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 la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...

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AMBRE

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Lion Tigre
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MessageSujet: La symbolique gitane   Mar 05 Juin 2007, 09:47

La symbolique gitane








1ère partie par Guy Pierre Geneuil


Préface



Lorsque l'on se laisse entraîner dans les mythes fondateurs, les symboles, la culture et les légendes tziganes, il est difficile d'échapper au charme, presque l'envoûtement, que recèle cette pensée où les cultes de la Déesse Mère et de la Mère Nature tiennent une si grande place.

Qu'il s'agisse de Sara la Kali ou de la création du monde, des patrins (à la fois langage et signes de reconnaissance) ou des moyens utilisés pour guérir les douleurs humaines, physiques ou spirituelles, ou encore des activités légendaires de la vieille Kinèche et du Musicien aux doigts d'Or, tout nous replonge dans un passé que manifestent dans notre imaginaire les cultes druidiques oubliés ou le chamanisme.

Ce que l'on peut appeler une « écologie » à la fois spirituelle et pratique, religieuse et physique est, véhiculée traditionnellement, la dernière référence subsistant des origines de notre civilisation. Au fil des pages du livre de Guy-Pierre Geneuil, on remarquera bien souvent combien la culture tzigane est un conservatoire naturel de ce que notre culture moderne a délibérément effacé. A la manière de l'argile conservant la trace de nombreux éléments et métaux disparus, les mythes et la symbolique tzigane sont un véritable testament d'une culture et d'un âge depuis longtemps oubliés. C'est la raison pour laquelle, il ne paraît pas invraisemblable au lecteur de rencontrer, réunis dans les étangs de Camargue, Jean l'Evangéliste, Sara la Kali (dont le mythe concerne à la fois l'Egypte antique et l'Inde), les Saintes Maries et Maître Jacques, architecte du temple de Salomon. Ces anachronismes mêlant curieusement différents thèmes et civilisations ne sont pas la preuve d'une quelconque naïveté enfantine mais bien plutôt celle d'une rare ouverture d'esprit que sont peut-être seuls à posséder de nos jours ceux qui se veulent avant tout des « voyageurs ».


En réalité, cette représentation du monde réunissant comme dans une mosaïque les éléments semblant les plus disparates est en fait une « materia prima », un terreau sur lequel peut germer ne conception de l'univers qui allie la vision la plus ancestrale et, paradoxalement les concepts les plus modernes.


Qui, dans ce début de millénaire, peut encore se vanter de savoir communiquer et guérir, d'interpréter les signes du temps et les révélations spirituelles en lisant simplement ce que disent les plantes et les arbres, les feuilles et les petits cailloux, comprendre les significations des lignes des mains, des haricots rouges et des lentilles blondes ?


Loin, à des années lumière de ces considérations, des astrophysiciens nous parlent de la naissance des mondes qu'ils interprètent, à leur tour, en déchiffrant, presque inaudibles, les signes de vie se manifestant dans les poussières d'étoiles. Cette image doit nous réconforter, il y a sous nos yeux les prodiges de la technique et les révélations de la Vieille gardienne des traditions tziganes, le plus proche et le plus lointain, mais toujours une découverte des mystères de notre monde et, en définitive, de nous-mêmes.


Lorsque nous réalisons cela, du plus profond de notre coeur, nous pouvons dire aux voyageurs, gardiens des jardins disparus : « Naïs », c'est-à-dire Merci.



Robert-Jacques Thibaud *suite


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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Sam 09 Juin 2007, 11:08

ce texte est tres long...mais un coup d oeil en vaut la peine!

extrait de http://perso.orange.fr/compilhistoire/ dossier "les papes et le monde"

Saintes Maries de la Mer et saints de Provence.

Selon la tradition et la légende, après l’Ascension du Christ,
- Marie-Jacobé [fille de Anne (la mère de la Vierge Marie) et de Clopas (frère de Joseph), épouse d'Alphée, mère de Jacques le Mineur, de Joseph Barsabas « le Juste » (un des 72 disciples) et peut-être de Simon le Zélote et de Jude], Marie-Salomé [ou Salomé « la Myrophore » (porteuse de parfum) parce qu'elle fut l'une des femmes qui accompagnèrent Jésus au tombeau, peut-être une autre sœur de la Vierge marie, femme de Zébédée et mère des apôtres Jacques le Majeur et Jean l’évangéliste], ainsi que leur ser-vante : Sara la Noire ou l’Egyptienne, une vierge noire (pour les Gitans dont elle est la patronne, Sarah « la Kali » vivait en Provence avant l'arrivée des Maries),
Lazare (le ressuscité de Béthanie) et ses deux sœurs Marthe et Marie [Marie de Béthanie confondue avec Marie de Magdala (la fameuse Marie-Madeleine, la pécheresse de laquelle étaient sortis 7 démons, celle qui fut la première à trouver le tombeau vide et à voir le Christ ressuscité - Matthieu, XXVI, 6-13 et Jean XX, 11-18, celle dont Augustin dira -Sermon 132,1- : « L’Esprit Saint fit de Marie-Madeleine l’apôtre des apôtres »), à moins qu’il ne s’agisse d’une seule et même personne, hypothèse admise depuis Grégoire Ier, pape de 590 à 604. Au commencement du XVIe siècle, surtout, cette question de l'unité de Madeleine fut vivement agitée : la Sorbonne déclara le 1er décembre 1521, qu'il n'y avait qu'une Madeleine (déjà, en 1140, Gérard de Nazareth avait écrit De una Magdalena contra Graecos). Cette discussion fut reprise par Tillemont, le Père Lamy de l’Oratoire, Bossuet et Fleury],
Maximin, intendant de Lazare et de ses sœurs, Marcelle et Suzanne (l'une des femmes-disciples de Jésus : cf. Luc VIII, 3) qui étaient aussi à leur service,
Sidoine, l’aveugle de naissance guéri par Jésus (Jean, IX), qui succédera à Maximin et sera le 2ème évêque d’Aix en Provence. Auparavant, il aurait été le premier évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux dans la Drôme, sous le nom de Restitut.
Joseph d'Arimathie, porteur du précieux Graal,
Amadour (ou Amateur, dans lequel une tradition du Quercy voit Zachée, l'hôte du Christ et le mari de Véronique) qui s’établira dans une grotte à Rocamadour,
et peut-être d’autres,
- furent chassés de Judée, sans vivres, sur une barque sans voile ni rames. Grâce à la divine providence, ils abordèrent, sains et saufs, sur le littoral de la Gaule à l'emplacement actuel de la ville des Saintes-Maries, vers 42/45.
Les réfugiés se dispersèrent dans la région pour y répandre la parole du Christ.

Marie-Jacobé, Marie-Salomé et Sara restèrent en Camargue. L'endroit où elles furent ensevelies (c’est saint Trophime, venu d'Arles, qui leur donna les derniers sacrements) devint un important lieu de culte et de pèlerinage chrétien ainsi qu'une halte sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle (fils de Marie-Salomé). L'église du début du XIIe siècle, édifiée vraisemblablement sur les ruines d'un oratoire, se présente comme une forteresse, la chapelle haute formant un véritable donjon et renfermant un puits en cas de siège. Dans la crypte sont conservées les reliques de sainte Sara, tandis que celles des deux saintes Marie sont dans la chapelle haute. Le roi René d'Anjou (1409-1480) officialisa le culte des Saintes Maries après qu’il eût découvert, sous l’église, en 1148, les reliques de Marie-Jacobé et Marie-Salomé. Aujourd'hui encore, le 25 mai et le 22 octobre, ces pèlerinages accueillent une foule nombreuse. Celui de mai est surtout fréquenté par les Gitans qui viennent de tous les pays, et qui, tous les trois ou quatre ans, élisent leur reine aux Saintes-Maries-de-la-Mer.

Lazare, premier évêque de Marseille, fut décapité sous le règne de Domitien, le 17 décembre 94 et inhumé dans l'antique église de Saint-Victor. Au VIIIe ou Xe siècle, pour éviter qu’elles ne soient pro-fanées par les Sarrasins, ses reliques furent transférées à Autun. Marseille conserva néanmoins la tête de son saint apôtre.

Vers l'an 68, Marthe mourut à Tarascon où elle avait vaincu la Tarasque, un monstre légendaire [la Marthe d’abord honorée en Provence était une martyre persane morte en 347 (voir fin de l’article). Quand le culte de Marie-Madeleine se développa au XIIe siècle, on honora aussi sa sœur Marthe : c’est ainsi que cette dernière prit la place de la martyre]. Durant les invasions sarrasines, les reliques de sainte Marthe furent enfouies dans une église souterraine ; en 1187, l'archevêque Imbert d'Aiguières présida leur élévation solennelle et reconnut leur authenticité.
Légende de la Tarasque. Il y avait alors le long du Rhône, dans un bois entre Arles et Avignon, un dragon qui était comme un poisson à partir de la moitié du corps, plus gros qu'un bœuf, plus long qu'un cheval, et qui avait la gueule garnie de dents énormes. Il attaquait tous les voyageurs qui passaient sur le fleuve et il submergeait les embarcations. Il était venu par mer de la Galatie où il avait été engendré d'un serpent marin, et tout ce qu'il touchait était frappé de mort. Marthe, émue des prières du peuple, entra dans le bois où elle trouva le monstre qui était en train de manger. Elle jeta sur lui de l'eau bénite et lui présenta une croix. Alors le monstre, devenu doux comme un agneau, se laissa attacher. Marthe lui passa sa ceinture autour du cou, et le peuple vint le tuer à coups de lance et de pierres. Ce dragon s'appelait la Tarasque et, en mémoire de cet événement, l’endroit fut nommé « Tarascon ». Le roi René créa, vers 1458, un ordre de la Tarasque réservé aux jeunes gens à qui l’on accordait le droit de porter en sautoir une effigie dorée de la bête, pendue à un ruban de pourpre.

Après avoir prêché à Marseille, Marie-Madeleine se retira dans la grotte de Sainte-Baume pendant 30 ans. Vêtue seulement de son abondante chevelure, elle n’eut pour nourriture que les chants des anges qui l'élevaient quotidiennement dans les cieux, 7 fois par jour. A sa mort, du Saint-Pilon qui couronne la Sainte-Baume, les anges l’enlevèrent au ciel dans une glorieuse assomption. Maximin, l’un des 72 disciples du Christ (premier évêque d’Aix en Provence, décapité à Arles en 72 sous le règne de l'empereur Dioclétien) l’enterra dans une crypte. Au Ve siècle, saint Jean Cassien découvrit les restes de Madeleine et les confia à la communauté des Cassianites qu'il avait fondée à Saint-Maximin. Lorsque les Sarrasins attaquèrent la ville en 716, on cacha les reliques de la sainte dans le sarcophage de saint Sidoine, et l'on mura la crypte. Le 9 décembre 1279, le futur comte de Provence, Charles II d’Anjou, neveu de saint Louis, redécouvrit à Saint-Maximin les reliques de Marie-Madeleine. En 1295 il édifia la basilique royale de Saint-Maximin pour y placer les reliques que le pape Boniface VIII confia à la garde des Dominicains. La basilique renferme un reliquaire contenant un crâne complet, vénéré comme étant celui de sainte Marie-Madeleine, et les sarcophages de saint Maximin, de sainte Marcelle, de sainte Suzanne et de saint Sidoine. A la Sainte-Baume, l'extrémité inférieure d'un tibia droit, un petit éclat osseux de boîte crânienne et quelques cheveux enroulés et conservés dans un tube de verre sont présentés comme des reliques de Marie de Magdala. A l'église de la Madeleine, à Paris, un reliquaire renferme un fémur gauche vénéré comme une relique de la sainte. En 1974, le rapport anthropologique des docteurs G. et S. Arnaud du Laboratoire de restauration et de recherches de l'Institut d'archéologie méditerranéenne (C.N.R.S.) conclut que les ossements dits de Marie-Madeleine provenant de la crypte de la basilique de Saint-Maximin et de l'église de la Madeleine à Paris appartiennent à une femme de 1 m 48, âgée d'environ 50 ans, de type méditerranéen gracile.
A Vézelay (Yonne), on prétend aussi posséder des reliques de sainte Madeleine. En 882, un moine nommé Badilon, envoyé par Girard de Vienne fondateur de Vézelay, serait venu les prendre dans la crypte de Saint-Maximin pour les soustraire aux Sarrasins, et les aurait transportées à l'abbaye de Véze-lay. Selon les moines de Saint Maximin, la dépouille de la sainte n'était plus dans son tombeau car, à l'approche des Sarrasins, elle avait été cachée dans le tombeau de saint Sidoine dont les restes avaient été placés dans le tombeau de Madeleine. Par conséquent, les ossements de Vézelay seraient ceux de saint Sidoine. La bulle du pape Léon IX du 27 avril 1050 plaça officiellement l'abbaye de Vézelay sous le patronage de sainte Marie Madeleine. En 1096, l'abbé Artaud entreprit l'édification de la basilique Sainte-Madeleine, dans la crypte de laquelle furent placées les saintes reliques. Lors de sa venue, en 1267, saint Louis confirma l'authenticité des reliques de Marie-Madeleine, ce qui n’empêcha pas le déclin de Vézelay avec la découverte en 1279 des reliques de la sainte à Saint-Maximin. De nouvelles reliques de Marie-Madeleine furent confiées à la basilique de Vézelay en 1870 et 1876.
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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Sam 09 Juin 2007, 11:08

