ANTAHKARANA

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 LE LIEN ORIENT-OCCIDENT

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MessageSujet: Ecriture vieille Europe - Origines - Civilisation européenne   Dim 31 Juil 2011, 16:06

Civilisation européenne : les dogmes révisés




(Pierre Boisghilbert, Rivarol n° 27842 du 09 déc 05) – Notre triste époque est incapable de porter sur le passé un jugement critique détaché des fausses valeurs du moment. Aussi les tenants de l’actuelle idéologie dominante se moquent-ils d’une archéologie manipulée par certains pouvoirs totalitaires sans se poser la question de savoir si eux-mêmes ne font pas pire. L’un des exemples le plus frappant est l’acharnement à privilégier la théorie de l’Eve africaine, mère unique de l’humanité – théorie difficilement abandonnée par la science officielle, et qui reste popularisée médiatiquement pour des impératifs politiques de dogme antiraciste (l’anthropologue Yves Coppens, “père” de “Lucy”, était ainsi le 25 octobre l’invité de France Inter).

Notre classe intellectuelle et scientifique est politiquement normalisée. Elle l’est parfois par conviction, mais le plus souvent par carriérisme. Et cela s’aggrave avec une éducation lamentable qui prône le conformisme contre l’esprit critique. L’un des dogmes imposés veut que la lumière vienne d’Orient. il ne s’agit pas uniquement de valoriser la culture orientale mais surtout de minorer l’occidentale et d’imposer une idée raciste au nom de l’antiracisme. Ces peuples, qui sont souvent en retard et que nous avons colonisés, auraient donc été très en avance et nous auraient apporté à nous, sauvages primitifs de l’Europe, une civilisation primordiale avant que nous ne leur imposions la nôtre, matérielle et technologique, par la force brutale et le fanatisme religieux.

Tout serait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes européo-masochistes si, petit à petit. les sauvages blancs n’apparaissaient comme très civilisés et bien avant tout ce que l’on pouvait penser, avant même l’apport de l’Orient. Mais ce type de découvertes est occulté, on sait pourquoi. Pour le moment. Il n’y a pas de loi Gayssot contre certaines découvertes archeologiques – comme celle de l’indéniable présence de l’homme blanc arrivé d’Asie ou même d’Europe sur le continent américain pour y apporter. voici 16000 ans. la civilisation dite de Solutré – car le politiquement correct paraît suffisant pour protéger un certain obscurantisme. Mais il ne faut jamais désespérer de la bêtise des inquisiteurs de la bonne conscience.


LA PLUS VIEILLE ÉCRITURE DU MONDE

Ainsi une découverte signalée par l’amie Claude Lorne dans Rivarol du 11 novembre 2005, et qui pourrait être capitale, a eu peu de retentissement. C’est celle d’une écriture dans les Balkans remontant à la nuit des temps et pouvant faire douter de l’axiome selon lequel « l’écriture est née à Sumer ».

Un chercheur américain soutient donc avoir déchiffré la plus ancienne écriture, dite de Vinca, sur des tessons vieux de 7000 ans et retrouvés près de Belgrade. « La déesse ourse et la déesse oiseau sont bien la déesse ourse. » Voilà ce que dit la phrase la plus ancienne connue d’une langue humaine. Elle a été inscrite sur deux fusaïoles en terre cuite (la fusaïole sert de poids au fuseau pendant le filage) mises au jour lors de fouilles à Jela, à l’ouest de Belgrade, sur la rive sud de la Save. L’écriture de Vinca a été retrouvée sur plusieurs sites de fouilles archéologiques dans les Balkans et en Pannonie (ouest de la Hongrie et est de la Croatie). On a recensé plusieurs dizaines de symboles différents, qui composent l’écriture d’une culture dite “vieille-européenne” présente en Europe du Sud-Est au néolithique, entre 6000 et 4000 av. J.-C., et qui aurait été balayée par une invasion, alors que les plus anciennes tablettes, portant des caractères cunéiformes exhumées en Syrie et considérées jusqu’à présent comme les premières formes d’écriture, datent de 3300 ans avant notre ère.

La phrase avancée par le chercheur américain Toby Griffen : « La déesse ourse et la déesse oiseau sont bien la déesse ourse » signifierait: « Les deux sont une même déesse ». Pour montrer que cette phrase, à première vue incompréhensible, contient un sens logique, Griffen a recours à la mythologie grecque. Artémis, déesse chasseresse, remonte à de plus anciennes divinités liées à l’ours et à l’oiseau, son essence d’ours dominant celle de l’oiseau. On est donc au sein de la matrice de ce qu’on appelle maintenant « la vieille Europe », concept développé par l’archéologue Marija Gimbutas, considérée comme une autorité dans la recherche sur la culture néolithique d’Europe du Sud-Est. La Balte [Marija Gimbutas] décrivait cette dernière comme une société matriarcale vénérant une déesse-mère universelle ; les études du linguiste américain confirment cette vision des choses. Et l’on peut conclure, si cela est avéré, que les plus anciens documents linguistiques écrits de l’humanité qui nous soient parvenus sont originaires de l’Europe du Sud-Est.

Les Balkans étaient donc un berceau de la civilisation, bien avant la Mésopotamie. Cette conclusion révolutionnaire, pour ne pas dire révisionniste, sera bien entendu combattue par l’archéologie officielle. Il n’est pas certain que les conclusions de Griffen soient exactes mais ce qui est sûr, c’est que ne pas en tenir compte par peur idéologique est antiscientifique. Sa démarche, on le voit bien, s’inscrit dans l’apport de Dumézil, fondé sur une langue primordiale et les similitudes de cultes des Indo-Européens.

Les discussions demeurent vives sur l’existence et la localisation d’un berceau originel des grandes migrations et conquêtes des “Boréens”. On ne sait pas grand-chose encore sur la culture de la “plus vieille Europe» d’avant même l’épopée indo-européenne, mais petit à petit, on progresse. De l’Autriche à la Slovaquie on a mis à jour plus de 150 temples édifiés entre 4800 et 4600 avant notre ère. Cela nous mène à 7 000 ans, soit 2 000 ans avant Stonehenge et les pyramides d’Egypte. Ces complexes de terre et de bois ont été progressivement abandonnés. Le plus remarquable est au cœur même de Dresde. On a mis à jour une ville dans la ville, avec des centaines de maisons de formes allongées, apparemment à vocation monastique. Cette civilisation sans nom se rattache curieusement à l’espace serbe, comme l’écriture de Vinca. Elle a disparu et, ensuite, il faudra semble-t-il attendre 3 000 ans pour voir apparaître des constructions aussi structurées à l’âge de bronze.

Un passé plus ancien, un trou noir inexpliqué… Notre plus longue mémoire n’a pas livré l’essentiel de ses secrets. Le mystère de nos origines demeure. Notre devoir est de reconquérir le plus lointain passé fondateur pour ne rien ignorer de notre héritage sacré. C’est en assumant ce que nous fûmes que nous serons. En ces temps de doute et de négation de notre identité, notre antiquité est pour notre futur un combat d’actualité. C’est un combat permanent contre l’histoire officielle, qui amputerait la vérité plutôt que d’admettre qu’il est impossible de faire rentrer le pied de Lucy dans la pantoufle de Cendrillon.

http://be.altermedia.info/culture/civilisation-europeenne-les-dogmes-revises_4030.html#comment-16721


Dernière édition par douceur le Lun 14 Mai 2012, 12:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Dim 31 Juil 2011, 18:17

Citation :
Analysant les Manuscrits de la Mer Morte (occultés pendant un demi-siècle par le Vatican) et surtout les Codex de Nag Hammadi, John Lash décrit comment une secte groupusculaire, messianique et apocalyptique, muta en une puissance mondiale mortifère lorsque le fanatisme religieux Chrétien s’allia à l’Empire Romain. Les instructeurs spirituels Gnostiques, les initiés des Mystères, les Druides, les guérisseurs shamaniques furent massacrés, leurs réseaux d’universités furent anéantis, leurs bibliothèques furent brûlées et les temples Païens furent détruits. Cet ouvrage plonge profondément dans les vestiges des antiques écrits Gnostiques pour reconstruire l’histoire d’Europa (que les Chrétiens reléguèrent dans les oubliettes de leur Histoire) et pour recouvrer la richesse de la spiritualité Européenne Païenne: le monde Celtique, les Mystères Païens, la Grande Déesse, la Terre-Mère, la Gnose et le mythos de Sophia. Il décrit également l’annihilation de cette culture Européenne Païenne sous les assauts des fanatiques Chrétiens. Longtemps avant l’émergence du Christianisme, le monothéisme était une anomalie. L’Europe et le Proche-Orient prospéraient sous la guidance divine de Sophia, l’antique déesse de sagesse. La Terre était l’incarnation de Sophia et elle était donc sacrée pour les peuples Indigènes qui cherchaient leur illumination en sa présence. Cette ancienne philosophie menaçait les croyances rédemptionnistes du Christianisme qui étaient fondées sur la domination patriarcale de la Terre et qui louaient la vertu rédemptrice de la souffrance comme une voie vers l’après-vie.

http://antahkarana.forumzen.com/t2494-la-passion-de-la-terre#22258


NB: - L'écriture Magyar, est la seule à ma connaissance, que le Vatican occulte encore, et toujours, de nos jours.

Etrangement, certains trésors découverts dans le pays et les régions avoisinantes et recouverts de róvás portent l'inscription "nag-idis" qui peut être interprétée comme "la grande terre" - nag(y) voulant dire "grand" - ce qui soulève une interrogation au sujet de l'origine (dans ce cas "européenne") possible du Codex de Nag Hammadi.

C'est la Pape Jean Paul II qui déclarera lors d'une de ses visites en Hongrie: "Si les Magyars connaissaient l'origine de leur écriture, ils en seraient fières."

- L'existence d'une écriture semblable au runique provenant de la Hongrie (= écriture róvás) est souvent superbement ignorée par les runologistes "germano-vikings-anglais", même quand ils discutent de l'origine possible des runes.

Citation :
Elle [l'écriture róvás] a presque disparu au cours des siècles, puisque avec l’évangélisation des Hongrois païens, l’Eglise essayait de détruire les coutumes païennes. Si cela n’a pas réussi totalement, c’est parce qu’au Moyen Age, les gens lettrés utilisaient le latin qui n’a pas été adapté à la phonétique hongroise (le latin reproduit mal les sons qui n’existent pas en latin, par ex. « ly », « gy », « cs ») et les basses couches de la sociétés (par exemple les descendants des anciens « chamanes ou taltos ») continuaient à utiliser cet alphabet adapté.

http://antahkarana.forumzen.com/t2490-un-autre-regard-sur-la-russie-et-les-anciens-pays-de-l-est#20903

:aa:
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Lun 01 Aoû 2011, 11:26

Citation :
Il y a ceux aussi qui en placent tout en étant déjà convaincu de la justesse de leur concept.


pour moi ce qui importe c'est que chacun trouve son courant ascendant pour s'elever ...avec son histoire, ses blessures, son potentiel pour se rejoindre tous plus haut quelquesoit le chemin emprunté ... proposer sans imposer me semble adéquat ... le dédale d'informations tous azimuts peut noyer l'essentiel ...la source de l'humanité n'est pas dans les mots si bien exprimés soient ils ... l'intelligence cartésienne et linéaire a besoin de preuves et quand l'intégration ne suis pas le "savoir" stagne au niveau intelectuel pendant que l'ego s'en gargarise "regardez comme je suis intelligent" ...

... l'histoire de la poutre et de la paille dans l'oeil du voisin prend tout son sens ...

"charité bien ordonné commence par si même" ....

"l'enfer est pavé de bonnes intentions" ....


et plus que jamais la foi ou la serènité se cultivent dans la simplicité de chaque seconde ....
bonne journée



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Serena

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Lun 01 Aoû 2011, 17:57

Bonjour à tous,

je ne vais pas complémenter le débat, mais je voudrais revenir au paragraphe de demeter-ceres sur Krishnamurti:

Citation :
il était d'origine Indienne et a proposé ses enseignements en Occident et disait
que" la Vérité est un pays sans chemin"et rejetait les religions.
selon Krishnamurti"la véritable culture n'est pas une question d'éducation,
d'apprentissage, de talent,ni même de génie, c'est ce qu'il appelle"le mouvement
éternel vers la découverte du bonheur, de Dieu,de la vérité".

Je dois dire que ses écrits m'ont profondément influencée.

Et qu'il ait rompu avec la société théosophique, je comprend pleinement cette décision.

"La vérité est un pays sans chemin": oui, nul doute pour moi là-dessus!

Serena

richel


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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mar 02 Aoû 2011, 01:52

Douceur.

Intéressant, car ces anciens écrits confirment les civilisations anciennes dont la cause de leur disparition encore inexpliquée et/ou non révélée par le Vatican, rajoute du crédit sur les affirmations qu'une partie de l'humanité ancienne ait transitée directement dans un dimension moins dense. Si eux, l'on vraiment fait, pourquoi pas nous !

DC.

Lorsque je mentionnais "des éléments intéressant à puiser dans les textes orientaux", je faisais surtout allusion à la cosmogonie asiatiques. je précise aussi que de mon point de vue c'est truffé d'erreur.


Krishnamurti définit un ressenti personnel en explications logiques. En fait, il s'exprime avant tout comme un philosophe en faisant appel au raisonnement.Parfois cela s'avère compliqué, et effectivement il dirige la pensée du lecteur car sa vision joue sans cesse avec l'absolu. Or on ne peut rien prouver lorsque l'on se réfère au néant, et c'est bien là le problème de fond de cette philosophie. En essence sont discourt tient la route car sa validation se fait par défaut.

En attendant, son mental parfaitement logique et éclairé par une perception certaine a permis une libération des dogmes et autres courants religieux. Cette libération est une étape importante pour les chercheurs s'ils ne tombent pas dans le piège du mental qui fait sans cesse référence à un absolu.

Chaque personne ressent cet absolu, car en essence il en fait partie. Disons simplement qu'entre ce" tout en Tout" et notre "perception tangible" il y a un monde, et c'est justement ce dernier qui est sensiblement occulté dans les explications de Krisnamurti.


Ce dernier est un éveillé qui philosophe, ce qui est très différent d'une personne qui cherche à s'éveiller par la philosophie... car il ne trouvera ... que de la philosophie, et cela peut même devenir un piège, car pour une personne habituée à réfléchir, il lui sera plus simple de faire fonctionner son mental plutôt que de passer des heures à s'ouvrir à la perception. Aussi, faire le vide mental est bien trop souvent une action mentale.

D'autre part, apprendre le fonctionnement de l'univers tel qu'il l'est vraiment permet une avancée bien plus rapide que n'importe quelle philosophie sur ce que nous pourrions être, surtout par défaut. Cependant, pour celui qui n'a pas de perception directe, il ne peut être sûr de rien, et donc le discernement reste indispensable. Les réflexions de Krishnamurti ouvrent une voie, le chemin pour certains, un tronc commun pour d'autres, et une simple littérature pour celui qui sait déjà.

Ce qui amène au point de vue de Marie qui semble vouloir premièrement mettre l'accent sur la perception directe, plutôt que sur l'explication détaillées soumise à controverse.

Et puisque nous parlons de Krishnamurti, voici un lien :
http://www.krishnamurti-france.org/Le-penseur-realise-t-il-qu-il-est-limite-ou-est

Dont les propos judicieux mais qui ne prouvent rien du tout, et surtout n'expliquent pas la raison pour laquelle une "pensée qui irait au delà des limites" ne parvient même pas à définir clairement ce qui est déjà limité.

Chaque fois que j'en ai l'occasion, j'entame souvent la conversation avec des "Soeurs Catholique". Assez souvent je suis sidéré de la qualité de ces femmes. En vivant à l'écart du monde elle en perçoivent pourtant une juste appréciation, en récitant des texes empreints d'erreurs (volontaires) elles ressentent naturellement beaucoup de vérité, et en priant un Dieu extérieur, elles le developpent en elles.

Amitié





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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Mar 16 Aoû 2011, 20:53

La Fable de Jésus

John Lash

Pourquoi les “Codes” Gnostiques ne Nomment-ils pas le Jésus Historique

Sur ce site et dans mon ouvrage “Pas en Son Image”, j'ai argumenté sur le fait que “Jésus”, considéré comme le nom adéquat d'une supposée personne historique, n'apparaît pas dans les écrits Gnostiques Coptes. Il en est de même pour le terme “Christ” compris comme l'Incarnation ou le Fils de Dieu célébré dans la théologie de Paul et de Jean. Dans “Pas en Son Image”, j'ai écrit:

Dans les textes Gnostiques Coptes, les noms de Jésus et de Christ ne sont jamais écrits en plein mais ils sont indiqués par des codes tels que les lettres IS avec un trait au-dessus. Les érudits remplissent systématiquement les espaces, rendant IS par I(eseo)S, la forme en Grec du nom Hébraïque Yeshua. Ils prennent, en fait, de très grandes libertés littéraires car il n’existe aucune preuve textuelle permettant d’inférer que, dans l’usage qu’en faisaient les Gnostiques, le terme IS indiquait une personne historique portant le nom de Ieseos, Jésus. IS pourrait tout aussi bien être traduit d’une autre façon: I(asiu)S, qui donne le nom Iasius, le “guérisseur”, un titre plutôt qu’un nom commun. Néanmoins, les traducteurs supposent qu’IS indique le Jésus du Nouveau Testament. Les érudits, en bref, ne nous donnent pas la chance de supposer qu’IS puisse indiquer quelque chose d’autre qu’une personne réelle dont l’identité est prédéterminée.

Il en est de même pour Christ. Le code pour Christ est XS ou parfois XRS, ce qui pourrait tout aussi bien indiquer Christos ou encore Chrestos. En Copte, cela s’écrit XC, avec un trait au dessus. X est la lettre Grecque Chi et C est la lettre Copte S. Les érudits remplissent XC afin que cela puisse rendre “Christ”, jamais “Christos” malgré que “Christos” soit beaucoup plus cohérent de par la lettre finale S. Lorsque XC apparaît, par exemple, dans l’Apocryphe de Jean, les érudits mettent le Christos Grec entre parenthèses mais traduisent le terme codé par Christ. Ce faisant, ils identifient automatiquement XC avec l’entité bien connue de la théologie Johannine et Pauline. C’est encore une fois une liberté littéraire. Si l’on considère tous les écrits Gnostiques qui argumentent contre le rédempteur de Jean et de Paul, cette équivalence est extrêmement douteuse.



Codex de Nag Hammadi


Contestation de Forum

Je ne suis pas membre du forum “palmtree”, un site de discussions Gnostiques parce que je ne veux pas respecter leur règle de ne pas critiquer la religion. Parmi les aspects de “Gnosticisme Lashien” débattus sur ce forum, il y en a un concernant la problématique des nomina sacra, les termes codés supposés faire référence au Jésus Christ du Nouveau Testament. Puisque je ne peux pas répondre directement sur le forum, je vais clarifier, dans cet essai, ma vision des nomina sacra.

Un contributeur de ce forum écrivit:

“J'ai étudié le Copte depuis deux maintenant deux années. Dans ce laps de temps, j'ai lu une très large diversité de documents en Copte: proto-orthodoxes, orthodoxes, Gnostiques, Manichéens, des documents légaux et des factures de lessives. Une des choses que l'on retrouve communément dans ces divers genres, ce sont les nomina sacra, l'utilisation des abréviations telles que celles que Lash évoque sur ce forum (oui, même sur des factures de lessive). Dans tout le spectre de ces documents, les abréviations XS, XRS et IS font toutes référence au personnage connu par les auteurs comme une personne historique appelée Jésus le Christ.

