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 LE LIEN ORIENT-OCCIDENT

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Sirius

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 18 Oct 2007, 18:45

"Ce n´est pas dans les livres d´histoires que tu trouveras le Christ.
C´est au plus profond de ton coeur car Il est un Esprit Vivant."

-D'accord là-dessus : il n'a rien d'un personnage historique.

Le propre des religieux : une perle de sagesse d'offerte pour une richesse intérieur qui se développe...mais au lieux d'intégrer, de digérer l'information, elle est reprojetée sur des convictions construite par un livre manipulé mainte et mainte fois par le genre humain "conditionné" souvent par le pouvoir(ce n'es plus un secret!)

Peut être que tout est déjà a sa place : un gouffre béant qui se construit et qui apparaît déjà ? (de l'autre côté, on me dis que oui, il y aura ceux qui savent, et ceux qui continus de choisir de s'aveugler...oui tout est un choix et tout est déjà a sa place)

HA! :
Oui le Christ est vivant, oui il est dans ton coeur, oui il est le Je Suis personnifié dans autant de messagers que ta conscience te permet de reconnaître!

Ouvre donc les yeux Seraphin...

PS : La photo, le pseudo, ça me dit "ange"...en même temps dans le spontané, ça me dit "neutralité -équilibre"...un ange n'a pas de partis pris (^_^)
Dans ce voyage sur Terre et ailleurs, oublie pas que Tu vas a la rencontre de Toi même!
Bien a Toi
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Séraphin
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 19 Oct 2007, 00:30

Sphinx a écrit:
au-delà du débat édifiant qui vous absorbe, je souhaiterais te proposer de te poser à toi-même la question de savoir pourquoi la Foi des autres te pose un problème.
Quelque soit le sujet d’un débat, il s’agit d’avancer des arguments portant sur des choses vérifiables.
Or « c’est vrai parce que j’y crois » n’est pas un argument recevable.

Avoir la foi ne serait pas gênant si celle-ci n’était pas brandie pour fuir un débat ou pour se croire supérieur à ceux qui ne croient pas la même chose, attitude que j’ai souvent rencontré chez des croyants de toutes chapelles.

Mais même en gardant sa foi pour soi, à quoi sert-il de croire des choses sans s’assurer qu’elles sont vraies ?

Citation :
D'un autre côté, et pour te procurer éventuellement des éléments d'appréciation par rapport à cette question, je te propose de lire l'article suivant: lien
Confus.
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Séraphin
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 19 Oct 2007, 00:46

Sphinx a écrit:
En outre...

Citation :
2 - L'élément féminin ne disparaït que lors du passage du grec au latin.
Car "esprit" est féminin en hébreu et en grec.
Je ne crois pas moi que, surtout dans le domaine religieux et dogmatique, dont la fonction est essentiellement de manipuler les gens,
La religion n'a pas pour but de manipuler les gens mais de séduire les dieux.

Citation :
la moindre chose puisse être le fruit d'un hasard, d'une traduction maladroite, d'un mot qui passe d'un genre à un autre en fonction de la langue, ou que sais-je encore.
En grec, "esprit" est au féminin, au neutre en anglais, et le danois n'utilise pas l'opposition masculin/féminin/neutre. Que devient alors ce raisonnement chez ces chrétiens là ?

Citation :
Non, surtout pour un aspect comme celui-là, rien n'a été laissé au hasard. Et si il y a eu changement de genre pour un des principes de la Trinité, cela a été su, et voulu.
Africamaat débloque à toute berzinque, plutôt !
Il est tout de même notoire que le culte de la Vierge tient une place prépondérante chez les catholiques et les orthodoxes. Alors où est-il, ce rejet de l'élément féminin dans le panthéon chrétien ?
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Sphinx

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 19 Oct 2007, 01:15

Citation :
Quelque soit le sujet d’un débat, il s’agit d’avancer des arguments portant sur des choses vérifiables.
Or « c’est vrai parce que j’y crois » n’est pas un argument recevable.

Exact! Aors, tu es probablement fait pour la dialectique...


Citation :
Avoir la foi ne serait pas gênant si celle-ci n’était pas brandie pour fuir un débat ou pour se croire supérieur à ceux qui ne croient pas la même chose, attitude que j’ai souvent rencontré chez des croyants de toutes chapelles.

La vraie Foi n'est pas une fuite ou une échapatorie. Ce n'est même pas une croyance. C'est une expérience réelle, mais intérieure. Parmi les aspects de cette expérience intérieure, on peut citer la découverte de l'énergétique du corps subtil.


Citation :
Mais même en gardant sa foi pour soi, à quoi sert-il de croire des choses sans s’assurer qu’elles sont vraies ?

La vraie Foi, je le répète, est fondée sur une expérience réelle, mais intérieure, de qualités de l'être qui ne sont pas éprouvées d'habitude.


Citation :
Confus.

Loin de là!


Citation :
La religion n'a pas pour but de manipuler les gens mais de séduire les dieux.

Ca, c'est vraiment la version pour les petits enfants...


Citation :
En grec, "esprit" est au féminin, au neutre en anglais, et le danois n'utilise pas l'opposition masculin/féminin/neutre. Que devient alors ce raisonnement chez ces chrétiens là ?

Le mot "esprit" n'est pas le seul qui aurait convenu, et il est certain qu'il y a toujours une possibilité de rendre compte de ce qui est important.

Or précisément, dans la Trinité, c'est la triplicité masculin/féminin/neutre qui est essentielle. Et si on ne l'a pas respectée à un moment, c'est forcément volontaire.

Citation :
Il est tout de même notoire que le culte de la Vierge tient une place prépondérante chez les catholiques et les orthodoxes. Alors où est-il, ce rejet de l'élément féminin dans le panthéon chrétien ?

Mais elle ne figure pas dans la Trinité fondamentale, et ce n'est au fond, si on y regarde bien, que par un engouement populaire croissant, qu'elle a acquis une telle position non pas prépondérante, mais presque. Et encore, il lui a été nécessaire de ne même pas pouvoir assumer entièrement sa féminité, et de rester vierge, pour y avoir droit !


Bien à toi,

steph
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Séraphin
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 19 Oct 2007, 03:29

Sphinx a écrit:
La vraie Foi n'est pas une fuite ou une échapatorie. Ce n'est même pas une croyance. C'est une expérience réelle, mais intérieure. Parmi les aspects de cette expérience intérieure, on peut citer la découverte de l'énergétique du corps subtil.
Ou, dit autrement : « la vraie foi, c’est la mienne »

Citation :
Citation :
Mais même en gardant sa foi pour soi, à quoi sert-il de croire des choses sans s’assurer qu’elles sont vraies ?
La vraie Foi, je le répète, est fondée sur une expérience réelle, mais intérieure, de qualités de l'être qui ne sont pas éprouvées d'habitude.
Bis.

Citation :
Citation :
Confus.
Loin de là!
Je discute sur des tas de forums avec des tas de gens qui exposent des tas d’idées.
Et si je te dis que l’exposé de tes idées est confus c’est qu’il l’est.

Citation :
Citation :
La religion n'a pas pour but de manipuler les gens mais de séduire les dieux.
Ca, c'est vraiment la version pour les petits enfants...
C’est la version de l’historien des religions.
L'idée de manipulation est la version des anticléricaux ignares qu’on trouve à la pelle sur le site de Lemanlake.
Car pour qu’il y ait manipulation, il faut qu’il y ait manipulateur.
Je ne dis pas que tous les hiérarques ont été sincères et même les Romains disaient que deux augures ne pouvaient se rencontrer sans rire. Mais enfin, ce n’était pas ces augures qui avaient inventé la religion romaine.
Prend une religion récente comme le culte du cargo : personne n’a obligé les Papous à l’inventer. Mais les Papous ont fait une interprétation magique des activités des Américains et ont essayé d’obtenir les mêmes richesses qu’eux à partir de cette interprétation magique.
De même, il y a des peuples qui, ayant constaté que le tonnerre accompagne l’orage tapent sur des tambours dans les cérémonies destinées à obtenir de la pluie.

Citation :
Citation :
En grec, "esprit" est au féminin, au neutre en anglais, et le danois n'utilise pas l'opposition masculin/féminin/neutre. Que devient alors ce raisonnement chez ces chrétiens là ?
Le mot "esprit" n'est pas le seul qui aurait convenu, et il est certain qu'il y a toujours une possibilité de rendre compte de ce qui est important.
Or précisément, dans la Trinité, c'est la triplicité masculin/féminin/neutre qui est essentielle. Et si on ne l'a pas respectée à un moment, c'est forcément volontaire.
Ce n’est pas vrai.
La Trinité vient des triades « dieu père – dieu mère – dieu enfant » qu’on trouve en diverses régions
La version gnostique en était « le Père – la Sagesse – le Logos ».

Et si la version évangélique parle du souffle plutôt que de la sagesse, c’est qu’il s’agit du choix de sectes chrétiennes parmi d’autres entre la version du souffle de Dieu planant sur les eaux de la Genèse et celle de la Sagesse qui était avec Dieu lorsqu’il créait le monde (Sg 9.9)

Citation :
Citation :
Il est tout de même notoire que le culte de la Vierge tient une place prépondérante chez les catholiques et les orthodoxes. Alors où est-il, ce rejet de l'élément féminin dans le panthéon chrétien ?
Mais elle ne figure pas dans la Trinité fondamentale, et ce n'est au fond, si on y regarde bien, que par un engouement populaire croissant, qu'elle a acquis une telle position non pas prépondérante, mais presque.
Il est vrai que l’engouement populaire a préféré une déesse mère à une construction théologique mais le peuple n’a fait que revenir aux sources de cette construction.

Citation :
Et encore, il lui a été nécessaire de ne même pas pouvoir assumer entièrement sa féminité, et de rester vierge, pour y avoir droit !
La féminité n’a rien à voir là-dedans : les déesses mères sont légion et leurs amants n’ont obtenu de petit rôles que bien plus tard.
La virginité perpétuelle de Marie vient de la version docète d’un Jésus immatériel. Il traverse donc l’hymen de sa mère sans le déchirer.
Mais même avec un Jésus matériel déchirant l’hymen à sa naissance, il a pour père un être immatériel qui l’engendre avec sa seule parole. Donc Marie reste forcément vierge au sens sexuel du terme.
Et comme l’Evangile se place dans une optique de fin des temps où Jésus est le dernier né de l’humanité, Marie n’allait pas lui faire de puîné.
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Sphinx

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 19 Oct 2007, 18:08

Bonjour Séraphin,


Citation :
Ou, dit autrement : « la vraie foi, c’est la mienne »

Non, tu vas dans la bonne direction, mais ce n'est pas exactement cela.


Ce serait plutôt:

La vraie Foi est toujours personnelle. Elle se base sur la Personne uniquement.


Citation :
Et si je te dis que l’exposé de tes idées est confus c’est qu’il l’est.

Comme d'un autre côté, je reçois des témoignages qui expriment le contraire de ce que tu dis, je ne pense pas que tu aies raison.

Mais je concède que ma façon d'écrire peut être parfois "lourde", mais pas confuse.


Citation :
C’est la version de l’historien des religions.

L'historien n'est pas forcément spiritualiste, et n'a donc pas forcément d'autres références que celles que les apparences lui ont simplement laissées.


Citation :
L'idée de manipulation est la version des anticléricaux ignares qu’on trouve à la pelle sur le site de Lemanlake.

Non.

Même encore aujourd'hui l'actualité nous montre cette manipulation.

La vérité est que l'être humain éprouve un manque profond, fondamental, car il ne connaît le plus souvent pas sa propre nature, ne comprend pas sa condition, et a profondément peur, existentiellement.

Cette peur fondamentale a provoqué en lui le besoin de trouver des références rassurantes, tangibles, qui lui permettraient au moins de dériver cette peur, et de la projeter sur "quelque chose". C'est là que l'idée de Dieu est née. Et qu'elle témoigne d'une réalité divine ou non, en tout cas elle est née pour rencontrer et atténuer cette insécurité fondamentale de l'être humain.

Ensuite, cette idée de Dieu a favorisé des rassemblements autour d'elle, toujours pour se rassurer, car plus on est nombreux dans une addiction, moins on se sent seul, et plus on peut croire que la bouée à laquelle on s'accroche, est la bonne, car les autres s'y accrochent aussi.

Et tout cela a constitué naturellement le ferment de la manipulation par les religions.

Le but a toujours été double, et pas du tout de servir les dieux:

- la manipulation des collectivités par
- l'anesthésie de l'insécurité existentielle fondamentale de l'être humain


Citation :
Prend une religion récente comme le culte du cargo : personne n’a obligé les Papous à l’inventer. Mais les Papous ont fait une interprétation magique des activités des Américains et ont essayé d’obtenir les mêmes richesses qu’eux à partir de cette interprétation magique.
De même, il y a des peuples qui, ayant constaté que le tonnerre accompagne l’orage tapent sur des tambours dans les cérémonies destinées à obtenir de la pluie.

La manipulation dont je parle prend sa source en amont du monde matériel. La manipulation commence avec l'instillation de la peur humaine dont la persistance est nécessaire à la manipulation des masses.

Que certains groupes isolés créent, dans leur coin, leur propre réponse originale à cette peur ne change rien à la manipulation qui la répand.


Citation :
La Trinité vient des triades « dieu père – dieu mère – dieu enfant » qu’on trouve en diverses régions

Tu répètes ce que j'ai écrit:

dieu père: masculin
dieu mère: féminin
dieu enfant: neutre (potentiel)


Citation :
mais le peuple n’a fait que revenir aux sources de cette construction.

Que veux-tu dire ?


Citation :
La virginité perpétuelle de Marie vient de la version docète d’un Jésus immatériel. Il traverse donc l’hymen de sa mère sans le déchirer.

Encore une fois, l'Evangile et les dogmes chrétiens ne m'importent pas.

