut plus triangulaire) :








Au sujet des Couples Sacrés Oiseaux voir les Flammes Jumelles bouddhico-indoues « Kinnara et Kinnari » :

http://antahkarana.forumzen.com/t44p45-masculin-et-feminin-la-bi-unite

:aa:


Dernière édition par douceur le Lun 14 Mai 2012, 12:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
 
LE LIEN ORIENT-OCCIDENT
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 6 sur 8Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
 Sujets similaires
-
» projet musical métissage orient occident
» Qui sera vainqueur entre l'occident et l'orient lors d'une guerre ?
» Arte - De l'Orient à l'Occident
» René Guénon: Orient et Occident
» LA SIGNIFICATION DE L'ÉPIPHANIE EN ORIENT

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ANTAHKARANA :: L'ANTRE DE MELCHISEDECK :: Partages-Recherches-Eveil du Soi...-
Sauter vers: