ANTAHKARANA

Gnose et Spiritualité
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Dim 14 Sep 2008, 19:48

Bonsoir,
Merci Ambre

Celle que j'aime m'inspire au delà de ma volonté, voire même au delà de mon choix....
De tout coeur, ce partage/rappel en cadeau issu de l'amour et du Sacré.
Merci aux "signes" du destin...
Revenir en haut Aller en bas
kalinda



Féminin
Sagittaire Dragon
Nombre de messages : 77
Date de naissance : 14/12/1964
Age : 52
Localisation : quebec canada
Date d'inscription : 15/11/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Lun 15 Sep 2008, 03:27

merci pour tout ces partages
Revenir en haut Aller en bas
yllen



Féminin
Bélier Chat
Nombre de messages : 12
Date de naissance : 10/04/1963
Age : 54
Localisation : france
Date d'inscription : 25/06/2008

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Ven 19 Sep 2008, 11:53

Ah !!!.........enfin un texte qui rejoint ma vision du trantrisme.
Et en plus, écrit par un homme !....... :76:

La sexualité tantrique est souvent auréolée de tas de techniques, visualisations et rituels, qui détournent ( parfois ) de son essence-même au profit d'une conceptualisation, et de l'idée d'atteindre un but ( l'illumination, la réalisation de l'unité en soi etc...).

Citation :
Dans le cadre de
la sexualité, la rencontre entre l’homme et la femme ne devrait avoir
qu’une seule motivation. Fondamentalement, l’homme devrait demander à
la femme de se révéler à lui en tant que Femme, et la femme devrait
demander à l’homme de se révéler à elle en tant qu’Homme.
Ici, j'ajouterais : la femme se rencontre aussi elle-même à travers la relation sexuelle et l'homme se rencontre lui-même.
Ainsi, l'homme se révèle à lui-même en acceptant de se révéler à la femme, en acceptant d'être.Et il en est de même pour la femme.

Par contre, je ne rejoins pas Lee Lozowick dans cet article au sujet de :

Citation :
Vous pouvez me croire sur parole.
Croire n'apporte pas grand-chose, c'est l'expérience qui amène vers la connaissance.

chantdelaube , ton poème est magnifique. :64:
Revenir en haut Aller en bas
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5647
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mer 05 Nov 2008, 17:50


un autre texte de John Lash
sur
La Vengeresse Gnostique
extrait


Ceux qui étaient les témoins de la scène à Jérusalem vers l'an 35 ne savaient pas si les femmes, aux portes de la ville, pleuraient pour le Jésus crucifié ou pour Dumuzi, le tendre pastouriau Sumérien dont l'amante était la déesse sensuelle, Inanna. Aujourd'hui, face à la possibilité d'un renouveau Gnostique, nous savons qu'Inanna et Dumuzi, la déesse et le roi-berger, se reflètent chez Madeleine et Jésus et nous savons que leur relation n'a rien à voir avec l'auto-déification ou le bricolage d'une forme meilleure de Christianisme ou la réinstitution de la dynastie Mérovingienne en Europe. Ce qui définit ce couple, c'est l'érotisme Païen, les rites hédoniques de la passion humaine et le sacramentalisme Gnostique. Dans leur union, tout comme dans leur enseignement, ils célèbrent le corps divin de Gaïa-Sophia dans lequel l'humanité trouve son plaisir et sa régénération.
Comme de nombreuses peintures supposées dépeindre la Vierge Marie, la “Madonne du Vêtement Sacré” de C. B. Chambers (environ 1890) présente un personnage à la “Madeleine” dans une attitude de gentillesse et de bienvenue, donnant un aperçu de ce à quoi pouvait ressembler une initiée Païenne.



Celle qui Oint


La première étape pour promouvoir un renouveau durable et authentique de la Gnose, à notre époque, serait de reconnaître ce qui est original dans les enseignements Gnostiques des Mystères et de se réfréner de procéder à des co-optations destinées à produire une version “nouvelle et améliorée” des croyances Chrétiennes. Madeleine pourrait être le facteur-clé de ce renouveau mais, à ce jour, elle contribue à générer beaucoup de distorsion. Le problème avec l'occultisme bon marché de Baigent et d'autres, et aussi de Dan Brown, c'est qu'il fait de Madeleine l'instrument d'un scénario patriarcal altéré plutôt que d'un scénario anti-patriarcal. Le Prieuré de Sion, la soit-disant société secrète, qui est dite avoir préservé la vérité au sujet du rôle de Madeleine dans la vie de Jésus, est la courroie de transmission d'une cabale monarchiste dont le but est de restaurer la lignée de sang de Jésus en Europe. Vrai ou non, réel ou non, cette arnaque est on ne peut plus patriarcale.

Même si le Prieuré n'existe pas, le message est clair: la valeur de Madeleine réside dans son rôle biologique de coupe du “sang sacré” de Jésus, le sangraal. Derrière cette fantaisie se cache la mentalité crypto-fasciste qui imprègne presque toutes les formes de l'ésotérisme moderne. Si Jésus était divin, la lignée de sang dont il est l'origine est unique sur terre. S'il était un homme mortel, la lignée de sang conserve toutes ses prérogatives pour un statut royal car le “Roi des Rois” devrait, à juste titre, être le géniteur des rois qui gouvernent ce monde. De telles voies ne font que nous rendre de nouveau la proie des combines pernicieuses des théocrates.


Néanmoins, le Da Vinci Code a profondément influencé de nombreuses personnes de par la manière dont il réintroduit le Divin Féminin dans la vie religieuse. Cette perspective du roman se rapproche du profil Gnostique de Marie Madeleine comme une instructrice de l'Humanité Authentique, PITELEIOUS RHOME, et la compagne intime de Jésus qu'elle oint. Au mieux, il projette l'attention, au-delà du cadre du contexte des Evangiles, sur la puissance exceptionnelle de Madeleine en tant que figure numineuse dans l'imagination humaine.

Comme nous l'avons souligné ci-dessus, le Christos, l'équivalent Grec du mashiash Hébraïque, signifie “l'oint”. A l'origine, c'était un titre honorifique conféré aux rois sacrés de la Mésopotamie. Il n'était empreint d'aucune connotation divine et il en est encore ainsi, de nos jours, pour les Juifs dévots. En tant que titre d'affiliation plutôt que de divinisation, il désigne un homme qui est porteur de l'autorité du Dieu Paternel. La théocratie est un système de domination “pur mâle”, l'essence du programme patriarcal. Le patriarcat est une affaire d'hommes qui consacrent les hommes, ou en termes bureaucratiques, des hommes qui mandatent des hommes. Les Mages Zoroastriens, qui consacraient les anciens rois au Proche Orient, jouissaient d'une position d'autorité et de contrôle sur les hommes qu'ils consacraient. Les prêtres astucieux flattaient l'ego des théocrates, en les traitant comme s'ils étaient divins, de descendance divine. La prétention à la divinité va comme un gant au programme crypto-fasciste: Constantin reconnut cela clairement lorsqu'il insista sur la divinité du Christ afin qu'il pût revendiquer une autorité supra-humaine pour l'Empire Romain. Le fait qu'il n'en vint pas à se proclamer lui-même divin, comme le firent ultérieurement d'autres empereurs Romains, donne la mesure de sa finesse politique. La proclamation de sa divinité, en tant qu'homme, aurait pu être remise en question. Mais il agit de telle sorte que personne ne pouvait remettre en question la divinité du personnage supra-humain, Jésus Christ, sous peine de mort.

Dans les temps pré-patriarcaux, l'onction, la consécration, était un rituel sexuel-hédonique, le hieros gamos (mariage sacré) de la Déesse, qui était représentée par une prêtresse, avec l'homme prétendant au trône. Tel un aimant puissant, la figure de Madeleine attire notre attention vers ce rite oublié et la femme qui conférait le pouvoir en le réalisant.

Pour les Gnostiques des Mystères, la figure humaine de Marie Madeleine possédait une contrepartie mythique: la Déesse Sophia, la partenaire de Christos dans le Plérome. L'Evangile de Philippe décrit ce sacrement érotique dans le nymphion (la chambre nuptiale) où les initiés reproduisaient rituellement l'accouplement divin qui engendra l'Anthropos, la matrice lumineuse de l'humanité. Le mythe est répété dans le rituel sexuel, les deux genres sont réconciliés dans le nymphion et les célébrants émergent avec un sens de l'humanité régénéré et intensifié. L'Evangile de Philippe (73.5) affirme que “ceux qui ne reçoivent pas la résurrection lorsqu'ils sont encore en vie, lorsqu'ils mourront, ils ne recevront rien”.

Pour les Gnostiques, la résurrection était une régénération sexuelle et vitale, ici et maintenant, dans la chair vivante. Madeleine est traditionnellement dépeinte avec une urne, la coupe de l'onction. Tous les faits concordent pour indiquer que cette femme aurait été perçue par ses compagnons et compagnes Gnostiques comme une courtisane chargée de l'onction rituelle et de l'instruction dans les mystères du nymphion - une “prostituée sacrée” pour employer l'expression peu élégante qui prévaut dans le raz de marée d'ouvrages écrits à son sujet. Récemment, personne ne semble avoir aussi bien perçu l'indignité de cette image que Marjorie M. Malvern dont l'ouvrage Venus in Sackcloth fut écrit presque trente années avant l'hystérie actuelle dont elle est l'objet. Malvern montre que “la connexion de la Madeleine avec une déesse d'amour... est indubitable et toujours vivante” dans la littérature et l'art Européens de la période classique. “La transcendance de la peur de la mort au travers de la célébration du “mystère” de l'amour sexuel et de la vie sur Terre” est la signature de l'amante, celle qui ravive l'image de la Grande Déesse dans l'imagination collective.



La Vengeresse Gnostique


Dans la perspective des Mystères Païens, le rôle de Madeleine, dans la vie de Jésus, était d'oindre l'oint mais l'homme mortel n'était pas divinisé par ce rituel. Cela démontrait, plutôt, qu'il était reconnu par une représentante de la Déesse Sophia pour être un instructeur de “l'humain à l'intérieur”. Considérez cette notion en contraste avec la proclamation par Paul dans Hébreux 6:20 selon laquelle “même Jésus devint un grand prêtre dans l'ordre de Melchisédech”. Cette révélation étonnante alarma les Zaddikim qui furent les témoins du déballage au grand public, par Paul, de leurs doctrines secrètes. Cela mit en garde aussi, sans doute, les observateurs Gnostiques contre les prétentions ultimes de la secte Zaddikite de la Mer Morte, un groupe dont les visions sexistes et génophobiques étaient diamétralement opposées à l'humanisme sexuellement harmonieux de la Gnose.

Des Gnostiques tels que Jésus et Madeleine n'avaient pas de pratiques religieuses qui soient réalisées au grand jour. Ils n'entraient pas en politique pour transformer le monde ou pour accomplir des réformes sociales mais, au sein de leur travail dans les Mystères, ils faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour soutenir des gens qui bâtiraient une société qui n'avait pas besoin d'être réformée parce qu'elle était assez saine en termes de l'intégrité morale de ses membres. En tant que telestai, Jésus et Madeleine, auraient consacré leur vie à harmoniser la relation entre la culture et la nature et, très certainement, à garder les distances les plus grandes entre les politiques théocratiques (le seul type de politique qui compte sur cette planète) et l'espace dans lequel ils instruisaient leurs compagnons humains à la co-évolution. Comme de nombreux autres gardiens des Mystères, ils réussirent à accomplir tout cela, au Proche Orient et en Europe, pendant six millénaires, dont les quatre derniers millénaires avaient vu le patriarcat s'établir déjà fermement.

On ne peut pas en dire autant des individus qui sont amourachés, jusqu'à la moelle, de leur propre divinité.

La présence de Marie Madeleine dans l'histoire de Jésus réduit à néant les prétentions de déification et dégonfle les présomptions patriarcales d'un Dieu à portée de main. Cela affaiblit également, plutôt que de le renforcer, le programme crypto-fasciste associé à la fantaisie de “sang sacré, sacré graal”. Madeleine est un défi vivant à la prise de pouvoir patriarcale qui relégua l'union sacrée, aux oubliettes de l'histoire, au bénéfice du club messianique pur-mâle et de la production d'héritiers royaux. Elle est celui qui oint virginalement, sans conception.

Elle est la Vengeresse Gnostique.

John Lash

Traduction de Dominique Guillet.
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
Karen

avatar

Féminin
Bélier Buffle
Nombre de messages : 288
Date de naissance : 22/03/1949
Age : 68
Localisation : Isère France
Date d'inscription : 01/06/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Jeu 06 Nov 2008, 14:28

Merci Ambre,

Jolie synchronicité avec le livre que je lis actuellement :






Résumé
"À travers ce livre, c'est ce sublime chemin qu'elle choisit de partager avec vous, afin que chacun y puise les clefs qui le mèneront vers les portes de la Vraie Vie.
Voici le récit personnel de Marie Madeleine. Il porte sur sa relation tantrique avec Yeshua ben Joseph, connu aujourd'hui sous le nom de Jésus-Christ. C'est l'histoire d'un amour si fort qu'il a survécu à 2 000 ans de mensonges pour être enfin raconté " à l'aube de la fin des temps ". Initiée de haut rang du temple d'Isis, Marie Madeleine était le Saint-Graal, la coupe qui porta le sang du Christ. Et le " soleil " prophétisé depuis longtemps qui devait naître d'elle était une fille baptisée Sar'h.
Marie Madeleine a personnellement fourni les informations contenues dans ce manuscrit, et ses enseignements ont été reproduits mot pour mot, comme elle les a transmis. On y décrit le processus alchimique que Yeshua et elle ont mis en pratique. C'est d'ailleurs cette alchimie qui prépara Yeshua à poursuivre sa vie après la mort afin de réaliser sa destinée et de tracer une voie de lumière depuis les royaumes de la mort, une voie que chacun de nous peut suivre.
À la requête d'Isis, voici son histoire, laquelle dévoile quelques-uns des secrets les plus ésotériques des temples. À ce texte remarquable, Tom Kenyon a ajouté une comparaison avec les principaux courants d'alchimie interne, ainsi qu'un survol détaillé de la haute alchimie égyptienne et une clarification des alchimies d'Horus.


