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 Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?

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Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?
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yves LE MAITRE



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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Sam 22 Nov 2008, 00:50

bonjour à tous

Il arrrive aussi que les messagers de Dieu se présentent pour assurer votre éducation.

Il est toujours important de conserver sa capacité à avancer par soi-même, son esprit critique. Mais il est aussi extrémement difficile d'obtenir des informations sûres et valables par sa seule observation.

L'accompagnement, par nos fréres humains comme non humain me semble indispensable.

Il faut pour cela beaucoup de patience.

La voie du christ est un enseignement, et le seul en fait à être sûr et fiable. Sans son apport, que serait notre mythologie ?

amitié à tous

yves
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poussières d'étoiles



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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Sam 22 Nov 2008, 05:07

yves LE MAITRE a écrit:

La voie du christ est un enseignement,

Cet enseignement est pour moi le plus beau

Jésus est venu ETRE ce qu'il dit, et dire ce qu'il EST

pour qu'à notre tour nous puissions voir que nous pouvons le faire aussi

Je viens de terminer "Le Christ philosophe" de Frederic Lenoir

livre qui m'a ramené au Christ qui depuis mon enfance m'a guidé au plus profond de mon coeur à cheminer vers qui je suis...
Christ qui m'émerveille de sa vérité d'ETRE

Si la pédagogie veut que l'on copie la perception de l'autre en niant la sienne, on se perd
Si la pédagogie veut assumer sa propre vérité afin de permettre à l'autre de l'assumer aussi, on trouve la VIE...

mais qu'on fasse l'un ou qu'on fasse l'autre, nous sommes qui nous sommes même si nous nous acharnons à le nier...

coeur
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Christalain

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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Sam 22 Nov 2008, 09:50

Citation :
Cet enseignement est pour moi le plus beau

Jésus est venu ETRE ce qu'il dit, et dire ce qu'il EST


pour qu'à notre tour nous puissions voir que nous pouvons le faire aussi


Joli Poussière d'étoile... rien à ajouter pour ma part ! MERCI !

:753:
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Sam 22 Nov 2008, 11:29

Bonjour pousières nd'étoiles
Bonjour Yves le maître

Le christ n'a jamais apporté d'enseignements. C'est pour cela qu'ils s'exprimait en paraboles.

Par contre il nous a montré et nous montre encore une voie, un choix de vie.
Un chemin quoi!
Et ce chemin nous devons le parcourir seul.
Avec heureusement pour nous des relais-étapes comme ce forum magnifique qu'est Anthakarana dans ou sur lesquels on peut s'échanger des informations.
Mais surtout pas d' enseignements.
Mais il existe aussi de nombreux sites relais ainsi que beaucoup d'écoles spirituelles qui permettent de se ressourcer avant de reprendre spirituellement vers la route vers la libération de nos âmes.
Après chaque étape il faut repartir seul. Ou à deux éventuellement, mais à ce moment là, seulement avec sa FJ. Lorsqu'on l'a rencontrée.

Pour consolider mes propositions par une métaphore nautique, je dirais que nous sommes un peu comme des capitaines de navires (nos corps périssables) faisant route de conserve vers un même phare lumineux. Mais nous demeurons tous SEULS maîtres à bord de nos frêles esquifs, et nous avons tous des manières différentes d'aborder les mêmes tempêtes. Nous pouvons, en revanche, nous partager les informations sur les rochers isolés et dangereux.

Bons vents à tous.

Kernoa
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Sam 22 Nov 2008, 15:00

Merci pour la belle métaphore Kernoa,

j'aime ces descriptions imagées...

je partage votre point de vue, en y ajoutant que pour moi, il est clair dans ma vie et je l'ai expérimenté sous tellement de formes; que nous sommes tous interreliés comme la particule d'un hologramme qui contient l'ensemble de l'information de l'hologramme,
nous avons tous la même provenance, et source de lien a Dieu, qui fait que nous sommes aussi donc tous liés de par cette source commune

j'arrive parfois mal à exprimer des choses qui sont en réalité vécu et donc pas mentale, j'espère avoir été claire

mais ce n'est que ma perception de la vie, là ou je suis rendu sur mon chemin

que l'amour nous accompagne

:475:
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AMBRE

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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Lun 24 Nov 2008, 19:54

Citation :
Chère Ambre, ne sachant trop comment insérer mon texte dans le forum sur ce sujet car le cadre réservé à cela semble exiger un réponse rapide et donc peur être courte, je vous soumets ma réflexion sur le thème. A vous de voir si elle convient et éventuellement de la faire paraître. Merci. Irmael.



Enchanté, en tant que nouveau venu sur ce site lumineux et convivial, de prendre part à vos intéressants échanges sur la pédagogie de l’Eveil. J’ai lu attentivement ce que chacun ici exprimait sur ce sujet et je partage bon nombre de points de vue qui me paraissent aussi avisés qu’éclairants. A mon avis, le résultat du sondage tel qu’il apparaît à peu près également réparti, est peut être une indication pour interpréter le partage des réponses dans un sens non contradictoire. Ceci s'expliquera progressivement dans mon propos. Je ne me permettrai pas ici de commenter toutes les idées exprimées sur forum et qui méritent dialogue, je préfère d’abord exposer mon point de vue comme un apport à cet édifice de réflexions et de partages stimulants. Peut être ensuite dialoguerons nous si certains parmi vous le désirent. C’est un sujet crucial qui, comme vous, m’intéresse au plus haut point et donc, avec tous les risques et les insuffisances liés au langage, je vous soumets quelques réflexions sur cette précieuse question.



En usant de l’analogie (avec modération car abuser de ce procédé peut aussi faire trop dériver l’esprit), pour préciser mon opinion, je serais tenté de m’appuyer sur une pratique qui par certains cotés (et toute différence gardée avec la spiritualité proprement dite) est à rapprocher de la démarche de l’Éveil. Il s’agit d’une discipline qui par son désir de Vérité ou d'Absolu, ressemblerait à ce qui, en nous, relève de l'aspiration à l’Éveil mais qui malheureusement par un usage intempestif de la pensée rationnelle et une confiance démesurée en sa supposée capacité à résoudre tous les problèmes, mène souvent aux antipodes de l’ Éveil. Vous avez compris que je voulais parler de la philosophie (Philo-Sophia = "Amour (ou recherche) de la Sagesse" a-t-on pu dire. Cependant on n'imagine pas, théoriquement du moins, une véritable sagesse sans un brin d'éveil ou alors on est dans le conformisme intellectuel et moral, tout à l’opposé. Ce n'est pas le lieu de faire ici le procès de la philosophie, cela alourdirait inutilement le sujet de la pédagogie de l’Éveil par lui-même déjà lesté d’une forte gravité. Cela fait seulement rebondir la question initiale à travers celle ci : la sagesse peut-elle s'enseigner ? Non, pas vraiment, disent en chœur, depuis Pythagore, les vrais philosophes, pas directement, mais… cela ne veut pas dire qu'on ne puisse ni ne doive rien faire pour y parvenir…D'ailleurs : "On n'apprend pas la philosophie on ne peut qu'apprendre à philosopher" avoue fort justement et modestement l'un d'entre eux. En l’occurrence, cela consiste à activer, à réactiver, ou à stimuler, une certaine capacité de réflexion et non de faire ingurgiter et régurgiter des notions plus ou moins abstraites sur le Droit, la Raison, la Liberté, la Justice, Dieu, etc (voir le programme des festivités des classes de terminales …). C'est ce qu’un prof de philo conséquent essaie de faire pour susciter ce type d'éveil là : éveil à la pensée critique et méthodique, développement d’un certain niveau d’abstraction et de généralisation pour ne pas penser trop court tout en restant relié aux réalités du monde concret afin de ne pas s’évaporer dans de pures spéculation vides. De cette façon la réflexion philosophique contribue à l’acquisition d’une certaine indépendance d’esprit et d’un mental cohérent capable de s’ouvrir plus librement aux Valeurs éthiques, à l’Art, au mystère de la Vie et du Cosmos. La comparaison s'arrête là car dans la question ici posée c’est un autre type d'éveil dont il s’agit. L'Éveil par excellence, pourrait on dire. Je me garderai bien de m’épancher sur sa nature et les conditions de son obtention car on ne saurait parler avec pertinence que de ce que l'on connaît bien c'est-à-dire notamment de ce dont on a une réelle expérience. A défaut donc, je me réfère aux témoignages de ceux que je considère comme des maîtres, des pionniers ou des éclaireurs "en la matière" même s’il ne s'agit pas d'une "matière d'enseignement", comme les Mathématiques, la Physique ou l'Histoire, que l'on pourrait apprendre en exerçant ses facultés mentales, selon des méthodes d’apprentissage plus ou moins adéquates élaborées par ces spécialistes de l’enseignement que sont les pédagogues.


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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Lun 24 Nov 2008, 19:54

suite
Gardons nous cependant de trop vite condamner le mental, ou intellect, qui a toute sa place dans le fonctionnement de l’être humain et qui avec l'affectif, l'émotionnel, l'instinctif et le physique, sans parler des plans subliminaux, fait partie de notre nature, de notre structure. D’ailleurs si chacun s’exprime ici n’est-ce pas grâce à son mental et au langage qui, malgré ses imperfections et ses pièges, lui permet de formuler ses idées, de communiquer ses intuitions et de traduire en mots son ressenti ? Je ne sais ce que vous pensez sur ce point mais, personnellement, j’imagine mal, sur terre en tout cas, un être parfaitement éveillé qui serait dépourvu de facultés intellectuelles développées et d'un mental cohérent, sauf que ces facultés chez lui seraient transcendées et illuminées par ce qui vient des plans supérieurs. Bien entendu je ne l’imagine pas non plus démuni du sentiment de l’Amour universel ou du sens de l’Harmonie et de la Beauté. Or, c’est justement là le hic…car cela suppose que, d’une manière ou d’une autre, le sujet en question ait pu sortir d’un certain sommeil de l’esprit et du cœur et émerger à un autre niveau de compréhension ou de conscience. Quel que soit leur style ou leur manière, quelles que soient les méandres de la voie empruntée (y compris l’absence de voie puisqu’il est aussi question ici des expériences d'Éveil spontané que rien ne laisse directement prévoir), les éveillé(e)s passent plus ou moins brutalement d’un état d’ignorance, ou de "docte ignorance", à un état de conscience nouveau dans lequel tout est vu sous un jour qui n’a plus rien de commun avec la façon courante de percevoir le réel. Je ne fais ici que redire ce qui a été dit et écrit par ceux d’entre eux qui ont parlé de leur transformation et de leur nouvelle perception du monde. Et pourquoi l'auraient-ils fait, si ce n'est pour convier les aspirants à l’Éveil, les prétendants à l'évolution spirituelle, à franchir quelque étape illuminatrice décisive ?

Si j’ai bien compris la question, il s’agit justement de savoir si ce type d’Éveil peut s’enseigner de quelque façon, si l’on peut y préparer, si une « Pédagogie de l’Éveil » est possible. Posée ainsi la question me paraît soulever des difficultés propres au langage car peut être, il n’existe pas vraiment une pédagogie de l'Éveil lui-même mais seulement (et heureusement) une pédagogie des conditions qui peuvent mener à l’Éveil ! Tout n’est pas perdu donc… ! On pourrait aussi soulever des questions subsidiaires du genre : ceux qui ont accédé à l’Eveil, ont ils ou non bénéficié d’une forme d'enseignement ? J'entends et lis ici et là la réponse: "Certains l’affirment mais pas tous". D’accord, pas tous, comme ce fut, en Inde, le cas, entre quelques autres, pour Ma Ananda Moye. Tous les enseignements et toutes les notions spirituelles lui étaient spontanément familiers sans qu’elle les eût jamais étudiés et sans qu’elle ait jamais eu de maître attitré. Mais en même temps, que penser de ceux, et non des moindres qui, humblement, affirment être passés par le canal de l'enseignement d'un ou même de plusieurs maîtres avant d’y être parvenu ? Sri Aurobindo, par exemple, a toujours manifesté une grande reconnaissance pour celui (le yogi Baskhar Lèlè) qui, dans sa jeunesse, le mit sur la voie de la réalisation du Soi, même si à partir de ce stade il alla bien plus loin que son initiateur ! Bon, certains Éveillés ont un sacré potentiel pour ne pas avoir à suivre forcément un cursus conventionnel. Mais dire qu'ils n'ont jamais rien appris ou n’ont bénéficié d’aucun type d’enseignement ou d’"apprentissage" en ce sens, ne serait-ce que par essais-erreurs, me paraît vite dit. Je pense que, d’une certaine façon, tout le monde apprend toujours, même en dormant, mais plus ou moins vite et par des chemins différents, conventionnels pour les uns, plus singuliers et non-conformistes pour d'autres. La question à se poser ne serait-elle pas alors : comment faut-il entendre ce terme d’enseignement, qui semble faire problème ? Qu'est ce qui peut s'enseigner de l’Éveil ou pour l'Éveil et qui enseigne quoi ? Est-ce Instruction ? Conditionnement (supérieur) ? Déconditionnement méthodique ? Libération (plus ou moins occulte) de facultés perceptives du genre "ouverture du troisième œil" comme dans certains rituels hindouistes que j’ai pu observer ? Transfert (magique ou surnaturel) par des entités qui font un certain travail derrière le voile ? Initiation plus ou moins rituelle dans le cadre d'une confrérie ou d'une tradition ésotérique ? Révélation subliminale par un Instructeur ou une Entité des autres plans ou de ce plan, à la faveur de certains états psychiques induits ou pendant le sommeil…? Mystagogie religieuse ou initiation et approfondissement des mystères chrétiens...Pédagogie de… ? Voilà le mot clé et problématique précédé par d’autres mots pompeux doublés d'hypothèses peut être hasardeuses que j'ai volontairement choisies (et la liste n'est pas exhaustive) pour alimenter le questionnement. Tous ces termes ont certes des connotations suggestives, sont plus ou moins synonymes, ont des rapports de plus ou moins bon voisinage mais, en définitive, comme tous les mots, ils ne prennent de véritable signification que si on peut les faire correspondre à un solide référent, c'est-à-dire à un vécu, à une expérience authentique qui leur donne un poids et non pas à la valse à mille temps des signifiants, c'est-à-dire, comme dans les dictionnaires, des mots qui renvoient à d'autres mots qui eux-mêmes doivent s’expliquer par d’autres mots et ainsi de suite dans un tourbillon verbal indéfini et illusoire qui tient souvent lieu de connaissance!


