ANTAHKARANA

Gnose et Spiritualité
 
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 Les dieux et les déesses

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MyrÂme

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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Jeu 26 Mai 2011, 10:53

Douceur a écrit:
Une Vache (taureau ?) Noire de noble allure avec un disque en or (soleil) entre les cornes (Hathor) apparaît sur ma droite.
Elle est de profil par rapport à moi et regarde vers "l'avant". Alors que je réalise que cette Manifestation est bien réelle, la Déesse tourne sa tête dans ma direction et commence à m'Observer.

A la suite de son apparition, je vivrais quatre extases consécutives.

Au cours de la dernière extase, je me sens grosse ...comme si j'avais été "engrossée". (???)
Le Feu d'Hathor consume le double et donne Corps au Christ en Notre Coeur.
Et en effet on le ressent/vit physiquement.
De même que Son Lait qui est Verbe et qui dès lors s'écoule en Nous et par Nous.



Didiera a écrit:
Les représentations antiques peuvent être réelles, mais peuvent aussi être oniriques. En ce cas elles codent quelque chose d'autre.
Des phénomènes énergétiques peuvent ainsi être perçus en rêve comme des fellations. Car dans les 2 cas il y a manifestation d'énergie.
La Langue de Feu parle à chacun de nos centres selon son langage.
Et, chacun de nos centre La perçoit selon son centre de perception.

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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Ven 27 Mai 2011, 15:11

Bonjour Didiera,

Citation :
Tu as accouché de quoi ?!
Je n’ai « accouché » de quoi que ce soit/de qui que ce soit.

Si CON-naissance (Con=vulve) doit être, elle sera et ce dans tous les sens du terme « connaissance ».

Citation :
La maternité des déesses grecques et les déesses-mères : entre mythe, rite et fantasme

(...) l’union sexuelle qui met en jeu une divinité aboutit forcément à une naissance puisque les dieux sont infiniment féconds. Pourtant, la virginité se rencontre parmi les déesses. Pour trois d’entre elles, le statut de parthenos est explicitement revendiqué au début du grand Hymne homérique à Aphrodite : Athéna, Artémis et Hestia refusent de se soumettre à la loi universelle de l’union sexuelle. Un tel choix les exclut a priori de la sphère des mères, du moins sur le plan biologique. Mais la « biologie » n’est pas tout. La maternité est aussi métaphore, l’image de la sollicitude, de la générosité et du souci pour ses propres enfants ou pour d’autres figures qui requièrent une protection. Les deux dimensions de la maternité ne sont donc pas toujours associées chez les déesses.

http://antahkarana.forumzen.com/t18p45-les-dieux-et-les-deesses?highlight=Ath%E9na

Suite de l'article précité :


Les mères de la Théogonie d’Hésiode

Dans la Théogonie d’Hésiode, trois déesses portent le titre de « mère » : Gaia, la terre présente dès l’aube du cosmos, Rheia, l’une de ses filles, et Déméter, l’une de ses petites-filles, qui manifeste le mot mètèr dans son nom même. Le cas de Gaia est riche de sens. Elle est la puissante génitrice primordiale qui inaugure l’ordre généalogique de la construction du monde : seule, puis unie au Ciel, elle enfante les composantes de ce monde (v. 126-153). Toutefois, le terme de mètèr ne deviendra explicite qu’avec le premier épisode dramatique de la cosmogonie.

(...) L’Athéna mètèr d’Élis

Athéna est une de ces déesses qui gardent jalousement leur virginité, avec Artémis et Hestia, on l’a dit. Comment comprendre, dès lors, qu’un récit étiologique de la cité d’Élis lui attribue le titre de Mètèr ? L’histoire se passe en ces temps anciens de la venue d’Héraclès en Élide pour nettoyer les écuries d’Augias. Le roi refuse de payer son prestigieux ouvrier pour son intervention et le héros ravage la région avant de s’apaiser à la suite d’un oracle. Pausanias, qui rapporte ce récit au IIe siècle de notre ère, enchaîne en affirmant que « les femmes d’Élide, comme leur pays était privé de population adulte, adressèrent, dit-on, des prières à Athéna pour être enceintes dès qu’elles auraient des relations avec leurs hommes ; leur prière fut exaucée et elles fondèrent un sanctuaire à Athéna surnommée Mère. En outre comme aussi bien les femmes que les hommes avaient retiré un plaisir particulier à ces unions, à l’endroit où ils s’étaient unis pour la première fois, ils appellent cet endroit ‘Délicieux’ et le fleuve qui coule là, ils l’appellent aussi ‘Eau délicieuse’ ».

Au moment de visiter la cité d’Élis et ses environs, Pausanias ne parle plus de cette singulière qualification. Sur l’acropole des Éléens, rapporte-t-il, se trouve un sanctuaire d’Athéna dont la statue d’or et d’ivoire, qui porte un coq sur son casque, est attribuée à Phidias. L’oiseau a une nature combative, poursuit-il, mais pourrait être tout autant consacré à Athéna Erganè (« l’Artisane »). Il n’est donc pas question ici d’une Athéna Mètèr et le récit qui la concerne, rapporté au milieu de l’historique de la région, semble détaché de tout contexte cultuel, du moins au temps de la visite de Pausanias. Il en va de même pour un autre sanctuaire d’Athéna. C’est dans un récit étiologique que Pausanias raconte sa fondation par Narkaios, le fils de Dionysos et d’une certaine Physkoa à qui est destiné un chœur à Olympie. Une telle consécration honore la déesse en la qualifiant de Narkaia pour avoir favorisé les victoires guerrières et la puissance de Narkaios. Mais de sanctuaire réel, croisé au cours de la visite, il n’est jamais question.

Ce petit dossier autour de la maternité d’Athéna est exemplatif, non seulement des difficultés de comprendre la logique « polythéiste » pour nous qui sommes étrangers au système en question, mais aussi de la richesse du champ sémantique que recouvre le terme grec de mètèr en contexte divin. Dans l’application stricte des fonctionnalités divines au sein du panthéon « panhellénique » et au vu de la mention explicite du plaisir sexuel, on s’attendrait à trouver une Aphrodite dans la prière des Éléennes, en tant que déesse qui favorise la pulsion érotique. À défaut d’une Aphrodite, on se contenterait bien d’une Artémis, censée protéger les parturientes et leurs bébés. Mais non : c’est Athéna que supplient les femmes en mal d’homme et d’enfant. Comment comprendre cette étrangeté ? Pour cela, le détour par Athènes s’impose puisque Nicole Loraux nous a naguère montré que là vivaient Les enfants d’Athéna…. Or, à Athènes, la « maternité » d’Athéna est un motif travaillé par les mythes fondateurs. L’histoire est connue. Poursuivie par les assiduités d’Héphaïstos, la déesse esquive une éjaculation qui produit son fruit dans la terre sous les espèces du petit Érichthonios. Athéna prend alors le bébé en charge et le dissimule dans une corbeille laissée à la garde des filles du roi, les Kékropides. Curieuses, elles soulèvent le couvercle. Le spectacle interdit les frappe de folie et elles se suicident du haut de l’Acropole.

La terre est donc la mère « biologique » de l’enfant, mais Athéna s’affirme comme la mère de tous les Athéniens : « Souveraine (potnia), ce sol est à toi, et cette cité : tu es sa mère (matèr) et sa maîtresse (despoina) et sa gardienne (phulax) », disent les vieillards de Marathon mis en scène par Euripide. Cette maternité symbolique est réaffirmée chaque année dans le rite. Deux petites filles reçoivent de la prêtresse d’Athéna un colis mystérieux dont même la prêtresse ignore le contenu. Elles empruntent un escalier raide et souterrain au cœur même de la citadelle pour émerger non loin du sanctuaire de l’Aphrodite des Jardins au flanc nord de l’acropole. Elles laissent là ce qu’elles ont apporté et repartent avec un autre colis enveloppé. On ignore le déroulement exact de la cérémonie, mais les petites arrhéphores – tel est leur nom – quittent alors le service de la déesse qui siège sur l’acropole et sont remplacées par d’autres. Que ces fillettes rejouent le drame des Kékropides a été reconnu depuis longtemps. Que le colis fasse d’une manière ou d’une autre référence au petit Érichthonios est une hypothèse de poids. Comme l’écrivait J. Rudhardt, l’action des arrhéphores « assure constamment la naissance de nouveaux Athéniens ». Athéna patronne ainsi la survie de la communauté, qu’elle protège comme une mère, et le rituel contribue à assurer, sans solution de continuité, la pérennité de la cité, avec la collaboration – indéterminée – de l’Aphrodite des Jardins.

Munis de ces arguments, revenons à Élis. La tradition y est bien moins riche et Pausanias est notre seul informateur. Néanmoins, les analogies entre les deux traditions sont frappantes : l’Athéna d’Élis est acropolitaine | celle d’Athènes l’est aussi ; l’Athéna Narkaios est liée à la puissance guerrière d’un souverain | l’Athéna d’Athènes est liée aux rois du lieu ; l’Athéna Mètèr intervient dans un contexte guerrier et de crise qui menace la survie même de la communauté | l’Athéna « nourrice » d’Érichthonios assure elle aussi la pérennité de sa cité ; la puissance génératrice liée au fleuve « délicieux » est associée à la pulsion sexuelle et au plaisir érotique | l’Aphrodite des Jardins est associée au rituel des arrhéphories athéniennes. Ajoutons que, dans le texte de Pausanias, c’est Phidias a réalisé pour l’Athéna d’Élis une statue chryséléphantine (or et ivoire), entrant donc en résonance avec le chef-d’œuvre que le sculpteur athénien avait donné à sa cité sous la forme de l’Athéna Parthénos !

Le raisonnement par analogie n’est pas dépourvu de danger. Toutefois, le faisceau de convergences ainsi dégagé est suffisamment fourni pour espérer éviter la surinterprétation. L’Athéna Mètèr et l’Athéna Narkaia des récits étiologiques recueillis à Élis par Pausanias sont des variations mythiques sur le thème de « l’Athéna qui protège sa cité », à l’instar de l’Athéna acropolitaine dont les enfants sont Athéniens. Il ne faut sans doute pas chercher la trace de ces sanctuaires ailleurs que sur l’acropole d’Élis, là où s’élevait la statue de Phidias. Mais, comme souvent, le détail du travail de réélaboration de ces traditions éléennes nous échappe.

L’Athéna Mètèr relève donc d’une maternité métaphorique, répondant à une logique polythéiste complexe, dont les cultes de Déméter nous ont eux aussi montré la richesse.



Restent les fantasmes annoncés par le titre. En bref. Toutes les déesses que l’on vient d’évoquer dans leur puissance maternelle et de décliner selon les lieux symboliques qui les voient apparaître (théogonie et hymne poétique, étiologies locales, rituels civiques) ont été, à un moment ou à un autre, identifiées comme autant d’avatars d’une puissance maternelle primordiale. Même Athéna, dont on a montré le rapport complexe à la maternité, n’a pas échappé à la règle. Des réactions constructives ont vu le jour, montrant combien cette fascination des origines et le fantasme quasi psychanalytique d’une « Déesse-Terre-Mère » étaient redevables d’une lecture historiquement déterminée des sources héritée du xixe siècle. Certains courants féministes ont à leur tour sacrifié, en l’infléchissant, au mythe d’un « monothéisme féminin ancestral ». Ce sont évidemment des cas extrêmes de surinterprétation des données. Il n’en reste pas moins qu’une forme de paresse langagière et de négligence conceptuelle contribue régulièrement à voir resurgir les notions floues de « Déesse-mère » ou de « Terre-mère » en contexte grec. Les quelques exemples envisagés dans le cadre de cette brève contribution montrent combien de telles étiquettes, sans être totalement inadéquates, doivent être nuancées en fonction des contextes où se voit énoncée une qualité de « mère » pour toutes ces déesses. De telles catégories, qu’on le veuille ou non, sont chargées du poids de toute une tradition historiographique. Elles figent artificiellement des profils divins auxquels la souplesse des panthéons locaux confère en réalité un grand dynamisme. Elles tendent à l’unification inappropriée d’une expérience religieuse qui est plurielle et complexe.

http://clio.revues.org/index1452.html
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Dim 29 Mai 2011, 00:44

Hathor est une entité complexe groupant des aspects et des fonctions répartis par ailleurs entre plusieurs déesses :

Bat : déesse primordiale du Delta du Nil vénérée dès la période archaïque. Elle est représentée avec un visage féminin surmontée d’oreilles et de cornes de vaches stylisées. Elle fut assimilée par Hathor.

Hésat : divinité de Haute Egypte considérée comme la nourrice du soleil. Mère des taureaux sacrés Mnévis et Apis, est présentée parfois soit comme une forme d’Hathor ou d’Isis soit comme la mère d’Anubis.

Imentet (ou Amentet) : forme d'Hahtor vénérée comme déesse de l'Occident dont le rôle est d'assurer la renaissance des morts.

Iousâas : Autre manifestation de la « main de dieu » (Hathor) ayant déclenché l’acte créateur.

Mehetouret - (Mehytouret signifiant à l'origine le "grand flot" puis à l'époque tardive "grande nageuse", Methyer en grec) : déesse maternelle, elle personnifie l’eau primordiale donnant naissance au dieu Solaire et est représentée avec une tête de vache portant le disque solaire entre ses cornes. (Elle représente la part positive du Noun à l'origine du monde).

Nebet-Hetepet : «Maîtresse de l’apaisement » (ou du contentement), elle est une émanation d’Hathor dès la Création comme « main de dieu ».

