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 Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?

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Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Jeu 12 Jan 2012, 19:45

Bonsoir Marc 9,

Citation :
je vous fais un collé copier de cette voie:

Cette "voie" est définitivement et totalement régressive !
Mais il est vrai que c'est un "choix" comme un autre...

Le texte que tu cites provient d'un spirite notoire : Allan Kardac


Citation :
Allan Kardec

1804-1869

Allan Kardec, de son vrai nom, Denizard Hippolyte-Léon Rivail, est né le 3 octobre 1804 à Lyon, au 76 rue Sala. Il entendit parler pour la première fois des tables tournantes en 1854 et fut tout d’abord très sceptique. Après avoir observé assidûment les manifestations des Esprits par la méthode expérimentale, il prit connaissance de cinquante cahiers de communications qu’il synthétisa et qui formèrent la base du Livre des Esprits.

Son esprit protecteur lui apprit, par une communication qu’il l’avait connu dans une existence précédente au temps des Druides, il s’appelait alors Allan Kardec.


Ces ouvrages sont :

Le Livre des Esprits
Le Livre des Médiums
L’Evangile selon le Spiritisme
La Genèse, les miracles et les prédictions
Le Ciel et l’Enfer
Les Oeuvres Posthumes
Qu’est-ce que le Spiritisme ?
Voyage Spirite en 1862
Le Spiritisme à sa plus simple expression


Tous ces ouvrages sont disponibles pour être téléchargés ou consultés sur la page : téléchargement

http://spirite.free.fr/spiritisme7.htm

Le Livre des Esprits
Le Livre des Esprits 1er édition
Le Livre des Médiums
Le Livre des Médiums pour les non-voyants
L’Evangile selon le Spiritisme
La genèse, les miracles et les prédictions
Le Ciel et l’Enfer
Qu’est-ce que le Spiritisme ?
L'obsession
Voyage Spirite en 1862
Les Oeuvres Posthumes
La Revue Spirite, année 1858
La Revue Spirite, année 1859
La Revue Spirite, année 1860
La Revue Spirite, année 1861
La Revue Spirite, année 1862
La Revue Spirite, année 1863
La Revue Spirite, année 1864
La Revue Spirite, année 1865
La Revue Spirite, année 1866
La Revue Spirite, année 1867
La Revue Spirite, année 1868
La Revue Spirite, année 1869
La Revue Spirite, année 1870
La Revue Spirite, année 1871
La Revue Spirite, année 1872
La Revue Spirite, année 1873

http://spirite.free.fr/telechargement.htm
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Jeu 12 Jan 2012, 20:13

Bonsoir Marc 9,

Citation :
quand a l'etincelle divine, elle loge bien dans le coeur, il n'y a pas d'erreur, douceur.

voyez le livre sacré de la Bhagavad Gita.

de plus, une fois atteind ce stade, vous verrez sans aucun doute possible cette etincelle divine dans le coeur, et pas ailleurs, c'est ainsi.

A plusieurs endroits du forum ont été abordé les différences entre coeur physique, chacra cardiaque, franchissement cardiaque et "Haut Coeur".

Le Mahabharata - dont le Bhagavad Gita n'est qu'une partie - ne contredit en rien mes assertions sur l'emplacement de la Monade/Etincelle de Vie justement.

Mais je suis prête à lire tes expériences et à discuter avec toi de ton vécu personnel et en particulier, de ta "vision" de l'étincelle "divine".
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Jeu 12 Jan 2012, 20:53

Bonsoir xzat,

Citation :
je doute qu'il abandonnerai son petit égo, son gel à coiffure et sa belle chemise....
Pourquoi ces spéculations et préjugements sur un "aspect extérieur" ?

Quelle "apparence" devrait être celle de Gary Crowley, d’après toi, ...pour être "crédible voire authentique" ??? car tu écris :

Citation :
cette personne parle d'une chose quelle ne connais pas et donc on ne peut prétendre à décrire celle-ci.
Qu'est-ce qui te permet d'affirmer cela ?
Sur quoi te bases-tu pour invalider le fait qu'il ait vécu l'Eveil ?



Oú vois-tu un non-sens dans ses écrits ? :

Citation :
L'illumination est une chose incroyablement simple.

Même si souvent les questions qui s'y rapportent peuvent être complexes, la réponse demeure toujours simple : s'éveiller à l'illumination est la conséquence directe de la disparition de l'illusion d'un moi séparé.

Une profonde compréhension de cette simplicité fondamentale est tout ce qui est nécessaire pour un éveil à l'illumination.

L'illumination est ce que nous sommes. Il n'y a rien à obtenir, il faut seulement la "reconnaître". La simplicité de l'illumination a été exprimée ainsi :


"Je suis, mais il n'y a pas de "moi" (Wei Wu Wei)

Vous êtes le percevoir et non le percipient (Ch'an)

Vous cherchez cela qui cherche (Saint François d'Assise)

Cela qui cherche est ce qui est cherché (Texte boudhique)

Libres, nous ne sommes pas le numéro un,
le premier de tous nos objets, mais Zéro :
leur Sujet universel et absolu.
(Wei Wu Wei)

Je vivais au bord de la folie,
Voulant connaître des raisons,
Frappant à une porte. Elle s'est ouverte.
J'avais frappé de l'intérieur !
(Rumi)

Extrait de "D'ICI à ICI" se tourner vers l'illumination de Gary CROWLEY


Gary Crowley - l'illumination


L'illumination, l'éveil à l'illumination survient directement avec la disparition de l'idée de moi séparé. "Disparition de l'idée de moi séparé" veut dire que ce que l'on considère comme le moi n'est en aucune façon séparé du reste. Tout moi séparé illusoire serait interprété comme un cas d'identité erronée.

C'est ce problème d'identité erronée qui est au coeur de la souffrance humaine. Il fait de vous un objet séparé illusoire. Les objets séparés souffrent, point. La "disparition de l'idée de moi séparé" non seulement met fin à la souffrance, mais conduit à vivre naturellement la Règle d'Or, qui demande à ce que les autres soient traités comme vous aimeriez être traité. Elle émane naturellement de l'état de non-séparation qui se manifeste, à savoir vivre 'ceci-ici- maintenant'.

Une modification naturelle se produit quand ce que 'je suis' cesse d'être considéré comme le 'moi'. Avant cette modification, le 'moi doué de volonté consciente' tremble quand il marche tout seul sur le câble à haute tension de la vie. Il craint bien sûr de faire une chute mortelle. La réorientation vers 'être conscience' entraîne la disparition de la peur. On marche sur le câble à haute tension débarrassé de la pesanteur du 'moi' illusoire. La réintégration apporte la joie de voir que le câble à haute tension est l'expérience de ce que vous êtes. La vue est extraordinaire. La foule est spectaculaire. Le corps lui-même est stupéfiant. La même expérience est totalement différente. Réaliser que ce que vous êtes est le ressentir de la vie vient pimenter joyeusement l'état de conscience auquel nous avons donné le nom d'illumination.

L'illumination est simplement un éveil à la compréhension sans ambiguïté de 'ce qui est'. Ce n'est pas autre chose. C'est voir que la manière dont ce monde semble fonctionner est une illusion. Cela ne veut pas dire qu'un organisme physique, un 'costume terrestre', devient parfait. L'éveil à l'illumination n'entraîne pas la soudaine apparition de pouvoirs psychiques. On ne devient pas brusquement capable de transcender les lois de la physique et d'accomplir des miracles. Il y a simplement une prise de conscience du miracle permanent du ressentir qui survient ici et maintenant. Le chercheur spirituel aspire à quelque chose d'extraordinaire, mais ce qui est extraordinaire c'est voir que l'ordinaire est extraordinaire et l'extraordinaire ordinaire.

Tout ce qui est nécessaire pour cet éveil à l'illumination, c'est voir que le 'moi' en tant qu'entité indépendante douée de volonté consciente est une illusion. Quand vous avez pleinement conscience de votre néant, la seule chose qui vous reste à être c'est la totalité du ressentir. Ensuite le corps continue à vivre en ce monde en tant que partie du ressentir de 'ceci-ici-maintenant'. D'où le dicton : « Avant l'illumination, coupe du bois et charrie de l'eau. Après l'illumination, coupe du bois et charrie de l'eau. » Le corps et sa neurologie continueront de faire ce qu'ils font. Ils continuent de fonctionner dans le monde parce qu'ils font partie du monde.

Il y avait un Maître éveillé qui, dans son rôle d'enseignant spirituel, faisait constamment remarquer à ses étudiants que le monde tel qu'ils le connaissaient était une illusion. Un jour, un messager est arrivé pendant une causerie et annonça la mort du fils du Maître. Naturellement, le Maître s'est mis à pleurer. En voyant le Maître pleurer, un étudiant a levé la main et a demandé: « Maître, tous les jours vous nous rappelez que ce monde tel que nous le connaissons est une illusion. Et pourtant, en apprenant la mort de votre fils, vous pleurez ? » « Oui, dit le Maître, et il n'y a pas de plus grande illusion que d'avoir son fils qui meurt. »

Quand on s'éveille à l'illumination, il y a toujours joie et tristesse, plaisir et douleur, amour et compassion. On ne cesse pas de vivre la vie. Simplement, il n'y a plus de résistance au ressentir par à un 'moi' illusoire. En tant que conscience, 'je suis' l'expérience de 'ceci-ici- maintenant', en permanence. Ce n'est pas autre chose !

D'ici a Ici, Se tourner vers l'illumination, Gary Crowley

http://fr.sages.wikia.com/wiki/Gary_Crowley_-_l'illumination
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 13 Jan 2012, 00:46

Bonsoir Douceur,


Citation :
Pourquoi ces spéculations et préjugements sur un "aspect extérieur" ?

Plutôt un fort pré-sentiment.


Citation :
Qu'est-ce qui te permet d'affirmer cela ?
Sur quoi te bases-tu pour invalider le fait qu'il ait vécu l'Eveil ?


- Un point commun entre toutes les religions est un vœux de pauvreté, c'est une expérience qui permet d'aider à l'abandon de cette égo. Il n'y jamais eu un "illuminé" n'ayant pas fait ce vœux et mis en pratique d'une façon ou d'une autre, ce qui n'est pas le cas de cette personne: aucune trace dans sont passé, et aucune preuve de celui-ci actuellement, bien au contraire. C'est très étonnant.
- Un vague paragraphe prétend qu'il a passé quelques années à une recherche spirituelle, mais quelle doctrine, quelle religion as-t-il utilisé pour atteindre cette "illumination" ? On peut s'inspirer de toute les religions/doctrines mais il faut cependant en suivre une et une seule pour atteindre ce salut, quelle est la sienne ? il prétend avoir obtenu ce que certains cherchent toute leur vie sans le trouver et souhaite maintenant faire découvrir cela de part un livre ?!
- Il sort de "Stanford University", outre les pratiques douteuses liés à ces écoles, étonnement toute les personnes sortant de ces écoles on assez de connaissance pour savoir comment trouver et exploiter un secteur commercial, ce qui leurs permet de créer leurs entreprises, qu'a fait cette personne ? Elle a tout simplement monté son business comme tous les autres, il sais très bien comment faire fonctionner tout cela. Les connaissances acquises (et données) dans ce genre d'école est en échange que la personne vas prendre une place importante dans le système et surtout continuer à le faire fonctionner. (système économique contre-nature).
- Il récolte l'argent de la vente de ces livres et qu'en fait-il ? Il y a une grande différence entre le fait d'avoir des émotions (douleur, amour, joie & tristesse) et le fait de jouir des plaisirs amers de ce monde. Illusions de plaisirs dont "l'illumination" est sensée dévoilés.
- Il prétend qu'il suffit de comprendre l'illusion de l'égo: quand bien même il suffirait et qu'il y aurait une possibilité de comprendre simplement ce fait: il ne suffit pas de le comprendre pour pouvoir justement l'abandonner. L'abandonner dans le sens: se consacré à Dieu, abandonner nos désirs, abandonner nos ambitions (principalement sociales), cela est extrêmement difficile à atteindre.

Cette "intérieur" dont il parle ne vas faire qu'égotiser encore plus le chercheur. On ne peut le comprendre sans l'expérimenter, et pour cela il faut faire appel à une religion ou une pratique sacrée.
Ses textes sont bien jolies dans la formes mais aucun chercheur n'avancera dans sa recherche avec des textes de ce genre, c'est du blabla sans fond.
Ce qui me gêne principalement c'est qu'il décrit le problème comme une simple illusion, c'est cependant l'illusion la plus forte, celle-ci demande un abandon totale (la compréhension puis l'abandon de cette illusion), cela demande une pratique très stricte, pratique que seul les religions possèdent. Beaucoup de religieux ont étés éprouvés par la souffrance et/ou ont du suivre les enseignements d'une religion pour arrivé à cette illumination, or ce n'est plus le cas avec cette personne... c'est du sacré à prix discount.


Citation :
Au moment de l'éveil, un sage s'est paraît-il exclamé :
"Est-ce donc tout ?"
Puis il s'est mis à rire et est allé vaquer à ses occupations.
Cette exemple complètement absurde me suffit à douter sérieusement de la personne. Si l'illumination est la compréhension de l'illusion égocentrique et le ressenti de l’Éternel (part l'amour ou par une vision ou autres), je doute fortement que cela soit un simple "déclic", c'est stupide... Ce serait comme affirmer que la foi est une simple opinion sur l'existence ou non de Dieu. Des personnes comme lui il en existe des milliers, le faux Dalaï-lama et son acolyte français Mathieu Ricard, en sont les parfaits exemples. Tout cela est beau, vendeur mais cela ne mène à rien.


Tous cela peut paraitre arbitraire mais cela me suffit (personnellement) à mettre en doute cette personne, ensuite, bien entendu, à tout à chacun de croire à ce qu'il veut, je ne me permettrais de juger cela. Cependant, si je juge que le message est tronqué je préfère donner mon avis et exprimer mon sentiment. Dans cette époque, les opportunistes sont légions et surtout: l'enfer est pavé des plus belles intentions.
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 13 Jan 2012, 15:20

Bonjour xzat,

Toutes les religions mondiales, sans exception aucune, ont été falsifié et leurs Intentions Sacrées d’Origine dérobées et/ou détournées.

Je ne sais donc que rejoindre de tels avis :

Citation :
(...) les Religions fixent simplement, codifient et interprètent en termes d’obligations, de devoirs, de règles et de commandements ce qu’elles identifient comme étant l’assentiment général des valeurs, la coutume régnante ou encore la réalité sociale, politique ou économique.

