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 POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!

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AMBRE

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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Dim 05 Déc 2010, 14:12



INTERVIEW DE Géraldine Feuillien

Ce lundi 29 novembre, j’ai accordé une interview écrite au magazine belge “TENDANCE” qui sortira dans l’édition de ce jeudi 2 décembre 2010. Toutefois le journaliste qui m’a interrogée m’a averti que par manque de place, il ne pourra en exploiter qu’une petite partie. Aussi ai-je décidé d’en publier l’intégralité sur notre site afin de répondre aux questionnements de ceux qui s’intéressent à notre action. (Géraldine)

Etes-vous personnellement en contact avec Eric Cantona ?

Non. On essaie depuis un mois. Sans succès.


Avez-vous eu son feu vert pour l’utilisation de son nom et de son image dans la construction de votre site bankrun2010 ?

Notre site ne publie qu'une video mise en ligne par le journal OCEAN PRESSE. Elle est publique et avait déjà fait l'objet d'un buzz avant que nous n'entreprenions de créer cet événement. Du reste, ne ne l'avons pas créé au nom d'Eric Cantona mais en nos noms propres, que nous signons honnêtement. Nous le remercions à la fin de notre communiqué de presse pour nous en avoir insufflé l'idée. Nous déplorons que les médias lui aient attribué cette action. Il n'y avait pourtant aucune ambiguïté de notre part. Mais bon, quand la presse nationale se met à me prêter l'intention d'inciter les gens à "PILLER" les banques quand je les invite seulement à reprendre leur argent, il ne faut plus s'étonner de rien.


Avez-vous été surprise par la réaction de Febelfin, la fédération belge su secteur financier, qui prend votre menace très au sérieux et dont l’administrateur délégué affirme, je cite, que « cette action peut déstabiliser notre système financier qui est fragile » ?

J'ai trouvé honnête cet aveux de faillite de notre système. Ce qui m'étonne c'est qu'aucun média ne s'en scandalise ne se penchent sur les raisons qui ont conduit à cette situation. Il serait temps que les acteurs économiques de notre pays en tirent les leçons qui s'imposent. Est-il logique que dans un pays de près de 11 millions d'habitants, le système puisse s'écrouler si seulement 15 000 d'entre eux retirent leur argent? Et encore, on m'a prêté cette estimation de participation dans la presse, mais je n'ai jamais dit que 15 000 personnes participeraient. J'ai dis qu'on avait 15 000 inscrits sur l'événement FACEBOOK tous pays confondus au moment de l'interview par téléphone. Il est impossible d'émettre une estimation vu que les gens qui nous soutiennent font connaître notre action du 7 décembre sur d'autres réseaux sociaux, par des vidéos, par des distributions de tracts, sur les blogs, les forums de discussions et puis, entre eux, entre collègues etc...


Dans votre communiqué, vous invitez les gens à retirer leur argent des banques… Mais ensuite ? Concrètement, que leur conseillez-vous de faire avec cet argent une fois retiré ?

Le 7 du mois, la plupart des citoyens sont soit déjà à découvert, soit ils ne leur reste que quelques centaines d'euros. Je conseille à ceux-là de faire des provisions de nourriture non périssables et produits de premières nécessités. Et même de ne pas attendre pour se constituer des stocks car, avec ou s'en nous, le système VA s'écrouler. Les bulles de l'or, des triliards de dollars monopoly injectés dans l'économie depuis des années par la FED, les renflouements des pays en difficulté dans la zone euro que l"ont prévoit de faire payer par les citoyens européens qui n'en peuvent déjà plus de subir les conséquences de cette crise et à qui ont promet dores et déjà des mesures d'austérités (parce que là, visiblement, ils semblent penser qu'on se la coulait douce!) etc... Tout ces indicateurs, plus tous les autres dont j'ai connaissance et qui sont trop nombreux à énumérer devraient vraiment pousser les décideurs politiques à prévenir les gens. Ca devrait être à eux de le faire. Encore faudrait-il pour cela qu'ils ne soient pas à ce point déconnectés du monde réel. La situation qui s'est produite en Argentine il y a quelques années nous pend au nez tous les jours. Et personne ne semble le remarquer, personne ne semble s'en préoccuper.

Pour ceux qui ont encore des économies, des plans d'épargne, il faut s'y prendre à l'avance et je leur recommande d'acheter des pièces d'or, ou des pièces d'argent métal. Ou des petits lingots selon leurs moyens. Et que ceux qui ont beaucoup d'économies et qui seraient tentés d'acheter des lingot d'or, ne l'achète pas sur papier. J'ai suivi l'an dernier, notamment dans le GATA, toutes les péripéties des lingots vendus sur certificat et qui étaient vendus parfois jusqu'à 20 personnes différentes! Sans parler des lingots de tungstène plaqués or qu'on a fait passer pour des lingots d'or pur...


Cette opération est-elle véritablement « réaliste » ?

Son succès témoigne en tout cas qu'elle répond à des attentes de la part de l'opinion publique, et pas seulement chez nous.


Autrement dit : chacun sait qu’il faut plusieurs jours pour retirer une grosse somme d’argent au guichet d’une banque. Les gens qui vous suivent et qui se rendront aux banques le 7 décembre ne vont-ils pas rentrer « bredouille » ?

Les premiers arrivés seront les premiers servis.

Quoi qu'il se passe, les gens auront l'occasion de s'interroger enfin sur l'immense arnaque que représente la création monétaire aujourd'hui et que notre système bancaire ne les protège plus. Qu'au contraire, il les endette de manière exponentielle. Qu'il n'est même plus à leur service. Ce sera le moment d'exiger qu'on en reconstruise un autre qui soit vraiment au service des citoyens.


Pourquoi avoir choisi la date du 7 décembre ? Une éventuelle référence à l’attaque de Pearl Harbor, ô combien symbolique, est-elle totalement fortuite ?

Non. Yann voulait initialement créer l'événement pour le 1er, mais j'ai pensé qu'il valait mieux laisser une semaine supplémentaire aux gens pour qu'ils aient le temps de percevoir leur salaire ou prestation sociale, et de payer leurs emprunts, leur loyer et leurs factures. Donc, voilà. Le choix de la date était plus d'ordre pratique.


Dans votre communiqué, sur votre site, vous exigez la création d’une banque citoyenne. S’agit-il de la prochaine étape ?

La prochaine étape c'est l'annulation de nos dettes publiques. La totalité des dettes publiques à rembourser sur la planète est de loin supérieure aux richesses existantes pour les rembourser. Il est absurde de continuer à agiter le spectre de la dette publique pour contraindre les peuples à toujours plus d'efforts et de sacrifices. Il est temps de mettre un terme à cette fumisterie qui justifie toutes les mesures d'austérités que nous connaissons depuis de trop nombreuses années; de Remettre les compteurs à zéro, retrouver notre souveraineté monétaire, de retrouver le pouvoir de battre et de contrôler notre monnaie. De re-nationaliser les banques et de ne plus dépendre des marchés financiers. A partir le là, nous voulons des banques au service des citoyens, qui aident nos petites et moyennes entreprises à relocaliser nos emplois, qui protège l'argent des déposants de la spéculation. Une banque qui ne prête qu'en fonction des richesses qu'elle possède et ne pratique plus d'intérêt.


Où en êtes-vous dans ce projet?

Ce projet ne pourra voir le jour aussi longtemps que nous serons prisonniers du système actuel. Dès que la voie sera libre, les propositions considérées aujourd'hui comme marginales seront enfin entendues avec l'attention qu'elles méritent.


Dans votre communiqué, vous affirmez également vous exprimer « au nom d’aucun parti politique ». Mais vous-même, comment définissez-vous votre sensibilité politique ? Etes-vous personnellement militante au sein d’un parti ?

Non seulement je ne suis membre d'aucun parti, mais en plus j'ai refusé de me prêter à cette mascarade démocratique que sont devenues les élections, en juin dernier. A mes yeux, nos responsables politiques ont perdu toute crédibilité lorsque j'ai pris conscience que, tous partis confondus aucun ne s'attaquaient jamais à la source des problèmes que nous connaissons, le système financier. Au contraire, ils nous ont unanimement toujours soumis à lui et à ses règles, et ce... systématiquement à nos dépends. Je déplore de n'avoir entendu aucun d'entre eux remettre en cause la légitimité du Traité de Lisbonne et la manière dont il fut passé en force. Je déplore évidemment que nous n'ayons jamais été consultés à ce sujet, alors que ce traité allait avoir des incidences majeures sur nos vies. Mais j'imagine que si nous avions dit "non", par référendum, on nous aurait fait revoter jusqu'à ce que nous disions "oui", comme on a fait avec l'Irlande, avec les conséquences que nous constatons aujourd'hui. Ce n'est pas l'idée que je me fais d'une démocratie.


Certaines mauvaises langues insinuent que toute cette opération vise uniquement à faire parler de vous, scénariste, dans les métiers du cinéma ? Que leur répondez-vous ?

Depuis le début de la médiatisation de cet événement, si bien Yann que moi, nous avons systématiquement refusé toutes les sollicitations des différentes télés qui voulaient nous filmer. Y compris CNN.. Mais il y a aura toujours des gens incapables de concevoir qu'on puisse faire quoi que ce soit sans intérêt personnel sous-jascent. Soit, parce qu'ils sont eux-mêmes comme cela, ou bien par désenchantement. C'est la vie.


SOURCE
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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Dim 05 Déc 2010, 14:40

Face à l'appel Cantona, une opposition politique et intellectuelle désarçonnée

La chose publique

Avant même le 7 décembre fatidique, l’appel du footballeur Cantona aura au moins réussi une chose : forcer “l’élite”, intellectuelle comme politique, à se positionner et à dévoiler son degré d’engagement.

Passons rapidement sur les réactions des tenants du pouvoir. Sous des dehors ironiques gênés aux entournures, les ministres Lagarde et Baroin, relayés par quelques sommités bancaires (Baudoin Prot de BNP-Paribas), ont surtout étalé une fébrilité et un manque d’assurance certains.

Rien de très surprenant de la part de ceux-là. Qui les aurait attendus dans un autre registre que celui de chiens-de-garde de leur propre système ?
Une opposition politique tout frein serré

Plus étonnantes, les réactions d’éminents acteurs politiques qu’on aurait pu croire plus proches de notre révolutionnaire improvisé.

Olivier Besancenot (NPA) fut le premier à dégainer. Oh, bien sûr, il trouve l’idée du footballeur « séduisante », mais prétend aussitôt vouloir « aller plus loin » (où ? ) parce que « s’attaquer aux banques n’est qu’une partie du problème ». On voudrait noyer les poissons qu’on ne s’y prendrait pas mieux !

Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) suggère, elle, d’exproprier les banquiers (comment ? ) mais avoue sans ambages : « Le problème c’est que les banques, on en a besoin, elles sont utiles. » Sans doute le passé de sa prédécesseur, Arlette Laguiller, nourrie aux mamelles du Crédit Lyonnais.

« Je ne sais pas si on gagnerait quelque chose à une faillite générale et instantanée du système », s’interroge de son côté Jean-Luc Mélenchon qui préfère s’en remettre aux élections et aux programmes à venir. En bref, “qu’ils s’en aillent tous”, d’accord… mais pas les clients, de leurs banques !
Des intellectuels bousculés dans leur splendide isolement

Nos nouveaux intellectuels se montrent tout aussi tièdes que nos politiques et tentent d’illuminer la scène de leurs avis éclairés. Tous de décrier d’une même voix la pertinence du plan Cantona.

* Sur son site, Frédéric Lordon suggère plutôt une dénonciation de la dette publique par les gouvernants.

* Sur France 3, face à une économiste sécuritaire en diable (« les aigrefins vont attendre les épargnants à la sortie des guichets ! »), Paul Jorion préfère promouvoir l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix (en clair l’arrêt de la spéculation).

* Bernard Maris (Charlie-Hebdo, France Inter) ne propose rien du tout, mais fait part d’une perplexité assez désarmante : « Qu’est-ce qu’on fait pour les transactions, on va tout payer en cash ? »

Il n’y a guère que Paul Jorion et Cécile Duflot (Europe Écologie-les Verts) pour noter que l’appel de Cantona ne vise peut-être pas à l’effondrement du système bancaire, mais reflète avant tout la colère grandissante d’une population excédée par les excès impunis des financiers.
Un fossé entre l’élite nouvelle et le peuple en colère

Les mesures proposées par nos intellectuels présentent cependant un défaut majeur : elles ne peuvent être mises en œuvre que par des gouvernants en place.

Or, depuis trois ans que la Grande Crise a éclaté, AUCUN des “grands” pays du G20 n’a toujours strictement rien fait pour réguler et contrôler la finance en furie.

Quelle autre solution que le plan Cantona pour que le “peuple” exprime sa colère et ses frustrations auprès des places bancaires ? Aucune. Pas sûr que l’aigre tournure prise par les évènements permettent d’attendre les élections de 2012 et les programmes des uns ou des autres.

Si nos fringants politiques et intellectuels veulent éviter que ne se creuse un fossé entre eux et le peuple qu’ils prétendent représenter ou éclairer, il ne pourront pas se contenter de distiller, certes avec talent mais stérilement, leurs bonnes paroles dans les médias.

Il leur faudra également et sans tarder prendre en compte l’irritation populaire grandissante. Faute de quoi celle-ci risque fort de finir par s’exprimer sans eux.
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mireilleg

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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Dim 05 Déc 2010, 21:01

Citation :
Il n’y a guère que Paul Jorion et Cécile Duflot (Europe Écologie-les Verts) pour noter que l’appel de Cantona ne vise peut-être pas à l’effondrement du système bancaire, mais reflète avant tout la colère grandissante d’une population excédée par les excès impunis des financiers.
Un fossé entre l’élite nouvelle et le peuple en colère

Citation :
Si nos fringants politiques et intellectuels veulent éviter que ne se creuse un fossé entre eux et le peuple qu’ils prétendent représenter ou éclairer, il ne pourront pas se contenter de distiller, certes avec talent mais stérilement, leurs bonnes paroles dans les médias.

Il leur faudra également et sans tarder prendre en compte l’irritation populaire grandissante. Faute de quoi celle-ci risque fort de finir par s’exprimer sans eux.