Et j'ai trouvé personnellement plus de vérité christique dans le mythe osirien par exemple.

La réalité de cette "virginité" est à comprendre dans la renaissance par l'eau et l'esprit dont il est question dans l'Evangile lui-même: ce n'est pas la Mère biologique de Jésus, mais sa complémentaire, sa compagne, qui lui fait passer l'initiation de la Naissance.

Cela étant purement énergétique, le côté biologique n'est pas impliqué.


Bien à toi,

steph
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Lumière

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 19 Oct 2007, 23:56

Chère Séraphin,

Que le coeur sacré vienne apaiser ton coeur meurtri... & te permettre de voir la lumière

:114:
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AMBRE

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Lun 22 Oct 2007, 14:50

La Mystèrieuse Langue des Oiseaux




‘‘ Cette langue est sacrée, On cacha ainsi les croyances anciennes sous une symbolique dont seuls les initiés possédaient la clef ’’


Pour Morgane Camiret, si l’on recherche l’origine des Traditions ésotériques occidentales, on remonte fréquemment vers l’Egypte pharaonique, puis vers l’Atlantide, continent perdu...

La langue des oiseaux appartient à la connaissance spirituelle.
Cette langue sacrée se développa sous l’occupation romaine et s’obscurcit définitivement lors de la propagation du christianisme. On cacha ainsi les croyances religieuses anciennes sous une symbolique hermétique dont seuls les initiés possédaient la clef. Gwrhyr, le druide magicien parlait toutes les langues des hommes et des animaux. Il s’entretenait avec l’Aigle Gwernabwy, le Cerf Redynre, le Merle Cilgwri et le Saumon de Llyn Llyw. Saint François d’Assises parlait aux oiseaux. Les troubadours s’exprimaient en langue d’Oc qui a survécu dans les régions du sud de la France et dans le nord de l’Espagne. Génération après génération, des chants et des prières ont été transmises, renfermant le message des croyances anciennes en un langage hermétique ; le «Langage des Oiseaux». Des vérités et des connaissances perdues y sont occultées par le biais des images et des connotations «f» phonétiques. Toute une tradition orale fut ainsi transmise dans des lignées. La piste des indices est souvent indiquée par le mot-clef «trobar» (signifiant «trouver») qui indique un second niveau de sens au chant ou à la prière dont les origines pseudo-chrétiennes sont souvent douteuses. Cette technique littéraire correspond à une codification qui permit aux anciennes croyances de perdurer à travers les siècles. La Déesse d’autrefois et de toujours apparaît alors sous les traits de «Notre Dame La Retrouvée». A la cathédrale de Chartres, c’est «Notre dame de la Verrière» qui indique le mystère occulté par les constructeurs dans la symbolique du lieu; ce fait laisse à penser que le compagnonnage possède certaines clefs du «Langage des Oiseaux». Ainsi, certaines sorcières traditionnelles déclarent avoir des ancêtres verriers.

Dans la lignée des «sorcières» traditionnelles, la «marraine» qui appartient à la toute importante constellation familiale, va faire des cadeaux à sa filleule. C’est elle qui aura la charge de la vêtir; ce sera sa bonne fée. Dès son enfance, elle-même durant son enfance aura été surnommée «drops» car elle va être la dépositaire des secrets des «Tropes»; c’est-à-dire les secrets d’Atropos. En effet, le «t» et le «d» sont en réalité la même lettre dans les langues indo-européennes et permettent l’occultation des mystères sorciers. De plus dans la région de Baian-Karan-Oula, entre la frontière du Tibet et de la Chine, la tribu des Ham fait référence à une mystérieuse visite des «Dropa» descendus des nuées à l’aide de nefs volantes. Les lignées de surdouées comme la lignée X seraient-elles effectivement les descendantes de ces races extraterrestres qui peuplèrent la Lémurie et l’Atlantide ? La future «madrina» apprendra l’utilisation des mots et révélera leur sens caché. Il sera pour elle alors tout à fait naturel de s’exprimer dans cette langue imagée et obscure pour les non-initiés et les persécuteurs des anciennes traditions. D’autre part, elle incarnera les qualités particulières de cette facette de la divinité.
Le «trobar» des Troubadours et des Trouvères préservait les anciennes croyances et, par conséquent, ces ménestrels furent éventuellement discréditées sous Saint-Louis (Louis IX). Dans le «Voyage de Saint Brendan» datant du VIe siècle, l’épisode nommé «le paradis des oiseaux» où dans «une terre haute et lumineuse» les oiseaux blancs parlent aux voyageurs. Leur beauté souligne leur sainteté; ce sont des êtres spirituels rattachés à la notion de l’au-delà celtique car les feuilles des arbres sont tachetées de rouge et de blanc comme les oreilles des chiens d’Annawn, la divinité infernale du Mabinogion. De plus, les oiseaux expliquent leur présence ; ils sont des êtres déshérités et disgraciés. La position des druides d’antan semble transparaître au travers de leurs propos car bon nombre se sont réfugiés dans les ordres religieux dont l’obédience celtique permettait une certaine autonomie vis-à-vis de Rome. Ces oiseaux chantent les complies et les matines en harmonie avant l’aube. Ils conseillent les hommes, leur indiquant la route à suivre comme l’aurait fait dans le passé l’oracle des druides. «Le langage des oiseaux» est porteur d’un message sacré.

La connaissance révélée concerne une religion préchrétienne, pré-patriarcale ayant survécu dans l’inconscient populaire grâce à des chants et des prières. Ces chants et ces contes fonctionnent grâce à des métaphores, des connotations subtiles, des concepts décodables et des catégories qui font resurgir l’antique conscience occidentale. Ce langage légèrement occulté permet d’articuler le polythéisme qui a subsisté dans les profondeurs de nos consciences depuis les Grecs. Il rattache nos pensées contemporaines aux divinités antiques qu’il ancre sur cette terre où nous vivons au quotidien. Il ne s’agit pas de bannir le rationalisme même, mais de redonner une voix au substrat esthétique aux abstractions et de transformer la pensée en lui rendant son référentiel mythologique qui lui confère une dimension passionnelle. Les divinités de l’inconscient refoulé par les monothéismes asséchés, sont prêtes à resurgir grâce au lègue des lignées sacerdotales. La Déesse des profondeurs de la terre s’apprête à reprendre sa place parmi nous.
Entre autres, la langue catalane qui selon le grand linguiste Joseph Monard est proche de l’ancien Gaulois a conservé de nombreux indices de ce passé qui a refusé de mourir. D’autre part, «Le langage des oiseaux» est imprégné du pouvoir magique de l’ancien culte primordial. Ce langage est l’expression des divinités d’autrefois, en l’occurrence du panthéon de la Grèce antique qui constitue les fondements de la conscience et de la pensée occidentale. Utilisé avec foi, il permet d’intégrer et d’invoquer une autre réalité de façon tangible. Grâce à son usage, les voeux sont exaucés puisqu’ils sont connectés aux divinités. De Sede, nous dit Ean Begg a élucidé un chant dont le titre est «The Death of Joana» ou «Lou Boyé», «le gardien de troupeau». Joana ou Jeanne était un nom utilisé durant les rites pratiqués par les Cathares. On y rencontre Jeanne «al pè del foc», au pied du feu, morte évidemment. Comme la petite «Bo-Peep» des contes anglais, elle est bergère. Selon les indices du «trobar» du système des Troubadours, elle représente la figure grandiose et divine de La Grande Déesse et également d’une de ses prêtresses guidant son troupeau. Mais, dans ce cas, il s’agit d’un troupeau de chèvres et non de moutons. L’iconographie chrétienne a préféré le motif du troupeau de mouton. Remarquons ici que le langage caché utilisé par les Cathares non seulement ressemble au Catalan mais qu’il emploie le même style d’imagerie. De plus, les Cathares étaient les derniers porteurs connus de la connaissance druidique.
Les Camisards étaient des gnostiques qui comme les Cathares réfutaient la divinité du Christ. Théologiquement, ils se refusaient à renier le côté sacré du corps et du monde matériel; les païens n’en croyaient pas moins. Car si l’erreur de nier les divinités qui se cachent dans notre psyché naturellement polymorphique, est grave et dangereuse pour l’humanité, le fait qu’elle crée un schisme entre le sujet et l’objet, l’intérieur et l’extérieur, le réel et la fantaisie, le concret et l’imagination, n’est pas moins grave. Les païens étaient naturellement en harmonie avec les images du quotidien dans lequel ils baignaient sans le clivage de la réflexion qui aussitôt divise l’être en observateur-observé.
Là, réside la véritable chute; le monothéisme qui sépare le spirituel du physique et contribue à briser le miroir intérieur de la psyché humaine.

Les Camisards choisirent les Cévennes pour échapper aux armées du roi Louis XIV qu’ils auraient pu comparer au traître roi Hérode. Les persécutions qui s’en suivirent, trouvent des échos dans le massacre des Innocents d’un ancien chant. Notons ici que les Camisards se caractérisaient par le port d’une chemise blanche symbolisant leur pureté de coeur qui prend une importance symbolique dans le «Langage des Oiseaux» sorcier. Les «Camisards» étaient un vestige de l’Ancienne religion comme le secrétaire du «Druid Publication Departement» (The Tribune Publication Co.) confia à George Long («The Folklore Calendar», Ph. Alan Pub; 1930).
Dès le début de la chrétienté, une gnose dont l’hérésie Cathare n’est qu’une expression, existera sous diverses formes. Les Vème et VIème siècles voient un déferlement de prédicateurs sur l’Europe pour anéantir l’Ancienne religion. Pour en nommer quel ques-uns citons les futurs saints ; Gaud, Martin de Tours,
Germain dit Le Scot, Colomban, Marcouf, Rémi... De nombreux conciles oeuvrent à éradiquer les croyances primordiales indoeuropéennes. Les Conciles de 533, 538 et 549 encouragent l’Église à utiliser les forces terrestres de l’ancienne religion déjà interdite par Théodose. Des décrets interdisant le culte des arbres, des pierres et des fontaines et recommandant la destruction de tous simulacres, sont promulgués par les Conciles d’Arles en 452, de Tours en 567, de Nantes en 658 et de Tolède en 681. Les outils mis en oeuvre par l’Église démontrent la persistance des croyances païennes à travers les âges. Puis, sous la tutelle du Pape Innocent III l’Inquisition commence à se mettre en place.
L’hérésie devient un crime de lèse-majesté puisque l’Église et les monarchies de l’époque se partagent le butin. Daniel Lacotte dans son étude «Danse avec le Diable», nous informe que l’inquisition finit ses débuts officiels en Allemagne en 1231.
D’autre part, dans «Sorcellerie au pays Basque», Joanne Charpentier décrit les assemblées sorcières «akelarre», fort bruyantes où les paysans dansaient des farandoles au son des flûtes, violons et cornemuses pour retrouver, selon l’auteur, «la tradition populaire, l’équilibre et la fraternité nécessaire à la vie des êtres humains». Selon Pio Baroja, les réunions de sorcières auraient eu lieu au Pays Basque et en Espagne jusqu’à la Révolution de 1936. Bien que des tentatives de réhabiliter les anciennes croyances virent le jour, elles échouèrent. Pour veiller à leur survie ces coutumes prirent le maquis et firent de la résistance, entre autres, dans les Cévennes. Les vieux thèmes persistent dans des contextes constamment renouvelés cependant ils conservent leurs messages originels. Des exemples de ces réminiscences sont proposés dans les chapitres qui suivent.

Ainsi fut occulté tout un enseignement, toute une doctrine rendue inaccessible aux oreilles des non initiés. Ce secret voilé de tous constitue un véritable système ésotérique, une doctrine dans son sens éthymologique le plus pur, d’une sagesse. Le «langage clos» est l’outil des adeptes qui tiennent à ne pas vulgariser certaines connaissances. Il est aussi le moyen de transmettre la révélation de la magie des sons et des mots. On retrouve cette façon de voiler le secret, ce langage ésotérique dans d’autres cultures comme dans celle des Dogon.
En 1948, Marcel Griaule qui s’entretint avec un vieil initié de la tribu des Dogon exprima ainsi sa trouvaille : «ces traditions ésotériques s’expriment comme tous les textes sacrés en un langage imagé et clos qui nécessite une exégèse explicative». Aujourd’hui, la tradition cachée européenne ose sortir de l’ombre où elle s’était repliée. Il devient donc possible enfin de la soumettre au même traitement analytique avant qu’elle ne disparaisse tout à fait.



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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Dim 11 Nov 2007, 13:55

CHRIST
OU
BOUDDHA?

UNE COMPARAISON DE L'ENSEIGNEMENT
DE LA SAGESSE OCCIDENTALE
ET DE L'OCCULTISME ORIENTAL



par
ANNET C. RICH

Préface de
M A X
H E I N D E L


PRÉFACE

L'auteur a écrit ce petit ouvrage à ma demande, pour la raison mentionnée dans les deux premiers paragraphes; elle était particulièrement bien préparée par des années d'étude des systèmes religieux Oriental et Occidental à entreprendre une tâche de ce genre et, à mon avis, elle a donné un aperçu très complet du sujet. Elle a adopté une attitude très sympathique à l'égard de l'Enseignement Oriental, comme il convient à une âme éclairée. Ainsi l'esprit de ce petit livre ne prête en aucune manière à la controverse, car nous ne croyons pas pouvoir affermir notre propre religion en dénigrant celle d'autres peuples. Nous avons la conviction que la religion de l'Orient est parfaitement adaptée aux peuples qui y vivent, de même que la religion Chrétienne est celle des peuples Occidentaux. Si le Bouddha donnait son enseignement de nos jours, et si un aspirant de l'Occident lui demandait lequel il devrait suivre, de lui ou du Christ, je suis certain qu'il le dirigerait vers La Lumière du Monde, le Christ. Ce petit traité est donc publié dans l'espoir de montrer aux étudiants Occidentaux que leur religion est la religion Chrétienne, qu'ils doivent laisser la religion Orientale aux peuples d'Orient, et adopter de tout leur cour et de toute leur âme la religion du Christ.