La dégénérescence des religions :

(…) le christianisme, un excès de sens moral

http://antahkarana.forumzen.com/search?mode=searchbox&search_keywords=religion&show_results=posts

Si je reprends tes critères de comparaison entre voeux de pauvreté et richesse, cela signifierait pour prendre un exemple concret que : les écrits de Jiddu Krishnamurti, écrivain justement de « doctrines spirituelles » - et dont l’apparence extérieure, dit en passant, ressemblait comme deux goutte d’eau à celle de Gary Crowley – sont à proscrire car douteuse à cause de sa fortune (pourtant tu t’es toi-même déjá référé à celui-ci) ; tandis que ceux de UG Uppaluri-Gopala Krishnamurti, « anti-gourou » indien qui je cite : « rejette radicalement toutes les spiritualités. Il pense que cela ne mène nulle part. Il rejette également le matérialisme, ce qui signifie qu'il ne reste pas grand chose. (…) Il a toujours vécu à la limite, puisqu'il a été clochard, dormant dans la rue. Il a sauté à pieds joints dans un lâcher-prise absolu. Il était prêt à se laisser mourir, et d'ailleurs, en cas de maladie, il se « couche dans un coin et attend en gémissant comme un chien. » sont valables parce que son choix est celui de la pauvreté ?

http://antahkarana.forumzen.com/t401-krishnamurti

Ne sont-ce pas « deux extrêmes » qui sortent de la Voie du Milieu ?




Comme ce n’est pas le sujet de ce post, je ne poserais qu’une seule dernière question - avant de revenir à l’Eveil - :

En quoi, vivre le plus possible en « autarcie » (= de autarkeia, qui se suffit à lui-même, quelque soit la forme que cela prend dans la matière : profession libérale, petite entreprise basée sur le partenariat, etc.) est-il plus « mauvais/bon » que de dépendre d’un employeur, de l’état (chomage, assistance sociale, etc.), de la société (mendiants), d’un parent, d’un conjoint travailleur ou autre ???

N’est-ce pas plutôt un « moindre mal » dans cette société oú tout est fait pour nous garder « prisonnier/dépendant » ?

Citation :
- Il récolte l'argent de la vente de ces livres
Et alors ?
Citation :
et qu'en fait-il ?
et toi du tien ?

Citation :
http://www.garycrowley.com/contact.html

Traduction google :

Courriel: gary@garycrowley.com
221 Witham Road, Encinitas, CA 92024

Gary Crowley est né en 1965 et a grandi dans le Massachusetts comme un esprit pratique nouvelle Angleterre. Il est diplômé de l'Université de Stanford en 1987 avec des diplômes en économie et sciences politiques.

À un jeune âge, il a été attiré par la philosophie orientale et les écrits spirituels qui semblait offrir un aperçu de quelque chose de plus grand que la vie qu'il avait connue en grandissant.

Toutefois, en 2001, Gary a finalement abandonné toutes les formes de recherche spirituelle, après des décennies sur le chemin. Il se rendit sous le poids des nombreux enseignements spirituels remplis de bonnes intentions qu'il avait accumulés au fil des ans. Toute l'étude n'avait pas causé le déplacement de la conscience qu'il avait si ardemment recherché et avait été si souvent promis.

Le problème, qu’ il a ensuite réalisé, était qu'il avait tout simplement empiler des concepts sans s'attaquer au fondement même - son sens du «soi» - dont il faisait la quête.

Il a découvert que c'est seulement par le démantèlement de nos hypothèses sur «qui nous sommes», plutôt que de simplement décrire un état d'être, comme l'unité ou l'intégrité, que nous pouvons apporter une ouverture naturelle à une nouvelle façon de vivre la vie.


Citation :
- Il prétend qu'il suffit de comprendre l'illusion de l'égo:
Il semble xzat, que tu n'ais lu qu'en diagonale les écrits de Gary Crowley car tu parles sans cesse de « disparition de l’égo » alors que lui parle, je cite : de la disparition de l'illusion d'un moi séparé.

Citation :
L'illumination, l'éveil à l'illumination survient directement avec la disparition de l'idée de moi séparé. "Disparition de l'idée de moi séparé" veut dire que ce que l'on considère comme le moi n'est en aucune façon séparé du reste. Tout moi séparé illusoire serait interprété comme un cas d'identité erronée.

C'est ce problème d'identité erronée qui est au coeur de la souffrance humaine. Il fait de vous un objet séparé illusoire. Les objets séparés souffrent, point.

Remarque : le « moi » n’est pas l’égo ! (l’égo = le faux-moi = le JE concept = le moi séparé)

Citation :
« l’ego », le « je » ou tout autre type de personnalité ou être séparé est un objet. C’est pour cela que, comme le répète avec insistance le Sutra du Diamant, il n’existe aucune chose semblable.

Mon moi objectif n’a qu’une existence conceptuelle.
En termes non objectifs, je suis l’univers apparent.

L’esclavage consiste en l’identification avec mon objet conceptuel. La compréhension du fait que mon objet conceptuel n’existe que dans la mesure où l’objet et son sujet, ici et maintenant, sont cette absence phénoménale, constitue la libération.

Je suis mon absence phénoménale

http://www.magick-instinct.org/wei-wu-wei.pdf

Depuis le commencement, rien n’est.
HUI NENG

Ce que je suis est ceci (que je ne suis pas).
Ce que je ne suis pas est cela (que je suis).
Il n’y a ni ceci ni cela.
Je ne suis ni je ne suis pas (puisqu’il n’y a pas de moi qui soit ni de moi qui ne soit pas).
Il n’y a ni mental intégral ni mental divisé.
Il n’y a rien qui exerce une fonction et il n’existe pas non plus de fonction.
Il n’y a pas d’absence et il n’y a pas de présence.
Dira-t-on qu’il n’y a qu’une spontanéité immédiate ?
Cela non plus n’est ni n’est pas.
Comprends-tu maintenant qu’il n’y a rien à comprendre ?
Qui comprend ? Qu’est-ce donc qui n’a pas été compris ?
Qui a été vécu pendant toutes ces années et qui est celui qui a souffert ?

Resquiescat in pace ; de motuis…

Citation :
aucune trace dans sont passé, et aucune preuve de celui-ci actuellement, bien au contraire. C'est très étonnant.
Il n'est devenu écrivain "public" qu'en 2006. Ses livres sont traduits en langue française seulement depuis 2008. Il n'y a donc pas à s'étonner de cette absence d'informations sur le net.
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 13 Jan 2012, 18:03

voici comment ce presente l'etincelle divine, le Dieu, interieur habitant le coeur de toutes creatures, qui est aussi vous meme, votre reelle nature, c'est simple, voyez l'etoile la plus brillante, c'est ainsi que vous le verrez, mais fait esprit, le Brhaman, il soutient l'univers, et possede des millions de qualités, pas moins que cela.

voici pour l'etincelle Divine, le Soi reel de tout etre :a16: vivant.
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Marc 9



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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 13 Jan 2012, 18:18

non douceur, voici le titre de ce livre... coeur

François Christin et Claude Noël


L'homme et son destin
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 13 Jan 2012, 18:51

Bonjour Marc 9,

Citation :
François Christin et Claude Noël

L'homme et son destin
En effet. Et nous parlons de la même "voie".

http://spirite.free.fr/ouvrages/Christin-Noel/destin0.htm

Je me rends compte que j'aurais du écrire :
Citation :
Le texte que tu cites provient d'un site dédié á un spirite notoire : Allan Kardac



Pour devenir médium, François Christin & Claude Noël

Parmi les ouvrages déjà parus sur la Médiumnité, c'est le seul qui soit réellement à la portée de tous.

Les auteurs, François Christin et Claude Noël précisent qu'ils ont voulu, non pas seulement, traiter de la technique de la Médiumnité - et ne la traiter que scientifiquement, mais ils ont surtout désiré donner à leur traité, un caractère et un but spiritualistes. C'est ainsi qu'ils vous dévoileront les Enseignements spirituels supérieurs et vous prouveront que la Médiumnité est l'un des meilleurs chemins de l'Initiation.

Ils ont analysé avec force détails, comme jusqu'ici personne ne l'a encore fait, toutes les causes de l'infériorité ou de la banalité des messages, tout en mettant en garde les apprentis-médiums des dangers qu'ils peuvent rencontrer.

Vous trouverez également dans ce traité, une foule de conseils pratiques très utiles et surtout le pantacle protecteur à utiliser lors des exercices médiumniques.
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Grok



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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 13 Jan 2012, 20:50

Petite remarque : aucun des deux Krishnamurti, qui ont tous deux vécu "la disparition de l'illusion du moi séparé", en passant par l'état de "conscience cosmique unitaire" (Jiddu assez jeune, Upaluri Goppala vers 49 ans), n'ont prétendu que cela était l'illumination, ou bien l'accès au divin.

Le New-Age présente de façon récurrente cette "conscience cosmique unitaire" comme le nec plus ultra ; le New-Age présente aussi la reliance avec "le Soi Supérieur" (et je ne fais pas de différence avec l'expression "Moi Supérieur") comme le nec plus ultra, l'aboutissement.

Je connais deux amis qui sont passé par cet "état d'unité" ("conscience cosmique unitaire", un état d'être où l'on "est" ce sur quoi l'attention se porte, quel que soit l'objet de l'attention). Aucun des deux ne prétend qu'il s'agisse de l'aboutissement ultime. D'autres personnes qui y sont passé aussi croient pour l'instant être arrivé au bout du chemin et se mettent en tête de l'expliquer, de le "prouver" à d'autres, on en retrouve dans quelques forums et sites spiritualistes.

Je ne saisis donc pas très bien ce que Crowley dont il est ici mention prétend vraiment apporter avec cette dite "disparition de l'illusion du moi séparé". Bon, je crois comprendre qu'il se base toujours sur le moi et son "expansion" ou son "perfectionnement", ce qui serait la monumentale erreur, très "New-Age", très en phase avec la dite "civilisation moderne", très "luciférienne"... Point de vue qui serait différent de la conception "dualiste absolue christique" des manichéens ou des cathares...
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xzat

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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 13 Jan 2012, 21:31

douceur a écrit:
Bonjour xzat,
Toutes les religions mondiales, sans exception aucune, ont été falsifié et leurs Intentions Sacrées d’Origine dérobées et/ou détournées.

Je suis entièrement d'accord. Le problème est-il alors la religion ou ce que l'on en a fait ? La religion est ce qui permet de relier la terre au ciel, point. Le problème ce situe dans nos considérations futiles. Les vérités absolues des religions sont peut-être cachées/corrompus, il n'en reste pas moins quelle restent (dans leur origine) valable en tout temps.


Citation :
Ne sont-ce pas « deux extrêmes » qui sortent de la Voie du Milieu ?

Suite justement au moment ou je me suis intéressé à Jiddu Krishnamurti beaucoup de connaissances m'ont averti sur ce personnage, j'avais remarqué son coté très "anti-religion" mais je n'y avait pas prêter attention. Je n'utiliserais pas cette personne comme exemple à présent.


Citation :
En quoi, vivre le plus possible en « autarcie » (= de autarkeia, qui se suffit à lui-même, quelque soit la forme que cela prend dans la matière : profession libérale, petite entreprise basée sur le partenariat, etc.) est-il plus « mauvais/bon » que de dépendre d’un employeur, de l’état (chomage, assistance sociale, etc.), de la société (mendiants), d’un parent, d’un conjoint travailleur ou autre ???

N’est-ce pas plutôt un « moindre mal » dans cette société oú tout est fait pour nous garder « prisonnier/dépendant » ??

Qui peut prétendre être réellement indépendant ? C'est une illusion... Je ne vois pas ce qui a de mal à vivre du chômage, à vivre grâce à un conjoint ou un parent... Dans le livre que je cite plus haut, il est dit Rama Krishna mange dans l'assiette des mendiants. Si je vis avec une personne que j'aime, que je gagne 100 ou 1000€ le fait de partager avec l'autre est un principe indiscutable et un bonheur dans le partage, la douleur d'une faim partagée avec un être aimé est une grâce...
Le problème de penser qu'être dépendant est mauvais ou être indépendant dans le but de gagner en sécurité c'est une absurdité, la chute n'en est que plus rude.
Ce peut-être un moyen: le fait d'être indépendant en ayant de quoi subvenir à ces stricts besoins mais cela est une grâce: pourquoi nous et pas un autre ? Il faut alors en profiter pour faire ce qu'on a faire sans avoir besoin de passer tout notre temps dans cette société. Cependant l'importance donné à cette argent est capital et ne doit qu'un outil: un moyen d'avoir ces besoins essentiels, ceux dont l'obtention demandes de l'argent (nourriture, logement...), tout le reste nous éloignes alors du but. Cette « autarcie » peut avoir pour effet de nous éloigner
Précisons aussi que l'argent est une très grande tentation, l'argent détourne de tout car à notre époque elle achète tout, l'argent sépare de l'essentiel, rares sont ceux qui résistent à cela.
Cette indépendance financière est voulue pour certaines raisons et une possibilité accordée.
Ce besoin de sécurité (aussi illusoire soit-il) est un cruel manque de confiance en Dieu. S'assurer une pseudo-stabilité ou une pseudo-sécurité ... c'est une pensée égoïste si elle n'a pour but que sont propre égo temporel qui (re)prend son importance temporal en face de l'absolu.

Citation :
Et alors ?
et toi du tien ?

Je ne possède pas de quoi acheter une maison, ni même acheter une voiture, ni même de quoi avoir un crédit pour cela... Et honnêtement je préférais ne jamais à avoir à gérer de tels sommes d'argent. Obtenir un minimum vital pour vivre est une chose, devoir en obtenir plus demande très souvent de remettre en cause bien des choses: je vais devoir être très commercial (mentir), profiter d'un système que je juge contre-nature, etc , cela correspond à « vendre son âme au diable ». J'ai remarqué ce fait bien des fois, de part le simple fait qu'Il est le créateur de cette société/ce système, le problème survient donc très vite.


Citation :
Il semble xzat, que tu n'ais lu qu'en diagonale les écrits de Gary Crowley car tu parles sans cesse de « disparition de l’égo » alors que lui parle, je cite : de la disparition de l'illusion d'un moi séparé.

Remarque : le « moi » n’est pas l’égo ! (l’égo = le faux-moi = le JE concept = le moi séparé)

Je vois que j'ai mal compris. Cela n'empêche pas ma remarque: Gary Crowley prétend que cela est une illusion qui peut être simplement comprise, ce n'est pas le cas. De part cette simplicité les chercheurs vont continuer à croire cette illusion en croyant s'en être détachés.
L'on pourra répéter des milliers de fois que la séparation de l'égo et du moi n'est qu'une illusion, celle-ci ne disparaitra pas pour autant. Cela nécessite tout un travail et peut-être même selon certains une grâce de Dieu.
D'ailleurs, a quel moment il parle de Dieu, ce Gary Crowley ?! Un illuminé qui ne parle de Dieu, mais qu'a-t-il vu alors ? ...


