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 Esprits de la nature

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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Sam 23 Oct 2010, 13:00



Elle est superbe, et la musique aussi................
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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Mer 10 Nov 2010, 20:43










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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Mer 10 Nov 2010, 20:58





CARNAC
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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Jeu 11 Nov 2010, 04:52

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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Jeu 11 Nov 2010, 06:06

sunny


Dernière édition par pascalle le Mar 16 Nov 2010, 11:44, édité 1 fois
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Didiera

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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Jeu 11 Nov 2010, 14:39

Quelle superbe vidéo sur le site de Carnac !

Avec la musique du Dernier des Mohicans...

Dont j'ai trouvé un très beau diaporama

http://www.youtube.com/watch?v=ygNuRpwZqRU
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AMBRE

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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Mer 24 Nov 2010, 17:01


Aux Origines de la Féerie



http://odalamour.free.fr

Un Peu d’Etymologie

Le mot "fée" est, à lui seul, une petite curiosité. Aujourd’hui simple nom commun féminin, il était, autrefois, également utilisé comme adjectif : on pouvait ainsi parler d’un anneau fé (ou faé) pour désigner un bijou enchanté, ou d’un bois faé pour désigner une forêt située à la lisière de l’Autre Monde... Selon les linguistes, le mot "fée" provient du latin fata, lui-même issu de fatum : la destinée. Les "fées" seraient ainsi nommées car elles veillent et influent sur le destin des simples mortels. Cette étymologie témoigne de l’aspect tutélaire des fées, celles-là mêmes qui, dans les contes, se penchent sur le berceau des nouveau-nés pour lui donner bonne ou mauvaise fortune : bien avant La Belle au Bois Dormant, de nombreux récits populaires ou légendaires faisaient état de cette vocation protectrice (ou malveillante !) des fées fata, agentes et porteuses des puissances de la destinée.

Il serait toutefois sacrilège de cantonner nos fées à ce seul rôle, et il est intéressant de remarquer que dans les cultures où le nom que nous traduisons par "fée" ne provient pas de cette racine latine, comme c’est le cas en Irlande, au Pays de Galles ou en Scandinavie, les vocations et les motivations attribuées aux fées sont beaucoup plus diversifiées et les mythes qui les mettent en scène plus nombreux et plus riches... Pris dans son acception la plus large, le terme fées ne désigne pas seulement les porteuses de bonnes ou de mauvaises fortunes, mais tout un ensemble de créatures enchantées, le plus souvent anthropomorphes, issues d’un monde existant aux frontières du nôtre, et qui entretiennent avec les simples mortels des rapports complexes faits d’attirance, de curiosité, de méfiance et de malice.

Si l’on suit cette définition, on s’aperçoit bientôt que les fées sont présentes sous une forme ou sous une autre dans presque toutes les cultures du globe, des sidhe gaéliques aux apsara d’Inde, en passant par les mimi australiens, les alf nordiques ou les kitsune nippons. Il faudrait au moins trois ouvrages comme celui-ci pour recenser les fées du monde entier, aussi nous cantonnerons nous plus modestement au champ déjà très étendu des traditions et mythologies d’Europe occidentale.



Les Trois Dons



A l’origine, il semble que la figure de la fée se structure autour de trois grandes caractéristiques, qui déterminent une triple vocation : premièrement, le pouvoir de prophétiser ou d’influencer les destinées humaines ; deuxièmement, un lien essentiel avec les puissances de la Nature ; troisièmement, enfin, le don d’enchanter les mortels, c’est à dire de les ensorceler ou de leur permettre d’accomplir de grandes choses. La Fée originelle tient donc à la fois de la Déesse tutélaire, de la Nymphe et de la Muse, un triple héritage qui mérite d’être examiné en détail, à la lumière de différentes traditions mythiques.



Fatae et Fées Tutélaires



A l’origine, une des principales vocations de la fée est de présider au fatum, c’est à dire à la destinée. Cette attribution les rapproche clairement des trois Parques grecques (Clotho, Lachésis et Atropos) et de leurs homologues scandinaves, les Nornes (Urd, Verdandi et Skuld), qui filent sur leur quenouille la vie de chaque être humain : la première déroule le fil, la deuxième décide de sa longueur et la troisième le coupe, répétant inlassablement le même cycle naissance-existence-mort. On retrouve ce motif de la fileuse dans la description de certaines fées, comme la vieille fileuse Habetrot, toujours représentée avec un rouet ou une quenouille.