Neith : (Déesse en étroite ralation avec les eaux qui se manifeste la "Première fois" en tant qu'Ihet vache flottant sur l'océan initial). Patronne de Saïs dans le Delta, elle a été longtemps et partout vénérée dans toute l’Egypte Elle est une déesse également aux nombreuses facettes qui au tout début de l’histoire égyptienne a du être, selon toute probabilité, la patronne des archers et des chasseurs et appelée « la terrifiante » car elle est figurée armée de flèches et bouclier. Puis, une fonction maternelle lui fut attribuée et au Nouvel Empire on la considère comme la mère de Sobek, dieu crocodile identifié à Rê et surgi de l’océan primordial. Elle a été également déesse funéraire et à l’époque ptolémaïque, assimilée à la vache primordiale Mehetouret. Chez les Grecs, elle fut honorée sous le nom d’Athéna.

Nekbet : déesse du sud représentée sous l’aspect d’un vautour blanc. Elle assure la protection des rois. Les reines l’adoptent comme coiffure. Elle fut comparée à Hathor par ses aspects de protectrice des oueds désertiques et comme protectrice des naissances.

Nout : déesse du ciel, fille de Shou et Tefnout, épouse de Gheb, figurée en femme arquée au dessus de la Terre. Peut prendre la forme d’une vache. Hathor peut être mise en parallèle avec elle présentée comme vache céleste.

Ouadjyt : "celle à couleur de paypyrus" c'est-à-dire la "verte". Déesse tutélairede Bouto représenté en tant qu' "oeil de Ré" en lionne mais aussi en cobra à tête dressée.

Pakhet : "la déchireuse" Déesse lionne dont le temple est situé près de Béni-Hassan.

Qadesh : d’origine syrienne, elle figure la sexualité féminine agissante et assimilée à ce titre à Hathor. Elle est également protectrice des animaux venimeux et guérisseuse de leurs piqûres.

SekHathor : déesse adorée en Basse Egypte en tant que vache nourricière. A l’époque pharaonique, elle est associée à Hathor et Isis comme compagne du dieu Horus et du taureau Apis.

Sekhmet : la puissante. Divinité guerrière et fille de Râ, elle est l’incarnation de la force destructrice de l’astre et de la sexualité féminine indomptée.et est souvent représentée auprès de Pharaon lors des combats. Tout comme Hathor, elle est agent de vengeance divine comme Œil de Râ.. Elle peut apporter la peste. Cependant les invocations par des rites ou des amulettes en font une déesse guérisseuse. De fait, elle est la patronne des médecins. Sekhmet était redoutée durant les cinq derniers jours de l’année – les jours épagomènes – car la stagnation des eaux dans les canaux favorisaient les épidémies.

Shésemtèt : déesse qui revêt une des quatre faces redoutables d’Hathor. Elle veillait aux frontières de l’Est associée au dieu Sopdou et la déesse Khensit.

Taouret (Ta-ouret en égyptien) : "la grande". Déesse bienveillante de la fécondité des femmes et protectrice des accouchement. Elle évoque également le retour de l'inondation.

Tefnout : fille d’Atoum , sœur et épouse de Shou, elle peut prendre la forme de lionne avec le nom de Sekhmet. Elle est l’incarnation de la force violente d’Hathor en tant que Tefnout-Hathor .

http://adeyme.pagesperso-orange.fr/hathor/p_deesses_assimilees.html
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Dim 29 Mai 2011, 15:56

Sekhmet

Déesse dangereuse

Le panthéon égyptien comporte plusieurs divinités féminines pouvant révéler un aspect dévastateur et dangereux. Appelées « déesses dangereuses », elles s’incarnent le plus souvent dans la forme léonine de Sekhmet. La déesse Sekhmet, incarnation de la force et du déchaînement, protège Rê et le Roi de leurs ennemis. Pouvant être considérée comme la forme « agressive » de la déesse chatte Bastet ou encore de la déesse vache Hathor, Sekhmet est représentée sous la forme d’une lionne ou du cobra royal (l’uraeus) qui se dresse sur le front de Pharaon.

Origines

Il faut probablement situer l’origine de la déesse Sekhmet et du culte qui lui est rendu à Létopolis, où elle est associée à une seconde déesse lionne (Menhit), et à son époux Mahès. Mais avant le Nouvel Empire, il est difficile de cerner la généalogie de la déesse : sous sa forme de Bastet, elle aurait mis au monde son fils Mahès. De fait au Nouvel Empire, le clergé a résolu la situation quelque peu confuse de la déesse à la fois épouse et mère, et l’a promu épouse de Ptah et mère de Néfertoum.