Citation :

Il n'est devenu écrivain "public" qu'en 2006. Ses livres sont traduits en langue française seulement depuis 2008. Il n'y a donc pas à s'étonner de cette absence d'informations sur le net.

L'illumination permet le temps d'un instant de contempler la Face de Dieu, seulement pour pouvoir accéder à cette illumination, à cette initiation, cela demande énormément de travail et n'est de plus pas permise, de part le fait, à tout le monde. J'oserais imaginer que cette illumination permet d'avoir l'expérience de l'illusion de toutes les vanités et plaisirs "terrestres" et de ce situer dans un état ou se doute n'existe même plus. Cela met forcément la personne dans un état de Sainteté de part cette expérience d'avoir vu l'Absolu. Si Gary Crowley témoigne de cette Sainteté, beaucoup de personnes sont Saint sans le savoir... Soumettons-nous, c'est le plus important.
Parler de l'illumination ce serait comme essayer définir Dieu ou, comme les scientifiques, de comprendre Dieu par la raison/logique, chemin de l'absolu relativité, le début de la fin.

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Grok



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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 13 Jan 2012, 21:37

Peut-on construire l'accès au divin à partir du moi ?...

On y croit, ou on n'y croit pas.

Je n'y crois pas.







Par ailleurs faut-il rappeler que religion n'est pas forcément spiritualité
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xzat

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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 13 Jan 2012, 21:56

L'égo est principalement des désirs, des passions et tout ce qui fait souffrir.
Je doute que l'ont peut prétendre à connaitre l'Absolu, la Perfection en étant souillés de toutes ces considérations. Tout du moins pour un temps.
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Ven 13 Jan 2012, 22:32

Bonsoir Grok,

Citation :
Je ne saisis donc pas très bien ce que Crowley dont il est ici mention prétend vraiment apporter avec cette dite "disparition de l'illusion du moi séparé".
Il actualise des notions clés - non liées au "moi/soi" et aux conséquences de son Intégration - et que j'ai d'ailleurs souligné :

Citation :
L'illumination est ce que nous sommes. Il n'y a rien à obtenir, il faut seulement la "reconnaître".

Et que sommes-nous ?

Il ajoute plus loin :

Citation :
Quand vous avez pleinement conscience de votre néant, la seule chose qui vous reste à être c'est la totalité du ressentir.
et termine par ces mots :

Citation :
Ensuite le corps continue à vivre en ce monde en tant que partie du ressentir de 'ceci-ici-maintenant'. D'où le dicton : « Avant l'illumination, coupe du bois et charrie de l'eau. Après l'illumination, coupe du bois et charrie de l'eau. » Le corps et sa neurologie continueront de faire ce qu'ils font. Ils continuent de fonctionner dans le monde parce qu'ils font partie du monde.


Citation :

cet "état d'unité" ("conscience cosmique unitaire", un état d'être où l'on "est" ce sur quoi l'attention se porte, quel que soit l'objet de l'attention)
En fait, ce que tu décris ici comme étant la "conscience cosmique unitaire" est pour moi, le descriptif de l'Enstase avec "objet/support" :
Citation :
Lorsque le samadhi est obtenu en fixant la pensée en un point de l’espace ou sur une pensée, l’enstase est dite « avec support » ou « différenciée » (samprajnata samadhi).
Mais ce type d’Enstase n'est qu'une étape qui en comprend plusieurs autres... et est dites pour cela "perfectible".

Il y a en effet un autre samadhi/Eveil :

Citation :
S’il est obtenu en dehors de toute « relation », lorsqu’il est une pleine compréhension de l’être, c’est l’enstase « non différenciée » (asamprajnata samadhi).

(...) Le samadhi (asamprajnata samadhi) n’est pas une simple régression dans l’indistinct primordial. Il y a « retour à l’origine », mais avec cette différence que le « délivré de la vie » recouvre la situation originaire enrichie des dimensions de la liberté et de la trans-conscience. Cette conscience de la liberté, qui n’existe nulle part dans le Cosmos, ni aux niveaux de la vie, ni aux niveaux des dieux, n’existe que chez l’Etre Absolu (Brahman).

Je ne sais si Gary Crowley a vécu personnellement ce type d'Enstase/Eveil mais le peu que j'ai pu lire de lui sur le net recoupent les assertions de Maître Eckhart (1260-1327) : dominicain mystique rhénan - dont je ne puis qu’approuver les écrits, après expérience personnelle.

http://antahkarana.forumzen.com/t2754-les-ecrits-de-maitre-eckhart-enstase#23943
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Sam 14 Jan 2012, 20:39

Bonsoir xzat,

Citation :
Citation :
Qui peut prétendre être réellement indépendant ? C'est une illusion...
Citation :
Le problème de penser qu'être dépendant est mauvais ou être indépendant dans le but de gagner en sécurité c'est une absurdité, la chute n'en est que plus rude.
Tu as raison. Car être indépendant sous-entend toujours qu’il y a auprès de nous un dépendant. Etre dépendant/être indépendant, c’est les deux faces d’une même pièce. Tout comme le sont les attitudes de :

- possession/renoncement ;
- pouvoir/résignation ;
- domination/soumission ;
- vouloir/ne pas vouloir ;

L’un ne va pas sans l’autre. La solution à ses « faux » liens/séparations se trouve donc à un autre niveau.

Dans le cas d’un problème lié à la dépendance/indépendance, il faudra s’approprier cette AUTONOMIE qui fait tant défaut. C’est par exemple apprendre à exister SANS avoir besoin de l’autre ; c’est apprendre à gagner son pain et de l’argent SEUL ; c’est d’apprendre à s’amuser et à se débrouiller SEUL. Cela ne signifie pas nécessairement que l’on doive vivre seul et/ou tomber dans l’individualisme mais si pendant une période courte ou plus longue, on est amené à être seul, accepter de vivre sans l’aide des autres et sans souffrir de solitude est tout indiqué.

Etre indépendant ou dépendant est comparable à la lettre « A ». Si l’une des tiges (personne) de la lettre « a » part, tombe ou s’effondre l’autre automatiquement s’écroule également. Car l’une est le soutien de l’autre. Vu sous l’angle d’un couple de personnes non-autonomes, une moitié et une moitié, ½ + ½ ne donnera que 1 et ce dans le meilleur des cas. Donc les phrases et les pensées inconscients, ou désirs du genre « je cherche ma moitié » ne sont pas indiqués.

Etre autonome pourraît être comparé à la lettre « H » : 2 êtres « entiers », « individués » se tiennent par la main mais si ils se « lâchent », ils restent « entiers » et ne s’écroulent pas; ou encore 1 personne individuée + 1 autre personne individuée donnera 2 (plus exactement 3: Toi-Moi-Nous) donc un véritable Couple.

« H » n’est-elle pas la première lettre du mot « Humain », individu qui à l’origine était Souverain, Libre et Autonomne ?

Citation :
Citation :
D'ailleurs, a quel moment il parle de Dieu, ce Gary Crowley ?! Un illuminé qui ne parle de Dieu, mais qu'a-t-il vu alors ? ...
Citation :
L'illumination permet le temps d'un instant de contempler la Face de Dieu,
Citation :
Cela met forcément la personne dans un état de Sainteté de part cette expérience d'avoir vu l'Absolu.
Dieu/déisme/entité extérieure à nous ou Dieu/Source/Intériorité Consciente/Sensorium Dei ? Telle n'est-elle pas la différence fondamentale et supprimant toute "Sainteté" (= mirage) ?

Citation :
Parler de l'illumination ce serait comme essayer définir Dieu
En partie, et c’est ce qui est tenté au travers des nombreuses définitions existantes sur l’Etincelle de Vie ou Atome/Graine christique qui se trouve bien à l’intérieur de nous.

Voici une façon de décrire Dieu que je trouve pertinente :

Citation :
Rien n'existe en-dehors de la Source ou Dieu. Tout ce qui existe est une expression de la Source-Dieu. Dans un sens, c'est Dieu ou la Source qui communique avec Dieu ou la Source.

En termes de mécanique de la Création, le grain au centre de toute la création, l' Atome Grain Kristos, est à la fois le grain HORS DUQUEL la Force-Dieu jaillit et appara î t sur la scène de la manifestation, et ce qui contient la totalité de la scène de la création à l'intérieur de soi. Le niveau sur lequel l' Atome Grain Kristos existe est situé au-delà de l'espace et du temps et depuis cette perspective, tout a lieu dans le même temps et le même espace.

(…) L'Atome Grain Kristos, qui contient cette Flamme Amoraea, est connu comme étant le Point Central de la Totalité de la Création. C'est une étincelle vivante de la conscience de Dieu qui contient déjà en elle, sous la forme la plus raffinée, les blocs de construction de toute la création.

Ces blocs de construction sont faits de la Force Dieu pure exprimant la Divine Trinité originelle, la charge positive, négative et neutre (+, - et ±) ou ce que nous pourrions encore considérer comme étant le Divin Masculin, le Divin Féminin et l'Union Divine. Mais à ce niveau, c'est comme si l'Union (appelée ManU) venait avant tout, car cela contient et exprime à la fois le masculin ou positif / électrique (appelé ManA) et le féminin ou négatif / magnétique (appelé EirA). Cette Divine Trinité est par conséquent interne pour tout dans la Création ; il ne s'agit pas d'un Dieu Créateur exigeant qu'on adore.

(...) L'usage approprié du Libre Arbitre, en coopération et en co-création (avec la Source et Ses Lois) mène naturellement à l'état d' Actualisation de Dieu, dans lequel on se connaît simultanément en tant qu'individu et expression Kristiaque / Christiaque directe de la Source-Dieu. Dans cet état, on fait l'expérience d'un Détachement Engagé Complet, perpétuellement accompagné par l'Amour Inconditionnel, la Paix, la Maîtrise Matérielle et Spirituelle, aussi bien qu'une Joie Extatique dans l'arène du monde manifesté.

L'état d' Actualisation de Dieu n'est possible qu'à cause de « la porte qui ouvre sur Dieu, mais qui s'ouvre aussi dans les deux sens » à savoir, la Flamme Amoraea interne éternelle et vivante. Cette Flamme d'Amour Divin réside au centre de notre Atome Grain AzurA Christos personnel, au point central du Patron Divin du Christos intérieur personnel. Si l'on désire saisir davantage ce concept, il est utile de se souvenir que le point AzurA dans la Grille Kathara est situé à mi-chemin entre ses sixième et septième Sphères et que dans notre anatomie physique, cela correspond à l'endroit à se trouve notre glande thymus, entre les chakras du cœur et de la gorge. C'est à partir de ce point central dans notre série de boucliers, que nous pouvons avoir accès à notre propre ligne de communication intérieure et éternelle avec la Source-Dieu, grâce à laquelle nous pouvons nous connaître nous-mêmes en qualité d'expressions vivantes de la Source de toute Création.

Dans notre analogie de l'arbre, c'est là où la feuille peut se connaître elle-même à la fois en tant que feuille et en tant qu'arbre. C'est à travers cet « Atome Grain Étincelle de Dieu » personnel que la circulation naturelle des Courants de la Force de Vie Primordiale (l'énergie qui provient directement de la Source de la Création elle-même, sous la forme de ManU, EirA et ManA) entre la Source et ses expressions originelles peut avoir lieu.

Ces forces-Dieu, qui constituent les blocs de construction mêmes de toute la Création, sont la raison pour laquelle rien ne peut jamais exister en-dehors de la Source-Dieu, même si les créations peuvent individuellement créer cette illusion pour elles-mêmes en oubliant, ou en s'efforçant de nier l'OMNIPRÉSENCE de la Force-Dieu Trinité.

http://www.french.azuritepress.com/the_kristos.php


En parlant de Jiddu Krishnamurti, tu écris :
Citation :
Je n'utiliserais pas cette personne comme exemple à présent.
Personnellement, je ne sais donné du poids, du crédit aux écrits (de n'importe quel enseignant), valider/invalider des enseignements QUE si j'ai "expérimenté/perçu/vécu". Mais ni une situation "sociale/pécuniaire", ni une apparence physique et/ou une appartenance à une religion ou non, ne m'influence dans l'un ou l'autre sens.
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Mer 01 Fév 2012, 20:50

Je vais faire une pirouette, comme d'habitude, Ambre en ne répondant PAS au sondage. Car il ne me permet pas de répondre OUI et NON à la fois.
J'ai parcouru en extrême diagonale ces articles intéressants.
Il y une pédagogie et en même temps, il est IMPOSSIBLE de faire partager l'expérience intérieure car ELLE EST UNIQUE pour chacun.
Bien sûr, il peut y avoir des ressemblances, des points communs, et on peut faire ressentir quelque chose.
C'est toute la différence entre la communication et la communion.
Mais au-delà de la communion (qui est une dualité dans l'unité ou l'unité dans une multiplicité), il y a l'Unique, LA Présence.
Il y a des niveaux et il n'y a pas de niveaux. L'indhouisme a très bien décortiqué cela.
Le tantrisme aussi (poèmes très mystiques parfois).
Inutile de dire que je résonne à la lecture de Monterini.
On peut dire à un gamin que le poele est chaud, mais tant qu'il a pas mis le doigt dessus, il ne sait pas ce que chaud veut dire.
Il en va de même de l'eveil mais il y a plusieurs niveaux d'éveil, effectivement.
Il y a même des éveils avec rechute (retour à la dualité et "remontée" pénible et lente).
Cela impose de cultiver la transparence pour rester à un niveau et atteindre le suivant.
Car la transparence laisse passer la lumière alors que l'égo se met en travers (sauf l'égo spirituel, ce qui est la pire des calamités pour quelqu'un, car il est intelligent en prime).
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AMBRE

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MessageSujet: L'éveil dans un réseau de réciprocité   Mer 23 Jan 2013, 09:57


L'éveil dans un réseau de réciprocité


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Aaron M. Nichols et Traduction SOTT

« Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier. Nous sommes pris dans un inéluctable réseau de réciprocités, entraînés dans un destin commun. Tout ce qui touche l'un, touche tous les autres, indirectement. »
~ Martin Luther King Jr



Si nous souhaitons atteindre l'élévation spirituelle ou l'éveil, nous devons arrêter de vivre pour nous-mêmes et commencer à vivre pour les autres, travailler non seulement pour notre propre plaisir, notre confort, notre sécurité et notre image de soi, mais œuvrer pour la libération de toutes les personnes du joug de l'esclavage et de l'oppression.

