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 GRAAL et Initiation

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AMBRE

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MessageSujet: Dans le Jardin de l'Amour   Mar 29 Mai 2007, 10:23

Dans le Jardin de l'Amour



Texte du Maître Peter Deunov



L'Amour est à l'origine des choses, à la base de tout. Le jour commence avec l'amour… Avec lui, l'homme pénètre dans l'amour... La vie sans amour est mort, esclavage et restriction et l'âme humaine se réveille lorsqu'elle reçoit l'amour… Je parle du premier moment, celui où l'amour apparaît dans l'amour de l'homme l'oblige à aimer tous les autres homme en frères…



C'est lorsque l'homme est seul, abandonné, oublié de tous et qu'il pense que tout est fini pour lui, que l'Amour le visite…Alors il ressuscite, il sort de l'enveloppe glacée de l'indifférence et pénètre dans l'amour, porteur de vie… Les difficultés et les souffrances par lesquelles passe l'homme sont pour lui le moyen de connaître l'Amour...



Lorsque l'Amour visite l'homme. celui-ci s'oublie lui-même, il oublie toutes les incompréhensions, tous les soucis et il pense amour… Souvent il atteint cet état de joie, mais parfois il le perd durant des années ou il ne revient pas… Il n'y a pas au monde de plus grand mystère que celui de l'amour… C'est l'unique chose réelle... Le vide de la vie est un dans le manque d'amour… Sans l'amour l'homme est indifférent; avec l'amour, il entre dans la plénitude de la vie…



Si l'homme commence à ressentir l'Amour comme une grande force, il entre en relation réelle avec le monde Physique, Spirituel et Divin… C'est seulement avec l'amour que l'homme peut comprendre les rapports exacts qui existent entre ces différents mondes, ainsi que le sens de la vie…



L'Amour est le Principe Éternel qui inclut tout en lui... S'il applique l'amour, l'homme deviendra UN avec la grande Cause Primordiale et avec ses proches, il comprendra l'Unité… Il comprendra que tous les hommes, en tant que qu'âmes, représentent des parties de l'organisme divin, que tout les êtres, du plus grand au plus petit, de l'Ange au moucheron sont en lui…



C'est l'Amour qui unit tous les êtres, d'une extrémité à l'autre de l'Univers, dans une grande Harmonie… En associant l'amour et la Sagesse, nous pouvons dire: "Que par l'Amour l'homme entre en relation avec la Vie Intérieure de la nature avec son côté réel, avec son Essence Intérieure et, par la Sagesse, avec toutes les formes de la vie…



La vie réelle est celle qui comprend le présent, le passé et l'avenir… Lorsque les hommes aiment; l'Auguste Principe de la Raison est sur terre… Tant qu'il n'y a pas d'amour entre vous, vous ressemblez à un instrument désaccordé et avec lequel on ne peut jouer…



L'Amour est le Monde… Dès que vous aimez, vous êtes dans ce Monde... Le ciel est partout où il y a l'Amour, où la vie est raisonnable… L'Amour est Paradis… L'Amour est Musique... Lorsque vous plongez dans l'Amour, vous comprenez la Symphonie de la vie…



Privez une fleur de la lumière solaire, et vous verrez le changement subit qui surviendra… Enlevez l'Amour à un être, et vous obtiendrez le même résultat... L'homme perd ses bonnes conditions, parce qu'il sacrifie facilement l'Amour... Le soleil envoie sa lumière et sa chaleur sur le monde entier comme un Symbole d'Amour et de Sagesse…L'Amour est le feu sacré de la vie... Le bonheur de l'homme dépend de la Connaissance qu'il a de ce feu sacré de l'Amour… Ce feu donne un sens à toutes choses agréables et désagréables… Lorsque l'Âme s'allume à son contact, elle commence à émettre de la Lumière…



Montrez-nous un homme qui, depuis que le monde existe, ait conservé jusqu'à présent ce qu'il a acquis… Les rois, les savants, les philosophes, les simples, les riches, les pauvres, tous ont perdu honneur, gloire et richesse et, pour finir, la vie...



"Retournons dans le Jardin de l'Amour"

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sur le merveilleux site de Charlotte



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MessageSujet: La magie de la Rencontre.   Mar 29 Mai 2007, 10:34

La magie de la Rencontre.


L'être humain en confusion mélange son être avec son potentiel. De ce fait, il mélange son identité avec la fonction. C'est pourquoi il ne rencontre pas réellement les autres et se sent seul.

Car il aborde le plus souvent la rencontre avec l'autre sous l'angle de l'attente fonctionnelle: l'autre est rencontré non simplement pour la rencontre elle-même, mais pour palier à la perception d'un manque personnel. A travers ce système symbiotique confus, la rencontre est d'emblée altérée.

Identité et fonction doivent être parfaitement discriminés afin que la rencontre soit véritable.

Lorsqu'on devient capable de rencontrer l'autre sans attente particulière autre que la Joie de la rencontre elle-même, et sans que cette Joie ne soit recherchée comme pansement d'un manque personnel, alors il y a reconnaissance mutuelle des identités parfaitement libérées de toute fonction.

Et le miracle alors est que si d'un côté les identités qui se rencontrent sont libérées des fonctions, les fonctions d'un autre côté sont aussi libérées des identités, et agissent naturellement, spontanément.

C'est de cette façon que procède aussi la guérison harmonique: parce que la rencontre se réalise sans attente fonctionnelle, les fonctions libérées s'harmonisent naturellement et dès lors, d'éventuelles réparations ou guérisons partielles ou totales peuvent survenir spontanément.

Ce qui nous pousse à rencontrer l'autre selon un mode confus d'attente fonctionnelle sont les refoulements psychologiques piégés dans l'inconscient.

Un travail de centrage de plusieurs années, avec amplification progressive du niveau d'énergie psychique, est nécessaire pour en nettoyer, ou plutôt réintégrer une bonne partie.

La règle naturelle de l'univers est l'Harmonie fonctionnelle. Elle n'a pas à être recherchée, et ne constitue pas le moindre travail. Elle est simplement évidente, et procède sans le moindre effort. Mais pour la vivre, il faut arrêter de l'emprisonner à travers la perception de manques qui ne sont que des productions du passé non intégrées, refoulées, et interférant avec le présent.

Ainsi, discriminer l'identité et la fonction est aussi discriminer le passé du présent. Lorsque la discrimination est complète, tout a été libéré.

L'idée centrale derrière ce qui précède est que nous ne pouvons arriver à rien tout seul, et d'autre part que la reconnaissance de cette faiblesse individuelle, et l'ouverture à autrui qui doit en résulter, implique naturellement une harmonisation de tous les problèmes, sans effort.

Mais paradoxalement, cette conscientisation de la faiblesse ne doit pas faire chercher la rencontre avec l'autre pour la prise en charge de cette faiblesse! Car sinon, une attente fonctionnelle viendrait interférer avec la rencontre!

Dès lors, la conscientisation de notre faiblesse doit aboutir à un lâcher-prise de la volonté de la résoudre, à une simple acceptation de nos problèmes et perversions en l'état, et l'attention doit se porter uniquement sur les autres et sur leur droit naturel à être aimés à travers la vraie rencontre. En somme, il faut sublimer la perception de la faiblesse, et chercher la vraie rencontre au-delà.

Ce n'est qu'alors que l'harmonisation spontanée peut agir, et que la faiblesse sera noyée dans la force collective.

Il est donc vain de tenter de se battre contre nos problèmes, nos perversions, car c'est leur donner du poids. Il faut savoir qu'on ne peut pas tuer l'illusion, car elle ne vit pas! Il est impossible de véritablement détruire la perversion... on ne peut que la noyer (au sens figuré) de plus en plus dans un océan de vertu, de Beauté, issu de la vraie rencontre au-delà de l'illusion.

Le contrôle est l'illusion qui crée tous les problèmes tout en prétendant les résoudre. Et en réalité, le contrôle ne résoud rien du tout et ne fait qu'entretenir les probèmes qu'il crée dans un cycle viral sans fin. On peut observer cela dans tous les aspects individuels ou sociaux de la vie humaine. La culpabilisation est un des procédés centraux qu'utilise le contrôle pour entretenir son illusion.

Alors les êtres humains coirent qu'ils doivent être parfaits, qu'ils doivent souffrir, travailler. Ils pensent que l'action faite avec efforts est nécessaire à l'obtention d'un vrai résultat. Ils pensent que la fonction doit être contrôlée, qu'elle ne peut pas agir spontanément. Ils refusent de croire au miracle naturel de la vraie vie. Ils entretiennent leur propre prison causale.

La vérité est que la vertu de tous les êtres humains est naturelle et spontanée. Que la perversion est un produit exclusif du contrôle. Et qu'ensuite le contrôle lui-même va prétendre exister pour résoudre la perversion qu'il a lui-même créée. C'est ce cercle vicieux qui constitue l'ensemble de l'illusion.

Le lâcher prise permet de naturellement constater la vérité, qui n'a pas besoin de justification: la nature de l'être est naturellement la vertu, il n'est pas nécessaire de la promouvoir, de la forcer, il suffit d'accepter de la laisser faire.

Ce qui nous empêche de la laisser faire sont les refoulements psychologiques qui nous font prendre des vessies pour des lanternes. Ils sont l'origine même du cercle vicieux du contrôle.

Ils ont certes une utilité, mais pas forcément celle qu'on croit. On pourrait croire en effet que les cercles vicieux sont là pour nous faire vouloir la vertu en nous battant contre les perversions, après des crises de conscience. Mais cela est encore dans le dualisme, dans le jugement, la culpabilisation et le combat. Cela est encore dans le contrôle et n'est donc pas une vraie solution au problème! La culpabilité est une illusion qui ne mène pas à grand chose.

Non, ce que les cercles vicieux de l'illusion sont supposés nous faire conscientiser est simplement leur illusion elle-même, globalement, sans jugement. La seule vraie conscientisation du problème humain se trouve forcément à un niveau de non dualisme, où les choses sont simplement reconnues selon leurs nature légitime: l'illusion rendue à elle-même, et la vérité de même.

Cela conduit à l'intégration non dualiste. Si l'on compare l'illusion aux Ténèbres, et la vérité à la Lumière, on pourra comprendre qu'une chambre sans lumière ne peut en inclure sans changer d'état, alors qu'une pièce illuminée, peut inclure de l'ombre sans changer d'état: il suffit de placer des objets à certains endroits pour que de l'ombre soit créée, sans modifier l'état global d'illumination. La vérité intègre l'illusion lorsque cette dernière est reconnue pour ce qu'elle est: une erreur.

Dès lors, l'illusion n'est pas du tout destinée à nous faire combattre pour la vertu, car la vertu universelle n'a nul besoin de champion pour la défendre: sa puissance collective n'a pas de limite. Elle est naturelle et spontanée.

L'illusion n'a pour but que de nous monter ce qui est illusion et de ce fait ce qui est vrai: à savoir que nous sommes déjà des Personnes accomplies, parfaites dans notre imperfection, vertueuses dans notre nature profonde, spontanées dans nos actions et nos relations. La réalisation du Soi ne se trouve donc pas par volonté de puissance, par volonté de travailler sur soi, par volonté de réprimer les erreurs. La réalisation du Soi se trouve en réalisant simplement qu'on est Soi !

Tant que l'être s'identifie erronément à la fonction, il oublie sa nature de cause en soi, et devient l'exclave de la causalité (ce qui est représenté par la domination des machines dans Matrix, par exemple).

Lorsque l'être se souvient qu'il est une cause en soi, alors il s'affranchit de l'illusion d'être un esclave, et réalise que son imperfection est parfaite, que sa faiblesse est infiminent forte, en unissant naturellement sa cause en soi au finalisme collectif, d'avec lequel sa séparation n'a jamais été qu'illusion.

L'illusion est un procédé dialectique de conscientisation, et rien d'autre. Sa présence ne sert pas à autre chose qu'à simplement accepter l'existence.

Elle ne saurait servir à promouvoir la vertu, qui est par essence absolument naturelle!

Cependant, la simple réalisation du Soi semble ne pas pouvoir être immédiate, car elle implique la réintégration de tous les refoulements identitaires, psychologiques.

Ce n'est pas que cela soit impossible, c'est que cela est improbable étant donné la nécessité de discriminer l'illusion et réintégrer les refoulements pour y arriver.

Le mental spéculatif de l'ego personnel, qui est déjà le Soi réalisé, mais dans un état de soumission erronée à l'illusion causale, doit accepter de renoncer à ses fausses croyances, et il ne peut le faire que s'il voit l'illusion pour ce qu'elle est.

L'illusion est somme toute la séparation. Parce que rien n'est vraiment séparé dans l'univers, dans l'existence, et que seul le lien existe. La séparation n'est qu'une convention dialectique par laquelle le lien accepte de relativiser sa "densité" de façon à simuler des séparations individuelles, certes essentielles à la richesse plurielle, mais dont la nature n'est pas autre chose qu'une simple convention dialectique.

Une Personne au sein du lien d'Amour universel n'est donc qu'une séparation dialectique, de nature purement conventionnelle. C'est pouruoi le respect de la Personne est une donnée fondamentale: puisque la Personne n'est qu'une convention dialectique, et que sa réalité dépend d'une séparation dont la réalité n'est que relative, le respect spontané et naturel est indispensable à sa protection.