Exact....tu exprimes exaxtement ce que j'ai ressenti en voyant leurs réactions....un dévoilement qui m'a laissée ébahie....il le prennent pour un huluberlu ...mais qui a la berlue? qui? ( c'était mes mots mais toi tu as tout super analysé..Merci Marie pour ce travail!!!)
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AMBRE

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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Dim 05 Déc 2010, 21:12

BONSOIR MIMI ET MARIE,

l article


SOURCE EST ICI CE N EST PAS DE LA PLUME de Marie...

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89




  • ► Cantona inquiète les banques, Lagarde et Besancenot réagissent
  • ► Cantona et les banques : coup de semonce ou coup de pub ?
  • ► Allez Cantona, on crée notre banque. Chiche !
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AMBRE

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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Lun 06 Déc 2010, 12:13

jeudi 2 décembre 2010 par Zone-7

(Source : Le Grand Soir)


Le footballeur connu Eric Cantona a lancé en France un mouvement populaire pour retirer son argent des banques le 7 Décembre prochain (http://www.bankrun2010.com/) [initiative lancée en fait par Géraldine Feuillien et Yann Sarfati, voir lien - NDR].

Pour connaître les effets possibles de cette initiative, nous avons interviewé Juan Torres López, professeur d’économie, membre du comité scientifique d’ATTAC - Espagne, et auteur des livres Desiguales (Inégaux), Mujeres y hombres en la crisis financiera (Femmes et hommes dans la crise financière), avec Lina Gálvez, et La crisis de las hipotecas basura. ¿Por qué se cayó todo y no se ha hundido nada ? (La crise des hypothèques poubelle. Pourquoi tout tombe dedans et rien n’y sombre ?), avec la collaboration d’Alberto Garzón .

Alberto Montero Soler : Quels effets auraient une mesure comme celle que propose Cantona ?

Juan Torres López : Logiquement, cela dépend de la manière dont elle est suivie. Si c’est massivement, les banques n’auraient pas assez de liquide pour rembourser les dépôts de leurs clients, parce que la banque en occident travaille avec un système appelé "réserves fractionnées". Ce qui signifie que de tout l’argent versé par un client, elle ne conserve qu’une partie (2% actuellement, plus quelques pourcentages additionnels qui dépendent des règles établies par chaque pays). Le reste est utilisé pour donner des crédits. C’est pourquoi l’argent de ceux qui le déposent "n’est pas" à la banque sinon seulement sous formes d’écritures, si bien qu’il ne pourrait pas être retiré dans sa totalité.


Cela veut dire que les banques ne "conservent" pas l’argent de leurs clients mais l’utilisent pour faire encore plus d’argent ?

Effectivement. Le négoce de la banque c’est de créer des moyens de paiement par les dettes. Chaque fois qu’elle accorde un crédit avec cette part de l’argent qu’elle ne conserve pas, elle crée de l’argent. Ce n’est pas de l’argent établi par la loi (de la monnaie et des billets) mais de l’argent bancaire.

Et elle gagne de l’argent comme ça...

C’est clair qu’elle y gagne. Elle gagne beaucoup d’argent, puisqu’elle perçoit davantage pour prêter que pour recevoir un dépôt. Et elle gagne le pouvoir puisque, comme tout le monde le sait, l’argent donne le pouvoir de décision et de jouissance.

Et les gouvernements ne pourraient pas éviter une situation de ce type en rendant impossible de retirer ses dépôts ?

Théoriquement, les gouvernements se sont engagés à garantir les dépôts des clients mais logiquement sous forme d’"argent bancaire". Ce qui se passe c’est que si tous, ou un nombre très important, nous allons tous en même temps retirer notre argent, ce ne sera pas possible. Ce qu’ont fait les gouvernements c’est émettre un vœu pieux [brindis al sol] pour que subsiste le système des réserves fractionnées. Maintenant, à un moment donné, ils peuvent décréter qu’on ne pourra pas retirer d’argent, comme cela s’est produit en Argentine pour aider les banques et les grands épargnants.


Croyez-vous que l’appel de Cantona aura du succès ?

Je suppose qu’au début il ne sera pas suivi par des millions de personnes. C’est pourquoi je ne crois pas qu’il ne sera pas si efficace que ça sur le problème des liquidités, qu’il ne va pas entraîner comme il l’a dit, le début du ras-le-bol des gens à propos des banques. J’ai lu une fois que Henry Ford aurait dit que si les gens savaient ce que les banques faisaient de leur argent, le jour suivant, il y aurait une révolution.

Le rôle des banques a été si négatif lors de cette crise ?

Je crois que oui. Si vous me permettez l’expression, elles ont été en même temps l’arme du crime et celui qui a appuyé sur la détente. Au lieu de consacrer les économies qu’elles ont reçues à des investissements productifs, elles les ont fournies à la spéculation. Et à d’autres affaires sales : les banques, ce sont elles qui permettent de blanchir l’argent, qui s’installent dans les paradis fiscaux, qui servent de véhicule pour le trafic d’armes, de drogues, de personnes ou pour que les terroristes déplacent leur argent, elles qui financent à coups de milliers de millions les affaires les plus sales et les personnes les moins présentables du monde, pendant que les petits et moyens entrepreneurs transpirent à grosses gouttes pour obtenir un crédit de quelques 1 000 euros. En plus, grâce au pouvoir financier qu’elles ont acquis, elles ont étendu leur influence à la politique, aux médias, à la création de matrices de pensée, à l’éducation... Et elles ont imposé des politiques qui produisent de grandes inégalités et font ainsi que les crises sont aussi récurrentes et graves. Il n’y a pas aujourd’hui un élément décisif de la vie sociale qui puisse bouger sans avoir à faire à une banque.

Donc, vous pensez qu’il est justifié que les gens sortent leur argent des banques ?

Complètement, mais avec des nuances. Les gens en ont le droit et je dirais que c’est même un devoir moral de signifier à la banque qui fait tout ça, que non, ils ne veulent pas qu’avec leur argent on fasse ce genre de choses. Mais je dis que je nuancerais parce qu’il y des banques éthiques et que toutes les banques ne se comportent pas de la même façon. Ce qui est à faire c’est porter cette expression de rage et de refus à la banque sale avec la demande d’un nouveau genre de banque. [Demander] la mobilisation de l’épargne et sa mise à disposition de ceux qui ont besoin d’un financement extérieur pour créer de la richesse. C’est à dire qu’une activité financière est fondamentale dans tout système économique. C’est une bêtise d’y renoncer. C’est pourquoi il est important de non seulement retirer l’argent des banques qui font effectivement tant de mal, mais aussi de créer un autre système financier, propre, transparent, au service de la création de richesse.

Comment serait cet autre système financier ?

Eh, bien, je pense qu’au lieu d’être un système chaque fois plus centralisé et concentré, comme le veulent les propriétaires des banques privées pour mieux contrôler les marchés et la société, il devrait être organisé à différents niveaux. Je pense évidemment qu’il doit y avoir des banques de dimensions importantes et internationales parce qu’aujourd’hui il est nécessaire de financer des projets de développement de grande envergure. Mais elles ne peuvent être ni privées (parce qu’elles chercheraient logiquement uniquement leur propre profit) ni contrôlées de manière aussi antidémocratique que l’est par exemple aujourd’hui la Banque Mondiale. Et pour éviter ce dernier écueil le mieux est qu’elles soient "aux côtés" des gens, qu’elles soient soumises à des principes de conduites très stricts et à un contrôle social permanent, pluriel et démocratique.

Et les plus grandes de ces banques continueraient à fonctionner avec des réserves fractionnées ?

Non, non, c’est le système qu’il faut changer. Si ça continue de la même façon, nous nous retrouverons toujours dans la même chose. Il y a des manières de faire pour qu’une banque fonctionne parfaitement et accomplisse son travail de financement des activités productives sans réserves fractionnées. Je ne dis pas que cela serait facile à organiser mais c’est faisable


Et le reste ?

Le système financier fonctionne mieux et provoque moins de problèmes quand il est plus décentralisé. Il faut créer des réseaux et un système de financement à de multiples niveaux et avec de multiples fonctions. Il est fondamental que les gens qui épargnent soient aussi maîtres du destin de leur épargne, qu’ils interviennent au moment de décider de son utilisation. Il serait ainsi plus facile que tous nous soyons plus imaginatifs et entreprenants, que nous ne considérions plus la création de richesse, d’emploi, ou de sécurité et de bien-être comme "un plus", mais comme étant aussi la nôtre, dépendante de notre activité et de notre travail, de notre épargne, de nos initiatives et de nos décisions. Il faut arriver à ce que les finances ne rendent pas esclaves les consommateurs ou les petites et moyennes entreprises, qui, du début à la fin, sont celles qui créent et assument en Espagne plus de 90% de l’emploi. Et pour cela, le mieux est que ce soient elles qui décident ce qu’on fait de l’épargne et qu’elles ne dépendent pas des grandes et lointaines institutions financières, qui, c’est logique, cherchent à accroître leurs profits avec une perspective globale. Qu’importe à la Banque de Santander - qui poursuit l’objectif d’avoir chaque jour des gains plus élevés - l’effet de son action financière sur une femme du Bierzo qui a besoin de 1 500 euros pour ouvrir un salon de coiffure, ou pour un charpentier qui emploie cinq travailleurs dans une bourgade et estime à 5 000 euros ce qu’il lui faudrait pour changer ses machines ? Ils peuvent dire ce qu’ils veulent dans la propagande mais le fait est que les résultats des grandes banques qui aujourd’hui dominent la finance dépendent d’autres variables, et qu’elles ne vont pas s’occuper du bon fonctionnement des "affaires ordinaires de la vie" qui sont celles qui constituent l’objet de l’économie, disait Alfred Marshall.

Vous faites référence à ce qu’on appelle maintenant les micro-crédits ?

Oui, mais pas seulement. Il faut créer et soutenir les réseaux interpersonnels de secours financier, appelons ça comme ça. Les finances ont aussi à voir avec la solidarité et la générosité. Mohamed Yunus a démontré avec son expérience des micro-crédits que les finances basées sur ces valeurs aidaient plus à sortir de la pauvreté et à créer de la richesse que celles basée sur le profit, ou, évidemment, celles qui incitent à la spéculation financière. Mais il faut aussi établir un autre mode de finance, à un niveau intermédiaire. Comme je le dis, vous n’avez pas l’impression que le financement du [petit] secteur privé, des petits entrepreneurs, qui ont besoin la plupart du temps de l’appui financier de petites ou moyennes entités dépend de corporations financières gigantesques. Il est bien mieux que cela soit lié à l’épargne décentralisée. Il en a toujours été ainsi et il y a eu davantage de possibilités financières pour la création de richesse. Aujourd’hui, il paraît que nous vivons dans l’abondance des moyens de financement, mais en réalité elle n’a existé et n’existe que pour financer les affaires de grande dimension, ou pour créer une dette artificielle destinée à financer les bulles et la spéculation.

Donc, vous recommanderiez de retirer son argent des banques conventionnelles ? Vous-même, vous retirerez le vôtre ?

Bon. Je suis client de Triodos Bank. On pourrait dire que je l’ai déjà retiré, au moins en grande partie parce qu’il y a encore aujourd’hui de grandes difficultés pour que tous les retraits ou paiements puissent se faire hors de la banque traditionnelle. Et j’ai d’autres alternatives pour déposer mon épargne, Fiare, des coopératives variées dans quelques communautés autonomes. Bien qu’elles utilisent encore le même système de réserves fractionnées, elles sont beaucoup plus transparentes et ne font pas les investissements méprisables que fait la banque conventionnelle.

Et il faudrait faire cela massivement ?

Je pense que nous devrions être conscients massivement de ce qu’est en train de faire la banque conventionnelle, de ce qu’il est nécessaire qu’il y en ait une autre, différente, publique et privée, sans le privilège de créer de l’argent privé. Et, évidemment, que de plus en plus de gens confient leur argent à une banque éthique ou aux coopératives de crédit, bien meilleures.

Mais on peut utiliser le retrait des fonds comme une arme contre la banque ? Cela ne provoquerait-il pas des grincements, une cassure généralisée des banques ?

C’est à voir, allons-y point par point. Si les banques sont aujourd’hui proches de la cassure, ou victimes d’une cassure dissimulée, ce n’est pas précisément par la faute de leurs clients qui souhaitent protéger leur argent de l’irresponsabilité et de la cupidité des banquiers. Qui plus est, les gens ont le droit de retirer leur argent de la banque quand ils le veulent. C’est le leur ! Et s’ils veulent le faire massivement, ce qui dans tous les cas briserait les banques, ce ne serait pas par cette décision de leurs clients, mais par le systèmes de réserves fractionnées.

Mais ce n’est pas irresponsable l’appel de Cantona ?

Il est possible que c’est ce que diraient ceux qui ont fait sombrer le système financier mondial en provoquant une crise sans précédent, ou ceux qui les appuient depuis les gouvernements, mais la responsabilité de ce qui peut se passer au niveau du système financier n’est pas à rejeter sur Cantona. Ca serait bien ! Cantona est un citoyen, comme tant d’autres, qui en a assez des irresponsables. Autre chose est que ce moyen soit décisif et qu’il soit utile à lui tout seul.

Que voulez-vous dire par là ?

Eh, bien, il ne suffit pas de dire aux gens de sortir leur argent des banques. C’est bien comme étincelle, comme appel à l’attention, comme avertissement, comme provocation... Mais il est nécessaire qu’il y ait des alternatives. Cette proposition ne peut être une fin en soi. En tout cas, cela doit être un moyen de pression pour quelque chose. Je pense qu’elle doit être accompagnée, si elle est suivie, de la revendication d’une banque publique, de la disparition des banques responsables de la crise, d’autres politiques économiques et financières, de l’exigence de nouvelles normes et modes de fonctionnement dans la finance et, par dessus tout, de l’exigence de garanties pour ce qui revient financer l’économie pour qu’elle fonctionne,et qui n’est pas garanti aujourd’hui par la banque privée ... Nous travaillons dans cette direction à ATTAC par exemple. Ce qui se passe, c’est qu’en toute rigueur on ne peut écarter le fait que si les banques continuent à pressurer les gouvernements, si elles continuent à attaquer les états et exigent des limitations des droits pour aller de l’avant les gens en aient assez. Et je serais le premier à être favorable à des mesures bien plus agressives. Parce que s’ils sont insatiables, la patience des gens a des limites.

Juan Torres López est professeur d’économie appliquée à l’Université se Séville.