Il n'y a aucune autre tâche à accomplir, et tout « travail spirituel » réalisé sans cette intention est fondamentalement égoïste et finalement voué à l'échec.

Tous les efforts vers notre propre éveil et élévation spirituelle sont exercés en vain, dans la vanité, s'ils ne sont pas destinés à œuvrer pour le bien des autres. Il nous est facile de rationaliser nos vains concepts de travail spirituel sur nous-mêmes comme un « travail pour les autres », bien que, si nous examinons vraiment nos motivations, nous pouvons voir que nous sommes réellement plus préoccupés par des choses telles que la prospérité financière, la gloire et le prestige, et le simple confort personnel. Nous pouvons également voir que nous ne travaillons pas réellement à améliorer notre propre condition spirituelle, mais que nous réorganisons simplement nos concepts de qui et de ce que nous sommes, afin de convenir à notre disposition affective, en nous concentrant sur « nos blessures » (et nos droits) sans comprendre le contexte dans lequel ces blessures sont créées, un contexte qui affecte et blesse chaque être vivant sur cette planète. En nous croyant nous-mêmes spirituels, nous formulons nos activités personnelles en termes spirituels et leur donnons l'apparence d'un but désintéressé.
« Nous savons que l'un des aspects les plus désagréables du comportement humain est le fait que le sapiens se ment à lui-même avec une fréquence étonnante. Ses mensonges sont tellement astucieux, subtils et parfaits, qu'il peut perdre de nombreuses années de sa vie, juste pour découvrir qu'il s'était trompé et qu'il était lui-même le charlatan. L'objet de cet aveuglement a été très précisément identifié par la psychologie, et se réfère généralement au besoin de l'individu d'avoir un niveau élevé d'estime de soi.

Il existe de nombreuses techniques d'aveuglement et celles-ci sont regroupées sous la catégorie générale de « rationalisation ». Le Professeur Gordon Allport donne cette définition : « La raison fait correspondre ses pulsions et ses croyances envers le monde à la réalité ; la rationalisation fait correspondre son concept de la réalité à ses pulsions et à ses croyances ; le raisonnement révèle les véritables causes de nos actions, et la rationalisation trouve de bonnes raisons pour les justifier ».
~ John Baines, The Stellar Man
Afin d'œuvrer d'une quelconque façon pour les autres en vue de leur libération, pour être efficaces, bien intentionnés et concentrés, nous devons comprendre que nous ne sommes nous-mêmes ni libres, ni tout à fait éveillés. Bien que ce soit un concept impopulaire dont le déni est précisément ce qui nous empêche de nous éveiller et de devenir libre.
« Nul n'est plus désespérément esclave que que ceux faussement convaincus d'être libres. »
~ Johann Wolfgang von Goethe
Ceux qui espèrent justifier leur propre apathie envers la condition humaine et, dans de nombreux cas, qui souhaitent prendre notre argent, nous disent que tout est parfait, que nous sommes parfaits dans notre imperfection. Nous sommes donc autorisés à croire que l'éveil n'implique aucune nécessité pour nous de travailler sur nous-mêmes ou de changer. Beaucoup d'entre nous, dont les consciences sont sporadiquement actives, vont tenter d' «aider les autres », mais cette « aide » a tendance à être entachée par notre propre vanité, essayant de façonner le monde selon notre propre image de soi illusoire. Tels que nous sommes maintenant, nous ne voyons aucune raison réelle de travailler sur nous-mêmes, exception faite d'éviter notre propre souffrance émotionnelle actuelle.

Nous ne réalisons pas qu'œuvrer seulement pour résoudre notre propre souffrance émotionnelle ne nous apportera pas d'état plus spirituel ou moralement plus élevé que celui que nous occupons actuellement. Ainsi, au lieu de travailler sur nous-mêmes sincèrement, de faire le dur labeur d'introspection impartiale et d'auto-correction, nous prenons des « médicaments » (des drogues) neuroleptiques, puissent-ils apparemment être aussi anodins que la méditation. En comprenant le rôle crucial que joue la dissonance cognitive dans notre auto-entretien de l'illusion et de l'oppression, nous en venons également à comprendre que les croyances, elles-mêmes, sont généralement des drogues, des outils de la rationalisation. De par notre faible pouvoir, nous faisons tout pour ne pas regarder la réalité objective. Nous passons des décennies de nos vies complètement détachés de la réalité. Un exemple de la réalité dont je parle, c'est que l'ordinateur sur lequel vous êtes en train de lire ceci a été produit par l'esclavage - et la définition habituelle de l'esclavage doit seulement être légèrement élargie pour rendre ma formulation précise. Si vous regardez, vous verrez, et vous serez horrifiés. À ce stade, nombreux sont ceux qui décrochent en se réconfortant dans leur conviction que tout ce qui est nécessaire pour être spirituel est d'éviter toute chose désagréable, de rester constamment heureux. À quel point nos cœurs sont impitoyables, combien nous sommes pathétiquement dociles et vulnérables face à la réalité.
On ne réalise la nécessité pour tout être humain de travailler sur soi que par un contact franc et inévitablement douloureux avec la réalité de nos concitoyens - à qui chacun de nous est spirituellement connecté, si l'on sait jamais ce qu'est l'amour - qui endurent des tortures et des situations dégradantes que nous ne pouvons même pas imaginer.

Notez que « le Bouddha » ne commença à travailler sur lui-même, chercher la vérité, racheter sa propre ignorance et son apathie, qu'à partir du moment où il vit ce que le peuple ordinaire endurait. Eusse-t-il été influencé par les types de pseudo-spiritualité qui nous influencent, il aurait pensé que c'eut été parfaitement suffisant, et même supérieur pour lui, de rester un prince, à l'abri dans une tour d'ivoire, avec tous les plaisirs qu'un être humain puisse imaginer. Combien d'entre nous se prennent à tort pour des princes, vivant dans des châteaux imaginaires, ou œuvrant dans le seul but de s'y trouver, dans quelque avenir fantastique où toute négativité est magiquement résolue ?

Si nous voulons nous éveiller, nous devons réellement travailler sur nous-mêmes, et pour que nous reconnaissions la nécessité de ce travail, non seulement en théorie, nous devons voir comment notre souffrance personnelle, tout comme notre luxe, sont directement liés (rappelez-vous votre ordinateur) aux conditions inhumaines auxquelles sont confrontés la majorité des êtres humains sur notre planète.

Ce qu'il faut, c'est quelque chose, un certain événement, pour briser notre couche d'indifférence égoïste, notre bulle de personnalité lourdement programmée qui, si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, ne s'intéresse pas vraiment aux personnes qui souffrent dans le monde. Si nous sommes plus honnêtes avec nous-mêmes, nous reconnaîtrons que notre personnalité n'est pas réellement qui nous sommes. Comprendre cela, être capable de faire la distinction entre notre personnalité et notre essence est indispensable à l'éveil. Pour s'éveiller, la structure de notre caractère doit se fendre et commencer à se dissoudre, afin de révéler cette partie qui est essentielle en nous - cette partie qui ne veut même pas s'identifier aux absurdités que nous prenons généralement pour notre identité. Nous devons être prêts à nous observer nous-mêmes, à être les témoins et à ressentir la douleur de la famille humaine, à reconnaître notre lien intrinsèque avec tous les êtres humains, et donc toutes les souffrances humaines. Ce que nous avons tendance à ignorer, c'est que la relation entre nos vies pratiquement névrotiques et la souffrance de la classe des esclaves est réciproque - mais il faudrait trop de mots pour l'expliquer pleinement dans cet article. D'une manière assez évidente, en appartenant à une classe privilégiée, nous sommes le reflet de la cause de la souffrance des travailleurs. Bien que, dans une perspective un peu plus large, nous souffrons tous d'une maladie commune, une culture infectieuse et parasitaire collective. Comprendre cela, au-delà d'un accord ou d'un désaccord intellectuel superficiel, nécessite d'examiner et d'étudier ; de nous étudier (plutôt que de nous apaiser) et d'étudier la nature du monde.

Nous ne le faisons pas, principalement parce que nous sommes « drogués. » Il a été dit que « la religion est l'opium du peuple. ». Les opiacés sont des analgésiques qui entraînent apathie euphorique et dépendance morbide. La nouvelle religion de la « pensée positive » et de l'« amour de soi » est la religion la plus perfectionnée inventée jusqu'ici, car elle ne fait peser sur personne une doctrine morale ou la responsabilité envers les autres. Bien sûr, elle prêche « l'amour » envers autrui, mais cet amour est un amour passif et symbolique, un amour commode qui n'a pas à être mis en acte, qui n'a pas à perturber notre inertie et notre confort.

La nouvelle religion se fonde sur l'affirmation de soi, et génère donc des niveaux élevés d'estime de soi, ce qui est peut-être le plus grand de tous les opiacés. Comme la souffrance dans le monde est « négative », la nouvelle religion déconseille d'y prêter attention. Reconnaître la négativité est considéré comme « non-spirituel ». Au lieu de cela, il nous est conseillé de nous concentrer sur notre propre bonheur, excluant de la conscience tout ce qui est susceptible de nuire à notre petit nuage émotionnel. C'est exactement la raison pour laquelle les gens ne vont pas s'éveiller ou « ascensionner ». La religion est le moyen le plus insidieux de contrôle social, car elle empêche exactement ce qu'elle promet de procurer - la libération. Les dogmes New Age de croyance auto-réconfortante sont les plus insidieux de tous les systèmes de croyances historiques, puisqu'ils promettent quelque chose pour rien. Nous devons tous avoir la maturité de reconnaître que rien qui ne le vaille ne s'acquiert sans effort, ou sans en payer le prix.

Les gens qui soutiennent être déjà pleinement éveillés, qui se satisfont des promesses superficielles d'ascension automatique, ou qui imaginent dans leur arrogance naïve qu'ils ont les solutions aux problèmes du monde, bien qu'en fait ils ne comprennent guère ni eux-mêmes ni le monde, sont « libres » de vivre dans leur propre contrées imaginaires - où ils fonctionneront exactement comme prévu, comme des rouages dans la machine. Bien que, pour le bien de toute l'humanité, il soit conseillé et requis qu'ils cessent de faire tout effort pour aider les gens ou pour changer le monde. Je sais que cela semble extrême, mais est-il extrême de remettre en question chacune de nos intentions lorsque nous prétendons nous-mêmes changer la réalité pour d'autres personnes ? Les gens qui se font des illusions et sont pétris de bonnes intentions peuvent faire des choses vraiment stupides et préjudiciables. Vous pouvez me croire, je l'ai fait moi-même. Nous gobons tous notre propre baratin, jusqu'à ce que nous réalisions qu'il est vide de sens.

L'éveil, plutôt que la transcendance, signifie précisément être CONSCIENT de l'état global des choses, de plus en plus et de façon progressive, jusqu'à atteindre le niveau de conscience absolue. La conscience absolue est un objectif au-delà de notre portée, dans nos incarnations actuelles, malgré ce que certains « leaders d'opinion » New Age (ai-je besoin de citer des noms ?) revendiquent actuellement pour eux-mêmes. Pourtant, aussi loin de notre portée que soit la conscience absolue, il n'y a aucune raison de ne pas faire d'effort dans sa direction, en partant exactement d'où nous sommes, un état qui est essentiellement somnambulique. Nous opérons presque entièrement de façon mécanique (sans volonté), et si vous y regardez de plus près, vous le verrez.

Nos efforts devraient être réalistes à présent. En réalité, la grande majorité d'entre nous est incapable de maintenir momentanément la conscience de soi, non diluée par des pensées songeuses, l'analyse et la rationalisation auto-réconfortante (ou dégradation auto-destructrice), pendant plus de quelques secondes. Reconnaître la difficulté de la vision claire, impartiale, et notre état constant d'aveuglement est la première étape - une étape que la plupart des gens ne franchira jamais. Notre premier effort doit être orienté vers la pratique de la conscience de soi, aussi souvent que possible. Cette aptitude n'est pas automatique. Afin de regarder, nous devons d'abord apprendre à regarder, à développer le « muscle » atrophié en nous depuis la naissance. Pour ce faire, le moyen le plus efficace que j'ai découvert est la double pratique de « l'auto-observation » et du « rappel de soi », telle qu'elle est enseignée par Gurdjieff. Ceux qui ont la volonté et la conscience nécessaires étudieront cette pratique pour eux-mêmes. D'autres emprunteront le chemin facile de croire qu'ils savent déjà ce que l'on entend par ces termes et ne sauront donc jamais vraiment. (La croyance empêche souvent la connaissance.). L'« auto-observation » et le « rappel de soi » comportent intrinsèquement la « non-identification », un terme qui offre l'un des plus grands indices d'éveil que je connaisse.

Tout aussi important pour l'éveil est la nécessité d'apprendre à observer le monde, les choses que nous craignons de regarder, objectivement et impartialement. Cette tâche est aussi difficile et aussi nécessaire que de s'observer en toute objectivité. Encore une fois, il faut apprendre à observer, à maintenir le cap sans détourner les yeux. Se voir et voir le monde objectivement, c'est le début du travail d'éveil et, en vérité, le début de « l'existence ». Sans être consciemment relié à une réalité qui nous dépasse, nous vivons seulement dans l'illusion et par conséquent, on pourrait dire que nous « ne sommes pas », plutôt que « nous sommes ».

Mais personne ne reconnaît la nécessité de faire ce genre de travail sans avoir été au préalable indubitablement et douloureusement frappé par l'horreur du monde, l'horreur de la souffrance humaine, et aussi l'horreur de son propre aveuglement.
« Lorsqu'un homme commence à se connaître un peu, il voit en lui-même bien des choses qui ne peuvent pas ne pas l'horrifier. Tant qu'un homme ne se fait pas horreur, il ne sait rien de lui-même. »
~ P.D. Ouspensky
On pourrait dire la même chose à propos de la connaissance du monde. Si nous choisissons de détourner le regard d'un aspect de la réalité, nous nions, en vérité, toute la réalité.

Si nous gardons nos yeux et nos cœurs ouverts assez longtemps, en regardant et en éprouvant la terreur et la douleur du monde, nous serons en mesure de reconnaître que nous ressentons la douleur du monde parce que nous sommes le monde. Telle est la réalité de « l'unité » dans nos incarnations terrestres. Appréhender seulement un aperçu de cette réalité plus large, telle qu'elle s'applique à nos vies physiques et matérielles, est horrible et douloureux. Parfois, une personne sera d'abord horrifiée par son « moi », en découvrant qu'elle n'est pas du tout qui ou ce qu'elle pensait être. C'est tout aussi terrifiant que de réaliser que les sacrifiables enfants esclaves sexuels sont une denrée commune de l'élite et que quelqu'un a pu mourir à cause de la colle qu'ils appliquent à l'arrière de l'écran de votre iPhone (c'est une information que j'ai recueillie auprès d'une source interne, proche de la direction de Foxconn. La tristement célèbre société Foxconn fabrique des iPads et des iPhones dans des camps de travail qui s'apparentent à de l'esclavage). Seuls ceux qui ont la force et le potentiel de l'éveil ne détourneront pas le regard. Les autres continueront à dormir.