En 590, Grégoire de Tours mentionne le tombeau de Marie Madeleine à Ephèse, sans autre préci-sion : « Dans cette ville repose Marie-Madeleine, n'ayant au dessus d'elle aucune toiture » (In gloria martyrium, ch. 29, P.L., t. 71, c. 731)
« Quelques auteurs, parmi lesquels il faut distinguer le janséniste Tillemont, qui, d'après Photius et Launoy, s'appuie sur le témoignage de plusieurs écrivains grecs du VIIe siècle et des siècles postérieurs, prétendent qu'elle (Madeleine) accompagna Jean et Marie, mère de Jésus, à Ephèse, où elle mourut et où elle fut enterrée en l'an 90. En 869, l'empereur Léon le Philosophe, toujours d'après les mêmes auteurs, aurait fait transporter son corps d'Ephèse à Constantinople où il fut déposé dans l'église Saint-Lazare. En 1216, les croisés s'emparèrent de ces reliques et les apportèrent au pape Honorius III qui les fit enfermer à Saint-Jean-de-Latran, sous un autel dédié à l'amie du Christ. Il est dit encore, dans l'Histoire de Fleury, que, dès l'an 1146, on croyait avoir le corps de la Madeleine à Vézelay, et que, en 1267, le roi saint Louis, accompagné du légat Simon de Brie, alla à Vézelay où il assista à la translation des reliques de sainte Marie-Madeleine d'une châsse à l'autre. Une autre tradition veut que Madeleine soit allée mourir avec Lazare et sa sœur Marthe en Provence, près de Saint-Maximin, au sommet de ce qu'on appelle les petites Alpes, dans le lieu nommé, à cause d'elle, la Sainte-Baume » (Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle. Pierre Larousse. 1864-1890).
L'évangile selon Philippe (IIe siècle), gnostique et apocryphe, indique que Marie Madeleine était la koinonos (compagne) de Jésus :
« Ils étaient trois qui marchaient toujours avec l'Enseigneur : Marie sa mère, la sœur de sa mère et Marie de Magdala qui est connue comme sa compagne car Marie est pour lui une sœur, une mère et une épouse » (traduction de JY Leloup). Autre traduction (http://www.histoire-christ-gnose.org) : « Il y en avait trois qui marchaient toujours avec le Seigneur : Marie sa mère et sa sœur et Madeleine appelée sa compagne. Sa sœur, sa mère et sa compagne étaient chacune Marie. » (26)
« Et la compagne du fils est Marie Madeleine. Le Seigneur l'aimait plus que tous les disciples et il l'embrassait souvent sur la bouche (le texte comporte une lacune à cet endroit). Les disciples le voyaient et ils lui dirent : Pourquoi l'aimes-tu plus que nous tous ? Le sauveur répondit et leur dit : Comment se fait-il que je ne vous aime pas autant qu'elle ? Un aveugle et quelqu'un qui voit, quand ils sont tous deux dans l'obscurité ne se distinguent pas l'un de l'autre. Si la lumière vient, alors celui qui voit verra la lumière alors que celui qui est aveugle demeurera dans l'obscurité. » (44 b, 45)
L'évangile de Marie (Madeleine), qui est aussi un évangile gnostique et apocryphe du IIe siècle, montre que Marie Madeleine avait reçu de Jésus un enseignement d'initié et que Pierre refusa de prêter foi à la parole de celle-ci :
« Pierre ajouta : « Est-il possible que le Maître se soit entretenu ainsi, avec une femme, sur des secrets que nous, nous ignorons ? Devons-nous changer nos habitudes, écouter tous cette femme ? L'a-t-Il vraiment choisie et préférée à nous ? »
Alors Marie pleura. Elle dit a Pierre: « Mon frère Pierre, qu'as-tu dans la tête ? Crois-tu que c'est toute seule, dans mon imagination, que j'ai inventé cette vision ? Ou qu'à propos de notre Maître je dise des mensonges ? »
Levi prit la parole : « Pierre, tu as toujours été un emporté ; je te vois maintenant t'acharner contre la femme, comme le font nos adversaires. Pourtant, si le Maître l'a rendue digne, qui es-tu pour la rejeter ? Assurément, le Maître la connaît très bien. Il l'a aimée plus que nous. Ayons donc du repentir, et devenons l'être humain dans son intégrité ; laissons-Le prendre racine en nous et croître comme Il l'a demandé. Partons annoncer l'Évangile sans chercher à établir d'autres règles et d'autres lois en dehors de celle dont Il fut le témoin » (pages 17-18).
« Femme (Madeleine), pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Celui que tu cherches, tu le possèdes et tu ne le sais pas ? Tu as la vraie et l’éternelle joie, et tu pleures ? Elle est au plus intime de ton être et tu cherches au dehors. Ton cœur est mon tombeau. Je n’y suis pas mort, mais j’y repose vivant pour toujours » (D’un moine inconnu du 13ème s.)
Certains prétendent que Madeleine était l’épouse de Jésus, qu’ils eurent 2 enfants, qu’ils s’installèrent dans la Narbonnaise et qu’ils construisirent un temple souterrain dans la région.
Chez les gnostiques, l’étreinte et le baiser signifiaient la transmission du souffle divin à l’initié. Un autre texte gnostique, la deuxième Apocalypse de Jacques, décrit le Christ ressuscité appelant Jacques « mon bien-aimé » et l’embrassant sur la bouche.
« Les premiers chrétiens et les premières chrétiennes se baisaient à la bouche dans leurs agapes. Ce mot signifiait repas d’amour. Ils se donnaient le saint baiser, le baiser de paix, le baiser de frère et de sœur (…) La secte des piétistes, en voulant imiter les premiers chrétiens, se donne aujourd’hui des baisers de paix en sortant de l’assemblée, et en s’appelant mon frère, ma sœur (…) L’ancienne coutume était de baiser sur la bouche ; les piétistes l’ont soigneusement conservée. Il n’y avait point d’autre manière de saluer les dames en France, en Allemagne, en Italie, en Angleterre ; c’était le droit des cardinaux de baiser les reines sur la bouche, et même en Espagne. Ce qui est singulier, c’est qu’ils n’eurent pas la même prérogative en France, où les dames eurent toujours plus de liberté que partout ailleurs (…) C’eût été une incivilité, un affront, qu’une dame honnête, en recevant la première visite d’un seigneur, ne le baisât pas à la bouche, malgré ses moustaches. « C’est une déplaisante coutume, dit Montaigne, et injurieuse aux da-mes, d’avoir à prêter leurs lèvres à quiconque a trois valets à sa suite, pour mal plaisant qu’il soit. » Cette coutume était pourtant la plus ancienne du monde. S’il est désagréable à une jeune et jolie bouche de se coller par politesse à une bouche vieille et laide, il y avait un grand danger entre des bouches fraîches et vermeilles de vingt à vingt-cinq ans ; et c’est ce qui fit abolir enfin la cérémonie du baiser dans les mys-tères et dans les agapes… » (Voltaire, dictionnaire philosophique, Baiser, 1764)
Le baron d'Holbach, dans son Histoire critique de Jésus-Christ (1770), parle assez longuement de Madeleine, qu'il accuse d'avoir eu des « complaisances criminelles » pour Jésus. Il est vrai qu'il se décharge de l'accusation sur l'abbé de Labaume Desdonat, auteur de la Christiade, lequel à son tour s'en décharge sur les albigeois.
Dans un livre intitulé « Mon Dieu…pourquoi ? » coécrit avec le directeur du Monde des Religions, Frédéric Lenoir, et publié chez Plon en 2005, l’abbé Pierre (1912-2007), qui confie avoir eu des rapports sexuels avec des femmes, déclare à propos du mariage supposé de Jésus et de Marie Madeleine : « Cette hypothèse ne trouble nullement ma foi. Autrement dit, je m’élève contre ceux qui affirment qu’il est im-possible que Jésus ait eu des relations sexuelles au nom de sa divinité ».
Le 26 février 2007, lors d’une conférence de presse donnée dans la Bibliothèque publique de New York pour présenter le documentaire intitulé « The Lost Tomb of Jesus » (La tombe perdue de Jésus) réalisé par le documentariste israélo-canadien Simcha Jacobovici, et le livre « La tombe de la famille Jésus », le producteur James Cameron pose à côté d’un ossuaire qu’il présente comme étant celui ayant contenu les restes de Jésus, ce qui implique qu’il n’y a eu ni Résurrection, ni Ascension du Christ.
C’et en 1980, dans le quartier de Talpiot à Jérusalem, au cours de travaux de terrassement, qu’était découverte une tombe contenant dix ossuaires de calcaire dont six portaient les noms de Yéhoshûa Ben Yossef (Jésus fils de Joseph), de Yéhouda Bar Yéhoshûa (Judah fils de Jésus), de Miriam (Maria), de « Mariamene e Mara » (Mariamene la Maîtresse en grec), de Matthia (Matthieu) et de Yose (José). L'ADN du contenu des ossuaires « Jésus fils de Joseph » et « Mariamene e Mara » démontrant qu’ils n’ont pas eu la même mère et la présence dans une même tombe supposant un lien familial, le film en déduit que Jésus et Marie-Madeleine (le professeur François Bovon de Harvard a découvert, d'après des écrits du IVe siècle, que « Mariamene » était le nom de Marie Madeleine) était marié et que « Judah fils de Jésus » était leur fils… Voir « La tombe perdue de Jésus » à l’index du dossier « Au fil de l’an ».

? On retrouve, dans le sud de la France, les noms de 5 religieuses [Thècle, Marthe, Marianne (ou Marie), Marie et Enneim] martyrisées en Perse le 6 juin 347 : Thècle à Chamalières, Marthe à Tarascon, les deux Marie aux Saintes-Maries-de-la-Mer et Enneim ou Enimie à Sainte-Enimie. D’autres martyrs persans ont été joints à ce groupe : le prêtre Jacques (souvent confondu avec l'Apôtre Jacques le Majeur dont la tête était vénérée aux Saintes-Maries) martyrisé le 17 mars 347 et Sara martyrisée le 10 décembre 352. Les reliques vénérées aujourd’hui dans nos basiliques et églises seraient-elles celles de ces martyrs perses acquises au VIIe ou VIIIe siècle ?
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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Sam 09 Juin 2007, 11:08

pour ceux qui ne le connaissent pas un article réalisé par Balkis sur les Vierges noires:
http://www.onnouscachetout.com/themes/e … noires.php



Les vierges noires sont issues de trois sources : celtique, orientale et monastique. Mais elles ne sont qu'une des manifestations limitées dans le temps et localisée dans une aire géographique déterminée, d'un phénomène spirituel beaucoup plus vaste.

De toutes les civilisations et de toutes les grandes religions ayant du sacré la même idée et la même vision, celles qui ont vénéré à la fois la déesse-terre et le soleil ont toujours abouti, sous des formes variées à des figurations noires comparables aux vierges noires et riches en profondeur du même impact symbolique:grecs, romains, hindous ou égyptiens, indiens précolombiens, musulmans intégrant dans leur sanctuaire le plus sacré la pierre noire, gitans instaurant au pays du soleil de la mer et des taureaux le culte de Sara.

Car la grande tradition sacrée de l'humanité n'a connu de particularités régionales que dans ses formes les plus extérieures. Mais bien au-delà de ces nuances et de ces détails, ceux qui, partout et depuis la nuit des temps, savaient ou s'efforçaient de savoir, se reconnaissaient, toujours réunis, dans le langage des symboles, par une vision unique et universelle.

Tout ceci n'est qu'un petit aperçu de la richesse des symboles que l'on peut trouver en étudiant les vierges noires.
Et maintenant, il faudrait compléter cette étude par une autre aussi riche et passionnante, celle de Gargan, Bellen, Apollon... heu, je veux parler de saint Michel archange....

voir aussi ce tres bon blog : http://lieuxsacres.canalblog.com/archiv … index.html
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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Sam 09 Juin 2007, 14:06

Merci Ambre....

L'histoire gitane m'a toujours beaucoup attirée ...
Il me semble que beaucoup d'entre nous ont cette résonnance.

Beau week end ensoleillé à tous

:882:
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MessageSujet: Origine et symbolisme du 22 juillet   Sam 21 Juil 2007, 00:32

Origine et symbolisme du 22 juillet
Fête de Sainte Marie-Madeleine


Comme l’a représenté Fra Angelico dans ce Noli me tangere, Marie Madeleine est la première à voir le Christ à sa sortie du tombeau


La première mention de la fête du 22 juillet se trouve dans le martyrologe de Bède, écrit vers 720-725 :

« Le 11 des calendes d'août (22 juillet), naissance (au ciel) de Sainte Marie-Madeleine ».

Cette date était en usage en Orient, et c'est sans doute à Constantinople que Bède le Vénérable en prit connaissance bien qu'elle n'apparaisse pas dans les livres liturgiques, ménologes, synaxaires et calendriers avant le IXe siècle. Il ne s'agit pas de la date de la mort de Marie-Madeleine puisque personne ne la connaît.

Le tombeau de Marie-Madeleine à Ephèse

Une tradition fait venir Marie de Magdala à Ephèse accompagnée de Jean l'Evangéliste et de la Vierge Marie. Elle y aurait finit ses jours.