En affirmant qu'il n'y pas de fondement certain pour assumer que ces codes font assurément référence à Jésus, Lash ignore tout le contexte de la littérature Gnostique. Il y a encore moins de fondements qui permettent d'assumer que c'étaient des codes pour les Païens (c'est à dire aucune preuve nulle part que cela pourrait être le cas) et il invente donc une conspiration pour soutenir sa vision:

“J'affirme que les nomina sacra furent utilisés délibérément pour indiquer qu'ils ne faisaient pas référence à Jésus et lau Christ, tels qu'ils sont compris en termes conventionnels. Les codes étaient destinées à nous mettre en garde contre des associations littérales. Les scribes qui traduisirent la matière Gnostique en Copte, étaient, je le pense, instruits d'utiliser ces codes, probablement sans savoir pourquoi”.

La parade classique des hommes en noir. Les codes étaient largement utilisés et donc les conspirateurs Païens doivent avoir utilisé communément des abréviations Chrétiennes pour cacher leurs conceptions Païennes. Où sont ses preuves? Il n'en fournit aucune à part de stipuler que c'est ce qu'auraient fait les Païens pour cacher leurs conceptions de l'établissement Chrétien Orthodoxe oppresseur - qui n'existait pas encore à l'époque où ces textes ont été rédigés!”


Premier "Lasher"

En premier lieu, je n'affirme pas que des “conspirateurs Païens”, cachés dans les buissons, aient inséré les codes. Je propose que les scribes furent requis d'utiliser ces codes par quiconque les dirigea et supervisa les transcriptions qui nous parviennent aujourd'hui dans la matière des Codex de Nag Hammadi. Qui a commissionné ces transcriptions de textes originels Grecs (présumés) perdus en Copte? Personne ne le sait. Pourquoi des écrits en langue Grecque furent-ils, en fait, traduits en Copte? Personne ne le sait. Ceux qui commissionnèrent les traductions le firent pour préserver les conceptions Gnostiques ou pour les réfuter? Personne ne le sait.

Nous savons, par contre, que le Copte fut un langage inventé (autour de l'an 100 EC) pour transcrire les hiéroglyphes, à une époque durant laquelle il ne restait que peu de gens en Egypte qui fussent capables de les lire, et que subséquemment le Copte devint la langue officielle du mouvement monastique Chrétien Egyptien. Vraisemblablement, vers le milieu du 4 ème siècle lorsque les Codex de Nag Hammadi furent cachés, le Copte était utilisé principalement par des moines Egyptiens qui avaient été convertis à une forme primitive de Christianisme - le mouvement monastique du désert. Il est connu que les leaders de ces camps d'entraînement cénobites, tels que Shenoute d'Athribis, étaient des idéologues enragés qui promouvaient ouvertement des moyens violents pour anéantir et éradiquer tout ce qu'il restait de la culture non-Chrétienne. Voici un extrait de Pas en Son Image:

Juste en face de Dendera, de l’autre côté du fleuve, se trouvent les ruines d’un antique monastère Copte, Tabennisi. A l’époque où les Codex furent cachés dans une grotte, aux environs de 345 EC, le fondateur du monastère, le moine cénobite Pachomius, venait juste de mourir. Une génération plus tard, le monastère tomba sous le contrôle de Shenoute d’Athribis (348-466), le chef de file de l’église Chrétienne Copte et un proche allié de Cyrille d’Alexandrie, l’homme qui orchestra probablement le meurtre d’Hypatia. A son grand désarroi, Shenoute s’aperçut qu’un petit groupe de Gnostiques persécutés avaient trouvé refuge dans le Temple d’Hathor. Il écrivit à Cyrille que les hérétiques possédaient des “livres remplis d’abominations” qui devaient être assurément détruits. Shenoute ordonna aux Gnostiques de renoncer à leurs croyances perverties et d’accepter Cyrille comme leur maître spirituel. Lorsque les Gnostiques résistèrent, Shenoute les avertit dans un langage très clair: “Je vous ferai reconnaître l’archevêque Cyrille sinon la plupart d’entre vous périront par l’épée et ceux qui survivront seront envoyés en exil”.

Cependant, ce sont des hommes tels que Shenoute qui supervisèrent la transcription des écrits Gnostiques de langue Grecque en Copte. Est-ce vriament le cas? Se pourrait-il que les scribes qui étaient les copistes, et NON pas les auteurs de ces documents perdus, aient été secrètement des hérétiques, des amis ou des étudiants de Gnostiques qui tenaient bon, tels ceux qui trouvèrent refuge à Dendérah, ou des natifs Egyptiens restés fidèles, d'une certaine mesure, aux traditions pré-Chrétiennes de leur terre? Nous ne savons tout simplement pas si les scribes des Codex de Nag Hammadi étaient des moines Chrétiens qui exécutaient les ordres comme des robots ou s'ils constituaient un reliquat d'arrière-garde d'étudiants des Mystères Egyptiens qui, pour quelque raison étrange, choisirent de préserver des notes confuses de leur instruction dans le langage des conquérants Christianisés.

S'ils étaient des moines de l'Eglise Chrétienne Copte, leur mission assignée, en transcrivant cette matière, eut été de les Christianiser ou de les réfuter. C'est, je pense, une hypothèse naturelle et raisonnable.

S'ils étaient des purs et durs du Gnosticisme, ou des sympathisants à la cause, ils auraient tenté de préserver autant de contenu authentique Gnostique que possible tout en étant entravés par la tâche effrayante de cacher leurs intentions; d'où l'effarant méli-mélo qui en résulte. Cela est également, je suppose, une hypothèse raisonnable.

L'incohérence de ces textes, et le mélange affolant d'éléments Chrétiens et non-Chrétiens, me laissent penser que des moines parlant Copte transcrivirent un salmigondis de textes reçus qu'ils ne pouvaient qu'à peine comprendre. Cette supposition est validée par la quantité considérable d'erreurs d'écriture et d'incohérences.


Second "Lasher"

Le contributeur du forum affirme catégoriquement : “Dans tout le spectre de ces documents, les abréviations XS, XRS et IS font toutes référence au personnage connu par les auteurs comme une personne historique appelée Jésus le Christ.”

Très bien, revenons d'un ou deux pas en arrière pour analyser cette affirmation. Ce que cette affirmation signifie, c'est que les érudits d'aujourd'hui sont tous d'accord sur la signification des codes mais nous n'avons aucune certitude quant à ce que les codes signifiaient pour les gens qui en furent les auteurs. Ma question est la suivante: Dans quelle partie de ces écrits, issus d'une époque et d'un contexte spécifiques, trouvons nous quoi que ce soit qui nous explique qui établit les nomina sacra et pourquoi? J'aimerais bien voir cette information dans les sources textuelles du 4 ème siècle ou d'avant.

Je ne sais pas qui a établi les conventions d'écriture que l'on trouve dans les Codex de Nag Hammadi. Je présume que ce n'était pas les scribes eux-mêmes mais quiconque les supervisa. Aurait-ce pu être les grosses têtes de la hiérarchie de l'Eglise Copte Chrétienne, des hommes tels que Shenoute? Probablement. Dans ce cas, devons-nous assumer que les superviseurs insistèrent pour que les codes spécifient une allusion au Jésus Christ du Nouveau Testament? Mais s'ils étaient si déterminés quant à cette identification, pourquoi alors utiliser des codes? Pourquoi ne pas être littéral et totalement direct en nommant la personne visée? Une telle franchise ne serait-elle pas cohérente avec l'attitude des premiers Pères de l'Eglise concernant la valeur historique de leur narration sacrée? Si nous assumons que les superviseurss imposèrent le code, nous sommes confrontés à cette question de savoir pourquoi, ceux qui prônaient le Jésus littéral et qui élevaient cette figure humaine à un statut divin, auraient-ils encodés Son Nom?

Gardons à l'esprit que des exemples de nomina sacra, autres que IC et XRS, se trouvent dans les écrits de Nag Hammadi. L'Apocalypse d'Adam (V, 5) donnent ces noms en code ou entièrement épelés avec une barre au-dessus: Seth, Adam, Eve (Euha), Deucalion (un personnage de la mythologie Grecque), Ham, Japeth et Shem (les fils de Noé), Sakla (un nom pour le Démiurge), Abrasax, Sablo, Gamaliel (des divinités magiques Gnostiques), le mot Pneuma (esprit en Grec), Phersalo et Sauel, le mot Eon, Michou, Michar et Mnesinous (des esprits angéliques Gnostiques) et Yesseus Mazareus Yessedekeus (nom d'invocation pour “l'Esprit des Eaux Vivantes”). Le nom Noé, par contre, n'est pas codé et Adam est codé mais sans consistance.

Maintenant, je ne pense pas qu'il y ait un érudit pour argumenter que ces nomina sacra fassent référence à des personnes historiques connues réellement pour avoir vécu au début de l'ère Chrétienne. Donc, pourquoi XC et XRC seraient-ils différents? Si la convention d'écriture était telle, où est la preuve textuelle dans les écrits de ceux qui introduisirent cette convention? En l'absence d'une telle preuve, l'interprétation communément acceptée par les érudits modernes au sujet de XC et de XRC n'est que de la spéculation pure et simple. Et ma spéculation est tout aussi valable que la leur.

Je propose que le Copte IC, le Grec IS, puissent indiquee I(asiu)S plutôt que I(eseo)S, le nom Grec de Jésus.

“Toute la problématique dépend du sacramentalisme, l'ingestion enthéogénique réelle ou symbolique. De nombreux Gnostiques pratiquaient l'ingestion enthéogénique réelle et en vinrent à identifier l'enthéogène avec Iasius, “le Guérisseur”, Jésus. Les fascistes canoniques, rivés à la conquête politique de l'Empire, insistèrent sur l'ingestion enthéogénique symbolique, assassinèrent à la fois les Nazaréens originels et leurs premiers disciples Gnostiques, et ils brûlèrent tous leurs écrits”. Dan Russell: Shamanism, Patriarchy and the Drug War.

Très bien, mes amis de palmtreegarden, prenez-donc une bouchée de celui-là. Quant à moi, je n'accepte pas l'identification directe de Jésus/Iasius avec un sacrement enthéogénique, mais aujourd'hui, nombreux sont ceux qui l'acceptent. Et de plus en plus, semblerait-il. Je propose plutôt que les codes XC et XRC, ainsi que d'autres codes cités ci-dessus, étaient appliqués à des sources mythologiques émanant de la tradition Païenne. Pour les fascistes canoniques qui devaient traiter des écrits hérétiques afin de les réfuter, cette matière était hautement ambiguë et devait être désamorcée. Il fallait subvertir ses allusions originelles. Adam, par exemple, pouvait être compris, dans le sens Gnostique, comme le “premier humain” ou Anthropos et non pas un ancêtre mâle littéral; mais les policiers de la pensée, tels que Shenoute, auraient insisté sur l'interprétation unique et littérale. Cela eut été à leur avantage de jeter le doute sur ces écrits épineux en les encodant, et donc, dans un certain sens, en affirmant leur droit souverain de déterminer la signification du code. Une manière astucieuse de dire: “nous avons fait de ce nom un objet de notre connaissance privilégiée, et il vous faut passer par nous pour en connaître le sens”.

Mais l'insistance sur l'identification littérale de XC et de XRC, de la part des Pères de l'Eglise, n'invalida pas, et ne les invalide toujours pas, les riches allusions alternatives qui sont de loin antérieures à la ruse patristique - si c'en était une. Je mets au défi n'importe lequel des érudits, aujourd'hui, de me dire que Deucalion, le nom mythologique que l'on trouve sous forme encodée dans les Codex de Nag Hammadi, était une personne historique et rien d'autre qu'une personne historique.


Troisième "Lasher"

Le contributeur du forum m'accuse d'utiliser “la parade classique des hommes en noir”. Et bien, je ne connais aucun homme en noir mais, par contre, je connais des femmes qui se vêtissent de telle couleur, et même avec des collants à larges mailles tenus par des porte-jarretelles ornés d'amulettes Gnostiques de Chnuphis, le dieu serpent, gravé d'ambre et de jade. Récemment, je demandai à l'une de ces prostituées mystiques ce qu'elle pensait des notions Païennes cachées dans les codes secrets des Codex de Nag Hammadi. Elle rigola et me dit: “C'est dingue mais il se cache plus de notions Païennes dans mes dessous que dans tout le corpus Gnostique. Mais sérieusement John, ajouta-t-elle, est ce que ce gars te fait dire que des Païens traduisirent les Codex et insérèrent des codes? Tu ferais mieux de clarifier ce sujet, mon cher, même si c'est un peu laborieux”.

Je présume que le contributeur du forum et moi-même sommes d'accord, sur la base des évidences historiques, que ce sont des scribes Chrétiens Coptes, et non pas des Païens, qui transcrivirent les textes de Nag Hammadi - bien que je doive souligner, de nouveau, que les personnes qui rédigèrent les textes n'en furent pas les auteurs et que probablement, très souvent, ils ne comprenaient pas ce qu'ils traduisaient. Le contributeur du forum insiste sur le fait que les nomina sacra font référence “au personnage connu par les auteurs comme une personne historique appelée Jésus le Christ.” Mais, attention, nous ne savons pas qui furent les auteurs des Codex de Nag Hammadi, n'est ce pas? Et qui plus est, ce ne furent pas les auteurs des originaux perdus qui appliquèrent les codes mais ce furent les traducteurs. N'est ce pas?

Si tel fut le cas, soit les moines traducteurs inventèrent eux-mêmes les nomina sacra, soit ils furent requis de les utiliser par leurs superviseurs. Je pencherai pour la seconde option ce qui nous laisse perplexes quant à l'identité de ceux qui les instruisirent et quant à leurs raisons, ainsi que je l'ai déjà souligné. Nous n'en savons rien, point à la ligne. “Houston, nous avons un problème”. (allusion au centre de contrôle de la NASA. NDT).

Mais il serait plus justifié de dire: “Jérusalem, nous avons un problème”. Nous plongeons ici au coeur d'une opération supervisée par le “centre de mission” à Jérusalem, soit symboliquement soit littéralement.

En présumant, à tort, que je déclare que des conspirateurs Païens insérèrent les codes, mon interlocuteur de palmtreegarden dit: “il n'existe aucune preuve nulle part que cela pourrait être le cas”. Totalement vrai. Et il est tout aussi vrai, pour autant que je sache, qu'il n'existe “aucune preuve” pour valider l'opinion des érudits modernes selon laquelle XC et XRC font expressément référence “au personnage connu par les auteurs comme une personne historique appelée Jésus le Christ.” S'il existe une preuve de cela, étudions-la. Et nous saurons ainsi qui a introduit les codes et pourquoi!


Encore Quelques Eléments de Chicanerie

Le contributeur du forum ajoute: “Les Païens constituaient la culture dominante et n'auraient eu aucune raison de cacher leur croyances dans des codes”. Sortez un peu le nez de ces factures Coptes de lessive et ouvrez des livres d'histoire. En 391, environ une cinquantaine d'années après que les Codex eussent été enfouis à Nag Hammadi, Théodosius déclara que le Christianisme était la religion officielle de l'Empire et interdit strictement tous les cultes Païens. Cela faisait des siècles que les vagues déferlaient contre la religion Païenne et les Mystères. Depuis les première attaques contre les Gnostiques par les idéologues Chrétiens aux environs de l'an 150, l'atmosphère de tolérance se désintégrait rapidement dans le monde classique. La police de la pensée, et ses meutes déchaînées et aveugles, avaient, à maintes reprises, prouvé comment ils pouvaient traiter l'opposition. Durant le 4 ème siècle, les Païens avaient de très bonnes raisons d'exercer la prudence quant aux conceptions qu'ils exprimaient.


Dissidence Gnostique

Donc, qu'en est-il de tout cela? Ce ne sont pas juste des chicaneries concernant des conventions d'écriture en Copte, c'est une bataille dont l'enjeu est le contrôle narratif. Insister sur le fait que XC et XRC nomment la personne historique Jésus, c'est insister sur le fait qu'une telle personne exista pour être nommée: c'est réellement le coeur de l'argumentation.

Mais je maintiens qu'une telle personne historique supposée, qu'on lui attribue ou non un statut divin, n'a jamais existé et que donc les codes n'auraient jamais pu la nommer. Les codes pourraient avoir été introduits par les Pères de l'Eglise pour renforcer la fabulation autour de cette personne, et non point pour prouver son existence. Les nomina sacra ne prouvent rien et il vaut mieux les lire comme des allusions mythologiques ambivalentes. Le consensus des érudits, quant au fait que les codes identifient Jésus, est fondé sur la supposition qu'il y avait en premier lieu un Jésus à nommer. Cependant, une pléthore gigantesque de preuves historiques et textuelles et d'opinions désintéressées démontre, premièrement, l'absence totale de récits contemporains fiables sur l'existence de Jésus et, secondement, l'utilisation ambiguë de Christ, Christos, Chrestos et Chrestus dans les écrits canoniques jusqu'au cours du 5 ème siècle. Même Paul, le fondateur incontestable de l'idéologie de la rédemption Chrétienne (qu'il pirata aux Zaddikites et détourna à ses propres fins ou aux fins de ses commanditaires Romains) néglige strictement l'existence historique du Sauveur.

Le contributeur du forum ne fait qu'une chose: c'est de conforter la fable de Jésus. Insister sur le fait que les codes Coptes nomment une personne historique, c'est affirmer l'existence de cette personne. Pour autant que je sache, il se peut même que le contributeur ne croie pas en l'existence du Jésus historique mais il fait sien le consensus des érudits selon lequel les codes furent destinés à nommer le personnage central du Christianisme dont l'image fictionnelle était encore en élaboration durant le 4 ème siècle. Je suppose, cependant, que le contributeur et les érudits dans lesquels il met toute sa confiance, acceptent quand même que Jésus Christ ait vécu en tant que personne historique dont l'existence peut être prouvée. Ils adhérent à la vision littérale et fondamentaliste de Jésus Christ.

Qu'il en soit ainsi. C'est le cas d'un nombre incalculable de lourdauds bornés sur cette planète. Mais il est éminemment clair pour certains d'entre nous que, depuis l'époque de Renan et de Schweitzer, il a été prouvé que le Jésus historique n'est qu'une fiction, qu'une fable patente et, qui plus est, une affabulation qui procède de la collusion aveugle de personnes confuses et souvent haineuses. C'est à chacun d'entre nous de décider où nous nous situons vis à vis de cette collusion et de décider si nous nous y opposons. Il ne peut y avoir de compromis quant à ce qui concerne Jésus. La dissidence Gnostique est une option radicale et pas des ronds de jambes de réconciliation.

En m'opposant aux identifications de XC et XRC, je me fonde sur mes études et je pratique la dissidence Gnostique. En tant qu'érudit, je refuse de cautionner l'affabulation de Jésus et de participer à l'invention du Sauveur. Je refuse d'être impliqué dans la fabrication permanente de l'image illusoire de Jésus. Je rejette tous les messies, mais avant tout celui-là.