Objectivement, tandis que les horreurs de la réalité mentionnées ci-dessus sont en effet négatives dans le contexte de la vie humaine, les reconnaître et ressentir quelque chose à leurs sujets est en fait très positif. En fait, beaucoup d'entre nous se sentent vraiment pleins d'espoir quand vous avez la nausée pour la première fois, quand vous tombez au sol de douleur alors qu'il ne s'agit pas de VOUS. Le jour où, viscéralement, vous reconnaissez quelque chose de plus grand que vous-même, est un jour heureux pour l'humanité. C'est le jour où votre travail spirituel, le labeur sur vous-même et l'œuvre pour le monde, peut commencer. Donc, être positif ne revient pas seulement à générer des états émotionnels positifs ou à obtenir ce que VOUS voulez (ce que veut votre personnalité). Ni à seulement souligner tout le négatif dans le monde. Être positif, c'est faire œuvre positive pour le monde, pas seulement pour vous-mêmes. Et pour faire ce travail efficacement, il faut être capable de voir et de sentir le monde dans toute sa laideur et sa beauté ; se voir et se sentir soi-même dans toute notre laideur et dans toute notre beauté ; et ne pas détourner le regard.
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Lun 06 Jan 2014, 18:23

Bonjour à toutes et tous,

Sphinx a écrit:


-Qu'est-ce que l'éveil ?

L'éveil est l'appropriation consciente de la Nature de l'Etre telle qu'elle est.

L'éveil passe par la réintégration du (des) refoulements psychiques, et donc par un processus cathartique.

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Katharsis -Catharsis

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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Jeu 09 Jan 2014, 10:02

Par Elina St-Onge a écrit:


L'illumination : c'est quoi en réalité ?

2 janvier 2014



On dirait que "l'illumination" est un endroit très très lointain – qui nous demande de lutter et de souffrir pour nous en rapprocher. Il semblerait que pour emprunter sérieusement ce "chemin vers l'illumination", nous ayons besoin de porter les bons vêtements, d'acheter les bons cristaux, de porter les bons pendentifs, de payer pour les bons stages et de suivre les bons exercices. En se basant sur ces idées, une personne illuminée devrait ressembler à ça :

L'illumination est devenue la nouvelle "terre promise" de la spiritualité, l'état garantissant la paix, le bonheur, la joie et l'accomplissement de tous les désirs. Elle est souvent décrite comme une vie de "gourou", où les gens vont lever les yeux vers vous et vous considérer comme "meilleur" et "plus sage" qu'eux. Pour l'énoncer simplement, l'illumination peut carrément devenir un obstacle à l'illumination.

Pourquoi ? Parce que l'illumination n'a rien à voir avec l'ajout de quoi que ce soit à vous-même qui puisse vous rendre plus grand et meilleur, c'est en fait un processus de soustraction. Enlevez toutes les histoires qui parlent d'être "spirituel", "illuminé", "meilleur" ou toute identité miroitante que vous avez à l'esprit et là vous obtiendrez : l'état d'illumination.

"Jetez toute cette liste si vous souhaitez l'illumination. Ce n'est qu'une mixture de l'intellect qui vous dépouille de la paix qui est déjà en vous" – Mooji

Le mot illumination lui-même peut prêter à confusion, car il est souvent interprété et transmis comme un état d'être "suprême" qui semble tellement hors de portée de la personne "moyenne". Mais en vérité, l'illumination n'est rien de plus et rien de moins qu'un état naturel. Il se trouve au cœur de chacun de nous tous. Il EST nous. La question que nous devrions nous poser n'est pas comment nous pouvons devenir meilleur, plus grand, plus sage et plus quelque chose que nous sommes naturellement... mais quelles identités, histoires, bagages et idées nous possédons qui vont dans le sens de qui nous sommes naturellement.



Cela a-t-il du sens d'essayer d'agir naturellement ? "Essayer" "agir"...tous deux sont des formes de simulacres qui contredisent en fait la vraie signification de "naturel". Les lapins essaient-ils d'agir comme des lapins ? Les oiseaux tentent-ils d'être des oiseaux ? Non...ils le sont simplement. Ils n'ont pas à le "faire"ou même à y penser – cela se fait tout naturellement ! Alors pourquoi nous, devrions-nous ? Pourquoi insister pour "essayer" d'être qui nous sommes déjà ?

"Même une pierre, et plus facilement une fleur ou un oiseau, pourraient vous montrer le chemin du retour à la Source, vers vous-même. Quand vous le regardez ou l'empruntez et le laisser être sans lui imposer un mot du registre mental, un sentiment d'émerveillement s'élève en vous. Son essence se communique silencieusement à vous et vous renvoie le reflet de votre propre essence" – Eckart Tolle

Si vous souhaitez connaître un "raccourci pour l'illumination" (sarcasme), première chose : arrêtez de vouloir être illuminé. Arrêtez de vouloir "tuer" l'ego. Et arrêtez d'être si "spirituel". Je ne veux pas avoir l'air condescendant, mais nous sommes déjà des êtres spirituels – celui qui "essaie d'être spirituel" est quelqu'un qui a oublié. Au lieu de résister à l'ego parce qu'on est "supposé être spirituel", soyez un espace qui observe autant l'ego que l'idée d'un "être spirituel". Cet espace est qui vous êtes.

Cela ne vous paraît-il pas plus normal d'être simplement qui vous êtes à chaque instant ? Même si nous ne sommes "pas complètement là", il n'est pas demandé de tracer une grande croix rouge sur une carte et de se concentrer sur une destination. Avoir un œil sur le but n'est pas différent d'avoir un œil sur le chemin. Se battre, agir, tenter, repousser, tirer, se précipiter...quand vous laissez aller tout ça pendant un moment et faites quelques respirations profondes, vous réalisez que cette bagarre intérieure n'est que l'interférence du mental qui cache deux vérités évidentes :

Vous êtes déjà ce que vous cherchez
Nous nous occupons du voyage et non de la destination

En réalité, nous obtenons tout ce qui nous est nécessaire pour notre évolution. Pas besoin d'essayer de contrôler notre itinéraire – les leçons indispensables viendront d'elles-mêmes, notre boussole interne fonctionnera toujours. Notre travail est simplement d'observer, d'être dans l'instant et de se réjouir du voyage. Oh, et juste un dernier rappel...vous n'avez pas besoin d'essayer de faire ces choses. Elles se produisent déjà. Il y a juste à y prêter attention.


Source de l'article

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MessageSujet: TRIOMPHER DE NOUS, les Anges !   Mer 22 Jan 2014, 15:56

Citation :
NOUS INTERDISONS - NOUS GARDONS. (Nous = les Anges)
MAIS VOUS, VOUS N’AVEZ QU’A VENIR !
TRIOMPHER DE NOUS !

http://antahkarana.forumzen.com/t2885p15-ecriture-vieille-europe-l-ange-repond#26976


Citation :
Gitta Mallasz

Celui que j’ai nommé "Ange" a peu de ressemblance avec l’Ange des Traditions.

L’ange pour moi est ma moitié vivifiante
Et moi, je suis sa moitié vivifiée.
Il est ma préfiguration dans l’invisible
et moi je suis sa figuration dans le visible.
Il est mon pareil intemporel
et moi je suis son pareil limité dans le temps.
Il est mon complément intuitif dans l’esprit
et moi je suis son complément exécutif dans la matière.
Il est mon corps de lumière,
et moi je suis son corps de matière."

Extraits de conférences

http://antahkarana.forumzen.com/t2885-ecriture-vieille-europe-l-ange-repond


Anges, guides spirituels, maîtres ascensionnés...
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MessageSujet: La Bataille des Anges   Mer 22 Jan 2014, 17:53

Citation :
(...) Aujourd’hui même, nous devons faire face à un choix vraiment profond. Allons-nous subjuguer et sacrifier notre Christos intérieur vivant sur l’autel des dieux vengeurs introduits par les anciens textes, ou allons-nous au contraire diriger notre attention vers Dieu à l’intérieur de nous-même pour trouver la présence vivante de la Source qui a toujours été là ? Les temps présents sont les plus décisifs et pendant que le drame contemporain se déroule, nous allons être les témoins de « la Bataille des Anges » prédite depuis si longtemps.


Citation :
Les Anges Déchus et les Anges Vivants Non-Déchus vont se rencontrer dans les temps présents et chaque individu va devoir faire face au choix de décider quel type d’Ange il veut être.


(Voyageurs, Tome II., pp. 455-456)



http://antahkarana.forumzen.com/t2712p15-livres-voyageurs-tomes-i-et-ii-en-langue-francaise
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MessageSujet: Re: Éveil, Illumination... Y a-t-il une pédagogie ?   Lun 17 Mar 2014, 16:11


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Citation :


"... Ainsi, l'illumination ne nécessiterait que la compréhension ?
Ainsi, cette compréhension entraînerait la dissolution d'un moi illusoire, de quelque chose que vous n'aviez même jamais été ?
Seriez-vous prêt à lâcher quelque chose que vous n'aviez jamais été si cela permettait de s'éveiller à l'illumination ?

Le chef-d'oeuvre qu'est l'illumination est déjà là; il suffit d'en prendre conscience. D'innombrables maîtres ont affirmé qu'il en était ainsi.

Au moment de l'éveil, un sage s'est paraît-il exclamé :
"Est-ce donc tout ?"
Puis il s'est mis à rire et est allé vaquer à ses occupations.

Et si la seule chose compliquée à propos de l'illumination était de remarquer ce qui avait toujours été là ?
Comment ne pas se sentir amusé après toute cette recherche ?

REGARDEZ l'image ci-dessus.
Pouvez-vous voir le cube noir niché dans son coin ?
À présent regardez ce même dessin, mais voyez-y  grande cube blanc dont le coin supérieur est coupé. Ce qui était tout à l'heure un petit cube noir niché dans un coin est devenu un grand cube blanc
auquel il manque un coin. Notez également qu'à chaque instant donné on voit l'une ou l'autre de ces images, et qu'il est impossible de voir les deux en même temps.

S'éveiller à l'illumination, c'est réaliser que vous n'êtes pas le petit cube noir niché dans un coin, mais le grand cube blanc. Tout est complètement différent, et cependant tout est exactement comme avant. La différence, c'est l'orientation.
La compréhension permet de voir "ce qui est" d'une autre façon.

La compréhension requise est très simple, mais se dépêtrer de votre identité erronée exige malgré tout de la précision. Les êtres humains sont étrangement doués pour se bercer d'illusions quand il s'agit de découvrir leur être essentiel. Le plus drôle, c'est que les chercheurs spirituels semblent naturellement conditionnés pour regarder dans la direction opposée à celle où se trouve l'éveil.


Extrait du livre de Gary Crowley "D'ici à ici"
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MessageSujet: Les Douze Attitudes de la Maîtrise   Dim 09 Nov 2014, 20:34

(Post de 2010 remonté)


Les Douze Attitudes de la Maîtrise - Dance for Life 2002


1. AMOUR - Reconnaître la VÉRITÉ de L'UNITÉ en tout.

2. GRÂCE - Laisser l'UNITÉ être ce que CELA EST, sans regarder si cela vous convient ou non. Vivre dans un état de pardon perpétuel.

3. GRATITUDE - Apprécier l'UNITÉ en tout ; savoir que vous vivez continuellement en Cela.

4. VÉNÉRATION RESPECTUEUSE - Reconnaître l'UNITÉ en tout et donner à l'UNITÉ.

5. RESPONSABILITÉ – Créer en coopération avec l'UNITÉ, servir et être capable de répondre dans le sens de l'UNITÉ.

6. CONFIANCE - Reconnaître le pouvoir et l'amour de l'UNITÉ.

7. TRANSPARENCE - Être dans un état de VÉRITÉ avec l'UNITÉ.

8. IMPECCABILITÉ - Protéger et donner son appui à l'UNITÉ.

9. ETAT D'ÊTRE ATTENTIF - Aimer, nourrir et accorder toute son attention à l'UNITÉ.

10. ETAT D'ÊTRE SANS PEUR - Reconnaître la nature infinie et éternelle de l'UNITÉ, autant que Son amour inconditionnel.

11. DÉTACHEMENT ENGAGÉ - Permettre à l'UNITÉ de simplement ÊTRE, sans porter de critique, sans condamner ni juger de Sa valeur ; comprendre cet état d'ÊTRE de l'UNITÉ et le valider.

12. JOIE - Choisir d'ÊTRE l'incarnation même de l'UNITÉ.


--------------------------------------------------------------------------------

Les Douze Responsabilités de la Maîtrise - Dance for Love 2002


Étudiez les 12 responsabilités pour la Maîtrise, faites-en une méditation d’affirmation et essayez d’en faire votre façon de vivre.


RESPONSABILITÉ PERSONNELLE : Ne plus jouer le Jeu du BV, le Jeu « du Bourreau et de la Victime ». Accepter une responsabilité personnelle pour tout ce qui se manifeste à nous et considérer que ce sont des projections depuis le patron de notre conscience personnelle / notre ADN, avec comme but de nous éduquer nous-mêmes.

SOUVERAINETÉ PERSONNELLE : La libération du besoin d’approbation ou de rébellion contre toute forme « d’autorité extérieure » grâce à la compréhension que vous avez, en tant que manifestation de l’Esprit de Dieu, de la possibilité d’être personnellement libre sans avoir à violer les droits spirituels des autres et sans permettre à autrui de violer les vôtres.