En somme, une Personne réalisée est dialectiquement une illusion individuelle infiniment fragile protégée par un lien collectif de puissance infinie.

Dieu, en tant que Personne Créatrice réalisée, est donc un être d'une fragilité absolue, alliée à la force infinie de la collectivité universelle. On devient comme Dieu en reconnaîssant notre absolue faiblesse et en l'acceptant.

Tant que l'on se trouve en position de combat contre la conscientisation de notre faiblesse, on se heurte aux refoulements psychologiques que l'on ne peut dès lors pas réintégrer. Or, puisque nos refoulements sont des parties de nous-mêmes que nous n'avons pas reconnues dans le passé, nous battre contre les refoulements est en comme nous battre contre nous-mêmes, et nous empêcher de simplement réaliser notre Soi en les réintégrant.
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Mar 29 Mai 2007, 10:37



Un deuxième aspect qui fait que l'immédiateté de la réalisation est improbable, est le fait que les parties refoulées de Soi sont prises en otage par la collectivité, et qu'on ne peut forcer leur restitution: forcer la restitution de Soi serait encore une volonté de puissance qui nous enchaînerait à une forme de possession de Soi, qui est une illusion.

On peut simplement se tenir prêt à réintégrer tout refoulement dès que l'occasion s'en présente. Et plus on réintègre, plus on acquiert de faculté de lâcher prise et de centrage, plus la pression naturelle sur le collectif devient forte et le pousse à restituer les refoulements. Mais cela ne saurait être forcé.

Dès lors, dans ce mouvement, on réalise de plus en plus le Soi, tout en continuant à voir des perversions en Soi qui ne sont que les illusions produites par les refoulements qui ne sont pas encore restitués. Il faut alors continuer à s'accepter tel quel, dans notre faiblesse et la compréhension que ce n'est pas par volonté de puissance qu'on résoudra vraiment quoi que ce soit.

On peut cependant maintenir consciemment un certain contrôle sur ces perversions, tout en sachant que ce n'est qu'un artifice illusoire temporaire, et tout en restant attentif à toute possibilité de réintégration, qui est la seule façon de résoudre les problèmes.

Rester prêt à la réintégration signifie en clair: s'accepter soi, sans culpabilisation en toute circonstance, avec bienveillance, et ce malgré toute perversion qui resterait non résolue.

Maintenir consciemment un certain contrôle signifie en clair non pas qu'on cherche à se battre contre les perversions, mais plutôt qu'on cherche à agir pour la vertu, le plus possible, même dans les cas où elle n'est pas encore spontanée.

La restitution ne peut se faire que par convergence harmonique, collective. En somme, la réalisation de Soi est toujours un choix collectif, auquel donc l'individu concerné participe, mais seulement pour moitié de ce choix. L'autre moitié dépend de la possibilité d'harmonisation du collectif, à travers ses propres errances illusoires, et ses possiblités d'avancer lui-même de façon globale vers la libération de l'illusion.

Néanmoins, l'être qui a déjà fait sa part de choix et s'y tient résolument verra le collectif montrer de plus en plus de bonne volonté pour faciliter sa réalisation.

C'est pourquoi certains êtres se sont réalisés parfois avec une vitesse de météorite, comme ce fut le cas de Jésus. Donc, cela peut aller très vite, mais c'est improbable et de ce fait fort rare.

Or donc quelqu'un qui avance vers la réalisation du Soi peut au départ en concevoir une forme de supériorité, menat à de la séparativité, de l'élitisme, de la valorisation comparative.

C'est un phénomène logique, mais qui doit être dépassé.

Car une telle personne doit comprendre qu'elle doit son avancement pour moitié au collectif, et que dès lors ceux qui l'entourent et qui, peut-être, son moins éveillés qu'elle, ont activement participé à l'aider au niveau de la convergence harmonique au niveau holistique.

Tout procède par convergence harmonique, et il n'y a pas de meilleurs et de moins bons êtres. Il y a juste une auto-détermination personnelle qui s'engage par choix injugeable, et qui est ensuite favorisée par la cohérence collective indispensable.

En somme, on est "Je" quand on ressent "Nous", et on est "Nous" quand on pense "Je".

Dialectiquement, l'individualisme séparateur de l'attitude intérieure, conduisant à penser en terme de "Je" prône le mental spéculatif causal, et maintient la confusion des refoulements pris en otage par la réalité collective, induisant une authenticité personnelle erronée, car mixée avec toutes celles de la collectivité.

Par contre, l'abdication du mental spéculatif, par un lâcher prise vers l'émotion collective du Nous, est une attitude intérieure correcte qui discrimine vraiment l'authenticité du Soi par rapport à la collectivité.

Il faut donc s'accepter Soi pour pouvoir accepter les autres, et alors seulement le "Nous" se présente de plus en plus fort pour aider la réalisation du Soi.

Un être qui accepterait sa Personne absolument avec toutes ses faiblesses, et à partir de là se tournerait vers les autres Personnes pour les accepter absolument avec toutes leurs faiblesses, se mettrait en position de réaliser son Soi avec la plus grande rapidité qu'autoriserait la convergence harmonique collective.

L'idée est que les opportunités de convergence ne sont pas uniques, et que lorsqu'on rate un train, on peut attendre les suivants. On va simplement plus lentement, et dès lors l'attente et la souffrance qui peut s'y glisser se rallongent d'autant.

Accepter Soi et les autres absolument à travers la vision claire des faiblesses individuelles, est l'essence même de l'Amour inconditionnel, condition de la vraie rencontre.

Car la vraie rencontre est, je l'ai déjà dit, celle qui est libérée des fonctions. Or, ne pas reconnaître les faiblesses individuelles conduit inévitablement à vouloir les résoudre, et donc conduit à emprisonner la fonction dans des objectifs définis, dualistes et illusoires, et cela conduit donc à dévoyer la relation. CQFD.

Le besoin d'Amour inconditionnel, d'acceptation totale, est le seul qui doive être reconnu, car il est sa propre justification, et c'est pour cela qu'il n'y a pas dans son cas de fonction interférante.

Inévitablement, le centrage dans l'acceptation de Soi ouvre sur l'acceptation des autres. Il est donc illusoire de chercher la réalisation du Soi pour Soi uniquement. Cette réalisation est collective, et se cherche donc entre autres AUSSI pour Soi, mais considéré comme inclu dans le collectif au sein duquel tout autre Personne possède une valeur équivalente méritant d'être reconnue autant que Soi.

Réaliser Soi est en définitive chercher à devenir Soi une référence d'Amour d'une stabilité absolue, mais pas focalisée sur Soi, ouverte sur le soutien d'Amour aux autres et à soi par l'entremise du collectif.

Cette aspiration à devenir une référence pour les autres, en ouverture totale à l'acceptation des autres, dans une capacité complète à les respecter entièrement, à les Aimer absolument, et à les attendre aussi longtemps que nécessaire, est essentiellement émotionnelle, quoiqu'elle puisse aussi être l'objet d'une analyse et d'une compréhension intellectuelle.

Réaliser Soi c'est devenir un des Piliers éternels de la Vie dans son inextinguible et ardente soif d'Amour pour les autres.


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MessageSujet: Le Graal - Fleur   Mar 29 Mai 2007, 12:26

Le Graal - Fleur



Un passage du livre "Croisade contre le Graal" d’Otto Rahn





Ce symbole du Gral [1], coupe sacrée dans la tradition christo-celtique, semble issu d’observations très simples et fort naturelles auxquelles, du fait même de leur simplicité élémentaire, on n’a peut-être pas apporté suffisamment d’attention. N’oublions pas que les peuples aryens primitifs furent des pasteurs attachés aux rythmes des saisons, aux beautés de la Nature ; c’est une fleur qui symbolise encore la spiritualité indienne : le lotus.
Le Lotus plonge en Terre ses racines. Sa tige s’élève à travers l’élément liquide. Il ouvre sur l’Eau (car l’Esprit de Dieu se meut sur les Eaux, que ce soit dans la Genèse ou le Véda) que revêt l’émeraude luisant de ses feuilles, mais aussi dans l’Air, sa corolle en forme de coupe, face au Soleil image visible d’Agni le Feu divin, purificateur comme le Paraclet. Il est le symbole de l’Esprit Illuminé parvenu à l’union suprême avec l’Absolu. C’est le Gral - Fleur par excellence, dont l’ineffable beauté rayonne à travers les quatre éléments. Le Bouddha, le Libéré vivant, siège en son coeur comme en une nacelle et il est la Lumière du Monde. Dans le Lotus Suprême est le Suprême Shiva lui-même, et la Suprême Shakti, la Mère des Trois Mondes (la Sophia éternelle). Là est le séjour de Béatitude. [
2]

Comment cette merveilleuse fleur n’aurait-elle pas servi de modèle à ceux qui façonnèrent la coupe où le prêtre offrait le Soma, l’herbe de l’ivresse, la nourriture révérée à l’égal d’un Dieu ? [
3]
Comment après un long voyage à travers l’espace, le temps et l’imagination des hommes, cette coupe se retrouve-t-elle dégradée sous forme d’un chaudron où se prépare un breuvage magique, puis devient-elle, transmutée par le christianisme, le réceptacle d’une nourriture céleste qu’une vierge élève en ses mains ? Le processus des longues migrations humaines et des longs cheminements de la conscience peuvent seuls, si l’on peut un jour le comprendre, rendre compte de ce mystère.




suite ici http://www.graal-initiation.org/Le-Graal-Fleur.html



merci à Yoann
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MessageSujet: GRAAL et Initiation   Lun 04 Juin 2007, 19:50

GRAAL et Initiation

je vous partage un blog tres bien commenté par Yoann
http://www.graal-initiation.org/
Edito
Comme bien des gens depuis 800 ans, j’ai été pronfondément touché par la lecture du conte du Graal. Depuis ce jour, je n’ai cessé de me poser la question : pourquoi ce récit nous touche t’il autant ?
Mes hypothèses sont les suivantes :
1 : le roman du graal est un manuel d’initiation
2 : l’initiation dont il s’agit est l’initiation gnostique
3 : cette initiation du Graal est commune à un certain nombre de fraternités du passé
Voici donc un ensemble de notes sur le sujet, rédigées au fure et à mesure de l’approfondissement de cette quête du Graal.
N’hésitez pas à utiliser les forums joints aux articles pour faire avancer la quête (sans prosélytisme déplacé, merci) ou à consulter la rubrique "contribuer".

Le Graal Intérieur

En 1933, le romancier allemand Otto Rahn renverse la légende Monsalvat - Montserrat [1] en publiant, après 3 ans de recherches en pays cathare, le livre "Croisade contre le Graal". S’appuyant sur le Parzifal de Wolfram von Eschenbach d’une part, sur les légendes languedociennes et ses travaux archéologiques d’autre part, il démontre que la fraternité des Cathares étaient les détenteurs du Graal et que le château du Graal était la forteresse Cathare de Montségur. La quête du Graal reprend de plus belle [2].


Aujourd’hui encore, on voit ressurgir de temps à autre une nouvelle histoire du Graal, apportant une nouvelle révélation quand au lieu où il serait caché et la façon dont il y est arrivé.
Mais malheureusement pour les chercheurs de trésors, ni le château du Graal, ni la précieuse coupe, ne peuvent être trouvés en arpentant la campagne, les caveaux ou les bibliothèques. C’est d’ailleurs à mon sens un premier critère de discernement très efficace lorsque l’on est confronté à la masse de littérature Graalienne : l’auteur est-il un chercheur de trésors ( il fourni lui aussi une tentative de localisation ) ou non.

Le Graal est associé à un ensemble de faits marquant d’un processus spirituel : que ce soit la célébration de la sainte cène, l’élection à la royauté du Graal quand un nom apparaît sur la pierre, la guérison ou la dispensation de nourriture qui rappelle le pain supersubstanciel du notre-père occitan. La description la plus exacte qui en est faite dans les différents romans est, contre toute attente [3], celle du Perlesvaux qui indique que le Graal apparaît aux chevaliers sous 5 formes différentes. Chacun ne voit que celle qui correspond à son état de conscience, à l’exception du roi qui voit les 5 formes.

Comme dans toute initiation véritable, les processus décrits par le conte du Graal ou le Parzival concernent la conscience et la physiologie du candidat.
Le château du Graal est le corps lui-même, comme le suggère la géographie du château de montsalvage dans le Parzival ; la montagne figurant l’axe cérébro-spinal avec en haut dans la tête, le château du Graal, qui est circulaire et avec 12 portes - les 12 paires de nerfs crâniens - au milieu la grotte avec la source du coeur de l’ermite Trévizent et au pied le lac cotoatre, avec le feu secret du forgeron trebuchet.
"La coupe du Graal peut être délimitée par trois circuits de plexus [4] : celui du larynx, celui des poumons, et celui du coeur. La partie supérieure de la coupe correspond au système du larynx ; la tige du calice est dressée dans les poumons, et le pied de la coupe est dans le système cardiaque. La possibilité de rétablir la coupe nuptiale - l’unité de la tête et du coeur - est donc présente en chaque être humain.
Dans le récit de Robert de Boron, Joseph d’Arimathie est celui qui doit élever le Graal pour y accueillir le sang de Christ. Dans cette allégorie, Joseph d’Arimathie symbolise tout homme qui entreprend effectivement le chemin et peut accorder son cœur et sa conscience, son être tout entier, aux rayonnements du feu divin qui tombe comme des gouttes d’or dans la coupe intérieure du Graal pour purifier, épurer, renouveler tout le microcosme de l’homme. C’est le sang du Christ, sa force astrale, qui vient purifier le karma et qui réalise alors, avec nous, une nouvelle alliance." [5]

Vous comprendrez qu’une telle quête du Graal n’est pas une occupation que l’on réserve à des moments perdus, après avoir satisfait à toutes les obligations sociales ou à la routine de l’existence courante.
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MessageSujet: les difficultés à comprendre l’initiation..   Jeu 21 Juin 2007, 08:23

les difficultés à comprendre l’initiation...

et les récapitulations initiatiques..