Grégoire de Tours, en 590, mentionne son tombeau :

«Dans cette ville [Ephèse] repose Marie-Madeleine, n'ayant au dessus d'elle aucune toiture » (in gloria martyrium, ch. 29, P.L., t. 71, c. 731)

La dépouille présumée de Marie-Madeleine reposait probablement dans l'atrium précédant un sanctuaire, tradition typiquement éphésienne. Grégoire de Tours ne précise pas où se trouve ce sanctuaire. Peut-être ne le sait-il pas lui-même.

Les 7 Dormants
Le Sinaxaire de Constantinople (IXe siècle), à la date du 22 juillet, donne l'indication suivante:

« Après la divine et sainte Ascension du Christ Sauveur, elle [Marie-Madeleine] s'en fut à Ephèse auprès de Jean le Théologien, apôtre et évangéliste, elle y mourut et fut déposée près de l'entrée de la grotte dans laquelle ont reposé, saints et bienheureux, les sept Dormants. »

La légende des 7 Dormants est consignée par écrit pour la première fois en 449 ; la légende orale est un peu plus ancienne mais ne date probablement pas d'avant 408, année de leur résurrection.

« Sous le règne de Dèce en 249, sept jeunes gens, pour fuir la persécution », se cachèrent « dans une caverne au voisinage d'Ephèse. Averti, l'empereur les fit emmurer. Grâce à une suite de prodiges, les 7 Dormants, meurent, ressuscitent, et sortent de leur retraite », cent soixante ans plus tard, « sous le règne de Théodose II, l'an de grâce 408 ».

Selon les versions, ils disparaissent ou meurent à nouveau au bout de quelques heures et sont ensevelis dans leur grotte.

Or, à aucun moment, il n'est fait mention des reliques de Marie-Madeleine. L'association des Dormants et de Marie-Madeleine est tardive. Son corps (présumé) fut effectivement déposé dans la grotte des 7 Dormants, mais après leur résurrection. C'est la première translation. (Il en subira une seconde, quand l'empereur d'Orient Léon IV le fit transférer à Constantinople au IXe siècle.)

Le Grand Chien et Sirius


Au VIIe siècle, Mohammed, le Prophète de l'Islam, connaissait la légende des 7 Dormants. Dans la sourate 18 du Coran, il précise qu'un chien gardait les Dormants à l'entrée de la grotte.

Louis Massignon rapproche ce chien symbolique de Canicule, nom que donnaient les romains à Sirius, dans la constellation du grand chien et qui se levait en même temps que le soleil au mois de juillet. Canicule annonçait les fortes chaleurs ; nous avons gardé son nom.



Aujourd'hui, par suite du mouvement de précession, le soleil n'est plus à cette époque de l'année (22 juillet - 23 août) dans la constellation du grand chien mais dans celle du lion.

Sirius est l'étoile la plus brillante du ciel. Les anciens égyptiens la nommait « l'Etoile du Nil » ou « l'Etoile d'Isis », ou encore « Sothis » qui est une manifestation d'Isis, de même qu'Osiris fut reconnu en Orion et Horus en Mars. Sirius est la demeure d'Isis.

Elle annonçait la crue du Nil, l'inondation bienfaitrice qui déposait le limon fertile nécessaire aux cultures dans la vallée du grand fleuve.

L'année égyptienne commençait avec le premier jour de l'inondation. Ce jour était marqué de cet autre phénomène naturel qu'est le levé héliaque de l'étoile Sothis-Sirius. Ce jour-là, en effet, elle apparaissait à l'Orient, en même temps que le soleil (hélios en grec).
Sothis-Sirius était représentée sous forme d'une vache portant entre ses cornes une étoile à cinq branches. Elle apparaissait également sous les traits d'Isis.
Au 1er siècle de notre ère, Sirius se levait (en même temps que le soleil) le 17 juillet. A la fin de l'antiquité, et peut-être à l'époque de l'invention des reliques de Marie-Madeleine à Ephèse et de leur première translation, l'étoile se levait le...22 juillet. (Il serait intéressant de calculer la précession pour savoir en quelles années le levé héliaque de Sirius coïncide avec le 22 juillet).


En choisissant le 22 juillet pour sa date de « naissance au ciel », les chrétiens proclamèrent Marie-Madeleine Reine du Ciel et successeur d'Isis. Comme Isis fut garante de la résurrection de son époux Osiris, Marie de Magdala fut garante de la résurrection du Christ. Ce n'est donc pas par hasard que cette date fut choisie et si elle le fut, c'est bien parce qu'on savait à l'époque, que Marie-Madeleine était la personnification de la déesse Isis.

http://www.marie-madeleine.com/dictionnaire/22_juillet.htm
revoir aussi
http://www.prismeshebdo.com/prismeshebdo/article.php3?id_article=495

Jacques Bonnet fait remarquer que “Dans le monde sémitique, en babylonien, comme en hébreu et en arabe, le nom du chien était fait de trois consonnes KLB (Kaleb, Kalb, Klebs) dont la somme numérique est 52, c’est-à-dire le nombre de BAKOL, la Fille, comme on vient de le voir (Isis), la communauté d’Israël, l’épouse de celui que le Talmud et la Kabbale désignent comme “le Saint, béni soit-il”. Cette fille, est la Shekhinah, la parèdre de Matraton, prince des anges, dont le nom ancien était YAHOEL. Yahoel, comme Élie, unit les noms divins YAH et EL et son nombre est également 52.“ (Op. cit p. 128)



Le coucher de Sirius est au 23 avril (Saint Georges). Au lever de Sirius le Chien (21 juillet) correspond Saint Élie au 20 juillet, Madeleine au 22, les 7 Dormants au 27.
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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Sam 21 Juil 2007, 08:50

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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Dim 12 Aoû 2007, 21:23

..j ai trouvé cette "page" sur le net en glanant des informations sur la symbolique gitane...superbe!

écrire une belle histoire,

de bonnes nouvelles

dans un pays légendaire

où le croissant accompagne la croix,




où les religions fusionnent,

se croisent ... .


Citation :
cette eau du verseau sera la fameuse rosée alchimique, rosée de printemps,

du premier temps de l'évolution après l'involution

cette rosée de mai si vainement utilisée par les apprentis alchimistes

est la rosée d'amour céleste qui va transmuter cette humanité ... .
Citation :
devenez une hydre ( hudôr = eau )

l'hydre a autant de " langues ", de racines qui poussent et deviennent têtes

de mots, issues d'un seul corps, invincibles pour l'humain non initié au verbe,

tant que celui-ci ne possède la massue et la faux d'or

pour vaincre les différentes similitudes qui composent l'unité du verbe

dissimulées dans les marais ( le chaos des langues ) qui protégent l'hydre

inviolable aux profanes



l'hydre, c'est le verbe et à la fois l'humain au souffle ... .



l'astronomie nous décrit une constellation appelée l'hydre, faite d'étoiles colorées



c'est la plus longue constellation du ciel s'étendant à la fois sur le ciel boréal

et sur le ciel austral

six étoiles forment son unique gueule,

vingt cinq autres dessinent son corps serpentant comme un reptile versatile

qu'est le verbe à travers tous les signes stellaires de l'univers humain



cette hydre céleste symbolise aussi le cheminement de compost-stella,

à travers les étoiles du verbe



l'humain ... . est comme une hydre dans son marais humide

lui fait d'eau, entouré d'eaux, il se doit de faire son hydrolyse

( lyse de lusis, action de se délier ) pour s'en sortir, s'en défaire



s'évaporer ( éva-porer) se sublimer

ainsi toujours, en suivant le cours de l'eau, ce s quelques exemples

ab, en gaëlique signifie l'eau, puis abh, aba,qui par ailleurs signifie père ... .

que d'eau ... .
http://www.sovet.nom.fr/maaty_nil_lumieres.htm

maat, compagnonne de voyage …


Citation :
chaque partie du corps de bastet

correspond à une partie du corps des dieux :

elle est le nez de thot,

la bouche d'atoum,

le ventre d'osiris,

les hanches d'horus,

la plante des pieds de rê,

le coeur de ptah

et les yeux du maître divin "
Citation :
aujourd'hui, aux saintes maries de la mer,

les gitans marchent dans l'eau de camargue,

de la mer méditerranée



les gitanes portent les fleurs, en offrande



dans l'onde des eaux,

se relier à leur terre, lointaine ... .



à chacun de découvrir ces pages,

d'entreprendre ce fabuleux, ce croyable voyage,

de passer la main sur un bon, un beau " m "



sur n'autre chemin de poèmes, de poètes en bohème,

marcher ensemble, en amitié, dans l'onde de rené, de paul,

" juste de voix ", de justice, de maat ... .
http://www.sovet.nom.fr/maat_voyage_chatte.htm
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MessageSujet: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Dim 02 Déc 2007, 22:36


Lilith au sein du Mysticisme juif
http://www.esoblogs.net/Lilith-au-sein-du-Mysticisme-juif.html

Lilith, déesse mère et femme originelle
http://www.expansions.be/sexpansions/fr/documentation/liste.mv?category=2

LILITH OU LA NUIT DE L’ÂME
http://www.paganguild.org/pissier/divers/lilith_et_le_mythe01.htm


Lilith





James Wells Champney
mes lectures sur Lilith ,il y a quelques années.


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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Lun 03 Déc 2007, 11:37

Merci Sphinx et Ambre pour les info complémentaires sur Lilith !

Amitié,

Antharus.
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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Lun 03 Déc 2007, 20:50

merci Anthère!


j ai aussi ces livres
Les femmes de la Bible
les vierges, les épouses, les rebelles, les séductrices, les prophétesses, les prostituées...


"Seul un homme libre est capable de vivre un attachement qui ne restreint ni ne ligote et de ressentir un désir incandescent qui n'a rien d'un manque."

"Elle était – mais on le dit si peu – la première femme, créée en même temps qu’Adam ; et dans ce premier couple humain l’égalité devait régner en tous points, selon le désir du Créateur. Mais voici : Lilith était susceptible et Adam fort buté. Ils se querellèrent, pour « avoir le dessus » en faisant l’amour : qui « dominerait » l’autre ?...

Le conflit naquit-il de l’acte d’amour ou d’un goût du pouvoir ? Comme chacun refusait de se soumettre, d’être en position inférieure, Lilith s’envola à tire-d’aile loin de ce faux paradis. Adam cria, pleura après la femme enfuie, il fit une requête pressante auprès du Créateur mais, malgré trois anges dépêchés à sa recherche, Lilith ne revint jamais au foyer conjugal prétendument édénique. Elle préférait la nuit, ses grandes ailes, la liberté, l’espace. On dit aussi qu’elle s’acoquina avec Samaël, ange de ténèbres, préférant les frissons de la passion maudite à un bonheur sans problème et sans imagination vécu auprès de (c’est-à-dire sous) Adam.

Peut-être fut-ce elle, la femme irremplaçable, qui revint sous forme de serpent tenter Eve, la seconde épouse.

Elle est reine de la nuit, elle a les démons pour compagnons et elle doit vivre longtemps, Lilith, très longtemps, jusqu’au Jugement dernier.
Les hommes ont voulu la chasser de leur mémoire, de leurs écrits. Ils n’ont voulu retenir que l’épouse fidèle et la mère des vivants, Eve, et non Lilith l’insoumise.
Et pourtant, elle hante les rêves des poètes et elle sert la vengeance divine, aidant à la destruction des méchants.
Le Livre saint ne la mentionne qu’une fois, par la bouche menaçante du prophète Isaïe. De là à imaginer que Lilith serait l’unique Femme, comme il y a pour le peuple d’Israël un Dieu unique dont on doit taire le nom… »
"

Jacqueline Kelen

Portrait de quarante personnages bibliques féminins inspirés par la Bible. Evoque notamment les séductrices (Eve, Lilith, Dalila), les vierges (Dina, Tamar), les épouses (Saraï, Rébecca, Rachel et Léa), les veuves (Ruth, Sarra), et les rebelles (Judith, Esther, Athalie)... Ces femmes n'appartiennent pas à une religion particulière, elles ont façonné la culture et la sensibilité de l'Occident.
et

Entretien
avec Joëlle de Gravelaine


La déesse sauvage


“L’homme et la femme sont différents, nous dit Joëlle de Gravelaine, leurs extases ne sont pas les mêmes.” Plutôt que d’en déduire une sorte d’incommunicabilité féministe, la fondatrice de la célèbre collection Réponses (Ed. Robert Laffont) a décidé de nous raconter l’origine sacrée de l’extase des femmes, persuadée que cela peut aider à l’illumination des hommes.



En 1985, après quarante ans de route, pour jeter une première synthèse entre ses domaines de prédilection, où s’articulent symbolique, poésie, mythe, psychologie des profondeurs, elle fait de Lilith - fidèle servante du Créateur - son sujet d’étude, en publiant un ouvrage astrologique et mythologique sous le titre Le retour de Lilith : la lune noire (éd. L’Espace Bleu).

A travers les ambiguïtés du désir et de la rébellion de la première compagne d’Adam (avant Eve !), elle s’attaque à un moment passionnant de l’inconscient collectif : celui où, notamment par la Bible interposée, le nouvel ordre patriarcal décide d’enfermer la sauvagerie du désir féminin en enfer.
extrait de:

http://antahkarana.forumzen.com/partages-recherches-eveil-du-soi-f2/la-deesse-sauvage-t76.htm?highlight=la+d%e9esse+sauvage


j ai retrouvé ceci ausi:

La lune noire et le mythe de Lilith

‘‘ Sans la force féminine réceptrice, il n’y a pas de création possible ’’



La lune noire, aussi appelée Lilith, est un élément clé de l’astrologie, un outil efficace de compréhension de soi et de son chemin de vie. Lieu de convergence de toutes les forces profondes et inconscientes, c’est un travail intérieur en profondeur qu’elle nous engage à effectuer.

