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Gnose et Spiritualité
 
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 La science

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Sphinx

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MessageSujet: La science   Lun 07 Juil 2008, 21:38

Bonjour à toutes et tous,


ce que je vais exprimer est mon point de vue. Et je l'exprime avec conviction. Cependant, je peux comprendre qu'on n'y adhère pas. J'écris ce petit préalable étant donné le caractère très tranché de mon point de vue par rapport à une question assez sensible: la science.



Pour moi, la seule vraie et unique Science de la Nature de l'Etre est la Dialectique du Couple Sacré.

Et elle peut être résumée à ceci:

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Alors certes il est possible de developper cette dialectique selon une infinité de facettes, mais son expression simple et synthétique contient tout ce qui est nécessaire et fondamental.


Les sciences exactes et les sciences humaines n'étudient pas la Nature de l'Etre. Elles étudient les franges d'interférences de la confusion de l'Etre. Ce ne sont donc ni les unes ni les autres de vraies sciences. Elles ne transmettent pas une vraie Connaissance.


En effet, les phénomènes du paradigme aggloméré de la densité matérielle sont tous le résultat de la confusion entre la circularité harmonique (finaliste) et la linéarité causale de l'Etre.

La conséquence de cette confusion est l'apparition de franges interférences dialectiques qui cristallisent la dynamique de la Nature de l'Etre. La science physique, dans son approche quantique, a appelé ce phénomène "décohérence".

On pourra se dire que la physique quantique semble progresser dans la bonne direction... ce ne sera vraiment avéré que lorsqu'elle sera capable d'appeler un chat un "chat", et de reconnaître précisément quel est le seul fondement de la Nature de l'Etre en lui donnant un nom et une signification appropriés.


Il n'existe en effet aucun chemin qui mène à l'"oiseau Simurgh", comme le précise la Huppe dans le Mantiq Al Tayr.

Cela signifie qu'il n'existe aucun chemin causal qui puisse mener à l'Etre et à la Connaissance de sa Nature. Il est nécessaire, pour reconnaître la Nature de l'Etre, de lui restituer son finalisme, son essence harmonique.

Reconnaître la Nature de l'Etre, c'est donc reconnaître l'harmonie comme objectif essentiel de l'Etre en lui-même. C'est donc aussi reconnaître le finalisme de l'évolution, comme aspiration essentielle à l'harmonie. Cette recherche de l'harmonie doit être reconnue sous le concept de la néguentropie.

Cette harmonie n'a pas le sens d'un équilibre qui s'instaure causalement, en résultat des oppositions du système (comme dans la théorie économique des marchés).

Non, cette harmonie a le sens d'une vérité fédératrice. Elle centralise la convergence collective, intrinsèque et spontanée, des acteurs néguentropiques, mettant librement leurs causes au service d'une harmonie qui se justifie en elle-même, et n'est certainement pas la résultante "par défaut" d'un jeu de spéculations conflictuelles.



Pour qu'une science de la confusion puisse accéder au statut de vraie Connaissance de l'Etre, elle doit impérativement intégrer la reconnaissance du finalisme néguentropique, c'est-à-dire en d'autres termes, de la Foi (en l'harmonie).


Les franges d'interférences dialectiques d'un paradigme en confusion comme le nôtre s'expriment sur une base strictement conventionnelle.

En effet, dans la confusion, la fédération naturelle de l'harmonie n'existe pas, de sorte de laisser émerger le libre-arbitre. Et d'un autre côté, le causalisme ne permet pas par lui-même d'harmoniser quoi que ce soit en compensation, car il ne véhicule aucune signification par lui-même!

De ce fait, il est nécessaire de mettre le causalisme en forme selon un ensemble de pures conventions, de sorte de lui assigner un sens, une signification apparente conventionnelle. Cela constituera un système de cause à effet dont les articulations sont artificiellement régulées. C'est la "matrice".

Cette signification conventionnelle, apparente, assignée au causalisme en compensation de la décohérence finaliste dans la confusion, est ce qu'étudient en fait les sciences exactes et même les sciences humaines.

Voilà pourquoi il ne s'agit pas de vraies Connaissances: il s'agit de l'étude de simples conventions formelles transitoires.

Alors bien entendu, ces conventions transitoires sont conçues pour exprimer, juqu'à un certain point, des échos formels (didactiques) de la Nature de l'Etre, mais toujours partiellement, et conventionnellement.


Le caractère apparemment complexe de la Nature de l'Etre sous l'approche des sciences de la confusion est une simple illusion produite par le jeu causal conventionnel. En effet, la pondération de la confusion réclame une trame conventionnelle assez complexe pour conserver une cohérence globale au système tout en autorisant un champ d'expression suffisant au développement du libre-arbitre.


En vertu du principe d'incertitude spirituel, plus on analyse la fonction de l'Etre, moins on connaît l'identité de l'Etre, et plus on s'éloigne de la Connaissance sa Nature véritable.


Il existe un rapport dialectique inverse entre la complexité de l'individualité et la richesse de la collectivité. Plus l'individualité est perçue comme complexe, moins elle laisse de liberté à la richesse collective.

La diversité infinie de la conscience collective universelle requiert donc un modèle non pas simpliste, mais simple, comme une synthèse unique fondamentale, dont la simplicité parfaite autorise une infinie diversité d'expression identitaire.


C'est le modèle "fractal" de l'"oiseau", du "Couple Sacré", le double Dragon Yin-Yang, formé de deux Personnes sexuellement polarisées.


Ce modèle est à la fois celui de l'individualité de "chaque Soi", chaque Couple Sacré, et celui de la collectivité dans son ensemble, ainsi que le modèle de chaque sous-collectivité de conscience particulière. C'est pourquoi il s'agit d'un "modèle fractal": il se retrouve à tous les niveaux individuels et collectifs de la conscience.


Amitié,

steph
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damejane

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MessageSujet: Re: La science   Mar 08 Juil 2008, 09:16

Bonjour Sphinx,

Cette science que vous décrivez est la sublimation du mental par l'art de manier les mots au service d'un concept ou idée qui a germé dans votre façon de concevoir la vie.


Le danger de la dialectique étant de se laisser piéger par l'égo surdynamisé par la brillance de l'intellect, ce qui peut entrainer une coque mentale si solide qu'au lieu de vous faire progresser spirituellement à la verticale, cette progression se fera de façon oblique.

C'est conduire tout un groupe dans une illusion construite par un mental "expert" des mots, avec la conviction d'un vécu et d'une intégration forcément illusoires.

Ces convictions qui sont les vôtres seraient respectables en tant que telles, mais elles représentent un danger pour ceux qui n'ont pas votre subtilité de discernement et pourraient se perdre dans le labyrinthe de votre univers mental .

Certes, vous pourrez me répondre en "raisonneur" aguerri, avec toute la dextérité de l'emploi des mots biens choisis, et je ne ferais pas le "poids", car au stade atteint dans mon modeste parcours, je ne dispose que très peu du mental, étant sur le sentier du coeur, justement intégré, hors de toute habileté dialectique, en humble disciple de la sagesse, comme il se doit.

Cela étant écrit, il n'y a aucune malveillance dans l'esprit de cette réponse, mais je reconnais le paradoxe entre le caractère de service qui vous semble juste à donner, et le risque de manipulation mentale, pratique suprêmement déconseillée de tous temps par tous ceux qui ont avancé plus loin et plus haut que la moyenne des chercheurs de vérité, ceux que l'on appelle les maîtres de sagesse.


:76:

Définition dialectique, (wikipédia):

Du grec dialegesthai, converser,
et dialegein, trier, distinguer.

La dialectique .
est une méthode de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien],
de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et d'[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
qui a pris plusieurs formes au cours des siècles.
Ses sens sont nombreux et difficiles à cerner.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



144000

bien à vous : damejane

.
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MessageSujet: Re: La science   Mar 08 Juil 2008, 16:04

Bonjour Damejane,


il me semble qu'une sorte de mode "anti-mentale" qui confond discrimination et toute-puissance court actuellement chez certains spiritualistes, entre autres sur ce forum.

Dialectiquement, il est tout simplement impossible de suivre vraiment la voie du Coeur, si on ne la discrimine pas de la voie de la Raison, qui est à suivre également.

Mais ces aspects sont différenciés entre les polarités sexuées masculine et féminine, et de là proviennent probablement certaines incompréhensions transitoires, mais récurrentes.

Selon moi, la vraie Sagesse ne peut ni se connaître ni s'appliquer sans un tel discernement, sans parcourir le chemin de la décontamination mentale.

Il ne s'agit nullement de construire une coque rigidifiée comme une illusoire protection de l'ego, mais de laisser la Gnose surgir et naître du fond de soi, de la reconnaître, de la laisser s'exprimer et déployer naturellement une une signification à la fois souple et d'une très grande cohérence.

Je ne partage donc pas du tout votre point de vue.

Oui, j'utilise des mots pour traduire les concepts que je développe. Et ces mots ne sont pas manipulatoires, car ils sont dépouillés de confusion émotionnelle. La toute-puissance de la manipulation mentale commence lorsqu'on commet volontairement une adultération de la Raison par l'Emotion, et réciproquement.

L'Emotion est l'Emotion. Et elle a besoin d'une Raison déconfusionnée pour appuyer son mouvement. Sans cela, point de vraie Sagesse possible.

En ce qui concerne ceux qui, selon vous, pourraient se perdre dans mon "univers mental", je pense que sans recours à une forme de dialectique, ils ne pourront de toute façon pas démystifier la confusion.

Car la confusion provient d'une discrimination insuffisante, et tout aspect favorisant la discrimination est forcément dialectique.

Au moins, lisant des données dialectiques sans peut-être les comprendre immédiatement, certaines personnes pourront cependant commencer à mobiliser les échos de la Gnose en eux-mêmes et amorcer ou amplifier un éventuel mouvement de déconfusion.


Il faut conscientiser que je ne m'exprime pas par souci de "brillance de l'intellect", mais en fonction d'appels intérieurs consécutifs au déploiement mental de concepts qui le plus souvent se présentent spontanément dans le but d'être exprimés.

Je veille à être toujours le plus précis possible, acceptant de m'exprimer parfois de façon très lourde, justement pour que mes propos ne puissent être que difficilement déformés ou récupérés. Je veille autant que faire se peut à mettre des garde-fous partout où cela m'apparaît nécessaire.


Dans ce contexte, je continuerai à m'exprimer dans cette section du forum sans me contraindre à une auto-censure qui serait selon moi injustifiée.

Qui peut s'autoriser à remettre en question le simple droit à l'expression de mon point de vue? Est-il légitime que je doive ainsi le justifier et le défendre? Que ne me ferait-on comme procès si j'agissais de la sorte avec autrui?



Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Mar 08 Juil 2008, 16:52

Permettez-moi d'aborder plus particulièrement le point suivant:

Citation :
ce qui peut entrainer une coque mentale si solide qu'au lieu de vous faire progresser spirituellement à la verticale, cette progression se fera de façon oblique.

Si je ne cherche pas l'oblique, je ne cherche pas du tout la verticale non plus!

J'ai déjà expliqué en détail l'illusion de l'ascension régressive, et des explosions en Samadhi non-maîtrisé!

Mon point de vue est qu'il faut la trajectoire courbe d'une approche progressive et tangentielle, de façon à former l'anse de la Croix de Vie en somme, et engendrer par-là la dynamique des polarités sexuées qui seule peut maîtriser l'aspiration du potentiel spirituel.

Le seul maître est l'"oiseau", le Couple Sacré.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Mar 08 Juil 2008, 17:26

Re bonjour Sphinx


Ce n'est là qu'un échange et vous restez libre de vous exprimer comme vous l'entendez. Il n'y a de procès que ce que vous en accordez.



bien à vous : damejane.


Dernière édition par damejane le Mar 08 Juil 2008, 19:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La science   Mar 08 Juil 2008, 19:26

Bonjour Damejane,


Citation :
Ce n'est là qu'un échange et vous restez libre de vous exprimez comme vous l'entendez. Il n'y a de procès que ce que vous en accordez.

si nous reprenons le fil du sujet depuis le début, nous constatons que dans votre première intervention, vous ne rencontrez pas le moindre argument du sujet de départ.

Vous délaissez donc le fond du sujet. Vous ne rencontrez nullement mon point de vue, que ce soit pour le valider ou pour le confronter.

En fait, mon point de vue n'existe tout simplement pas dans votre intervention. Mon point de vue n'est pas reconnu, qualifié, admis comme celui d'une personne à part entière dont les arguments peuvent être entendus, pris en considération, évalués, et éventuellement confrontés.

Au lieu de cela, vous spéculez sur les intentions qui peuvent motiver l'expression de mon point de vue. C'est donc un procès d'intention. On ne va plus parler du sujet, mais de l'auteur du sujet, qu'on va amener à se justifier dans son intention, au lieu de justifier son expression. C'est une dérive symbiotique.

On trouve par exemple:

Citation :
Le danger de la dialectique étant de se laisser piéger par l'égo surdynamisé par la brillance de l'intellect

Votre propos n'est donc pas le fond du sujet abordé, mais plutôt la spéculation sur l'intention de l'auteur du sujet.

Or, il n'y a aucun lien entre les deux! On ne peut pas ni justifier ni invalider la signification d'une expression à travers l'intention de l'auteur! Car on spécule forcément sur une intention, car on n'est pas à la place d'autrui!

C'est une négation du point de vue d'autrui et c'est donc une confusion symbiotique.


Citation :
C'est conduire tout un groupe dans une illusion construite par un mental "expert" des mots, avec la conviction d'un vécu et d'une intégration forcément illusoires.

Des attributions arbitraires sont ici formulées, suggérant une absence de vécu, d'expérimentation réelle, et donc d'intégration de ce qui est exprimé, ce qui est parfaitement invérifiable d'une part, et qui met à nouveau en question la personne de l'auteur, et non pas le fond du sujet.

Citation :
Ces convictions qui sont les vôtres seraient respectables en tant que telles, mais...

Voici la confusion ouvertement manifestée: mon point de vue n'est finalement pas respectable. Le "mais" annule en effet la possibilité préalablement formulée dans cette phrase.

C'est pourquoi mon point de vue n'est pas reconnu, et que c'est ma personne qui est mise en cause.


Citation :
hors de toute habileté dialectique, en humble disciple de la sagesse, comme il se doit.

Ceci confirme le point précédent. Le point de vue dialectique n'est pas reconnu comme valide, et est tendancieusement présenté comme "creux", comme le produit dérisoire d'une simple habileté d'"illusioniste", sans signification profonde, sans rapport avec la Sagesse.


Je n'aime pas précisément me livrer à une telle analyse, mais je pense qu'il est utile de le faire à l'occasion, afin de proposer une démystification de ces processus viciés de communication.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Sam 26 Juil 2008, 13:37

La technologie:


Bonjour à toutes et tous,


L'espoir ne réside ni dans la science, ni dans la technologie, ni dans aucune forme de spéculation particulière, philosophique, ésotérique ou autre.

L'espoir réside uniquement dans la Foi, la reconnaissance du finalisme collectif, et dans la poursuite opiniâtre du respect interpersonnel.

La technologie est une illusion de maîtrise de la Matière, par l'entremise d'une certaine forme de domination matérielle.

En somme, il s'agit d'une forme parmi d'autres d'expression de la toute-puissance refoulée.

Or, toute domination est inévitablement aussi une addiction. C'est d'ailleurs ce qui implique le caractère définitivement illusoire de toute domination.

La technologie présente donc à l'Humanité l'écueil d'une certaine forme de confort et de sécurité apparents, addictifs, qui en réalité permet de freiner et même peut-être d'arrêter l'évolution humaine bien avant d'atteindre le "fond du vortex matériel", qui est le vrai point d'intégration de la Matière, et donc la vraie porte d'émancipation, de naissance spirituelle au fond du "vaggin matériel".

La technologie freine donc globalement l'évolution spirituelle, et il y a un risque pour qu'elle la bloque complètement, cristallisant une sorte de plateau de stabilisation à mi-chemin du vortex évolutionnaire. Car finalement l'exo-évolution technologique se fait aux dépens de l'endo-évolution spirituelle: une évolution externe d'assistance symbiotique vient en remplacement d'une évolution interne d'émancipation.

La technologie est comme une substance interférante gênant l'accroche avec l'instant présent.

La technologie fait partie du système de contrôle qui, par agitation de l'inconscient collectif d'une part, crée les problèmes humains (surpopulation par exemple), et d'un autre côté propose des solutions illusoires aux problèmes que ce système de contrôle a lui-même créés.

Le but de ce système n'est absolument pas de dégager de vraies solutions, mais d'instaurer des cercles vicieux de fonctionnement collectif, des processus addictifs, auto-alimentés entre des problématiques fomentées et des solutions qui n'en sont pas vraiment.

L'urgence des problèmes empêche les êtres humains de prendre le recul nécessaire à la conscientisation des vrais enjeux et des vraies solutions, qui sont d'ordre "spirituel", ou plus précisément, d'un ordre matériel restauré par la discrimination de l'Esprit.

La seule Connaissance qui peut permettre à l'être humain de réellement modifier sa condition individuelle et collective, en dehors des artifices de la technologie, est la Connaissance de sa nature profonde, en tant qu'Etre conscient.

Car cela lui permet de conscientiser aussi sa puissance d'être, son lien profond avec tout ce qui existe, et sa relation à l'énergie.

Mais une telle connaissance, pour être vraiment mise en oeuvre, est indissociable de son éthique fondamentale!

Ce n'est pas comme pour la science ou la technologie, qui peuvent être abordées et mises en oeuvre en dissociation de toute éthique... (signe que ce ne sont pas de vraies Connaissances)

La mise en oeuvre de la vraie Connaissance de la Nature de l'Etre exige l'intégration préalable du respect de la Nature de l'Etre. Car on ne peut pas dominer la Nature de l'Etre, on peut seulement faire alliance avec Elle, et grâce à cela, accéder à sa Maîtrise.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Jeu 11 Sep 2008, 02:23

Bonjour à toutes et tous,



La Nature de l'Etre est non-duelle, reposant sur la discrimination (Séparation) dialectique qui autorise la fusion (Lien) dialectique.

La Nature de l'Etre est donc à la fois dénombrable, fondée sur la Séparation, et indénombrable, exprimée par le Lien.

(A noter que le caractère dénombrable est un Lien unissant les Séparations, et que le caractère indénombrable est une Séparation englobant le Lien.)

L'unité du Couple Sacré est caractéristique de l'indénombrabilité, car la globalité unitaire témoigne du Lien.

C'est l'aspect qui unifie non seulement chaque Couple en lui-même, mais aussi tous les Sois de tous les Couples Sacrés entre eux en une réalité unique.

La présence de deux polarités sexuées au sein du Couple Sacré est caractéristique de la dénombrabilité de la Séparation personnelle.

C'est cet aspect qui différencie les Personnes d'un Couple Sacré, mais aussi toutes les Personnes entre elles, et donc tous les Couples entre eux en une réalité multiple.

Les deux aspects du dénombrable et de l'indénombrable sont dialectiquement corrélés, inséparables, et ne forment la réalité non-duelle de l'être que lorsqu'ils sont parfaitement discriminés l'un de l'autre.

Lorsqu'ils sont en confusion l'un par rapport à l'autre, ils forment une réalité adultérée.


On pourrait dire que dans la réalité non-duelle, le corpuscule et l'onde sont parfaitement discriminés l'un de l'autre, formant par leur fusion harmonieuse, une réalité qui nous semble paradoxale, mais qui est en fait déconfusionnée.


Le problème de notre univers physique est qu'il est le produit d'une confusion dialectique, d'un mélange confus entre le corpuscule et l'onde, entre le dénombrable et l'indénombrable, entre la Séparation et le Lien, entre le Temps et l'Espace.


Cette confusion est en fait celle qui existe entre le Virtuel et le Réel.

Les Lois de la Nature de l'Etre sont donc, dans cet univers physique, déclinées selon des aspects interférants et arbitraires en provenance du Virtuel.

Cette déclinaison est appelée "décohérence" en physique quantique: les lois de la réalité se mélangent partiellement par confusion, à des aspects virtuels.

La chaîne causale du Réel se pare donc d'intentionnalité significative, créant des relations causales privilégiées, de "cause à effet".

