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 GRAAL et Initiation

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AMBRE

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Lion Tigre
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Ven 07 Oct 2011, 19:22



Quelques extraits de textes que j'ai lu il y a des années et que j' ai envie de vous partager...

La Science antique
Redecouverte des Mythes et de l'Histoire
Laura Knight-Jadczyk
(Traduction française: Micheline Deschreider)




Citation:
Avis au lecteur
Cette monographie sur la Queste du Sacré Graal en tant que voie d’Ascension n’a pas la
prétention d’être exhaustive. Les volumes qui suivent exposent certains sujets laissés
« ouverts » . La matière est tellement vaste, tellement complexe, qu’elle peut être abordée en n’importe quel point, et que l’on peut ensuite se diriger vers l’infini dans une bonne douzaine de directions. En outre, la compréhension que le lecteur a d’un sujet peut changer radicalement en un instant, à l’ajout d’une seule donnée.
C’est pourquoi, je lui laisse toute liberté de suivre les pistes proposées ou d’insérer dans le puzzle les pièces qu’il aura trouvées au cours de sa propre queste. Cela dit, je voudrais ajouter que mes propres recherches sur ces sujets m’ont appris que la vérité ne peut être abordée qu’en « en spirale »., ce qui est très comparable au parcours d’un labyrinthe (une métaphore tout à fait appropriée), qui nous permet de suivre les fils qui mènent d’un chemin à l’autre, pour arriver enfin au centre, face au monstre, et de trouver ensuite la sortie (du moins espérons-le).



A propos des Cassiopéens:
Le terme “Cassiopéens” est utilisé un certain nombre de fois dans ce livre. Les informations qu’il contient auraient pu être être communiquées sans que nous fassions jamais allusion à ce nom, mais nous préférons indiquer la source de notre inspiration. Le nom de Cassiopée a été donné par un « canal» contacté par LKJ en 1994, et qui a décliné son identité en disant : « nous sommes vous dans le futur ». La physique moderne ne nous fournit aucun moyen de pratiquer ce type de communication et les théories ne sont pas au point : elles sont en fait peu concluantes et sujettes à controverse.
Si nous interprétons “nous sommes vous dans le futur” de manière littérale, nous nous trouvons devant un paradoxe causal. D’autre part, nous avons lu dans des journaux spécialisés en physique, des articles concernant ces théories, articles qui nous apprennent
qu’à condition de prendre grand soin de bien les interpréter et de tenir compte des incertitudes quantiques, la communication avec le passé ne peut être rejetée comme étant
impossible. Improbable est sans doute un terme plus approprié; mais beaucoup de choses
improbables se produisent tout de même. Plus un phénomène donné est improbable, plus
nombreuses sont les informations qui peuvent être tirées de son occurrence, et plus nous
pouvons en apprendre. Voilà pourquoi nous n’avons pas rejeté “nous sommes vous dans le
futur” comme étant impossible et donc à ignorer. Au contraire, nous avons décidé de poursuivre les "communications", en les considérant comme une forme d’ «expérience
contrôlée de transfert superluminal de pensée», même s’il était évident qu’il fallait seulement
considérer ce terme comme une tentative d’interprétation parmi d’autres.
Les informations reçues au cours de cette expérience sont exposées dans un large
contexte historique et métaphysique, et comprennent les indices qui nous ont menés à la
vision du monde et aux inférences que nous proposons dans nos nombreuses publications
sur la Toile et sous forme imprimée. Il est possible que ce soit seulement notre “esprit
inconscient” qui se présente comme étant la "source”. Mais même si c’était le cas, est-ce
que cela nous éclairerait davantage ? Savons-nous vraiment ce qu’est l’ « esprit inconscient»
et de quoi il est capable?
Il nous arrive de nous demander si les Cassiopéens sont bien ce qu’ils nous disent être,
car nous ne considérons rien comme étant vérité incontestable. Nous prenons tout avec des
réserves, même si nous considérons qu’il y a de fortes chances pour que ce soit la vérité.
Nous analysons sans cesse le matériel ainsi qu’une grande quantité de documents portés à
notre attention, dans de nombreux domaines scientifiques et mystiques.
Nous invitons le lecteur à partager notre recherche de la Vérité en lisant avec un esprit
Ouvert mais Sceptique. Nous ne recherchons ni « Dévotion », ni « Foi Aveugle ». Mais nous
ENCOURAGEONS LA RECHERCHE de la Connaissance et la prise de conscience dans tous
les domaines car ce sont, à notre avis, les meilleurs moyens de pouvoir distinguer le
mensonge de la vérité. Ce que nous pouvons affirmer au lecteur c’est que nous travaillons
très dur, de nombreuses heures chaque jour, et nous le faisons depuis bien des années, à la
recherche du but ultime de notre existence sur Terre. C’est là notre vocation, notre queste,
et notre tâche. Nous cherchons constamment à valider et/ou à raffiner ce que nous
percevons comme étant possible, probable, ou les deux. Nous faisons cela dans l’espoir
sincère que l’humanité tout entière en tirera profit; si pas maintenant, alors à un moment ou
l’autre d’un de nos futurs probables.

Laura Knight-Jadczyk and Arkadiusz Jadczyk, PhD


Les énergies nécessaires sont les
TROIS COURANTS DE L’AMOUR
OBJECTIF: Spirituel, Emotionnel/Mental,
et Physique.
Et nous soulignons que ces
trois courants doivent être PURS.