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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Lun 24 Nov 2008, 19:54

suite 2
Donc pour être cohérent en présence d'un sujet aussi capital, même si vous et moi savons au fond de nous qu'il ne se résout pas par de simples raisonnements, demandons nous d’abord s’il existe un ensemble de moyens: paroles, écrits, exemples, rituels, techniques, méthodes, procédés, formules et autres recettes de "cuisine des anges" qui permettent d'accéder à cet Éveil spirituel qu'on ne saurait définir d'avance et qui d'ailleurs serait plutôt indéfinissable en soi mais dont, à travers le témoignage des éveillés et le vibrato de notre propre sensibilité intérieure, on peut pressentir intuitivement la nature et la nécessité. Nous sommes tous, je crois, d'accord sur le fait que si l'on prend le terme Éveil dans le sens d'une matière ou d'un sujet à enseigner, la question n'a plus de sens puisqu'il s'agirait alors d’inculquer dans l’esprit du chercheur, un état de conscience qui est l'état de conscience par excellence. Or, par définition un état psychique ou spirituel n'est pas par lui même une discipline, une notion ou une discipline qu'on puisse enseigner. Donc, il ne s'apprend pas comme on apprend à parler, à compter ou à lire mais… peut être pourrait-il se recevoir, s'obtenir, se révéler, se manifester, se réaliser, être induit ou "se contracter", mais… dans la décontraction, si l’on peut dire, ou "avec une certaine désinvolture" comme dirait Natarajan. La crispation, doublée ou non de convoitise, ne donnant rien de bon semble-t-il pour favoriser l'Éveil…
Un petit détour préalable par les définitions et la racine des mots (sans prétention philologique car je ne suis pas un spécialiste de cette discipline) ne sera peut-être pas vain. À la différence du mot instruire dont la racine stru (comme dans construction, déstruction, obstruction, instruction…), a le sens de "empiler des éléments" dans le but de "bâtir, d’ériger"donc d’accumuler et/ou fournir laborieusement des matériaux, connaissances, pratiques ou savoir-faire, le terme enseigner signifierait plutôt : "montrer, inciter, inviter, pousser dans une direction". Son sens est donc déjà plus "pédagogique" que celui d’instruire. Pédagogie justementqui avec son usage scolaire et institutionnel semble un peu décalé dans ce débat axé sur la spiritualité, provient du mot grec pédagoguè composé de païdos, l’enfant, et du verbe agagein qui signifie "conduire, entraîner, favoriser" donc il désigne généralement "celui qui prend soin de l’enfant" et le mène, de préférence, sur le bon chemin.... Mais accompagnant l’étymologie qui nous renseigne sur les racines parfois suggestives d’un mot, la tradition attachée à l’histoire de celui ci, rapporte que, dans l'Antiquité, il désignait non pas le maître qui enseignait et instruisait l’enfant mais le serviteur chargé de l’accompagner à l'école pour lui éviter les rencontres aventureuses et les détours buissonniers…De quoi méditer sur le sens des mots et des réalités auxquelles ils renvoient. Le vocable maître maintenant. Distinction faite entre le simple instituteur qui prodigue les bases de l’instruction publique et le Maître spirituel qui ouvre la voie de toute une évolution intérieure et cosmique, traditionnellement le terme désigne celui ou celle, qui ayant acquis la "maîtrise" précisément d’un certain type de connaissance et d'expérience, sait et peut en transmettre le contenu (si c’est une matière scolaire par exemple) ou indiquer les "moyens" d’y accéder s’il s’agit de réalisations spirituelles.
Problème: pourquoi un maître se mettrait-il à enseigner quoi que ce soit s’il n'avait la conviction que son travail ne porterait quelque fruit? Qu'il y ait des incertitudes ou des risques inhérents à l'entreprise, c'est un autre problème dont lui seul a la véritable estimation. Alors, à ce stade de la réflexion, je me pose la question suivante: qu'ont fait les Avatars, les Grands Initiés, les Instructeurs, les Grands Éveillés (faites moi grâce de toutes les appellations consacrées) en plus du message universel que certains délivraient à l'adresse des foules, sinon tenter d'éveiller, ou de réveiller, d'autres êtres plus ou moins consciemment en quête d'évolution ? Qu'ont fait Bouddha après son grand Éveil, Jésus après sa révélation du Père? Qu’ont fait beaucoup de grands Maîtres de l'Inde et de la Chine et d’ailleurs, une fois leur propre réalisation accomplie ou lorsque le temps de le faire était venu, sinon inciter à l’Éveil, indiquer le "sentier" de l'Éveil ? Non pas certes comme un itinéraire tout tracé et qu’il suffirait d’emprunter scrupuleusement pour y parvenir sans encombre mais plutôt quelque chose comme une certaine tournure d'esprit à développer, une certaine attitude d’apaisement mental et physique à mettre en place…etc. En tout cas, il semblerait que dans ce domaine de la spiritualité dans lequel "l’Esprit souffle où il veut", enseigner ne se limite pas à une seule opération, qui consisterait, comme le maître d’école ou le professeur, à expliquer des notions ardues ou à dresser un programmes d’études et d’exercices…Jésus enseigne à la foule, réanime la loi d'Amour déjà énoncée dans un texte ancien "Aime ton prochain comme toi-même"…mais à ses proches il réserve un enseignement à part…pour les conduire à quoi ? En poussant ses interlocuteurs dans des retranchements contradictoires et en les incitant à chercher plus haut et plus loin… en eux-mêmes…des vérités qu’ils pressentent, Socrate, lui, joue à la torpille (poisson qui lance des décharges électriques à son contact), électrochoc avant la lettre et lui-même consulte son Maître Intérieur, son "Daïmon", pour mieux percevoir les réponses à donner à ses disciples et amis comme à ses détracteurs. Moins prolixe, Ramakrishna, qui n'a pas une tournure d'esprit d’intellectuel mais qui est débordant de dévotion et d'Amour Divin, connaît Dieu de l'intérieur et détient la connaissance par identité de l'unité de l'Etre au point de ressentir dans son propre corps ce qui se passe autour de lui. Que fait-il lorsqu'il sort de ses profondes expériences ? Il parle à ses disciples et dit, avec une perspicacité psychologique déroutante, des choses qui corrigent leur jugement, enflamment leur âme et disposent leur esprit à la réception de plus hautes vérités. Un jour, quand il touche de son pied, le disciple contestataire mais passionné qu'est Vivekananda, ce simple contact déclenche chez ce dernier un état de Samadhi ou d’Éveil. Pourtant, cet état ne s’est pas manifesté comme cela par une sorte de génération spontanée. Il a été vraisemblablement précédé par tout un vécu, par toute une chaîne d'expériences, de leçons et de prises de conscience préalables réalisées dans le rayonnement de l'enseignement de son Maître. Il c’est produit comme une secrète maturation, même si Vivekananda portait sûrement en lui un acquis ou un potentiel peu communs. Nous avons tous un potentiel insoupçonné et qu'importe au fond, qu'on atteigne l'Éveil au Soi, la conscience globale universelle et transcendante, spontanément, sans l’aide de rien ni de personne, ou au bout d'une ascèse sous l’éclairage d’un Aîné ? Qu’est ce que ça change une fois la chose réalisée ? Fort heureusement ceux ou celles qui ont atteint la maîtrise de l’Éveil peuvent tendre la main aux humains empêtrés dans leurs schémas d'endormissement et les exhortent, par l'exemple, l'écrit, la parole et tant d'autres moyens, à s'évertuer dans cette ascension anti léthargique vers l’Éveil. Cela pas seulement en renforçant certaines qualités morales comme le terme s’évertuer pourrait d’abord y faire penser (encore le piège des mots) mais en disposant son cœur, son âme et son esprit sous la forme d'une sincère aspiration. Maintenant convenez que ce n'est pas parce qu’un enseignement même supérieur par sa qualité existe, qu’on doit pour autant exiger de lui qu’il garantisse le résultat escompté. Ce serait bien trop simpliste.

Malgré certains préjugés sur la matière et le corps, qui dévalorisent un peu son image, Platon savait qu’au bout d’une dialectique ascendante au cours de laquelle le chercheur de Vérité se dépouille de toute une série de préjugés et d’erreurs, son âme pouvait atteindre le monde des Archétypes mais qu’une fois réalisée cette expérience de contemplation dans laquelle le temps, suspendu, n’est plus que "l’image mobile de l’éternité immobile", l’éveillé ne pouvait pas communiquer directement et par simple don, sa propre illumination. Il ne redescendait pas dans la vallée de l’ignorance en emportant les Archétypes contemplés dans un panier afin de les distribuer, comme des petits pains, aux disciples affamés ou aux prisonniers cavernicoles vivant dans l’obscurité des faux-savoir. S’ils en éprouvaient vraiment le désir, ceux-ci devaient, à leur tour, assumer l’escalade. La seule chose que l’Éveillé pouvait faire était de leur montrer la direction, d’indiquer certaines choses à faire ou ne pas faire et mettre en garde contre les difficultés et les dangers de la montée dont il connaissait les accidents de parcours. Les guider en somme. C’est sans doute pour cette raison qu’il ne faut pas trop pousser la comparaison avec l’enseignement ou la pédagogie au sens courant du terme. Aujourd’hui, par exemple, contrairement à toutes les théories et méthodes didactiques des "maîtres" en pédagogie, l’enseignement de la philosophie qui devrait permettre à l’esprit de franchir un palier d’évolution dans le sens de l’autonomie intellectuelle avec la rigueur de pensée et l’ouverture d’esprit au mystère du monde et de soi même, s’est plutôt "désocratisé". Ainsi, l’idée du Maître Intérieur, qui correspondait pour les Stoïciens, Platon, Plotin et d’autres, à une réalité d’ordre métaphysique et réellement spirituelle, est considérée maintenant (religiosité extérieure et matérialisme obligent), dans le meilleurs cas, comme une représentation de la conscience morale mais plus souvent comme une simple image de la pensée rationnelle qui voudrait tout expliquer avec des schémas, des concepts, des plans et beaucoup de mots..Cela au point que de nos jours, officiellement, s’intérioriser ce n’est plus méditer mais apprendre à se concentrer pour réfléchir et raisonner juste… Cela est nécessaire certes afin de ne pas raisonner comme une casserole mais bien insuffisant pour percevoir l’ampleur du réel et se relier consciemment à sa mystérieuse complexité. Et s’il fallait d’abord apprendre le silence pour trouver sa voie ?

Un dernier mot avant de me taire : à mon avis que l’on réponde par oui ou par non à la question : "Peut-il y avoir une pédagogie de l’Éveil ?" n’exprime pas forcément une contradiction. Que certain(e)s répondent plutôt oui indiquerait qu’elles ou qu’ils sont plus sensibles au fait que des bénéficiaires de l’enseignement d’un Maître existent et, ne soyons pas ingrats, qu’ils ont pu grâce à sa présence, à ses éclaircissements et ses conseils, réaliser un authentique Éveil. Ils ne devraient pas pour autant penser que c’est là l’unique voie. Que d’autres répondent non, cela voudrait dire, à mon sens, qu’elles ou qu’ils sont plus réceptifs au fait que des individus reçoivent effectivement l’Éveil sans l’intervention d’un guide éclairé et sans recours à une ascèse ou un enseignement particuliers. Néanmoins, ils ne devraient pas nier la première alternative. Les deux choses sont possibles et je n’y vois, personnellement, aucune contradiction. Quant à ceux qui sont déjà éveillés, cela relève probablement de leur nature, de leur vocation, voire de leur propre mode opératoire ou de leur choix profond que de vouloir ou non mettre en pratique et à la portée des chercheurs sincères un enseignement illuminatif qui soit une vraie pédagogie de l’Éveil.


Merci à vous Irmael pour cette très belle "réflexion", qui comme vous le voyez à sa place sur le forum!

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MessageSujet: un coq s'est eveillé en s'ecrasant le pouce   Sam 29 Nov 2008, 08:58

Concernant tout ceci Il semble que chacun à un sentier qui lui est propre
La grande voie du coeur ouvre à l'ecoute d'êtres qui le plus souvent sont très loin de qu'on croit devoir en attendre :
Alors en fait c'est parce qu'il y a une petite erreur : il ne faut rien attendre du tout !

Les petits êtres de la nature racontent quelques historiettes à ce sujet:
Dans une foret ou un bout de jardin des oiseaux seront peut etre attirés par de la nourriture en hiver , mais toute pensée humaine sera percue comme simplement cette attitude de l'etre qui fait en général de l'homme le plus sinistre des prédateur .
A son prétexte particulier qu'il justifie par tout un cheminement et des justifications diverses (de son ego )
Et l'etre de la nature dit simplement : soit toi meme mais admet mon existence et ma condition , respecte moi , aime moi mais aussi laisse moi cette part de liberté qui est le fondement de ma raison d'etre , tu veut m'apprivoiser alors apprivoise toi toi même !

Pour les humains ...c'est un peu plus difficile , un peu plus long semble t'il puisque reste dans notre coeur une vaine crainte de ne pas savoir devenir
invisible , imperceptible et comme "absent" à sa condition justement trop "humaine"
Donner un peu de compassion soulage un instant mais plus haut quelqu'un a rappellé cette notion de "juste" attitude ...
Facile à expliquer , difficile à réaliser .

Hier celui-ci à preté un peu de temps à un autre bricoleur qui à la fin de la journée par précipitation s'est ecrasé le doigt avec son marteau .

Alors peut etre que le probleme de l'illumination est aussi simple que de planter des clous !
Autrement dit il faut commencer par admettre son existence de créature comme faisant partie d'un tout et chaque jour essayer de ne pas s'ecraser le pouce en voulant aller trop vite .

Celui ci à beaucoup lu avec quelques indigestions . ..pour constater gaiement/tristement que les concepts les plus "sophistiqués" recouvrent le plus souvent la seule realité d'une conviction qui crée tout autour une sorte de tourbillon donnant l'illusion de leur existence.
A ce propos on raconte qu'un coq peut etre retenu par un cercle de craie tracé sur le sol ... le coq deviendrai à ce moment un véritable animal domestique !


Et pendant le meme laps d'eternité , les oiseaux se gaussent gaiement et ne se laissent pas attraper avec du sel sur la queue ou par un trait à la craie (il n'y a bien que les humains qui s'y laissent prendre disent t'ils !)

Le plus grand mystère est decouvert doucement en se débarrassant de ces habits trop étroits des dogmes et des méthodes.
Et pourtant en attendant il faut les essayer un à un patiemment pour constater combien la "mode" varie et choisir à la fin les plus simples , les plus lumineux mais meme souvent les plus ordinaires et qui font de nous des "simples humains".

Et je crois que mon ami à reçu un instant l'eveil avec le marteau . Esperons que ce ne soit pas aussi douloureux pour la plupart !
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Christalain

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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Sam 29 Nov 2008, 13:40

CE RETOURNEMENT DE L'ESPRIT VERS L'INTERIEUR - Ramesh Balsekar.

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L’emploi de l’expression “évolution spirituelle” présuppose que cela s’inscrit dans le temps.

Effectivement, bien sûr. Le processus tout entier se situe dans la phénoménalité espace-temps.

Qu’est-ce qui vit dans le temps, est-ce le mécanisme corps-esprit ?

Oh ! non. C’est la conscience identifiée, la Conscience qui s’est intentionnellement identifiée à un organisme individuel.

Pourquoi cela s’est-il produit ?

Pour que cette "lilâ", ce jeu, ce rêve cosmique, puisse se déployer. Le processus d’identification est continu. De nouvelles créatures, de nouveaux être humains sont sans cesse créés, et l’identification prend place en eux. Cette identification va alors subsister, mais en suivant un processus d‘évolution. A un certain stade, l’esprit se tourne vers l’intérieur; alors, débute le processus de désidentification. Ce processus demande beaucoup de temps et beaucoup de naissances. Identification, retournement de l’esprit, processus de désidentification: voilà en quoi consiste tout le jeu. Mais attention! Souvenez-vous bien que tout cela est un concept. Ce concept est cependant susceptible d’aider à engendrer la compréhension ultime.

Le mot évolution est donc un concept qui n’est visible que pour l’individu identifié ?

Effectivement.

Pourquoi un concept serait-il nécessaire ?

Parce que cette identification a donné lieu au concept d’individu. Or, dès qu’il apparaît, le concept de l’individu rend nécessaire le concept de Dieu. Sinon, dans l’impersonnel, où est l’individu, et où est Dieu ?

Se tourner vers l’intérieur, est-ce un moyen d’ignorer l‘égo ?

Non. Se tourner vers l’intérieur ne peut que se produire, voyez-vous. Se tourner vers l’intérieur est le processus de l‘évolution spirituelle. L‘évolution se poursuit dans tout. Il y a l‘évolution physique, il y a une évolution dans la musique, il y a une évolution dans l’art, il y a une évolution dans la science, et il y a une évolution spirituelle.
Dans cette évolution spirituelle, il y a d’abord l’identification, qui se poursuit par l’intermédiaire de plusieurs milliers d’organismes corps-esprit — ou peut-être cent mille, ou un million, là n’est pas la question.
Disons qu’elle se poursuit au travers de toute une série d’organismes corps-esprit. Et dans un certain organisme corps-esprit, va se produire ce mouvement vers l’intérieur. Une cause apparente survient, une pensée, ou un événement, ou quelque chose, et l’esprit se tourne vers l’intérieur. Au lieu de s’intéresser à l’extérieur et de désirer de plus en plus d’objets matériels, l’esprit se tourne vers l’intérieur et veut connaître sa vraie nature — “Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Quel est le sens de la vie ?” Alors commence le processus de désidentification. Dans cette évolution, la recherche spirituelle commence par ce retournement de l’esprit vers l’intérieur, avec un individu qui se met à chercher. Cette recherche, qui en réalité est le processus de désidentification, se poursuit au travers de divers processus d‘évolution. D’une certaine quête, vous passez à une autre recherche et d’innombrables frustrations, jusqu‘à ce qu’enfin vienne la compréhension soudaine qu’aucun “individu” ne sera jamais éveillé. L‘éveil, en tant qu‘événement impersonnel, ne peut se produire que par l’intermédiaire d’un objet. Pour que n’importe quel événement se produise, il faut un objet. Donc, quand l‘éveil est sur le point de se produire, un organisme corps-esprit est créé dans cette évolution, un organisme prêt à recevoir cet éveil. Il possède la constitution et les caractéristiques physiques et mentales qui vont le rendre apte à recevoir l‘éveil. Et cet organisme corps-esprit est lui-même un processus d‘évolution.