Une époque charnière et riche en transformations telle que nous la vivons, provoque des situations de chaos, propices à nous faire rencontrer des forces qui peuvent nous sembler horribles et destructrices si on s’y laisse prendre au premier coup d’oeil. Mais toute destruction ne porte-t-elle pas en soi une résurrection obligée, porteuse d’une nouvelle vie ! C’est probablement pourquoi nous voyons apparaître une fascination pour le mythe de Lilith, synonyme de chaos, de désordre, d’indépendance fantasque, et qui semble avoir été oublié au fil du temps, comme si on avait voulu en effacer les traces.

Lilith provient, en fait, de traditions très anciennes du Moyen-Orient, qui sont à la source de ce qui a engendré la Bible. On la retrouve étrangement, beaucoup plus tard, dans le Zohar, livre de commentaires bibliques de tradition judaïque. Elle y est présente de façon éparse par des allusions. Il faut rassembler les différents passages pour se faire un portrait plus précis. Dans la Bible traditionnelle, elle a disparu, ou plutôt on l’a remplacée par la présence du serpent, probablement plus acceptable aux yeux de certains que cette première femme, existant avant l’homme et qui ose dire non à Yawhé. Il reste que toutes les traditions mythiques ont leurs femmes rebelles, porteuses de vie ou de mort, fantasques, monstrueuses, trompeuses, castratrices, assoiffées de sang, etc. On n’a qu’à faire référence à Kali, Ishtar, Freija, la Méduse, les Ménades et toutes les autres. Et aussi, dans la plupart des traditions, il y a eu d’abord une femme, déesse-mère ou terre-mère, et Lilith en est un exemple frappant.

De Lilith, il est dit qu’elle était au Commencement, avant Adam, avant Eve. Source de fécondité, très prolifique, elle s’active inlassablement à multiplier la vie et elle est mère de centaines d’enfants qui naissent d’elle tous les jours. Elle représente le pouvoir féminin, la connaissance instinctive de la vie, la Nature, dans son sens le plus profond et aussi le plus primaire.

Au commencement, Lilith est une déesse-mère, capable d’engendrer tous les jours une progéniture innombrable. Fécondité qui ne se tarit pas après sa rébellion et lorsqu’elle se retrouve aux Enfers, mais elle devient alors, aussi, mortelle pour les humains et dangereuse.

Et c’est à ce moment que Lilith prend une dimension maléfique et qu’elle est rattachée à l’Ombre, au noir, à la nuit, au néant, à l’enfer, à l’aveuglement et à l’impuissance. Avec de tels liens, il n’est guère étonnant qu’elle impressionne. Ce ne sont pas là tous ses attributs ; il faut souligner, entre autres, un absolu d’indépendance et de liberté qui ne laisse aucune alternative aux compromis quels qu’ils soient.

Le Noir fait peur, on y pressent des ombres mouvantes, maléfiques, semant d’autant plus la crainte qu’elles sont invisibles, qu’elles nous manipulent à notre insu, nous laissant impuissants à réagir et vidés de nos forces.


Sans cette force féminine réceptrice, il n’y a pas de création concrète possible, donc il est tout naturel qu’elle se voit l’égale de la poussée Yang, d’où la rébellion très compréhensible de Lilith lorsqu’il lui est demandé de se soumettre à l’homme. En reniant l’importance de cette réalité féminine en tant que force essentielle à la création, ne se retrouve-t-on pas avec une équation impossible ? C’est pourquoi Lilith refuse de se soumettre à Adam comme il lui est demandé, elle se veut son égale et ne voit pas pourquoi il en serait autrement.

Dans le Zohar, il est dit aussi : «La Femelle conçut le mâle et enfanta l’esprit d’Adam.» Mère d’Adam ! Quel est ce fils dont elle devrait devenir la femme à la demande de Dieu ? Ce qu’elle refusera, d’ailleurs, préférant les Enfers à ce mariage. Elle se rebelle d’avoir à se soumettre à une volonté qu’elle considère abusive. Pourquoi lui accorderait-elle cette autorité alors qu’on ne peut rien sans elle ? Cette opposition s’avère par elle-même une force importante qui prendra tout son sens avec le temps. C’est ainsi, en réalité, qu’elle remplira finalement sa tâche.


Lilith était là, au commencement, avant Adam, et c’est à elle d’enfanter son esprit. Si on comprend Lilith comme représentant les forces premières de la nature, la création dans son évolution, on comprend qu’Adam représente l’arrivée de l’humain. Il est le premier homme, un être pensant, c’est-à-dire qu’il possède, en potentiel, la capacité d’acquérir la connaissance complète, entière, et de pouvoir l’incarner. Il pourra alors, faire le lien entre le Ciel et la Terre. N’est-il pas le fils du Ciel (créé par Dieu) et de la Terre (Lilith) ? C’est donc dire que Lilith a fécondé Adam, puisque l’homme fait partie de l’évolution terrestre. Mais cela suppose aussi la volonté d’une intelligence plus grande, contenue dans le souffle créateur, que l’on peut appeler volonté divine, dans le sens d’une volonté de poussée sous-jacente à l’univers tout entier, une Intelligence inhérente à l’univers.

Adam est le fils de Dieu et il a croqué la pomme de l’Arbre de la Connaissance (encouragé par le serpent, digne représentant de Lilith), c’est-à-dire qu’il possède les atouts nécessaires pour connaître les choses, connaître l’univers qui l’entoure ; il est donc doté d’un «mental» ou d’une «intelligence». Ne voilà-t-il pas un pouvoir extraordinaire. C’est ainsi que Lilith le féconde, elle lui fait croquer la pomme, elle le réveille au désir de connaître, autant par l’expérience des sens que par le désir de découvrir, d’apprendre, elle le met donc sur la longue route de l’évolution de la conscience. Mais l’humain, quoique pensant, ne possède pas de façon innée le pouvoir de la connaissance et de la création, celui-ci lui reste à acquérir. Il est confié à Lilith un rôle primordial pour aider Adam à y arriver. Lilith, force d’opposition, mater materia, terre-mère, creuset de l’expérience, sera pour l’homme une confrontation continuelle avec la réalité, façonnant ainsi sans relâche l’esprit de celui-ci, avide de comprendre cet univers dans lequel il est piégé. Il acquerra durement cette connaissance et il aura pour cela besoin de l’aide du Temps et de l’Expérience. C’est par cette confrontation à travers le temps que Lilith féconde l’esprit d’Adam et lui permet ainsi d’arriver à son aboutissement. Pendant longtemps, il n’a d’autre choix que d’être plongé dans l’expérience, de la vivre afin de la connaître, il ne peut inclure en lui le sens et le savoir immédiatement. Pour ce faire, il lui faudra du temps, répéter les expériences, les mémoriser, les réfléchir, prendre de la distance, y revenir... Long trajet avant d’incarner en soi la Connaissance ! ... Voilà probablement le sens d’avoir à «gagner son pain à la sueur de son front», comme il est écrit. C’est-à-dire qu’il aura la connaissance divine parce qu’il se débattra longtemps avec la dualité, qu’il aura à penser, à s’interroger, utilisant comme outil le mental dont on peut voir la pomme comme étant un symbole.


Dernière édition par le Lun 03 Déc 2007, 20:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Lun 03 Déc 2007, 20:52


Pourquoi donc Lilith, connaissance instinctive de la vie, ce véritable pouvoir féminin, refuse-t-elle d’épouser Adam et de se soumettre à Dieu ? Voilà une question que l’on peut se poser.

Avant l’homme, il y avait la matière, il y avait la vie, les forces de la nature, végétales et animales, obligatoirement soumises aux lois sous-jacentes à la création, les projetant d’instinct ; il n’y a pas d’intervention mentale, c’est la Nature dans son expression la plus pure.

Elle sait parce qu’elle est, sans autre forme de réflexion ; ça ne lui est d’aucune utilité, semble-t-il, de développer un esprit qui sera à la recherche insatiable d’une Compréhension.

Parce qu’elle agite le pouvoir de création sans se sentir dirigée, elle croit le posséder, elle refuse donc la soumission qui lui est demandée par Dieu. Orgueilleuse, arrogante, elle croit pouvoir conserver ses prérogatives de pouvoir créateur, comme Lucifer, cet autre insoumis. Elle se croit le maître du monde, indépendante du divin ; elle préfère se couper de l’autre pôle fécondant, qui devrait jouer son rôle en la travaillant, en la pétrissant, pour faire jaillir de ses entrailles la conscience. Elle, elle exaltera le pouvoir de la matière, l’empire des sens.

Elle refuse de s’élever au-delà de la matière, au-delà de ses sens, d’en interroger le but, et d’avoir à reconnaître qu’elle appartient à plus grand qu’elle. Elle préférera les Enfers, puits d’ignorance, et du même coup, elle s’offre l’illusion de pouvoir assouvir tous ses désirs, exacerber tous ses sens, évidemment sans aucun frein. Elle se rebelle, s’acharne à prouver ses pouvoirs, à utiliser sa volonté propre, insoumise, indomptable, inflexible. Elle fait un absolu de son indépendance.


Lilith représente en nous ces forces primaires qu’on ne maîtrise pas, le pouvoir de l’Instinct qui, finalement, fait peur. Adam, représentant pour sa part l’humain dans sa quête (puisque le divin a semé en lui le besoin du ciel), ne peut se satisfaire d’une existence dont il ne comprend pas la raison, et surtout dont il n’a pas la maîtrise. Il développe alors la peur de Lilith.

Il rejette en lui les forces instinctives qu’il ne maîtrise pas, il les refoule, les renie, croyant ainsi les dompter et les contrôler.

L’humain est né d’une dualité, il est lui-même cette dualité, fils du ciel et de la terre. Mais il peut avoir accès à l’Arbre de la Connaissance, c’est-à-dire qu’il est porteur de cette quête de l’Unité, source première, existant au-delà de cette dualité, tout en l’incluant. Pour y arriver, il devra connaître l’Ombre et la Lumière, avoir percé à jour cette double réalité, l’avoir vécue et revécue, l’avoir ressentie jusqu’au plus profond de lui-même, et ne plus être esclave de son ignorance et de ce jeu des contraires que l’on peut trouver cruel sans doute.

La matière est faite d’énergie condensée ; réussir à aller chercher cette énergie signifie qu’on en a pris parfaitement connaissance et qu’on participe pleinement, consciemment de sa réalité, qu’un accord total s’est réalisé avec le jeu entier de la vie, sous toutes ses facettes. Pour y arriver, cela demande à chacun de s’être condensé lui-même, et le seul moyen en est par l’expérience accumulée et l’observation objective et sans compromis de soi, en être arrivé finalement à ne plus pouvoir tricher et se justifier, d’être capable de faire face à ses forces primaires et de les canaliser. Au bout de son expérience, l’humain doit retrouver Lilith, représentante de l’Ombre, faire face à ses peurs, les reconnaître et les intégrer. Lorsqu’il est prêt à faire face à ce qu’il a de plus primaire et cristallisé à l’intérieur de lui, il amorcera la descente aux Enfers où règne Lilith. Il osera explorer les couches les plus profondes de son inconscient, se confrontant ainsi aux forces primaires de son être. Et Lilith ayant la connaissance de ses forces, lui donne alors la clef nécessaire à son accomplissement. Dans toutes les traditions initiatiques, on considère la descente aux Enfers comme un passage obligatoire vers la sagesse, une purification nécessaire, une épreuve incontournable. De tout temps, on a respecté et craint celui qui était descendu aux Enfers, celui qui connaissait, à ce moment, ces ténèbres terrifiantes et en était revenu. Il devenait alors un dieu ou un saint. Il avait vaincu la peur, avait vaincu le Dragon, avait chevauché le Tigre, avait rencontré le «Gardien du Seuil», avait vaincu la dualité. Il ne rejetait plus les ténèbres, elles lui appartenaient, elles devenaient «énergie» pour lui, elles devenait une source.


L’humain se laisse bercer longtemps par ses rêves, se laisse prendre par les routines, les besoins quotidiens, tout ce qui lui apporte un bien-être temporaire, s’interrogeant seulement quand il est éprouvé. Il rejette dans l’ombre tout ce qu’il ne peut absorber de la réalité, tout ce qui le dépasse et surtout, tout ce qu’il refuse. Ce refus devient Lilith, qui guette au fond de son âme et appartient à l’Ombre, et il n’en a que fort peu conscience pendant longtemps. Il lui faut accumuler de la force et beaucoup d’expérience pour l’affronter.

Lilith est maîtresse de la nuit. Elle guette l’être endormi pour lui inspirer tentations, désirs et autres, pour lui rappeler ses instincts qu’il cherche à refouler, lui rappeler ses frayeurs, ou pour les lui faire anticiper. Frayeur de ne pas se contrôler, d’être humilié, et tout le cortège des peurs et des interdits qu’il cherche à effacer de sa vie. Frayeur aussi de découvrir qu’il n’est pas tranquille, qu’il ne comprend pas, qu’il n’a pas de réponses, pas de recettes, qu’il est attiré par ce qu’il considère comme «mal», alimentant ainsi un mal-être inconfortable et coupable.