Fille du dieu solaire Rê, elle forme avec Ptah, le dieu forgeron et créateur, et Nefertoum le lotus (ou nénuphar) la triade divine de Memphis, le lieu principal où lui est rendu son culte. Elle est également adoré à Kôm el’Hisn et Abydos, notamment dans le temple de Séthy Ier.

Son nom signifie littéralement «la puissante » et les Grecs la nomment Sakhmis.

L’œil de Rê

L’autorité du dieu solaire s’était amoindrie. Une rébellion avait éclaté sur terre parmi les dieux qui voulait prendre le trône du tout puissant dieu Rê, et parmi les hommes contre la toute puissance des dieux. Rê décide d’anéantir cette rébellion et, sur les conseils d’autres divinités (l’ogdoade qui lui est associée — Heh, Hehet, Kekou, Kekout, Noun, Nounet, Amon et Amonet — ainsi que Chou, Tefnout, Geb et Nout), envoie sur terre « l’œil divin », la déesse Hathor, sous la forme dévastatrice et féroce de Sekhmet. La fureur de Sekhmet se déchaîne sur les hommes avec violence, et rien ne semble pouvoir l’arrêter.

En tant qu’œil flamboyant divin, Sekhmet peut porter le nom de neseret, « la flamme ».

En repentir et pour apaiser « la puissante », Rê prépare une boisson composée d’herbes, de jus de grenade (à la couleur rouge) et de bière. Sekhmet trompée par la couleur du breuvage confond la boisson avec le sang des hommes, s’enivre et s’apaise. Le sort des hommes est sauvé.

Exprimée dans les textes, la relation entre l’œil de Rê et Sekhmet est formelle :

« [...] Daigne Horus être apaisé grâce à son œil qui lui appartient, qui lui a été attribué. Ce sont leurs vases d’offrande (?) les dieux, (ainsi que) Sekhmet, Bastet Chesemtet et Ourethékaou. Ancien est l’œil d’Horus, grand est l’œil d’Horus, divin est l’œil d’Horus, celui-qui-rend-divin est l’œil d’Horus devant les dieux, lui étincelant, l’apaisé, le puissant ! [...] »

Le mythe de « la déesse lointaine » se rapporte à cet épisode. Car en effet, devant cette fureur dévastatrice, pourquoi Sekhmet serait-elle revenue vers Rê et se serait apaisée ? Grâce à l’intervention de l’ingénieux dieu scribe Thot et du chasseur Onouris, « la lointaine » fut ramenée à Rê, et fut ainsi assimilée au souffle bénéfique qui provoque le retour perpétuel des crues du Nil. Et c’est ainsi en remerciement que le premier mois de l’année des hommes fut baptisé du nom de Thot.

Le même mythe évoque le fait que le Nil chargé de limon (et donc de couleur rougeâtre) revenait chaque année comme le sang des hommes que la déesse lionne avait massacré avant son retour auprès de Rê.

La déesse Tefnout, déesse de la chaleur et de l’ordre cosmique, fille de Rê, s’incarne également en Sekhmet. La déesse Mehit est un dédoublement de Tefnout, compagne d’Onouris, également déesse à tête de lionne et adorée à Thi.

La déesse léonine peut déchaîner toute sa violence sur les humains en faisant appel à ses sicaires, les « massacreurs », porteurs de maladies et de miasmes.

Apaiser et s’accorder les faveurs de Sekmhet

Les bas-reliefs des temples comportent souvent une scène en apparence anodine aux premiers abords, et pourtant d’une grande importance : il s’agit de l’offrande des sistres et du rite d’apaiser Sekhmet2. Pharaon devant les divinités féminines fait l’offrande de sistres (lire Musique et musiciens dans l’Égypte ancienne), d’offrandes, et d’objets de parure et de toilette (miroir, collier-menat).

Cette action vise soit à apaiser la déesse Hathor, sous sa forme dangereuse de Sekhmet, soit à la garder apaisée sous sa forme bovine. La déesse ainsi apaisée peut alors se réjouir (sfn, shr...) de la musique produite par l’instrument de musique. Dorothée Elwart3 précise que pour les textes faisant allusion à la colère de la divinité (nšn, knd, sḫr...), la colère de la déesse « est très souvent invoquée dans le seul but d’être repoussée (sb, sš, rwj...) ».

Dans le rite d’Apaiser Sekhmet, on comprend aisément la notion de métamorphose des dieux sous d’autres formes ; Hathor et Sekhmet sont intimement liées, et ne forme en définitive qu’une seule déesse incarnée sous plusieurs formes.

Tout comme les sistres, l’offrande des miroirs et colliers-menat se rapporte à l’idée d’apaiser la déesse.