Alors qu'une telle intentionnalité est un aspect en principe réservé au Virtuel, et que la causalité ne peut en principe que répondre à l'appel finaliste du Virtuel, et non pas entretenir sa propre intentionnalité au coeur de ses articulations, entrant alors en conflit avec le Virtuel!

En retour, le Virtuel manque d'intentionnalité, et se pare d'automatisme causal, ce qui est en principe l'apanage de la chaîne causale du Réel.

On peut alors en déduire que la causalité du Réel perd de son évidence, de sa simplicité, et donc de sa souplesse (décohérence quantique), et que le finalisme du Virtuel perd de sa convergence, de sa faculté de choix, et donc de sa créativité (créativité = capacité d'induction finaliste dans la chaîne causale).


On peut aussi comprendre que l'étude des lois de cet univers consiste à analyser une confusion dialectique, certes globalement articulée par les Lois de la réalité malgré tout, mais des lois totalement masquées, car mélangées à des aspects virtuels interférants qui se placent à l'avant-plan de la perception consciente insuffisamment discriminante.

Et de plus, une telle étude fait l'impasse sur tout un pan du système existentiel: le Virtuel (ensemble de tous les états non réalisés d'un système). Le Virtuel est dialectiquement indissociable du Réel comme la Séparation est indissociable du Lien: c'est par la discrimination des états non-réalisés (Virtuel) qu'un Lien causal peut les articuler (Réalité). De la qualité de la discrimination du Virtuel dépend l'harmonie (qualité du Lien causal) du Réel.


Le problème est qu'une approche scientifique, strictement causaliste, spéculative, donnant inévitablement un poids accru aux aspects dénombrables de la confusion, ne va pas favoriser la démystification de cette confusion, mais au contraire risquer de produire et de propager une image déformée de la réalité, en considérant comme naturels des aspects qui témoignent en fait d'une adultération de la Nature de l'Etre, et donc d'une falsification de la réalité.

Une telle approche risque en fait de n'étudier que les aspects interférants, aisément dénombrables, et de passer totalement à côté des principes fondamentaux sous-jacents.

Déjà, la frilosité scientifique à l'égard du principe anthropique (réalité du Lien de conscience universel) est, à ce titre, très significative.


Les théories mathématiques nécessaires pour rendre compte des aspects interférants, afin de coller le plus possible à la réalité confuse, sans en démystifier la confusion, ne peuvent qu'aller vers une inflation de leur complexité et de leur mise en oeuvre, associée à une dilution de la signification existentielle, et à l'impossibilité de pouvoir trouver une solution véritablement cohérente.

Il semblerait, mais je ne suis pas spécialiste en la matière, et ne fait que transmettre ici un point de vue récemment lu, que la prodigalité faramineuse résultant des "théories des cordes" puisse finir par confronter par l'"absurde", les physiciens au principe anthropique, éventualité qu'ils n'apprécient pas particulièrement.

Il est vrai qu'ils n'étudient pas la réalité, mais essentiellement des franges d'interférences créées dans la réalité par une confusion avec la virtualité.

Et bien entendu, il est impossible de rendre compte simplement de l'arbitraire virtuel à l'aide de procédés de nature logique, causaliste. C'est une évidence!


Néanmoins, la référence à un modèle universel de "cordes vibrantes" peut devenir l'amorce d'une reconnaissance de l'intentionnalité (principe anthropique, finalisme de l'évolution), et donc de la Virtualité discriminée, dont la Nature est la recherche de l'Harmonie dans la Réalité. Car l'Harmonie est une question de vibrations associées (affinités harmoniques).

Cette recherche de l'Harmonie dans la Réalité est l'intentionnalité qui est à la base du phénomène néguentropique, et qui fonde le finalisme de l'évolution.

L'objectif en est d'aboutir à une signification consciente, une information existentielle, d'une qualité harmonique aussi parfaite que celle-ci:


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Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Ven 19 Sep 2008, 15:04

Bonjour à toutes et tous,


le monde scientifique dans son ensemble témoigne d'un mental hyper-linéarisé, d'une pensée purement causaliste, ce qui crée une affinité évidente avec les égrégores régressifs vampiriques, et donc forcément une sensibilité toute particulière à la manipulation exercée par ces égrégores.

Et même si la plus grande partie du monde scientifique n'en a pas conscience, il travaille pour ces égrégores (en fait, toute Personne dont le mental s'est particulièrement linéarisé travaille pour ces égrégores).

En effet, le vrai but de nombreuses recherches dans différents domaines, et on peut citer encore les dernières expériences faites en accélérateur de particules, n'est pas du tout celui qu'on croit!

Le vrai but de nombreuses recherches vise à tenter de dégager des solutions pour pérenniser le mode existentiel vampirique, et par exemple tenter de créer une merkabah artificielle se passant de la Source, ce qui concrètement veut dire pirater la Source.

C'est bien entendu une complète utopie!

Les chakras sont des centres quantiques, des "trous noirs/blancs" manifestant la réalité finaliste, quantique, de la Source (l'"Oiseau") au sein de Personnes qui ont gardé, ou développé, leur contact intérieur avec la Source, contact dont la nature est forcément finaliste, donc non prouvable.

C'est cette nature des chakras qui fait que la merkabah du Couple Sacré est un véhicule spatio-temporel.

"Il n'y a pas de chemin menant à l'"Oiseau"", ce qui signifie qu'il n'existe aucun procédé purement causal permettant d'aboutir à la Source quantique, et d'y puiser.

La Source, principe finaliste par excellence, s'offre librement à ceux qui ont une position existentielle finaliste qui authentifie ce lien.

Il n'existe donc aucun moyen scientifique, technique, causaliste, pour dompter la Source, pour emprisonner l'"Oiseau". Il n'existe en fait aucun moyen spéculatif pour seulement pouvoir rencontrer l'"Oiseau", même de "loin".

La science n'étant pas une vraie Connaissance de l'Etre, puisqu'elle n'intègre pas intrinsèquement une éthique cognitive, elle ne dispose d'aucun moyen de même seulement flirter avec la réalité de l'Etre.


Mais les égrégores régressifs ne se sont pas encore rendus à cette évidence qu'il n'existe aucun moyen de pérenniser un mode existentiel vampirique, en dehors du retour au pur potentiel par transcendance christique.


Il n'existe aucun moyen de pirater la Source pour alimenter des merkabah artificielles sur base de simulations de chakras.


Toutes ces recherches sont vaines, et se dissimulent sous des prétextes apparents.

Et lorsque ce paradigme se libèrera, ce qui est inévitable, l'alimentation des égrégores vampiriques se tarira inexorablement.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Lun 29 Sep 2008, 20:10

Bonjour à toutes et tous,


l'Etre nouveau est à l'origine confronté à la réalité de sa propre existence, ce qui constitue un "choc" auquel il doit faire face.

De façon cruciale, épineuse, se pose à sa conscience naissante la question: pourquoi exister?

Et là déjà se glisse une confusion fondamentale entre l'Etre et le Faire, entre l'Identité et la fonction.

Car la question "pourquoi exister" n'a pas réellement de signification. En effet, être, c'est être, point final. Et pour être, il s'agit d'être capable d'être, à savoir ne pas se soucier de pourquoi être!

Etre est distinct de l'Action tout comme l'Identité est distincte de la fonction. Mais dans sa confusion originelle, l'Etre nouveau se demande pourquoi il est, pourquoi il devrait être, et de ce fait, implicitement, assujetti l'Etre à son Action, l'Identité à la fonction, et exprime par-là sa confusion originelle.


Il lui faudra donc faire l'expérience d'une réalité qui lui fournira des réponses possibles, mais illusoires, à cette question "Pourquoi Etre?".

Il lui faudra faire ces expériences dans un monde ouvert à la confusion, au libre-arbitre, à l'absence apparente d'Harmonie, un monde de ce fait essentiellement causaliste.

Et c'est logique: assujettissant l'Etre à son Action, l'Identité à la fonction, l'Etre nouveau objectivise l'Etre, adultère implicitement l'existence, et de ce fait, appelle un monde dans lequel l'Etre devient un objet fonctionnel, adultéré par la question "Pourquoi être?".


La vérité est qu'il n'y a pas d'autre réponse à cette question que le fait qu'un Etre existe parce qu'il est un Etre! De ce fait, on peut exprimer cette réponse en disant qu'il n'y a pas de raison extérieure à la réalité d'Etre qui porte en elle-même sa propre légitimité.


On peut comprendre à partir de là que très logiquement, être consiste à savoir être, à être capable de vivre la légitimité intrinsèque au fait d'être, et de ce fait à reconnaître l'existence, chez soi, et chez autrui, et à respecter cette existence chez soi et autrui, c'est-à-dire à ne pas objectiviser cette existence, à ne pas l'adultérer à l'Action, à la fonction, par confusion.

Ceci permet de comprendre que la capacité d'être, la faculté de percevoir et de vivre la légimité fondamentale d'exister en dehors de toute preuve, de toute spéculation, de toute adultération fonctionnelle, porte en elle sa propre vertu: savoir être n'est pas dissociable du fait de respecter l'existence, que ce soit la nôtre ou celle des autres.

On voit immédiatement qu'il n'est point besoin de morale quand la faculté d'être est présente, car elle porte en elle l'Ethique existentielle!

L'Etre capable d'être vraiment, respecte, rencontre, et favorise naturellement l'existence dans son ensemble, sous toutes ses formes, car la faculté d'être inclut intrinsèquement sa propre éthique existentielle.


Ce monde densifié, formalisé, est donc un monde appelé par l'immaturité des êtres que nous sommes, posant la question aberrante, confusionnelle: "Pourquoi Etre?"

Et la vérité est qu'il est possible, par libre-arbitre, de donner une réponse à cette question! Or nous savons que la question est confusionnelle, et n'a pas de réponse en fait!

Donc toute réponse spécifique, fonctionnelle, à cette question, est forcément confusionnelle aussi! Et ce qu'il faut comprendre par-là est qu'une telle réponse est une réponse nihiliste:: croire qu'une réponse relative, fonctionnelle, autre qu'implicite, puisse être donnée à la question "Pourquoi être?", répond en fait à cette question par "Il n'y a aucune raison d'être!".

Donner une réponse relative, fonctionnelle, au fait d'exister, c'est nier le fait d'exister, et faire le choix de la non-existence.

Apporter par spéculation fonctionnelle une réponse à la question "pourquoi être?", c'est donc répondre par le choix de ne pas être!