Max Heindel (1914)

table des matières

INTRODUCTION

Lorsqu'il y a quarante ans environ l'Enseignement de l'Occultisme Oriental fut présenté au monde Occidental, de nombreux étudiants ont considéré comme raisonnables les explications qu'il donnait de l'univers. La Cosmogonie Rosicrucienne, publiée il y a cinq ans, en 1909, était semblable, à certains égards, en ce qui concerne les lois qui gouvernent l'univers. La question se pose alors, naturellement, sur la portée de ce livre, son but, pourquoi il a été publié, et si l'enseignement qu'il contient ainsi que les méthodes de développement qu'il préconise conviennent mieux à une civilisation avancée et moderne.

Ce petit traité est écrit pour répondre à ces questions, et rectifier la conclusion erronée qui, du fait d'un examen superficiel, précise que les deux enseignements sont semblables.

Le huitième chapitre de l'Epître aux Hébreux, parle d'un temps à venir où il ne sera plus nécessaire d'enseigner aux hommes à connaître Dieu, car alors tous, du plus grand au plus petit, auront Ses lois inscrites dans leur cour et leur esprit, et tous Le connaîtront. Actuellement, la perception spirituelle est, à des degrés divers, obscurcie par le voile de la chair et du sang qui "ne peuvent hériter du Royaume de Dieu". Maintenant nous en sommes à chercher à tâtons la vérité qui nous délivrera des entraves de la matière et qui nous donnera les facultés spirituelles requises pour connaître Dieu. Le Christ nous a promis que "si nous cherchons, nous trouverons". Il n'a pas fait d'exception; nous n'avons donc pas à craindre qu'un seul soit "perdu". Cependant, nous éviterons bien des efforts en cherchant dans la bonne direction, et c'est pourquoi nous nous sentons obligés de présenter aux étudiants Occidentaux quelques-unes des différences entre l'Enseignement de l'Orient et celui de l'Occident, en insistant particulièrement sur la méthode Occidentale de la croissance de l'âme, méthode naturellement adaptée aux peuples Occidentaux, car elle tient compte des différences de mental et de tempérament entre les civilisations ou les peuples occidentaux et orientaux.

1) Nous croyons que toutes les religions ont une origine divine, chacune d'elles parfaitement adaptée à la nation à laquelle elle a été donnée puisqu'elle provient d'un messager de Dieu.

2) Nous savons que la civilisation progresse d'Est en Ouest et que les peuples les plus avancés vivent actuellement en Occident.

3) Nous pensons qu'il est raisonnable de supposer que la religion la plus avancée a été donnée aux peuples les plus avancés, et qu'ainsi notre religion Chrétienne est actuellement la forme la plus sublime d'adoration.

4) Nous savons que chacune des anciennes religions avait des Ecoles de Mystères pour les âmes avancées, et que le Christ aussi a donné à Ses disciples des enseignements concernant"les Mystères du Royaume des Cieux", mais qu'Il a parlé en paraboles au public.

5) Dans l' Enseignements Oriental, la Fraternité Universelle est considérée comme le grand idéal. Dans l'Enseignement des Mystères Chrétiens de l'Occident, l'Amitié Universelle est l'idéal. Le Christianisme doit être une religion cosmique, et non une religion de race, et ses enseignements ésotériques sont destinés à devenir universels. Selon l'Enseignement Occidental, le Christ sera le chef de la prochaine Grande Epoque, et Il reviendra, non dans un corps physique, mais dans un "corps de l'âme" (sôma psuchikon) ainsi que l'enseigne Paul dans la première Epître aux Corinthiens (15:44). Ce véhicule est formé d'éther, et lorsque l'homme aura développé une conscience éthérique de manière à pouvoir rencontrer le Christ "face à face", Il apparaîtra.

6) Si la religion chrétienne est la plus avancée, son enseignement ésotérique doit nécessairement être plus profond et d'une plus grande portée que tous les autres. L' Enseignement de la Sagesse Occidentale comprend des méthodes de développement du corps de l'âme, afin que nous puissions fonctionner consciemment dans les mondes invisibles, tout en continuant à vivre dans notre corps dense. Ces méthodes sont particulièrement adaptées aux besoins des Occidentaux, aussi donnent- elles des résultats sans les dangers qui accompagnent l'utilisation des méthodes Orientales.

Nous pouvons ajouter qu'une longue étude des anciennes religions nous permet de parler sans préjugé et avec gratitude, pour la lumière reçue grâce à elles. Ainsi nous nous sentons libre d'énoncer notre conviction que la religion Chrétienne est plus sublime que chacune de ses devancières; que les Enseignements Chrétiens des Mystères, aujourd'hui propagés par l'Ordre Rosicrucien par l'intermédiaire de The Rosicrucian Fellowship, sont à la fois scientifiques et spécialement adaptés à notre civilisation avancée; et que répudier la religion Chrétienne pour l'un quelconque des systèmes plus anciens équivaut à préférer les anciens traités scientifiques aux nouvelles éditions qui mentionnent les découvertes récentes .
suite:

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avec l amicale autorisation de "Johannes"
pour rappel cette page que j ai partagée en privé à certains:
LUMIERE CHRISTIQUE

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MessageSujet: LA LEGENDAIRE CITE DE BABYLONE RECONVERTIE EN CAMP MILITAIRE   Jeu 20 Déc 2007, 15:42



LA LEGENDAIRE CITE DE BABYLONE RECONVERTIE EN CAMP MILITAIRE


« Babylone est sans conteste l'un des sites archéologiques les plus important au monde, et les dégâts causés par le camp militaire un nouveau coup porté au patrimoine irakien. »
DR John Curtis, Directeur du département des Antiquités du Proche-Orient au British Museum.

De nombreux sites antiques ont été transformés en camps militaires. Ainsi, Babylone (« la Porte des dieux ») a été occupée par deux mille soldats américains dès les premiers jours de l'invasion du pays - au prétexte de la protéger - en dépit de l'opposition de l'ensemble de la communauté internationale des archéologues.

Babylone, dont l'origine remonte à la préhistoire, est l'une des cités au monde les plus anciennes et les plus riches. Sous le roi Hammourabi (1792-1750 av. J.-C.), la capitale de la Mésopotamie connut un important essor littéraire, artistique, scientifique et juridique (avec le code Hammourabi). Sous le règne du chaldéen Nabuchodonosor (605-562), qui reconstitua un empire qui s'étendait jusqu'à l'Egypte, Babylone devint la plus belle capitale du monde. Elle était peuplée de plusieurs centaines de milliers d'habitants, dans un pays qui en comptait vingt-cinq millions. En partie grâce à son port sur l'Euphrate, « la Babylonie domin(ait) toute l'activité économique internationale de l'époque » (St Prot, 33). C'est dans sa bibliothèque que les prêtres Hébreux se seraient initiés aux connaissances des mages chaldéens, et recopié les tablettes qui leur auraient inspiré les futures légendes bibliques (idem, 34). La ville, qui avait été conquise par Cyrus autour de 538 av. J.-C., fût en partie détruite en - 482, lors de révoltes contre les occupants Perses. Elle était restée l'une des plus importantes cités du monde pendant plus de mille ans.

Babylone avait impressionné l'historien grec Hérodote (484-420 av. J-C.), et Alexandre Le Grand, qui en avait fait la capitale de son Empire et qui y mourut en - 323 avant d'accomplir totalement son projet de la restaurer. Les écrits hellénistiques témoignent de l'admiration des Grecs pour son architecture, ses gigantesques doubles remparts en briques d'une périphérie de 20 Km, les luxuriants jardins suspendus de la reine Sémiramis (l'une des sept merveilles du monde) (5), son pont sur l'Euphrate, les réseaux de ses rues et le sanctuaire du dieu Mardouk. « Babylone était le coeur spirituel et intellectuel de toute la Mésopotamie, rayonnant sur le monde civilisé. » (Salvini, Babylone, p.3).

Les fouilles, entreprises au milieu du XIXe siècle, avaient déjà permis de mettre au jour de nombreux édifices, tablettes et objets antiques divers, mais la plus grande partie de cette ville immense, aux strates multiples depuis l'époque préhistorique, restait encore à découvrir, enfouie sous terre.

Babylone fut en partie reconstruite sous Saddam Hussein dans les années 80' (les projets de réhabilitation dataient de 1938) ; le président voulait lui restituer sa grandeur originelle et en faire l'un des grands sites touristiques du pays. (Cette initiative fut tournée en ridicule par les Occidentaux, les mêmes qui avaient célébré avec enthousiasme la réhabilitation de Persépolis par leur ami le Shah d'Iran). Les travaux, entrepris avec l'aide de l'UNESCO, durent cesser avec la 1e guerre du Golfe, mais on pouvait déjà admirer de nouveau les édifices les plus importants, notamment les palais de Nabuchodonosor et la plus grandiose des huit portes de la ville, celle d'Ishtar (la déesse de l'amour et de la guerre), revêtue de briques bleues émaillées ornées de frises de dragons et de taureaux dorés en léger relief (6).

« C'est comme si les sites des pyramides d'Egypte ou celui de Stonehenge étaient devenus des camps militaires » (DR John Curtis, Janvier 2005)

Aujourd'hui, la cité légendaire, située à 90 Km de Bagdad, est devenue le « camp Babylone » (sic), occupé principalement par des troupes polonaises depuis septembre 2003. Les équipes internationales d'archéologues ont été contraintes d'abandonner leurs fouilles au début de l'invasion. Le camp occupe 150 ha au milieu du site archéologique de 900 ha ; il est installé autour de la partie centrale de l'ancienne cité, près de la ziggourat.

Le nouveau ministre de la culture de l'Irak sous Occupation lui-même, Mofeed al-Jazaeri, réclame depuis des mois l'évacuation totale du site. Dans une interview à l'Agence Reuters en décembre 2004, il a décrit certains des dommages irréparables causés par les équipements lourds, les hélicoptères et autres engins militaires, insistant particulièrement sur le problème des hélicoptères qui survolent en permanence la cité antique. Leurs ailes endommagent les murs fragiles bâtis en briques d'argile. Une piste d'atterrissage a été construite au coeur de l'ancienne cité, sur les ruines antiques, après « nettoyage » du terrain (imaginons un instant l'Acropole d'Athènes transformé en aéroport militaire?). Plus loin, des chars sont parqués dans les ruines d'un théâtre grec de l'époque d'Alexandre le Grand. A proximité du théâtre se trouvent un bunker de béton et des containers de fuel dont les fuites ont contaminé l'environnement.

Le nouveau ministre indiquait encore : « Nous ne connaissons pas la hauteur des dommages dus à la présence militaire, car nos experts ne sont pas autorisés à entrer sur le site. Mais nous avons reçu des informations que plusieurs monuments ont été endommagés ». Ainsi, des toits et des murs de temples antiques (comme ceux de Ninmh et Namou (VIe siècle av. J-C) se sont effondrés. Le palais de Nabuchodonosor, jadis entouré des fameux jardins suspendus aurait également été endommagé.

La firme américaine Kellogg, Brown & Root (KBR), une filiale d'Halliburton (la multinationale liée à Dick Cheney), a entrepris des travaux de creusement et de construction autour de la ville, entraînant de nouvelles dévastations sans que le ministre soit consulté ni informé des motifs de ces travaux. Ni les officiers polonais qui occupent le site, ni les représentants de KBR n'ont accepté de répondre aux questions du ministre. De même, les plaintes déposées auprès de Paul Bremer et du précédent commandant de l'alliance, le lieutenant général Ricardo Sanchez, pour qu'il soit mis un terme à ces exactions, n'avaient jamais abouti.

Le rapport alarmant du British Museum sur les destructions commises par les troupes d'occupation à Babylone

Sur la demande des experts irakiens, le DR Curtis, directeur des Antiquités du Proche- Orient du British Museum, et qui dirige des fouilles en Irak depuis plusieurs décennies, a pu se rendre pendant deux jours et demi sur le site en décembre 2004. Si on ne lui a pas accordé le temps de faire un rapport exhaustif, il a néanmoins pu établir sur 14 pages une liste indicative des « dommages substantiels » causés par l'occupation militaire dont un résumé a été publié dans le quotidien britannique « The Guardian ». Lord Redescale, président de la commission parlementaire britannique d'archéologie, a qualifié les informations contenues dans le rapport de « terrifiantes ».

Le rapport, qui contient plusieurs cartes détaillées, apporte en effet des informations précieuses sur les dévastations commises par les troupes d'Occupation. Ainsi, la Voie processionnelle antique, l'une des principales routes pavées de la ville, vieille de 2.600 ans, a été écrasée par les engins lourds qui circulent sur son fragile pavement de briques. Pis, les fragments archéologiques récupérés, contenant également des ossements, ont été mélangés dans des milliers de sacs de sable servant à des fins militaires. Mais on devait tomber de Charybde en Scylla car, après que l'on eut mis fin à cette pratique, on utilisa des tonnes de « gravier » (des fragments archéologiques) ramassé sur un autre site pour couvrir une surface de 300.000 m2 contaminant ainsi le site.

Ce gravier a été compacté et parfois traité chimiquement à l'aide d'un dérivé du pétrole pour la construction de la piste d'atterrissage des hélicoptères et des parkings destinés aux véhicules militaires. Le long de la piste, des blocs énormes de béton ont été posés pour protéger l'aéroport d'éventuelles attaques. De nombreuses tranchées ont été creusées à proximité de monuments antiques (anéantissant à tout jamais des milliers d'antiquités), dont la grande Ziggourat identifiée comme la « Tour de Babel » décrite dans la Bible. Du fioul suintant des réservoirs des blindés non entretenus s'infiltre lentement dans les différentes strates archéologiques.