D’une part les miroirs, formés le plus souvent d’un manche en forme de tige de papyrus, surmonté d’une tête d’Hathor où vient se poser le disque de cuivre poli réfléchissant, sont directement rattachés au culte d’Hathor et Sekhmet. Le miroir ainsi présenté par le roi à la divinité est détourné de sa fonction première d’objet de toilette pour devenir une offrande du rite d’apaisement. Offerts par deux, les miroirs sont présentés aux déesses au premier rang desquelles se trouve Hathor. Les deux miroirs peuvent figurer les deux yeux-oudjat, et symboliser le soleil et la lune.



Suite : http://www.egypte-antique.fr/index.php?section=1&article=32
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Dim 29 Mai 2011, 18:44

Hathor / Miroirs

Citation :
http://alaintruong.canalblog.com/tag/Hathor-%C3%82nat

Les miroirs ("Ce qui vit de voir le visage" en égyptien, en jouant sur le terme Ânkh) apparaissent dans des contextes cultuels, domestiques et funéraires. Reflétant la vie, ils redonnent la vitalité à son utilisateur, avec de nombreuses connotations de renaissance et de fertilité.

Confectionnés d'abord en cuivre, puis à partir du Moyen Empire en bronze, argent et/ou or, ils sont dits être façonnés des mains de Ptah, Sokar ou Tatenen. Souvent représentés sur des stèles ou des sarcophages, ils apparaissent comme des objets de toilette de la vie quotidienne. Très vite ils prennent une forte connotation funéraire et religieuse. Leur forme, celle du disque solaire avalé le soir par la déesse du ciel Nout, souvent identifiée à Hathor, puis recraché le matin, en fait un symbole d'éternité. Déposés auprès des sarcophages, ils contribuaient ainsi à la renaissance du défunt. Dans les contextes cultuels, ils sont associés à la déesse Hathor. Tout comme Nout, elle est une déesse-mère, promesse de résurrection. Dans les Textes des Sarcophages, les femmes souhaitent apparaître comme Hathor.

L'offrande des miroirs à Hathor lors des célébrations de culte, surtout représentée sur les reliefs des temples ptolémaïques, est un acte important pour l'équilibre de l'univers. Le roi apaise la déesse en lui présentant les miroirs, dans lesquels il l'invite à regarder "son visage parfait dans le disque". Le modèle présenté reproduit très certainement la déesse concernée, en rapport avec l'offrande. Le métal utilisé, l'argent, est lié directement à Hathor. En effet, celle-ci associée à l'or du disque solaire (elle est "l'Or des dieux"), trouve un parallèle nocturne avec le disque lunaire d'argent (elle devient "l'argent des déesses"). On peut ainsi imaginer, tout comme les miroirs à têtes hathoriques en or et argent du Moyen Empire, que celui-ci était accompagné d'un autre, similaire, en or.

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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Dim 29 Mai 2011, 19:52

Hathor / OR

Hymne à Hathor

Qu'elle est belle! La dorée est fleurie!
La dorée est fleurie, brillante, toute en fleur!
Pour toi le ciel et les étoiles frappent le tambourin,
le soleil et la lune te louent, les dieux te glorifient,
les déesses entonnent des hymnes.
Qu'elle est belle! La dorée est fleurie!
La dorée est fleurie, brillante, toute en fleur!
Pour toi chante toute la terre pour toi danse tout ce qui vit.
Le Double-Pays et les nations te glorifient dans le ciel jusqu'à l'horizon.
Qu'elle est belle! La dorée est fleurie!
La dorée est fleurie, brillante, toute en fleur!
Aton dans sa course, la mer entière pour toi frappent le tambourin.
Les Grecs célèbrent tes louanges, les étrangers sont pour toi remplis de joie.
Qu'elle est belle! La dorée est fleurie!
La dorée est fleurie, brillante, toute en fleur!
Les hommes et les femmes pour toi frappent le tambourin.
Les dieux puissants dansent pour toi, toute l'Égypte te glorifie,
les deux déesses font tes louanges.

Texte tiré de http://2terres.hautesavoie.net/hegypte/texte/hathor.htm

La déesse Hathor possède plusieurs épithètes, dont:

- Or des dieux
- Celle qui vivifie tout le double pays
- La dorée
- Mère des mères
- Dame de vie
- L'or
- Déesse aux manifestations innombrables
- Argent des déesses
- Dame du sycomore du sud
- Souveraine de la nécropole de l'Occident
- Dame de Byblos
- Maîtresse de la turquoise
- Dame des écrits souveraine des bibliothèques
- Déesse aux noms multiples
- Maîtresse du ciel
- Dame de la musique maîtresse du jeu de harpe
- Maîtresse de la danse
- Souveraine de tous les dieux
- Maîtresse du palais
- Dame de l'oliban
- Maîtresse de la galène

etc...