Alberto Montero Soler est professeur d’économie appliquée à l’Université de Malaga.

quelques adresses que vous m avez partagé via mails:
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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Mar 07 Déc 2010, 22:34

07/12/2010 | 19H39 SUR ECO

La proposition d'Eric Cantona n'a pas provoqué de retrait massif d'argent aux guichets des banques, ce mardi. Elle a en tout cas alimenté les conversations sur Twitter et Facebook. Nos partenaires de Semiocast ont analysé le volume et le contenu des messages échangés sur les réseaux sociaux : voici les résultats.
Pour mesurer l'impact de cet appel à retirer son argent, Semiocast a utilisé les mots-clés « cantona », « bankrun » et « bankrun 2010 » (le nom d'un site à l'origine du choix de la date du 7 décembre, « bankrun » signifiant en français « panique bancaire ») :

environ 91% des messages ont été recueillis sur Twitter,
environ 9% sur Facebook,
environ 1% sur les autres réseaux sociaux.
Le « buzz » a grimpé en flèche toute la matinée, pour culminer à près de 1 000 messages par heure en milieu de journée. Mais il est retombé tout aussi vite. (Voir le graphique)

ET



Mis à jour le 07.12.10 à 19h59
ENTRETIEN - Yann Sarfati, co-créateur du site «Bankrun 2010», a vidé son compte ce mardi...

Si la ruée sur les guichets bancaires n’a finalement pas eu lieu ce mardi, malgré le vaste mouvement de soutien à l’appel d’Eric Cantona, Yann Sarfati a participé à cette action, qu’il avait relayé sur Facebook et son site «Bankrun 2010». Il répond à 20minutes.fr.

Avez-vous retiré votre argent? Qu’allez-vous en faire?
Oui, j’ai été au distributeur et j’ai vidé mon compte, même si je n’avais pas grand-chose dessus. Je ne vais pas le fermer pour autant, je vais garder mon argent quelques jours pour voir ce que cela va faire.

Vous n’êtes pas trop déçu qu’Eric Cantona n’ait finalement pas retiré son argent?
On n’est pas déçu par lui, on n’a pas à l’être. L’important, c’est qu’il nous ait soutenus. Et puis il va peut-être le faire, il y a le secret bancaire qui nous empêche de le savoir concrètement.

Pourquoi avez-vous relayé son appel?
Parce qu’il suit une logique utile, on veut se faire entendre, montrer au gouvernement qu’on est là. Avec un ami, on est tombé sur sa vidéo alors qu’il n’y avait encore que 500 vues. On a créé le site «Bankrun 2010» et le groupe Facebook pour faire monter le mouvement. Puis on a choisi cette date du 7 décembre pour l’appliquer.

Le collectif «Sauvons les riches» a proposé une alternative avec un transfert de compte vers des banques «éthiques». Qu’en pensez-vous?
Cela ne rentre pas dans le débat, pas dans la ligne de l’appel d’Eric Cantona. Ils ont voulu rendre comique quelque chose qui ne l’est pas, c’est ridicule. C'est juste pour faire du bruit. En revanche, je suis pour la création d’une banque citoyenne, qui prêterait à taux zéro, mais cela n’existe pas encore.
Propos recueillis par Corentin Chauvel
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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Jeu 09 Déc 2010, 06:51

Citation :
( c'était mes mots mais toi tu as tout super analysé..Merci Marie pour ce travail!!!)

OOps .........



Citation :
BONSOIR MIMI ET MARIE,

l article


SOURCE EST ICI CE N EST PAS DE LA PLUME de Marie...

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

Merci Ambre pour cette précision .... je l'ai recherché pour éviter les malentendus !! sans le retrouver .....
en effet ça n'est pas de moi .......





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AMBRE

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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Ven 17 Déc 2010, 20:33


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BANKRUN 2010
Après le coup d’envoi de ce
7 décembre, notre action continue !


Rejoignez-nous sur notre forum !

Le forum : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]




Morpheus dans Courage soldats ! [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Aujourd'hui à 14:33
Sur le termes "richesse".

Ce mot vient du pluriel du mot "fortune", qui signifie, "sort", "hasard", "chance", par les mots latin fors et fortuna.

Le mot "sort", viens du latin sors, sortis "petite tablette de bois servant à tirer au sort", d'où "décision du sort", "lot", "destinée".

Le mot "destin" est issu du mot "ester" (qui est un mot qui n'est de nos jours utilisé qu'en termes juridique), mot qui, sous sa forme "statêr" signifie "poids d'une livre" ou "espèce de monnaie".

Voilà pour l'étymologie.

On a donc une étrange parenté entre ces termes : richesse > fortune > destin.

Cette parenté même invite à une réflexion sur le sens que nous accordons à la richesse.

Si le termes destin est étymologiquement lié à une notion de monnaie (par sa forme "statêr"), il n'en a pas moins, philosophiquement parlant, une notion différente et contradictoire.

En effet, le destin peut s'entendre et se vivre de deux façons.

La première est le fatum, la fatalité, un sort auquel nous ne pouvons échapper car il nous est dévolu quoi qu'il arrive.

La seconde est l'amor fati, l'amour du destin, concept et termes introduit en philosophie par Nietzsche.

</SPAN>
<TABLE border=0 cellSpacing=1 cellPadding=0 width="90%" align=center>



<TR>
<td>wikipedia a écrit:</TD></TR>
<TR>
<td class=quote>L’Amor Fati est souvent assimilé au fatalisme, mais c'est un contre sens. L'Amor Fati doit plutôt être considéré comme un amour du devenir et du chaos que constitue la réalité. Cet amour n’est pas une résignation passive face à ce qui arrive, ce n’est pas une obéissance servile aux évènements.

L'Amor Fati est la conviction profondément ancrée en soi que le devenir et le chaos sont bénéfiques parce qu’ils nous permettent d’exprimer notre puissance afin de s’épanouir. Ce concept s'illustre par cette citation : « tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » (Crépuscule des Idoles, 1888). En effet tout événement qui survient, même le plus atroce, est l’occasion de se dépasser, de devenir plus fort et donc de se sentir plus vivant et plus affirmatif. C’est pourquoi la souffrance en elle même n’est pas rejetée par Nietzsche : elle fait partie de la réalité et elle est à la fois inéluctable et nécessaire. Il est donc vain et inutile de chercher à la supprimer, mieux vaut chercher à la maîtriser, car cette maîtrise aboutit à la création, étape obligatoire dans l'accomplissement de l'être menant à la figure du surhomme

Ainsi l’Amor Fati permet de comprendre que toute la réalité est bonne. Par conséquent, alors que tout le malheur de l’homme est de se sentir étranger sur cette terre, l’Amor fati lui permet de se réconcilier avec la réalité. Il permet d’affirmer un idéal « celui de l’homme le plus généreux, le plus vivant et le plus affirmé, qui ne se contente pas d’admettre et d’apprendre à supporter la réalité telle qu’elle fut et telle qu’elle est, mais qui veut la revoir telle qu’elle fut et telle qu’elle est, pour toute l’éternité, qui crie insatiablement da capo, en s’adressant non pas à lui, mais à la pièce et au spectacle tout entier, et non pas seulement à un spectacle, mais au fond à celui qui a besoin de ce spectacle et le rend nécessaire ; parce qu’il ne cesse d’avoir besoin de soi et de se rendre nécessaire » (Par-delà bien et mal 1886 ).

« Tu dois devenir l'homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même »
</TD></TR></TABLE>


Ainsi, loin du nihilisme auquel nous associons trop souvent Nietzsche par méconnaissance de son œuvre, l'amor fati nous invite à saisir les opportunités du destin pour affirmer le meilleur de nous-même. Ces opportunités du destin sont précisément toutes les crises qui ponctuent nos vies, qu'il s'agisse d'une crise dans le couple, dans la communauté, aussi bien qu'à l'échelle d'une nation ou de l'humanité toute entière. Mais quelque soit la dimension de la crise, le point où nous sommes chacun invité à saisir cette opportunité est nous-même : nos croyances, nos conditionnements, nos valeurs. Sont-ils nôtres, vraiment ? Où nous ont-ils été inoculés "à l'insu de notre plein gré" ? ...

La crise globale qui s'annonce est la crise majeure de notre temps. Elle nous invite à revoir notre copie sur toute la ligne, c'est-à-dire revoir toutes nos croyances à tous les points de vue : aussi bien individuel que collectif et aussi bien spirituel que matériel. Cette immense opportunité ne vise pas seulement à refonder une civilisation. Elle nous invite même à revoir nos idées sur la civilisation, afin de refonder une humanité nouvelle.

En sommes, si nous sommes conscient de cela, notre rôle est très similaire à celui des humains de Zion dans Matrix : éveiller la conscience de tous ceux qui sont encore aliénés dans la Matrice du système. Et en cela, la bonne nouvelle est que les soubresauts de la Matrice elle-même nous aide, mettant chaque jour en lumière aux yeux du plus grand nombre ses incohérences. Si cette allégorie vous parle, et si vous vous demander à quoi devrait ressembler la solution qui nous attend à moyen termes, alors revoyez la fin de la trilogie, et ce que disent l'Architecte et l'Oracle.

et voir cette discution :
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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Ven 24 Déc 2010, 14:35

à voir!
Dans ce communiqué Sott, Joe Quinn décrit de quelles façons les élites préparent les citoyens du monde à l'esclavage via les manipulations financières et la peur des menaces terroristes bidon.

vidéo

et pour rappel

débat sur l après Cantona!
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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Sam 25 Déc 2010, 20:30


Citation :
Mes amis,

le site Bankrun2010 a besoin, afin d'être un instrument d'information performant, d'offrir une traduction des principaux chapitres et de sous-titrage des videos du site ou en tout cas de videos similaires. Merci de faire passer le message auprès de ceux qui pourraient contribuer à cette tâche.
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Géraldine.
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MessageSujet: Le Projet Venus : analyse critique    Ven 04 Fév 2011, 19:42

Citation :

Morpheus:


Le Projet Venus : analyse critique
A l’heure où tout part à vau-l’eau, où tout se mêle dans un vaste cacophonie, où les valeurs s’entrechoquent et se perdent, où les repères s’estompent et se brouillent, à l’heure où demain est plus incertain qu’il ne l’a jamais été, cette heure qui semble, comme dans un poème, être la plus sombre avant l’aube, nous en sommes à chercher une lumière, n’importe laquelle, pourvu qu’elle puisse éclairer notre route et indiquer un chemin. Un espoir.

Rien d’étonnant en pareilles circonstances, de voir poindre les utopies. Or, des utopies, il n’y en a plus guère de nos jours. Elles sont le plus souvent battues en brèche avant même de naître, tuées dans l’œuf par une propagande que certains ont appelés "la fin de l’Histoire", "la fin des idéologies", alors même que ceux-là, se faisant, défendent la dernière idéologie dominant le monde : le capitalisme.

Or, voici que je découvre un projet utopique au sens premier du termes : cette utopie s’appelle "The Venus Project" (Le Projet Venus), et elle est véhiculée à travers le Mouvement Zeitgeist, issu des films diffusés sur internet Zeitgeist (2007) et Zeitgeist : Addendum (2008). Ce début d’année 2011, le 26 janvier, sortira sur internet, simultanément et en vingt langues, le troisième volet, Zeitgeist : Moving Forward (Zeitgeist : Aller de l’Avant).

C’est donc l’occasion que j’ai choisie pour rédiger une analyse critique de cette utopie qu’est le Projet Venus. Etant donné la longueur de cette analyse que j’ai voulue argumentée, je la propose ici en trois parties, dont voici la première.




Elle est consultable sur mon blog (en deux parties, attention !).

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EDIT : également publié sur Agoravox, mais en trois parties.

Première partie : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Seconde partie : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Dernière partie : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
In medio stat virtus
débat ici

et
Citation :

Morpheus:
Le troisième opus de la série des film Zeitgeist est sorti ce 26 janvier 2011 sur internet. Il a de suite rencontré un succès sans précédant, avec à ce jour (après seulement une semaine de diffusion), plus de 1.600.000 (un million six cent mille) visionnement sur Youtube, 25.555 utilisateurs ayant aimé (99,6 %) contre 1.035 n'ayant pas aimé (0,04 %), plus de 50.000 commentaires, plus de 18.000 favoris. Diffusé dans plus de 60 pays, en une trentaine de langues, il atteint des records d'audience pour un film uniquement diffusé sur le net (d'autant qu'il s'agit d'un long film (2h40) et pas d'un simple clip).

Chose remarquable, le film a rencontré un succès tout particulier, en rapport à son nombre d'habitant, en Grèce, c'est-à-dire un pays touché de plein fouet par la crise et les manigances de la finance internationale et des banques.

Le film provoque des réactions diverses, et suscite évidement des débats, notamment sur facebook (ce qui m'a été rapporté car je ne suis pas sur facebook ). Notamment, l'intervention de Yann m'a été rapportée (j'ai demandé qu'on me la c/c), et je la trouve intéressante, aussi je me permet d'amener le débat ici, en y apportant mes réponses, car le film m'a également interpelé. Je vous invite également à lire l'analyse critique du Projet Vénus que j'ai faite.
débatici

extrait:




Aussi surprenant que cela puisse paraître, une contradiction ontologique se trouve donc dans l'énoncé même du Projet Venus. En effet, lorsque le Projet Venus propose de construire une civilisation qui apporte tous le confort et tous les bienfaits de la technologie, tout en demeurant en harmonie avec la Nature, c'est éminemment contradictoire. Pour comprendre cela, il nous faut développer notre propre analyse des causes de la dysharmonie qui règne dans notre société.

Si selon le Projet Venus - ainsi que les films de la série Zeitgeist -, la corruption est le fait du système monétariste et des "valeurs" qu'il sous-tend (compétition, avidité, profit, ...), d'après moi, la dysharmonie qui règne vis-à-vis de la nature provient de l'avènement de la civilisation elle-même. Or, si nous recherchons une cause fondamental aux problèmes du monde, il faut remonter à la cause la plus ancienne : entre l'avènement de la civilisation et celui du système monétariste, lequel des deux est le plus ancien dans notre Histoire ?