En outre, un nombre important des fameux dragons (mushussu) ornant les briques émaillées de la porte d'Ishtar (qui sont d'origine à cet endroit) ont été endommagés à la suite de tentatives d'arrachage des murs de l'édifice. De nombreuses briques signées par le souverain Nabuchodonosor II (selon la tradition mésopotamienne) ont été volées ou brisées.

Le DR Curtis demande qu'une enquête internationale soit diligentée par des experts en vue de dresser un bilan complet des destructions causées par les troupes d'Occupation, et presse le ministre irakien de la Culture de tout faire pour obtenir un classement rapide du site par l'UNESCO. Outre Babylone, les autorités irakiennes avaient demandé en 2000 le classement en priorité des sites de Mosul, Nimrud, Ashur, Samarra, Al-Ukhaidar, Wasit et Ur.

Conformément aux pratiques journalistique en vigueur en France, où la déontologie propre à la profession a presque disparu, les media ont « glissé » sur l'information. Ainsi, une chaîne française s'est contentée de montrer des soldats polonais, visiblement ivres, en train de chevaucher le fameux lion monumental en basalte de Babylone.

Faire table rase de notre Histoire

La cité a une connotation péjorative, de confusion, de chaos en raison de l'épisode de la Genèse sur la Tour de Babel (11,1-9), et surtout celui de la déportation des Juifs à Babylone par Nabuchodonosor II, après la prise de Jérusalem en 597 av. J.-C. Des textes du Ier siècle de notre ère la dépeignaient comme « l'adversaire de toujours, l'ennemi du peuple élu ». Ainsi, « la métaphore de Babylone, la ville du diable, se prépare à traverser les millénaires » (Salvini, pp. 12-13). C'est pourquoi la nouvelle destruction de la ville « maudite » serait parfois interprétée comme une revanche historique.

Toutes les villes du pays, où l'ancien et le moderne sont étroitement imbriqués, sont menacées de destruction par les bombardements. La plupart des villes antiques comme Samarra (célèbre par sa mosquée, déjà endommagée par des missiles en 1991) font l'objet de destructions par les troupes occupantes. Seule la ville d'Hatra (70 ap. J-C), site parthe (le seul site irakien classé par l'Unesco) serait protégée.

Le génocide culturel accompagne le génocide du peuple irakien, avec la complicité scandaleuse et inadmissible de l'ensemble de la « communauté internationale ». Tout se passe comme si la destruction méthodique de l'Irak avait pour but de l'effacer, non seulement de la carte géographique, mais aussi de l'Histoire de l'Humanité, par tous les moyens : incendie de sa bibliothèque et de ses archives nationales (en 2003), destruction de ses monuments antiques et médiévaux, et de ses sites archéologiques contenant des millions de tablettes d'argiles racontant tous les aspects de la vie de nos plus lointains ancêtres.

Dès que l'Irak aura été « nettoyé » de sa population et de ses antiquités (détruites ou écoulées sur le marché de l'art, dépouillées de leur valeur archéologique), des sociétés liées aux membres du gouvernement Bush, comme Halliburton, « symbole du capitalisme de compères à l'américaine » (I. Warde) vont entreprendre un immense chantier de reconstruction très lucratif, cette fois à l'échelle du pays. Dans ce « nouvel Irak », où l'on aura achevé de faire table rase d'un passé encombrant, les sociétés pétrolières US et britanniques pourront enfin prospérer en toute quiétude.

En l'absence de toute réaction réelle de cette vague entité nommée « communauté internationale », jusqu'à présent extrêmement complaisante à l'égard des très graves et permanentes violations du droit international par les Etats-Unis (qui en font le principal « Etat-Voyou » du monde - et peut-être bientôt de l'Histoire), les faucons de Washington pourront poursuivre en toute impunité leurs génocides humanitaires et culturels en Syrie, en Iran et ailleurs, et imposer définitivement leur « démocratie » et leur « culture » à la planète entière.

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 20 Déc 2007, 16:01

je vous partage ceci dans la continuité(déjà lu pour certains sur un autre forum)



http://membres.multimania.fr/arousseljcharest/chap1.htm

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 20 Déc 2007, 16:07

Merci pour cet excellent article

:69:
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 20 Déc 2007, 16:47

Merci à toi et à Mirka qui m a fait me remémorer bien des choses avec cet article.
j ai rêvé il y a plus d un an d un aigle à tête de lion..on me montrait clairement la porte des étoiles et un panneau avec
l inscription "Iran"!
j ai cherché le mot Anzu que je ne connaissais pas...j ai vu cette représentation dans le nu 100 des cahiers science et vie..pas de hasard ...



lire ceci aussi
La pensée assyro-babylonienne a hérité de la tradition sumérienne l'idée qu'existaient encore dans le cosmos des forces de mal ou, du moins, de trouble qui en bouleversaient pendant un temps l'ordonnance, avant qu'un champion ne rétablisse l'état de choses précédent : le mythe d'Anzu raconte ainsi comment un héros divin, Ninurta, tua un oiseau maléfique pour faire régner à nouveau l'harmonie.(...)
Anzû ou Zu est à l'origine une divinité sumérienne nommée Imdugud. Il s'agit d'un aigle léontocéphale. Anzû est son nom akkadien. L'épopée de Ninurta rapporte qu'à l'origine Anzû était le serviteur du puissant dieu Enlil. L'oiseau tonnerre (il pouvait déchaîner la foudre) rêvait cependant de puissance. Or son maître possédait les "tables du destin" qui, comme leur nom l'indique, permettaient à celui qui les possédaient de commander le destin de tout être. Profitant d'un bain pris par son maître, Anzû lui déroba les tables et s'enfuit.

Parmi les dieux terrifiés, seul le héros Ninurta se résolut à affronter Anzû. Après un combat acharné, il parvint à lui briser les ailes. La suite de l'épopée est manquante. Il est probable que Ninurta finisse par tuer Anzû.



Citation :
LE MYTHE D’ANZU



La pensée assyro-babylonienne a hérité de la tradition sumérienne l'idée qu'existaient encore dans le cosmos des forces de mal ou, du moins, de trouble qui en bouleversaient pendant un temps l'ordonnance, avant qu'un champion ne rétablisse l'état de choses précédent : le mythe d'Anzu raconte ainsi comment un héros divin, Ninurta, tua un oiseau maléfique pour faire régner à nouveau l'harmonie.



Au-dela du mythe, à l’age d’or de la science en Grèce au sixième siècle av. J.-C, Pythagore de Samos était (et est toujours) une des figures les plus influentes en mathématiques. Dans l'Énigme de Fermat (Walker & Co., 1997) Simon Singh écrit qu'un étudiant de Pythagore qui avait été rendu perplexe par le fait que la racine carrée de 2 ne pouvait pas être exprimée comme une fraction de deux nombres entiers avait eu le culot de suggérer à Pythagore que les nombres comme la racine carrée de 2 pourraient exister en plus des nombres entiers et des fractions. Pythagore avait défini l'univers en termes de nombres raisonnables et l'existence de nombres irrationnels mettait sa théorie en question. Il ne pouvait pas accepter que lui, la fraternité Pythagoricienne ainsi que son école de plus de 500 disciples, puissent être dans le faux. Il a fait condamner à mort le jeune étudiant par noyade.



Vrai ou faux ? Je l’ignore. Bizarre en tous cas de la part de la part de quelqu’un qui a démontré le fameux théorème.



Ce qui nous importe ici ce n’est pas bien entendu le théorème, ce qui nous importe c’est la propension des décideurs à refuser les feed-back lorsque ces derniers sont négatifs.



Il vrai la aussi que dans les tribus archaïques le messager porteur d’une mauvaise nouvelle était souvent exécuté.

Cette façon de confondre message et messager considérant qu’en tuant le messager on règle le problème est finalement restée assez commune.

Le courtisan est un risque majeur pour le décideur qui, faute de s’en prévenir en valorisant les feed-back factuels et courtois, risque fort de devenir un sourd mental.

Il n’y a en effet pas de pilotage possible sans retours d’informations factuelles sur la situation, le timonier ne peut guère ordonner une correction de barre, si on lui ment, ou si on lui cache un écart de cap



Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ; Il s’agit du titre d’une ancienne chanson de Guy Béart...



Peut-être un espoir avec ce proverbe arabe que je viens d’apprendre cette après midi: « avant de tirer la flèche de la vérité, prends soin d’oindre la pointe avec du miel »



« Personne n’aime le messager qui amène une mauvaise nouvelle » disait Sophocle et pourtant il n’y a pas de progrès, pas de performance sans feed-back permettant de corriger les erreurs et de guider un système quel qu’il soit.



A bientôt



Jean Emile MAZER

j ai essayé d ouvrir le débat maintes fois sur ce sujet...
http://antahkarana.forumzen.com/dites-moi-f9/jesus-christ-t324.htm?highlight=mani

http://antahkarana.forumzen.com/elargir-son-horizon-f7/manicheisme-et-spiritualite-t20.htm?highlight=manich%e9isme


La découverte de Mani avec François Favre fut un choc pour moi!
François Favre...une révélation...
http://mani.blogspirit.com/


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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 21 Déc 2007, 14:13

Chère Ambre,

tu continue de m'émerveiller avec ta source infini de textes qui nous ouvrent les horizons...
Le temps me manque pouor échanger sur tout cela mais dans mon coeur je me sens si connecté, je sens ton énergie chaque fois que je lis... cadeau, cadeau que vous êtes tous pour moi

J'ai été tres touchée aussi par MANI, son cheminement ses découvertes...

Quel terrain merveilleux de création que notre Terre, quel merveilles que toutes ces anciennes civilisations, leur architectures remplie de sacré...

En tous cela aussi je vois la beauté

Il y a notre désir de pouvoir continuer a la comtempler, et notre savoir que tout change ...

Je te partage tout l'émerveillement en moi qui est possible grace a tout ce temps que tu passes a nous dénicher l'infini beauté, l'infini diversité, l'infini création
CE QUI NOUS UNIT... :951:
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 27 Déc 2007, 10:02

PO
INFORMATION:
certaines révélations dans les pages suivantes peuvent choquer le lecteur

avec discernement comme il se doit!

Saint Jean


Citation :
L'Apocalypse est le dernier livre de la Bible chrétienne.

Étymologiquement, Apocalypse est la transcription d'un terme grec (Aποκάλυψις, Apocalupsis) qui lui-même traduit l'hébreu nigla lequel signifie mise à nu, enlèvement du voile ou révélation. Le livre commence en effet par les mots « Révélation de Jésus-Christ » (Ap 1,1). C'est en ce sens que le texte présentera la personne de Jésus-Christ à son retour sur terre et les événements l'entourant.

Le livre prophétise aussi bien sur ce qui est arrivé, sur ce qui arrive, que sur ce qui doit arriver plus tard : « Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui doit arriver ensuite » (Apocalypse chapitre 1, verset 19).


Il est fêté par les catholiques le 27 décembre et par l'Église orthodoxe le 26 septembre (dormition) et le 8 mai.


Selon les évangiles et le livre des Actes des Apôtres, Jean est l'un des douze apôtres de Jésus.
Son père s'appelle Zébédée. Sa mère est Marie Salomé et il a pour frère un autre apôtre : Jacques le Majeur.

On l'appelle Jean l'Apôtre ou Jean l'Évangéliste ou Jean le Théologien pour le distinguer de Jean le Baptiste, précurseur et prophète de Jésus. On lui attribue l' Évangile qui porte son nom, le « Quatrième Évangile », pour le distinguer des trois autres, dits « Évangiles synoptiques » ainsi que le Livre de l'Apocalypse, dit aussi Apocalypse de Jean.

Il est représenté avec une coupe surmontée d’un serpent ou avec une chaudière remplie d’huile bouillante. Cependant, en raison de son œuvre d’écrivain, le plus jeune des apôtres porte le livre de l’Evangile. En tant qu'évangéliste, il est souvent symbolisé par un aigle parce que le prologue de son évangile a été attribuée à une voix descendue du ciel
(voir l'article Tétramorphe http://antahkarana.forumzen.com/description-du-forum-f1/le-tetramorphe-et-croix-de-vie-t1.htm ).




LES SEPT ÉGLISES DE L'APOCALYPSE EN TURQUIE

http://www.bibleetnombres.online.fr/apocalyp.htm




Les 7 églises de l'Apocalypse

Sur la carte figure encadré en rouge le nom des sept églises destinataires du livre de l'Apocalypse. Jean leur écrit de la part du Seigneur pour leur indiquer leurs qualités et leurs faiblesses et les exhorter à mieux vivre la foi en Christ. Spirituellement, ces églises peuvent représenter l'ensemble des communautés évangéliques.

Jésus-Christ envoya à Son apôtre, Jean, pour que celui-ci l'adresse aux sept Églises d'Asie Mineure, aujourd'hui la partie ouest de la Turquie :

« Je fus saisi par l'Esprit au jour du Seigneur, et j'entendis derrière moi une voix forte, comme le son d'une trompette, qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée» (Apoc. 1:10-11).