Seul l’homme a la faculté de rassembler et vivre les trois. Mais pour saisir et faire l’expérience complète de l’Amour de l’Ame, de l’amour généreux, de l’amour courtois témoigné et enseigné par la Chevalerie et les Chevaliers des récits du Graal, le Chercheur DOIT développer un centre magnétique à l’intérieur de lui même.
L’homme est parcouru en permanence, par deux courants: celui de l’amour mental émotionnel et celui de l’amour physique, mais ces courants ne sont pas purs. Sans un centre magnétique pleinement développé, l’homme n’a pas la faculté de les saisir.
Ce n’est qu’en concrétisant ces courants dans sa vie, soit à la manière de l’Alchimiste, soit sur le modèle de la Queste du Graal, que l’homme a une REELLE possibilité d’Ascension.
Nous avons vu, dans notre parcours de l’Histoire et des témoignages, ce que sont les potentialités: un Retour à l’Etat Edénique dans le sens littéral du Chiliasme Primitif – de Nouveaux Cieux et une Terre Nouvelle.
Je répète que cela dépend de la possibilité de saisir et garder stables (même au milieu d’événements extraordinaires s’il le faut), des quantités massives de pur Amour Objectif.
Il est clair pour ceux qui sont attentifs à ce qui se passe dans le monde, qu’il y a
des forces qui NE VEULENT PAS que cette possibilité se manifeste!! Elles ne veulent pas perdre leur source d’approvisionnement en énergies négatives! Et dans ce but, elles répandent en permanence des mensonges et ont recours à des duperies - de telle manière que même les plus avertis sont trompés!
Comment réaliser cet ancrage de fréquence des trois courants de l’Amour
Objectif?
L’attitude adoptée par un être humain envers l’Amour reflète son état personnel.
La splendeur de l’Amour de Dieu/de la Création lui est inconcevable. L’intensitéde cet Amour brûlerait tous ses circuits au premier contact. Néanmoins, l’être humain PEUT appréhender et survivre à l’Amour spirituel de la Connaissance Objective.
Pour y parvenir, il doit s’élever à un niveau supérieur d’Etre et devenir une individualité AUTHENTIQUE.
Seuls ceux qui sont arrivés au niveau de l’individualité, qui obéissent aux
impératifs du Divin à l’intérieur du soi - le vrai MOI, ont la possibilité de maintenir
cette fréquence et de la faire rayonner au Temps de la Transition.
Les "Elus", les Enfants d’Elie, sont des êtres humains qui ont franchi le deuxième
Seuil et qui sont passés par une Deuxième Naissance. Ils seront “rassemblés des quatre vents, d’une extrémité du ciel à l’autre” pour passer par la Transition et devenir les germes de l’humanité du Nouveau Monde. Cela signifie qu’ils seront des humains de tous
les types et de toutes les couleurs: le seul critère sera qu’ils aient franchi le
Deuxième Seuil. Chacun d’entre eux aura Pleine Conscience, grâce à une
union directe et indissoluble de sa Personnalité avec son Centre
Emotionnel/Intellectuel Supérieur. Ce contact direct de la nouvelle humanité
avec les plans supérieurs explique pourquoi le Retour n’exige pas “une
nouvelle incarnation du Christ". Et c’est pourquoi nous avons été avertis:
“Si quelqu’un te dit: Regarde, le Christ est ici, ou là, ne le crois pas. Car il se lèvera de
faux christs et de faux prophètes, et il y aura de grands prodiges et miracles, tant
et tellement que, si c’était possible, ils séduiraient les élus eux-mêmes”.

Le chemin qu’il faut suivre est celui dont l’exemple est donné dans la Queste
du Sacré Graal. Les humains doivent passer du résidu d’Amour Céleste que
nous vivons dans notre vie ordinaire, à l’Amour de l’Esprit. C’est là ce qui est
requis, d’une manière générale, pour le “Salut”.
Ce chemin mène à la Deuxième Naissance. Mais avant de pouvoir renaître, l’être humain doit d’abord passer l’épreuve de l’Amour Vrai. Seul celui qui a dompté sa personnalité et qui BRÛLE de l’AMOUR VRAI peut franchir le Deuxième Seuil. Et avant qu’il puisse en
arriver là, le Chercheur, poussé par l’ardent désir du Salut, doit passer par les étapes intermédiaires. Il doit passer par l’épreuve de la Force nourrie par l’Espoir.
Ensuite, il lui faut acquérir le discernement, et il ne peut le faire sans
obtenir la Connaissance. Le passage de l’Espoir à l’Amour est marqué par le
renouvellement de l’esprit, l’intelligence, et par la Connaissance.
La Connaissance, acquise par l’étude et le travail ne représente qu’une étape
intermédiaire. Seul l’Amour le plus élevé peut révéler la Nature Divine, et celle-ci
est issue de Dieu. Mais si aucun récipient n’est construit par la Connaissance pour recevoir la Gnose, alors il n’est pas possible d’ancrer l’Esprit Précurseur qui ouvre les portes de l’Esprit
Saint. Et le Gardien du Seuil est la Connaissance.
Mais pour que puisse se produire le Signe, c’est-à-dire le Signe de la Connaissance, le Signe de St Mathieu -la Science- doit être orienté correctement.
Cela signifie que le Chercheur doit être libéré du mensonge, et ne plus croire de mensonges. Sans cela, il n’y a aucun accès possible à la nouvelle Ere de l’Esprit Saint. Même si quelqu’un est de la meilleure volonté, s’il suit des pratiques ou des enseignements fondés sur des mensonges ils n’obtiendra pas le Graal. Et c’est là que nous voyons pourquoi la connaissance est essentielle. Accéder à la connaissance demande du courage et exige des efforts psychologiques particuliers de la part de l’Aspirant: il doit accepter le postulat selon lequel "la vérité se trouve quelque part, mais il est difficile de mettre la main dessus", tout en remettant en question ses propres idées et croyances.