A la figure quelque peu inquiétante de la fata fileuse de destin, la tradition populaire a peu à peu substitué celle de la marraine bienveillante, comme dans le célèbre conte de Cendrillon. Ce rôle de marraine devient encore plus marqué lorsque la fée se fait dispensatrice de dons innés : selon la tradition féerique populaire, les fées ont coutume de prodiguer dons, talents et fortunes à certains nouveau-nés : pour cela, il leur suffit, suivant l’expression consacrée, de se pencher sur le berceau de l’enfant. S’ensuit alors une véritable cérémonie rituelle où dons et bons présages sont distribués par les fées comme autant de cadeaux de baptême. Dans le cas de nourrissons particulièrement favorisés par le destin, on assiste ainsi à un véritable défilé de fées ; leur nombre correspond presque toujours à un chiffre symbolique ou réputé "magique" : trois, cinq, sept, neuf ou douze. Il est également capital que toutes les fées aient été invitées et correctement accueillies par leurs hôtes ; l’harmonie représentée par le chiffre magique est, hélas, presque toujours rompue par l’irruption d’une mauvaise fée, que personne n’avait songé à inviter et qui se venge des mortels indélicats en ajoutant une malédiction ou une sinistre prophétie à la liste des dons et des bonnes fortunes du nouveau-né. Dans le conte bien connu de La Belle au Bois Dormant, trois bonnes fées se sont penchées sur le berceau de la princesse, mais la maléfique Carabosse survient et jette un mauvais sort (c’est à dire un "mauvais destin") à l’enfant : s’il advenait qu’elle se pique à une aiguille, elle sombrerait dans un sommeil de cent ans...

Selon certains spécialistes de la mythologie celtique, cette distribution de dons et de présages trouverait son origine dans l’antique coutume celte des gessa, véritables tabous magiques révélés ou imposés par les druides et les devineresses à la naissance d’un enfant ou lors de l’initiation d’un jeune garçon. La promulgation d’un geiss ou de plusieurs gessa s’accompagnait souvent de présages concernant la destinée du jeune sujet et les dons qu’il ne manifesterait en grandissant. Comme dans la Belle au Bois Dormant, la transgression de l’interdit représenté par le geiss expose l’individu à des conséquences terribles : on ne contrarie pas impunément les puissances qui président aux destinées humaines...



Nymphes et Esprits de la Nature



Parmi les êtres mythiques ayant contribué à forger, au fil des siècles, l’image traditionnelle des fées, les Nymphes occupent une place de première importance : incarnations féminines des beautés et des puissances de la Nature, elles sont les cousines helléniques de toutes les fées et déesses des forêts, des cavernes, des lacs et des rivières.

Les nymphes les plus connues sont sans doute les Dryades, gardiennes et protectrices des forêts sacrées de chênes, arbres dont elles possèdent la vitalité et la longévité. Selon certaines traditions, chaque chêne était protégé par une Dryade particulière, vivant en étroite communion avec son arbre. Il semble toutefois qu’une Dryade puisse quitter son arbre et sa forêt pour épouser un beau jeune homme ou, mieux encore, un beau demi-dieu : Eurydice, la promise du célèbre Orphée, appartenait à l’origine au peuple des dryades. Mi-femmes, mi-arbres, les Dryades symbolisent le règne végétal et la dimension féminine de la Nature, un peu comme les Satyres, mi-hommes, mi-bêtes, en représentent l’aspect animal et masculin.

A côté des Dryades, on trouve une multitude d’autres Nymphes, soigneusement répertoriées et classifiées par la mythologie grecque : les Néréides (nymphes de la mer), les Naiades (nymphes des rivières et des eaux vives), les Méliades (nymphes des bois de frêne), les Hamadryades (nymphes des bois en général), les Oréades (nymphes des montagnes), les Alséides (nymphes des bocages), les Napées (nymphes des vallons)...

Mais la mythologie grecque n’est pas la seule à nous montrer des esprits de la Nature s’incarnant sous les traits de jeunes femmes à la beauté enchanteresse : citons les Dames Vertes qui règnent sur les bois et les forêts des contrées celtiques, les cruelles et envoûtantes Rusalki, maîtresses des rivières et des torrents de Russie, les Ondines et les Princesses Elfes des mythes germaniques ou encore les mystérieuses Dames du Lac des légendes arthuriennes...

En dehors de leur extrême beauté et de leur lien essentiel avec la Nature, toutes les familles de Nymphes possèdent les deux autres dons caractéristiques des fées : le don de prophétiser les destinées humaines, faculté qu’elles partagent avec les Parques et les fées tutélaires, et le don d’inspirer les mortels, de leur donner le désir d’accomplir de grandes choses, faculté que possèdent également, à un degré certes plus élevé, leurs lointaines cousines les Muses.



Muses et Fées Inspiratrices



Dans la mythologie grecque classique, les Muses étaient des déesses présidant aux différents Arts et dont l’influence bénéfique pouvait conférer inspiration, génie et talent à ceux qui étaient assez audacieux pour les courtiser. Ainsi, Calliope gouvernait l’éloquence, Melpomène le chant, Terpsichore la danse etc. Cette vocation d’inspiratrice se retrouve chez certaines races de fées celtiques, notamment la Leanan Sidhe irlandaise, mélange de muse, de vampire et de femme fatale : sous l’apparence d’une femme à la beauté surnaturelle, la Leanan Sidhe séduit les poètes, les artistes et autres rêveurs. Tant qu’ils demeurent sous son emprise, ces mortels se voient gratifiés d’une créativité et d’un talent hors du commun mais, à mesure que leur génie se révèle, leur vie s’étiole, consumée par la Leanan. Les malheureux sombrent bientôt dans la démence et vieillissent de plusieurs années en quelques jours, jusqu’à ce qu’ils tombent en poussière ou que la fée maléfique soit chassée. Comme dans de nombreux cas, celui qui reçoit la faveur d’une fée devra, tôt ou tard, en payer le prix : on retrouve ici l’antique tradition du don et du contre-don, présente dans la plupart des cultures.