Pour développer mes arguments, permettez-moi de faire appel au personnage de l'agent Smith du film Matrix. Lorsque dans ce film il tient le personnage de Morpheus entre ses griffes, il lui tient un petit discours qui intéresse notre propos. Il dit :

« Je souhaiterais vous faire part d’une révélation surprenante. J’ai longtemps observé les humains, et ce qui m’est apparu, lorsque j’ai tenté de qualifier votre espèce, c’est que vous n’étiez pas réellement des mammifères. TOUS les mammifères sur cette planète ont contribué au développement d’un équilibre avec le reste de leur environnement, mais vous, les humains, vous êtes DIFFERENTS. Vous vous installez quelque part et puis vous vous multipliez, vous vous multipliez, jusqu’à ce que vos ressources naturelles soient épuisées. Et votre seul espoir pour réussir à survivre, c’est de vous déplacer jusqu’à un autre endroit. Il y a d’autres organismes sur cette planète qui ont adopté cette méthode. Vous savez lesquels ? Les VIRUS. Les humains sont une maladie contagieuse, le cancer de cette planète, vous êtes la peste. Et nous, nous sommes l’antidote »


Nous avons par réflexe tendance à rejeter pareil discours, pourtant, en même temps, cela nous touche, car il semble paradoxalement frappé de bon sens. Nous avons l'impression que Smith exagère, caricature, force le trait. Pourtant, les faits sont là. Ce que dénonce le Projet Venus n'est pas différent de ce que Smith dénonce ... Alors qu'est-ce qui cloche dans son discours ? C'est simple. Le sophisme de l'agent Smith tiens dans le fait qu'il n'analyse le comportement humain que dans sa période dite "civilisée", c'est-à-dire dès l'instant où, dans son histoire, il a commencé à se sédentariser et vivre en cité[1]. Dès cet instant, en effet, les humains n'ont eut de cesse de vouloir domestiquer et dominer la nature. Ils ont développé l'agriculture, la sélection des plantes, et pour se faire, ont commencé à développer la technologie. D'abord primitive, elle a lentement mais sûrement progressé. L'apport de ces techniques ont rapidement permis une expansion. Le taux de natalité à commencé à grimper, grimper, obligeant à étendre les cités et à rechercher de plus en plus loin les ressources nécessaires à combler les besoins eux-mêmes grandissant, non seulement du fait de la natalité croissante, mais d'une extension des besoins qui sont passé de besoins de base à des besoins de plus en plus superfétatoires.
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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Jeu 24 Fév 2011, 09:30




C’est la Crise finale !

En dépit des propos rassurants des experts, le système financier planétaire touche à sa fin… Une seule solution pour les États : reprendre le pouvoir de la monnaie.


Nous vivons depuis trois ans la crise de la dette et on ne s’en sortira pas sans changer de système monétaire. Le système actuel de création monétaire fonctionne selon le principe de la monétarisation des actifs présent et futur. Ce système qui enrichit les rentiers et les intermédiaires (banquiers, spéculateurs et traders), qui appauvrit les plus pauvres par différents processus (socialisation des pertes, rigueur budgétaire, taxes supplémentaires, loyer sur les prêts, répercussion des emprunts des entreprises sur le prix des produits) est totalement irrationnel. Comme il a déjà été expliqué dans de précédents numéros de NEXUS, l’argent est créé par la dette, mais l’argent pour payer l’intérêt lui n’est jamais créé. Pour pouvoir continuer à payer leurs annuités de dettes toujours plus élevées, il faut que les entreprises augmentent sans cesse leur production de marchandises et leur productivité en limitant les salaires. En fait, la somme d’argent que l’on doit aux banques (tout acteurs économiques confondus) est supérieure à la monnaie en circulation. Ce qui fait que si l’on actualisait les remboursements des annuités futures au temps « t », aujourd’hui par exemple, il n’y aurait tout simplement pas assez d’argent pour couvrir les dettes. Donc pour pouvoir continuer à fonctionner, ce système a besoin d’une croissance infinie des PIB, sinon il s’écroule !

Création de l’argent-dette

Dès que la croissance faiblit, les entreprises et les ménages réduisent leurs investissements et donc leurs emprunts, ce qui réduit la masse monétaire et accentue donc la récession. Pour éviter cela, les États facilitent alors les crédits, au besoin en renflouant les banques mises en difficulté par la faillite de leurs débiteurs. Les financiers sont les premiers bénéficiaires de cette stratégie. Mais le comble de l’absurdité c’est que l’État ne fait pas vraiment marcher la planche à billet parce qu’il se l’est interdit par l’Article 104 du Traité de Maastricht, alors il crée de l’argent en émettant des titres publics de dette et donc en empruntant cet argent aux banques et autres financiers, souvent internationaux. Par exemple, les banques françaises ont des milliards d’euros de titres Grecs.

Pour ne pas dévoiler le « pot aux roses » au grand public, on envoie des « experts » sur les plateaux TV, mais ces experts présentés comme neutres sont en réalité des banquiers, et on a inventé de nouveaux produits financiers comme les subprimes grâce à l’ingénierie de l’escroquerie : l’ingénierie financière – ce qui pour un ingénieur est un blasphème. Évidemment, les États ne pourront pas rembourser leurs dettes, parce que pour respecter les « lois » de l’orthodoxie libérale, il faut réduire les dépenses, imposer la rigueur ce qui a pour conséquence d’appauvrir les citoyens et de compromettre la sacro-sainte croissance indispensable pour que les acteurs économiques continuent de payer leurs annuités afin que les banques ne fassent pas faillites et que tout le système ne s’écroule pas alors qu’il concentre une part de plus en plus importante des richesses entre quelques mains ! En clair le système se mord la queue, le ressort du profit est cassé. Alors pour repousser l’échéance de la crise finale du capitalisme, on fait marcher la planche à billet à plein régime (750 milliards d’euros pour l’union Européenne) ce qui risque de créer de l’inflation.

Parce que la crise finale cela veut dire que tout cet argent créé en échange de dettes incroyablement importantes perdrait sa valeur, ce qui ruinerait ceux qui le possèdent (les rentiers) et ceux qui le créent (les banques). Ceux qui détiennent le moyen d’échange (les banques), les grands moyens de production (les multinationales) et les grands moyens de propagandes (la presse), seraient ruinés et perdraient toute légitimité à diriger, à dominer la société et, cela, il n’en est bien sûr pas question (pour eux !).

Mobiliser la création humaine

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la monnaie n’est pas simplement un moyen d’échange, c’est avant tout un outil, un symbole qui permet à une toute petite minorité de manipuler l’énergie, le travail humain. Marx a dénoncé à juste titre la captation de la plus-value par la classe bourgeoise, mais ce n’est que la pointe de l’iceberg de l’escroquerie capitaliste.

La seule richesse d’une société, d’une communauté, outre les richesses naturelles du sol et du sous-sol du territoire où cette communauté est installée, est sa capacité à mobiliser, à organiser le travail, l’activité productrice. Pour mobiliser la création humaine à grande échelle, il avait autrefois deux moyens : la coercition et la foi. Les guerriers vainqueurs font travailler les vaincus, c’est l’esclavage puis le servage. Certains peuvent promettre une vie au paradis et la foi s’exprime par l’envie de réaliser collectivement de grandes choses qui nous dépassent.

L’escroquerie capitaliste

L’innovation du capitalisme, la monnaie fiduciaire puis la monnaie-dette, a permis de mobiliser l’énergie humaine avec une efficacité sans précédent dans l’histoire de l’humanité. La mystification bancaire repose sur le fait que la monnaie fiduciaire n’a aucune réalité autre que la confiance que l’on a en l’émetteur. Le scandale, évidemment, c’est de payer un loyer (un intérêt) sur cette monnaie qui est créé ex-nihilo. Le « génie » du capitalisme c’est d’avoir trouvé le moyen de créer autant de monnaie que l’activité humaine en a besoin à condition que cette activité génère du profit. Le problème c’est que les inventeurs de ce « moyen » ont perdu ou n’ont jamais eu (au choix !) le sens du bien commun.

Une élite bancaire internationale détient le pouvoir suprême de création monétaire. Cela lui donne le contrôle des destinées des nations et de l’économie mondiale. En fait, tous nos problèmes viennent de là. C’est parce que l’argent est prêté avec intérêt et avec pour seul objectif de faire des profits que nous observons l’absurdité d’investissement dans des technologies « gadget » alors que des besoins de base ne sont pas satisfaits. En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont mis dans une situation de servage vis-à-vis des banques.

Qui doit créer la monnaie ?

Depuis l’invention de la monnaie fiduciaire au XVIIe siècle et d’autant plus depuis l’abandon en 1971 de la référence à l’étalon or (35$/once d’or), un simple jeu d’écriture suffit à créer la monnaie. Mais qui doit créer la monnaie ? Si la monnaie est créée par un organisme public comme la banque centrale, la monnaie est propriété publique, la société civile est bénéficiaire directe de l’émission, ce qui est justifié puisque c’est elle qui est à l’origine de toutes les richesses disponibles sur le marché. Si la monnaie est créée par un organisme privé comme les banques commerciales, la monnaie devient propriété des actionnaires, elle est alors prêtée à la société civile qui verse en retour des intérêts considérables aux actionnaires.

Pour en finir avec l’escroquerie monétaire il faudrait donner la fonction d’émetteur aux banques centrale de 100 % de la masse monétaire en circulation et pas simplement la fonction d’émettre la monnaie « centrale d’endettement » qui sert de garantie pour les banques privées comme c’est le cas actuellement. Le contrôle de la masse monétaire en circulation et donc la création des crédits nécessaires aux activités bénéfiques est le droit régalien du pouvoir politique issu du débat démocratique. La capacité de battre monnaie sur un territoire et donc la création de la confiance dans l’échange marchand est le premier devoir de tout gouvernement souverain. Pourquoi le gouvernement devrait-il payer de l’intérêt à un système bancaire privé pour l’usage de sa propre monnaie qu’il peut émettre lui-même sans intérêt et sans dette ?

À L’État de reprendre son droit

Le gouvernement se refuse à lui-même un privilège qu’il a accordé aux banques par la loi, il se fait le serviteur des banquiers et méprise le peuple. L’objectif des banques privées n’est pas d’émettre l’argent en fonction des besoins de la population, mais de faire le plus de profits possibles, et d’amener gouvernements, collectivités locales, entreprises et individus à s’endetter. Pour qu’un gouvernement soit vraiment souverain, il faut qu’il reprenne son droit de créer un argent libre de dette. Deux problèmes sont liés :

1 - malgré les possibilités d’action de la Banque Centrale sur le refinancement et sur les taux d’intérêts de la monnaie émise par les banques commerciales, la quantité de monnaie en circulation lui échappe ce qui implique l’inflation des actifs et les bulles.

2 - l’interdiction faite au niveau de la Banque de France en 1973 et ensuite confirmée en 1992 par le Traité de Maastricht (Article 104) de financer directement notre propre économie, coûte à la population française presque 1 milliard d’euros par semaine pour les seuls intérêts, sous forme d’un transfert vers les plus riches, détenteurs des obligations d’État.

La solution : le « 100 % money »

La solution de remplacement, c’est la réforme du « 100 % money » dite Robertson/Allais qui correspond à un système bancaire à réserves pleines, au contraire du système bancaire actuel dit « à réserves fractionnaires » (voir ci-dessous). Elle consiste en un transfert de la création monétaire depuis les banques privées vers la banque centrale revenue dans le giron public et contrôlé par les élus de la nation. Cette solution consiste en deux mesures qui doivent être prises simultanément :

- Autoriser la banque centrale à faire de la création monétaire par simple jeu d’écriture au profit du Trésor Public.

- Faire augmenter le taux de réserves obligatoires (actuellement 2 %) jusqu’à 100 %. Ceci revient à interdire la création de monnaie scripturale par les banques commerciales, qui deviennent de simples intermédiaires entre la Banque Centrale et l’économie réelle, et ainsi à contrôler efficacement ces banques qui ne réaliseront des profits qu’en fonction des services rendus à la société.

Cette réforme permettrait :

- À l’État, donc au peuple dans son ensemble, de bénéficier intégralement des bienfaits des émissions monétaires, aussi bien concernant le choix de la quantité de monnaie en circulation, sa répartition et les intérêts qui représentent des sommes considérables sur les créances détenues par les banques (environ 100 à 120 milliards d’euros par an, pour la France).

- De mettre fin au chaos monétaire que nos économies capitalistes subissent depuis des siècles.

- De détruire le lien artificiel et pervers entre création et destruction de monnaie et le mécanisme de crédit bancaire.

- De permettre à nos économies de procéder à l’inévitable processus de désendettement public et privé sans passer par une phase destructrice de déflation subie ou d’hyperinflation organisée.

- Que le taux d’intérêt puisse enfin jouer son rôle autorégulateur sur les marchés financiers et ainsi freiner les phénomènes de boom et de dépression.

Contrôler la monnaie

Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de conditions tout à fait fondamentales :

1 - l’impossibilité de toute création monétaire et de pouvoir d’achat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ;

2 - la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement d’investissements à long terme à partir d’emprunts à court ou à moyen terme ;

3 - l’expansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires ;

4 - une réduction majeure, sinon totale, de l’amplitude des fluctuations conjoncturelles ;

5 - l’attribution à l’État, c’est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l’allégement voir la suppression des impôts actuels ;

6 - un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Parlement de la création monétaire et de ses implications.

Ce projet – défendre ce qui devrait être une prérogative de l’État et seulement de l’État : l’émission de toute nouvelle monnaie – a été proposé par les économistes Maurice Allais, Irving Fisher, Ricardo et d’autres. Si la France adoptait un tel schéma et que nos partenaires européens le refusaient, la France se devrait d’en tirer les conséquences. Car il apparaît de plus en plus évident que la construction européenne s’est faite jusqu’à présent, dans le but de réaliser une oligarchie des transnationales et des institutions financières. C’est pourquoi l’Union européenne de 2010 impose la libéralisation des services, l’indépendance de la BCE, l’endettement des États et des collectivités territoriales, la perte des droits régaliens et de la souveraineté du peuple. Pour mettre fin à cet état de fait, il faut que les peuples, par l’intermédiaire de leurs représentants élus, contrôlent leurs propres énergies, et donc, aient le contrôle de leur monnaie.

Abolir les privilèges

En fait, une crise économique et financière globale serait un bienfait pour l’humanité. D’abord, on arrêterait de travailler, consommer et polluer en toute inconscience, et ensuite, ce pourrait être l’occasion d’une émancipation extraordinaire. Concrètement, matériellement, rien ne serait perdu. Seule la possibilité de mobiliser l’énergie humaine, le pouvoir sur l’autre est aboli. C’est une vraie révolution, une réelle abolition des privilèges.