Le point de départ de cette compréhension, dans la durée, est l’acceptation que l‘éveil peut très bien ne pas se produire dans cet organisme corps-esprit. C’est une chose qui est très difficile à accepter pour un chercheur, un chercheur individuel, mais c’est un jalon important de ce processus inscrit dans la dualité. Puis se produit un “lâcher-prise”, qui engendre un immense sentiment de liberté. “Si je ne peux pas connaître l‘éveil, si un objet ne peut pas être éveillé, que suis-je donc en train de chercher ?”
Donc, ce lâcher-prise se produit et cette identification à l’organisme corps-esprit, à ce “moi”, s’affaiblit. Mais il se produit un certain saut quantique dans ce processus. Et le saut quantique ultime, juste avant l‘éveil, est le suivant : il n’y a plus de quête, et peu importe que l‘éveil se produise ou non. Quand cette acceptation apparaît, le “moi” a pratiquement disparu. Parce que le chercheur, c’est le “moi”, et non l’organisme corps-esprit. Par lui-même, l’organisme corps-esprit n’est qu’un objet inerte, nécessaire pour que l‘éveil se produirse.

Le “moi” est le “moi” tant qu’il existe un chercheur, n’est-ce pas ?

C’est exact. Oui. Donc quand la quête disparaît, le chercheur “moi” disparaît aussi.

L‘évolution de ce “moi”, c’est donc le but ultime ?

Oui. Le “moi” subit une évolution, mais pas ce “moi” particulier.

Oui, je voulais dire collectivement.

Oui. Comme je l’ai dit, un “moi” dénommé Albert Einstein a été développé pour la théorie de la relativité. Mais seulement pour la théorie de la relativité. Pour la poursuite de l‘évolution de la science, d’autres organismes corps-esprit ont été créés. Einstein n‘était pas prêt à contenir le développement ultérieur de la théorie quantique. il n’avait pas la faculté de recevoir la théorie d’Heinsenberg sur l’incertitude. Selon Einstein, cette théorie voulait dire que “Dieu jouait aux dés avec l’univers”, et, ajouta-t-il, il ne pouvait pas accepter que Dieu joue aux dés avec l’univers. A quoi Neils Bohr a répondu: “Dieu ne joue pas aux dés avec l’univers. Nous pensons que Dieu joue aux dés avec l’univers, parce que nous n’avons pas toutes les informations que Dieu possède!”

Je crois que Neils Bohr a dit “Albert, aurais-tu la présomption de croire que tu sais ce que pense Dieu ?”

Oui, peut-être bien.

Y a-t-il un plan ou un but ultime, une conclusion finale à toute cette évolution ?

Il n’y a aucun but final. C’est un fonctionnement impersonnel et continu de la Totalité. Aujourdh’ui, les scientifiques appellent cela processus “autogénérateur”. Je préfère pour ma part parler d‘énergie latente se déployant d’elle-même. Mais pourquoi l‘énergie s’active-t-elle ? Pourquoi cette manifestation existe-t-elle ? Voici une réponse : pourquoi pas ? Et une autre: Cette énergie ne serait pas latente si elle ne s’activait pas à un certain moment. Elle serait morte.

Je suis en train de lire 0">Je suis Cela0">, ainsi que vos livres. Il semble qu’avant l‘éveil, vous étiez tous les deux, Maharaj et vous-même, des hommes ordinaires, vivant dans le dualisme.

Effectivement, mais il y a une différence. Maharaj a relaté que la première fois qu’il avait entendu son guru dire “Tout cela est un rêve, une occurrence impersonnelle, et vous n‘êtes qu’un instrument permettant à la Totalité de fonctionner; il n’existe aucun “vous” en tant qu’entité indépendante”, il l’a tout de suite accepté. C‘était une certitude absolue. Cela se produit très rarement. Dans mon cas, ce genre de réceptivité n‘était pas là.

Cela a été instantané ?

Oui, cela a été instantané dans le cas de Maharaj, et dans celui de Ramana Maharshi. Mais je ne voudrais pas vous induire en erreur, il se peut qu’il existe plusieurs autres cas semblables non connus, de personnes qui n’occupent pas l’avant de la scène. La publicité n’a rien à voir avec l‘énévenement lui-même. Pour certaines raisons, un certain organisme, dans un certain cas d‘éveil, devient connu. Pour d’autres organismes, cela peut se produire et les choses suivront paisiblement leur cours. Ils savent, ils comprennent, mais ils ne sont pas concernés, parce qu’il n’y a plus de “ils”. La célébrité, la fortune et ce genre de choses, ce n’est pas leur affaire.

Dans mon propre cas, le processus n’a pas été aussi rapide que pour Maharaj. Mais cela a été plus doux, plus simple, j’imagine, que dans de nombreux autres cas. Du plus loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours eu ce sentiment intuitif que tout cela n’est qu’un rêve, et donc qu’il n‘était absolument pas en mon pouvoir d’accélérer la progression dans la vie, ou dans n’importe quelle direction.

Extrait du livre "L’appel de l‘être" ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])


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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Sam 29 Nov 2008, 14:33

Ce texte me parle vraiment au plus profond de ma conscience

Si on disait ce genre de chose, aux gens autour de nous, on paraitrait inhumain en quelque sorte:

Le point de départ de cette compréhension, dans la durée, est l’acceptation que l‘éveil peut très bien ne pas se produire dans cet organisme corps-esprit. C’est une chose qui est très difficile à accepter pour un chercheur, un chercheur individuel, mais c’est un jalon important de ce processus inscrit dans la dualité. Puis se produit un “lâcher-prise”, qui engendre un immense sentiment de liberté. “Si je ne peux pas connaître l‘éveil, si un objet ne peut pas être éveillé, que suis-je donc en train de chercher ?”
Donc, ce lâcher-prise se produit et cette identification à l’organisme corps-esprit, à ce “moi”, s’affaiblit. Mais il se produit un certain saut quantique dans ce processus. Et le saut quantique ultime, juste avant l‘éveil, est le suivant : il n’y a plus de quête, et peu importe que l‘éveil se produise ou non. Quand cette acceptation apparaît, le “moi” a pratiquement disparu. Parce que le chercheur, c’est le “moi”, et non l’organisme corps-esprit. Par lui-même, l’organisme corps-esprit n’est qu’un objet inerte, nécessaire pour que l‘éveil se produirse.


mais c'est ainsi que je vie de plus en plus, dans ce lacher-prise et je me sens plus vivante que jamais mais ca ne s'explique pas à quelqu'un d'autre, on peut émettre des concepts explicatif pour en parler mais on ne peut que le vivre pour le comprendre.

Je suis très impliqué dans le fonctionnement de ce monde auprès des autres, mais pourtant je sens mon lacher prise et mon détachement devenir toujours plus profond, je ressens un équilibre très beau se faire en moi

et je me dis exactement la même chose:

Il n’y a aucun but final. C’est un fonctionnement impersonnel et continu de la Totalité. Aujourdh’ui, les scientifiques appellent cela processus “autogénérateur”. Je préfère pour ma part parler d‘énergie latente se déployant d’elle-même. Mais pourquoi l‘énergie s’active-t-elle ? Pourquoi cette manifestation existe-t-elle ? Voici une réponse : pourquoi pas ? Et une autre: Cette énergie ne serait pas latente si elle ne s’activait pas à un certain moment. Elle serait morte


dans cette Totalité, si je prends conscience du potentiel possible grâce à cette évolution, et que je n'ai aucune attente quant au résultat; cela devient une joie merveilleuse de voir sa propre conscience et celle des autres particules de vie identifié à un corps-esprit, justement participer à cette évolution autogénéré...

si on arrête de s'identifier, on n'est plus identifié à la peur, à la souffrance, on peut participer pleinement au processus en étant créatif (pour moi, qu'on prenne le chemin de l'Ermite enfermé toute sa vie terrestre dans une grotte, ou une mère Thérésa au milieu de la souffrance humaine, il faut juste lacher prise sur notre propre expérience de ce qui EST et l'assumer, en ne jugeant pas les autres formes d'expérience)

au dela de ma forme actuelle, je crois aussi

Et cet organisme corps-esprit est lui-même un processus d‘évolution.

que d'autres formes sont à explorer

Merci beaucoup Christalain

:475:
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Lun 01 Déc 2008, 16:06

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émission québécoise sur la philosophie christique décrite par Frederic Lenoir

en complément pour ceux que ca intéresse
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 13 Mar 2009, 09:07

Merci à tous pour vos interventions!!!


Ceci en avant première

Extraits d'entretiens donnés par Karl Renz

Quand les rencontres au Catharose débouchent sur de superbes échanges!!!


Merc Joy de ton soutient et de ta présence!

richel

Citation :
Voici le texte que je t'avais promis concernant Karl Renz,c'est un avant premiere, cet article sortira dans le 3eme millenaire fin mars.

Que L'amour et la Lumiere soient dans vos coeurs

Je T'embrasse

TianaJoy[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Karl Renz
Extraits d'entretiens donnés par Karl Renz à Marsanne, dans la Drôme, dans le cadre de l'association Metanoïa fondée par Émile Gillabert.
Thème : les Évangiles de Thomas.
J’ai lu le logion 24 de l’Évangile de Thomas : « Il y a de la lumière au-dedans d’un être lumineux et il illumine le monde. S’il n’illumine pas, il est ténèbres. » Qu’est-ce que cela évoque ?
Au niveau de l'absolu, il n'y a pas d’illumination. Lorsque l’on demandait à Ramana s’il était illuminé, ou réalisé, sa réponse était : ce que tu vois en tant que Ramana ne peut jamais être réalisé, mais ce qu’est le Soi est toujours réalisé. Et il n’y a rien à faire : au niveau relatif, il n’y a personne et au niveau absolu, il n’y a rien qui puisse être fait. Alors que dire ? Sois ce que tu es.L'illumination est un conte de fée. Et la vérité est un autre conte de fée.
Jésus a dit : « Je suis la lumière ».
Il est la lumière, mais il n’a pas dit : « Je suis illuminé ». C’est complètement différent. Cela veut simplement dire qu’il n’y a jamais eu et n’y aura jamais « quelqu’un » qui ne soit pas illuminé. Car tout ce qui est, est le Soi.
Tout homme est lumineux.
Pas l’homme, ce qu’est l’homme. Tu es pure lumière. Il n’y a que la lumière. L’essence de tout ce qui est, c'est la lumière. Et ta nature, c'est d'être la source de cette lumière. La lumière est donc la première présence de ton existence, mais tu es antérieur même à cela. Alors sois toi-même lumière, prends la lumière comme le miroir absolu de ton existence absolue. De ce miroir sort une réalisation infinie. Tu es la source de cette lumière, tu es la source de tout ce qui en sort. Tu es toujours cela qui est, car il n’y a rien d’autre que ce que tu es.
Le projecteur de cinéma est une bonne illustration. Sur l’écran, on voit des personnages, mais ce sont des fantômes. La lumière, c’est le rayon et ce qui est sur l’écran, c’est un rêve, mais on y croit.
On croit à un va-et-vient, alors que rien ne se passe. Que faire ? Le point principal pour moi est de toujours indiquer la qualité de l’existence. Rien ne peut être gagné par toutes les compréhensions, et par toutes les incompréhensions rien ne peut être perdu. Ça, c’est la qualité de la connaissance même, ou Dieu. En oubliant, il ne peut pas s’oublier lui-même et en se souvenant, il n’y a rien dont il puisse se souvenir. Il y a toujours l’oubli et le souvenir, mais ni l’un ni l’autre ne peuvent être un avantage ni un désavantage. C’est la nature de cette existence que tu es. Rien n’a jamais été créé, rien ne sera jamais détruit. Il n’y a pas de création ni de destruction. Le moment suivant est déjà là, absolu en lui-même. Pas de va-et-vient.
Tu dis « pas de va-et-vient », mais le maître n'est-il pas là pour transmettre cette illumination ?
Non, l’illumination ne peut pas être transmise. On ne peut pas te donner ta nature, un point c'est tout. Mais ce qu’est Shiva, ta nature, voudra toujours jouer, donc elle jouera. Quand la grâce vient, elle te décapite que tu veuilles jouer ou pas, et non parce que tu es prêt ou que tu ne veux plus jouer. Elle vient par surprise et non pas par tes souhaits. Si quelqu’un veut te la donner… Ha ! Ha ! Personne ne peut la donner ! En ce sens, c’est plutôt comme un viol. Cela t’enlève comme un rien. La grâce ne montre aucune pitié et que cela te plaise ou non, tu auras la tête tranchée. Personne ne te demandera si tu es prêt. Le voile tombera quand il tombera. La grâce ne peut pas décider du moment, parce que, par nature, il n’y a aucune nécessité que quoi que ce soit s’en aille.
Autrement tu retombes dans la causalité. Ce n’est plus l’absolu. Je suis sans cause.
Je resterais simplement tranquille, sans dire que je suis quoi que ce soit. Même l’absolu devient un concept.
D’où nous vient cette conviction que nous sommes « Cela » qui est inconnaissable, insaisissable, invérifiable. Cela paraît absurde, n’est-ce pas ?
Parce que tu es amoureux de toi-même, tu essaies toujours de te connaître. Il n’y a pas d’échappatoire. Tu essaies toujours de trouver un mot plus adapté, comme « absolu » ou « plus absolu », bla-bla-bla… C’est de l’autodivertissement. Et ce divertissement, c'est la réalisation de ce que tu es. C’est sans cause, sans raison, c’est, tout simplement.
Alors pourquoi sommes-nous si peu de membres dans le club ?
Il n’y a même pas « un » dans ton soi-disant club. Qui est ici ? Quelle réponse veux-tu ? Quelle est la question ? Un objet de rêve demande pourquoi il y a un rêve et pourquoi nous sommes tellement peu. Et ce sera toujours ainsi : un questionneur de rêve, un répondeur de rêve. « Oh, pourquoi y a-t-il six milliards et demi d’ignorants ? Pourquoi sommes-nous si peu nombreux à être intéressés par la vérité ? » Avec l’idée de « un » tu crées six milliards et demi d’êtres humains. Il n’y a même pas « un » ici, alors quel est le problème ? Mais si tu dis « un », tu crées l’univers entier, et cela devient ta réalité. Mais c’est un rêve. Alors que faire ? Dans un rêve, il y a de nombreuses solutions, mais ça ne peut être que des solutions de rêve, qui ne peuvent pas aider ce que tu es. Dans le rêve, il y a « un » qui dit « je suis l’absolu ». Penses-tu que Dieu se soucie de lui ? Ça ne fait aucune différence que tu dises « je suis une pierre » ou « je suis l’absolu », tout ça c'est du rêve.
Ce conseil souvent donné par les gourous aux disciples, « connais-toi toi-même », est-il aussi une solution de rêve ? Car si j’ai bien compris, on ne peut pas se connaître soi-même.
Ramana te dit comment te connaître toi-même : connais-toi comme tu te connais dans le sommeil profond. Tu existes dans l'absence totale de quiconque qui connaîtrait ou ne connaîtrait pas. Et cette existence est la connaissance même, sans aucun conditionnement, sans aucune nécessité, sans personne qui connaisse ou ne connaisse pas. Connaître ou ne pas connaître, monde ou absence de monde, tout cela est ce qui est. C’est la connaissance même et Cela, tu le connais par ton cœur et non par la compréhension, la sagesse, l'amour ou quoi que tu puisses imaginer. Cela, tu le connais avant d’imaginer. C'est cela la connaissance.
Le terme « connaissance » me semble inapproprié, parce que ta référence est cette connaissance que j’ai dans le sommeil profond…
Non, tu ne l’as pas. Ce n’est pas une question d’avoir ou de possession. C’est la connaissance que tu existes, qui est malgré ton idée d’existence. C’est simplement une indication vers la connaissance qui est en dépit de toute savoir relatif, de tout connaissant ou non-connaissant. Mais la connaissance aussi devient un mot. Lorsque tu essaies de connaître Cela, tu le mets déjà dans ce monde relatif. Mais tu ne pourras jamais l'intégrer dans un savoir relatif. Ce n’est pas « l'absence de connaissance », ce n’est ni la connaissance ni la non-connaissance. Maître Eckart appellerait cela « la base même de la connaissance, le fondement sans fond », Dieu qui ne connaît pas Dieu, le Soi qui ne connaît pas le Soi. Ça, c’est ce qu’on appelle « la connaissance ».
Connais-toi par cela qui n’a rien à gagner ni à perdre dans ce monde. Ici, tu n’as rien perdu et tu ne gagneras jamais rien. Cependant tu ne peux pas quitter ce que tu es, car ceci est ce que tu es et ceci, tu ne le quitteras jamais. Aucune échappatoire. Peu importe si tu as la vue limitée d’une personne ou la vue ouverte de la conscience, tu es ce que tu es en toute circonstance. Tu es Cela qui n’a besoin d’aucun changement pour être ce que c'est. C'est la qualité même de l’existence que tu es, et tout ce qui a besoin de connaître, c'est sans doute un bon divertissement mais ça n’a aucune valeur, Dieu merci !
Il ne reste plus qu’à bien jouer.
Oui, mais tu triches tout le temps avec toi-même. Mais même cela n’a aucune importance. Être trompé par soi-même, qui s’en soucie ? Néanmoins tu es emprisonné par l'idée de libération, alors que tu es ce qu’est la liberté. Emprisonné pas la liberté quand il n’y a que la liberté, la liberté d’un second ! Alors qu’y a-t-il à perdre, à gagner, par quoi ? Quel éveil imaginaire pourrait te faire atteindre la libération ? Tu es déjà ce qu’est la liberté. Emprisonné par la liberté, mon Dieu ! La lumière se plaint d’être emprisonnée par la lumière. Alléluia !
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 13 Mar 2009, 09:07