À la requête de Marie Madeleine, Judi Sion raconte " l'histoire d'une femme ", cette histoire commune à toutes."

http://www.decitre.fr/livres/Le-manuscrit-de-Marie-Madeleine.aspx/9782896260416


Karen
Revenir en haut Aller en bas
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5647
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mer 22 Juil 2009, 21:06

Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?

[ Aller à la page: 1, 2]

pour un ami de passage ce week end qui se reconnaitra!
[/b]

Avec toute mon amitié en ce jour de la Fête de notre amie "La Magdaléenne"!





http://www.marie-madeleine.com/saintebaume.html
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5647
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Sam 25 Juil 2009, 20:27

MARIE MADELEINE sujet proposé par Curtis




Dans le "manuscrit de Marie Madeleine" channelé par Tom Kenyon, il est dit que Madeleine (ou Magdala) était un titre spirituel.
A la question "Est-ce que Madeleine est un titre ?", il est répondu :
"C'était un titre de reconnaissance spirituelle. Il y a un ordre de Madeleine. C'est un ordre ésotérique"
(p 323 du "manuscrit de Marie Madeleine paru aux éditions Ariane)
Voilà pourquoi Marie Madeleine est aussi connu comme Marie de Magdala.
"De Magdala" est un titre et logiquement le nom évangélique devrait être "Marie de Madeleine" plutôt que "Marie-Madeleine"
On peut se poser la question : que signifie le terme Magdala, d'où découle le mot Madeleine ? Avant de faire la décomposition du mot en sumérien, voyons ce que dit Anton Parks dans son dernier livre "Le testament de la Vierge" :
..."la maîtresse du Messie Jésus est dénommée en hébreu "Miriam de Migdal", traduit par "Marie-Madeleine". Magdala ou Migdal est une ville de Galilée située sur la rive occidentale du lac de Tibériade. Le mot hébreu Migdal veut dire "tour" et "étage" ou "lit surélevé". Ce qui nous renvoie donc à Nephtys avec sa tour surmontée sur la tête. "Miriam de Migdal" ("Marie-Madeleine") est donc très clairement "Marie de la tour". Cette analogie aurait pu se terminer ici, sauf que le terme "tour" se dit Miktal en égyptien..."
(p 140 du "Testament de la Vierge")

Nephtys, jumelle d'Isis et gardienne du corps d'Osiris
Officiellement, la couronne que Nephtys porte sur la tête est le hiéroglyphe signifiant "maison". Et Nephtys signifie "maîtresse de la maison".
Pour Anton Parks, ce que Nephtys porte sur la tête est une tour surmontée d'une coupe. Pour lui, la déesse Nephtys a très bien pu porter l'épithète Meri-Miktal, "Marie de la tour". Il tend là à démontrer que la Marie Madeleine des évangiles, ou tout du moins son histoire, serait simplement un "copier-coller" de celle de Nephtys. Beaucoup de similitudes existent en effet entre les deux femmes : elles sont toutes deux considérées comme prostituées et maîtresses du Messie.
Je pense que l'analogie peut s'expliquer d'une autre manière, très simple si l'on prend en compte ce qui est dit dans le livre de Tom Kenyon cité plus haut. Si l'on considère "Magdala" ou "Miktal" comme un titre alors tout devient logique : Nephtys et Marie Madeleine ont porté le même titre spirituel, elles étaient des prêtresses assumant les même fonctions. Comme les traditions hébraïques découlent de celle d'Egypte et de Sumer, il est logique que des titres de la tradition égyptienne se retrouve dissimulés dans les évangiles (cf décomposition du mot "Marie", découlant de "Meri", signifiant Mère)
Cette parenté entre le monde de la chrétienté et celui de l'ancienne Egypte est très bien décrite dans "La clé d'Hiram" de Christopher Knight et Robert Lomas.
Aussi, si l'on se réfère encore au "Manuscrit de Marie Madeleine" de Tom Kenyon, il apparait évident que "Marie Madeleine" assumait des fonctions sacerdotales similaires à celle de son ancêtre égyptienne Nephtys (déesse Inanna chez les sumériens) car elle était une digne héritière du culte d'Isis :
..."Lorsque j'ai eu douze ans, on m'a envoyé étudier dans une communauté secrète d'initiés protégés par Isis. J'ai reçu les enseignements secrets de l'Egypte, les alchimies d'Horus et la magie sexuelle du culte d'Isis. Lorsque j'ai rencontré celui que vous appelé Yeshua, j'avais reçu toutes les initiations. Je m'étais préparée à faire sa rencontre au puits.
Les Evangiles font de moi une prostituée, car tous les initiés de mon ordre portaient un bracelet en or représentant un serpent; cela signifiait que nous pratiquions la magie sexuelle, par conséquent, aux yeux des Hébreux nous étions des prostituées"...

(p 15 du "manuscrit de Marie Madeleine" de Tom Kenyon)
On peut alors se demander qu'elle est cette ordre, ce titre "de magdala" qui semble être celui de prêtresse maîtrisant la sexualité sacrée. Pour nous aider à éclaircir ce mystère, décomposons le terme égyptien Miktal(a) à l'aide du syllabaire sumérien :
mí : femme, femelle, féminin
mi : nuit, noire, sombre

ig : porte, entrée
ég, ék, íg, e : levée de terre, digue, fossé d'irrigation, arroser
igi : oeil, yeux, face, devant, en face de, regarder

ta : nature, caractère, vers, de, pour, au moyen de
taka4, tak4, tag4, ta6 : quitter, ouvrir, laisser ouvert

la : abondance, luxuriance, santé, joie, bonheur, désir
mi - ig - ta -la = "la porte noire de l'abondance", "la sombre entrée vers l'abondance", "la sombre entrée désirée"
mi - igi - ta - la = "la femme en face de l'abondance", "la femme qui regarde vers l'abondance"
mí - íg - ta - la = "le féminin arrose la nature luxuriante"
mí - ig - ta -la = "la femme à l'entrée de la joie", "la femme est une porte laissée ouverte à l'abondance", "la femme, une porte vers la luxuriance"
Ces définitions parlent d'elles-même, elles font l'éloge du sexe féminin (sous les termes poétiques de "porte noire" ou "sombre entrée"), et du féminin comme porteur d'abondance et de joie.
On voit là le lien entre la fonction de "prostituée" sacrée et le nom de l'ordre encadrant cette fonction.
Si l'on interprète la représentation de Nephtys à la lumière de cette décomposition en sumérien, on peut se dire que ce qu'elle a sur la tête pourrait bien figurer une porte surmontée d'un vase. La porte symbolisant l'entrée, le vase symbolisant le réceptacle de l'abondance. Le rébus donne alors la définition originelle : "l'entrée vers l'abondance" !
En cherchant des représentations d'Inanna, la contrepartie sumérienne de la déesse égyptienne Nephtys, j'ai trouvé une image répondant en écho aux définitions donnés par la décomposition du terme Miktal/Migdal :

http://sculptors.net.au/sculptors/inanna.htm
Vous remarquerez son faciès reptilien... Cette représentation est très rare mais pas très étonnante puisque la physionomie de la déesse Inanna était à l'origine de type reptilien, tout comme ses congénères Sa'am/Osiris et Se'et/Isis. Cette représentation vue de profil est en tout point semblable aux dessins de Sa'am et de Nammu (mère de Sa'am) qu'on peut voir dans "Le secret des étoiles sombres" ou encore sur le site du scientifique Gerry Zeitlin :

http://sculptors.net.au/sculptors/inanna.htm
A titre de comparaison, voici un dessin de Nammu (Nut, mère d'Osiris), telle que l'a vu Anton Parks par médiumnité :

http://www.zeitlin.net/EndEnchantment/Secrets.html

Vos commentaires sont les bienvenus!
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
LM



Féminin
Cancer Cochon
Nombre de messages : 59
Date de naissance : 13/07/1971
Age : 45
Localisation : Guadeloupe
Date d'inscription : 05/05/2008

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Sam 25 Juil 2009, 21:55

Bonjour!

"On voit là le lien entre la fonction de "prostituée" sacrée et le nom de l'ordre encadrant cette fonction.
Si
l'on interprète la représentation de Nephtys à la lumière de cette
décomposition en sumérien, on peut se dire que ce qu'elle a sur la tête
pourrait bien figurer une porte surmontée d'un vase. La porte
symbolisant l'entrée, le vase symbolisant le réceptacle de l'abondance.
Le rébus donne alors la définition originelle : "l'entrée vers
l'abondance" !"

Il est possible d'interpréter cela aussi de cette façon (complémentaire à mon avis) : "(Vous/Nous) Recevez(ons) l'abondance!"
La coupe est emplie par le Ciel et se vide en Nephtys (qui représente chacun de Nous).
La femme est ainsi réceptacle et distributrice volontaire et consciente du Divin.

C'est ainsi que Je ressens les choses.

Merci pour ces beaux partages.

LM

Revenir en haut Aller en bas
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5647
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Lun 23 Nov 2009, 13:26

Extrait du livre de Madeleine Scopello


"Les prostituées sont le grand espoir des hérétiques car elles sont prêtes à les accueillir..."

Femme, Gnose et Manichéisme

De l’espace mythique au territoire du réel Madeleine Scopello


sur ce site

voir aussi:
La Gnose pour tous
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5647
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Ven 29 Jan 2010, 12:28

Suite à mes recherches et à ma lecture de "La mort de Gilgamesh" Myriam Mallié "pour le Post-it: "Masculin sacré",
j ai retrouvé ce texte, très interressant:

A l’origine... la Déesse Mère. Interview de Françoise Gange.

Soleil-levant a rencontré pour vous Françoise Gange, qui depuis trente ans oeuvre à réhabiliter l’Eternel Féminin, enfoui dans nos inconscients et que l’avènement d’une ère nouvelle réveille incontestablement.

extrait


Qui est Gilgamesh ?

Gilgamesh est l’un des premiers héros qui va ensevelir la culture de la Déesse car il amène les valeurs de l’homme conquérant, c’est à dire guerrier. Son époque se situe vers -2800 avant notre ère, à l’Age du Bronze. Après cette date, le culte de la Déesse ne s’est arrêté partout , ni même à Sumer car les peuples de la Déesse ont résisté longtemps à la montée de la nouvelle idéologie dont les valeurs leur étaient incompréhensibles et inacceptables, mais cette période signe les débuts de l’ensevelissement de la Déesse. L’épopée de Gilgamesh se situe à Uruk, l’une des cités-états qui composaient le territoire de Sumer, structurée autour de la Déesse et de ses Grandes Prêtresses, cité que le héros vient conquérir avec une troupe armée, détruisant les temples, incendiant champs et habitations, soumettant les habitants par une attaque en règle qui se révèle comme étant l’une des toutes premières guerres de l’histoire. Ce qui est très important pour la compréhension de l’histoire, est qu’on s’aperçoit bien vite que chaque mythe, de Sumer (mais aussi grecs, Egyptiens, Indiens....) présentent plusieurs strates superposées. La première strate, la plus ancienne, est l’œuvre des partisans de la Déesse et selon différents indices, elle est l’œuvre des Grandes Prêtresses, qui étaient des lettrées, l’une d’elle, dont l’histoire a conservé le nom, Nisaba, est appelée « l’experte en tablettes », terme qui fait référence au support écrit des mythes : des tablettes d’argile sur lesquelles on écrivait avec un calame quand l’argile était encore humide et tendre. La deuxième strate, postérieure, est patriarcale et chante la louange des héros et des Dieux qui sont venus renverser et remplacer la Déesse. Souvent, il existe d’autres strates encore, de plus en plus patriarcales au fil des époques. Les trames patriarcales ont généralement conservé les personnages et toute la symbolique de la strate originelle, mais en lui donnant un tout autre sens, de telle façon que ce qui était magnifié dans la première strate, s’y trouve démonisé dans la deuxième : les héros et les Dieux conquérants apparaissant par exemple comme les Créateurs et les Sauveurs du monde, tandis que la Déesse, ses filles et ses fils y tiennent le rôle de démons et de monstres. C’est ainsi que Gilgamesh qui est présenté dans les strates patriarcales, comme un conquérant magnifique, brave, grand et fort, un mâle accompli au courage sans faille, a en fait une autre facette. A certains endroits de la version sumérienne (première version, la plus ancienne) du mythe, une autre vérité se fait jour : on apprend tout à coup, que « Gilgamesh est un violent et un rustre, un soudard cruel qui viole toutes les filles d’Uruk, ou encore qu’il enlève les fils à leur mère, et qu’il épuise les hommes de la ville vaincue, dans des travaux exténuants... ». On est ici en présence de deux versions opposées du même personnage : l’une a été rédigée par les alliés du héros, c’est à dire les conquérants qui ont vaincus la ville d’Uruk ,et l’autre est racontée par les « fils et les filles de la Déesse », les vaincus, qui voient en Gilgamesh un usurpateur, un pilleur et un violeur. Gilgamesh, fondateur de l’ordre patriarcal et qui inspirera directement le personnage grec d’Héraclès, est l’ancêtre de notre culture violente, tournée vers la conquête sans fin des biens matériels et la désacralisation du monde, désacralisation du féminin et de l’union d’amour entre les deux grands principes masculin et féminin... Plus tard arriveront dans une suite malheureusement « logique », la violence généralisée, le non respect des équilibres naturels, la pollution, l‘épuisement des ressources de la terre, les armes à destruction massive.. .
suite
http://www.soleil-levant.org/presse/article.php3?id_article=39


pour rappel avec le moteur de recherche du forum sur le même thème:
24 résultats trouvés pour dieu déesse féminin masculin
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5647
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mar 09 Mar 2010, 21:24