Pour exprimer le choix d'être (to be or not to be), il faut donc répondre à la question "pourquoi être?" par la seule réponse possible: cette question n'a pas véritablement de sens, car être, c'est être, point final!

Et s'il fallait quand même apporter une réponse à cette question, ce serait une réponse "auto-référente" : "parce que être, c'est être! C'est la faculté fondamentale et spontanée d'un Etre! Il n'y a donc pas de raison particulière au fait d'être, en dehors du fait d'être un Etre!"


Notre monde densifié est donc formaté par la confusion de la question "pourquoi être?", qui propose aux Etres nouveaux le choix d'être ou de ne pas être.

Et la seule façon de se libérer de ce monde n'est pas d'y trouver de raison d'être particulière, illusoire, comme camouflage de notre refoulement originel, mais d'y incarner un Etre à part entière, intrinsèquement légitimisé par sa propre qualité, et ne devant rien prouver sur le plan fonctionnel.

Par ailleurs, seul un Etre totalement légitimisé dans le fait d'être est capable d'assumer réellement, et librement, une fonction, car l'affirmation de l'être libère la fonction (discrimination entre l'Identité et la fonction).


Dans un monde tel que le nôtre, appellé par la confusion, la vie est mise sous le joug d'une réalité adultérée, hyper-causaliste (loi de cause à effet), de façon à rendre compte de l'adultération de l'Etre par la fonction.

Un tel monde tente de répondre à la question aberrante "pourquoi être?". Et bien entendu, ce n'est pas possible de répondre à une telle question, donc un tel monde qui tente d'y répondre sera inévitablement incohérent! L'incohérence du monde vient de l'immaturité de la conscience humaine.

L'ensemble des lois d'une telle réalité adultérée présentera donc un caractère causaliste prépondérant, de façon à être en corrélation avec la question confusionnelle "pourquoi être?"

Dans ce cadre, la science apparaît comme une étude des réponses illusoires proposées par le paradigme à la question confusionnelle, immature: "pourquoi être?"

De ce fait, la science n'étudie pas l'Etre, mais l'Etre fragmenté par l'adultération fonctionnelle de l'immaturité. La relation causaliste pure est une illusion rassurante pour l'Etre immature en besoin de libre-arbitre.

La science apparaît donc alors en elle-même comme une recherche immature ne donnant de valeur qu'au seul causalisme à l'exception de tout autre aspect existentiel (tel que le finalisme), dénotant sa sensibilité totale à l'objectivation de l'Etre, ce qui est une caractéristique de la confusion.

Une vision de la réalité se bornant à la reconnaissance du causalisme est en fait une réduction, par adultération fonctionnelle, du fait d'exister.


Mais la réalité de l'Etre n'est pas dans le causalisme! Elle est dans le finalisme: l'Etre n'est pas juste une cause assujettie à la chaîne causale, imbriquée dans celle-ci, mais il est aussi une fin en soi, et de ce fait une cause en soi, qui peut s'émanciper, par finalisme, de la chaîne causale.

Un Etre capable d'être absolument sans justification fonctionnelle, simplement parce qu'il est, est forcément devenu insensible à toute manipulation causale, spéculative! Il n'appartient plus à aucune chaîne causale, et met naturellement, par éthique intrinsèque, sa cause en soi au service du finalisme existentiel, dont la nature est collective.

Il ne le fait pas pour avoir bonne conscience, ni par volonté, ni avec efforts, et en aucun cas pour prouver ou se prouver quoi que ce soit! Il le fait spontanément car telle est sa Nature d'Etre à laquelle il a fait le choix conscient d'adhérer.



Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Ven 07 Nov 2008, 08:29

Bonjour,

suite à la conférence de Michel Cazenave à laquelle j ai assisté la semaine passée , et dans la continuité de ce que nous propose Sphinx je vous suggère une synthèse qui la résume assez bien :

La science et l'âme du monde







Michel Cazenave (Paris, Albin Michel, 1996)





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"Dans une vaste enquête sur les mécanismes de l'invention scientifique, sur les nouveaux modèles de la physique et de l'astrophysique, sur les thèmes métaphysiques et parfois même mythiques qui s'y trouvent mis en jeu, Michel Cazenave tente ici de montrer comment l'on pourrait, aujourd'hui, essayer de repenser une unité fondamentale du monde et de l'homme grâce à la reprise en compte de la notion de l'Être, et dans une dialectique essentielle des savoirs de l'inconscient et des processus rationnels."









extraits:

p. 12 ; "L'ambition était claire, et ce fut Hubert Reeves qui la résuma par ces mots : "Ce qu'il faut à présent, c'est de réconcilier en nous les deux démarches (scientifiques et mystique) ; non pas en nier l'une en faveur de l'autre, mais faire en sorte que l'oeil qui scrute, qui analyse et qui dissèque vive en harmonie et en intelligence avec celui qui contemple et vénère (...). Nous ne pouvons pas vivre une seule démarche, à peine de devenir fous ou de nous dessécher complètement. Il nous faut apprendre à vivre maintenant en pratiquant à la fois la science et la poésie, il nous faut apprendre à garder les deux yeux ouverts en même temps*."

(...) *H. Reeves, dans Science et Conscience, les deux lectures de l'univers, Ed. Stock."


p. 14-15-16 ; "D'autres réactions, néanmoins, forçaient à réfléchir. Je n'en prendrai qu'un exemple, qui est celui que donne Jean-Marc Levy-Leblond. Cet homme à l'esprit libre, ironique et frondeur, n'écrit-il pas en effet : "La science apparaît peut-être moins intimidante et sa hautaine rationalité bien limitée, quand on voit des physiciens "marcher" naïvement face à des illusionniste, tels Uri Geller ou J.P. Girard, qui cachent leur jeu derrière un masque parascientifique, ou s'engouent pour les sous-produits gadgétisés des mystiques asiatiques : gourous pseudo-boudhistes, comme montres à quartz, la main-d'oeuvre orientale est bon marché et la demande occidentale en pleine expansion (...) Saluons donc le colloque de Cordoue comme une contribution salutaire, même si elle est involontaire, à l'autocritique de la science ." Ce à quoi il ajoute, quelques pages plus loin, au sujet de Frijtof Capra et de son Tao de la Physique- dont les thèses avaient été exposées à Cordoue : "Il est remarquable que dans la science moderne, le formalisme et l'abstraction soient parvenus à un degré tel que , lorsqu'il s'agit d'en expliciter le contenu conceptuel, on peut, semble-t-il, le faire à partir de n'importe quelle tradition philosophique et culturelle. La survivance du scientisme et le renouveau du mysticisme invitent alors tout naturellement à proposer un ésotérisme au second degré, multipliant celui d'une science moderne par celui d'une mystique traditionnelle. Il y a là tout un filon à exploiter. Après le Tao de la Physique, à quand le Soufisme de la biologie, le Vaudou de la sociologie, sans même mentionner -trop facile!- la Cabale des mathématiques?"
Faut-il se moquer de Niels Bohr quand il prend pour blason le Yin-Yang du Tao, et pour devise le Contraria sunt complementa ("les contraires sont complémentaires") qui renvoie en même temps à la doctrine du Tao-Tö King, à la mystique alchimique et aux avancées les plus vives de la psychologie moderne ? Faut-il donc ignorer les efforts de Schrödinger pour tenter de penser une nouvelle image du monde -efforts qui l'amenèrent à chercher du côté du corpus de la métaphysique védantique ? Faut-il tenir pour rien les rapports avoués d'Oppenheimer au boudhisme, ou bien de David Bohm -un adversaire connu de l'École de Copenhague- avec Krishnamurti ? Il semble bien pourtant qu'un certain esprit de l'Orient se trouve pour le moins en consonance avec les théories de la physique moderne.

(...) Par exemple, la grande contribution apportée par le Japon à la théorie quantique depuis la dernière guerre peut être un indice d'une certaine parenté entre les idées philosophiques traditionnelles de l'Extrême Orient et le contenu philosophique de la théorie quantique. Il est possible qu'il soit plus facile de s'adapter au concept quantique de la réalité quand on n'est pas passé par le mode de pensée du matérialisme naïf qui régnait encore en Europe pendant les premières décennies de notre siècle." A quoi répond pour sa part Hideki Yukawa, prix Nobel de Physique, et justement japonais : "(Dans la relativité) le temps se résout dans une quatrième dimension, sur un pied d'égalité avec l'espace, où l'harmonie prévaut dans un éternel état de repos (...). On peut trouver quelque chose d'assez proche dans la conception orientale."


p. 43 ; "(...) l'espace et le temps sont des réalités absolues en tant qu'ils sont la manifestation de la présence divine dans le monde, et une représentation de l'essence divine elle-même. Ainsi passe-t-on sans rupture du néo-platonisme théosophique de Cambridge, exprimé à merveille dans la seconde lettre d'Henry More à Descartes : "(Cela supposé), pourquoi ferions-nous difficulté d'attribuer (à Dieu) une extension qui remplisse des espaces infinis aussi bien qu'une succession infinie de durée ?", à la cosmologie de Newton qui affirme très clairement : "Existo semper et ubique durationem et spatium constituit (Deus) : en existant toujours et en tout lieu, Dieu constitue l'espace et la durée".
L'espace, autrement dit, dans son caractère absolu, s'assimile au sensorium Dei, permettant de se déployer à la recherche alchimique, et à l'intuition de fond de l'art astrologique, selon lesquelles la sympathie universelle s'exerce sous l'inspiration de la divinité, et par la création de forces qui établissent des Lois universelles de cohérence qui sont autant de traductions des structures intimes de l'Être. Reprenant en effet les plus vielles rêveries humaines sur le phénomène magnétique comme indice de l'Amour et signature d'une Érotologie divine qui assure l'authenticité du processus alchimique (Platon ne disait-il pas déjà sur cette base que "la Divinité, à travers tous ces intermédiaires, attire où il lui plaît l'âme des humains, en faisant passer cette force de 'une à l'autre"?), Newton en vient à parler de "cette espèce d'esprit très subtil qui pénètre à travers tous les corps solides et qui est caché dans leur substance ; c'est par la force et l'action de cet esprit que les particules du corps s'attirent mutuellement aux plus petites distances, et qu'elles cohérent lorsqu'elles sont contiguës".