- L’une des causes de la difficulté à comprendre l’initiation et donc à admettre l’enseignement concernant l’initiation est le fait de l’âge relativement avancé des récapitulation initiatiques, situées en général alentour de la quarantaine, oui, l’initié du côté intérieur, celui qui a franchi au moins une étape sur le cheminement initiatique vit une véritable "quarantaine", (en année..), avant, dans la plupart des cas, de pouvoir commencer à récapituler ses initiations. On comprendra que dans le cas d’un grand artiste, d’un homme politique, ou d’un intellectuel, la société identifiera l’initié à ce qu’il a fait reconnaître avant même l’initiation (qui sera en fait : la récapitulation). Cette durée à l’échelle d’une incarnation, soit une "vie" en termes comme un (ou de deux générations.. ), est si importante qu’elle éclipse la réalité initiatique derrière la réalité ordinaire puisque celle-ci est mise au premier plan par l’importance identificatoire accordée à ce qui est compréhensible aux dépens de ce qui d’évidence ne l’est pas et ne peut l’être que par les initiés, fussent-ils des initiés mineurs, l’initiation mettant le disciple à même de comprendre l’initiation, jusqu’à deux degré au-dessus du niveau auquel l’initié est parvenu et depuis lequel il considère le phénomène "initiation".

le reste du phénomène étant par son appareillage conceptuel noyé dans un brouillard ou flou artistique où se confondent par exemple : "révélation" et "résurrection", ce qui est arrivé au christianisme, et où l’initié et l’entité adombrante que furent "Jésus" et "Christ", furent et sont encore, deux millénaires plus tard, confondues, ces confusions n’aidant en rien à appréhender le phénomène initiatique et la science qui en découle et qui n’est rien moins que la science des énergies, terme si galvaudé et singé qu’il en devient grotesque, et que son emploi, même prudent, en est devenu malaisé, délicat et improbable quant au résultat en tant que démonstratif dans quelque considération ésotérique que ce soit dès lors qu’elle se veut "scientifique" et logique dans son abord comme dans son développement supposé ultérieur...

en ce sens tout début de démonstration, paraît bien miner le reste à venir de l’entreprise de cerner tant l’initiation que l’ésotérisme ou l’énergétique spirituelle... Alors si l’on ne peut même "initier" la moindre démonstration philosophique relative à à ce qui se trouve au-dessus du mental, puisque ce sont des entités intellectuelles qui seront juges et parties de la tentative, comment aborder le problème car, l’évolution humaine étant parvenue au point de rencontre entre le mental et le causal, la nécessité existe de franchir le véritable "sas" piégeur du mental et stoppeur du spirituel et que ce "sas" tend à "obliquer" toute force descendante et toute tentative montante à la franchir sans clé initiatique, quid de l’initié, quid de l’initiation et quid de cette science ésotérique si recherchée et redoutée (car redoutable à qui ne la possède pas, l’absence d’initiation est souvent ressentie comme une sorte d’infirmité, un manque de moyens de perception comme d’action, une privation d’une sorte de "part supérieure" d’humanité, reconnaissons-le volontiers..).

en la matière, tout se passe comme si le fondateur et expérimentateur de l’initiation, avait fixé l’âge adulte pour l’initié à cet (alentour de..) l’âge de 40 ans, ce qui est au moins le double de l’âge légal de la majorité dans la plupart des nations démocratiques.

il faut donc au regard divin être deux fois majeur, deux fois plus mature que la maturité ordinaire, celle qui permet la vie sociale, professionnelle, parentale tels que la gent non initiée peut le vivre et l’expérimenter, en incarnation ici-bas, dans les trois mondes de la forme, (et le luxe de précisions, ici dans cette phrase, n’est pas fortuite..). Là où le bât blesse c’est dans la ("trahison" des clercs.. en quelque sorte..), que sont les initiés n’ayant pas encore récapitulé, ceux qui de 20 à 40 ans sont des "penseurs" intellectuels, parmi les penseurs de la race, appelés à écrire et décrire ce qu’ils savent de la pensée humaine sous ses multiples aspects et qui usent de leur liberté de penser le monde sans l’apport de la profondeur et de l’éclairage initiatique, faisant ainsi, inconsciemment et innocemment (du moins dans la plupart des cas, peut-on l’espérer..) le jeu des forces matérialistes. Ceci peut se passer par le blocage mental, la fixation sur un aspect extérieur de la vérité perçue, de la réalité telle que fixée auparavant et acceptée par le "monde des penseurs" d’ici-bas.

la culture religieuse et artistique elle-même, au lieu d’aider, se pose en miroir ou en surface réfléchissante ainsi que le fait la surface de l’eau qui reflète le monde d’en haut et empêche de voir le monde d’en dessous d’elle qui contient moins et plus à la fois puisque l’en dessous voit aussi le miroir brillant et empêchant la vue de la réalité d’en haut. Ainsi en va-t-il de la surface intellectuelle brillante du mental, et empêche au spirituel de descendre et au mental de monter plus haut que la simple pensée conjecturale et à l’espérance émotionnelle de voir au-delà du sacrificiel vécu dans le séparatisme de l’ici humain et de l’ailleurs divin, ce sacrificiel confondu avec le sacré et le sacramental faisant oeuvre de pièges de la conscience sur la voie de la réalité ultime, celle de l’expérience spirituelle, du vécu humain en la vie divine, et la conscience divine Christique et cosmique celle qui a reconnaissons-le : finalement assez peu à voir avec la religiosité


dimanche 20 mai 2007, par lamadelama
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Jeu 21 Juin 2007, 09:04

En commentaires additionnels, j'aurais envie de dire que l'initiation intervient assez tardivement, vers la quarantaine, car elle implique un travail de synthèse (récapitulation) du travail de focalisation mentale qui a précédé, synthèse qui implique aussi une modification de la balance intérieure des polarités. Toute cela est difficilement réalisable avant d'avoir atteint cet âge-là.

Cette synthèse est celle, en somme, du "symbole intérieur" tel que Jung en parle, et qui devient le fondement intrapsychique d'un nouvel équilibre énergétique entre la conscience et l'anima/animus ("inconscient"). La synthèse quadragénaire est donc au centre de ce que Jung appelle l'individuation, autre mot pour désigner le phénomène initiatique.

Ce phénomène initiatique, à travers la synthétisation du symbole intérieur, vise à réconcilier le causalisme mental et le finalisme émotionnel de façon à faire de l'être une vraie cause agissante pour les buts de la collectivité, une véritable personne au Service du collectif de conscience.

Ce nouveau "langage" du symbole intérieur représente l'Antahkarana, en tant que lien de cohérence entre le mental causaliste et l'émotion finaliste de l'éternel potentiel.

Ce "langage" est une réponse adaptée à l'aspiration du potentiel, une "mise en formes mentales qui ne réduisent pas la force émotionnelle". Plus les formes symboliques sont pures, plus leur "contenance émotionnelle" est grande, et plus le langage (des oiseaux) est maîtrisé.

L'initiation somme toute consiste à faire sortir le mental de ses carcans causalistes afin qu'il puisse rencontrer l'émotion spirituelle, et produire alors un sens nouveau.

Mais probablement faudrait-il dissocier l'initiation des Femmes et des Hommes, car leurs rapports respectifs à l'Antahkarana ne sont, selon moi, pas vraiment les mêmes...


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Ven 22 Juin 2007, 11:51

La naissance de Qu'est-ce que l'Eveil ?


par Andrew Cohen


J’ai commencé ma recherche spirituelle à l’âge de vingt-deux ans. Depuis ce jour, je n’ai jamais cessé de poser des questions. Je n’ai jamais cessé de vouloir savoir POURQUOI ? Pourquoi mon premier guide spirituel, un karatéka américain, faisait tout ce qu’il pouvait pour dissimuler sa profonde passion spirituelle et, d’une manière aussi étrange que déconcertante, entravait délibérément les progrès de ses élèves ? Pourquoi mon premier véritable maître, un yogi indien ayant atteint la plus haute réalisation, pouvait manifester un amour divin provenant d’au-delà du monde, devant lequel je tombais à genoux, et pourtant, dans ce monde, semblait perpétuellement attirer chaos et confusion ? Pourquoi les occidentaux qui m’ont guidé dans la pratique de la méditation bouddhiste, bien qu’ils fussent férus de théorie et de pratique de l’éveil, semblaient avoir totalement oublié qu’ils avaient abandonné depuis fort longtemps la possibilité de se libérer eux-mêmes ? Et enfin, comment se faisait-il que mon dernier maître pouvait être un grand maître spirituel, un homme éveillé d’une rare puissance, et en même temps un schizophrène narcissique capable de passer en un instant d’un état de conscience divine et enivrante à la petitesse d’esprit et à des manifestations de colère et de jalousie péniblement mesquines ?
Et ce n’était que le début ! Quand j’ai finalement commencé à enseigner moi-même, j’ai dû bientôt découvrir à mon corps défendant que toute cette question d’éveil et de transformation radicale constitue l’ultime épreuve, infiniment délicate. Par exemple, pourquoi dans ces débuts, il y a plus de quinze ans, mes étudiants étaient si nombreux à être profondément touchés par une dimension spirituelle révélant amour et bonté au delà de leurs rêves les plus fous, et pourtant restaient terrorisés à l’idée de se laisser aller complètement ?
Il me semble évident depuis le tout début que, pour que l’expérience spirituelle veuille vraiment dire quelque chose, une transformation radicale doit nécessairement en résulter. Alors, comment se fait-il que ma propre passion pour la transformation, pour une pureté et une simplicité profondes, semblait attirer des réactions si violentes et une condamnation générale de la part du monde spirituel ? Au début, par naïveté, je ne comprenais simplement pas. Mais plus tard, avec le temps, la réponse devint évidente. Nous autres, être humains, nous ne voulons tout simplement PAS SAVOIR ! Le plus souvent, notre motivation spirituelle ne produit rien de plus qu’un désir d’affirmation et de sécurité. « Laisse-moi tranquille et dis-moi que je suis bien comme je suis » est la requête du chercheur spirituel lorsqu’il se trouve au pied du mur. « Je veux atteindre l’éveil pour autant que je ne doive pas trop changer » : telle est l’attitude post moderne du chercheur d’aujourd’hui.
Comment se faisait-il que la présence de la conscience éveillée déclenchait toujours en moi un feu d’amour impavide qui n’hésitait pas à s’exprimer ouvertement quand cela était nécessaire. Est-ce que j’étais fou ? N’étais-je qu’un de ces illusionnés narcissiques qui croyait avoir découvert la vérité ? Certains le pensaient à coup sûr. En conséquence, ma route était souvent obstruée par des panneaux indicateurs « Stop » ou « Défense d’entrer ». Il me fallait trouver ma manière d’exprimer ma passion pour la transformation spirituelle dans ce monde sans pour autant compromettre mon instinct. Il me fallait trouver le moyen de me faufiler entre les défenses du mental collectif de ceux qui, dans le monde spirituel, ne voulaient rien changer. C’est ainsi que What is enlightenment ? est né. Et lentement mais sûrement j’ai découvert que je n’étais pas seul ; qu’au-delà du groupe de mes étudiants, se trouvaient de nombreux, nombreux chercheurs spirituels de par le monde qui partageaient ma soif de comprendre ce que signifie l’expérience humaine dans le contexte spirituel.
Depuis que je me suis consciemment engagé sur le chemin spirituel, il y a vingt quatre ans, cette question (que signifie vivre en tant qu’être humain dans ce monde, dans le contexte d’une vision éveillée ?) ne m’a pas laissé en paix. Elle est devenue la force motrice de ma propre vie comme de ce magazine. Quelle est la relation entre l’Un et le Multiple ? Entre le Rien et l’Etre ? Entre ce qui échappe à la connaissance et ce qui est un objet de connaissance ? En d’autres termes, qu’est-ce que l’éveil ? Quel est le rapport entre cette expérience ou cette compréhension avec l’expression, la manifestation et l’évolution de notre humanité ? Depuis le début du magazine, cette question ouverte a été le thème permanent de notre recherche ; et maintenant, dix ans plus tard, j’ai le sentiment que nous ne faisons que commencer !
Le chemin de la pratique spirituelle et la recherche philosophique, pour peu qu’ils soient authentiques, sont le catalyseur d’une expérience humaine incroyable. Qu’est-ce que cette expérience ? C’est la joie enivrante et l’enthousiasme sans fin de vivre à la frontière même du connu. Lorsque l’on vit à cette frontière, on rencontre directement, de la source de la vie même, la gloire et la majesté de notre potentiel non manifesté devenant littéralement manifeste ici et maintenant dans ce monde.

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MessageSujet: Où sont les coeurs sacrés ?   Dim 02 Sep 2007, 14:26

Où sont les coeurs sacrés ?