Lilith qui était au commencement, représentant les forces primaires et non-apprivoisées de nos instincts, nous attend à la «Fin des Temps» dit le Zohar, c’est-à-dire qu’elle nous attend le moment venu, pour nous obliger à faire face à nous-mêmes, à nos démons. Lilith voit dans la nuit, elle la connaît, rien ne lui échappe. Elle nous entraînera dans la descente en ces profondeurs de notre être, afin qu’on y plonge nos racines et qu’on crée la fusion nécessaire avec toutes nos parties. Alors peut commencer la véritable tâche, celle de devenir des êtres conscients, des «Arbres de vie», porteurs de la Connaissance, et par le fait même, soumis à la loi de l’Univers puisqu’inséparables. Seulement alors, nous devenons de véritables participants du plan divin plutôt que de le subir.

Lilith et les autres démons comme elle sont rattachés, dans le Zohar, au pilier de la Rigueur de l’Arbre Séphirotique, c’est-à-dire au réceptacle rigoureux qui sait et ne fuit pas. Le féminin que l’on sort de l’Ombre, dévoilant les vérités que l’on ne souhaite pas voir et entendre, capable de se regarder sans faux-fuyant, sans excuse, qui n’accepte plus ni duperie ni justification, voilà la Rigueur dans toute sa force et tout son sens. Plus de tricherie, on sort tout notre être de l’ombre. Car Lilith demeure toujours incapable de compromis.

Le féminin que l’on se cache représente l’aspect difficile de la vie. Lorsque l’on peut admettre envers soi-même et les autres ses aspects négatifs, ses peurs, sa vulnérabilité aussi, c’est un aspect féminin que l’on retrouve, et c’est un regard clair et transperçant qui se développe. Nous enfouissons dans notre inconscient aussi longtemps que nous ne pouvons les regarder en face tous nos aspects refoulés. Mais ils resurgissent malgré nous, en actions ou en paroles, ou encore en rêves que nous cherchons à éluder. Quelques digues que nous construisions, elles finissent par rompre et par laisser passer la force contenue ; le plus souvent ce sera destructeur, nous nous retrouvons aux prises avec ce que nous fuyons. Plus nous pénétrons et absorbons les profondeurs de notre être plutôt que de les nier, plus nous nous rapprochons de l’Unité, cette sensation de plénitude que nous recherchons si ardemment.

En face du pilier de la Rigueur, il y a le pilier de la Miséricorde ; ils sont absolument indissociables pour qui part en quête de ses profondeurs, car pour les intégrer, il faut développer une capacité de compassion et de pardon envers soi-même, sans altérer d’aucune façon la volonté de reconnaître sans complaisance ses noirceurs. Le regard que l’on porte sur soi s’en trouve transformé, et s’ensuit celui que l’on porte sur l’humanité toute entière.

Lilith nous attend donc pour nous aider dans la connaissance de soi. Elle est là, cachée, et surgit chaque fois qu’elle le peut ; c’est ainsi qu’agissent les forces de l’inconscient. Vouloir la connaître, c’est commencer la véritable découverte de soi et c’est accepter la vie dans toute sa réalité ; et encore plus, c’est connaître la Vie. La clef qu’elle nous livre, c’est celle qui permet d’intégrer notre Ombre, d’y puiser l’énergie emprisonnée et, enfin, de se libérer.

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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Lun 03 Déc 2007, 23:39

Beaucoup de magnifiques passages!

Cela converge dans l'ensemble avec ce que je pense, à l'une ou l'autre nuance près...


Merci Ambre!


Bisouxxx,

steph
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Myriam

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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mar 04 Déc 2007, 15:00

coucou merci pour ce post, plus qu'intéressant. On parle de lilith, alors que pluton est en train de se positionner magnifiquement pour le solstice d'hiver ... que de noir ! soeur ! :56:

un autre lien, vers une magnifique base de données.

http://www.persee.fr/showPage.do?luceneQuery=%28exorcisme%29+AND+%28indexable_type%3Aarticlepage%3F%29&words=exorcisme&words=articlepage&urn=assr_0335-5985_1990_num_71_1_1347
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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mer 05 Déc 2007, 20:17

en ce qui concerne la "Lune noire"


voir le site de Renée Lebeuf citée plus haut:

La lune noire
Interprète du noeud originel
Renée Lebeuf
Editeur: Dervy
Voici un ouvrage exceptionnel ! Les quarante premières pages résument brillamment le mythe originel de Lilith, autant que nos comportements inspirés par la Lune Noire : soif d'absolu, déni, excès... Les personnes avec quelques notions d'astrologie se délecteront ensuite de l'approfondissement de la Lune Noire dans ses nombreuses manifestations (sa fonction, ses placements en signe et en maison, ses aspects aux planètes...).

Le lecteur qui a apprécié "L'unification" de François De Kock (éditions Globy.net http://www.expansions.be/sexpansions/fr/documentation/liste.mv?category=10 ) et son utilisation des trois croix astrologiques, trouvera ici un approfondissement plus pointu et plus spécialisé des mêmes croix.

Extrait :

La Lune Noire représente le noeud originel autour duquel se développe toute notre personnalité. Elle remonte au commencement, comme Lilith. Elle est le fondement, la source du vécu heureux et malheureux. L'attraction due à la vision de l'Absolu qu'elle exerce dès le début nous englue dans l'expérience de la réalité, nous obligeant ainsi à la connaître dans le meilleur et le pire. Elle est le fil qui tisse la toile de la chrysalide de laquelle nous émergeons un jour transformé, exhalant la beauté de la vie comme un papillon: ceci d'autant plus que la douleur et la noirceur sont connues, intégrées et transcendées.

http://renee-lebeuf.com/la-lune-noire/
extrait:


La Lune Noire est aussi appelée Lilith, déesse de l’ombre, et cela lui convient très bien. Dans la mythologie, elle est la reine des Enfers, mais à notre époque plus moderne, il faut entendre l’ombre ou le noir comme l’entendait Jung, c’est-à-dire le monde de notre inconscient, le potentiel non actif que l’on porte en nous, aussi ce que nous avons refoulé de notre mémoire. Lilith représente parfaitement l’archétype de la ” femme sauvage ” que les analystes jungiens ont particulièrement développé depuis quelque temps. Le mythe de Lilith est développé dans un autre texte.

Astronomie : Lune Noire

La Lune Noire n’est pas un astre, ni même un élément céleste tangible, elle est un point astronomique. Son orbite autour du zodiaque dure presque 9 ans.

La Lune décrit une ellipse autour de la Terre, sa course, comme celles de toutes les planètes, n’étant pas parfaitement circulaire. Ce qui illustre bien que l’univers est sous l’effet d’un souffle propulsif.

A l’intérieur d’une ellipse, il y a deux foyers; dans ce cas-ci, l’un des foyers est constitué par la Terre, l’autre foyer n’a aucune matière réelle, mais c’est ce point que l’on nomme Lune Noire.



La Lune Noire : Force de Refus/Quête d’Absolu

La particularité de l’approche ici est non seulement d’expliquer ce qu’est la Lune Noire mais aussi comment lire dans un thème astrologiquele pattern de comportement qui en découle. Un exemple d’interprétation suit.

Voyons en résumé ce que représente la Lune Noire :
Un mot-clef rattaché à la Lune Noire est un Non !, un Non profond, violent, qui se veut catégorique et absolu. Un cri ! Le même cri que celui lâché par le nouveau-né lorsque l’air pénètre dans ses poumons et qu’il reçoit le choc de la vie. Tout est dans ce moment, tout y est condensé, le refus de la violence du choc, la volonté de vivre et la fin du confort inconscient. Avec ce cri se cristallise un refus qui se manifeste chaque fois que nous sommes confrontés aux chocs de la vie et qui reste inscrit en nous-mêmes. Il faut beaucoup de chemin pour parvenir à la pleine acceptation de toutes les facettes de la vie. Lorsqu’on ressent dans ses entrailles la poussée de ce cri, dans ces moments terribles, on a une idée de l’ampleur de la force contenue dans ce refus.

Pour chacun, ce refus se cristallisera par la suite dans un premier événement, vécu comme insupportable, soulevant une panique et créant un choc tel qu’autour de cet événement se développera aussitôt des réflexes pour ne plus le revivre. Il est contenu dans cet événement aussi une telle perte de sécurité, une telle impuissance que la peur s’inscrit profondément. Et par la suite, tout ce qui pourra constituer un rapprochement avec cet état sera assimilé à ce que l’on doit fuir.

En même temps que le choc brutal ressenti, paradoxalement, on garde la mémoire, plus ou moins clairement d’un état ” avant ” vécu comme une perte épouvantable, un état qui devient magnifié, idéalisé, ce qui crée la nostalgie de cet état. Un désir compulsif de le retrouver en émerge.

L’événement qui est si terrible pour l’un serait anodin pour un autre. Pas besoin de chercher ici des faits tragiques, bien que la vie en offre beaucoup, mais ce qui déclenche le processus pour chacun ne nécessite pas toujours des événements si dramatiques. Un jour ou l’autre, la vie nous paraît cruelle et insupportable et on perd l’innocence première.

On a ici, en résumé, le complexe de la Lune Noire : une énorme tension entre le désir de retrouver un état premier perçu comme idyllique et une peur viscérale de revivre un cauchemar.

Pattern de Comportement découlant de la Lune Noire
Jusqu’ici, nous avons étudié la Lune Noire elle-même. Celle-ci représente un inconfort difficile à vivre, et le plus souvent un interdit décrété avec force. Même s’il est fréquemment devenu inconscient, sa présence reste toujours sous-jacente. Soit parce qu’on ne peut, soit parce qu’il ne faut pas être la Lune Noire, il y a besoin de se définir autrement. Les carrés et l’opposition à la Lune Noire joueront des rôles de compensation, chacun à leur façon. Ceci se vit comme une réaction en chaîne et devient un pattern de comportement à la base de toute la personnalité.

Si l’énergie associée à la Lune Noire n’est pas vraiment empêchée d’être, elle représente alors une zone d’expériences sensible avec laquelle on se débat, on risque de vivre des hauts et des bas, des succès et des échecs, d’être tiraillé entre l’attrait de celle-ci et l’aversion. Avec la difficulté, on passera aux autres étapes du pattern tel que nous allons le démontrer ici.

Donc, la force de l’interdit de la Lune Noire est variable pour chacun. La lecture astrologique du thème nous renseignera sur le sujet, surtout par la place qu’elle tient dans le thème, ses aspects, etc. L’importance de chacun des points nous aide aussi à voir où on en est face à celle-ci.

Étudions donc le mécanisme du développement de ce pattern à travers la croix formée par ces quatre points. Partant de la Lune Noire, on se déplace au carré croissant appelé Point de Négociation, puis on se rend à l’opposition appelé Priape*, et finalement on termine le tour avec le carré décroissant appelé Point de Réaction.

Résumons rapidement chacun des points :

Lune Noire :
Dans chaque signe, la Lune Noire contient à la fois une vision magnifiée des qualités de ce signe appelée Utopie ou vision d’Absolu et une vision abhorrée appelée Ombre, représentant le pire du signe.

Quand la Lune Noire se vit, elle devient le lieu d’une expérience où s’alterneront le meilleur et le pire. Il y a tendance à exalter ses possibilités pour entraîner un excès qui fera vivre par la suite les défauts des qualités, selon le signe. À l’occasion, on en voit des exemples de cas extrêmes, il est vrai, mais, en fait, ce sera vécu à des degrés divers selon la maturité de chacun; ces expériences sont vécues comme très marquantes cependant. Même lorsqu’elles sont plus légères, il y a tendance à les dramatiser.

Il ne faut pas oublier que la plupart du temps, la Lune Noire représente une énergie dont on s’interdit l’accès, autant pour ses qualités que pour ses défauts. Elle est très souvent inconsciente. Quand on explique à quelqu’un ce qu’il ne peut supporter en se servant de la description des défauts du signe, donc ce qu’il met dans l’Ombre, il a rarement des problèmes à le reconnaître. Mais très souvent, le coté positif n’est pas reconnu d’emblée. Il est enfoui plus profondément en soi. Le rejet de l’Ombre couvre le tout. Par contre, si on regarde ce qui est admiré, cela devient révélateur.

Point de Négociation :
Il faut comprendre les qualités qui se développent au carré croissant avec le point de vue de quelqu’un qui éprouve le besoin pressant de prouver qu’on ne peut l’associer à la Lune Noire, celle-ci représentant une expérience pénible qu’il faut oublier. On négocie véritablement une nouvelle place. La peur est derrière, on se ressent encore fortement, dramatiquement, des effets négatifs dus à l’Ombre de la Lune Noire, on anticipe la réprobation et l’échec. Ou encore, on a inscrit intérieurement une incompétence à réaliser les qualités du signe de la Lune noire.
Les qualités développées ici s’allieront à l’énergie de Priape le renforçant en quelque sorte.

Priape :
Par définition, Priape s’oppose à la Lune Noire, il suit donc une logique d’antagonisme. Plus l’interdit décrété sur la Lune Noire est catégorique, plus Priape s’affirmera avec force. Les qualités du signe de Priape sont généralement visibles et facilement identifiables. On s’y reconnaît. De ce point de vue, l’identification aux qualités du signe impliqué rend confortable.