Voyons en détails les spécificités de chacune de ces villes :

ÉPHÈSE
Ce port célèbre abritait l'une des 7 merveilles du monde antique, le Temple de Diane, construit avec une richesse flamboyante. Il abritait l'image de Diane, (déesse de la fertilité que les Grecs adoraient autrefois sous le nom d'Artémis). Selon les éphésiens, cette image serait descendue du ciel (Actes 19:35). Un fort foyer de sorcellerie habitait cette ville. Paul y travailla pendant 3 ans avec un immense succès : il y fonda l'une des communautés les plus solides du Christianisme primitif. Tous les chrétiens convertis brûlèrent leurs livres de sorcellerie en place publique (Actes 19:19) d'une valeur de 50 000 drachmes. Sachant qu'une bonne journée de salaire était payée un drachme, imaginons le parallèle financier à notre époque : 20 millions de Francs ! La ville vivait richement du commerce du culte païen de Diane. La prédication de Paul vint troubler ce marché fructueux au point que les marchands de la ville provoquèrent une émeute contre Paul (Actes 19:24). Timothée et Jean continuèrent l'œuv de Paul dans cette ville et le culte de Diane diminua conséquemment. En 262, les Goths détruisirent définitivement le Temple de la déesse et l'édit de Théodose vint finalement interdire ce culte païen. Ephèse fut l'un des centres de fouilles les plus actifs de l'époque contemporaine et les découvertes sont venues renforcer les témoignages du livre des Actes des apôtres et les lettres aux 7 églises de l'Apocalypse. Jean s'adresse à l'église d'Ephèse (Ap 2:1-8) pour lui reprocher son manque d'amour profond. Cependant, il lui reconnaît comme qualité d'avoir condamner les faux prophètes et les nicolaïtes, secte peu connue dont les enseignements étaient liées à l'impudicité et au culte probablement érotique des idoles.



SMYRNE
Ville située sur la côte égéenne de la province romaine d'Asie, près de l'Izmir turque. Elle fut reconstruite sur un site ancien au IIIe siècle av JC et devint l'une des villes les plus prospères d'Asie Mineure. C'était un port naturel dans une région fertile, célèbre pour sa beauté et ses magnifiques constructions. L'Agly y fut probablement fondée par des prédicateurs venus d'Ephèse (Actes 19:10). Elle se heurta à l'opposition des Juifs et reçut la promesse d'une vraie couronne pour sa fidélité (Apocalypse 2:9), image qui faisait allusion à la richesse et à la renommée historique de la ville.



PERGAME
Cette ville abritait le centre de 4 grands cultes païens : ceux de Zeus, Athéna, Dionysos et Asklepios. Il y avait en plus le culte de l'Empereur. Culte blasphématoire qui fait dire à Jean que là "est le trône de Satan" (Ap 2:13). Parmi les vestiges découverts à la fin du XIXe Siècle, un grand autel porte de splendides décorations de combats entre les dieux et les géants. D'autres édifices sont dédiés au culte d'Athéna, de Trajan et d'Hadrien, grand persécuteur du peuple chrétien. Jean évoque ces persécutions et les martyrs qui sont tombées dans cette ville (Ap 2:12-17).
Cependant, les nicolaïtes occupaient une place dans la communauté chrétienne de Pergame et plusieurs se livraient au culte érotique des idoles, dont celui de Dionysos, Dieu du vin et des réjouissances dont les bacchanales conduisaient toujours à l'impudicité et aux orgies (sur la photo, stèle d'offrandes à Bacchus retrouvée à Ephèse).



THYATIRE
Ville de la province romaine d'Asie dans l'ouest de la Turquie actuelle (aujourd'hui Akhisasar). Située dans une vallée basse, c'était une ville de garnison sur la frontière et un centre important pour la fabrication et la teinture des tissus, la poterie et le travail du cuivre. Lydie (Act 16.14) était probablement l'agent commercial d'une manufacture de Thyatire. La teinture pourpre a été fabriquée à partir de la garance jusqu'au XXe siècle. La lettre d'Ap 2.18-29 fait allusion à la situation de la ville. Jézabel est probablement le nom symbolique d'un enseignant dans l'Eglise qui faisait des compromis avec les pratiques païennes, peut-être en rapport avec certaines confréries de marchands.



SARDES
Capitale du royaume de Lydie, c'était une des villes les plus riches du monde antique : elles tiraient ses richesses de l'or que l'on extrayait du fleuve Pactole. Crésus, célèbre pour sa fortune, en fut roi au VIe siècle av JC. C'est dans cette ville richissime que les premières monnaies furent frappées. On y travaillait bien sûr l'orfèvrerie et la ville était riche de vergers et d'artisanats textiles. Complètement détruite par un tremblement de terre en 17 av JC, la ville fut reconstruite par les Romains et connut un fort essor chrétien au cours du Ie siècle de notre ère. Dans cette ville dédiée au culte d'Artémis, les chrétiens ont du éprouver des difficultés dans leur foi, car Jean reproche à cette communauté d'être morte spirituellement. (Ap 3:1-6). Sans doute un réveil a-t-il eu lieu par la suite si l'on en croit les fouilles archéologiques : de nombreux signes de croix ont été découverts sur les murailles du temple de la déesse, ce qui peut laisser penser que les chrétiens avaient investi la place et la dédièrent au culte du Seigneur. Au IVe siècle, les chrétiens abandonnèrent ce grand Temple et construisirent dans un coin de la ville une maison où exercer leur culte. Les vestiges en sont encore bien conservés.



PHILADELPHIE
Ville de la province romaine d'Asie, à l'ouest de la Turquie moderne. Fondée au IIe siècle av JC, elle est située au seuil d'une région fertile (la porte ouverte d'Ap 3.8) qui était exposée à de fréquents tremblements de terre; l'un d'eux la détruisit en l'an 17; elle fut reconstruite et reçut le nom de Néocésarée (Apocalypse 3:12). Elle possédait de nombreux temples, où se déroulaient des fêtes religieuses, et ses habitants étaient connus pour leur fidélité (Apocalypse 3:8). L'église y avait rencontré l'opposition des Juifs (Apocalypse 3:9).



LAODICÉE
La ville fut fondée en 250 av JC par Antiochus II qui l'appela ainsi en l'honneur de son épouse, Laodice. La ville fut peuplée de syriens et de juifs anciennement déportés à Babylone. La ville tira très vite sa célébrité du tissage de la laine noire et brillante utilisée pour faire des tapis et des vêtements. La ville prospérait avec dans ses environs une riche agriculture et un fort cheptel de moutons. Sa position géographique entre les ports de la mer Égée et le continent avait fait de Laodicée une riche place financière contrôlée en majorité par les juifs. La lettre de Jean (Ap 1:4-11) reproche à la communauté de Laodicée son opulence matérielle qui lui a fait perdre de vue les choses de l'Esprit. Il lui reproche sa tiédeur : allusion aux sources d'eaux tièdes en terrasses (voir l'illustration) qui alimentaient la ville. Les conseils du Christ à cette église sont en parallèle avec les activités de la ville : il lui est conseillé d'acheter de l'or éprouvé par le feu (allusion à la richesse financière de la ville), des vêtements blancs (allusion aux célèbres vêtements de laine noire) et un collyre pour oindre ses yeux (allusion à la "poudre phrygienne", utilisée à cette époque pour soigner les yeux et qui a pu être fabriquée dans cette ville).

voir aussi

De La Reincarnation a La Resurrection De Pierre Puccio
http://books.google.be/books?id=aaWVlBGDDyoC&dq=+7+eglises+de+l+apocalypse++saint+jean&pg=PA55&ots=dpnlgn8k2y&sig=FfcNit-_7qM44XKgUbhX3oGxDfs&hl=fr&prev=http://www.google.be/search?hl=fr&q=+7+eglises+de+l+apocalypse++saint+jean&sa=X&oi=print&ct=result&cd=1&cad=legacy#PPA55,M1
http://www.etudesbibliques.net/daniel/Daniel_Etude_08.pdf
LA FACE CACHÉE DE LA GUERRE DE

L'IRAK

http://www.geocities.com/irak_apocalypse/fcacheegir.html
et

AVESTA LE LIVRE SACRÉ DES ANCIENS PERSES TOME PREMIER ZOROASTRE
Présentation et notes de Guy Rachet SAND


LIVRE PRESENTATION

La formation des royaumes de l'Iran Vers le milieu du IIe millénaire avant J.-C. un large groupe de nomades éleveurs de gros bétail, parlant des dialectes de caractère indo-européen, apparaissent dans le Proche et le Moyen-Orient. Les textes cunéiformes du Proche-Orient (assyro-babyloniens) nous font connaître leur présence vers les monts Zagros, en Iran occidental et au sud du Caucase, dans la région du moyen Euphrate. Deux fractions de ces groupes, qui jusqu'alors devaient nomadiser dans les steppes situées au nord et à l'est de la mer Caspienne, déferlent les uns dans la vallée de l'Indus après avoir franchi les montagnes de l'actuel Afghanistan (l'Hindou Kouch ?), les autres sur le plateau de ce qui va devenir l'Iran. Le premier de ces deux groupes d'envahisseurs va imposer aux régions voisines de l'Indus et ensuite du Gange sa civilisation avec pour langue le sanskrit et pour textes religieux fondamentaux les Védas ; le second, qui se donne le nom d'Aryas 1, mot signifiant "vénérable" ("noble" en sanskrit), éclate en plusieurs groupes qui ne se manifesteront réellement qu'au cours du millénaire suivant. Ce sont les Mèdes, établis sur les marches de l'Iran occidental aux alentour de la cité destinée à devenir leur capitale, Ecbatane (actuelle Hamadan), et les Perses installés dans le sud-ouest de l'Iran, dans la région de l'actuelle Chiraz dans la moderne province du Fars, nom qui conserve celui des Perses, Parsa en ancien perse. Appartenaient aussi à ce groupe les tribus qui occupèrent la partie nord de l'Afghanistan et le nord-est de [6] l'Iran, constituant ce qui va devenir la Bactriane, avec Bactres, l'actuelle Balkh, pour capitale.
1 Le nom d'Iran vient de la forme néo-perse d'Ariya, Êrân.
Les Mèdes se heurtèrent à l'Empire assyrien avec lequel ils entrèrent en lutte dès le VIIIe siècle avant J.-C. (époque de leur apparition dans les archives assyriennes) jusqu'à ce que l'un de leurs rois, Cyaxare, après que son père Phraortes eut uni sous son sceptre les tribus mèdes, s'allie au roi de Babylone et mette fin à l'Empire assyrien en prenant sa capitale, Ninive, en 612. Les Mèdes, sous ce roi conquérant et sous son fils Astyage, étendent leur propre empire sur le nord de ce qui fut l'Assyrie et l'Asie Mineure jusqu'à l'Halys (actuel Kyzil Irmak). Parmi les rois vassaux de l'Iran se trouvait celui des Perses dont la dynastie avait été fondée par un certain Achéménès. L'un de ses descendants, Cyrus II, monté sur le trône d'Anshan (nom réel du royaume des Perses) en 559, se révolta contre Astyage, le vainquit et prit sa capitale. La plus grande partie de son règne est alors consacrée à des guerres de conquêtes : il soumet l'Empire babylonien, le royaume de Lydie dont le roi était le célèbre Crésus, les marches orientales de l'Iran. Il laissa à son fils et successeur, Cambyse, un empire englobant toute l'Asie occidentale, de la mer Égée et des côtes asiatiques de la Méditerranée orientale aux montagnes de l'Afghanistan. Cet Empire achéménide est le premier grand empire de caractère universel. Cambyse, qui lui succède en 530/529, y ajoute l'Égypte, et Darius Ier, qui monte sur le trône en 522, complète les conquêtes en portant ses armes jusque dans la vallée de l'Indus à l'orient et à celle du Danube à l'occident. Cet empire tomba moins de deux siècles plus tard sous les coups d'Alexandre le Grand (336-323) qui ajouta à l'Empire achéménide la Macédoine dont il avait hérité, la Grèce, les parties orientales de la vallée de l'Indus et les marches du nord-est jusqu'au Iaxarte, l'actuel Syr Daria. A la mort du conquérant, en pleine gloire et en pleine jeunesse, son empire fut partagé entre ses généraux. Parmi ceux-ci, l'Iran échut à Séleucus Nicator, qui donna son nom à la dynastie des Séleucides, dont la capitale fut Antioche, l'actuelle Antakya. Au milieu du IIe siècle avant J.-C. les Parthes, un ancien peuple de nomades cavaliers qui s'étaient constitués au cours du siècle précédent en un royaume au sud-est de la mer [7] Caspienne, se rendent maîtres de tout le plateau de l'Iran et de la Mésopotamie qu'ils arrachent aux Séleucides : l'Iran hellénisé retombe grâce à eux entre les mains d'une tribu iranienne et retrouve ses anciens cultes. Les Arzacides tel est le nom de la dynastie parthe
qui pendant près de quatre siècles va se trouver en lutte contre les Grecs de Syrie séleucides puis contre les Romains restent cependant philhellènes. Ce n'est plus le cas de leurs successeurs, les Sassanides, qui les remplacent à la tête de l'Empire iranien en 226 de notre ère. C'est un empire purement iranien qui s'impose du Tigre à l'Afghanistan pendant plus de quatre siècles : c'est sous le règne des Sassanides que sera définitivement rédigée l'Avesta.

http://telechargements.girolle.org/rs/avesta.pdf
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 27 Déc 2007, 15:34

Citation :
LE MAZDÉISME EN PERSE : Ormuzd est l’Être suprême, le principe du bien. Il ordonna à Ahura-Mazdâ, le dieu de la lumière, de créer le monde visible.

Ahriman, le principe destructeur, s’est introduit sur la terre sous la forme d’un serpent pour corrompre toute la création. Il séduisit le premier couple à l’aide de fruits ce qui leur fit perdre l’immortalité.

Mithrâ s’incarne et il se sacrifie dans un rituel de rachat. La fête de Mithra (dieu du soleil) est célébrée le 25 décembre.

Anahita, l’Immaculée est la déesse de la fécondité.

Le mazdéisme enseigne qu’après une période de 12 000 ans un prophète convertira tous les hommes et il les préparera à une résurrection générale. Une comète réduira alors la terre en cendres et elle purifiera les âmes, même celle d’Ahriman. Les puissances du mal seront enfermés et alors renaîtra un univers pur, parfait et immortel.

ZARATHOUSTRA 660-583 Réformateur du mazdéisme.

En opposition à la caste cléricale des Mages il proscrit les sacrifices sanglants du dieu taureau et il proclame que la mission de l’homme est de faire triompher la justice : il en recevra une récompense éternelle.