On voit cela dans le film mis en scène par De Niro à propos de James Angleton sans doute et sur la formation de la CIA. Tiré du roman "Le bon berger", il raconte l'histoire des fondateurs des services secrets américains de la seconde guerre mondiale jusqu'à la crise de Cuba.

Il parle de cet esprit de l'élite, celle qui dirige le monde. La confrérie née entre les étudiants de Yale, sous le nom de "Skull and Bones", ou comment former les hommes pour qu'ils désirent le pouvoir et qu'ils le gardent toute leur vie. Le pouvoir, rien que le pouvoir, au sacrifice de sa vie, de son amour, de tout ce qui aurait pu rendre leur vie plus belle. Ils obtiennent toujours ce qui va détruire leurs coeurs, leurs âmes.

On voit bien ces réunions de famille entre "Bonesmen" ou l'on commence le repas immédiatement par le slogan de la confrérie qui les unis. Ils se lèvent tous pour la fraternité et la puissance sur le monde. Puis, ce n'est qu'après qu'il y a les grâces et le sermon du pasteur local.
La réplique d'Angelina Jolie est très juste : "Skull and Bones d'abord et Dieu ensuite". Oui, ils se sont trouvé un autre dieu, ils l'érigent comme une idole. Et même quand plus tard, il doivent servir une autre cause, elle devient encore un dieu de pouvoir. Ont ils jamais même cherché un dieu d'amour ? Dans la dernière scène du film, Helms fait cette remarque : " On voudrait savoir pourquois dans notre métier, nous disons toujours CIA sans même y mettre une particule comme pour
la CIA ? Mais quand vous parlez du père celeste, vous ne dites pas "le dieu"."

Tout y est dit, encore et toujours. Nous ne vivons pas le temps des hyperpuissances du mental. Il n'y a pas de temps pour cela. A toute les époques, cela a toujours été le temps des hyperpuissances du mental ! On croit voir naître un nouvel âge, un nouvel espoir. Celui d'un monde que prophétisent des frères comme James Twynam ou il s'agirait de construire des coeurs de lumières capables de communiquer toute science et sagesse à tous les autres.

C'est là que ce pose le problème des contactés, des entités et de la spiritualité nouvelle. Des sages et des maîtres viennent et s'adressent à l'homme véritable. Ils semble avoir oublié à qui ils s'adressent, à qui ils parlent. Ils voudraient toucher des coeurs et les changer. Tant de messages s'adressent presque à "l'Adam Kadmon", ou au Namlu'u dont parle Anton Parks. Ce monde voudrait éveiller des demi-dieux à la vraie vie. Dans ce monde, tout ne se juge jamais qu'à l'échelle humaine. C'est notre seule mesure. A l'échelle humaine, l'esprit semble incapable de sonder le coeur qu'en passant par le cerveau. Il lui faut explorer les profondeurs du mental et finalement, comme l'avaient fait les chamans Ashanincas et Jeremy Nearby, nous observont la volonté des dragons qui s'expriment en nous. La seule force de vie qui s'exprime en l'homme, est celle de l'anunna qui l'a créé. Les derniers reptiliens dans la cinquième dimension, c'est nous-même.

Sans émotion, sans aucun sentiment, allant directement à l'essenciel, on réussit. On gagne du pouvoir, on règne sur l'ignorance générale du monde, sur ce qui sépare les hommes de leurs âmes. C'est la voie de l'anunna. C'est l'esprit qui dirige encore le monde. Il n'y a plus d'Adam Kadmon. Des personnes possédant un "coeur sacré" sont des parasites dans ce monde. Quel que soit le pouvoir en place, il les chassera, il liguera des armées d'ignorants contre elles ! Il n'aura de cesse de vouloir les tuer.

Il ne reste plus qu'une guerre pour le pouvoir et tant que cette guerre continue, l'homme est réduit au mental. La guerre éternelle dans laquelle nous vivons n'a jamais eu d'objectif. Il ne s'agit pas de la gagner, non, il s'agit de la faire perdurer, de prévoir la prochaine, de changer les formes de la guerre, et de maintenir le pouvoir, la pression. C'est ce que l'historien allemand Clauzevitz avait résumé par la formule "La politique consiste à continuer la guerre par d'autres moyens".

On peut croire dans une nouvelle espèce, dans une évolution promise et déjà en germe dans nos corps, dans le "mental des cellules". Mais là encore, les forces présentes dans la cosmogonie d'Anton Parks nous éclairent sur des plans d' organisation de la vie qui nous lient au monde sous certaines formes. Nous ne pourions être que l'homo sapiens, l'homme mental enfermé dans sa quête de pouvoir et de sécurité, ce qui est la forme prise par l'esprit dans ce plan d'organisation du vivant, dans ce Marduku là. Ou, nous devrions être l'Adam Kadmon, le Namlu'u dans un autre plan d'organisation, celui d'origine produit par les "concepteurs de vie" qui sont en guerre contre les anunas. Mais cela serait une réalisation propre à un autre monde, sans cette forme de civilisation que nous connaissons et qui toutefois reste la principale cause
de la destruction du monde, de la disparition des espèces, de tous les déséquilibres écologiques que l'homme actuel cause depuis son origine.

Anton Parks est très clair sur le sujet :

"Je pense sincérement que les Namlu'u existent toujours quelque par en Angal ( les dimensions astrales ). Le terme Nam lù -u ( immense êtres humains ) était utilisé par les dieux et les sumériens pour nommer l'humanité primordiale ... Le départ des Namlu'u primordiaux de notre dimension se sychronise avec l'arrivée des anunnas sur la terre. Effectivement, les Namlu'u sont des être hors du commun. Ils ont été créés de toutes pièces par les Kadistus qui ont ensemencé lavie sur cette planète. Ils étaient en quelque sorte les gardiens de la terre avant l'arrivée des anunnas."

( Interview à Karmapolis sur Adam Genisis )

Il cite comme exemple le livre secret de Jean, un évangile gnostique avec comme référence NH2-1.28 qui annonce un "être fabriqué par les créateurs à l'image de Dieu. Un être primordial qui associait les différents pouvoirs dont les créateurs avaient été gratifiés. Il fait référence à une époque lointaine ou la terre était régie par les Kadistu et parmis eux des pretresses reptiliennes, les Amashutums que l'on appelle Ama'argi. Ce nom évoque "La mère brillante qui restaure". Elles devaient restaurer le jardin, la reserve d'espèces vivantes qu'était la terre et diriger les derniers hommes comme des esclaves vers les domaines agricoles des anunnas. Ces domaines agricoles étaient nombreux. Parmis eux, une région entre le tibre et l'euphrate appelée Edin. C'est de la que vient la légende du jardin d'Eden. C'était une plantation ou travail -laient des esclaves, et non un merveilleux jardin. La reine des Ama'argi qui est ensuite entrée en guerre contre les anunnas s'appelait Dim'mege ( le pilier sombre ) qui traduit du sumérien en akkadien devient Liltù ou Lilith. On voit comment la bible, la génèse a bien tranquilement transformé les faits pour faire coïncider la présence divine parmis les anunnas dit Elohims ! La première race humaine supérieure est fille de Lilith et d'Adam. La bible a fait disparaître sa présence en ne gardant que la race fille d'Adam et Eve. L'homo sapiens transformé par les anunnas en une créature destinée à être esclave. Les évangiles gnostiques comme celui de Judas décrivent cela quand il décrivent "la race de Seth", ou de Se'et. La dernière création des annunas.

Avec la description d'Anton Parks on retrouve ces trois grandes et dernière espèces humaines, puisque les créatures esclaves des Ama'argi, l'homme de néanderthal a disparu. La grande race primordiale : le Namlu'u ou Adam Kadmon, la race de Se'et qui est l'homo sapiens actuel majoritaire, mais encore la race de Caïn : un homo sapiens possédant des pouvoirs et un mental propre aux annunas. Qui est elle ? On la retrouve dans la description des lignées dites royales, des lignées dynastiques auquelles sont attachés les illuminatis, du moins en théorie. A travers le temps, la race de Caïn s'est largement mélangée à celle de Se'et. Il est presque impossible de parler de lignées pures. C'est un mythe illuminati plus qu'une réalité, celui de Tubal Caïn.

Notre êre a commencé avec la fin des dernières glaciations. Le calendrier egyptien de Dendérah exposé au Louvre la date à près de 9792 ans. Les changements qui ont affecté le globe ont vu la disparition de grandes civilisations tandis que les derniers survivants cachaient leurs archives dans des lieux sacrés comme sur le plateau de Gizeh. Cela confirme la date du Sphynx de gizeh donnée par Graham Hancock, près de 10 000 ans. C'est un monument symbolique. Le symbole des Ama'argi. Le lion ailé a face humaine. Les grands symboles anunnas comme l'aigle a face humaine, devenu le symbole de Marduk sont toujours visibles sur les monuments de l'ancienne Babylone.

Les sociétés secrètes qui gardent de telles informations, qui organisent et dirigent le monde sont aussi liées à sa structure que nos civilisations sont liées aux mythes et aux théories religieuses qui les ont enfantées. Si la majorité des consciences humaines sont imprégnées des théories bibliques et de fait d'une mystification de l'histoire primordiale, elles ne peuvent alors que rechercher la protection et le pouvoir promis par ces mêmes structures, ces sociétés secrètes, ce gouvernement mondial invisible. C'est totalement lié à la structure mentale de l'être humain.

Il faudrait le transformer alors cet être humain. Mais en s'adressant à l'âme de l'Adam Kadmon qui cherche une éternité perdue ? En s'adressant à la forme mentale et physique créé par les anunnas comme celle d'un esclave dont l'esprit est limité ? Les dimensions supérieures, l'Angal comme l'appelle Anton Parks, nous appelle à cette éternité, à éveiller des coeurs sacrés. Mais là encore, c'est sur un autre plan de vie. Ce qui dirige ce monde, ce plan de vie dans lequel nous sommes, c'est encore la volonté de pouvoir des anunnas. Ce que David Icke appelle l'influence ou la connection reptilienne !
La guerre cosmique est loin d'être terminée !

Olivier Renard (Juillet 2007)
http://iwen.free.fr/contributions/pourmediter/coeursacres.htm
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Dim 02 Sep 2007, 23:53

Potentiellement, un Coeur Sacré ou Sacré Coeur réside en chaque être humain.

Mais pour l'éveiller, c'est une autre histoire!

Cependant, qui sait... peut-être que quelques déflagrations de Couples Sacrés pourraient être efficaces ?



steph
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MessageSujet: Le mythe de l'amour   Jeu 20 Sep 2007, 20:27