suite

La liberté ne peut jamais être possédée par quiconque, c’est ce qui en fait la beauté. Vois simplement que ce ne sera jamais « ta » liberté. Il n’y aura jamais de liberté pour un objet relatif dans le temps. Cette idée de liberté te fait dépendre d'elle : même l’idée de liberté est une dépendance.
Tant qu’il y a quelqu’un qui voit, c’est l’illusion ?
Ici et maintenant, tu es ce que tu es, ne t’inquiètes pas. Il n’y a pas de « tant que » pour ce que tu es. Tu es de toute façon ce que tu es. Le désir et le non-désir, l'amour et l'absence d'amour n'existent que dans cette réalisation de rêve, et là se trouve tout ce dont on peut parler. Pour ce qu’est ta nature, il n’y a absolument aucune nécessité de changement, quel qu'il soit. Ce sera toujours ce qui est, en dépit de tout ce que tu peux imaginer ; tu es Cela qui imagine tout, mais qui ne peut pas s'imaginer soi-même. C’est le sens de « sois ce que tu es et non pas ce que tu peux imaginer ». Chaque fois que tu es quelque chose d'imaginable, tu sors de Cela. Et ne pas être ce que tu es est le seul suicide que tu puisses commettre. Mais même ainsi, tu ne peux pas te tuer.
On ne peut tuer qu’un fantôme.
Tu ne peux pas le tuer. C’est la signification d’un fantôme : tu ne peux pas tuer ce qui n’est même pas là. Tant que tu essaies de tuer ce fantôme, tu es toi-même un fantôme.
Dans l'Évangile de Thomas, Jésus dit : « Et celui qui trouvera l’interprétation de ces paroles ne goûtera pas de la mort ». Qu’est-ce qu’en pense Karl ? C’est quand même une incitation à la recherche.
Non. Si tu écoutes bien ces paroles, en une fraction de seconde, tu comprendras peut-être que tu ne peux pas être une chose connaissable. À cet instant même, l’idée de naissance tombe et avec elle, celle de la mort. Et la vie éternelle demeure. Il n’y a pas de recherche là-dedans, c’est la fin du chercheur, de la possibilité de se connaître.
Pourtant Jésus dit : « Cherchez et vous trouverez », « Que celui qui cherche ne cesse de chercher jusqu’à ce qu’il trouve » ; c'est-à-dire, qu’il aille au bout des efforts de son mental pour réaliser l’absurdité de la recherche. C’est quand même une incitation à la recherche.
Tu ne t’arrêtes pas parce que tu trouves. Tu t’arrêtes parce que tu ne trouves pas. Tu as examiné toutes les circonstances et en ne te trouvant nulle part, tu découvres que tu ne peux pas te trouver et que tu es antérieur à tout ce que tu peux imaginer. Non pas en te trouvant, mais plutôt en ne te trouvant ni dans le monde, ni dans l’esprit, ni dans la lumière, en ne te trouvant dans aucune circonstance, tu es ce que tu es. Cependant, jusque-là, tu dois continuer à regarder. Cherche, et tu découvriras que tu n’es pas quelque chose que tu puisses trouver. Et ça, tu dois le découvrir par toi-même, que quelqu’un d’autre l’ait trouvé ou non ne fait aucune différence. Tu dois regarder par toi-même et non pas avec le concept de quelqu’un d’autre qui te dit : regarde ou ne regarde pas. Tu dois voir par toi-même et peu importe si quelqu’un d’autre est réalisé ou pas. Alors soit totalement égoïste, parce que seul Cela est. Tu dois voir par toi-même.
D’ailleurs le logion poursuit en disant : « Et quand il aura trouvé, il sera bouleversé, et étant bouleversé, il sera émerveillé, et il régnera sur le Tout ». Il y a trois stades, le premier, c’est bouleversé, ensuite émerveillé, et finalement il règne sur le Tout, c'est-à-dire que tout est calme.
Mais ce n’est jamais pareil, ça dépend de qui regarde, de ce qui est expérimenté et de ce qui se passe alors, ce n’est pas toujours suivant ces trois stades et je n’en ferais pas un concept ou une règle sous prétexte que c’est ce qui semble se passer. Chacun se demanderait alors où il en est. N’attends rien.
Ce que je ressens derrière la parole de Karl, c’est la présence et la joie, cette joie intuitive qui est la même et que je vis par ce corps en même temps que par un autre corps.
Je suis ici pour tuer l'idée de « moi » pour que le Soi puisse être vivant, c’est tout, et cela n’arrivera jamais par des on-dit. Tu dois marcher seul, sans maître, sans mots, sans aucune béquille. La liberté est tout ce qui est ; il n’y a pas de dépendance, donc pas de maître ni d’esclave, pas de maître ni de disciple, pas d’enseignant, pas de pape. C’est la plus belle découverte par la compréhension : il n’y aura jamais de maître qui puisse te donner ce que tu recherches, ce que tu es. C’est la véritable paix quand le maître et l'esclave disparaissent.
On en arrive au logion 19 : « Heureux celui qui était déjà avant d’exister ».
Oui, et c’est à Cela que je parle. C’est pourquoi j’appelle ces entretiens « se parler à Soi-même », les entretiens du Soi. Je ne veux apporter aucune aide. Je ne peux qu’indiquer qu’il n’y a jamais la moindre nécessité pour ce qui est antérieur à l’existence. Et là seulement est la paix qui n’est pas interrompue par une compréhension ou une incompréhension, ni quoi que ce soit de meilleur ou de pire. Tous ceux qui sont ici présents ont un désir intense de cette paix ; je ne peux enlever que ce qui peut l'être, mais ce que vous êtes sera toujours le reste absolu, le substrat absolu auquel on ne peut plus rien soustraire. Et cela est la paix en elle-même, sans la connaître, en l’étant.
Je me souviens de H. W. L. Poonja à qui Ramana a dit : « Ce qui apparaît et disparaît n'est pas réel ».
Qu’est-ce qu'une expérience qui apparaît et disparaît ? Elle fait partie du conte de fée. Rien de particulier. Vois que même l’expérience de la lumière pure n’est rien de particulier, que cela reste toujours une expérience, et que ce n’est pas la lumière que tu es, parce que la lumière que tu es doit être en toutes circonstances ce qu’elle est. Elle n'augmente pas à cause d'une circonstance particulière. Peu importe l’intensité de l’expérience ou de l’énergie de la lumière, elle ne peut jamais être ce qu’est l’énergie. Etre simplement ce qu’est l’énergie et ne connaît pas l’énergie, c'est cela la qualité de Dieu.
Toute expérience est fugace, elle apparaît puis disparaît. Si c'était une expérience de la vérité, la vérité serait quelque chose de spécial, mais la vérité ne peut pas être quelque chose de particulier. Non pas à cause de cette expérience, mais en dépit d'elleÉ et peu importe son intensité. Aussi belle ou terrible qu’elle soit, une expérience ne peut pas atteindre ce qui est. Elle ne peut donc ni l’augmenter ni le diminuer, et ce qui est n’est pas une expérience d’éveil que l’on pourrait imaginer. C’est donc toujours cela qui est ce que c'est, sans « avant », sans « après ». Toute expérience a un « avant » et un « après », quelle que soit son intensité. La nature de Cela est donc l’ininterrompu qu’on ne peut pas nommer, malgré tout ce qu'on en dit. Seul Cela mérite d'être, car c’est la qualité de l’existence en soi. Chacun est Cela, dans l’impossibilité de l’expérimenter.
Le voile ne peut concerner que l’ego.



Ce qui est fatal dans un voile, c’est l’espoir qu’on pourra le lever un jour. Et cet espoir ne peut exister que dans le temps. Donc, si la vue de l’illusion était réelle, il serait possible de réaliser dans le temps ce qui ne connaît pas le temps. Et cela, ce serait l’enfer. Dans l'espoir que cela se produise dans le temps, tu te déplaces dans le temporel, et tu fais de Dieu un objet relatif ayant la nécessité d'un changement quelconque, c’est de la folie pure ! Si pour être ce que tu es, il y avait un voile à lever ou une lumière devait apparaître ou n’importe quelle idée, cela ferait de Dieu un être conditionné, donc dépendant de ce que tu es. En déplaçant ce que tu es dans autre chose, ce qui est complètement fou, tu te fais une image de toi-même à laquelle tu crois et cela, c’est la dualité. Ne sois pas l’ombre de toi-même, mais sois ce qui est la source de toutes les ombres et qui soi-même n’a pas de source.
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Lun 08 Juin 2009, 08:47

Bonjour à tous,

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suite à de très belles discutions ce wk , je remonte ce sujet avec deux citations:

Eckhart Tolle a écrit:
C'est l'identification au mental qui nous empêche de connaître la réalité, car celle-ci amène la pensée à devenir compulsive (...) Cet incessant bruit mental nous empeche de trouver ce royaume de calme intérieur qui est indissociable de l'être. Ce bruit crée également un faux moi érigé par l'ego qui projette une ombre de peur et de souffrance sur tout. (...) L'illumination est un état de plénitude, d'unité avec le Tout et donc de paix. C'est un état d'unité avec la vie sous sa forme manifeste, soit le monde, et avec la vie sous sa forme non manifeste, c'est à dire votre moi. Un état d'unité avec l'être. (...) l'identification au mental crée chez vous un écran opaque de concepts, (...) cet écran s'interpose entre vous et vous même, entre vous et votre prochain, entre vous et la nature, entre vous et le divin. C'est cet écran de pensée qui amène cette illusion de division. Vous oubliez un fait essentiel, derrière le plan des apparences physiques et la diversité des formes, vous ne faites qu'un avec tout ce qui est. Et quand je dis que vous oubliez, je veux dire que vous ne pouvez plus sentir cet état d'unité comme étant une réalité qui coule de source, il se peut que vous la croyiez vraie, mais vous ne l'appréhendez plus comme telle, une croyance peut certes vous réconfortez, par contre seule l'expérience peut vous libérer.

Et ceci partagé [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] de Jack Kornfield, tiré de son livre: “Après l’extase, la lessive”, La Table Ronde 2001, p. 297:

«Un enseignant bouddhiste raconte qu’il s’attendait avec l’éveil à une “transformation personnelle”. Il eut la surprise de voir qu’en fait une “transformation impersonnelle” s’accomplissait. Il s’agit d’une ouverture du coeur et non d’un changement de personnalité.

Cet enseignant poursuit:


    Sous de nombreux aspects, la transformation spirituelle de ces dernières décennies fut différente de ce que j’avais imaginé. Je suis toujours la même personne bizarre avec à peu près le même style et les mêmes modes d’être. Extérieurement, je ne suis donc pas cette personne éveillée, transformée de façon incroyable, que j’avais espéré devenir au début. Mais intérieurement, une grande transformation s’est opérée. Ces années de travail sur mes sentiments et mes rapports familiaux ont adouci mon humeur et ma manière de les aborder. A travers mes luttes menées pour connaître et accepter ma vie en profondeur, celle-ci s’est transformée, mon amour s’est développé et élargi. Ma vie ressemblait à un garage encombré dans lequel je passais mon temps à me cogner contre les étagères et à me juger moi-même; aujourd’hui, c’est comme si j’avais déménagé dans un hangar à avion avec les portes ouvertes. Toutes mes vieilles affaires sont là mais elles ne m’encombrent pas comme avant. Je suis toujours le même mais maintenant je suis libre de bouger et même de voler.»




et ceci
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Ce blog présente la philosophie comme un chemin d'éveil à notre vraie nature. La philosophie n'est pas un simple discours mais une voie de transformation et de connaissance de soi.
extrait:


Citation :


Douglas Harding (1909-2007) est un philosophe et mystique anglais qui s'est éveillé à l'age de 33 ans. Il a cherché toute sa vie a partager cet éveil et il a développé pour cela une voie simple et directe qu'il a appelée : la Vision Sans Tête. Cette voie s'appuie sur des expériences d'attention très simples, très directes et vraiment révolutionnaires. Grâce à elles, une percée a eu lieu dans la transmission des vérités les plus profondes de la spiritualité ; l'éveil devient enfin accessible et surtout partageable.

Ces expériences sont des moyens radicaux pour nous faire prendre conscience de ce que nous sommes ; elles sont instantanées et non graduelles ; elles visent à produire dans la conscience un choc immédiat, un étonnement subit, propre à nous faire prendre conscience de ce que nous sommes vraiment.

Dans une maison aux volets clos en pleine nuit, il suffit d'appuyer sur l'interrupteur d'électricité pour que la lumière soudainement jaillisse dans la pièce. Peu importe le nombre d'années pendant lesquelles la maison est restée sans lumière ; il suffit d'un simple geste (à condition qu'il y ait l'électricité!) pour que l'obscurité disparaisse instantanément. Telles sont les expériences de Vision Sans Tête : un geste simple pour apporter de la lumière dans notre être.

L'essentiel se résume ainsi : quand je regarde ce qui regarde en moi, c'est-à-dire quand je regarde dans la direction de ce qu'il y a au-dessus de mes épaules, je ne vois pas une tête, un visage ou quelqu'un mais un Espace vide, immense, sans forme et sans couleur, une pure conscience dans laquelle le monde apparaît.

Douglas Harding a partagé cet enseignement pendant presqu'un demi-siècle un peu partout sur la planète, animé de la conviction que l'éveil à notre vraie nature est le seul enseignement qu'on puisse partager parfaitement avec les autres car la pure conscience est absolument universelle et commune à tous. Nous ne pouvons pas tout à fait faire connaître à autrui nos pensées et nos émotions subjectives car l'individualité nous sépare ; mais la source est une et quand nous nous éveillons à notre vraie nature nous nous éveillons à la vraie nature de tous les êtres.

En 2005, j'ai passé une semaine avec Douglas à Palavas et tous les soirs nous avons consacré deux heures à dialoguer sur son enseignement. Ces entretiens[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][/sup] ont été réalisés du 24 au 28 avril 2005 à Palavas près de Montpellier en présence de Magali Bouzon et Alain Perrault. C'est Alain qui a enregistré le dialogue et je l'en remercie.

J'ai choisi un passage de l'entretien dans lequel Douglas revient sur la méthode de la Vision Sans Tête.





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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Mer 24 Juin 2009, 09:31

Sur le site de la Revue, des centaines d'archives à consulter gratuitement...

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En complément à nos deux derniers numéros (90 et 91), vous trouverez sur le site de la revue 3emillénaire, plus de 70 témoignages d'Eveil.
Des femmes et des hommes, d'hier et d'aujourd'hui, ont vécu de décisives révélations d'être : "metanoïa", "satori", bouleversement, illumination,... Ces divers témoignages, porteurs d'espérance ou de lumières sur le chemin, nous parlent de l'essentiel...
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] :

Retrouvez dans cette rubrique un grand nombres d'articles, en archives consultables gratuitement, pour la plupart inédits, de plus de 45 auteurs inspirés...

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Ainsi qu'une section de téléchargement de livres complets en pdf : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Mer 24 Juin 2009, 15:19

.

C'est une véritable mine d'or !


Merci Ambre pour ce partatage !


richel

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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Lun 07 Sep 2009, 20:31

Eveil de la Conscience au Voyage Astral
Dédoublement astral conscient


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Il est essentiel d'expérimenter le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] réalisé consciemment avec la conscience éveillée hors du corps physique.

[/center]

[/center]


  • Le voyage astral ainsi réalisé s'effectue avec la conscience éveillée.



Pouvoir faire la distinction entre le rêve lucide (état du rêve subconscient même si on le nomme « rêve lucide ») et le voyage astral conscient, est pourtant si fondamental pour libérer la machine humaine de la multitude du Moi (le Moi pluralisé).
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

La Bouddhata



Qui plus est, la nature du corps astral lunaire est un composé de désirs et d'émotions.


  • Le voyage astral conscient se réalise avec ou sans corps astral.



Lorsque la bouddhata s'éveille, elle peut expérimenter la réalité des mondes supérieurs dont le plan astral solaire. La bouddhata est l'essence divine. Cette essence immortelle est un embryon d'âme, un germe dont nous avons le devoir et la responsabilité de faire croître.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Être ou ne pas être



Vous êtes une Essence Immortelle, une Essence divine, qui possède dès la naissance tout le code génétique de la doctrine du coeur.


  • Le voyage astral conscient est un attribut de l'Essence divine et une grâce de la Divine Mère.