Le Féminin et l’amour de l’Autre
Marie-Madeleine, avatar d’un mythe ancestral



L’auteur cherche à éclairer le mystère du féminin en croisant les approches de la mythologie, de la psychanalyse et de l’art, en particulier à travers la figure de Marie-Madeleine, la sainte éplorée aux longs cheveux, qui est une des représentations les plus populaires du féminin dans notre mythologie occidentale.
Le féminin n’est pas réservé à la femme. Mais il a été refoulé dans nos sociétés, qui ont magnifié le pôle masculin, à la fois dans les religions monothéistes d’un dieu-Père qui a succédé à la Déesse-Mère, et dans la pensée occidentale où domine la raison scientifique, qui découpe, sépare, classe et hiérarchise.
L’autre pôle de l’être, le féminin, cherche au contraire à ne pas séparer, à établir des continuités, des liens entre les choses, les êtres, les mondes, à se relier à quelque chose d’invisible, pressenti au-delà de la réalité visible. Cela suppose de s’abstraire d’une matérialité trop présente. Le désir féminin « voit » à travers cet écran et découvre des correspondances secrètes, des continuités, des liens inédits, inattendus, qui créent du nouveau, comme la mythologie, la magie, la transe ou l’art.
Cette pensée créatrice et efficace s’est vue marginalisée dans nos sociétés, réprimée, refoulée ou méprisée dans les autres, par exemple les cultures dites primitives.
Or, la santé d’une société, comme celle d’un individu nécessite l’union des deux pôles opposés, masculin et féminin, qui sont en réalité complémentaires. Leur réconciliation est au fondement de toute vie harmonieuse comme l’avaient remarqué les Anciens, qui enseignaient dans des rites appelés Mystères, la sagesse millénaire de la Déesse-Mère conduisant à l’équilibre du corps et de l’esprit.

(éditions Odile Jacob)



Après avoir écrit un livre tout à fait remarquable sur Le besoin de danser (Odile Jacob, 2001), la psychanalyste et danse thérapeute France Schott-Billmann nous revient avec ce livre qui interroge certains phénomènes culturels qui laisseraient croire à un retour du « féminin refoulé » dans nos cultures occidentales. Prenant en compte les enjeux symboliques au plan de la psyché qu’encourt une telle hypothèse, l’exercice de l’auteure se compare avantageusement à d’autres productions qui veulent voir dans les combats entre Apollon et Dionysos ou Agôn la preuve d’un improbable passage vers une « postmodernité ». Évitant ce débat sur le label de l’époque pour ajouter aux lectures historiques et anthropologiques une lecture proprement psychanalytique, ce livre rattache la résurgence de la figure de Marie-Madeleine dans la culture actuelle à un retour du balancier suite au refoulement, par le christianisme à partir notamment du XIIe siècle, des images propres à la fonction « féminine ».
Le best seller de Dan Brown Da Vinci Code sert ici d’exemple. Si ce dernier a fait couler beaucoup d’encre, souvent sous la forme de dénonciations des abus et faussetés transmis dans la culture populaire, France Schott-Billmann approche plutôt le phénomène en questionnant cette popularité pour en faire le signe de quelque chose de sans doute plus fondamental. Ainsi le Da Vinci Code est-il présenté (avec raison) comme un récit mythique ayant pour clé le couple Marie-Madeleine/Jésus. Sans doute la vérité historique n’a-t-elle que très peu à voir avec cette effervescence culturelle qui dépasse largement ce seul livre et trouve des ramifications jusque dans les courants de néo-sorcellerie, de culte de la Déesse Mère et autres désirs de transe. La vérité mythique rend « compte de ce qui fonde de façon subjective la société et l’individu qui en est membre » (p. 23). Le mythe fait revivre une origine, ce sur quoi nous sommes construits ; il entre, du point de vue psychanalytique, en résonance avec « l’expérience originelle dont il formule les événements » (p. 24). « La vérité cachée que “révèle” le Da Vinci Code n’est pas celle d’une descendance du Christ, et son succès s’explique davantage par le sentiment populaire d’une dépossession de l’héritage spirituel refoulé symbolisé par le couple Jésus/Marie-Madeleine » (p. 268).
Pour appuyer son argumentaire, l’auteure montre les liens qui unissent ce récit de Jésus et de Marie-Madeleine aux autres figures du divin féminin dans le pourtour méditerranéen. L’auteure repasse différents corpus mythiques où l’on retrouve l’opposition fondamentale de la psychanalyse (entre visible et invisible, présence et absence, vide et plein, etc.) sous une forme sexuée dans des couples divins : la Déesse-Mère et le Taureau, Isis et Osiris en Égypte, Cybèle et Attis en Anatolie, Rhéa et Zeus en Crète, Baal et Anat en Syro-Palestine, Tammouz et Ishtar en Mésopotamie, etc. À travers la grande diversité des récits, la lecture psychanalytique permet de reconnaître des ressemblances narratives : ces histoires mettent toutes en scène « un couple brutalement séparé par la disparition, volontaire ou non, d’un personnage, dieu ou héros, qui s’absente pour un deuxième monde où il connaît des tribulations avant d’en revenir transformé (« sauvé ») et bienfaisant (« sauveur »). » (p. 93)
Le rapprochement du couple Marie-Madeleine/Jésus avec ce fond païen est convaincant dans la mesure où il rappelle que le symbolisme chrétien n’a pas été une création ex nihilo, que le monothéisme n’a pas été qu’une rupture, un arrachement aux superstitions du passé. Chesterton a écrit qu’il n’y a rien dans notre culture qui ne soit chrétien, sauf une chose, le christianisme, qui est païen. Cette manière d’appréhender le récit fait également voir, selon moi, la radicalité de la proposition christologique, qu’avait par ailleurs très bien cerné le regretté Thierry Hentsch dans Raconter et mourir : la vérité mythique se fait historique dans le christianisme, et c’est de ce court-circuit que naîtra la science moderne. Le récit de Marie-Madeleine présente quelqu’un qui a su dépasser la fusion et accepter la séparation (et donc la naissance du symbolisme), ce que n’a pas réussi la mère, Marie (qu’a justement retenue l’Église comme figure totalisante et unique de la femme), qui reste dans la fusion (p. 257). Pour passer de la Nature à la Culture et son symbolisme, il faut avoir connu l’absence. Dans la scène du tombeau vide, lorsque Jésus interpelle Marie-Madeleine avant de lui interdire de le retenir, Jésus, à la fois Même et Autre, lui dévoile que ce qu’elle désire n’est pas lui mais l’Autre (p. 262-263). Et ce désir de l’Autre, quoi qu’en disent les prêtres de l’autonomie et de la sécularisation, travaille tout autant nos cultures que celles qui nous ont enfantés dans le creuset de l’Antiquité. Il est alors effectivement plausible de comprendre la perdurance et la permanence de ces structures mythiques comme le produit d’une résonance avec les structures profondes de la psyché humaine (p. 94), ce qui ouvre à son tour sur l’hypothèse d’un rapport tout à fait singulier entre l’onto- et la phylogénèse.
article : François Gauthier,
voir aussi ""Hommes au bois dormant"
Jacqueline Kelen nous dévoile l'absence d'amour vrai qui régit les rapports hommes-femmes.

Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5647
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Lun 22 Mar 2010, 21:39







Aséta (Isis) et Horus
puis Maria (vierge noire) et enfant Jésus noir (Ashiou)
plus tard Marie (vierge blanche) et enfant jésus blanc


Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5647
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mar 30 Mar 2010, 10:52

Un film que je viens de découvrir et qui a fait couler beaucoup d encre,...beaucoup de larmes aussi!

Bande-annonce





"The Magdalene Sisters"




Les films de la dénonciation forment plus souvent de beaux portes-drapeaux que des belles images. C'est un risque lié au genre. Les mots du message l'emportent souvent sur le Cinéma, alors qu'importe l'éclairage terne, le manichéisme du scénario, pourvu qu'on ait l'ivresse de la révolte. Loin de faire la révolution, le dernier film de Peter Mullan trouble avant tout par sa calme et implacable dénonciation de l'intégrisme. Porté par une sincérité perceptible à chaque instant, il résiste à toutes les critiques. Quoiqu'on en dise, quoiqu'on en entende, le souvenir d'un drôle de mal-être après avoir vu le film reste longtemps présent.
Une cérémonie de mariage, en Irlande
La première séquence est d'une beauté troublante. Un prêtre irlandais chante une complainte en l'honneur du couple qu'il vient de marier. Les yeux fermés, presque en transe, il rythme ses paroles en frappant sur un tambourin. Sa piété, son abnégation pour Dieu ont quelque chose de touchant. Son corps, tout son être est en communion avec les mots qu'il déclare, avec l'air qu'il respire, avec l'ensemble de la paroisse qui l'écoute. La chanson est magnifique, les convives applaudissent, on ferait presque pareil. La cérémonie a quelque chose d'un rite ancestral. Tout le village, toute la famille y assiste. Les gestes sont effectués avec l'assurance et l'assentiment des générations précédentes, les mots semblent tant de fois répétés qu'ils sont épurés de leurs sens. Nous sommes au milieu du XXe siècle en Irlande et pourtant nous pourrions être mille ans plus tôt au milieu d'une cérémonie animiste, en plein désert.
Les plans ressemblent à des cartes postales représentant l'Irlande dans ce qu'elle a de plus traditionnel. Dès ces premières images on perçoit le lien à l'œuvre dans cette société irlandaise. Aveugle face aux individus qui la composent, elle n'existe qu'à travers une représentation idéale, un mariage célébré en bonne forme. De la société à la famille, entre les individus, la Foi cimente les relations. La croyance permet le lien, aussi la réputation est-elle essentielle. L'évaluation du mot est alors plus importante que ce qu'il représente. La représentation du sacré supplante le sacré. Dès lors, nous entrons dans une société de fantômes. L'apparence, pourtant condamnée, devient plus importante que le fait. Dans cette société des masques chacun a son rôle, sa place et c'est sans doute ce caractère rassurant qui la maintient dans cet état.

Margaret
Margaret, comme toutes les jeunes filles de son âge, est une adolescente qui assiste à la cérémonie avec ferveur. Ancrée dans cette famille, elle ne se méfie pas de son cousin qui l'emmène à l'écart de la fête pour la violer. Blessée, elle dénonce le crime, certaine du droit et de la justice divine. Pourtant, cette prise de parole défie les lois implicites de cette communauté où tous doivent taire leurs malheurs au profit du groupe. Déclarer le traumatisme brise l'harmonie apparente de la collectivité bienheureuse et l'entache d'une faute qui en ébranle sa force. Les accrocs et les débordements trop humains doivent être étouffés. Seule la répudiation, le refoulement de l'événement honteux, permettent la survie. Margaret est envoyée au couvent.

Pourquoi cette confession a-t-elle quelque chose de si insupportable qu'on en enferme l'auteur ? Outre le fait qu'elle révèle l'existence de l'Homme sexué et pulsionnel, il semble que les mots sont ici également condamnables. Dire est une prise de position individuelle, c'est aussi un crime. La jeune fille considérant et formulant l'inacceptable devient immédiatement trop adulte. Sa place, assignée - celle de l'enfant dépendant, qui ne peut grandir sans l'aval catholique - ne peut être impunément quittée. A travers ses mots, elle dit aussi qu'elle est devenue Femme. Le crime semble ici moins grave que le fait d'avoir grandi si indépendamment de l'Eglise. La caméra capte en plan général sa souffrance et ses pleurs, alors qu'elle est renvoyée à son statut d'enfant.

Entourée de femmes qui la consolent, Margaret regarde les adultes discuter du crime, du coupable, et de la faute. Dans ses yeux, l'espoir de la réparation de l'outrage et de la peine. Pendant que la cérémonie continue, les hommes gardiens de cette société patriarcale, règlent le problème entre eux, en se murmurant à l'oreille des uns des autres la nature du crime. Les mots et les actes s'enchaînent dans un engrenage implacable, une machine infernale qu'elle a mis en marche sans le savoir. Le sort de la jeune fille est décidé sans que sa souffrance ni ses désirs ni sa personne ne soient pris en compte. Pour expier sa faute, Margaret sera envoyée dans le couvent des sœurs Madeleine.

Bernadette
Bernadette est élevée dans un orphelinat. Jolie, de nombreux garçons viennent la draguer aux grilles du pensionnat. Curieuse du monde, elle a le regard enflammé de l'adolescente pleine de vie. Des fenêtres de l'école, le proviseur la regarde. Ombre sévère, il voit en elle une potentielle diablesse tentatrice, trop dangereuse pour les faibles hommes. Il l'exclut de son établissement.

Rose
Rose vient d'accoucher, elle admire son magnifique bébé. A côté d'elle, sa mère ignore l'enfant né en dehors des liens du mariage et qui déshonore sa famille. Catholique, Rose demande pardon d'avoir commis ce pêché mortel, croit en la rédemption, croit en l'amour de ses parents, en leur justice. Elle se laisse séduire quand on lui demande de donner son fils à l'institution religieuse, tente de le reprendre, hurle sa rage et sa colère dans les bras de son père qui la maîtrise avec une froide puissance.