Je suis tout à fait disposé à prendre des leçons, à l'occasion, de conventions d'écriture de la part de personnes sérieuses mais l'importance de ce sujet dépasse de loin toutes ces chicaneries. Je conclurai cet essai avec la question suivante:

Quelle est la finalité de s'impliquer dans la matière Gnostique si nous ignorons la puissance du rejet du programme de rédemption, qui est intrinsèque au message Gnostique Païen, et si nous utilisons les études des érudits comme un prétexte à faire perdurer la fable de Jésus, la victime divine dont la destinée exaltée contamine à ce point la monde qu'elle est venue sauver?

John Lash

Traduction de Dominique Guillet.

http://www.liberterre.fr/metahistoire/gnose/articlesnagham/fabledejesus.html
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MessageSujet: Ecriture "Vieille Europe"-les mots: Père, Mère, Fusion, ADAM   Mar 16 Aoû 2011, 21:54

Citation :
(…) devons-nous assumer que les superviseurs insistèrent pour que les codes spécifient une allusion au Jésus Christ du Nouveau Testament? Mais s'ils étaient si déterminés quant à cette identification, pourquoi alors utiliser des codes? Pourquoi ne pas être littéral et totalement direct en nommant la personne visée? Une telle franchise ne serait-elle pas cohérente avec l'attitude des premiers Pères de l'Eglise concernant la valeur historique de leur narration sacrée? Si nous assumons que les superviseurss imposèrent le code, nous sommes confrontés à cette question de savoir pourquoi, ceux qui prônaient le Jésus littéral et qui élevaient cette figure humaine à un statut divin, auraient-ils encodés Son Nom?

(...) Le nom Noé, par contre, n'est pas codé et Adam est codé mais sans consistance.

(...) Je propose que le Copte IC, le Grec IS, puissent indiquee I(asiu)S plutôt que I(eseo)S, le nom Grec de Jésus.

(...) je n'accepte pas l'identification directe de Jésus/Iasius avec un sacrement enthéogénique, mais aujourd'hui, nombreux sont ceux qui l'acceptent. Et de plus en plus, semblerait-il. Je propose plutôt que les codes XC et XRC, ainsi que d'autres codes cités ci-dessus, étaient appliqués à des sources mythologiques émanant de la tradition Païenne. Pour les fascistes canoniques qui devaient traiter des écrits hérétiques afin de les réfuter, cette matière était hautement ambiguë et devait être désamorcée. Il fallait subvertir ses allusions originelles. Adam, par exemple, pouvait être compris, dans le sens Gnostique, comme le “premier humain” ou Anthropos et non pas un ancêtre mâle littéral; mais les policiers de la pensée, tels que Shenoute, auraient insisté sur l'interprétation unique et littérale. Cela eut été à leur avantage de jeter le doute sur ces écrits épineux en les encodant

(…) Le contributeur du forum insiste sur le fait que les nomina sacra font référence “au personnage connu par les auteurs comme une personne historique appelée Jésus le Christ.” Mais, attention, nous ne savons pas qui furent les auteurs des Codex de Nag Hammadi, n'est ce pas? Et qui plus est, ce ne furent pas les auteurs des originaux perdus qui appliquèrent les codes mais ce furent les traducteurs. N'est ce pas?

Bonsoir à tous,

Loin de moi, de douter ou de faire douter de l’existence de Jésus !

Ce que je propose, ici avec ce texte, est de poser un « regard païen » sur les nomina sacra, au coeur de l’exposé de John Lash et ce, via l’écriture vielle Europe, plus ancienne, je le rappelle, que les écritures égyptiennes et sumériennes car présente en Europe du Sud-Est déjá au néolithique, entre 6000 et 4000 av. J.-C.

Voir à ce sujet : http://antahkarana.forumzen.com/t2490-un-autre-regard-sur-la-russie-et-les-anciens-pays-de-l-est#20903

Citation :
Nomina sacra (au singulier : nomen sacrum) signifie "noms sacrés" en latin.

Cette expression est utilisée pour désigner des traditions selon lesquelles on abrégeait certains noms divins ou sacrés fréquemment utilisés dans l'écriture sainte de langue grecque.

Il existe une controverse pour savoir si ces nomina sacra étaient des solutions de facilité ou s'ils ont un caractère sacré. http://fr.wikipedia.org/wiki/Nomina_sacra

La juxtaposition des Nomina Sacra et des róvás sicules m’a permis de découvrir que ce type d’écriture est à la fois, une écriture « de facilité » ET une écriture « sacrée », éclipsant ainsi les controverses possibles.

L’analyse des mots « Père et Mère » et ses correspondance avec XC :
- Père = aTYa
- Mère = aNYa

.............

La consonne TY comme la NY sont des consonnes gutturales. Tous deux suivent les consonnes T et N dans l’alphabet en y incluant un I(ota) en plus, même si ce qui semble être un « D » ne le montre pas directement.

Pour plus de visualisation :



A la lettre N est rajouté un I(ota) et si les langues romanes s’écrivent de gauche à droite, il ne faut pas oublier que de nombreuses langues, dont les róvás sicules, s’écrivent de droite à gauche. Mais lors de la destruction des coutumes et écritures païennes par l’ Eglise, de nombreuses lettres originales ont été « transformées », ce qui engendra, entre autre, la transcription « miroir » des lettres inexistantes dans l’alphabet ecclésiastique. C’est ce qu’il se produisit avec la lettre N - alors que la consonne NY tout simplement « disparaît » puisqu’inexistante en grec et latin - :



D’autre part, l’Eglise, par l’emploi miroir, établira la primauté « incontestable » du Père, à la base de leur doctrine, sur la Mère primordiale, en occultant la présence de cette dernière qui remettaient en question toutes leurs croyances. C’est l’une des raisons aussi pour lasquelle, l’ « hérésie » des païens fut proclamée.



Ainsi dans l’écriture sacrée et de facilité, le XC représentera, non plus, Père et Mère : les Parents Géniteurs (Procréateurs) et la Polarisation des Couples Sacrés mais Jésus le Christ ou Jésus le Sauveur alors - et comme le fait remarquer pertinement John Lash - « IS ou IC » existaient également séparément. Pourquoi donc deux codes différents pour un même principe ou un même personnage ?

Les Parents Géniteurs Procréateurs (Père-Mère) donnent naissance au « Fils » (= Fiú) :



Le mandorle (et non pas le cercle !) dessiné « au compas » et la croix carrée, obtenue grâce « à l’équerre », symbolisant aussi le chromosome « X » de l’homme (!) – car si les païens avaient connaissance des principes féminin-masculin, pourquoi n’auraient-ils pas su que l’homme n’est constitué que d’un seul chromosome « X » (YX pour l’homme - XX pour la femme) ? – semble être la lettre « rovarique » symbolisant la Fusion du Couple Sacré.

Citation :
La mandorle est la mère des formes, on y trouve :
le cercle, le carré, le triangle équilatéral, le rectangle et les polygones de 5 à 8 côtés,
et on y mesure (racine de 2) / 2, 1, racine de 2, phi, racine de 3 , 2 , racine de 5...

Et qu'en dit la Gazette (le pape des escargots de Vincenot) :

" La mandorle ? C'est tout simplement la vulve ! haha !
la vulve originelle qui nous livre le fils de l'homme ! haha ! "


http://artdulieu.free.fr/amande.htm

Toujours dans les róvás, l’analyse du mot « Adam » nous ouvre à une autre dimension du personnage.



A ce niveau, on constatera que ces lettres pourraient être lues et comprises comme nos chiffres arabes actuels avec lesquels ils ont une apparence très semblable : 4 + 4 = 8.

Je relèverai également, au passage, qu’en hébreu, premièrement, le mot « enfant » (Yeled) a la nombre 44, obtenu par l’addition de AbbA (= Père = 3) et de AmeA (= Mère = 41) qui pourrait, pourquoi pas, aussi donner 3 + 4 + 1 = 8. Secondo, que les lettres A, au début et à la fin de ces mots, se retrouvent tant dans les róvás (AtyA - AnyA) que dans la langue hébraïque.

Il semblerait donc que, pour les païens européens, Adam était l’ « Enfant Primordial Polaire », fait « à l'image » - et non pas à la copie conforme - du AA de Père-Mère Géniteurs :



Une autre étrange similitude fait surface entre le mot « Matière » en róvás (= AnyA + G (verbe) = Anyag = Matière) et le mot « Adam ». En effet, l'’alphabet ancestral « rovarique » pourraient être lu, par des lecteurs ignorant ses principes d'écriture et de lecture, comme si cela était le mot Adam. Voyez par vous-même :


Le mot Matière ne pouvait-il pas être confondu, par les profanes, avec le mot Adam ?


Le véritable mot Adam en róvás désigne, quant à lui, un être polaire (4 + 4) cachant un Androgyne (8) parfait.


Les mots Matière et Verbe sont plus particulièrement développés ici : http://antahkarana.forumzen.com/t1930p45-sommes-nous-gouvernes-par-des-psychopathes-dangereux#22197


Pour terminer, les propositions divergeantes, au sujet de I(asius) comme « Guérisseur » - titre d’une personne - et de I(eseos) comme « Jésus » - nom propre -, toujours à partir de l’écriture sicule, apporte un éclairage nouveau au nom de Isa et Yasua (ou Jeshua) également :



Citation :
Le Coran utilise « `Îsâ » (عيسى) pour nommer Jésus de Nazareth, alors que les Arabes chrétiens et la Bible en arabe le nomment « Yasû`a » (يسوع, dans l'Évangile de Mathieu en arabe, par exemple). E-M Gallez fait lui le rapprochement avec l'écriture arabe du nom d'Esau, in Le messie et son prophète, Aux origines de l'islam, 2 vol., éd. de Paris, sept. 2005.

(...) Selon la tradition musulmane, Îsâ est en effet créé par le kun (le « Sois ! »), l'« impératif divin », et conçu par un rûh de Dieu, souffle divin intemporel insufflé en Maryam, le même souffle qui anime Adam et transmet la révélation à Mahomet.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Es%C3%A2

Conclusion, il serait intéressant de pouvoir relire, de pouvoir réviser, selon le point de vue des Païens (vs des Eglises), les parties, les phrases exactes des codex de Nag Hammadi oú les codes (IS, IC, XC, etc.) ont été utilisé. Et ceci afin d’éventuellement y percevoir le Principe des Polarités dans toute sa grandeur.


Toute cette démarche fait suite à une expérience datant de 2008 :

Citation :
" Ce lundi mes visions furent aussi importante que mes ressentis. Mais ce qui est étonnant c'est que mes visions principales étaient des lettres plus particulièrement une superposition de lettres, au début légèrement décalées pour être lisible.

- La premiére lettre apparue: la lettre A
La lettre A, Alpha (?), dans ma vision de couleur blanc-or brillant et comme en feu était couchée avec sa pointe pointée comme une flèche dans ma direction, pointée dans la direction de ma poitrine.

- Les autres lettres étaient le I, le X et le C superposées les unes aux autres ce qui formait un beau symbole graphique (au cours de ma méditation, j'ai vu à différentes reprises le visage de Jésus en arrière plan)".


http://antahkarana.forumzen.com/t393-cles-donnant-acces-au-mystere-christique


Dernière édition par douceur le Lun 14 Mai 2012, 12:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 27 Aoû 2011, 21:42

Les manuscrits de Nag Hammadi
Par Padre



L’histoire commence avec la découverte, en 1945, de la bibliothèque gnostique déterrée à Nag Hammadi, en Egypte. Ces documents avaient été enfouis vers la fin du quatrième siècle, probablement par quelqu’un qui percevait (à juste titre) que s’ils ne l’étaient pas, ils risquaient d’être détruits par les chasseurs d’hérésies. Le texte le plus célèbre du trésor de Nag Hammadi est l’Evangile de Thomas. Au cours des deux dernières décennies, même si cela a donné lieu à des controverses, il en est venu à être largement reconnu comme un texte d’autorité à peine moins important que celui des quatre évangiles – et peut-être bien plus encore. D’autres éléments de cette collection ont apporté des visions alternatives du christianisme quasi innombrables; bien que seulement quatre d’entre eux portent le titre explicite d’ « Evangile », des douzaines prétendent rapporter les paroles ou les actes de Jésus. Marvin Meyer, chercheur dans le domaine du « Nouveau Testament », décrit la collection de Nag Hammadi de la façon suivante : il s’agit d’une collection « tout aussi précieuse, et même peut-être plus » que les textes du Nouveau Testament.

A l’encontre des manuscrits de la Mer Morte, découverts en Palestine deux ans auparavant, la collection de Nag Hammadi a rapidement été rendue disponible pour le grand public.



Thomas fut traduit en anglais en 1959, et au cours des années suivantes cette œuvre a capté l’attention passionnée des média. Une nouvelle vague d’intérêt suivit dans la fin des années soixante-dix. En effet les textes de Nag Hammadi furent rendus disponibles en traduction dès 1977 : « The Nag Hammadi Library in English », et Elaine Pagels publia son commentaire des évangiles gnostiques, qui eut une grande influence. Depuis les années 70, les chercheurs qui travaillaient sur Jésus et les origines du christianisme ont beaucoup utilisé la collection de Nag Hammadi, de même que d’autres textes analogues tels que l’Evangile de Marie, déjà connu, mais qui venait seulement d’être disponible. A partir de ces textes perdus depuis longtemps, d’innombrables livres de vulgarisation et reportages dans les média brossèrent une image des origines du christianisme bien différente de la vision classique, et présentèrent les évangiles cachés comme les précieux vestiges d’un pan complètement disparu du christianisme ancien. Les Evangiles supprimés indiquent la présence de courants marginaux oubliés au sein du mouvement étonnamment divers autour de Jésus. Pour Elaine Pagels, c’est peut-être le Gnosticisme, constitué des disciples de la gnose ou connaissance spirituelle qui fut la plus importante de ces premières traditions enfouies. Actives principalement au cours des deuxième et troisième siècles, leurs idées imprégnèrent les écrits de Nag Hammadi. D’après son compte-rendu plein de talent, le gnosticisme, à la fois pertinent et moderne, aurait pu, sans les circonstances historiques, occuper une place plus glorieuse. Ce fut un mouvement oublié de mystiques libres de tout dogme, qui suivirent Jésus dans son rejet des institutions et de la hiérarchie. Les gnostiques pratiquaient « l’égalité d’accès, de participation et d’ouverture à la connaissance », au point qu’ils distribuaient les fonctions cléricales à beaucoup au cours de leurs cérémonies. Comme d’autres soi-disant hérésies, le gnosticisme accorda aux femmes un statut bien plus élevé que l’orthodoxie en place. La spiritualité gnostique rejoint aisément les vues de la psychothérapie moderne. Les « hérétiques » croyaient que les conflits et actions dramatiques décrits dans la vision du monde liée au christianisme avaient lieu dans l’esprit du candidat. Les auteurs gnostiques étaient subjectifs et intuitifs. Ils « considéraient l’invention et la créativité originales comme la marque distinctive de quiconque devenait spirituellement vivant ».



Implicitement, on comprend que le Jésus historique se serait senti beaucoup plus à l’aise dans ces cercles que dans l’église lourde et autoritaire qui prétendait parler en son nom. La datation très ancienne de ces écrits perdus donne aux gnostiques et assimilés la possibilité de se situer comme une forme authentique de christianisme des origines, et qui sait, peut-être même bien sa seule vraie voix.

A part l’évident attrait pour les femmes, le nouveau portrait du gnosticisme est profondément séduisant pour les chercheurs modernes, cette vaste mouvance intéressée par la spiritualité mais qui refuse les pièges de la religion et du dogme organisés. Pour un tel public, des textes comme celui de Thomas sont d’un attrait particulier. On y trouve un ton individualiste, un portrait de Jésus plutôt maître de sagesse que Rédempteur ou Sauveur céleste. Les lecteurs modernes sont intéressés par la présentation de l’œuvre, quête mystique, en tant que retour à l’innocence primitive, idée qui rappelle la quête psychologique de l’enfance intérieure. En dehors de la valeur historique de l’œuvre, la lecture de Thomas peut sans aucun doute sous-tendre la méditation et la vision intérieure, et justifier tout autant diverses formes de spiritualité contemporaine. Tout aussi captivant pour les croyants modernes, le Jésus des évangiles cachés a bien des points communs avec les traditions spirituelles de l’Asie. Ce concept facilite beaucoup le dialogue avec les autres grandes religions mondiales, et affaiblit toute prétention chrétienne à la détention exclusive de la Révélation divine.

Elaine Pagels écrit : « il suffit d’écouter les paroles de l’Evangile de Thomas pour percevoir à quel point il entre en résonance avec la tradition bouddhiste …ces anciens évangiles tendent à montrer un chemin au-delà de la foi vers une recherche solitaire de la compréhension, ou gnose. » Elle pose la question : « Un tel enseignement – l’identité de l’humain -divin, l’intérêt porté à l’illusion et à l’illumination, le fondateur présenté non comme Seigneur mais comme guide spirituel – tout cela ne rend-il pas un son plus oriental qu’occidental? ». Elle suggère que nous pourrions voir une influence explicitement indienne chez Thomas, peut-être par l’intermédiaire des communautés chrétiennes en Inde du Sud, appelés les « Chrétiens de Thomas ». Les déclarations de Jésus ont même quelque chose qui évoque les koans du Zen. Qu’il s’agisse d’une coïncidence ou non, le mouvement autour de Jésus se fit initialement connaître comme la Voie, terme descriptif identique à celui utilisé par les autres grandes religions et systèmes philosophiques, y compris le Bouddhisme et le Taoïsme. Jésus devient ainsi bien plus sympathique aux sensibilités modernes aussi bien sur le plan du multiculturalisme que de l’ouverture aux deux sexes.


Quelques extraits de l’Evangile de Thomas :

Voici les paroles cachées que Jésus le Vivant a dites et qu’a transcrites Didyme Jude Thomas.