Dans les eaux séminales de la Genèse demeure toutes les potentialités infinies de l'être humain. Ces eaux sont noires et dormantes sont à l'intérieur de notre terre, à l'intérieur du corps physique de tout être humain.

Vous avez le pouvoir d'Être la personne que vous avez toujours voulu Être.




Pour la semaine, voici quelques lectures sur ce thème :

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Nous vous souhaitons une agréable semaine dans la félicité de la paix divine.

Bien amicalement

Alexandre de la Rosière.

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PS : Votre avis nous intéresse. Si vous souhaitez participer en donnant votre avis, écrivez-nous sur le forum ou en répondant aux questions suivantes :

1. Cette information vous a-t-elle été utile ?

2. Qu'est-ce qui vous a intéressé ?

3. Comment cela peut-il être amélioré ?

4. Si vous en parlez à un ami, que diriez-vous ?

Merci d'avance pour vos réponses. Vous avez une histoire personnelle à nous raconter : nous pouvons la partager avec vos mots et vos émotions avec d'autres lecteurs (votre anonymat est garanti).
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 26 Fév 2010, 12:28



Copyright Revue 3
reçu par Joy , que je remercie et que j Ambrasse bien fort!
"Le basculement avec ses commentaires..."

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Il est cinq heures du matin le 6 octobre 2008. Je dors profondément dans mon
appartement de St Jean sur Richelieu en grande banlieue de Montréal, au Québec. Je
dors, mais parallèlement je vis un bouleversement monumental. À l’accoutumée et depuis
ma plus tendre enfance, ma phase de réveil matinal se produit en deux temps.
Premièrement, je prends conscience de mon environnement de l’intérieur puis je
demande à mon corps de s’activer, de se réveiller. Le tout se succède en quelques
secondes, je passe chaque matin par ces deux phases de démarrage selon un mécanisme
bien huilé faisant partie de moi et je suis complètement à l’aise avec ce processus.
Mais ce matin tout va de travers. Mon processus de réveil ne répond plus, j’essaie de
prendre conscience de mon environnement de l’intérieur et de réveiller mon corps, mais
quelque chose me garde à l’intérieur, quelque chose empêche le réveil du corps. Pourtant
je suis en pleine lucidité, je suis consciente, mais je n’arrive pas à ouvrir les yeux, je sens
un grand malaise, comme si j’étouffais. « Ça y est », me dis-je, « je suis en train de
mourir, je manque d’air, je fais une crise cardiaque ». Je suis à la veille de trépasser, mais
je ne ressens aucune panique, je suis capable d’en mesurer l’intensité, j’accepte ça
calmement et je laisse aller. Je me laisse glisser et j’abandonne sans remords tout ce qui a
été ma vie, mon corps, tout ce qui était Betty.
J’ai senti comme un grand remous qui partait des pieds pour arriver à la tête, c’était le
constat d’un processus qui s’installait, une invitation à sortir de mon corps à
l’abandonner, j’étais prête à le faire et je reconnaissais ça froidement comme la venue de
la mort.
Cela faisait déjà un mois que j’étais dans cet état d’esprit, je regardais les choses se
produire autour de moi et j’avais la volonté de ne pas agir, je laissais faire, j’étais prête
à accepter tout tel quel, cela n’avait pas d’importance, c’était comme un raz le bol
général, je ne me sentais pas concernée par quoi que ce soit.
Je commençais à constater que je m’étais trompée sur moi-même, je me disais : « ça ne
marche pas mon histoire, c’est quoi la suite, rien ne fonctionne, mais je m’en fiche et ce
qui se passera ensuite n’a pas d’importance ».
J’étais dans une attitude d’acceptation totale, stressée, extrêmement fatiguée et j’avais
sans arrêt des sensations d’étouffement, comme si je subissais une pression à la base du
cou juste en dessus du sternum.
À l’instant où je me laisse glisser, je me retrouve debout à côté de mon lit à regarder mon
corps souffrir. Il a des convulsions et je me dis : « ce n’est pas possible de souffrir
comme ça », je constate cette chose qui tressaute et souffre à côté de moi, mais je ne
m’assimile pas à ça, je n’ai aucune émotion, je regarde simplement.
Alors voilà, c’est simple je suis en train de mourir et je l’accepte sans panique, je me
laisse aller dans la mort d’une manière sereine, pas de lutte, pas de protestation, rien,
seulement l’observation d’une situation. « Allons-y ! Je suis prête ».
Le décor change brusquement.
J’observe deux moi-même se faisant face autour de la table de la salle à manger, l’un est
debout, l’autre assis.Je résume : il y a mon corps qui est allongé dans mon lit et qui souffre, il y a un premier
moi qui observe ce corps et qui en même temps regarde deux autres moi qui se font face
dans la salle à manger. Nous sommes quatre à intervenir en même temps, un moi qui joue
le rôle de pivot et qui perçoit, un corps qui souffre, un moi qui est toute émotion et un
moi qui est rationnel et autoritaire, et le tout dans une perception globale, le tout faisant
parti de moi. Ce n’est pas un observateur qui prend de la distance, non, tout est inclus et
en même temps distinct et identifiable.
Le moi émotif et le moi rationnel étaient les deux facettes de ma personnalité depuis
toujours. Quand le moi émotif souffrait trop, qu’il y avait danger d’anéantissement en
regard des épreuves subies, le moi rationnel prenait les choses en main, effectuait les
changements de cap pour que tout redevienne supportable, jusqu’à la prochaine crise du
moi émotif, et à nouveau le moi rationnel entrait en jeu pour faire les changements, les
ruptures nécessaires et remettre tout en ordre. J’ai fait ça toute ma vie : « tu souffres et
il y a danger de déséquilibre, on va changer d’environnement, on va changer d’espace,
de métier, d’amis, etc. ». Quand je parle de souffrance et de danger de déséquilibre, je
parle d’évènements qui auraient pu me déstabiliser au point que je devienne non
fonctionnelle, au point que j’aie à être enfermée en institut. Toute ma vie jusqu’au
basculement je suis restée sur cette ligne, en équilibre entre mes mondes et ce qu’on
pourrait appeler la raison.
Le moi pivot regarde le moi émotif et constate une grande concentration de douleur, le
moi émotif se plaint : « je n’en peux plus de toujours chercher à savoir qui je suis et à ne
jamais réussir ». Beaucoup de larmes, une douleur intolérable. « Je suis seule, personne
ne s’est occupé de moi, l’enfance a été difficile pour moi, mais j’ai survécu et ça continu
encore cet emprisonnement malgré mon acharnement à vouloir me sortir de là, je ne
réussirais jamais ! »
Il y a beaucoup d’émotions et de sincérité dans ce constat, j’avais cherché honnêtement
qui j’étais, j’avais tout essayé et rien ne marchait, je me sentais complètement vide,
j’avais une grosse sensation de stress, une sensation de douleur immense, d’étouffement
à la base du cou. J’avais essayé de par mes lectures et mes recherches ésotériques à
guérir les souffrances de la petite fille pieuse qui m’habitait de puis toujours, à
comprendre pourquoi je vivais dans plusieurs mondes à la fois. Mais c’était le constat
d’échec. C’était l’ultime épuisement.
Le moi rationnel debout en face, à l’autre bout de la table, pointe du doigt le moi émotif
et lui dit : « Tais-toi, arrête de te plaindre ça suffit ! » il avance en le menaçant. Il y a de
l’exaspération presque de la violence dans sa voix; c’est un ordre.
Le moi rationnel, c’était la partie de moi qui trouvait des solutions, le combattant qui se
ressaisissait en deux secondes. Déjà, étant petite, quand j’étais malheureuse, c’était celui
qui érigeait les barrières, qui me construisait un sanctuaire intérieur où rien ni personne
ne pouvait m’atteindre. C’était mon mécanisme de survie qui me disait, quand c’était

trop douloureux : « on s’en va, on ne reste pas là, c’est dangereux pour toi ».À ce stade, je voyais tout mon système fonctionner, tout était moi, mais découpé de
manière à ce que je comprenne qui j’étais, comment ces mécanismes se mettaient en
place et cette perception totale était complètement nouvelle pour moi.
Le moi pivot regarde le corps s’agiter douloureusement et se dit : « ça y est, le corps va
mourir, il ne va pas supporter cette expérience » et, curieusement, ne se sent pas
concerné.
Le moi émotif est épuisé, poussé à bout, sans force, sans réaction, l’élastique qui lui
permet de revenir au calme est tendu au maximum, près de la rupture, il est au bord de la
perte de contrôle. Il est tellement terrorisé par les ordres donnés par le moi rationnel qu’il
se met à rapetisser, j’ai la sensation que mon corps diminue et je perçois mon incapacité
à réagir.
Maintenant mon corps ne mesure plus qu’environ six pouces (20 centimètres), il n’a plus
de force, devient comme de la gélatine, tombe par terre, et se frappe le visage contre le
plancher de bois. J’entends le bruit de la tête qui frappe le sol dans un son mat.
Je sais que le moi émotif est allé trop loin, qu’il n’y a aucune solution pour revenir en
arrière et reprendre mon mécanisme de survie, tout va se casser. Le moi rationnel a dit
au moi émotif : « meurt, je ne veux plus te voir, je ne suis plus capable de te supporter ».
À ce stade le moi émotif disparaît et la sensation de rétrécissement du corps est
extrêmement douloureuse, le moi rationnel est en train de tuer le moi émotif, c’est
infernal à supporter.
J’abandonne, je dépose les armes, sachant que c’est la fin, je sens la mort m’envahir.
C’est la deuxième sensation de mort, la première était uniquement physique, alors que
celle-ci est émotive. C’est la personne qui souffrait, qui voulait diriger, qui voulait
survivre à tout prix et qui ne s’en laissait imposer d’aucune manière qui trépasse. C’est
celle qui passait des marchés avec Dieu. En même temps mourrait aussi la petite fille
pieuse qui n’aspirait qu’à la paix, la partie intouchable, la partie que je préservais de moimême
et que personne ne pouvait atteindre.
Je viens de me suicider à moi-même, plus de retour en arrière possible, mon corps
devient de plus en plus petit, devient comme de la gélatine et ma tête frappe le sol dans
un bruit sourd et mat, comme deux camions qui se rentrent dedans en collision frontale,
le moi émotif est dissous, il entraîne le moi rationnel, tout le système est cassé, je ne suis
plus.
Quand je parle de la mort de la petite fille pieuse, c’est la mort de ce qu’il y a de plus
intime, de plus authentique en moi-même, c’est mon dernier rempart, ma dernière
défense.
Je sens que je me dissous, c’est le dernier souffle de Betty, j’abandonne totalement et je
me dis: « c’est la fin ! » Je me sens lourdement écrasée.

C’est la fin de ma personnalité, de mon moi, du centre que je pensais être.Et là tout bascule, il n’y a plus de moi émotif, plus de moi rationnel, plus de corps qui
souffre, juste une conscience totale.
Je marche dans le salon et j’étouffe de joie, je crie : « je suis cette joie ». J’ai de la
difficulté à contenir cet état merveilleux. Je regarde à l’extérieur et je ressens l’univers, la
lumière me pénètre. Je suis ce que je vois mais aussi je suis l’air que je respire.
Là j’ai conscience que ce que je ressens est énorme, à la limite du supportable, c’est un
peu comme quand on prend une bouffée d’air trop frais, mais là c’est amplifié mille fois
et ça n’arrête pas et je crie : « je suis cette joie, je suis ce que je vois, je suis l’air que je
respire, je suis la vie qui est en mouvement, je suis ce courant » et je ne puis rester en
place.
Quand je dis « je ressens l’univers », cela veut dire que rien n’est différent de moi, je fais
l’expérience de l’unité, tout ce que je vois c’est moi, tout est plein, tout ce qui est
vibration n’est plus à l’extérieur, c’est moi
Je marche, je suis en mouvement comme ce flot qui me traverse, je ne peux pas rester en
place.
C’est paradoxal à expliquer, tout est en mouvement, je suis le tout, mais tout est calme et
en paix, rien ne me perturbe.
Je prends conscience que je ne suis plus un corps, je ne suis plus cette enveloppe limitée,
mon petit corps de rien ne peut pas contenir cette énergie phénoménale. Voilà pourquoi je
bouge, pourquoi je suis en mouvement, c’est trop puissant pour que je puisse rester en
place, je constate que je ne pourrais pas garder cette énergie à l’intérieur de mon corps,
tout va exploser.
Maintenant je vois mon corps âgé d’environ 30 ans, habillé décontracté en jeans assis sur
une petite chaise d’école, la tête penchée sur le côté droit. Il a les yeux ouverts, mais ils
sont sans vie, comme les yeux vitreux d’un mort, il est moins vivant qu’une plante.
C’est comme si je contemplais une statue de moi-même. Heureusement qu’il est calé sur
une chaise, parce que sans ça, il tomberait, il ne peut rien faire de lui-même.
Je m’adresse à lui en disant : « je suis tellement contente de te voir, je suis tellement
contente de ne plus être associé à toi, tellement contente de ne plus être responsable de
toi. » Je m’avance vers mon corps et je le touche, je sens qu’il est vivant, qu’il
fonctionne, mais je ne suis plus associé à lui, je le vois mais ce n’est plus moi. Je constate
que je me suis trompé sur moi-même, je pensais que j’étais ce corps duquel tout partait,
chaque pensée, chaque action, mais ce n’était pas vrai, c’était un robot que je
programmais au gré de mes pensées.
Il est étonnant pour moi de constater comment cette créature est à l’extérieur de moi,

comme si j’étais sorti d’une espèce de robot. Je comprends parfaitement sa fonction.En l’espace d’une seconde, je fais le tour de la situation. Je suis consciente de mon corps
allongé dans mon lit qui tressaute et souffre, je suis consciente du moi rationnel et du moi
émotif, mais je ne suis plus ça, le moi pivot a émergé et s’est transformé en cette vaste
conscience, la perception est directe, pas de pensées pour classifier le tout, et,
directement, je constate que je ne peux pas supporter ça et je hurle : » Ah ! Ah ! Ah ! Ah
!!! », je suis ce cri, je ne suis pas mon corps hurlant de terreur, je suis le cri dans toute son
amplitude, dans toute sa vibration.
Ce que je vous dis c’est que je suis la voix, je suis la totalité de ce qui m’entoure, je n’ai
pas de limite, si je dirige ma conscience sur quelque chose, je suis cette chose, je suis
unie à tout. C’est irréversible, l’ancienne Betty n’existe plus, mon ancien mode de
fonctionnement s’est éteint et je suis en train d’expérimenter quelque chose de
radicalement nouveau. Par ce cri, l’ancien mécanisme a essayé de se réanimer, mais
plus rien ne marche, mon ancien système de pensée est cassé à jamais.
Je regarde de nouveau mon corps sur la chaise, je constate qu’il est inerte, qu’il ne fait
rien de lui même et je vois à quel point la folie nous pousse à torturer cette chose au gré
de nos hallucinations, au gré de nos constructions mentales. Le corps est neutre, il n’a pas
d’état d’âme et je ne suis pas un corps je suis le tout et j’en suis intégralement consciente
depuis les trois cent soixante degrés de mon nouveau champ de vision.
Je constate comment je projetais tous mes états d’âme sur ce corps que je torturais à
souhait et que je croyais être moi, c’était le terrain de jeux du mental.
Je me promène de nouveau dans le salon, car il y a mouvement perpétuel, rien n’est
stable, rien sur quoi s’arrêter, tout bouge, tout vibre constamment. Là les meubles ont
disparus, je vois les murs et le plafond faits d’une matière spongieuse bleutée vivante, en
fait je ne vois pas comme vous pourriez voir avec vos yeux, je constate et je suis, et tout
cela se passe de seconde en seconde, comme des petites séquences qui naissent et
meurent. J’ai conscience que je ne vois plus de la même manière. J’essaye également de
faire parler le corps, et j’entends comme un écho, comme une voix distordue,
inintelligible, la vision à changée, le son de ma voix n’est plus perçu et je ne suis plus
mon corps, tout va bien, rien ne m’affecte, pas de panique à bord.
Je constate que le monde de la forme n’est pas obligatoire, que le mental conditionne la
vision. Quand le mental est éteint à jamais, la vision change. Le monde de la dualité est
un monde épuisant, le mental cherche toujours à nommer, comparer, reconnaître, il ne
s’arrête jamais, il en veut toujours plus, il n’est jamais satisfait, c’est un mouvement
incessant. Maintenant je vois l’essentiel au-delà de la forme.
Je regarde les murs bleutés qui s’effacent doucement, l’appartement a disparu, je suis
dehors, inondée de lumière, baignant dans une douce chaleur. J’ai devant moi une chaîne
de montagnes et sur le flan de l’une des montagnes je vois défiler dans une couleur
délavée, comme une aquarelle, l’hologramme des évènements de ma vie, les images sont
pleines de vie, elles font partie de moi mais ne m’atteignent pas sur le plan émotif. Je me