Par respect de la nature les cadavres sont déposés à l’intérieur de tours du silence où ils sont exposés aux oiseaux de proie.



L’Avesta (300 de notre ère) dénonce l’abus de la force : elle détruit même celui qui l’exerce. Le mazdéisme est une religion raisonnable, elle ne demande ni jeune ni célibat à ses croyants.

Après la conquête des Arabes vers 655 de notre ère beaucoup de mazdéistes de Perse émigreront en Inde où ils développeront des communautés Parsis.
http://www.hcordeau.com/chr03.htm

revisiter
http://antahkarana.forumzen.com/search.forum?search_keywords=Anahita&show_results=topics
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Jeu 27 Déc 2007, 16:46

parceque j ai rêvé d une "femme" (+- 1 an)que je regardais dans l eau d une source...et lorsque je me penchais pour la toucher ,elle me dis pas maintenant...plus je m approchais plus nos "images" se confondaient...elle me montra (empreinte )un nom"ESTHER" ...




et alors que je cherchais des infos sur Anahita,la Perse,Moira,Marie ,Isis voici ce que je trouve à l instant!


je vous le partage avec beaucoup d émotion!


Citation :
Qui est Esther ?

Esther est sommée par Mardochée de “s’approcher du roi”, expression qui vise à faire entendre l’expression qarob le-malkhut qui occupait déjà une place si importante dans Ruth Rabba. L’édit des rois perses est en effet irrévocable. Seule Esther peut fléchir le Roi et faire annuler cet édit “irrévocable”. Elle est donc une figure du Salut. Le troisième jour, Esther se décide à s’approcher. Elle décide d'intercéder auprès de Dieu, lo ke-dat, en dehors de la Loi. L’intervention d’Esther est extra-légale.
Esther est donc une figure messianique. Comme Joseph, elle représente la victoire d’un principe “faible” fait de douceur et de modestie. Elle sauve les Juifs, elle provoque la conversion des non-Juifs (Est 8,17). Elle va permettre le retour d'exil et la reconstruction du Temple. Selon Esther Rabba 8,3 la reine Esther engendrera Darius qui permettra aux Juifs de reconstruire le Temple.
Ce n’est plus la délivrance finale, ni le messie glorieux, mais c’est déjà la “moitié du Royaume” que le Roi lui promet à trois reprises (Est 5,3 ; 5,6 ; et 7,2). Esther symbolise la victoire sur l’Exil, qui n'est donc plus une punition définitive.
On peut dire que c’est le fait de l’Exil qui, dans le Judaïsme, est cause de la pensée eschatologique. Le fait de l’Exil menace en effet l’identité juive elle-même. Dans le langage midrashique qui utilise volontiers la métaphore conjugale pour traiter des relations entre Dieu et son peuple, on a vu comment se posent les questions liées à l’Exil. Celui-ci est-il une répudiation définitive ou une séparation passagère ? Israël a-t-il reçu, par l’Exil, un acte de divorce ? Et dans ce cas, le contrat de mariage (la Loi) est-il encore valable ? Faut-il encore observer la Loi ?
Autre métaphore : celle de l’esclave. L’Exil est-il une vente définitive ? Un esclave que son maître a vendu (à Haman par exemple) doit-il encore obéir à ses ordres ? On comprendrait mieux alors l’insistance de la megila à faire en sorte que le Roi agisse avec Vashti “selon les règles du droit”.

Le livre d’Esther apporte une réponse essentielle à ces questions : l’Exil n’est pas définitif, ni la “séparation” irrévocable. L’Exil prendra fin un jour. Une épouse hautaine, Vashti, a été répudiée, mais lorsque le Roi décide de choisir une nouvelle épouse, qui choisit-il ? Esther, c’est-à-dire Israël rendu modeste et obéissant par l’Exil. Esther est orpheline. Elle a perdu de sa superbe, au point de cacher maintenant son identité. Esther est un Israël repenti. Le repentir est la seule chose capable de faire “revenir “ Dieu sur ses décrets. En effet, Dieu lui-même obéit à certaines lois, il n’est pas au-dessus de certaines règles. L’une d’entre elles est le principe mida keneged mida, mesure pour mesure. Le repentir de l’homme provoque mécaniquement, si l’on peut dire, le “repentir” ou le retour divin.
Esther est donc un personnage eschatologique. Elle force en quelque sorte la divinité à effectuer un retournement de situation. Les Juifs semblent être définitivement en exil et les idolâtres semblent triompher. Mais Esther, la cachée, poursuit victorieusement l’histoire du Salut. Elle corrige par sa geste, les erreurs de ses ancêtres. Le roi Saül, par arrogance, n’avait pas écouté l’ordre de Dieu de détruire Amaleq. Sa descendante, Esther, la cachée, accède à la royauté pour faire ce que Saül n’avait pas fait, c’est-à-dire obéir à l’ordre divin de supprimer définitivement le mal. Esther supprime donc Haman, descendant d’Amaleq, et représentant des idolâtres

http://www.objectif-transmission.org/articles.php?lng=fr&pg=22

voir aussi
http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_d%27Esther

Citation :
Hadassah bat Avigaïl, plus connue sous le nom d'Esther (en hébreu: אֶסְתֵּר) est un personnage du Tanakh et de l'Ancien Testament. Son histoire en tant qu'épouse du roi de Perse Assuérus (identifié généralement à Xerxès Ier ou à Artaxerxès Ier) est racontée dans le Livre d'Esther et célébrée, dans la tradition juive, lors de la fête de Pourim.


Son nom [modifier]
D'après le Livre d'Esther, cette femme originaire de Judée s'appelle Hadassah, qui signifie myrte en hébreu. Quand elle entre au harem royal, elle reçoit le nom d'"Esther" qui est vraisemblablement une façon de désigner la myrte pour les Mèdes (le mot est assez proche de la racine du mot qui désigne, en kurde ou en perse, aussi bien la myrte que la forme de sa fleur en "étoile").

Un Targoum de la tradition juive explique qu'elle était aussi belle que l'"étoile de la nuit", appelée Astara par les Grecs. Certains critiques du Livre d'Esther font dériver le nom d'Esther de la déesse païenne Ishtar (bien que cela ne corresponde pas phonétiquement à l'appellation hébraïque de cette déesse qui est plus proche de Ashtoreth).

Le Midrach comprend le nom Esther en hébreu sous le sens de "caché". Esther cachait son origine judéenne comme Mardochée le lui avait conseillé. De plus, l'influence divine est cachée dans le cours des événements et il n'est jamais fait mention de Lui explicitement.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Esther_%28Bible%29
http://fr.wikipedia.org/wiki/Taanit_Esther

et pour rappel le 22 juin

Citation :
Par exemple, la plupart des hommes-dieux crucifiés ont leur anniversaire traditionnel le 25 décembre. C'est parce que les anciens se sont rendu compte que (d'une perspective géocentrique) le soleil effectue une descente annuelle vers le sud jusqu'au 21ème ou 22ème jour de décembre, le solstice d'hiver, qu’il cesse ensuite de se déplacer vers le sud pendant trois jours et puis recommence à se déplacer vers le nord. A ce moment, les anciens disaient que le "soleil de Dieu" "était mort" pour trois jours avant de "ressusciter" le 25 décembre. Les anciens se rendaient compte de façon très claire qu’ils avaient besoin du Soleil chaque jour et qu'ils auraient de gros ennuis si le soleil continuait à se déplacer vers le sud et ne s'arrêtait pas pour inverser sa direction. Ainsi, ces nombreuses cultures célébraient l'anniversaire du "soleil de Dieu" le 25 décembre26. Suivent les caractéristiques du "soleil de Dieu":

Le soleil "meurt" pendant trois jours le 22 décembre, lors du solstice d'hiver, quand il arrête son mouvement vers le sud, avant de renaître le 25 décembre, lorsqu’il reprend son mouvement vers le nord.
Dans certaines cultures, le calendrier commençait initialement dans la constellation de la Vierge, et le soleil était donc " né d'une Vierge."
Le soleil est la "Lumière du Monde."
Le soleil "vient sur des nuages, et chaque oeil le verra".
Le soleil se levant le matin est le "Sauveur de l'humanité".
Le soleil porte une "couronne d’épines" ou halo.
Le soleil "marche sur les eaux. "
Les "disciples" du soleil sont les 12 mois et les 12 signes du zodiaque ou constellations, par lesquels le soleil doit passer.
Le Soleil à 12 heures est dans la maison ou le temple du "Plus Haut" ; par conséquent , "il" commence le "travail de son père" à l’ "âge" de 12 ans.
Le Soleil entre dans chaque signe du Zodiaque à 30° ; en conséquence, le "soleil de Dieu" commence son ministère à l’ "âge" de 30 ans.
Le Soleil est tenu sur une croix ou "crucifié", ce qui représente son passage par les équinoxes, celle de Printemps étant Pâques (Easter), époque à laquelle il est ressuscité.

Nissan (en hébreu : נִיסָן) est le 1er mois de l'année juive "civile" ou "biblique", et le septième mois de l'année ecclésiastique (huitième dans les années embolismiques) .

Ce nom est babylonien, dérivant de l'Akkadien nisānu et/ou du Sumérien nissag "Premiers fruits"). La Bible désigne ce mois du nom d'"Aviv", signifiant printemps. C'est un mois printanier de 30 jours.

C'est aussi le nom turc et arabe du mois d'avril.

Dans certaines traditions chrétiennes, dites quartodécimanistes, Jésus serait décédé à 3:00 (la neuvième heure canonique) de l'après-midi du 13 Nissan, en préparation du jour de Pessa'h, et son dernier souper aurait été un Seder avant la Pâque. Selon d'autres, il serait mort le 14 Nissan, et il s'agissait du Seder de la Pâque lui-même, le jour commençant au soir chez les Israélites (voir premiers versets de la Genèse).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nissan_%28h%C3%A9breu%29

http://antahkarana.forumzen.com/dites-moi-f9/jesus-christ-t324.htm?highlight=j%e9sus+christ
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 04 Jan 2008, 18:23

Ziggourat


Une ziggourat, ou ziggurat (de l'akkadien ziqquratu « hauteur, sommet, tour d'un temple » du verbe zaqâru, « être élevé »), est un édifice religieux mésopotamien en forme de pyramide à étages, dont la fonction etais de faire descendre les dieux parmi les hommes; même s'il s'agirait plutôt d'un lieu de cultes et de sacrifices, qui comportait un sanctuaire. C'est à partir de trois plates-formes que ce genre d'édifices est appelé ziggourat, le maximum est de sept niveaux.
On compte environ une trentaine de ces grands temples urbains érigés dans la Babylonie, ils sont bâtis au cœur des plus grandes villes: depuis Sippar au nord, siège du sanctuaire du dieu du soleil, Shamash, jusqu’à Ur au sud, où résidait le dieu de la lune, Sîn, sans oublier Uruk et son temple dédié à la déesse Ishtar. Le plus ambitieux fut sans doute celui de Babylone dédié au dieu Mardouk.
Lors de la construction, on prenait grand soin de l’orientation de celle-ci par rapport aux étoiles et aux constellations. L’observation de la voûte céleste permettait de connaître la décision des dieux, les étoiles symbolisant les divinités.

Ces grandes tours avaient frappé les voyageurs de l’Antiquité, comme Hérodote (Ve siècle av. J.-C.). On y avait vu un observatoire astronomique, les Chaldéens étant réputés pour l’étude des astres. Ainsi, Ctésias (Ve siècle av. J.-C.), médecin grec auprès d’Artaxerxès II Mnémon à Suse, rapportait que « les Chaldéens montaient en haut des tours pour leurs observations astronomiques, tant cette hauteur facilitait le spectacle précis du lever et du coucher des astres ». L’historien grec Diodore de Sicile (Ier siècle av. J.-C.), le suivait dans cette explication.
La construction de tels temples n’était pas destinée à l’observation des astres, comme le confirme les recherches et fouilles. Elle avait une autre signification aux yeux des Mésopotamiens. La ziggourat semblait la synthèse visible de la création, l'axe du monde reliant l’Apsû (masse d’eau sur laquelle reposait la terre), la terre (Ki) et le ciel (An). Elle était, d’après l’Enuma Elish (poème babylonien de la création), l’habitation des dieux.

L'archéologue Victor Place a contribué à répandre l'idée selon laquelle chacun des sept étages des ziggourats aurait symbolisé par sa couleur les sept grandes "planètes" que connaissaient les Assyro-Babyloniens : le Soleil, la Lune, Saturne, Jupiter, Mars, Vénus et Mercure. Cette interprétation, fondée notamment sur sa reconstitution très criticable de l'Observatoire de Dur-Sharrukin, repose sur une série d'hypothèses fragiles et récemment réfutées

Redécouvertes par l’archéologie au XIXe siècle, une trentaine de ziggourats ont été dénombrées, comme celles d’Assur, Nippour ou Kish. Celle de Babylone a été explorée par Robert Koldewey en 1897. Ses dépendances formaient un quadrilatère d'environ 500 mètres de côté. La tablette de l'Esagil conservée au Louvre nous a aussi renseigné sur de nombreux éléments concernant le temple avec les mesures de son parvis et de la base de la ziggurat (Etemenanki). Tout cela devait rester secret comme l'indique une recommandation : « Que l'initié à l'initié la montre! Le profane ne doit pas la voir. »

voir
Portail consacré aux civilisations du Proche-Orient ancien, du néolithique à la période hellénistique.