Les grands perdants seront les grands manipulateurs de finances. Pour 95 à 99 % de la population, cela ne sera pas bien grave. L’énergie de tout un chacun sera libérée du carcan, des chaînes de la finance internationale et de ses geôliers : les financiers. Certains pourraient se sentir un peu déboussolé et sans l’État et les processus démocratiques, les choses pourraient dégénérer. Mais restons calmes : la richesse, la vraie, notre énergie, n’aura pas disparu. Il n’y a pas eu de guerre en Europe depuis des dizaines d’années et grâce au travail et au génie humain nous avons des moyens de production d’une extraordinaire efficacité ; en fait, nous n’avons jamais été aussi riches. Le jour où les peuples réaliseront cela, nous pourrons enfin mettre en place une société de convivialité, de temps choisi, d’harmonie et de respect.

Plusieurs types de monnaies

• La monnaie « permanente », empruntée par l’État à sa Banque Centrale dont il est le propriétaire (donc en réalité fabriquée par l’État). Cette forme de monnaie est interdite dans toute la zone Euro depuis le traité de Maastricht, ce qui interdit aux gouvernements de rembourser leurs dettes en émettant de la monnaie.

• La monnaie « centrale d’endettement », créée par la Banque Centrale et prêtée aux banques commerciales. Elle comprend surtout les espèces (pièces et billets), mais aussi les « réserves obligatoires » que les banques doivent détenir dans une certaine proportion (2 %, dans la zone Euro) du montant des dépôts qu’elles gèrent. Dans la zone Euro, la BCE ne peut prêter qu’aux établissements financiers, à un taux d’intérêt qu’elle ajuste en fonction de la conjoncture (1 % actuellement), mais la monnaie centrale peut ensuite être confiée aux particuliers (sous forme d’espèces) ou à l’État.

• La monnaie « scripturale » créée par les banques commerciales, par simple jeu d’écriture lorsqu’elles accordent un prêt à une administration, un particulier ou une entreprise, et qu’elles inscrivent le montant correspondant sur le compte de leur client, sans disposer nécessairement de monnaie centrale ni de dépôts d’épargne. Cette forme (parfaitement légale) de monnaie représente plus de 92 % du montant total des euros comptabilisés en tant que monnaie.

par Marc JUTIER (son site) lundi 21 février 2011 source
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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Jeu 08 Sep 2011, 09:02

L'effondrement financier mondial vu par l'Argentin Adrian Salbuchi.flv

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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Jeu 08 Sep 2011, 15:57

Bonjour.

Il faut faire attention aux mots et aux définitions.
Citation :
L’escroquerie capitaliste

L’innovation du capitalisme, la monnaie fiduciaire puis la monnaie-dette, a permis de mobiliser l’énergie humaine avec une efficacité sans précédent dans l’histoire de l’humanité. La mystification bancaire repose sur le fait que la monnaie fiduciaire n’a aucune réalité autre que la confiance que l’on a en l’émetteur. Le scandale, évidemment, c’est de payer un loyer (un intérêt) sur cette monnaie qui est créé ex-nihilo. Le « génie » du capitalisme c’est d’avoir trouvé le moyen de créer autant de monnaie que l’activité humaine en a besoin à condition que cette activité génère du profit. Le problème c’est que les inventeurs de ce « moyen » ont perdu ou n’ont jamais eu (au choix !) le sens du bien commun.

Il faut bien comprendre que l'argent est un outil d'échange. Mais comme tous les outils il peut être détourné de sa mission originelle. Ainsi une simple fourche, si indispensable aux paysans lors des fenaisons est devenue une arme redoutable en1789 dans les mains des révolutionnaires déterminés et en colère.
Et de nos jours l'argent est devenue une arme redoutable dans les mains de banquiers et autres institutions financières privées pour asservir les individus comme les États. La fameuse réserve fédérale américaine a été crée avec des banques privées avec pour principal effet que ce sont les institutions bancaires qui détiennent le véritable pouvoir et non les responsables politiques. Monsieur OBAMA ne dispose que d'une très faible marge de manoeuvre. Sa politique générale ne doivent jamais venir contrarier les intérêts financiers de la FED.
Ce n'est pas par hasard si certaines banques françaises ont été nationalisées au lendemain de la deuxième guerre mondiale, et en 1981 par François Mitterrand. Mais ce grand président n'a pas compris que c'est l'ordonnance de 1973 de Georges Pompidou interdisant à l'État d'emprunter à la Banque de France ( à taux zéro livrant ainsi le Pays aux mains des banquiers) qui est à l'origine de l'énorme dette publique d'aujourd'hui.
C'est ainsi que l'élite financière internationale fait la pluie et le beau temps à travers le monde occidental. C'est ainsi que les banquiers sionistes utilisent leur argent pour protéger Israel.

Le capitalisme n'est pas une idéologie à proprement parler. C'est un système d'échange des produits du travail à travers un outil: la monnaie. Le capitalisme accepte toutes les formes de contrôle démocratiques d'une juste répartition des richesses. Notamment, le contrôle de l'État.

Le libéralisme , lui, au contraire est une idéologie. Le libéralisme est basé sur les deux principes et d'un moteur essentiel.
Les deux principes sont l'autorégulation des marchés et la concurrence non faussée.
Le moteur du libéralisme c'est la croissance économique. Aujourd'hui ce moteur a de nombreuses ratées, tourne au ralenti et menace même de stopper. Pour les libéraux toute forme de contrôle y est bannie sous prétexte que le joug administratif est un frein au développement économique.
Le libéralisme a élaboré à la célèbre école de Chicago par des théoriciens comme Milton Friedman.

La spéculation relève plus du comportement que de l'idéologie. Les humains ont toujours spéculé, depuis la nuit des temps. La nouveauté réside dans le développement à grande échelle de la spéculation qui de financière au départ déborde désormais sur les échanges commerciaux à mesure que les matières et les denrées deviennent se raréfient.
Ainsi si les spéculations boursières ont une incidence sur l'économie des richesse produites, celles-ci ne sont pas essentielles.


Même si la fatale crise bancaire dite des "subprimes" prend sa cause dans l'écroulement des valeurs des richesses produites, c'est avant tout pour éviter que le moteur du libéralisme ne s'arrête que ces produits toxiques ont été créés.
Contrairement au sens régulièrement accordé au mot dette, celle-ci ne génère pas de l'argent mais des richesses. On s'endette, par exemple, pour construire une maison, des industries, acheter des tracteurs, des camions qu'il faut fabriquer. Ces matériels sont palpables. Le développement économique dépend en grande partie des dettes contractées. Malheureusement il existe une érosion intrinsèque de la valeur monétaire de la plus part des richesses, sauf dans certains secteurs particuliers comme l'immobilier.

La cause à l'origine de la crise bancaire de 2008, laquelle perdurera encore jusqu'à la destruction de l'économie libérale, c'est qu'on a accordé des crédits à risque à des populations peu solvables afin de maintenir artificiellement de la croissance économiques. Ces crédits sont qualifiés aujourd'hui de toxiques parce qu'à l'origine les banque pensaient pouvoir se rembourser sur les valeurs potentielles des biens produits. Les banquiers se frottaient les mains en pensant réaliser, au pire de substantiels profits sur le dos de ces misérables emprunteurs par la revente de leurs propriétés et à défaut par l'encaissement des intérêts de ces crédits
Mais malheureusement, la croissance artificielle crée par les "subprime" n'a pas été accompagnée d'une croissance de l'économie réelle et donc n'a généré les emplois escomptés Le chômage s'accroissant, les faillites personnelles se sont multipliées par millions. Et, toujours, lorsque il y a profusion de vente, les valeurs immobilières se sont écroulées faisant volatiliser l'argent des crédits accordés.

Il faut faire attention dans ses analyses.
Il faut revenir aux usages traditionnels et surtout éviter la tentation de remplacer une idéologie déficiente ou en fin de vie par une autre idéologie, fût-elle utopique.

L'effondrement du libéralisme est une chance pour l'humanité à la seule condition que celle puisse comprendre et trouver un remède à la véritable cause de la crise et qui est la saturation des marchés. A une économie de croissance doit maintenant succéder une économie de remplacement. Car, mathématiquement on ne peut maintenir tout système en croissance dans un contenu fixe.
Cela demande l'émergence d'une nouvelle approche tactique de l'économie, ce que j'ai défini personnellement comme étant mixte, faisant cohabiter un secteur public et un autre privé.

Le rôle des États providence doit retrouver sa véritable place, au sommet de la hiérarchie des pouvoirs.

Les riches devront naturellement admettre que l'avenir ne leur donnera plus comme auparavant les opportunités d'amasser les richesses colossales en dehors de pratiques immorales comme la spéculation et/ou le racket.

La spéculation qui sera à l'origine de la hausse des prix induisant la récession de la consommation et générera de surcroît des famines.

Pour le moment, en france, il n'y a qu'une candidate aux élections présidentielles qui propose des solution crédibles à la sortie de la crise économique.
Je cite succintement son programme, mais pas le nom de la dame, car je suis certain que ceci vous donnerait de l'urticaire comme j'ai pu le vérifier mainte fois.

Sortir la France du carcan financier par deux mesures :
  • abroger l'ordonnance Pompidou de 1973
  • racheter la dette publique par la Banque de France

Redonner à l'État son rôle de stratège en économie par deux mesures :

  • définir une économie citoyenne dans des emplois publics productifs
  • relocalisation des sites de production industrielle.


Rien n'est utopique dans ce programme économique. Il est au contraire incroyablement réaliste. Pourtant le plus dur sera de séduire les électeurs. Ce qui n'est pas gagné car un tel programme sous-entend que le rêve « américain » appartient désormais au passé.
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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Jeu 08 Sep 2011, 16:56

Bonjour,

Une petite contribution à ces échanges d'actualité.

Je suis médium, notamment par le biais de rêves prémonitoires, qui constituent environ 90 % de mes rêves. Ce parfois des visions, plus que des rêves, certains se réalisent dans les minutes qui suivent, mais seulement dans le cas de charge émotionnelle forte.

au début des année 2000, j'ai vu très clairement la pyramide figurant sur les billets de la monnaie américaine s'effriter à partir du haut. le dollars à cette époque était une monnaie forte. Pour mémoire, l'euro qui au départ avait une valeur d'échange d'un euro pour 1.20 dollars environ, s'est ensuite rapidement échangé à 0.85 euros contre 1 dollar. Tout le monde connait la suite.


Il y a un mois environ, j'ai vu clairement une pièce figurant l'euro coté pile et le franc coté face.

Compte tenu de la portée très courte de nos capacités de visions actuelles, je pense ici à nous les médiums, on peut y voir une refonte de la monnaie européenne dans un délai relativement court.

Il est aussi intéressant de constater que le mythe de l'empire européen trouve sa limite avec la monnaie grecque, patrie de Crésus et d’Alexandre.

Pour ce qui est de la démocratie, elle est parait il aussi née en grèce. Le libre arbitre ne peut être remplacé par un système démocratique, qui en fait est un habit de mensonge sur un système féodale qui se renie.

La gestion de la monnaie, ou de tout système de valeur ou de valorisation économique n'est jamais que le reflet de la pensée humaine du moment. Les excès et aberrations qui ponctuent la gestion des états ne sont portés que par ceux que chaque individu réalise dans sa propre existence.

Il va falloir un peu plus que des votes truqués pour changer l'homme.

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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Ven 09 Sep 2011, 07:50

Vivez la rentrée des patrons de l'intérieur
http://www.medef.com/medef-tv.html




L'Université d'été du Medef ouvre ses
portes ce mercredi. Comment ces 6.000 patrons envisagent l'avenir ?
Quelles sont leurs solutions ? Suivez tout au long des journées les
analyses les plus remarquables... et les petites phrases les plus
remarquées.


L'Université d'été du
Medef ouvre ses portes aujourd'hui pour trois jours sur le campus d'HEC
à Jouy-en-Josas. Quelque 6.000 patrons de France et de Navarre sont
attendus d'ici vendredi. Que pensent-ils de ces nouveaux temps de crise,
après un été meurtrier sur les marchés financiers ? Craignent-ils une
nouvelle récession ? Qu'attendent-ils de la campagne présidentielle à
venir ? En amont du sommet du G20 de novembre à Cannes, le business
s'organise et veut faire de ce temps de débats un temps de propositions. Consulter le programme de cet événement.

Suivez tout au long des journées avec nos blogueurs sur place les
petites phrases et les coulisses de ces trois journées, comme si vous y
étiez en suivant notre compte twitter.

Retrouvez ci-dessous les temps forts des journées

Vendredi 2 septembre


L’égalité des chances en France

La France est-elle vraiment malade ? A force d’entendre dire que la
France va mal, quelques voix, parmi celles des dirigeants de grandes
entreprises invités par le Medef, s'élèvent contre le pessimisme
ambiant.

Pessimisme qui relève d’une tradition française bien ancrée dans les
consciences, regrette Raymond Soubie, président du groupe AEF. « En
France, nous considérons que l’argent et le profit sont impurs. Pour les
Français, l’âge d’or est derrière eux, ils ont envie de revenir en
arrière. » Loin de partager cette idée passéiste, Raymond Soubie s’est
montré très optimiste et a souligné le potentiel de la France, incarné
selon lui par la croissance exponentielle de sa population active et par
sa capacité à mener des réformes difficiles, dont celle des retraites,
qui « n’a pas été amputée ».

Cependant, en dépit de son potentiel, la France a encore du mal à
s’émanciper d’un « système social qui favorise la génération installée
», regrette l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. Second problème
selon lui : « l’imprévisibilité du droit du travail qui repose en grande
partie sur la jurisprudence ». Enfin, il pointe du doigt un problème de
formation chez les jeunes, et notamment les enfants : 20% d’entre eux
sortent des écoles primaires sans avoir acquis les enseignements
fondamentaux.

On ne peut plus positive, Clara Gaymard, présidente de General
Electric France, s’est jointe à Raymond Soubie pour affirmer que la
France est «hypocondriaque ». Augustin de Romanet de Beaune, directeur
général de la Caisse des Dépôts et Consignations va plus loin en
affirmant que « nous n’avons aucun problème de croissance », puisque «
la croissance mondiale va tripler d’ici 2030 ».