Le mythe de l'amour




de MARCELLE KARP
extrait:
26 février 2004

Citation :
15 Février 2004 – Les femmes new-yorkaises sont en mal d'histoires d'amour, se lamentait le personnage de Kristin Davis dans « Sex and the City » cette saison.
Et maintenant il semblerait que l'amour romantique n'ait en fait jamais existé.
Selon le Dr Helen Fisher, l'amour romantique n'est pas une émotion, mais un simple besoin biologique aussi peu noble et aussi nécessaire que le sont la faim et le sommeil.
« Les gens vivent pour l'amour, meurent pour l'amour », explique Fisher. « Cette pulsion est si forte, [que vous avez l'impression que] vous ne pouvez la contrôler ! »
« La séduction animale est très rapide, et je pense que le "coup de foudre" est venu de cela », dit Fisher, une anthropologue qui a écrit le best-seller national « The Anatomy of Love » dont la thèse est que la monogamie n'est pas un état naturel.
Mais elle était curieuse de connaître précisément ce qui était à l'origine de l'amour et ce qui le déclenchait : pourquoi tombons-nous amoureux de certaines personnes et pas d'autres ; comment distinguer la différence, scientifiquement, entre la luxure et l'amour ; pourquoi les personnes vivant les premiers feux de l'amour n'arrivent pas à manger ou à dormir, mais disposent malgré tout d'une énergie sans limite – en clair, que se passe-t-il dans le cerveau lorsque nous sommes dans cet état précis.
Alors, elle et son équipe de chercheurs mirent la main sur une technologie dernier cri d'imagerie cérébrale (une machine à Résonance Magnétique Nucléaire fonctionnelle) et montèrent un laboratoire à la State University of New York, à Stonybrook.
Ensuite, ils recrutèrent 10 femmes et sept hommes, âgé de 18 à 24 ans, qui venaient juste de tomber amoureux.
« Je voulais passer au scanner le cerveau des gens fous amoureux pour voir si je pouvais découvrir quelles parties du cerveau devenaient actives lorsque quelqu'un éprouve une passion romantique », dit Fisher. Mais elle faisait aussi attention à gagner progressivement leur confiance - « sinon le [RMN] aurait mesuré la peur à la place de l'amour. »
Certaines de ses découvertes ne furent pas surprenantes.
Les gens amoureux produisent davantage de dopamine, une molécule produite naturellement par le cerveau.
C'est un « stimulant associé à l'allégresse, à une plus grande énergie ainsi qu'à toute les dépendances », explique-t-elle.
Et c'est le catalyseur chimique central et naturel de l'amour romantique – dont l'effet est puissant, euphorique et potentiellement dévastateur en terme de dépendance.
De plus, les scanners du cerveau effectués par Fisher ont révélé que, lorsqu'on leur montrait l'image de leur partenaire amoureux, les sujets ont tous présenté les mêmes caractéristiques : la région de leur cerveau associée aux récompenses est devenue active – mais non les aires associées à l'émotion.
« C'est nouveau », déclare Fisher, qui dit aussi qu'elle et son équipe sont les premiers à découvrir des différences liées au sexe concernant l'amour.
« Chez les hommes, en rapport avec l'amour romantique », dit-elle, « nous avons découvert que l'essentiel de l'activité se produisait dans la région associée aux stimuli visuels et à l'érection du pénis. » En d'autres termes, les hommes ressentent le besoin de faire l'amour avec une urgence encore plus grande qu'à l'accoutumée.
« Chez les femmes », poursuit-elle, « nous avons découvert le rappel de souvenirs. » Ce qui explique la capacité qu'ont les femmes à se souvenir dans les moindres détails de tout ce qui concerne leur partenaire amoureux.
« En gros, lorsque votre meilleure amie vous fait un rapport détaillé d'un rendez-vous particulièrement spectaculaire, c'est parce qu'elle est – ainsi que toutes les femmes – programmée pour le faire.
En termes d'évolution, cela a à voir avec le fait d'observer de près l'objet de son amour – détecter des signes qui rassurent et sécurisent, ainsi que des signaux d'alarme. « Ce système cérébral a évolué dans un but précis – permettre à nos ancêtres de se concentrer sur le processus d'accouplement », dit Fisher qui, à 58 ans, est divorcée et sans enfants.
« Il a évolué sur plus d'un million d'années et il sera encore là dans des millions d'années. » Mais, insiste-t-elle, l'amour n'est définitivement pas une émotion.
« Nous attachons une constellation d'émotions différentes à l'amour, cette pulsion basique pour trouver un partenaire sexuel. Si les choses se passent bien, vous ressentez de l'allégresse. Si les choses vont mal, vous éprouvez un sentiment de désespoir. »
En fait, dit-elle, c'est la raison pour laquelle les gens qui se font larguer éprouvent une réelle douleur. Ses scanners cérébraux montrent que l'état de manque que nous éprouvons à cause de l'amour – ou à cause de la dopamine qui contribue à l'alimenter – est exactement comme l'état de manque dont souffre un drogué. [...]
La plupart des gens seront d'accord pour dire que les humains sont des êtres ne servant que leurs propres intérêts, et de ce fait, les révélations ci-dessus ne sont pas particulièrement surprenantes ou choquantes. En tant qu'êtres au service de nos propres intérêts, nous nous mentons à nous-mêmes tout le temps, et nous nous convainquons que nous ne sommes pas égoïstes et que nous exprimons réellement un « amour » véritable pour autrui. Cependant, demandez à 20 personnes ce qu'elles veulent dire lorsqu'elles déclarent « je t'aime » et vous obtiendrez peut-être 20 réponses différentes. Les réponses seront généralement une réflection de leurs propres besoins plutôt que des besoins du « bénéficiaire » de leur amour. Nous nous disons que nous aimons un autre, alors qu'en fait notre motivation pour dire les mots « je t'aime » résulte d'un besoin. Si nous étions vraiment honnêtes, plutôt que de dire « je t'aime », nous dirions : « Je suis motivé par un besoin inconscient généré physiologiquement de recevoir une dose de produits chimiques. Merci de me la fournir. » Il a été dit que les animaux de compagnie, tels que les chiens, considèrent un besoin comme de l'amour. Peut-être avons-nous plus de choses en commun avec « Médor » qu'on ne pourrait le croire.

Nous avons abordé à maintes reprises (la dernière fois, c'était hier) les différences entre les influences « A » [matérielles] et les influences « B » [ésotériques ou spirituelles] ainsi que leurs définitions. Ces concepts sont tout aussi applicables à notre compréhension de l'amour qu'ils le sont dans les autres compartiments de nos vies. Ce que nous considérons comme de l'amour est de nature strictement matérielle, physique et chimique. Nous recevons le plaisir chimique de cet amour terre à terre, et ensuite nous nous persuadons qu'il est synonyme de l'amour plus élevé ou « spirituel » dont parle les textes sacrés.



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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Jeu 20 Sep 2007, 22:42

Oui, cela confirme mon approche de l'"état amoureux" et de la sexualité "par manque".

Bisouxxxx,

steph
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Mar 02 Oct 2007, 10:43

Tous les érudits se sont interrogés sur l’origine des romans de la table ronde. Selon le consensus, les légendes et récits mettant en scène les chevaliers de la table ronde on pour point de départ un personnage historique, un chef de guerre anglais ou gallois ayant lutté contre les saxons vers l’an 500 et au patronyme proche d’Arthur.


Ce personnage est cité pour la première fois dans les "Historia Regum Britanniae" de Geoffrey de Monmouth, traduite en français vers 1150, 5 ans avant la mort de son auteur.
Mais le personnage d’Arthur ne prend véritablement corps qu’un peut plus tard, sous la plume du poète normand Wace ( 1100-1175) dans son "roman de Brut" écrit entre 1150 et 1155, au moment où Aliénor d’Aquitaine épouse Henri II. Après le Brut, les grandes lignes de la saga d’Arthur resteront quasiment inchangées jusqu’à la fin (c’est à dire la vulgate) : unification de bretons, lutte contre les saxons, création de la table ronde, conquête de la France et de l’empire de Rome, trahison de Mordred, mort d’Arthur dont le corps est emporté à Avalon.
La filiation arthurienne semble ainsi toute tracée : Geoffrey de Monmouth et le Arthur historique, Wace et la table ronde, Chretien de Troyes puis ses continuateurs. Cependant, cette filiation est artificielle et ne fait pas apparaître l’énorme fossé qui existe entre chacun de ces trois auteurs.

Geoffrey de Monmouth nous livre une oeuvre de réthorique calquée sur les centons latins, inspirée d’une histoire des bretons de Nennius écrite au début du neuvième siècle (vers 820). Ici, les premiers traits de la légende arthurienne sont tracés sous la forme d’une éloge dont l’esprit est très éloigné des textes suivants. Cependant, les premiers éléments sont là : gloire du roi Arthur, quelques aventures contre des géants, les personnages de base : key, gauvain, la reine, bataille contre Mordred et également les premiers éléments magiques : l’enchanteur Merlin ( bien qu’en réalité, merlin soit peu présent dans l’Historia, Geoffrey avait écrit peut avant les prophéties de Merlin qui connurent un franc succès), l’épée Excallibur forgée dans l’île mythique d’Avalon.

Si Wace reprend le texte de Geoffrey, il ne se contente pas d’en moderniser l’écriture, de la rendre plus vivante et surtout d’ajouter un sens du détail et du réalisme dans les descriptions de batailles et de faits d’arme qui feront le succès du poète normand. Mais il est clair que Wace puise également à une autre source. Dans le roman de Brut, Wace fait d’ailleurs allusion à une tradition existante et apparemment foisonnante : "Vous avez certainement entendu déjà conter bien des aventures du noble roi Arthur, mais à force d’êtres contée et répétée, l’histoire est déformée" [1] nous dit-il. De cette tradition, nous n’avons aucune trace, mais force est de constater que Wace ne se contente pas de broder autour des quelques éléments rapportés par Geoffrey de Monmouth, il introduit également une partie des éléments clefs de la légende : La table ronde et le mythe de la survivance d’Arthur en Avalon. L’épée Excalibur acquière son renom ( dans le Brut, de nombreuses armes et pièces d’équipement ont un nom, et acquièrent ainsi une sorte de permanence) et le quatuor Arthur - Guenièvre - Key - Gauvain prend toute sa mesure [2].
Outre son souci du détail, Wace renforce la crédibilité de son récit par le souci qu’il a de citer des sources ou d’invalider certains éléments des légendes de l’époque après avoir "vérifié les faits" dit-il. Ainsi il jette le discrédit sur la fontaine de Barenton à Brocéliande : "J’ai vu la forêt, j’ai vu la terre. Je cherchais les merveilles et je n’en vis aucune" [3] et il élimine les prophétie de Merlin ( Merlin ne réapparaîtra que bien plus tard avec Robert de Boron).
Les universitaires qui tel Jean MARX [4] ont remarqué ce fossé entre Monmouth et Wace se sont empressés d’identifier cette autre source aux légendes celtiques et galloises, mais il s’agit là d’une conclusion très hâtive, reposant principalement sur l’amalgame entre le Brut de Wace et les versions de la légende postérieures à Chrétien de Troyes.
En effet, le merveilleux et le fameux "autre monde celtique" ne sont pas encore présents [5]. La seule touche surnaturelle est cette île d’Avalon dans laquelle fut forgée Excalibur et vers laquelle Arthur est emporté (les merlins, dames du lac, dragons et épées plantées dans la pierre arriveront après Chrétien de Troyes).
On trouve chez Wace de nombreux aspects très primitifs, même s’il tente d’insérer dans son récit des éléments de chevalerie et les prémices du service aux dames. Ici, on ne brise pas les lances à tour de bras : du fait qu’elle ait un nom (bron), on imagine mal la lance d’Arthur se briser. Mais il n’est pas besoin d’aller chercher chez les Celtes alors que ces Normands, dont fait parti Wace [6], étaient seulement un siècle auparavant des vikings ( le viking Rollon reçoit la normandie de Charles le simple en 911, mais il faudra attendre 1060 pour que le pouvoir soit totalement affirmé et que les raids viking cessent). Dans le roman de Brut, les armoiries d’Arthur sont d’ailleurs centrées autour de la figure du dragon, propre à cette époque aux indo-germains et aux vikings ( il est présent comme figure de proue sur les vaisseaux de Guillaume le Conquérant), alors que jusque là, Arthur se distingait surtout par la figure de la sainte vierge peinte sur son bouclier. Il faut se souvenir que ces mêmes Normands avaient des fiefs à Tolède en Espagne, en Sicile et en terre sainte [7] et que c’est par eux que toutes les connaissances des arabes (et via les arabes, de l’antiquité) ont ressurgit en France. D’autre part, Wace écrivait à la demande d’Aliénor d’Aquitaine, grande protectrice des trouvères de provence et fraîchement revenue de croisade.
Ainsi, les sources possibles ne manquent pas, mais il faut bien reconnaître que, malgré ses possibles connexions orientales, le roman de Brut ne brille pas par ses aspects ésotériques ou ses valeurs religieuses et morales. Le texte de Wace s’inscrit complètement dans la tradition épique de l’époque : une société virile, violente mettant en avant le respect des liens familiaux et féodaux avec peu de place pour les sentiments et pour les femmes. Le roi en est le personnage principal et le héros [8].

Bien que l’on se plaise à faire remonter ses sources au Brut, Chrétien de Troyes rompt complètement avec la tradition épique en vogue à l’époque de Wace.
D’une part, il s’éloigne radicallement du style de la matière de France et on peu compter Chretien parmis les chefs de file d’un nouveau style littéraire : le roman courtois ( le seul autre document de ce type est de Tristan de Béroul, contemporain de Chrétien). Ici, la grande fresque épique est reléguée à l’arrière plan. Comme chez Ovides [9], le roman s’interresse avant tout à la psychologie des personnages, aux conséquences de leurs actes et aux relations complexes entre les êtres humains pris dans un faisceau de tentions : désirs, morale, devoirs, honneur...
D’autre part, bien que la cour d’Arthur serve de cadre aux aventures racontées par Chrétien, ce dernier abandonnes complètement la trame des récits Arthuriens. Le roi lui-même est un personnage qui passera de plus en plus au second plan au fure et à mesure des romans. Fini le roi guerrier qui chevauche à la tête de ses hommes.
Bien que nous n’ayons aucune trace d’autres textes relatant les aventures des chevaliers de la table ronde entre Wace et Chrétien, ce dernier semble pourtant s’appuyer sur une tradition bien connue : il désigne les chevaliers comme "ceux de la table ronde" sans autre explication. [10] Cependant, Chrétien s’éloigne petit à petit des modèles existants et crée un nouveau cadre pour ses propres récits afin de servir sa propre symbolique : Arthur, encore actif et vindicatif dans les premier romans (il guerroie et fait pendre les traitres dans Cligès) devient finalement ce roi mélancolique du conte du Graal. L’action se déplace peu à peu d’angleterre en France, puis perd tout lien avec la géographie réelle pour entrer, non pas dans un "autre monde celtique" [11] mais dans un paysage intérieur, un paysage de l’âme.
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MessageSujet: La Guerre des Fleurs   Ven 05 Oct 2007, 10:15

La Guerre des Fleurs

Le grand roman de l’érotisme floral





"Le grand roman de l’érotisme floral", c’est le sous titre de la 4e de couverture de Fleurs, le nouvel essai de Philippe Sollers - car il s’agit bien d’un essai, malgré l’accroche au dos - à paraître le 27 octobre aux Editions Hermann. Édition illustrée de 26 planches en couleurs par Gérard van Spaendonck.