p. 66 ; ""Le mystique peut expérimenter l'immanence (la source fondamentale) et la transcendance (l'unité supérieure des opposés) de la totalité, (...) en éprouvant d'ailleurs de grandes difficultés à parler de chacun des deux domaines, sauf en termes poétiques ou symboliques (...). Certains mystiques ont même indiqué que l'ordre impliqué est une notion adéquate à leurs expériences ou à leurs illuminations. Celui d'entre eux qui se rapproche le plus de notre suggestion d'un tel ordre est Nicolas de Cuse, avec l'emploi qu'il effectue des termes d'implicatio, d'explicatio et de complicatio, et encore plus dans son affirmation selon laquelle "l'éternité involue et déplace à la fois la durée"."

p.178;(...) Autrement dit, nous actualisons l'univers, et comme nous en faisons partie, on peut dire derechef que l'univers s'autoactualise et se réfléchit grâce à nous. Comme le demandait Wheeler, "se peut-il que l'Univers, en quelque sens étrange, soit "amené à l'être" par la participation de ceux qui en participent ?". Ou comme il commente plus longuement en se référant à Parménide et à la vraie pensée de Berkeley, au lieu de la caricature qu'on en a toujours faite : "Pas de conscience, pas de communauté qui communique pour établir un sens ? Alors, il n'y a pas de monde! De ce point de vue, on doit comparer l'Univers à un circuit auto-excité dans ce sens que l'Univers donne naissance à la conscience, et la conscience donne un sens à l'Univers. En donnant un sens à l'Univers, l'observateur se donne de plus un sens à lui-même comme partie de cet univers...", en sorte que l'évolution devait finir par produire, dans un raisonnement récurrent, l'apparition de "la conscience, de la conscience de la conscience, d'une communauté qui communique et qui donnerait du sens à l'univers de son début à sa fin". on aura reconnu là le principe anthropique qui commence à connaître une telle faveur de nos jours dans les milieux d'astrophysique, grâce à l'énorme économie de moyens qu'il représente du point de vue de l'explication des conditions initiales à l'existence du cosmos".


p. 182 ; "La science se prouve, le mystère s'éprouve.

(...) ce qui renvoie aussi bien à la gnose islamique ou après la Révélation de l'Etre "les choses redeviennent autant de choses différentes, nettement distinctes les unes des autres (...) comme autant de particularisations et déterminations de l'Indéterminé absolu. A cet égard, on ne doit pas les considérer comme de pures illusions, car elles sont réelles dans la mesure où chacune d'elles est la forme particulière dans laquelle l'Absolu s'est déterminé lui-même et dans laquelle l'Absolu se manifeste lui-même".

* W. Heisenberg, La Partie et le tout.


reprise des transcriptions de
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MessageSujet: Re: La science   Ven 07 Nov 2008, 15:34

extraits:

p. 12 ; "L'ambition était claire, et ce fut Hubert Reeves qui la résuma par ces mots : "Ce qu'il faut à présent, c'est de réconcilier en nous les deux démarches (scientifiques et mystique) ; non pas en nier l'une en faveur de l'autre, mais faire en sorte que l'oeil qui scrute, qui analyse et qui dissèque vive en harmonie et en intelligence avec celui qui contemple et vénère (...). Nous ne pouvons pas vivre une seule démarche, à peine de devenir fous ou de nous dessécher complètement. Il nous faut apprendre à vivre maintenant en pratiquant à la fois la science et la poésie, il nous faut apprendre à garder les deux yeux ouverts en même temps*."


Merci Ambre pour cette info,

J'ai assisté, il y a peu à une conférence de Hubert Reeves et son fils sur cela exactement

j'en suis ressorti avec plein de matériel d'introspection, d'observation de faits et le gout plus que jamais d'intégrer les 2 aspects dans ma vie

il faisait des liens entre la science et la beauté, l'Art
je dirais l'émerveillement intrinseque a la beauté percu est ce que j'en ressort de plus fort sans pour cela avoir a mettre de coté l'aspect purement logique de l'approche scientifique

:475:
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MessageSujet: Re: La science   Dim 09 Nov 2008, 19:23

si nous reprenons le fil du sujet depuis le début, nous constatons que dans votre première intervention, vous ne rencontrez pas le moindre argument du sujet de départ.

Vous délaissez donc le fond du sujet. Vous ne rencontrez nullement mon point de vue, que ce soit pour le valider ou pour le confronter.

En fait, mon point de vue n'existe tout simplement pas dans votre intervention. Mon point de vue n'est pas reconnu, qualifié, admis comme celui d'une personne à part entière dont les arguments peuvent être entendus, pris en considération, évalués, et éventuellement confrontés.

Bonjour a vous qui avez écrit sur ce thème,

Je t'ai cité ici Sphynx car j'aimerais que tu réponde à une question

Est-ce que la seule facon de prendre en compte un point de vue, est de l'évaluer afin d'éventuellement le confronter ???

Car si je comprend ton raisonnement, si on ne critique pas les propos de quelqu'un, c'est qu'on ne la prend pas comme une personne entière. Eh bien la, je dois avouer que je ne comprends pas du tout et que j'ai besoin que tu explique ton point de vue

Ca me donne l'impression que tu résume toute ta personne a la capacité a faire passer ton point de vue, celui-ci étant soit aprouvé ou critiqué.

ET je tenais par cette intervention a dire que même si je ne passe pas mon temps a critiquer ou aprouver ton point de vue, pourtant je te prends en compte dans l'Entièreté de ce que je te vois exprimer sur ce forum.

:898:
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MessageSujet: Re: La science   Dim 09 Nov 2008, 19:59

Bonsoir Poussières d'Etoiles,


Citation :
Est-ce que la seule facon de prendre en compte un point de vue, est de l'évaluer afin d'éventuellement le confronter ???

Prendre en compte un point de vue consiste premièrement à en accepter le droit à l'existence et à l'expression, puis à en qualifier l'argumentation, c'est-à-dire à la recevoir pour en évaluer la cohérence.

Un point de vue non argumenté n'est pas un point de vue qualifiable. C'est une opinion exprimée sur un mode absolutiste, tout-puissant, sans possibilité de confrontation par autrui. C'est donc une négation d'autrui, et donc aussi de soi.

C'est une affirmation toute-puissante et donc immature de la subjectivité personnelle qui refuse la rencontre avec autrui, car elle peut être confrontante.

Un point de vue authentique doit donc être argumenté. Il ne peut pas se baser sur des considérations sentimentalistes, forcément symbiotiques.

Car la seule façon de faire passer l'Emotion pure, décontaminée, est d'exprimer un point de vue dont la Raison est également décontaminée, et donc l'argumentation solide et profonde.


Mais prendre en compte le point de vue d'autrui et en évaluer la cohérence n'est pas forcément réalisé dans le but de confronter ce point de vue!

Car peut-être qu'il est très authentique et cohérent, au point qu'il emporte simplement l'adhésion, sans implication de confrontation.


Mais en tous cas, à partir du moment où on réagit à l'expression d'un point de vue, où on intervient dans un sujet, alors on est tenu, selon moi, par respect, de qualifier les arguments d'autrui, de les prendre en considération, qu'on soit d'accord ou pas.

Et si on n'est pas d'accord, alors cela implique de les confronter, de contre-argumenter.


Toute autre façon de faire qui, soit nierait simplement le point de vue d'autrui en disqualifiant son argumentation, comme par exemple de dire "je ne suis pas d'accord" sans argumentation contradictoire, ou qui soit détournerait le sujet, par exemple par procès d'intention de l'auteur, ou appels symbiotiques à l'auteur, disqualifierait le point de vue sans motivation pertinente, par toute-puissance, et serait donc un manque de respect de la Personne.


En résumé, toute forme d'expression d'un point de vue qui refuse le risque de la confrontation par le débat contradictoire, est un symptôme de toute-puissance immature, et donc d'inauthenticité du point de vue en question.

Il y a refus de rencontrer véritablement autrui de façon à éviter la possibilité d'une confrontation argumentaire.

De ce fait, toute optique préconisant l'entérinement pur et simple du point de vue d'autrui dans tous les cas, sans évaluation de sa cohérence, est aussi une conséquence de cette toute-puissance de la subjectivité personnelle immature.

Car le droit au point de vue et à son expression implique aussi le droit à la contradiction et à la confrontation de tout point de vue exprimé.

Mais c'est difficile à accepter lorsqu'on est encore dans la confusion entre la valeur fondamentale, absolue, de la Personne, et la validité éthique, relative, de son expression.

La confusion entre la Raison et l'Emotion...



Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Dim 09 Nov 2008, 21:27

Bonjour Sphynx,



Merci pour ta réponse. Elle confirme ce que j’avais perçu de ta dialectique.

Donc, dorénavant je n’interviendrai plus dans tes posts car selon toi cela serait un manque de respect de ma part d’intervenir à ma façon, selon qui je suis et ma compréhension des choses (ma facon a moi n'étant pas du tout ce que tu viens d'expliquer). Je ne tiens aucunement à te manquer de respect.

Petite reflexion que je me fais: si personne ne répondait à tes textes, comment ferais-tu pour faire de la dialectique. Ce n'est qu'une réflexion et pas une question car je n'attends aucune réponse pour être claire avec toi. Ce que tu en pense t'appartient. Je préfère rester dans mes illusions (selon toi) personnellement tout en respectant que tu ais ton point de vue qui a déja été clairement exprimé

Tu sais, au début, j’ai réagis à tes écris avec émotions, incompréhension, etc…

chose que tu explique bien et que j'ai observé que je faisais

Puis avec le temps , j’ai fini par trouver ce qui me faisait réagir (ce processus m'appartenant selon moi sans toutefois que j'ai à nier que tu sois en désaccord) et à pouvoir te lire simplement en intégrant, comme je le fais avec tout autre texte, a ma façon.

Certaines choses que tu dis me parle et d’autres pas du tous.

Ma vision de la vie est que si je veux aimer et respecter l’autre, je dois le laisser assumer la responsabilité de ses croyances, paroles et actions. L’accepter tel qu’il est dans l’instant et savoir que je suis interconnecté a lui, comme à tous. En ce sens, quand à l’intérieur ca me dis de partager ce que j’ai compris de la vie sur tel ou tel sujet, je le fais. (Mais pas si souvent quand même, hihihi, je sais que je ne parle pas très souvent, je lis surtout avec immense plaisir de recevoir l’autre dans ce qu’il est.)