La plupart du temps, on reconnaîtra aisément chez chacun une personnalité qui allie le Point de Négociation et Priape, avec plus ou moins de l’un et de l’autre. Si on y ajoute les planètes qui sont sur ces points et ce que font les maîtres, tout cela devient surprenant de vérité.

Point de Réaction :
Le compromis Priape, si solide pouvait-il être, ne réussit plus à satisfaire, à moins qu’il ne vienne d’être remis en question ou dévalorisé, laissant une amère impression d’être incompris ou de s’être dépensé pour rien.
Il faut comprendre le point de vue du carré descendant comme un besoin d’affirmation, un besoin de sortir des différents carcans dans lesquels on se retrouve piégé, soit par la vie, par les règles ambiantes et surtout par le personnage auquel on a habitué les autres. On finit par s’y sentir à l’étroit et les attentes de continuité dans le personnage auquel les autres nous confinent, les jeux de miroir vécus dans ses rapports avec autrui, tout cela devient étouffant et appelle la rébellion.
Celui-ci intervient quand il y a un ras-le-bol, un besoin pressant de changer les choses. À moins qu’il ne représente les événements qui stimuleront un changement. Les réactions corporelles sont un des moyens d’indiquer la rébellion intérieure.

Comme c’est un point qui permet la transformation et encourage à une meilleure intégration, on peut se servir des qualités du Signe impliqué pour développer des moyens qui serviront à apprivoiser la Lune Noire. Il est toujours mieux de prendre de petits moyens accessibles et leur donner une place dans la vie quotidienne que d’essayer d’entreprendre des changements trop radicaux, car il est rare dans ces moments-là qu’il n’y ait pas de brisures. Sauf quand on ne peut faire autrement, bien entendu, il vaut mieux un changement catégorique que refuser le changement lorsque celui-ci est apparu nécessaire.

Quand le Point de Réaction se manifeste, le moment est toujours excellent pour se rendre compte de ce que l’on s’interdit, donc de découvrir le contenu de la Lune Noire.
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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mar 26 Fév 2008, 09:08




LA FEMME EVE ET/OU LILITH ?



Il y a bien longtemps que la femme refuse d'être un objet prêté, donné, un double narcissique de l'homme, un être bâillonné, ligoté, aveuglé. Lilith est là pour témoigner que la femme met en échec la loi patriarcale qui veut s'instaurer comme unique principe de civilisation. Adam a refoulé l'image de Lilith dans son inconscient, son refus et son départ qui ont le même sens que le sevrage qu'opère la mère sur son enfant. Lilith la mère amante, refuse ce fils qui prétend l'asservir sexuellement la mettre en dessous de lui. Eve par contre va se soumettre jusqu'à ce qu'elle mange la pomme, inspirée en cela par Lilith. En chaque femme reposent une partie Eve et une partie Lilith. La partie Eve, aliénée, châtrée, accepte de répondre au diktat masculin, à la loi paternelle, la partie Lilith se révèle en pleine lumière comme une partie divine et se cache dans l'ombre de l'inconscient sous des formes terrifiantes. Quand une femme ne laisse pas parler en elle la partie Lilith, elle se névrose de plus en plus au sein du couple qu'elle a accepté de former sans comprendre ce qui lui arrive, sans comprendre pourquoi elle s'aigrit, devient nerveuse, instable, insatisfaite en permanence. Combien de femmes ont fait taire en elles leur source d'inspiration, leurs désirs et leurs impulsions pour obéir au schéma projeté par leur compagnon ou par la société! Ligotées dans un monde de devoirs et d'images étrangères à leurs sensations profondes, elles sont en lutte continuelle contre elles-mêmes, donc en lutte contre l'homme. L'état de guerre larvée de la plupart des couples est effrayant. Il représente une énorme déperdition d'énergie pour les deux partenaires, et une accumulation de négativité néfaste pour l'ensemble de la cellule. Quand la femme est capable de mettre en regard dans sa conscience ces deux archétypes d'Ève et de Lilith et de les décoder en elle, de leur livrer passage, un grand pas en avant est accompli. Pour cela il faut que Lilith sorte de son refoulement dans l'inconscient et ce travail collectif est en train de s'accomplir dans la société actuelle. Certains auteurs comme Joëlle de Gravelaine et j. Markale déjà cités ont contribué de manière importante en déblayant les concepts, en formulant de manière poétique et allégorique le nécessaire resurgissement de la face claire de Lilith, mais le quotidien des femmes n'a pas été touché. La description des différents traits qui composent la femme solaire et dont la femme révoltée n'est qu'un élément devrait contribuer à mieux faire comprendre à la femme la nature de son combat intérieur avec elle-même et de son combat extérieur avec l'homme. Mieux dessiner aussi un visage accessible et futur, un visage d'évolution. La femme solaire représente la femme initiée, ce qui ne signifie pas une femme réalisée qui serait parvenue à je ne sais quel terme ou quelle perfection de son parcours Là femme initiée dispose de la force sexuelle de son destin et elle tente d'accorder ses actes sur cette disposition vitale et spirituelle qui est l'axe de son infinie liberté.


LES VALEURS FEMININES

Ainsi, l'homme s'accomplira à travers la femme et la femme à travers l'homme.
Il y a une grande misère sexuelle dans notre société actuelle et un profond déséquilibre. Autrefois, la censure imposée par la religion chrétienne et le tabou déclaré sur le sexe entretenaient une frustration avouée, délibérée, qui faisait naître par contrecoup une grande intensité liée à l'interdit. Toute transgression à cet interdit apportait un souffle épique aux aventures érotiques et sensuelles. La levée du tabou n'a déconditionné que la surface des consciences. Les inconscients sont restés encrassés par la notion du péché et l'amour ne trouve que rarement son innocence dans la chair. L'association de la pureté au sexe reste rarissime. L'association du divin au sexe moins encore. La permissivité et la fréquence des rapports sexuels n'ont fait bien souvent que dépoétiser et banaliser ce qui devrait rester la source de tout émerveillement et de toute récréation. Le problème est bien là. On conçoit l'amour comme une recréation, et non comme une recréation. Par le sexe l'humain a la possibilité de changer de niveau de conscience. Or le plus souvent il l'ignore et l'utilise comme une fuite de réalité, une détente nerveuse. Le désenchantement secret, la frustration profonde qui poursuivent l'homme et la femme après leurs rapports amoureux expliquent bien des combats douteux menés pour l'argent, la réussite, la perversion, etc. Le terrible cercle vicieux tourne à vide avec une conséquence qui, d'abord lointaine, se fait de plus en plus précise : la destruction de la planète. Quand on est déçu par la vie on s'autorise plus ou moins consciemment à la détruire et on se contente d'en tirer une amère jouissance.

Depuis l'instauration de la loi patriarcale, depuis l'écrasement de la femme, la voie de passage spirituelle n'a cessé de se refermer, ne s'ouvrant par exception que sur l'instinct puissant de quelques-uns. La femme n'a pas cessé de lutter pour se libérer de cette oppression mais elle s'est habituée elle aussi, elle s'est affaiblie, elle a perdu souvent contact avec elle-même et, pour survivre, elle s'est conformée au modèle établi, admis par l'homme.

À trop ruser on y perd son âme. La femme ne s'est jamais laissé autant piéger par les valeurs masculines qu'aujourd'hui. Au moment où elle réussit à faire admettre à l'homme qu'il l'a opprimée en toute injustice, au moment où elle accède à des droits légaux et sociaux, elle a abdiqué ses valeurs profondes, elle n'a plus contact avec ce qui fait sa féminité essentielle. Elle travaille comme un homme, elle " baise " comme un homme, elle fait tout comme un homme. Pourtant son émergence en tant que valeur féminine est capitale pour l'avenir de la civilisation. Des poètes l'ont pressenti, les hommes authentiques le savent et le disent. Il est urgent que les femmes prennent conscience car elles seules, sans doute, peuvent éventuellement inverser la pente. Ce ne sont pas seulement les femmes qui doivent entrer dans les gouvernements, dans les professions clés et dans les postes décisionnaires, ce sont les valeurs féminines, c'est-à-dire les hommes et les femmes qui auront compris le sens profond de la vie et qui dirigeront le monde en fonction de ce sens de la construction et du devenir. La grande misère sexuelle précède et accompagne la grande misère écologique. Les mécanismes destructeurs du pouvoir sous toutes ses formes servent de compensation à une frustration érotique renouvelée. Le sexe comme fonction de reproduction, le sexe comme plaisir spasmique, n'apporte pas de véritable réalisation. Il paraît urgent que la femme retrouve sa force solaire et que par elle l'homme accède à nouveau à sa lune intérieure pour que la direction de notre civilisation retrouve un cours harmonieux.








Quelques citations

"La femme soumise était le portique d'une civilisation du sacrifice, la femme solaire ouvre une civilisation évoluée." [15]

"...une évidence : l'homme et la femme ont en eux tous les moyens d'accepter et d'aimer leur différence et leur complémentarité, l'évolution de l'un passe par l'évolution de l'autre." [20]

"La sexualité fait un pont entre l'être et l'avoir, mais elle se vide de son sens quand elle n'est plus accompagnée de valeurs d'authenticité." [36]

"Presque entièrement mobilisées sur le front d'un combat avec l'homme, les femmes ont eu beaucoup de peine à récupérer leur potentiel créatif, sans doute ne l'ont-elles pas encore retrouvé aujourd'hui. Placées sous le joug d'une oppression sexuelle, politique, culturelle et théologique, les femmes se libèrent d'un côté mais restent prisonnières d'un autre et, même quand les lois et les institutions se modifient en leur faveur, elles restent influencées par un système de valeurs et de mentalités attardées." [124]

"La femme révoltée n'est après tout que l'envers de l'endroit que constitue la femme soumise.(...)La révolte n'est encore que l'expression d'un conscience mystifiée dans un rapport de force, mobilisée dans un combat, qui sait dire ce qu'elle ne veut pas et pas encore ce qu'elle veut. La femme doit trouver la voie de son affirmation sereine : "Quand sera brisé l'infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle..."(Rimbaud)" [153]

"Il n'y a pas de victimes. Il y a seulement des êtres qui acceptent collectivement et individellement de se laisser dominer parce qu'ils y trouvent leur avantage. Il n'y a pas à chercher de culpabilité masculine collective parce qu'il y a une complicité féminine collective. Créatrice de son aliénation et de sa dépendance, la femme peut aussi créer son changement et son autonomie intérieure." [163]

"L'amour est une valeur subversive pour la société parce qu'elle éveille deux êtres à d'autres valeurs que les siennes." [258]

transcription de
La Femme Solaire

Paule Salomon
La femme solaire, La fin de la guerre des sexes.
en continuité de ce sujet aussi:
http://antahkarana.forumzen.com/partages-recherches-eveil-du-soi-f2/femmes-et-spiritualite-t415-15.htm?highlight=femmes
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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mar 26 Fév 2008, 10:46

Merci ambre,
ces lignes font écho en moi, comme une délivrance, un vent de liberté!

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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mar 26 Fév 2008, 11:17

Le sexe déifié

Depuis les temps néolithiques, le phallus est un objet de culte. Ptolémée Philadelphe d'Alexandrie faisait transporter dans les rues en procession religieuse un phallus de cent vingt coudées dans le respect général.
A Hiéropolis, dans la Syrie antique, un phallus énorme se dressait devant le temple de la Diane (Artémis) : le prêtre pouvait se hisser à son sommet et rester ainsi plusieurs jours en communion avec la divinité. La force cosmique créatrice était conçue sous une forme androgyne. D'une manière générale, le monde antique révérait les organes sexuels masculins et féminins dans leur représentation et leur attribuait une valeur sacrée, en tant que source de fécondité et de protection.

L'énergie sexuelle était considérée comme une manifestation du divin. Le culte de la Grande Mère, donatrice universelle de vie, donnait lieu à des manifestations orgiaques et sacrées : culte d'Ishtar et Astaroth chez les Babyloniens, d'Aphrodite chez les Grecs, de Rama, dieu l'amour en Inde, dans les temples du Soleil.

Chez l'homme, le désir de libération s'associe de manière complexe au désir sexuel. On peut dire qu'il y a oscillation perpétuelle entre deux pôles opposés et parfois complémentaires; la voie dionysiaque consiste à chercher la libération dans l'excès orgiaque, la voie apollinienne tente une ascèse par le contrôle des sens. Dans la tradition antique, une phase dionysiaque Dionysos et Arianeétait suivie d’une phase apollinienne et inversement.
Dionysos est le dieu deux fois né, fils de Sémélé déesse-mère fécondée et foudroyée à la fois par l'éclair de Zeus, et né de la cuisse de son père où il a achevé sa maturation.

L’enfant divin est l’époux d'Ariane, déesse égéenne des arbres. Lui-même, dieu de la végétation, de la vigne et du printemps, de la joie, de la sève, principe et maître de la fécondité animale et humaine identifié au phallus. La procession du phallus occupe une place importante dans les fêtes dionysiaques. Le bouc et le taureau lui sont associés et constituent les victimes de prédilection dans les sacrifices sanglants de la mise en pièces et de la communion des participants à un festin de chair. Ce dieu de l'exubérance invite à la rupture de tous les interdits et de tous les tabous. L’histoire de ces descentes aux enfers correspond à des phases de germination, source de fécondité, symbolisant l'alternance des saisons, de la mort et de la résurrection.