Amours Féeriques



Le thème de l’union d’un simple mortel et d’une fée forme l’ossature d’un grand nombre de récits littéraires ou populaires. La première rencontre entre les deux futurs amants a souvent lieu dans une forêt, près d’une fontaine ou dans tout autre lieu étroitement lié à la vitalité de la nature : ce lieu est une porte, une borne marquant la frontière entre le monde des hommes et l’autre, celui de la féerie. En arrivant à cet endroit, le mortel, le plus souvent un chasseur ayant perdu son chemin, atteint sans s’en douter la lisière de cet autre monde : il y rencontre alors une jeune femme à la beauté enchanteresse, sous le charme de laquelle il tombe tout naturellement...

Dans certains cas, c’est la fée elle-même qui a amené le mortel égaré dans ces parages interdits, "hors des sentiers battus", en prenant la forme d’un animal fabuleux, comme une biche d’une blancheur immaculée. Le mortel, fasciné par la beauté de l’inconnue, lui fait une cour passionnée, à laquelle la Belle cède souvent sans grande difficulté, devant la plupart du temps regagner son monde avant le lever du jour, ou avant tout autre délai lié aux cycles de la nature. Le bon ordre des choses voudrait alors que les deux amants se séparent à jamais, chacun retournant vers le monde qui est le sien, mais c’est évidemment compter sans le pouvoir de l’Amour, seule puissance capable de défier les lois de la destinée...

Parfois, la fée amoureuse, conquise par la noblesse de cœur de son soupirant, accepte de se laisser emmener par lui dans le monde des hommes, pour y devenir son épouse. Une telle décision ne se prend évidemment pas à la légère et suppose toujours une forme de compensation, destinée à restaurer l’équilibre du monde, perturbé par ce franchissement imprévu : la fée doit le plus souvent renoncer à son immortalité féerique ainsi qu’à une partie de ses pouvoirs surnaturels, et l’époux, quant à lui, devra se soumettre à un interdit magique (toujours les gessa...), dont la transgression entraînerait (ou plutôt entraînera) la perte irrémédiable de l’être aimé. Cette suite d’événements constitue la trame d’un des rares grands récits féeriques de la tradition française, l’histoire de la fée Mélusine, aïeule et mère tutélaire de la lignée des seigneurs de Lusignan...

Mais, le plus souvent, les récits de rencontre amoureuse entre une fée et un mortel suivent la voie inverse, et c’est l’amant mortel, séduit et enchanté par les charmes de la belle damoiselle, qui suit ses pas jusque dans l’Autre Monde. Là, il découvre alors une vie de félicité perpétuelle et de jeunesse éternelle, jusqu’à ce qu’une sorte de "mal du pays" s’empare de lui et le pousse à repasser la porte pour retrouver notre monde, en dépit des avertissements de la fée... Ce retour est presque toujours douloureux : en revenant dans le monde des hommes, l’amant s’aperçoit que le temps ne s’est pas écoulé au même rythme des deux côtés du voile, et que la plupart de ses amis, parents et êtres chers sont morts et oubliés depuis bien longtemps... L’histoire d’Oisin, rattachée au célèbre cycle irlandais des Guerriers de Finn, présente une illustration particulièrement émouvante de ce thème.