A l’approche de l’ère de l’Esprit Saint, tout doit graduellement être amené à la lumière du jour, non seulement les secrets du laboratoire, mais également les significations les plus profondes de l’ésotérisme. Le même processus doit être suivi pour les illusions, les erreurs et les mensonges, qui doivent être dévoilés afin de pouvoir être rectifiés.
Ce processus, qui comprend la Révélation de la Connaissance ésotérique la plus profonde, révélation qui a été promise et annoncée, révélera entièrement les nombreuses déviances de l’esprit fondamentalement inquisiteur de l’homme. L’initiation, au sens ésotérique du terme, n’est pas une simple “cérémonie”. En fait, la “cérémonie d’initiation” n’a plus cours sur le plan humain, avec des rituels humains.
L’initiation du présent cycle se passe sur un plan supra-sensoriel. Elle confirme l’Initié dans une nouvelle dignité acquise par son Labeur, et l’emporte vers la Grâce Divine.
Pour résoudre le problème de l’ancrage des trois Courants de l’Amour Objectif, nous devons nous concentrer sur une solution positive et pratique des problèmes des êtres humains pris individuellement. Une application pratique de la connaissance ésotérique aidera ceux qui cherchent et qui brûlent du désir de passer par une Deuxième Naissance. Celui qui cherche le Sacré Graal, exactement comme il est décrit dans les histoires, doit d’abord assimiler tout ce
qu’il peut apprendre sur le plan exotérique et sur le plan ésotérique. Et ensuite, il doit être prêt à servir la Cause dans la joie.

Brûler et Servir, voilà la devise du nouveau Chevalier.

La Tradition enseigne – et l’ombre de cette connaissance se profile dans les
Légendes du Graal ainsi que dans les fragments des enseignements cathares qu’à
la Fin des Temps, les enfants d’Elie iront en Couples Polaires.


Au Temps de la Transition, le Nouvel Humain devra résoudre le problème de l’Idylle Singulière. Au cours de l’évolution, le chemin de l’amour, qui depuis la Chute a passé de
la polygamie qui considérait les autres êtres humains (les femmes généralement)
comme des “biens meubles”, au libre choix des partenaires, est arrivé à son expression ultime à notre époque. L’époque est à une forme décadente, qui met toute l’emphase sur l’expression physique, et dans certains cas, il y a même eu régression jusqu’à une nouvelle forme de “polygamie” ou de partenaires multiples.
La prochaine étape de l’évolution de l’Amour est l’Androgyne de l’Alchimie.
Ceci ne doit pas être compris dans un sens physique, mais bien dans un sens
spirituel. Le Divin Androgyne est la condition la plus élevée de la Conscience Humaine, qui couronne les efforts de l’Aspirant et dont l’Union aboutit à la Deuxième Naissance.