Trois jeunes filles, trois vies bouleversées
Trois jeunes filles, trois vies bouleversées par trois faits qui auront la même conséquence. Trois courtes séquences, réglées avec une précision mathématique, qui ouvrent le film pour mener à la même image, au même résultat. Toutes trois seront répudiées, cachées de la bonne société irlandaise, recluses dans la laverie des sœurs Madeleine. Marie-Madeleine divine putain, pécheresse devenue sainte après s'être repentie au pieds de Jésus, a expiée ses fautes en travaillant, et en se privant de tous plaisirs, de celui de manger, de dormir ou de parler. Emprisonnées parce qu'elles seraient dangereuses, perverses et diaboliques, les filles travaillent sans relâche. Séquestrées par cette organisation cléricale, elles y subissent brimades et moqueries, tandis que le couvent se pare de vertus prétendument humanistes. Les mères-supérieures les rouent de coups, les exploitent, s'amusent de leur condition, tandis qu'un prêtre abuse sexuellement de certaines. Soutenue par la communauté irlandaise, l'Eglise condamne ces femmes à plus ou moins long terme à une mort physique ou psychique, sous prétexte de les remettre dans le droit chemin. Au nom d'un principe supérieur, d'un Dieu auquel aucune d'entre elles ne semble pourtant cesser de croire, ces jeunes filles subissent les pires brimades. La force de la foi, mise à l'épreuve, alliée à un système carcéral concentrationnaire entrave les révoltes.

La question de l'abnégation
La question de l'abnégation se pose ici sans cesse. Margaret, d'abord persuadée qu'elle est là par erreur, croit ensuite que cette épreuve lui est envoyée par Dieu. Face à une porte ouverte, elle hésite à fuir, mais elle n'a pas la force de quitter sa prison. Par cet étrange personnage se pose la question du choix et de l'acceptation d'un châtiment, de la capacité à le refuser. L'aliénation morale ici mise en scène est encore plus révoltante que l'emprisonnement physique. Le malaise traverse l'écran à mesure que la personnalité des jeunes filles s'éteint. Seules derrière les murs épais du couvent, ces femmes n'ont d'autre choix que de se plier au système, jusqu'à en perdre la raison. Quelle est leur faute ? Etre Femme. Trop charnelles pour la froideur de l'intégrisme catholique, trop pauvres, trop fertiles, trop jolies, trop innocentes. Comme si cette société misogyne ne pouvait contenir ni leurs forces ni leurs formes.

Condamnées pour avoir été violées
Ancré dans l'Irlande catholique des années cinquante, ce film dépasse ce cadre historique très précis pour condamner toute attitude fanatique. Récompensé par le Lion d'Or au festival de Venise, The Magdelene Sisters est également un regard sur la condition féminine actuelle. Aujourd'hui forts des combats féministes, il nous semble révoltant qu'une femme soit considérée comme coupable là où elle est victime. Nous serons surpris d'apprendre que la dernière institution de cette sorte n'a fermé ses portes qu'en 1996. Alors nous revient en mémoire que dans bien des pays du monde, les femmes sont encore condamnées pour avoir été violées.

The Magdelene Sisters
Réalisation Peter Mullan
Avec : Géraldine McEwan, Anne-Marie Duff, Dorothy Duffy
Sortie le 5 février - Durée : 2h00


Lion d'or à la 59 e Mostra de Venise

"Rarement l'oppression catholique a été dénoncée avec autant de rage. Pour son deuxième long métrage aux accents «loachiens», l'acteur écossais Peter Mullan raconte l'enfermement des pécheresses irlandaises ,filles mères, prostituées, simples d'esprit ou juste «aguicheuses», dans des couvents-laveries pires que des prisons..


http://cinema.fluctuat.net/films/the-magdalene-sisters/



Le film est directement inspiré de l’histoire desCouvents de la Madeleine.
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5647
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Lun 11 Oct 2010, 11:47

Citation :



Le dictionnaire des symboles du site marie-madeleine.com a migré et est devenu un site à part entière. Evolutif, il s’enrichit de nouveaux articles toutes les semaines qui passionnent les amateurs de symbolique ou les simples curieux. Vous y trouverez un index alphabétique, une description de chaque symbole et différentes interprétations selon les âges, les civilisations, les cultures du monde. Chaque article est une synthèse des dictionnaires de symboles classiques complétée par les propres recherches de l’auteur dans des domaines tels que la mythologie, l’ethnographie, les rêves et la psychanalyse, l’hermétisme, la Kabbale, l’histoire des religions, etc. Les nombreuses notes et références en bas de page garantissent le sérieux du travail réalisé. Les symboles fascinent, déroutent, nous incitent à nous interroger sur nous-mêmes. Ils sont la pointe émergée d’un iceberg noyé dans l’océan de l’inconscient personnel ou de l’Inconscient Collectif. Ils nous permettent de nous comprendre, de nous révéler, mais aussi de comprendre l’humanité multi-ethnique et multi-culturelle. Certains symboles sont propres à un individu ou à un groupe d’individus de même culture, d’autres sont universels. On les appelle des archétypes. La compréhension des symboles permet la Quête du Soi et l’émergence de la Conscience.





Bonne découverte et bonne lecture !

Catherine

http://www.dictionnairedessymboles.fr/
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5647
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Sam 27 Nov 2010, 15:18

Citation :


Lisez : Elaine Pagels, ‘God the Father/God the Mother’ in The Gnostic Gospels, Penguin, Harmondsworth, pp 71 – 88 ; James M ; Robinson (ed), The Nag hammadi Library harper & Row, San Francisco 1988. pp. 252 – 527 ; Bentley Layton, The Gnostic Scriptures, SCM, Londres 1987
Traduction : Françoise Bourguignon

Dans certains textes gnostiques ‘féminité’ veut dire ‘sexualité’

Le respect pour la ‘dimension féminine’ dans certains textes Gnostiques entre en conflit avec la méfiance gnostique général vis-à-vis de ce qui est matériel, du ‘corps’. L’Esprit suggérait que le terme neutre pour esprit, pneuma, était asexué. Cela peut expliquer quelques phrases étranges.

* Dans le Dialogue du Sauveur, Marie-Madeleine louée comme ‘la femme qui savait le Tout’ se trouve parmi les trois disciples qui reçoivent les ordres de Jésus : elle, en même temps que Judas et que Matthieu rejettent les ‘travaux de la féminité’ qui sont évidemment le coït et la procréation.

Dialogue du Sauveur, 139.12 – 13 ; bibliothèque de Nag Hammadi p 130

* « Simon pierre leur dit [aux disciples] : laissez Marie nous quitter car les femmes ne sont pas dignes de la Vie. Jésus dit : Je la guiderai, pour en faire un mâle, de telle manière qu’elle aussi puisse devenir un esprit vivant ressemblant à vous les hommes. Car chaque femme qui se sera fait mâle entrera dans le royaume des cieux.

Evangile de Thomas 51. 19 – 26 ; dans La bibliothèque de Nag Hammadi, p 130

Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: SARA...........................................   Dim 20 Mar 2011, 06:45

Sara, sainte patronne des Gitans, et Saraswati aux Saintes-Maries-de-la-Mer

Après une prière silencieuse, les Gens du Voyage laissent parfois dans l'urne à côté un petit papier plié porteur d'un voeux ou d'un remerciement. Le 20 mai, dans l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer, une image sainte était posée sur l'autel, à côté des ex-votos. Que faisait là une image de la déesse Saraswati, la déesse indienne de la connaissance. Sara, Saraswati les noms sont proches mais y-a-t-il un lien?




Statue de Saraswati sur les ghats du Gange avant son immersion
Bénarès (Varanasi)




http://archeologue.over-blog.com/article-32505259.html



Statue processionnaire de Sarah
dans l'églises des Saintes-Maries-de-la-Mer




Sara la noire (Sara e Kali en langue romani), est une sainte vénérée par les Roms aux Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue. Une légende fait d'elle la servante des Maries honorées en Provence. Une autre légende la tient pour une païenne de haute naissance, convertie à la religion d'Abraham.









Sara la noire rappelle aussi le culte de la Vierge noire, avec qui elle est parfois confondue.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Vierge_noire








Vierge Noire Puy en Velay








Dernière édition par pascalle le Dim 22 Mai 2011, 06:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Lun 21 Mar 2011, 17:16

Les Vierges noires

La découverte

On les découvre, souvent par l'intermédiaire de bovidés, dans la terre, les lieux souterrains (grottes) et humides, près d'une source, d'une fontaine ; dans la végétation : dans un arbre, un buisson, un roncier. La Vierge noire de Manosque n'échappe pas à la règle, Marcel Letellier nous rapporte la légende de sa découverte :

« Un jour, vers l'an 973, un paysan labourait un terrain vague lorsque ses boeufs s'arrêtèrent et, quoiqu'il fit pour les animer, s'immobilisèrent complètement. L'homme crut qu'ils étaient incommodés par la présence d'un romigier (un roncier). Il y mit le feu. Quand le romigier fut détruit, le laboureur recommença à tracer son sillon. Les boeufs pénétrèrent au milieu des cendres, puis s'arrêtèrent de nouveau, mais cette fois, se mirent à genoux, le museau contre terre. Cet homme était un païen, il crut à quelque maléfice, prit peur et appela au secours. Les voisins, accourus, décidèrent de creuser à l'endroit où les boeufs s'étaient arrêtés. Ils trouvèrent un sarcophage. Après avoir appelé un prêtre, ils l'ouvrirent et découvrirent la belle statue tout enveloppée d'étoffes précieuses tissées de fils d'or. Depuis ce jour on ne dit plus que Notre-Dame du Romigier. » (2)

Les couleurs

Avec les Vierges noires, nous entrons dans le domaine des symboles. Au Moyen-âge, et de surcroît dans le domaine du sacré, on ne fait pas de l'art pour de l'art ; tout à un sens, un but précis, une fonction, une signification. Ces sombres effigies ne sont pas de simples idoles. Elles ne sont pas là par hasard et si elles se trouvent sur les chemins de Compostelle, c'est que ces chemins sont des parcours initiatiques.

Le noir symbolise la mort initiatique, l'hiver, la putréfaction ; elle a lieu dans une caverne ou une grotte, ou encore une crypte ou un tombeau. C'est le retour dans l'utérus de la mère, régression indispensable pour renaître à un niveau de conscience supérieure. Marie est la mère.

Puis vient le temps de la résurrection. C'est le printemps. L'épouse intervient. Elle va chercher l'homme-dieu dans la caverne, l'utérus. La mère cède l'homme-enfant à l'épouse qui le ramène à la vie, au soleil. Seule l'épouse peut arracher un homme à sa mère. Sinon, il n'y a pas d'évolution possible, pas de résurrection, la mère dévore l'enfant, c'est une mère castratrice, alors le grain se dissout dans la terre et ne germe pas, il meurt à tout jamais. La Vierge noire symbolise le passage de la Mère à l'Epouse. Si l'enfant a des traits d'adulte, ce n'est pas par hasard. C'est le Christ ressuscité qui est représenté et non l'enfant de sa mère biologique. Celle qui le tient et le montre à l'assistance, c'est l'Epouse.
Eglise Saint-Véran


Les Vierges noires montrent l'évolution qui doit s'opérer dans chaque être durant sa vie terrestre, à travers sa quête spirituelle. Il atteint chaque pallier de sa propre évolution tout au long d'un chemin difficile, sanctionné à chaque étape par un rite de passage. Autrefois ces rites avaient lieu dans des grottes, des cavernes, des tombeaux, des labyrinthes ; les adolescents devenaient des adultes, les hommes accédaient au divin. Avec les Vierges noires, le passage se fait dans les cryptes des églises, dans des lieux qu'elles seules ont choisis. Marie-Madeleine à la Sainte-Baume, de Vierge noire, devient chaque jour une Vierge blanche, arrachée aux ténèbres de sa grotte par des anges.

Il existe à Fontaine de Vaucluse, en Provence, dans l'église Saint-Véran, un groupe statuaire représentant une scène peu commune : la Vierge Marie tend l'enfant Jésus à un troisième personnage, une jeune fille reconnaissable à ses longs cheveux ondulés : Marie-Madeleine. La Mère remet son fils à la Fiancée, future Epouse. Le passage se réalise...



http://www.marie-madeleine.com/dictionnaire/vierges_noires-2.htm



Vierges Noires Célèbres



• La Vierge Noire de la Cathédrale de Chartres
• La Vierge Noire de Notre-Dame du Puy en Velay
• La Vierge Noire de Vézelay
• La Vierge Noire de Toulouse
• La Vierge Noire de Rocamadour
• La Vierge Noire de Lenne
• La Vierge Noire de Montserrat (en Catalogne, Espagne)
• La Vierge Noire de Dijon
• La Vierge Noire de Notre-Dame de Liesse (France, Picardie)
• La Vierge Noire de la Basilique de Hal (Belgique)
• La Vierge Noire de la Basilique Notre-Dame de la Délivrance à Douvres- la- Délivrance (Calvados), France
• La Vierge Noire de la Cathédrale de Laon (Aisne), France
• La Vierge Noire de Tindari (Italie)
• La Vierge Noire d’Oropa, Piémont
• La Vierge Noire de Crotone



• La Vierge Noire de Czestochowa, Pologne
• La Vierge Noire du Havre (Seine-Maritime)
• La Vierge Noire d’Esch-sur-Sûre, Luxembourg
• La Vierge Noire du Camp d’Idron (Pau)
• La Vierge Noire de Notre-Dame d’Afrique, Alger, Algérie
• La Vierge Noire Onze-Lieve-Vrouw van Regula (Moeder van Regula van Spaignen), Bruges
• La Vierge Noire de Donji Kraljevec, Comté de Medjimurje, Croatie
• La Vierge Noire de Saint-Sauveur d’Aix, Aix-en-Provence
• La Vierge Noire d’Avioth, Meuse
• La Vierge Noire d’Altötting, Bavière
• Notre-Dame de Dublin, Irlande
• La Vierge Noire Theotokos de St-Théodore, Russie
• La Vierge Noire d’Atocha, Madrid
• La Vierge Noire de Hamrun, Malte
• Notre-Dame des Hermites, Einsiedeln, Suisse



Quelques répliques de Vierges Noires Européennes en Amérique

• Notre-Dame d’Aparecida, Brésil
• La Negrita, Cartago, Costa Rica
• Black Madonna Shrine, Missouri
• National Shrine of Our Lady of Czestochowa, Pennsylvanie


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mar 22 Mar 2011, 15:04


http://archives.tsr.ch/player/cartepostale-marie


* Émission:Continents sans visa
* Durée:13'47''
* Date:28.05.1961

* Journaliste:Jean-Pierre Goretta
* Réalisateur:Claude Goretta





Gitans, Roms, Manouches… Comme chaque année, les 24 et 25 mai, les gens du voyage se donnent rendez-vous au pèlerinage des Saintes-Maries-de-la-Mer. Ils sont huit à dix mille à se rassembler dans le petit bourg camarguais pour deux jours de fête et de retrouvailles.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Ven 01 Avr 2011, 03:59

QUELLE ÉNERGIE REPRÉSENTENT LES VIERGES NOIRES ?

http://vivrevouivre.over-blog.com/article-26192466.html



Dans son commentaire de notre article
L'ENERGIE DES VIERGES NOIRES, DES ANCIENNES DEESSES CHRISTIANISEES
Pégase a écrit :

"Bonjour.. Les Vierges noires .. la Vouivre.. l'architecture sacrée.. et bien entendu les Traces sacrées, voila ce que Monsieur Serge Henneman connaît bien. Il en parle peu ( comme tous ceux qui ont la con-naissance !).
Parler de ceci est difficile car on ne peut pas "mentaliser" ces choses-là, mais Vivre avec, être en contact... savoir mettre le "genou droit " en Terre... mais par-dessus tout ! il faut Oser tout quitter pour s'avancer -Seul- sur " le petit chemin qui sent la noisette""!