Oisin était le fils de Finn, le chef des légendaires guerriers Fiana, qui parcouraient l’Irlande en quête de gloire et d’aventures. Un jour que les Fiana étaient à la chasse, ils rencontrèrent une femme d’une grande beauté, qui s’approcha d’eux sans la moindre crainte. C’était la fée Niamh à la Chevelure d’Or, du peuple des Tuatha dé Danan, fille du dieu Manannan. Niamh était à la recherche d’un amant paré des qualités d’un roi et d’un héros ; elle le trouva en la personne d’Oisin, qu’elle invita à monter sur la croupe de son cheval. Ensemble, ils gagnèrent le rivage et chevauchèrent bientôt sur la crête des vagues, vers l’île enchantée de Tir Nan Og, la Terre des Jeunes. Au cours de leur étrange voyage, ils connurent bien des prodiges et bien des aventures, qui donnèrent à Oisin l’occasion de prouver son courage : ainsi délivra-t-il une jeune damoiselle des Tuatha dé Danan des griffes d’un démon fomorien qui la retenait captive dans son royaume du fond des mers... Niamh et Oisin atteignirent bientôt la Terre des Jeunes. Là, Oisin vécut auprès de son amante une vie de plaisirs et de félicité, durant trois siècles, sans vieillir d’une semaine. Le souvenir de ses anciens compagnons disparut bien vite de son esprit et une éternité d’enchantements semblait s’offrir à lui... Mais, un jour, la mémoire lui revint, et il fut soudain saisi d’une profonde mélancolie, songeant à ses vieux amis et à sa chère terre natale. Il décida alors de retourner en Irlande ; Niamh lui donna pour son voyage un cheval fabuleux, capable de galoper sur la mer mais dont les sabots ne devaient jamais, à aucun prix, fouler la terre ferme. Oisin promit d’y veiller et partit bientôt vers les rivages d’Irlande... Lorsqu’il arriva, il fut frappé de l’étrange spectacle qui s’offrait à ses yeux, et, oubliant les recommandations de Niamh, s’engagea sur la terre ferme avec sa monture. Autour de lui, tout avait changé : trois siècles avaient passé, et le temps avait emporté tout ce qu’il avait connu et tous ceux qu’il avait aimés. Finn et les Fiana n’étaient plus qu’une lointaine légende, et l’Irlande avait connu bien des guerres après eux. Le peuple avait oublié ses anciennes croyances et suivait désormais les enseignements de Saint Patrick... Quant aux hommes qu’il croisait sur sa route, ils semblaient à Oisin étrangement chétifs et faibles, comparés aux guerriers d’autrefois. Il rencontra bientôt trois de ces hommes, qui tentaient sans succès de soulever une grosse pierre. Se penchant pour les aider, il glissa de sa selle et tomba à terre. Dès qu’il eut touché le sol, il se mit à vieillir, devenant en quelques instants un vieillard aveugle et courbé par les ans. Il fut alors transporté auprès de Saint Patrick, qui lui offrit l’hospitalité et veilla sur lui, espérant le convertir à la nouvelle foi. Mais Oisin était un homme de l’ancien temps, un guerrier et un amant, et son âme n’aspirait guère à un Paradis d’où Finn et les siens étaient bannis, et où l’on ignorait les plaisirs de la chasse, de la fête et de la courtise. Le vieux héros, dernier survivant d’un passé révolu, mourut ainsi auprès du saint homme, désormais seul guide et gardien du peuple d’Irlande...



suite par Olivier Legrand

http://imaginez.net.free.fr/articles/feerie.pdf
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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Sam 04 Déc 2010, 16:17

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Didiera

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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Sam 04 Déc 2010, 19:09

Magnifique !

Excellente cette idée de faire des dentitions et des squelettes à l'aide de pierres ...
Et ces visages sculptés dans l'arbre...
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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Mer 12 Jan 2011, 18:22



„L’Esprit des arbres“ est un livre extraordinaire d’un homme extraordinaire. L’entendre jouer sa harpe et l’entendre parler au sujet des arbres nous mène dans le monde, oui dans l’esprit de la forêt. On comprend que cet homme a pris contact avec les arbres et leur être profond. Lorsqu’on ouvre alors le livre et qu’on relie cette combination de faits scientifiques, de sagesse intuitive et de savoir historique qui découlent de ces pages avec la beauté des photographies et des peintures, on sait qu’on a un trésor de connaissance profonde devant soi qui doit être préservé et étudié – pour le bien de nous tous et de la planète.“
Philip Car-Gomm, Chief of the Order of Bards, Ovates and Druids

Résumé du livre „Geist der Bäume“
(L’esprit des arbres)

Dans l’europe préchrétienne, comme dans toutes les autres parties du monde, la terre entière était vue comme un être qui respire, empli de formes de vie visibles et invisibles. Les arbres étaient des portes de l’inauguration considérables dans ce paysage sacré. La force et l’énergie de bosquets sacrés et d’anciens arbres isolés a aidé les celtes, les germains et les grecs, mais aussi déjà les hommes de l’âge du bronze et de l’âge de pierre, à élargir les limites de leur conscience et de prendre contact avec l’invisible.

„L’Esprit des arbres“ décrit l’amitié profonde et ancienne entre l’homme et l’arbre. Il nous mène à l’intérieur des corps des arbres, dans le monde fascinant des cellules et des molécules, il explique les champs de force électromagnétiques et comment les arbres communiquent à l’aide de lumière. Il nous mène à l’esprit des arbres qui prend une autre forme dans chaque sorte d’arbre. Des chemins sont décrits sur lesquels l’homme peut de nouveau s’accorder pour entrer dans un échange conscient et affectueux avec des arbres vivants.



http://www.spirit-of-trees.de/buch+cd_fr.html



:aa:
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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Lun 14 Fév 2011, 08:29

http://www.youtube.com/watch?v=-LEEVQ31N_c


Pacific Dream ...En Immersion...
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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Jeu 17 Fév 2011, 16:14

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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Lun 14 Mar 2011, 17:15

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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Dim 03 Avr 2011, 17:55




Baby Elephant




Dernière édition par pascalle le Dim 05 Juin 2011, 19:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Dim 03 Avr 2011, 18:16

Quelle belle vidéo d'amour, de ténacité et de solidarité....

