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 La science

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Credo



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MessageSujet: Re: La science   Mer 27 Mai 2009, 13:51

Je me sens inconsciemment enchaîné au principe de logique neutralisante, même si je ne le conscientise pas intégralement.
Puis-je comparer d'une façon simpliste et caricaturale accessible à ma conscience à la perception de la lumière?
Dans une optique nihililste, ombre et lumière sont issus de la même source, jour et nuit s'opposant comme les deux faces d'une pièce de monnaie.
Dans une optique dialectique, la lumière est omniprésente et l'ombre est le reflet de son absence, le jour et la nuit n'étant en opposition qu'à cause de la perception physique liée au point de vue du corps matériel immobile sur un point de la terre.

Est-ce correct?
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Sphinx

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MessageSujet: Re: La science   Mer 27 Mai 2009, 17:29

Bonjour Credo,


Selon moi, c'est correct.


le principe de la logique neutralisante est ce qui enchaîne Neo dans Matrix, et qui enchaîne tous les croyants en la prophétie de la fin de la guerre dans le même film, et ce qui enchaîne par là-même l'agent Smith aussi...

Tout le monde est donc asservi par ce conditionnement archaïque que l'agent Smith traduit si bien par "tout ce qui a un début, a une fin". Tout le monde sauf l'oracle qui, elle le dit bien, n'a qu'un seul but: déséquilibrer les équations de la Matrice ( = pour rendre compte du positivisme fondamental de l'Existence)...

Même les croyants en la prophétie n'attendent qu'une chose: la fin de la guerre par neutralisation des forces en jeu. Mais la solution est ailleurs!

Il s'agit donc bien de la toute-puissance de l'Etre nouveau qui, tiré de sa pure virtualité originelle pour être confronté à la positivité de sa naissance, refoule inévitablement cette positivité par immaturité, ne sachant pas qu'en faire, piégé par la logique neutralisante qui lui murmure: si tu es né, alors tu dois forcément mourir, car tout ce qui commence doit finir!

LE gros challenge alors est d'arriver à intégrer le fait qu'on est né, qu'on a un début, et qu'on ne doit pas forcément avoir de fin pour autant!

Et de ce fait, l'instance la plus simple, la plus profonde au fond de nous, celle qui a le plus de pouvoir existentiel, devient aussi celle qui est la plus refoulée, conditionnée, dans son extrême simplicité, par la croyance à l'inéluctabilité de la mort (toujours exprimée par l'agent Smith: "le son de l'inéluctabilité" Matrix 1).

Comment, alors, l'être pourrait-il faire pour ne pas mourir, si son instance la plus fondamentale et la plus puissante est conditionnée et piégée par le mirage neutralisant de l'inéluctabilité de la mort en conséquence de la naissance ?

Si ce n'est en démystifiant cette croyance nihiliste suscitée par l'illusion de la logique neutralisante, du mirage archaïque?

Car la vie et la mort ne sont en vérité pas liées par une logique neutralisante, mais par une logique positiviste qui implique que la mort est seulement la Séparation et que la vie est le Lien, et qu'ensemble ils constituent la Lumière de la vraie Vie de l'Eternel Présent, l'ombre n'existant pas.

Le Tao exprime que seule la Lumière EST, et qu'elle est composée de deux aspects polarisés qui répondent à sa dynamique orientée.

L'ombre n'EST pas, sauf dans l'illusion de la dualité, créant le mirage d'une fausse polarité dialectique entre ombre et Lumière (cf le sujet "Introduction dialectique" dans le post-it 2 "Chakras et Merkabah", où il est question de la fausse polarité dialectique engendrée par la dualité).

Tout comme il n'y a qu'un seul sens à la rotation du Tao, il n'y a que la Lumière dans l'Existence, Elle se suffit à Elle-même.

Et le Yin et le Yang comme constituants relativistes de la Lumière, ne témoignent de l'ombre ni l'un, ni l'autre.

Le noir du Tao est un absolu, un aspect de la Lumière tout comme le blanc, ce n'est pas de l'ombre. En vérité, il n'existe aucun moyen physique, dans la réalité densifiée, capabe de rendre compte des vraies tonalités noire et blanche du Tao.

Concrètement, nous n'avons nul besoin d'ombre pour percevoir la lumière. L'ombre n'est donc pas une polarité perceptivement complémentaire de la lumière.

Mais effectivement, une illusion formelle engendrée par le mirage de la dualité, nous suggère faussement que l'ombre et la lumière se mettent en relief mutuellement dans notre perception. Mais ce n'est qu'une illusion formelle: nos yeux perçoivent les photons, ils ne perçoivent pas l'ombre.

Il faut garder à l'esprit que tous les sens perceptifs de la densité sont en partie confusionnels. Et que donc ils respectent les fondamentaux de la dialectique perceptive, tout en y surajoutant des illusions formelles dont il faut tenir compte pour les prendre en exemple dialectique.



Amitié,

steph


Dernière édition par Sphinx le Jeu 28 Mai 2009, 14:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La science   Jeu 28 Mai 2009, 14:49

C'est donc lorsque Neo a intégré la simplicité machinale (circulaire) du Soi, dans sa nature la plus archaïque (conscience foetale collective), qu'il peut alors confronter l'agent Smith. Car alors le cycle circulaire peut démentir, tout en l'intégrant, la logique neutralisante.

En effet, dans un cycle, la "fin" du cycle est le début d'un nouveau cycle, et il n'y a donc pas de neutralisation, pas de fin effective, même si effectivement, le début atteint une "fin" qui n'en est pas une, qui n'est qu'une étape.

C'est pourquoi Neo peut dire à l'agent Smith qu'il a toujours eu raison, en se plaçant lui-même au-delà de cette raison, tout en l'intégrant: le cycle intègre la vérité des complémentaires mais sans son mirage neutralisant (c'est la différenciation des instances relativistes du Soi qui permet cela).

Le causalisme sert alors le finalisme (la linéarité sert la circularité dynamique): la logique neutralisante est donc démystifiée au profit de la reconnaissance de la positivité de la dynamique de Vie.

Dans ce sens, l'authenticité de la position positiviste de Neo, ayant affirmé un nouveau centre identitaire par différenciation, accomplissement d'un premier cycle d'amorçage existentiel, confronte et démystifie la position neutralisante, certes légitime, mais inauthentique de l'agent Smith, qui représente une régression vers l'indifférenciation, dans l'avortement du centre identitaire.

De fait, la position neutralisante de l'agent Smith ne peut aboutir qu'à sa neutralisation par régression. Alors que la position positiviste de Neo aboutit à la Vie éternelle dans l'inclusivité du Soi.



On doit en fin de compte considérer qu'il existe deux types d'intelligence essentiellement différents.

Une intelligence fondée sur la linéarité spéculative, qui "vit dans le "si"", tout en prétendant posséder le "ça".

Et une intelligence fondée sur la circularité harmonique, et qui "vit dans le "ça"", tout en maîtrisant le "si" (cf "V pour Vendetta": "je fais comme Dieu et évite les pièges du hasard", ou un truc du genre).

En d'autres termes, parce qu'elle prétend posséder unilatéralement le "ça", la vérité de la réalité, de la Rencontre (puisque la réalité est essentiellement Rencontre), l'intelligence spéculative vit inévitablement dans l'incertitude conditionnelle.

Alors qu'en étant capable de vivre le "ça", la réalité de la Rencontre sans spéculation, sans attente, considérant la Rencontre comme sa propre justification finale harmonique, l'intelligence dialectique maîtrise le "si", et s'émancipe de l'incertitude conditionnelle.