Avec Fleurs, Philippe Sollers poursuit sa Guerre du goût et son Eloge de l’Infini...sur un terrain où on ne l’attendait pas vraiment, celui de la botanique... Une nouvelle cueillette littéraire, symbolique, érotique, poétique, esthétique... à sauver dans l’arche de Noé sollersienne. Un bouquet pour ne pas perdre l’envie de maintenir en éveil nos cinq sens. « Plus à contre-courant, tu meurs » disait-il dans son Journal du mois ( juillet 2006 ). Et si, au contraire, c’était sa façon de plaider contre nos « violences » écologiques, nous les humains du début du XXIe siècle ?
Mais non, vous ne trouverez pas de plaidoyer frontal, pesant ! Que des images odorantes subliminales, et plus si affinité : Fleurs et Femmes que Sollers nous invite à lire en parallèle, à moins que ce ne soit Les Folies françaises...




bon week end à tous les lecteurs d Antahkarana en ce jour de la fête des "Fleurs"!



http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=245
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Mer 10 Oct 2007, 14:55

Qu’est-ce que l’érotisme floral ?
Ou la leçon de botanique par l’éditeur de Fleurs



« L’érotisme floral à travers les âges ? Il est constant, insistant, sublime, idéalisant, chaste, sensuel, vicieux, mélancolique, vivifiant, enivrant, mystique, métaphysique, initiatique. »
Ph. Sollers

« L’érotisme floral est donc un biais particulièrement original d’envisager le phénomène érotique : jamais personne n’avait, avant Sollers, perçu avec une telle force et une telle ampleur la charge érotique que recèlent les fleurs. Les fleurs ne sont pas de simples végétaux ; du moins, pas pour nous-autres humains : nous les percevons toujours comme des symboles ardents propres à attiser nos pulsions : « les fleurs sont des mots, les mots sont des fleurs ».

Les fleurs sont des métaphores qui nous permettent d’avouer notre attirance, cela est bien connu. Une rose que l’on offre est une déclaration d’amour. La clématite signifie l’attirance sexuelle, les giroflées la constance du sentiment amoureux. Mais les fleurs sont également propres à créer un désir : on les respire, on les contemple, on s’y enivre. La confession parfumée et imagée d’un désir, d’une émotion ou d’une passion déclenche (ou tend à le faire) le désir, l’émotion ou la passion du destinataire. Offrir une rose, c’est autant avouer son amour que chercher à provoquer un sentiment réciproque.

Au final, en traitant de l’érotisme floral, c’est l’émotion qu’éprouve tout homme au contact des fleurs qu’examine Sollers : « une fleur, c’est d’abord la possibilité de sensations multiples, à commencer par les yeux devenus narines ». Ainsi l’érotisme floral révèle toute la dimension charnelle et voluptueuse de l’humanité ».

Fleurs -Le Grand Roman de l’érotisme floral
par Philippe Sollers
vu par son éditeur, les Éditions Hermann
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Mer 24 Oct 2007, 16:25

Les métamorphoses de l’échelle amoureuse




Entretien avec Jean-Yves Leloup, par Patrice van Eersel



Dans le fouillis de nos sentiments, Jean-Yves Leloup distingue l’amour du bébé, qui “mange” sa mère, de l’érotisme, qui donne des ailes à la gourmandise. mais Éros reste rivé au manque. Il se sublime en philantropie et, plus tard, en don inconditionnel : l’Agapé. Deux phrases donnent le ton de cet entretien avec un prêtre orthodoxe fort peu conformiste : “Un vrai mariage est une alliance entre deux confiances, deux libertés” ; et “Jésus a une préférence pour Jean, mais il aime autant Judas. Être fidèle à ses préférences n’exclut personne”


Nouvelles Clés : Le problème, quand on parle d’amour en français, c’est que nous utilisons le même mot pour aimer une femme, aimer Dieu, aimer les framboises, aimer un pays ou aimer un chien. Est-ce une pauvreté de notre langage ou parle-t-on bien de la même “chose” ?

Jean-Yves Leloup : Les philosophes distinguent traditionnellement toute une échelle d’états qui vont du pathos, l’amour passion qui vous enchaîne, jusqu’à l’agapé, l’amour inconditionnel qui ne demande rien en échange. Personnellement, j’ai tendance à penser qu’il s’agit de différents degrés d’une même force de vie qui, en s’élevant, prend des visages différents, mais toujours en obéissant à la même loi : tu deviens ce que tu aimes. Si vous aimez l’argent, vous devenez vénalité. Si vous aimez Dieu, vous élevez votre âme. Il est des amours qui élèvent, d’autres qui rabaissent.

Dans la pensée juive, l’être humain ne devient entier que dans sa relation avec l’autre.

La Genèse dit : “Au commencement, Dieu créa l’homme et la femme, homme et femme. Il les créa.” Ce qui est “à l’image de Dieu”, ce n’est pas l’homme ou la femme, c’est leur relation.

Le désir de connaître Dieu passe par la relation entre l’homme et la femme, par la rencontre de l’autre.

L’histoire du christianisme place cette rencontre comme un chemin décisif vers Dieu. D’où l’importance des Évangiles apocryphes, celui de Marie, ou celui de Philippe : on y voit Jésus en relation avec une femme, Myriam de Magdala. Cette rencontre est aussi l’image de Dieu. C’est la capacité de rencontrer une altérité. On sait que l’humain est androgyne, il pourrait être heureux tout seul. Mais si l’on revient au texte biblique émerge une anthropologie où “il n’est pas bon que l’homme soit heureux seul” (lotov en hébreu).

Pour ceux qui aiment le côté cabaliste, au niveau de la lettre : Adam, avant de recontrer Ève, se dit Adam et la somme de ses lettres correspond au mot “quoi” ; après sa rencontre avec Ève, son nom devient Aadam, et la somme des lettres donne “qui”. Comme si, pour passer de l’état d’objet à celui de sujet, il fallait passer par la relation avec l’autre. À ce moment-là, comme dans l’Évangile de Philippe, le mot amour devient le mot alliance. Une alliance entre deux libertés, entre deux sujets qui s’inclinent l’un devant l’autre. On n’est plus dans un registre de complémentarité. L’autre n’est pas là pour combler le manque. Ce sont deux sujets. Et dans la relation entre ces deux libertés se révèle quelque chose de divin. Ce n’est pas un amour de dépendance, ni un amour de séduction, c’est une alliance qui porte du fruit. Le fruit peut être un enfant, mais aussi une œuvre - ou bien le plaisir ! -, mais dans tous les cas, c’est une façon de mettre Dieu au monde. Au cœur de la relation elle-même se révèle quelque chose de l’être de Dieu.

Si vous voulez aller plus loin, cet “être de Dieu” se révèle comme trinité. La trinité veut dire que Dieu est relation d’amour : ce n’est pas le un, ce n’est pas le deux, c’est le trois, le chiffre de l’alliance, la révélation de ce que peut être Dieu. C’est pour cela que les grands monothéistes, tels Hallaj ou Rûmî, disent : “Dieu est un, comme l’Amour, l’Amant et l’Aimé sont un.”

La relation elle-même est un dévoilement du Dieu-un, qui est à la fois un et trine.

Le Dieu-Relation. C’est la révélation de celui qui est entre les deux. Du troisième...

N. C. : On peut imaginer de nombreuses relations d’amour, par exemple celle d’un parent pour son enfant, ou celle qui relie deux amis, mais est-ce entre un homme et une femme que cela atteint son apogée ?

J.-Y. L. : Oui, il y a là quelque chose d’autre. Il ne s’agit pas d’aimer son enfant comme on aime son mari ou sa femme, on serait dans l’inceste. En grec, ce n’est pas le même mot. L’amour que j’ai pour mon père, ou ma mère, ou mon fils, ou ma fille, n’est pas celui que j’ai pour ma femme, ou pour mon chien, ou pour Dieu. C’est bien le même amour, mais chaque relation est une qualité propre, qu’il ne s’agit pas de mélanger aux autres. Quelquefois, il y a là confusion.

N. C. : Dans Aimer malgré tout (Entretiens avec Marie de Solemme, éditions Dervy), vous parlez de la métamorphose des qualités de l’amour les unes dans les autres. Tout commence par la pornéia, l’amour du bébé, qui “dévore” le sein de sa mère. Puis l’amour nourriture s’allège en amour érotique, qui donne des ailes à la gourmandise infantile, lui évitant de s’alourdir en voracité. Mais éros, malgré ses ailes, vit encore dans le manque. Alors vient l’amour philanthropique, philia, qui est plein, apaisé, et relie les vrais amis dans un partage égal. Mais cela ne s’arrête pas là : philia elle-même quitte le plan de la simple amitié pour s’élèver encore plus haut, là où règne l’amour inconditionnel, l’agapé...

J.-Y. L. : La pornéia est charmante chez un nourrisson “gourmand de sa mère” ; elle est laide chez un homme de cinquante ans, vieux bébé qui cherche à se nourrir de l’autre pour exister - heureusement qu’il a cette pulsion, qui le maintient en vie, mais à partir d’un certain âge il est dommage d’en rester là, à “consommer” l’autre et à le consummer, au lieu de communier. Le chemin consiste à passer de la consommation à un amour qui communique, la philia ; puis de là, à un amour qui communie, l’agapé. Aujourd’hui, on développe beaucoup la communication, mais pas beaucoup la communion.

N. C. : Pourquoi éros reste-t-il dans le manque ?

J.-Y. L. : Éros est un jeune dieu, dommage qu’on en fasse parfois un vieux cochon ! C’est le désir ailé, c’est l’amour du beau - où l’on rejoint ces mystiques qui, dans la femme, peuvent découvrir Dieu. C’est l’amour platonicien qui, à travers un beau corps, trouve l’idée qui le structure et, au-delà de l’idée, la beauté pure. C’est la démarche érotique, qui est déjà une contemplation.

Mais eros est le fils de pénia, c’est-à-dire du manque. Éros est toujours dans le manque. C’est toujours la soif qui cherche son eau vive, le vase qui voudrait être rempli, comblé. Un Éros bien orienté est quelque chose de magnifique, mais lui-même n’est pas source. C’est la différence avec l’agapé. Dans nos amours il y a souvent beaucoup de soif, mais pas beaucoup de fontaines qui débordent ! L’agapé, c’est quand on ne cherche plus l’amour, mais qu’on est capable de le donner, pour rien, gratuitement.

N. C. : Qu’est-ce qui rend possibles les métamorphoses des états de l’amour ?

J.-Y. L. : Lorsque l’enfant a été bien nourri, sa Pornéia satisfaite peut lui permettre de rencontrer l’autre au-delà de sa faim, par une communication, une parole. Quand on a sereinement parlé avec quelqu’un, qu’il y a eu de la philia, de l’amitié, un échange, on peut aller au-delà, pour s’approcher d’une pure présence commune. Et là, on devient capable d’amour gratuit, comme dans l’enseignement du Christ, qui dit : Agapé te aléios. C’est-à-dire : Aimez-vous les uns les autres (comme je vous ai aimés). Il ne dit pas : Soyez amoureux les uns des autres... Ce n’est pas le mot éros. Il ne dit même pas : Soyez amis. C’est important, parce qu’on ne peut pas être l’ami de son ennemi. Un ennemi est un ennemi, mais on peut l’aimer - en tant qu’ennemi, nuance importante. Il ne nous est jamais demandé de devenir l’ami de nos ennemis, ni d’être amoureux des gens qui nous font du mal. Quand Saint Jean dit “Dieu est amour”, il utilise le mot agapé - la capacité d’entrer en relation avec l’autre de façon légère, gratuite, en respectant sa liberté, comme la vie le respecte. C’est à ce niveau-là que l’on peut aimer son ennemi : il a le droit d’exister. Mais devenir son ami (a fortiori son amoureux) peut s’avérer impossible, parce que l’échange avec lui n’existe pas, il reste enfermé dans sa haine. Mais l’agapé accepte que l’autre ne nous aime pas. C’est un autre mot pour dire liberté intérieure. C’est aimer, comme l’émeraude est verte.

N. C. : Il y a là quelque chose de bouddhique !

J.-Y. L. : C’est l’amour comme état d’être. Or, il ne faut pas opposer les deux : la spécificité des traditions sémitiques, c’est d’apporter l’amour comme alliance, c’est- à-dire comme rencontre de deux états d’être. C’est peut-être la différence entre la bonté et l’amour. On peut développer en nous un état de bonté, comme le soleil rayonne... Mais ce n’est pas encore la relation. Il ne s’agit pas simplement d’être un soleil, mais de rencontrer un autre soleil ! (rire) et de faire quelque chose ensemble. L’autre existe dans son altérité, il n’est pas seulement l’occasion pour moi d’aimer.

N. C. : Et comment mieux différencier amour et amitié ? En disant qu’on peut avoir beaucoup d’amis mais un seul amour ?

J.-Y. L. : Être fidèle à quelqu’un, c’est être à son égard dans une relation d’amour plus grande que nos instincts et nos impulsions, qui ne sont pas du tout fidèles. Si notre amour se situe au niveau de l’amitié, il peut respecter la parole donnée et se montrer fidèle à... je dirais à une préférence. C’est une question importante. Quand je regarde Jésus, je vois qu’il aime tous les êtres, mais il a des préférences. Pour moi, c’est le signe qu’il était vraiment humain : le propre de l’amour humain est d’avoir des préférences. Cela ne signifie pas qu’il aime plus Jean que Judas. Mais il préfère Jean. La préférence relie les êtres sur la même longueur d’onde, le même accord. Jésus aime autant Marthe que Marie-Madeleine, simplement il a un accord particulier avec la seconde. L’amour, c’est être fidèle à ses préférences. Mais cela n’exclut pas les autres. Le fait que Jésus aime Marie-Madeleine ne l’empêche pas d’aimer les autres femmes, mais différemment. Quand on aime vraiment quelqu’un, c’est toujours d’une manière unique, irremplaçable. “Parce que c’était toi, parce que c’était moi.” Cela ne signifie pas qu’on n’aimera plus jamais personne, mais qu’on n’aimera plus jamais personne de cette façon-là.