coeur
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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Dim 03 Avr 2011, 18:18





:1111:


biz pascalle/m
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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Mar 26 Avr 2011, 16:27






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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Mar 26 Avr 2011, 20:49

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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Mer 27 Avr 2011, 10:41



Le concours des dresseurs d'aigles de Bayan Olgii en Mongolie








http://au-bout-de-la-route.blogspot.com/2011/04/le-concours-des-dresseurs-daigles-de.html
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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Jeu 28 Avr 2011, 04:28

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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Dim 01 Mai 2011, 05:10



L’ALPHABET DES OISEAUX


Robert-Régor Mougeot

extrait
"..............L'aigle
Rapaces* des montagnes de l’hémisphère nord, ils construisent leurs aires dans les
hautes montagnes comme l’aigle royal ci-dessus, ou bien dans les plaines boisées
comme l’aigle impérial qui sont l’un et l’autre plus rares que l’aigle doré. Savez-vous
comment se dit « Aigle doré » en quechua, langue des habitants du Pérou ?
Q’Orianka, prénom de la jeune héroïne du film Le Nouveau Monde, jouant le rôle de
Pocahontas !
Sont-ils les ennemis des serpents, les probables ancêtres des oiseaux ?
Certains aigles vivent près des mers, des lacs et des étangs, balbuzards* et
pygargues*.
Quels qu’ils soient, aigles royaux incarnation de la puissance et de la majesté,
aigles impériaux, aigles des steppes, aigles bottés, circaètes Jean-le-Blanc mangeurs de
serpent, aigles de Bonelli monogames et farouches…, ils tendent à disparaître de nos
régions à cause des prédateurs humains. Pâles caricatures en sont les rois et empereurs
terrestres qui le prennent pour emblème et ne sont que rapaces cruels et ravisseurs,
orgueilleux et oppresseurs en déployant la face sombre de cet oiseau. Pour eux, A
privatif de I (ou AI de avoir) ; Génèrer (G) la manifestation physique (L) des trois
plans de l’être humain dans la déviation (E) (à l’égard de l’Origine).
Tout autre est la face solaire de l’aigle. Roi des Oiseaux, il est l’attribut de Zeus.
L’aigle à la claire-voyance, au regard perçant, est le seul qui peut voir en face le soleil.
Son Esprit plane dans le Ciel de la Terre et fond sur l’initiable. Il est ROI, héraut du I,
il est ROYAL, héros androgyne manifestant le divin sur terre.
Aigle : La manifestation (A) juste (I) génère (G) l’ (LE) Être Humain (E), l’Homme
Parfait de la Tradition dans ce cas.
Ou au contraire : La manifestation (A) prise comme axe (I) génère (G) le plan
physique (L) de l’humain (E). A moins qu’elle ne génère les ailes…
Ces vers d’Ibn’Arabi le con-Firme :
« Je suis l’Aigle, à moi appartient la station la plus haute,
la beauté, la lumière éclatante et radieuse.
Je fais suivre son cours à toute chose selon son rang
en ce monde, mais ma puissance s’étend bien au-delà.30 »
30 Le Livre de l’Arbre et des Quatre Oiseaux, Les Deux Océans, 1984, p. 62.