Et il a dit: « Celui qui parvient à l’interprétation de ces paroles ne goûtera point la mort ! »

1. Jésus dit: « Que celui qui cherche ne cesse point de chercher jusqu’à ce qu’il trouve: lorsqu’il trouvera, il sera ému; et lorsqu’il sera ému, il admirera, et il régnera sur l’univers ! »

2. Jésus dit: « Si ceux qui vous entraînent vous disent: « Voici, le Royaume est dans le ciel ! » - alors, les oiseaux du ciel y seront avant vous. S’ils vous disent: « Il est dans la mer ! » - alors, les poissons y seront avant vous. Mais le Royaume est au-dedans de vous et il est au-dehors de vous ! »

3. « Lorsque vous vous connaîtrez, alors on vous connaîtra, et vous saurez que c’est vous les fils du Père qui est vivant. Mais si vous ne vous connaissez point, alors vous serez dans un dénuement, et c’est vous [qui serez] le dénuement ! »

4. Jésus dit: « Que le vieillard chargé de jours ne tarde pas à interroger le petit enfant de sept jours sur le Lieu de la Vie, et il vivra ! Car il apparaîtra que beaucoup de premiers seront derniers, et ils deviendront un [seul] ! »

5. Jésus dit: « Connais ce qui est en face de ton visage, et ce qui t’est caché se révélera à toi. Car rien de caché ne manquera d’être révélé ! »

6. Ses disciples l’interrogèrent; ils lui dirent: « Tu veux que nous jeûnions ? Quelle est la manière dont nous prierons, dont nous ferons l’aumône, et quelle façon de se nourrir respecterons-nous ? » Jésus dit: « Ne dites point de mensonge et, ce que vous avez en haine, ne le faites point: car toutes ces choses sont manifestes à la face du ciel; rien de ce qui est caché ne manquera d’être révélé et rien de ce qui est dissimulé ne tardera à être publié ! »

7. Jésus dit: « Bienheureux est ce lion que l’homme mangera en sorte que le lion devienne homme. Mais maudit est l’homme que le lion mangera en sorte que le lion devienne homme ! »

8. Puis il dit que: « L’homme est pareil à un sage pêcheur qui a jeté son filet dans la mer. Il l’a remonté de la mer plein de petits poissons au milieu desquels ce sage pêcheur a trouvé un poisson grand et excellent. Il a rejeté tous les petits poissons dans la mer; sans hésiter il a choisi le grand poisson. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ! »

9. Jésus dit: « Voici; le semeur est sorti. Il a empli sa main et il a jeté. [Des grains,] les uns sont tombés sur la route: les oiseaux sont venus et les ont recueillis. D’autres sont tombés sur le roc: ils n’ont point trouvé à s’enraciner dans la terre et n’ont point produit d’épis vers le haut. D’autres sont tombés sur les épines: [elles] ont étouffé la graine, et le ver a mangé ces [semences]. D’autres sont tombés sur la bonne terre et cette [portion] a fait monter un fruit excellent: elle a donné jusqu’à soixante par mesure, et [même] cent vingt par mesure ! »

10. Jésus dit: « J’ai jeté un feu sur l' univers, et voici je veille sur lui jusqu’à ce qu’il embrase ! »

(…)

La question la plus délicate repose plutôt sur l’intégration ou non de ces documents à la doctrine officielle. Thomas a-t-il une place dans le Nouveau Testament à côté de Marc, Luc, Mathieu et Jean en tant que « cinquième Evangile » ?

Il faut alors distinguer la préoccupation purement historique de l’intérêt théologique d’un tel document. La doctrine repose en effet sur un témoignage. Au moment même où la chrétienté décidait d’établir une doctrine et une organisation officielle, le conseil de Nicée avait déjà choisi de ne pas l’intégrer à son enseignement.

Peu copié et parvenu jusqu’à nous sur un unique exemplaire, nous savons par ailleurs qu’il n’avait déjà pas touché un large public et prenait un caractère plutôt confidentiel et ésotérique. Aujourd’hui, la question divise toujours la communauté scientifique alors que l’Eglise se refuse complètement à le prendre en considération.

http://www.toutelaverite.net/histoire/les-manuscrits-de-nag-hammadi/
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 27 Aoû 2011, 21:53

Citation :
Évangile selon Thomas

Contenu

Le texte n’a pas de structure narrative. C’est un recueil de logia (transcription du pluriel du mot grec λογιον qui signifie "réponse d’oracle"), c’est-à-dire de paroles rapportées de Jésus, au nombre de cent quatorze, le plus souvent précédés de la mention « Jésus a dit ». Les trois quarts ont leur parallèle dans les textes canoniques, à la différence qu’aucun d’eux ne met Jésus en situation par des références de temps ou de lieu. Il n’est pas fait mention de sa mort ni de sa résurrection.

Un écrit gnosticisant ?

Dans les premières années après sa découverte, l’Évangile de Thomas a été classé dans les écrits gnostiques - à l'instar des autres traités de la collection de Nag Hammadi - caractérisé alors par le refus gnostique du monde1. Certains chercheurs y ont ainsi vu une relecture gnostique des évangiles canoniques. Mais plusieurs chercheurs envisagent le texte comme issu d'une tradition indépendante et la tendance actuelle de la recherche est d'envisager le document indépendamment du problème de ses sources.

Suivant Claudio Gianotto, la rédaction de l’Évangile de Thomas prend place dans un groupe judéo-chrétien qui, s'il reconnait l'autorité de Jacques le Juste, est porteur d'un certain radicalisme propre au mouvement de Jésus de Nazareth de son vivant. A la différence des communautés judéo-chrétiennes perpétuant les pratiques juives dont il dénie la valeur salvifique, l'auteur de l’Évangile de Thomas propose une « ascèse abstentionniste radicale » qui affirme puiser ses origines dans un enseignement ésotérique de Jésus.

(...)

Le logion 80 :

« Celui qui a connu le monde a trouvé le corps, mais celui qui a trouvé le corps, le monde n’est pas digne de lui. »,

Le logion 29 :

« Si la chair est venue à l’existence à cause de l’esprit, c’est une merveille ; mais si l’esprit est venu à l’existence à cause de la chair, c’est une merveille de merveille. Et moi, je m’émerveille de ceci : comment cette richesse s'est-elle mise dans cette pauvreté ? »

Le logion n°105 dénoncerait l'inceste :

« Jésus a dit : Celui qui connait son père et sa mère, on l’appellera fils d’une prostituée »7 ; mais une autre traduction propose : « l’appellera-t-on fils d'une prostituée ? ».

Le dernier logion, n°114 :

« Simon Pierre leur dit : « Que Marie nous quitte, car les femmes ne sont pas dignes de la Vie. » » « Jésus dit : « Voici que moi je l’attirerai pour la rendre mâle, de façon à ce qu’elle aussi devienne un esprit vivant semblable à vous, mâles. Car toute femme qui se fera mâle entrera dans le Royaume des cieux. » »
Cette idée se retrouve ailleurs dans la littérature gnostique.

Le logion le plus court ne fait que deux phrases :

Jésus a dit :
Soyez passants.


http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vangile_selon_Thomas
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Lun 29 Aoû 2011, 10:15

Kadhafi était un tyran sanguinaire. Je le croyais puis j’ai changé d’avis


??????????????????????





Il y a plusieurs mois, j'ai été choquée par la manière dont
les manifestations ont été réprimées en Libye. J'étais persuadée que
Kadhafi écrasait dans le sang les manifestants et qu'il bombardait les
civils à Tripoli. J'ai eu la possibilité fin juillet de me rendre sur
place pour voir la situation réelle, et pouvoir en témoigner.



Tout ce que disent nos médias n'est que mensonges. Nous étions à
Tripoli, nous pouvions circuler librement, pas d'état de siège, pas de
chars, pas de milices armées terrorisant la population. A Tripoli, le
calme règne en total contradiction avec le chaos annoncé par nos médias,
qui décrivent la capitale comme étant au bord de la guerre civile.

Toutes les personnes rencontrées – civils, volontaires, militaires et
même opposants – disent la même chose : il y a sûrement des choses à
changer en Libye mais c'est aux Libyens de le faire et à personne
d'autre, surtout pas à des rebelles sortis d'on ne sait où, et qui pour
la plupart viennent de l'étranger. Les sondages au sein de la population
indiquent que M. Kadhafi dispose d'au moins 90% de soutien dans la
région de Tripoli et d'au moins 70% dans le pays tout entier.
Pouvons-nous détruire un pays parce qu'il s'y trouve 30% d'opposition ?
Dans ce cas, il faut vite venir en France car là nous sommes plus de 30%
à vouloir le départ de Sarkozy ! Qui va nous armer et nous financer ?

L'Otan et la France ont violé les résolutions 1970 et 1973, qui
étaient sensées permettre de protéger la population libyenne. De
nombreux civils – dont des femmes et des enfants – sont morts à cause
des missiles de l'Otan. L'Alliance ne bombarde pas les sites militaires,
mais des écoles, des hôtels, des magasins et des maisons, sans aucun
état d'âme et justifiant cela en disant qu'il s'agit de « dommages
collatéraux ». Combien l'Otan a-t-elle fait de victimes depuis le début
des bombardements ?

La France et le Qatar sont responsables de la mort de centaines de
civils, voire de milliers. La France et le Qatar arment, financent et
protègent les rebelles. Ce sont ces rebelles qui tuent, violent,
massacrent, torturent, décapitent. Ils commettent les pires exactions,
les pires atrocités sur la population civile ou sur toute personne ne
partageant pas leur haine du régime.

De nombreuses vidéos témoignent de leur barbarie. Ce sont ces gens-là
que nous soutenons et qui nous sont présentés comme l'opposition
démocratique en Libye ! Mais qui sont-ils véritablement ? Beaucoup
viennent d'Irak, d'Afghanistan, d'Egypte, du Niger, et d'autres pays
d'Afrique. Ce sont les mêmes islamistes que, soi-disant, nous combattons
en Irak et en Afghanistan. Donc, un jour nous les combattons, un jour
nous les protégeons. Quelles sont leurs revendications ? Rien, si ce
n'est piller le pays, mettre le chaos partout où ils passent.


C'est du jamais vu : on a attaqué un pays, tué des centaines de civils,
bombardé des centaines d'infrastructures, soutenus des rebelles
barbares, tout ça sans aucune commission d'enquête, sans aucune
véritable preuve des massacres de Kadhafi, seulement suite à des
articles de presse. On a appris que notre nouveau président BHL
souhaitait aider la Libye et donc il a fallu bombarder et soutenir le
CNT. Pourtant, les Libyens ne reconnaissent en rien le CNT ni les
rebelles et, quoi qu'il arrive, ils défendront leur terre et leur
liberté jusqu'à la fin. Voilà le témoignage des gens que j'ai rencontrés
en Libye. Ils ne comprennent pas pourquoi on les attaque, pourquoi on
les tue et pourquoi on détruit leur pays alors qu'ils ne nous ont rien
demandé. Les médiamensonges ont une lourde responsabilité concernant la
guerre. Non seulement ils ont permis le vote de la résolution de l'ONU
et le bombardement du pays, mais ils ont aussi permis, tout au long du
conflit, de justifier les atrocités commises au nom de la « démocratie »
française.

Les journalistes savent que jamais Kadhafi n'a bombardé la population
lors des manifestations (aucune image, aucune preuve), et que les
manifestations à Benghazi n'avaient rien de pacifique. Les rebelles
étaient armés de bâtons, couteaux, sabres : on peut voir les images et
vidéo sur internet. Ils s'en sont pris aux forces de l'ordre et ont semé
le chaos dans la ville. Les journalistes savent les atrocités et les
exactions qu'ils ont commises. Ils savent que ces rebelles ne reflètent
en rien la population Libyenne, mais ils ne disent mot. Au contraire :
ils répètent en boucle que les insurgés avancent et que le pouvoir sera
bientôt renversé. Pas d'infos concernant la mort de centaines de civils à
cause de l'Otan, pas un mot concernant les viols, les actes de torture
et les meurtres commis sur des civils par les rebelles.

La
population Libyenne souffre dans l'indifférence de tous. A cause du
blocus, certains Libyens manquent de médicaments, de nourriture et
d'essence. Sous couvert de la résolution 1973, l'Otan et la France
commettent des crimes contre l'humanité. L'Otan, en tant
qu'organisation, est responsable des dommages matériels et humains de
cette guerre. Elle est coupable des conséquences économiques
désastreuses pour la population libyenne. En démocratie, c'est la
population qui finance, et nous avons laissé faire, sans rien dire.
Quant à Sarkozy, il devra répondre de ses actes devant un tribunal pour
mensonges, crimes de guerre, crimes contre l'humanité, violation des
résolutions 1970 et 1973 (en bombardant de civils, en armant et
finançant les rebelles). Non seulement la France a envoyé des troupes
pour aider les milices rebelles, mais elle leur a également fourni des
armes et de l'argent.

La Libye est bien vivante et elle résiste. Elle dépose des plaintes
devant la Cour Pénale Internationale, devant les tribunaux belges
(juridiction dont dépend l'OTAN), la Cour de Justice européenne, les
juridictions nationales des États agresseurs. Elle entreprend des
démarches devant le Conseil des Droits de l'Homme de Genève, le Conseil
de Sécurité et l'Assemblée générale des Nations Unies.

Il est temps de se réveiller et de dire stop à cette propagande
mensongère qui justifie des crimes et des massacres de population en
notre nom ! Les médias et nos politiques nous manipulent et nous mentent
sur la situation en Libye.

Imaginez-vous un régime qui compte 30% d'opposants. Un autre pays
décide de venir les armer, de les financer et de les aider à mettre le
chaos dans tout le pays. Les 70% restant ne sont-ils pas majoritaires ?
N'ont-ils aucun droit ? Ou alors nous – Otan, France, Europe – nous
défendons le droit de ceux qui peuvent nous apporter quelque chose ?

Ici il est clair que notre soutien aux rebelles vient du fait que la
France et les autres pensent récupérer des contrats juteux en Libye, et
surtout faire main basse sur les richesses du pays. Un Libyen m'a dit
ceci « Maintenant que vos caisses sont vides, vous venez en Libye
renflouer vos comptes ! »

Une fois que vous voyez la vérité en face, tout s'éclaire. Les vrais
raisons de notre présence en Libye, ce n'est pas la démocratie mais
uniquement le pétrole. J'espère que ceux qui liront ceci auront la
curiosité d'aller vérifier sur internet et se rendront compte de ce qui
se passe en ce moment en Libye. Il faut tout faire pour stopper ce
massacre, en arrêtant les bombardements et en arrêtant d'armer les
rebelles.

L'Otan, la France surtout Sarkozy et BHL devront répondre de leur
crimes devant la justice. A nous de faire en sorte que cela arrive un
jour et que leurs crimes ne restent pas impunis
Auteur


  • Radija Benaissa

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Dim 02 Oct 2011, 22:59

Citation :
L’Annonciation.

Épisode important des paraboles judéo-chrétiennes, l’Annonciation n’en demeure pas moins un mythe. Abordé tel quel, ce dernier transpose un fait réel – mais inaccessible à nos cinq sens – en un conte anthropomorphique. Analogue à un os indigeste, il convient alors d’y pénétrer pour en extraire la « substantifique moelle ». Si le présent dossier n’offense pas la raison sans pour autant s’y limiter, n’est-ce pas grâce à une harmonieuse collaboration entre l’ART, la SCIENCE et la TRADITION, chacune des trois approches (indissociables) venant en permanence étayer les deux autres ? Mais si tel est le cas – tout comme dans une auberge espagnole – chacun y dégustera ce qu’il apporte lui-même.

http://www.arsitra.org/yacs/articles/view.php/640/l-8217-annonciation.

Bonsoir à tous,

Voici un développement sur l'Annonciation - faite par Jacqueline Bousquet - oú elle explique qu'en latin, le prénom de Marie devient Maria alors que maria est - au nominatif - le pluriel de mare : la mer

" Il en résulte que maria devrait se traduire par les mers. Mais pourquoi ce pluriel, s'il est question de l'eau océanique ? Ne serait-ce pas pour y inclure celle que chacun de nous contient en très forte proportion (70 à 85%) ?

S'il en est ainsi, nous serions directement concernés par la parabole évangélique. Du coup, il nous faudrait découvrir au plus vite par quel Agent (le Saint Esprit) ces " eaux marines " sont fécondés. Faute de quoi, nous risquerions fort de nous en mordre les doigts. Dans la mesure oú nous y parviendrions, nous aurions alors à mettre en oeuvre le processus ontologique restitué. "


Texte au complet sur le .pdf à télécharger ici : http://www.arsitra.org/yacs/articles/view.php/640/l-8217-annonciation.
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MessageSujet: Le manuscrit de Notovitch   Mar 11 Oct 2011, 16:07

Le manuscrit de Notovitch

La controverse concernant les voyages de Jésus en Inde vit le jour en 1894, lorsqu’un journaliste russe, Nicolas Notovitch, publia The Unknown Life of Jesus Christ. Selon un ancien manuscrit découvert par Notovitch, Jésus étudia et enseigna les Védas pendant six ans à Bénarès, Jagannath Puri et autres villes de l’Orissa. Il acceptait pleinement le point de vue originel des Védas, et l’Histoire nous rapporte comment Jésus incorpora ces notions dans son enseignement à son retour en Palestine. Ledit manuscrit nous apprend que Jésus se rendit ensuite au Népal, où il enseigna, là aussi, la science spirituelle pendant six ans. Ainsi, l’ ancien manuscrit bouddhiste nous offre une explication possible des actes de Jésus au cours des 18 années absentes de sa vie, années dont la Bible ne dit rien.

C’est cette vie cachée qui est la plus intrigante, car la question qui se pose est la suivante : qu’a fait Jésus pendant la vingtaine d’années -décisives dans la vie d’un homme- qui se sont écoulées entre ses 12/13 ans, l’âge de sa Bar-Mitzva, et ses 30/37 ans, l’âge de sa vie publique ?

« …Le Seigneur Jésus était en Inde durant ce que l’on appelle les années perdues de Jésus ».

Des années perdues ? La Bible fait état de Jésus à l’âge de 12 ans dans le temple. Puis à l’âge de trente ans au fleuve Jourdain. Cela laisse 18 années dont on a aucun récit.

En Inde ? C’était difficile d’imaginer notre charpentier de Nazareth, Jésus se baignant dans le Gange…

Près de Srinigar dans la vallée heureuse du Cachemire, la légende court, d’un saint extraordinaire connu des bouddhistes comme saint Issa. Les événements dans la vie de saint Issa ressemblent de près à la vie de Jésus, révélant ce que l’on croit être ses années perdues.

C’est surprenant que Jésus ait pu passer la moitié de sa vie en Orient. C’est aussi surprenant que personne ne se pose la question de savoir où le Maître avait été durant ce temps. Il s’occupait simplement « des affaires de mon Père », comme l’a écrit Luc.

Notovitch vagabonda à travers les pittoresques passes du Bolan, passa le Pendjab, descendit dans les rocs arides du Ladakh et, « la curiosité aidant », alla au-delà de la fameuse Vallée du Cachemire dans le secret inviolable des Himalayas.

Durant son étude de cette « merveilleuse contrée », Notovitch apprit qu’il existait dans la librairie de Lhassa des registres anciens de la vie de Jésus-Christ. Au cours d’une visite du grand couvent de Hemis, il localisa une traduction tibétaine de la légende et nota soigneusement dans son carnet de voyage plus de deux cents versets du curieux document connu comme étant « La Vie de Saint Issa ».

Leh, Ladak. Altitude 14,500 pieds. Le grand couvent de Hemis est situé dans les environs de la ville. C’est là que Nicolas Notovitch, Nicholas Roerich et Swami Abhenanda ont vu d’anciens manuscrits documentant la vie de Jésus en Inde et au Tibet.

La légende rapportée par le Dr Notovitch semble être une collection de témoignages oculaires, un livre de contes racontés par des marchands indigènes arrivant de Palestine où ils s’adonnaient à faire des affaires durant l’exécution controversée d’un homme connu comme « le roi des juifs ». Ce genre de service de nouvelles de bouche à oreille est toujours très populaire dans les bazars fantastiques de Calcutta et de Bombay.

Un des récits parle d’un israélite nommé Issa, « béni par Dieu et le meilleur de tous », qui fut mis à mort par Ponce Pilate, le gouverneur de Judée. Un autre récit détaillé retrace la lignée d’Issa et est en parallèle étroit avec la scrupuleuse généalogie de Jésus-Christ du chapitre premier de Mathieu.

Le Dr Notovitch n’a jamais douté de l’authenticité de ces chroniques, notées avec soin dans la langue palie par des historiens brahmaniques et bouddhistes de l’Inde et du Népal. Il détermina de publier une traduction de la légende d’Issa en au moins une des langues européennes et s’adressa avec enthousiasme à un nombre respectable d’ecclésiastiques « leur suppliant de réviser mes notes » et de lui donner une opinion honnête.