La journaliste allemande Michaela Wiegel du Frankfurter Allgemeine
Zeitung souligne d’ailleurs que « la France ne sait pas quoi faire de
ses jeunes », qui n’ont pas de culture d’entreprise – contrairement aux
jeunes allemands, très tôt confrontés à ce monde, notamment par
l’alternance, largement pratiquée outre-Rhin. A ce propos, Jean-Louis
Borloo a dénoncé la « dichotomie entre l’aristocratie des diplômes et
l’alternance ». Selon le président du parti radical, « la France de
la Sorbonne a décroché ».

Ce qui est plus grave pour Jean-Claude Karpelès, le vice-président
Chambre de commerce des Hauts-de-Seine, ce sont les réticences
à l’économie de marché en France, notamment dans les manuels scolaires
qui forment les jeunes générations. Dia El Yaacoubi, PDG de
l’équipementier Streamcore, pointe d’ailleurs du doigt le fait qu’aucune
société française n’est pas présente dans le palmarès des 50 premières
entreprises innovantes au monde.


Clôture des universités du Medef 2011

Pour la plénière de clôture des universités du Medef 2011, Laurence
Parisot a réuni un vaste panel de personnalités, de l’associé gérant de
la Banque Rothschild, David de Rothschild au moine bouddhiste Matthieu
Ricard. Le président de la société générale, Frédéric Oudéa a aussi été
convié. « Ces invités montrent à quel point nous pouvons être fiers de
nos banques françaises », lance Laurence Parisot comme pour éteindre
définitivement la polémique lancée par Christine Lagarde sur la
recapitalisation des établissements financiers dans la zone euro.

« On n’est pas généreux pour être reconnu mais bien parce que cela nous
donne des satisfactions », répond David de Rothschild au thème de la
séance de clôture « dialectique du leadership et générosité ».

Suite à l’intervention de François Pienaar, premier capitaine de
l’équipe de rugby d’Afrique du Sud, qui a fait revivre à la salle les
championnats du monde de 1995, Laurence Parisot interpelle Frédéric
Oudéa, président directeur général de la Société Générale. « Le rugby
c’est du solide, la Société Générale sponsorise le rugby donc tout va
bien ? » Dans le monde dans lequel on est, la société générale est
solide mais reste victime de rumeurs infondées rassure Frédéric Oudéa.

Les universités du Medef se clôturent sur un message optimiste pour les banques françaises.


Jeudi 1er septembre

Halte aux extrêmes !

Les extrêmes sont plus souvent au cœur de notre société et pas
seulement à la marge de celle-ci, annonce Roselyne Bachelot en guise
d’introduction au débat intitulé « Halte aux extrêmes » qui se tenait
aux universités du Medef jeudi après midi. La montée des populismes en
Europe et les mouvances terroristes inquiètent.

Certains évoquent la responsabilité du politique dans la montée des
populismes en Europe. « Le discours politique n’apporte pas de réponse à
ce qui s’est passé cet été », assène Anne Lauvergeon, présidente du
conseil de surveillance de « Libération ». Ici s’immisce le risque d’une
virée vers les extrêmes. D’autres fustigent plutôt les médias pour
leurs simplifications excessives. « L’information généraliste telle
qu’elle est donnée est destructrice » avance Roselyne Bachelot,
ministre des solidarités et de la cohésion sociale. La « polyvalence
des journalistes exigée par les difficultés de la presse écrite »
énoncée par la ministre, nuit à la qualité de l’information. Plus
généralement, le populisme en Europe profiterait d’une Union Européenne
encore fragile, comme le précise Dominique Reynié, directeur général de
la fondation pour l’innovation politique qui appelle à « bâtir une
puissance publique européenne » pour faire rempart contre les tendances
populistes.

« Il y a une vingtaine de partis politiques populistes en Europe »,
rappelle Dominique Reynié, que ce soit l’UDC en Suisse, le Front
National en France ou le parti du progrès en Norvège. Au-delà des
organisations populistes, « il existe des loups solitaires qui se
radicalisent tout seul grâce à Internet » précise Jean Pierre Filiu,
historien et spécialiste de l’islam moderne. La surprise générale lors
de la découverte de l’horreur des meurtres commis par Anders Behring
Breivik en Norvège a permit de prendre conscience que la radicalisation
n’était pas seulement le fait d’Al Qaïda, a précisé Jean Pierre Filiu
historien.

Au sein de l’entreprise, le risque des tendances extrêmes existe aussi.
Certes, « l’entreprise ne fait pas de politique et n’a pas de religion
», mais « au sein de l’entreprise la tentation de l’extrême existe »,
explique Anne Lauvergeon. « Une centrale nucléaire va durer 60 ans si
certains pays ont les moyens financiers, ils n’ont pas toujours les
moyens de gouvernance » précise l’ancienne patronne d’Areva, sans oublier de rappeler qu’elle n’a pas engagé de chantier en Libye.

Le pacte social au programme du B20

« Je suis intimement convaincu qu’au terme du G20 nous aurons obtenu
un certain nombre d’avancées dans le domaine social » car « c’est un
acteur légitime pour donner les impulsions nécessaires », a déclaré
Xavier Bertrand. Pour cela, le ministre du Travail, de l’Emploi, des
Affaires sociales et de l’Inclusion estime que le rôle des entreprises
est indispensable, puisque « ce sont les entrepreneurs qui créent les
emplois et personne d’autre ».

Tandis que Bernadette Ségol, la secrétaire générale de la
Confédération européenne des syndicats, s'est prononcée en faveur de la
promotion du modèle social français dans l’Europe et dans le monde,
Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés
d’assurances, se montre plus nuancé. « On ne va pas régler les problèmes
du monde avec le spectre français L’économie réelle a besoin de
s’appuyer sur des règles partagées mondialement ». Selon lui, le B20 en
est l’occasion, le terme crisis signifiant également « moment de
décision ».

Décider mais aussi réformer. Xavier Bertrand est revenu sur la
réforme des retraites -qu’il juge nécessaire pour que la « France reste
en première division »-, rappelant que le pays s’est justement endetté
pour maintenir son système social. Quant à l’aboutissement d’un accord
global, le ministre reconnaît que « chaque pays est conscient de la
nécessité de faire évoluer son modèle social, mais [que] chacun veut
faire à sa façon et à son rythme ».

Bernard Spitz a lui aussi souligné l’importance d’un accord global,
en rappelant qu’ « une mauvaise régulation est pire qu’une absence de
régulation ». Un avis partagé par la première adjointe au Maire de
Paris, Anne Hidalgo. Selon elle, les solutions doivent être envisagées à
l’échelle internationale en replaçant « l’économie et le politique
devant la finance ». Xavier Bertand a conclu la conférence en insistant
sur l’idée que le nouveau modèle social passe forcément par des choix
difficiles et par des réformes.

Les recompositions géopolitiques

« La mondialisation, c’est accepter l’idée que la France n’est pas
seule dans le monde ». Prononcé avec fermeté par le ministre de la
Défense, Gérard Longuet, ce constat a largement dominé la conférence,
qui portait sur les récents bouleversements géopolitiques intervenus
dans le monde, et notamment le printemps arabe.

Comme l’a souligné le politologue et spécialiste du monde arabe
Gilles Kepel, « cela fait dix ans que le 11 septembre a eu lieu. On
essaie de tourner la page Ben Laden, qui a complètement changé notre
vision du monde ». D’autres bouleversements majeurs sont déjà apparus
avec les révolutions arabes et la toute récente chute de Kadhafi. Selon
lui, la question est désormais de savoir si nous sommes capables
d’anticiper les changements qui vont avoir lieu.

Pour cela, il faut d’abord en comprendre les rouages, avance Pascal
Boniface, géopolitologue. « Le printemps arabe montre qu’à l’heure de la
mondialisation, il y a une opinion publique dans tous les pays.
Celle-ci devient un facteur déterminant dans les relations
internationales », explique-t-il.
« Le monde occidental a perdu le monopole de la puissance, en raison de
l’émergence d’une soixantaine d’autres pays », constate-t-il. Par
exemple, « en Tunisie, le nombre de partis explosent, il y en a 105 ! »,
s’exclame Monia Essaïdi, directrice générale de Socotex en Tunisie.

Cet élément est révélateur, pour les acteurs du printemps arabe,
d’une aspiration à une démocratie accompagnée de la mise en place d’un «
Etat intègre », analyse l’avocat William Bourdon. Une opinion partagée
par Pierre Moscovici, député du Doubs, qui assure qu’ « il faut faire
confiance à ces jeunes pour un développement partagé ».

C’est également l’idée qu’a défendue Monia Essaïdi, en plaidant pour
des « vrais partenariats et non des partenariats de discours » avec la
Tunisie, qui souhaite garder le contrôle de son avenir. « La révolution
tunisienne a suscité l’admiration du monde. Nous l’avons faite seuls,
aujourd’hui nous avons le défi de la réussir seuls ».

Gérard Longuet l’admet, « il est fini le temps où la France décidait
du bien et du mal. On n’est plus seul contre tous. » Une manière
également de justifier l’absence d’intervention militaire en Syrie ou au
Bahreïn. « La France construit ses interventions extérieures en
fonction du Conseil de sécurité des Nations-Unies, dont elle est membre
». Le ministre de la Défense a d’ailleurs appelé les entrepreneurs à
s’intéresser aux industries de l’armement, dont la légitimité est selon
lui très insuffisante.

Il faut se mettre dans l'état d'esprit que le monde va continuer d'être instable

Les catastrophes climatiques, les crises économiques et les
révolutions politiques sont autant de phénomènes qui se multiplient. «
L’année dernière on a eu deux tempêtes qui ne devraient se produire
qu’une fois par siècle en France et le nombre de catastrophes naturelles
va doubler dans les 20 à 30 prochaines années » a annoncé Claude
Tendil, président du Groupe Generali France. Mais heureusement la fin du
monde n’est pas imminente, puisque la terre sera habitable pendant
encore trois milliards d’années, comme l’a prophétisé André Brahic,
astrophysicien.

Si l’on ne peut que se contenter d’anticiper les catastrophes
climatiques, on tache de réformer le système financier pour réduire
l’occurrence des crises. Et sur ce point, l’Etat semble réaffirmer son
rôle de régulateur. « Avec la mondialisation on avait annoncé
l’impuissance du politique je constate au contraire un renforcement du
rôle des Etats dans la crise » a précisé Valérie Pécresse, ministre du
budget. Les Etats auront à charge de trouver les moyens d’une
régulation mondiale au G20 de Cannes en Novembre. «Jamais en tant de
paix, il n’a été aussi important de se focaliser sur les règles du jeu,
la règlementation est pour moi un sujet clef » annonce Chrisian Dargnat,
directeur général de BNP Paribas
Asset Management. L’onde de choc qui a déstabilisé les marchés cet été a
confirmé la fragilité de la confiance dans les marchés. La coopération
internationale semble être le maître mot pour gérer des catastrophes
globales qui se diffusent à une vitesse toujours accrue à travers le
monde. Que ce soit pour règlementer les marchés financiers ou pour mieux
gérer le danger nucléaire, la coopération est de mise. « Des
initiatives vont être prises pour que peu à peu plus de coopération
internationale soit mise en place dans le nucléaire », a annoncé le tout
nouveau président du directoire d’Areva Luc Oursel.

« Nous sommes dans un monde instable et ça va continuer, il faut se
mettre dans cet état d’esprit », avance Christian Dargnat qui conclut
toutefois sur une note d’optimisme, « Cela veut aussi dire de nouvelles
opportunités de marché ».

Mercredi 31 août

Que j'aime ta couleur G20...

Que j'aime ta couleur B20, c'est sur cette référence à Gainsbourg que
Jacques Attali, Hubert Védrine, Laurent Fabius, Louis Gallois, Pascal
Lamy, François Baroin ou Michel Pebereau se sont retrouvés dans la tente
plénière mercredi soir, pour tenter de dessiner ce que l'on peut
attendre de l'initiative du Medef de réunir les entreprises des vingt
pays les plus riches en amont du G20 de Cannes en novembre.

Sans surprise, le débat a vite tourné autour de la mondialisation et
les orateurs prestigieux réunis pour cette première journée de
l'université d'été n'ont pas caché leur inquiétude. Petit florilège des
choses vues et entendues.

Revenant sur la crise de la zone euro, Jacques Attali a estimé que " à
la moindre étincelle le systeme peut exploser. Nous sommes au bord
d'une crise extrêmement grave et le G 20, instance informelle, pas plus
que le B20 ne sont la bonne réponse". Selon lui, il faut avoir " le
courage de mettre en place des institutions internationales efficaces,
notamment au sein du FMI". Sinon, "le G20 ou le B 20, c'est du
bavardage".

La question, c'est le rejet de la mondialisation par les opinions
publiques occidentales. Selon Louis Gallois, "si nous ne sommes pas
capable de mettre en place des régulations efficaces, " je crains que
les forces qui poussent à la demondialisation l'emporte". Selon lui, il
faut remettre d'urgence la finance au service de l'économie réelle avec
des réponses concrètes pour les entreprises : egalité de traitement,
réciprocité et transparence, système monétaire international stabilisé,
etc... "Attention, les opinions publiques doutent de notre capacité a
rester des lieux de production"

Inquiétude partagée par Laurent Fabius : "Ce qui a changé avec la
crise, c'est que les populations croient encore moins à la politique
qu'avant". Mais, le G20 est une institution "utile selon l'ancien
premier ministre. Le B20 aussi car cela montre qu'il y a une demande de
régulation de la part des grandes entreprises. Mais les résultats sont
assez minces", souligne-t-il.
Pour Hubert Védrine, " les entreprises ne peuvent pas se substituer au
gouvernements. Le B20 peut contribuer au G 20 mais les entreprises
sont souvent nationalistes, surtout dans les pays émergents". Les
multinationales occidentales sont pour plus favorables à des règles du
jeu mondial car elles ont intérêt a la réciprocité, au fair trade.
L'ancien ministre des affaires Etrangères de Francois Mitterrand voit se
dérouler une crise de convulsion de l'Occident face a la
mondialisation. Mais " il y a des mondialisateurs et des mondialisés"
rappelle-t-il.

Pour lui, il faut être pragmatique, et ne pas tout attendre du G20.
Et sur le plan institutionnel, garder le G8, car les émergents sont en
train de s'organiser ". Dans les pays développés, toutes les opinions
sont opposées à la mondialisation, même aux Etats-unis. "pour retourner
cette tendance, il faut présenter des résultats impressionnants, c'est à
dire des régulations", car les élites favorables à la mondialisation "
ne sont plus écoutées, ni par les classes populaires, ni par les classes
moyennes".