L’Aigle, associé à saint Jean l’Evangéliste dont il est l’animal totémique, n’est-il
pas le Gardien de la « Porte des Cieux », celle du solstice d’hiver ? Roi des âmes
pures, il s’élève vers le soleil de la Connaissance. Son oeil voit tout.
Dans l’opération alchimique, « l’aigle dévore le lyon31 » ; l’élévation, la
sublimation transmutent la passion pour que le lion accède à la royauté.
Toute la création est vue par don Juan, le maître Toltèque de Carlos Castaneda,
comme les émanations de l’Aigle.
Seul l’être qui devient symboliquement Aigle, sublimation du Scorpion, celui qui a
fait l’ascension de la Montagne Sacrée, peut regarder le Soleil de l’Esprit en face « et
par conséquent, il lui sera ensuite donné de fusionner avec ce Soleil (il s’agit ici du
Soleil de notre système Solaire, nommé également Premier Soleil dans le langage
initiatique ascendant).
De cette fusion naîtra le Phénix* qui, s’intégrant dans le Champ de la RADIATION
PREMIÈRE (nommée également SOLEIL INITIATIQUE, ou Deuxième Soleil,
toujours dans le langage initiatique terrestre ascendant) fera à son tour sa montée vers
ce SOLEIL ou FLEUR PREMIÈRE ORIGINELLE32 », le Soleil de tous les Soleils qui
ne connaît plus l’ombre, qui ne fait plus d’ombre !
Que nous dit encore l’Aigle dans le poème d’Ibn’Arabi : Le Livre de l’Arbre et des
Quatre Oiseaux ?
« A peine eus-je expiré comme souffle l’oppressé, que survint le Phénix* qui emplit
ma retraite de sa présence.33 »
« La Légende de l’Aigle et du Poisson » conte comment ces deux animaux jadis
unis furent séparés par la venue de l’homme. Ils le resteront :
« Jusqu’au moment où tous pourront se rencontrer
et l’Aigle, et le Poisson, et l’Homme34 ».
Jadis, les Alchimistes, que l’on disait Philosophes « ont donné à leur mercure après
sa sublimation » le nom d’Aigle. Ce mercure est comme lui, volatile et dévore les
autres oiseaux ; « le mercure des Sages détruit, dévore, et réduit l’or même à sa
Première matière en le réincrudant », enseigne Don Pernetty.
Si l’Aigle dévore le foie de Prométhée, c’est pour, en fin de « conte », l’introduire
dans les Cieux Élyséens. Il était consacré à Jupiter. « L’aigle que Jupiter envoya pour
dévorer le foie de Prométhée, ne signifie aussi que l’action du volatil sur le fixe ou
pierre ignée, qu’ils ont appelé minière de feu céleste. C’est pourquoi on a feint que
Prométhée avait volé le feu du ciel; et que, pour le punir, Jupiter le fît attacher à un
rocher, qui désigne la pierre fixe des Sages, et que son foie, la partie la plus chaude de
l’homme, y était continuellement dévoré par une aigle, quelques-uns ont dit un
vautour*, ce qui revient au même.35 »
« Être un aigle », dans notre société, ne veut pas dire être apte à regarder le Soleil
en face ! A chacun de choisir…
31 Salmon, préface de L’Alchimie méditerranéenne de G. Monod-Herzen, éd. Adyar.
32 Karuna, Du Maître à l’Elève, Le Courrier du Livre, 1968, p. 64.
33 P. 60.
34 Platon le Karuna, Nouvelle Lettre Ouverte à l’Ami sur le Chemin de la Vérité, Editions de la
Promesse, 1998, p. 305.
35 Dictionnaire Mytho-Hermétique..................."


http://langue.des.oiseaux.free.fr/

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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Dim 01 Mai 2011, 13:09

Citation :
Sont-ils les ennemis des serpents, les probables ancêtres des oiseaux ?
L’ascension de l’homme se fait par l’aigle.
La descente de l’homme se fait par le serpent.
Le serpent est la spirale enroulée du temps.
Les langues du serpent sont les ailes de l’aigle.


http://antahkarana.forumzen.com/t1760-les-langues-du-serpent-sont-les-ailes-de-laigle?highlight=aigle+serpent

Citation :
Bonjour à tous,

Les jours précédents le Wesak, j'ai ressenti le besoin de méditer quotidiennement... et pendant ces méditations j'ai vécu certaines "expériences", vu certaines choses très inhabituelles pour moi jusqu'alors.

Par exemples, l'On m'a remis un "objet" de 50 cm de haut, de forme concave dans le bas (comme une harpe sans fils ou un grand "C" inversé), j'ignore ce que c'est mais cela était un objet lourd ! L'On me l'a mis dans la main gauche - le bas de cet objet démarrant sous mon coude et s’élevant vers le ciel mais sans que je n’en perçoive le sommet - et refermé mes doigts dessus... la pensée "sceptre" m'a traversée... Pourquoi cet objet et à quoi cela sert-il ? Aucune idée...

Citation :
(...) Mais pendant cette cérémonie que je revivais (retour d'une de mes mémoires ancestrales), je n'ai pas vu l’entièreté de cet objet car je regardais devant moi... Ce n'est que, 5 mois plus tard, ce 24 octobre dernier que l'objet m'a été montré. Le voici :



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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Dim 01 Mai 2011, 14:10

bonjour douceur, merci, pour moi l'aigle c'est liberté..........

aurais-tu des informations sur la vouivre ?????
:nnn:


Dernière édition par pascalle le Lun 02 Mai 2011, 02:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Lun 02 Mai 2011, 01:32







............... j'avais un vague souvenir, vouivre, fée Arie, dame verte, légendes de Franche comté.....qui ont bercé mon enfance (sourire, mes parents étaient de là bas)


a Franche-Comté a ses légendes féeriques venues d’Orient par les pèlerins, par les croisades ; celles qui sont venues du Nord par les guerres et les voyages ; et celles dont l’origine est si incertaine, dont la forme est si bien appropriée au caractère franc-comtois, que la région les revendique comme lui appartenant réellement.
Vue d'une chute d'eau de la rivière de Couzance, en Franche-Comté. Dessin de Lallemand.
Vue d’une chute d’eau de la rivière de Couzance,
en Franche-Comté. Dessin de Lallemand.
Ainsi dans ses forêts, ses rivières, au fond de ses vertes vallées, au sein de ses lacs bleus, habitent les fées et les génies, les sylphes et les kobolds. Sur le plateau de Haute-Pierre, on a vu quelquefois passer une autre Mélusine, un être moitié femme et moitié serpent. C’est la Vouivre. Elle n’a point d’yeux, mais elle porte au front une escarboucle qui la guide comme un rayon lumineux le jour et la nuit. Lorsqu’elle va se baigner dans les rivières, elle est obligée de déposer cette escarboucle à terre, et, si l’on pouvait s’en emparer, on commanderait à tous les génies, on pourrait se faire apporter tous les trésors enfouis dans les flancs des montagnes. Mais il n’est pas prudent de tenter l’aventure, car au moindre bruit la Vouivre s’élance au dehors de la rivière, et malheur à celui qu’elle rencontre.