N. C. : Nous vivons une époque très turbulente, sur ce plan-là aussi, avec une sorte d’écartèlement entre deux images fortes : d’un côté celle du couple éternel (Adam et Ève, Roméo et Juliette), de l’autre celle de l’amour libre entre des sujets libres, responsables de leurs nombreuses rencontres amoureuses.

J.-Y. L. : Je crois qu’il s’agit de tenir ensemble le sens de l’universel et du particulier. Beaucoup de gens qui disent : “Moi, j’aime tout le monde”, laissent entendre en sourdine : “Moi, je n’aime personne.” Il n’y a pas d’engagement ni de fidélité possibles. D’autres disent plutôt : “Moi, je n’aime que telle personne, et rien qu’elle.” Entre cet universalisme qui ravale tout le monde au même niveau, et cette sorte d’amour particulier qui exclut l’universel, il s’agit de trouver un équilibre. On peut rencontrer beaucoup de femmes, beaucoup d’hommes, mais on risque tellement de se disperser ! Alors que le fait d’en choisir une (ou un) et d’approfondir cette relation, le plus loin possible, va me faire déboucher sur l’universel. C’est étrange et naturel : on découvre l’universel au cœur du particulier. Dans une femme, je peux découvrir toutes les autres femmes.

Comment choisir un préférentiel qui n’enferme pas ? On rêve : ça supposerait d’être libre de la jalousie, de la possessivité, de toutes nos peurs d’enfant, de savoir vraiment se situer au niveau de l’alliance. Bref, je crois que d’avoir choisi quelqu’un peut nous ouvrir aux autres, et non pas nous fermer. Que Jésus puisse avoir des préférences peut choquer certains (les apôtres eux-mêmes lui demandaient de justifier sa préférence pour Marie-Madeleine), mais c’est cela qui lui permet de mieux aimer les autres.

N. C. : Entre l’image d’Épinal d’un Christ éthéré et puceau et celle qui fait de lui un homme ordinaire, avec plusieurs épouses et des marmots, peut-on parler d’une “sexualité du Christ” ?

J.-Y. L. : Je reprends l’adage des Pères de l’Église : Tout ce qui n’est pas assumé n’est pas sauvé. Donc si le Christ n’a pas assumé la sexualité humaine, elle n’est pas sauvée ; et si elle n’est pas sauvée, elle est mauvaise ; et si elle est mauvaise, elle va nous rendre coupables ; et si elle nous rend coupables, elle va nous rendre malades. Le tout est de savoir de quelle sexualité nous parlons : celle qui reste pulsionnelle et animale ? ou celle d’un être qui a transformé sa libido en amour, et cet amour en capacité d’alliance ? Donc, évidemment que le Christ assume sa sexualité, autrement ce n’est pas un homme, c’est un castrat, un infirme - ce qui serait blasphématoire. C’est une des occasions que la réflexion philosophique a peut-être manqué : celle d’évangéliser la sexualité, de la transfigurer, d’y introduire le sacré. Bien sûr que Jésus a une sexualité, mais il la vit de manière plus intelligente, plus généreuse, plus aimante et plus sacrée. Ce n’est pas la divinité qui a été sexualisée. Il a divinisé la sexualité : elle aussi peut être un lieu d’épiphanie, de rencontre de Dieu. Et c’est ce que dit l’Évangile de Philippe : le lieu où l’on prie vraiment, aujourd’hui, à Jérusalem, c’est la chambre nuptiale. Le saint des saints, c’est là où un homme et une femme se rencontrent. La présence créatrice y est à l’œuvre. Donc, Dieu est réellement présent. Mais on est bien d’accord que, là, nous sommes en présence d’une humanité dont la sexualité est tout entière habitée par la lumière, par l’innocence, par un amour agapé. Il est terrible de penser que, pour certains, parler de la sexualité du Christ est vécu comme une déchéance : c’est là une humanité malade ! Jésus est-il moins divin parce qu’il est plus humain et aime une femme ? Quelle drôle d’image de la femme ! On sait que l’Église, depuis saint Paul et saint Augustin, a produit des milliers de textes charriant cette image, poussée par des peurs compréhensibles mais nullement chrétiennes. C’est nier à la femme le statut de sujet. On ne peut pas aimer quelqu’un et le regarder de haut. C’est pour ça que Jésus lave les pieds de ses disciples, pour les regarder d’en bas, pour les soigner, pour les guérir, pour les remettre debout.

N. C. : Transposez-vous directement tout ce que vous venez de dire à la relation amoureuse entre homosexuels ?

J.-Y. L. : De nouveau, quand on regarde le Christ, il a des préférences pour certaines femmes et pour certains hommes. Cette qualité d’amour, de relation, peut être vécu avec des hommes comme avec des femmes. Une parole très intéressante de saint Paul dit : “En Christ, il n’y a plus ni mâle ni femelle.” Quand on a éveillé en soi le sujet, on n’est pas seulement des mâles ou des femelles, mais des personnes humaines en relations singulières, des relations de sujet à sujet, qu’ils soient masculins ou féminins.

http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=470
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Mer 24 Oct 2007, 16:34


L’objet de mon sentiment est la cause de mon sentiment





L’amoureux n’en doute pas : celle qu’il aime est la plus merveilleuse des femmes... Et c’est pour ça qu’il l’aime ! Le haineux n’en démord pas : l’objet de sa haine est le pire des individus... Et c’est pour ça qu’il le déteste. Spontanément, sans même y penser, nous tenons l’objet de nos sentiments pour la cause de nos sentiments.

Et nous agissons en fonction de cette croyance.

Celle-ci présuppose que nos sentiments nous renseignent sur le monde extérieur. Mais en sommes-nous si sûrs ? Un sentiment est une sensation de soi, la manière dont nous nous percevons nous-même dans une situation donnée. Pourquoi nous renseignerait-il sur ce qui n’est pas nous ? Parce que le sentiment a un objet, dira-t-on. “Mon amour pour cette femme me dit l’être qu’elle est”... Vision romantique, mais séduit-elle autant si on la renverse : “ma haine pour cet homme me renseigne sur l’être qu’il est” ? En réalité, ce n’est pas le sentiment qui nous met en relation avec ce qui n’est pas nous, mais la perception : la sensation, l’intuition. Le sentiment n’est qu’un rapport à soi-même, et son objet n’en est pas la cause. Il n’en est que l’occasion. À l’occasion de la perception de cette femme, je suis donné à moi-même en état de désir amoureux.

Je peux lui dire merci de m’offrir la chance de m’éprouver moi-même dans cet état amoureux, de me connaître moi-même dans cette potentialité de mon être. Mais il ne m’est pas nécessaire de projeter sur elle un ensemble de qualités qui seraient l’explication de mon état. Les psychanalystes le savent : les raisons pour lesquelles le désir amoureux s’éveille à l’occasion de la présence de tel être plutôt que de tel autre sont à chercher en soi-même - et c’est un espoir pour celui qui souffre à répétition de ses amours ! Croire que l’objet du sentiment est la cause du sentiment, cela s’appelle l’attachement. J’attache en effet mes sentiments au monde, en imaginant que les événements qui s’y produisent sont l’origine des états de conscience qui me traversent. Je forge ainsi l’espoir illusoire qu’il me suffit de contrôler mon environnement pour être le maître de mes états de conscience : je veux le pouvoir sur le monde, pour être le dieu de mes émotions. Mais ce n’est qu’un fantasme : notre volonté ne peut être source du sentiment qui nous traverse. Expression de notre nature profonde, celui-ci nous est donné, puis il s’en va. C’est un événement intérieur, sur lequel nous n’avons pas plus de prise que sur le temps qu’il fait !

À vouloir, pour éviter la souffrance, être la source de ses propres états et manipuler ses propres sentiments, on ne fait que refuser le surgissement spontané de la vie à travers soi. Et c’est la plus grande cause de souffrance !

Le paradoxe de l’attachement est cruel : nos sentiments sont notre seul rapport intime à nous-même - et nous les vivons comme ce qui nous jette hors de nous-même, en nous polarisant sur un objet du monde ! Ainsi, selon l’expression si juste : “nous ne nous sentons plus”, nous ne sommes plus conscients de nous-même. La voie du détachement, c’est apprendre à dissocier nos sentiments de leur objet, et à les vivre pour eux-mêmes. Il s’agit, comme on le dit de ceux qui ont perdu connaissance, de revenir à soi ! Ressentir vraiment ses sentiments est un chemin de connaissance de soi.




Le paradoxe de l’intimité


Qu’est-ce que l’intimité ? Ce mot, si évident en apparence (ne sait-on pas d’un savoir indiscutable qui sont nos "intimes" ?) invite pourtant à la réflexion. Car il recèle un paradoxe. Intimité : ce mot désigne à la fois la plus grande ouverture à l’autre (être intime avec quelqu’un) et la plus grande fermeture (mon intimité). Quelle relation entretiennent donc ces deux sens qui coexistent si contradictoirement dans la même notion ? Le sens commun répond : une relation d’exclusion. Être intime avec quelqu’un, c’est lui donner accès à mon intimité, de telle sorte que pour lui, mon intimité n’est plus un espace interdit. Ainsi, deux intimes, s’ils le sont vraiment, n’ont plus de secret l’un pour l’autre. Ils se connaissent "par coeur". L’intimité avec, ce serait donc renoncer à son intimité. N’y aurait-t-il pas cependant quelque chose à entendre dans cette étrange coexistence de deux sens contradictoires au sein de la même notion ? Que signifie en effet cet espace de l’intimité ? C’est un lieu où je ne suis qu’avec moi-même. C’est-à-dire un lieu où je ne suis pas sous le regard de l’autre. L’intimité est donc l’affirmation qu’un être humain est aussi constitué d’une part inaliénable, une part qui ne peut être donnée sous les regards, une part qui transcende toute saisie par autrui. Si l’intimité entre deux êtres exige de sacrifier sa propre intimité, cela signifie que l’on renonce à cet espace où l’on est à l’autre un mystère. Danger : l’intimité dégénère en familiarité.

L’autre, que je connais si bien, ne peut plus me surprendre, et la relation repose alors sur un contrat implicite, qui stipule que chacun des deux contractants doit demeurer le même - le même que ce que l’autre connaît de lui, le même que ce qu’il a toujours été, le même que ce que l’autre attend qu’il soit. Confort d’être en sécurité avec un "autre" dont l’altérité est neutralisée par l’habitude. Ainsi vont bien des vieux couples, et bien des vieux amis, persuadés de se connaître "intimement", en réalité coupés de la véritable altérité de l’autre. C’est pourquoi, bien loin de s’opposer, les deux sens apparemment contradictoires que laisse coexister en lui le mot intimité nous invitent au difficile travail de les concilier.

Car il n’y a pas d’intimité entre deux êtres sans le respect absolu de l’intimité de chacun. Accepter cet espace où l’autre n’existe pas pour nous, où il demeure opaque à notre savoir, où il peut déployer des possibilités de son être que nous ignorons, c’est lui donner l’autorisation de se découvrir autre que le personnage qu’induit les inerties de notre relation. C’est donc garder celle-ci vivante ! Respecter l’espace sacré de l’intimité permet à deux êtres d’avoir accès à cela qui est en eux le plus caché et le plus vrai (intimus en latin signifie "le plus intérieur") - pour entrer ensuite en relation l’un avec l’autre depuis ce lieu des profondeurs : depuis leur vérité. C’est un risque : celui d’autoriser l’autre à dépasser les limites de ce que je sais, ou crois savoir, de lui. Mais c’est une chance : celle de le connaître. Non comme une image figée, mais commme un mystère, en perpétuel renouvellement.

Non "par coeur", mais par le coeur.

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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Sam 12 Jan 2008, 08:40

Jessie L. Weston

- From Ritual to Romance
commenté par Yoann


Ecrit en 1919, le texte de Miss Weston reste un texte à part dans les études sur le Graal. Reconnu pour son sérieux, il est incontournable et chaque universitaire écrivant sur le sujet est obligé de le citer et de le réfuter.
En général, on synthétise la théorie de J. L. Weston de la manière suivante : le conte du Graal est la survivance d’un rite associé à un culte de la fertilité. En réalité, si on lit vraiement tout le livre, on s’aperçoit que Miss Weston est allée beaucoup plus loin en établissant le conte du Graal comme la survivance de l’enseignement des cultes à mystères, eux mêmes à l’origine du Chritianisme.