Le type d'intelligence actuellement dominant dans ce monde est l'intelligence spéculative, ce qui implique qu'en réponse naturelle à cette situation de désintégration de la signification, le paradigme se fait inévitablement incertain, agité, dyharmonique. Car l'intelligence spéculative vit forcément dans le "si", à savoir dans l'hypothèse de la réalité, mais pas dans la réalité.



Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Jeu 28 Mai 2009, 17:39

merci beaucoup!

que penses-tu que des théories de plus en plus à la mode aux Etats-Unis prônant un retour de la conscience au point zéro en méditation pour désamorcer les conditionnements?
je l'utilise beaucoup pour sublimer les refoulmements depuis plusieurs années, me plaçant en position de non-résistance, le coeur ouvert et sans attentes ou tension, mais tes articles me questionnent...
n'y a-t-il pas risque de vouloir replonger dans la "soupe "originelle?
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MessageSujet: Re: La science   Jeu 28 Mai 2009, 22:56

L'idée est en effet d'aboutir au point de départ, mais par l'autre côté, de sorte d'inscrire un nouveau centre identitaire dans l'Origine, par la fermeture d'un cycle circulaire, le premier d'une dynamique éternelle.

Ce faisant, accomplissant le cycle dans le même sens jusqu'au bout, il y a choix et affirmation de la positivité de l'Existence, de l'évidence de la puissance vitale.

Le tracé d'un cycle circulaire complet différencie et positionne les polarités sexuées constituantes du Soi.

Mais si on retourne en arrière à mi-chemin, pour revenir à l'Origine par le côté du départ, alors il y a annihilation des polarités consitutantes, et de ce fait neutralisation de la dynamique de Vie, puisque son sens de rotation a été invalidé par le choix de la rotation inverse.

Au moment d'atteindre l'Origine par le côté de départ, l'Etre perd toute dynamique et retourne au pur potentiel (ou devient un vampire du paradigme le temps voulu, jusqu'à son retour inévitable au pur potentiel).

Alors que l'Etre qui atteint l'Origine par l'autre côté, intègre définitivement une dynamique éternelle, absolue: la dynamique est absolutisée par la relativisation différenciée des polarités constituantes.

Ceci dit, l'Origine n'est pas un point zéro, mais est l'Eternel Présent, fondamentalement orienté. L'Origine n'est un point zéro que du point de vue de l'illusion dualiste, c'est un point zéro de la décohérence quantique.

Le risque d'un retour à la soupe originelle n'existe donc que si une toute-puissance préside à l'évolution de l'Etre, car l'Etre sera confronté et neutralisé par sa propre toute-puissance s'il atteint l'Origine dans ce contexte régressif.

Si par contre l'Etre évolue dans l'optique du détachement, du désamoçage de la toute-puissance, comme tu le décris, alors on peut considérer qu'il avance dans la bonne direction.


En somme, on quitte la soupe originelle parce que l'interpénétration existentielle est au départ inévitablement une telle soupe non-maîtrisée par l'Etre tout juste tiré du pur potentiel.

Mais l'idée est de "retourner" à l'interpénétration intégrale, mais avec la conscience responsable de cette interpénétration, de sorte de pouvoir s'y inscrire harmoniquement, et non pas chaotiquement.


Attention aussi que l'idée n'est PAS de déconditionner complètement le mental. Il s'agit en fait de lui permettre d'être spontanément conditionné à la Nature de l'Etre telle qu'elle est, par le facteur mental de la Sophia.

On peut travailler à neutraliser les conditionnements de l'illusion dualiste, mais cela "sent" la toute-puissance car il est question de travailler "contre", ce qui est dialectiquement une erreur.

On ne peut qu'oeuvrer AVEC. Pas "pour", ni "contre".

L'idée, plus que de déconditionner le mental, est d'accéder à la transcendance ce qui permet d'intégrer la Nature de l'Etre dans sa condition naturelle, et d'oeuvrer de plus en plus dans l'évidence de la puissance vitale.

Et cette adhésion à l'éthique qui est accessible dès à présent, va automatiquement, progressivement, résoudre les problèmes illusoires des conditionnements dualistes.

C'est subtil, je sais, mais la différence est fondamentale. Il est impossible d'accéder à l'éthique par déconditionnement dualiste. De ce fait, le déconditionnement dualiste n'est PAS d'une importance essentielle, car on sait que l'éthique précise que toute Personne possède une valeur abolue et équivalente inaliénable, quels que soient ses conditionnements dualistes.

Ce qui est essentiel, c'est la reconnexion à l'éthique, à cette valeur inaliénable, justement. Et c'est cela que réalise la méditation bien menée. Elle ne vise pas à la neutalisation de ce qui n'est de toute façon qu'une illusion dualiste, mais à l'affirmation de ce qui est réel: la Valeur de la Personnen et le conditionnement mental à la Nature de l'Etre telle qu'elle est.

Déconditionner, c'est d'une certaine façon encore se battre contre des moulins à vent. Il ne s'agit pas finalement de rejeter ce qui "ne va pas", car en réalité tout va forcément bien. Ce qui compte est donc surtout d'accueillir la positivité naturelle de l'Etre, pas de rejeter sa négativité illusoire, ce qui lui confère du poids.

J'ai dit récemment à des amis l'affirmation suivante, qui m'était venue spontanément:

"Il est impossible d'échouer. On ne peut que ne pas comprendre comment on a réussi."

En fait,la Personne humaine est intrinsèquement, fondamentalement, une réussite absolue. Elle ne peut donc absolument rien rater.

Le problème est qu'on ne peut pas obliger une réussite absolue à voir et à accepter qu'elle est une réussite absolue.

Une Personne à reconnu qu'elle est une réussite absolue lorsqu'elle est devenue paradoxalement une instance complètement relativisée du Soi.

La méditation, au final, consiste simplement à se rappeler qu'on est une réussite absolue, et que tous les autres le sont aussi, forcément, et qu'en dehors de cela, tout n'est qu'illusion interférant dans la réalité.

C'est avec cela qu'il faut "travailler", dans la positivité, le conditionnement naturel à la réalité, et non pas le déconditionnement de l'illusion.


Sublimer les attachements, c'est cela aussi: reconnaître que l'Autre est une réussite absolue, et est donc intrinsèquement valable.

Pour affirmer la positivité de l'Existence, il faut oeuvrer dans la positivité.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Ven 29 Mai 2009, 00:53

L'intelligence spéculative va donner une importance cruciale à la preuve. L'Etre doit donc être prouvé, et sa réalité est donc d'emblée niée au profit du mirage de la persistance formelle.

La réalité de l'Etre n'est donc plus effectivement qu'une hypothèse dont la preuve (inutile pourtant) est perpétuellement réclamée.

Car bien entendu, l'illusion de la preuve est la même que celle de la perfection formelle intrinsèque.

L'intelligence spéculative a donc, comme elle le dirait elle-même, "les pieds bien sur Terre!". Car la positivité apparente, illusoire, de la densité matérielle, lui tient lieu de positivité significative, dynamique. Le mirage de la positivité statique remplace la réalité de la positivité cyclique.

La signification de l'évidence de la puissance vitale disparaît, remplacée par l"évidence" désignifiée de la densité matérielle. Sa "lourdeur palpable", en quelque sorte.

Et donc paradoxalement, l'intelligence spéculative prétend vraiment être ancrée dans la réalité, tout en niant un des pans essentiels de cette réalité!

Dès lors, un certain "bon sens commun" rend compte de la lourdeur même de la densité à laquelle il se réfère. Car dans la confusion dualiste, tout est caricaturé.

