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 Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!

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AMBRE

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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Jeu 27 Mar 2008, 10:18

Citation :
Le critère d’une expérience spirituelle authentique ou mutation réussie est le résultat (comme dans une expérience de mort imminente) : en est-on devenu plus patient, humble, modeste, à l’écoute des autres, compatissant, généreux, sachant que la seule chose importante sur terre est de vivre dans l’amour désintéressé et de faire le plus de bien possible autour de soi ?


la seule chose importante sur terre est de vivre dans l’amour désintéressé et de faire le plus de bien possible autour de soi !!!

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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Jeu 27 Mar 2008, 12:11

Citation :
L'Homme attend de sa vie des opportunités précises en formes et en temps, et de ce fait, attache le flux qui ne peut plus rien lui apporter de façon vraiment cohérente. Car c'est à lui, l'Homme de placer ses formes sur le flux accepté tel quel, sans attachement, et sans refoulement!


quand les vagues d'attachements derferlent .. l'"humain" qui m'habite ne peut que vouloir tenter de les refouler ... en vain .. bien sur .. il croit qu'elles sont des tsunamis dont il ne reviendra pas et pourtant ..... cette sorte peur de se "re trouver" seul ... avec SOI ....s'évanouit.. un enchantement en forme de pardon envers soi même permet de poser un pied sur cette berge ... et chaque pas nous fait avancer vers ..

la seule chose importante sur terre est de vivre dans l’amour désintéressé et de faire le plus de bien possible autour de soi !!!:a16:
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MessageSujet: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Mar 26 Aoû 2008, 20:27

"Se maintenir dans une sagesse de l’incertain, sans tomber dans un pathos excessif, sans chercher à en sortir par le coup de force d’une foi arrogante, n’est pas une position facile à tenir.
Le doute en ce sens est une vertu intellectuelle.

Il nous faut parfois douter de nous-même avec suffisamment d’humilité pour rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée.




Cela veut dire tout simplement être de bonne foi. Nous devons assumer nos doutes. C’est une question d’honnêteté et de sincérité. Cela ne veut pas dire les imposer à tout prix à autrui, mais ne pas affirmer plus que nous n’en savons ou nous renier pour autant. De là dépend l’authenticité. Moralement, nous préfèrerons toujours celui qui sait suspendre son jugement à l’égard de ce qu’il ne connaît pas, que le dogmatique qui fait un saut dans une foi qu’il est bien incapable de justifier. Intellectuellement le préchi-précha sonne creux. Il donne l’impression que l’on se gargarise avec des grands mots, tels que Dieu, la liberté, la foi, le salut etc. sans que l’on n’y entende rien. Les mots n’ont de valeur que portés par une intuition0">, sinon ils sont facilement un verbiage de songe-creux. Un juste doute donne à l’esprit plus de contenance. Assumer nos propres doutes en toute honnêteté ne barre pas pour autant la route à une intuition plus élevée. Je peux très bien rester ouvert et disponible, tout en restant conscient que mes lumières sont limitées et que certainement il en est d’autres plus vives, même si je ne les comprends pas.
Nous pouvons vivre avec l’incertain en acceptant la place de l’inconnu. "

Le doute, expérience et méthode (leçon 137 )
http://sergecar.club.fr/cours/logique7.htm
© Philosophie et spiritualité, 2006, Serge Carfantan

Merci de votre participation et du dévelloppement que vous souhaitez y apporter!
Pour rappel ce sujet du 16 janvier:

Post-it: [ Sondage ]
La guerre invisible menée contre l’humanité

http://antahkarana.forumzen.com/notre-quotidien-dans-toute-ses-dimensions-f20/la-guerre-invisible-menee-contre-lhumanite-t1142.htm




richel


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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Mar 26 Aoû 2008, 20:50

.



le doute entretenu en soi devient un poison violent pour l'âme,
c'est le voile du discernement.




damejane.
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Mer 27 Aoû 2008, 12:21

Citation :


Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!‏
De :Natarajan (natarajan.supramental@gmail.com)
Envoyé :mercredi 27 août 2008 12:14:37
À : ANTAHKARANA (lady_jeane@hotmail.com)

oui, je suis absolument d accord. Ceux qui craignent de douter transportent des peurs ancestrales indelebiles et beaucoup de dangers les guettent, la precipitation, l intolerance, puis l incapacite de reconnaitre ses propres erreurs. Le doute est une des cles essentielles du discernement, viveka, et l apprivoiser est le signe d une ferveur plus lucide, qui ne se contente plus de la foi infantile. Douter est tout un art, qui peut creer un pont entre la meditation et la reflexion, mais le doute ne doit pas etre cultive pour lui-meme. Il peut etre reconnu quand il se presente comme indiquant un carrefour, tandis qu on ne sait pas quelle direction prendre. Le doute est un des points d appui essentiels qui mene a la liberation, puisqu il oblige a se defaire des representations que l on na pas verifiees soi-meme par l experience.
Le doute est une des merveilles du mental, mais au debut de la voie, il ne semble pas rassurant, et beaucoup le rejettent de peur de se perdre. C est un seuil important d accepter le doute, et le gage d une authenticite qui se libere de la pretention de savoir et de l orgueil d etre dans la verite. Le vrai probleme est meme de ne pas s attacher a lui, tant il possede de charmes une fois qu il est pratique, et c est donc la ferveur qui le maintient dans un juste equilibre. Douter pour douter, ou ne jamais douter, c est la meme erreur. Le surgissement du vrai doute, qui n est pas intellectuel, mais holistique, pose les interrogations radicales. Il est precieux et oblige a departager l experience de ce qui est seulement su par l intellect, ou agree par le coeur.

Natarajan ( qui s excuse pour les accents qui manquent, je suis en Indonesie sur clavier anglais, mais je tenais a participer, et a faire l eloge du doute, puisque il m a personnellement accompagne depuis mom enfance, comme un vrai maitre, sur la route de l eveil...




Post-it:
"Rencontre avec Natarajan": Le Supramental ?


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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Mer 27 Aoû 2008, 15:38

Merci Natarajan,




En complément de vos considérations, j'ajouterais si vous le permettez, que:

- le doute est utile si l'on considère d'autres champs de perspectives pour la résolution d'un même objet dans un esprit noble.

Tant que l'on est dans la position de l'observateur et que l'on ne reste pourtant pas statique mais dans la mobilité en soi, cela éveille à d'autres champs de conscience.

L'affinement du discernement deviendra de plus en plus une "base" solide et effacera graduellement le poids du doute par l'ouverture et la progression de la conscience. Je pense qu'il ne faut pas accorder au doute plus de "pouvoir" sur soi qu'il n'en a réellement mais de le considérer tel qu'il est sans s'y attacher.





bien à vous, votre dévouée : damejane.

.
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Ven 12 Sep 2008, 08:40

Suite et extrait:

"La gentillesse/complaisance, une gentillesse d’attitude qui n’est pas portée par un véritable élan du coeur, le goût profond de donner et de contribuer par un véritable don du coeur, le goût profond de donner et de contribuer avec joie au bien être de l’autre, mais qui est mobilisé par la peur de perdre, la peur du rejet, la peur de la critique est souvent un masque sec qui étouffe le son de la vérité, qui éponge le flot de la vitalité et de l’authenticité si nous voulons vivre des relations durables et insatisfaisantes ou des relations satisfaisantes et non durables, mais nous ne pouvons fonder des relations durables et satisfaisantes sans prendre soin de ces deux valeurs ou de ces deux besoins : vérité et authenticité. Nous disons souvent oui « pour être gentil » alors que nous pensons non, et ce, la plupart du temps pour éviter un conflit. Apprendre à dire non nous incite à travailler quatre valeurs : le respect des sentiments et des besoins de l’autre comme des siens."



http://www.artisticgenius.com/

Cessez d’être gentil soyez vrai !
Chapitre 1 : pourquoi nous sommes coupés de nous-même, de nos sentiments ou de nos besoins.
L’auteur distingue la personnalité ainsi :
1) L’espace mental, il est caractérisé par quatre fonctionnements : le jugement. Nous jugeons les autres, prenant le peu que nous avons vu pour toute une réalité. Un seul aspect de la personne peut éveiller peur, méfiance, colère ou tristesse. Les préjugés. Nous avons appris à partir d’automatismes de pensée, de croyances qui ne sont pas vérifiées. Le système binaire ou la dualité. Nous avons pris l’habitude de tout formuler en noir et blanc. Nous pratiquons cette logique d’exclusion et de division basée sur « ou » ou sur « soit ». L’exemple c’est : soit nous prenons soin des autres, soit nous prenons soin de nous-même, avec la conséquence que soit nous nous coupons de nous-même, soit nous nous coupons des autres. Le langage déresponsabilisant : nous ne prenions aucunement la responsabilité de ce que nous ressentons. Au contraire, nous trouvons un bouc émissaire (le règlement, la tradition, les ordres).

2) Les sentiments
Dans notre fonctionnement traditionnel qui privilégie le processus mental, nous sommes coupés de nos sentiments et de nos émotions comme par une dalle de béton. Il en résulte que pour être aimé et avoir sa place dans ce monde, nous devons faire non pas ce que nous sentons ni ce qu’on voudrait mais ce que les autres veulent. Etre vraiment soi-même, c’est risquer de perdre l’amour des autres. Ce sentiment fonctionne comme un signal clignotant sur un tableau de bord : il nous indique qu’une fonction est ou n’est pas remplie, qu’un besoin est ou n’est pas satisfait. L’acquisition du vocabulaire va de pair avec le développement de la conscience : c’est parce que nous avons appris à nommer des éléments et à les différencier que nous pouvons comprendre leur interaction et modifier celle-ci au besoin. En revanche, nous n’apprenons pas à nommer les enjeux de notre vie intérieure et à discerner ce qui se passe en nous alors nous trouvons un responsable à l’extérieur qui sert de bouc émissaire.
3) Les besoins
S’écouter a été longtemps synonyme de péché mortel, en tout cas d’égocentrisme ou de nombrilisme. L’idée même que l’on puisse « avoir des besoins » est encore souvent perçue comme infamante. La coupure par rapport à nos besoins se paye de différentes façons. Nous avons de la peine à faire des choix qui nous engagent personnellement. Nous allons souvent dépendre de l’avis des autres. Nous sommes le jouet de dépendances diverses (drogue, alcool, gens). Nous pouvons entrer dans un processus de violence par agression ou projection (critiques, jugement, insultes) ou de violence par autorité. Identifier ses besoins permet de sortir de la confusion qui ajoute au mal être. Tant que nous n’indiquons pas concrètement à l’autre comment nous souhaitons voir notre besoin satisfait, nous risquons de le voir s’écraser sous le poids d’un besoin insatiable. C’est comme si nous mettions sur sa tête toute la responsabilité de ce besoin. Devant cette menace, l’autre s’affole et se dit : « Je ne peux pas prendre en charge seul cet énorme besoin donc je m’enfuis ou je m’enferme dans la bouderie ». Ne sachant pas comment être à l’écoute de l’autre sans cesser d’être à l’écoute du nôtre ni comment être à l’écoute de notre besoin sans cesser d’être à l’écoute de celui de l’autre, souvent, pour nous protéger, nous interrompons la relation, nous coupons l’écoute de l’autre. A force de ressasser l’impression de ne pas être compris ou reconnu, de faire l’objet d’injustices ou de rejet, nous nous forgeons une nouvelle identité : « Je suis celui qui n’est pas compris, pas reconnu, qui est l’objet d’injustice ou de rejet ». Nous nous installons dans cette croyance de telle sorte que nous ne voyons ni n’entendons plus les messages de compréhension, d’intégration.
4) La demande
En formulant une demande concrète, nous sortons de l’attente, souvent désespérée, que l’autre comprenne notre besoin et accepte de le satisfaire (attente qui peut durer une éternité et se révéler extrêmement frustrante. Il est souvent difficile de constater paisiblement, avec estime et bienveillance, que nous ne sommes pas d’accord. La différence et donc le désaccord sont fréquemment perçus comme une menace.
Chapitre 2 : prendre conscience de ce que nous vivons vraiment.
- S’épuiser pour bien faire
Combien de personnes, en particulier dans la relation d’aide et dans le domaine de l’éducation se sont usées jusqu’à l’épuisement, jusqu’à la dépression dans le soin de l’autre et l’oubli de soi ? Elles se font souvent à elles-mêmes une telle violence « pour bien faire » qu’elles ne sont plus capables de « ne rien faire ». Elles se sont tant coupées d’elles-mêmes que leur énergie s’est épuisée et c’est par un choc (dépression) que la vie, parfois, les ramène à elles. La seule façon de prendre soin durablement et adéquatement de qui que ce soit c’est d’en retirer du plaisir. Si nous agissons par devoir, par sacrifice ou contrainte, une partie de nous « mange » l’énergie et la vitalité et se venge en se manifestant par la révolte ou la dépression.
- Observer sans juger ni interpréter
Différencier le fait tel qu’il est de l’émotion qu’il suscite en nous est certainement l’une des choses les plus difficiles. Nous ne sommes donc pas en relation avec la réalité mais avec nos préoccupations. Aborder un sujet sans juger, sans interpréter, non seulement nous met dans une meilleure disposition de coeur pour écouter l’autre, mais également invite l’autre à une meilleure disposition de coeur pour nous parler vraiment de ce qu’il ressent sans se sentir critiqué.
Exprimer notre observation de façon neutre ne veut pas dire que nous refoulons nos sentiments. Cela veut dire que nous ouvrons l’entretien d’une façon qui respecte la réalité et la vision que l’autre en a et qui nous permet de communiquer à l’autre notre sentiment avec toute sa force, sans juger ni agresser. Le simple fait de relever les faits tels qu’ils sont, le plus objectivement possible, nous permet souvent de recadrer les choses et de dégonfler les baudruches que sont les préjugés.

- Sentir sans juger ni interpréter
Si nous voulons davantage nous renseigner sur nous-même, pour savoir ce que nous vivons vraiment par rapport à une situation, nous avons intérêt à écouter notre sentiment en le formulant ainsi : « Je me sens inquiet, triste, déçu ». C’est le sentiment qui va nous aider à identifier notre besoin et ce faisant, nous permettre de nous situer par rapport à une situation ou une personne sans la juge, sans la critiquer et sans nous décharger sur elle de la responsabilité de ce que nous vivons. Il y a deux avantages à différencier les sentiments vrais des sentiments comprenant une interprétation. Se sentir « trahi, manipulé, rejeté » comporte une interprétation, une image sur l’autre. Le premier avantage a trait à notre souhait de cheminer vers nous-même le plus sûrement possible en renonçant aux scénarios de victime et de plainte. Le second avantage qu’il y a à différencier les sentiments vrais des sentiments teintés d’interprétation, est que cela nous permet de nous faire bien comprendre par l’autre grâce à des mots qui suscitent le moins possible l’inconfort, la peur, la résistance, la fuite. Epurer notre langage et notre conscience de ce qui génère opposition, division et séparation car si l’autre entend quoi que ce soit que nous formulons comme un jugement, une critique, il ne nous écoute plus.
- Identifier nos besoins sans les projeter sur l’autre
Depuis notre enfance, nous avons davantage intégré l’impression confuse et quasi constante d notre culpabilité par rapport à l’autre que le sens éclairé de la responsabilité de chacun. Nous attendons donc souvent de l’autre qu’il prenne soin de nos besoins alors que nous-même n’avons pas pris soin de les identifier. Nos besoins (affection, sécurité, reconnaissance) l’autre peut bien entendu les satisfaire mais n’est pas le seul à pouvoir le faire. Un espace de liberté, de respiration et de confiance est donc indispensable dans un couple et c’est la liberté que nous nous donnons qui nous attache l’un à l’autre. Ce qui apparaît, la plupart du temps, c’est que tant que nous n’avons pas vraiment fait le point sur nos besoins et que nous faisons la chose par habitude ou par devoir, l’autre ou la chose dot nous nous occupons a tôt fait d’être perçu comme nous empêchant d’être nous-même ou de vivre notre vie et nous le lui faisons payer, ou encore nous nous le faisons payer. La violence s’enclenche ouvertement ou subtilement. Si nous prenons le temps de faire le point avec nous-même, nous nous donnons l’occasion d’être pleinement à ce que nous faisons.
- Formuler une demande concrète, réaliste, positive et négociable
C’est la demande concrète qui donne un « possible » au besoin et lui donne l’occasion de s’incarner. La difficulté de se donner à soi-même le droit d’exister et de décider d’une incarnation véritable indépendamment des attentes et du regard de l’autre vient de la difficulté de passer à la demande ou à l’action concrète. La demande doit tenir compte de la réalité et ne pas viser un objectif de changement radical, elle doit donc concerner une petite chose, pas la plus pénible mais la plus agréable. La demande doit être positive. Remplacer dans le vocabulaire ce qui divise, embarrasse, freine par ce qui invite, stimule, facilite.
Chapitre 3 : prendre conscience de ce que l’autre vit vraiment
- Communiquer, c’est exprimer et recevoir un message
Communiquer, c’est exprimer, s’écouter soi, écouter l’autre et souvent s’assurer qu’on s’est écoutés mutuellement. Beaucoup de difficultés de relation viennent de ce que nous ne prenons pas la peine de nous assurer que nous avions bien entendu l’autre et que l’autre nous a bien entendu. De temps en temps, nous n’en pouvons plus du tout de même tenter d’écouter l’autre et nous lui imposons alors complètement notre vision, à la limite, nous agissons comme un tyran. A d’autres moments, nous sommes parfois tellement épuisés d’avoir tenté de faire valoir nos besoins en vain, de les avoir exprimés sans obtenir ni reconnaissance ni considération aucune, que nous abandonner. Nous nous soumettons à l’attitude de l’autre sans plus réagir. Nous agissons comme un esclave, une victime.
- Renoncer à la peur et basculer dans la confiance
C’est un des enjeux de notre vie : rester dans du connu qui nous pèse ou même nous torture, mais qui est rassurant puisque connu ou basculer dans l’inconnu qui peut être infiniment plus réjouissant mais qui implique un changement. Dans le couple, tant de comportements sont guidés non par la joie d’aimer, mais par la peur de ne plus être aimé, non pas par la joie de donner, mais par la peur de ne pas recevoir en retour.
- L’empathie : être présent à soi et aux autres.
Le danger, ce n’est pas de traverser une passe suicidaire, le danger, c’est de ne pas écouter ce qui se passe dans cette passe. Derrière le goût de mourir, il y a le goût de vivre qui a été déçu.
L’empathie ou la compassion, c’est la présence portée à ce que je vis ou à ce que l’autre vit. Les étapes de l’empathie 1) ne rien faire, arriver à écouter l’autre sans rien faire suppose que nous ayons profondément intégré la confiance que tout être dispose en lui de toutes les ressources nécessaires à sa guérison, à son éveil et à son épanouissement. Etre en empathie avec l’autre, surtout s’il s’agit d’un proche avec qui les liens affectifs sont importants, demande de la force et de la sécurité intérieures. 2) Porter notre attention sur les sentiments et les besoins de l’autre. Nous devons prendre le temps de nous mettre en résonance avec l’autre mais il ne s’agit pas de prendre en charge ce que l’autre vit, cela lui appartient. Mais il s’agit de lui apporter notre présence. 3) Refléter les sentiments et les besoins de l’autre. Il faut répéter, reformuler les besoins de l’autre mais cela ne veut pas dire les approuver ou être prêt à les satisfaire. Il s’agit d’une écoute active. Nous sommes présents et manifestons notre présence en accompagnant l’autre dans son exploration de ses sentiments et de ses besoins. L’empathie consiste à rester « collé » au sentiment et au besoin de l’autre. 4) Constater un relâchement de la tension, une détente physique chez l’autre, souvent manifestée par un soupir.

- Nous n’avons pas le temps de nous entendre, mais nous prenons le temps de nous mésentendre. Curieusement, nous avons souvent le temps d nous disputer tous les jours pendant des semaines, mais pas le temps de nous rencontrer pendant quelques minutes.
suite
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Très bon week end à tous!
richel
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Ven 12 Sep 2008, 13:16

Merci Ambre pour ce rappel important !!!

Il n'est pas sans lien avec les Quatre accords toltèques, les trois premiers surtout:

- 1 avoir une parole impeccable, envers soi-même et envers autrui

- 2 ne rien prendre de façon personnelle

- 3 ne pas faire de suppositions

Selon Don Miguel Ruiz, nos actions et comportements sont guidés par la peur d'être jugés, puisque à TOUT PRIX, nous souhaitons être aimés !!!
La seule façon de l'être, c'est d'être authentique, donc se respecter, donc s'aimer !!!!!!

Qu'un oui, soit un oui, et un non, soit un non ... Que de conflits seraient ainsi évités à tout niveau !
C'est tout un apprentissage, celui qui conduit à la libération personnelle, et à l'Amour inconditionnel.

Beau week end à tous dans la Lumière.



karen
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Fab



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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Jeu 29 Jan 2009, 21:34

En ce qui me concerne, le doute et l'incertitude sont 2 sentiments qui me pourrissent constament la vie.
Et j'avoue que j'aimerais acquérir votre sagesse pour apprendre à vivre avec au quotidien.
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Ven 30 Jan 2009, 16:39

" puisqu il oblige a se defaire des representations que l on na pas verifiees soi-meme par l experience. "

Je me permet ici de prendre un extrait de phrase de Natarajan.

Je crois que le doute provient de ces dites représentations, images, projections que le mental apporte et que l'expérimentation du moment présent dans toute sa profondeur apporte une réponse à ce doute.

J'ai personnellement expériementé la connexion à moi-même, l'intuition, la confiance, la joie et la paix, que m'apporte le fait de vivre le plus possible dans le moment présent. J'y ajoute aussi le non jugement de ce moment présent car s'y ouvrir veut dire pour moi arrêter de le juger mais simplement y entrer pleinement.
Voila ma petite contribution a ce thème du doute.

Bonne expérimentation à tous

:475:

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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Ven 30 Jan 2009, 17:16

Bonsoir Fab,


Nous sommes tous passé(e)s par le doute à des degrés et à des moments de vie divers.

Le fait de douter et d'être dans l'incertitude,
c'est certain (n'en doutons pas) cela "pourrit" la vie.

Très souvent le doute et la peur vont de pair, ce qui paralyse nos choix, car nous avons une personnalité qui revendique son égoïsme et une conscience qui donne accès à l'équilibre et à l'harmonie en Soi.

Le doute est le résultat d'une succession d'une multidude de"coupures" avec le haut qui passe par la conscience qui est, elle,
reliée à la source selon l'espace de développement qu'on lui accorde en Soi. Il s'agit de la conscience "Christique", le germe Christ qui siège dans le coeur de chaque homme, attendant les conditions favorable pour germer et se développer.

Le doute est comme un révélateur,
un signal, qui révèle en nous une ou plusieurs dualités. .

Autrement dit, être attentif à ce qui se passe au fond de soi et donner une chance à notre conscience "Christ en nous.. espérance de la gloire" - (ainsi que disait St Paul), une chance à notre conscience donc, de nous guider, ce qui permet de dissoudre le doute qui empoisonne la vie, çà demande un effort sincère pour y arriver, mais cela dit: on y arrive.

nb : "conscience psychologique" et "conscience Christique" sont une seule et même chose, les psychologues y arriveront insensiblement un peu comme les spiritualistes y parviennent, en constatant un jour en eux-mêmes l'évidence .. pour le moment dans l'homme encore "dual", les deux consciences ne regardent pas encore dans la même direction.. (L2L)


Bien à vous damejane
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Sam 31 Jan 2009, 12:38

Bonjour vous tous/toutes,

Citation :
[b]Cela veut dire tout simplement être de bonne foi. Nous devons assumer nos doutes. C’est une question d’honnêteté et de sincérité. Cela ne veut pas dire les imposer à tout prix à autrui, mais ne pas affirmer plus que nous n’en savons ou nous renier pour autant.


Douter est aussi accueillir que nous savons peu et que nous ne contrôlons rien.

Un excès de doute désigne une confiance en soi défaillante.
" que je suis nulle, où mettre les pieds?, quoi penser, est-ce bien moi qui sens ce que je sens ? "

L'absence de doute peut indiquer une rigidité, tenant au loin les peurs inhérentes à notre condition d'humain.

Qui/quoi/quels arguments-faits peuvent me donner une conviction profonde de justesse/vérité ?

Parfois dans des moments bénis l'on sait.

J'aime et je sais.

Moi je dis ceci ici et aujourd'hui, moi parcelle de ce vaste magnifique patchwork d'êtres-au-monde....

La beauté n'a je pense, pas le mot doute dans son vocabulaire...

Me trompe-je? :454:
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Sam 31 Jan 2009, 14:19

J'aime bien ce sujet du doute.
Merci à tout le monde pour ces belles réflexions qui me font regarder en moi-même et prendre conscience.

Pour ma part, j'ai acquis progessivement (et je continue ) ce que j'apelle la confiance en la Source, et non pas la confiance en moi, qui est souvent manifestée à travers l'égo dans ce que j'ai pu observer personnellement. Confiance en soi, étant souvent mais pas tout le temps, un faux semblant de "j'ai raison".

Pour moi, il y a la foi, la confiance, qui vient avec le fait de faire toujours plus de place à la conscience de la Source en moi comme le dit si bien Damejane
et il y a le doute de l'égo qui justement sert a faire remonter les peurs enfouies; tout ceci n'étant pas à renier mais à accueillir, à conscientiser afin de l'intégrer dans la manifestation de vie que je suis.

Moi je ne vois plus de nécessité d'avoir raison ou tort mais plutot d'assumer ma vérité car je suis. Donc je cherche a assumer chaque instant et chaque manifestation de ce que je suis. Prendre conscience de ce qui EST.
Je n'ai pas envie que les autres manifestations de la vie deviennent ce que je veux ou croient qu'elles devraient être. J'ai envie de les accueillir dans ce qu'elles sont comme je m'accueille moi-même. J'ai envie de les voir s'ouvrir par leur propre choix à ce qu'ils sont.
J'ai envie d'aimer.
Étant consciente que je ne suis qu'une parcelle de vie expérimentant la vie à travers sa perception. J'aime à sentir que je m'ouvre toujours un peu plus à toutes les perceptions de la vie.

Pour moi, il n'y a aucun argument qui peut prouver la vérité car je cherche tout simplement à assumer la mienne toujours plus pleinement et à laisser l'autre faire de même.

Tout ceci n'est que ma perception mais je vous remercie pour cet échange où chacun peut exprimer sa perception.
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Dim 26 Avr 2009, 13:53






Une graine d'Esprit avait été déposée sur le chemin :

"Penser dire et faire la même chose au présent c'est vivre!"

Ce rêve est beau! (^_^)




L'équilibre guide Maman Gaïa! ^^

Les yeux cachés, elle avance en ressentant par sa confiance et son intuition a chaque pas la voie du coeur

Symbolique pour dire que le doute "né" pas

C'est surtout vider pour remplir son coeur par cette vibrante Unité qu'est La Vie

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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Dim 26 Avr 2009, 14:05

Citation :
Une graine d'Esprit avait été déposée sur le chemin :

"Penser dire et faire la même chose au présent c'est vivre!"


Ce rêve est beau! (^_^)


Merci Sirus pour ces mots remplis de générosité !

J'aime beaucoup le premier tableau,
il est bien inspiré !



damejane
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Mar 02 Fév 2010, 17:48

AFFRONTER LA COLÈRE, DÉVELOPPER LA COMPASSION
par
JUDITH ORLOFF




Extraits de son livre Liberté émotionnelle, p. 401 à 446
Ariane Éditions, 2009

QUI DIT QUE L'ON NE PEUT CHANGER?... La septième transformation examine la dynamique de la colère et offre de nombreuses stratégies pour en triompher grâce à la compassion. Dans ce chapitre, vous apprendrez à déceler la colère, à l'assumer et à vous en défaire sans y succomber, sans tirer à bout portant sur les autres ou les aliéner. Cela vous apportera le pouvoir et améliorera vos rapports. Dans ma pratique psychiatrique, j'ai constaté qu'exprimer sa colère de manière positive peut être libérateur sur le plan personnel et améliorer la communication. J'ai aussi été témoin de la puissance destructrice de la colère, orientée vers soi-même ou vers autrui. La colère est toxique pour votre organisme et elle endommage les relations à moins d'être exprimée sainement, une aptitude qui fait défaut à la plupart des gens. Elle vous consumera, fermera votre cœur et vous empêchera de réfléchir clairement. Parmi toutes les émotions négatives, c'est celle qui est la plus susceptible de dégénérer en agression physique ou verbale. Je suis bien résolue à travailler cette émotion potentiellement incendiaire aussi rapidement que possible (non pas à la refouler ni à la vomir sur l'autre) pour qu'elle ne suscite en moi aucune anxiété ni ne me rende malade, ou qu'elle ne blesse personne. Au fil des ans, j'ai dû m'accrocher à mon siège et à mon centre pendant nombre de séances de thérapie de couple où les conjoints s'apostrophaient avec virulence jusqu'à ce qu'ils aient appris à se traiter avec plus de compassion. Lancer méchamment au partenaire "mère indigne" ou "amant pitoyable" blesse profondément. Certaines paroles resteront presque impossibles à effacer. La colère est tout à fait humaine, mais je décrirai comment la dominer au lieu d'y être asservi.
QU'EST-CE QUI VOUS MET EN COLÈRE ?
La colère (du latin angere, qui signifie "étrangler") est un sentiment intense de déplaisir et d'antagonisme qui survient lorsqu'un besoin n'est pas comblé ou qu'une attente ne se réalise pas. En règle générale, qu'est-ce qui vous fait bouillir? Être traité injustement, être manipulé, voir qu'on vous manque de respect, notamment si c'est délibéré. De même, vous sentir non apprécié, menacé ou voir vos frontières émotionnelles ou physiques transgressées. Selon des études, les couples se querellent le plus souvent à propos du sexe, de l'argent, des enfants et des tâches domestiques. Pour ma part, ce qui me met le plus en fureur, c'est que quelqu'un ose me dicter ce que je dois éprouver ou être...
La colère résulte d'un vaste spectre de situations. De contrariétés de tous les jours: la chambre en désordre de votre adolescent, la voix tonitruante d'un collègue de bureau. Elle peut également découler de provocations plus graves: votre conjoint a une liaison, une amie tente de s'emparer de votre poste. Au-delà du domaine personnel, des faux-semblants comme le racisme ou la pollution vous mettront hors de vous. Vous pouvez aussi être furieux contre Dieu pour ce qui vous semble injuste - guerres, problèmes de santé ou solitude. Selon les circonstances, la colère ira de l'agacement léger à la rage meurtrière.
À dire vrai, notre existence en ce XXIe siècle est si contaminée par l'exaspération que nous avons désormais des noms pour désigner divers types d'emportements. Rage au volant. Rage dans l'avion. Rage au bureau. Rage au cellulaire. Rage à l'épicerie... Quantité de gens éprouvent une colère tellement refoulée et non examinée, qui mijote sous la surface, qu'il suffit de provocations mineures pour qu'elle explose. Ils sont dès lors plus susceptibles d'invectiver un serveur parce que la soupe est tiède ou un partenaire parce que le linge sale traîne par terre. Les résultats seront parfois tragiques... Une telle fureur incontrôlée peut avoir des conséquences physiques et émotionnelles dévastatrices.
La septième transformation offre des solutions pour aborder la colère, justifiée ou pas, et savoir comment gérer, sans être anéanti, toute colère dirigée contre vous. Vous vous mettrez à évaluer honnêtement le rôle actuel de cette émotion dans votre vie - un acte important s'il en est, car il est impossible de la réprimer sans conséquences. La colère tend à changer de forme. Intériorisée, elle se muera en dépression ou en d'autres émotions douloureuses. Elle provoquera aussi des manifestations et des purges diverses, allant de reflux acides, d'éruptions cutanées jusqu'aux diarrhées. Ou encore, elle se manifestera inconsciemment sous forme d'agressions passives - humilier les autres, refuser d'exprimer de l'affection, faire preuve de méchanceté ou de médisance. Ignorant que votre colère a été déplacée, vous critiquerez sournoisement ou dénigrerez autrui, ce qui ne vous vaudra pas l'affection générale. Pour éviter un tel sort, répondez au questionnaire ci-dessous pour élucider l'emprise de cette colère sur vous.
Questionnaire sur la colère: Suis-je en colère?



  • Quand je suis blessé, ai-je le désir de blesser l'autre?
  • Les petites choses m'irritent-elles?
  • Suis-je fréquemment irascible, tyrannique ou querelleur ?
  • Ma colère est-elle difficile à maîtriser?
  • Au cours d'un conflit, est-ce que je dis des choses que je regrette par la suite?
  • Est-ce que j'émets des remarques critiques ou cinglantes?
  • Ma colère blesse-t-elle les êtres qui me sont chers?
  • Suis-je rancunier?
  • Est-ce que je perds mon sang-froid dans les embouteillages ou en faisant la queue?



Sept à neuf réponses affirmatives indiquent un fort degré de colère, beaucoup trop en réalité, au point de vous nuire ou de nuire à autrui. Quatre à six réponses affirmatives signalent un degré modéré de colère sur lequel il faudra travailler. Une à trois réponses affirmatives dénotent un taux minimal de colère. Aucune réponse affirmative révèle que vous êtes en territoire pacifique.
Même si vous portez actuellement en vous une forte colère, la compassion permettra de modifier des schémas de longue date afin que vous puissiez réagir plus efficacement. La compassion se définit comme la capacité humaine d'empathie pour votre souffrance, vos défauts et vos aspirations, ou ceux de quelqu'un d'autre, empathie qui vous pousse à secourir l'autre dans le besoin. Il s'agit d'un amour inconditionnel si doux qu'il est capable de dissoudre la colère en vous. La simple vue d'une scène touchante peut également éveiller la compassion - une maman oiseau donnant la becquée à son oisillon ou un ami travailleur qui réalise son rêve de carrière. La compassion s'avère indispensable pour transformer toute émotion négative, mais elle est particulièrement essentielle à la colère. Pourquoi? Parce qu'elle permet de révéler et de guérir avec bonheur la blessure qui sous-tend cette émotion. Autrement, vous demeurez inconscient des causes profondes de votre colère et risquez ainsi de devenir hypocrite ou agressif. En développant la compassion, vous réagirez moins fortement. Si un individu se fâche contre vous, vous ne succomberez pas à ce que mon maître spirituel appelle "la vieille réaction qui consiste à hurler, à punir ou à brandir un bâton pour le chasser". Cela n'excuse pas le comportement délétère de l'autre, mais la compassion permet une intuition plus fine quant à la raison de cette colère, afin que vous puissiez réagir plus raisonnablement et pardonner, une pratique libératrice que j'expliquerai plus loin.
La septième transformation exige une redéfinition radicale de la colère par le biais de la compassion. Cela sera possible en comprenant la biologie, le caractère spirituel, la puissance énergétique et la psychologie de cette émotion. Vous aurez dès lors des options plus éclairées que simplement sortir vos griffes, vous fermer ou refouler cette colère. Vous apprendrez également à transiger avec les tyrans et avec les médisances, et à reconnaître les effets néfastes de la vengeance et de la malveillance. Avoir de la compassion ne signifie pas, toutefois, que vous n'éprouverez jamais de colère ou que vous servirez de carpette aux autres. Si l'on vous a fait du tort, ou en présence d'injustices, la colère est fondée. Il est approprié de fixer des limites nettes en vue de circonscrire les comportements blessants ou de vous retirer de situations malsaines. Mais la colère devient souffrance si elle vous consume. Je suis inconditionnellement d'accord avec ces propos de Krishnamurti: "Pour mettre un terme à la violence, nous devons persister avec opiniâtreté à nous libérer de la violence à l'intérieur de nous. " Voilà l'objectif des stratégies de ce chapitre.
Anatomie de la colère et de la compassion: Mettre en œuvre la septième transformation
La grande valeur de cette transformation, c'est qu'elle vous prépare à éveiller plus rapidement la compassion en présence de la colère. Au fil de décennies de pratique médicale, j'ai compris que la plupart des patients ne désirent pas ne pas être compatissants; ils ne songent tout simplement pas à recourir à la compassion quand ils sont en colère ou ne s'arrêtent pas assez longtemps dans les moments de fureur pour y faire appel. La compassion est un géant assoupi en vous qu'il faut éveiller par une prise de conscience. Dans les sections qui suivent, vous apprendrez à reconnaître les tout premiers symptômes de la colère et à traiter avec compassion la situation qui l'a provoquée.
REPROGRAMMER LA BIOLOGIE DE LA COLÈRE ET DE LA COMPASSION
La colère est intensément physique, et ce, de manière très primale. Réfléchissez à ce qu'elle fait à votre corps. Supposons qu'un collègue se joue de vous au moment d'une transaction. Vous êtes furieux. Votre amygdale stimule une production d'adrénaline. Votre énergie décuplée vous incite au combat. Le sang afflue dans vos mains, rendant plus facile la prise d'une arme. Votre cœur bat plus vite. Votre respiration est laborieuse. Vos pupilles se dilatent. Vous suez. Dans cet état bouillant d'adrénaline, l'agressivité s'intensifie. Votre ton monte, vous pointez un doigt accusateur vers cet individu, vous le fusillez du regard, vous agitez les bras, vous l'intimidez verbalement et transgressez son espace personnel. Dans des cas extrêmes, vous serez incité à littéralement l'assommer ou à le tabasser. Sur le plan de la survie pure, vous cherchez à dominer et à riposter pour vous protéger et empêcher que l'exploitation n'aille plus loin. (Autrement, si vous subissez une colère, vous êtes porté à combattre ou à prendre la fuite, en fonction de votre mécanisme de survie.) La colère est l'une des pulsions les plus difficiles à maîtriser, car sa raison d'être évolutionnaire est de vous préparer à vous défendre contre le danger.
Biologiquement, quelles variables vous rendent plus sujets à la colère? En premier lieu, l'accumulation de stress. Voilà pourquoi vous explosez plus spontanément après une journée frustrante au bureau. En deuxième lieu, le fait de laisser couver la colère et les rancœurs. Si la colère devient chronique, le cortisol, une hormone de stress, contribue à son bouillonnement prolongé. Si vous demeurez dans cette condition, cela vous rend à cran, soupe au lait. Il est scientifiquement démontré que la colère s'attise d'elle-même. L'effet est cumulatif; chaque épisode de colère repose sur l'essor hormonal de l'épisode antérieur. Par exemple, les mères les plus dévouées et aimantes s'apercevront soudainement à leur grande horreur qu'elles hurlent après leurs enfants si elles ne savent pas diffuser constructivement une accumulation d'irritations. Voilà pourquoi votre biologie vous enseigne à casser promptement le cycle de l'hostilité et à ne pas ruminer le passé, car il nuit à votre bien-être.
Pour une santé optimale, vous devez traiter votre colère. Mais il ne s'agit pas de continuer à exploser quand une chose vous dérange; il vous faut plutôt acquérir des stratégies favorables au corps pour exprimer cette émotion. Sinon, vous serez prédisposé à des maux tels que les migraines, le syndrome du côlon irritable ou la douleur chronique, que le stress exacerbe. Votre tension artérielle grimpera en flèche et vos vaisseaux sanguins se contracteront, ce qui compromettra la circulation du sang au cœur...
Quelle est donc la solution? Cultiver la compassion améliorera votre santé et reprogrammera biologiquement votre approche de la colère en vous entraînant à la considérer sous un autre jour. Vous pouvez, bien sûr, agir cruellement ou déverser votre rage sur les autres. Vous aurez peut-être même brièvement l'impression d'une catharsis, mais cela ne profitera en rien à votre santé, à votre système immunitaire, et ne prolongera pas votre vie ni vos amitiés. La compassion, en revanche, vous permet de vous dire au milieu d'une querelle: "Cette situation est douloureuse. Je suis furieux. L'autre aussi. Malgré tout, comment puis-je être clément à mon égard et ne pas réagir par vengeance?" Ce bond prodigieux de la conscience tempère la réaction de lutte ou de fuite, apaise votre organisme et adoucit l'instinct meurtrier qui ne cherche qu'à nuire en ripostant. Vous pouvez ensuite tenter de combler vos besoins par des voies plus pacifiques. Cela ne signifie pas, cependant, de ne pas exprimer vos sentiments. Toutefois, la compassion colorera le ton et l'énergie de votre expression et permettra plus d'empathie pour la blessure qui sous-tend votre colère et celle de l'autre...
suite
et ceci pour rappel
-Le Pardon
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Dim 11 Avr 2010, 10:48

Il reste peu de temps pour parler des vraies choses qui concernent cette humanité décadente. Je vais rompre le contrat bientôt avec l'ensemble et le peu qui fut dit fut clair malgré l'abstraction du discours. Le long chemin du retour peu l'accomplissent en réalité et on se perd dans des thèmes déterrés de la psychologie moderniste et ses effets dans l'homme.

Il ferme le monde, le seul qui le soit capable de faire, ne rompez pas encore afin que l'homme sente un peu son chemin vers le Maître. Je vous cale une idée autre que celle qui émise au début du message. Il n'y a personne parmi les parlants qui soit dominé par le Supramental ni par le Père Céleste. Il y a donc "autre" qui parle que Lui.
Si vous parlez par vous-mêmes, qui est vous-mêmes ?

Vous valez ce que vous valez, ce n'est rien de déstabilisant, si le moi s'organise toujours dans son auto-défense, c'est pour préserver la race qu'il protège depuis qu'il vit. Il est peu d'hommes et de femmes dans le monde qui soient éveillés. Il en est peu qui soient libérés aussi, et la libération n'est que le début du voyage vers l'éveil.
Alors qui vous forme et qui vous organise ?
Cette question est posée à chacun de nous, à tous, à toutes.
Nous valons ce que nous valons, nous ne nous contraignons pas à vouloir des choses hors de nos propres systèmes, ainsi nous valons ce que nous valons. S'il y a quelqu'un parmi vous qui catégorise les autres selon un discours savant et thématique, demandez toujours d'où il parle et de qui il parle, demandez moi le à moi aussi.

Je romps le contrat avec la vulgarité et l'obsolète pensée humaine, le choix est décisif, nous sommes en voie de chanter un autre chant que l'ancien chant humain, cette autre sensation d'état a déjà pris quelques uns, quelques unes dans l'humanité actuelle, peu mais suffisamment pour que l'éveil soit favorisé.
L'Etre quand Il est éveillé en quelqu'un, attire des puissances éveillantes dans son milieu. Aucun temps de combat n'est stérile quand l'éveil est là. On peut senter comme on veut sa route et son chemin, mais rien ne se fait sans l'Etre !

Quand vous chantez votre liberté, le mythe vit en vous et vous vivez dans le mythe, le sceau est brisé pourtant et nous allons vers les catastrophes terminales. Le vase est brisé, les sceaux s'associent au bris du vase, vous comprenez vous les ésotéristes ?
Le faux prophète vous allume en vous donnant un mirage condamnant le "non aimant" et le "provocateur de vérité". Un Thet, ça n'est rien, c'est l'illusion de l'image. Un combat qui se mène contre le fantasme et le mirage collectif arrive toujours à confondre un jour ou l'autre ce mirage. Le Lait Céleste sort d'un Sein Céleste, le lait c'est l'alimentaire du bébé, un bébé c'est clé pour un autre état, c'est un intermédiaire évolutif. L'homme moderne n'est même pas un bébé, il n'est pas encore né et souvent, il ne naîtra pas.
Le La des mondes est une Note Céleste, pas humaine, les oreilles ne l'entendent pas et l'homme calé dans Sa doctrine éternise l'éveil éthéré et non l'image de l'éveil.
On sait que les humains aiment végéter et répéter inlassablement les mêmes sempiternelles apports terrestres et livresques, s'en convaincre, en convaincre les autres et le tour de piste est vite fait. A saturer l'humanité d'images, d'illusions, de "contons les illusions des autres et soyons clairs n'en soyons pas", à sembler et à ressembler et "kiss les ressemblances", le mot Céleste se perd, il n'y a plus d'Aide.

On a peur du vrai, alors on camoufle et théorise des idées généreuses et que tout le monde peut accepter, mais la finale est percée d'avance ; le faon est tôt levé parce que la terre l'appelle, l'homme ne se lève pas quand le Ciel ne nomme, en général, il n'écoute pas. Si parmi vous il y en a qui l'ont entendu et qui ont entendu le Sens des Maîtres incarnés, ils sont las des histoires sans suite des esprits qui guident les autres, ils sont las des morts de ce temps, des oublis et des ententes vaines. Comprendre c'est insuffisant, la Vie c'est autre chose. Il fallait classer l'affaire plus rapidement !

A bientôt
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Mer 14 Avr 2010, 23:45

Le doute est une pure création. En réalité il n'existe pas. Il n'y a que l'ignorance et le savoir. Le doute s'apparente à la construction de la croyance. Bon, à choisir, le doute a logiquement quand même un préférence sur la croyance.

Si on "vaut" ce que l'on "vaut" et que le temps n'existe pas, alors "la valeur" serait figée ! Pourquoi combattre ?

Un combat qui se mène contre le mirage collectif, c'est super chouette pour l'égo, il y a un adversaire et en plus il est identifié !

L'homme moderne est un bébé qui n'est pas né ... il n'aurait donc pas besoin de lait !

Comprendre c'est insuffisant pour des personnes qui ne comprenent pas ... et auxquelles "les grands sages" expliquent quand même !

La Vie c'est autre chose. Ah bon.

Pourtant, le fond semble bien valide.
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Mer 05 Mai 2010, 12:13

"Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée".

Rester : immobilisme

Fidèle : Scrifice

Parole : création, donc évolutive

Acte : après la parole

Notre : confirmation symétrique de l'expension

Propre : égo

Pensée : avant la parole.

"Avancer ouvert en création universelle" paraîtrait plus approprié, soit simplement "créer"

Conscientiser est une béquille bien utile.
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Ven 07 Mai 2010, 22:42

Sphinx a écrit:
Beaucoup de points intéressants dans ce texte.

Néanmoins il y aurait du danger à généraliser ces analyses... de nombreuses nuances ne sont pas faites (peut-être est-ce du au fait qu'il s'agit d'un extrait ?)

Chaque voie est différente, et de plus il y a des étapes particulières à chaque voie. Qui fera la différence entre un véritable pèlerin spirituel entré dans une phase d'inévitable solitude, et l'"agoraphobe" pathologique? Sans une investigation plus poussée, comment discriminer? Il y a de nombreuses nuances qui devraient être formulées par rapport à ces commentaires...


Ensuite, la spiritualité coiffe tout, en effet, car elle "appartient" à tous! Et le paradoxe est de devoir comprendre et accepter que ceux qui refusent ou réfutent ou manipulent la spiritualité sont pourtant partie intégrante de la spiritualité, et déjà, en quelque sorte, sur leur propre voie... de toute façon, celui qui est prêt à passer passera malgré tous les obstacles, toutes les illusions... les autres ne passent pas parce qu'ils ne sont pas prêts à passer, c'est tout.


Citation :
- Les délirants ont toute latitude pour développer un extraordinaire système religieux (hérétique on non), ou écrire leurs livres de conversations avec Dieu, les anges, les esprits des morts ou des extragalactiques conducteurs d’OVNI ... Mais comme l’écrit Freud (L’avenir d’une illusion), c’est le mérite de toutes les religions d’éviter la peine de s’inventer un délire individuel en entrant directement dans un grand délire collectif.

Il vaut cependant mieux rechercher authentiquement son propre sens, quite à s'égarer, que d'intégrer un sens extérieur éventuellement pathogène (on sait que toute greffe provoque un rejet à moins d'artifices médicaux) ...

Dans tous les cas, les religions sont les fast food de la spiritualité, et dans la nécessité de manger, autant le faire bien, en préparant soi-même la nourriture, et même en inventant ses propres recettes!

Il faut de la force pour avancer seul sur la Voie de sa propre Vérité ! Et il ne faut pas confondre cette position avec celle des "délirants". Il faut beaucoup de cran pour suivre les pas de Christophe Colomb! Et où se trouve la limite entre Foi et délire ? Il y a des nuances essentielles à placer ici.

Le paradoxe n'implique-t'il pas la structure dans l'absence de structure, et donc forcément le conditionnement dans l'absence de conditionnement ? Encore une nuance à faire par rapport au "conditionnement"...

La recherche du sens est LA clé de voûte spirituelle par excellence, et elle est idéalement individuelle. Nul ne peut remettre en question cette prérogative de la personne humaine.

Il y a donc UNE SEULE REGLE SPIRITUELLE fondamentale qui permet d'éviter autant que possible toutes les dérives:

LE RESPECT DE LA PERSONNE, DE SOI ET D'AUTRUI.


Si cela est poursuivi, le risque de dérive, de délire, est rendu marginal.


Amitié,

steph

Donc si j'ai bien compris, pour éviter les dérives..délirantes, il faut chercher à tout prix un sens personnel de la spiritualité ! ok

Mais pourquoi à tout prix, chercher un sens à tout ne permet-il pas de se cantonner à des idées toutes faites ?

Est-ce que cela permet -il de progresser dans sa quête ?

je ne crois pas que nous soyons capables seuls de trouver un sens personnel à toutes formes de spiritualité, nous avons besoin des autres et de leurs expériences pour s'enrichir..

la porte qui est ouverte permet la richesse de l'esprit.

Pas facile de rester fidèle à ses propres convictions lorsqu'on n'a pas l'occasion de les appliquer..

bonne soirée !

Amitiés.

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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Lun 10 Mai 2010, 08:24

Sphynx met en garde contre les pièges d'un recherche, ou plutôt d'une fausse recherche, à l'intérieur de la création, laquelle en étant notre reflet, permet de nous "comprendre", comme le fait justement remarquer Ondine.
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Mar 11 Mai 2010, 00:24

Citation :
Il y a donc UNE SEULE REGLE SPIRITUELLE fondamentale qui permet d'éviter autant que possible toutes les dérives:

LE RESPECT DE LA PERSONNE, DE SOI ET D'AUTRUI.


Si cela est poursuivi, le risque de dérive, de délire, est rendu marginal.

Et je rajouterai :

Le respect n’est pas la civilité...

Respecter signifie aussi = re-spectare = regarder deux fois, regarder à nouveau. Autrement dit ne pas se contenter du premier regard. Y regarder à deux fois. Ne pas croire qu'on a tout saisi dès le premier regard.

On ne respecte plus, parce qu'on ne regarde plus, qu'on ne voit plus, qu'on croit avoir tout vu, tout compris.

Le Respect est lié au Regard que nous posons sur autrui, sur nous-même ou sur toute chose.


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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Mar 11 Mai 2010, 09:52

"Respect" de "Soi" et "d'Autrui".

Respecter c'est ne pas comprendre. La Preuve : "Autrui" ajouté à "Soi."

Il serait temps de passer en 4ème.

Ceci est mon dernier message. Merci pour tout.

JC
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Mer 19 Jan 2011, 21:42

La pensée de groupe


Publié par Marc Lafontan


Un exposé qui tient aussi bien pour ceux qui pensent exister à travers Facebook que pour ceux qui pensent détenir une vérité alternative/ésotérique sur le monde ...examinez la mentalité des médias officiels mais aussi de certains blogs où vous allez chercher votre info ...

Sur quoi basez vous votre connaissance ? par un vécu, par l'action, ou par le moulage dans une pensée qui vous réconforte dans votre "différence" des autres au sein d'un groupe qui est "comme vous " ???

La pensée binaire “pour ou contre” et l’incapacité de comprendre, voir même de prendre connaissance de l’argumentation inverse n'est pas une bonne chose, elle perpetue une vision de dualité sous de nouvelles couches de croyances. Avec au bout du chemin, le sectarisme et l’intégrisme drapé dans la bonne conscience du sentiment d’appartenir à la majorité. Majorité qui peut être celle des zombies ou celle qui prétend chercher en goabant n'importe quelle connerie ésotérique ou métaphysique.

1/ L’illusion de l’invulnérabilité : lorsque les groupes se croient intouchables, ils ont tendance à réprimer la dissidence ;
2/ La croyance en la supériorité morale du groupe : lorsqu’un groupe pense qu’il est moral, il a tendance à ignorer sa propre immoralité ;
3/ La rationalisation : un groupe est plus soudé lorsqu’il justifie collectivement ses actions ;
4/ La transformation de l’opposant en stéréotype : lorsqu’un opposant est considéré avec partialité ou avec des préjugés, les affirmations qui contredisent les convictions du groupe sont ignorées ;
5/ La pression de la conformité : une forte pression est exercée sur les individus pour qu’ils s’alignent sur la volonté du groupe et pour qu’ils ne soient pas en désaccord avec lui, sinon ils sont ostracisés, c’est-à-dire écartés des débats, voire sanctionnés ou expulsés ;
6/ L’autocensure : les membres du groupe préfèrent garder leurs opinions divergentes pour eux, plutôt que de déserter le navire ;
7/ L’illusion de l’unanimité : les dissensions internes sont cachées au groupe. Ainsi, elles semblent inexistantes ;
8/ Les gardiens de la pensée : certains membres du groupe s’engagent activement à protéger le groupe de toute dissidence ou information contraire.

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lu sur "Au bout de la route"
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MessageSujet: Re: Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!   Dim 23 Jan 2011, 00:06

"OBSTACLES, IMPASSES ET PIEGES
DE LA VIE SPIRITUELLE":

Livre: Se lbérer du connu
Auteur: Krishnamurti

"... Je voudrais vous demander quel est votre intérêt fondamental et permanent, dans la vie. Laissant de côté toutes les réponses obliques et abordant cette question directement et honnêtement, que répondriez-vous ? Le savez-vous ? Que le centre de votre interêt n'est autre que vous mêmes ? C'est ce que la plupart d'entre nous répondraient s'ils étaient sincères: je m'interesse à mon évolution, à mon travail, à ma famille, au petit coin dans lequel je vis, à obtenir une meilleure situation, plus de prestige et de pouvuoir, à mieux dominer les autres, etc. Je crois qu'il serait logique, n'est-ce pas, d'admettre que ce qui nous intéresse au premier chef c'est « moi d'abord » ?

Certains pourraient dire qu'il ne faudrait pas s'intéresser principalement à soi-même. Mais quel mal a-t-il à cela, si ce n'est que nous l'admettons rarement en toute honnêteté ? Il arrive que nous en éprouvions comme un sentiment de honte. Mais voilà qui est dit: notre interêt fondamental est nous-mêmes, quoique pour différentes raisons, idéologiques ou traditionnelles, nous pensons que c'est un mal. Toutefois ce que l'on pense ne change rien: pourquoi introduire ici cette notion de mal ? Ce n'est qu'une idée, un concept. Le « fait » est que ce qui nous intéresse d'une façon fondamentale et durable, c'est nous-mêmes.

Vous pourriez me dire que l'on éprouve plus de satisfaction à aider les autres qu'à penser à soi. Où est la différence ? Si aider les autres est ce qui vous donne le plus de satisfaction, c'est que vous êtes intéressés par ce qui peut le plus vous satisfaire, vous. Pourquoi y introduire un concept idéologique ? Pourquoi ne pas vous dire que vous désirez réellement, c'est vous satisfaire, soit par l'érotisme, soit par la charité, ou en devenant un grand saint, un homme de science, un homme politique ? C'est toujours le même processus, n'est-ce pas ? Notre satisfaction par les moyens les plus divers, subtils ou grossiers: c'est cela que nous voulons. Lorsque nous disons que nous voulons la «libération», c'est que nous pensons qu'il s'agit de trouver un état qui satisfasse merveilleusement, et l'ultime satisfaction serait, bien sûr, l'idée saugrenue de la «réalisation» personnelle. En vérité, nous aspirons à une satisfaction qui ne comporterait rien qui puisse nous déplaire."

(la suite parle de LA peur, je transcrirai sur un autre poste pour ceux que sa intéresse).

Bien à vous,
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Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!
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