autre extrait:
Mouravieff écrit:
Une révolution est en train de se produire en silence, qui remplacera l’idylle libre, marque
distinctive de l’ère chrétienne, par l’idylle singulière caractéristique de l’Esprit Saint.
Libérée de la servitude de la procréation, cette idylle de demain scellera l’union
indissoluble entre deux êtres strictement polaires, union qui assurera leur intégration
dans le sein de l’Absolu. Comme le dit Saint- Paul: “Néanmoins, n’est dans le Seigneur ni
la femme sans l’homme, ni l’homme sans la femme".
La vision d’une telle idylle a hanté les esprits les plus élevés pendant des milliers
d’années. Nous la trouvons dans l’amour platonique, base de l’idylle singulière dans
les mythes de l’androgyne; d’Orphée et Eurydice; de Pygmalion et Galatée... C’est
là l’aspiration du coeur humain qui verse des pleurs en secret sur sa grande solitude.
Cette forme de relation amoureuse est le but essentiel du travail ésotérique. Voilà cet
amour qui va unir l’homme à un être qui est unique pour lui: la Soeur-Epouse, la gloire de
l’homme, comme lui est la gloire de Dieu.
Etant entré dans la lumière du Tabor, non plus deux, mais un, buvant à la fontaine de
l’Amour vrai, le transfiguré: le conquérant de la Mort.
Le principe de l’intervention de la Femme se retrouve à TOUTES les périodes cruciales de
l’Histoire. Les périodes où le rôle ennoblissant de la femme dans la vie de la société humaine
s’est effacé, sont marquées par un relâchement de la morale et des manières, exprimé en particulier par un goût pour le réalisme porté à ses limites extrêmes.
Aujourd’hui, les relations humaines souffrent d’une réelle distorsion dans le rôle inné que la femme est destinée à jouer aux côtés de l’homme: au lieu d’être la force active dans ces relations, le complément inspirant et fécond de l’homme, la femme a tendance à suivre un chemin parallèle qui ne lui permet plus d’exercer sa propre vocation créatrice. [… ]
L’homme et la femme ont formé jadis un seul être spirituel dans des corps séparés, doté
d’une conscience unique du Soi réel, l’Etre décrit dans le mythe de l’Androgyne.
Le Moi incomplet de la Personnalité, inachevé et sans force, erre dans la vie sans foi et sans affection vraie. Il va d’erreur en erreur, de faiblesse en faiblesse, et de mensonge en mensonge. Prisonnier - peut être volontaire - mais prisonnier tout de même- l’homme ne fait pas ce qu’il veut dans la vie, il fait ce qu’il déteste, en obéissant aveuglément à une « mécanicité » diabolique qui, sous ses trois aspects: crainte, faim et sexualité, gouverne sa vie.
Cette existence est purement factice et n’a rien de réel, excepté la possibilité d’une évolution - qui demeure latente et qui est l’objectif des études et du travail ésotériques. A part ce germe tout, dans la vie extérieure, est fondé sur des mensonges.
Si la Chute est une conséquence directe de l’identification avec le “Moi” par la personnalité, (l’esprit du prédateur, l’état de dégradation de l’ADN), et si la solitude des êtres polaires séparés par la Chute est source de faiblesse dans les humains qui de cette manière sont devenus mortels, le retour à l’Unité devrait être une source intarissable de nouvelles énergies. Ces énergies sont nécessaires à l’homme, et pour restaurer l’équilibre dangereusement compromis de la vie publique et privée actuelle, il doit aller les chercher.
Cependant, ce retour à l’unité parfaite des êtres polaires n’est pas accordé libéralement. Il est le privilège exclusif de ceux qui ont franchi, ou sont prêts à franchir, le Deuxième Seuil de la Voie.
C’est par la réalisation de l’unité totalement indivisible de leur “Moi” réel par deux
individualités polaires arrivées à la Deuxième Naissance , que le péché originel peut et doit être racheté
.




extrait du pdf

A propos des Cassiopéens
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Sam 11 Fév 2012, 20:09

ZACHEE
(Lc 19, 1-10)


« Et il cherchait à voir Jésus : qui il est.

« cherchait à voir qui était Jésus. » (Segond, 1898)
« Et il cherchait à voir Jésus [pour savoir] qui il était. » (Lagrange, 1929)
« Il cherchait à voir Jésus [pour savoir] qui il était. » (Buzy, 1937)
« Et il cherchait à voir Jésus, qui il était. » (Deiss, 1963)
« Et il cherchait à voir qui était Jésus. » (Bible de Jérusalem, 1973)
« Il cherchait à voir qui était Jésus. » (traduction liturgique, 1978)
« Et il cherchait à voir Jésus : qui est-il ? » (Pierre Scheffer, 1984)

« Il cherche à voir Jésus, lequel c’est ? » (Sœur Jeanne d’Arc, 1986)

Quelle est la nature exacte de la recherche de Zachée ? Cherche-t-il à savoir lequel est Jésus parmi tous ceux qui l’entourent, ainsi que le sous-entend la traduction de Sœur Jeanne d’Arc, ou cherche-t-il à savoir qui est Jésus, son être profond, comme le laissent sous entendre la plupart des autres traductions.

Nous pensons que la recherche de Zachée ne consiste pas à savoir lequel est Jésus pour une raison pratique et pour une raison théorique.

Pour une raison pratique : Zachée étant petit de taille, la foule l’empêche même d’apercevoir le groupe auquel appartient Jésus. La question de savoir lequel est Jésus ne se pose donc même pas.

Pour une raison théorique : la simple curiosité de reconnaître Jésus parmi tous ceux qui l’entourent nous semble être une compréhension qui affadit complètement le sens de la recherche de Zachée. Zachée nous semble être en recherche profonde de la véritable personnalité de Jésus, et non pas en simple curiosité, ce qui justifie la réponse également profonde que Jésus donne à sa recherche. Ce questionnement profond est bien rendu par la formulation grecque, malheureusement souvent mal traduite: τις εςτιν. Tis est un pronom interrogatif, interrogation que la plupart des traductions escamotent en ne respectant l’ordre des mots. Estin est un présent qui a valeur d’inaccompli : le questionnement n’est pas un fait ponctuel, daté mais un questionnement qui dure. C’est la traduction de Pierre Scheffer qui semble la meilleure.

« et il ne le pouvait pas à cause de la foule car de taille petit il était »

Nous sommes dans une pédagogie en miroir et en écho où le maître ne se contente pas de dire mais fait également et où, donc, il y a autant, pour les appreneurs, à apprendre en voyant qu’en entendant. N’oublions pas que l’idéal de la pédagogie palestinienne est l’intussusception mimismologique de l’enseigneur, qui se réalise par tous les sens de l’appreneur.

« Nous savons que certains rabbis, fils de rabbis, ont poussé le scrupule au point qu’ils ne voulaient pas réciter une parole qu’ils ne l’aient entendu de leur rabbi. D’autres, pour perfectionner la connaissance de la doctrine, ne se contentaient pas seulement d’être l’écho corporel des gestes, des actions de leur maître, et nous avons montré que le fils intellectuel guettait son abbâ pour faire les mêmes gestes que lui : comment Rabbi Un Tel exécute-t-il tel précepte de la Tôrâh ? Dans quelles circonstances Rabbi Un Tel a-t-il exécuté les préceptes de la Tôrâh de telle façon ? » 1

Zachée, à cause de sa petite taille, peut toujours entendre le Maître, même s’il ne le voit pas. Toutefois, cela ne lui suffit pas, car il lui manque un élément essentiel de cette répétition en miroir et en écho : voir le Maître.