Le cardinal Rotelli s’opposa à la publication de la légende pour la prétendue raison que ce serait prématuré. Au cours de leur rencontre à Paris, Rotelli dit à Notovitch que « l’église souffre déjà trop de la nouvelle vague de pensée athéiste ». A Rome, Notovitch montra le manuscrit de Hemis à un cardinal qui avait ses entrées auprès du pape. « à quoi cela servirait-il de publier cela ? », dit le prélat. « Vous allez vous faire un foule d’ennemis. Si c’est une question d’argent pour vous… »
Le cardinal ne réussit pas à soudoyer le Dr Notovitch. Mais jusqu’à aujourd’hui, personne n’a entendu parler de saint Issa en occident.

Il y avait, comme Notovitch le racontait, « une situation pittoresque » au gonpa de Hemis le jour où sa caravane arriva. « Les portes du couvent étaient grandes ouvertes, donnant accès à quelque vingt personnes déguisées en animaux, oiseaux, diables et monstres de toutes sortes. » C’était une pièce de mystère religieux. Un choc culturel pour un orthodoxe russe.

« Ma tête tournait, » avoua Notovitch. « De jeunes hommes, vêtus en guerriers, sortirent du temple. Ils portaient de monstrueux masques verts. Faisant un barouf infernal avec leurs tambourins et leurs cloches, ils tournoyaient autour des dieux assis sur le sol…. » Le spectacle prolongé fut récompensé par une invitation du chef lama à boire du « tchang » en honneur du festival.

Notovitch s’assit sur un banc en face du vénérable lama. « Que signifient ces masques, ces costumes, ces cloches et ces danses?, demanda-t-il en diplomate.

Le lama brossa une brève histoire du bouddhisme tibétain et Notovitch saisit l’occasion d’aborder le sujet qui lui tenait tant à cœur.

« Durant une récente visite que j’ai faite dans un gonpa », commença-t-il, « un des lamas me parla d’un certain prophète, ou, comme vous diriez, d’un bouddha du nom d’Issa. Pouvez-vous me dire quelque chose de son existence? »

« Le nom d’Issa est tenu en grande estime par les bouddhistes », répondit le lama. « Mais on connaît peu de chose de lui en dehors des chefs lamas qui ont lu les rouleaux concernant sa vie.
« Les documents concernant son existence – rapportés de l’Inde au Népal et du Népal au Tibet – sont écrits en langue palie et sont maintenant à Lhassa. Mais une copie rédigée dans notre langue – c’est-à -dire le tibétain – existe dans ce couvent. »

« Commettriez-vous un péché si vous récitiez ces copies à un étranger? » s’aventura de demander Notovitch.

« Ce qui appartient à Dieu appartient aussi à l’homme », dit le lama. « Je ne suis pas sur de l’endroit où trouver ces papiers. Mais si jamais vous visitez notre gonpa de nouveau, il me fera plaisir de vous les montrer. »

L’affable lama entretint Notovitch la journée suivante avec des histoires sans fin. Finalement, « se rendant à mes intenses supplications », il apporta deux grands volumes jaunis et lui lut la biographie de saint Issa. Notovitch enrôla un membre de son groupe à la traduction du tibétain tandis qu’il notait soigneusement chaque verset sur les pages de la fin de son journal.

La légende commence avec la crucifixion :

« La terre a tremblé et les cieux ont pleuré à cause d’un grand crime commis au pays d’Israël.
Car ils ont torturé et mis à mort le grand et juste Issa, en qui habitait l’âme de l’univers,
Qui était incarnée comme un simple mortel afin de faire du bien aux hommes et d’exterminer leurs pensées mauvaises

Et afin de ramener l’homme dégradé par ses péchés à une vie de paix, d’amour et de bonheur et pour lui rappeler l’unique et indivisible Créateur, dont la miséricorde est infinie et sans limites….

En ce temps est arrivé le moment où le Juge tout miséricordieux a choisi de s’incarner dans un être humain.

Et l’Esprit Eternel, habitant un état d’inaction complète et de béatitude suprême, s’éveilla et se détacha pour une période indéfinie de l’Etre Eternel,

Afin de démontrer en tant qu’humanité le moyen de l’auto identification avec la Divinité et la façon d’atteindre la félicité éternelle,

Et de démontrer par l’exemple comment l’homme peut atteindre la pureté morale et, en séparant son âme de sa spirale mortelle, le degré de perfection nécessaire pour entrer dans le royaume des cieux, qui demeure inchangé et où règne le bonheur éternel.

Peu après, un enfant merveilleux naquit au pays d’Israël, Dieu lui-même parlant par la bouche de cet enfant de la fragilité du corps et de la grandeur de l’âme.

Les parents du nouveau-né étaient des gens pauvres, appartenant de naissance à une famille renommée par sa piété, qui, oubliant leur ancienne éminence sur terre, glorifiait le nom du Créateur et le remerciait des malheurs par lesquels il jugeait à propos de les éprouver.

Pour les récompenser de ne pas s’éloigner de la voie de la vérité, Dieu bénit le premier-né de cette famille. Il le choisit en tant que son élu et l’envoya aider ceux qui étaient tombés dans le mal et pour guérir ceux qui étaient dans la souffrance.

Le divin enfant, auquel on donna le nom d’Issa, commença dès son plus jeune âge à parler du Dieu unique et indivisible, exhortant les âmes de ceux qui s’étaient perdus au repentir et à la purification des péchés dont ils étaient coupables.

Les gens venaient de partout pour l’écouter, et ils s’étonnaient des discours qui provenaient de sa bouche d’enfant. Tous les israélites étaient d’accord pour dire que l’Esprit Eternel habitait cet enfant.

Lorsque Issa eut atteint l’âge de treize ans, époque à laquelle un israélite devait prendre femme, la maison où ses parents gagnaient leur vie en pratiquant un métier modeste commença à être le lieu de rendez-vous de gens riches et nobles, désireux d’avoir pour gendre le jeune Issa, déjà fameux pour ses discours édifiants au nom du Tout-Puissant.

C’est à ce moment qu’Issa quitta la maison paternelle en secret, quitta Jérusalem, et partit avec les marchands pour le Sind, avec l’intention de se perfectionner dans le Divin Verbe et d’étudier les lois des grands Bouddhas. »


Selon la légende, Issa quitta la maison de son père en secret à l’âge de treize ans. Il joignit une caravane marchande et arriva en Inde « de ce coté-ci du Sind » à peu près au début de sa quatorzième année.

Le jeune Issa, l’Etre Béni, voyagea vers le sud vers le Gujerat, à travers la contrée des cinq rivières et Rajputana, puis, vers le villes saintes de Jagannath et Bénarès où des prêtres brahmanes lui enseignèrent les Ecritures védiques.

Issa poursuivit sa route vers le nord, dans les Himalayas, et s’installa dans le pays des gautamides, les disciples du Bouddha Gautama, où il s’appliqua durant six années à l’étude des sutras sacrés. Il quitta l’inde à durant sa vingt-sixième année, fit route vers Persépolis, Athènes, Alexandrie.
Issa avait vingt-neuf ans lorsqu’il retourna en Israël – réintégrant le familier évangile de saint Luc, chapitre trois. Son baptême par Jean dans le fleuve Jourdain.

Les critiques de « La Vie de Saint Issa » suivirent de près sa parution originelle.

Notovitch invoque l’argument que la librairie du Vatican contient soixante-trois manuscrits en différentes langues orientales qui réfèrent à la légende d’Issa – des documents apportés à Rome par des missionnaires chrétiens de l’Inde, la Chine, l’Egypte et l’Arabie. Il suggère même qu’un des missoinnaires pourrait être l’apôtre Thomas – oui, « le Thomas qui doutait », l’empiriste.

Notovitch dit qu’il croit à l’authenticité du récit bouddhique « parce que je ne vois rien qui puisse le contredire ou l’invalider d’un point de vue historique ou théologique. »

« Avant de critiquer ma communication », suggère-t-il, « n’importe quelle société savante peut équiper une expédition scientifique ayant pour mission l’investigation de ces manuscrits sur place. »

En 1922, un disciple punditique de Ramakrishna appelé Swami Abhedananda accepta l’offre de Notovitch.

Abhedananda a vécu en Amérique du Nord durant un quart de siècle, a voyagé énormément, et connaissait bien Thomas Edison, William James et le Dr Max Muller. Il était fasciné par Jésus et sceptique au sujet de Notovitch.

Abhedananda voyagea dans la région arctique des Himalayas, détermina de trouver une copie du manuscrit de Hemis ou d’exposer la fraude. Son livre de voyage, intitulé Kashmir O Tibeti, nous parla d’une visite au gonpa de Hemis et comprend une traduction en bengali de deux cent vingt-quatre versets, essentiellement les mêmes que le texte de Notovitch. Abhedananda fut ainsi convaincu de l’authenticité de la légende d’Issa.

En 1925, un autre russe appelé Nicholas Roerich arriva à Hemis. Roerich, imposant artiste, était également un philosophe aux idées profondes et un scientifique distingué. Apparemment, il vit les mêmes documents que Notovitch et Abhedananda. Et il rédigea dans son journal de voyage la même légende de saint Issa.

En parlant d’Issa, Roerich cite des légendes qui remontent, estime-t-on, à plusieurs siècles.

« »…Il a passé son temps dans plusieurs anciennes villes de l’Inde telles que Bénarès. Tous l’aimaient parce qu’Issa était en paix avec les vaishas et les shudras auxquels il enseignait et qu’il aidait. Mais les brahmanes et les kshatriyas lui dirent que Brahma interdisait à ceux-là d’approcher ceux qui avaient été créés hors de son ventre et de ses pieds. Les vaishas avaient la permission d’écouter les Védas seulement les jours de fêtes et les shudras n’avaient non seulement pas le droit d’être présents à la lecture des Védas, mais ils ne pouvaient même pas les regarder.

Issa disait que l’homme avait rempli le temple de ses abominations. Afin d’honorer des métaux et à des pierres, l’homme a sacrifié ses semblables en qui habite une étincelle de l’Esprit Suprême. L’homme avilit ceux qui travaillent à la sueur de leur front, afin de s’attirer la faveur du minable qui siège dans une pension somptueuse. Mais ceux qui privent leurs frères de la bénédiction commune en seront eux-mêmes dépouillés.

Les vaishas et les shudras étaient frappés d’étonnement et demandaient ce qu’ils pouvaient faire. Issa leur priait de « ne pas adorer les idoles. Ne vous considérez pas en premier. N’humiliez pas votre prochain. Aidez les pauvres. Soutenez les faibles. Ne faites de mal à personne. Ne convoitez pas ce que vous ne possédez pas et ce qui est possédé par d’autres. »

Beaucoup, en apprenant ces mots, décidèrent de tuer Issa. Mais, prévenu, Issa quitta cet endroit durant la nuit.

Après cela, Issa alla au Népal et dans les monts Himalaya…

« Eh bien, fais-nous un miracle », demandèrent les serviteurs du Temple. Alors, Issa leur répondit: « Les miracles ont fait leur apparition dès le jour même où le monde fut créé. Celui qui ne peut les voir est privé du plus grand cadeau de la vie. Mais, malheur à vous, ennemis des hommes, malheur à vous, si vous attendez qu’Il manifeste son pouvoir par un miracle. »

Issa enseignait que les hommes ne devaient pas s’efforcer de contempler l’Esprit Eternel avec leurs propres yeux, mais de le sentir avec le cœur et de devenir une âme pure et digne…

« Non seulement vous ne ferez pas d’offrandes humaines, mais vous ne devez pas tuer les animaux, parce que tout est donné à l’usage de l’homme. Ne volez pas les biens d’autrui, car ce serait usurper sur celui qui vous est proche. Ne trichez pas afin de ne pas être triché à votre tour. »…

« Prenez garde, vous qui emplissez les gens de superstitions et de préjugés, qui aveuglez la vision de ceux qui voient et qui prêchez la servilité envers les choses matérielles. »…

Ensuite, Pilate, le gouverneur de Jérusalem, ordonna que l’on mît la main sur le prêcheur Issa et qu’on le livrât aux juges, sans toutefois provoquer le mécontentement des gens.

Mais Issa enseignait: « Ne cherchez pas les sentiers droits dans l’obscurité, possédés par la peur. Mais amassez de la force et supportez-vous les uns les autres. Celui qui supporte son voisin se renforcit lui-même.

« J’ai essayé de raviver les lois de Moïse dans les cœurs des gens. Et je vous dis que vous ne comprenez pas leur véritable signification parce qu’elles n’enseignent pas la vengeance, mais le pardon. Mais la signification de ces lois est déformée. »

Ensuite, le gouverneur envoya à Issa ses serviteurs déguisés afin qu’ils surveillassent ses actions et lui fassent rapport de ses paroles dites au peuple.

« Toi, l’homme juste, » dit le serviteur déguisé qui s’approcha d’Issa, « enseigne-nous: devrions-nous accomplir la volonté de César ou attendre la délivrance qui est proche? »

Mais, Issa, reconnaissant les serviteurs déguisés, dit: « Je ne vous ai pas annoncé que vous seriez délivrés de César, mais j’ai dit que l’âme plongée dans le péché serait délivrée du péché. »

A ce moment, une vieille femme s’approcha de la foule, mais fut repoussée. Alors, Issa dit: « Ayez de la révérence pour la Femme, mère de l’univers; en elle se trouve la clé de la création. Elle est le fondement de tout ce qui est bon et beau. Elle est la source de la vie et de la mort. Sur elle repose l’existence de l’homme, parce qu’elle est la nourriture de son labeur. Elle vous donne naissance dans la douleur, elle surveille votre croissance. Bénissez-la. Honorez-la. Défendez-la. Aimez vos épouses et honorez-les, car demain elles seront des mères, et plus tard, les procréatrices de la race entière. Leur amour ennoblit l’homme, apaise le cœur aigri et apprivoise la bête. Epouse et mère – elles sont les parures de l’univers. »

« Tout comme la lumière se sépare elle-même des ténèbres, ainsi la femme possède-t-elle le don de diviser dans l’homme l’intention droite de la pensée mauvaise. Vos meilleures pensées doivent appartenir à la femme. Prenez d’elles votre force morale, que vous devez posséder pour supporter vos proches. Ne l’humiliez pas, car en cela vous vous humilierez vous-même. Et tout ce que vous ferez à une mère, une épouse, une veuve ou à une autre femme en peine – cela, vous le ferez aussi pour l’Esprit. »

Ainsi enseignait Issa; mais le gouverneur Pilate ordonna à ses serviteurs de porter accusation contre lui.

Issa disait: « Il n’est pas loin le temps où, par la plus Haute Volonté, les gens seront purifiés et unis en une seule famille. »

Et se tournant ensuite vers le gouverneur, il dit: « Pourquoi déshonorer ta dignité et enseigner à tes subordonnés de vivre dans la supercherie quand, sans même tout cela, tu avais les moyens d’accuser un innocent ? »

D’une autre version de la légende, Roerich cite des fragments de pensée et l’évidence du miraculeux.
Près de Lhassa se trouvait un temple d’enseignement avec une grande quantité de manuscrits. Jésus allait en prendre connaissance. Meng-ste, un grand sage de tout l’Orient, était dans ce temple.

Finalement, Jésus atteignit un col de montagne et, dans la ville principale de Ladak, Leh, il fut accepté joyeusement par les moines et les gens des basses classes …. Et Jésus enseignait dans les monastères et les bazars (les places du marché); là où les gens simples se réunissaient – là il enseignait.

Près de cet endroit vivait une femme dont le fils était mort et elle l’amena à Jésus. Et en présence d’une foule, Jésus posa sa main sur l’enfant, et l’enfant se leva guéri. Et beaucoup amenèrent leurs enfants et Jésus posait ses mains sur eux et les guérissait.

Jésus passa plusieurs jours parmi les ladakhiens à leur enseigner. Et ils l’aimaient, de sorte que lorsque arriva le moment de son départ, ils furent chagrinés comme des enfants.

L’expédition de Nicholas Roerich en Asie Centrale dura quatre ans et demie. Durant ce temps, il voyagea à partir du Sikkim à travers le Pendjab et le Cachemire, au Ladakh, au Karakorum, à Khotan et Irtich, puis par-dessus les monts Altaï et la région d’Oyrot en Mongolie, au Gobi Central, au Kan-su et au Tibet. « Nous avons appris à quel point était répandue les légendes concernant Issa, » écrit-il. « Les sermons qui y sont relatés, sur l’unité, sur la signification de la femme et toutes les indications au sujet du bouddhisme, sont si remarquablement opportuns pour nous. »

Bien que Roerich fut familier avec « La Vie de Saint Issa » notée par Nicolas Notovitch trente-cinq années auparavant, « les autochtones ne savent rien de quelque livre publié que ce soit, » dit-il.
Pourtant, « ils connaissent la légende et c’est avec un profond respect qu’ils parlent d’Issa…. »

« Il est très significatif d’entendre un habitant local, un hindou, raconter comment Issa prêchait près d’une petite piscine non loin du bazar sous un grand arbre, qui n’existe plus aujourd’hui. Avec de telles indications physiques, vous pouvez voir le sérieux avec lequel on aborde ce sujet.

Je suis d’accord avec un hindou sensible qui dit à Nicholas Roerich qu’ « il est difficile de comprendre pourquoi le périple d’Issa sur un sentier de caravane jusqu’en Inde et jusque dans la région maintenant occupée par le Tibet puisse être nié avec autant de véhémence. »

La légende de saint Issa persiste jusqu’à ce jour parmi les gens de la rue comme parmi les érudits dans les villes saintes et les villages éloignés à travers l’inde et le Tibet. Mais peu de gens ont vu le manuscrit de Hémis. Peut-être que jamais personne ne le verra.

Des communistes chinois ont envahi le Tibet en 1947 et on ne sait pas ce qui reste des gonyas et de leurs anciennes archives. Mais, même avant l’occupation communiste, la « Vie de Saint Issa » écrite semble avoir disparu.

Richard Bock décrit une visite à un monastère à Calcutta où un homme appelé Prajnananda témoigne qu’il a entendu d’Abhedananda – « de sa bouche même » – que les manuscrits existaient effectivement à Hémis en 1922. Quelques années après, cependant, ces rouleaux n’étaient plus là.

« Ils ont été enlevés, » a dit Prajnananda à Bock, « par qui, personne ne le sait ».
« Sont-ils au Vatican ? »
« Notovitch le pensait. »

Source : Bock, Janet. The Jesus Mystery. Los Angeles: Aura Books, 1980

Padré

http://www.toutelaverite.net/histoire/le-manuscrit-de-notovitch/#more-3383


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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 12 Nov 2011, 14:59

Bonjour à tous et à toutes!

Je continue à vous lire régulièrement mais écrire c'est une toute autre chose!
Mais je sais que vous saurez sans aucun doute m'éclairer sur ce sujet, j'ai moi même fait des recherches sur le net mais je n'y trouve pas ce que je veux!
Voilà comme je l'ai sans doute déjà dit ici, j'ai suis en analyse lacanienne avec mon psy depuis maintenant 7 ans, je sais que ce n'est sans doute pas le meilleur moyen de comprendre certaines "manifestations" mais j'ai la "chance" d'avoir un soignant pourtant psychiatre et psychanalyste qui est un peu "hors cadres"!
J'ai pu observé lorsque je n'étais pas très bien que lors de mes séances, Mr... utilisait un mudra que je ne retrouve nulle part sur le net, je lui ai pourtant signifié que je savais que ce signe était surement un mudra (une amie m'ayant prêté un livre) ce qu'il n'a pas nié.