Le problème avec le G20, " c'est que cela prend 20 ans" a lancé Angel
Gurria, secretaire general de l'OCDE ! Tout en défendant les acquis
des sommets réunis jusqu'ici, avec la lutte contre les paradis fiscaux
et la corruption...

"La demondialisation est une thèse erronée et dangereuse" prévient
Pascal Lamy, directeur général de l'OMC, seule institution vraiment
globale de régulation economique... " La Mondialisation est une étape
de la globalisation dont le vrai moteur sont les technologies.
Démondialiser est une mauvaise réponse à une vraie question. Le monde
est dans une phase schumpeterienne qui bouleverse à très grande vitesse
les tissus économiques et sociaux, chair des sociétés. Mais il y a un
ressenti social de douleur dans les pays développés qui se sentent
perdants de la mondialisation là où les pays émergents se sentent
gagnants".

Conclusion de Laurent Fabius, avec une citation d'Einstein : "on ne
peut pas résoudre un problème avec les modes de pensée qui les ont
engendrés". Un appel à notre imagination, résume-t-il...

La faim dans le monde, une mission pour les entreprises ?

Pour Pierre Bellon, président de Sodexo,
la cause humanitaire est aussi un défi pour les entreprises. En 2003,
Sodexo a formalisé sa stratégie de développement durable en définissant
formellement 14 priorités. L’entreprise alimentaire s’engage notamment à
améliorer la nutrition, à apporter son soutien aux communautés locales,
à réduire le gaspillage alimentaire et à protéger l’environnement.

Pierre Bellon reconnaît que la faim est un risque mondial qui « fait
plus de victimes que le sida, la tuberculose et la malaria réunis ». «
Pourtant il y a assez de nourriture pour que tout le monde mène une vie
saine et productive ». Il dénonce ainsi le gaspillage des pays riches et
le « sacro - mais pas sain principe de précaution qui est le comble de
l’irresponsabilité politique ».

Mais, pour Guillaume Bapst, directeur d’A.N.D.E.S, réseau des
Epiceries solidaires, la faim est un « marché » trop souvent oublié. Il
s’adresse directement aux patrons dans l’assistance : « Je ne vous
comprends pas ! Il est urgent que les entreprises réfléchissent à ces
20% de pauvres en France qui sont aussi des consommateurs ». Il suffit
d’imaginer des solutions innovantes, à l’instar des AMAP (Associations
pour le maintien d’une agriculture paysanne) qui permettent de
développer une agriculture locale biologique et de nourrir les personnes
en difficulté. « C’est aux entrepreneurs de se mettre à l’ouvrage »
afin de réconcilier intérêt économique et lien social.

Pour Serge Villepelet non plus efficacité économique et marché
solidaire ne sont pas incompatibles. Et si les entreprises s’engagent de
plus en plus pour le développement durable, le manque de règles
communes à échelle mondiale est un réel obstacle à leurs actions. Le
président de PricewaterhouseCoopers explique que dans un contexte de
mondialisation où la concurrence est extrêmement forte, une gouvernance
mondiale est nécessaire, notamment dans le domaine environnemental et
social. Pour lui, « c’est au tour des politiques de s’engager à mener
des négociations internationales afin de mettre au point des règles
claires du business mondial ». Il ne manque pas de faire allusion à
l’absence du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation à cette
table ronde pour illustrer le manque d’engagement des politiques.

Pour Jean-Pierre Clamadieu, PDG de Rhodia,
les acteurs associatifs et les entreprises partagent certaines valeurs
et se sentent concernés par des défis communs. Il répond à l’appel de
Guillaume Bapst : « les patrons sont conscients de l’importance des
enjeux de l’accès à la nourriture et à l’eau, et nous avons des
solutions à apporter ». Il rejoint l’idée exprimée plus tôt par
Jean-Marc Borello, directeur général du Groupe SOS, selon laquelle les
entreprises sont tenues à la fois par la performance et par le principe
de responsabilité. « Il n’y a pas de performance économique durable sans
responsabilité sociale et environnementale des entreprises. »

Le B20, un foyer d'idées et une "force de proposition"

En parallèle du G20 de novembre 2011, Laurence Parisot a affirmé
qu'elle souhaitait organiser une rencontre de haut niveau entre les
représentants du B20, dont la communauté d'affaires internationale, et
une représentation syndicale internationale. Cette initiative vise à
constituer un véritable foyer d'idées. Mais "le B20 n'est qu'une force
de proposition" et reste tributaire du G20 pour la prise de décisions,
comme l’a souligné Maurice Levy, président directeur général du groupe
Publicis.

Les cartes sont redistribuées au niveau mondial. "L'Asie et l'Afrique
concentrent 3/4 des ressources de la planète"a précisé Pierre
Lellouche, secrétaire d'Etat chargé au commerce extérieur. Les problèmes
de compétitivité de l'industrie française sont au coeur des
préoccupations, ceci dans un contexte de concurrence mondiale accrue. "
La très grande majorité des entreprises chinoises se préoccupent assez
peu des règles internationales et pillent le patrimoine mondial des
brevets" a fustigé Maurice Levy.

Si la morosité de la croissance inquiète en France, Hans Peter
Keitel, président du BDI (patronat allemand), reconnaît que l’Allemagne
n’est pas à l’abri du ralentissement économique. "Le grand danger en ce
moment c'est le marché financier, il y a des problèmes qui vont au delà
des secteurs. Il faut qu'on réfléchisse à la contribution à réaliser
pour résoudre la crise financière", a précisé Hans Peter Keitel, un
défit de taille pour le G20 de novembre 2011.

Sortir “plus forts" de la crise : l'avis de Charles Beigbeder et Nadine Morano

Salariés et entreprises sortiront-ils renforcés de la crise ? C’est
la question à laquelle une dizaine de participants, patrons et
politiques, ont tenté de répondre lors de cette première journée.

« Plus forts après la crise ». Le sujet de cette conférence avec
titre aussi affirmatif, semblait répondre à la question avant même
d’être posée. Les avis ont tout de même pu s’exprimer sur le sujet.

Charles Beigbeder, président de Gravitation – holding financier et
industriel, n’hésite pas à citer Nietzsche : « ce qui ne nous tue pas
nous rend plus fort ». Pour lui, pas de doute, la « crise est une crise
de confiance », confiance qu’il faudrait rétablir pour retrouver le
chemin de la croissance.

Fabrice Brégier préfère, lui, conjurer les mauvais pronostics : « en
2008-2009, on nous prédisait un drame. Pourtant nous avons à peu près
maintenu notre croissance et nos objectifs. » Et le directeur général
d’Airbus de louer le travail des PME : « Il y a mille et une raison d’en
vouloir à nos fournisseurs et pourtant, on peut être plus solidaires
avec eux sans perdre en compétitivité ».

Chaudement applaudi, Stephan Brousse a fait fortune grâce aux fruits
frais et en conserve avec le groupe Brousse Vergez. Grand défenseur de
ces mêmes PME, il s’est livré à une autocritique bien reçue par
l’assemblée : « n’oublions pas que nous, chefs d’entreprises, sommes le
premier frein à notre propre développement. Comme nous avons tous les
pouvoirs, c’est un devoir de nous former avant tout. » Pour sortir «
plus forts » de la crise, il faut accepter d’apprendre de ses erreurs
a-t-il prêché. « Contrairement aux hommes politiques » qui, au lieu de
se livrer à un tel travail d’introspection, « pensent d’abord à 2012 ».

Une (petite) pique adressée à son voisin Frédéric Lefebvre,
secrétaire d’Etat aux Petites et Moyennes entreprises, qui a préféré se
réfugier derrière une citation de Martin Luther King pour répondre : «
chaque crise a ses dangers mais chacune a ses possibilités » s’est-il
défendu, énigmatique.

Des « possibilités » que son homologue à l’Apprentissage, Nadine
Morano, a avant tout envie de saisir « pour les jeunes », son domaine de
prédilection. La ministre s’est même vantée d’une sortie «
politiquement incorrecte », selon ses mots : « je pense qu’il faut
davantage ouvrir l’école aux entrepreneurs qui le désirent. S’ils
veulent enseigner l’économie par exemple, il faut le leur permettre. »

Le participant qui a cependant vraiment fait mouche est sans conteste
Gary Shapiro, le président de la Consumer Electronics Association.
L’Américain a fait l’éloge de l’innovation, « le seul vrai facteur de
croissance », pour s’en sortir. Et surtout, il conseille ne rien
attendre de la puissance publique pour agir : son association réunit
deux mille entreprises des nouvelles technologies, dont Apple,
Yahoo et Microsoft, et ne touche aucun denier public pour faire son «
show » annuel, le Consumer Eletronic Show », à Las Vegas.

Herman Van Rompuy : "Un esprit purement calculateur ne réussira pas à faire l'Europe"

Le président du Conseil Européen Herman Van Rompuy, invité à
l'Université d'été du Medef, a voulu se montrer confiant et déterminé
sur l'avenir de la zone euro.

Herman Van Rompuy est-il « l'homme de la situation », comme a dit de
lui Laurence Parisot lors de la conférence d'ouverture de l'Université
du Medef, ce mercredi (voir ci-dessous) ? L'assemblée des patrons a en
tout cas chaudement applaudi l'intervention de l'ancien Premier ministre
belge, parfaitement francophone.

Le Président du Conseil européen a voulu rappeler que les choses les
plus simples étaient souvent les plus sages : « On peut s'endetter pour
investir, mais pas pour consommer » ; « Rechercher trop le gain
peut-être périlleux, il faut un équilibre entre risque et rendement » ; «
Il faut exécuter ce que l'on a décidé. Détricoter une décision nuit à
la crédibilité. » a-t-il égrené devant un parterre constitué de près de
4.000 chefs d'entreprise.

Puis il a adopté une rhétorique de chef de l'Europe qu'on entend
rarement dans sa bouche : « aucune construction européenne ne peut se
faire sans un supplément d'âme. Un esprit purement calculateur ne
réussira pas. »

Pour Herman Van Rompuy, l'eurozone sortira renforcée de la crise
qu'elle traverse depuis 2008. Lui qui parle d'ordinaire peu, a décidé de
donner du « temps au temps » : « On peut aller plus loin dans
l'intégration. Je ferai de nouvelles propositions en octobre. Pas dans
l'immédiat, car je suis pour une diplomatie discrète donc efficace. »
a-t-il asséné. En octobre se réunira le G20 à Cannes.

La Grèce et le Portugal ne sont pas des cas désespérés selon lui. En
1993, la Belgique avait une dette quasi-équivalente à celle de la Grèce,
et Herman Von Rompuy se targue de l'avoir réduite, « parce qu'on
s'était donné du temps ».

Un discours d'ouverture à la gloire de Herman Van Rompuy

Laurence Parisot, qui fête son anniversaire aujourd'hui, ouvre la
plénière et annonce le discours de Herman Van Rompuy, président du
Conseil européen, qui viendra demain à Paris pour un sommet consacré à
la Libye."Je suis fière et touchée que Herman Van Rompuy ait accepté de
venir malgré un été très chargé" a entamé la présidente du Medef.

"Nous, entrepreneurs français, considérons que vous êtes vraiment
l'homme de la situation" a poursuivi Laurence Parisot. En pleine
tourmente financière, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont exprimé le
souhait que vous puissiez être président de la zone euro. Vous êtes
l'horloger des situations impossibles". La salle semble partager la même
emphase que la présidente du Medef : elle a applaudi lors que Laurence
Parisot l'a félicité d'être "un des seuls ministres du budget qui soit
parvenu a réduire le deficit" (en Belgique).

Laurence Parisot est également revenu sur l'épisode "Société
Générale" et des rumeurs qui avaient enflé sur Internet : "Lors de notre
première rencontre vous aviez dit que parler c'est la maladie du
siècle. Vous êtes bien loin de tous ces tweets et de toutes ces rumeurs,
ces déclarations ravageuses qui nous empêchent d'avancer solidement et
unis".


Suivez en direct les plénières
:



Dossier réalisé par
Philippe Mabille, directeur adjoint de la rédaction de "La Tribune",
avec nos blogeurs Kenza Daldoul, Anna Villechenon, Sharon Wajsbrot
et Jason Wiels.


latribune.fr - 01/09/2011, 18:15
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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Ven 09 Sep 2011, 12:39

Bonjour Marie
merci de proposer ce texte à nos réflexions.

Un texte qui est pour moi un tissu d'énormités, de contrevérités, de méthode Coué.
Je suis donc obligé, par manque de temps, de faire un tri sur les contrevérités à décortiquer.

Je vais commencer par cette déclaration de Xavier Bertrand:
Citation :
Décider mais aussi réformer. Xavier Bertrand est revenu sur la
réforme des retraites -qu’il juge nécessaire pour que la « France reste
en première division »-, rappelant que le pays s’est justement endetté
pour maintenir son système social. Quant à l’aboutissement d’un accord
global, le ministre reconnaît que « chaque pays est conscient de la
nécessité de faire évoluer son modèle social, mais [que] chacun veut
faire à sa façon et à son rythme ».


  • premièrement le gouvernement de Nicolas Sarkozy a opéré une réforme des retraites au forceps, sans consultation avec les partenaires sociaux, sous la CONTRAINTE des agences de notation financière qui menacent la France de dégrader sa note.
    Cette reforme va devenir dans un proche avenir un énorme baril de poudre révolutionnaire quand les français vont découvrir ses effets sur leur retraites.
  • deuxièmement la France ne s'est pas endettée pour sauver son système social. La France s'est endettée parce que pour des raisons électoralistes, les budgets de l'État ont TOUJOURS été calculés par les politiciens sur des perspectives de croissance erronées, beaucoup trop optimistes. Les responsables politiques ont caché comme ils ont pu la récession naissante. Cette pratique politicienne a obligé les gouvernements qui se sont succédés à procéder, en fin d'exercice, à des réajustements par des emprunts obligataires à des banques PRIVÉES. Emprunts dont les objectifs n'étaient pas de combler les déficits sociaux mais de boucher les trous des dépenses publiques courantes.


Rappel: la dette publique française s'élève officiellement à 1600 milliards d'euros. Le déficit chronique du budget annuel se situe lui aux alentours de 165 milliards d'euros.
Et on voudrait nous faire croire que les Français sont hypocondriaques?