« Il grimpa sur un sycomore »

Mais l’obstacle de la foule n’est peut-être pas uniquement physique. Il est aussi « intellectuel » : il s’agit des opinions de la foule au sujet de Jésus qui peut être un obstacle à sa connaissance véritable.

L’Evangile témoigne de ces opinions diverses qui tendent à cataloguer Iéshoua : c’est le fils de Joseph, il est originaire de Nazareth, il chasse les démons par Béelzebuth, il a perdu la tête, il est le Messie qui va chasser les Romains, il mange avec les pécheurs, il transgresse le shabbat, etc.

En montant sur le sycomore, Zachée s’élève au-dessus de la foule et manifeste donc, symboliquement, qu’il dépasse les opinions toutes faites de cette foule, afin de se faire son propre jugement sur Iéshoua.

« Sycomore, ficus fatua, écrit Grégoire le Grand dans ses Moralia (27, 79). Zachée se perche sur un sycomore, car la foule l’empêche de voir le Christ. Monter sur un sycomore signifie participer spirituellement d’une certaine folie, celle-ci consistant à se dégager de tout intérêt terrestre, de tout ce qui est créé. Ce geste symboliserait ici la folie du détachement et un certain mépris de l’opinion, voire l’anticonformisme. Si l’arbre est signe de vanité (fatua), l’escalader c’est faire fi de la vanité. » 2

Plus profondément encore, Zachée, en grimpant au sycomore, fait appel à la fonction symbolique. L’arbre, en général, est en effet le symbole de la fonction symbolique, par laquelle l’Humain accède à la connaissance du Monde d’En Haut à partir de la connaissance du Monde d’En Bas 3. Inconsciemment sans doute et obéissant sans le savoir à la loi de la structure symbolique du Monde d’En bas, Zachée, dans son désir de voir Iéshoua pour le connaître en profondeur, se sent poussé à grimper au sycomore, c’est-à-dire à faire appel à la fonction symbolique.

« Aujourd’hui, dans ta maison, il me faut demeurer »

Une des conséquences importantes de la pédagogie en miroir et en écho, qui caractérise la pédagogie des rabbis d’Israël, par laquelle les appreneurs répètent en écho ce qu’enseigne le Maître et refont en miroir ce que fait le Maître, c’est la nécessité pour les appreneurs de vivre avec le Maître, de partager son existence au jour le jour, afin de le voir pratiquer la Tôrâh dans les moindres circonstances de la vie de tous les jours. Pratiquement, les appreneurs habitent dans la maison du Maître.

Zachée a manifesté son désir profond de voir le Maître, autrement dit de devenir son miroir. Iéshoua exauce son souhait mais bien au-delà, manifestant une mutation dans la pédagogie en miroir et en écho. En effet, Iéshoua ne propose pas à Zachée de venir vivre avec lui et de partager son existence, comme il l’a fait pour beaucoup d’autres : « Viens ! Suis-moi ! ». Iéshoua propose à Zachée de demeurer chez lui : ce n’est plus l’appreneur qui vient vivre chez le Maître, c’est le Maître qui vient vivre chez l’appreneur.

Ce renversement de situation n’est pas anecdotique : il manifeste une mutation profonde dans le rapport maître-appreneur. La maison est le symbole de l’intériorité de l’Humain. Iéshoua lui-même en témoigne dans cette parabole :

« Quand l’esprit impur est sorti de l’homme,
il erre dans des lieux sans eau
pour chercher du repos.
Il ne le trouve pas.
Alors il dit :
« Dans mon logis, je reviendrai,
d’où je suis sorti. »
Il vient,
le trouve vacant,
balayé, orné.
Alors il va prendre avec lui
sept autres esprits plus mauvais que lui :
ils entrent habiter là/
Et le dernier état de cet homme
devient pire que le premier. »
(Mt 12, 43-45)

Dans la nouvelle pédagogie qu’instaure Rabbi Iéshoua de Nazareth, le Maître n’est plus celui qui instruit, par sa parole et son exemple, ses appreneurs, de façon externe ; il est celui qui vient vivre à l’intérieur de ses appreneurs, pour les instruire de l’intérieur : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». C’est d’ailleurs dans la logique de cette mutation profonde de la pédagogie que se situe la manducation de la chair et du sang de l’Enseigneur : après avoir fait manger sa Parole à ses appreneurs pendant près de trois ans, Rabbi Iéshoua se fait manger, chair et sang, par ses appreneurs, afin de devenir celui qui les nourrit de l’intérieur.

http://mimopedagogie.pagesperso-orange.fr/Paysannisme/Commentairesbibliques/NouveauTestament/Luc/Zachee.pdf
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MessageSujet: Re: GRAAL et Initiation   Ven 05 Oct 2012, 12:40




Le Calice et l’Epée



Riane EISLER, Le Calice et l’Epée, traduit de l’anglais par Eléonore Bakhtadhzé, R. Laffont, Paris, 1989, 302 p.