Citation :
(...) La Demeure du Sistre est le sanctuaire d'Hathor Quadrifrons. Cette déesse aux quatre visages y habite sous la forme d'un sistre placé dans la niche de la paroi sud. Les textes et les offrandes décrivent la déesse comme un démiurge, la mère du dieu solaire lui-même. Elle est "deux tiers homme un tiers femme" rappelant ainsi l'état d'indifférenciation précédant la création. Son épithète principale "l'Or" indique que tous les dieux sont faits de la matière hathorique.

http://www.egyptologica.be/section_egyptologie_egyptologica/article_egyptologie.php?ID=31
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AMBRE

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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Lun 30 Mai 2011, 07:28


merci Douceur,


Citation :
Citation:
(...) La Demeure du Sistre est le sanctuaire d'Hathor Quadrifrons. Cette déesse aux quatre visages y habite sous la forme d'un sistre placé dans la niche de la paroi sud. Les textes et les offrandes décrivent la déesse comme un démiurge, la mère du dieu solaire lui-même. Elle est "deux tiers homme un tiers femme" rappelant ainsi l'état d'indifférenciation précédant la création. Son épithète principale "l'Or" indique que tous les dieux sont faits de la matière hathorique.

très interpellant!




« Deir el-Bahri 1906 – Le sanctuaire de Hathor déblayé, vu le matin » (cliché Marguerite Naville, © Musée d’art et d’histoire,
Genève)
source
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http://le-catharose.blogspot.be/
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Mer 01 Juin 2011, 14:49

Hathor modèle par excellence du Principe Féminin : Sexualité Sacrée / Reproductrice de l’humanité / Concept de Fertilité-Fécondité / Compas-disque solaire / Vache-Femme / maîtresse des points cardinaux

MIN modèle par excellence du Principe Masculin : Sexualité Sacrée / Reproducteur de l’humanité / Concept de Fertilité-Fécondité / Équerre-bras levé à l’équerre / Taureau-Homme « taureau qui couvre les femelles » / associé á l’Est.

La Fusion d' Hathor et de Min : un disque solaire (immanence) + deux hautes plumes (transcendance) = le Trois en Un.






Min (dieu)

Dans la mythologie égyptienne, Min est un dieu ithyphallique du neuvième nome de Haute-Égypte qui portait le nom de Minou (le foudre de Min).

Divinité de la fertilité et de la reproduction. Il est « le taureau de sa mère », la déesse ciel qu'il féconde chaque soir pour donner naissance au soleil. D'autre traditions font de lui le protecteur des pistes du désert arabique, ou le géniteur qui fertilise la terre pour permettre la moisson.

Il est représenté sous les traits d'un homme momiforme debout le phallus en érection, coiffé de deux hautes plumes et tenant un fléau dans sa main droite levée.

Il finit par être absorbé par Amon pour devenir Amon-Min, puis par Horus devenant Min-Horus capable de faire taire Seth.

Dieu tutélaire de la ville de Coptos, on trouve également des centres de son culte dans les villes de Akhmîm, de Qift et de Louxor.

Min est sans doute une des divinités les plus anciennes de l'Égypte. Figuré à l'époque prédynastique sous l'aspect d'un fétiche, il est représenté dès la Ire dynastie sous forme humaine, le bras droit tenant le flagellum levé dans son dos, la peau couleur noire rappelant la couleur du limon, le phallus en érection, symbole de fertilité et procréation, une laitue romaine au pouvoir aphrodisiaque souvent à ses côtés. Sa tête est coiffée d'un ruban enserrant deux hautes plumes. Son corps est gainé dans un linceul, ce qui lui donne la forme d'une momie.

Au Nouvel Empire, lors des couronnements ou des jubilés le pharaon cherchait auprès de Min à récupérer ses pouvoirs de force et de fertilité. Lors des grandes fêtes de Min au moment des moissons, il coupait la première gerbe qu'il offrait au dieu.

Par syncrétisme, il fut identifié à Amon sous Amon-Min, permettant à Amon de récupérer les pouvoirs de fertilité.

Les représentations du dieu Min sont nombreuses en Égypte et couvrent toute l'histoire pharaonique, faisant de lui l'un des dieux principaux du panthéon égyptien.

Ses lieux de culte sont Coptos, car on attribuait à Min le pouvoir de protéger les routes caravanières qui traversaient le désert oriental en direction de la mer Rouge, et Akhmîm, en Haute-Égypte.