sens unie à cet hologramme, mais je ne me sens pas concernée.Mes sens se rassemblent et deviennent une unique perception. Mes sens ne sont plus
divisés je suis le son, la couleur, la forme, rien n’est limité, tout est plein, complet. Je
marche doucement avec légèreté, je me sens libre et en paix.
Quand tu es le tout tu ne peux pas ne pas te sentir en paix, tu n’as plus de désir, plus de
peur, tu ne peux pas comprendre que quoi que ce soit peut être séparé de toi.
Je reviens près du lit et je vois mon corps dormir paisiblement, plus de stress, plus de
douleur. Je viens de basculer et dans ce nouvel état, je continue mon expérience.
Je me retrouve sur un chemin de campagne et je vois une petite boulangerie; c’est le
matin, tôt. Je sens l’odeur du pain qui flotte. J’entre dans la boutique et je vois qu’il y a
des gens qui font la queue pour être servis. Je passe devant tout le monde et je dis :
« C’est moi qui étais la première » en riant, pour plaisanter.
Je me retourne et vois un homme, le Jésus de mon enfance, une longue tunique, les yeux
bleus fluo et la barbe. Je ne vois que ses yeux. Son regard prend toute la place et je
ressens mon ancien concept de tout l’amour du monde, ce désir de recherche de l’amour
infini. La petite fille pieuse se sent humble face à cette force, cette pureté, cette beauté,
cette image de Dieu. Jésus me regarde, me sourit et disparaît doucement dans la lumière.
Je sens qu’avec cette disparition, une armée de personnages mystiques disparaît
également de façon définitive.
Toute l’iconographie religieuse, tous les concepts disparaissent à jamais de façon douce.
Une dame au comptoir me dit : « voici vos pains »…je me sens gênée, j’ai l’impression
d’avoir pris la place de quelqu’un d’autre, elle me dit : « mais non c’est là pour toi » et
elle me donne les pains. Elle me tend la main et je lui donne ce qui est dans la mienne :
un coeur en chocolat noir. Je regarde à l’extérieur, c’est immense dehors et tellement
attirant.
Humble devant cette expérience, je me sens comme ne la méritant pas. Pourquoi moi ?
Pourquoi pas les autres ? Je me sens indigne d’avoir cette expérience, et la boulangère
me confirme que je suis à ma place et bien digne de vivre ça. En retour je lui donne un
coeur en chocolat, ce qui symbolise toutes les recherches de plaisirs dans le système de
pensée égotique, je pourrais baptiser ce coeur « Épicure ». En échange des pains, qui
symbolisent la connaissance, l’état naturel, la vie, je donne mon coeur en chocolat
nommé Épicure.
Et là je regarde à l’extérieur, c’est illimité, tout est complet, tout est parfait et je suis
cela.


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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Sam 13 Mar 2010, 14:03


Notes sur l’Extase

Par Stanislas de Guaïta


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Citation :
Ainsi, l’extase laisse à l’âme extasiée (ne fût-ce qu’une heure) l’imprégnation de l’Infini, la notion vécue de l’Absolu, le murmure intarissable du Soi révélateur, qui contient tous les Moi, sans être contenu d’aucuns. Quelles jouissances ! Retremper sa vie individuelle à l’océan collectif de la vie inconditionnée, ou aspirer la sève spirituelle à même l’Esprit pur et s’en nourrir ! C’est une décisive initiation : une fenêtre ouverte sur l’immensité de la Lumière intelligible et de l’Amour divin, de la Vérité céleste et du Beau typique.

extrait




La médiation des ouvrages d’Occulte absorbe exclusivement la plupart des chercheurs que préoccupe le problème mystique ; nous disons des plus sérieux (les plus futiles, véritables badauds en foire, se traînant volontiers d’une baraque à l’autre, en quête de phénomènes). Comme si le labeur de s’initier se bornait à des efforts d’assimilation doctrinale ! L’œuvre écrite des maîtres n’est pas impunément négligeable, qui en doute ? Et nous faisons peu de cas de tel présomptueux novateur qui se targue de suppléer par l’exubérance de sa propre imagination, à l’étude approfondie des classiques de l’Ésotérisme.



Mais cette étude ne saurait suffire. Il faut encore payer de sa personne et s’aventurer résolument à la conquête du Vrai, à travers les ténèbres d’un monde inconnu. C’est par là que, se distinguant du simple érudit, qui n’est soucieux d’intervenir que dans les batailles d’opinions, l’occultiste tend à pénétrer l’essence des choses et va déchiffrer à même la grande stèle de la Nature ; qui est écrite au dedans comme au-dehors.



Imaginez une feuille de parchemin, couverte d’hiéroglyphes sur ses deux faces, mais adhérente à un tableau par l’une d’elles. Les caractères du recto – qu’on les sache ou non interpréter – apparaîtront visibles aux yeux de chair ; tandis que les signes tracés au verso ne seront perceptibles qu’à l’organe visuel de l’âme, ce qui revient à dire qu’un bon lucide pourra seul les distinguer.



Ceci n’est qu’une métaphore, et le néophyte ferait fausse route, s’il allait en conclure que la lucidité magnétique est la faculté maîtresse à développer en soi, la suprême prérogative de l’adeptat. Il y a plusieurs degrés de voyance, comme il y a plusieurs zones de vision. Que d’illustres voyants n’ont été aucunement lucides sur le plan physique ! Tel, d’ailleurs, peut-être un merveilleux lucide, au sens démotique et reçu, qui n’en est pas moins un imbécile accompli ; ces deux qualités n’ont rien qui s’exclue, et l’expérience l’a maintes fois prouvé.



Qu’importe-t-il enfin, pour tout dire, si l’on veut parfaire son initiation ? Il importe de se réintégrer, dès ici-bas, dans l’Unité divine (autant que le souffrent les barrières hyliques) afin d’être co-participant, avec tous les Initiés et les Élus du monde, aux mystères de l’Absolu.



L’homme de génie n’est autre, en dernière analyse, qu’un adepte intuitif et spontané, magnifiquement incomplet, mais riche de ces dons si rares, et qui ne manquent que trop souvent aux plus sublimes mystiques : les facultés de transposition esthétique de l’intelligible au sensible et de convertibilité du Verbe divin au Verbe humain.



De pareilles facultés d’expression ne s’acquièrent point ; elles sacreront toujours l’homme de génie, de droit divin et de grâce antérieure ; tandis que l’adepte est de droit humain et de conquête ultérieure, les efforts de sa libre volonté l’ayant élaboré tel. Cette distinction fondamentale une fois établie, l’analogie peut et doit se poursuivre.



Le génie consiste dans la faculté de réintégration spontanée (plus ou moins consciente et sujette à intermittence) du sous-multiple humain dans la patrie céleste de l’unité, Adamah.

Aussi les poètes, peintres, musiciens, sculpteurs et en général tous les artistes qui se croient, à tort ou à raison du reste, des génies, emploient-ils la même locution que les mystiques, pour caractériser les périodes de facilité à produire. Ils ont, ou non, l’inspiration. Ceci est remarquable…



L’œuvre capitale de l’Initiation se résume donc, si l’on veut, dans l’art de devenir artificiellement un génie ; à cette différence près, toutefois, que le génie naturel donne l’inspiration à de certaines heures, plus ou moins souvent, lorsque l’Esprit veut bien descendre ; tandis que le génie acquis est, à son plus haut stade, la faculté de forcer l’inspiration et de communiquer avec le Grand Inconnu toutes et quantes fois on le désire.



Il est, à cette différence, une raison vraiment assez simple : c’est que le Dieu descend vers l’homme de génie, tandis que le Mage monte jusqu’au Dieu.



L’homme de génie est une sorte d’aimant, attractif par intermittence. L’adepte est une puissance convertible, un lien conscient de la terre au ciel : un être qui peut, à volonté, rester sur terre, jouir de ses avantages et cueillir ses fruits ou monter au Ciel, s’identifier à la nature divine et boire à longs traits la céleste ambroisie.



Le Génie, force naturelle d’attraction, établit par moments avec l’Unité une corrélation plus ou moins éphémère. L’Adeptat, passeport illimité pour l’Infini, implique un droit de réintégration ad libitum. Aussi le parfait adepte prend-il dans l’Inde le nom de Yoghi : uni en Dieu.

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MessageSujet: Samadhi et Maitrise   Mer 21 Avr 2010, 18:43

Ambre :
Citation :
je ne comprend pas les gens qui disent l avoir atteind et qui sans jugement de ma part,son terriblement dans l égo/spirituel ou autre!
qui jouent les "moralisateurs" et les donneurs de leçons et vont se mettre dans un état de colère parfois surprenant lorsqu on leur demande le pourquoi de leur "facherie",,et que l on met le doigt sur leurs manquements ou leurs égarements qu ils justifient par cet état de Samadhi?

Damejane :
Citation :
L'état de " Samadhi "absorbe la colère et ne l'exprime pas.


Sphinx :
Citation :
L'état de Samadhi est donc un équilibre majeur qui doit être établi entre la Personne et l'aspiration de l'Eternel potentiel, le Tao. Cet équilibre doit donc être fondé sur unr parfaite séparation personnelle, une Vraie Personne, de sorte qu'un lien authentique, non symbiotique, soit créé avec le Tout.


A vous lire, j'ai envie de dire que la Samadhi est liée á la Présence en nous de la Maîtrise. Autrement dit, la Samadhi, si elle est présente en nous, ne peut que refléter un degré élevé de maîtrise.
(Je comprends, le mot "Unité" qui suit dans le texte, personnellement, comme le TAO) :


Les Douze Attitudes de la Maîtrise - Dance for Life 2002*

1. AMOUR - Reconnaître la VÉRITÉ de L'UNITÉ en tout.

2. GRÂCE - Laisser l'UNITÉ être ce que CELA EST, sans regarder si cela vous convient ou non. Vivre dans un état de pardon perpétuel.

3. GRATITUDE - Apprécier l'UNITÉ en tout ; savoir que vous vivez continuellement en Cela.

4. VENERATION RESPECTUEUSE - Reconnaître l'UNITÉ en tout et donner à l'UNITÉ.

5. RESPONSABILITE – Créer en coopération avec l'UNITÉ, servir et être capable de répondre dans le sens de l'UNITÉ.

6. CONFIANCE - Reconnaître le pouvoir et l'amour de l'UNITÉ.

7. TRANSPARENCE - Être dans un état de VÉRITÉ avec l'UNITÉ.

8. IMPECCABILITE - Protéger et donner son appui à l'UNITÉ.

9. ETAT D'ÊTRE ATTENTIF - Aimer, nourrir et accorder toute son attention à l'UNITÉ.

10. ETAT D'ÊTRE SANS PEUR - Reconnaître la nature infinie et éternelle de l'UNITÉ, autant que Son amour inconditionnel.

11. DETACHEMENT ENGAGÉ - Permettre à l'UNITÉ de simplement ÊTRE, sans porter de critique, sans condamner ni juger de Sa valeur ; comprendre cet état d'ÊTRE de l'UNITÉ et le valider.

12. JOIE - Choisir d'ÊTRE l'incarnation même de l'UNITÉ.

--------------------------------------------------------------------------------

Les Douze Responsabilités de la Maîtrise - Dance for Love 2002


Étudiez les 12 responsabilités pour la Maîtrise, faites-en une méditation d’affirmation et essayez d’en faire votre façon de vivre.

RESPONSABILITÉ PERSONNELLE : Ne plus jouer le Jeu du BV, le Jeu « du Bourreau et de la Victime ». Accepter une responsabilité personnelle pour tout ce qui se manifeste à nous et considérer que ce sont des projections depuis le patron de notre conscience personnelle / notre ADN, avec comme but de nous éduquer nous-mêmes.

SOUVERAINETE PERSONNELLE : La libération du besoin d’approbation ou de rébellion contre toute forme « d’autorité extérieure » grâce à la compréhension que vous avez, en tant que manifestation de l’Esprit de Dieu, de la possibilité d’être personnellement libre sans avoir à violer les droits spirituels des autres et sans permettre à autrui de violer les vôtres.

MAÎTRISE DE SOI : Choisir d’être personnellement responsable de la DIRECTION DE VOS PROPRES ÉNERGIES et réaliser que cette responsabilité est là en permanence. Il n’y a alors rien ni personne qui puisse vous « contrarier » et ainsi justifier ou valider une QUELCONQUE réaction, idée, intention ou action spirituellement abusive de votre part ; VOUS vous pénalisez vous-mêmes en acceptant que votre corps émotionnel suive les perceptions erronées de votre corps mental, alors que celui-ci vous fait penser que votre pouvoir réside à l’extérieur de vous. Vous pouvez CHOISIR à tout moment quels mots, associations et idées vous voulez utiliser comme filtres à travers lesquels vous interpréterez un événement. Les mots « CONTRARIÉ », « FURIEUX», « BLESSÉ » ou toute autre étiquette (employés consciemment ou inconsciemment par vous-mêmes) sont autant de FILTRES MENTAUX qui ont une influence sur le bon fonctionnement de vos corps physique et émotionnel. L’individu maître de lui-même reconnaît que sa liberté d’interprétation existe en permanence et qu’ainsi, une expérience qu’il pourra juger « négative », accompagnée de sentiments de contrariété et d’énergies perturbatrices, n’existe qu’en tant qu’interprétation personnelle d’événements. Accepter moins de responsabilité dans le domaine du contrôle de vos énergies personnelles vous place directement dans le jeu de l’oppresseur et de l’oppressé. C’est ce qui arrive automatiquement à ceux qui remettent leur pouvoir personnel et la responsabilité de ce qui se manifeste dans leur vie entre les mains de sources extérieures à eux-mêmes. Il n’y a que vous qui ayez le pouvoir de vous contrarier, quoi que disent ou fassent les autres. Ainsi, tout dépend de votre propre interprétation. Rien ni personne ne peut vous contrarier à moins que vous lui en donniez le pouvoir. La maîtrise de soi apparaît quand le contrôle de la direction de vos énergies personnelles au niveau physique, émotionnel ou mental (vos idées, croyances, préjugés ou interprétations) est reconnu comme un choix et une responsabilité appartenant à votre libre arbitre, et que tout ceci soit fait consciemment ou inconsciemment de votre part. Plus vous acceptez de devenir responsables pour vous-mêmes, plus vous allez intégrer de liberté et de pouvoir personnel.

DISCIPLINE DE SOI
: Accepter de diriger nos énergies personnelles dans le sens des résultats dont nous souhaitons faire l’expérience et non à l’opposé. Les corps physique, mental et émotionnel ont longtemps été dirigés par les forces subconscientes et cachées de « l’ombre » à l’intérieur de nous, qui créent des réactions, pensées, impulsions, perceptions et sentiments allant souvent à l’encontre de ce que nous désirons manifester dans notre vie. Un des aspects de la maîtrise spirituelle consiste à nous entraîner à être consciemment attentifs à observer notre propre esprit, nos émotions et notre langage, autant que celui de notre corps, afin que nous puissions rediriger consciemment l’énergie subconsciente négative de cette partie sombre qu’est cette « ombre » à l’intérieur de nous, qui s’exprime continuellement et d’une façon automatique. Si nous apprenons à « saisir » l’instant où des enchaînements de pensées « négatives » se déroulent dans notre esprit, nous pouvons utiliser ce moment de lucidité pour réclamer cette énergie dispersée et utiliser consciemment le pouvoir d’une affirmation, par le choix de mots appropriés, puis rediriger cette même énergie dans la bonne direction cette fois-ci, c’est-à-dire pour la réalisation souhaitée de créations spirituellement mûres et constructives. Il faut donc faire un effort d’auto-discipline pour apprivoiser « le lion » rugissant de notre esprit subconscient, car nous avons le pouvoir intrinsèque d’aider notre « ombre » à évoluer à travers une nouvelle orientation aimante, mais ferme, et à devenir comme un « chat affectueux » qui se joindra joyeusement à nous dans nos créations constructives. La discipline de soi devient une réalité lorsque nous nous rappelons en permanence d’employer des pensées, actions ou attitudes « spirituellement correctes », même lorsque NOUS NE SOMMES PAS tout à fait « d’humeur pour cela, » autrement dit quand notre « ombre » s’immisce sournoisement depuis sa cachette. En fait, cette partie sombre que nous pouvons sentir en nous se joint à notre esprit conscient pour être guérie, nous permettant ainsi d’acquérir une plus grande maîtrise.