Riane Eisler se profile, dans son ouvrageLe Calice et l’Épée, paru en 1987, comme un auteur interdisciplinaire. En effet, elle s’appuie sur des travaux de divers scientifiques, tels que des archéologues, des anthropologues, des physiciens, des chimistes…, qu’elle semble concilier avec talent. L’originalité de son ouvrage ne réside pas seulement dans cette approche, mais également dans sa perception de l’histoire de l’humanité, en rupture avec un évolutionnisme classique, puisqu’elle suggère une discontinuité historique importante, notamment dans les relations entre hommes et femmes. Riane Eisler a exhumé un passé enfoui où régnait une harmonie au sein du genre humain, entre les moitiés féminine et masculine. A l’instar d’autres scientifiques, elle a mis en évidence des civilisations du paléolithique et du néolithique fonctionnant sur une logique de non domination, en fait, très éloignées du modèle qui prévaut actuellement. Ces sociétés, d’une essence résolument pacifique, partageaient une dévotion pour les valeurs féminines, n’impliquant pas une subordination de l’homme à la femme. Selon Riane Eisler, la brutalité et la violence qui semblent caractériser nos sociétés ne constituent pas un modèle unique dans l’histoire de l’humanité, il est apparu après un basculement qui laissa place à un système social marqué par une culture de domination. Une partie importante de son ouvrage est consacrée à ce virage cataclysmique survenu dès le Ve millénaire avant notre ère. Pour saisir les mécanismes de ce passage qui déterminera les millénaires à venir, Riane Eisler s’appuie sur la théorie de la transformation culturelle, lui permettant, notamment, de mettre en lumière les instants d’incertitude pendant lesquels une société peut basculer vers un modèle alternatif ou perdurer dans un système.

Le Calice et l’Épée exerce une séduction, au niveau de son contenu théorique, dans la mesure où il fait montre d’une grande érudition, tout en proposant un schéma explicatif simple, voire simplificateur: un modèle très ancien ayant fonctionné sur des valeurs féminines et un autre, le plus «récent», faisant prévaloir les valeurs masculines ou androcratiques. Le premier semble avoir correspondu à des civilisations accomplies et harmonieuses, propices au développement spirituel et matériel et cela dans un respect profond de la vie. Alors que le second, déchiré par la brutalité, la violence, est en proie à une régression spirituelle et au culte de la mort.

Riane Eisler, auteur féministe engagé, ne s’est pas limitée dans cet ouvrage à une description de ces deux étapes successives, mais a opéré un travail de militante, particulièrement dans son analyse du monde contemporain. Elle perçoit, dans ce dernier, une brèche d’optimisme dans laquelle elle nous incite à nous engouffrer, puisque nous semblons avoir atteint une phase d’incertitude où de nouvelles valeurs féministes, écologistes et pacifistes entrent en rivalité avec celles du système établi. Dans le modèle eislerien associant hommes et femmes dans une harmonie égalitaire, on peut regretter que l’auteur n’ait pas davantage développé les apports masculins qui ne semblent pas niés mais curieusement restent occultés, ce qui a pour conséquence de fragiliser son édifice théorique, auquel on aspire pourtant à croire.

Sandrine Baume, Genève
proposé par JSF


Source ici http://matricien.org/essais/riane-eisler/
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MessageSujet: "Le Graal, queste christique et templière de Jean Poyard   Mar 14 Fév 2017, 16:21

Ambre a écrit:


Le Graal, une question pour notre temps?


Révélée au coeur du Moyen-Âge chrétien, la tradition du Graal n’a cessé d’interroger les meilleurs esprits. Demeurée vivante, elle a cheminé jusqu’aux temps actuels dans la perspective d’une ère nouvelle qui s’ouvre aujourd’hui dans l’espérance d’un Troisième Testament. Le Graal est ainsi envisagé comme une Queste, à la fois personnelle et historique, intemporel le et éminemment contemporaine. Un ferment spirituel pour les temps nouveaux. Dans une démarche à la fois traditionnelle et originale, Jean Poyard ouvre des perspectives insoupçonnées sur l’ésotérisme du Graal, selon une approche christique et templière. À partir du Conte du Graal de Chrétien de Troyes, il nous livre des clés de compréhension sur l’évolution de l’homme dans sa recherche de la Connaissance.

Qui n’a pas entendu parler du Graal et tenu au moins une fois entre ses mains un livre traitant de cette question ?
Toute personne en recherche a sans doute eu l’occasion de lire quelque chose à ce sujet. Depuis qu’un certain Chrétien de Troyes donna le « coup d’envoi » à la légende du Graal, ce symbole n’a cessé d’interroger et de solliciter l’imagination des meilleurs esprits. Cela s’explique dans la mesure où le Graal se réfère à une réalité spirituelle de nature universelle qui constitue le fondement même de l’Univers et de l’homme et dont on retrouve la trace dans toutes les traditions. Et qui se situe, par la même, au coeur de la spiritualité chrétienne. Le Graal est un mot connu de tous. Mais le mot ne fait pas la chose. Dès lors, le connait-on vraiment ? Les ouvrages consacrés au Graal, comme à la question templière, sont en nombre considérable. Une impression singulière demeure, que tout n’a sans doute pas été dit sur questions. Si le Conte du Graal, l’œuvre majeure de Chrétien de Troyes fut inachevé, nous dit-on, en ce lointain XIIe siècle, c’est pour signifier que le parachèvement de la parole templière du Graal était reporté, différé pour d’autres temps. Il fut différé pour faire signe à notre époque, inachevé comme il en est de l’Histoire. Ininterrompu mieux que rompu, la Parole qui est au Commencement n’étant point perdue mais seulement oubliée.