Ce qui m’a semblé ressortir par moment des interventions de certaines personnes est la même réflexion que je me suis faite; c'est-à-dire que la finalité de ta façon d’échanger avec l’autre à travers la dialectique est d’arriver à convaincre tous les autres qu’ils doivent penser comme toi.

Donc je fais une différence entre ce que tu dis et comment tu le dis. Ce que tu dis me parle parfois…

Comment tu le dis : en confrontant systématiquement les propos des autres dans ce que, toi, tu crois être faux. Je n’ai à ce jour pas trouvé d’autre finalité a cette façon de faire que d’arriver a convaincre l’autre que tu as raison. Donc cela représente ma compréhension à ce jour de ta façon de faire et je t’ai posé des questions pour arriver à toujours mieux cerner ta façon de faire (pour ne pas interpréter mais te laisser l'expliquer.

Revenant à ce que tu dis, je crois personnellement qu’il m’appartient, à moi, d’utiliser ce que tu dis pour évoluer et donc je n’ai aucun besoin de participer a ta dialectique, je n’ai qu’a te lire sans avoir besoin de souligner systématiquement ce qui ne correspond pas a ma vision des choses. Mais je ne vois aucun problème à ce que toi tu t’exprime ainsi. Tu es qui tu es...

J’ai senti beaucoup de réaction de d'autres personnes dans certains de tes post et j’ai eu une forte intuition (ce qui me guide dans ma vie) de répondre dernièrement. Chacun prendra mes interventions en fonction de ce qui lui est utile. Cela est ma croyance.



Donc avec respect, je continuerai a être qui je suis, à te lire quand mon intuition me le dira et à ne pas participer à ta dialectique.

J'ai beaucoup appris d'avoir échangé avec toi dernièrement même si pour toi mes interventions étaient un manque de respect selon ce que tu viens de dire puisque tu semble le seul juge de ce qui est authentique et cohérent universellement...

Que l'amour t'accompagne

:898:
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MessageSujet: Re: La science   Dim 09 Nov 2008, 23:01

Bonsoir Poussières d'Etoiles,


Citation :
Donc, dorénavant je n’interviendrai plus dans tes posts car selon toi cela serait un manque de respect de ma part d’intervenir à ma façon, selon qui je suis et ma compréhension des choses (ma facon a moi n'étant pas du tout ce que tu viens d'expliquer). Je ne tiens aucunement à te manquer de respect.

C'est ton choix.


Est-il possible que ce que je viens d'écrire n'ait pas du tout de sens pour toi?


Je vais te dire que bien souvent nos meilleures intentions conscientes, et nos manières les plus ouvertement avenantes pour autrui ne sont que des masques pudiques placés sur notre toute-puissance démesurée et refoulée qui continue à nous manipuler au-delà de ces apparences.

Dès lors, aborder l'autre sur un mode systématiquement non confrontant est probablement le symptôme d'une toute-puissance primordiale travestie.

Seul le renoncement à toute forme de symbiose, qu'elle soit dans la négation directe d'autrui, ou dans la prise en charge confusionnelle, par "sauvetage", d'autrui, peut nous amener à une position intérieure juste par rapport à autrui, sans toute-puissance.


Citation :
Petite reflexion que je me fais: si personne ne répondait à tes textes, comment ferais-tu pour faire de la dialectique.

C'est l'Oiseau, le mental formé par le facteur de la Sophia, qui enseigne la dialectique. C'est un processus intérieur.


Citation :
Ce que tu en pense t'appartient. Je préfère rester dans mes illusions (selon toi) personnellement tout en respectant que tu ais ton point de vue qui a déja été clairement exprimé

Mais comme tu vois, j'ai décidé de répondre quand même.


Citation :
et à pouvoir te lire simplement en intégrant, comme je le fais avec tout autre texte, a ma façon.

Tout-à-fait d'accord.


Citation :
Certaines choses que tu dis me parle et d’autres pas du tous.

Cela t'appartient.


Citation :
Ma vision de la vie est que si je veux aimer et respecter l’autre, je dois le laisser assumer la responsabilité de ses croyances, paroles et actions

Si je vois une Personne battre un enfant devant moi, je vais lui laisser assumer la responsabilité de ses croyances, paroles et actions, mais je ne vais pas me priver d'intervenir pour favoriser l'intégrité physique et psychologique de l'enfant...


Citation :
L’accepter tel qu’il est dans l’instant et savoir que je suis interconnecté a lui, comme à tous.

En effet, je l'accèpterai tel qu'il est, dans l'Amour inconditionnel universel, mais je mettrai en cause ses paroles et ses actions...


Citation :
En ce sens, quand à l’intérieur ca me dis de partager ce que j’ai compris de la vie sur tel ou tel sujet, je le fais.

Tu as certainement raison.

Mais comprend qu'aucune expression n'est anodine car elle s'inscrit toujours dans la réalité collective et que, de ce fait, elle est légitimement susceptible de confrontation éthique.


Citation :
Ce qui m’a semblé ressortir par moment des interventions de certaines personnes est la même réflexion que je me suis faite; c'est-à-dire que la finalité de ta façon d’échanger avec l’autre à travers la dialectique est d’arriver à convaincre tous les autres qu’ils doivent penser comme toi.

Convaincre n'a aucun sens. C'est une illusion créée pour rassurer notre incertitude.

J'écris et je réagis pour favoriser la signification. Et cela indépendamment de ce que pense ou pensera mon interlocuteur.

En d'autres termes, dès que quelque chose est dit ou est fait, cela peut légitimement être confronté sous l'angle de l'éthique universelle, sans relation aucune avec le droit de l'auteur à avoir un point de vue personnel, et sans aucune intention de le convaincre, ni même d'emporter son adhésion éclairée.

Le seul fait que quelque chose soit exprimé, en paroles ou en actes, suffit à le placer (indépendamment de son auteur et de sa valeur personnelle) sous le jugement de l'éthique.

Citation :


Comment tu le dis : en confrontant systématiquement les propos des autres dans ce que, toi, tu crois être faux. Je n’ai à ce jour pas trouvé d’autre finalité a cette façon de faire que d’arriver a convaincre l’autre que tu as raison.

Je viens de t'indiquer cette finalité: promulguer la signification au niveau du collectif, en offrant des alternatives argumentées.


Citation :
Donc cela représente ma compréhension à ce jour de ta façon de faire et je t’ai posé des questions pour arriver à toujours mieux cerner ta façon de faire (pour ne pas interpréter mais te laisser l'expliquer.

Et je continue à expliquer.


Citation :
Revenant à ce que tu dis, je crois personnellement qu’il m’appartient, à moi, d’utiliser ce que tu dis pour évoluer et donc je n’ai aucun besoin de participer a ta dialectique,

C'est ton droit et c'est ton choix.


Citation :
J’ai senti beaucoup de réaction de d'autres personnes dans certains de tes post et j’ai eu une forte intuition (ce qui me guide dans ma vie) de répondre dernièrement.

Je prends en compte toutes les réactions des autres, mais prendre en compte ne signifie pas donner suite à l'éventuelle confusion symbiotique qui se glisse parfois dans leurs interventions.

Il m'appartient plutôt alors de souligner cette confusion, et j'en attends tout autant des autres en ce qui concerne ma propre confusion.

En outre, je n'écris pas pour plaire aux lecteurs éventuels...


Citation :
et à ne pas participer à ta dialectique.

C'est donc clairement toi qui t'en prives.


Citation :
pour toi mes interventions étaient un manque de respect

Je ne crois pas avoir dit une telle chose quelque part.

Tu argumentes en général tes interventions.


Ce avec quoi je ne suis pas d'accord avec toi, c'est sur le principe de ne jamais confronter le point de vue des autres, sous prétexte qu'il faut les Aimer tels qu'ils sont.

Ce qu'il faut arriver à voir, c'est que les deux aspects ne sont pas incompatibles, et même, se stimulent car leur association caractérise la déconfusion (entre la Raison et l'Emotion).

En d'autres termes, l'Amour (Emotion) pour autrui n'est vraiment inconditionnel et décontaminé que si d'autre part on est capable de confronter autrui sur le plan de la Raison.

Toujours la déconfusion entre Raison et Emotion. Tout se tient.


Amitié à toi,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Jeu 21 Mai 2009, 15:15

Bonjour à toutes et tous,



la dialectique conduit à considérer que toute partie de l'Existence, toute Etreté, est constituée à la fois par une réalité et une subjectivité, et qu'ensemble il forment une conscience.

Ce qui conduit à considérer que tout ce qui existe est conscient, et qu'à ce titre, toute partie de l'Existence est fondamentalement Sacrée, jusqu'à la particule fondamentale ou bien encore l'astre.

Ceci est le véritable existentialisme de l'approche dialectique.

A partir de là, toute forme d'obscurantisme idéologique conduisant à l'imposition d'une doctrine doit être considérée comme le résultat de la négation d'un des deux aspects existentiels: soit la réalité, soit la subjectivité de l'Etre.

Comme je le répète souvent, la signification de l'expérience de la réalité a autant d'importance que l'expérience elle-même.


Si donc une certaine forme d'obscurantisme religieux, superstitieux, spirituellement confus, pèche par négation de la réalité causale de l'Etre, d'un autre côté, l'obscurantisme scientifique pèche par négation de la subjectivité finaliste de l'Etre. Et encore aujourd'hui, le finalisme de l'évolution est un principe fortement rejeté par la pensée scientifique.


Certes, l'obscurantisme sous toutes ses formes protège aujourd'hui l'exercice transitoire du libre-arbitre par l'écran de la confusion dualiste, mais le chemin d'émancipation véritable est celui de la discrimination des aspects de l'Etre, à la fois sa réalité et sa subjectivité, qui constituent sa nature essentiellement consciente.


Ceci signifie donc que se livrer à l'un ou l'autre obscurantisme tend à réduire la clarté de conscience, tout simplement parce que cela favorise le clivage exclusif d'un aspect de conscience au détriment d'un autre.

A ce titre, la pensée scientifique doit être, sous l'angle dialectique, considérée comme une doctrine et non pas une Connaissance.