Un pauvre homme de Moustier, qui l’avait suivie un jour de très loin, et qui l’avait vue déposer son escarboucle au bord de la Loue, et plonger ses écailles de serpent dans la rivière, s’approcha avec précaution du bienheureux talisman ; mais, à l’instant où il étendait déjà la main pour le saisir, la Vouivre, qui l’avait entendu, s’élance sur lui, le jette par terre, lui déchire le sein avec ses ongles, lui serre la gorge pour l’étouffer ; et n’était que le malheureux eût reçu le matin même la communion à l’église de Lods, il serait infailliblement mort sous les coups de cette méchante Vouivre. Mais il rentra chez lui le visage et le corps tout meurtris, se promettant de ne plus courir après l’escarboucle.

Dans la grange de Mont-Nans, il y a, depuis trois ou quatre générations, un esprit servant comme les kobolds de l’Allemagne et les trolls du Danemark, qui fait la bénédiction de la maison. C’est lui qui prend soin de l’étable, conduit les bestiaux au pâturage, protège la grange, prépare la litière des chevaux, et remplit chaque matin l’abreuvoir d’une eau pure et limpide. On ne le voit pas, mais sans cesse on reconnaît ses bons offices ; on s’aperçoit qu’il a veillé sur les récoltes et sur les moissonneurs. Pour le conserver, il ne faut que lui abandonner une légère part des produits de la ferme, lui garder à la grange ou au foyer une place très propre, et ne pas médire de lui, car il entend tout ce qu’on dit, et se venge cruellement de ceux qui l’injurient.

Quant à la Dame verte, c’est la sylphide, la déesse, la fée des prairies de Franche-Comté : elle est belle et gracieuse ; elle a la taille mince et légère, comme une tige de bouleau, les épaules blanches comme la neige des montagnes, et les yeux bleus comme la source des rochers. Les marguerites des champs lui sourient quand elle passe ; les rameaux d’arbres l’effleurent avec un frémissement de joie, car elle est la déesse bien-aimée des arbres et des fleurs, des collines et des vallées. Son regard ranime la nature comme un doux soleil, et son sourire est comme le sourire du printemps.

Le jour, elle s’asseoit entre les frais taillis, tressant des couronnes de fleurs, ou peignant ses blonds cheveux avec un peigne d’or, ou rêvant sur son lit de mousse au beau jeune homme qu’elle a rencontré. La nuit, elle assemble ses compagnes ; et toutes s’en vont, folâtres et légères, danser aux rayons de la lune, et chanter. Le voyageur qui s’est trouvé égaré le soir au milieu des montagnes de France-Comté a souvent été surpris d’entendre tout à coup des voix aériennes, une musique harmonieuse, qui ne ressemblait à rien de ce qu’on entend habituellement dans le monde : c’étaient les chants de la Dame verte et de ses compagnes.

Quelquefois aussi les malines sylphides égarent à dessein le jeune paysan qu’elles aiment, afin de l’attirer dans leur cercle, et de danser avec lui. Que si alors il pouvait s’emparer du petit soulier de verre d’une de ces jolies Cendrillon, il serait assez riche ; car, pour pouvoir continuer de danser avec ses compagnes, il faudrait qu’elle rachetât son soulier, et elle l’achèterait à tout prix.

L’hiver, la Dame verte habite dans ces grottes de rochers, où les géologues, avec leur malheureuse science, ne voient que des pierres et des stalactites, qui sont pourtant toutes pleines de rubis et de diamants dont la fée dérobe l’éclat à nos regards profanes. C’est là que, la nuit, les fêtes recommencent à la lueur de mille flambeaux, au milieu des parois de cristal et des colonnes d’agate. C’est là que la Dame verte emmène, comme une autre Armide, le chevalier qu’elle s’est choisi. Heureux l’homme qu’elle aime ! C’est pour cet être privilégié qu’elle a de douces paroles, et des regards ardents, et des secrets magiques ; c’est pour lui qu’elle use de toute sa beauté de femme, de tout son pouvoir de fée, de tout ce qui lui appartient sur la terre.

Une autre fée franc-comtoise mérite que nous parlions d’elle, la fée Arie. Celle-ci n’a ni l’humeur aussi folâtre, ni la vie aussi joyeuse que la Dame verte ; mais c’est la bonne fée de nos chaumières ; elle aime l’ordre, le travail ; partout où elle reconnaît de telles vertus, elle répand ses bienfaits ; elle soutient dans ses devoirs la pauvre mère de famille et les jeunes gens laborieux. Presque jamais on ne la voit, mais elle assiste à tout ce qui se fait dans les champs ou sous le toit du chalet ; et si le blé que le paysan moissonne est mieux fauché, si la quenouille de la jeune fille se file plus vite et donne un fil plus beau, c’est que la fée Arie était là, et qu’elle a aidé le paysan et la jeune fille. C’est elle aussi qui récompense les enfants obéissants et studieux ; c’est elle qui fait tomber sur leur chemin les prunes des arbres voisins, et leur distribue, à Noël, les noix sèches et les gâteaux ; ce qui fait que tous les enfants connaissent la fée Arie, et parlent d’elle avec espoir.