Sauf que je ne trouve ce signe nulle part:
Alors il forme un triangle avec ses mains pointes vers le bas, juste
au dessous du plexus solaire, je dirais même un peu au dessus du sexe!

Maintenant que je vais bien je l'oblige à se dévoiler, mais bien entendu il ne va pas me relever les détails de ses secrets, bien qu'il était agréablement surpris, semble t il que j'ai pu observer ceux ci, alors que j'allais si mal.
Donc il ne s'en cache pas, puisque j'ai su aussi le remercier d'avoir été parfois "hors cadres" pour mieux me soigner, mais j'aimerais savoir si ce signe est un signe de protection, ou d'ouverture?
je vous copie ce que j'ai trouvé :

le triangle pointe vers le bas : synonyme de yoni et symbole du sexe de la Grande Déesse Shakti; de son union à Shiva, naît l'univers et les trois mondes

Il avait tous les doigts joints et les pouces face à moi dirigé vers le bas!

si vous avez des infos je suis preneuse,
Merci pour tout!
Bien à vous
éréthique
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MessageSujet: Ecriture "Vieille Europe"- Triangle = FEMME    Lun 14 Nov 2011, 00:08

Bonsoir Eréthique,

Citation :
Alors il forme un triangle avec ses mains pointes vers le bas, juste au dessous du plexus solaire, je dirais même un peu au dessus du sexe!

(…) le triangle pointe vers le bas : synonyme de yoni et symbole du sexe de la Grande Déesse Shakti; de son union à Shiva, naît l'univers et les trois mondes

Si le triangle pointe vers le bas est devenu par extension le Principe Féminin par excellence, ce triangle (pubien) avec le trait d'une vulve désignait, à l’origine de l’écriture, « la Femme » et non pas le sexe.



Autrement dit, une focalisation sur seulement les organes génitaux/sexe donne donc une vision réductrice et tronquée de ce triangle (amenant toutes les dérives - comme la simple vampirisation - liées à la sexualité dite sacrée tel que le tantrisme par exemple) car 7500 ans av. J.-C., le sexe était avant tout représenté par, ce que nous appelons aujourd’hui, « l’Arbre de Vie ».

Sur les parties génitales de cette vache - la plus vieille sculpture Vieille Europe couverte d’écritures - tout comme sur celles de cette statue féminine, nous distinguons l’Arbre de Vie :



Symbole de l'Arbre, qui plus tard, se retrouvera également dans les enseignements de la Rose-Croix :




En fait, le triangle est un idéogramme composé basiquement du pictogramme en forme de chevrons : Λ ou V (à ne pas confondre donc avec les lettres latines) qui signifie « coin/angle » et qui introduit l'idée de « con » ou encore d' « utérus » et donc de Matrice, et chevauché, surmonté de pictogrammes différents (comme par exemple de la lettre sicule dont la signification en latin est « P »), en fonction de l’idée que l’idéogramme devait transmettre.

Ainsi un triangle pouvait aussi bien désigner un « visage » (de jumeaux dans la matrice de la mère comme ici plus bas par exemple) que des « plexus ». Certains pictogrammes sont, selon moi, à la base, de ce qui deviendra plus tard, le système des chacras :


Des visages sont visibles dans le ventre bombée de la première statue.
Sur la deuxième statue, les pointes de deux chevrons (symbole du Couple - en extase ? -) se touchent - à angle plat en position couchée - au niveau de la poitrine.



Système de chacras ?


Citation :
Un plexus (du latin plectere, entrelacer, tresser) est un rassemblement avec anastomose de différents nerfs ou vaisseaux.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Plexus


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MessageSujet: Ecriture "Vieille Europe"- Chevrons, ADAM et OISEAU    Lun 14 Nov 2011, 14:23

... En fait, les chevrons : Λ ou V ressemblent étrangement à des « paires d'Ailes » !


Originellement, l’écriture Vieille Europe s’écrivait de droite à gauche.

Ce qui donne pour l’Homme Primordial Polaire : ADAM --> MADA ; 4+4=8 ou 8=4+4



Mais si on ajoute, au mot Adam, la lettre « R » (= comme Resh en hébreux, qui signifie « tête ») nous obtenons le mot « Oiseau » :

- ADAM + R = MADÁR = Oiseau




Et dans les civilisations précédant celle de Sumer, les déesses étaient des déesses à tête d’oiseau (avec une forme on ne peut plus triangulaire) :








Au sujet des Couples Sacrés Oiseaux voir les Flammes Jumelles bouddhico-indoues « Kinnara et Kinnari » :

http://antahkarana.forumzen.com/t44p45-masculin-et-feminin-la-bi-unite

:aa:


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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 17 Nov 2011, 09:44

Ou-ah, merci beaucoup, je suis novice je vous l'ai dit !
et lorsque l'on cherche sur le net on trouve tout et son contraire, c'est bien pour cela que je m'adresse à vous!
Mais quand est il de la signification de ce geste par mon soignant, alors?
Je ne le craint pas, je sais qu'il m'a aidé, mais j'aimerais en savoir e un peu plus.
ce geste a donc une symbolique forte et plutôt positive, mais que représente il quand il est utilisé lors d'une séance?
Je dois le revoir dans deux semaines, et j'avoue que j'aimerais connaitre un peu plus ses intentions personnelles vis a vis de "son" malade?
Bien à vous
éréthique
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 17 Nov 2011, 19:48

Bonsoir Eréthique,

Le geste que tu mentionnes est ce qui semble utilisé pour, je cite, "ouvrir le chacra du nombril" (= chacra du plexus solaire).

Voici une illustration :




Je comprends que tu veuilles connaître ses intentions !
Car la Transparence (= être dans un État de Vérité) est primordiale.

Les "secrets" sont de l'ordre, pour moi, de la toute puissance foetale refoulée et alors, le risque existe qu'une "manipulation de la Femme" - pourquoi pas inconsciente car refoulée - soit sous-jacente.

http://antahkarana.forumzen.com/t1185-5-la-manipulation-de-la-feminite
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 18 Nov 2011, 10:23

Oui merci!
Donc apparemment, ce signe a plutôt l'air positif, j'avais pensé à un signe de protection alors qu'il semble être plutôt un signe d'ouverture, mais tout dépend sans doute de son utilisation, comme toujours.
Voici ce que que j'ai trouvé grâce à toi :

Signification : la cité des pierres du pouvoir, de la perception, la ville des Joyaux, une forteresse d'une grande puissance.

Sens prédominant : la vue. Ce que l'on dit des personnes qui ont une foi inébranlable : ce sont des personnes qui voient. C'est là notre feu sacré, notre puissance vitale, un soleil inépuisable. C'est cette énergie qui nous permet d'agir. Prana : Saman Vayu qui redistribue de la nourriture et de l'essence dans tout le corps.

Grâce à ce chakra, on peut percevoir les pensées et les émotions des autres et éventuellement puiser de l'énergie, consciemment ou non, chez les gens avec lesquels on entre en contact. On peut protéger le plexus solaire en visualisant un disque doré sur son emplacement.


http://www.lithomaria.be/3emeChakraduPlexusSolaireManipura.html

Voilà qu'en pense tu?

Tu parlais de transparence et je retrouve donc "LA VUE" les personnes qui voient !
Par contre il sait maintenant que je suis au courant, que je cherche à savoir!
Car j'ai de manière instinctive toujours "pratiqué" sans connaître, et après avoir été accusé de "sorcière" (et oui l'inquisition au XXI éme siècle existe) ou alors de "bipolaire" je sais maintenant mieux qui je suis.
Et je pense que mon soignant m'a "aidé" mais que ses connaissances "hors cadres" ne pouvaient pas m'être enseignés (lacanien tout de même), c'est aussi à moi de chercher seule "le chemin".

Mais après toutes les révélations sur mes "connaissances" instinctives ( séances d'analyse, avec déballage de TOUT), je me rend bien compte qu'il a du appliqué les siennes, sans que je le sache.
Mais c'est une autre ère qui commence, à mon tour de VOIR, de savoir ce que l'on pratique à mon insu ou non.
Et merci à vous toutes.
Bien à vous
éréthique
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 22 Déc 2011, 01:12

Mystère autour d'une découverte archéologique à Jérusalem

Des archéologues israéliens ont récemment fait une découverte étrange lors d'une fouille à Jérusalem. À l'intérieur d'un réseau de pièces creusées à même le roc, ils ont trouvé trois gravures en forme de V, mesurant chacune 50 cm.


«Ces marques sont vraiment étranges, vraiment intrigantes, a expliqué Eli Shukron, l'un des responsables de la fouille. Je n'ai jamais vu de marques comme celles-là.» Selon un article de l'AFP, les archéologues sont à ce point surpris par cette découverte qu'ils ne sont pas en mesure d'avancer une hypothèse sur l'origine ou la fonction de ces gravures vielles d'au moins 2800 ans.

L'équipe d'archéologues a consulté quelques autres experts afin de percer le mystère, mais sans succès, les gravures demeurent toujours énigmatiques. Cette absence d'explication est inusité dans le monde de l'archéologie puisque les chercheurs arrivent habituellement à développer une théorie au sujet de la nature d'une trouvaille inattendue.

Cette découverte a eu lieu pendant l'excavation des fortifications qui entourent la seule source d'eau de la Cité de David, le plus vieux quartier de Jérusalem.

Les archéologues s'attendent à découvrir une autre marque du genre au cours de leurs recherches. Ils ont en leur possession une carte ancienne produite lors d'une expédition menée sur ce site au début du siècle dernier. Sur l'un des couloirs souterrains, un V y est dessiné.



Suite de l'article en anglais ici : http://www.foxnews.com/scitech/2011/12/07/ancient-stone-markings-in-jerusalem-stump-experts/


Mystère autour des gravures en forme de V (Jérusalem)

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 07 Jan 2012, 15:12

MANUSCRITS DE LA MER MORTE: LE MYSTÈRE RÉSOLU ?


Les Manuscrits de la Mer Morte auraient été écrits, au moins en partie, par un groupe sectaire appelé les Esséniens; c'est ce qu'il ressort d'après la découverte d'environ 200 textiles dans les grottes de Qumran, en Cisjordanie, où les textes religieux avaient été entreposés.


D'abord fouillé par Roland de Vaux dans les années 1950, le site de Qumrân en Israël suscite la polémique: Alors de De Vaux pense que les manuscrits ont été écrits sur place, d'autres soutiennent qu'ils proviennent d'ailleurs. CREDIT: Joseph Calev | | Shutterstock

Les chercheurs sont divisés quant à savoir qui a rédigé les Manuscrits de la Mer Morte et sur la façon dont les textes ont atterris à Qumran.
Cette nouvelle découverte pourrait ainsi aider à éclaircir ce mystère de longue date.

L'étude révèle que tous les textiles étaient faits de lin, plutôt que de laine, textile utilisé dans l'ancien Israël.

En outre, ils manquent de décoration, certains ont en effet été blanchis, alors que les tissus de l'époque ont souvent des couleurs vives.

D'après les chercheurs ces découvertes suggèrent que les Esséniens, une ancienne secte juive, auraient écrit quelques-uns des parchemins.

Cependant, tout le monde n'est pas d'accord avec cette interprétation. Un archéologue qui a effectué des fouilles à Qumran a expliqué que le linge pouvait très bien provenir de personnes fuyant l'armée romaine après la chute de Jérusalem en 70 après JC, et qu'ils ont en fait été chargés de mettre les rouleaux dans des grottes.


Retour sur la découverte des manuscrits

Les Manuscrits de la Mer Morte se composent de près de 900 textes, dont une première partie avait été découverte par un berger bédouin en 1947. Ils datent d'avant l'an 70, et certains pourraient remonter au troisième siècle avant J.-C.

Les rouleaux contiennent une grande variété d'écrits, y compris d'anciennes copies de la Bible hébraïque, avec des hymnes, des calendriers et des psaumes...

Près de 200 textiles ont été trouvés dans ces mêmes grottes, dont certains provenaient de Qumran, le site archéologique à proximité des grottes où les parchemins étaient cachés.


Ce que les textiles ont à nous dire...

Orit Shamir, conservatrice des matières organiques à l'Israel Antiquities Authority, et Naama Sukenik, étudiant diplômé à l'Université Bar Ilan, ont comparé les textiles de lin blanc trouvés dans les 11 grottes avec des exemplaires trouvés ailleurs dans l'ancien Israël.

Elles ont découvert que chacun de ces textiles est fait de lin, alors que la laine est le tissu le plus populaire à l'époque en Israël. Elles ont également constaté que la plupart des textiles avaient été initialement utilisés comme vêtements, avant d'être découpés et réutilisés à d'autres fins comme le bandage et l'emballage des parchemins mis dans des jarres.

Certains de ces textiles ont été blanchis et la plupart manquaient de décoration, bien que celles-ci soient généralement courantes dans les textiles provenant d'autres sites dans l'ancien Israël.
Selon les chercheurs cela suggère que les habitants de Qumrân étaient habillés simplement. "Ils voulaient se différencier du monde romain", d'après Shamir, "ils étaient très humbles et n'avaient pas envie de porter des textiles colorés, ils ont voulu utiliser des textiles très simple."

Les propriétaires des vêtements ne devaient cependant pas être pauvres, vu qu'un seul des textiles avait été rapiécé. "C'est très, très, important", pour Shamir, "cela est lié directement à la situation économique du site."
Elle fait ainsi remarquer que des textiles trouvés sur des sites où les gens ont été soumis à un stress, comme à la grotte aux Lettres, qui a été utilisée dans une révolte contre les Romains, ont souvent été rapiécés. Avec Qumrân, "Je pense qu'économiquement ils étaient dans la moyenne, mais je suis sûre qu'ils n'étaient pas pauvres."

Robert Cargill, professeur à l'Université de l'Iowa, a beaucoup écrit sur ​​Qumran et a développé un modèle virtuel de celui-ci. Lui aussi pense que les preuves archéologiques du site, dont les pièces et la verrerie, suggèrent que les habitants n'étaient pas pauvres. "Loin d'être de pauvres moines, je pense qu'il y avait de la richesse à Qumran, au moins une certaine forme de richesse", explique-t-il, "je pense qu'ils faisaient leur propre poterie et en vendaient une partie, qu'ils élevaient des animaux et les vendaient, qu'ils faisaient du miel et le vendaient."


Qui a écrit les manuscrits de la Mer Morte?

Les chercheurs sont divisés au sujet de l'auteur des manuscrits de la mer Morte et de la façon dont les textes sont arrivés à Qumrân.
Certains prétendent que les rouleaux ont été écrits sur le site lui-même tandis que d'autres disent qu'ils ont été écrits à Jérusalem ou ailleurs en Israël.

Qumrân a été fouillé par Roland de Vaux, dans les années 1950. Il en est arrivé à la conclusion que le site était habité par une secte religieuse appelée les Esséniens. Ils auraient écrits les manuscrits et les auraient stockés dans des grottes.
Il y avait, parmi les découvertes qu'il a faite, des piscines d'eau qui, selon lui ont été utilisées pour des bains rituels, et plusieurs encriers ont été trouvés dans une chambre que l'on appelle aujourd’hui le «scriptorium».

En se basant sur ses fouilles, les chercheurs ont estimé que la population du site s'élevait à 200 personnes. Plus récemment, des travaux archéologiques, menées par Yitzhak Magen et Yuval Peleg de l'Israel Antiquities Authority, suggèrent que le site ne pouvait pas accueillir plus de quelques dizaines de personnes et qu'il n'avait rien à voir avec les rouleaux eux-mêmes. Ils pensent que les rouleaux ont été déposés dans les grottes par des réfugiés fuyant l'armée romaine, après que Jérusalem ait été conquise en 70 après JC.

Magen et Peleg ont révélé que le site a vu le jour autour de 100 avant JC en tant qu'avant-poste militaire utilisé par les Hasmonéens, un royaume juif qui a prospéré dans la région.
Après que les Romains aient pris Judée en 63 avant JC, le site est abandonné pour finalement être repris par des civils qui l'ont utilisé pour la production de poterie.


Les vêtements peuvent-ils résoudre le mystère ?

La recherche de nouveaux vêtements devraient pouvoir aider à identifier les auteurs des manuscrits de la Mer Morte. Pour Shamir il est peu probable les parchemins aient été déposés dans les grottes par des réfugiés romains . Si tel était le cas, ce serait du textile en laine, plus populaire dans l'ancien Israël, qui aurait été trouvé dans les grottes. "Si les gens s'étaient enfuis de Jérusalem, ils auraient pris toutes sortes de textiles avec eux, pas seulement des textiles de lin" explique-t-elle. "les gens qui se sont enfuis à la grotte aux lettres, avaient pris des textiles en laine avec eux."

Peleg, l'archéologue qui a co-dirigé les récents travaux archéologiques à Qumran, est en désaccord avec cette estimation. Il s'en tient à l'idée qu'il n'y a aucun lien entre Qumrân et les manuscrits conservés dans les grottes. "Nous devons nous rappeler que presque tous les textiles ont été trouvés dans les grottes et non sur le site. La question principale est le lien entre le site et les parchemins" écrit-il. "Je peux trouver des explications alternatives pour le fait que les manuscrits ont été trouvés avec des textiles en lin. Par exemple, le lin pourrait avoir été choisi comme emballage des rouleaux pour des raisons religieuses ou peut-être que les prêtres étaient chargés de stocker les rouleaux et qu'ils portaient des vêtements en lin. "

Dans leur article, Shamir et Sukenik précisent que les vêtements trouvés dans les grottes des Manuscrits de la Mer Morte sont similaires à la description historique de l'habillement des Esséniens, ce qui suggère qu'ils vivaient en fait à Qumran.

Selon la théorie de Cargill, les habitants de Qumrân auraient écrits quelques-unes des parchemins, tout en en collectant d'autres. "Il est évident qu'ils n'ont pas écrit tous les parchemins", précise-t-il.
En effet, les datations indiquent que certains des manuscrits ont été écrits avant même l'existence de Qumrân.
D'après Cargill il est possible que certains de ces rouleaux aient pu être mis dans des grottes par des personnes extérieures à la communauté. Si cela est vrai, certains des textiles pourraient aussi provenir de personnes n'étant pas de Qumrân.


Y-avait-il des femmes à Qumran ?

La nouvelle recherche peut également faire la lumière sur qui a créé les textiles.
Ceux-ci sont de grande qualité et, en se basant sur les découvertes archéologiques à Qumrân, où il y a peu de fusaïoles ou des poids de métiers à tisser, l'équipe pense qu'il est peu probable qu'ils aient été faits sur le site.
«C'est très, très important, parce que c'est relié au sexe», explique Shamir,"le filage est lié aux femmes." Elle explique ainsi que les textiles ont probablement été créés sur un autre site en Israël, par des femmes jouant un rôle clé dans leur production. Cela suggère qu'il y avait peu de femmes vivant à Qumrân. "Le tissage est lié aux hommes et aux femmes, mais le filage était une production exclusivement féminine; et nous ne trouvons pas ces éléments à Qumrân."

Loin de résoudre le mystère, cette découverte a néanmoins le mérite d'affiner la polémique et d'encourager la continuité de ces nouvelles recherches.