Son conseil a été suivi ! L'une des personnes de notre trio pérégrinant sur les chemins porte le nom du village de ses ancêtres, Vayssac, près de Rodez, nom qui en gaulois, signifie noisetier ! Et ils sentent bon la noisette, ces sentiers de la Vouivre, dans l'Aube, dans le Bourbonnais, en Pays Cathare, dans la Creuse...


Merci encore à M. Serge Henneman qui lança en son temps la revue Arkologie. Celle de février 2001 a bien voulu publier l'article "Les vibrations de la vie ou les spires du serpent" (p. 33), l'un des chapitres du livre DU TISSAGE DES FORMES AUX ENTRELACS DE LA VIE


Certes de tout temps, le noisetier est symbole de sagesse et de justice. De plus il avait le pouvoir de conférer la fertilité, par l'abondance de ses fruits. Il était support d'incantation pour les druides qui gravaient dans son bois les ogam.

La baguette de coudrier, autre nom du noisetier, taillée en fourche, est utilisée par les sourciers pour détecter l'eau souterraine ; cette coutume remonte aux Celtes, et sans doute leur est-elle antérieure. Les travaux d'Yves Roccard sur la baguette de sourcier donnent une explication scientifique du phénomène (lire La scinece et les sorciers, Dunod, 1989).
La noisette, symbole de science, de patience et de constance est chantée par le mystique :
"Il me fit alors pareille au noisetier qui tôt fleurit dans les bois sombres et longtemps laisse attendre ses fruits désirés." ( Hadewij d'Anvers, béguine flamande du XIIIème siècle)

Parler des Vierges Noires, de la Vouivre, des Traces sacrées... est certes difficile ! C'est par le Haut Mental qu'une approche est possible, mais l'essentiel du vécu n'est pas écrit, il n'est dit que de bouche à oreille et même le plus souvent ne peut l'être...
Les écrits mettent sur la piste...











Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Lun 23 Mai 2011, 08:19

L'envolée baroque de Popayán :VIERGE AILEE


CHRISTINE BUCI-GLUCKSMANN


"Un grand signe apparut dans le ciel: une femme, vêtue du soleil, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. ... Alors un autre signe apparut dans le ciel: c'était un grand dragon rouge de feu. Il avait sept têtes et dix cornes, et sur ses pieds, sept diadèmes... le dragon se posta devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance". C'est en ces termes que l'Apocalypse décrit le surgissement de cette étonnante Vierge ailée, de provenance byzantine, avant de réapparaître étrangement sur une fresque de Pompeï, et de devenir un motif spécifique du baroque colombien ou équatorien, et de celui de Popayán en particulier. Un signe, un surgissement, une apparition au sens fort. Tels les grands anges du baroque italien ou espagnol, "La Vierge ailée" de Bernardo de Legarda, figure d'apparition et d'envol, comme les grands aigles des Andes que l'on retrouve partout à Popayán, se déploie à la frontière de deux mondes. D'un côté, elle s'envole de ses ailes d'or et de sa couronne étoilée, comme emportée par son "signe" divin et sa foudre d'or zigzagante. Mais de l'autre, elle regarde ce qui se passe en bas, où elle écrase de ses pieds et de ses deux tranchants de lune, les forces obscures du démon, le dragon apocalyptique devenu serpent du péché chrétien. Car elle s'envole à partir d'un bien étrange socle, réalisé par les artisans de Popayán, même si Bernardo de Legarda était un sculpteur de Quito. On y voit tout d'abord un hexagone comportant un quadrant solaire à la Dürer. Puis, une immense sphère-monde en argent, coupée par l'équateur, comme celle que porte le Christ Pantocrator des cartes médiévales. Et enfin cette fleur mystérieuse, sorte de lys-calice, que l'on repère dans nombre d'encensoirs de Popayán. La terre comme un horizon mesurable, la sphère tel un oeilmonde qui réfracte et reflète toute la lumière immanente et sacralisante des évènements, et cette fleur mariale, hautement symbolique, à la semblance des lys angéliques des Annonciations: autant d'éléments allégoriques du surgissement apocalyptique de la Vierge, sortie de nuit et apparaissant avec les étoiles. Sur son globe-monde, elle s'élève là, toute "vêtue du soleil" d'un bois polychrome aux couleurs d'or et aux riches broderies, ses ailes du salut déployées, celle d'une future naissance et celle d'une Assomption. Or la lune terrassant le dragon-serpent, fut bien cette Mère universelle du monde, de "la Madone assise sur un Croissant de Lune" de Dürer à la Pachamama, déesse inca de la Terre propre aux cultures préhispaniques.
De toutes les sculptures, peintures et objets religieux exposés à Paris, drapés et enveloppés dans leur scénographie toute en courbures, la Vierge ailée est le symbole, le symptôme et peut-être même la métaphore de tout baroque de Popayán. De son envolée et de son envol. Le corpus iconographique est connu et l'on y repère sans mal, les attributs du culte marial propre à la Contre-Réforme dans cette région. On retrouve en effet ce même motif de la Vierge ailée à Quito, où elle n'est pas supportée par le socle géo-esthétique du monde mais pas une cohorte d'anges. Et l'on sait que dès 1760 la "Tota Pulchra" fut décrétée patronne des colonies espagnoles. Sorte de mère mythique, elle relavait le "maternel" sacré antérieur, comme ce fut le cas de la Vierge de la Guadaloupe à Mexico. Mais à Popayán, si marquée au seizième siècle par la culture andalouse et par la prodigieuse richesse de l'or --pillé dans les tombes par les conquérants espagnols puis extraits des eaux par les esclaves noirs et les indiens- la "Vierge ailée" prend tout son vol baroque. Elle est même le point de rencontre de deux traits stylistiques essentiels du baroque: l'art du mouvement et du pli à l'infini, et celui de l'éphémère, d'un instant arrêté, armée des affects et de la dévotion, visant à convaincre les "indigènes" et à suggérer la méditation. Une sorte d'image extérieure pour une image intérieure selon la tradition du Concile de Trente, où l'on doit visualiser les récits chrétiens, pour les intérioriser et créer un "chiffre intellectuel", comme le veut la théorie jésuite de l'imagination. "Voir des yeux de l'imagination" comme l'écrivait Loyola, afin de susciter ce "signe" dont parle l'Apocalypse. Un signe au demeurant aussi ambigu que l'art baroque. On y fonde le sens en matière et en une texture sensuelle, et la méditation, fût-elle religieuse, passe toujours par la jouissance du corps et des affects, plus ou moins théâtralisés. Car si tout baroque implique bien un dispositif où "Être c'est Voir", jusqu'à se perdre dans l'extase de l'aveuglement ou des ténèbres, ici la vision religieuse ne débouche pourtant pas sur cette torsion folle que souhaitait Gracian: avoir un oeil pour "voir le voir", pratiquer un regard anamorphique, une "Folie du voir"1. Ici les torsions et les envolées des vêtements de cette Vierge de l'Apocalypse, figure s'il en est d'une Église militante terrassant les "démons" infidèles, dévoilent presque leur sagesse mondaine.
Certes, il y a bien ces mouvements de la matière et des textures: plis, déplis, replis des bois polychromes enveloppant la Vierge comme les Archanges et les saints de leur manteau de lumière et de reflets. Mais cette extraordinaire richesse décorative manifeste une retenue, voire un retrait, plus proche de Borromini que du Bernin. Les gestes indiquent juste l'action, et surtout ce visage marial si fin, si lisse, les yeux légèrement inclinés et baissés, un visage quasi enfantin, qui me fait songer à ces vierges d'enfance, la "Macarena" et les autres des "Pasos" de Séville durant la Semaine Sainte, que l'on retrouve dans celle de Popayán. Or ces visages et ces mains ont toute une histoire. Ce sont en fait des masques de cuivre à l'identique (vierge ou ange), peints et retravaillés à la vessie de bouc, pour restituer ces carnations si fragiles, ces blancs juste rosés de la peau, comme préservés des outrages du temps. "La Vierge ailée" est immaculée et toute jeunesse, marquée en son arrêt, absorbée et quasi méditative. Si bien qu'entre les replis de la matière et ses plis de l'âme, entre son envolée vers des sensations célestes et cet sorte d'appel vers le bas, créé par le socle et l'écrasement du serpent, elle est un immense trait d'union entre les deux mondes du baroque. Entre le ciel et terre, la grâce et la force, elle réalise cette "chute vers le haut" dont parlait Octavio Paz. Une chute qui évite tout excès passionnel, toute convulsion frémissante ou excessive, et qui me paraît caractériser tout l'art de Popayán.
En effet, à la différences des grandes façades ornementées, voire surchargées des Églises de Potosi, Quito ou Puebla (avec leur revêtement d'or à l'intérieur), ici l'architecture reste souvent plate et blanche, ce fameux blanc imposé par l'Inquisition pour combattre l'ocre arabe. Sise dans une vallée au cœur de Andes, Popayán reconstruite depuis le dernier tremblement de terre, me rappelle dans son éclat le maniérisme géométrique blanchi de l'Andalousie, à Cadix ou Huelva. Comme la Vierge ailée, elle surgit dans la lumière de sa propre magie. Aussi y -a-t-il comme une scission entre les extérieurs blancs, plats, parfois réguliers, et les rétables, sculptures et objets du culte -ostensoirs, calices et reposoirs- d'une infinie richesse, qui témoignent de la puissance et de la magnificence du pouvoir colonial et religieux de l'Espagne. Car ce même baroque paradoxal d'une démesure mesurée, si l' on peut employer un tel terme, habite également cet enfant jésus tendrement endormi sur la Croix. Là encore, le motif allégorique propre à la Contre-Réforme est courant. On retrouve le même enfant jésus à Quito, tenant une tête de mort, comme dans une Vanité. En fait, ces allégories très présentes dans l'Espagne du XVI et XVII siècles, (Cf. L'enfant nu debout de Montanes à Séville), se répandirent en Colombie grâce aux envois de sculptures sévillanes et surtout grâce à l'influence de Zurbaran (on a évalué à une centaine le nombre des tableaux qui lui sont attribués), et de Murillo. Dans cet enfant dormant sur la Croix, avec tous les symboles de la passion, Gregorio Vasquez reprend en fait un thème de Murillo, et couple paradoxalement l'iconographie christologique du temps (Jésus enfant, endormi, mais portant déjà les signes de son destin), avec des éléments cosmologiques et paysagers très présents dans tout le baroque ibéro-américain. Car cet enfant jésus suggère des "affetti" précis: l'affliction et plus encore la mélancolie de l'abandon au sommeil. Mais il est comme enveloppé, protégé par cette coquillecoquillage, avec toute ses ambivalences psychanalytiques. Symbole de la naissance et de la fécondité, barque où l'on expose les nouveaux-nés, vulve féminine et emblème de Saint Jacques, elle est aussi le symbole chrétien de la tombe. "Selon la volonté divine, la nature a protégé la chair molle du coquillage au moyen d'une solide écorce comparable au sein maternel protecteur", peut-on lire dans le Bestarium du Moyen-Age....
Retenue de la Vierge, retrait de l'enfant jésus, cela m'évoque la mélancolie diffuse et légère, qui enveloppe les lumières vaporeuses, les tons raffinés et toutes les envolées radieuses de Murillo. Dans sa fameuse Immaculée Conception de 1660, la vierge en adolescente resplendissante, toute élégance et pureté, porte une longue robe blanche et son manteau bleu traditionnel. Vaporeuse sur un socle d'anges, rayonnante sur fond d' or jauni, elle est tout réalisme et toute grâce. On n'est pas loin de la Vierge ailée de Popayán, même si une toute autre histoire coloniale et dominatrice s'est inscrite ici, dès la fondation de la ville en 1536. Or cette histoire a curieusement croisé en Colombie, comme sur les hauts plateaux andins de Bolivie et du Pérou, deux époques distinctes de l'histoire de l'art. Le maniérisme influencé par l'Italie (Cf. le rôle de Bernardo Pitti, formé au maniérisme de Vasari avant de devenir jésuite) et par la culture picturale et architecturale andalouse, et le baroque de la Contre-Réforme qui dominera à partir de 1650. Au point que l'on pourrait parfois parler à Popayán d'un "maniérisme baroque". Art des surfaces, de la découpe et du plan à l'infini, le maniérisme gouverne toute l'emblématique de Tunja, avec son étonnant programme d'éléments animaliers et végétaux à la Dürer. Comme l'a montré Santiago Sebastian dans Le baroque ibéro-américain, ce programme emblématique renvoie à la pénétration du Livre des emblèmes d'Alciati, et les figures maniéristes-baroques des emblèmes et des allégories auront un rôle essentiel dans la culture coloniale2. Dès lors, la rencontre baroque inédite entre la fulgurance des textures, la richesse très vive des coloris et la retenue bouleversante des visages et des gestes, pourrait renvoyer à cette histoire complexe, propre à un "maniérisme baroque" s'enracinant dans toute une culture pré-hispanique.
A moins qu'autre chose ne surgisse là, dont témoigneraient la peinture et l'orfèvrerie avec leurs motifs plus christiques: la douleur, son silence et son "réalisme" décoratif. Immense "Christ" de la passion, avec sa Croix de bois d'un seul tenant, et ce travail d'orfèvrerie raffiné, que l'on retrouve dans tous les objets religieux de Popayán, dont l' étonnant "Ostensoirs à deux têtes". On sait que le travail de l'orfèvrerie est une tradition indienne qui remonte au VIII siècle avant Jésus-Christ, et dont parlent tous les chroniqueurs espagnols de la Conquête. Car l'or comme le soleil avaient une fonction magique, et les indiens étaient passés maîtres dans l'art des alliages, dont celui de l'or et de l'argent (Cf. le Musée de l'Or de Bogota). Mais l'orfèvrerie si précieuse de l'âge baroque relève en fait d'un métissage culturel entre la tradition pré-hispanique et celles des marranes (juifs) chassés d'Espagne. Histoire d'exil et de domination en somme. Ainsi "L'ostensoir de San Francisco", avec tout son travail de l'émail et du sertissage des émeraudes et des pierres précieuses, se présente comme une immense "soleil". On sait que les Princes Incas portaient ces Soleils mythiques et divins comme des symboles du sacré et de leur pouvoir, et que les fils des caciques dirigeant les quartiers des villes se déplaçaient avec un ostensoir en or. Mais le soleil est aussi la pierre centrale des Croix byzantines, où il figure le Christ. Dans l'ostensoir de San Francisco, Dieu, Soleil de tous les soleils, trône au sommet, englobant de ses bras ouverts le monde et ses attributs (cf. le croissant de lune ). Même métissage culturel dans le merveilleux "Ostensoir à deux têtes d'Aigle". Il ne s'agit pas de celui des Habsbourg d'Espagne comme on l'a cru. Mais bien de cet Aigle des Andes, motif indien si ancien qu'on en a trouvé la trace dans les sites archéologiques de la Sierra Nevada de Santa Marta. Ici, il vous dévisage de son oeil de rubis et de feu, sans doute pour faire fuir le Diable. Dans le récit d' Hildegarde de Bingen du liber sustilitatum, le Diable ne "recule-t-il pas devant les pierres précieuses ; il les déteste et les méprise parce qu'elles lui rappellent qu'elles brillaient déjà de tout leur éclat avant qu'il ne sombre au sommet de sa magnificence". A travers ces entrelacs, arabesques, incrustations, tous ces motifs animaliers et floraux devenus purs abstracts, le décoratif religieux de Popayán renvoie à cette "volonté d'art" (Riegl) propre aux stylistiques de la décoration. En fait, toute cette esthétique et symbolique du "précieux" me fait toujours penser à un très beau texte de Federico Garcia Lorca sur la culture grenadine et son "esthétique du minuscule"3. C'est comme s'il fallait limiter, voire "domestiquer l'illimité", l'infinité baroque, dans le très petit, et dans des objets cultuels de dimension usuelle. Les pierres, avec toute leur symbolique et leur brillance, créent une énergie spatialisante de la couleur sur le fonds sculpté de l'or. Un éclat ou un "éclair de l'Être", à l'image des émaux cloisonnés ou des tessères byzantines. La Jérusalem Céleste d'après la fin du monde n'était-elle pas construite de pierres précieuses aux couleurs différentes, qui représentaient dans leur pureté et leur scintillement les eaux des sources du paradis ? Les pierres précieuses chatoient toujours d'un éclat multiple. Modèle du paradis, du ciel, du divin ou des architectures parfaites, elles sont aussi chez les marranes les modèles messianiques du retour
Le très petit et le très grand, la microforme et la macroforme: Le Christ de la passion, avec sa chevelure-tignasse créole, ses yeux mi-clos, et son corps rosé tramé de sang, est relié à la terre par une imperceptible guirlande d'anges minuscules tenant les instruments de la passion. Là, une Véronique, et là une couronne d'épines. Entre le très sublime du martyre et ces miniatures fragiles des anges, il y a le même "entre-deux" que dans la Vierge ailée ou "l'Ecce Homo" de l'Aumonière. Il y a peut-être un même réalisme baroque de la douleur décorée, cette lumière de l'abandon sans réserve dont parla Unamuno à propos du Christ de Velasquez. Et par un curieux effet en retour, c'est précisément cet Ecce Homo, cet "Amo" qui est le patron de Popayán, et que l'on sort dans les rues pour la Fête du travail.
Le regard, fût-il penché, modeste, blessé ou abandonné fait croire: il parle et doit convaincre . Même dans son retrait ou son silence, lui que porte, que supporte, cet étonnant portrait coupe , avec la verticale restante de la Croix, la Piedadd'un anonyme du XVIII ème, avec son double cadre. Une Pietà très iconique, où le Christ sculptural et indien semble un double mimétique de la Vierge, tant le mouvement à la diagonale de son cou et l'inclinaison de la tête de la Vierge se reflètent en une même ligne de force abstraite et figée. Etonnante Pietà, avec sa géométrisation "divine": le cercle, le vertical et l'inclinaison de l'affect. Et surtout cet instant arrêté et figé de la douleur sans phrase, que Sor Juana Inés de la Cruz appelait paradoxalement "rhétorique du pleur". Un silence en somme, un regard de biais, une absence comme cet autre tableau rapporté par la légende à Isabelle la Catholique, La Vierge au silence. Cette fois-ci, nous sommes apparemment dans l'espace frontal pur de l'iconique, où la Vierge vous dévisage de sa grande pureté. Mais ce face à face est subtilement perverti par l'incroyable plissé blanc et ovale de la robe, et par le double envoilement entourant la tête qui se découpe sur un fond noir orné d'or (sans doute rajouté). Il y a là comme une imagination triste, un deuil muet. Car si le baroque est bien "le pli à l'infini" comme l'a écrit Gilles Deleuze, ici le pli est purement spirituel, inflexion idéale et virtuelle, comme chez Zurbaran qui a tant marqué l'art de Quito. Pli-suaire, pli-voile, pli-sable ou pli ondulé, le plissé très immatériel accentue la frontalité du regard et le lissé silencieux, la solitude, du visage. Comme si le hiératisme de l'intense rejoignait soudainement les envolées des Archanges et de la Vierge. Le baroque de Popayán serait-il biface, art du plus et art du moins, mettant ensemble deux traditions souvent opposées, celle du Bernin et celle de Borromini, au service d'une même fin? Apologétique? Celle qu'Ignace de Loyola définissait dans les scènes et scénarios de sesExercices spirituels d'identification imaginaire: "demander la douleur avec le Christ douloureux, le déchirement avec le Christ déchiré".
Ces histoires, ces scènes et scénarios racontés, visent à construire un récit par une véritable énergétique de l'expression, que l'on trouve précisément dans les 12 tableaux sur cuivre du cycle de Cortez dédié à la Vierge. Un mur-tableau qui invente en plein dix-huitième siècle ce fameux principe de la collection comme série, qui obsédera l'art moderne. Or la série présuppose toujours un motif répété et varié, pour lui donner une force expressive ou inexpressive. Ici, on se trouve devant une série narrative, où le même motif de la Vierge est varié en fonction des évènements de son histoire humaine et divine: Vierge de l'Apocalypse, Immaculée Conception, Naissance de la Vierge, Présentation de la Vierge au temple, Déposition, Annonciation, Visitation, Présentation de jésus au temple, Vierge des douleurs ou du rosaire, Assomption... Tout un cycle de Vie construit sur une même matrice. Car à travers tous ces événements, des éléments se répètent: les cadres très chargés, le placement et la mise en scène des corps, le fond plat bleu-vert d'où se détachent les rouges et verts, l'éclairage d'une lumière transcendante qui tend parfois à "l'Image sainte", pour n'en citer que quelques uns.
En quoi consiste une telle série, réalisée à partir d'un cycle de gravures de Gottfried Bernhard Goetz parvenues à Quito, qui sert en fait de schéma narratif et de modèle au dessin4. Un cycle de vie donc, sous la forme spécifique chrétienne de la "Vie de" (Jésus, Marie, des Saints, des Saintes, ou des Pères de l'Église). Une sorte de répétions nue, dénudée, destinée à susciter l'identification. S'agit-il encore d'un voyage ou fond du "décoratif", où les éléments se combinent entre eux par décrochements et différences ? Ou de la mise en oeuvre avant la lettre d'un réseau dynamique, créant des instants privilégiés et polyrythmiques? Tout cela sans doute, car la série est "l'Autre dans la répétition du Même", comme l'écrit Gilles Deleuze dans Différence et Répétions ( )... Elle n'est que l'autre visage de l'allégorie, qui est "allos-logos", discours de l'autre, mise en langue de l'altérité. Peindre l'Autre comme le Même n'est pas là une des grandes stratégies des religions conquérantes? Comme si dans la situation coloniale de l'Amérique latine, le pouvoir avait toujours eu deux visages inséparables: dominer et convaincre. L'Autre -cette Vierge chrétienne, blanche et occidentale, ne sera pour vous, non-chrétien, noir, indien et non occidental- que le visage du Même. Mais un visage pris dans la relation très spécifique à l'art baroque colonial: faire en sorte que le signe comprenne de l'hétérogénéité, que l'enveloppe extérieure puisse produire un effet émotionnel fort et quasi abstrait qui peut aller jusqu'à réinscrire des signes ou traits préhispaniques dans le baroque. Ces douze tableaux sur cuivre sont donc des "portraits religieux" en série, et en récit, mais ici le signe, l'image et le référent coïncident et transforment les portraits en effigies.
C'est dire que les figures de l'extase baroques peuvent être multiples, voire ambivalentes. Car s'il y a bien une extase par rapt, transe et ravissement, comme celle de la Sainte-Thérèse du Bernin jouissant-mourant du dard angélique, dans l'infini mouvement de son plissé de marbre, il existe une toute autre extase, plus figée ou plus immobile, celle du Saint François debout de Zurbaran. Droit, enveloppé dans sa robe de bure brune, il est comme l'effigie du divin. Car en fait le tableau n' est pas un portrait du Saint en prière, mais bien "une image à la seconde puissance" du Saint miraculeusement averti de sa mort prochaine5. Dans cette immobilité de vie-mort, seul son regard saisi par le raptus de l'extase divine, traduit le bouleversement intérieur, propre à 1 imagerelique. Un regard réglé sur une apparition.
Vous retournez alors aux différentes "envolées" de Popayán, les trois Archanges en bois polychrome, ou les Prophètes, Flic et Jonas. Ils se détachent tous, comme venus à vous dans la transparence fine tantôt rêveuse, tantôt extatique de leur regards, visages et gestes. Dans ces carnations lisses et légèrement maquillées, le naturel rejoint l'artifice et même l'artefact, pour célébrer de manière flamboyante la question centrale du catholicisme: énoncer, figurer, et surtout mettre en scène un corps mort et absent. Avec ses tournures, ses envolées et ses plissés, son goût du mixte et du dissemblable, qui peut aller jusqu'à l'impudeur, le baroque inventera tous les opérateurs stylistiques propre à l'entremonde du céleste et du terrrestre, avec sa cohorte d'anges médiateurs et messagers de l'Autre. Or, selon toute une tradition spirituelle, les opérations consistent à "passer" (transire in Deum), ou encore à "tendre vers" (tendere) comme l'a montré Michel de Certeau dans La fable mystique6. Ces "passages" façonnent alors un espace d'entre-deux, comme celui de la Vierge ailée.
Regardez de plus près le Prophète Elle. Selon l'Ancien Testament il assista à la transfiguration du Christ avec Moïse, et on le représente le plus souvent dans un char de feu, abandonnant son manteau protecteur à son successeur, Élisée. A Popayán, Flic est pris dans l'envolée virevoltante, tournoyant, tournée, détournée et retournée, de son écharpe rouge et or. Un feu absolu, qui contraste avec le mouvement extatique arrêté du regard et de la bouche à peine entrouverte. Comme si cet enveloppement du corps rosé et dénudé par l'envol de l' écharpe devenait soudainement indécent, quand Elie désigne du doigt la "maison" de Dieu. Et que dire de ces plis juste soulevés, juste envolés, en forme de coquille retournée, des robes des archanges, qui laissent entrevoir le mouvement à peine esquissé de leurs jambes juvéniles, androgynes peut-être, dans l'échancrure de la sorcellerie évocatrice du bois polychrome?
Le passage -l'art des passages- consiste à transmettre un arrêt, à le marquer et le re-marquer, pour que quelque chose de l' âme s'envole. Tel était peut être le "signe" apocalyptique de "La Vierge ailée" de Popayán, qui rejoint en un même mouvement les mille feux des pierres et l'amour des orfèvres pour les émeraudes. Toujours associées à la Vierge, véritables signes aquatiques, elles conjuraient les tempêtes. Une envolée baroque contre les tempêtes, ou comme une tempête, telle est l'ambiguïté de tout passage, à Popayán comme ailleurs. Être un lieu et une frontière, un mouvement vers ou une chute. A moins que l'on ne rêve de ce "Château intérieur" de l'âme en "pur diamant", ce mu y clam cristal, ce castillo encantado dont parle Sainte-Thérèse, où l'entre-deux infini des reflets et des facettes nous conduit aux inflexions baroques du virtuel de l'âme.