MAÎTRISE DE SOI : Choisir d’être personnellement responsable de la DIRECTION DE VOS PROPRES ÉNERGIES et réaliser que cette responsabilité est là en permanence. Il n’y a alors rien ni personne qui puisse vous « contrarier » et ainsi justifier ou valider une QUELCONQUE réaction, idée, intention ou action spirituellement abusive de votre part ; VOUS vous pénalisez vous-mêmes en acceptant que votre corps émotionnel suive les perceptions erronées de votre corps mental, alors que celui-ci vous fait penser que votre pouvoir réside à l’extérieur de vous. Vous pouvez CHOISIR à tout moment quels mots, associations et idées vous voulez utiliser comme filtres à travers lesquels vous interpréterez un événement. Les mots « CONTRARIÉ », « FURIEUX», « BLESSÉ » ou toute autre étiquette (employés consciemment ou inconsciemment par vous-mêmes) sont autant de FILTRES MENTAUX qui ont une influence sur le bon fonctionnement de vos corps physique et émotionnel. L’individu maître de lui-même reconnaît que sa liberté d’interprétation existe en permanence et qu’ainsi, une expérience qu’il pourra juger « négative », accompagnée de sentiments de contrariété et d’énergies perturbatrices, n’existe qu’en tant qu’interprétation personnelle d’événements. Accepter moins de responsabilité dans le domaine du contrôle de vos énergies personnelles vous place directement dans le jeu de l’oppresseur et de l’oppressé. C’est ce qui arrive automatiquement à ceux qui remettent leur pouvoir personnel et la responsabilité de ce qui se manifeste dans leur vie entre les mains de sources extérieures à eux-mêmes. Il n’y a que vous qui ayez le pouvoir de vous contrarier, quoi que disent ou fassent les autres. Ainsi, tout dépend de votre propre interprétation. Rien ni personne ne peut vous contrarier à moins que vous lui en donniez le pouvoir. La maîtrise de soi apparaît quand le contrôle de la direction de vos énergies personnelles au niveau physique, émotionnel ou mental (vos idées, croyances, préjugés ou interprétations) est reconnu comme un choix et une responsabilité appartenant à votre libre arbitre, et que tout ceci soit fait consciemment ou inconsciemment de votre part. Plus vous acceptez de devenir responsables pour vous-mêmes, plus vous allez intégrer de liberté et de pouvoir personnel.

DISCIPLINE DE SOI : Accepter de diriger nos énergies personnelles dans le sens des résultats dont nous souhaitons faire l’expérience et non à l’opposé. Les corps physique, mental et émotionnel ont longtemps été dirigés par les forces subconscientes et cachées de « l’ombre » à l’intérieur de nous, qui créent des réactions, pensées, impulsions, perceptions et sentiments allant souvent à l’encontre de ce que nous désirons manifester dans notre vie. Un des aspects de la maîtrise spirituelle consiste à nous entraîner à être consciemment attentifs à observer notre propre esprit, nos émotions et notre langage, autant que celui de notre corps, afin que nous puissions rediriger consciemment l’énergie subconsciente négative de cette partie sombre qu’est cette « ombre » à l’intérieur de nous, qui s’exprime continuellement et d’une façon automatique. Si nous apprenons à « saisir » l’instant où des enchaînements de pensées « négatives » se déroulent dans notre esprit, nous pouvons utiliser ce moment de lucidité pour réclamer cette énergie dispersée et utiliser consciemment le pouvoir d’une affirmation, par le choix de mots appropriés, puis rediriger cette même énergie dans la bonne direction cette fois-ci, c’est-à-dire pour la réalisation souhaitée de créations spirituellement mûres et constructives. Il faut donc faire un effort d’auto-discipline pour apprivoiser « le lion » rugissant de notre esprit subconscient, car nous avons le pouvoir intrinsèque d’aider notre « ombre » à évoluer à travers une nouvelle orientation aimante, mais ferme, et à devenir comme un « chat affectueux » qui se joindra joyeusement à nous dans nos créations constructives. La discipline de soi devient une réalité lorsque nous nous rappelons en permanence d’employer des pensées, actions ou attitudes « spirituellement correctes », même lorsque NOUS NE SOMMES PAS tout à fait « d’humeur pour cela, » autrement dit quand notre « ombre » s’immisce sournoisement depuis sa cachette. En fait, cette partie sombre que nous pouvons sentir en nous se joint à notre esprit conscient pour être guérie, nous permettant ainsi d’acquérir une plus grande maîtrise.

AMOUR DE SOI : Il est de notre propre responsabilité de nous aimer et de nous éduquer nous-mêmes grâce aux dons illimités de l’Esprit Divin qui rayonne continuellement à travers nous. L’amour véritable doit venir depuis l’intérieur de nous-mêmes et ne peut exister que grâce au rapport intime que nous avons nous aussi avec le Dieu éternel et omniprésent à l’intérieur de nous. Si nous cherchons l’amour « en dehors de nous » afin de combler une solitude personnelle ou un manque intérieur, nos rapports avec les gens nous méritent alors le nom de « vampires d’énergie » car nous cherchons un substitut à notre rapport direct avec cette Source Dieu qui est toujours en nous, préférant nous brancher sur la même Source Dieu incarnée chez les autres. Dans ce cas, ce n’est pas vraiment de L’AMOUR que nous éprouvons, mais plutôt un BESOIN impliquant une ABSENCE de quelque chose d’essentiel qui signifie en fait un contact personnel limité avec la Source Dieu ou Conscience universelle. Un tel manque ne peut pas être remplacé avec un amour « extérieur » à nous-mêmes ; il est essentiel que nous reconnaissions Dieu en nous et que nous sommes l’incarnation vivante de l’amour absolu. Une fois que c’est fait, nous AURONS le plus grand amour qui soit, l’amour de Dieu. Et depuis cette position de divin Pouvoir, vous parcourez le monde à la recherche de ceux à qui vous allez pouvoir donner cet amour, plutôt que de toujours chercher ceux dont vous allez « tirer de l’amour. » Quand on approche le sujet à partir de cet amour de l’ÊTRE (ou Dieu) en chacun de nous, notre motivation devient un désir joyeux de le donner. Vous savez alors que tout ce dont vous avez besoin peut être manifesté par l’amour de la Source Dieu qui rayonne depuis l’intérieur de vous. Vous savez aussi que vous avez la responsabilité d’exprimer cet amour qui vient directement de votre Être intérieur (Dieu en vous) et que c’est une caractéristique de votre maturité spirituelle.

INTÉGRITÉ SPIRITUELLE : La responsabilité absolue que nous avons d’agir à chaque instant avec intégrité. Lorsqu’on viole consciemment les droits spirituels des autres, sans se soucier de la façon dont ils pourraient réagir contre nous, il n’y a pas d’excuse. L’intégrité spirituelle exige que nous examinions attentivement tout ce que nous faisons de notre vie. Nos habitudes alimentaires violent-elles le royaume des plantes, celui des animaux ou toutes autres formes de vie sur cette planète ? Nos choix de mots et d’actions témoignent-ils de notre vrai respect envers autrui ? Jouons-nous les jeux de « la loi du plus fort » et du « manque à gagner » pour nous donner l’excuse de comportements immoraux dans le domaine de l’argent, comme par exemple se rebeller silencieusement contre le gouvernement en « trichant » sur nos déclarations d’impôts, ou bien en dénonçant un ou une camarade de travail pour prouver que nous valons plus que lui ou elle et méritons davantage de faveurs ? Disons-nous aux gens ce qu’ils souhaitent entendre dans le but d’obtenir leur approbation et leur soutien, même si cela n’est pas totalement vrai et ne reflète pas nos besoins ou sentiments personnels ? Essayons-nous de tout « mettre sur le dos des autres », ou une partie de notre travail et de nos propres responsabilités ? Utilisons-nous de fausses excuses, comme par exemple la race, le genre, la croyance, le niveau scolaire et social de nos collègues pour justifier nos comportements irrespectueux, abusifs ou désagréables avec eux ? L’intégrité spirituelle exige que nous observions attentivement et fréquemment la manière dont nous nous conduisons dans notre vie. Comment pouvons-nous transformer des façons d’agir peu spirituelles en davantage d’intégrité ? Grâce à un engagement personnel et à une discipline soutenus. On ne peut pas franchir les portes du paradis (ou d’ailleurs, de tout autre endroit désirable) tant qu’on n’a pas développé suffisamment d’intégrité, et cultiver cet art est une responsabilité majeure sur le chemin de la maîtrise spirituelle et de notre compréhension de la façon dont l’univers fonctionne. Nous ne pouvons pas « partir de chez nous sans cela », littéralement. Ce qui veut dire que notre intégrité spirituelle est également une réalité biologique, c'est-à-dire quelque chose qui se manifeste chimiquement à l’intérieur de notre ADN. Si vous ne possédez pas une quantité suffisante de conscience imprégnée d’intégrité, la qualité de votre ADN le prouvera et bien que vous puissiez « nous jeter de la poudre aux yeux », votre biologie révélera toujours votre vraie nature … Sachez que le passage à travers les Portails Stellaires exige une quantité suffisante d’intégrité spirituelle, et que cela se présente sous la forme d’un véritable codage dans la chimie de votre être.

APPRECIATION : Aujourd’hui, la société nous encourage à vouloir toujours plus, à avoir besoin de plus, à être plus, à faire plus, etc. Nous sommes conditionnés à percevoir ce qui nous manque afin de nous inciter à acheter davantage, à travailler plus, à payer plus d’impôts et à être un « bon petit mouton consommateur ». Nous nous arrêtons très rarement pour penser à TOUT ce que nous avons déjà … à commencer par le don de la VIE et notre liberté de choisir. C’est donc à travers ce filtre de perception erroné que nous risquons de provoquer une mutation explosive de notre conscience sous la forme d’une croyance dans le fait que quelqu’un nous doit quelque chose (Dieu, l’univers, nos parents, notre épouse, notre époux, nos enfants, notre patron, le gouvernement, etc.) Une fois que nous tombons dans ce piège mental de « tu me dois quelque chose », nous nous enfermons dans une auto-frustration continuelle car nos attentes de la vie, des autres et de nous-mêmes sont irréelles et fausses, ce qui peut alors provoquer notre colère et nous blesser lorsque nous réalisons que l’univers ne se conforme pas à notre « vision » des choses et du monde. [u]Personne ne nous « doit » quoi que ce soit. Si nous pensons le contraire, c’est le signe d’un certain manque de conscience et nous ressentons un vide à l’intérieur de nous. Si nous donnons à quelqu’un avec l’intention de RECEVOIR quelque chose en retour (comme le font d’ailleurs les banques, mais souvent aussi les parents ou les « amoureux »…) et que les choses ne se passent pas comme nous le voulions, nous éprouvons alors le sentiment d’avoir été dupés ou que l’on a abusé de nous. Peut être qu’en fait, de telles situations apparaissent dans notre vie comme autant de leçons destinées à nous apprendre que tout ce que nous donnons devrait être fait GRATUITEMENT et non pas dans l’attente de quoi que ce soit en retour. Si nous donnons comme nous désirons donner, pour la joie de donner, nous nous sentons libres… Si nous vivons pour la joie de vivre, sans forcer nos exigences et attentes sur qui que ce soit, nous ne sentirons jamais plus « qu’on nous a bien eu ! »… Ce que notre voisin possède est sans importance et le fait de nous comparer aux autres pour voir « qui est mieux » nous distrait continuellement des bienfaits qui sont nôtres. Par conséquent, si nous pouvons travailler à cultiver la capacité d’APPRÉCIER jusqu’au plus petit des dons, bienfaits et gestes qui nous sont faits, nous commencerons à créer une vie dans laquelle nous considérons que « le verre est à moitié plein » plutôt qu’à moitié vide. En termes de physique universelle, ce sur quoi vous vous concentrez s’accroît et ce à quoi vous résistez persiste. Si vous n’y accordez pas d’attention, cela finit finalement par disparaître de votre expérience. Quand vous approchez le monde avec un désir sincère et authentique de DONNER, vous devenez un « transmetteur électrique » et envoyez de l’énergie tout autour de vous. Quand vous exprimez de l’énergie électrique de vous-mêmes de cette façon, vous devenez personnellement « plus magnétiques », alors que cette projection d’énergie crée des tourbillons magnétiques dans la grille diodique de votre anatomie Kathara. Les points diodiques « magnétisés » attirent alors davantage d’énergie universelle, d’une fréquence et d’une qualité plus élevées que l’énergie exprimée par vous auparavant, ceci afin de remplir le vide d’énergie créé par votre « don ». Quand vous approchez le monde avec l’attitude de « recevoir », ce processus de physique naturelle s’inverse et plus vous essayez « d’obtenir » de l’énergie du monde extérieur, plus votre énergie devient « bloquée » dans la grille diodique en tant que miasme ou effet karmique négatif. Les miasmes réduisent progressivement la quantité et abaissent la fréquence des énergies naturelles que vous pouvez intérieurement tirer de la source universelle. Donner, même dans sa forme la plus simple comme le fait d’apprécier, permet au flot naturel de l’énergie de circuler. Ainsi, quoi que vous donniez vous reviendra amplifié (et l’inverse est également vrai : plus vous donnez de bienfaits et plus vous en aurez dans votre vie. Projetez vers l’extérieur une mauvaise attitude, davantage d’arrogance ou « d’ordures » de ce genre et plus vous en aurez en retour.) Appréciez ce que vous avez, AIMEZ-LE, trouvez des perspectives grâce auxquelles vous pouvez augmenter la joie que vous éprouvez et sachez que dans votre acte authentique d’appréciation se trouve la clé pour que « la pression d’avoir toujours plus » se relâche et que l’illusion de manquer cesse de se faire sentir. Cette aberration mentale que « l’univers me doit » est un des jeux « d’auto-sabotage » les plus puissants au monde … Échangez-la contre une attitude de constante gratitude et votre monde s’élargira progressivement pour manifester ce que vous désirez le plus. Si vous vous sentez frustrés par le monde et éprouvez du ressentiment pour ne pas encore avoir ce que vous voulez manifester dans votre vie, VOUS VOUS DEVEZ QUELQUE CHOSE !... Une plus grande compréhension de la nature de la création et un meilleur usage de votre pouvoir personnel dans l’expression de cette création. DITES MERCI À LA SOURCE DIEU plus souvent… afin de vous aider à vous souvenir que vous vous devez d’apprécier ce que vous avez déjà et qu’ainsi, de plus en plus se manifestera dans votre vie.

PATIENCE : La Source Dieu a son propre agenda ! Nous pouvons soit reconnaître cette réalité intrinsèque et choisir de travailler conjointement avec l’Esprit de Dieu à l’intérieur de nous en ayant confiance qu’ensemble, l’univers et nous allons créer selon le « parfait tempo divin » (et si les choses ne se présentent pas « MAINTENANT, à l’instant même », c’est qu’IL Y A une bonne raison pour cela !) ou bien alors, nous pouvons laisser notre égo forcer sa volonté sur la nature intrinsèque du temps. Si nos attentes ne semblent pas se concrétiser dans le cours du temps, nous pouvons penser que c’est normal et que cela viendra selon le parfait tempo divin ou bien alors, nous pouvons progressivement devenir frustrés en nous concentrant sur des calendriers artificiels et choisir de croire que nous ne pouvons pas avoir ce que nous désirons, simplement parce que nous ne l’avons pas obtenu quand nous le voulions. Si nous apprenons à nous relaxer et réalisons que la plupart des choses que nous désirons se manifesteront dans notre vie selon l’ordre divin établi, nous apprenons à travailler conjointement avec le Divin, tout en ayant conscience du temps, certes, mais en comprenant que tout se conformera mieux à nos souhaits quand nous DEMANDONS gentiment en faisant confiance à l’Esprit universel de Dieu plutôt que lorsque nous EXIGEONS que ce dernier accomplisse immédiatement sa part de la création. La Patience est une vertu qui reflète notre compréhension de la nature de l’ordre universel.