Source:
Live Science: "Mystery of Dead Sea Scroll Authors Possibly Solved"

http://decouvertes-archeologiques.blogspot.com/2011/11/masnuscrits-de-la-mer-morte-le-mystere.html
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 07 Jan 2012, 15:34

Rappel : Dans la Fable de Jésus, John Lash écrit :

http://antahkarana.forumzen.com/t13p135-le-lien-orient-occident

Citation :
Dans les textes Gnostiques Coptes, les noms de Jésus et de Christ ne sont jamais écrits en plein mais ils sont indiqués par des codes tels que les lettres IS avec un trait au-dessus. Les érudits remplissent systématiquement les espaces, rendant IS par I(eseo)S, la forme en Grec du nom Hébraïque Yeshua. Ils prennent, en fait, de très grandes libertés littéraires car il n’existe aucune preuve textuelle permettant d’inférer que, dans l’usage qu’en faisaient les Gnostiques, le terme IS indiquait une personne historique portant le nom de Ieseos, Jésus. IS pourrait tout aussi bien être traduit d’une autre façon: I(asiu)S, qui donne le nom Iasius, le “guérisseur”, un titre plutôt qu’un nom commun. Néanmoins, les traducteurs supposent qu’IS indique le Jésus du Nouveau Testament. Les érudits, en bref, ne nous donnent pas la chance de supposer qu’IS puisse indiquer quelque chose d’autre qu’une personne réelle dont l’identité est prédéterminée.

S'il est exacte que ces deux noms ne sont écrits entièrement dans les Manuscrits de la Mer Morte, pour certain - en dehors des codes IS, XC, XRS - Jésus serait celui dénommé " le Maître de Justice ".


Citation :
Les "manuscrits de la mer Morte" représentent un ensemble de 800 rouleaux de textes écrits sur des peaux de vache (donc étrangères à cette contrée où on élève des chèvres). Ils étaient protégés par des poteries semblant réalisées (voire trouvées) sur place. On y trouve les plus vieux exemplaires de l'Ancien Testament, des Apocryphes exclus du canon juif, des textes sectaire relatifs aux Fils de la Lumière tel que le Manuel de discipline. Les plus anciens sont datés de -250 à -150; les plus récents de -100 à 70. Le nom de Jésus n'apparaît pas une seul fois, c'est celui de "Maître de Justice".

Qumrân est situé en Cisjordanie, à une demie journée de marche de la fameuse Jéricho. L'étude des vestiges, entreprise en 2004 par deux archéologues israéliens, laisse peu de doute quant à la nature des bâtiments. Il s'agit d'un fort battant le croisement de routes commerciales. Ce type de défense remonte au -IIe siècle mais une occupation du site est probable dès le -VIIIe siècle. De toute manière, le fort devient obsolète dès -63 quand les Romains contrôlent la région.

L'histoire de Qumrân est sujette à de nombreuses controverses entre les chercheurs laïcs ou religieux... et les adeptes de la thèse essénienne. Ce n'est plus de l'Histoire... mais des histoires. L'important à retenir, ce sont les dates des divers manuscrits (avec un Ancien Testament remontant, au plus tôt, à -250) et la première preuve historique écrite d'un dénommé Jésus (un nom très usité à l'époque) qui était maître de Justice.

Qui a écrit les manuscrits de la mer Morte? Personne ne le sait! Et, si quelques pistes sont étudiées, elles ne sont pas à citer car elles seraient mmédiatement sujettes à polémiques. Mais une grande question devrait se poser : qui écrivait alors sur des peaux de vache?

http://www.maxisciences.com/manuscrits-de-la-mer-morte/mais-qui-a-ecrit-les-manuscrits-de-la-mer-morte_mrm89206.html
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 26 Jan 2012, 20:11

Il est dit "quelque part" en substance que les savants seront abaissés et les bouriques élevées.
Je suis une bourique. Hi Han.
Quand je lis les textes de certains érudits (n'y voyez surtout aucune critique, Ambre car je "vois" que vous désirez "allumer" les feux tous azimuts dans le forum et que vous vous devez de ratisser large pour susciter la réflexion et le dialogue), j'ai envie de devenir la plus petite des bouriques. Han Hi (= Hi Han en chinois bien sûr).

Vous avez également une capacité de lecture qui dépasse largement la mienne à l'époque où je lisais beaucoup. Maintenant, je lis peu, car "je" déprogramme TOUT.
Plus exactement, la Lumière sans ombre déprogramme tout en moi (corps, âme, esprit, quoique l'esprit n'a pas besoin d'être déprogrammé car il est improgrammable et libre par nature et souffle où IL/ELLE veut comme le disait le Grand Rabbi).
Petit à petit, j'enlève la robe du guerrier et enfile celle du Dévôt Arjuna.

Ces érudits sont loin de la clarté des commentaires de Shri Aurobindo (qui a connu la fusion, même si à son époque, elle était probablement de nature légèrement différente que maintenant, mais il serait stérile de jouer sur les mots).

Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand la bourique passera par le trou de l'aiguille et que l'érudit sera coincé par l'embonpoint astralo-causalo-mental de la région de son nombril, sans parler des excroissances masculines un peu plus bas.
Dans un instant de communion, alors même que mon état de santé était assez bas il y a deux jours - mais l'Esprit se moque de ce genre de détail physique, j'ai été un très bref moment de présent partagé, Ambre; j'ai été Sphinx le Yang et j'ai aimé la réponse pleine de simplicité de Djéouti dans une autre rubrique. Il y a tant de choses à lire, mais aussi tant de choses à déprogrammer.
L'Esprit m'a fait une grâce, celui de voir ce qui avait poussé chacun d'entre-vous à dire ou écrire telle ou telle chose. J'ai "vu" (mais ce mot est faux en l'occurence, ce n'est pas une vision) vos "méandres", vos blocages. Puis bien sûr, Il m'a fait "oublier" les détails ensuite afin que mon égo ne se gargarise pas.
C'était la première fois que je vivais et comprenais le mot communion tel qu'il est évoqué sur d'autres sites avec une telle intensité mêlé d'une joie sereine.
D'une manière impersonnelle "qui fait du bien".
Rien à voir avec de l'empathie ou un pouvoir de scrutation quelconque par le 3ième oeil. Vu que j'ai eu les deux pouvoirs à une période de cette incarnation, je ressens toute la différence. La scrutation par l'ajna ou dîtes vision luciférienne pour certains est du domaine de l'égo et le souvenir subsiste ensuite avec toutes les tentations afferantes. Même Jésus et Bouddha ont connu cela.
Là, c'est impossible à décrire avec des mots en fait et cela se situe exactement au coeur ou plutôt juste un peu au-dessus du coeur pile poil entre les deux seins, comme sensation.

Au commencement, il n'y avait ni ombre, ni lumière puisque le Tao n'est pas vide, mais plein de vide et vide de pleins.
Les mondes de lumière et de l'Esprit sont bien au-delà de cet Univers qui a été falsifié, bien au-delà de l'Astral, bien au-delà du mental et bien au-delà même du Causal pour utiliser un langage que vous connaissez bien.
Le Coeur est "multiple" et la région à l'intérieur du Coeur vibre différemment de celle juste au-dessus, entre la ligne entre les seins plus facile à repérer pour les hommes et celle de la gorge. Certains sites décrivent très bien cela. Le Causal est un peu au-dessous (physiquement parlant) du "cardiaque" qui est lui légèrement au-dessus du coeur, mais sous celui de la gorge... Pas la peine de "visualiser" ce que je dis. Laissez faire et demandez à la Lumière sans ombre de vous pénétrez par le coronal (vous sentirez éventuellement la fontanelle bouger au sommet de la tête, un peut vers l'avant de l'endroit où les moines font leur tonsure, à gauche comme à droite avec parfois l'impression que plusieurs points bougent en même temps.
A un moment, si votre mental est calme, votre respiration aussi, vous sentirez aussi le cardiaque s'éveiller. Ensuite, vous sentirez aussi le racine (sous le sexe) s'éveiller, mais là je vous conseille d'avoir le moins d'émotions possibles si vous voulez pas que cela dégénère.

Au commencement était le Verbe et le Verbe était Lumière à dit Saint Jean. Tout a été dit dans cette phrase simple qui ne trahit pas le Grand Maître.
N'avez-vous jamais été étonné de cette préséance du SON divin sur la Lumière (et ce n'est pourtant pas une lumière duale au début) ?
Cette Lumière est sans ombre car elle jaillit de l'intérieur. Elle peut avoir pour nous le filtre du Grand Soleil Bleu de Sirius, du Grand Blanc Central de l'Oint ou même le Doré de la Connaissance qui peut "perdre" les érudits et même les bouriques ou même notre soleil qui est "tombé" sur Sri Aurobindo, Saint Paul et un peu sur moi aussi un jour.

Alors, pour en revenir à certains questionnements judicieux sur ces articles, oui, le Manichéïsme est une forme d'hérésie, reprise effectivement par les cathares, détruite avec terreur par une certaine Eglise alors proche de certains intégristes actuels dans les trois religions les plus intégristes et meurtières du monde, issues toutes les trois du même coin d'ailleurs.
Mais au risque de vous faire hurler, cela n'a pas/plus d'importance.
Pourquoi croyez-vous que dans la Bagavad Gita, Krishna "descend" littéralement son disciple, Arjuna, quand celui-ci hésite à massacrer sa propre famille ?
Et en lui disant dans l'esprit : "mais alors, pourquoi M'as-tu appelé au secours. Je te laisse et je repars".
Pour Lui/Elle, CE monde (3D) est Illusion. Pour Krishna, l'Oint, ils sont tous déjà morts et tous immortels dans les armées en présence. Etrange que les frères de l'Ombre aient mieux compris cela que ceux qui se disent de la Lumière. Et comme les deux sont une Illusion, personne ne "gagnera", personne ne perdra à la fin.
Jésus n'a eu de cesse de le dire aux pharisiens, sadducéens et autres : "Mon royaume n'est pas de ce monde".
Dans le Coran, le Prophète dit que l'enfer a 7 portes.

Je vais dire trois choses qui vont vous faire presque tous hurler :
- tout le monde s'accorde pour dire que le mental ment (voir les excellents articles sur le SupraMental qui est un peu différent du Tao tout de même).
MAIS QUI REGARDE LA DIFFERENCE ENTRE LES DEUX ? Votre mental. Celui que Jésus appelait l'accusateur.
Cela déplaît en général au sexe dit "fort" de s'attaquer au mental, presque autant que quand on s'attaque à leurs attributs.
- Beaucoup moins s'accordent à dire que l'émotion/sentiment ment aussi. "Le sens qui ment". Cela déplait en général au sexe féminin de dire cela.
- Et si je vous dis que le sexe ment aussi ? Là, je fais soit hurler les deux, soit plutôt les hommes car bien des femmes, même "libérées" se réfugient avec orgueil dans l'émotion à leur sens supérieure au sexe "bestial". Je renvoie tout le monde au vestiaire. Le sexe n'est ni plus, ni moins bestial que l'émotion et les errements du mental. Match nul en fait. Tout le monde a raison et tout le monde a tort.
Ils se donnent tous les trois la main (si j'ose dire) pour nous emprisonner dans la matrice duale chère à Mani/Manu pour les intimes.

Le dessin divin est de "détruire" - pour reprendre le terme d'un article ailleurs - le mental, l'émotionnel et la dualité du sexe, ce qui transfigure l'égo qui se fond alors dans le Soi.
Il n'y a rien de plus dual que le sexe. N'oubliez pas que dans le couple tantrique, l'un des deux est un maître déjà totalement éveillé et l'autre grandement préparé. Rien à voir avec une partie de jambes en l'air (je n'ai rien contre cela, surtout si on commence à fumer par les oreilles, mais plus vous aurez le corronal et le cardiaque qui s'éveillent et moins vous en aurez envie. Et comme le dit la sagesse populaire : "tout organe non utilisé s'atrophie").
Je sais, cela contredit la fable de la Flamme Jumelle ou au minimum du/de la partenaire idéale sur tous les plans (cette dernière ou ce dernier peut bien exister ou s'en approcher).
La Flamme Jumelle est pour certains la "dernière illusion" liée à notre soif d'union justement. A part qu'on se trompe de cible.
Et de toutes façons, pour contacter ce qui donne l'impression d'une Flamme Jumelle, ce n'est pas du côté du sexe qu'il faut chercher, mais du côté du COEUR. Et je ne parle pas d'émotion en ce moment. Ne confondez pas le COEUR et l'émotion/sentiment, même s'il peut y avoir un lien. De toutes façons, il y a des liens partout, entre tous les chakras et même plus que ça.
OR LE VRAI BUT EST JUSTEMENT DE DE-LIER.

L'UN est à la fois dual, mais surtout multiple. D'où l'idée de vide plein.
La chose la plus incroyable est dure à croire pour notre mental humain atrophié même avec un QI de 200 est que l'UN ne veut pas dire "seul", mais "unique" avec une PRESENCE qui peut devenir multiple.
J'essaie de dire avec des mots ce qui est impossible à décrire, dans l'espoir d'éveiller en vous le souvenir que CELA VOUS EST DEJA ARRIVE, afin de court-cuiter le TEMPS et faire un pied de nez à saturne.
Car vous êtes tous éveillés, mais vous ne le savez pas et surtout, vous ne le vivez pas. Vous êtes "bloqués" en boucle vidéo dans le programme voulu par les falsificateurs/profiteurs/voleurs/clowns/sombres, qu'importe le nom qu'on leur donne.
Je n'aime pas le mot "ombre" ou "sombre" car il y en a de la "lumière" (celle qui projette une ombre) qui ne sont pas plus dans la "Volonté de Dieu" que les autres.

Même l'âme va disparaître pour rejoindre l'Esprit. Sinon, pourquoi Jésus aurait-il dit aux pharisiens qui lui tendaient un piège réthorique sur la résurrection, avec la femme qui a eu plusieurs maris successifs par décés selon la loi Judaïque : "Dans Mon Royaume, vous ne serez ni homme, ni femme; vous serez comme des anges".

Par là-même cet univers dual disparaît ou plus exactement se transfigure pour rejoindre l'Unité. Tel est le Dessin du Christ pour la Gloire de l'UN.
C'est l'Unique Chemin qui m'a été désigné, mais je conçois que certains - ma personne y compris - passent pas mal de méandres du fleuve avant de s'aperçevoir qu'en passant par la terre, ils iraient plus vite.

C'est effectivement très loin des cathares (je suis cathare dans une autre incarnation, je suis inquisiteur dans une autre, prophète dans une autre, vierge dans une autre, grand forniqueur dans une une autre, saint dans une autre, homme, femme, bourreau, victime, violeur en seigneur de la guerre au Japon, violé dans une autre avec enfant non désiré comme cerise sur le gâteau, dans une autre un érudit, dans une autre un débile, dans celle-ci, je ne dirai rien, mais QU'iMPORTE. Notez mon présent et le VOTRE. Le reste est pour détourner l'attention de votre mental et aller au but).
Ceux qui croient en la réincarnation ont raison. Ceux qui n'y croit pas ont raison aussi, car l'Illusion n'a qu'une existence illusoire, tout comme le physique, l'astral, le mental et même le causal.
A la fin des fins, chez les musulmans, il ne reste qu'un Ange qui a résorbé en lui tous les univers et leurs créatures (Métatron dans d'autres traditions, l'Ange de la Présence dans d'autres, qu'importe, ce n'est pas le but de mes écrits que de décrire ce qui n'est pas vraiment important en cette fin de cycle pour l'avancée de chacun). Et cet ange se dissout lui-même dans l'UN, le Sans-Nom de certains.

Des Forces dont parle assez bien la Gnose ont voulu détourner à leur profit, l'homme de toute chance de retrouver son unité et le tentent encore. Le sexe (qu'il ne faut pas confondre avec la kundalini, même si il y a un lien - encore un lien qui attache donc - évident) est un moyen parmi d'autres.
Ainsi, il peut y avoir des enseignements VRAIS, REELS, VERIFIABLES sur une réalité totalement faussée. Si dans l'équation de la Relativité Restreinte sur la dilation spatio-temporelle vous mettez comme hypothèse que la dilation ou contraction temporelle se fait dans les trois directions de l'espace au lieu d'une seule, celle du déplacement, vous obtenez un résultat faux - au sens d'Einstein - avec une équation, un raisonnement, un calculs pourtant parfaitement exacts.

Comprenez ce que j'essaie de faire comprendre car les enseignements de ce type sont foison dans le newage. N'oubliez pas l'église de ceux qui sondent les mystères de l'adversaire dans l'Appocalypse de Jean et ce qu'il en est dit.

Le Supramental de Sri Aurobindo est le Mental Divin. Comme il n'y a que Dieu finalement qui existe réellement et que nous sommes le songe d'un songe, le mental humain est un usurpateur.
L'Amour avec un grand A qui est obligatoirement universel et qui aime les justes, les injustes, les hommes, les femmes, les bons et les méchants, et même les falsificateurs/voleurs de cet univers est l'Emotion Divine.
Le Soi est le moi/clown divinisé. Donc l'égo est aussi un usurpateur, tout comme l'émotion seulement humaine.
Le Verbe est le son Divin (au féminin, leçon divine)

Malgré la falsification, le Souffle Aïn Soph est là. Car si les petits dieux imposteurs avaient supprimé cela, ils se seraient désintégrés eux-mêmes et le fondement même de "leur" univers.
A qui d'entre-vous n'est-il pas arrivé dans la vie de tous les jours de raisonner juste, honnêtement, sur un sujet qui semblait vrai, mais qui était faux ?
Cela ne voulait pas dire pour autant que vous étiez dans l'erreur, simplement que votre base n'était pas la bonne.
Quand il y a raisonnance des sons, de la Musique des Sphères, il y a résonnance, union, communion. Encore le SON, le VERBE. Il ne peut alors y avoir dualité, même si elle semble être encore là pour quelqu'un "d'extérieur".

Quand vous ferez l'expérience même incomplète et "ratée" (non définitive) du passage dans le centre du COEUR, vous verrez qu'il n'y a plus d'intérieur, d'extérieur, de haut, de bas.
Vous serez regardés en vous regardant. Vous serez celui qui regarde et celui qui est regardé à la fois.
Et si dans votre coeur, vous y rencontrez quelqu'un ou quelqu'une en le/la prenant pour la Flamme Jumelle ou pour Isis/Marie Elle-Même, méfiez-vous de l'enfer quand vous "redescendez sur terre". En fait vous pouvez aussi bien dire que vous avez rencontré Dieu, Isis, le Christ, vous-même, le "double", un archange ou que sais-je encore.
NE VOUS FOCALISEZ PAS LA-DESSUS APRES CE GENRE D'EXPERIENCE et surtout de faites l'erreur que j'ai faite et qui m'a fait perdre 12 ans : essayer de comprendre avec mon mental.
De là vient aussi la difficulté qu'à un Eveillé à faire comprendre son état à ceux qui n'ont jamais au moins connu cet état un bref instant. Au mieux, il apparaît comme un doux dingue. Au pire, on le cloue sur une croix, on le drogue, lui met des électrodes dessus et le jette dans une cellule sans soleil.
Essayez de faire comprende à une fourmi les écrits de Sphynx le yang (j'adore cette expression d'Ambre).
Car devant le SupraMental, le mental est moins qu'une fourmi.
Il est par contre une constante dans toutes les expériences authentiques : quand vous y serez, vous ne vous poserez aucune question. VOUS LE VIVREZ. Et si vous avez le malheur de vous poser une seule ébauche d'embryon de début de question, vous sortez immédiatement de cet état de grâce et retombez dans quoi ? LA DUALITE morne que les érudits aiment dans des joutes télévisées (ce qui peut être tout de même très intéressant, je précise) et que pourtant une partie de nous-mêmes aime bien encore.
J'y reviendrai un jour - je ne sais pas quand - pour l'article de celui qui voit l'enfer derrière l'éveil (dans une autre rubrique). Et il n'est pas le seul car cela mérite éclaircissements.
Il a tort et raison à la fois, comme souvent dans les cheminements intérieurs de l'humain.
Le véritable Eveil qu'Ambre appelle "fusion" ailleurs je crois, est DOUX, DELICIEUSEMENT JOYEUX et même si l'extérieur est un enfer ou que vous êtes physiquement malade ou mal en point, vous replongez dans la douceur, d'abord à peine ou très short, avec la fameuse "nuit de l'âme" de Saint Jean de la Croix entre les périodes d'extase, puis de plus en plus souvent selon votre rythme, votre évolution, votre résistance à la Lumière sans ombre (l'Ane rue, et est même parfois en rut pour les hommes).
Mais la vraie "fusion" est en fait une ascension soit par abandon du corps et même de plusieurs corps, soit par élévation/transmutation du corps physique.