Comment ne pas s'insurger devant cette déclaration de Roselyne Bachelot, la si incompétente ministre de la Santé, pourtant docteur en pharmacie.
Citation :
« L’information généraliste telle
qu’elle est donnée est destructrice » avance Roselyne Bachelot,
ministre des solidarités et de la cohésion sociale. La « polyvalence
des journalistes exigée par les difficultés de la presse écrite »
énoncée par la ministre, nuit à la qualité de l’information.

Alors que Rosine Bachelot et son ministère ont largement participé à la désinformation généralisée des français lors de l'affaire du H1N1, la grippe A! Roselyne Bachelot qui voulait vacciner tous les français et a fait dépenser à l'État 60 millions d'euros en vaccins qui n'ont jamais servi a constamment menti dans toutes ses interventions publiques relayées par des journalistes aux ordres..

C'est vrai que la France en particulier (les Belges n'ont pas ce problème, à ma connaissance du moins) subit le choc d'un journalisme couché, aux ordres de l'élite politiquement correct et de l'oligarchie financière internationale.
Mais ce n'est pas ce défaut de crédibilité de la classe journalistique qui est à l'origine de la montée des extrêmes en France comme en Europe. Il faut chercher ailleurs les causes.
En fait, il est loisible de constater qu'il existe un faisceau de circonstances convergentes pour que la démocratie française explose dans une grande violence.
Seuls les esprits courageux et intellectuellement honnêtes pourront identifier ces circonstances.
Comme ce forum n'est pas une tribune politique, je renvoie chacun à sa conscience.
Bonne journée
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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Ven 09 Sep 2011, 13:46

Bonjour Kernoa



Citation :
proposer ce texte à nos réflexions.

je savais que tu serais le premier à réagir .. !!

Merci de ne pas confondre .... !!!

bonne journée
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Morgane

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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Ven 09 Sep 2011, 14:15

kernoa a écrit:
Bonjour Marie
merci de proposer ce texte à nos réflexions.

Un texte qui est pour moi un tissu d'énormités, de contrevérités, de méthode Coué.
Je suis donc obligé, par manque de temps, de faire un tri sur les contrevérités à décortiquer.

Idem !

Je suis particulièrement choquée de voir les patrons français vénérer Herman Van Rompuy et réclamer qu'il ait plus de pouvoir ! Il est parfaitement francophone, certes, mais ce n'est pas pour cela qu'il est francophile, l'utilisation de la langue n'est qu'un outil pour parvenir à ses fins.
Dimanche dernier, il a participé au célèbre "gordel" : une manifestation politico-sportive qui fait le tour de Bruxelles par sa périphérie çàd un évènement sportif et populaire sur lequel viennent se greffer les extrémistes flamands avec leur désir d'étranglement puis d'assimilation de Bruxelles. En 2008, un certain Bart De Wever aujourd'hui "l'homme fort de Flandre", avait durant cet évènement assiégé avec ses troupes le domicile privé d'un maire francophone (j'étais là pour prendre la photo et si vous voulez je peux vous la remettre, elle est publique ;-) !)

Bien entendu, les patrons de n'importe quel pays (les nôtres aussi !) se foutent du respect de la démocratie, ils ne pensent qu'à faire encore plus de bénéfices, peu importe si c'est par l'accession d'un personnage douteux au pouvoir ...

Pour ne pas me répéter, plus de détails sur notre abominable Bilderberger et comploteur Van Rompouille ici :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
cf message du 9 juin 2011 de "invité" puis les 2 miens du 10 et 11 juin (Van Rompuy n'est que cité mais je décrivais en détail l'infecte mouvance politique catho-Opus Déi-Bilderberg dont il est un des meneurs)

Ce n'est pas que Van Rompuy et les Flamands recyclés à l'UE m'obsèdent tous les jours mais dans le cadre de ce genre de sujet pointu, je préfère m'abstenir sur ce que je connais moins et parler de ce(ux) que je connais bien.
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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Mer 21 Sep 2011, 18:29


14 septembre 2011 (Nouvelle Solidarité) — Face à l’imminence de l’effondrement financier transatlantique, l’économiste américain Lyndon LaRouche s’est adressé à la nation et au monde pour appeler à un sursaut. Dans un discours spécial de 25 minutes enregistré le 7 septembre, il a appelé ses compatriotes et ses amis au sein des institutions à oeuvrer sur le champ à l’éviction d’Obama afin de pouvoir rétablir la loi Glass-Steagall de mise en faillite de Wall Street.

Nous publions l’intégralité de son intervention, sous titrée en français :




À lire aussi...

LaRouche : Les 7 étapes indispensables à une sortie de crise


ici
et ceci

Une crise sans précécents
Michel Drac : une crise "sans précécents"


chez webrunner
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kernoa



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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Mer 21 Sep 2011, 20:47

Effarant. Les américains blancs ne veulent pas assumer leurs lourdes et uniques responsabilités dans la faillite économique de leur pays. Afin d'éviter la banqueroute des USA, l'économiste américain Lyndon LaRouge incite ses compatriotes à provoquer la destitution du président Obama sous prétexte de "déficience mentale".
Ce LaRouge ne se prend pas pour de la merde : il se considère comme un des dirigeants de ce pays.
Dieu sait pourtant, si je n'aime pas les noirs. Ce n'est pas une raison pour être injuste envers eux.
Le métis Obama va porter le chapeau de la faillite des blancs. Des blancs qui se comportent comme des misérables. En destituant Obama, LaRouge prévoit purement et simplement de faire annuler la dette publique des USA. De ce fait cet imbécile pense que son pays pourra repartir d'un bon pied. Cet homme, qui se croit compétent n'a pas compris qu'il ne faut plus espérer une relance économique, sauf à tout détruire à l'occasion d'une bonne guerre mondiale et à reconstruire.
Mais LaRouge a raison sur un point. La banqueroute des USA est désormais inévitable.

Le résultat obtenu serait à l'aune de la connerie de cet homme, c'est à dire le contraire de ce qu'il espère avec la destitution d'Obama. Cela aurait pour conséquence non seulement de mettre un terme à la longue agonie dans laquelle l'économie libérale est entrée donc la fin de l'hégémonie économique des américains et , à terme, mettre fin à l'existence des États Unis d'Amérique. Les Noirs américains n'accepteront jamais la destitution de leur compatriote OBAMA. Donc le risque serait le suivant, c'est de plonger l' Amérique dans la guerre civile des Noirs contre les Blancs. Ce qui ne peut que conduire à la partition des USA en deux blocs: l'un noir et l'autre blanc.
C'est complètement stupéfiant.
Conformément à la prédiction de la prophétesse Baba Vanga, Obama sera bien le dernier président des États Unis d'Amérique.

Malheureusement la destitution d'Obama devient probable tant la folie s'emparera des esprits humains incapables d'assumer leurs erreurs.
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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Mer 21 Sep 2011, 22:59


Citation :
Afin d'éviter la banqueroute des USA, l'économiste américain Lyndon LaRouge incite ses compatriotes à provoquer la destitution du président Obama sous prétexte de "déficience mentale".
Ce LaRouge ne se prend pas pour de la merde : il se considère comme un des dirigeants de ce pays.

C' est en effet assez effarant !
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kernoa



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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Jeu 22 Sep 2011, 14:41

Bonjour Nathalie.
Ce que je vais écrire aujourd'hui relève de la science fiction.
En géopolitique tous les scenarii sont possibles.
Je te présente une vision apocalyptique de l'avenir bâti sur un évènement qui n'a pas encore eu lieu mais qui est publiquement espéré.

Si Lyndon LaRouge devait réussir dans son coup d'état, si le président Obama devait être un jour destitué à la suite d'une longue procédure qui ne manquerait pas d'irriter les Noirs américains, les conséquences géopolitiques seraient incalculables.

Il faut se rendre à l'évidence que compte-tenu de l'importance des populations noires, une guerre civile ne serait pas gagné par les Blancs. Un processus d'éclatement des USA en blocs distincts serait même une conclusion logique privilégiée à une guerre civile. Déjà dans de nombreuses cités étasuniennes les points de basculement sociologiques sont atteints. Les Blancs et les Blancs se séparent pour vivre séparément.
La destitution du président Obama serait considéré à juste titre comme injuste, voire inique par la population noire. Car la seule erreur de Barak Obama (qu'on peut lui reprocher) c'est de s'être porté candidat à la Maison Blanche en ayant sous-estimé la catastrophique situation économique du pays. Ou alors, en politicien chevronné, il connaissait pertinemment toutes les données concernant son pays et pensait pouvoir y remédier. Mais là c'est encore plus grave. Parce que c'est surtout "Dobble You" qui a creusé la dette publique des USA avec sa guerre contre l'Irak et en Afghanistan qui introduit le désordre dans tout le moyen-orient. Obama une fois élu, n'a bénéficié que de très petites marges de manoeuvre tant en économie qu'en politique sociale et en politique extérieure.

Les populations noires ne laisseront pas destituer un président qui les représente et entreront en rebellion, puis en guerre civile. Un guerre qu'ils gagneront car les Noirs sont aux USA aujourd'hui plus nombreux que les Blancs. Et les Blancs n'auraient plus alors que la possibilité de se réfugier dans des états ou ils sont majoritaires et de faire sécession.

L'éclatement des USA aurait pour conséquence une remise en cause des équilibres géopolitiques actuels.
On peut énumérer les points suivants:
  • premièrement Israël perdrait son plus servile et puissant protecteur

  • deuxièmement les pays musulmans se sentiraient alors pousser des ailes pour attaquer Israël et le détruire. Une guerre mortelle s'ensuivrait.....
  • afin de laver les humiliations culturelles que lui ont infligées les pays occidentaux en refusant la charia et critiquant l'ilam, les pays musulmans, se croyant en position de force pourraient étendre leurs attaques à l'ensemble de l'Europe


Or il se trouve que la France, dont la puissance militaire est considérablement affaiblie pour différentes raisons qu'il conviendrait d'étudier, serait le pays le plus exposé et risquerait même une défaite militaire cuisante, subissant des attaques venant de l'extérieur mais aussi par une résistance de la communauté musulmane de France qui est la plus importante d'Europe.

La guerre Orient - Occident contribuerait, par des millions de morts, à ramener la démographie dans des proportions acceptables pour la planète.

On peut imaginer deux issues à ce scénario catastrophe
- fin n°1 A la condition que les pays occidentaux sortent victorieux du conflit et n'ai pas égaré en cours de route l'immense trésor que représente les connaissances scientifiques et technologiques, une nouvelle période (courte) de prospérité s'en suivrait.
- fin n° 2, les forces musulmanes sont les vainqueurs. L'islam se généralise partout. les infidèles sont pourchassés, menacés de se convertir ou de mourir. Une longue période de régression culturelle s'en suivrait. Les connaissances technologiques et scientifiques seraient brûlées impliquant une régression considérable du niveau de vie que serait le retour à une société médiévale.

Heureusement tout cela n'est qu'un scénario improbable.........mais pas impossible.


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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Jeu 22 Sep 2011, 15:57

bjr Kernoa,

je te cite:"Dieu sait pourtant si je n'aime pas les noirs.ce n'est pas une raison pour être injuste envers eux".j'aimerai savoir si c'est ce que tu penses ou une phrase dîte par Lyndon LaRouge?
Il me semble que c'est ton opinion comme c'est écrit,je ne te félicite pas et je me demande ce que tu fais sur un forum de spiritualité?ce sont des propos qui sont toujours A SOULIGNER et qui montrent le vrai visage de celui qui les dit....pas beau du tout... du tout.
Je ne lirai plus tes écrits.d'ailleurs les prédictions apocalyptiques ne contentent que
leurs auteurs et n'ont aucun intérêt à part d'extirper les profondes angoisses de ceux qui les écrivent...
Amicalement
D-C
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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   Jeu 22 Sep 2011, 18:05

Bonjour Déméter

Comme cela fait un certain temps que je participe au forum, tu devrais savoir que je pèse chaque mot et que chaque phrase obéit à un dessein.
Je me vois un peu comme un pêcheur à la ligne et je lance mes hameçons à l'encan pour voir si quelques poissons vont mordre.
Tu es un de ces poissons, Déméter et tu as mordu à mon appât.
Tu te prétends certainement d'un certain niveau de conscience, mais à lire ton message je comprends que ton niveau de tolérance frise le zéro et par conséquent ton niveau de spiritualité ne doit pas être très élevé. Tu n'aimes que ce qui te ressemble, un point c'est tout. C'est à cause de personnes comme toi que les grandes déclarations d'Amour Universel et de Fraternité Mondiale me font sourire. Elles sont toujours très rapidement prises en défaut.

Je te dirai que j'ai tenté par deux fois de me désinscrire du forum parce que j'étais en désaccord avec des personnes qui te ressemblent et qui se reconnaîtront facilement avec lesquelles je savais qu'aucun dialogue constructif ne pouvait s'établir. Mais comme la procédure ne peut pas se réaliser sans l'accord de l'administrateur, j'ai renoncé.

Je ne sais pas si je n'ai rien à faire sur ce forum, mais en ce qui te concerne je n'ai plus de doute.

Pour en revenir sur la motivation de ton ire, je t'affirmes que je ne me permets jamais d'émettre des opinions personnelles sur un forum sauf quand cette opinion sert à souligner une proposition. Tout comme je prends un soin particulier à ne jamais commencer mes phrases par la première personne du singulier. Mon opinion personnelle n'intéresse personne, surtout pas des gens comme toi.


Dans le cas précis de mon texte précédent, j'ai simplement voulu exprimer que ce n'est pas parce qu'on aime pas quelqu'un qu'on doit être injuste envers lui. Or il se trouve que le président Obama est métis (considéré comme noir) et qu'il est vraisemblable que la couleur de sa peau est une motivation secrète de Lyndon LaRouge dans son appel à sa destitution. Car en destituant un Noir, le Blanc s'absout de toute faute.
Je considère cette démarche comme insultante....pour le Blanc.
Tu vois! C'était simple comme tout.

Ceci dit, je vais t'éclairer un peu sur mon cas. J'ai travaillé longtemps dans les pays africains (cotes Ouest et Est) et de mon expérience professionnelle j'ai tiré des conclusions qui ne te feraient certainement pas plaisir si je les exprimais.

Pour conclure:
Comme tu m'as fait comprendre amicalement que je n'avais peut-être rien à faire sur ce forum dédié à la spiritualité, je te souhaite très cordialement d'élever ton niveau de conscience.

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MessageSujet: Re: POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR!   

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