Dionysos est une figure mythique extrêmement complexe. Le mot s'est affadi pour nous et Eros ne symbolise guère que l'enthousiasme et le désir amoureux. Mais, l'histoire du dieu et de son culte renvoie à toute une tentative de libération et de spiritualisation par la recherche de l’extase sexuelle.

Dans ses excès mêmes, le culte dionysiaque témoigne d'un effort pour rejoindre le divin, pour s'affranchir des limites terrestres. Les débordements sexuels et l'invasion de l’irrationnel tendent au surhumain. En ce sens, Dionysos symbolise un effort de spiritualisation par l’union mystique.
Les hommes et les dieux ne sont plus séparés, l’homme s'identifie au divin, cherche à être possédé par le dieu dans l'ivresse de la boisson, de la musique, de l'acte sexuel. La personnalité limitée se trouve dissoute, le conscient est submergé ; il y a là une libération à double tranchant, car le même acte, selon l’esprit dans lequel il est conduit, peut être évolutif et spirituel, ou au contraire involutif et matériel. Les orgies sacrées peuvent êtres divines, les orgies profanes sont souvent bestiales... Héraclès et Antée

On retrouvera dans le tantrisme la même ambiguïté. Le culte destructeur de Dionysos s'apparente au culte de Kali en Inde ; Kali, la déesse noire, la mère universelle, mais aussi destructrice. Les rites symbolisant la mort du Dieu étaient d'une grande violence : les animaux du sacrifice étaient tués, mis en pièce et mangés crus et, en des temps plus reculés, des jeunes gens auraient été sacrifiés. Tel serait le sens du mythe de Thésée. De même, les adorateurs de Kali, les Thugs, accomplissaient des meurtres rituels. Ces aspects extrêmes des cultes de l'énergie sexuelle et de la fécondité correspondent à ce que l'on désigne comme magie noire. Plus généralement, les cultes de l'énergie sexuelle s'apparentent à une cosmogonie sexuelle. La pluie, la Terre et le soleil dansent entre eux, s'épousent, exécutent l'acte primordial sexuel devant la création entière.

Le cosmos a des attributs et des rites sexuels. L'orage est un grand mariage où la pluie et la foudre embrassent avec passion et furie le corps réceptif de la Terre-mère (Les différentes expériences exécutées récemment sur les plantes, montrent qu'elles sont sensibles et réceptives au magnétisme humain).

Voilà qui éclaire de manière nouvelle les rites de fécondité et les copulations dans les champs au printemps. Chanter, danser, faire l'amour, seraient une manière de stimuler le réveil de la nature, et de favoriser la germination. L'univers apparaît comme un énorme appareil sexuel qui se féconderait lui-même dans le plaisir. La fécondité, c'est la vie même. La vie est sacrée, le sexe est sacré. Les organes sexuels, générateurs de vie, sont l'expression du divin en l'homme. On peut voir ci-dessus les détails anatomiques sur le cratère d'Héraclès et d'Antée, oeuvre d'Euphronios, au Louvre (j'ai colorié le sexe)

Julius Evola, philosophe et orientaliste italien, donne une étude particulièrement documentée du tantrisme dans son livre, le Yoga tantrique. Il considère qu'il s'agit là d'une voie actuelle même si elle doit être réservée à un petit nombre. Il reprend le même thème dans la Métaphysique du sexe : le sexe, voie royale de la connaissance intérieure et de l'illumination, se retrouve dans toutes les traditions, sauf dans le judaïsme et le christianisme (encore qu'il y ait, dans certains symboles juifs et chrétiens, une sublimation de cette démarche métaphysique). La connaissance de la sexualité ouvre à l'individu qui la pratique les portes du spirituel.

détails anatomiquesDans notre époque affectée d'une luxure cérébrale chronique est-il possible de transformer le poison en remède, de redonner au sexe une dimension transcendantale?

La plus grande force magique de la nature ne saurait se dégrader entièrement. Même dans l'étreinte banale, il y a une ouverture au-delà des conditions de l'existence individuelle, un traumatisme de l'orgasme qui ouvre sur l'infini. Dans l'amour profane vécu avec suffisamment d'intensité, des phénomènes de transcendance apparaissent. Mais ce n'est que dans les pratiques de l'amour sacré que l'énergie sexuelle est véritablement utilisée à une fin d'éveil par connaissance des énergies subtiles et conscience de l'union des fluides.

Evola évoque les grands mystères d'été à Samothrace, quand la grande prêtresse parcourait les rangs des initiés, nue, un serpent enroulé autour de son corps, et soudain possédée, simulait des scènes d'un violent érotisme. Après cette union avec le serpent, la grande prêtresse appelait à elle l'un des initiés et s'unissait à lui publiquement : l'instant était solennel. L'orgasme atteint par l'homme sans émission de sperme constituait l'instant de la grande communion cosmique, de la fusion universelle.

Autre exemple, celui de la prostitution sacrée dans certaines sectes islamiques du Maghreb. Elle doit conduire l'initié à l'orgasme intérieur. Si l'homme répand sa semence, sa compagne s'enfuit en larmes, sous les invectives des prêtres et de ses compagnes.
Après 1 500 ans d'imprégnation judéo-chrétienne, et dans un contexte de civilisation matérialiste, l'homme d'aujourd'hui peut avoir beaucoup de difficultés à retrouver la lumière du sexe. Selon Evola, il n'est pas exclu que le sexe devienne de plus en plus triste et uniforme, sans âme et sans signification. Là encore, pourtant, il reste possible de remettre à l'endroit ce qui est à l'envers.

Dans son livre, Force sexuelle et Yoga, Elisabeth Haieh indique comment le Yoga utilise la force sexuelle à l'acquisition d'une conscience suprême. Elle souligne que tous les mots qu'elle emploie ne seront véritablement accessibles au lecteur que lorsqu'il les aura expérimentés, et dans un monde où la connaissance se consomme, il n'est pas superflu de répéter : Connaître c'est être. Ce livre doit pouvoir guider celui qui veut accéder à l'échelon supérieur de la conscience avec l'assistance de la force sexuelle maîtrisée, et dominer les forces de la nature... "Mais il y a deux catégories d'êtres sur Terre : les vivants qui déjà sont des êtres humains accomplis, et les mortels qui ne sont encore que des hommes et des femmes. Tant que l'homme est inconscient, il vit Dieu sous la forme de ses désirs sexuels; devenu conscient, il vit Dieu comme son propre moi, son être réel, comme je suis. Dieu est l'état de conscience de soi absolu".

La force sexuelle est la clé qui ouvre la porte entre l'esprit et la matière, de haut en bas elle transmet la vie dans le corps, de bas en haut elle fait sortir l'homme de son animalité, et l'aide à vaincre la mort. Tant que nous pressentons dans la sexualité des possibilités de plaisirs encore inassouvis, nous ne pouvons pas et nous ne devons pas renoncer à la vie sexuelle. Seul celui qui dans cette vie ou dans une autre a connu la sexualité et en a épuisé toutes les ressources, peut parvenir à Dieu. Il faut grimper l'échelle par le premier échelon, et il y a sept marches. Pour accélérer son ascension, il faut concevoir la force sexuelle en énergie spirituelle créatrice, devenir un mage blanc.

La carte du Tarot qui représente le diable symbolise l'ambiguïté de la force sexuelle : son bras droit dit solve, son bras gauche coagula, et dessous deux démons enchainés (une chaîne de fleurs est plus difficile à rompre qu'une chaîne de fer). Le signe mâle est mis au niveau du sexe. Une autre carte, l'amoureux à la croisée des chemins, avec d'un côté la femme qui enchaîne avec des fleurs et de l'autre, la femme qui propose le chemin qui monte.

Nous avons tous l'expérience du tout : quand nous sommes très heureux, nous aimerions embrasser le monde entier, nous dissoudre dans le grand tout comme la goutte de pluie qui, tombant dans l'océan, devient un avec lui. Cet amour qui tend à l'universel est le signe d'un avancement spirituel.

De grandes forces invisibles agissent sur les êtres qui vivent sexuellement ensemble - même une seule fois - car la force sexuelle et l'amour sont l'être humain lui-même. Tout ce qui se passe dans le corps agit sur l'esprit, l'esprit édifie le corps et l'anime, vit dans le corps et par le corps. Tout accord sexuel réel est le fait d'une affinité spirituelle. Que signifie transmuter la force sexuelle en énergie spirituelle créatrice ?Pan et eros

Ne pas dépenser la force sexuelle par le canal du corps, ouvrir les foyers supérieurs à travers lesquels l'énergie sexuelle se manifeste comme une énergie spirituelle. Cet enseignement est aussi celui de l'alchimie et des Rose Croix. La résurrection par l'esprit. L'éclosion de la fleur magique.
Quelle est la meilleure aide ? Les exercices yoguiques, la concentration, la méditation, le travail physique et spirituel, comprendre l'importance de la respiration, l'union charnelle imite la respiration, l'union suit le rythme du souffle et des poumons : chaque souffle est dispensateur de vie, tout comme la rencontre des souffles. Pareille à l'union des corps, la respiration donne la joie de vivre.

Les alchimistes et les Rose-Croix montrèrent le chemin le plus court : animer les centres nerveux et cervicaux supérieurs avec la force sexuelle comme combustible. L'Athanor est le corps humain, le dragon, la force sexuelle contenue par la chasteté. La pierre philosophale est l'omniconscience divine et sa domination spirituelle magique sur toute lanature. L'élixir de vie est ce courant de feu qui coule comme l'eau ardente, c'est-à-dire les hautes fréquences de la conscience du soi divinque l'on peut également conduire dans le corps comme on fait passer l'électricité au travers d'un morceau de fer pour le charger, le rendre magnétique.

C'est le courant vital du logos, de la vie, du soi divin. L'homme ne pense et ne vit en fonction de son sexe qu'aussi longtemps que sa conscience s'identifie au corps. Être unis dans l'amour et vraiment conscients de ne faire qu'un, c'est être dans un état d'androgyne, réunir en soi les deux pôles.

Dans le conte de La Belle au bois dormant, la Belle endormie (la conscience) est éveillée à la vie éternelle par la force de l'amour, par le feu de la force sexuelle, par le baiser du prince, par le contact de l'esprit.


http://www.webnietzsche.fr/sexe.htm
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Juliette

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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mar 26 Fév 2008, 14:27

Merci Balzac par ce texte de rendre le sexe à sa juste place.

Juliette
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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mer 27 Fév 2008, 09:06

Voici quelques années que je re-cherche à mettre des mots sur mes "perceptions oniriques"...sur des symboles,des sons ,des odeurs...qui m ont conduite imanquablement à certains textes que j ai mis du temps à apprivoiser...Lilith est probablement "l hotesse" la plus difficile que j ai eu à accueillir.

je vous partage un dossier que je lis et relis depuis plus d un an afin d en saisir toute la "nature" et la "profondeur" qui me caractérise et qui fait dire à certains que certaines femmes sont "insondables"!



La Shekhina... Voilà un terme utilisé par les kabbalistes qui est souvent très mal compris des occulteux contemporains. Il nous semblait donc utile de rassembler certains matériaux qui pourront, si le Saint béni soit-Il le permet, éclairer les cherchants actuels sur l'intime relation que renferme ce mot. Nous sommes ici en contact avec la chaude féminité de l'Eternel, nous entendons les chants de la Sulamite sous son pommier, nous regardons avec frayeur notre Lilith s'avancer du Désert, Noire et Belle comme de toute Eternité... Nous participons aux Noces Royales, ces Noces d'Or - voire d'Our - si éloignées des vulgaires hiérogamies partouziques et des illusions données par le plaisir-foudre des masturbations éroto-intellectuelles.
Citation :
"Sans doute le kabbaliste commence son ascension vers la Lumière à partir de l'amour des hommes, pour ensuite s'ouvrir à un amour plus vaste, universel, qui n'est pas oubli de l'amour pour un individu, mais sa plénitude".

M-A Ouaknin



Suivez-nous un instant dans ce Plaisir de la découverte... Dans la découverte du Plaisir...

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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mer 27 Fév 2008, 13:56

Citation :
Dionysos est le dieu deux fois né, fils de Sémélé déesse-mère fécondée et foudroyée à la fois par l'éclair de Zeus, et né de la cuisse de son père où il a achevé sa maturation.

Ca rappelle beaucoup l'hippocampe qui grandit dans le ventre de son père ... (cf topic 'la pression reptilienne).

Tout comment Jésus, un autre enfant divin, Dionysos a été représenté monté sur un âne.
Peut-être que le repas de la Cène était dyonisiaque, avec chant, musique, amour, ivresses (chakras du bas), avec le lendemain la montée au Golgotha (mont du crâne, chakra coronal)....

Dionysos était suivi des Ménades (femmes hystériques) et des Satires, il avait donc maitrisé les deux refoulements féminins et masculins. Il put donc s'unir à Ariane, et lui offrir une couronne d'or.
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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Ven 29 Fév 2008, 21:50

Bonjour à tous,


Merci Ambre de poursuivre sur le topic sur Lilith et à vous tous !

144000



Petit détour dans le mythe de Lilith sur Ariane et Dionysos...