Quand il y a réflexion et non raisonnement, on crée immédiatement le double qui est aussi Illusion duale.
On est là encore dans le mental, même si ce dernier est épuré, "satvique" comme dirait Aurobindo au sujet des trois gunas. Devoir quitter le royaume de tamas (l'inertie, aussi appelée mazdéenne ailleurs) et le royaume de rajas (l'agitation, le vouloir luciférien et volontaire qui force les choses) paraît en général évident pour tous ceux qui sont en recherche.
Devoir quitter aussi le royaume de Satva (la pureté, la simplicité, la chasteté, bref toutes les vertus du "vertueux") paraît moins évident et encore moins nécessaire.
D'autant moins évident que le risque de retomber dans la dualité raja/tamas ou lucifer/mazda est loin d'être négligeable alors.
En quelque sorte, l'humain non éveillé a deux béquilles, une dualité qui l'emprisonne littéralement dans le cycle des réincarnations dues au causal. Il crée un point au-dessus par satva pour s'élever et laisser tomber les béquilles. Mais à un moment, il doit tout abandonner, même le repère Sattva. C'est la crucifixion avant l'ascension. La raison pour laquelle Jésus dit "à l'homme, c'est impossible, à Dieu tout est possible".
Vous pourriez faire toutes les ascèses du monde pendant 3 millions d'années, exercer toutes les vertues et charités possibles et imaginables pendant ce temps, que cela ne vous permettrait pas l'Eveil/fusion, passer un million d'initiations les plus élevées possibles, à un moment, vous devez devenir un dévot comme Arjuna dans la Bagavad et laisser faire la Lumière sans ombre, la Grâce, l'Esprit divin, Christ, appelez cela comme vous voulez, pour franchir définitivement la porte et laisser tout.

Alors bien sûr, il y a un tas de choses sur Jésus. Comme le dit l'excellent livre historique de Jean-Christian PETITFILS sur JESUS, il est peu probable sinon quasi impossible que Jésus aie été un essénien tant justement il y a de différences entre les enseignements de Jésus et le sectarisme de Qumram avec un guerrier de lumière justicier tel zorro, encore moins qu'il aie eu des vrais frères, encore moins à mon sens qu'il aie eu des rapports autres que spirituels avec Marie Madeleine. Par contre JC Petitfils dit une chose qui m'a personnellement surpris : c'est que l'Evangile de Jean est probablement le plus HISTORIQUE des quatre et le plus proche de la vérité et écrit du vivant de Jean, avant même l'écriture de l'Apocalypse. Alors qu'en général, on le considère comme le plus théologique et le plus philosophique.
Pour quelqu'un qui est passionné d'histoire au sens traditionnel du terme, ce livre est bourré de références, loin des délires newage sur la question.
JESUS bouscule tous les dogmes, en particulier ceux des pharisiens et des esséniens.
Il est aux antipodes de leur ascèse, de leur rigueur essénienne pour certains, de leur intransigeance justicière. Il n'arrête pas de tous les fustiger et les secouer, les critiquer violemment même.
Il se démarque même de Jean le Baptiste.
Ceci étant dit, et ce que les historiens n'ont pas (encore ?) vu - mais j'ai moi-même pas terminé le livre qui a 600 pages - c'est qu'il peut y avoir eu deux communautés des Esséniens voire plusieurs, comme le suggère le livre newage de "La grand'mère de Jésus". Quelque soit la véracité ou non de ce qui est dit dans ce livre (et ce n'est plus important à mes yeux), c'est une hypothèse assez pertinente. Vu que les femmes ne devaient pas être admises ou rarement dans la communauté probablement plus nombreuse des hommes, il se peut qu'il existe d'autre endroits effectivement où il y ait d'autres écrits.
Pour ceux qui connaissent aussi les habitudes des sociétés secrètes et des fratries, un groupe "externe" cache souvent un groupe plus interne et réduit, qui lui-même en cache un encore plus secret et plus petit. Selon Lubitz et d'autres cela existait déjà dans les temples égyptiens (voir Her Bak Pois Chiche 1 et 2). Plus on monte dans le secret, et plus la trace écrite est peu probable ou codée, au grand dam des historiens, sans compter les destructions par les envahisseurs.
Donc chercher cela est à la limite inutile si vous raisonnez en tant que chercheurs de la vraie lumière. Cela peut nous distraire, vous intéresser, vous plaire même, mais probablement pas vous amener à l'Eveil, encore que... qui sait ?

Je ne souscris pas personnellement au livre de "Marie-Madeleine". J'y crois de moins en moins. J'avais déjà eu à sa sortie et à sa lecture, une impression d'esprit troublé émotionnellement, surtout dans la partie "féminine" et relevant plutôt de la médiumnité de bas étage.
Je croyais bien plus (à l'époque) au livre de "La grand mère de Jésus".
Même en supposant que le livre aie une origine astrale supérieure ou similaire, on ne peut rejeter tout en bloc car certaines informations peuvent être vraies, d'autres totalement délirantes. L'assainissement actuel de l'Astral et sa disparition progressive devrait rendre les médiums de plus en plus sourds et muets dans le concert des faux prophètes.
Il y a donc eu probablement un "pendant" féminin aux Esséniens du Qumran.Il se peut même qu'il ait eu la même structure en cercles secrets que l'autre et que donc Jésus en soit issu, mais totalement différent de l'essénien "standard" et même du grand chef de la communauté. Qu'il y ait des traces ou non, c'est autre chose. Les nouvelles méthodes de prospection par image satellite qui font actuellement leurs preuves en égypte donneront une réponse "scientifique" et en tous cas "matérielle" et non issue de chanels pas toujours si transparents que ça.
De plus, les entités aimant faire les beaux et se gausser de la crédulité des humains ont pullulé dans l'astral.

Mais que Marie Madeleine aie été la compagne de Jésus, qu'elle ait fait des enfants ou pas, quelle importance ? J'avoue que je ne comprends même pas cette fascination style Da Vinci Code.
Que nous IMPORTE que Jésus aie été tel ou tel homme, de tel groupe ou de tel autre, avec ou sans frère de sang, avec ou sans Marie Madeleine comme compagne spéciale dans un lit ou pas ou simplement la meilleure disciple avec Jean ? QUE nous IMPORTE ?
Grand Mère va plus loin puisqu'elle dit que Marie Madeleine a été la femme de Jean Baptiste avant celui de Jésus à la mort de JB. Oui, bon... L'histoire est belle, bien ficelée (mieux que l'autre en tous cas). Mais je vois mal JB, anachorète sauvage et quasi nu, décrit avec les testicules visibles "qui gênaient les disciples" dans Meurois/Givaudan comme époux de Marie Madeleine avant que - selon les lois judaïques - elle devienne épouse de Jésus.
A moins de supposer (humour), que les exigences domestiques d'une compagne aussi turbulente que Marie Madeleine (qui devait avoir du caractère de toutes façons) aient poussé JB à se faire couper la tête plus vite pour redevenir célibataire dans le Royaume ? Mais voyez la subtilité de Jésus quand il dit "Parmi tous les hommes issus de femme, Jean Le Baptiste est le plus grand". Il sous entend par là-même que soit Lui-même s'est auto-engendré comme dans certaines thèses gnostiques, soit qu'il est sorti d'une femme, mais pas de n'importe laquelle et pas comme d'habitude.

CE QUI IMPORTE, C'EST QU'IL NOUS MONTRE LE COEUR, VOTRE COEUR QUI EST AUSSI LE SIEN COMME LA SEULE PORTE. Le reste sont limite "fables pour amuser les enfants."
Il nous dit et redit dans les Evangiles que la lignée du sang n'a aucune valeur à ses yeux puisqu'elle est vouée à disparaître ? Que ses vrais frères, soeurs, père et mère sont ceux qui font la volonté de Dieu autour de Lui ? Que dans le Royaume de Dieu, ces choses n'ont pas cours ? Ni hommes,ni femmes, ni enfants ? Le paradis, effectivement (sourire).
L'histoire a été travestie et ceux qui cherchent même avec la plus grande des honnêtetés et sans idées préconçues cherchent dans un labyrinte.
Il EST le COEUR, la Voie, la Vie, la Vérité. Le reste est un piège pour le mental. Pendant que vous réfléchissez à cela, vous oubliez l'ESSENCE CIEL c'est à dire VOUS. Et si vous doutez ou vous posez des questions, ne croyez que ce que vous ressentez VOUS-MEMES, EN VOUS. Ne cherchez même pas les signes dans le Ciel, cherchez plutôt en VOUS. Laissez les historiens faire leur travail. C'est leur manière d'avancer. Laissez les religieux s'étriper car c'est dans leur nature, même dans une même religion. Beaucoup d'entre vous sont prêts ou se rapprochent de leur Essence. Les puissants de ce monde ont leur temps décompté. Ne cherchez la vérité qu'en vous, pas dans les écrits des historiens encore attachés à la matrice ou dupes, même en toute sincérité pour certains.
Ce qui est CERTAIN, c'est que Jésus a montré et révélé à TOUS, les Grands Mystères. Il a véritablement déchiré ce voile. Ce qui était caché a été révélé et il a ouvert les voies des trois grandes initiations à toute la planète, même si au départ, Il pensait surtout aux juifs.Mais quand il a vu qu'ils renaclaient et restaient dans leurs lois du sang, justement, il s'est tourné vers les "Gentils".
Si, je dis bien si, les Esséniens avaient été dépositaires en Israël de ces grands mystères dans le 3ième Cercle le plus intérieur et caché de la communauté, alors soit ils ont été d'accord au plus haut niveau, soit Jésus, en tant que Fils créateur leur a fait un colossal pied de nez en rompant les voeux de secret. Ne dit-il pas "ne jurez pas .... " ? Encore un truc qui "colle" pas avec une secte...sauf, sauf à imaginer que le Cercle le plus intérieur était celui des Melchitsedek, protégé par les Esséniens et que Jésus était ordonné prêtre selon l'Ordre qui avait gardé le contact divin malgré la "chute/falsification". Il y avait le même style de structure dans certains temples égyptiens, n'est-ce pas ? C'est l'hypothèse qui tient le mieux la route, mais encore une fois, AUCUNE IMPORTANCE.
Ce qui est en jeu pour vous tous maintenant, c'est AUTRE CHOSE. C'est la descente en Force de l'ESPRIT SAINT sur la Planète ENTIERE et TOUTES SES CREATURES VIVANTES (animaux et gros méchants y compris, même les dents de la mer), comme l'avait annoncé Jésus.
Les mondes de L'ESPRIT se moquent de ces considérations. Pour "eux" notre monde est un univers perdu et dévié, dévoyé même et "à récupérer" pour la Gloire de l'UN.
Ils n'ont pas les mêmes valeurs et la "Sagesse de Dieu est folie devant les hommes". Krishna dit la même chose quand il dit qu'il faut faire cette guerre fraticide parce que cela doit être fait pour rétablir la terre, pour remettre les choses en place "suite à son erreur". Car il avoue avoir fait une erreur, même si on ne dit pas laquelle dans la Bagavad Gita à ma connaissance.
L'erreur est d'avoir laissé faire les petits dieux créateurs que d'autres appellent les clowns, des amateurs qui ont raté leur coup, quoi.
Le Maître de Justice n'est pas Jésus. A la rigueur le Christ lors de son prochain retour. Or Melchisedek est aussi Maître de Justice. Il se peut que les Esséniens et d'autres aient cru que Jésus était ce Maître de Justice, dans la lignée davidique de l'Ancien Testament, mais ils ont du vite s'apercevoir que Jésus ne "collait" pas avec ce qu'ils attendaient et encore plus après sa crucifixion. Il est donc peu probable qu'ils aient cautionné par écrits (découverts ou non) ce genre d'affirmation.








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AMBRE

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 27 Jan 2012, 09:38

Bonjour "lepluspetit" et bienvenue,

je surligne cette petite phrase
"et surtout de faites l'erreur que j'ai faite et qui m'a fait perdre 12 ans ", en me disant qu 'aux vues de ce que vous nous avez partagé dans ce post, vous n 'avez nullement perdu votre temps et que vous êtes peut être un digne successeur de notre poète Nasr Eddin Hodja!
Au plaisir de vous relire enfin...cher ami de toujours...


Citation :
Citation de votre présentation:
Pour la gloire de Celui/Celle qui vient, je m'inscris et envoie mon Souffle vers vous.
Je m'inscris ici pour une raison qui ne sera connue que de moi seul et de Celui qui vient bien sûr car rien ne Lui échappe. Il me connaît. Vous me connaissez, mais en vérité vous avez cru me connaître. Donc, en fait, vous ne me connaissez pas. Même ceux qui me cotoient chaque jour ne savent pas.
Certains d'entre-vous ici m'ont même blessé gravement il y a longtemps, mais cela n'a pas d'importance. La blessure a montré ma force et ma volonté. Elle a aussi révélé ma faiblesse.
Je suis le plus petit, celui qui n'a pas de voix, pas de vue, pas d'oreille, pas de pouvoir, pas de passé, pas d'avenir, pas de parole, pas de silence, pas d'existence, pas de désir, pas de non désir, pas de sexe, pas de non sexe, pas de newage, pas de tradition, pas de religion.
De toute éternité, Je Suis le plus petit ici, donc le plus grand ailleurs, le plus grand ici, donc le plus petit ailleurs.
Je SUIS sans être. J'ai sans avoir, je suis sans âge, mais avec un âge (celui qui est noté est faux, bien entendu, toute comme mon adresse : qu'importe ma personne égotique ?). Je suis bien plus vieux que cet âge, bien plus jeune que cet âge. Je viens ici pour faire souffler l'Ain Soph, le Sans Nom, ma filiation directe, ni plus,ni moins. pas l'intellect de Celui qui a chuté et a été rédempté, ni même l'intelligence et les pouvoirs des dieux qui paraît-il (je ne sais pas) ne m'aiment pas.
Devinez pourquoi (sourire).
Ma FORCE est au-delà de leur force et ma faiblesse les désarme.
Je n'interviendrai probablement pas. Je n'en ai plus besoin sauf dans les cas extrême (onction bien sûr).
En fait ma seule inscription suffit déjà à faire souffler le vent, à brûler les scories, à vous "remuer".
En vérité, je pourrais même me désinscrire de suite ou ne pas m'inscrire. Il a suffit que j'ouvre le lien vers ce site.
J'interviendrai peut-être et il y aura des pleurs et des grincements de dents, car JE REVELE.
Tel est mon rôle : Apocalypsis.
Ceux qui ont peur seront rassurés. Ce qui n'ont pas peur seront terrifiés.
Ceux qui vivent encore dans le ment-al le verront se dissoudre. Ceux qui vivent dans le COEUR me connaissent déjà car je suis eux, comme ils sont moi.
Je n'ai donc pas besoin de me présenter à eux.
Je Suis et donc j'essuie les pleurs.
Je n'ai pas d'amis. Je n'ai pas d'ennemis. Les égos (le mien inclu) m'importent peu depuis très peu. Ils ne sont pas plus à mes yeux que des pantalons et des robes suivant le sexe. Je n'aime pas les égos. J'aime ce qu'il transparaît derrière (et même devant).
Je ne libère pas. Personne d'autre que vous ne peut se libérer. Ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs, les borgnes qui guident les aveugles et il y en a beaucoup dans le newage.
N'oubliez jamais que les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
Je ne canalise personne à part si l'Esprit me le demande, ce qui est rare.
Car si on est dans l'Etre, et je commence à y être, on n'a même plus envie de communiquer, mais plutôt de communier, même si cela échappe totalement à toute compréhension/connaissance/gnose/savoir.
Je n 'ai pas de "rituels" car j'aborhe le rituel.
Je n 'ai pas de "prière" car je suis prière si je le veux.
Je désire seulement "être", ce qui impose le dépouillement.
Dans le dépouillement, je trouve la petitesse. Dans la petitesse, je passe à travers un trou de souris.
C'est pratique. Essayez...
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 16 Fév 2012, 19:17

Merci Ambre, mais même s'il est certain que j'aie eu une incarnation en musulman anti-croisé primaire et une incarnation de croisé anti-musulmans primaires.
J'ai été aussi poète, mais je sais pas lequel et je ne pense pas avoir été celui-là, même si effectivement sa tournure de phrase et ses pirouettes ressemblent aux miennes ou plutôt les miennes ressemblent aux siennes.
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 17 Fév 2012, 15:06


Bjr lepluspetit,

Enchantée de te lire car tes mots viennent du coeur et c'est assez rare un homme
qui donne ses émotions ;tu as une écriture parfois féminine et c'est plus facile
pour nous d'analyser les idées que tu exposes.
Mais il y a un "mais" de ma part car je ressens quand même la domination de
l'esprit masculin;"la femme était rare dans les cercles fermés,Jésus n'avait pas
d'intimité avec Marie-Madeleine....etc".pour l'équilibre et la représentation de la
de la dualité la femme était (ou est ) aussi présente en nombre que l'homme
dans les "cercles authentiquement spirituels";sa nature discrète l'a pousse moins
à se mettre en avant mais je pense qu'elle est aussi active que
l'homme,elle a l'habitude de travailler dans l'ombre;mais c'est sûr avec toutes ces
années derrière nous de "rabaissement et d'inégalité",elle doit maintenant assumer sa place de femme et retrouver le respect de sa nature.Une femme libérée
c'est une femme qui ose vivre sa féminité mais pas de la même façon qu'un
homme;l'égalité n'est pas la ressemblance ni une comparaison.quand les hommes
auront compris cela,ils ne seront plus effrayés par le déploiement de la féminité
retrouvée et seront mieux dans leur vie par retour des choses.
C'est drôle quand même tous ces textes religieux ,écrits par des hommes, où la femme est absente ou n'a que des rôles de saintes ou de prostituées!mais jamais
mise en avant comme Initiée.j'ai toujours trouvé cela louche!
Je tiens à ce rappel car c'est ma nature intérieure de le souligner;la femme est strictement égale à l'homme dans son cheminement spirituel et rencontre aussi
les mêmes obstacles,fait des erreurs et parfois arrive aussi à "l'éveil".
Au plaisir de te lire .

amicalement
D-C



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