La signification du Graal
S’agissant d’un symbole qui nous parle de la présence Divin en l’homme et dans le monde, on que l’on en retrouve la trace dans toutes traditions dont il constitue le noyau central. Par même des choses, les représentations symboliques dont se pare le Graal sont multiples signifiantes pour nous parler d’une spirituelle qui se tient dans les hauteurs du ciel aussi bien que dans les profondeurs de l’âme humaine et qui attend chacun d’entre nous. Les vertus attribuées au Graal sont fréquemment celles de la Pierre philosophale. Dans tous les cas, il s’agit d’un trésor que l’on découvre en un lieu réservé, au terme d’une recherche exigeante et que l’on dit périlleuse, à l’issue d’un processus de métamorphose de soi-même. C’est-à-dire d’une initiation. Le découvrir est un exploit. Les sources du Graal sont multiples. Pour les uns, il trouve son origine dans la tradition celtique et ce que l’on appelle « la matière de Bretagne». Pour d’autres, le Graal est d’origine orientale, transmis notamment au travers du creuset de l’islam. Sans oublier les sources méridionales du Graal dans le sillage de Guillaume d’Orange, ses liens avec les mystères de Mithra, le manichéisme et la spiritualité cathare. Toutes ces sources ont leur légitimité. Notre propos n’est cependant pas d’en analyser les mérites respectifs. Il est ainsi possible d’appliquer au Graal les principes d’une « théologie négative », selon laquelle, en effet, Dieu n’est pas ceci, et Il n’est pas cela non plus. C’est donc par une « docte ignorance » qu’il est possible d’aborder la connaissance du Graal, lequel n’est pas ceci et n’est pas cela non plus. Car « si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître¹ ». En réalité, il en est du Graal comme d’un arbre dont le tronc essentiel est celui de la Tradition spirituelle immémoriale, transmise d’âge en âge et qui se spécifie par ses branches dans le temps et l’espace. Le Graal est également semblable à la circonférence d’un cercle qui s’offre à la multiplicité des regards, mais qui est armé de l’intérieur par son point central ou réside la connaissance vivante et secrète. Ce point est le Graal de toutes choses, à propos duquel une antique maxime traditionnelle nous dit « connais cela, ce par quoi tu connaîtras le Tout ». Ainsi, la Coupe du Graal est-elle aussi à entendre au sens géométrique du terme.

Le Graal, une question pour notre temps
Certains esprits pourraient s’étonner que la question du Graal, surgie au XIIe siècle, soit encore d’actualité au moment où l’humanité est confrontée à des bouleversements considérables et à des drames qui menacent sa survie même. En d’autres termes, le Graal est-il un sujet dépassé dans le monde technique et scientifique d’aujourd’hui ? Ou est-il au contraire de nature à redonner vie à la culture et à la spiritualité de notre époque dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont gravement malades ? Le temps qui s’annonce, à l’aube du XXIe siècle, appelle une nouvelle Queste du Graal. Perceval est ici le symbole d’une élite de l’Esprit que nous avons qualifiée « d’humanité percevalienne ». A bien des égards, le siècle qui s’avance sous nos pas est un siècle précurseur qui appelle des hommes et des femmes d’une trempe nouvelle, capables d’orienter la barque du monde par avis de tempête. L’homme est inachevé, et il est en marche vers l’Homme véritable qui est la clé de voûte du devenir de l’humanité. Car c’est toujours l’Homme que l’on retrouve aux carrefours de l’Histoire. Il en est de notre époque comme d’un temps d’équinoxe, quand la mer se retire plus loin qu’à l’accoutumée, faisant apparaître des paysages jusqu’alors insoupçonnés, bouleversant les conditions climatiques aussi bien que culturelles de notre vie. De même que l’arbre chargé de fruits s’incline très bas, la Coupe du Graal est aujourd’hui appelée à s’incliner, pour nous dire qu’elle annonce un temps de déversement spirituel et une ère nouvelle de Vérité bouleversante…

Bienvenue dans mon monde...

Je suis en train de lire "Le Graal, queste christique et templière de Chrétien de Troyes à l’Evangile selon saint Jean" de Jean Poyard, Editions Dervy.
Cette somme de Jean Poyard constitue une référence incontournable dans le domaine des études sur le Graal. A la croisée du templarisme, de l’enseignement de Rudolf Steiner dont on sait la pertinence sur le sujet, et des travaux de Boris Mouravieff, il explore les fondements et les nuances multiples du cycle du Graal pour en approcher les mystères et leur signification pour l’évolution de l’être humain vers un Troisième Temple.