BONTE : Tout comme le respect, la bonté est un don que nous avons à la naissance mais qui est souvent négligé et incompris. Lorsque nous regardons le monde sincèrement à travers notre cœur, envoyant de l’amour et du respect à l’ensemble de la création en l’honneur de la Source Dieu qui vit en toutes choses, nous transmettons à nouveau de l’énergie électrique sur une fréquence plus élevée, ce qui, selon les lois de mécanique de la physique universelle, nous apportera davantage de bienfaits en retour de la part de l’énergie universelle. La bonté est un don que nous nous devons à nous-mêmes d’abord, afin de pouvoir ensuite le donner aux autres. La bonté implique d’être exigeant et de bien prendre soin de nos propres besoins, sentiments et désirs, ainsi que ceux des autres, tout en exprimant cette sensibilité par nos actes, notre attitude et nos intentions. Faites-vous à vous-mêmes des actes de bonté non prémédités et faites de même pour ceux que vous rencontrez. Essayez d’être aimable avec votre voisin avare et grincheux. Ainsi, vous pourrez peut être l’aider à redécouvrir sa capacité de sourire ! Traitez tout le monde avec bonté, démontrant ainsi que vous leur reconnaissez une valeur intrinsèque en tant que manifestations de Dieu. Vous découvrirez aussi que très souvent, Dieu vous renvoie amoureusement la pareille.

CONSERVATION : L’habitude de conserver est une forme de respect, le signe que nous éprouvons de la reconnaissance envers l’énergie de Dieu dans chaque manifestation, qu’il s’agisse de la conservation et de la protection de nos ressources naturelles, en passant par l’écoute des besoins de nos corps ou de l’utilisation libre et optimale, ni plus ni moins, de l’énergie des mots que nous prononçons ou des actes que nous accomplissons. Dieu recycle continuellement l’énergie de la création pour redonner vie à de nouvelles expressions. Tout est donné gratuitement, mais rien n’est gaspillé ni considéré sans valeur. « Conserver » témoigne de notre respect et de notre appréciation du don de l’énergie créatrice que Dieu nous offre. Ainsi, en apprenant à utiliser cette énergie dans toutes ses formes avec respect et une intention claire, nous ajustons progressivement notre aptitude à créer ce que nous désirons et nous encourageons les autres formes de vie à faire de même. Il y a du vrai dans le vieil adage « pas de gaspillage, pas de manque »… Si dans notre vie (notre hologramme) chaque chose était perçue comme une manifestation de l’énergie personnalisée et omniprésente de Dieu, nous éprouverions davantage de respect, d’appréciation et d’esprit de conservation dans l’utilisation et les applications que nous faisons de l’énergie divine.

COOPÉRATION / DIPLOMATIE : La vie elle-même est et sera toujours une tentative de création en coopération avec. Nous devons permettre à d’autres êtres de satisfaire leurs besoins et d’accomplir leurs désirs si nous désirons satisfaire et accomplir les nôtres. Créer des situations « gagnant-gagnant », avec l’intention sincère de DONNER, sont des façons d’être naturelles. Mais nous n’avons pas à être toujours d’accord avec les intentions de création des autres et chacun de nous a le droit d’avoir son point de vue. La diplomatie peut être un pont entre des forces qui s’opposent, un pont grâce auquel des actions efficaces peuvent être accomplies et de bonnes décisions prises afin de réconcilier chaque parti. Nous POUVONS apprendre à accepter d’être en désaccord, mais avec respect, de manière à ce que l’art spirituel de la co-création (ou l’action de créer en coopération avec quelqu’un) puisse progressivement évoluer vers de plus hauts degrés d’expression.

BON SENS, DISCERNEMENT : Le fait d’apprendre à identifier, puis d’appliquer notre « bon sens » autant que notre « sixième sens » ou encore, notre connaissance spirituelle intrinsèque, ce qui est moins commun. En fait, c’est ce qui nous permettra d’établir le meilleur équilibre possible dans l’expression d’énergie de tous les aspects de notre existence.



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MessageSujet: De l'Extase et du Ravissement.    Sam 06 Déc 2014, 16:55

 De l'Extase et du Ravissement. 
Ce que c'est que l'extase, et combien il y en a de sortes. Ses causes, et ses effets. En quoi elle diffère du ravissement. Par quels signes on discerne les extases et les ravissements qui viennent de la nature, ou des démons.


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Introduction et extraits significatifs pour réflexion:


   I. Nous avons traité jusqu'ici des trois instincts qui arrivent en l'âme par l'Esprit de Dieu, par l'esprit de Satan et par l'esprit humain, en expliquant ce qui est certain sur cette matière, et en laissant dans le doute ce qui est incertain. Il nous reste à traiter des moyens de discerner les révélations véritables et divines, de celles qui sont fausses et qui viennent de Satan. Ce sujet est très difficile, à cause des diverses tromperies et des diverses illusions dont cet esprit est auteur. Et parce qu'ordinairement on ne reçoit point de révélations qui ne soient précédées de quelques ravissements et de quelques visions ou apparitions, il faut traiter premièrement des extases et des ravissements, et ensuite des visions et des apparitions. Et quand je traiterai des révélations, je me contenterai d'expliquer brièvement ce qui regarde mon dessein, en omettant les questions curieuses et superflues.
    L'extase n'est autre chose qu'un transport de l'âme par lequel l'exercice des sens extérieurs est tellement arrêté, que non-seulement ils n'agissent point, mais qu'ils ne peuvent même agir ni être excités par les objets qui leur sont propres. Saint Augustin (L. 2. ad Simplic. q. 1. in Ps. 67. v. 30.), décrivant l'extase dit que c'est un transport par lequel l'âme est séparée et comme éloignée des sens du corps. Et il en parle encore ainsi : L'extase est un transport de l'âme qui arrive quelquefois par une frayeur, quelquefois par une révélation, et par une séparation des sens du corps ; afin que l'esprit reçoive les connaissances qui doivent lui être données. Car à cause que les sens empêchent l'âme de recevoir les choses divines, l'extase est nécessaire afin que Dieu manifeste à l'homme les secrets de sa sagesse, et qu'il opère en lui ses merveilles.
    Saint Bonaventure se conforme à cette définition de l'extase. L'extase, dit-il (De gradib. contempl. to. 7.), est une élévation délicieuse de l'âme jusqu'à cette source du divin amour qui surpasse tout entendement humain, par laquelle elle se sépare de l'homme extérieur : Car dans l'extase surnaturelle qui est celle dont nous parlons principalement, l'âme est emportée au-delà des sens du corps pour être occupée de l'amour de Dieu ou pour être appliquée à l'écouter avec un entier dégagement de tout ce qui lui pourrait venir des sens et des créatures qui troublerait son attention et son repos.
    Les auteurs qui ont traité de la doctrine mystique, disent que l'extase est proprement une élévation de l'âme en Dieu avec une séparation des sens extérieurs qui lui est causée par la grandeur de cette élévation. Car l'âme étant bornée dans ses puissances, plus elle est attentivement et efficacement appliquée à l'exercice de quelqu'une, plus aussi elle est dégagée de l'exercice des autres ; et plus elle est élevée par ses puissances supérieures, plus aussi elle se retire des autres et en suspend les actions ; en sorte que quelquefois elle est tout a fait destituée de l'usage des sens, sans regarder ce qui se présente à la vue et sans écouter ce qui frappe les oreilles, lorsqu'elle est appliquée avec une très grande attention à la contemplation et à l'amour des choses divines selon qu'il plaît à Dieu de l'y attirer et de l'éclairer. Tellement, comme l'enseigne saint Thomas (2. 2. q. 175. art. 5. et de verit. q. 13. art. 4.) , qu'il n'y a que la seule puissance végétative qui ne cesse point d'agir pendant le temps des extases, cause qu'elle fait ses fonctions par l'usage des premières qualités d'une manière naturelle où il n'est nul besoin que l'âme s'applique par la puissance qu'elle a de connaître et d'aimer. Car si ces fonctions naturelles et surnaturelles étaient interrompues, ce qui est nécessaire à la continuation et à la conservation de la vie du corps, cesserait aussi ; d'où il arriverait une sépararation actuelle de l'âme et du corps. Or il n'est point  nécessaire pour l'extase que l'âme se sépare ainsi du corps, mais seulement qu'elle n'ait nulle application aux images corporelles, et aux objets sensibles, afin de se pouvoir élever jusqu'aux choses divines qui surpassent toutes ces images matérielles et toutes  les espèces créées qui servent à l'intelligence des choses.
    Quelques philosophes ont estimé que l'extase arrivait par la séparation réelle de l'âme et du corps, et que l'âme retournait dans le corps après que l'extase était passée, et ils ont prouvé cette opinion par l'exemple d'un homme dont Platon (L. 10. de Repub. post. med. Max. Tyr.ser. 28.) rapporte qu'il fut pris pour mort, et que son âme étant rentrée dans son corps, il raconta quelles étaient les récompenses et les peines de l'autre vie.


 " L'extase arrive donc en la première et plus imparfaite manière, lorsque l'âme finement appliqués a la contemplation, emploie toute sa puissance dans cette occupation intérieure où elle est, de telle sorte qu'elle n'a plus d'action pour les sens extérieurs. C'est pourquoi leur exercice cesse ; et les objets extérieurs ne peuvent plus les exciter à l'exercice de leurs fonctions. Elle arrive en la seconde manière, lorsque les sens intérieurs sont absorbés par une très haute contemplation, et sont empêchés d'agir par le défaut du concours de Dieu, qui le leur ôte afin qu'ils ne se puissent porter vers les objets auxquels ils ont une naturelle inclination. Le troisième et plus haut degré de l'extase, est lorsque la partie supérieure de l'âme, savoir la raison et la volonté, est élevée au-dessus de toutes les images sensibles par le moyen surnaturel et caché que Dieu emploie, et qui n'est connu que de ceux qui en ont fait l'expérience.
    Il Faut mettre dans ce haut degré, dit Richard de Saint Victor (In Ps. 4.), cette paix dans laquelle l'âme est comme dans le repos d'un sommeil, cette paix qui emporte l'âme aux choses intérieures, cette paix qui suspend le souvenir de toutes les choses extérieures, qui surpasse toute la vivacité et toute la pénétration de l'esprit humain, qui retient la lumière de la raison, qui remplit les désirs du coeur, qui absorbe toute intelligence. Car cette divine paix absorbe tout ensemble la pensée, l'imagination, la raison, la mémoire, l'intelligence, pour faire voir combien est vrai ce qu'en dit l'Apôtre, qu'elle surpasse toute pensée (Phil. 4. 7.).
    IV. Saint François de Sales considère l'extase d'une autre manière dans son divin traité de l'amour de Dieu où il en établit de trois sortes, savoir l'une de l'entendement, l'autre de la volonté, et la troisième de l'action. L'une, dit-il (Liv. 7. c. 4.), est en la splendeur, l'autre en la ferveur, et la troisième en l'oeuvre. L'une fait par l'admiration, l'autre par la dévotion, et la troisième par l'opération.
    La première provient d'une singulière clarté qui, pénétrant l'âme, lui fait recevoir une vérité qu'elle ignorait, et dont la connaissance lui donne de l'admiration et l'élève au-dessus d'elle-même.
    La seconde extase vient de la nature et de la qualité de l'amour qui est extatique. Car Dieu, par sa bonté immense et sa beauté infinie, attire la volonté à son amour, la rendant semblable à une aiguille touchée de l'aimant, laquelle se tourne de côté et d'autre, et ne s'arrête point jusqu'à ce qu'elle se soit tournée vers le pôle. L'âme de même, touchée de l'amour de Dieu, détachée des liens de la chair, et délivrée du commerce des sens, s'élève avec un grand effort pour s'unir à son souverain bien. La splendeur et la ferveur le plus souvent sont unies ensemble et dépendent l'une de l'autre, mais non pas toujours. Car, comme les philosophes ont eu plus de connaissance que d'amour, il se trouve souvent, au contraire, dans les chrétiens, plus d'amour que de connaissance. Et même l'extase surnaturelle est plutôt de la volonté que de l'entendement, et a plus d'ardeur que de lumière.
    La troisième extase qui perfectionne les deux premières, est une extase de vie et d'action, lorsque l'âme est élevée au-dessus des affections de la terre ; et des vices de la nature corrompue, et que la grâce de Dieu lui fait observer ses commandements, lui fait recevoir ses inspirations pour exercer les actions de vertu avec une perfection qui surpasse la condition commune des hommes. Quand donc on préfère l'humilité à la vanité, la pauvreté aux richesses, le mépris aux honneurs, la continence à l'incontinence, l'homme est élevé au dessus de lui-même par une vie qui mérite le nom d'extatique, est attiré comme par un ravissement continuel à vivre et agir saintement, est emporté au-dessus des forces de la nature. Ce ravissement est plus important et plus sûr que celui de l'entendement et de la volonté. Il n'est point sujet aux illusions ; il a moins de splendeur que de sainteté. C'est l'homme qui agit dans cette sorte de ravissement, au lieu que dans les autres ravissements extraordinaires et surnaturelles il reçoit plutôt l'action et l'impression d'une cause étrangère qu'il n'agit lui-même. Quant à ce qui regarde la cause qui fait l'extase, il ne se faut point départir de la doctrine de saint Thomas (2. 2. qu. 175. art. 1.) qui enseigne qu'elle peut venir de trois causes, savoir d'une cause naturelle et qui se trouve dans lu corps, ou de la puissance du démon, ou de l'opération de Dieu.
    Il arrive naturellement une espèce d'extase et d'aliénation des sens par une maladie que les médecins expriment en des termes Grecs (Catoche, catalepsis.) qui signifient un tranbport, une défaillance, une suspension du mouvement et des sens, et dont Fernel (Fernel. 1. 5. Pathol. c. 2.) et Sennert (Sen. Instit. med. 1. 2. p. 3. sec. 1. c. 9.) ont traité. Car ceux qui en sont saisis, sont privés de tout sentiment et de tout mouvement, et demeurent raides et immobiles dans la situation où la maladie les a pris, ayant les yeux ouverts et sans mouvement, et ressemblant à une personne qui veille, quoique toute fonction des sens soit entièrement assoupie en eux. Galien rapporte un exemple d'un homme avec lequel il étudiait, qui s'étant épuisé par une application assidue et ardente à l'étude, fut saisi de cette maladie. Il était, dit-il (Comment. Praed. 2. in. lib. 1. Hip. text. 56.), étendu et inflexible comme une pièce de bois. Il semblait qu'il nous regardât fixement ayant les yeux ouverts et sans les mouvoir en aucune sorte. Il ne parlait point. Il disait néanmoins après être sorti de cet état, que pendant qu'il y était, il entendait ce que nous disions, quoique ce ne fût pas tout à fait distinctement et clairement. Il rapportait des choses qu'il avait retenues comme elles s'étaient passées autour de lui. Il disait qu'il voyait tous ceux qui étaient devant lui, mais qu'il ne pouvait ni parler, ni remuer aucune partie de son corps. Fernel rapporte la maladie d'un autre qui ne pouvait entendre, qui ne sentait point quand on le piquait, et qui était étendu comme un mort.
    Quelquefois aussi l'évanouissement est pris pour un ravissement par les ignorants. De quoi sainte Thérèse (C. 6.) parle assez au long et rapporte des exemples dans le livre de ses fondations. Il y en a qui mettent la léthargie au rang des maladies qui causent ressortes d'extases Naturelles. Mais il est certain que les léthargiques sont comme dans un profond sommeil et ne connaissent plus rien. Ce qui n'appartient pas à l'extase.
    La vraie extase ou la suspension des sens peut arriver par la force de l'imagination ; car alors les esprits animaux se ramassent dans le cerveau et empêchent les fonctions des sens extérieurs, l'homme demeurant sans sentiment et sans mouvement, et se figurant ceux à qui son imagination est attachée, comme s'ils étaient présents, et comme s'il s'entretenait avec eux. Cela est semblable à ce qui arrive dans un songe dont cette sorte d'extase n'est différente qu'en ce que le songe n'arrive que dans le sommeil, et que cette extase arrive à une personne qui veille. Or plus l'imagination est appliquée, plus le cerveau est assiégé d'une abondance d'esprits et la suspension des sens est forte et longue, principalement quand on abonde en esprits grossiers et mélancoliques qui sont difficiles à dissiper."