L'espace géographique concerné recouvre la Mésopotamie, le Levant, l'Anatolie, le Plateau iranien et la Péninsule arabique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Proche-Orient_ancien
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 04 Jan 2008, 18:27




Citation :
ZIGG(O)URAT, (ZIGGURAT, ZIGGOURAT)subst. fém. ARCHÉOL. Édifice caractéristique de l'architecture religieuse mésopotamienne en forme de pyramide à étages, dont le sommet qui pouvait servir à l'observation des astres, portait un sanctuaire, et dont la fonction essentielle était probablement d'établir une sorte de niveau intermédiaire entre les dieux et les hommes. Qu'il s'agisse de ceux de Stonehenge, en Angleterre, ou de la tour de Babel, symbole des ziggourats chaldéennes, composées de sept étages aux couleurs des planètes et couronnées d'un temple doré (...), tous ces bâtiments sacrés étaient en rapport avec les astres (BEER 1939, p. 17).
Ces édifices abandonnés depuis plus de deux milles ans sont appelés : "ziggourat". Les ziggourats sont une caractéristique de l'architecture mésopotamienne.

Pour quelle raison les Mésopotamiens ont-ils construit des ziggourats ?
Personne ne peut répondre avec certitude à cette question. Aucune source mésopotamienne ne donne la fonction des ziggourats. De plus aucune ziggourat n'a été retrouvée entière, il manque toujours le sommet. Contrairement aux pyramides d'Égypte, les ziggourats gardent jalousement leur secret.



Et la Tour de Babel ?

La plus célèbre des ziggourats est celle de Babylone. Grâce au récit Genèse 11, son souvenir a traversé le temps. Dans la Bible, elle est nommée : "Tour de Babel". Le récit de la Genèse, nous raconte qu'au temps où les hommes parlaient la même langue, ils se dirent : "Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touchera le ciel".

Ainsi pour la Bible, les bâtisseurs de la ziggourat de Babylone n'étaient que des prétentieux qui voulaient atteindre le ciel. Qu'en est-il vraiment ?

Les Mésopotamiens sont-ils vraiment prétentieux ? Pourquoi ont-il construit les ziggourats ? Y avait-il des temples au sommet des ziggourats ? Y pratiquait-on la hiérogamie ( "hiérogamie" est un terme qui vient du grec et qui signifie : "mariage sacrée". Il s'agit de l'union sexuelle entre deux divinités. Lors des cérémonies de la fête du Nouvel an, le roi s'unissait avec une prêtresse qui représentait une déesse. Cet acte symbolisait la création et avait pour but d'apporter la prospérité au pays. )? Ces deux dossiers-enquêtes vous donnent toutes les informations disponibles. Ils vous présentent les sources archéologiques et épigraphiques, ils ne vous donnent pas de solution. Des réponses se trouvent à la fin de ce document. Avant de les consulter, lisez ces deux dossiers et faites-vous votre propre idée.

http://www.ezida.com/ziggourat.htm



http://www.ezida.com/taureaux_androcephales.htm
voir aussi
http://www.ezida.com/lion%20imdougoud.htm



Citation :
"Les tablettes de Babylone, et plus tard, la Bible mentionnent la Tour de Babel. En 1898, Robert Koldewey fouilla un site en Mésopotamie et découvrit cette antique ziggourat. Une fois encore le mythe devint un fait historique."


La Bible nous parle d'un temps où il n'y avait qu'une seule race et un seul langage dans le monde. C'est seulement après la construction de la tour de Babel que de nombreux dialectes firent leur apparition et que les gens cessèrent de se comprendre.


"Les gouvernements hiérarchiques naquirent de cet enseignement [des siddhas]. Mais les chefs s'écartèrent bientôt de la notion que Dieu s'exprimait à travers eux. Ils crurent être eux-mêmes les auteurs des oeuvres... Perdant de vue l'aspect spirituel, et oubliant que tout vient d'une source unique, Dieu, ils se manifestèrent sous un aspect personnel et matériel. Les conceptions personnelles de ces chefs provoquèrent de grands schismes et une extrême diversité de pensées. Tel est pour nous le sens de la Tour de Babel."
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MessageSujet: La primauté des valeurs   Mar 12 Fév 2008, 10:02

Leçon 123. La primauté des valeurs


extrait de lecture par Serge Carfantan
http://sergecar.club.fr/cours/devoir5.htm


Allons plus loin. Si nous voulons pour le futur un monde différent, si nous voulons un monde plus libre, plus heureux, plus respectueux de la vie, un monde dans lequel la vie se sente en quelque sorte davantage chez elle, parce que chez Soi, il nous faudra promouvoir d’autres valeurs que celles qui ont eu cours jusqu’à présent. S’il doit y avoir un dépassement de la postmodernité, dans la cosmodernité, il faut au minimum donner dans l’éducation une importance fondamentale à trois valeurs essentielles :

a) La conscience. Une société éclairée est faite d’individus conscients. Elle n’est pas un troupeau somnolent gouverné par quelques uns, prenant toutes les décisions à sa place. Tout ce qui peut être fait dans le sens du développement de la conscience est utile. Un être humain devrait grandir dans la conscience, car c’est précisément l’expansion de conscience qui le fait grandir. Tout ce qui est favorable à l’éveil et à la lucidité permet l’accès une vie plus grande et plus libre, mérited’être encouragé. Toute ce qui contribue à l’enténèbrement de l’esprit, à l’abrutissement collectif, à la crétinisation des masses devrait être évité. C’est déjà une bonne mesure de nos décisions que de se demander si elles vont dans la direction d’une conscience plus élevée, ou d’une conscience moindre. Ajuster nos décisions sur la valeur de la conscience aurait une incidence extraordinaire sur la portée de nos actes.

b) L’honnêteté. Une société éclairée est faites d’individus ayant un sens élevé de l’intégrité et pour qui l’honnêteté est une valeur fondamentale. L’honnêteté est cohérence avec soi. Nous ne pouvons être honnête envers autrui qu’en étant honnête envers nous-même. L’honnêteté signifie que l’extérieur reflète fidèlement l’intérieur, elle consiste à dire ce que l’on pense et à faire ce que l’on dit, sans distorsion. Si je dis ce que je suis, sans restriction, honnêtement, alors je n’accorde plus de réalité à ce que j’ai pu construire auparavant par illusion ou par peur. La simplicité prend la place de toute ce que j’avais mis en avant et cru obligatoire et je passe de la peur à la confiance en mettant en conformité l’extérieur et l’intérieur. La simplicité est la demeure dans laquelle le sujet maintient son expérience de lui-même. Le lieu de la coïncidence avec soi dans laquelle précisément toute vie se rencontre. L'honnêteté élimine toute hypocrisie ou artificialité dans la relation, elle élimine ce qui est générateur de confusion et de méfiance dans la relation. Par suite, l’honnêteté se traduit dans le fait de ne jamais employer à mauvais escient ce qui nous a été confié. L’honnêteté est une contribution directe à l’intégrité, car précisément elle permet que l’intérieur se reflète fidèlement à l’extérieur restant un, sans division. L’honnêteté est valeur en ce qu’elle contribue à la construction d’une stabilité intérieure et fournit un fondement à une estime de soi qui ne dépend pas du jugement d’autrui. Comme la conscience, elle contribue à l’auto-référence qui donne son assise profonde à l’autonomie.

c) La responsabilité. Une société éclairée est faites d’individus qui ont en sens élevé et étendu de la responsabilité. Être responsable veut dire avoir de la sollicitude à l’égard de ce qui nous est confié et dont nous avons la garde, depuis celle de l’enfant dont nous devons nous occuper jusqu’à ce qu’il devienne adulte, jusqu’au soin que nous accordons au-delà de notre famille, à notre voisinage et de là jusqu’à la Terre entière dont nous souhaitons la protection. La responsabilité implique avoir conscience des conséquences de nos actes au-delà de la recherche d’une satisfaction immédiate. Cela veut dire aussi avoir conscience que rien n’est séparé, que toute décision nous engage et que nous sommes embarqués sur cette Terre le même bateau. Eduquer dans l’enfant la valeur de la responsabilité l’amène à reconnaître les implications lointaines d’une action et à regarder le monde comme sa famille élargie. L’éducation à la responsabilité décloisonne les visées à courte vue de l’ego en leur offrant une perspective illimitée. La responsabilité invite chacun à prendre en main les rennes de son existence et à accorder un soi à tout ce qui rendre en relation avec notre propre existence. Elle invite l’adulte à se déposer sur les épaules de l’enfant le soin de faire ses propre choix, au lieu de les faire à sa place. Le soin de ne pas cacher ou détourner les conséquences de l’enfant. Elle donne à la lucidité une portée concrète dans l’action en maintenant la flamme de l’attention au cœur de toutes nos décisions.

* *
*

Les valeurs diffèrent des normes. Elles sont l’objet d’une préférence subjective en vue d’une fin que nous estimons digne d’être poursuivie. Les valeurs ne sont pas pour autant des désirs égocentriques, elles s’inscrivent dans la perspective d’une communauté. La communauté de ceux qui sont attachés aux mêmes valeurs. Les normes relèvent d’un consensus social qui possède un caractère d’obligation. La valeur se situe sur le plan de la raison privée, la norme se situe sur le plan de la raison publique. Elle est directement en jeu dans le droit et le fonctionnement des institutions. Dans notre monde contemporain, la relation entre valeurs et normes fait problème. Nous raisonnons comme s’il était justifié de séparer les préférences individuelles et la fonctionnalité juridique. Les normes sociales ne sont pas séparables du système de valeurs à l’œuvre dans une société, mais elles sont davantage avancées dans le consensus.

Toutes les valeurs ne sont pas morales, même s’il est vrai qu’effectivement les valeurs morales ont une place privilégiée dans nos systèmes de valeurs. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que notre époque connaît une crise profonde qui atteint de plein fouet les repères de nos valeurs. Une crise qui se traduit par une incapacité de parvenir à les fonder en raison de manière satisfaisante. La crise des valeurs est une crise de la représentation des valeurs dans sa relation intime avec la vie. Elle nous confronte avec la situation indépassable dans laquelle la Vie découvre que sa propre justification n’est qu’elle-même et ne dépend d’aucune représentation. La crise des valeurs nous ramène à l’essence pathétique de la Vie, dans sa puissance de manifestation, son auto-accroissement, son expansion, sa perpétuelle donation à soi et sa jouissance de soi. C’est dans l’intériorité la plus vive que se situe la dimension spirituelle de la Vie. Il y a des valeurs qui servent la vie, d’autres qui la desservent. Il y a des valeurs qui contribuent à son auto-développement, d’autres qui deviennent un carcan et une prison. Notre éducation ne devrait pas dédaigner l’enseignement des valeurs, car le monde économique lui ne les oublie jamais et il aura tôt fait de remplacer ce que nous aurons négligé. C’est notre propre négligence que nous contemplons aujourd’hui avec des yeux effarés, dans le sentiment que tout fout-le-camp et qu’il n’y a plus de valeurs.

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MessageSujet: Morale, éthique, conscience...   Ven 15 Fév 2008, 15:39


Morale, éthique, conscience...
Par Selim Aïssel, Maître de la 4ème Voie

La morale humaine n’a rien de moral

La notion du bien et du mal change selon les époques et les cultures. Aujourd’hui encore, dans nos sociétés soi-disant évoluées, on donne à certains le droit de tuer : la morale de l’Amérique donne à ses soldats le droit de tuer des rebelles irakiens et la morale des Irakiens donne le droit de tuer des soldats américains. Chacun peut massacrer l’autre en toute bonne conscience et dans le respect de sa morale propre. Voilà les limites de la conscience humaine habituelle : elle est élastique et varie en fonction de réalités non pas morales, mais religieuses, économiques ou socio-politiques. La conscience supérieure, la véritable éthique, ne permet jamais de tuer (pas même pour de soi-disant bonnes raisons), ne triche pas, ne magouille pas ; elle est nécessairement porteuse de vérité. C’est la raison pour laquelle ceux qui évoluent réellement sur un chemin spirituel, quels que soient le pays, la culture, le groupe ethnique, la religion auxquels ils appartiennent, ont tous la même morale : la vraie morale de la fraternité, de la tolérance, celle qui ne fait pas de compromis et qui conduit à accepter même ses ennemis. Car quel mérite avons-nous à aimer nos amis ? Et qui sont nos ennemis ? Ceux qui sont nés à un autre endroit, qui ont une autre religion, d’autres idées, d’autres intérêts que nous...

« La force de la conscience est la véritable force de toute évolution »

Le moyen-clé de la transformation :

La conscience de soi Le moyen le plus important et le plus simple d’accéder à cette morale supérieure est la conscience de soi, c’est-à-dire la présence et l’attention portée à soi, aux autres et aux choses. Beaucoup ne voient pas comment la présence peut transformer l’être, ils n’y voient pas de connotation morale ou éthique ; pourtant, les deux vont de pair : celui qui essaie de s’observer et d’être présent à lui-même devient nécessairement de plus en plus moral, parce qu’il est dans la nature même de la conscience de rendre les individus meilleurs. Imaginez que vous deveniez réellement conscient de l’un de vos défauts. Chaque fois que vous vous voyez vivre ce défaut, vous en souffrez parce que vous voyez votre limitation ; c’est votre conscience morale qui vous fait souffrir. Si vous vous dites que ce défaut n’est pas grave, c’est que vous n’en avez pas une véritable conscience ; mais plus le temps passe, plus la conscience que vous avez de ce défaut vous le rend insupportable et finit par vous donner la force de le dépasser, à condition d’appliquer à votre observation les huit critères de l’observation juste (voir encadré). Ils sont les conditions sine qua non de son efficacité.