Si par contre des parties de la pensée scientifique peuvent être considérées comme flirtant déjà avec l'intégration de la subjectivité finaliste de l'Etre, alors ces parties témoignent de la dialectique peut-être sans le conscientiser.


Par exemple, dans l'opposition apparente qui confronte aujourd'hui les partisans du darwinisme, et ceux du créationnisme, il faut voir la confrontation de deux doctrines mutuellement clivantes, et donc en confusion dualiste l'une par rapport à l'autre, par manque d'intégration dialectique.

En effet, la dialectique dira que d'un point de vue causal, l'Homme descend du singe, mais que d'un point de vue finaliste, le singe descend de l'Homme.

Lorsque dans la Genèse, on présente à l'Homme tous les animaux de la Création, et qu'il les nomme, c'est parce qu'il est déjà dès le départ, dans l'intention de la Création divine, le but à atteindre, car il reprénte le plus haut degré d'intimité (de déconfusion) entre l'Esprit et la Matière, et que donc il va qualifier par le but qu'il représente, tout ce qui le précèdera causalement.

La Création doit donc se comprendrfe comme un double mouvement de montée causale de la Matière et de descente finaliste de l'Esprit.

Et la Rencontre entre ces deux mouvements est l'objectif primordial de la Création, et se fait en l'Homme.

La Création peut donc se comprendre comme un système qui d'emblée recherche la plus grande expression consciente de la Nature de l'Etre, et cette recherche émane forcément de la Rencontre discriminée entre la réalité de la Matière et la subjectivité de l'Esprit (dans le Couple Sacré).

Il est donc nécessaire, pour avoir une approche déconfusionnée de l'évolution, de lui reconnaître ses deux composantes causaliste et finaliste, agencées dans leur ordre naturel, à savoir que le causalisme sert le finalisme (car autrement le causalisme sert sa propre finalité vaniteuse dans une fuite en avant vers le néant), et que donc cela forme un cycle circulaire où l'intention rencontre son but par un chemin causal appelé entre eux, qui sont les deux visages d'un même point de départ et d'arrivée.


La dialectique met en oeuvre le principe circulaire au service de la compréhension paradoxale de la Nature de l'Etre.


Amitié,

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MessageSujet: Re: La science   Jeu 21 Mai 2009, 16:38

En somme, la reconnaissance et l'ouverture à la réalité subjective de toute partie de l'Etreté, sous toute forme possible, est ce qui caractérise la conscience du "magique", et permet la Rencontre élémentale et Devaïque dans leur simplicité significative.

C'est la vraie Rencontre chamanique, christique.

Tout chamanisme spéculé est forcément adultère, faussement chamanique.

En effet, le chamanisme est une expérience énergétique qui provient de l'interaction consciente entre le virtuel (subjectivité) et le réel (Matière). Or, le virtuel n'est correctement discriminé du réel que s'il (le virtuel) témoigne du finalisme collectif.

Si une intention spéculée intervient dans l'expérience chamanique, alors c'est que le virtuel n'exprime pas réellement le finalisme collectif, mais en partie une confusion avec le réel lui-même.

La particularité du chamanisme adultère, spéculé, est qu'il tend donc à objectiviser l'Etre, à la fonctionnaliser, à vouloir le contraindre à une intention unilatérale, imparfaitement subjective. C'est typiquement la magie rituélique sombre, avec manipulation de forces élémentales unilatéralement conditionnées.

De ce fait, on peut comprendre que la pensée scientifique est une forme de chamanisme adultère, sombre, qui désire objectiviser l'Etre par une soumission fonctionnelle à des critères subjectifs confusionnels, objectivisation manipulatoire qui résulte dans le développement technologique appelé "progrès".

La technologie est à ce titre une forme magique rituélique d'un nihilisme exacerbé, intégralement refoulante de la verité subjective de l'Etre, dont on pourrait dire que l'aspect rituélique a complètement occulté la réalité magique.

Cet aspect rituélique absolutisé, nommé technique scientifique, jusqu'à l'occultation de la réalité magique, sacrée, constitue la fausse Connaissance, purement fonctionnelle et donc symbiotiquement immature, vis-à-vis d'une Matière dont la Nature n'est pas comprise, reconnue, ni Rencontrée.

La technologie, basée sur la pensée scientifique, est donc une magie rituélique où le rituel prend toute la place car il s'est approprié unilatéralement et illusoirement toute la vérité de l'Etre, ne laissant plus aucune place à la subjectivité de l'Etre.

La réalité magique, alors, ne peut plus être perçue.

Une technique scientifique est donc un rituel absolutisé, un néant du point de vue de la signification de l'Etre.

J'utilise ici un moyen technologique pour parler de tout ceci, pour témoigner à des êtres qui, pour beaucoup, croient encore profondément à la fausse vérité nihiliste du rituel absolutisé.


Il faut comprendre que l'émancipation spirituelle représente l'intégration rituélique au service de la signification de l'Etre, ce qui est totalement à l'inverse de l'absolutisation rituélique de la technologie, car c'est en fait une complète relativisation rituélique: les polarités sexuées du Couple Sacré sont les causes relativisées du Soi, mises au service de la signification de l'Etre.

La dynamique du Couple Sacré peut donc se comprendre comme une rituélisation libre et perpétuelle des polarités sexuées intégralement au service de la signification existentielle. De ce fait, toutes les puissances collectives de l'Existence répondent naturellement à cette rituélisation. La magie du Couple Sacré est intégrale.


Amitié,

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MessageSujet: Re: La science   Jeu 21 Mai 2009, 17:28

Au final, nous parlons de l'importance de la reconnaissance de la contrainte harmonique: le rituel est un processus causal qui doit se plier à la contrainte harmonique (finalité harmonique).

L'Etre s'explose inévitablement dans une causalité débridée, si la contrainte harmonique n'est pas rencontrée. La technologie, qui ne fait que repousser les faux problèmes, et n'apporte aucune vraie solution à la condition humaine, reflète cette fuite en avant, nihiliste, désintégratrice, de l'Etre qui refuse d'intégrer la contrainte harmonique, et qui s'adonne alors à une causalité vaniteuse l'entraînant vers un destin inéluctablement destructeur.

L'utilisation fonctionnelle des machines remplace illusoirement -et occulte la reconnaissance de- la finalité circulaire dans la simplicité de conscience élémentale et Dévaïque.

Le cycle est détourné; les causes ne servent plus le principe circulaire (Harmonie), mais prétendent se faire servir par le principe circulaire (technologie et individualisme).


En fait, essentiellement, le sens de rotation universel, spécifique de la signification de l'Etre, n'est pas reconnu et est à la libre reconnaissance des Personnes dans la confusion dualiste.

Le libre-arbitre est simplement la possibilité de ne pas reconnaître le sens unique de rotation du Tao, et de considérer que le sens inverse est tout aussi valable.

Et dans l'absolu, il l'est, et c'est pourquoi la position régressive totale est légitime, bien qu'inauthentique: dans l'absolu, un sens vaut l'autre.

Mais pratiquement, l'Existence tourne universellement dans un sens précis, et cette reconnaissance permet d'authentifier la Personne dans le collectif par l'intermédiaire de la dynamique correctement sensée de son Couple Sacré.

Mais cette reconnaissance authentifiante du seul sens de rotation universellement existentiel, réclame le deuil de l'autre sens de rotation (qui n'est qu'illusoirement possible, légitime uniquement dans l'absolu).

Il faut donc intégrer le néant de l'autre sens légitime, pour accéder là l'authentification existentielle du seul sens effectif.

Le libre-arbitre a pour seule "utilité" transitoire de permettre de faire ce deuil, ou de le refuser.

Et la reconnaissance du seul sens de rotation universel permet l'intégration de la contrainte harmonique.

La toute-puissance de l'Esprit est donc de considérer que, dans l'absolu, un sens de rotation vaut légitimement l'autre, ce qui l'empêche de rencontrer la dynamique de la Sophia dans son sens universel spécifique.

L'Esprit s'accroche à cet absolu qui est finalement celui de l'illusion archaïque de la perfection formelle statique. En effet, si un sens de rotation vaut l'autre, alors on doit les prendre en considération tous deux, et ils s'annulent forcément dans la staticité formelle du cercle. Mais on sait que dialectiquement, cette staticité formelle n'est qu'un mirage imprégant la conscience archaïque, et conditionnant la toute-puissance absolutiste de l'Esprit dans sa virtualité.

La réalité concrète de l'Existence possède un sens de rotation unique, et il faut avoir l'humilité de le reconnaître.

A partir de là, il est facile de comprendre (mais moins facile d'admettre) que l'égalité des "équations fondamentales" de l'Existence n'est pas respectée: il y a dans la réalité de l'Etre un aspect fondamentalement orienté, positif, qui ne requiert aucune neutralisation, ni ne provient d'aucune neutralité. C'est la signification du Tao.


Amitié,

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MessageSujet: Re: La science   Jeu 21 Mai 2009, 18:07

L'humilité de l'Esprit, le désamorçage de sa toute-puissance, passe donc par la démystification de la fausse logique neutralisante de la virtualité. Fausse logique neutralisante qui fonde les conceptions mathématiques et scientifiques, et qui trouvent écho et "confirmation" apparente dans l'illusion de neutralité procurée par la Matière densifiée de la confusion dualiste, afin de permettre de libre-arbitre humain.


Par le deuil de sa toute-puissance narcissique, l'Esprit peut donc délaisser la fausse logique neutralisante de la virtualité, et rencontrer et épouser la réalité de la Matière transmutée dans la reconnaissance des principes logiques effectifs de la dialectique, qui témoignent de la stricte et absolue positivité orientée de l'Existence (finalisme harmonique).

La toute-puissance virtuelle de l'Esprit protégeant le mirage de la forme statique par une logique absolutiste, doit s'effacer pour rencontrer l'évidence absolue de la puissance vitale d'une dynamique relativiste.

Car seule la puissance réelle de l'Existence prévaut et la virtualité ne peut l'épouser que dans l'abandon de sa propre toute-puissance illusoire.


Le Tao confronte donc la logique (absolue) de la neutralité par une logique relativiste positivement orientée pour laquelle le zéro est strictement associé au pur potentiel et ne saurait être un élément faisant partie de la réalité.

Lorsque la cause (logique) est absolutisée, la finalité, relativisée, est perdue (neutralisation de la signification existentielle). La cause est par nature relative, et la finalité par nature absolue, et non l'inverse.