AMOUR DE SOI
: Il est de notre propre responsabilité de nous aimer et de nous éduquer nous-mêmes grâce aux dons illimités de l’Esprit Divin qui rayonne continuellement à travers nous. L’amour véritable doit venir depuis l’intérieur de nous-mêmes et ne peut exister que grâce au rapport intime que nous avons nous aussi avec le Dieu éternel et omniprésent à l’intérieur de nous. Si nous cherchons l’amour « en dehors de nous » afin de combler une solitude personnelle ou un manque intérieur, nos rapports avec les gens nous méritent alors le nom de « vampires d’énergie » car nous cherchons un substitut à notre rapport direct avec cette Source Dieu qui est toujours en nous, préférant nous brancher sur la même Source Dieu incarnée chez les autres. Dans ce cas, ce n’est pas vraiment de L’AMOUR que nous éprouvons, mais plutôt un BESOIN impliquant une ABSENCE de quelque chose d’essentiel qui signifie en fait un contact personnel limité avec la Source Dieu ou Conscience universelle. Un tel manque ne peut pas être remplacé avec un amour « extérieur » à nous-mêmes ; il est essentiel que nous reconnaissions Dieu en nous et que nous sommes l’incarnation vivante de l’amour absolu. Une fois que c’est fait, nous AURONS le plus grand amour qui soit, l’amour de Dieu. Et depuis cette position de divin Pouvoir, vous parcourez le monde à la recherche de ceux à qui vous allez pouvoir donner cet amour, plutôt que de toujours chercher ceux dont vous allez « tirer de l’amour. » Quand on approche le sujet à partir de cet amour de l’ÊTRE (ou Dieu) en chacun de nous, notre motivation devient un désir joyeux de le donner. Vous savez alors que tout ce dont vous avez besoin peut être manifesté par l’amour de la Source Dieu qui rayonne depuis l’intérieur de vous. Vous savez aussi que vous avez la responsabilité d’exprimer cet amour qui vient directement de votre Être intérieur (Dieu en vous) et que c’est une caractéristique de votre maturité spirituelle.

INTEGRITE SPIRITUELLE : La responsabilité absolue que nous avons d’agir à chaque instant avec intégrité. Lorsqu’on viole consciemment les droits spirituels des autres, sans se soucier de la façon dont ils pourraient réagir contre nous, il n’y a pas d’excuse. L’intégrité spirituelle exige que nous examinions attentivement tout ce que nous faisons de notre vie. Nos habitudes alimentaires violent-elles le royaume des plantes, celui des animaux ou toutes autres formes de vie sur cette planète ? Nos choix de mots et d’actions témoignent-ils de notre vrai respect envers autrui ? Jouons-nous les jeux de « la loi du plus fort » et du « manque à gagner » pour nous donner l’excuse de comportements immoraux dans le domaine de l’argent, comme par exemple se rebeller silencieusement contre le gouvernement en « trichant » sur nos déclarations d’impôts, ou bien en dénonçant un ou une camarade de travail pour prouver que nous valons plus que lui ou elle et méritons davantage de faveurs ? Disons-nous aux gens ce qu’ils souhaitent entendre dans le but d’obtenir leur approbation et leur soutien, même si cela n’est pas totalement vrai et ne reflète pas nos besoins ou sentiments personnels ? Essayons-nous de tout « mettre sur le dos des autres », ou une partie de notre travail et de nos propres responsabilités ? Utilisons-nous de fausses excuses, comme par exemple la race, le genre, la croyance, le niveau scolaire et social de nos collègues pour justifier nos comportements irrespectueux, abusifs ou désagréables avec eux ? L’intégrité spirituelle exige que nous observions attentivement et fréquemment la manière dont nous nous conduisons dans notre vie. Comment pouvons-nous transformer des façons d’agir peu spirituelles en davantage d’intégrité ? Grâce à un engagement personnel et à une discipline soutenus. On ne peut pas franchir les portes du paradis (ou d’ailleurs, de tout autre endroit désirable) tant qu’on n’a pas développé suffisamment d’intégrité, et cultiver cet art est une responsabilité majeure sur le chemin de la maîtrise spirituelle et de notre compréhension de la façon dont l’univers fonctionne. Nous ne pouvons pas « partir de chez nous sans cela », littéralement. Ce qui veut dire que notre intégrité spirituelle est également une réalité biologique, c'est-à-dire quelque chose qui se manifeste chimiquement à l’intérieur de notre ADN. Si vous ne possédez pas une quantité suffisante de conscience imprégnée d’intégrité, la qualité de votre ADN le prouvera et bien que vous puissiez « nous jeter de la poudre aux yeux », votre biologie révélera toujours votre vraie nature … Sachez que le passage à travers les Portails Stellaires exige une quantité suffisante d’intégrité spirituelle, et que cela se présente sous la forme d’un véritable codage dans la chimie de votre être.

APPRECIATION : Aujourd’hui, la société nous encourage à vouloir toujours plus, à avoir besoin de plus, à être plus, à faire plus, etc. Nous sommes conditionnés à percevoir ce qui nous manque afin de nous inciter à acheter davantage, à travailler plus, à payer plus d’impôts et à être un « bon petit mouton consommateur ». Nous nous arrêtons très rarement pour penser à TOUT ce que nous avons déjà … à commencer par le don de la VIE et notre liberté de choisir. C’est donc à travers ce filtre de perception erroné que nous risquons de provoquer une mutation explosive de notre conscience sous la forme d’une croyance dans le fait que quelqu’un nous doit quelque chose (Dieu, l’univers, nos parents, notre épouse, notre époux, nos enfants, notre patron, le gouvernement, etc.) Une fois que nous tombons dans ce piège mental de « tu me dois quelque chose », nous nous enfermons dans une auto-frustration continuelle car nos attentes de la vie, des autres et de nous-mêmes sont irréelles et fausses, ce qui peut alors provoquer notre colère et nous blesser lorsque nous réalisons que l’univers ne se conforme pas à notre « vision » des choses et du monde. Personne ne nous « doit » quoi que ce soit. Si nous pensons le contraire, c’est le signe d’un certain manque de conscience et nous ressentons un vide à l’intérieur de nous. Si nous donnons à quelqu’un avec l’intention de RECEVOIR quelque chose en retour (comme le font d’ailleurs les banques, mais souvent aussi les parents ou les « amoureux »…) et que les choses ne se passent pas comme nous le voulions, nous éprouvons alors le sentiment d’avoir été dupés ou que l’on a abusé de nous. Peut être qu’en fait, de telles situations apparaissent dans notre vie comme autant de leçons destinées à nous apprendre que tout ce que nous donnons devrait être fait GRATUITEMENT et non pas dans l’attente de quoi que ce soit en retour. Si nous donnons comme nous désirons donner, pour la joie de donner, nous nous sentons libres… Si nous vivons pour la joie de vivre, sans forcer nos exigences et attentes sur qui que ce soit, nous ne sentirons jamais plus « qu’on nous a bien eu ! »… Ce que notre voisin possède est sans importance et le fait de nous comparer aux autres pour voir « qui est mieux » nous distrait continuellement des bienfaits qui sont nôtres. Par conséquent, si nous pouvons travailler à cultiver la capacité d’APPRÉCIER jusqu’au plus petit des dons, bienfaits et gestes qui nous sont faits, nous commencerons à créer une vie dans laquelle nous considérons que « le verre est à moitié plein » plutôt qu’à moitié vide. En termes de physique universelle, ce sur quoi vous vous concentrez s’accroît et ce à quoi vous résistez persiste. Si vous n’y accordez pas d’attention, cela finit finalement par disparaître de votre expérience. Quand vous approchez le monde avec un désir sincère et authentique de DONNER, vous devenez un « transmetteur électrique » et envoyez de l’énergie tout autour de vous. Quand vous exprimez de l’énergie électrique de vous-mêmes de cette façon, vous devenez personnellement « plus magnétiques », alors que cette projection d’énergie crée des tourbillons magnétiques dans la grille diodique de votre anatomie Kathara. Les points diodiques « magnétisés » attirent alors davantage d’énergie universelle, d’une fréquence et d’une qualité plus élevées que l’énergie exprimée par vous auparavant, ceci afin de remplir le vide d’énergie créé par votre « don ». Quand vous approchez le monde avec l’attitude de « recevoir », ce processus de physique naturelle s’inverse et plus vous essayez « d’obtenir » de l’énergie du monde extérieur, plus votre énergie devient « bloquée » dans la grille diodique en tant que miasme ou effet karmique négatif. Les miasmes réduisent progressivement la quantité et abaissent la fréquence des énergies naturelles que vous pouvez intérieurement tirer de la source universelle. Donner, même dans sa forme la plus simple comme le fait d’apprécier, permet au flot naturel de l’énergie de circuler. Ainsi, quoi que vous donniez vous reviendra amplifié (et l’inverse est également vrai : plus vous donnez de bienfaits et plus vous en aurez dans votre vie. Projetez vers l’extérieur une mauvaise attitude, davantage d’arrogance ou « d’ordures » de ce genre et plus vous en aurez en retour.) Appréciez ce que vous avez, AIMEZ-LE, trouvez des perspectives grâce auxquelles vous pouvez augmenter la joie que vous éprouvez et sachez que dans votre acte authentique d’appréciation se trouve la clé pour que « la pression d’avoir toujours plus » se relâche et que l’illusion de manquer cesse de se faire sentir. Cette aberration mentale que « l’univers me doit » est un des jeux « d’auto-sabotage » les plus puissants au monde … Échangez-la contre une attitude de constante gratitude et votre monde s’élargira progressivement pour manifester ce que vous désirez le plus. Si vous vous sentez frustrés par le monde et éprouvez du ressentiment pour ne pas encore avoir ce que vous voulez manifester dans votre vie, VOUS VOUS DEVEZ QUELQUE CHOSE !... Une plus grande compréhension de la nature de la création et un meilleur usage de votre pouvoir personnel dans l’expression de cette création. DITES MERCI À LA SOURCE DIEU plus souvent… afin de vous aider à vous souvenir que vous vous devez d’apprécier ce que vous avez déjà et qu’ainsi, de plus en plus se manifestera dans votre vie.

PATIENCE : La Source Dieu a son propre agenda ! Nous pouvons soit reconnaître cette réalité intrinsèque et choisir de travailler conjointement avec l’Esprit de Dieu à l’intérieur de nous en ayant confiance qu’ensemble, l’univers et nous allons créer selon le « parfait tempo divin » (et si les choses ne se présentent pas « MAINTENANT, à l’instant même », c’est qu’IL Y A une bonne raison pour cela !) ou bien alors, nous pouvons laisser notre égo forcer sa volonté sur la nature intrinsèque du temps. Si nos attentes ne semblent pas se concrétiser dans le cours du temps, nous pouvons penser que c’est normal et que cela viendra selon le parfait tempo divin ou bien alors, nous pouvons progressivement devenir frustrés en nous concentrant sur des calendriers artificiels et choisir de croire que nous ne pouvons pas avoir ce que nous désirons, simplement parce que nous ne l’avons pas obtenu quand nous le voulions. Si nous apprenons à nous relaxer et réalisons que la plupart des choses que nous désirons se manifesteront dans notre vie selon l’ordre divin établi, nous apprenons à travailler conjointement avec le Divin, tout en ayant conscience du temps, certes, mais en comprenant que tout se conformera mieux à nos souhaits quand nous DEMANDONS gentiment en faisant confiance à l’Esprit universel de Dieu plutôt que lorsque nous EXIGEONS que ce dernier accomplisse immédiatement sa part de la création. La Patience est une vertu qui reflète notre compréhension de la nature de l’ordre universel.

BONTE : Tout comme le respect, la bonté est un don que nous avons à la naissance mais qui est souvent négligé et incompris. Lorsque nous regardons le monde sincèrement à travers notre cœur, envoyant de l’amour et du respect à l’ensemble de la création en l’honneur de la Source Dieu qui vit en toutes choses, nous transmettons à nouveau de l’énergie électrique sur une fréquence plus élevée, ce qui, selon les lois de mécanique de la physique universelle, nous apportera davantage de bienfaits en retour de la part de l’énergie universelle. La bonté est un don que nous nous devons à nous-mêmes d’abord, afin de pouvoir ensuite le donner aux autres. La bonté implique d’être exigeant et de bien prendre soin de nos propres besoins, sentiments et désirs, ainsi que ceux des autres, tout en exprimant cette sensibilité par nos actes, notre attitude et nos intentions. Faites-vous à vous-mêmes des actes de bonté non prémédités et faites de même pour ceux que vous rencontrez. Essayez d’être aimable avec votre voisin avare et grincheux. Ainsi, vous pourrez peut être l’aider à redécouvrir sa capacité de sourire ! Traitez tout le monde avec bonté, démontrant ainsi que vous leur reconnaissez une valeur intrinsèque en tant que manifestations de Dieu. Vous découvrirez aussi que très souvent, Dieu vous renvoie amoureusement la pareille.

CONSERVATION : L’habitude de conserver est une forme de respect, le signe que nous éprouvons de la reconnaissance envers l’énergie de Dieu dans chaque manifestation, qu’il s’agisse de la conservation et de la protection de nos ressources naturelles, en passant par l’écoute des besoins de nos corps ou de l’utilisation libre et optimale, ni plus ni moins, de l’énergie des mots que nous prononçons ou des actes que nous accomplissons. Dieu recycle continuellement l’énergie de la création pour redonner vie à de nouvelles expressions. Tout est donné gratuitement, mais rien n’est gaspillé ni considéré sans valeur. « Conserver » témoigne de notre respect et de notre appréciation du don de l’énergie créatrice que Dieu nous offre. Ainsi, en apprenant à utiliser cette énergie dans toutes ses formes avec respect et une intention claire, nous ajustons progressivement notre aptitude à créer ce que nous désirons et nous encourageons les autres formes de vie à faire de même. Il y a du vrai dans le vieil adage « pas de gaspillage, pas de manque »… Si dans notre vie (notre hologramme) chaque chose était perçue comme une manifestation de l’énergie personnalisée et omniprésente de Dieu, nous éprouverions davantage de respect, d’appréciation et d’esprit de conservation dans l’utilisation et les applications que nous faisons de l’énergie divine.

COOPERATION / DIPLOMATIE : La vie elle-même est et sera toujours une tentative de création en coopération avec. Nous devons permettre à d’autres êtres de satisfaire leurs besoins et d’accomplir leurs désirs si nous désirons satisfaire et accomplir les nôtres. Créer des situations « gagnant-gagnant », avec l’intention sincère de DONNER, sont des façons d’être naturelles. Mais nous n’avons pas à être toujours d’accord avec les intentions de création des autres et chacun de nous a le droit d’avoir son point de vue. La diplomatie peut être un pont entre des forces qui s’opposent, un pont grâce auquel des actions efficaces peuvent être accomplies et de bonnes décisions prises afin de réconcilier chaque parti. Nous POUVONS apprendre à accepter d’être en désaccord, mais avec respect, de manière à ce que l’art spirituel de la co-création (ou l’action de créér en coopération avec quelqu’un) puisse progressivement évoluer vers de plus hauts degrés d’expression.

BON SENS, DISCERNEMENT : Le fait d’apprendre à identifier, puis d’appliquer notre « bon sens » autant que notre « sixième sens » ou encore, notre connaissance spirituelle intrinsèque, ce qui est moins commun. En fait, c’est ce qui nous permettra d’établir le meilleur équilibre possible dans l’expression d’énergie de tous les aspects de notre existence.

http://www.french.azuritepress.com/techniques/attitudes_responsibilities.html


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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Jeu 22 Avr 2010, 18:53

Bonjour á tous,

En faisant des recherches sur la Samadhi, je me suis rendue compte que les gens finalement, interprètaient ce terme – comme bien d’autres - de manière « sélective et subjective » (car en fonction de leur niveau de conscience... et expériences personnelles évolutives/involutives).

D’une part, ils font des « amalgames », créant confusion, entre la samadhi hindoue/yogique (= Réalisation) et la samadhi bouddhique (= suprême Concentration et/ou Eveil)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Samadhi
(et trois autres samadhi qui sont plutôt comme différents aspects ou différentes dimensions d’une seule samadhi.)
et d’autres part, mélangent la Samadhi (Grâce et Libération) et la Samadhi parfaite (la plus Haute Conscience).

Citation :
Samâdhi est un terme du yoga hindou et du bouddhisme. Il veut dire complet (sam-) établissement, maintien, «reposition» (-ādhi) de la conscience, de l'attention. Son usage généralisé a entraîné un important élargissement sémantique : ce substantif masculin veut dire «union, totalité, accomplissement, achèvement, mise en ordre, rangement, concentration totale de l'esprit, contemplation, absorption».


J’ai remarqué que cet état pouvait être percu comme « un état de transe avancée, non maîtrisé, submergeant la conscience de base » (Sphinx) et comme tout autre chose également.

Il n’est, en effet, donc pas facile de s’y retrouver !