Jean Poyard nous rappelle l’importance des contes du Graal :

« Hormis le Nouveau Testament, aucun « corpus littéraire » n’a joué un rôle aussi déterminant que celui du Graal durant tout le Moyen Âge, dans la formation culturelle et spirituelle de ce qui deviendra un jour l’Europe. La légende du Graal avait acquis un rayonnement considérable, qui enflamma la noblesse et tous ceux qui comptaient dans la culture de ce temps. Son rayonnement fut tel que le « corpus du Graal » avait pratiquement acquis le statut d’Evangile apocryphe, parallèlement aux Evangiles canoniques qui faisaient l’objet de l’enseignement officiel de l’Eglise. Il convient de noter que jamais l’Eglise ne s’opposa à la tradition du Graal, sans doute en raison de l’influence de saint Bernard, qui fut également l’âme du Temple. Mais également pour des raisons plus profondes que nous analyserons. »
Jean Poyard détermine les liens riches et complexes entre traditions du Graal et chevalerie templière à partir d’un corpus délimité dans lequel il introduit « l’évangile apocryphe de Nicodème, encore appelé Actes de Pilate, comme l’une des sources du Graal », corpus qui véhicule l’essence de la tradition ésotérique chrétienne. Il invite, plutôt que de se contenter d’une approche érudite, à se mettre en marche au côté de Perceval, le deux-fois-né spirituellement. Haute symbolique, amour courtois, alphabet et grammaire sacrées, jeux de langues, arithmosophie … les matières traditionnelles auxquelles fait appel l’auteur avec maîtrise sont nombreuses pour découvrir les sources, les trames, les procès à l’œuvre.

« La première partie de notre ouvrage, nous confie Jean Poyard, constitue un paysage. Celui du Graal. Elle s’ouvre par une méditation sur la dimension cosmique du Graal envisagé à partir de l’arcane I du Tarot, Le Bateleur. Il s’agit d’une méditation sur le jeu cosmique divin dans lequel l’homme est plongé et où il est appelé à découvrir son propre « Je » afin de s’individualiser spirituellement. Le Bateleur qui s’offre et se refuse comme le Graal, est ici envisagé comme l’arcane par excellence du Questionnement (…).

Les trois chapitres suivants, qui composent la seconde partie, sont intégralement dédiés à une analyse approfondie du Conte du Graal selon Chrétien de Troyes. Au chapitre IV, « le passage du Seuil », nous accompagnerons Perceval dans son évolution sur l’Echelle des Sages. Nous le suivrons dans son ascension progressive jusqu’au cœur du château du Graal. C’est au chapitre V, « le festin chevaleresque », que Perceval fera la rencontre de Celui qui bouleversera sa vie, le Roi Pêcheur. C’est là qu’il contemplera le Graal. Au chapitre VI, « L’homme de lumière », nous assisterons à la nécessité historique et cosmique de la Question qui ne fut point posée à l’époque de Chrétien de Troyes et de l’inachèvement délibéré du Comte du Graal lui-même.
La troisième partie, « Construire le Temple », constitue un élargissement de la problématique du Graal. Au chapitre VII, « Meurs et deviens », nous approfondirons les liens entre l’initiation de Perceval et l’initiation templière. Et nous envisagerons la mission du Temple dans sa dimension historique et métahistorique. Au chapitre VIII, « Le Graal selon saint Jean », nous approfondirons la place de la spiritualité johannique dans l’initiation de l’homme et la spiritualité templière. Le chapitre IX, « L’Espérance du Paraclet », ne sera plus consacré à l’évolution spirituelle de l’homme pris individuellement, mais à celle de l’humanité et de la terre dans la perspective d’un Troisième Testament. »

Il ne s’agit pas seulement d’un travail érudit, même si érudition il y a, et distant sur le sens du cycle du Graal. Il est question de la permanence du message du Graal, saisissable en l’Imaginal, et de son actualisation ici et maintenant.
« A bien des égards, suggère l’auteur, notre époque s’apparente à une fin de partie sur l’échiquier mondial. Et le roi y est bien exposé ! Mais sans doute sait-on, dans l’Horlogerie céleste, quand et comment le Mat aura lieu. »

Magnifique contribution, Le Graal de Jean Poyard est un ouvrage indispensable à l’exploration des traditions des familles du Graal comme au templarisme en général.
Jean Poyard et moi même vous proposons en 2017 cette Soirée conférence et d’échanges sur Le Message Spirituel des Templiers et Le Graal


RDV Samedi 20 Mai 2017
de 18h à 22h
à l’Hôtel Les Tanneurs à Namur en Belgique
Paf 20€ (18€ adhérent de l 'association Le Catharose Nomade)
réservation à espacecatharose@gmail.com validée avec votre paiement à
Le Catharose Nomade A.S.B.L BNP Paribas Fortis 001-4663115-13
(BE 08 0014 6631 1513) *graal avec le NOM et prénom
http://www.dervy-medicis.fr/
source texte LA LETTRE DU CROCODILE

J'espère vous voir nombreux!!!

Jean Poyard s'est intéressé très tôt à la tradition ésotérique chrétienne. C'est en 1967 qu'il découvre l'enseignement de Boris Mouravieff, Gnôsis, qui demeure présent dans son cheminement. Il s'est également intéressé à la spiritualité templière et étudie l'enseignement de Rudolf Steiner depuis près de 20 ans. Il vient de publier un livre, Le Graal, Queste christique et templière, aux Editions Dervy et donne régulièrement des conférences sur les sujets développés dans ce livre.
Voir ici sa précédente conférence sur notre sur le blog

Plus d'infos sur la page événements sur Fb (merci de la partager)
https://www.facebook.com/events/1281590918529997/
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http://le-catharose.blogspot.be/
 
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