Un message universel
"Je voudrais en même temps prier les érudits qui pensent qu’il n’y a aucun rapport entre les romances du XIIème siècle et l’an 1000 avant J-C de suspendre leur jugement jusqu’à ce qu’ils aient examiné avec soins les preuves de l’existence d’une tradition commune à toute la race aryenne en général, qui a perduré avec une vitalité extraordinaire et dont on retrouve des correspondance marquées et les détails caractéristiques malgré toutes les migrations et modifications de cette race aryenne, et ce jusqu’aux jours présents." (p. 26)
Miss Weston cite ensuite un certain nombre de légendes issues de l’inde védique et met en évidence les parallèles avec certains passages des continuations du conte du Graal. Mais contrairement à beaucoup d’auteurs plus proches de nous, elle prend soins de bien clarifier sa position et de garder une certaine rigueur :
"En mettant en évidence ces parallèles, je souhaite que ma position soit parfaitement claire ; Je ne prétend pas que nous puissions trouver la source de la légende du Graal dans le Rig-Veda, ou n’importe quel autre monument littéraire des premiers Aryens, (…) Quand tous les parallèles avec la légende du Graal font parti d’un cercle bien défini de croyances et de pratiques, étudiées soigneusement, et que chacune d’entre-elle fait parti du même corpus d’une tradition bien étudiée, alors je pense que l’on peut considérer ces parallèles comme une base fiable et qu’il n’est pas déraisonnable de penser que ce corpus de traditions fait parti d’une même famille et qu’il doit donc être interprété comme tel."(p.31)
Ainsi, Jessie L. Weston rattache le Graal à une famille, une tradition universelle. Au départ, elle le classe comme faisant partie des cultes de la fertilité, et c’est ce que les universitaires on retenu de son livre. Mais en réalité, elle va affiner son jugement de manière très intéressante.

L’accomplissement de la quête
"Nous sommes donc arrivés à la conclusion que cet accomplissement revêtait en premier lieu, un caractère altruiste. Il n’est pas question de gagner un avantage, temporel ou spirituel, pour le bénéfice du quêteur lui-même, mais plutôt de bénéfices à conquérir pour les autres : la libération d’un seigneur et de ses terres des conséquences d’une punition terrible qui, atteignant le roi, a eu des répercutions terribles sur tout le royaume" (p.47)
Survivance
Miss Weston cite un constat intéressant de Mr E. K. Chambers [1] : "Si l’étude comparative des religions prouve quoi que ce soit, c’est que les croyances populaires et les coutumes des paysans du moyen-âges et mêmes des temps actuels ne sont, neuf fois sur dix, que les restes de mythologies ou de cultes païens ayant survécu avec fort peu de changements au sein d’un système de croyance qui leur était hostile." [2]
Pour Jessie L. Weston, le mythe du Graal est une telle survivance. Pour nous, si le conte du Graal évoque ces rites anciens, c’est simplement que tous deux parlent de la même chose et témoignent d’un "enseignement universel" dont la forme change, mais dont la teneur reste identique. Miss Weston mettra le doigt sur ce phénomène en ce qui concerne les cultes à mystères.

Une question de méthodologie
"Tant que les critiques s’acharnerons à découper l’histoire en petits morceaux et à choisir un détail ici et un autre là comme base d’étude et d’élucidation, le résultat d’ensemble ne pourra que chaotique et insatisfaisant. Nous continuerons à voire arriver des monographies, plus ou moins scientifiques dans leur traitement, l’une traitant du Graal en tant que talisman dispensateur de nourriture, et ce point seulement, une autre traitant du Graal comme contenant d’une force spirituelle. Une monographie traite de la Lance comme arme païenne et rien de plus, une autre la considère comme une relique chrétienne et rien de moins. A un moment donné, les sujet de l’étude sera le roi pêcheur, sans aucune considération pour les symboles qu’il garde ou les terres qu’il commande ; à un autre moment, il s’agira de la relation entre les chevaliers en quête et le roi pêcheur, sans souci de sa tâche à lui. Le résultat obtenu est toujours assez satisfaisant pour l’auteur, souvent plausible, parfois très sensé, mais il est absolument impossible, même pour un génie de la synthèse, de combiner les résultats obtenus en un tout cohérent. On se retrouve face à un puzzle dont les pièces ont été redécoupées et limées jusqu’à ce qu’elles s’ajustent entre elles alors qu’elles n’ont aucun rapport les unes avec les autres". (p.48)

Non au trésor celte
"La théorie du professeur Brown est la plus censée en ce sens qu’elle traite du cortège du Graal dans son ensemble, comme un groupe de symboles affiliés les uns aux autres. Selon son point de vue, la Lance et le Graal font partie des trésors des Tuatha de Danann. Mais si je peux accepter que les deux groupes soient affiliés, que les trésors des Tuatha de Danann correspondent aux éléments du cortège du Graal, il me semble absolument impossible que l’un soit la source de l’autre. (…) L’objet qui correspond au Graal est le chaudron de Dagda. Or les caractéristiques de ce dernier sont sa taille et le fait que l’on puisse y puiser sans fin. C’est un chaudron d’abondance. Aucune de ces caractéristiques n’est associée au Graal, qui est un objet léger, plat ou coupe, porté par une jeune fille. Aucun texte ne mentionne le fait que le Graal contienne de la nourriture, les textes mentionnent le fait que l’apparition du Graal est l’apparition de la nourriture sont concomitantes." (p.51)

Le Tarot
"Mais nous avons des preuves que ces quatre objets forment en fait un groupe spécial, complètement indépendant de toute apparition dans des légendes ou des romans. Ils existent, aujourd’hui encore au travers des quatre séries du Tarot"(p.53).
Jessie L. Weston développe ensuite sur les origines supposées du Tarot comme datant d’une époque immémoriale. Sur Graal et Tarot, voir aussi "la connaissance des signes".

suite

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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Lun 07 Avr 2008, 18:10

La lignée des descendants de Marie-Madeleine – le Sangréal – le Saint Graal - les Rois Pêcheurs -


Marie-Madeleine mourut en l’an 63, à Aix-en-Provence, dont le nom à l’époque était Acquae Sextiae.
Ce sont les sources chaudes (Acqs) qui ont donné son nom à la ville.(acqs est un dérivé médiéval du latin aquae).
Dans la tradition du Languedoc, Marie est appelée la Dompna del Aquae, la Dame des Eaux.

Pour les gnostiques ( comme pour les celtes ), les femmes qui faisaient l’objet d’une vénération religieuse étaient souvent associées aux lacs, aux puits, aux fontaines et aux sources.

Les prêtres baptismaux de l’époque évangélique étaient appelés « pêcheurs », et dès que Jésus fut admis à la prêtrise dans l’Ordre de Melchisédech, il devint aussi un pêcheur désigné.
Dans la tradition arthurienne, la lignée royale davidienne était représentée par les Rois Pêcheurs de la Famille du Graal…

La lignée de Marie-Madeleine d’Acqs était importante en Aquitaine, une région qui porte un nom qui tire aussi ses racines de acquae (eaux) ou acqs, comme Dax, qui est une forme dérivée de d’Acqs.
Les branches princières mérovingiennes issues des Rois Pêcheurs devinrent comtes de Toulouse et de Narbonne, et aussi rois du Midi septimanien ( la province du Languedoc).

Une autre branche familiale, apparentée à la lignée féminine, reçut l’héritage de l’église celtique d’Avallon en Bourgogne ; Viviane del Acqs fut reconnue comme Grande Reine héréditaire au début du VIè siècle.

Par la suite, en Bretagne, une branche masculine de la Maison provençale del Acqs devint les comtes de Léon d’Acqs, decendant de Viviane, la petite fille de Morgane.



Ainsi nous retrouvons ici, la trame historique et évangélique qui a donné naissance à toute la légende symbolique arthurienne et la quête du Graal.



Source: La descendance de marie-Madeleine - Laurence Gardner
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Mar 08 Avr 2008, 17:40

Brena, ce qui suit apporte un élément de réponse à ta question.


Nascien et le Poisson

Le roi Nascien du Medas, Nascien II de Septimanie, ( actuel Languedoc) est un personnage d’une grande importance historique.

Contemporain desposynique* de Mérovée, roi des francs, il était un descendant direct et un successeur éminent des Rois Pêcheurs de Gaule.

Il naquit dans la fameuse demeure de Pharamond, auquel de nombreuses familles royales eurropéennes font remonter leurs origines : les mérovingiens de France, les Stuarts d’Ecosse, et la noblesse française de Toulouse et du Roussillon.

Le symbole de Nascien, comme le montrent les œuvres d’art qui s’y rapportent , était un poisson.
C’était en accord avec son héritage, et cela dénotait son statut sacerdotal.

Le mot grec pour poisson est ichthys, qui est devenu emblématique, au temps du « christianisme primitif », de Iesous Christos Theou Yios Soter ( Jésus Christ, fils de Dieu, Sauveur).

C’est la grand-mère de Nascien, Clotilde de Bourgogne, qui épousa le roi Clovis ( et d’eux descendit la dynastie mérovingienne. La maison fut ainsi nommée selon le grand-père de Clovis, Mérovée), un autre descendant du Roi Pêcheur Pharamond, dont l’emblème était aussi un poisson.

Quelques générations avant Nascien, son ancêtre du 3è siècle, le Roi Pêcheur Aminabad ( petit fils de Josephe le fils de Marie-Madeleine), épousa Eurgen, l’arrière-arrière- petite-fille de Brân le béni et dAnna.

Ce mariage historiquement important unissait les lignées fraternelles de Jésus et de Jacques , si bien que Mérovée, Nascien et les rois Mérovingiens suivants, furent doublement desposyniques.

Malgré un arrière-plan romanesque et sacré, la tradition du Graal demeure une hérésie censurée, à cause des ses fortes associations féminines, particulièrement l’éthos de l’Amour Courtois au Moyen-Age.

Les notions romanesques de chevalerie et de poèmes courtois étaient méprisés par les évêques, parce qu’elles plaçaient la féminité sur un piédestal de vénération, au contraire de la doctrine catholique.
En outre l’Eglise avait ouvertement condamnée le Graal, comme institution païenne de blasphèmes et de mystères profanes.

Mais dans une large mesure, la répugnance de l’Eglise à accepter la tradition du Sangréal dérive de la lignée messianique de la famille du Graal.

Eurgen, épouse d’Aminadab, était la tante du roi Coel II de Colchester, dont la fille Hélène épousa Constance, et devint la mère de l’empereur Constantin le Grand.

C’est sur l’héritage arimathéen ( descendant de Joseph d’Arimathie) de sa mère, que Constantin avait fondé sa propre revendication d’un statut messianique. ; il descendait par les femmes de saint Jacques le Juste.
Mais il lui fallait compter avec la lignée de sa grande tante maternelle Eurgen et d’Aminabad.

Cette dynastie des Rois Pêcheurs prétendait descendre de Jésus et de Jacques, et reléguait ainsi Constantin au second plan en ce qui concernait l’héritage desposynique.

Aussi, étant donné que l’empereur ne pouvait lutter à armes égales, il inventa le concept de succession apostolique, pour sa branche nouvellement créée de l’Eglise chrétienne.[/size]

------------------------------

On comprend mieux pourquoi au concile de Nicée, les Evangiles furent expurgés d’une partie de leur contenu, et que d’autres textes plus conformes à la nouvelles doctrines furent intégrés dans ces Evangiles.
Tous les autres écrits gnostiques, furent déclarés hors la loi, et les autres mouvements issus du Christianisme primitifs furent pourchassés et persécutés pendant des siècles.

* les Desposynis sont les descendants de la lignée royale de David, à travers la descendance de la famille de jésus, et de la lignée royale hasmonéenne de Marie-madeleine.
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Mar 08 Avr 2008, 19:05

bravo djéhouti pour ces informations,qui me parlent

bises à toi.
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Mer 09 Avr 2008, 09:40

Voilà les mots que j’ai trouvé :


Rose chatoyante, pluie verdoyante, renard lumineux, vie délicate, plaisirs rares,
chemin d’écolier bordé de pierres, bousculade dans les orties, ville animée, bus impérial,
charrette de foins odorants, lumière orange de l’aube, lumière rosée du crépuscule,
arc-en-ciel triple, aurore boréale, diamants scintillants, topaze incolore, femme étern-elle, homme épris d’elle,
et happy end !
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Jeu 10 Avr 2008, 11:05

barbe à papa, pomme d'amour, chasse au trésors, chasse aux bisous, pas de nostalgie, juste une part de moi qui brille plus parfois ...

fous rires animés;grimper dans un vieux figuier et s'en faire un chateau privilégié,retrouver son coeur d'enfance, qui à nouveau danse.Courir sous la pluie qui nettoye, frissoner sous le vent qui caresse, juste une part de moi qui brille encore plus quelquefois

Odeurs de l'hiver, neige qui se pose,fleurs qui bourgeonnent, soleil qui nous réchauffe, feuilles qui décollent ... les quatres saisons qui passent, nos souffles les retiennent. Et quand la ronde maitresse cesse, toujours cette part de moi qui brille toujours en toi ...


Dernière édition par Myriam le Jeu 10 Avr 2008, 11:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Jeu 10 Avr 2008, 11:08

merci à vous pour ces mots si beaux, si doux qui m'ont inspirés une danse avec vous.

bises
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MessageSujet: "Le petit Prince"   Dim 25 Mai 2008, 17:42

"Je demande pardon aux enfants d’avoir dédié ce livre à une grande personne. J’ai une excuse sérieuse : cette grande personne est le meilleur ami que j’ai au monde. J’ai une autre excuse : cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J’ai une troisième excuse : cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a bien besoin d’être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l’enfant qu’a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. (Mais peu d’entre elles s’en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace :

À Léon Werth, quand il était petit garçon"


Lien téléchargement(PDF): http://www.livrespourtous.com/e-books/detail/Le-petit-prince/onecat/Livres-electroniques+Auteurs+R-a-Z+Saint-Exupery,-Antoine-de/0/all_items.html



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GRAAL et Initiation
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