Voici une vision « non traditionnelle » mais pertinente de cette Samadhi :

«Samâdhi» - l'Eveil au-delà de toute identification

par Andreas Mamet

(Andreas Mamet a commencé son parcours méditatif il y a plus de 30 ans. Dans les années 70, il a vécu en Inde pendant 5 ans pour approfondir sa pratique. Au début des années 80, il a enseigné la méditation au Japon et en Allemagne. Il vit actuellement au Mont Shasta, en Californie, et consacre son temps à enseigner à Paris et à Tokyo.)


De nos jours, beaucoup de choses sont écrites sur l’Eveil (en Sanskrit : Samâdhi) et souvent, je m’aperçois qu’on le décrit comme une expérience qui apporte une amélioration pour le chercheur spirituel une fois qu’il a atteint l’état de Samâdhi. Le chercheur devient spécial. Une version améliorée. Un modèle turbo.
Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité. L’expérience de Samâdhi est inséparablement liée à l’annihilation du chercheur. La survenue de la Samâdhi équivaut à la cessation du chercheur. La Samâdhi est la suspension de la structure du soi mental.

Le mental existe en tant qu’entité qui a pour fonction sempiternelle de s’approprier, de s’identifier. Il le fait implacablement, sans cesse. Lorsque le mental dit : « J’ai faim », il s’identifie à une sensation dans l’estomac. Lorsqu’il dit : « Je suis en colère », il s’identifie à une émotion. Et la liste s’allonge sans cesse. A chaque fois que le mental exprime une notion d’identité, il perpétue un mensonge existentiel.

Chacun d’entre nous dans ce monde a déjà fait face à la notion de « Je suis riche et célèbre » et aux modalités subséquentes en terme d’arrogance et d’égocentrisme. Il est intéressant de noter que les mêmes dynamiques du mental sont directement transférées dans la dimension spirituelle. Le mental perpétue ses modalités usuelles sans même sourciller. Il suit son cours.
Désormais, son identité a pris une nouvelle forme : « Je suis doué en méditation ».

Dès lors, on devient quelqu’un qui peut affirmer : « Je canalise Dieu, Mère Marie ou Saint Germain ». Notre nouvelle identité devient : « Je suis proche de Dieu » (et vous feriez mieux d’écouter ce que je vous dis). Lorsque de telles notions sont perpétuées, on continue bel et bien de nourrir son arrogance et son égocentrisme, mais sous un nouveau déguisement.

La toute première ligne des Yoga Sutras de Patanjali dit : « Yoga Chittam Vritti Nirodha ». Le yoga est atteint lorsque tout mouvement du mental a cessé. En d’autres termes, il est atteint lorsque la capacité du mental à s’approprier des identités cesse totalement.

La Samâdhi est l’expérience de l’ouverture de l’espace intérieur. Dans cette ouverture de l’espace intérieur, le soi mental disparaît purement et simplement. Lors de cette disparition, tout processus d’identification s’évapore.

La Samâdhi est la présence d’un silence si vaste que le soi mental ne survit pas à l’émergence de cette présence. Dans la réalité de cette présence, le mental doit être absent. Par voie de conséquence, Samâdhi et soi mental n’existent pas simultanément. Ils ne le peuvent pas. Si le soi mental est,
la Samâdhi n’est pas. Si la Samâdhi est, le soi mental n’est pas.

En Inde, il existe une technique spirituelle qui a pour objectif d’aider le méditant à naviguer vers le but final, l’ultime « ici et maintenant », la Samâdhi. On appelle cette technique « neti, neti ». Cela signifie « ni ceci, ni cela ». A chaque fois que le méditant détecte une identité qui émerge en lui, on lui conseille de penser « Je ne suis pas ceci ». L’identité suivante survient et à nouveau, le méditant pense : « Je ne suis pas cela ».

Cette technique fait partie de la pratique du Gyan Yoga, le yoga de l’intellect, puisqu’il a recours à l’intellect pour en fait aller au-delà de l’intellect. Elle guide le méditant vers l’expérience de liberté de toute identification : la Samâdhi.

Lors de la Samâdhi, le chercheur disparaît. Ce qui reste est le flot de l’expérience. Toute séparation entre le sujet et l’objet s’est évanouie. Tous les noms ont disparu et il ne reste que les verbes. Seul demeure le processus d’expérience de l’intensité électrifiante de l’instant même.

L’évènement de la Samâdhi est très choquant. Aucune dose d’imagination, aussi créative soit-elle, ne pourra préparer l’individu à cette expérience.

J’ai vécu la Samâdhi pour la première fois à l’âge de 21 ans, après 3 années d’intense entraînement yoguique. Je me suis assis en méditation et me suis concentré sur un point situé à 5 centimètres au-dessus de ma tête, en visualisant une flamme. Puis j’ai visualisé que j’entrais au coeur de cette flamme. Soudain, depuis le coeur de cette flamme, un espace a commencé à s’ouvrir rapidement et une incroyable immensité s’est déployée, dans laquelle mon être et toute activité mentale ont complètement disparu.

Le choc m’envahit jusqu’à la moelle. La Samâdhi est comme une mort, car la vie et notre perception des choses telles que nous les connaissions, disparaissent. Selon la puissance et la profondeur de l’expérience de Samâdhi, il peut falloir des mois, voire même des années, avant d’intégrer l’évènement. La Samâdhi crée également un contraste dans le sens où, pour la première fois, il y a éveil et dans cet éveil émerge la reconnaissance que la vie avant cette immense ouverture était une vie de profond sommeil. Les écritures yoguiques différencient Sarbij et Nirbij Samâdhi. Le premier terme signifie « avec graine », le second « sans graine ». En réalité, cela signifie que la structure ego-mental revient après l’évènement de Sarbij Samâdhi. Non seulement elle revient, mais en outre, dans la plupart des cas, la structure ego-mental s’approprie l’évènement et le revendique, à moins que l’individu n’ait une conscience capable d’être témoin des dynamiques en
mouvement, et qu’elle ne l’en empêche. Existentiellement, la situation est tout à fait comique : le mental revendique le non-mental. Les mots revendiquent le silence. A la seconde même où le mental revendique l’expérience de non-mental, un processus de corruption se met en place.

Alors que la structure ego-mental revient après Sarbij Samâdhi, ce n’est pas le cas après Nirbij Samâdhi. En conséquence, Nirbij Samâdhi correspond à l’expérience de l’Eveil, Sarbij Samâdhi non ; c’est un aperçu de l’Eveil.

Certaines personnes ont vécu des expériences de Sarbij Samâdhi et les prennent pour l’Eveil. Alors, immédiatement, elles s’en vont donner des satsangs à autrui, proclamant qu’elles ont atteint un état élevé. Mais il ne s’agit pas de l’Eveil. Des centaines, voire des milliers d’expériences de
Sarbij Samâdhi peuvent survenir avant que ne se produise l’évènement de Samâdhi de non-retour.

Je souhaite souligner que l’expérience de Samâdhi ne crée pas l’infaillibilité. Même les rares êtres qui sont pleinement ancrés en Samâdhi conservent la capacité humaine de commettre des erreurs à différents niveaux. L’apprentissage continue. L’univers évolue sans cesse, nous aussi.

Comment atteindre la Samâdhi ?

Il existe de nombreux types de techniques méditatives : leur efficacité dépendra simplement de la compatibilité entre vous-même et cette technique.

On peut placer son attention sur le Hara, le chakra du coeur, le troisième oeil et le sommet de la tête. Il y a la méditation Kriya. Les expériences de Samâdhi qui se produisent lorsqu’on se concentre sur chacune de ces portes varient notablement. Les expériences de Samâdhi qui se produisent à partir du Hara ont une qualité terreuse et ancrée très prononcée. A partir du coeur, la Samâdhi se présente dans une douceur et une extase inexprimables. A partir du troisième oeil, l’expérience de Samâdhi est fraîche et lumineuse. A partir du chakra du sommet de la tête, elle peut être immensément choquante.

Il peut être intéressant de noter que des expériences de Samâdhi se produisent dans des sports à forte intensité, dans l’acte sexuel et dans les arts, tels la danse, la musique, la peinture, etc. Toutefois, étant donné que dans ces contextes, l’individu est totalement privé d’entraînement direct, il se peut qu’il connaisse une grande confusion en réponse à l’évènement. Si la Samâdhi se déroule dans le contexte d’une authentique école des mystères, au moins, il aura eu un entraînement conscient pour l’y préparer.

Un être humain faisant l’expérience de la Samâdhi sera transformé à jamais. Cette expérience représente une liberté océanique allant au-delà de tout ce qui pourrait être décrit et c’est la raison pour laquelle cet évènement hantera l’individu et ne pourra que le propulser dans la recherche de situations et de conditions dans lesquelles la Samâdhi pourra se reproduire.

Encore et toujours. Jusqu’à ce qu’un jour, le chercheur disparaisse à jamais et ne revienne plus.

Andreas Mamet

http://www.meditationfrance.com/archive/meditation/samadhi.htm


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AMBRE

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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Jeu 22 Avr 2010, 19:09

Merci Douceur pour ces recherches!
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 23 Avr 2010, 11:10

Citation :
La toute première ligne des Yoga Sutras de Patanjali dit : « Yoga
Chittam Vritti Nirodha ». Le yoga est atteint lorsque tout mouvement du
mental a cessé. En d’autres termes, il est atteint lorsque la capacité
du mental à s’approprier des identités cesse totalement.

Cela m'arrive parfois.

Bizarrement c'est en prenant - par hasard - la posture de la momie, que ça m'est arrivé la première fois.

Quand la machine à penser est débranchée, ça fait très très bizarre :)
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 04 Fév 2011, 22:46

Bonsoir,


Qu'est ce que l' Éveil?
Beaucoup se posent cette légitime question et il existe un peu partout des appréciations personnelles qui sont presque toujours présentées comme seule réalité auprès des chercheurs sincères. Alors si vous me le permettez, allons y de la mienne...

En toutes choses, il semblerait que pour trouver la solution, il faille d'abord passer par la connaissance du ou des éléments qui composent la dificulté d'ordre spéculatif et à laquelle on cherche une solution satisfaisante pour l' esprit". Pour vivre un "état" bien précis, il est nécessaire de vivre au préalable son ou ses "opposés. Cela s'appelle la connaissance ou la réalisation par discernement successif et progressif. (Pour reprendre une définition si chère aux "spirituels", on appelle ceci dans les deux cas: l' Intégration.)

À mon sens, l' Éveil serait l' aboutissement de tout un processus engagé. Mais pas n'importe quel aboutissement.

Trouver l' Éveil ne signifie pas encore "être abouti" soi même, mais consisterait à "déboucher" sur un ensemble de compréhensions pour rester vigilant(e) en permamence en ce qui concerne ce qui continue à nous être "proposé" et montré sous tous ses formes dans ce que nous vivons. Tant dans notre entourage, nos croyances aussi bien en soi et tout ce qui gravite autour de soi.

Trouver l' Éveil, c'est un peu comme sortir du sommeil (L' amour et le baiser magique). L' Éveil serait comme la résurrection. On ouvre les yeux sur ce qui nous parait être la réalité vécue depuis notre naissance.

Trouver l' Éveil, c'est le vivre et c'est un peu comme sortir du tunnel. Au début on sait que c'est le seul chemin possible. On se demande pourquoi et lorsqu'on est dedans, au fil de la progression, on se sent perdus et sans points de repères. Mais on finit toujours par voir la lueur à l'autre bout. Alors on pose et on fait part de cette légitime interrogation: un tunnel, ça possède deux orifices dont une entrée et une sortie. Dans les deux cas, elles sont soumises à l'intensité de la Lumière mais débouchent sur des paysages différents dont l'un est connu et l'autre totalement inconnu. C'est vers celui-ci qu'on se dirige tous sans exception.

Quelque part, nous avons tous la Foi, nous pensons trouver notre "inconnu" là où on se trouve. On s'y raccroche et selon ce qui nous est "enseigné" depuis le début, nous pensons honnêtement être dans la Vérité.



L'Éveil est le discernement, la prise de conscience entre l'illusion et la réalité. La conscience de garder son "pouvoir" de décider, la liberté de penser et d'agir. Car au bout du tunnel, nous pouvons retrouver la même lumière issue du même soleil . Par conséquent d' être confrontés à des illusions différentes, sous d'autres formes et qu'il est possible de prendre pour des réalités si nous ne faisons pas preuve de suffisamment de discernement . C'est indéniable dans la vie et indéliable de la Voie.

Or, en ce qui concerne ces croyances bien établies, et je dirais même bien ancrées, nous pouvons reprendre des extraits de citations du Maître qu'on appelle "Jésus", souvent mal interprêtées, et qui disait à ses disciples:
Citation :
"Vous pensez que je suis venu parmi vous pour apporter la Paix? C'est faux. Je suis venu apporter la division pour que de celle ci puisse naitre l' Union" ... "Je suis le sel de la terre, vous êtes le sel de la terre, celui qui est capable de faire fondre le gel dans les coeurs, celui qui est capable de brûler , celui qui est capable de ronger toute carapace". .... "Je suis venu pour montrer le chemin..... "


Je me permet de reprendre une citation d'un texte qu' Ambre avait déjà publié.

Citation :
“Êtes-vous prêts à perdre votre monde tel que vous le connaissez? Car l’éveil total vient lorsque vous vous regardez sincèrement, vous vous questionnez constamment et que vous explorez votre être comme jamais auparavant. Ne faites aucune erreur à propos de l’illumination: C’est un processus destructeur. Cela n’a rien à voir avec le fait de devenir meilleur ou plus heureux. Ce n’est pas non plus une nouvelle version de vous. L’illumination c’est la dégringolade de la non-vérité. C’est aussi l’élimination totale de tout ce que vous avez imaginé être vrai.”


C'est vrai! Quoiqu' Il ne s'agit pas de confondre ce qui est vrai avec ce qui est utile.... Apparemment nous sommes "prévenus". L' Éveil ne se réalise pas sans passer d'abord par la souffrance et les illusions sous toutes leurs formes.

L'illusion et le rêve sont utiles pour discerner la réalité, donc le vrai. Même une immense Lumière, bien que ça se rapproche de la réalité, s'avère être au final: une illusion.


L'illusion est le royaume de l'inutilité du mensonge, tant envers soi même qu' envers les autres.

Un passé fait d'illusions favorise la base d'un présent illusoire en vue d'un futur d'illusions de toutes sortes. Mais qui peut prétendre savoir ce que sont l' Éveil et les illusions? Car la vérité et même le vécu des uns peuvent être de l'illusion pour les autres.

L'Éveil est le passage entre le rêve et la réalité. Il est la porte qui permet de passer de l'illusion par transformation de celle ci en vérité . L' Éveil peut être assimilé à l'illumination ou encore à la transfiguration de soi même et de tout ce qui gravite autour. Mais cela apparait loin d' être fini; au contraire, apparemment tout commencerait seulement à partir de là...

La pensée créatrice transfigure l'invisible en visible. Cependant, comme il y a de tout dans l'invisible, l'illusion peut être créée par ce procédé et devenir visible: il suffit de capter ou de se laisser influencer par les croyances concernant les illusions des autres ou les siennes, établies ou certifiées "vraies", pour leur faire prendre vie. Au final, nous créons nous même et depuis toujours nos propres illusions en fonction de ce que l'on vit auprès des autres, et surtout lorsque nous y croyons. C'est à partir de cette croyance que ça donne comme résultat la certitude que les autres sont eux même dans l'illusion totale et pas nous. En fait, nous faisons tous partie de l'illusion... dans un monde d'illusions et de rêves chimériques, bien loin d'être la Réalité de l' Origine aussi appelée "Paradis" par presque tous les courants initiatiques...

Or, qu'est ce que le visible? À mon avis, le visible n'est pas l'opposé de l'invisible. Il n'en est même pas le complémentaire. C'est la densification pure et simple de l'invisible.

L'homme et la femme sont le "visible" par la densification de tous leurs "Corps", du plus subtil à celui que nous voyons tous les jours. Dans leurs formes et dans ce "plan", ils ne sont pas opposés mais complémentaires. De leur fusion nait la suite de la Vérité ou de l'illusion. C'est selon leur discernement par rapport à la Puissance de la Vérité contenue en leur coeurs, relayée par leurs pensées créatrices et sous l' égide de la Compréhension qu'il est possible de trouver l' Éveil. Malheureusement, la Vérité ou la Réalité sont trop souvent altérées par l' égo ou par les croyances diverses, ce qui donne vie aux illusions surtout lorsque ça nous arrange bien.

L'illusion est "utile" et elle est PARTOUT au même titre que la Vérité et que la Réalité. Elles se côtoient comme la nuit et le jour, comme l' homme et la femme vivent côte à côte, ou encore comme le visible et l'invisible.

À mon avis, l' Éveil et l'amour seraient très liés.
....


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