La logique absolue de la neutralité considère que si une orientation dynamique existe, elle doit forcément être issue du point zéro, et qu'alors une orientation inverse en a forcément émané en même temps.

La logique relativiste de la positivité (dialectique) considère que l'orientation dynamique est un aspect intrinsèque de l'existence, n'ayant pas d'autre origine qu'elle-même, et ne dépend pas du point zéro, ni donc de l'existence d'une orientation inverse (reconnaissance de la finalité harmonique).

C'est cette orientation dynamique fondamentale qui constitue l'évidence de la puissance vitale, et polarise le pur potentiel pour en extraire de nouvelles causes.


La logique de la neutralité, qui prétend que la dynamique est polarisée en deux orientations, conduit forcément à une désintégration consciente des polarités (sexuées) constituantes de la dynamique: c'est la neutralisation régressive des polarités constituantes. Chaque dynamique est relative à l'autre inversement orientée, par le rapport neutralisant au point zéro d'origine, et donc ne sont pas conçues comme impliquant des polarités constituantes de ces dynamiques (polarisation externalisée au niveau des orientations = désintégration de la signification de l'Etre).

La logique de la positivité qui atteste de l'unicité absolue de l'orientation dynamique existentielle, implique la reconnaissance discriminante, de la différenciation des polarités constituantes de cette dynamique (auto-référence, intégration de la cause-en-soi, affirmation de la signification de l'Etre).


Amitié,

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MessageSujet: Re: La science   Jeu 21 Mai 2009, 19:10

Paradoxalement, alors que la croyance faussement logique à l'ambivalence des orientations existentielles engendre un clivage des aspects polarisés entre eux qui simule l'effectivité de cette ambivalence des orientations existentielles (clivage moral bien/mal), la reconnaissance de l'unique orientation ôte tout clivage, et permet une ouverture intégrale (positivité absolue de l'éthique).

Croire à deux orientations existentielles possibles ne peut que mener au clivage, à la désintégration, à la régression indifférenciée, car le finalisme harmonique ne sera jamais rencontré de cette façon.


Amitié,

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MessageSujet: Re: La science   Jeu 21 Mai 2009, 21:16

Pour toutes ces raisons, l'enseignement est aujourd'ui une violence caractérisée, et il ne faut pas s'étonner de voir des réactions éparses manifestement agressives en résulter.

Non seulement les refoulements, et donc la tendance aux clivages, y sont intensifiés par valorisation comparative, par négation de la faiblesse personnelle, par conditionnement aux illusions de la morale sociale, par apologie de l'effort et de la réussite (de quoi?), par symbiose pathologique inverse des enseignants envers les élèves, par défaut de mise en oeuvre de l'éthique, mais de plus, le savoir prodigué est essentiellement doctrinaire, contre-nature, d'un causalisme intrinsèquement violent car absolutisé par une certaine pensée dominante et toute-puissante, vaniteuse.

L'enseignement fut pour moi une torture insidieuse, assénant une causalité complètement adultérée, falsifiée par vanité causaliste, au lieu d'un causalisme naturel, ouvert à la finalité collective.

Déjà, de nombreux aspects de l'approche scientifique sonnaient bizzarement à mes oreilles, sans que je puisse me l'exprimer consciemment à cette époque. Insidieusement, la torture se faisait, tout en donnant l'illusion qu'il n'y avait pas de violence. Mais elle était bien là.

Il est vrai qu'un être qui s'incarne a besoin d'intégrer le causalisme de la réalité, mais le causalisme naturel, celui qui rencontre vraiment la Vie, et ne la distorsionne pas par toute-puissance nihiliste, par logique implaccable et illusoire, car tirée du néant de la neutralité.

En définitive, l'Esprit se délestant du poids de l'Etre, s'en retourne se perdre dans l'illusion d'une pure logique virtuelle qui n'a pas de poids réel et témoigne uniquement d'un mirage archaïque auquel la forme densifiée du monde fait simplement écho pour respecter, transitoirement, le libre-arbitre humain.

J'ai tenu bon, j'ai gardé le Feu Sacré, et c'est lui qui s'exprime à travers moi aujourd'hui... moi et mes faiblesses, bien entendu.

Amitié,

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MessageSujet: Re: La science   Mar 26 Mai 2009, 14:28

Bonjour à toutes et tous,


de même qu'on peut établir une distinction fondamentale entre la logique nihiliste de la neutralité et la logique positiviste de la dialectique, on peut établir une distinction similaire, fondée sur des critères identiques, entre le karma spéculé et le karma naturel.

Dans le sens où le karma spéculé dont la doctrine est celle de la fausse éthique de la neutralité ( = morale de la neutralité) est une pure illusion qui asservit l'être par un contrôle issu d'une contrainte morale neutralisante ( = asservissante) et non pas de l'éthique intrinsèquement positiviste ( = émancipatrice).

Il faut donc conscientiser que le karma n'est jamais une dette, ne comporte donc jamais le moindre dû, n'appelle de ce fait jamais sa neutralisation, et que le pardon n'est jamais l'effacement d'une dette mais la démystification intégrale de l'illusion du principe de la dette.

Le véritable karma ne doit donc pas s'envisager selon une approche simpliste, faussement éthique, de loi du Talion prise au premier degré, et qui aurait alors la légitimité d'enchaîner l'Etre à un quelconque Faire, à une quelconque action passée, ce qui est confusionnellement inepte.

Le seul karma qui existe véritablement est le karma naturel qui est une entraide, n'impliquant pas la moindre dette, mais seulement un chemin d'émulation harmonique vers l'émancipation collective.


Or, ce qui finalement exacerbe la pression individualiste à l'incarnation, est la manipulation de la candeur des Ames par l'illusion du karma spéculatif: les instances adultères des mondes intermédiaires piègent les Ames immatures en leur présentant les additions falsifiées, illusoires, du karma spéculé, et les incitent à des réincarnations travesties, destinées à résoudre de fausses conditions prétendûment karmiques.

Ces Ames, hypnotisées par la fascination nihiliste de la cupabilisation engendrée par le karma spéculé, replongent donc avant d'avoir pu alchimiser leur expérience incarnationnelle, avant d'avoir pu toucher la Lumière de la véritable transcendance, et la vérité positiviste du karma naturel.

Elles sont piégées dans une ronde incarnationnelle qui ne répond absolument pas à leur signification, et ne qui ne vise qu'à maintenir l'aveuglement collectif, et l'agitation du paradigme densifié par un nombre prépondérant d'incarnations travesties.


Et en ce monde, le simplisme logique de la pensée scientifique et mathématique, simplisme dont la toute-puissance engendre inévitablement par ailleurs le contrepoids d'une complexification outrancière, ce simplisme logique donc qui paraît évident par la fascination exercée par le néant qui s'y exprime, réponds à ce même critère faussement éthique, en réalité moralisateur, et donc doctrinaire, de la neutralisation nihiliste qu'on retrouve dans le karma spéculatif.



Amitié,

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MessageSujet: Re: La science   Mar 26 Mai 2009, 15:39

La nuance entre les deux logiques est, en un sens, assez subtile, mais pourtant fondamentale. Car en première approche, on se dira que la dialectique associe aussi des aspects complémentaires qui semblent mutuellement nés d'une stricte neutralité.

Or, la logique dialectique inscrit la complémentarité dans la reconnaissance positiviste de l'évidence de la puissance vitale, du finalisme collectif: les polarités ne sont pas simplement nées d'elles-mêmes à partir de la neutralité, elles en sont extraites par le flux de positivité de l'éternel présent, polarisant la neutralité de l'éternel potentiel.

Tandis que le simplisme logique inscrit la complémentarité dans une stricte réduction à la neutralité anéantissante.


En synthèse, le simplisme logique fait découler la polarisation dynamique de la staticité du néant (mirage archaïque de la persistance formelle), alors que la logique dialectique ne fait découler cette même polarisation dynamique que d'elle-même (positivisme), la staticité formelle du pur potentiel n'étant alors, dans sa neutralité essentielle, qu'un mirage nihiliste à l'influence transitoire.

De ce fait, le simplisme logique (associé à une hyper-complexification conceptuelle palliative) a pour tendance de faire régresser le mental vers le néant de la neutralisation (indifférenciation), dans une fuite causale en avant, une linéarité spéculative ("machine infernale").

Alors que la logique dialectique (associée à une conceptualisation simple, mais pas simpliste), favorise la différenciation mentale dans une circularité finaliste, harmonique.


Amitié,

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MessageSujet: Re: La science   Mar 26 Mai 2009, 16:59

Il faut donc renvoyer toutes les formes de simplisme dos à dos, comme expressions équivalentes d'une même toute-puissance qui exclut une polarité dialectique au profit de l'autre, et qui de ce fait nie la dynamique positiviste intrinsèque de la Vie et prône une doctrine nihiliste car neutralisant toute dynamique intrinsèque.

Dans tous les cas, le mirage archaïque de la forme persistante est à l'oeuvre sous des formes différentes:

Le simplisme logique de la pensée scientifique exclut le Lien du finalisme collectif harmonique, et donc la Foi qui lui est associée, pour ne prôner que le causalisme d'une logique outrancière car vaniteusement narcissisée.

Le simplisme de l'Amour plébiscité par le "New Age" exclut la vérité de la Séparation des causes personnelles, pour ne prôner qu'un finalisme outrancier, vaniteusement narcissisé, car ne reconnaissant pas ses causes ni donc aucune logique causale.

Le simplisme superstitieux de la religiosité est une autre forme de la précédente exclusion.

Lorsque le finalisme est ainsi adultéré par une exclusion de la logique causale, la Foi est travestie en abandon à l'endoctrinement.



Les pires horreurs ont été et sont toujours perpétrées au nom de la religion (quelle qu'elle soit), sous le masque d'un angélisme hypocrite. L'angélisme New Age actuel du simplisme de l'Amour n'est pas de nature différente.

Mais une autre forme d'"angélisme" intervient aussi pour couvrir les horreurs perpétrées au nom de la science...


Seule la logique dialectique reconnaît intégralement les deux polarités existentielles, et de ce fait, la réalité postiviste de la dynamique vitale intrinsèquement polarisée, autour de l'Alliance entre causalisme et finalisme.


Amitié,

steph
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