NOTES


1

Cf. notre livre La folie du voir. De l'esthétique baroque, Galilée 1996 (réédition), et "Puissance du baroque", dans Puissance du baroque, Galilée, 1996.

2

Sur cette question, et sur celles concernant l'iconographie baroque on se reportera au livre fondamental de Santiago Sebastian, Le baroque ibérico-américain, Seuil, 1991.

3

Federico Gracia Lorca, Oeuvres complètes, tome i, Pléiade, p. 8 61 et suiv.

4

Sur ce point c. f. Santiago Sebastian, Arte religioso en Popayán, Museo de Arte Religioso, Banco de la República, Bogotà, 1986.

5

Louis Marin, Philippe de Champaigne ou la Présence cachée, Hazan, p. 324.

6

Michel de Certeau, La fable mystique, Gallimard, 1982, p. 234.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Lun 23 Mai 2011, 08:33








Bernardo de Legarda
Revenir en haut Aller en bas
djéhouti



Masculin
Vierge Chat
Nombre de messages : 94
Date de naissance : 11/09/1951
Age : 65
Localisation : vers Sommières--Gard
Date d'inscription : 10/09/2007

MessageSujet: La lignée royale de Marie-Madeleine   Sam 11 Juin 2011, 20:29

La Lignée Royale de Marie Madeleine


La Vraie Marie Madeleine, comme le Vrai Jésus, est bien différente de la version donnée aux gens par l’Eglise Catholique Romaine.

Constantin savait que la plus grande menace pour l’Eglise Catholique Romaine qu’il avait conçue autour de l'enseignement falsifié de Jésus, serait la diffusion par les descendants de Jésus et de Marie Madeleine de la vérité sur la sagesse et les techniques spirituelles de Jésus.
Ainsi, les légions romaines et leurs semblables ont continué à massacrer les descendants de Jésus et Marie pendant plus de mille ans, comme prédit par Jean dans les Révélations, 12:1 à 12:17.

Dans les Révélations 12:1 à 12:17, le récit de Jean à propos d’un « dragon rouge » avec « sept têtes » et « sept couronnes » fait référence aux « Sept Collines de Rome » et à l’Eglise Catholique Romaine.

La guerre dans le Ciel où Michaël et ses anges combattent le dragon représente le travail fait par des individus particuliers destinés à combattre la version appauvrie de la vie et des enseignements de Jésus diffusée par la Bible de l’Empire romain.

On fait référence à ceux qui protègent la vérité et le Saint Graal dans 12:17 quand l’Eglise de l’Empire Romain, le dragon rouge « s’en alla faire la guerre au restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus Christ ».

Les descendants de Jésus et de Marie Madeleine sont les vrais protecteurs du Saint Graal. Leurs descendants ont combattu ceux qui ont conçu les Inquisitions et les chasses aux Sorcières pendant deux millénaires.
Leurs descendants ont gardé les mémoires ancestrales ADN de Jésus, de Marie Madeleine, des Lignées Davidique et Hasmonéenne vivantes, car leurs descendants sont des bibliothèques vivantes.

Ceux qui se sont éveillés voyagent maintenant dans le monde entier éveillant d’autres descendants avec la sagesse des vérités de Jésus, l’expérience d’un éveil spirituel personnel, le toucher de guérison, ainsi qu’avec les expériences énergétiques de l’Amour et de la Lumière que l’on acquiert en utilisant quotidiennement les Techniques Spirituelles de Jésus.

La machine de propagande de l’Eglise de l’Empire romain conçut le « Nouveau Testament » en censurant des documents et en réécrivant les descriptions de la vie de Jésus. Cette méthode méprisable transforma Jésus en dieu, sa femme, Prêtresse royale du Temple en prostituée, et ramena sa mère à l’état de vierge.

Une partie de la fiction de l’Empire romain est décrite dans « La Naissance Controversée de Jésus » et ailleurs. Toutefois, le pire de la machine de propagande de l’Empire fut focalisée sur la sainteté du mariage de Jésus et de Marie.
De façon à accomplir leur restructuration tortueuse de la vie de Marie Madeleine, de princesse royale et Prêtresse de Temple en prostituée, l’Empire romain censura des informations et utilisa les titres esséniens pour délibérément répandre des désinformations sur la vie de Jésus.

Jésus descendait de la Lignée Royale Davidique de Judée.

Marie Madeleine descendait de la Lignée Royale Hasmonéenne d’Israël.

La « Connexion Historique de Jésus et Moïse avec les Pharaons Akhénaton et ThotMôsis III », a exposé des informations historiques selon lesquelles les Pharaons d’Egypte étaient aussi les Patriarches de la Bible.
Dans l’ancienne Egypte, tout comme les gens utilisaient plusieurs noms comme Moïse/Ankhnaton, les villes et les campagnes avoisinantes étaient aussi connues sous plusieurs noms.
Même aujourd’hui des villes ont des doubles noms. En Amérique, la ville d’Hollywood est aussi connue comme « Tinsel Town », tandis que les villes de Boston et Chicago sont aussi respectivement connues comme « Bean Town » et « Windy City ».

Il y a plus de trois mille ans, à l’époque de Moïse/Ankhnaton et de ThotMôsis III, le sud de l’Egypte était aussi connu sous le nom de « Judée ».
De plus, la grande ville de Thèbes en Egypte du Sud avait le deuxième nom de « Jérusalem ».
(Donc, quand les dirigeants juifs commencèrent à écrire leurs histoires de famille dans l’Ancien Testament, dans leurs descriptions de jours dorés de David, Salomon et des Patriarches de la Bible, ils pouvaient correctement utiliser de le nom de Judée pour des évènements qui s’étaient passés en Haute Egypte et le nom de Jérusalem pour les évènements qui avaient pris place à Thèbes.)

Et ce fut ainsi que les enfants de Marie Madeleine et de Jésus étaient littéralement l’unification, à nouveau, de la Judée et d’Israël.
De cette façon, leurs enfants, s’ils avaient été connus, auraient été utilisés pour rassembler le peuple juif dans une rébellion pour la liberté vis à vis de Rome.
(Jésus mit en garde le peuple juif qu’ils n’avaient pas le pouvoir par eux-mêmes de renverser Rome et qu’ils seraient détruit s’ils essayaient.
Néanmoins, une génération plus tard, en 70 après J.C., le peuple juif lança une rébellion généralisée. Jérusalem, ainsi que le Temple de Salomon, furent totalement détruits et les survivants du massacre vendus comme esclaves.)

Jésus était conscient que Rome rechercherait Marie et ses enfants, donc ensemble ils décidèrent que Marie devait, pour leur sécurité, partir avec Tamar en Gaule en 44 après J.C. Ce fut la dernière fois qu’ils se verraient dans des corps physiques.
.
Revenir en haut Aller en bas
djéhouti



Masculin
Vierge Chat
Nombre de messages : 94
Date de naissance : 11/09/1951
Age : 65
Localisation : vers Sommières--Gard
Date d'inscription : 10/09/2007

MessageSujet: Evangile selon Marie-Madeleine   Dim 10 Juil 2011, 09:27

Evangile selon MARIE-MADELEINE

Page 1
(les pages 1à 6 manquent.)
« Qu’est-ce que la matière ?
Durera-t-elle toujours ? »
L’Enseigneur répondit :
« Tout ce qui est né, tout ce qui est créé,
tous les éléments de la nature
sont imbriqués et unis entre eux.
Tout ce qui est composé sera décomposé ;
Tout reviendra à ses racines ;
La matière retournera aux origines de la matière.
Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. »

Pierre lui dit : « Puisque Tu te fais l’interprète des éléments
et des évènements du monde, dis-nous :
Qu’est-ce que le péché du monde ? »
L’Enseigneur dit :
« Il n’y a pas de péché.
C’est vous qui faites exister le péché
Lorsque vous agissez conformément aux habitudes
de votre nature adultère ;
là est le péché.
Voilà pourquoi le Bien est venu parmi vous ;
Il a participé aux éléments de votre nature
Afin de la ré-unir à ses racines. »
Il continua et dit :
« Voici pourquoi vous êtes malades
et pourquoi vous mourrez :
c’est la conséquence de vos actes ;
vous faites ce qui vous éloigne…
Comprenne qui pourra. »

« L’attachement à la matière
engendre une passion contre nature.
Le trouble naît alors dans tout le corps ;
C’est pourquoi je vous dis :
« Soyez en harmonie… »
Si vous êtes déréglés,
Inspirez-vous des représentations
De votre vraie nature.
Que celui qui a des oreilles
Pour entendre entende. »

Après avoir dit cela, le Bienheureux
Les salua tous en disant :
« Paix à vous – que ma Paix
soit engendrée et s’accomplisse en vous § »
Veillez à ce que personne ne vous égare
En disant :
« Le voici,
Le voilà. »
Car c’est à l’intérieur de vous
Qu’est le Fils de l’Homme ;
Allez à Lui :
Ceux qui Le cherchent Le trouvent
En marche !
Annoncez l’Evangile du Royaume. »

« N’imposez aucune règle,
hormis celle dont je fus le Témoin.
N’ajoutez pas de lois à celles de celui qui a donné la Thora,
Afin de ne pas en devenir les esclaves. »
Ayant dit cela, Il partit.

Les disciples étaient dans la peine ;
Ils versèrent bien des larmes, disant :
« Comment se rendre chez les païens et annoncer
l’Evangile du Royaume du Fils de l’Homme ?
Ils ne l’ont pas épargné,
Comment nous épargneraient-ils ? »
Alors, Marie se leva,
Elle les embrassa tous et dit à ses frères :
« Ne soyez pas dans la peine et le doute,
car Sa grâce vous accompagnera et vous protégera :
louons plutôt Sa grandeur,
car Il nous a préparés.
Il nous appelle à devenir pleinement Humains »
Par ces paroles, Marie tourna leurs cœurs vers le Bien ;
Ils s’éclairèrent aux paroles de l’Enseigneur.

Page 10

Pierre dit à Marie :
« Sœur, nous savons que l’Enseigneur t’a aimée différemment des autres femmes.
Dis-nous les paroles qu’Il t’a dites, dont tu te souviens Et dont nous n’avons pas la connaissance… »
Marie leur dit :
« Ce qui ne vous a pas été donné d’entendre,
je vais vous l’annoncer :
j’ai eu une vision de l’Enseigneur,
et je lui ai dit :
« Seigneur, je Te vois aujourd’hui
dans cette apparition. »
Il répondit :
« Bienheureuse, toi qui ne te troubles pas à ma vue
Là où est le noùs, là es le trésor »
Alors, je lui dis :
« Seigneur, dans l’Instant, celui qui contemple
Ton apparition,
Est-ce la psyché (l’âme) qu’il voit ?
Ou par le Pneuma (l’Esprit, Souffle) ? »
L’Enseigneur répondit :
Ni par la psyché ni par le Pneuma ;
Mais le noùs étant entre les deux,
C’est lui qui voit et c’est lui qui (…) »

Page 15
(les pages 11 à 14 manquent.)

« Je ne t’ai pas vu descendre,
mais maintenant je te vois monter »,
dit la Convoitise.
« Pourquoi mens-tu, puisque tu fais partie de moi ? »
L’Âme répondit :
« Moi, je t’ai vue,
toi, tu ne m’as pas vue.
Tu ne m’as pas reconnue ;
J’étais avec toi comme avec un vêtement,
Et tu ne m’as pas sentie. »
Ayant dit cela,
Elle s’en alla toute joyeuse.
Puis se présenta à elle le troisième climat,
Appelé Ignorance ;
Celui-ci interrogea l’âme, lui demandant :
« Ou vas-tu ?
N’as-tu pas été dominée par un mauvais penchant ?
Oui, tu étais sans discernement, et tu as été asservie. »
L’âme dit alors :
« Pourquoi me juges-tu ? Moi je n’ai pas jugé.
On m’a dominée, moi je n’ai pas dominé ;
On ne m’a pas reconnue,
Mais moi, j’ai reconnu
Que tout ce qui est composé sera décomposé
Sur la terre comme au ciel. »

Page 16

Libérée de ce troisième climat, l’âme continua de monter.
Elle aperçut le quatrième climat.
Il avait sept manifestations.
La première manifestation est Ténèbres ;
La seconde, Convoitise ;
La troisième Ignorance ;
La quatrième, Jalousie mortelle ;
La cinquième, Emprise charnelle ;
La sixième, Sagesse ivre ;
La septième, Sagesse rusée.

Telles sont les sept manifestations de la Colère
qui oppriment l’âme de questions :
« D’où viens-tu, homicide ?
Où vas-tu, vagabonde ? »
L’âme répondit :
« Celui qui m’opprimait a été mis à mort ;
celui qui m’encerclait n’est plus ;
ma convoitise alors s’est apaisée,
et je fus délivrée de mon ignorance. »

Page 17

« Je suis sortie du monde grâce à un autre monde ;
une représentation s’est effacée
grâce à une représentation plus haute.
Désormais je vais vers le Repos
Où le temps se repose dans l’Eternité du temps.
Je vais au Silence. »
Après avoir dit cela, Marie se tut.
C’est ainsi que l’Enseigneur s’entretenait avec elle.