Plus exactement, Didiera

(http://joffrey111.ifrance.com/mgdionysos.htm)

Citation :
Citation
La princesse Sémélé, amante de Zeus, était enceinte. Mais Héra, femme légitime du roi des dieux, prépara sa vengeance. Elle incita Sémélé à demander à Zeus de se montrer dans toute sa gloire. Or, il avait promis sur le Styx, imprudemment, de satisfaire un souhait de la future mère. Il ne pouvait être parjure et lui apparaissant en pleine lumière, il la foudroya. Cependant Zeus plaça le fœtus dans sa cuisse jusqu'à ce qu'il soit prêt à naître. Puis, il confia l'enfant à des Nymphes, après l'avoir transformé en chevreau pour le soustraire à la vue d'Héra.

D'après le mythe orphique, Dionysos-Zagreus est le fils de Zeus et de Perséphone. Héra, jalouse, ne désarma pas. Une fois Dionysos né, elle délégua les Titans pour en finir avec lui. Ils le découpèrent en morceaux et le firent dans un chaudron. Mais Hermès transforma l'enfant en un chevreau et le confia aux Nymphes de Nysa. Une vigne dissimula leur grotte et le jeune dieu se nourrit de ce suc. (...)


Ce qui laisse à penser à la surpuissance masculine à maîtriser pour ne pas foudroyer la Féminité...


Citation :
Citation
Dionysos était suivi des Ménades (femmes hystériques) et des Satires, il avait donc maitrisé les deux refoulements féminins et masculins. Il put donc s'unir à Ariane, et lui offrir une couronne d'or.

Bien vu Didiera!



(The cosmic egg d' Amos Edward, pseudo Armawolf sur deviant art)


Didiera, toi qui semble aimer les jeux de tarots as-tu connaissance des ces deux sites?


La carte de l’étoile et le mythe d’Ariane
http://membres.multimania.fr/tarotmarseille/arcanescad/arcanes.htm
http://membres.multimania.fr/tarotmarseille/arcanescad/17etoimythe.htm
La carte du chariot et le mythe de Dionysos
http://membres.multimania.fr/tarotmarseille/arcanescad/07charcad.htm

et

Le tarot de Dionysos (auteur en attente d’éditeur)
http://www.bacchos.org/index.html
http://www.bacchos.org/tarothtm/index.html



A tous

:753:
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AMBRE

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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Sam 01 Mar 2008, 10:33

Wahou Julia,très beaux partages et l image proposée est sublime!!!!!!!!

merci!
:bisouxxx:
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MessageSujet: Les couleurs de Marie et Marie-Madeleine   Mer 21 Mai 2008, 11:25

Les couleurs de Marie et de Marie-Madeleine

L’art chrétien commença à passer dans le domaine public à partir de l’Edit de Milan en 313, quand l’empereur Constantin proclama la nouvelle religion d’Etat de Rome.
Le portrait le plus ancien de Marie-Madeleine que l’on connaisse, est antérieur, il date d’environ 240.
Elle apparaît dans une peinture murale colorée, représentant son arrivée au tombeau ; elle fut découverte en 1929 à Dura-Europos, sur l’Euphrate, en Syrie…..

Par la suite, le principal problème dans tout cela était celui de l’identité personnelle de Marie, mère de Jésus, dans les représentations de femmes en groupe, au pied de la croix ou au tombeau. Des règles de codes chromatiques furent par conséquent introduites, de sorte que Marie et Marie Madeleine puissent être distinguées l’une de l’autre.

La tête de Marie, mère de Jésus décida-t-on, devait être voilée, et ses bras devaient être toujours couverts. Quand l’Inquisition battit son plein, il ne fut pas permis de montrer les pieds ou les seins de Marie. Elle pouvait porter une tunique juste au corps, tant qu’elle n’était pas trop apparente, et un peu d’or pour signifier son statut « réginal », mai son habit extérieur devait être bleu, de la couleur du ciel.

Certaines peinture anciennes représentent Marie dans une robe rouge, mais cela fut expressément interdit, parce que c’était la couleur des cardinaux, et une prérogative ecclésiastique masculine.
On considérait que c’était péché, et hérésie, qu’une femme portât un vêtement extérieur rouge.

Marie pouvait porter le blanc de la pureté seulement pour son Immaculée Conception et son Assomption, et du violet ou du gris pour la Crucifixion et la mise au tombeau. Mais sa couleur prédominante était le bleu outremer au début, puis bleu roi, et plus récemment dans des teintes pâles.
A partir de 1649, l’Inquisition établit que Marie devait êtrereprésentée en bleu et blanc.

Il y eut une couleur qui ne fut pas permise à Marie à aucun égard ; le vert.
Elle avait de fortes implications païennes, et était considérée comme la couleur de la nature, alors que Marie était au-dessus de la nature.
Le vert dénote aussi la fécondité sexuelle, tout comme le rouge sur une femme indiquait luxure et débauche, pour être la couleur des hiérodulai, les femmes vêtues d’écarlate.
Le vert fut ainsi, du point de vue ecclésiastique, rétrogradé comme couleur de l’état terrestre, alors que le bleu marquait l’état céleste.

Ainsi le rouge et le vert devinrent les couleurs attribuées à Marie-Madeleine, qui eut aussi le droit de porter de l’or. Pour Marie, la mère, l’or représentait le rang « réginal », tandis que pour Marie-Madeleine, il était emblématique de l’avarice.

En général, les couleurs qui permettaient de distinguer les deux femmes l’une de l’autre, étaient une prédominance de bleu, de violet et de gris pour Marie la mère, Et une prédominance de vert, de rouge et d’or pour Marie-Madeleine. Elle devinrent tout à fait distinguables l’une de l’autre.

Les Trois Marie au Sépulcre Vide, dans le tableau de Giovanni Battista Gauli ( 1685), fournit un exemple de l’attribution des couleurs.
Les couleurs attribuées à Madeleine furent utilisées pour l’art relatif au Graal, tel le tableau le Saint Graal, de Dante Gabriel Rossetti. Alors que la fécondité de la lignée de Jésus devait être clandestinement indiquée au moyen d’une iconographie subtile. La grappe de raisins introduite par David dans son repos pendant la fuite en Egypte, en est un bon exemple……

Source: La descendance de Marie-Madeleine - Laurence Gradner
..
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MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Jeu 22 Mai 2008, 09:41


Les trois perles de Domérat


Charlie va croiser, au travers d'un mail de spam, une douzaine de personnes. Parmi elles, trois femmes dont les destins sont mystérieusement liés. La première, Salomé, est une métisse solaire et belle, qui descend du viol d'une aïeule lointaine déportée comme esclave à la Nouvelle Orléans. La seconde, Gabrielle, est une adolescente de 17 ans issue d'une longue lignée de sorcières à l'histoire tumultueuse et cruelle. La troisième, Nora, est une jeune femme extravertie et pleine de vie dont le côté obscur va se révéler dramatique. Par dessus toute l'intrigue plane l'ombre de Lilith, la première femme créée par Dieu avant Eve, l'insoumise, l'ancêtre de toutes les femmes libres.

Télécharger ce roman en format pdf.

L'histoire se situe principalement de nos jours. Charlie va croiser, au travers d'un mail de spam, une douzaine de personnes. Parmi elles, trois femmes dont les destins sont mystérieusement liés. La première, Salomé, est une métisse solaire et belle, qui descend du viol d'une aïeule lointaine déportée comme esclave à la Nouvelle Orléans. La seconde, Gabrielle, est une adolescente de 17 ans issue d'une longue lignée de sorcières à l'histoire tumultueuse et cruelle. La troisième, Nora, est une jeune femme extravertie et pleine de vie dont le côté obscur va se révéler dramatique. Par dessus toute l'intrigue plane l'ombre de Lilith, la première femme créée par Dieu avant Ève, l'insoumise, l'ancêtre de toutes les femmes libres.
De nombreux éléments de l’intrigue s’appuient sur des faits historiques. Le petit village de
Cusset, dans l’Allier, a vraiment connu deux sorcières qui s’appelaient la Filastre et la Pagnat. Marie Filastre a été recrutée par Madame de Montespan pour empoisonner sa rivale, Mademoiselle de Fontanges, la nouvelle jeune favorite du roi Louis XIV. Elle a été arrêtée avant d’y parvenir, puis torturée et brûlée vive comme sorcière en 1682. L’anecdote concernant la participation de Madame de Montespan à des messes noires avec sacrifices humains est authentique. Madame de Montespan ne fut jamais inquiétée. Gabrielle Douay, épouse d’un fermier nommé Pagnat au début du XIXe siècle, vendait ses philtres aussi peu magiques qu’efficaces entre Cusset, Arfeuilles et Magnet. Un jour, des clients mécontents ont porté plainte et elle a été condamné pour escroquerie à 18 mois de prison. Leur lien de filiation et le reste de leur histoire dans « Les Trois Perles de Domérat » sont par contre imaginaires.
Certains passages du récit décrivent des aspects extrêmes liés à la
sorcellerie, ses pratiques, ses débordements sexuels et sa répression, en particulier les tortures couramment pratiquées pendant des siècles par l’Inquisition et ses zélateurs. La lecture d'ouvrages d'historiens comme par exemple "La Sorcière" de Jules Michelet, montre que la réalité de l'époque était souvent pire.
Lilith n’apparaît qu’une seule fois dans la Bible mais est abondamment décrite dans la Kabbale, en particulier dans le Sefer Ha Zohar (Livre de la Splendeur). Le prologue du roman s’inspire d’un écrit hébreu du Xe siècle, nommé l’Alphabet de Yeshoua Ben Sira. Il peut aisément être trouvé sur le web. En voici le début :
Dieu créa Adam et vit qu’il était seul. Il dit : "Il n’est pas bon pour un homme d’être seul". Alors, Il créa une femme, à partir de la terre comme Adam et Il l’appela Lilith. Adam et Lilith se querellèrent. Il lui dit : "Je ne me coucherai pas sous toi, mais seulement au-dessus de toi. Tu es faite pour être dessous, parce que je te suis supérieur". Lilith répondit : "Je ne me coucherai pas sous toi mais sur toi. Nous sommes égaux, nous avons été créés de la même terre". Aucun des deux ne voulut céder. Quand Lilith le vit, elle prononça le Nom Ineffable et partit dans les airs.
Lilith est la première femme qu’ait connu Adam, avant Ève. Elle représente la puissance sexuelle sous toutes ses formes et surtout, dans tous ses excès. Elle est la reine des succubes, ces démons féminins entièrement liés au sexe. Après avoir quitté le Jardin d’Eden, Lilith a vécu avec Samaël, prince des démons, dont l’exploit le plus connu est d’être venu tenter Ève sous la forme d’un serpent. Les rites et incantations à Lilith qui figurent dans le récit sont tous authentiques, à quelques adaptations de détail près. Leila, la nuit en arabe, est un des surnoms de Lilith, aussi appelée la Lune Noire. Enfin, sur un autre registre, Lilith a été prise comme emblème par plusieurs mouvements féministes parce qu’elle est la première femme insoumise, libre et égale à l’homme.
Pan, également cité, est un dieu de la mythologie grecque très particulier. Il est laid et méchant, mais cela ne l’empêche pas d’avoir de très nombreuses aventures sexuelles avec des partenaires des deux sexes, nymphes et faunes. Il est pour les humains une divinité terrifiante, tout comme Lilith. Bien des livres – et des milliers de sites web – ont été consacrés à Lilith et à Pan, comme par exemple « Lilith ou la mère obscure » de Jacques Bril et « Le Grand Dieu Pan » d’Arthur Machen.

http://www.anna-galore.com/index.html
http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/
Anna Galore est le pseudonyme d'un auteur français dont l'identité réelle est incertaine. Elle est apparue initialement sur un site web portant son nom, où elle propose le téléchargement gratuit de ses romans. Elle présente donc la double particularité, plutôt rare, de ne pas chercher de gloire personnelle (son vrai nom est inconnu) ni de promotion commerciale (ses manuscrits sont gratuits). De nombreux blogs et forums de discussion littéraires se sont mis à en parler, y compris avec sa participation active.
Les romans mis en ligne sur le site web de l’auteur constituent deux trilogies. La première est intitulée "L'éternel amoureux errant". Elle est formée de trois volumes dont le fil conducteur est la vie amoureuse d'un homme nommé Charlie.





  • "Les Trois Perles de Domérat" est un récit basé sur les tourments du corps,
  • "Là où tu es" parle de ceux du cœur,
  • "Le Miroir Noir" s'intéresse à ceux de l'âme, en revenant sur le parcours des principaux personnages des deux premiers tomes.


La seconde se nomme "Reflets inachevés" et s'appuie sur le thème des échos, des résonances, des reflets entre des évènements qui semblent indépendants mais qui se répondent à travers le temps et l'espace. Ses volets sont:





  • La crypte au palimpseste
  • Le drap de soie du temps
  • La femme primordiale


Les romans d'Anna Galore sont diffusés dans 108 pays différents, dont la liste figure sur le site web de l'auteur.
La courte biographie qui suit est celle qu’Anna Galore fait figurer dans ses livres. Anna Galore est née en 1962 à
Cilaos (Réunion), d’un père italien et d’une mère française. Son père l’a initiée très jeune à la plongée sous-marine, qu’elle pratique toujours régulièrement. Sa famille et elle déménagent à Toulouse lorsqu’elle a 12 ans. Elle y fait le reste de ses études et y croise la route de lamas tibétains, une rencontre déterminante dans sa vie. Pianiste confirmée, elle s’est produite pendant une quinzaine d’années dans divers groupes amateurs du sud de la France. Elle est passionnée de voyages, de cinéma, de photo, de musique et de littérature contemporaine. Elle vit actuellement près de Marseille.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Anna_Galore
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