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MessageSujet: Les lions intérieurs et la fêlure.    Jeu 03 Mar 2016, 20:39

Fabrice Midal a écrit:
Les lions intérieurs et la fêlure.

La méditation est en rapport à la vie toute entière.
C’est vraiment malencontreux de la penser comme une sorte de technique de bien-être. Nous la réduisons ainsi à un outil dont l’usage est limité et étroit.
Nous la privons surtout de ce qui peut nous permettre d’avancer. Car la méditation transforme en réalité l’entièreté de notre existence. Tous les aspects de notre vie sont travaillés par elle. En déplaçant profondément tout, elle nous aide moment après moment, jour après jour.
Mais le plus malencontreux, dans cette présentation instrumentalisée de la méditation, est que nous croyons qu’il faudrait grâce à elle ne plus être traversé par la nuit et être enfin irréprochable. Ce sont là des projets voués à un amer échec.
En réalité, la méditation nous permet de rencontrer les lions qui viennent nous visiter et elle nous engage à assumer notre fêlure.
Les lions intérieurs
Rilke évoque les lions pour nommer ce qui nous habite et qui n’est pas confortable. Parfois il évoque les dragons ou les monstres. Ce sont trois figures différentes. Et en effet, l’une des trois vient parfois nous visiter. Au lieu de parler de stress, d’angoisse, de tristesse, d’émotions conflictuelles, Rilke évoque des lions intérieurs. Il ne dit pas qu’il faudrait gérer son stress mais comment se relier à ces animaux menaçants. Cela semble déconcertant, peut-être même abstrait, c’est en réalité profondément aidant et simple.
Et en effet, nous sentons bien de temps à autre que quelque chose de sombre vient nous visiter. Face à cette épreuve nous adoptons généralement l’une des deux attitudes suivantes : vouloir l’écraser ou ne pas la considérer.

Autrement dit, soit nous cherchons à vaincre nos lions intérieurs, ce qui correspond aux discours de nombreuses approches psychologiques qui prônent la volonté et la maîtrise ; la pratique viserait dans ce dessein à mieux contrôler l’inconnu.
Soit nous adoptons l’autre stratégie et nous cherchons à ignorer ces créatures. Nous vivons alors à côté de nous-mêmes, à côté de ces forces qui nous habitent. Dans cette ignorance, sans même nous en rendre vraiment compte, nous passons notre temps à être angoissé qu’elles viennent par surprise.
Ignorer ce qui est sombre en nous, ne fait en réalité que nous rendre inauthentique, comme ces personnages de films toujours jeunes, souriants, plein de maquillage — complètement faux et qui au fond d’eux savent qu’ils sont faux.
De nombreuses approches encouragent une telle attitude y compris des approches spirituelles. Il faudrait s’identifier à la joie, au bonheur, au confort, à la lumière...Reconnaître la non-dualité, l’amour divin… Pris par un tel discours, nous faisons comme si les lions intérieurs n’existaient pas.
Quand nous ne pouvons pas faire autrement que reconnaître leur emprise sur nous, nous le vivons, du coup, comme un échec cuisant.
Mais peut-être qu’à partir de ce que dit Rilke, nous pouvons découvrir qu’il existe une autre approche. Au lieu de chercher à vaincre ou à ignorer nos lions intérieurs, nous pourrions nous réconcilier avec eux.
Sans l’appui de Rilke, je n’aurais jamais osé employer ce terme tant il semble, ici, provocant. Qui aurait envie de se réconcilier avec ses ombres, ses monstres, ses dragons ou ses lions intérieurs ? Personne ! Au contraire, nous voulons tous qu’ils s’en aillent au plus vite ! Nous sommes prêts à faire de grands efforts pour être enfin sereins, calmes, protégés.
N’est-ce pas le sens de la méditation ?
Pourtant ce que dit Rilke est juste et profond. Dans une lettre à Merline, du 18 Novembre 1920, il écrit ainsi :
« Ce n’est pas à nous de nous croire les dompteurs de nos lions intérieurs. Mais, tout-à-coup nous nous sentons marcher à côté d’eux comme dans un triomphe, sans pouvoir nous rappeler l’instant même où se faisait cette inconcevable réconciliation (pont à peine courbé qui relie le terrible au tendre…) »
Rilke déploie là tout le geste de la pratique. Dans la méditation, nous ne faisons rien. Des pensées nous emportent. Des émotions surviennent. Des tensions corporelles nous dérangent. Nous ne bougeons pas, restant simplement attentif à ce qui advient.
Nous nous réaccordons simplement ainsi au moment présent. Et nous le faisons d’une manière très singulière, sans faire aucun commentaire. En général, lorsque nous vivons quelque chose, nous le commentons et l’évaluons. Or, dans la méditation, nous essayons d’avoir un rapport direct avec ce qui est.
Nous étions désaccordés et ce geste de se poser simplement dans son être, dans sa vie, nous réaccorde... Le lion reste un lion mais nous sommes réconciliés avec lui. Réconciliés avec notre propre vie.
Voilà l’expérience de la méditation. C’est simplement cela. Rien de plus.
Ce qui me frappe dans le texte de Rilke, c’est la justesse avec laquelle il décrit que la transformation a certes lieu en nous, mais sans que nous en soyons exactement l’auteur. Il serait vain de prétendre que grâce à la méditation nous n’allons plus jamais souffrir, plus jamais avoir d’ennuis. Nous ne pourrons pas éviter les aspects brutaux, difficiles, saillants de l’existence. La méditation ne rend pas les choses moins poignantes mais permet de transformer le rapport aux lions.
Si nous vivons avec une profonde angoisse par exemple, nous n’allons pas guérir parce que nous l’avons décidé. La méditation ne va pas nécessairement la supprimer. Mais en nous réaccordant à ce qui est, quelque chose va changer.
Et comme le dit Rilke, nous ne nous en rendrons pas compte immédiatement. D’un seul coup, nous voilà « marchant à côté des lions comme dans un triomphe »...
En pratiquant, nous entrons en rapport à ce qui est, en le laissant être et, à un moment, le terrible se trouve ainsi relié au tendre. Rilke parle d’un « pont légèrement courbé » car il les rapproche dans une très grande délicatesse... Or nous, le plus souvent, voulant détruire le terrible, nous perdons le tendre. C’est là la grande leçon que j’ai apprise de la pratique et que j’ai en réalité tous les jours à réapprendre : devant le terrible, il faut juste faire attention avec la plus haute délicatesse et quelque chose ne peut manquer d’avoir lieu. Mais nous ne pouvons pas le hâter, comme nous ne pouvons pas hâter la venue du soleil au petit matin.
Méditer, c’est entrer en rapport à ce que nous vivons, à ce que nous sommes exactement comme nous sommes. Abandonnons le rêve de perfection et de sérénité. Car alors, lorsqu’un lion viendra, et ils viennent toujours, nous serons en colère contre lui et contre nous qui en avons peur. Le lion nous apparaîtra comme ayant détruit notre sérénité.
Abandonnons ce rêve.
C’est tellement simple. Méditer c’est découvrir que ce qui nous limitait et que nous voulions détruire est en fait une source de vie possible !

Ne cherche pas à comprendre les lions
Le lion est ce qui vient par surprise, comme une voix étrangère. Rilke nous invite à ne pas essayer de la déchiffrer ou de la comprendre, tentons simplement de rester en sa présence sans rien faire. A un moment de sa vie, Rilke, traversé par de grands tourments, a examiné l’idée de faire une psychanalyse. Il a rencontré Freud mais n’a pas voulu aller plus loin car l’idée d’essayer d’avoir un rapport de compréhension à ses lions lui semblait insatisfaisante. Il préféra développer une écoute nue du mystère qui nous habite, plutôt que d’œuvrer à faire que « là où était du ça, puisse advenir du moi » comme le dit Freud.

Dans la méditation, nous ne cherchons pas à comprendre ce qui nous arrive... Nous nous accordons simplement à ce qui est – et cette attitude déplace le rapport, l’entente, la présence... Et permet que le terrible retrouve le tendre…

Habiter la fêlure
Si nous parlons de l’effroi des lions, il faut aussi parler de la fêlure. Car il y a des moments où il n’y a aucun lion, où tout est absolument harmonieux, mais il y a néanmoins toujours cette fêlure en chaque être humain.
La fêlure est la blessure qui se trouve au cœur de tout être humain. La présentation habituelle de la méditation qui prétend que nous pourrions l’éviter, l’effacer, l’oublier, nous trompe gravement.
Il y a toujours une fêlure parce que tout être humain a un cœur. Notre cœur est touché devant la souffrance du monde, devant les gens malades ou parfois même simplement devant quelqu'un de fragile. La blessure du cœur peut juste venir quand nous voyons les cerisiers en fleur au printemps, par exemple au parc de Sceaux où leur présence est si bouleversante. Cela dure si peu de jours... Nous en avons les larmes aux yeux, même s’il n’y a là rien de triste. Mais cette beauté si ample est d’une fragilité infinie qui nous rappelle celle de l’existence et du monde.
Nous touchons ainsi notre propre fêlure. Notre cœur n’est pas un caillou. Au contraire, il est humain. Il ressemble à une porcelaine que la moindre rayure marque. Nous espérons souvent que personne ne voie que notre cœur n’est pas une porcelaine toute neuve. Nous sommes parfois embarrassés... La méditation ne nous encourage pas à prendre une machine à polir pour ne plus avoir de fêlure. Elle nous apprend à reconnaître qu’au fond, c’est très bien comme cela !
La grandeur de l’être humain ce n’est pas d’être sans fêlure mais c’est de pouvoir vivre au sein de la fêlure. Tous les grands poètes, les artistes, les chanteurs, nous touchent parce que nous sentons qu’ils habitent cette fêlure. Ils ont fait un peu la paix avec elle.
Faire la paix avec sa fêlure nous permet de découvrir qu’en vérité elle ne nous menace pas. C’est ainsi. Nous sommes blessés parce que nous sommes déjà ouverts au monde. Ce n’est certes pas toujours confortable, mais peut-on en vouloir à la rose d’avoir des épines, au soleil d’aller se coucher, à l’hiver de nous apporter le froid ?
Lorsque nous avons honte de notre fêlure, lorsque nous craignons que quelqu’un la voie, lorsque nous voulons la cacher, la recouvrir, cela nous rend profondément inquiet, malheureux, et nous ferme encore davantage. Car au fond, c’est impossible. Autant nous réconcilier avec elle. C’est cela la leçon de la méditation : découvrir que nous pouvons assumer de vivre ainsi. Habiter la fêlure devient même joyeux !
Fabrice Midal. Mars 2016.
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MessageSujet: méditative...   Jeu 30 Juin 2016, 10:54

Sujet remonté : Mani, Christ d'Orient, Bouddha d'Occident de François Favre


(transcription avec son aimable autorisation)
"[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
« Celui qui se connaît lui-même et les autres reconnaîtra aussi ceci : l'Orient et l'Occident ne peuvent plus être séparés. »
Goethe


« Ces disputes, querelles, contradictions, oppositions, rivalités, toutes bien réelles et indéniables, nous obligent à remettre sérieusement en question la notion d’Eveil et à postuler que chaque enseignant ou représentant d’une tradition spirituelle particulière ne transmet pas la même réalisation. Face à la multiplicité et à la diversité des témoignages passés et présents sur l’Eveil , le plus souvent contradictoires, nous sommes légitimement en droit d’affirmer qu’il y a différents types d’Eveil, nettement distincts les uns des autres, se référant chacun à une alchimie ou une énergétique particulière et d’où découlent différentes « philosophies de l’Eveil ».

Tous les cultes ne se valent pas

D'une part, les différentes considérations relatives au rôle décisif de la Kundalini dans l 'évolution humaine attirent notre attention sur le fait que notre époque, pour ceux qui ont une certaine prédisposition au dialogue avec l 'Invisible (au sens large), est particulièrement propice à un développement mystico-ésotérique de la conscience. Car nombreux sont ceux qui aujourd'hui, confondent "développement personnel" (Moi), "développement transpersonnel" (Soi) et développement Spirituel" (Non Soi), et croient faussement que religion, psychologie, mysticisme, ésotérisme, occultisme, magie et spiritualité sont une seule et même chose.
(p.278)


Dans ce contexte de "Jugement", de "Grand Bouleversement", d'Ebranlement" de toute les certitudes et valeurs, trois types d 'hommes "nouveaux"se feront alors face, pour le meilleur et pour le pire: le luciférien, l 'ahrimanien et le chrétien...
(p.285)
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