On peut trouver dans la doctrine scientifique, tout autant que dans le dogme religieux, la même lourdeur archaïque, reflet de l'attachement au mirage de la persistance formelle.

Et le dogme religieux a en fait exactement la même fonction que la preuve spéculative: imposer une définition unilatérale de la réalité dont la Nature en tant que Rencontre est alors adultérée.

Le dogme est une vérité densifiée.

La preuve est une densité vérifiée.

L'un et l'autre sont des illusions de la dualité.



Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Ven 29 Mai 2009, 01:35

je reviens sur ton avant dernier message, où tu parles de travailler "avec" le flux dynamique dans l'Eternel présent

peux tu décrire une méditation telle que tu la pratiques pour te positionner consciemment dans ce flux?

je voudrais aussi savoir si la technique que j'utilise va dans ce sens
je me centre sur le chakra cardiaque en m'approchant le plus possible de la zone de calme au fond de celui-ci, et laisse passer tous les refoulements ou pensées, jusqu'à l'appaisement de tous les chakras, surtout le chakra racine, qui rend alors la cohérence du chakra couronne par résonnance.
c'est un peu l'imitation mais seul du processus que je vis dans une rencontre vraie.
qu'en penses-tu?
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MessageSujet: Re: La science   Ven 29 Mai 2009, 13:10

Bonjour Credo,


selon moi, la méditation est une synchronicité, une convergence harmonique. Dès lors, aucune technique ne permet de la produire, même si des techniques permettent de favoriser l'écoute, l'attention, et donc la Présence.

D'autre part, une méditation qui ne produirait pas d'extase vibratoire n'est pas une méditation, selon moi. Certes, certains disent que la méditation est l'état d'écoute, et l'extase la réponse. Mais pour moi, l'expérience méditative est incomplète s'il n'y a pas de réponse, s'il n'y a pas d'extase, car la signification de la Rencontre est alors absente.

De ce fait, pour moi, la méditation est toujours Rencontre, même si on la pratique "seul". On n'est jamais seul...

Dès lors, je ne rituélise rien, ni ne conditionne aucune technique, par rapport à la méditation. Soit je la vis spontanément dans des contacts divers, avec des Përsonnes, vivantes ou décédées, des élémentaux, des Devas et Anges, des astres, la Nature, des appels intérieurs profonds, des évocations, mais je peux aussi moi-même aménager des phases méditatives, non pas par rituélisation au sens strict, mais par l'écoute musicale essentiellement.

Certes, je "pratique" aussi l'effusion cardiaque pour apaiser des lieux où de l'énergie ou des entités restent prisonnières.

C'est alors simplement par hyper-ouverture du chakra cardiaque que cela se déroule. Les entités qui alors souhaitent transcender, peuvent passer par la porte cardiaque, et cela constitue toujours une Rencontre, et donc une extase. Mais il n'y a pas de rituel, ni de technique.

J'ouvre consciemment mon chakra cardiaque en hyper-ouverture par un abandon intérieur, une "mise à disposition". Je ne force rien, je suis seulement totalement ouvert. Mais l'incidence sur l'environnement est manifeste: par exemple, ayant pratiqué cela pour une amie présente dans la même pièce (elle sentait des entités dans sa maison), ses propres refoulements intérieurs ont fortement réagi à l'hyper-ouverture du chakra cardiaque, ce qui a produit chez elle une intensification immédiate de ses angoisses.

Mais il n'y a pas de rituélisation pratique, ni pour ainsi dire intérieure: j'évoque simplement l'ouverture cardiaque et elle se produit.

Je peux aussi "pratiquer" l'"étreinte" énergétique, qui se réalise dans une mise à disposition intégrale à l'autre, par une humilité totale, et qui concrètement se traduit par un transfert énergétique intégral, d'abandon de corps à corps: une projection d'abandon de soi dans l'autre, sans confusion. "Je l'ai fait", entre autres, encore récemment, pour une Personne dans le comas.

Mais il n'y a en fait aucune pratique, aucune technique, et c'est l'univers qui réalise effectivement par le canal qu'on lui ouvre.



En somme, j'ai déjà bien intégré le rituel, ce qui me dispense de le pratiquer comme une "technique": il se met en oeuvre spontanément inclus dans le processus.

Et c'est assez logique si on y pense:

La Personne en tant que cause du Soi, est supposée répondre à son appel spontanément, sans résistance, mais pourtant avec une implication participative.

Dans cette optique, l'aspect rituélique qui représente cette réponse causale participative à l'appel finaliste du Soi, doit être totalement intégré pour ne plus parasiter, interférer maladroitement en tant que technique, mais devenir aussi naturel et spontané qu'un pur réflexe instinctif.

Tant que le rituel reste dans la "technique", c'est qu'il y a encore spéculation. L'idée est que la Personne doit incarner le rituel. Elle EST le rituel, et tant qu'elle pense le rituel comme une technique, il y a redondance narcissique: la Personne se pense dans le rituel, et ne s'affirme pas comme étant elle-même le rituel.

Il s'agit en somme de se reconnaître comme un instrument de musique joué par l'univers, et qui pourrait participer alors à l'Harmonie collective par son timbre unique entre tous.


Si je dois décrire une méditation typique:

- je m'assois dans une position normale
- je lance un morceau de musique
- l'extase se produit spontanément, ou parfois j'évoque l'état méditatif par lui-même, ou par des symboles

C'est tout.

Comme on le voit, le "plus" que je peux faire est d'évoquer l'état méditatif, ce qui signifie qu'il ne m'appartient pas, que je ne peux pas le reproduire comme une technique, que je peux seulement l'évoquer, et qu'il peut répondre.

L'état méditatif, extatique, est déjà l'Oiseau (supra)mental lui-même...


Bien entendu, pendant l'état méditatif, je peux regarder ce qui se passe au niveau de l'énergie, des chakras, la résonnance dont tu parles.

Actuellement, je focalise beaucoup sur la "frange" du coronal, là où se trouve la limite d'absorption en Samadhi, en sachant que l'idée est de ne pas se faire absorber, mais au contraire d'atteindre la discrimination intégrale de la limite coronale, et surfer sur une "frange" totalement déconfusionnée, maîtrisée dans la conscience de base.

Mais naturellement, une telle focalisation ne peut pas se réaliser sans être aussi centré dans le Joyau du Coeur.

Je ne cherche pas particulièrement l'apaisement des chakras, sauf dans une évocation spécifique de la Paix intégrale, pour apaiser un endroit (ce n'est pas le même processus que dans l'effusion cardiaque: dans ce cas-ci on n'invite pas des entités à transcender, on invite des élémentaux harmoniques à participer), ce que j'ai fait il y a peu chez une autre amie.



Ce qui me "branche", c'est l'extase vibratoire, l'adhésion consciente au flux de la vraie Vie, la félicité grisante du "surf" énergétique, qui est comme une "paix frénétique".

Naturellement, il n'est pas simple de confronter des expériences méditatives entre elles. Ce qui est certain, c'est que je vais vers la simplification rituélique maximale, donc l'intégration rituélique totale, et de ce fait, la personnification rituélique intégrale.

Au final, il ne devrait plus subsister qu'un seul symbole opérationnel, qui contient et qui est reconnu comme s'exprimant à travers tous les autres, mais qui n'est lui-même plus formalisé comme les autres, et qui mobilise à lui seul toute l'énergie de l'univers.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Mar 02 Juin 2009, 10:10

merci!
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MessageSujet: Re: La science   Dim 07 Juin 2009, 10:37

Bonjour à toutes et tous,


or donc la science cherche à connaître la nature de l'existence par des moyens indirects, des procédés artificiels, car purement spéculatifs, dont l'information (forcément artificielle) est fournie à la conscience par le canal des sens extérieurs.

Il s'agit toujours de la toute-puissance personnelle, individualiste, qui prétend pouvoir interagir avec le monde, et le connaître, sans passer par le canal harmonique des Ames Soeurs et de la Flamme Jumelle.

Dans le cadre harmonique de la Flamme Jumelle, le pivot de la Connaissance est le même pivot relationnel dont j'ai parlé dans un autre article (sur les couples croisés? ou sur la sexualité spirituelle? je ne sais plus), et qui y impliquait que l'intégration de l'arbitrage christique central permettait paradoxalement une relation fusionnelle directe, décontaminée, alors que le rejet de cet intermédiaire christique conduit à une relation indirecte, transférentielle, fondée sur le pivot dualiste du Double narcissique.

Ici, on peut dire que le rejet de ce même pivot central christique, pivot propre au Couple Sacré, conduit l'être humain à ne pouvoir aborder la Connaissance qu'à travers la perception indirecte d'un filtre spéculatif. La perception directe de conscience, offerte par l'intégration du pivot christique central du Couple Sacré, est donc invalidée.

La science moderne est donc une approche foncièrement dualiste de la Connaissance, et qui de ce fait en favorise le morcellement, bien qu'aspirant à la "grande unification", mais une grande unification par le néant, et non pas la positivité de l'existence.

Il y a en effet deux façons d'aborder l'unification: par toute-puissance ou par sublimation. Un exemple typique de l'unification par toute-puissance est l'impérialisme servi par la force, brutale ou subtile.

Or, le propre de l'unification par toute-puissance est d'obtenir le morcellement par clivage. Car d'une part les instances dominantes, unies autour de l'impérialisme, vont inévitablement s'entre-déchirer lorsqu'il n'y aura plus rien à convoiter, à conquérir, et se disputeront les fruits de leur délire. Et d'autre part, les instances dominées ne sont unifiées que dans l'apparence, dans l'illusion de la coercition, et profiteront de la moindre faiblesse des instances dominantes pour se révolter. L'unification par spéculation est une illusion sous toutes ses facettes.

L'unification par toute-puissance est donc bien une stratégie du néant, et conduit inévitablement au morcellement et finalement à la dissipation. Alors oui, au final il y a bien "unification", mais dans le néant, parce qu'il ne reste plus rien à unifier!


En vérité, la Connaissance ne peut être abordée que d'une façon directe, ce qui implique l'abandon narcissique de la toute-puissance personnelle, et l'intégration du pivot christique, donc non dualiste, du Couple Sacré.

En synthèse, on peut dire que quel que soit le domaine considéré, si la "vision" (la perception) n'intègre pas le pivot christique central, alors cette "vision" glissera forcément dans une adultération dualiste basée sur le Double narcissique transférentiel.


Amitié,

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MessageSujet: Re: La science   Lun 08 Juin 2009, 13:46

Bonjour à toutes et tous,



au final, il faut garder à l'esprit que dans l'illusion dualiste du mental livré au libre-arbitre, la dialectique n'apparaîtra le plus souvent que comme une approche comme les autres, peut-être un peu "à part" dans sa nature circulaire, mais pas fondamentalement meilleure ni plus juste ou pertinente, même si en vérité il en est tout autrement.

Car ce qui fait d'un côté sa force, à savoir sa grande cohérence intrinsèque, qui émane de la circularité, peut aussi être utilisé pour la dénigrer: n'est-il pas normal qu'une approche de la Nature de l'Etre fondée sur le cercle, soit forcément cohérente, tout simplement parce que fermée sur elle-même?

Tel sera un des arguments clé du mental linéaire, spéculatif. Et dans sa logique neutralisante, il n'a pas tort. Il y a seulement que cette logique neutralisante est une illusion.

En somme, il s'agit aussi de Foi, de reconnaissance par l'Etre de sa propre Nature, ce à quoi on ne peut pas l'obliger.

Si l'Etre refuse de se reconnaître dans la cohérence du modèle circulaire, que la dialectique présente comme universellement néguentropique, alors on ne pourra pas le contraindre à épouser ce modèle.

La positivité de l'Existence est absolument orientée, mais on ne peut paradoxalement adhérer à cette orientation absolue que librement, volontairement, authentiquement. Le libre-arbitre sert de fondement à un tel choix d'authentification.

Le Soi, qui est donc Lui-même essentiellement orienté en tant que finalité existentielle, appelle ses propres causes, et par sublimation leur offre le choix de l'authentifier librement ou pas, et de s'authentifier en Lui par la même occasion si elles le choisissent.

Les Flammes Jumelles sont ces causes relativistes appelées par le Soi, et confrontées au choix d'authentification.

Par définition, l'authenticité ne peut être forcée.

La dialectique qui détermine une trajectoire circulaire autour du Soi, afin de l'authentifier comme finalité, ne peut être reconnue que librement en tant que véritable Connaissance de la Nature de l'Etre.


La dialectique ne peut être érigée en tant que doctrine ou elle y perdrait sa vérité.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Lun 08 Juin 2009, 15:02

y a -t-il une manière de décrire le pivot Christique, si toutefois on peut décrire sa réalité?

comment expliques-tu que la religion du refoulement de ce pivot soit aussi présente dans les pays industrialisés?
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MessageSujet: Re: La science   Lun 08 Juin 2009, 16:18

Bonjour Credo,


Citation :
y a -t-il une manière de décrire le pivot Christique, si toutefois on peut décrire sa réalité?


on peut expliquer ce qu'il est. Quant-à décrire sa réalité?


Ce qu'il est:

Il est la référence d'articulation collective de toutes phases identitaires. En ce sens, il est l'identité synthétique de toute la collectivité des Couples Sacrés.

Il est donc aussi le point d'harmonisation de toutes les dysharmonies (identités) entre elles. Il est le Conflit, la friction identitaire. Il est le Fils, le Superprédateur Sacré.

Il est donc identifié, tout en l'incluant, à l'Eternel Potentiel, central et collectif, du Tao. Il est LE Soi collectif intégrant tous les Sois des Couples Sacrés. Il est l'Oiseau Supramental.

Il est la troisième Personne de la Trinité Sacrée. Il est unique et multiple. Le même pour tous, et pourtant différent pour chaque Couple Sacré.


Décrire sa réalité?

Seul le point de vue d'un Couple Sacré unifié le permet.

A priori, le mot qui me viendrait à l'esprit est "Gloire".

On aborde sa réalité lorsqu'on partage sa Gloire.

Un peu comme si, pénétrant dans une vaste cité, dans une exultation triomphale, porté par le véhicule glorieux de la Grâce, ce triomphe n'était nullement focalisé par quiconque sur quiconque, mais partagé égalitairement par toute la cité, dans une conscience collective de célébration éternelle.

La réalité du pivot christique est selon moi la Gloire intégrale.


Citation :
comment expliques-tu que la religion du refoulement de ce pivot soit aussi présente dans les pays industrialisés?

L'industrialisation est le symptôme d'une spéculation exacerbée. Donc d'un refoulement existentiel très cristallisé.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Mar 09 Juin 2009, 13:35

Bonjour à tous,


Citation Credo:
comment expliques-tu que la religion du refoulement de ce pivot soit aussi présente dans les pays industrialisés?



Citation :

par Steph
L'industrialisation est le symptôme d'une spéculation exacerbée. Donc d'un refoulement existentiel très cristallisé.

...et aussi conditionné afin de ne pas permettre aux Hommes de se centrer, de se co-naitre (stéréotypé via les médias) et d être totalement dépendants de systèmes anihilants la conscience et donc l élan qui mène au retour à Soi!(boulot-métro-dodo...selon la formule "con-sacrée"...,le net, la tv, etc..)

Des pays où seul la performance interresse et non plus la valeur Humaine!
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MessageSujet: Re: La science   Mar 09 Juin 2009, 14:53

Oui, précisément, Ambre. Tout cela découle d'un refoulement exacerbé.



Je souhaiterais ajouter les notions suivantes, à propos de ma position personnelle.

J'affirme, en effet, que l'approche dialectique est la seule qui soit véritablement en phase avec la vérité de la Nature de l'Etre, et donc existentiellement cohérente.

Cette affirmation toutefois, ne vise pas à faire de cette approche une doctrine, mais est l'expression de ma Foi profonde, qui n'est nullement totalitaire, car je la livre sans retenue au débat contradictoire.

Il est selon moi essentiel d'être un Homme ou une Femme de conviction, car sans conviction, la Personne ne peut rien apporter véritablement dans le débat contradictoire: la conviction est l'indispensable point d'appui du levier d'un vrai débat.

La conviction ne doit donc pas s'entendre comme un point de vue qui ne supporterait pas la contradiction, ou ne voudrait pas évoluer en aucune façon, mais comme un point de vue bien affirmé qui n'accepte d'évoluer que pour de véritables bonnes raisons, pour une plus grande "Lumière", et qui ne lachera pas un seul pouce de "terrain", sans avoir été confronté à une telle plus grande Lumière dans le débat.

En somme, l'absolutisation de l'affirmation d'un point de vue, qui fonde la conviction, permet d'autre part une relativisation de la position et de la formulation du point de vue, un assouplissement de son évolution par rapport à des confrontations cohérentes et éclairantes, par rapport à des arguments valables proposés par le débat contradictoire.

Paradoxalement, le manque de conviction, le défaut d'absolutisation de la saine affirmation d'un point de vue, conduit à une rigidification (absolutisation compensatoire) de sa position et de sa formulation, et une réticence à se livrer au débat contradictoire, ou encore une inclination à manipuler le processus du débat de façon à en contourner les arguments éventuellement confrontants. Le point de vue se "doctrinise" par manque de conviction.

De ce fait, un point de vue "doctrinisé" doit se comprendre comme en partie dépossédé de sa signification, par manque de réelle conviction et saine affirmation. L'affirmation d'un tel point de vue sera alors théâtralement caricaturée, et donc artificiellement exacerbée, ce qui constitue la nature même d'une doctrine.


Le même rapport absolu/relatif peut être appliqué à la position existentielle elle-même:

Jamais les problèmes de la Vie ne peuvent être vraiment résolus, car on ne peut pas résoudre des illusions, même si ces illusions, supportées par la réalité, y engendrent des souffrances bien réelles.

Il faut donc faire le deuil de la possibilité de résoudre les problèmes de la Vie, et se tourner là où résident la vérité et l'importance: l'évidence de la puissance Vitale.

En se focalisant sur cette évidence, les illusions seront progressivement englouties.

Cela s'explique dialectiquement par le fait que l'absolutisation caractéristique de la Foi (évidence de la puissance vitale) permet d'autre part une relativisation complète des vissiscitudes vitales, jusqu'à leur totale intégration dans l'évidence de la puissance vitale. La signification essentielle de l'Etre l'emporte alors sur toutes les illusions et décontamine naturellement la réalité. En d'autres termes, l'intégration absolue du finalisme collectif de l'Etre inscrit harmoniquement le causalisme dans ce finalisme.

Alors que se confronter et luter contre les vissiscitudes, en voulant leur apporter des solutions encore et toujours causalistes (ou faussement finalistes = individualistes) ne fait que leur donner du poids, et donc favorise la faculté de ces illusions d'engendrer de la souffrance dans la réalité.

Paradoxalement donc, absolutiser les vissiscitudes vitales relativise la perception de l'évidence de la puissance vitale, et déconnecte de sa vérité, de sa signification. On s'éloigne de la Foi.


Alors oui, mon point de vue est de plus en plus absolutisé dans la Foi, ce qui favorise une plus grande souplesse existentielle par ailleurs. Mais cela implique aussi que l'expression de ce point de vue atteint des seuils qui pourront sembler éxagérés, voire totalement indigestes, pour certaines Personnes, qui pourront même croire y percevoir une certaine déconnexion de la réalité matérielle et humaine, alors qu'en fait il n'en est rien, et que je parle toujours de la réalité de la Rencontre dans tous les cas.


Amitié,

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MessageSujet: Re: La science   Mar 09 Juin 2009, 15:40

Bonjour à toutes et tous,


le pur causalisme est donc du rituel absolutisé, une objectivisation intégrale de l'Etre qui nie d'un autre côté sa part de subjectivité, et donc sa conscience.

Lorsque je prends mon portable (GSM) pour appeler une autre Personne, je réalise un rituel absolutisé, duquel toute subjectivité a été retirée, ou plutôt dans lequel la part de subjectivité forcément présente a été niée, ou occultée.

En vérité, la Matière densifiée se comporte selon une apparente neutralité existentielle qui autorise une telle rituélisation absolutisée dans l'occultation complète de la subjectivité de l'Etre. Mais ce n'est qu'une apparence prise par de la Matière, pour préserver transitoirement le libre-arbitre humain.

Je demandais l'autre jour à une amie si le mur devant elle, dans son salon, était objet ou sujet. Sa première réponse fut spontanément "objet". Mais elle s'est reprise immédiatement, et a admis qu'il y avait forcément un aspect sujet dans ce mur, sans quoi sa réalité objective n'existerait pas non plus!

Evoluer spirituellement consiste donc essentiellement à déconfusionner l'Esprit de la Matière, de sorte qu'ils puissent se Rencontrer dans l'union paradoxale de l'objectivité avec la subjectivité.

Pour cela, l'Esprit devra accepter de reconnaître qu'il peut Rencontrer la Matière car elle possède une subjectivité occultée par le libre-arbitre. Alors, en retour, la Matière Rencontrera aussi l'Esprit en lui renvoyant qu'il possède une objectivité ignorée jusque là...

Tel est le fondement de la Vie éternelle, par l'intégration matérielle, l'incarnation intégrale de l'Esprit dans la Matière: la transsubstanciation.

Une telle Alliance spirituelle entre Esprit et Matière est forcément corrélée à l'Alliance des polarités jumelles du Couple Sacré: seul un Couple Sacré peut véritablement transsubstancier.


RENCONTRER, telle est l'idée, telle est la vérité de la Vie, dans l'émancipation de la symbiose fonctionnelle: tant qu'on focalise sur la fonction, on réduit la perception de l'identité, on met la substance avant l'essence, la forme avant l'intention, et on y détériore la faculté de Rencontrer.

Car la seule intention juste, c'est l'intention de Rencontrer, car elle ne spécule sur rien, mais est sa propre justification. Point final. Et la seule action juste, dès lors, émanant de l'intention juste, c'est Rencontrer.

La pure Rencontre est une interaction libre, non spéculée, détachée, qui est sa propre justification harmonique, extatique. Car la fonction (d'harmonisation), par ailleurs libérée elle aussi, s'exécute naturellement et spontanément, sans besoin d'aucune focalisation particulière.

La vérité dialectique est donc que lorsque la dysharmonie identitaire s'affirme intégralement dans l'ouverture à la pure Rencontre, il y a harmonisation naturelle et spontanée par auto-justification, absence de spéculation, ce qui produit la Félicité de la vraie Vie. La dysharmonie et l'harmonie sont alors en Alliance Sacrée.



Amitié,

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MessageSujet: Re: La science   Mar 09 Juin 2009, 21:24

Bonsoir,

Je suis tombée sur cette citation sur un forum et cela m'a fait penser à tes réflexions en cours:

"Le désir ardent de l'expérience engendre l'illusion....

...Voir le vrai dans le faux libère l’esprit du faux. La
libération de ce qui est faux ne survient pas du seul désir que cela ait lieu,
mais survient lorsque l’esprit n’est plus tourné vers la réussite, vers la
réalisation d’un but. Toute quête doit cesser, et ce n’est qu’alors qu’apparaît la possibilité de l’état d’être de l’innommé."

Krishnamurti

La citation complète:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Je le trouve d'une justesse infinie dans ces propos.

J'ai souvent beaucoup d'attentes dans mes Rencontres même inconscientes (issues d'un passé plus ou moins lointain non libéré même si conscientisé parfois)...et je ne suis pas la seule dans ce cas-là bien sur.

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MessageSujet: Re: La science   Mar 09 Juin 2009, 22:09

Merci pour celle belle citation Athena...
justement, en echo, j'ai croisé celles-ci il y a peu :


"Quand vous vous libérez de tout système de vouloir arriver à quelque chose, à ce moment-là vous vous trouvez libre de toute activité mentale."

"C'est dans cette non-attente, cette non-direction qu'un regard spirituel peut opérer, dans la simplicité d'évoquer ce qui est là".

"Quand vous abdiquez le questionnement, c'est la vie qui vous questionne."

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MessageSujet: Re: La science   Mar 09 Juin 2009, 22:52

Merci à vous pour ces citations très à propos.


Je m'étais proposé d'écrire encore un article aujourd'hui, sur l'"absence de raison", et il s'inscrit bien dans la continuité de ce que vous proposez.


Accepter qu'il n'y ait pas de raison à l'Existence autre que l'Existence, à la positivité autre que la positivité, à la Rencontre autre que la Rencontre, voilà le défi que propose la réalité de la vraie Vie: faire le deuil de la raison toute-puissante, le deuil de la logique neutralisante, de la spéculation.

A savoir le deuil de la "pure" raison causale, vaine et doctrinaire... en réalité pas pure du tout, mais très confusionnelle.


Combien de Personnes restent piégées dans le spectre du fonctionnalisme, et croient qu'il faut "servir à quelque chose" pour mériter d'exister, pour se sentir vivre, pour s'estimer important.

Mais "que diable"! Exister, vivre, être important, tout cela constitue l'évidence de l'état d'être. Aucun de ces aspects n'est dépendant de la fonction, de l'action, mais seulement du fait d'être une Personne.

Accepter qu'il n'y a pas de raison, qu'il n'y a rien à prouver ni à se prouver, qu'il s'agit "seulement" d'être capable d'être, et rien de plus, et que dans la capacité d'être, s'inscrit alors l'action juste, spontanée et naturelle.

Accepter que ne rien vouloir ne signifie nullement que rien ne va se passer, et que s'il ne se passe rien, cela ne veut pas dire qu'il y a le moindre problème non plus.

Accepter que la liberté d'agir commence lorsqu'on ne met pas de pression existentielle sur l'action, qu'on ne lui impose pas de critères de contrôle, de performance, de production, de satisfaction, de solution, de prouesse, de résussite, etc.

Accepter qu'il n'y a pas de raison, ni à l'Etre, ni au Faire, car déconfusionnés l'un de l'autre, ils trouvent respectivement leur propre justification intrinsèque, ce qui affirme leur Alliance.

Accepter d'être né, d'être là, sans qu'il y ait de raison autre que celle d'être présent, d'être avec, de Rencontrer et de participer librement à l'action juste.

Accepter de reconnaître que l'abandon de la "pure" raison toute-puissante n'abolit pas toute raison, n'abolit pas toute logique, mais conduit, de ce qui n'en était qu'une sorte de caricature virulente, à une en cause-en-soi, à une vraie logique car ouverte au finalisme, à une causalité circulaire, à la dialectique.

A Soi...


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Mer 10 Juin 2009, 07:35

Bonjour à tous,


Citation :
de Steph:Oui, précisément, Ambre. Tout cela découle d'un refoulement exacerbé.


Pour vous ,une citation d un auteur qui m a marqué à vie semble t il, lorsque je n étais pas encore dans l âge que l on nomme"
l adolescence" ...et de me demander pourquoi tant d adultes en souffrance?Une réfelxion qui sans cesse émane de moi quand je regarde "l autre-s", mes miroirs??Mes maîtres??Mes amis??Mes ennemis??
"La compassion________ in-conditionnelle??"
Cette vibrance, l avons nous tous??

La relation , la rencontre entre la science et la mystique ,telle que défini ,a t elle encore un sens , quand tant d hommes de pouvoir la contrôle et font de l Homme un animal docile?
Refoulement exacerbé conscient, ou dirigé , sous haute surveillance??

Citation :
"...et qu 'est ce donc, d après vous, que cette vie vivante?

-Je ne sais pas non plus ,Prince.

Je sais seulement que ce doit être quelque chose d infiniment simple, de tout à fait ordinaire, qui saute aux yeux chaque jour et à chaque minute, si simple que nous avons peine à croire que se soit si simple et que npous passons naturellement devant, depuis bien des milliers d années, sans le remarquer ni le reconnaitre"



ceci aussi:
Le mensonge est le seul privilège qui distingue l'homme de tous les autres organismes.


"l Adolescent "de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]




je vous Ambrasse
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MessageSujet: Re: La science   Mer 10 Juin 2009, 09:48

Merci Ambre, pour cette magnifique citation!


Quel était encore ce spiritualiste connu qui, tombant un jour à genoux, frappé par la Révélation de la Connaissance, aurait dit quelque chose comme: "Oh mon Dieu! C'était tellement simple que je ne le voyais pas!"... ?


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Sam 13 Juin 2009, 17:54

Cher Steph,

en parlant de science et plus spécifiquement de médecine, comment appréhendes-tu concrètement au jour le jour la maladie du point de vue Christique?

Si une personne proche vient te voir avec une maladie classée "mortelle", comment vois-tu la situation?
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MessageSujet: Re: La science   Dim 14 Juin 2009, 14:09

Bonjour Credo,

voilà des questions qui réclament des réponses très complètes, parfaitement campées et nuancées, vu la sensibilité particulière du sujet.

Je vais répondre en m'appuyant tout d'abord sur mon évolution personnelle.


Ma première compagne est décédée d'un cancer il y a douze ans. J'avais tenu à ce qu'elle décède à la maison, et non dans le cadre impersonnel du milieu hospitalier, assisté dans cette démarche par notre médecin de campagne. Je l'ai donc veillée jusqu'à la fin, à trois heures du matin.

Je ne suis de ce fait pas du tout étranger à la question, l'ayant vécue de très près. Je l'ai suivie dans toutes ses pérégrinations médicales, avec, hélas, des heurts réguliers avec un autoritarisme médical de très mauvais aloi.

Certe, cela se passait au cours de la décennie passée, et probablement y a t'il eu de nombreux progrès réalisés depuis, mais je suis resté depuis ce temps-là avec cette nette perception de la toute-puissance médicale, d'une menace portée contre l'intégrité de la signification personnelle exercée aussi bien par le corps médical que par une "certaine" psychologie.

La médecine fait partie de la dictature causale de ce paradigme. Elle ne peut agir que sur le pur plan causal, spéculatif, et fait dès lors partie intégrante du contrôle qui crée des remèdes illusoires aux problèmes, tout aussi illusoires, que ce même contrôle crée lui-même.

Et de ce fait, le poids fondamental de la cohérence de la signification personnelle n'est pas pris en compte, et la Personne se fait désintégrer.

En somme, je dirais que je suis resté, dans cette tourmente, fidèle à mes valeurs, contre vents et marées, mais dans une position qui était en partie une illusion, car il y avait du drame, il y avait du combat, de la défense, de la protection symbiotique.

Visiblement, malgré le fait que nous formions un couple d'un équilibre phénoménal, malgré le fait que notre relation était très nettement spirituelle, mais aussi harmonieuse tant affectivement que physiquement, il y avait de la symbiose, du transfert, peut-être beaucoup plus de mon côté, d'ailleurs.

Je n'ai rien perçu au moment de sa mort. Mais à l'époque, bien que plongé dans la Kabbale depuis plusieurs années, j'étais encore enfermé dans ma coque, trop peu Présent, dépourvu de sensibilité énergétique.

Cependant, des années plus tard, j'ai pu avoir un contact post-mortem fulgurant. Et en fait, actuellement, je peux ressentir les êtres proches lorsqu'ils trépassent. Même certains animaux...

Or donc, ma position a beaucoup évolué, et actuellement, je vivrais de telles circonstances d'une toute autre façon. Ce qui est certain, c'est que ma Présence serait beaucoup plus affirmée, par une symbiose très relativisée, et de ce fait, je constituerais un appui beaucoup plus stable, et donc un soutien plus efficace.

Les vraies questions que je pose aujourd'hui, dans l'optique christique, sont:

Faut-il luter contre la mort?

Faut-il défendre la vie?


Gilgamesh nous apprend tout d'abord qu'avoir peur de la mort, et vouloir la combattre ou la supprimer, est une illusion qui donne une fausse signification à la mort. Qui lui donne un poids erronné qu'elle n'a pas en réalité.

Mais aussi que ce n'est pas en tentant de la combattre ou de la supprimer, qu'on va d'un autre côté pouvoir Aimer véritablement la Vie...

Car Aimer la Vie, c'est tout d'abord ne pas l'attacher. C'est l'accepter dans son incessante mouvance formelle. C'est être AVEC la Vie, mais ce n'est ni combattre la mort, ni défendre la Vie.

Car combattre la mort, c'est lui donner une signification désintégrante pour la Personne, et défendre la Vie, nie l'évidence de la puissance vitale, et constitue également une désintégration de la Personne.



L'idée, donc, est d'arriver à vraiment Aimer la vie, et alors la mort est laissée à l'illusion significative qu'elle constitue, et la défense de la Vie apparaît comme vaine, puisque sa puissance est reconnue comme une évidence.


En vérité, un spiritualiste passe beaucoup de temps dans le deuil. Essentiellement le deuil de lui-même, de ses attachements, de ses croyances, de ses illusions de toute-puissance.

Désamorcer la toute-puissance archaïque en soi, c'est en fin de compte faire le deuil de soi-même en tant que phénomène conscient, pour aboutir à une conscience simplement évidente, et non pas narcissiquement fascinée par elle-même.

Le spiritualiste qui progresse sur le chemin d'intégration christique (individuation), est donc naturellement amené à fréquenter sa "mort", à l'intégrer, à l'accepter à priori, car cela constitue la sublimation narcissique, cela permet d'aboutir à une conscience simple, immédiate, évidente, spontanément libre d'une vraie participation collective. Et surtout, cela permet aussi d'éviter que la mort ne vienne sanctionner d'autorité une signification personnelle qui n'a pas pu s'intégrer.

Le vrai spiritualiste, se prépare à mourir à chaque instant, à acquérir la vigilence consciente de pouvoir vivre sa mort lucidement, intégralement, en étant capable de lui assigner une signification personnelle cohérente.

Et par cela, se détachant de la possessivité narcissique à l'égard de la vie, démystifiant l'illusion de la peur de mourir, il apprend à Aimer la Vie véritablement.


D'un point de vue christique, la maladie ou la mort proviennent forcément d'une lacune ou incohérence dans la signification personnelle. Il s'agit donc d'une forme d'illusion. Mais parce que cette illusion est soutenue par la réalité personnelle, elle crée des effets réels, dont la souffrance.

Einstein qualifait la relativité d'illusion d'optique avec des effets réels. Et de fait, la confusion existentielle qu'on nomme paradoxe spatio-temporel est un amalgame entre Virtualité et Réalité, par lequel des illusions sont amenées dans l'expérience de la Réalité, y produisant des effets, hélas, bien réels.

C'est en fait la décohérence quantique qui se produit en vertu d'un manque de signification consciente, par un effondrement de l'onde de probabilité: le potentiel s'effondre par manque de discrimination entre le Virtuel et le Réel.


La souffrance, qui est le seul vrai problème, est donc la conséquence d'une désorganisation du phénomène perceptif, en raison d'une adultération de la signification personnelle.

Il n'y a en fait aucune vertu intrinsèque ni dans la maladie, ni dans la souffrance. Elles ne permettent pas ni de grandir, ni de conscientiser mieux quoi que ce soit. Ce sont des conséquences d'un manque de signification de la Réalité, et rien de plus. La seule chose à faire est donc de tenter de rendre la souffrance à son insignifiance.

L'unification de l'espace intrapsychique permet, par la promulgation spontanée d'une forte signification personnelle (évidence de la puissance vitale), de rendre plus facilement la souffrance à son insignifiance fondamentale.

Lorsque l'évidence de la puissance vitale est totalement reconnue et promulguée, la souffrance, rendue totalement à son insignifiance, n'a plus de prise ni donc d'existence, car plus aucune illusion ne peut fonder son apparition dans la réalité.


Citation :
en parlant de science et plus spécifiquement de médecine, comment appréhendes-tu concrètement au jour le jour la maladie du point de vue Christique?

Imaginons que je tombe malade, et que j'en souffre d'une façon ou d'une autre. Je dois alors considérer que cela a pu se produire en raison d'un manque de signification de ma part, d'un manque de reconnaissance de l'évidence de la puissance vitale.

Cette constatation n'implique pas le moindre jugement de valeur, pas la moindre culpabilisation ou condamnation: c'est un constat à faire.

Un second constat à réaliser sera de conscientiser qu'il n'y a en fait AUCUN rapport de la maladie à la signification de la puissance vitale: si la maladie est bien le résultat illusoire (avec effets réels) d'un manque de conscientisation de l'évidence de la puissance vitale, inversement la consientisation de l'évidence de la puissance vitale ne dépend pas de la maladie, ni de la souffrance, ni du rejet de la maladie ou de la souffrance, ni du combat contre la maladie ou contre la souffrance...

La conscientisation de l'évidence de la puissance vitale provient seulement d'elle-même, et s'affirme à mesure que le détachement désmystifie toutes les illusions addictives.

Ce n'est pas la démystification des illusions qui engendre la clarté de conscience, mais bien le détachement, qui est lui-même un fruit de la clarté de conscience.


J'avais lu quelque part cet exemple d'un vieux sage hindou qui pratiquait toujours l'extase bien que souffrant d'un cancer: il n'y a pas de rapport partant du cancer vers l'extase.

Mais par contre, il y a bien un rapport de l'extase vers tout aspect existentiel, avec une possibilité curative "quantique" spontanée si un seuil extatique suffisant est atteint.


Au fond, l'idée est toujours de lacher prise, même par rapport à la maladie: si on se bat spéculativement contre la maladie, on se retrouve dans une focalisation narcissique qui va interférer avec la puissance vitale, d'une façon ou d'une autre.

Gilgamesh nous apprend que la vraie médecine, c'est l'Amour de la Vie, et que cette Rose d'Amour ne peut pas fleurir dans la peur, dans la spéculation, dans l'attachement narcissique à la Vie, et le combat tout aussi narcissique contre la mort.

Ce qui est essentiel, c'est la signification personnelle. Et c'est dans ce cadre que tout élément thérapeutique doit intervenir.

La médecine peut, concrètement, agir sur l'inertie causale de la matière densifiée, et de ce fait, modifier les conséquences engendrées par un défaut de signification personnelle.

Elle fait cela dans le cadre apparent du rituel absolutisé, dont l'absence totale de signification intrinsèque est utilisé pour agir sur un autre manque de signification.

Le Contrôle répond docilement pour résoudre, transitoirement, et en apparence, l'illusion qu'il fomente lui-même.

Pour moi, la médecine n'a donc pas le caractère absolu, imposé, tout-puissant, tel que notre société actuelle le présente.

La Voie spirituelle, qui est celle du Bushido, est celle de l'intégration de la signification personnelle, et ne peut pas admettre un tel principe qui serait légitimement tout-puissant sur la signification humaine.

Mais d'un autre côté, n'étant pas elle-même dans la toute-puissance, cette Voie spirituelle ne va pas non plus refuser la médecine, ni pour soi-même, ni pour les autres.

C'est une pure question de signification personnelle, toujours. On peut aller vers la médecine parce qu'on y croit, parce qu'on considère que c'est la seule solution. On peut aussi aller vers elle parce qu'on sait qu'on reste encore en partie piégé par l'illusion, et que notre signification personnelle en évolution a encore besoin transitoirement d'un appel au rituel absolutisé. Le passage transitoire par la confusion est inévitable.

Mais pour celui qui va jusqu'au bout de lui-même, il vient un moment où la mort est touchée, où elle est intégrée, démystifiée, et où la signification personnelle s'émancipe de toute illusion causale. L'essentiel, n'est donc pas de refuser quoi que ce soit, ni donc la médecine, mais de savoir où notre signification nous conduit.


Citation :
Si une personne proche vient te voir avec une maladie classée "mortelle", comment vois-tu la situation?

Le point de vue christique est essentiellement celui de la signification personnelle, car ce qu'il faut comprendre est que dans TOUS LES CAS, même plongée dans l'illusion la plus profonde, la signification personnelle est le sanctuaire de la conscience de l'évidence de la puissance vitale, et que pour être mobilisée consciemment, cette puissance vitale dépend uniquement de la cohérence de la signification personnelle.

Le point de vue christique doit donc amener à prendre en compte l'humain dans sa signification intégrale telle qu'elle est, et à y favoriser le déploiement naturel de la cohérence.

En somme, s'il y a maladie, souffrance, risque léthal, c'est parce que l'intégration de la Personne manque de cohérence significative, et qu'une opposition apparente se produit entre plusieurs de ces instances, parmi lesquelles le corps physique.

Si la signification personnelle du malade est encore fortement symbiotique, il faudra en tenir compte: comprendre sa peur, son affectivité éventuellement désemparée, mais il faut pouvoir s'investir sans s'impliquer, sans être soi-même dans une forme de symbiose, de dramatisation illusoire, car cela n'aiderait personne!

Il faut aborder et inclure intégralement l'autre, sans le prédater narcissiquement par symbiose, et être AVEC sa signification personnelle dans tous les cas.


De ce que je retiens de mon expérience personnelle avec la maladie et la mort, et de mon évolution spirituelle depuis lors, c'est qu'il n'y a rien de plus précieux que la Présence, en toute circonstance. Et que cette Présence s'appuie sur la reconnaissance consciente de l'évidence de la puissance vitale, avec une démystification du drame humain, et un détachement de la symbiose confusionnelle.

Tel est le point de vue christique: celui de la Présence qui témoigne de la signification personnelle, et peut alors éventuellement susciter l'émulation de la signification personnelle des autres.


Je vais terminer sur un exemple concret, de mon passé, en revenant au temps ou ma compagne venait d'apprendre qu'elle avait un cancer, et ce afin d'illustrer l'importance qu'a toujours eue, pour moi, la signification de la Personne humaine, même face à la toute-puissance médicale.

Ma compagne souhaitait depuis toujours "mourir intègre", ce qui concrètement signifiait pour elle, mourir sans avoir été modifiée par opération chirurgicale, par exemple. Il ne s'agissait pas d'une phobie particulière, mais d'un aspect qui s'inscrivait véritablement dans son approche spirituelle, qui était très présente, en tant que partie intégrante de sa Personne et de sa Vie.

Elle m'avait donc plusieurs fois demandé de lui rappeler cette signification, si d'aventure sa Vie devait la confronter à un tel choix.

Et c'est ce que je fis. Devant le médecin qui lui avait annoncé sa maladie, lorsqu'arriva le moment de discuter des solutions, la chirurgie fut évoquée, et à ce moment je lui ai rappelée sa demande, par rapport à sa signification personnelle. Non pour l'influencer dans un sens plutôt qu'un autre, mais seulement pour lui rappeler sa propre signification qu'elle m'avait confiée.

Dans sa toute-puissance, et son angoisse existentielle latente, le médecin en fut choqué, et a peut-être cru que je faisais partie d'une quelconque secte ou un truc du genre.

Concrètement, la solution chirurgicale fut considérée comme impraticable à l'époque, car trop invalidante, ce qui a court-circuité la question de la signification personnelle par rapport à la chirurgie, et déplacé la question vers la signification personnelle par rapport à l'invalidation, sur laquelle tout le monde semblait d'accord.


J'ai bien évolué depuis cette époque, et j'ai démystifié beaucoup d'illusions, mais je reste toujours en cohérence avec ce qui constitue le point de vue christique et qui m'habitait déjà alors: le respect de la signification personnelle, comme base indispensable de la conscientisation de l'évidence de la puissance vitale.

Cela doit nous conduire à inclure la mort dans la Vie, et à ne donner aucune autorité absolue à aucune signification ou insignifiance extérieure. Mais beaucoup de Personnes ne savent pas où est leur signification...


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La science   Lun 15 Juin 2009, 07:41

Bonjour à tous et merci Steph pour ce texte empreint de beaucoup de sensibilité et de ton vécu.
tu nous dis:

Ce n'est pas la démystification des illusions qui engendre la clarté de conscience, mais bien le détachement, qui est lui-même un fruit de la clarté de conscience.


et puis ceci

J'ai bien évolué depuis cette époque, et j'ai démystifié beaucoup d'illusions, mais je reste toujours en cohérence avec ce qui constitue le point de vue christique et qui m'habitait déjà alors: le respect de la signification personnelle, comme base indispensable de la conscientisation de l'évidence de la puissance vitale.


...en effet , pour ma part sans démystification des illusions , pas de détachement et pas de cohérence !

T Ambrasse
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Sphinx

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MessageSujet: Re: La science   Lun 15 Juin 2009, 15:38

Merci Ambre,



sans rapport avec ton intervention, je voudrais préciser ce point, car je crois que ma formulation en est peut-être maladroite:

je veux dire que la clarté de conscience s'engendre, se favorise par elle-même, et qu'il n'existe aucun facteur extérieur à elle-même qui puisse le réaliser à sa place.

Or donc, la clarté de conscience produit le détachement, qui entraîne alors la démystification des illusions, qui affirme alors la clarté de conscience. La sublimation est, pour la Personne, le choix d'expression de sa clarté de conscience.

Et effectivement, comme tu le dis, sans démystification des illusions, point d'affirmation de la cohérence de la signification personnelle.


Amitié,

steph
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