Les 8 critères de l’observation juste

On observe ses attitudes physiques, émotionnelles et intellectuelles :
sans se critiquer
sans se culpabiliser
sans vouloir changer ce qu’on observe
sans analyser
sans s’identifier
sur un point précis
avec tous les sens
le plus souvent possible

Pour certains défauts, bien ancrés en vous, beaucoup de temps sera nécessaire avant qu’ils vous deviennent vraiment insupportables et que vous puissiez vous en débarrasser ; d’autres, peu à peu, sont comme dissous par la conscience que vous en avez. C’est pourquoi l’on pourrait presque dire que, sur le chemin spirituel, la seule chose qui compte, c’est d’être conscient de soi : “Observez-vous, remarquez les choses”. Sans vous mettre à culpabiliser, à déprimer ou à vous apitoyer sur vous-même : sinon, alors que vous venez de vous découvrir un défaut, vous en rajoutez un autre ! Avant de commencer à lutter contre la faiblesse ou le défaut, luttez contre la tendance à la plainte, la justification, la culpabilité. Dites-vous que cette tendance est très forte dans l’être humain parce que l’éducation l’a ancrée en vous, donc luttez et surtout, luttez contre l’apitoiement sur vous-même. Ensuite, vous pourrez commencer la lutte contre le défaut, à moins que la simple observation de ce défaut ne suffise à vous le faire dépasser naturellement... La force de la conscience est la véritable force de toute évolution. Quand vous observez quelque chose de négatif, émotion, défaut ou faiblesse, vous amenez une force positive, la force de votre observation, et elle va transformer, purifier ce négatif. Tous les exercices et pratiques proposés par l’enseignement spirituel que je représente ont comme but d’éveiller l’énergie de conscience, d’y amener constamment cette force de purification et de structuration. Sachez aussi que lorsque vous découvrez quelque chose de positif en vous, le simple fait de le découvrir et de l’observer amène de la nourriture à cette qualité positive, la développe en vous naturellement ; la force de la conscience est une force d’évolution qui agit naturellement ; la moindre bonne action, la moindre bonne pensée, le moindre bon sentiment enlève un voile et vous rend meilleur ; elle a aussi ce pouvoir de transformation. Il est heureux que le juste, le beau et le bon transforment positivement le monde. Ils sont les forces qui font avancer le monde.

L’éthique : ce qui conduit à soi

Habituellement, on traduit “éthique” par “morale, qualité supérieure des mœurs, du comportement, des attitudes, des habitudes”. Mais l’étymologie du mot nous mène à une autre notion. “Ethos” veut dire “coutume”, mais aussi : “ce qui est propre à soi”, ce qu’on est véritablement, le véritable Soi. La compréhension des mots nous mène à la réalité qui est cachée derrière. Aujourd’hui, le mot “éthique” a été galvaudé, réduit à l’idée de morale, même s’il s’agit d’une morale un peu supérieure à l’idée de morale classique, mais pour nous, il signifie : “ce qui conduit à soi”. L’éthique dont nous parlons est celle qui nous conduit à nous-même, à ce qui est le plus profond en nous et non à notre conscience morale, issue de l’éducation parentale ou religieuse. Malheureusement, l’être humain n’a plus le contact avec ce qui est véritablement soi en lui-même, il n’a plus le contact avec son Soi, donc avec sa conscience, avec son être réel. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a inventé une éthique religieuse, médicale, politique, économique, sociale, etc. Parce qu’il n’a plus l’éthique tout court. L’éthique, qui était propre à soi, vraiment à soi, donc intérieure, est devenue la morale extérieure, les attitudes, les coutumes ou les mœurs extérieures. Sur le chemin spirituel, nous essayons de renverser la vapeur...

Ouvrages de l’auteur : Avec Pascale Ash, Spiritualité Aujourd’hui, Ed° Althe S.A., 2005. Les Maîtres de sagesse existent, j’en ai rencontré un, Ed° Spiritual Book France, 1999


Selim Aïssel est un Maître de Sagesse, formé dans la dernière Ecole de Sagesse. Il a été le seul Occidental formé par les Sarmoung. Selon la tradition des derviches, tout Maître de Sagesse, une fois sa formation achevée, est envoyé auprès d’autres instructeurs, représentants de toutes les traditions spirituelles authentiques, dont il doit acquérir une connaissance juste.
http://www.soleil-levant.org/presse/article.php3?id_article=114

merci à Karen de m avoir fait découvrir Selim Aïssel
partage suite à un débat d idée hier avec un ami.
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Ven 15 Fév 2008, 15:59

Merci beaucoup

Quelle belle énergie encore une fois

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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Sam 01 Mar 2008, 23:32

Citation :
transcription du Dr. Michael E. Salla
( http://www.exopolitics.org/Study-Paper2.htm ),
le conflit entre les Etats Unis et l’Irak a son origine dans le contrôle d’une porte (stargate):

"S’il existe une porte au sud de l’Irak qui devra jouer un rôle dans le ‘retour des dieux, tel qu’il a été prophétisé’, alors il est plus que probable que les organisations gouvernementales clandestines qui influencent ou contrôlent considérablement l’administration de Bush soient au courant du rôle de cette porte. Le Président irakien, Hussein, est aussi probablement au courant de l’existence de cette porte, comme semblerait montrer ses projets architecturaux : faire revivre la grandeur de l’empire mésopotamien, et conforter sa position en tant que restaurateur de la gloire passée de l’Irak. De plus, il a permis à une équipe d’archéologues allemands de reprendre les recherches dans le site Sumérien d’Uruk, après avoir fait faire des plans sous-terrains, qui suggèrent que cet endroit est bien la location du stargate Sumérien. Cette connaissance d’un stargate enterré pourrait aussi expliquer pourquoi le gouvernement allemand s’est opposé publiquement à une guerre préventive contre l’Irak. »
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MessageSujet: Re: LE LIEN ORIENT-OCCIDENT   Dim 02 Mar 2008, 16:51

Amusant Ambre,

Dans sa chronique sumérienne "le secret des étoiles sombres", l'auteur Anton Parks relate dans la préface du 1er volume que si les américains ont envahi l'Irak, c'est pour s'emparer de l'endroit sur terre qui comporte le plus de portails stellaires.

Tel était le véritable objectif de la guerre en Irak.

J'ai cru comprendre qu'étant sous contrôle des Annunakis, ces portails avaient été neutralisés ou supprimés par les grands sages de l'univers, au profit d'autres placés hors d'atteinte des forces d'involution.

L'humanité est bien hors jeu de ce théatre cosmique dont les enjeux nous dépassent....

..
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MessageSujet: Le Silence et L’Abîme   Mer 19 Mar 2008, 20:17



Le Silence et L’Abîme,


essai de métaphysique gnostique




Connaître se dit iadoa en hébreu, ce qui signifie ‘aimer’, mais dans un monde dénué d’amour peut-il y avoir connaissance ?
L’homme qui a eu soif, SOIF de SOFIa (1), a fait ‘feu’ des quatre pieds. Il s’est évertué de spiritualiser son corps et de corporifier son esprit. En fin de compte, que lui a apporté cette re-Connaissance du Cosmos ? ‘Celui qui a reconnu l’univers a trouvé un cadavre, et l’univers n’est pas digne de celui qui a trouvé un cadavre’ (Evangile selon Thomas).
En langage ‘hermétique’, il a tenté de ‘fixer le volatil’ entre autre et en tant que Tiphered, sixième Séphira (2) de l’Arbre de Vie Kabbalistique, il s’est ingénié à baiser son épouse Malchouth dans son aspect de Shekhinah… Mais le Cœur de l’homme s’est perdu dans le ‘royaume’ de la Terre. Car il n’a pu combler le ‘vide’ du départ puisqu’au départ il y a eu dégradation du Silence-Sigé de l’Abîme-Bythos dans le mutisme et les gouffres.
L’Homme éperdu parce que perdu dans le monde a beau être le médiateur entre le Ciel et la Terre, il est le reflet loupé de quelque chose de plus qui n’a pu être incarné.
Miroir brisé entre la lumière et la chair, les éclats destructeurs de ses élans d’amour lui ont déchiré la tête dont les yeux exorbités pendent à présent à l’intérieur de son corps.
Et la Femme lunaire et inconsciente a précipité sa Chute. La ‘Mère divine’ s’est éventrée en accouchant de l’Homme. Les dieux sont morts. L’intuition supérieure de la Perfection passive (Kouèn) de la Femme s’est enterrée dans la Terre (Ti) de son sexe, caverne béante qui lui mange aujourd’hui le visage ne serait-ce que par l’importance de son absence. Alors son Vagin brûlant, réceptacle des forces de Vie et de Mort, ne communique plus avec le cosmos puisqu’il s’est fissuré au cours des âges, laissant s’écouler inconsidérément le Sang vital. Ce qui a précipité la dégénérescence des principes masculins et féminins dans leurs manifestations…
Ainsi, toute Queste du Graal court à l’échec : le Vase est fêlé !
La Toison d’Or est brûlée puisque la Vallée est inondée !
Et l’être tombé dans le Malheur, perdant l’équilibre du Plérôme d’où il a chaviré, n’est pas retombé sur ses pieds : il s’est abattu sur la tête ! Seul avec SA mort il a glissé dans le Marécage de l’imperfection passive…
Heureux ceux qui ne ressentiront pas ce Manque-Kénôme !
Si l’homme est à l’Epée ce que la Femme est au Vase, toute la tragédie du monde se réalise et se réactualise dans le drame de l’épée qui trempe ou qui a trempé mais alors elle sèche et la ‘Voie Sèche’ alchimique est dangereuse, dans la Boue qui suinte de la Vulve déchirée sur la Terre des vivants. Shiva sans sa shakti est un cadavre. Mais celui qui a trouvé un cadavre n’a-t-il pas trouvé l’univers ?
Si l’homme lucide est descendu au Centre de la Terre pour atteindre le Cœur du Ciel (Tiphered) qu’il doit assumer, il a, en fait, débouché au ‘Milieu du Ciel’ astrologique, en plein dans le monde social, de la profession, de la prostitution… dans les Ténèbres et la Peur !
La lumière séparée des Ténèbres a tenté d’y retourner mais elle n’en est pas ressortie… Dans les multiples facettes de l’existence, il se trouve que les AEONS sont les ‘éternelles’ sphères du Micro-Macrocosme dans lesquelles sont emprisonnés les hommes, captifs de leur liberté.
Dans les Ténèbres, la combustion de l’homme au Feu nébuleux originel ! ‘Qui m’a jeté dans la douleur du monde ?’ (Ginzâ de Gauche).
Dans un monde clos et un espace courbe, nulle brèche ne peut être pratiquée sinon par auto-suggestion. Nul trou dans le mur ne peut être percé… petite place au soleil dans la société ou au Paradis des illusionnés. La plupart des doctrines dites ‘ésotériques’ entretiennent des espoirs fallacieux et séduisants sur lesquels viennent s’agglutiner les mouches humaines. Par de faciles messages et un jargon qui se veut code de désoccultation et de révélation, les êtres influençables CROIENT franchir la ‘porte de salut’ reliant le Visible à l’Invisible !
Alors que l’Absolu est l’Aïn-Soph/Ungrund indicible, inintelligible aux hommes puisqu’étranger au monde abandonné.
La Limite ! L’Eon Horos, voilà la malédiction !
La limite, c’est le temps et l’espace. La limite, c’est le corps. La limite, c’est la croix… Et même l’homme qui s’est crucifié, s’amputant d’une partie de lui-même, ne s’est pas dépassé dans cette destruction. Il ne sera pas régénéré des vivants.
Si l’être créateur, allogène et allergique au monde, s’est auto-sacrifié en demeurant dans le monde, son voyage sera son cercueil où il évoluera encore vivant mais ‘demeuré’, sans pouvoir mourir au passé…
Il y a peu de chance qu’un Navire à la dérive puisse accoster à l’Ile au Trésor… Encore faut-il qu’il ne coule pas avant !
Trempé de sang et de vin, de sperme et d’amertume, le gnostique loin des humains perçoit les écorces enveloppant son être qui sont le clivage des cieux en sept niveaux.
Anarchiste sans révolution, hérétique sans religion, suicidaire jamais suicidé, éveillé jamais illuminé, il erre dans le monde en éternel ETRANGER. Ayant laissé tomber ce monde qui ne pouvait le supporter, il fait le vide autour de lui bien qu’il attire l’attention de quelques ‘curieux’. On le quitte dès qu’on le rencontre. Il ne ‘séduit’ pas quoique il ne ‘distrait’ pas.
Il lui faut abattre la tyrannie des archontes, ces gardiens des sphères astrales, en les utilisant… Tout Eon est un vêtement à déchirer dans le viol par amour.
Au cours de ce voyage cosmique à l’intérieur de lui-même, de rues en montagnes, le gnostique est à la recherche de Sophia perdue dans l’impureté de la Matière.
Sophia qu’il ne faut pas confondre avec l’Eau dormante à laquelle on ne peut se fier… Sophia qu’ils ont emprisonnée de l’autre côté de nos corps ! Pour toi il a jeté son sperme et ses larmes dans sa Terre première ! Pour toi il a même éjaculé par compassion dans n’importe quel Val profond ! Mais nul signe n’est apparu… De faux indices ont égaré l’errant sur de multiples pistes. En attendant, le destin-moïra est un boomerang de la douleur refusant l’oubli-létho par la traversée de l’Onde Noire qui pourrait être la seule mer à boire…
Il y a autant de ‘gnoses’ que d’approches différentes. Pour un plus ample approfondissement de celle dont il est question ici, le schéma métaphysique ci-joint n’est pas une simple ‘vue de l’esprit’, c’est une projection de la conscience dans l’espace, une vision qu’il va falloir cerner, une ontologie génétique que le lecteur doit déchiffrer.
Nous verrons qu’entre l’infini divin infondé et ‘le démiurge de la septième puissance’ contenant tout l’engendré, un ‘mur’ s’est élevé, dû à la Chute de l’Homme (3).
suite
http://groups.google.com/group/gnosisfrench/web/le-silence-et-labme-essai-de-mtaphysique-gnostique?hl=fr

par Balzac



DANIEL GIRAUD, ‘L’athanor’ – Pyrénées, Automne 1974.



[Archives Philippe Pissier : Publications Daniel Giraud : n°3 : LE SILENCE ET L’ABIME, essai de métaphysique gnostique, auto-édition, 1975. In 8° de 22 pp. + planche dépliable. Tirage 300 ex.]
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