Une petite ville des montagnes de Franche-Comté a été plusieurs fois témoin d’une apparition merveilleuse. A un quart de lieue du Maiche, au-dessus d’une colline, on aperçoit les restes d’un château entouré de broussailles et de sapins. Là vivait jadis un seigneur avare, dont le coeur était fermé à tout sentiment d’équité, et qui, pour assouvir sa passion sordide, soumettait sans cesse ses vassaux à de nouvelles exactions, et volait le bien de ses voisins. Il est enterré au milieu de ses trésors, mais il ne peut y trouver le repos. Il voudrait pouvoir échanger son sépulcre splendide contre la tombe de terre fraîche où dort si bien le paysan ; mais il est condamné à rester là où il a vécu, et il passe la nuit à se rouler sur son or et à gémir.

Dieu, touché de ses souffrances et des prières que ses descendants ont fait faire pour lui, a cependant ramené l’espoir dans son coeur, et lui a permis de venir dans ce monde chercher quelqu’un qui le délivre. Tous les cent ans, à jour fixe, quand l’obscurité commence à envelopper les campagnes, le vieux seigneur sort de son manoir, tenant une clef rouge et brûlante entre les dents. Il rôde dans les champs, entre dans les enclos, et s’approche de la ville, offrant à tout le monde son visage cadavéreux et sa clef enflammée. Celui qui aurait le courage de prendre cette clef et de le suivre deviendrait à l’instant même possesseur d’immenses trésors, et délivrerait cette pauvre âme des tourments qu’elle endure. Jusqu’à présent, personne n’a encore osé se rendre à son appel...

En Franche-Comté, lorsqu’une femme veut devenir sorcière, le diable, pour ne pas l’effrayer, lui apparaît sous la figure humaine et quitte son vilain nom de Belzébuth ou de Satan pour en prendre un qui caresse mieux l’oreille, tel que Vert-Joli, Joli-Bois, Verdelet, Joli, etc. Les sorciers sont tenus d’aller au sabbat. Ceux de la contrée de Saint-Claude avaient rendez-vous dans un champ écarté de toute habitation, et près d’une mare d’eau. Ils s’y rendaient habituellement le jeudi et les veilles de grandes fêtes, les uns en se mettant à cheval, les autres en montant sur un mouton noir.

Là se trouvait Satan, le monarque des enfers ; Satan, sous la forme d’un bouc, tenant une chandelle allumée entre ses cornes. Chaque sorcier était obligé de lui offrir une chandelle verte, et de lui faire une autre politesse fort peu récréative. Puis, toute la gente ensorcelée chantait, buvait, mangeait, parodiait les prières de l’église et la messe, et l’orgie durait jusqu’au jour, jusqu’à l’heure où le coq chantait ; car on sait que le chant du coq a un grand pouvoir sur les mauvais esprits. Quelquefois l’âme seule s’en allait au sabbat. Le corps restait immobile et comme endormi ; l’âme s’échappait à la dérobée et passait la nuit dans son infernale réunion.

Un jour, un paysan s’aperçut que sa femme couchée à côté de lui ne bougeait, ni ne soufflait. En vain, il l’appelle à haute voix ; en vain, il la tire par les bras. Impossible de l’éveiller. Mais, aux premiers rayons du matin, elle se leva en poussant un grand cri. Le paysan, tout troublé, s’en alla raconter cet événement : la femme fut interrogée, et déclara qu’il ne fallait attribuer son profond sommeil qu’à la fatigue qu’elle avait éprouvée la veille en travaillant tout le jour dans les champs. On ne la crut pas, et elle fut brûlée.

Dans ces nuits passées au sabbat, on ne s’occupait pas seulement de boire et de manger. Il y avait quelquefois de graves conciliabules, où Satan donnait à ses adeptes des leçons de science cabalistique. Les vieilles sorcières racontaient avec orgueil leurs méfaits, et les jeunes s’instruisaient à cette édifiante école. A la fin de la séance, Satan avait coutume de demander aux jeunes femmes nouvellement enrôlées sous sa bannière une mèche de cheveux, ce qui fit dire que la façon de faire que les amoureux observent parfois d’avoir quelques bracelets de cheveux de leurs maîtresses procède du démon, les boucles de cheveux étant peut-être des chaînes magiques liant la conscience...

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1974



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MessageSujet: Re: Esprits de la nature   Lun 02 Mai 2011, 01:45

Amazon Rainforest

http://youtu.be/43yvlrNl3Xc


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