André prit alors la parole et s’adressa à ses frères :
« Dites, que pensez-vous de ce qu’elle vient de raconter ?
Pour ma part, je ne crois pas
Que l’Enseigneur ait parlé ainsi ;
Ces pensées diffèrent de celles que nous avons connues. »
Pierre ajouta :
« Est-il possible que l’Enseigneur se soit entretenu
ainsi avec une femme,
sur des secrets que nous, nous ignorons ?
Devons-nous changer nos habitudes ;
Ecouter tous cette femme ?
L’a-t-Il vraiment choisie et préférée à nous ? »

Page 18

Alors Marie pleura.
Elle dit à Pierre :
« Mon frère Pierre, qu’as- tu dans la tête ?
Crois-tu que c’est toute seule, dans mon imagination,
Que j’ai inventé cette vision,
Ou qu’à propos de notre Enseigneur je dise des mensonges ? »

Lévi prit la parole :
« Pierre, tu as toujours été un emporté ;
je te vois maintenant t’acharner contre la femme,
comme le font nos adversaires.
Pourtant, si l’Enseigneur l’a rendue digne,
Qui es-tu pour la rejeter ?
Assurément, l’Enseigneur la connaît très bien…
Il l’a aimée plus que nous.
Ayons donc du repentir,
Et devenons l’Être humain dans son entièreté ;
Laissons-Le prendre racine en nous
Et croître comme Il l’a demandé.
Partons annoncer l’Evangile
Sans chercher à établir d’autres règles et d’autres lois
En dehors de celle dont il fut le témoin.

Page 19

Dès que Lévi eut prononcé ces mots,
Ils se mirent en route pour annoncer l’Evangile.


Le texte de Marie Madeleine a été découvert avec des fragments
manquant, voila pourquoi il manque des passages .

http://nostredame.unblog.fr/tag/evangile-selon-marie-madeleine/

L'évangile de Marie-Madeleine (Marie de Magdala), trouvé dans le codex de Berlin, est un texte gnostique des apocryphes du Nouveau Testament.

Traduit du dialecte sahidique du copte, on pense qu'il aurait été écrit entre les IIIe et Ve siècles de notre ère. Il devait contenir 18 pages, mais les pages 1 à 6 et 11 à 14 sont manquantes. Il a été découvert par le docteur Reinhardt en 1896, mais il a seulement été publié en 1955 avec la bibliothèque Nag Hammadi.

Bien que la traduction de l'Évangile de Marie ait été effectuée à partir du copte, la première rédaction aurait été faite en grec au cours du IIe siècle. Cette datation semble confirmée par un fragment grec, le papyrus Rylands 463 (en), qui est daté du IIIe siècle, et dont l'identité avec le texte copte a été confirmée.

Le texte a pour thème principal la mortalité, l'ascension du Christ et l'ascension de l'âme selon le gnosticisme. Comme Marie de Magdala est présentée à la tête des apôtres dans ce récit, cela indique que le texte était la propriété d'une croyance atypique du christianisme.

Dans cet évangile, le Sauveur transmet d'abord ouvertement son enseignement à ses disciples, puis secrètement à Marie-Madeleine au cours d'une vision intérieure.
Ceci provoque une réaction violente de Pierre, qui refuse de croire que le Sauveur ait pu transmettre un enseignement à une femme à l'insu de ses disciples. Cet évangile témoigne donc d'un conflit vécu à l'intérieur même d'un milieu chrétien au début de notre ère.
Anne Pasquier, professeur de théologie à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université Laval, a très bien fait ressortir que les deux figures représentent deux traditions ecclésiastiques différentes : la première, incarnée par Pierre, est la tradition orthodoxe ou celle qui tend à le devenir.

Cette tradition dénigre l'autorité des révélations reçues lors de visions et interdira aux femmes toute participation active à l'intérieur de l'Église. L'autre, dont Marie est la figure symbolique, est légitimée par des révélations secrètes ou des visions et par une possible égalité entre les hommes et les femmes.

Sophia, la personnalité gnostique, joue également un rôle dans cet évangile. Il s'agit surtout de dialogues entre Marie de Magdala et les apôtres. Les discussions spirituelles sont influencées par la gnose.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vangile_de_Marie-Madeleine
.
Revenir en haut Aller en bas
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5647
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mer 18 Avr 2012, 16:12


Travail réalisé par Philippe Jean Christian Pigot sur FB.

À ma Bien-Aimée ANA : שיר השירים (Chir ha-Chirim)

""ALCHIMIE SPIRITUELLE : ANNE (noire mais belle) devient MARIE (blanchie)... MERI.ANA = Bien-Aimée AMA.

Dans un contexte plus "Ciel à Terre", nous voyons se développer une Dyade "Déesse Mère-Fille" : la Mère ou Terre / Flora, la NouN (N+N) : sainte Anne (N) / Ana (N) / Diana (D+N) / Nîn.Ana (N+N) / Ninon (N), etc... La Fille ou Vénus : Isis (IS), Ishtar (IS+T), Isabelle (IS+BL), Cybèle (IS+BL), Élisabeth (IS+BL+T), Louise (IS+L) ou Lucie (IS+L), Myriam/Mari-e (MR) etc...


Le mot Meri signifie "bien-aimée" en égyptien, titre associé à Isis, connue comme Meri-Isis. En sumérien, ME : charge, fonction, responsabilité, décret divin ET RI : lancer, jeter, porter, mettre en place, enlever, engendrer. ME-RI : "qui a la responsabilité de porter", "qui a la responsabilité d'engendrer". On a ici l'idée de mère. En fait, "meri" signifie tout simplement "mère" au sens où nous l'entendons : par définition, elle porte et engendre... un enfant. D'ailleurs le mot "mère" en français ressemble beaucoup au mot "meri". Également, ME (décret divin) + RI (porter, engendrer) = "qui porte/engendre par décret divin". Au passage, décomposons à l'aide du syllabaire sumérien le nom hébreu "MYRIAM" en ME-RI-AM; ce qui donne ME, MI : charge, fonction, responsabilité, décret divin. RI : lancer, jeter, porter, mettre en place, enlever, engendrer. AM : seigneur, maître, taureau, force, puissance. MERIAM : "qui a la charge d'engendrer le maître", "qui a la responsabilité de porter la force".


Marianne est la figure allégorique de la République française. Au solstice d'été du 20 juin 1792, le peuple de Paris envahit les Tuileries; la foule en colère parvint jusqu'au roi et lui tendit un bonnet phrygien. Louis XVI, sidéré, s'en empara et le coiffa. Apparue quelque temps, après la prise de la Bastille, cette coiffe va faire fureur chez les sans-culottes, manière pour eux de revendiquer une liberté chèrement conquise, car le bonnet phrygien était porté par les esclaves affranchis dans l'Empire romain : symbole de liberté, cette coiffe leur vint du culte de MITHRA, lointaine divinité iranienne, MIRA en sanskrit, et MEHR en iranien moderne. Dieu juge et médiateur, il pesait les âmes des morts (à noter que l'église de FA dans l'Aude fut bâtie sur un Mithraeum, sanctuaire voué à Mithra, et qu'il en existe un à Bourg-Saint-Andéol, en Ardèche).


Marianne, incarne donc la République sous l'apparence d'une femme coiffée d'un bonnet phrygien, symbole majeur de cette toute jeune République, avec le drapeau tricolore des trois étapes du Grand Oeuvre alchimique (Bleu = Noir + Blanc + Rouge). Un décret de 1792 stipule en effet que « le sceau de l'État sera changé et portera pour type la France sous les traits d'une femme vêtue à l'Antique, debout, tenant de la main droite une pique surmontée du bonnet phrygien », attribut vestimentaire que notre "déesse républicaine" partage avec Mithra, le dieu iranien du Soleil, de l'Amitié, du Serment et des Contrats.

Le BONNET PHRYGIEN arboré par les sans-culottes de la Révolution, représente les valeurs républicaines françaises contenues dans la devise maçonnique originale : « Liberté, Égalité, Fraternité... ou la Mort », les trois derniers mots ayant été gommé fort à propos après les abominables carnages d'une révolution, orchestrée mais ayant dérapé, échappant à ses inventeurs, pour se conclure dans un bain de sang. Comme en ce bas-monde TOUT N'EST QU'INVERSION, l'étude attentive de ce slogan nous démontre qu'en rétablissant le bon ordre des trois mots le composant, la phrase devient logique et prend tout son sens : Fraternité --> Égalité --> Liberté. Soit : du Partage et de la Solidarité naît la Fraternité qui amène l'Égalité entre toutes et tous, d'où résulte la Libération de l'asservissement au Système Romano-Babylonien !""
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5647
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...   Mer 18 Avr 2012, 16:13

suite:
Dans l'Antiquité, la Phrygie est un royaume situé au centre de l'Asie Mineure sur le plateau d'Anatolie, à l'ouest de la Cappadoce. Sa capitale est Gordion - proche d'Ankara - et la fameuse ville de Troie en fait partie. Midas, l'un de ses rois, fera l'objet de légendes chez les Grecs, en raison de ses richesses. Dévasté vers 695 av. J.C. par les Cimmériens, la Phrygie passe sous la domination de sa voisine de l'ouest, la Lydie, dont le dernier roi, Crésus, annexe les villes grecques de la côte avant de se heurter aux Perses de Cyrus. Ce fondateur de la dynastie des Achéménides prend sa revanche en 546 av. J.-C. sur l'armée lydienne et entre dans Sardes, la capitale. Après la conquête des cités grecques d'Ionie, l'Asie Mineure tombe à son tour sous le contrôle perse. Cela dure plus de deux siècles, jusqu'à la défaite des Perses devant le Grec Alexandre le Grand en 331 av. J.-C. Durant la domination perse, des Iraniens se sont installés dans cette région. Au IVe siècle de notre ère, sept cents ans après la victoire d'Alexandre, nombre de villages de Cappadoce sont encore peuplés d'Iraniens descendants des premiers colons, qui ont conservé leurs croyances anciennes, notamment le culte de Mithra qui fait de nombreux adeptes parmi les non-Iraniens. Ce sont même les Grecs qui donnent l'appellation « bonnet phrygien » nommé aussi « bonnet oriental ». Car cette coiffe est également portée par de nombreuses tribus iraniennes, aussi bien celles de la Cappadoce que les Scythes ou les Sogdes d'Asie centrale. Elle orne aussi invariablement la tête de Mithra, divinité des peuples indo-iraniens.


Proche du Mitra indien vénéré vers le XIVè siècle av. J.C., Mithra perd de son influence avec les réformes religieuses de Zarathoustra en Iran vers 600 av. J.C. Cependant, au IVè siècle av. J.C, . il réoccupe sa place dans le panthéon perse. Les soldats grecs, au cours de leurs expéditions en Iran, découvrent son culte et l'identifient à Hélios. Malgré l'effondrement de l'Empire perse, Mithra conserve de nombreux fidèles, surtout en Arménie. Par la suite, la dynastie parthe d'Iran (247 av.-226 apr. J.-C.) le vénère et l'inclut parfois dans le nom de ses rois, comme Mithradate, qui signifie « donné par Mithra ». À leur tour, les colonies romaines d'Asie Mineure permettent la diffusion du mithraïsme. La première congrégation est fondée à Rome vers 68 av. J.C. par des soldats. Mithra devient ainsi Sol Invictus, le Soleil invaincu, et fait son entrée dans la littérature latine vers l'an 80, lorsque le poète Statius écrit : « Que tu préfères porter le nom vermeil de Titan, suivant la tradition du peuple Achéménide, ou d'Osiris frugifère, ou de Celui qui sous le roc de l'antre Persique force les cornes du taureau récalcitrant : Mithra ! » On lui dédie des temples et son influence se répand dans tout l'Empire romain, de l'Espagne à la mer Noire, de l'Écosse au Sahara. À Rome, des temples lui sont dédiés : de nos jours, il en reste une quarantaine; il devait y en avoir trois fois plus alors. Il concurrence même le Christianisme, et selon Ernest Renan « s'[il] eût été arrêté dans sa croissance par quelque maladie mortelle, le monde eût été mithraïste. » L'empereur Commode (161-192) lui-même est initié à ce culte, et sous le règne d'Aurélien (270-275) le Mithraïsme est proclamé religion officielle de l'Empire romain. C'est ce dernier qui, en 274, déclare le 25 décembre jour anniversaire de la Divinité. Lorsque Constantin Ier se convertit au Christianisme en 312, le Mithraïsme perd de son influence et, après un bref renouveau sous Julien dit l'Apostat (331-363), il disparaît tout en continuant pourtant à influer sur le Christianisme : en ce qui concerne la date de Noël, décidée par le pape Jules Ier en 340; sur le choix du Dimanche, jour sacré du Soleil (d'où le Sunday britannique ou le Sonntag allemand); de même pour le pain et le vin consacrés dans l'eucharistie. On représente Mithra naissant d'un rocher, en présence de bergers. Il n'est pas étonnant non plus que la mitre, la coiffe des évêques, rappelle celle de Mithra, et que la tiare (mot d'origine perse) papale, dérive du frigium, ou bonnet phrygien.
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
 
la Prostituée Sacrée:Babalon,Marie Madeleine,Lilith...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» Sainte Marie-Madeleine et commentaire du jour "Toucher le Christ spirituellement"
» Marie-Madeleine, La Reine Oubliée
» Sainte Marie Madeleine et commentaire du jour "Marie Madeleine, apôtre auprès des apôtres"
» L'évangile Interdit (Sainte Marie madeleine)
» Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ANTAHKARANA :: L'ANTRE DE MELCHISEDECK :: Partages-Recherches-Eveil du Soi...-
Sauter vers: