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 Les dieux et les déesses

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AMBRE

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MessageSujet: Les dieux et les déesses   Lun 28 Mai 2007, 18:22

Toutes vos "réflexions" et vos partages seront les bienvenues


Statue de Mithra, au Vatican.


Citation :
Les dieux et les déesses, agents postulés des changements constatés dans le monde, sont des principes surnaturels personnalisés, personnifiés. Ce qui ne signifie pas qu'ils sont nécessairement anthtropomorphes ou même zoomorphes, mais qu'ils ont une personnalité propre. C'est-à-dire une volonté, des passions, et des motivations, mais aussi des attributions (un domaine d'intérêt et de compétences, si l'on veut) qui leur appartiennent.
Bien que peu différents fondamentalement des génies et des démons, dans ce lieu de souveraineté qu'est le monde quand il est envisagé dans une perspective religieuse, ils occupent, grâce à cette liberté et à cette individualisation, une position hiérarchique supérieure. Cela est exprimé implicitement par les mythes qui les mettent en scène, et, implicitement, par les cultes qui leur sont rendus.

voir suite ici http://www.cosmovisions.com/$Mere.htm
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MessageSujet: La déesse Hathor   Lun 28 Mai 2007, 18:31

La déesse Hathor


...symbolise le creuset de la création ou matrice universelle. C’est dans son corps que s’élabore l’alchimie de la vie.
Depuis les temps les plus reculés elle représente les forces qui supportent la création du monde. Son rôle est lié à la vie et à la mort de tous les êtres et de toutes les choses.

Elle est incarnée par une vache ou par une créature féminine pourvue d’oreilles de vache et coiffée d’une couronne formée de cornes bovines.

Hathor signifie intégralement : demeure de Hor (c’est la maison du soleil ). Son nom est composé de hat qui veut dire demeure et de Hor. Ce dernier est l’agent et la personnification du feu solaire. De ce fait, Hor est la maison du feu, de la chaleur et du four. En Égypte, Hor est aussi le fourneau, le four et le haut fourneau... C’est l’ Hathanor des alchimistes. En Grèce, l’athanor est un fourneau dans lequel on entretient un feu doux. Ce mot vient de thanatos (mort).
HATHOR image le FOUR au sens large du terme. Son ventre est le récipient du feu dans lequel tout brûle et tout se transforme. Parmi les signes qui servent à écrire son nom, Ouadjet est souvent présente. Quoi de plus normal puisque cette déesse est la flamme du feu.

Le taureau vit dans la mumière stabilisante de Vénus-Hathor, déesse de l'Amour terrestre qui gouverne les forces d'attraction et de reproduction. Mère des sensations, des arts et de la beauté, Vénus n'en demeure pas moins le miroir de la conscience cosmique qui se projette, au Taureau, dans l'univers des formations mentales. Près d'elle, son avatar mercurien, Eros, assume la cohésion du monde par les pulsations de l'Amour et de l'Intelligence conjugués. Hathor gouverne dans ce signe la germination psychique de l'être, d'où jaillira la profusion des idées et sensations, qui trouvera son plein épanouissement dans le domaine vénusien de la Balance et dans le signe antagoniste du Scorpion.

Le Taureau possède ainsi toutes qualités de l'amour et toutes ses dualités : sensible, aimant, bon parent, tendre, protecteur, sécurisant doué pour le bonheur, mais également entêté, jouisseur, jaloux, possessif, égocentré sur son univers affectif.
Signe de printemps, sa capacité relationnelle intense trouve ses pôles d'applications dans le monde extérieur. Signe fixe de Terre, le Taureau borne son univers à ses réalisations matérielles, se sécurise de ses possessions et acquisitions, détermine son cadre vital à parti de sa vision de monde.
C'est dans la maison du Taureau que sont enfouies les racines des vies antérieures, et le signe vit spontanément dans cette continuité, cultivant ses dons, ses sensations, ses souvenirs heureux, et les prolongeant dans la face du monde.
Sûr de lui, serein, solide, souvent massif, le Taureau peut être également borné, étroit d'esprit, conservateur, totalement ignorant des choses spirituelles ou de l'évolution psychique. Par contre, son respect inconditionnel de la Vie et de la Terre peut le conduire au don d'amour universel. Père-Mère de la création, le Taureau présente alors les signes du parfait guru dont cet animal est le symbole : Tau, clé de la Vie. Il est évident que le Taureau ne peut s'épanouir professionnellement qu'en contact physique, psychique ou affectif avec le monde du tangible. Beauté, sensibilité, utilité, compréhension et amour sont ses maîtres mots.

Source : "Initiation à l'astrologie d'évolution " d'Irène Andrieu.

Les attributions d'Hathor:

Au départ, Hathor est une divinité céleste qui permet au soleil de revivre chaque matin. Elle symbolise le ciel nocturne qui sert de réceptacle à l'astre, l'abrite des forces obscures et, le matin, enfante le soleil levant. Pour cette raison, on la représente souvent sous la forme d'une vache céleste, aux flancs étoilés, soulevant le soleil entre ses cornes (symboles de l'aube). Elle est donc considérée comme la mère du soleil, rôle qui reviendra ensuite à Isis, dans le mythe osirien. Pour cette raison, son nom signifie "maison d'Horus" ainsi qu'on peut le traduire à partir de son hiéroglyphe (un faucon dans une enceinte d'édifice).

Etant la mère d'Horus le Jeune, elle est aussi proche de la famille royale et si Horus est associé au roi, "Horus vivant", elle est associée à la reine.
On la dit aussi "mère du pharaon" et on la représente souvent, dans un rôle de nourrice, allaitant le roi-enfant.

Mais la "maison d'Horus" n'est-elle pas le monde entier? Ainsi, rapidement, on a considéré Hathor comme la déesse-mère universelle et même, on la considéra parfois comme une divinité créatrice de l'univers. Elle passait pour être la fille de Nout et de Rê. Parfois, aussi, on la confondait avec sa mère et on la considérait comme l'épouse de Rê et la mère d'Horus l'Ancien. Pourtant, le plus souvent, elle était reconnue comme la femme de l'Horus Béhédéty d'Edfou (l'une des formes d'Horus l'Ancien) et chaque année on célébrait leur mariage sacré lors de la fête de la "Belle Rencontre". De leur union naquit un fils, Ihy, dieu-enfant de la musique et de la danse.
Au fil des siècles, les fonctions cosmiques d'Hathor s'enrichissent et elle partage son rôle de déesse universelle avec Isis. Au Nouvel Empire, les deux déesses se confondent, ont les mêmes iconographies et il est parfois difficile de les distinguer sur les parois des tombes ou des temples. Leur nom est généralement écrit au-dessus de la tête mais parfois, seul le contexte permet de les distinguer. Représentée par une femme portant deux cornes stylisées en forme de lyre enserrant le disque solaire, s'agit-il d'Hathor ou d'Isis? Si elle est accompagnée d'Osiris et d'Horus, il s'agit vraisemblablement d'Isis tandis que si la scène montre l'allaitement royal, la représentation est plutôt celle d'Hathor.

Son pouvoir à faire renaître le soleil, a fait d'elle la déesse des morts auxquels elle pouvait promettre la renaissance dans l'au-delà. Déesse de l'Occident, Imentèt est une forme d'Hathor. On retrouve souvent son image dans les tombes ou dans le Livre des Morts....
...Son rôle bienfaisant auprès des défunts l'a désignée comme divinité protectrice de la nécropole de Thèbes où elle accueille les morts et veille sur les tombes. Elle y est souvent représentée, sous la forme d'une vache, surgissant de la montagne thébaine (donc, des entrailles de la terre), ou émergeant d'un buisson de papyrus, emblème des lieux mythiques que doit traverser le défunt pour renaître. Ce buisson représente alors le sein de la déesse Hathor qui va protéger le trépassé et l'engendrer dans le monde de l'au-delà. ...
...Hathor n'était pas simplement un concept religieux abstrait mais elle était mêlée de près à la vie quotidienne.

Incarnant le renouvellement de toutes les formes de vie (végétale, animale, humaine et divine), la déesse préside à la fécondité, veille sur les grossesses, les accouchements et les enfants. Cet aspect de la divinité devient marquant quand elle devient très populaire, à la fin de l'Ancien Empire. Elle était vénérée en grande partie pour le pouvoir qu'elle détenait sur la vie sexuelle. Elle était aussi connue sous le nom de "Maîtresse de la Vulve" et on a trouvé des phallus en bois, offrandes votives, dans son sanctuaire de Deir el-Bahari. Elle recevait les prières et les offrandes votives d'hommes et de femmes cherchant un partenaire aussi bien que la puissance sexuelle ou la fécondité.
...Les attributs et symboles de la déesse Hathor:


Les cornes de vache encadrant le disque solaire sont essentiellement le symbole d'Hathor et traduisent sa fonction solaire (mère et protectrice). Elles seront empruntées par d'autres divinités ayant protégé le soleil nouveau-né.

Le sistre est un instrument de percussion, initialement lié au culte d'Hathor (et d'Isis). Plus tard, il sera utilisé également pour d'autres divinités. Quand on l'agite, il produit un son qui accompagne la musique lors du culte et écarte les influences hostiles.
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MessageSujet: Interprétation moderne du mythe d’Isis   Mar 29 Mai 2007, 10:04

Interprétation moderne du mythe d’Isis




http://www.pascalenubret.com/1.aspx

Bien que le mythe d’Isis trouve ses racines dans l’Egypte ancienne, cette histoire a beaucoup à nous enseigner dans le contexte du monde actuel. Partons ensemble à la découverte de ce mythe pour comprendre en quoi il concerne notre époque.

La reine Isis est la déesse égyptienne que l’on appelle « la divinité aux mille noms ». Dans le mythe d’Isis, il est fait référence à son époux/frère Osiris. Celui-ci avait été tué et démembré par leur frère jaloux, Seth (si vous pensiez que vous avez des dysfonctionnements dans vos schémas familiaux…).

Isis a ressuscité son défunt époux Osiris par deux fois. Avant la deuxième résurrection, son corps avait été découpé en 14 morceaux, puis dissimulé par Seth. Isis a dû descendre le Nil à bord de son bateau mystique, à la recherche des différents morceaux d’Osiris. Mais elle ne put trouver que 13 morceaux de son corps. 13 correspond au nombre de lunes du cycle menstruel annuel de la femme. C’est pourquoi Isis est connue en tant que déesse de la lune.

Isis avait à sa disposition des instruments puissants pour l’aider dans sa tâche. Elle avait un bateau magique, un miroir magique en forme de lune, une ceinture à nœuds rouges enroulée autour de sa taille, et l’Ankh, connue sous le nom de croix de vie. Elle portait une couronne en or ornée d’un serpent venant se reposer sur son troisième œil, et un vêtement à la mode de l’époque constitué de nombreux voiles de couleur. Lorsque l’on vit à Paris, on se doit de toujours suivre la mode.

Isis, équipée de ses instruments magiques, se mit à assembler le corps d’Osiris, aidée de sa sœur Nephtys. Nephtys est la déesse noire des enfers. Elle possède la connaissance permettant de guider l’âme à travers le processus de la mort. Les deux sœurs utilisèrent donc de leur magie pour guérir Osiris et rassembler son corps. Par la suite, Isis et son époux s’unirent sexuellement et conçurent le divin enfant Horus, qui est non seulement leur fils, mais aussi notre dieu du soleil.

Le mythe d’Isis est symbolique à de nombreux niveaux. La quête spirituelle d’Isis était de retrouver son époux Osiris. Quant à nous, notre chemin spirituel nous guide vers la compréhension de la nécessité de s’unir à notre homme et à notre femme intérieurs. L’Ankh est une croix circulaire. Le cercle symbolise la femme et la croix, l’homme. Tout cela symbolise l’union homme-femme.

Isis subit une crise, elle doit retrouver les parties manquantes d’Osiris. Quant à nous, notre chemin spirituel dans la vie commence souvent par une crise (NdT : jeu de mot intraduisible : Crisis (crise en anglais) et « Cry-Isis » (Pleure, Isis en anglais)). Nos désillusions et notre souffrance peuvent constituer les premiers pas nous amenant à notre quête spirituelle.

La ceinture à nœuds rouges d’Isis symbolise la lignée matrilinéaire collective. L’individu, en général, subit des blessures durant son enfance liées aux dysfonctionnements dans les schémas familiaux dont il a hérité. Seth est l’élément destructeur dans la famille d’Isis. La tâche de celle-ci est de purifier les conditions karmiques de son frère Seth, qui cause la séparation, et de la guérir afin de créer la plénitude. Pour nous également, il est nécessaire de purifier les schémas destructeurs dont nous héritons du fait du conditionnement de notre famille, afin de réclamer les morceaux perdus de nous-mêmes.

Isis est la Grande Mère. Ses voiles représentent la forme illusoire du plan matériel, du monde de la forme. Elle est la déesse des 13 lunes. Le cycle lunaire nous enseigne le fonctionnement de la vie dans la forme physique. La vie a un commencement, symbolisé par la nouvelle lune. La vie a une phase d’épanouissement, symbolisée par la pleine lune. La vie a également un cycle destructeur, représenté par la lune décroissante.

Le miroir magique en forme de lune d’Isis lui confère le pouvoir de réfléchir ces trois aspects de la vie. Il lui permet également de voir la lumière intérieure en chaque individu et en chaque expérience de la vie. Lorsqu’ Isis possède cette compréhension, elle a connaissance de l’impermanence des circonstances de la vie. Il s’agit là du cheminement spirituel permettant de trouver la véritable essence de son être, symbolisée par son frère Osiris, qui représente l’étincelle de lumière en tout ce qui est. C’est la raison pour laquelle il est si important pour Isis de rassembler Osiris.

Son bateau mystique descend le long du grand fleuve qu’est le Nil. Le bateau est le véhicule lui permettant de retrouver les parties manquantes d’Osiris. Le corps est le véhicule qui nous est donné dans la vie afin de commencer le périple nous permettant de trouver notre Soi véritable. Notre véhicule physique est assujetti aux trois phases de la lune et aux conditions temporaires inhérentes à notre monde matériel. Notre corps est également assujetti au conditionnement génétique dont nous héritons de notre lignée familiale.

Le bateau descend le Nil. Ce fleuve représente le canal central à travers lequel passe la Kundalini. Isis est également la reine serpent, ce qui est symbolisé par la couronne serpentine en or qu’elle porte. La Kundalini est le serpent endormi qui se situe à la base de la colonne vertébrale. Lorsque ce serpent est réveillé, il s’élève à travers le canal central, initiant l’individu et lui dévoilant les mystères des sept chakras.

De même qu’Isis retrouve les morceaux manquants de son bien-aimé, nous devons nous aussi retrouver les parties manquantes de nous-mêmes. Isis est la Grande Mère. Elle est la forme de tout ce que nous voyons dans ce monde. Quant à Osiris, il représente la Lumière Christique éternelle. Il est l’étincelle de vie en chacun et en tout. Isis le ressuscite. Ainsi, les deux amants dans ce mythe représentent le mariage du monde matériel et du monde de l’esprit éternel. L’un ne peut pas exister sans l’autre.

Le mythe d’Isis et Osiris est également le fondement de l’histoire de Jésus et Marie-Madeleine. Vous vous rappelez peut-être que Jésus, alors bébé, s’était enfui en Egypte avec sa mère et son père. Il fut formé aux mystères égyptiens et connaissait bien ce qui avait trait à Isis. Par ailleurs, le culte d’Isis était bien établi en ancienne Europe, car elle était l’une des déesses vénérées par les Romains. Nombre des vierges noires d’Europe reflètent vraiment la présence d’Isis sous la forme de Marie. Beaucoup d’églises catholiques furent construites sur les fondations d’anciens temples consacrés à Isis. Même la statue de la Vierge à l’Enfant fut façonnée d’après les icônes plus anciennes d’Isis et Horus.

Lorsque la Grande Mère Isis rassembla les morceaux de son bien-aimé, elle s’unit à lui dans la félicité sexuelle. Mais il restait un problème avant que cette union sexuelle ne puisse avoir lieu. Osiris était découpé en 14 morceaux. Isis n’en avait trouvé que 13. Manquait son pénis dont un poisson du Nil avait fait son repas. Isis, qui était une déesse intelligente, façonna un nouveau pénis pour Osiris dans un lapis-lazuli bleu. Et c’est au cours de leur union extatique que fut conçu leur fils Horus.

Cette partie du mythe d’Isis nécessite quelques explications. Pourquoi le pénis manquait-il ? C’était la préfiguration de l’Ere du Poisson, qui représente l’Ere du Christ. Le poisson qui avale le pénis symbolise l’ère chrétienne. Les textes sacrés furent réécrits et la sexualité devint un péché. On ne la conçut plus dans son aspect sacré. Jésus devint un sauveur célibataire, qui n’avait ni épouse ni concubine.

Isis est la reine tantrique de la sexualité sacrée. C’est par son union avec son bien-aimé qu’Horus, fils du soleil, naquit. Lorsque nous parvenons à la rédemption de notre soi sexuel et que nous l’intégrons à notre vie spirituelle, alors la sexualité devient sacrée.

La naissance d’Horus symbolise aussi la rédemption de notre enfant intérieur. Nous guérissons et transformons nos blessures humaines afin de mettre au monde notre Soi éternel. Le père, la mère et l’enfant sont unis en nous. L’histoire d’Isis est l’histoire de chacun et chacune d’entre nous. Lorsque nos blessures émotionnelles ou psychologiques ont crée une crise dans notre vie, il devient alors temps de s’engager sur la voie spirituelle et de réclamer les parties manquantes de notre être afin de redevenir complets.

Lorsque nous faisons l’expérience du véritable éveil spirituel, nous comprenons l’effet miroir qui existe dans toutes nos relations. Nous apprenons à ne plus porter de jugement sur autrui. Au lieu de cela, nous commençons à transformer nos émotions et nos schémas de pensée intérieurs.

L’un des instruments magiques d’Isis est le miroir. Lorsque nous regardons dans son miroir magique, toutes les séparations disparaissent et nous distinguons clairement qui nous sommes dans toutes les circonstances de la vie.

Raylene Abbott
Traduction : Olivier Vinet




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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Mar 29 Mai 2007, 12:20

La déesse Hathor accueille Séthi Ier

XIXe dynastie, règne de Séthi Ier (v. 1294-1279 av. J.-C.)
Provenance : la tombe du roi, vallée des Rois
Calcaire peint
226,5 x 105 c




Ce bas-relief rehaussé d’une riche polychromie faisait partie du décor de la tombe du roi Séthi Ier, creusée et aménagée dans la montagne à l’ouest de Thèbes, la vallée des Rois. Il ornait le montant d’une porte. La déesse Hathor, souveraine de l’Occident (le monde des morts) accueille Séthi dans son domaine. Elle lui donne à toucher, pour sa protection, le collier ménat et prend sa main. La symétrie rigoureuse de ce face-à-face est nuancée par les attitudes des deux personnages.
Hathor se tient immobile et droite alors que le roi semble en mouvement, légèrement penché vers elle, les jambes en position de marche. Ils sont nommés par les hiéroglyphes inscrits dans la partie supérieure du tableau, leurs qualités et leurs fonctions étant confirmés par les attributs spécifiques qu’ils portent : sur la perruque de la déesse sont plantées des cornes de vache (son animal sacré) et le disque solaire (elle est la fille de Rê) ; sur la frange de la coiffure de Séthi se dresse le cobra uræus royal.
Cette scène, réalisée selon les conventions strictes du dessin traditionnel, porte toutefois l’écho du style amarnien en vigueur quelque cinquante années auparavant, dans le délié des mains, les retombées souples des rubans de la perruque du roi et la présentation en "profil vrai" de ses pieds chaussés de sandales.
Les atours dont ils sont parés reflètent le raffinement et l’élégance de l’art de ce règne : sophistication de la coiffure d’Hathor, fluidité de sa tunique, transparence et légèreté du vêtement du roi. Les bijoux portent les couleurs des matériaux précieux avec lesquels ils sont fabriqués : l’or, l’argent, le lapis-lazuli, la turquoise et la cornaline.
C’est lors de l’expédition qu’il mena en Egypte avec l’Italien Rossellini que Champollion préleva ce relief déjà quelque peu abîmé dans la tombe de Séthi Ier pour le rapporter au Louvre. Malheureusement, sa mort prématurée, en 1832, l’empêcha de le voir restauré, consolidé et exposé dans son département du musée Charles-X.


Détails :
1.Pour accueillir le roi, Hathor lui présente son attribut, le collier ménat, à l’occasion instrument de musique. Il est si lourd qu’un contrepoids orfévré est nécessaire pour l’équilibrer dans le dos de la déesse.

2.Le cobra uræus est multiplié dans la scène en signe de protection : entourant le disque solaire entre les cornes de la déesse, ornant ses oreilles, dressé sur le front du roi et bordant son devanteau d’orfèvrerie.

3.Sans vraisemblance anatomique, les mains des personnages et la voûte plantaire du pied droit de la déesse sont modifiées dans un souci de clarté de lecture.
Au souci habituel de symétrie et d’organisation de la composition s’ajoute ici le geste inhabituel des mains qui se joignent.

4.Dans le cartouche notant le cinquième nom du roi, "Séthi aimé de Ptah", la figure de Seth est remplacée par celle de son frère Osiris.
Dans le domaine du dieu des morts, il fut ici jugé préférable de ne pas représenter son frère assassin…
Biographie



Séthi 1er




Second roi de la XIXe dynastie, Séthi 1er a régné 13 ans, de 1291 à 1278 av J.C. Fils du roi Ramsès 1er et de la reine Sitre, il est issu d'une lignée de militaires. Il a restauré la puissance de l'Egypte, aprés l'épisode amarnien, par une politique extérieure dynamique et de grands travaux. son règne replace l'Egypte au rang qu'elle occupait sous Thoutmosis III et Amenhotep III. Dès la première année du règne, il a mené une expédition en Syrie afin d'y réaffirmer la domination égyptienne. Les campagnes syriennes des six premières années sont représentées dans le temple d'Amon à Karnak, sur les murs extérieurs nord et est. Il combat les Hittites d'Anatolie dont les expéditions étaient menaçantes pour ses possessions levantines. Il prend Kadesh, célèbre par la bataille qu'y livrera son fils et successeur Ramsès II. Ses travaux de construction sont nombreux tout le long de la vallée du Nil. Ses monuments sont décorés des plus beaux reliefs conservés de l'art égyptien. A Abydos, ville sainte d'Osiris, il édifie un temple qui de façon inhabituelle a sept sanctuaires dont un est dédié à Séthi divinisé. Un couloir du temple conserve une liste royale, nommant les rois depuis l'unification politique jusqu'à son règne. A Thèbes est, il commence les travaux de la grande salle hypostyle du temple d'Amon à Karnak, terminée par son fils Ramsès. Sur la rive ouest son temple funéraire de Gourna est trés ruiné. Sa tombe de la vallée des rois (KV 17) a été découverte par giovanni Belzoni en 1817. C'est l'une des plus belles et des plus longues de ce site. Sa momie, maintenant au musée du Caire, a été découverte en 1881 dans la cachette de Deir el-Bahari.


voir aussi

http://alain.guilleux.free.fr/abydos/abydos_temple_sethi_autres.html

http://alain.guilleux.free.fr/abydos/abydos_temple_sethi_7_chapelles_2.html


Dernière édition par le Dim 21 Oct 2007, 12:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Mar 29 Mai 2007, 13:50

Seth, le séparateur du couple sacré:




Seth, le mauvais Frère, le Frère sombre, n'existe pas en réalité.

Il n'est que le doute, la confusion, l'erreur qui s'insinue inévitablement, au départ, dans le couple sacré.

On peut, par exemple, faire le rapport avec le film de Kubrick "Eyes Wide Shut" dans lequel la simple pensée de la femme à un possible adultère avec un autre homme (adultère qui n'a pas eu lieu, qui est juste une possibilité latente) met en déroute la psychologie masculine qui s'enlise progressivement dans une psychose.

Même chose dans le film "Blueberry", où c'est l'erreur masculine qui en réalité "tue" la femme et provoque le délire psychotique du héro, jusqu'à ce qu'il soit "victorieux" de son Frère sombre... qui n'est que l'écho de sa propre faute!


En somme, qui est Seth, le "sinistre Frère" qui sépare Isis et Osiris ?

Il est la possessivité spontanée, de l'origine d'un couple sacré, possessivité qui conduit à la négation de l'autre, donc à la négation de soi, donc à l'abdication de la responsabilité personnelle, qui sera alors exportée sur un ennemi inventé de toute pièce.

Tel est Seth.

Il est l'expression de la loi existentielle qui précise que "tout sacrifice refusé sera subi", c'est-à-dire en fait que "tout attachement symbiotique sera confronté jusqu'à émancipation".


Amitié,

steph
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MessageSujet: LA DEESSE PERSE :Anahita, Ahura, Mazda et Mithra...   Mar 29 Mai 2007, 14:31


LA DEESSE PERSE




Citation :
Mithra n'a pas disparu de son pays natal, l'Iran. Durant les dynasties Parthes et Sassanides (3ème siècle av. J.-C. au 7ème siècle apr. J.-C.), il avait une place prépondérante même dans la religion zoroastrienne. Sur les bas-reliefs sculptés dans la roche, on le voit surveiller l'investiture des rois Sassanides par Anahita, la déesse des eaux, de la pureté et de la fécondation




Anahita : Cette déesse mère, en association avec Ahura, Mazda et Mithra, tient, entre autres rôles, celui de Gaïa, c'est-à-dire celui de la Mère de toutes choss et de toutes créatures terrestres. En conséquence, elle étend son action sur toute la terre et c'est d'elle que les hommes tirent leur substance. En outre, grâce à son caractère de grande guerrière, Anahita symbolise le vent, la pluie, la grêle et les tempêtes.

Au sein de l'Avesta, les dieux, héros et créatures fabuleuses apparaissent surtout dans les Yashts. Le Yasht V (Aban Yasht), est consacré à la déesse Ardvi Sura Anahita. Dans la mythologie iranienne, Anahita symbolise la prépondérance du rôle de la femme dans la société. Anahita était la déesse de toutes les eaux à la surface de la terre et la source de l'océan cosmique, de la pluie, de l'abondance, de la fertilité, des unions, de l'amour, de la maternité et de la victoire. Elle conduit un char que tirent quatre chevaux : vent, pluie, nuage et neige fondue. On voit en elle la source de vie, celle qui purifie la semance de tous les mâles et le ventre de toutes les femelles, qui assure la propreté du lait dans les seins de toutes les mères. En raison de son lien avec la vie, les guerriers la priaient dans les batailles, pour qu'elle leur accorde de survivre et de remporter la vistoire. Anahita est décrite sous les traits d'une jolie jeune fille au corps ferme, élancé et pur. Dans l'Avesta, Anahita est adorée à la fois par les héros et par leurs adversaires. Tous la prient et lui offrent des sacrifices. Le statut très élevé de cette déesse apparaît le plus clairement dans la lutte entre le Bien et le Mal et dans l'affrontement entre les rois d'Iran et ceux du Turya (Touran), pays situé au nord-est de l'Iran. C'est d'ailleurs du fait de ce statut très élevé de la déesse que les couronnements royaux avaient lieu au Temple d'Anahita.
suite

http://oloumi.jurispolis.com/zia/iran/fem_ir.htm
voir aussi:
http://jacques.prevost.free.fr/cahiers/cahier_23.htm#a4
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anahita

Les Slaves avaient fait de Mat’ Syra Zemlija une déesse de première importance ; elle était l’épouse du dieu du printemps Jarilo Elle était fêtée le premier mai. Son nom signifiait « terre-mère humide » car elle avait aussi le rôle de déesse des eaux. Mais l’épithète de Syra la rapprochait également d’une déesse iranienne de première importance, Anahita, appelée aussi Sura. Anahita était à la fois déesse des eaux et en même temps déesse de la terre sous le nom de Zamyat. Avec Mithra et le grand dieu Ahura Mazda, elle formait une triade.
La Zemyna balte présidait aux forces de la nature mais était également déesse des morts sous le nom de Perkunele. Elle était la fille du dieu lunaire Menulis et de la déesse solaire Saulè. Elle était déesse de la végétation, des fleurs, des naissances et du mariage. Le 15 août, lors de la fête de Gelines qui lui était consacrée, elle recevait en hommage des fleurs, des céréales et des herbes.
La déesse Prithivi était la mère du dieu Indra, ancien roi des dieux avant que Vishnu ne lui prenne sa place. Elle était représentée sous les traits d’une vache, d’où en vérité le caractère sacré de cet animal en Inde. Elle recevait en offrande des céréales et du lait.
En Perse, la déesse Zamyat était surnommée Amurdad, « l’immortelle ». Sous le nom d’Ahurani, « celle d’Ahura », elle était vraisemblablement l’épouse du grand dieu Ahura Mazda.
Chez les Romains, la déesse de la terre portait de nombreux noms, parmi lesquels Tellus Mater, Terra Mater et Cérès. Elle était honorée le 25 janvier lors des Sementivae pour la remercier de son rôle agricole. Le 15 avril de chaque année elle recevait des vaches en sacrifice.

L’évolution ultime de la déesse

La déesse de la terre, dont la vache était l’animal sacré et le brin de blé son symbole, fut confrontée à la fin de l’empire romain au plus grand péril. Face à elle, une religion orientale et misogyne fit son apparition, le christianisme. Pour ce dernier, la femme n’est plus qu’une côte de l’homme. De la même façon que la femme est diabolisée, la terre l’est en même temps. L’esprit écologique naturel des Indo-européens cède le pas à une morale du rendement. Dieu, c'est-à-dire Yahweh, a donné la terre aux hommes pour qu’ils l’exploitent. Cet anthropocentrisme inconnu du monde païen brisa le lien sacré entre les hommes et la nature. Plus de bois sacrés, plus de forêts remplies de lutins et de sylphides, plus de naïades dans les fleuves. Un regard unique porté sur le monde les a remplacés. Puis vint l’heure de l’industrialisation à outrances, l’heure de la déforestation, des pluies acides, des marées noires.
Mais la déesse n’a pas disparu face à tout cela. Malgré le rejet du culte des déesses dont l’Eglise fit toujours preuve, le christianisme lui-même fut obligé de reconnaître la force de la déesse. La déesse celte Dana devint Sainte Anne, mère de la Vierge Marie. Marie elle-même, dont le nom ressemblait fortuitement à celui de Mater, « la mère », prit aussi cette fonction de Terre Mère nourricière. A Eleusis même, une Sainte Démétra fit son apparition et se substitua naturellement à la grande Déméter.
La république française prit Cérès comme symbole, sur les timbres comme sur sa monnaie. De 1849 à 1946, de nombreux timbres l’illustrèrent ainsi, sous forme laurée ou sous celle de la fameuse Semeuse, remplacée par la suite par Marianne.
Mais en ce début de XXIème siècle, ce qui est le plus frappant c’est le retour brutal de la Déesse, sous le nom grec de Gaia, ou dans toutes ses variantes. La Terre Mère ne tolérera pas indéfiniment que l’homme la souille et il faut la craindre plus encore que la foudre de Zeus lui-même. Parce que ce lien sacré entre les hommes et Gaia fut brisé par le christianisme, ou par l’islam d’ailleurs, le monde est devenu laid. Il appartiendra aux fidèles des dieux de lui rendre sa beauté.
extrait de http://www.lesfilsdodin.com/grimoir/lesdieux.htm
ANAHITA/Anat,LA DEESSE PERSE (quelques extraits)

L Immaculée

... cette divinité conçoit mais n'enfante pas...

Déesse de l Aurore et de la fécondité ,elle est assimilée à l indiennne Sarasvati et aux babyliniennes Isshtar ou Inanna et parfois meme aux grécques Aphrodite,Diane ou Minerve

il y a peu de place pour les divinités féminines dans les mazdéisme et sans doute la seule véritable déesse iraniénne ,on l appelle Ardva Sura Anahita ce qui signifie: "la Haute , Puissance ,l Immaculée

le portrait que nous en fait l avesta est celui d une jeune fille aux seins gonflés "elle porte la ceinture haute pour donner à sa poitrine plus de plénitude et de charmelle est toute parée couronnée d étoiles elle porte des fourrures de loutre ,des brocants et des bijoux elle est chaussée de sandales d or


la Déesse de la fécondité


D'abord déesse des eaux de riviéres ,elle est ensuite de tous les liquides purificateurs et fécondants :les riviéres , les lacs ,la mer ,mais aussi le sperme ,les sécrétions vaginales , le lait "elle est la grande riviére mythique source commune d où coulent continuellement toutes les eaux ,toutes les rivieres de la terre ; elle est "la sainte qui accroit l énergie"la sainte qui accroit les troupeaux "la sainte qui accroit la richesse" la sainte qui accroit la terre.

La terre donne naissance à tout le règne végétal et même, dans beaucoup de cosmogonies, elle a enfanté la race humaine ainsi que de nombreuses divinités, d'où le concept quasi-universel de la Terre-Mère.

Les diverses croyances suivantes sont en relation directe avec ce symbolisme. Dans le cours de la création, Ouranos enferma dans le sein de la terre, les enfants qu'elle avait mis au jour (Hésiode). A l'âge d'or, les hommes naissaient spontanément, du sol, comme les blés du silon. Après l'épisode de Prométhée, il faut désormais "besogner le ventre féminin qui, comme la terre, a besoin d'être travaillé pour y enfouir la semence". La femme imite la terre dans la grossesse et l'enfantement, dit Platon dans un de ses dialogues, ménexène. Parmi les primitifs, certains, méconnaissant le rôle du père dans la conception, croient que le foetus humain naît dans la terre, les pierres, l'eau, avant de se retrouver magiquement dans le sein de la femme.

La Terre a donc été assimilée à la femme. C'est une divinité féminine que les peuples ont volontiers mariée avec le ciel ; deux exemples en seront donnés : dans l'Epopée d'Erra, assyrienne, Anu, dieu du ciel, féconda la Terre, elle lui mit au monde sept dieux ; dans des textes shivaïtes, la voûte du ciel est considérée comme un immense phallus reposant sur la terre qui est l'organe féminin, la matrice du monde ; la pluie est la semence qui féconde la terre. Lfa terre a partout un symbolisme féminin. Une exception concerne l'Egypte où la Terre est le dieu Geb, époux de la déesse du ciel Nout ; cette exception s'explique non pas par un hasard d'ordre grammatical comme le croit M. Eliade, mais parce que la terre le long du Nil dans la pluie et sans qu'il fût nécessaire de la travailler : ceci avait été remarqué à très haute époque.


Des associations symboliques lient la Terre à la nuit, à la lune, au principe maternel, au côté gauche et à la réussite matérielle, par opposition au Ciel lié au jour, au soleil, au principe paternel, au côté droit, aux rituels.

La Terre-Mère, qui a donné naissance à tous les êtres, est susceptible de saigner éventuellement, selon une antique croyance. La guere non seulement couvre de sang la terre mais fait saigner la Terre elle-même, dans l'épopée védique du Mahabharata. Chez les Romains, le prodige du sang qui coule du sol est rapporté à diverses reprises, entre autres par Julius Obsequens, en 166 avant notre ère : "La terre verse son sang en signe de désapprobation", parmi les présages avant la bataille du lac Trasimène. Avant ce même combat, la terre saigne, quand on arrache de son sein les étendards (Silius Italicus dans "Punica"). Dans l'Enéide, Enée arrache de terre des arbustes verts : "des racines, coulent les gouttes d'un sang noir... un gémissement pitoyable se fait entendre dans les profondeurs du tertre...". L'historien Dion Cassius, à propos du creusement par Néron d'un canal à travers l'isthme de Corinthe, rapporte que dès les premiers coups de pioche, le sang jaillit du sol, avec des cris de douleurs et des mugissements.



Le dieu cananéen Baal est tué en été : toute activité cesse sur terre ; ceci signifie que la végétation est alors anéantie par la brûlure du soleil. Mais Anat, épouse de Baal, tue Mot, dieu de la sécheresse et de la mort, et ressuscite Baal par une opération sur le corps de Mot comme si ces deux divinités n'étaient que les aspects antinomiques d'une même personnalité. A nouveau, la terre connaît la prospérité. Le mythe d'Adonis en Phénicie, celui d'Attis en Phrygie s'inspirent de données identiques.

En Grèce, la Terre-Mère est Déméter, productrice universelle et plus spécifiquement mère du grain, et sa fille Coré est le grain même du blé.



En fait, une telle conception, ou une notion voisine, est très courante avant l'ère chrétienne : le général syrien Naaman, par exemple, croit à un lien étroit entre la divinité et le sol où on l'adore ; pour pouvoir prier en Syrie le Dieu d'Israël - qui l'a guéri de la lèpre par l'intermédiaire du prophète Elysée - il demande à Elysée la permission d'emporter, en Syrie, de la terre d'Israël "autant que deux mules peuvent en transporter", pour construire un autel à Yahwé (II Rois V, 14-17).
....

Naissance.

Les rites de naissance et de mort souvent approfondissent le symbolisme de la Terre-Mère. Dans bien des cultures autres que l'occidentale, l'enfant à la naissance doit entrer en contact avec la terre, soit pour bien marquer que la Terre est sa vraie mère, soit même pour en tirer une sorte d'énergie, un petit peu comparable à celle dont bénéficiait Antée chaque fois qu'il reprenait contact avec la terre, de sorte qu'Hercule ne pût en venir à bout qu'en le soulevant. Pour le contact du nouveau-né, la femme doit accoucher agenouillée ou accroupie directement sur le sol dans certaines ethnies, par exemple chez les Gourmantché de Haute-Volta. L'expression s'asseoir par terre signifie accoucher, dans des textes démotiques égyptines. En d'autres ethnies on recueille l'enfant à la naissance et on dépose sur la terre, ou même on a recours à un berceau chtonien dont Mircea Eliade donne des exemples depuis les Australiens jusqu'aux Incas.

La prise de contact avec les forces de la terre peut s'appliquer aussi à l'adulte. L'homme aurait deux postures de repos possibles, soit en fleur de lots (accroupi), soit debout ; dans la première l'Oriental va chercher l'énergie de la terre, dans la seconde l'Occidental s'est tellement redressé qu'il a tendance à predre contact avec la terre. D'autre part, le contact avec les forces de la terre ou de son symbole le serpent a été parfois utilisé pour régénérer un malade ; la Terre en effet a communiqué ses pouvoirs et ses secrets au serpent dont les multiples symbolismes - parmi lesquels celui de renaissance - ont été vus à propos du monde animal. Le serpent accompagne d'une part Déméter, d'autre part les divinités guérisseuses, surtout Esculape.
...
En Égypte, Anat (ou Anta) ou est une déesse d'origine asiatique (Asie Mineure), coiffée de la couronne de Haute-Égypte ornée de deux plumes. Déesse guerrière, elle tient d'une main une massue (ou une hache) et de l'autre une lance et un bouclier ; elle protège le souverain lors des combats. Elle fit son entrée dans la religion égyptienne dès l'occupation hyksôs. Plus tard les souverains ramessides l'introduisent officiellement dans le panthéon. Elle domine les animaux sauvages, veille sur les chars de guerre et sur les chevaux durant les batailles, et, dans cette fonction, on en fit l'épouse de Seth.

Elle devint une forme d'Hathor adorée durant le Nouvel Empire. En Asie, c'était la sœur et l'épouse de Baâl qui fut vénéré en Égypte, assimilé à Seth. Elle était considéré comme une fille de Rê ou de Ptah, et s'habillait en soldat mais c'était aussi une déesse vache. Elle se confondait parfois avec Astarté. Accompagnée du dieu Min, elle a acquis un caractère attaché la fécondité et à l'amour bien que, curieusement, et vu sa relation avec Seth (dieu stérile),
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MessageSujet: La Puissance de la Grande Déesse   Mar 29 Mai 2007, 15:10

La Puissance de la Grande Déesse


Par Starhawk, traduction et adaptation Véro pour les Portes du Sidh


NDT : En 1999 a été publié en Allemagne « DIE KRAFT DER GROSSEN GÖTTIN ».
A ma connaissance ce texte de Starhawk n’existait jusqu’à présent que dans la langue de Goethe. En voici la version française.


CHAPITRE 1

La redécouverte d’une ancienne religion

La religion de la grande Déesse est peut être la plus ancienne religion du monde occidental. Ses racines remontent plus loin que le christianisme, le judaïsme et l’islam, plus loin que le bouddhisme et l’hindouisme, et elle est très différente de toutes les « grandes » religions. Dans son esprit elle serait plus proche des traditions des amérindiens ou des chamans de l’arctique. Elle ne se fonde ni sur des dogmes ou des règles, ni sur des écritures ou un livre saints. La croyance en la grande déesse se base sur la connaissance de la nature, et trouve son inspiration dans les mouvements de la lune et du soleil, le vol des oiseaux, la lente croissance des arbres, et le passage des saisons.

Le symbole ancestral de l’indicible est la Déesse. Elle a mille noms et autant de visages. Elle est la réalité derrière beaucoup de métaphores. Elle est la vérité, elle est l’évidente déité, elle est dans tous les êtres, dans tout ce qui est vivant. Elle n’est pas hors le monde, elle est le monde, et elle est tout ce qui fait le monde : la terre, les étoiles, les pierres, l’eau vive, le vent, les vagues, les feuilles et les branches, les boutons et les fleurs, les femmes et les hommes. La Déesse –ancienne et intemporelle, la premières de tous les Dieux ; la protectrice des chasseurs du néolithique et des premiers marins, celle sous la protection de laquelle ont été apprivoisés les premiers animaux, ont été trouvées les premières plantes médicinales ; celle à l’ombre de laquelle ont débuté les premiers travaux manuels, celle à qui étaient dédiées les premières pierres levées, celle qui a inspiré les premiers chants et les premiers poèmes, celle qui survit aujourd’hui bien plus fort qu’elle ne le fit à la Renaissance. Elle n’est pas simplement remise au goût du jour, mais bien plus elle vit une nouvelle naissance, une nouvelle création. Ce sont avant tout les femmes qui sont à l’origine de ce phénomène, et qui tirent la Déesse de son long sommeil, elle, la représentation de la « légitimité et de l’aspect bénéfique du pouvoir des femmes ».

Elle n’est pas définie comme un ensemble d’attributs, celles qui participent à son retour parlent plutôt de bonheur créatif, de fructification du cœur et l’esprit.

L’image de la Déesse inspire les femmes, les aide à se sentir divines, ressentir leur corps comme sacré, leurs règles comme une bénédiction, les agressions comme un bienfait, la colère comme un moyen de se nettoyer, et leur pouvoir, qu’elles peuvent, selon le cas, maîtriser, ou laisser exprimer son côté destructeur, comme la grande force qui est source de vie.

A travers la Déesse les femmes peuvent découvrir leur force, éclairer leur esprit, accepter leur corps comme étant à elles seules, et accepter l’existence des sentiments. Elles peuvent s’éloigner des rôles qui leurs sont dévolus et devenir elles mêmes.

Mais pour les hommes aussi la Déesse est importante. La contrition des hommes par l’autorité patriarcales de Dieu le Père est certes moins évidente mais non moins tragique que celle des femmes. Le symbole de la Déesse permet aux hommes de découvrir et d’intégrer l’aspect féminin de leur nature, qui est souvent ressenti comme l’aspect le plus profondément enterré de leur personnalité.

L’amour de tout ce qui vit est l’éthique de base de la religion de la Grande Déesse. Toute chose vivante doit être respectée et protégée. Ceci reconnaît toutefois que la vie nourrit la vie, et que parfois il faut tuer pour survivre, mais il ne faut jamais ôter la vie sans raison. Cela signifie aussi qu’il faut œuvrer pour la préservation de la diversité biologique, contre la pollution quelle qu’elle soit, et contre la destruction des espèces Le monde est une manifestation de la Déesse, mais rien dans cette
représentation ne doit pousser à la passivité. Tout ce qui se passe en ce monde est important.

La Déesse a besoin du soutien des hommes pour pouvoir s’épanouir pleinement.

L’harmonie qui résulte de l’équilibre entre les plantes et les animaux, entre l’humain et le divin, n’est pas automatique, mais elle doit sans cesse être renouvelée, et c’est là qu’interviennent les rituels.
Le travail spirituel, le travail que l’on fait en soi est le plus efficace, s’il agit main dans la main avec les effets extérieurs. La méditation au sujet de l’équilibre dans la nature peut être considérée comme un acte spirituel mais ne le sera pas si elle est le pendant d’un tas d’ordure que l’on laisserait dans un terrain vague.

La Déesse mère renaît à une nouvelle vie, et nous pouvons réclamer notre droit fondamental à une profonde et pure joie de vivre. Nous pouvons ouvrir les yeux et apprendre à accepter que rien ne doit être protégé de l’emprise de l’Univers, et que rien ne doit être fait à son encontre, que nous ne craindrons pas d’autre Dieu que le Monde, et que nous n’obéirons à nul autre.

Seule la Déesse, la Mère, la Spirale hélicoïdale, qui nous intègre et nous conduit hors de l’acte d’être –naissance, mort, renaissance – elle dont le rire fait vibrer toute chose, et qu’on ne peut trouver qu’à travers l’amour : l’amour des arbres et des pierres, du ciel et des nuages, du parfum des fleurs et du bruissement des vagues, de tout ce qui rampe et vole et nage et qui se meut ; à travers l’amour de soi, et l’amour orgasmique, dispensateur de vie et créateur de monde ; chacun de nous est unique comme l’est un flocon de neige, chacun est sa propre étoile, chacun est l’enfant, l’amant, l’aimé de la Déesse.

Les pages qui suivent sont construites autour des éléments qui, à mon avis, parmi tout ce qui a été dit au sujet de la religion de la Grande Déesse, sont les plus raisonnables.

Les conseils que je donne ne doivent toutefois pas être suivis tête baissée, il s’agit bien plus d’une ligne de conduite, d’un air sur lequel on peut aisément improviser.

CHAPITRE 2

La religion de la Déesse à travers le Monde

Le mythe de la création

« Avant le commencement, la Déesse dont on ne peut prononcer le nom, flottait dans les profondeurs de la nuit, seule, en quête d’hommages et de respect. Et quand elle plongeait son regard dans le miroir voûté de l’éther, elle reconnaissait sa propre image lumineuse et en tomba amoureuse. Par la puissance qui l’habitait, elle sortit cette image du miroir, s’unit à elle amoureusement et lui donna le nom de « Miria, la merveilleuse ». Son extase s’exprima à travers un chant sur tout ce qui est, qui fut et qui sera, et de ce chant naquit le mouvement, puis les vagues, dont les mouvements lascifs devinrent les sphères et les cercles de tous les mondes. La Déesse fut emplie d’amour, elle s’arrondit et se réchauffa et donna naissance à une pluie d’esprits lumineux, qui se répandirent sur les mondes et devinrent des créatures de chair et de sang. Mais lors de ce grand mouvement Miria fut expulsée, et du fait de cette séparation d’avec la Déesse, elle devint de plus en plus masculine.
Elle devint d’abord le Dieu bleu, le dieu doux et souriant de l’amour, puis le Dieu vert, celui qui était vêtu de feuilles de vignes, celui qui prenait racine dans la terre, l’esprit de tout ce qui pousse. Finalement elle devint le Dieu Cornu, le chasseur, celui qui est aussi brûlant que le soleil et aussi sombre que la mort. Mais toujours le désir le ramenait à la Déesse, il tournait autour d’elle, espérant, toujours, retrouver son amour. Toute chose trouve son origine dans l’amour, tout cherche à retourner à cet amour. L’amour est loi, l’amour est mère de la sagesse, la grande manifestation des mystères. »
(transmission orale issue de la tradition féri de la croyance sorcière)
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Mar 29 Mai 2007, 15:10

Ce mythe montre clairement l’étonnement vis à vis du monde qui est divin et du divin qui est le monde. Au début la Déesse est le tout, la vierge, autrement dit, se suffisant à elle-même. Elle est nommée « déesse », mais elle pourrait aussi bien être « dieu » car son existence n’est pas sexuée. Il n’y a ni séparation, ni scission, rien que l’unité originelle. Mais l’aspect féminin est mis en avant car il y a une naissance dans le processus de la création. Le monde est « mis au monde », il n’est pas créé.

La Déesse voit son reflet dans le miroir de l’éther ce qui pourrait être considéré comme un regard magique dans la représentation de l’univers, dans le domaine tordu de la physique moderne. Le miroir est un ancien attribut de la Déesse, affirme Robert Graves, dans sa représentation en tant que « ancienne déesse païenne de la mer, Marian…, Miriam, Mariamne, Myrrhine, Myrtea, Maria ou Marina, protectrice des écrivains et des amoureux, et fière mère des cupidons …. Marian est souvent représentée comme étant une sirène…. La représentation conventionnelle de la sirène –une très belle jeune femme, avec une queue de poisson, un miroir rond et un peigne en or- signifie « la Déesse de l’amour vient de la mer ».

Il y a une autre symbolique du miroir : le reflet dans le miroir est une image inversée, identique, mais opposée, la polarité inverse. Ce reflet exprime le paradoxe : toutes choses sont un, et pourtant chaque chose est unique, individuelle par rapport à elle-même. Les religions orientales ont surtout retenu la première partie du paradoxe, et partent du principe que toute chose ne font qu’un et que l’individualité n’est qu’illusion. Les religions occidentales prônent plutôt l’individualité et pensent en général que le monde est fait d’une multitude de choses uniques. La vision occidentale encourage l’effort individuel, et l’engagement individuel dans le monde. La vision orientale prône le recul, la contemplation et la compassion. Dans la religion de la grande Déesse on trouve ces deux façons de voir. Elles se font face et se complètent. Elles ne sont pas contradictoires. Le monde fait de multiplicité est le reflet de l’unité, et l’unité est le reflet de la myriade d’individualités. Nous sommes tous des atomes de la même énergie, et pourtant chaque atome est unique dans son aspect, e, l’aveugle, devient Amour, le bon. D’après Joseph Campbell, il s’agirait là plus d’un aspect individuel et personnel que de l’amour du prochain, Agape, ou de l’appétit sexuel. Le reflet de la déesse sort d’elle-même et reçoit un nom. L’amour n’est pas seulement une force dispensatrice d’énergie, il est aussi utile à l’individualisation. Il contrecarre la séparation et pourtant crée l’individualité, il est l’ultime paradoxe.

Miria, la merveilleuse, est évidemment Marian-Mariam-Mariamne, puis Mari, le côté « pleine lune » de la Déesse. Le sens du bonheur et du ravissement dans le monde naturel est l’essence de la religion de la grande Déesse. Le monde n’est pas une création imparfaite, rien que nous devions fuir. Elle ne demande ni sauvetage ni pardon, mais il semble que chaque jour elle nous donne matière à étonnement.

L’extase divine devient génératrice de la création, et la création est un processus orgasmique.

L’extase est le cœur – lors des rituels nous dirigeons le paradoxe de l’intérieur vers l’extérieur et devenons la Déesse, nous partageons la joie originelle de l’unification.

L’extase conduit à l’harmonie, à la musique des sphères. Le mot musique est l’expression symbolique de la vibration qui est commune à tous les êtres. Les physiciens apprennent que les atomes et les molécules de toutes les matières, depuis le gaz le plus volatile jusqu’au rocher de Gibraltar, sont en perpétuel mouvement. Ce mouvement suit un ordre, qui devient la base de l’harmonie propre de toute existence. La matière chante du fait de sa nature particulière.

La Déesse est de plus en plus emplie d’amour jusqu’à ce qu’elle donne naissance à une pluie d’esprits, qui réveilleront la connaissance dans le monde, comme l’humidité fait que la terre devient verte. La pluie est le sang menstruel, le sang créateur de vie de la Lune, tout comme la perte des eaux annonce la naissance, la restitution extatique de la vie.
Le mouvement et les vibrations deviennent si forts que Miria est expulsée. Plus elle s’éloigne du point central de l’unification, et plus elle sera fortement polarisée, différentiée et masculinisée. La Déesse s’est auto-projetée, son moi projeté devient l’autre, le contraire, qui cherchera sans cesse à se réunifier. C.G Jung dirait qu’elle a projeté son âme masculine, son animus. La différenciation éveille le désir, qui va à l’encontre de la force de projection. Le champ de forces du cosmos se polarise et devient le conducteur de forces qui agissent en sens contraire. Cet ensemble est considéré comme champ énergétique, qui est polarisé par deux puissantes forces –le masculin et le féminin, la Déesse et le Dieu, qui se font fasse sous leur plus puissant aspect. Toutefois nous devons distinguer ce concept de polarité de notre représentation culturelle du masculin et du féminin. La puissance masculine et la puissance féminine sont certes différentes, mais dans le fond elles ne le sont pas : elles sont la même force qui va dans des directions différentes mais qui peuvent se réunir.

On peut décrire les forces de la façon suivante : aucune n’est active ou passive, sombre ou lumineuse, sèche ou humide, au lieu de cela chacune est tout cela à la fois. L’aspect féminin est considéré comme force créatrice de vie, comme pouvoir de la révélation, de l’énergie, qui s’écoule dans le monde pour y trouver une forme. L’aspect masculin est considéré comme puissance de la mort, dans son sens positif et non négatif, la force de la restriction, qui est l’opposé nécessaire de la création débridée, la force de la dissolution, le retour à la non-forme. Chaque principe contient l’autre. La vie conduit à la mort, nourrit la mort ; la mort contient la vie, rend l’évolution possible, ainsi que la nouvelle création. Les deux font partie du même cycle, dépendant l’une de l’autre.

L’existence est le résultat du va et vient, des deux courants changeants et parfaitement équilibrés. La puissance de mort due aux guerres ou aux homicides est incontrôlée. Mais, pris ensemble ils sont générateurs d’harmonie vitale, de perfection cyclique, comme on peut l’observer dans le rythme des saisons, dans l’équilibre écologique de la nature, et dans le cycle de la vie, depuis la naissance jusqu’à la mort, puis à la renaissance, en passant par la sagesse et la vieillesse.

La mort n’est pas la fin. C’est un stade du cycle, qui conduit à la renaissance. Après la mort l’âme reste dans le « pays de l’été » au pays de l’éternelle jeunesse, où elle est rajeunie et rénovée pour préparer son retour. La renaissance est un immense cadeau de la part de la Déesse, qui est manifeste dans le monde réel. La vie et le monde ne sont pas séparés de la Déesse, mais sont partie intégrante de la divinité. La vie est quelque chose de merveilleux. L’âge est une partie naturelle et très appréciée du cycle de la vie, c’est le temps de la plus grande sagesse, du plus grand savoir. Evidemment la maladie cause des souffrances, mais il ne faut pas la considérer comme inévitable. Dans la pratique l’art de guérir, la médecine par les plantes et l'aide à la naissance sont liées. Même la mort n’est pas effrayante. Il n’est que la disparition de l’enveloppe physique, qui permet à l’âme de se préparer pour une nouvelle vie. Oui, la peine et la douleur existent, elles font partie de l’apprentissage, et doivent être amoindries grâce à un travail acharné. Car la douleur est une part normale du devenir et de notre passage, elle sera adoucie par la compréhension et l’acceptation, par le don de la lumière et des ténèbres en échange.

La polarité entre masculin et féminin ne devrait pas être considérée comme modèle valable pour les êtres mâles et femelles. Dans chaque être les deux principes sont présents, nous sommes tout autant masculin que féminin. Etre complet signifie vivre avec ces deux forces, la création et la destruction, la croissance et la limitation. L’énergie engendrée par le courant de ces forces coule en chacun de nous. A travers les rituels et la méditation on peut les dissocier et les exprimer de telle sorte qu’elles vibrent à l’unisson avec d’autres. Le sexe, par exemple, est bien plus que l’acte d’union de deux corps, il est un courant polarisé entre deux êtres humains.

Le principe masculin est pratiquement considéré comme étant androgyne (hermaphrodite) : l’enfant, le dieu bleu de l’amour, joueur de flûte. Son image est étroitement liée à celle du Dieu Bleu, le Moi divin, qui est également androgyne. Tendre jeunesse, fils bien-aimé, il n’est jamais sacrifié.

suite et livre téléchargeable ici http://www.le-sidh.org/site/index_article_409.html
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MessageSujet: Les Divinités Amérindiennes   Dim 03 Juin 2007, 20:38

Les Divinités Amérindiennes



ANNINGAN

Anningan chasse continuellement sa sœur, Malina, la déesse du soleil, à travers le ciel. Pendant cette chasse, il oublie de manger, et il devient beaucoup plus mince. Il est le symbole des phases de la lune, en particulier celui du croissant. Pour satisfaire sa faim, il disparaît pendant trois jours chaque mois (nouvelle lune) et puis repart chasser sa soeur encore une fois. Malina veut rester loin de son mauvais frère. C'est pourquoi ils se lèvent et à différentes heures.



ASAGAYA GIGAEÏ

Dieu du tonnerre des Indiens Cherokee, (originaire de l’est du Tennessee et de l’ouest des deux Carolines), Assagaya Gigageï est invoqué par les chamans (prêtres guérisseurs ayant le pouvoir d’entrer en contact avec les esprits, lors de rituels ou de transes) quand ils ont un malade à soigner



CHALCHIUHTLICUE

(Celle qui porte une jupe de pierre verte) déesse aztèque de l’eau et de la fertilité, elle est la compagne de Tlaloc.



CIHUACAATL

(Femme serpent) Déesse aztèque de la terre mère, elle préside aux naissances. Elle est également la protectrice des femmes mortes en couches.



ENIGORIO et ENOGONAHETGEA

La Femme Turquoise : Divinités du bien et du mal chez les indiens Iroquois et plus généralement dans les tribus originaires des Grands Lacs en Amérique du Nord : Enigoro, « l’Esprit non » étant considéré comme le créateur des Humains et de tout ce qui leur permet de vivre sur terre (animaux et plantes)tandis que Enogonahetgea est l’inventeur de tous les dangers qui menacent de lui causer des ennuis, des serpents, êtres malfaisants, aux reliefs inhospitaliers du globe, tels que les gouffres et les montagnes.



ESTSANATLEHI

Déesse des Indiens Navajo, considérée dans cette tribu, comme la créatrice des humains. A l’instar des déesses de la fertilité dans de nombreuses mythologies, elle est vieille en hiver et retrouve une certaine jeunesse au printemps. Elle est aussi la femme du dieu soleil Tsohanoï



HUITZILOPOCHTLI

(Colibri de la gauche (du Sud)) dieu aztèque né tout armé de Coatlicue, la déesse de la Terre. A l’origine, il était représenté par une boule de plumes, (qui symbolise le duvet flottant dans l’air qui aurait accidentellement fécondé sa mère). Plus tard, il a été anthropomorphisé. C’est le dieu de la guerre des aztèques, qui lui étaient redevable du butin qu’ils en rapportaient; il répandait également la pluie. Ces deux caractéristiques le faisaient considérer comme à l’origine de leur prospérité.



MALINA

Malina est la déesse du soleil des Inuits qui habitent au Groenland. Le mot "Inuit" signifie "personnes." Malina et son frère, le dieu Anningan vécurent ensemble. Puis Ils sont battus en un combat terrible et Malina a écarté son frère dont le visage est sale et noir de graisse. Par crainte, elle a couru dans la mesure où elle a pu dans le ciel et est devenue le soleil Anningan chassé est devenue la lune. Anningan oublie souvent de manger. Chaque mois, la lune disparaît pendant trois jours tandis qu'Anningan mange. Il repart alors chasser sa soeur de nouveau



MEHEO
Grand Manitou des Cheyenne, tribu originaire du Minnesota.



MANITOU

Dieu suprême des Indiens Algonkins originaire de la région des Grands Lacs. Désigné Sous le nom de « Gitche Manitou », il est le créateur de tout ce qui vit sur terre, il incarne le mystère qui dirige toute vie et tout mouvement de l'univers. Mais le terme « Manitou » pris dans son sens générique, qualifiait aussi les esprits mineurs s’exprimant, par exemple dans les rêves. La représentation du dieu pouvait de plus varier d’une tribu à une autre : Les Mascouten par exemple, le sollicitaient avant la chasse puisqu’il était maître des animaux, les Montagnais le vénéraient surtout, quant à eux, comme le protecteur du caribou.



MIXCOATL

(le Serpentnuage), dieu aztèque de la chasse. Il était associé à la Voie lactée.



ORANDA

(ORENDA) Puissance divine vénérée par les Indiens Iroquois (originaire de la région des lacs Champlain, Erié et Ontario) Ortanda est une divinité relativement abstraite dont les manifestations se multiplient dans le monde vivant et peuvent être présentes à différents degrés, en chaque être, humains ou animal.



PACHACAMAC

Le grand dieu des Péruviens, était le Soleil considéré comme créateur et conservateur. Il avait des temples immenses et resplendissants d'or, desservis par de nombreux prêtres et par des vierges consacrées au dieu. Son temple principal, situé dans une vallée près de Lima, fut démoli par les soldats de Pizarro en 1533. Les Incas prétendaient descendre de Pachakamac



QUETZALCOATL

(Serpent à plumes), dans la mythologie Aztèque, il est serpent, puis homme, et lié initialement au culte de Tlaloc. Ce sera le dieu de la connaissance, du savoir, protecteur de l’humanité. Associé à la planète Vénus (étoile du matin, lanceuse de flèches), on lui reconnaissait également une action malfaisante



SEDNA

Sedna était l'esprit de la mer selon les peuples du Canada et du Groenland nordiques, connus sous le nom d'inuit. Sedna était une jeune fille qui a obstinément refusé de se marier avec n'importe qui. Son père l'a forcée à se marier à un chien. Le père de Sedna s'est senti désolé pour elle et a noyé le chien. Après que son mari soit mort, Sedna ne pouvait pas élever ses enfants. Elle a dû lui envoyer ses enfants loin et est retourné vivre avec ses parents. Pendant un jour, un oiseau déguisé en homme a voulu épouser Sedna. Elle a accepté et est allée vivre avec lui. Mais bientôt Sedna a découvert que son nouveau mari n'était pas un homme mais seulement un fulmar. Quand le père de Sedna lui a rendu visite, il a convaincu Sedna de partir avec lui dans son bateau. Malheureusement, le fulmar les a rattrapé et de ses ailes a menacé de retourner le bateau. Terrifié, le père de Sedna a essayé de jeter sa fille par dessus bord à son mari, mais elle a saisi le côté du bateau. Dans la crainte, le père a découpé les doigts de Sedna jusqu'à ce qu'elle tombe dans la mer. On dit que Sedna réside au fond de la mer avec d'autres animaux de la mer qu'elle créé de ses doigts. Une grande planète découverte en novembre 2003 a été baptisée du nom de Sedna.



TEZCATLIPOCA

(Miroir fumant) Dieu aztèque de la nuit, de la mort, et protecteur des confréries de sorciers et du jaguar (société de jeunes guerriers). Dieu du nord, dieu du ciel nocturne et des grottes. Il a été transformé en étoile polaire (ou en étoile de la Grande Ourse) après avoir donné le feu aux humains



TIRAWA

Appelé aussi « La Voûte des Cieux » chez les indiens Pawnees (originaire de l’Arkansas et du Nebraska), Tirawa dieu lointain et tout puissant est le créateur du monde. Avec son épouse la déesse Atira, il tenait conseil dans le ciel et distribuait ses instructions aux autres dieux ; c’est ainsi lui qui maria le soleil (Shakouroun) et la lune (Pah), leur donna mission pour le premier de réchauffer la terre, pour la seconde de procurer le sommeil et repos, et qui plaça leur enfant (un garçon) sur la terre, afin qu’on lui enseigne la vie, lui offrant pur compagne la fille née des étoiles, Tirawa, quoique très vénéré, pouvait se montrer d’une humeur incertaine, puisqu’il provoqua le déluge et faillit faire disparaître le genre humain sur un seul coup de colère. Pour les Pawnees, une tribu indienne du Nebraska, la naissance de la terre et de la vie est l'œuvre de Tirawa, grand chef indien qui habite le ciel. C'est lui qui guide le soleil, la lune, l'étoile du matin pour créer les éléments et les hommes. Cette légende poétique renvoie directement au fait que l'apparition de la vie sur terre est étroitement liée aux quatre éléments naturels : l'eau, l'air, la terre et le feu, c'est à dire l'énergie.



TLALOC

Dieu aztèque de la pluie et du tonnerre. Il porte un masque. C’est le protecteur des paysans.



TLAZOLTEOTL

(La mangeuse d’immondices) Déesse venue du nord de la côte du Golfe du Mexique. Incitatrice à la luxure, elle est associée à tout ce qui est charnel. Et à ce titre, elle préside aussi à l'enfantement. Tardivement introduite dans le panthéon aztèque, elle recevait les confessions et pardonnait à ceux qui commettaient des entorses à l'éthique sexuelle très rigoureuse des Aztèques. Des sacrifices humains lui étaient également offerts (on revêtait la statue de la déesse de la peau de la victime).



TONENILI

Dieu de la pluie chez les indiens Navajos, « l’arroseur » est un farceur qui s’amuse avec les hommes en usant de sont « pot à eau » mais qui peut se montrer généreux quand les circonstances l’exigent ; par exemple, lorsqu’il à réussi à sauver le premier Navajo des griffes de l’affreux monstre des eaux, avec l’appui de son allié, Hastsezini, le dieu du feu.



TSOHANOAÏ

Dieu du soleil chez les indiens Navajos, il porte son attribut incandescent sur le dos et le range pour la nuit dans sa divine maison en l’accrochant au mur (ouest) de sa maison



WACONDA (WAKANDA)

Il est la source suprême de la sagesse, le dieu généreux et tout puissant des Sioux qui éclaire le Chaman. Les Indiens Dakotas vénéraient aussi Wakonda mais le considéraient comme le messager de « Dieu Tonnant »



YSUN

Créateur universel chez les indiens Apaches, Ysub est un démiurge(1) très puissant, mais un peu abstrait, sans identité ni caractéristiques propres, une sorte d’entité divine dont l’influence pèse sur tous les êtres vivants. (1) démiurge (du grec dêmiourgos, « artisan », littéralement « travailleur manuel »), terme utilisé
en histoire et en philosophie



BOTCHICA

Mythologie du Cundinamarca. Les habitants du Cundinamarca adoraient surtout un grand dieu solaire, Botchica, créateur de la civilisation et de tous les arts connus; le mythe de ce dieu contient le récit d'une vaste
inondation, qui n'est peu t être qu'un souvenir lointain de la période diluvienne. Botchica avait pour compagne la déesse de la Lune, Huythaca, à laquelle était attribuée une puissance plutôt malfaisante. Ce n'étaient pas là les seuls dieux du pays : on y révérait aussi la déesse Batchué, qui régnait sur les eaux et qui protégeait la végétation; le dieu Chucavira, maître de l'atmosphère et de l'arc-en-ciel ; Enfin une divinité d'aspect terrible, Fomagata ou Thomagata, en qui il faut voir sans doute un dieu de l'orage, puisque ses adorateurs se le représentaient sous la forme d'un esprit de feu traversant l'atmosphère et tyrannisant les hommes



Source :

http://grenier2clio.free.fr/aztec/cihua.htm

http://www.mythologie-fantastique.com/pages/dieuxamericains.htm
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Mar 05 Juin 2007, 09:39

Voici les diverses formes d'Hathor qu'on connaissait en 1800.

Attributs : Son principal attribut est le ménat, le collier à contrepoids, que l'on trouve aussi bien au cou de la vache qu'à celui de la femme, et qui a des fonctions guérisseuses. On trouve également le sistre, instrument de musique à percussion portant le visage de la déesse et une colonne surmontée de deux têtes déminines à oreilles bovines. Tous deux symbolisent la vie.

Fonctions : Hathor est considérée comme la patronne de l'amour et elle est associée à l'acouchement. Comme on la célèbre avec des chants et des danses, elle devient la déesse de la musique, de la joie, de la danse et du vin. A Thèbes, la déesse présente sous sa forme animale, a des connotations funéraires, mais positives : le soir, la vache céleste engloutit le soleil pour le protéger des forces obscures et suit sa gestation jusqu'à sa création matinale. De la même façon, le défunt renaîtra dans l'au-delà. Dans cette fonction, elle est liée à Anubis. Considéré comme la mère du roi dès la IVème dynastie, elle est alors devenue un divinité très importante, intimement liée à Ra, et a commencé à avoir une fonction fondamentale dans les temples solaires de la dynastie suivante.
Le culte d'Hathor sort du commun, car les hommes et les femmes sont ses prêtres (la plupart des divinités ont un clergé non mixte). Bon nombre d'entre eux sont des artisans, des musiciens, et des danseurs qui ont mis leurs talents au service du sacré ; en effet la musique et la danse font partie du culte d'Hathor, comme aucune autre divinité en Egypte. Des histoires racontent comment cette déesse dansa avec Ra pour l'encourager quand il était desespéré.
L'inspiration des artistes estégalement de la compétence d'Hathor, et beaucoup viennet dans ses temples pour connaître l'explication de leurs rêves ou pour solliciter son aide en ce qui concerne la création artistique.
Déesse de la fécondité, on permet les plaisirs sexuels et l'alcool lors de ses célébrations. On trouve en face de l'image d'Hathor à Deir el-Bahari, des ex-voto phalliques en bois et en pierre, avec lesquels on voulait prier la déesse de concéder des fils.
Elle est patronne des naviguateurs avec Isis à la Basse Epoque.
La déesse Hathor est servie par des servantes nommées les sept Hathors. Elles peuvent apparaître sous forme de vaches ou sous forme de femmes.
Hathor-Amentet était l'un des aspects d'Hathor. Déesse le plus souvent représentée avec Harakhty. C'était une divinité solaire et une personnification de l'occident. . Les défunts regénéraient en son sein et devenaient un nouveau Osiris. C'est une association d'Hathor avec la déesse Amentet.
A Kôm Ombos, elle est l'épouse de Sobek, à Dendérah, celle d'Horus de Béhédet, et à Héracléopolis, celle d'Hérichef.

Le therme "hathorique" se réfère à la déesse et désigne essentiellement les colonnes, les pilastres ou les chapiteaux couronnée de son visage sur les deux faces, eux-mêmes surmontés d'une représentation rectangulaire du sistre.


Les sept Hathors :

Nom égyptien : Ta sefejet hathoret

Descriptions : La déesse Hathor était servie par des servantes que l'on nommait les sept Hathors. Elles peuvent apparaître sous forme de vaches ou sous forme de femmes. Les vaches sont habituellement assoicées à un contexte funéraire, où elles sont accompagnées du taureau céleste, "Taureau de l'ouest." Dans la tombe de Nefertari, elles ont les noms suivants : Maitresse de l'univers, Orage du ciel, Toi de la terre du silence, Toi de Khemmis, Cheveux Rouges, Rouge vif et Ton nom s'épanouit par la compétence. Elles apparaissent également dans les Papyrus mythologiques, où leurs noms sont : Maîtresse de la Chambre de Jubilation, les maîtresses de l'ouest, les maîtresses de l'est, et les maîtresse de la terre sacrée. Certaines descriptions les montrent portant le disque solaire. Elle nourrissaient et protégeaient les défunts contre le mal. Sous leur forme humaine, les sept Hathors sont les prototypes des sept fées marraines de la Belle au Bois Dormant. Elle sont présentes à la naissance de l'enfant, et lui imposent sa destinée. Elles sont également des déesses de l'amour. Déesses protectrice, elle chassaient les esprits mauvais. Leur ruban rouge servaient à lier les esprits dangereux et à les rendre inoffensifs.


Hymne des sept Hathors

Nous faisons de la musique en ton honneur,
nous dansons pour Ta Majesté.
Nous te louons
jusqu'au haut du ciel
Tu es la maîtresse de Sekhem,
Le Menat et le Sistre,
La maîtresse de la musique,
On joue pour ton ka.

Nous félicitons ta majesté chaque jour,
Du crépuscule jusqu'à la terre s'accroît ta lumière,
Nous nous réjouissons à ton air, maîtresse de Dendera !
Nous te prions avec des chants.
Tu es la Maîtresse de la Jubilation, la maîtresse de l'Iba*,
Tu es la dame de la musique, la maîtresse des joueurs de harpe,
La dame de la danse, la maîtresse des guirlandes,
La dame de la myrrhe, et la maîtresse du saut *.

Nous glorifions ta majesté,
Nous faisons l'éloge de ton visage.
Nous exaltons ta puissance
Devant les dieux et les déesses.
Tu es la maîtresse des hymnes,
La maîtresse de la bibliothèque,
La Grande Seshat
À la tête de la Maison de Vie.

Nous exaltons ta majesté chaque jour.
Ton coeur se réjouit à entendre nos chansons.
Nous nous réjouissons quand nous vous voyons, jour après jour.
Nos coeurs sont radieux quand nous voyons ta majesté.
Tu es la maîtresse des guirlandes, la maîtresse de la danse,
La maîtresse de l'ivresse éternelle.
Nous chantons notre joie devant ta face,
P our toi nous faisons de la musique.
Ton coeur est heureux de ce que nous faisons."



voir ici le Temple d Hathor http://alain.guilleux.free.fr/dendera/temple_dendera_interieurs.html
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MessageSujet: MOIRA ...Les Trois Moires   Dim 17 Juin 2007, 20:24

Les Moires

Par Demetra Georges ©, traduction & adaptation Moryane


Extrait du livre « Mysteries of the dark moon »

Pour les Grecs, la Destinée était le sort que connaissait chaque humain et était personnifiée par les trois Filles les plus puissantes de Nyx, Déesse de la Nuit Primordiale, les Moires.




Dans sa forme « unique », la Déesse du Destin était appelée Moïra mais dans sa triple forme, les trois Sœurs, les Moires, sont connues sous le nom de Klotho (Celle qui file, qui tisse la destinée), Lachesis (Celle qui mesure, qui équilibre) et Atropos (Celle qui coupe – le fil de la vie).


Le nom Moïra signifie « part » et fait référence aux trois parts de la Lune et au concept que la vie humaine contient trois périodes distinctes. En tant que symbole lunaire, les trois Moires correspondent aux trois phases de la Lune, aux trois saisons de l’année (printemps, été & hiver) ainsi qu’aux trois stades de la vie humaine.

En tant que Tisseuses des destinées, ces trois Déesses tissent le fil de la tapisserie de nos vies. Ce sont Elles qui décident de la longueur du fil. Klotho tire le fil de la vie, qu’Elle tend ensuite à Lachesis qui, Elle, mesure le fil et assigne une Destinée à chacun. Atropos, l’Inévitable – Celle qui ne peut être détournée – est Celle qui coupe le fil de toute vie au moment de la mort. Comme la destinée de chacun est tissée, elle est irrévocable et ne peut être altérée. La longueur de la vie et le temps de la mort sont une part du motif tissé par les Moires. Même Zeus, le Dieu Suprême du Ciel, ne peut rien contre leur décret.

Les Déesses de la Destinée sont une trinité plus vieille que le temps. À Athènes, l’archaïque Grande Déesse de l’amour Aphrodite était appelée « la plus ancienne des Moires ». Robert Graves fait remarquer qu’Aphrodite Urania était la Déesse Nymphe à qui l’on sacrifiait le Roi sacré au solstice d’été dans les temps anciens. Des hymnes funéraires grecs, abandonnant le mort aux soins d’Aphrodite, sont connus sous le nom de Moirologhia, invocation aux Destinés.

Dans les poèmes plus tardifs, les Moires sont dépeintes comme des femmes sévères, inexorables, vieilles et hideuses, vêtues de noir et quelques fois assises aux pieds d’Hadès. Pourtant, les images les plus anciennes les décrivent habitant des sphères célestes, vêtues de robes aux motifs d’étoiles et portant des couronnes sur leur tête, elles sont assises sur des trônes radiant de lumière. Orpheus chantait les Moires comme vivant près d’une source d’eau blanche jaillissant dans une grotte. L’image de la lumière lunaire indiquant leur nature lunaire.

La fonction des Destinés étaient de voir à ce que l’ordre naturel des choses soit respecté. Elles siégeaient dans les assemblées des Dieux et possédaient le don de la prophétie. Elles étaient grandement honorées en Grèce et en Italie avec des offrandes de fleurs et de miel, parfois quelques agnelles leur étaient sacrifiées. À Rome et à Sparte, elles avaient des temples et des autels.

Comme la phase sombre de la Lune, qui est symbole de transition entre la mort et la naissance, la grande triade des Moires était associée avec les trois moments décisifs d’une vie – le début et la fin, naissance et mort, en passant par le mariage, sa 3ème grande saison.

Accompagnant Ilithye, Déesse de la Naissance, les Moires vont au berceau de chaque nouveau-né pour déterminer le destin de l’enfant et répartir sur sa vie leurs lots de bien et de mal. Le folklore et les contes de fées parlent des offrandes faites aux bonnes fées en faveur de l’enfant. Quand une personne se mariait, les Destinées étaient invoquées afin que l’union soit heureuse ; et lorsque la fin de la vie approchait, les Moires venaient en couper le fil.

Un individu qui tentait de changer son destin était puni pour avoir essayer d’outrepasser les limites déterminées par les Moires. Mépriser le destin ou avoir une arrogance excessive et fière envers les Dieux c’était provoquer la colère de Némésis, qui punissait justement les crimes de cette nature.
Une des quelques très rares exceptions fut Apollon, alors jeune Dieu, qui mena les Moires à l’ivresse tour à tour pour sauver la vie de son ami Admetus. La plupart du temps, il est dit que même Zeus craint les Destinées qui agissent fréquemment contre sa volonté. Il est impuissant face à Elles et Il est lié par leurs décisions. Le pouvoir des Moires est plus ancien que Zeus. Leur existence ancienne est une part de l’ordre véritable de l’Univers lui-même.

Les poètes les plus tardifs nomment Zeus « Maître des Destinées » lorsqu’Il assume la souveraineté suprême, mesurant lui-même la vie des hommes, informant les Moires de ses décisions et sauvegardant ce qu’Il lui plait. Pour que Zeus assimile les pouvoirs des Destinées, les Moires deviennent ses filles, nées de son union avec Thémis qui est le principe de la loi, de l’ordre et de la justice dans le monde. Une autre version de ce mythe fait des Moires des gardiennes du mariage venues bénir l’union de Zeus et de Thémis.

De nombreuses cultures ont en commun la notion que la vie est un fil sacré que font tourner une trinité de Déesses qui sont les Tisseuses du Destin. Dans la littérature anglo-saxonne, le destin est une toile tissée. En latin « destino » (destinée) signifie « tissé, fixé par des fils, lié ». Le destin est obligé à se produire, tout comme les sorts des Femmes Fées sont irrévocables. Les trinités du Destin reflètent la triade Vierge, Mère et Ancienne, qui dirige le passé, le présent et le futur, et symbolise les aspects de création, préservation et destruction de la Grande Déesse.

Les couleurs des Destinés sont le blanc, le rouge et le noir. Les mystiques Indiens appellent le fil de la vie « gunas » ou « brin ». Le blanc pur de la Vierge est « sattva », le rouge royal de la Mère est « rajas » et le noir funèbre de la Vieille est « tamas ». Ces couleurs symbolisent le progrès de la vie dans la nature, de la lumière aux ténèbres.

La grecque Moïra était connue des Romains sous le nom de Fortuna, chez les Scandinaves c’était les Nornes qui filaient la Destinée, pour les Anglo-saxons Wyrd et pour les Celtes Morrigan. À Rome, la Déesse Fortuna contrôlait la destinée de chaque commencement humain, ce n’est que plus tard que son rôle a dégénéré en Dame Chance à la roue de fortune invoquée pour les jeux de hasard. Dans les croyances scandinaves, les trois sœurs connues sous le nom des Nornes (Urd, Verdandi et Skuld) siègent au pied de l’Arbre du Monde et sont les Destinées qui dirigent chaque vie. Elles sont les plus puissantes de toutes les Déités et personne, pas même les Dieux, ne peut aller contre leurs décisions.

Les sœurs Wyrd sont trois sorcières chantant au-dessus d’un chaudron dans Macbeth de Shakespeare. Elles sont les descendantes directes de la Déesse anglo-saxonne de la destinée, Wyrd, dont les mots sont des lois inchangeables. À travers les Âges Sombres, les sœurs Wyrd, ou les trois fées, ont été invitées dans la maison des nouveaux-nés pour distribuer la bonne fortune sur l’enfant, et ont leur offrait alors un festin avec trois couteaux à leur intention. Dans le conte de La belle au bois dormant, lorsque la troisième fée (ou la 13ème dans certaines versions) n’est pas invitée à la célébration de la naissance, elle jette une malédiction sur la jeune princesse qui se piquera sur une roue à filer (roue des Destinées) et le royaume sombrera alors dans un profond sommeil. La Déesse celtique Morrigan (Ana, Babd et Macha) est connue sous le nom de Dame Mort et la Fée Morgane (Fata Morgana, Morgan Le Fey), qui en dérive, jette un sort destructeur sur tous les hommes.

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MessageSujet: La Puissance de la Grande Déesse   Dim 17 Juin 2007, 20:37

déjà partagé sur d autres forums...pour les nouveaux membres donc...

La Puissance de la Grande Déesse

Par Starhawk, traduction et adaptation Véro pour les Portes du Sidh



NDT : En 1999 a été publié en Allemagne « DIE KRAFT DER GROSSEN GÖTTIN ».
A ma connaissance ce texte de Starhawk n’existait jusqu’à présent que dans la langue de Goethe. En voici la version française.


CHAPITRE 1

La redécouverte d’une ancienne religion

La religion de la grande Déesse est peut être la plus ancienne religion du monde occidental. Ses racines remontent plus loin que le christianisme, le judaïsme et l’islam, plus loin que le bouddhisme et l’hindouisme, et elle est très différente de toutes les « grandes » religions. Dans son esprit elle serait plus proche des traditions des amérindiens ou des chamans de l’arctique. Elle ne se fonde ni sur des dogmes ou des règles, ni sur des écritures ou un livre saints. La croyance en la grande déesse se base sur la connaissance de la nature, et trouve son inspiration dans les mouvements de la lune et du soleil, le vol des oiseaux, la lente croissance des arbres, et le passage des saisons.

Le symbole ancestral de l’indicible est la Déesse. Elle a mille noms et autant de visages. Elle est la réalité derrière beaucoup de métaphores. Elle est la vérité, elle est l’évidente déité, elle est dans tous les êtres, dans tout ce qui est vivant. Elle n’est pas hors le monde, elle est le monde, et elle est tout ce qui fait le monde : la terre, les étoiles, les pierres, l’eau vive, le vent, les vagues, les feuilles et les branches, les boutons et les fleurs, les femmes et les hommes. La Déesse –ancienne et intemporelle, la premières de tous les Dieux ; la protectrice des chasseurs du néolithique et des premiers marins, celle sous la protection de laquelle ont été apprivoisés les premiers animaux, ont été trouvées les premières plantes médicinales ; celle à l’ombre de laquelle ont débuté les premiers travaux manuels, celle à qui étaient dédiées les premières pierres levées, celle qui a inspiré les premiers chants et les premiers poèmes, celle qui survit aujourd’hui bien plus fort qu’elle ne le fit à la Renaissance. Elle n’est pas simplement remise au goût du jour, mais bien plus elle vit une nouvelle naissance, une nouvelle création. Ce sont avant tout les femmes qui sont à l’origine de ce phénomène, et qui tirent la Déesse de son long sommeil, elle, la représentation de la « légitimité et de l’aspect bénéfique du pouvoir des femmes ».

Elle n’est pas définie comme un ensemble d’attributs, celles qui participent à son retour parlent plutôt de bonheur créatif, de fructification du cœur et l’esprit.

L’image de la Déesse inspire les femmes, les aide à se sentir divines, ressentir leur corps comme sacré, leurs règles comme une bénédiction, les agressions comme un bienfait, la colère comme un moyen de se nettoyer, et leur pouvoir, qu’elles peuvent, selon le cas, maîtriser, ou laisser exprimer son côté destructeur, comme la grande force qui est source de vie.

A travers la Déesse les femmes peuvent découvrir leur force, éclairer leur esprit, accepter leur corps comme étant à elles seules, et accepter l’existence des sentiments. Elles peuvent s’éloigner des rôles qui leurs sont dévolus et devenir elles mêmes.

Mais pour les hommes aussi la Déesse est importante. La contrition des hommes par l’autorité patriarcales de Dieu le Père est certes moins évidente mais non moins tragique que celle des femmes. Le symbole de la Déesse permet aux hommes de découvrir et d’intégrer l’aspect féminin de leur nature, qui est souvent ressenti comme l’aspect le plus profondément enterré de leur personnalité.

L’amour de tout ce qui vit est l’éthique de base de la religion de la Grande Déesse. Toute chose vivante doit être respectée et protégée. Ceci reconnaît toutefois que la vie nourrit la vie, et que parfois il faut tuer pour survivre, mais il ne faut jamais ôter la vie sans raison. Cela signifie aussi qu’il faut œuvrer pour la préservation de la diversité biologique, contre la pollution quelle qu’elle soit, et contre la destruction des espèces Le monde est une manifestation de la Déesse, mais rien dans cette
représentation ne doit pousser à la passivité. Tout ce qui se passe en ce monde est important.

La Déesse a besoin du soutien des hommes pour pouvoir s’épanouir pleinement.

L’harmonie qui résulte de l’équilibre entre les plantes et les animaux, entre l’humain et le divin, n’est pas automatique, mais elle doit sans cesse être renouvelée, et c’est là qu’interviennent les rituels.
Le travail spirituel, le travail que l’on fait en soi est le plus efficace, s’il agit main dans la main avec les effets extérieurs. La méditation au sujet de l’équilibre dans la nature peut être considérée comme un acte spirituel mais ne le sera pas si elle est le pendant d’un tas d’ordure que l’on laisserait dans un terrain vague.

La Déesse mère renaît à une nouvelle vie, et nous pouvons réclamer notre droit fondamental à une profonde et pure joie de vivre. Nous pouvons ouvrir les yeux et apprendre à accepter que rien ne doit être protégé de l’emprise de l’Univers, et que rien ne doit être fait à son encontre, que nous ne craindrons pas d’autre Dieu que le Monde, et que nous n’obéirons à nul autre.

Seule la Déesse, la Mère, la Spirale hélicoïdale, qui nous intègre et nous conduit hors de l’acte d’être –naissance, mort, renaissance – elle dont le rire fait vibrer toute chose, et qu’on ne peut trouver qu’à travers l’amour : l’amour des arbres et des pierres, du ciel et des nuages, du parfum des fleurs et du bruissement des vagues, de tout ce qui rampe et vole et nage et qui se meut ; à travers l’amour de soi, et l’amour orgasmique, dispensateur de vie et créateur de monde ; chacun de nous est unique comme l’est un flocon de neige, chacun est sa propre étoile, chacun est l’enfant, l’amant, l’aimé de la Déesse.

Les pages qui suivent sont construites autour des éléments qui, à mon avis, parmi tout ce qui a été dit au sujet de la religion de la Grande Déesse, sont les plus raisonnables.

Les conseils que je donne ne doivent toutefois pas être suivis tête baissée, il s’agit bien plus d’une ligne de conduite, d’un air sur lequel on peut aisément improviser.

Ou pour télécharger la version PDF, cliquez ici -> La Puissance de la Grande Déesse


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MessageSujet: "Prière à Yemanja"   Dim 17 Juin 2007, 20:39

O Mère des Eaux!
Grande est ta puissance, ta force et ta lumière...
Laisse ta grandeur être la plus belle richesse que tu me donnes...
Entouré par les douces mélodies venant du plus profond de toi...
"Prière à Yemanja" (Zolrak)




Dans cet article je veux présenter aux lecteurs une des Déesses les plus puissantes trouvées dans les nombreuses traditions afro-caraïbes. Son nom est Yemaya, ou Ymoja comme la connaissent les Yorubas de l'Afrique occidentale. Elle est la Mère de la Rivière Ogun et a été aussi mentionnée comme "la Mère des Eaux". C'est parce que l'on dit qu'elle donne naissance aux eaux du monde - que de nouvelles sources apparaîtraient chaque fois qu'elle s'est tournée dans son sommeil, et que sources et rivières jailliraient partout où elle a marché. Ensemble avec Oshun et Oya (les gardiens de la Rivière Niger), Yemaya passe pour être "suprême dans les arts de châtiment mystique" et a protégé ses adeptes "contre tout le mal".
Yemaya est une Déesse charitable à qui les femmes ont fait appel pour les aider pendant l'accouchement, c'est la Déesse que l'on prie pour la fertilité, particulièrement les femmes qui ont des difficultés à concevoir. Selon la légende, elle donna naissance à 14 des Dieux et des Déesses Yorubas (aussi mentionné comme "orishas") après avoir été violée par son propre fils.. Après cette épreuve, Yemaya jette une malédiction sur lui, causant sa mort. Cependant, quand c'est arrivé, la Déesse a voulu mourir aussi et est allée sur une montagne. A sa mort, la libération de ses eaux utérines a causé une grande inondation qui, à son tour, a créé les océans et de son utérus, 14 orishas sont nés.
Quand les Yorubas ont été asservis, leur Déesse est partie avec eux, les supportant dans la vie même aux temps les plus sombres, dans le nouveau monde. Quand ses fidèles ont été emmenés en Amérique, Ymoja est devenue Yemaya, "la Mère de l'Océan", car c'était la première fois que ses fidèles entraient en contact avec l'océan. Comme on n'a pas permis aux Yorubas de pratiquer leurs croyances en ce nouveau monde, ils ont fusionné leurs déités avec les images de saints Catholiques et ont par la suite créé un certain nombre de nouvelles religions - Santeria à Cuba, Vaudou à Haïti, Macumba et Cadomble au Brésil. Dans toutes ces religions différentes, Yemaya est toujours révérée comme une déité puissante.
Dans la Macumba brésilienne, on la connaît comme Imanje, la Déesse Océanique de la Lune. À Cuba, il y a beaucoup de variantes à son nom - tandis qu'Yemaya Ataramagwa était la Reine des richesse de la Mer, elle était aussi Yemaya Achabba la sévère, Yemaya Oqqutte la violente et Yemaya Olokun la troublante, que l'on pourrait seulement voir dans des rêves. A Haïti, on connaît la Déesse comme Agwe et comme Balianne à La Nouvelle Orléans.
Etant une Déesse de la Mer, Yemaya est souvent dépeinte comme une belle sirène, portant sept jupes bleues et blanches. La coquille de cauri est son symbole sacré et ses édifices religieux sont les bords de mer, ou de grandes rivières qui coulent vers la mer. Au Brésil, où elle est mentionnée comme " Notre Dame de la l'Immaculée Conception ", les foules se réunissent toujours aujourd'hui sur la plage de Bahia pour célébrer Candalaria, une cérémonie dans lequel les offrandes de savon, dee parfum et de bijoux sont jetées dans la mer en l'honneur d'Yemaya. Les lettres de doléances à la Déesse y sont jetées aussi. Les gens attendent pour voir si leurs offres sont acceptées par la Déesse, ou leur sont rendues par les vagues. On croit que la Déesse enlèverait les ennuis de ses disciples avec ses eaux, les eaux de l'utérus de la création et des rêves.
Les couleurs attribuées à Yemaya sont bleue, argent et blanc. Ses symboles sont les six - l'étoile, une coquille ouverte, la Lune et les cours d'eau. Ses pierres sont les turquoises (et d'autres cristaux bleu clair), la perle, le nacre et le corail. Le lis de truite et la lavande de mer sont ses fleurs, tandis que le santal, le thé, le lilas sont ses parfums. On dit aussi qu'elle aime les melons.

POUR HONORER YEMAYA

Une offrande consacré à Yemaya devrait consister en cadeaux à l'océan, comme du bois flotté, des coquilles (en particulier les coquilles de cauri), l'algue même séchée. Des images de vie maritime comme des dauphins, des coquillages et l'étoile de mer, peuvent aussi être inclues. Des fleurs bleues et blanches peuvent être ajoutées, aussi bien que des cristaux, des pierres et les colliers de perles à ses couleurs. Vous pouvez vouloir laisser des demandes à Yemaya la prochaine fois vous êtes au bord de la mer. Les doléances peuvent être écrites sur de petites pièces de papier qui sont alors placées dans des coquillages. Laissez ces coquillages, et-ou d'autres offres comme le melon, à marée basse, au-dessous de la marque de marée haute. La marée les emportera vers Yemaya. Vous pouvez aussi utiliser l'invocation suivante, ou quelque chose de semblable :

Ymoja de la Grande Rivière
Yemaya de la Grande Mer
Ma belle dame des eaux
Entends-tu mon appel
Yemaya rend ma vie fructueuse
Yemaya exauce mes désirs
Dame des Océans Magnifiques
Entends mon appel !


http://dubhart.free.fr/yemaya.html
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Dim 17 Juin 2007, 20:43

TRIPLE DÉESSE


Symbole des trois aspects de la Grande Déesse, la Triple Déesse, trinité originelle, constitue la plus ancienne représentation de la divinité multiple. C'est une image universelle, un motif présent dans toutes les parties du monde. La déesse aux trois visages est étroitement associée aux phases de la lune ; de même que la lune change d'aspect, la Grande Déesse endosse tour à tour ses nombreux rôles. La jeune fille, la mère et la vieille femme : tels sont le plus souvent les trois aspects de la grande divinité féminine. La jeune fille, déesse forte et individualisée ; la mère, divinité nourricière, la source de toute nourriture ; et la vieille femme, déesse de la mort et de la transformation. Ce symbolisme couvre l'activité de la déesse dans toutes les phases de l'existence : de la naissance à la mort et de la mort à la renaissance. La Triple Déesse réaffirme le caractère sacré de notre être, quels que soient notre âge ou le rôle que nous tenons dans la vie. Elle nous rappelle que sous ses nombreux visages, la Déesse est Une, à jamais présente et sacrée.

Titre original : Goddess Knowledge Cards
Illustrations de Susan Seddon Boulet - Texte de Michael Babcock
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MessageSujet: Oréä   Dim 17 Juin 2007, 20:49

Oréä

Oréä (lune, esprit, mère, pardon, protection, Savoir) : déesse-lune, déesse du ciel et de l'esprit. C'est la grande mère céleste, qui apporte le pardon, la rédemption et la protection aux hommes. Ses larmes amènent l'amour et le pardon sur la terre. Elle est aussi la gardienne du Savoir universelle, l'omnisciente. Elle fût violée par Ourann (donna plus tard naissance à Astylan). Elle ne fût captive d'Ourann que pour sauver les hommes dont le monde aurait été ravagé par le dieu noir. Depuis, elle meurt lentement tissant l'anneau protecteur, Ornéo, de sa vie et de sa chevelure.
Ornéo (Protection et Fraternité) : dieu-lune, fils de la lune Oréä, il est l'anneau qui protège le monde de la fureur de feu du ciel. Il incarne la fraternité entre les hommes.



Ourann (destruction, mal, tempête) : Dieu noir, c'est le générale des armées du Mal son frère (maître des cyclones) chevauchant un terrible dragon noir. C'est lui qui a violé Oréä, la déesse du ciel et de l'esprit, donnant naissance à Astylan et entraînant la mort lente de la déesse, morte pour sauver les hommes.
voir aussi:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9esse
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Dim 17 Juin 2007, 21:50



La trinité du kémitisme constitue une résurgence des dieux tutélaires de l'Égypte antique : Isis, Osiris et leur fils Horus, engendré pour abattre le Mal et le Chaos. Les trois figures correspondent à une cosmogonie symbolique, reprise dans cette forme contemporaine de culte du néo-paganisme.

L'expression culte de la Déesse fait référence au culte primitif de la fertilité tel qu'il semble avoir été universellement pratiqué à la fin de la préhistoire. Ce culte, dans lequel la figure de la femme tenait une grande place et revêtait une dimension sacrée, consistait essentiellement en une vénération de la Terre — cette dernière incarnant le principe féminin universel, mieux nommé Déesse-Mère ou Grande Déesse, ou encore Féminin sacré (à noter qu'il s'agit là d'une expression d'invention récente).
Dans l'Antiquité, le culte de la Déesse a pris, au contact des religions polythéistes du bassin méditerranéen, la forme des cultes à mystères voués à Isis, Cybèle, Déméter, Perséphone, celui plus « rural » de Diane, ou encore la Gaïa grecque, autant de visages de la Grande Déesse.

Dans l'Orient ancien, le culte hébreu de Yahvé, dieu masculin et « solaire » (figure paternelle mais qui peut ici ou là revêtir des traits féminins comme ceux d'une mère enfantant son peuple), inaccessible (dont on ne peut prononcer le nom et qui ne peut être représenté), lié de manière exclusive à son peuple, et surtout unique est entré en conflit avec les cultes polythéistes et en particulier ceux de la Déesse Mère, dans la zone limitée du peuple d'Israël (le Yahvé hébreu étant un Dieu avant tout national). Le christianisme naissant s'inscrivant dans la tradition du Dieu hébreu, en reprend les figures essentielles, notamment celle d'un monothéisme à figure plutôt masculine (sauf pour la figure de l'Esprit dans les développements trinitaires, l'Esprit étant plus traditionnellement vu comme une part féminine).

L'expansion chrétienne au Ier, IIe et IIIe siècle, va en faire peu à peu la religion dominante qui effacera la place des autres cultes, notamment ceux de la Déesse. Cependant, dans l'évolution du christianisme, des figures féminines vont peu à peu prendre place dans le culte et les croyances, notamment celle de la Vierge Marie (la Vierge Mère) et celle de Marie-Madeleine (la prostituée sacrée) que des légendes successives vont assimiler à la prostituée de l'Évangile de Luc. Avec la multiplication des saintes également, on verra réapparaître dans le christianisme les traits propres à certaines déesses anciennes.


Moyen-âge
Dans l'Europe médiévale, ce culte de la Déesse a perduré sous deux formes majeures : le culte de Diane et celui des Vierges noires. Les prétresses de Diane, considérées dans certaines contrées comme des fées, étaient poursuivies par les pouvoirs séculiers qui voyaient en ce culte ni plus ni moins que de la sorcellerie. Pour ce qui est du culte des Vierges noires, il semble que ses adeptes aient été davantage épargnés des persécutions du fait que cette pratique prenait la forme d'une vénération particulière de la Vierge Marie.


XXe siècle
Le culte de la Déesse est revenu sur le devant de la scène au XXe siècle, dans le cadre du mouvement du néo-paganisme, grâce à Gérald Gardner qui en a fait un des piliers de la religion qu'il élabora et présenta comme la continuation de ce qu'il dénomme l'« Ancienne Religion » : la Wicca.

voir ici:

http://antahkarana.forumzen.com/L-ANTRE-DE-MELCHISEDECK-c2/elargir-son-Horizon-f7/Les-racines-de-la-Wicca-t274.htm
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Lun 18 Juin 2007, 15:39

sujet replacé ici

La déesse et l’élixir des dieux




Le mystère intrinsèque du sang, la Matrice. L’être humain transporte avec lui la Matrice de l’univers à travers sa propre matrice. Le sang est la Matrice de la vie. Le sang et ses mystères offrent la clé permettant la compréhension de l’être, de sa lignée génétique et de l’Univers lui même. Les souvenirs de l’humanité sont conservés dans le sang. Le sang est un symbole vivant établissant la preuve cyclique de notre connexion aux ancêtres et aux codes de conscience conservés dans tous les êtres. L’être humain est une bibliothèque génétique, et classés dans l’essence de notre esprit, se trouvent les archives d’expériences personnelles, planétaires et célestes. Ces expériences s’offrent à nous par notre sang, par une forme tridimensionnelle.

Le sang est produit dans les cavernes osseuses qui servent à la structure du squelette. Il s’enrichit ou se carence selon le schéma de notre intention et peut être facilement modifié et restructuré par l’intention. Le travail corporel modifie la structure sanguine, le bien être, la plénitude purifient le sang. Ce travail prend source dans l’os lui même. Rendre hommage à son véhicule physique et à son sang constitue la sagesse des premiers pas. Comprendre les mystères du sang est la clé permettant de se relier à la source de la puissance et de la connaissance intérieure profonde de l’être.



Autour de la Déesse règne magie et mystique, cette connaissance qu’Elle détient. Souvent elle ne sait pas le mystère qui réside en Elle.

Qu’est ce qui se cache derrière le processus de ses menstruations, de l’accouchement et de ses cycles émotionnels ?

La Magicienne est celle qui sait. La Magicienne est celle qui transfert l’information d’un système à un autre. La Nouvelle Energie lui permet de rendre hommage à ce qu’elle a permis d’engendrer, grâce au mystère intrinsèque du sang, de part l’offrande même de sa propre matrice. Autant du point de vue masculin que féminin, les saignements de la femme ont été trop souvent considérés comme une malédiction apportant la honte et le ridicule. Les femmes ont le plus fréquemment éprouvé de la répugnance pour leur sang menstruel, plutôt que de le considérer comme un acte merveilleux, comme la source de leur puissance. Ce n’est pas par erreur que les femmes saignent. C’est là l’un des dons les plus grandioses…

Le sang comporte le code génétique. Le sang menstruel peut servir à nourrir la vie végétale, à démarquer la Terre et à laisser savoir à la Terre que la Déesse vie de nouveau. En général, les femmes ne saignent plus dans la Terre. Un tel acte constitue un transfert d’énergie direct de la Déesse. Lorsque les femmes dispersent leur sang sur la Terre celle-ci s’en trouve nourrie. Le sang menstruel est une source de puissance et de fertilisation extraordinaire. Dilué dans l’eau il peut rendre un jardin fertile, un jardin prospère accélérant la croissance des plantes et des aliments. Il peut accélérer un grand nombre de choses et attirer les animaux doués de vitalité nouvelle et qui se sentent uns avec Gaïa. Les femmes peuvent employer leur sang de plusieurs manières.

Par exemple les femmes aborigènes conservent leur sang menstruel dans des pochettes et s’en servent pour guérir des blessures. Le sang menstruel est hautement oxygéné, le plus pur, et il recèle de l’ADN décodé. L’oxygène déchiffre ces chaînes et permet la restructuration de l’information. Dans certaines légendes anciennes on utilisait le sang afin de dissiper le Mal ou pour manifester une intention. On marquait une porte avec du sang menstruel. Personne n’osait toucher cette porte ou ceux vivant derrière celle-ci parce qu’il était entendu que la Déesse régnait à cet endroit. En ces temps anciens la Déesse était encore respectée. Depuis, bien des choses ont rendu la femme confuse par rapport à son corps ; elle a été séparée pendant très longtemps de l’énergie féminine et est restée confuse à son sujet.

Le malaise qu’éprouve la femme au moment des menstruations ne peut être canalisé que si elle prend conscience du pouvoir qui est en elle et du don qui lui est offert. Il lui faut parler à la Déesse et l’inviter à lui expliquer le mystère qu’elle porte en Elle. Il lui faut communiquer et ouvrir son cœur pour pouvoir découvrir ce que cachent ces saignements et les enseignements qu’ils recèlent. Ils détiennent la clé permettant de faire revenir la Déesse sur cette planète. Une partie de la vie sera alors comprise, tout comme les évènements planétaires et les mystères que Gaïa conserve. La lune influence les rythmes de la Terre. La lune règne sur la circulation des marées sur notre planète tout comme elle gouverne la circulation d’énergie dans le corps. Il s’agit d’un ordinateur électromagnétique très puissant. Elle affecte les marées des océans de Gaïa, tout comme elle influence les marées de nos corps, du sang dans notre corps, ainsi que les hormones dans le sang. Le corps humain renferme environ 90 % d’eau. La lune est en corrélation avec le programme de reproduction à l’intérieur des femmes mais elle n’exerce pas son influence que sur les femmes ; les hommes prennent naissance grâce aux cycles de la femme, et les cycles sexuels sont marqués par ce processus. Les femmes sécrètent de « l’eau » lorsqu’elle éprouve du plaisir à travers l’acte sexuel. Ses propriétés et ses vertus en sont grandes et encore méconnues. Cette eau a elle aussi le pouvoir de faire s’épanouir les fleurs en dehors des saisons, elle revitalise l’organisme qui s’en nourrit. Le sang semble plus mystérieux pour la vibration mâle, car tout le sang de l’homme demeure à l’intérieur. Ce n’est pas quelque chose qu’il peut voir et toucher chaque mois comme peut le faire une femme. La guerre constitue l’une des distorsions résultant du patriarcat et visant à donner aux mâles le pouvoir du sang. Ce sang n’est pourtant pas le même. Il jaillit de la violence, de la destruction de la vie, de la mutilation et de la tuerie, associé à des émotions ou a des sentiments étouffés ou réprimés. Il n’existe pour l’homme qu’une façon correcte de prendre en lui le pouvoir du sang – et c’est qu’une femme lui offre son sang, qu’elle partage avec lui son propre élixir. Ceci peut se faire de plusieurs manières. Que l’homme se nourrisse de fruits et de légumes cultivés avec du sang menstruel constitue une méthode évidente. Un homme peut également être marqué à la nuque ou sur la plante des pieds avec du sang menstruel. Son corps absorbera alors la connaissance qu’il contient. Les femmes doivent comprendre les mystères de leur corps et partager ces mystères avec la vibration mâle qui lui est appropriée. Les hommes craignent parfois le sang des femmes et inversement une femme peut avoir une anxiété quant à savoir si l’homme trouve la présence de sang désagréable. Apprécier l’acte sexuel durant les saignements pour l’homme et la femme, révèlent qu’ils ont vaincu une empreinte profonde. Il s’agit là d’un partage avec l’autre à un niveau profond impliquant une connexion cellulaire. L’acte sexuel lors des menstruations, dans le cadre d’une relation sérieuse, constitue une méthode puissante de partager le sang. Il s’agit d’un rituel archaïque, d’un geste sacré et puissant. Et c’est peut être la raison pour laquelle un tel tabou l’enveloppe…

Ce n’est pas la première fois que la connaissance semble vouloir être étouffée, cachée. Pourquoi l’être humain a été détourné des mystères du sang comme bien d’autres connaissances ? Peut-être parce que certains voulaient que ces ouvertures vers la Lumière restent cachées par peur de la puissance qu’elles renferment. Le sang contient les archives de l’expérience personnelle, planétaire et céleste. Lorsque l’être humain fait l’expérience du sang lors de l’union sexuelle, il est envahit de vagues de connaissance, bien au-delà de son aptitude actuelle à comprendre et à intégrer. Elle peu alors se révéler plusieurs années après.

L’équivalent masculin du sang menstruel est, bien sûr, le sperme. Le sperme garde un contact télépathique avec son propriétaire. Lorsqu’un homme a des relations sexuelles avec une femme menstruée, son sperme peut agir comme explorateur et lui transmettre télépathiquement le pouvoir et la connaissance de la femme. Un homme peut accéder à l’identité réelle d’une femme pendant ses règles si elle accepte de livrer ses secrets les plus intimes. La femme se doit de partager sa puissance avec son partenaire. Chez les femmes, le sang constitue la vibration de la couleur rouge. Chez les hommes, le sperme constitue la vibration de la couleur blanche. Mêlés ensemble, le sang et le sperme forment un autre élixir. La seule pensée qu’un homme puisse toucher une femme ayant ses règles relevait de la plus grande hérésie, combien pire encore le fait d’avoir une relation sexuelle avec elle, ou de mêler le sperme au sang ou de le goûter. Et pourtant, en des temps très anciens, alors que l’énergie de la Déesse était comprise, et que les femmes étaient vénérées, ce mélange était considéré comme une boisson procurant l’immortalité aux hommes. Les hommes comprenaient que lorsqu’ils buvaient le sang menstruel, ou qu’ils y mêlaient leur sperme, ils s’en trouvaient avivé, fortifiés. C’était l’une des clés de l’immortalité. Les forces vitales du sperme blanc et du sang rouge sont les dons les plus précieux lorsqu’ils sont utilisés dans leur plus haute dimension de compréhension. La relation sexuelle avec une femme pendant ses écoulements de sang constitue l’une des vibrations les plus élevées parce qu’il est possible alors de traverser des ouvertures vers d’autres dimensions. Partager le sang revient à accéder à cette conscience plus élevée. Une tradition de crainte s’est maintenue autour de cette ignorance du pouvoir des femmes. Cette crainte du mystère que porte la femme doit être dissipée. Le temps est venu d’une association entre partenaires ; c’est le temps de vivre en relation. La Déesse possède la capacité d’introduire dans le sang des secrets parce que c’est le sang qui crée. C’est la raison pour laquelle les femmes saignent et pourquoi on a empêché les femmes de rendre hommage à leurs saignements. Ce sont là des choses cruciales.

En cette période de Nouvelle âge, l’homme et la femme doivent rendre hommage à la vibration de la Déesse qui jaillit en leur cœur pour l’aider à prendre toute sa dimension. La galvanisation de la Déesse suscitera un formidable sentiment de guérison. Epouser la Déesse ouvrira les portes de la Bibliothèque vivante et enseignera les secrets enfouis dans le sein de la Mère Terre, au cœur même de Gaïa.

La Déesse Mère constitue la source de toute chose, le code provient d’elle…

Kircuys et l’enseignement de la constellation des Pléiades

Ce texte est une compilation très fortement inspiré des livres de Barbara Marciniak publiés aux éditions Ariane, et notamment le livre intitulé Terre. Si vous avez aimé cet écrit je vous invite vivement à lire le livre de Barbara Marciniak afin de profiter décrits d'origine et surtout de toute l'énergie qu'ils dégagent ! Pour approfondir vous trouverez également dans Sagesse des Pléiades un chapitre intitulé Le pouvoir de la sexualité humaine.

Remercions nous d'être qui nous sommes.


http://www.ariane.qc.ca/fr/livre.php?idlivre=41#
http://www.ariane.qc.ca/fr/livre.php?idlivre=125#

[b]Le corps de souffrance collectif féminin

Petit complément pour ceux que ca intéresse ...

Voici trois passages du célèbre livre d'Eckhart Tolle, Le pouvoir du moment présent aux éditions Ariane, qui parlent du lien qu'il y a entre le corps de souffrance féminin et les menstruations.

Page 159
"En dehors de son corps de souffrance personnel, chaque femme porte en elle une partie du coprs de souffrance collectif féminin, à moins d'être totalement consciente. Celui-ci consiste en la souffrance accumulée par les femmes depuis des millénaires en raison de la domination masculine, de l'esclavage, de l'exploitation, du viol, de l'enfantement, de la mort des enfants, etc. La douleur émotionnelle ou physique qui, pour de nombreuses femmes, précède le cycle menstruel ou conïncide avec lui est le corps de souffrance qui, dans son aspect collectif, est alors tiré de son état latent, bien que cela puisse également se produire à d'autres occasions. Le corps de souffrance empêche la libre circulation de l'énergie vitale dans le corps, les menstruations en étant une manifestation physique."

Page 162
"... Alors n'utilisez pas votre corps de souffrance pour vous donner une identité quelconque. Utilisez-le plutôt pour vous réaliser. Transformez-le en conscience. Et un des meilleurs moments pour le faire, c'est pendant les menstruations. A mon avis, dans les années à venir, de nombreuses femmes accèderont à la conscience totale durant cette période. Pour beaucoup d'entre elles, c'est généralement une période d'inconscience parce qu'elles sont prises d'assaut par le corps de souffrance collectif des femmes. Cependant, une fois que vous avez atteint un certain degré de conscience, vous pouvez renverser ce phénomène et, au lieu de devenir inconsciente, être plus consciente."

Page 163
"... Les menstruations seront alors non seulement l'heureuse et satisfaisante expression de votre féminité, mais aussi un moment sacré de transformation, un moment où vous donnerez naissance à une nouvelle conscience. Votre véritable nature peut alors rayonner, aussi bien dans l'aspect féminin de la Déesse que dans l'aspect transcendantal de l'Être divin que vous êtes au-delà de la dualité féminin-masculin."

Il est biensur intéressant de lire le chapitre entier pour mieux comprendre ce qui est exprimé.

par Kircuys pour choix réalité.............

http://antahkarana.forumzen.com/liens-livres-musiques-art-c6/vous-avez-aime-f10/-p739.htm#739
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Dim 24 Juin 2007, 18:41




Les différents aspects de la déesse


Son nom, Hout-Hr signifie la "Demeure d'Horus", la déesse étant à l'origine la mère d'Horus et une entité céleste dont le corps est parcouru par le soleil, avalé le soir et enfanté le matin. Elle va perdre progressivement ce caractère au profit de Nout.

La forme première de Hathor, la vache céleste ayant enfanté et allaité les dieux, nourrice de l'enfant royal, est rappelée dans sa coiffure caractéristique, un disque solaire encerclé par des cornes de vache.
Elle porte également une magnifique perruque, objet érotique par excellence. Le collier ménat, lourd collier à contrepoids dont l'agitation produisait un bruit de crécelle, et le sistre, souvent tenu par son fils, le petit dieu Ihy, sont les instruments de son culte.

Les chapiteaux dits "hathoriques" présents dans les temples dédiés à la déesse durant les dernières dynasties représentent un visage humain aux oreilles de vache vu de face. Ces quatre visages font peut-être référence aux quatre aspects essentiels de la déesse qui regroupe en sa personne les fonctions de nombreuses autres divinités féminines :

Hathor lionne :


dans les déserts de la haute Nubie, c'est la Lointaine, la déesse Dangereuse, l'Œil de Rê, l'uræus, la déesse sauvage et destructrice Sekhmet.
Son nom signifie "La Puissante". Manifestation de la Déesse Dangereuse, elle incarne la vigueur des radiations solaires, l'œil flamboyant de l'astre diurne.

Divinité guerrière, elle repousse les puissances hostiles, anéantit les ennemis du créateur et est souvent représentée aux côtés du roi lors des batailles.

Sekhmet était surtout redoutée lors des cinq derniers jours de l'année, dits épagomènes. À cette époque de l'année, juste avant le retour de l'inondation, les eaux stagnantes des canaux pouvaient provoquer des fièvres et des maladies qui étaient imputées à Sekhmet et à ses émissaires. Pour se concilier la déesse, les Égyptiens lui adressaient offrandes et litanies.

Sekhmet était également vénérée en tant que déesse guérisseuse, patronne des médecins.


Hathor chatte :


c'est aussi Bastet, le pendant bienfaisant de la lionne, la protectrice du foyer.

Bastet
Forme douce et clémente de la Déesse Dangereuse, la déesse chatte Bastet peut également prendre l'aspect redoutable de la lionne Sekhmet qui sommeille en elle et à laquelle elle est associée.
Considérée comme l'œil ou la fille du soleil Atoum-Rê, elle est aussi la mère de Mahès.

Son lieu de culte principal se trouvait à Bubastis, l'actuelle Tell Basta dans le Delta, en égyptien Per-bastet, "la maison de Bastet".
C'est là qu'avaient lieu des fêtes dont Hérodote ne retint que l'aspect trivial. Ces cérémonies organisées au moment de l'Inondation étaient accompagnées de réjouissances populaires où les participants dansaient, chantaient, jouaient de la musique et consommaient énormément de vin, l'ivresse étant un moyen d'apaiser la déesse afin qu'elle ne se transforme pas en lionne destructrice.

Les cimetières de chats découverts à Bubastis et à Saqqarah, les centaines de statuettes, de momies ou d'amulettes de chattes retrouvées dans les sanctuaires prouvent qu'elle jouissait d'une faveur toute particulière auprès des Égyptiens et que, de déesse locale, elle acquit une importance nationale.

Des effigies de la déesse remontant à l'époque thinite attestent de l'ancienneté du culte qui lui était rendu.

Dans sa forme primitive, Bastet était représentée en femme à tête de lionne portant la croix ankh d'une main et le sceptre de l'autre.
Au Nouvel Empire elle conserve son aspect de félin mais son caractère s'adoucit. Elle prend alors la forme d'une chatte majestueusement dressée sur son séant et parée de bijoux ou celle d'une mère allaitant ses petits.
À partir de la Troisième Période Intermédiaire elle est souvent représentée comme une femme à tête de chatte portant le sistre ou l'égide ainsi qu'un petit panier.

Bastet incarne la féminité sereine. Déesse musicienne de la joie, elle est aussi maîtresse du foyer et protectrice des naissances. Toutefois, la lionne qui sommeille en elle se réveille face à ses ennemis. C'est ainsi que Bastet protège le défunt dans l'Au-delà et peut tuer le serpent Apophis qui tente de renverser la barque solaire.



Hathor cobra :


c'est Ouadjet, la belle jouvencelle, incarnation de la beauté et de la jeunesse, qui complète le caractère de femme épanouie d'Hathor.

Ouadjet (Ouadjyt)
Nom :

À l'origine, il s'agit d'une divinité de la fertilité du sol et des eaux originaire du Delta. Son nom signifie "Celle de la couleur du papyrus" ou "la Verte". Alors que Nekhbet est la protectrice de Haute-Égypte, Ouadjet est la déesse tutélaire de Nord. Ces deux déesses sont présentent dans la titulature du pharaon sous le nom des Deux Maîtresses. En tant que protectrice de la royauté, elle fut assimilée à l'uræus. Elle peut également être considérée comme l'œil de Rê.

Lieu de culte : Bouto (Basse Égypte)

Représentation : cobra dressé ou femme portant la couronne de Basse-Égypte


Hathor vache :

déesse funéraire apportant le renouveau après la mort, protectrice du défunt à qui elle redonnera le désir sexuel afin qu'il la féconde et qu'elle le fasse renaître à la vie éternelle. Ainsi, la grande Dame de l'Occident dispensera sa bienveillante influence dans les nécropoles notamment dans la montagne thébaine où elle est omniprésente.

C'est peut-être à cause de son rôle de protectrice de ce qui se passe dans les entrailles de la terre qu'elle est devenue la patronne des grottes et Dame du Sinaï, maîtresse des pierres précieuses et de tous les minéraux extraits de la terre, veillant sur les expéditions de carriers qui s'y rendaient pour extraire la turquoise.

Elle est également rapprochée du nord et du milieu aquatique, matérialisé par des fourrés de papyrus.
C'est aussi la maîtresse des pays étrangers, dame de Byblos et de Pount.
À Memphis, elle est déesse du sycomore, l'arbre dont se nourrissent les défunts dans l'Au-delà.

De plus, sous son aspect principal de grande maîtresse de l'amour charnel, déesse de la joie, de la danse et de l'ivresse, identifiée à Aphrodite par les Grecs, elle participe à l'action du Démiurge, le don de l'éros provoquant l'attrait entre les êtres et assurant la continuité de la vie.
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MessageSujet: Déesses   Mar 03 Juil 2007, 10:54

ce livre est une mine d or(c est dans ce livre que j ai depuis quelques mois, que j ai vu Nu wa et Fu Xi pour la première fois...pas de hasard...)
Déesses



Les déesses. On pourrait croire le sujet éculé. Les sources d'information, les iconographies diverses et variées sont abondantes et ce livre qui leur est consacré pourrait être superfétatoire. Il n'en est rien. Si l'appareil critique est intéressant, il n'est rien en comparaison du choix des images.


Rares. Éblouissantes. Dignes de leur sujet, elles convaincraient le plus athée des faquins de vouer un culte à n'importe quelle déesse croisant son chemin. Qu'elles sont belles ces divinités peintes, sculptées, modelées et en définitive crées par ces artistes géniaux. De la tête de méduse de Rubbens à la femme-renard de Louise Bourgeois, Lanier Graham, l'auteur de ce livre, a su faire preuve d'une intelligence, d'un goût et d'un éclectisme rares.

Female deities of all types and temperaments, from around the world and throughout history.


Since time immemorial, artists have created impassioned images of the goddess as the ultimate generator and destroyer of life, as fertility figure, and as ruler of love and war. Encompassing a variety of media--sculpture, painting, photography, performance art, and film--Goddesses also provides an enlightening text exploring all her many guises.


Lanier Graham, who teaches at Humboldt State University in California, has published extensively on world art and spirituality. His Internet history of the goddess can be seen at www.humboldt.edu/~graham8.
pour ceux qui lise l anglais...
http://www.zooscape.com/cgi-bin/maitred/WhitePulp/isbn0789202697
voir
http://www.abbeville.com/Products/Product0789202697.htm
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Dim 05 Aoû 2007, 10:51

Texte du Dictionnaire des Symboles (mon livre de chevet):
Isis
La déesse égyptienne Isis (transcription grecque de Iset) connut dans le monde grec dès le IV e siècle avant J.-C. et surtout, aux premiers siècles de notre ère, à partir du règne de Caligula, dans tout le monde méditerranéen jusqu’aux confins de la Germanie, une faveur telle qu’elle vit finalement fondre en elle la plupart des divinités féminines (notamment Déméter, Héra, Aphrodite) du panthéon gréco-romain.
Epouse de son frère Osiris, le dieu fécondant et civilisateur, elle a été victime de la jalousie de son autre frère, Seth, dieu de l’ombre et du désert, qui a tué et dépecé son mari et jeté les morceaux dans le Nil.

La « quête d’Osiris », c’est-à-dire la minutieuse et pationnée recherche qu’elle dut accomplir pour que, de ces membres épars, elle pût reconstituer le corps de son mari, fit assimiler Isis à Déméter, courant le monde pour retrouver sa fille prisonnière des Enfers. Osiris, de son côté, devait être assimilé à Dionysos, le dieu ressuscité.
Les Romains de l’Empire instituèrent des mystères en l’honneur d’Isis ; ils reconnaissaient en elle à la fois la souveraine tutélaire de la terre, de la mer et du royaume des morts. Ils la révérèrent comme une maîtresse magicienne (elle avait réussi à s’unir à la momie de son époux et à mettre au monde un fils, le dieu soleil Horus) capable de transformer aussi bien les êtres que les éléments.

L’Isis gréco-romaine est représentée vêtue de la robe de lin des Déesses Mères et d’un manteau à franges noué sur la poitrine.
Elle tient à la main droite le sistre, sorte de crécelle destinée à ponctuer les cérémonies rituelles et à la main gauche la situle, petit seau contenant l’eau sacrée.


(voir Vautour)/(étonante synchro qui m a conduit à chercher la symbolique de ce rapace ...et qui m a conduit sur le blog de Mr Masson)

La plus illustre des déesses égyptiennes. Elle est représentée à la recherche d’Osiris, son frère et époux défunt, qu’elle ressuscite de son souffle (voir Alcyon) ; ou allaitant son fils Horus ; ou accompagnant des rites funéraires ; elle protège les défunts sous ses ailes et les ressuscite. Elle semble avoir d’abord symbolisé la déesse du foyer, par sa fidélité et son dévouement. Mais, après avoir ravi, selon une légende, le nom secret du dieu suprême, Rê, son pouvoir s’étendit sur l’univers, à l’égal de la puissance divine. Chaque être vivant est une goutte du sang d’Isis. Effectivement, tant au Moyen-Orient, qu’en Grèce et à Rome, et dans tout le bassin méditerranéen, Isis fut adorée comme la déesse suprême et universelle. Je suis la mère et la nature entière, maîtresse de tous les éléments, origine et principe des siècles, divinité suprême, reine des mânes, première entre les habitants du ciel, type unique des dieux et des déesses. Les sommets lumineux du ciel, les souffles salutaires de la mer, les silences désolés des enfers, c’est moi qui gouverne tout au gré de ma volonté (cité par Serge Sauneron). Dans tous les cercles ésotériques, elle sera considérée comme l’Initiatrice, celle qui détient le secret de la vie, de la mort et de la résurrection. La croix ansée (ankh) ou le noeud d’Isis, sont les symboles de ses pouvoirs infinis. Dans les religions à mystères des premiers siècles de notre ère, elle incarnera le principe féminin, source magique de toute fécondité et de toute transformation.


Mythologie :


Isis au Liban :

L’écrivain grec Plutarque écrivit une version de l’histoire d’Isis et Osiris vers 100 ap. J.-C. D’après son récit, quand Isis apprit la trahison de Seth et le meurtre d’Osiris, elle chercha partout le corps de son mari. Elle se rendit à Byblos au Liban où le bruit courait qu’Osiris se trouvait peut-être.

Le cercueil, rejeté sur le rivage à Byblos, s’était emmêlé aux racines d’un petit arbre. Ce bel arbre poussa rapidement et on le coupa pour en faire un pilier au palais royal de la ville. Isis se rendit au palais et s’assit dans la cour, en pleurs. Elle impressionna les servantes du roi en tressant leurs cheveux et en exhalant du parfum sur leur peau, et la reine de Byblos l’engagea comme nourrice de son fils cadet. Isis nourrit le prince en lui faisant sucer son doigt. S’étant attaché à l’enfant, elle décida de lui donner une vie éternelle et elle le déposa donc dans le feu pour le soustraire au monde des mortels.

Alors que le prince était couché dans le foyer, Isis se tranforma en hirondelle et voleta autour du pilier que l’on avait fait de l’arbre. La reine de Byblos entendit ses lamentations et entra dans la pièce. Voyant l’enfant dans les flammes, elle se mit à crier, interrompant le charme avant qu’il n’eût pu agir. Isis révéla alors son identité et demanda que l’on ouvre le pilier. Le cercueil d’Osiris mis au jour, Isis poussa un cri de douleur si terrible qu’il tua le jeune prince.



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MessageSujet: La Mystique de la Déesse   Jeu 23 Aoû 2007, 19:19

La Mystique de la Déesse

John Lamb Lash


http://www.metahistory.org/
John Lash est le fondateur du site metahistory.org "Beyond the Tyranny of Beliefs", "Au-delà de la Tyrannie des Croyances", dont la finalité est la suivante:
"Metahistory est un chemin vers le futur au-delà de l'histoire, vers un monde libéré de l'esclavage des croyances erronées. L'humanité est une espèce en danger de par ses croyances, et surtout, de par ses illusions religieuses de supériorité. Aller au-delà de l'histoire n'est pas seulement une prérogative humaine, car le chemin du futur n'est pas uniquement le nôtre, mais la voie de tous les êtres vivants.
Nous situant au coeur de l'écologie profonde, et même plus profondément, nous explorons les potentialités humaines de façonner la société, de servir la Terre et de co-évoluer avec le monde non-humain. Nous invitons un mythe futur de notre humanité, une histoire créée par nous-mêmes afin d'harmoniser les chemins de l'homme avec Gaïa, la planète vivante..."
John Lash est également l'auteur d'un ouvrage magnifique "Not in His Image", "Pas en Son Image" dont nous appelons, de tous nos voeux, la publication en Français. Le texte présenté ici "La Mystique de la Déesse" est le chapitre 24 de cet ouvrage.
L'ouvrage traite de la vision gnostique, de l'écologie sacrée et du futur des croyances. Voici ce qu'en dit le chercheur et écrivain très réputé Stanislav Grof: " L'ouvrage de John Lash "Not in His Image" est une oeuvre étonnante d'une très grande érudition et d'une puissance visionnaire remarquable. En un tour de force époustouflant, l'auteur présente une analyse profonde de l'histoire du Judaïsme, du Christianisme et de l'Islam et de leurs relations avec le système patriarcal. Il identifie les racines profondes des problèmes intrinsèques à ces trois religions - l'idéologie de la rédemption et le syndrome du bourreau/persécuteur - et il met en valeur leurs relations avec l'aliénation et l'agonie de l'humanité moderne. Cet ouvrage est incontournable pour tous ceux qui tentent de comprendre les courants psychospirituels sous-jacents à la crise globale présente."
Un interview de John Lash est également disponible en Français sur le site de Karmapolis.(dont je cite déjà quelques extraits sur le forum
http://www.karmapolis.be/pipeline/interview_lash.htm )


Dernière édition par le Jeu 23 Aoû 2007, 19:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Jeu 23 Aoû 2007, 19:20

Traduction de Dominique Guillet.
Nous sommes les enfants du Judéo-Christiannisme, de l’Islam, du Néo-Darwinisme ou de toute autre religion. Ces religions sont des absurdités non seulement parce qu’elles sont confuses mais parce qu’elles mettent en péril notre relation à la Terre et à nos compagnons planétaires non-humains. Les fondements culturels de notre éducation nous empêchent de percevoir la Terre comme un organisme planétaire.
James Lovelock introduisit formellement l’hypothèse Gaïa en 1972 dans la revue Atmospheric Environment. Il développa cette hypothèse en collaboration avec la biologiste évolutionniste, Lynn Margulis, connue par ailleurs pour sa théorie endosymbiotique, qui est actuellement l’alternative la plus fertile au modèle Darwinien de l’évolution. La théorie endosymbiotique propose que les organismes de la biosphère vivent les uns contenus dans les autres (endo) plutôt que les uns aux dépens des autres. La symbiose est un processus sériel car elle se manifeste au travers d’une chaîne excessivement longue d’interactions par lesquelles des organismes plus complexes évoluent en incorporant des éléments plus petits et plus élémentaires.

En 1979, Lovelock publiait “La terre est un être vivant, l’hypothèse Gaïa” mais le débat concernant cette nouvelle théorie ne prit de l’ampleur qu’en 1981 lorsque la revue Coevolution Quaterly publia une réponse critique de W. F. Dollittle intitulée “La Nature est-elle réellement Maternelle?”. Depuis lors, tout ce qui relève du concept Gaïa a littéralement explosé en de multiples avatars à connotation principalement mystique ou mythique. “Gaïa est pour ainsi dire le mythe de Dieu, un mystère qui répond à un mystère” écrivit Claudio Guillen, professeur de littérature comparée à Harvard et à l’Université de Barcelone. “C’est une métaphore romantique qui satisfait notre besoin d’unité”.

Cependant, “cette métaphore romantique” de l’hypothèse Gaïa, pour splendide qu’elle soit, satisfait-elle réellement ce besoin? L’hypothèse Gaïa et la mystique de la Déesse - à savoir l’ensemble des conceptions animistes, mystiques et quasi-religieuses qui ont été élaborées autour de la théorie scientifique - ne nous confrontent-elles pas avec des questions à explorer plutôt que des réponses dans lesquelles se conforter?


Gaïa et la Gnose
Quels que soient les arguments présentés pour la fonder, une théorie scientifique est avant tout une narration, une histoire avec un début, un milieu et une fin, façonnée par une intrigue et conviant une vision morale ou un message. “Les scientifiques ont tout à gagner à prendre conscience qu’ils sont des conteurs” commentait la paléoanthropologue Misia Landau. Dans son ouvrage “Narratives of Human Evolution”, Landau affirme que les théories scientifiques “sont déterminées tout autant par des cadres narratifs conventionnels que par des preuves matérielles”. Elle voit, par exemple, dans la théorie Darwinienne, une variation de la thématique du héros mondialement répandue. Le héros, dans l’histoire de Darwin, c’est l’espèce humaine (et pour dire vrai, Darwin avait très peu à dire concernant l’espèce humaine alors qu’elle est au coeur des théories dérivées de son oeuvre.) La théorie de l’évolution consiste en “une séquence de motifs - fronts proéminents et mâchoires rétractées, accroissement de l’intellect et diminution des instincts - qui font avancer l’intrigue et qui sont, en eux-mêmes, porteurs de signification (par exemple, la domination croissante du mental sur la matière)”. La forme narrative, que Landau appelle à juste titre “un autel abritant une diversité de croyances”, est omniprésente dans toute description d’une expérience humaine. Le mythe de Sophia est une histoire cosmologique, tout autant qu’une histoire mystique et métaphorique. De tous les éléments qui pourraient contribuer à la mystique de la Déesse, la vision Sophianique des Mystères est la plus compatible avec les concepts au coeur de l’hypothèse Gaïa. La vision Sophianique, par contre, contraste totalement avec les présupposés dogmatiques de la théorie Darwinienne de l’évolution.



Trois événements remarquables dans le mythe de Sophia suggèrent des corrélations avec des éléments spécifiques de l’hypothèse Gaïa: l’autopoesis, les anomalies de la biosphère et l’abiogenèse. Les textes Gnostiques font référence à l’autopoesis au travers du concept “autogenes”, ou auto-génération. Comme nous l’avons vu, la paraphrase d’Irénée indique clairement que l’histoire mythique des Gnostiques décrivait les pouvoirs d’auto-organisation de Sophia. C’est sans doute la corrélation la plus remarquable entre l’hypothèse Gaïa et la Gnose. Même si l’intercession Christique va beaucoup trop loin pour de nombreuses personnes, l’intégrité de la narration doit être respectée. Elle raconte que cela est arrivé. Si le mythe n’est pas un mensonge délibéré, ou l’expression d’une simple ignorance superstitieuse, nous ferions bien de prêter attention au message que cet épisode pourrait nous offrir. Le sujet requière de la réflexion, de la recherche et de la discussion. Je voudrai simplement faire remarquer que l’intercession Christique présente une première approche permettant de considérer où l’humanité se situe dans la symbiose Gaïenne. Il est possible que la rencontre du Mesotes soit une expérience empreinte d’illusion. Mais s’il en est ainsi, c’est certainement une expérience universelle. Même si un témoignage subjectif ne peut pas être considéré comme un fait scientifique, l’existence d’un tel témoignage (et ils sont nombreux) constitue un fait irréfutable.

Le Mesotes constitue une facette de l’écosystème vivant au travers de laquelle la conscience humaine est fondamentalement accordée avec tous les aspects de la biosphère.

La mystique de la Déesse donne lieu à beaucoup de débats sur le thème de la “noösphère”- à savoir, la biosphère considérée comme un medium de conscience, une notion introduite par Teilhard de Chardin - mais en rien d’aussi précis et délibéré que cela. Nous savons que la biosphère est un medium composé de processus qui apparaissent d’autant plus complexes et conscients que nous les observons plus intensément. L’expérience du Mesotes est une rencontre directe avec un intermédiaire entre la biosphère et le mental humain. L’éventualité qu’au sein de la biosphère un point focal omniprésent (si je puis me permettre une terminologie paradoxale) réponde à l’attention humaine n’est peut-être qu’une notion purement mystique, et non scientifique, mais il serait non scientifique de l’exclure pour cette raison. Dans le futur, il se peut que cela soit la certitude de l’expérience mystique qui amène l’hypothèse Gaïa à sa pleine maturité, tout en en conservant l’intégrité scientifique. Une telle certitude n’entrerait pas forcément en contradiction avec les découvertes scientifiques et pourrait même, en fait, les compléter et les valider.

La seconde corrélation marquante concerne les anomalies de la biosphère que nous avons mentionnées dans le chapitre 13 et qui nécessitent maintenant un approfondissement. L’hypothèse Gaïa en met en valeur trois: la constance de la température de l’atmosphère malgré un accroissement de 30 % des radiations solaires, la stabilité de la salinité des océans, et le ratio d’oxygène au seuil critique de 20 %. Dans le mythe de Sophia, la conversion de l’étoile-mère Sabaoth fait référence à la première anomalie. Selon la tradition, le soleil, malgré qu’il soit originaire du même domaine de matière élémentaire que les Archons, renonce ( se repent) à sa connexion aux forces inorganiques dans le cosmos afin d’irradier de la vitalité vers le monde organique de Sophia. Bien que la chaleur émanant du soleil s’intensifie considérablement avec le temps, l’étoile-mère est tellement accordée à la Terre que la température de l’atmosphère se maintient à un niveau permettant la vie.

Quant aux deux autres anomalies, elles ne sont pas évidentes au premier abord dans l’histoire mythologique telle que je l’ai reconstruite à ce point, mais on pourrait, peut-être, les faire ressortir des écrits Gnostiques en se fondant sur des éléments des traditions indigènes. Ainsi, dans l’ouvrage “Voices of the First Day”, Robert Lawlor montre comment le Serpent Arc-en-Ciel des Aborigènes Australiens est une métaphore du spectre électromagnétique. Des corrélations similaires pourraient être développées pour le mythe de Sophia mais tout cela représente un travail long et méticuleux. N’oublions pas, également, que des parties essentielles de l’histoire ont été complètement détruites - la création de la lune, par exemple. La disparition de ces épisodes compromet la reconstruction du mythos.

La troisième corrélation marquante concerne l’abiogenèse, à savoir l’émergence de la vie organique à partir de la chimie inorganique. C’est un sujet éminemment controversé au sein de la biologie moderne. Une des caractéristiques majeures du mythe Gnostique de Sophia concerne le scénario des Archons, l’espèce inorganique de type cyborg qui demeure dans le système solaire, à l’exception de la terre. Dans la terminologie des parapharases des pères de l’église, les adjectifs “matériel” et “animal” font respectivement référence à des processus inorganiques et organiques. Dans le mythe de Sophia, cette distinction est moins évidente mais une grande attention est apportée à la description de la nature et du comportement des Archons et à la détermination de ce qui les différencie des êtres humains. Ils sont dépourvus d’ennoia, à savoir, d’intentionnalité; ils ne peuvent qu’imiter; ce sont des trompeurs et des prédateurs, etc. L’affirmation selon laquelle le maître des Archons ne respecte pas les limites de son domaine est porteuse d'un message à destination de l'espèce humaine quant à son propre problème de frontières. Lorsque les Archons façonnent leur habitat planétaire, ils copient les structures fractales vivantes du Plérome mais le résultat n'est qu'une parodie sans âme des “mécaniques célestes”. Grâce aux données photographiques fournies par le télescope de Hubble, et autres instruments modernes de collecte de données, les astrophysiciens sont maintenant capables de percevoir qu'une organisation fractale et fluide est à l'oeuvre dans tout l'univers à l'échelle galactique. Selon les Gnostiques, le système planétaire dans lequel nous demeurons témoigne d'un simulacre d'organisation fractale qui est une imitation Archontique. La tradition écrite Gnostique offre une variation du concept d'abiogenèse car elle n'évoque pas l'émergence de la vie organique à partir d'un substrat inorganique mais elle décrit comment notre monde organique s'est niché dans le système planétaire inorganique.

L'affirmation Gnostique selon laquelle la terre n'appartient pas au système planétaire, mais en est simplement captive, représente un énorme défi pour la pensée moderne mais elle n'est pas en contradiction avec les éléments les plus avancés de l'hypothèse Gaïa. J'ai proposé que le concept de trimorphia protennoia constitue “l'intention originelle tripartite” de Sophia, la forme de son Rêve avant qu'elle ne plongeât du Plérome. Que la structure de notre monde ait été conçue, au niveau cosmique, comme un monde tripartite comportant une planète avec un satellite et une étoile centrale, est une conception bien au-delà de ce qu'un scientifique sérieux pourrait considérer. Je ferais remarquer, cependant, que des études de plus en plus approfondies de la physiologie et de la chimie ecosystémiques de Gaïa, telles qu'elles sont présentées dans l'ouvrage de Tyler Volk “Gaïa's Body”, tendent à mettre en valeur que la Terre, le Soleil et la Lune constituent un système fermé et distinct du reste des planètes. J'ai l'intuition que, sous peu, l'hypothèse Gaïa va formellement intégrer les activités lunaires et solaires dans son paradigme et induire, ainsi, une vision de Gaïa en tant que système intégral tripartite.
suite sur le tres bon site
http://www.liberterre.fr/gaiasophia/cosmologie/index.html
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MessageSujet: L’esprit de Ma’at.   Mer 19 Sep 2007, 09:29


L’esprit de Ma’at.



Créer le Paradis sur Terre.

Avec Jean Adrienne
Par Asa Wulfe

Nous avons l’habitude de penser que l’ascension implique de quitter la terre pour se retrouver sur un plan supérieur ou atteindre le « paradis ». Mais, nombreux sont ceux qui sentent aujourd’hui (et Drunvalo est l’un d’eux) que l’ascension à notre époque consiste en réalité à créer le Paradis sur la terre, ici et maintenant.

Jean Adrienne est écrivain et consultante au niveau spirituel. Elle fait partie de ceux qui croient en l’interprétation du Paradis sur Terre et qui l’enseigne. Elle pense aussi que cela aura pour conséquence des modifications importantes de notre ADN terrestre et de notre système de chakras – changements rendus possibles seulement depuis que nous nous sommes mis à rêver le rêve.

Pourquoi choisir de rester ici sur terre ? Du point de vue du Soi supérieur, la réponse à cette question semble un non-sens. « L’alchimie » dit Jean « nous apprend que chaque âme de l’Univers, aussi avancée soit-elle, nous envie d’avoir un corps. »

Asa : Si vous nous disiez ce que vous entendez par le terme « ascension ».

Jean : La véritable définition de ce mot, suivant le dictionnaire de Webster, est simplement passer d’un niveau à un autre. La définition historique d’un point de vue spirituel ou religieux est que nous mourons et nous allons au Ciel mais littéralement, l’ascension de la conscience signifie simplement se déplacer d’un niveau de conscience à un autre. Si nous considérons que nous avons vécu dans une conscience tri-dimensionnelle un certain nombre d’années, l’ascension pourrait signifier accéder au cinquième ou au neuvième niveau de conscience.
On nous a inculqué la notion préconçue qu’il est nécessaire de quitter son corps pour pouvoir voyager vers un endroit meilleur. Mais l’ascension peut avoir lieu sur ce plan physique simplement en élevant sa conscience. Nous pouvons choisir de nous élever tout en demeurant dans un corps physique.
L’ascension ne signifie pas obligatoirement que les gens qui choisissent de ne pas s’élever vont disparaître de notre expérience ; il est possible qu’ils vivent juste une expérience différente. Et ceux qui veulent s’élever sans le corps peuvent aussi en faire l’expérience.
Dans tous les cas, il y aura deux réalités. Dans le futur on arrivera peut-être à un stade où les deux réalités pourront co-exister sans se voir : un plan serait invisible à l’autre.
À mon avis, chacun va vivre selon son choix. Tout le monde devra choisir ce qu’il souhaite faire car nous sommes sur une planète de libre-choix.
Nous avons choisi de venir ici et de faire l’expérience de l’incarnation parce que cette expérience n’est possible nulle part ailleurs. L’alchimie nous apprend que chaque âme de l’Univers, aussi avancée soit-elle, nous envie d’avoir un corps.
Il y a des choses qu’on ne peut faire qu’avec un corps, comme certaines expériences physiques par exemple.

Asa : Supposons que nous sommes maintenant dans la cinquième dimension ou sur le point d’y accéder, quels sont les changements qui vont survenir ?

Jean : Le premier pas dans le passage d’un état de conscience à un autre est de reconnaître pour soi l’importance d’avoir un corps et ensuite de revendiquer les aspects du corps physique que nous avions délaissés dans notre quête de la spiritualité.
Pendant un certain temps, nous avons essayé d’éclairer nos âmes au travers de l’enseignement spirituel pour nous illuminer et peut-être même pour quitter le corps en renonçant à certaines nourritures et habitudes.
La vérité est que nous sommes des êtres spirituels qui faisont une expérience physique. Il est nécessaire de le revendiquer et de pleinement vivre et ressentir cette expérience physique.
Il n’y a aucune autre façon de vivre dans le présent. Si nous ne pouvons pas vivre dans le présent, nous ne pourrons pas vivre dans l’espace du cœur ou atteindre l’éveil. Si le physique et le spirituel sont parfaitement unifiés en nous, nous n’expérimenterons que l’instant présent et cette connexion ne nous procurera qu’harmonie et croissance.

Asa : Quel conseil pouvez-vous donner à ceux qui n’ont découvert l’ascension que dans le corps sans en avoir eu auparavant la conscience intuitive ?

Jean : Tout repose sur l’intention. La première chose à faire est de décider d’être ouvert pour recevoir l’information et alors il se passera ce qui doit se passer, le reste n’est que parole. Plus on lâche prise, plus la progression est rapide.

Asa : Est-ce que l’ADN change comme beaucoup le prétendent ?

Jean : Je crois que oui. Je pense que le corps doit accéder à une vibration plus haute pour que l’ascension ait lieu sous la forme humaine. Ce processus peut être initié en activant les brins additionnels d’ADN – l’ADN spirituel.
On pense qu’à l’origine nous n’avions pas que les deux brins d’ADN que l’on trouve dans le corps aujourd’hui. En activant d’autres filaments, on réveille de nouvelles capacités, dons et pouvoirs demeurés endormis. Si vous dépliez la double hélice d’ADN, vous découvrirez qu’elle ressemble à une échelle- l’échelle vers la cinquième dimension.
Certains sont parvenus à réactiver l’ADN en rétablissant les 12 brins, mais ce processus à 12 brins n’est peut être qu’un début car j’ai l’impression qu’il n’y en a pas 12 mais plutôt 36.
Le paradigme de l’ADN a changé quand un grand nombre d’entre nous ont réalisé qu’il était possible de s’élever dans ce corps physique et que les brins d’ADN sont la clé de cette ascension.
Il est certain que dans l’ADN est encodé tout ce que nous sommes physiquement. Nous avons un ADN physique situé dans nos cellules et un ADN spirituel dans notre champ d’énergie. Pour passer dans la cinquième dimension, il est essentiel de relier ces deux énergies de même que l’on intègre et équilibre les deux hémisphères cérébraux.
L’ADN renferme toute notre connaissance intérieure. Dans l’ADN est encodée la mémoire de tout ce qui existe. En devenant authentique, nous n’avons plus besoin de rechercher à l’extérieur « la vraie connaissance ». Elle est en nous.
Je pense que la vraie connaissance se trouve dans l’ADN et, qu’en nous élevant, de nouveaux brins seront activés ce qui nous donnera accès à notre connaissance intérieure cachée.

Asa : Si je comprends bien, vous croyez aussi que les changements des chakras font partie du processus d’ascension ? Comment cela fonctionne-t-il ?

Jean : Je pense qu’il est nécessaire de déplacer notre attention des chakras supérieurs aux chakras racine et sacré. C’est ainsi que nous pourrons permettre à l’idée de s’exprimer à travers la forme.
On nous dit depuis des années de nous concentrer sur le troisième œil et sur le chakra coronal. Mais je pense qu’à présent, il faut s’appliquer au premier et au second chakra afin de donner forme à la création et amener le Paradis sur Terre.
Aujourd’hui, on demande à beaucoup de gens, même aux Vegas, de manger de la viande ou au moins des légumes qui ont des racines (tubercules) juste pour permettre de s’ancrer dans le corps.
Je pense que si nous nous ancrons dans le corps physique et activons l‘ADN, de nouveaux chakras apparaîtront. S’il n’y a que 12 brins d’ADN, il est logique d’imaginer 12 chakras en relation avec eux. Et s’il y en a 36, alors il y aura 36 chakras.
Le premier chakra qui apparaîtra, lors du processus d’ascension, sera le chakra du cœur supérieur ou chakra du thymus. Ce chakra a commencé à s’ouvrir pour beaucoup de gens qui le ressentent parfois comme une crise cardiaque. Je vois ce chakra vert citron, certains le perçoivent vert d’eau.
Il existe aussi un nouveau chakra juste au-dessus de la lèvre. On peut le percevoir par l’arrière de la tête, l’occiput : c’est le chakra de l’ascension.
Il y aurait aussi des chakras près de la rate et dans le champ d’énergie qui ne seraient pas encore effectifs. Le chakra de l Etoile de l ‘Ame se trouve environ 18 pouces (45 cm) au-dessus de la Couronne et il existerait un autre chakra au-dessus. Nous ne savons pas où sont situés les nouveaux chakras. C’est excitant et nous les découvrirons peu à peu au fil du processus de l’ascension.
Un nouveau paradigme est en création pour le corps physique. Nous passons d’un corps contrôlé par le système immunitaire à un corps contrôlé et activé par le cœur. Dans le système immunitaire ce sont les émotions qui nous font réagir, tandis que dans le chakra du cœur supérieur nous sommes reliés à notre connaissance intérieure.
Nous pensions autrefois que nous vivions dans un monde dirigé par des forces qui nous ont extérieures mais le mouvement de l’ascension nous parle d’un monde gouverné par le cœur supérieur.

Asa : Je sais que beaucoup de gens font à l’heure actuelle des expériences physiques difficiles. En quoi ce nouveau paradigme affecte-t-il notre santé ?

Jean : Il est possible d’améliorer la santé par la synthèse de l’âme et du corps dont j’ai parlé plus haut. Mais il est aussi possible d‘engendrer des problèmes de santé si c’est le choix que la personne fait pour son apprentissage. Nous sommes libres, à chaque instant, de choisir notre réalité.

Asa : Quel est le rapport avec la Grille de Cristal ?

Jean : Rien de tout cela ne pouvait arriver avant que la Grille de Cristal ne soit mise en place. Avant cela, nous devions quitter le corps physique pour pouvoir changer de plan.
Il existe d’autres grilles en dehors de la Grille de Cristal. Il y a la Grille Axiatonale qui relie le corps aux méridiens de la terre, à la Grille de Cristal et, au-dessus, à la grille de l’Univers.
Nous changeons de taux vibratoire quand nous nous relions à la grille de Cristal. C’est un peu comme les relais ou comme passer d’une connexion Internet par téléphone à une connexion câblée ou à l’ADSL. Nous utilisons les fréquences vibratoires à un rythme différent. Le taux vibratoire du corps est totalement hors gabarit aujourd’hui. Il y a deux ou trois ans, l’être humain vibrait en moyenne autour de 68 Hz. À présent il m’arrive de mesurer quelqu’un à cinq millions Hz !
Il existe un autre paradigme, ouvert sur un immense champ de création consciente, que nous ne pouvons encore percevoir et qui est radicalement différent de tout ce qui a été écrit sur l’espèce humaine ou tout ce que nous avons déjà expérimenté. Il est sans doute difficile pour nous de sortir de la boite et de lâcher suffisamment prise pour nous ouvrir à ce nouveau paradigme.
Nous ne pouvons le percevoir que si nous lâchons prise vraiment. Il importe d’abord de réaliser combien nous cherchons à contrôler notre vie. Le contrôle apparaît dès que les situations ne s’annoncent pas faciles, paisibles et harmonieuses. Quand notre monde s’avère irritable, nous pouvons être certains que nous essayons d’imposer notre volonté d’une façon ou d’une autre.
Ces émotions désagréables sont en fait le signe que nous ne sommes pas en prise avec notre connaissance intuitive. Quand les émotions apparaissent, je me dis que je vis un instant mortel et la seule chose à faire dans un tel instant est de ne rien faire ! Ne prendre aucune décision, ne faire aucun choix, car les décisions et les choix pris durant un instant mortel ne servent jamais notre bien le plus profond.
La Loi de l’attraction universelle implique que nos pensées et nos vibrations déterminent le système et les évènements qui vont se produire autour de nous. Une autre façon de le dire est « Notre expérience du monde est le résultat de nos émotions et de nos forme-pensées. » Quand nous lâchons le contrôle, tout se remet en place. C’est le paradis sur terre.
Le nouveau paradigme est semblable à une chaîne de télévision : quand nous reprenons le contrôle nous perdons la réception de la chaîne. La seule chose à faire est de prendre une profonde inspiration, de s’abandonner à notre Soi supérieur et de laisser aller.

Asa : Si l’on décide de s’impliquer dans ce processus d’ascension, quelles sont les étapes importantes à franchir ou quels sont les changements à effectuer dans notre conscience ?

Jean : Nous devons apprendre à lâcher la peur. Nous devons examiner constamment nos pensées. Pensées et émotions sont créateurs et nous ne pouvons nier notre responsabilité dans la création (de notre réalité) si nous ne sommes pas vigilants vis-à-vis de nos pensées et de nos sentiments.
Il n’y a pas de victime dans la cinquième dimension. Tout ce qui nous est désagréable résulte de notre propre création. Pour le changer, il suffit de le remplacer par quelque chose de nouveau et de meilleur, ce qui implique d’assumer la responsabilité de ses pensées et de ses émotions.
Nous devons nous défaire de notre fond de peur tri-dimensionnelle. Nous devons abandonner tout jugement de bon ou de mauvais. Juger c’est s’ouvrir à des vibrations basses. Il s’agit en fait de comprendre que tout existe tel qu’il doit exister à ce moment précis. Nous devons apprendre à vivre, instant après instant, dans l’ici et maintenant.
Quand vous vous élevez véritablement, vous vous souvenez de qui vous êtes vraiment ; vous êtes le Créateur. Il est alors important de mettre l’accent sur ce que l’on crée – créer votre vision du paradis sur terre. Mettez-vous à créer votre réalité afin qu’elle ressemble à ce que vous pouvez imaginer de mieux dans le vieux paradigme tridimensionnel. Puis lâchez prise ! Dites-vous « ma réalité est ainsi ou mieux encore ». De cette façon, vous la présentez à votre Moi supérieur et vous permettez que ce dernier travaille sur votre vision.
Nous sommes capable de créer plus de merveilles que nous ne pouvons l’imaginer. Nous apprenons à nous en convaincre à travers le processus de l’ascension. C’est pourquoi nous devrions créer autant que possible joie et bonheur. Rappelez-vous, nous pouvons créer la joie et le bonheur, nous pouvons avoir l’abondance.
Mais quand l’abondance descend sur nous, il est important de nous souvenir de donner généreusement afin de pouvoir continuer à recevoir de même.
Je pense que ce qui nous arrive aujourd’hui c’est vraiment la transformation d’un Paradis sur Terre. Je suis convaincue que ce monde va devenir ce que les écritures nous disent, un lieu où le Lion dort avec l’Agneau.

Jean Adrienne est guérisseuse et écrivain. Elle a un diplôme de psychologie de l’Université de l’État de Floride et a suivi la formation pour le ministère, à l’Université du Sud.
Elle est Maître de Reiki Usui, Karuna Ki et des sept Rayons. Elle est l’instigatrice de « Inner Speak », qui concerne la création de changement énergétique (quantum). Elle est auteur des deux livres -Aventures de l’Âme et -Langage intérieur pour tous et a créé un CD de méditation guidée « Aventures de l’Âme ».

Pour plus d’informations consultez son site web :Inner-Speak.com
Vous pouvez la contacter au 404-934-0714 ou JeanAdrienne@mindspring.com

Texte traduit en français par Sylvie Barras

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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Ven 21 Déc 2007, 10:35

Sous le soleil de Mithra


Noël
Par Gabriel Racle En dehors des cercles restreints de spécialistes de l’Antiquité ou de l’histoire des religions, on ne parle guère de Mithra. Et pourtant, Mithra a laissé sa marque dans nos sociétés occidentales, une marque toujours vivante.

Pour comprendre ce dont il s’agit, il faut faire un retour en arrière. Depuis des lustres, le solstice d’hiver a fait l’objet d’une célébration, sous diverses formes selon les cultures. Mais le symbolisme en est toujours le même: le solstice d’hiver marque bien la nuit la plus longue de l’année, mais c’est aussi le moment où les jours commencent à rallonger. Sous différentes interprétations, c’est la victoire de la lumière sur les ténèbres.

Chez les Romains, autour de la date du solstice d’hiver, se déroulaient les Saturnales, une période de réjouissance. Elles célébraient le règne de Saturne, dieu des semailles et de l’agriculture. La fête ne durait d’abord qu’un jour; Auguste ordonna qu’elle se célèbre pendant trois jours, du 17 au 19 décembre; Caligula ajouta un quatrième jour.

Pendant la durée de ces fêtes, les tribunaux et les écoles étaient fermés, on ne pouvait entreprendre une guerre, ni exécuter un criminel et les esclaves bénéficiaient d’une liberté pleine et entière. Les maisons étaient décorées de feuillages et de branchages en l’honneur du dieu de l’agriculture.

Aux Saturnales succédait immédiatement la fête des Sigillaires (sceaux), ainsi appelée parce que sa célébration consistait surtout dans l’envoi que se faisaient les Romains de présents, tels que des cachets, anneaux, et autres petits objets de sculpture.

Les enfants recevaient en cadeau des adultes de petits sceaux et autres babioles. Cette fête des sigillaires donnait lieu à des festins pour lesquels les maisons étaient décorées de plantes vertes. Mais le culte le plus pratiqué alors dans l’Empire romain est celui de Mithra, dont le nom signifie à la fois «ami» et «contrat»; le dieu Mithra est l’ami des hommes, c’est le dieu de la lumière et de la justice, qui veille au respect des alliances et des serments.

Ce culte était très répandu chez les soldats romains qui, de la Perse, le transportent en Italie où il s’implante solidement, à Rome notamment. Les adorateurs de Mithra reconnaissaient une divinité unique, manifestée par la lumière des astres, surtout le Soleil, brillant et invincible, ennemi de la nuit et des démons. Mithra, ange de la lumière, était un serviteur du dieu Ormuzd, la lumière primitive, et l’intercesseur des hommes auprès de lui.

Cette religion était très austère; les initiés étaient soumis à des épreuves, puis «baptisés» par aspersion avec le sang d’un taureau. Les prêtres enseignaient que par la pratique de certains rites de purification et d’abstinence, on pouvait participer à la nature des astres lumineux et immortels.

Le 25 décembre, on célébrait Mithra: c’était la fête du Sol invictus, correspondant à la naissance de ce dieu solaire (Dies Natalis Solis Invicti, jour de naissance du soleil invincible), qui surgissait d’un rocher ou d’une grotte sous la forme d’un enfant nouveau-né.

Le choix du 25 décembre provenait sans doute du calcul du nouveau calendrier julien (imposé par Jules César) fixant le solstice d’hiver à cette date erronée. Le culte prend une telle ampleur qu’en 274, l’empereur Aurélien le déclare religion d’État.

Le christianisme, qui commence alors à se répandre, se trouve en concurrence avec ces fêtes «païennes». Comment contrer ce culte qui le menace? Par la mise en œuvre d’un subtil syncrétisme pour assimiler la naissance du Christ au retour de l’astre solaire, au Sol invictus, en s’insérant ainsi dans une tradition déjà existante.

«Ce choix semble avoir été imposé aux chrétiens par l’impossibilité dans laquelle ils se trouvaient, soit de supprimer une coutume aussi ancienne, soit d’empêcher le peuple d’identifier la naissance de Jésus à celle du Soleil», d’expliquer Arthur Weigall dans Survivances païennes dans le monde chrétien (Paris, Payot). En 354, le pape Libère désigne officiellement le 25 décembre comme fête de la naissance du Christ, devenue Noël en français vers 1112, par évolution de l’ancien français nael, du latin natalis (dies), soit «le jour de la naissance».

Auparavant, on ignorait cette célébration, instituée pour contrer le culte de Mithra. Plusieurs dates avaient été avancées pour la naissance du Christ: le 6 janvier, le 28 mars, le 19 avril ou le 29 mai. Certaines sectes avaient choisi le 6 janvier, qui correspond aux épiphanies de Dionysos et d’Osiris – deux divinités de la végétation qui, comme le Christ, meurent et ressuscitent – et à la sortie du soleil dans la constellation de la Vierge, moment important pour les astrologues de l’Antiquité.

Aux IIIe et IVe siècles, c’est le 6 janvier, qui voit «l’épiphanie», c’est-à-dire la «manifestation» du Christ, date à laquelle l’Orient chrétien célèbre sa naissance.

Ainsi la tradition des cadeaux, des décorations, des bons repas associés aux fêtes de fin d’année a de lointaines origines et si Noël se célèbre le 25 décembre, c’est à Mithra que nous le devons. L’histoire est une continuité. (La tradition du sapin de Noël est plus récente et donne lieu à diverses hypothèses, dont l’une la fait remonter au XVIe siècle, en Alsace.)

voir aussi
Contes de Noël

Noël et le Mithraïsme
http://www.fravahr.org/spip.php?article269

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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Ven 21 Déc 2007, 11:37

Citation :
«Ce choix semble avoir été imposé aux chrétiens par l’impossibilité dans laquelle ils se trouvaient, soit de supprimer une coutume aussi ancienne, soit d’empêcher le peuple d’identifier la naissance de Jésus à celle du Soleil»

Plus précisément, la tradition christique prend racine dans la tradition orphique, et les Mytères d'Eleusis, et est même en réalité directement en lien avec toute tradition liée au culte solaire.

Christ, l'"oint", est une réalité qui précède le personnage de Jésus, et qui n'est pas circonscrite à la tradition judéo-chrétienne.

Il y a un rapport immédiat entre la renaissance solaire, et la renaissance de l'homme spirituellement renouvelé (résurrection), mais aussi la renaissance de l'Humanité au terme de sa plongée dans la densité (Ascension).


Amitié,

steph
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