MIN avec bras levé à l'équerre

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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Mer 01 Juin 2011, 15:40

Citation :
Ithyphallique est un adjectif qui désigne celui qui a un phallus (pénis) en érection. Ce terme s'applique surtout en ce qui concerne des représentations, le plus souvent de façon symbolique.

Exemples :
 Dans la mythologie égyptienne, le dieu Min est représenté ithyphallique, en tant que dispensateur du pouvoir sexuel. C'est là un signe de fertilité et de fécondité.
 Dans la mythologie grecque, c'est Priape qui est représenté de cette façon.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ithyphallique
MIN - Iahès - ou encore le dieu PAN (la flûte de pan)

Citation :
Iahès est une entité de la mythologie égyptienne mal connue dont le nom est parfois écrit Rahès, assimilée à Horus-Min, dans le chapitre 17 du livre des morts.

Le pharaon s'identifie à ce dieu dans les textes des pyramides en tant que souverain du sud.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Iah%C3%A8s

Pan (mythologie)

Personnage de la mythologie grecque, Pan (en grec ancien Πάν / Pán, « tout ») est le dieu de la totalité, de la Nature tout entière. Il est souvent identifié à Phanès ou Protogonos. Au cœur de la tradition orphique, il en est le dieu unique.

(...) Mythe

Pan est le protecteur des bergers et des troupeaux. Il est généralement figuré avec des pieds de bouc et des cornes. Souvent confondu avec les satyres (hommes à demi caprins, oreilles, queue et pieds de chèvre), Pan est représenté de manière moins humaine, caractérisé par sa laideur et sa sauvagerie. En plus de la nature, Pan est associé à la fécondité.

(...) Iconographie

Né dans les bois de l'Arcadie, la région la plus isolée du Péloponnèse, Pan est vénéré par la population locale, attribuant à Pan des éléments pastoraux. À l'origine, il ressemble à un bouc redressé sur ses pattes arrières ; puis, au fil du temps, son humanité apparaît, et au final il ne conserve que deux cornes cachées dans sa chevelure. Les satyres partagent avec Pan des attributs communs, et suivront eux aussi une certaine humanisation : ils sont identifiables par leur barbe et leurs cheveux hirsutes, des oreilles pointues d'équidés, une longue queue chevaline et leur sexe est généralement en érection — attributs que le temps humanisera, notamment avec les textes de Praxitèle. Les satyres apparaissent comme de jeunes rustres, exprimant la brutalité érotique de la jeunesse

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pan_(mythologie)






Le dieu PAN de la mythologie grecque et romaine est également associé à BAPHOMET :



Satyres : http://darkdreams.centerblog.net/3428-les-satyres

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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Jeu 04 Aoû 2011, 00:25

Athéna, déesse de la Sagesse

Les origines d'Athéna

Athéna est née au bord du lac Tritonis, lac du dieu Triton.

Autrefois, un grand lac salé occupait une grande partie de ce que l'on appelle aujourd'hui la Tunisie. Ilse jetait dans la Mediterranée au niveau du Golfe de Gabès. De ce lac légendaire, que les Grecs nommaient lac Tritonis en l'honneur du dieu Triton qui le gouvernait, il ne reste qu'une vaste étendue de sel au milieu du sable, le Chott-el-Jerid, dans la région de Gafsa et de Tozeur.

La côte nord-ouest de l'Afrique se nommait la Lybie et il semble qu'une importante communauté lybienne se soit installée en Grèce dans un lointain passé.

Triton était un dieu marin, tels Pontos, Nérée, Thaumas et Phorcys, dont beaucoup font partie de la descendance "monstrueuse" de Gaïa et sont liés aux époques "barbares", avant la prise de pouvoir par Zeus, ce qui signifie que ces divinités sont très anciennes. Triton, lui, passe pour être un enfant de Poséidon, frère de Zeus, et d'Amphitrite, comme le dit Hésiode. Pourtant, il paraît certain que ces divinités marines furent, à l'origine, les divinités tutélaires des diverses tribus qui vivaient autour ou au coeur - les îles - de la Mediterranée.

Les légendes les plus courantes font d'Athéna la fille de Zeus. Cependant, cette interprétation, comme on le verra, est tardive et pose des problèmes de chronologie. Mais elle est bien commode, car elle établit un lien puissant de vassalité entre la digne et sage déesse et son "supérieur" Zeus, souvent bien moins sage et bien moins digne.

D'autres légendes font d'Athéna la fille d'un certain Pallas, un géant ailé au corps de bouc, qu'elle massacra alors qu'il tentait d'abuser d'elle. Elle lui arracha la peau, s'en fit une égide et accola son nom au sien, devenant Pallas Athéna.

Mais, selon d'autres légendes, Pallas était la fille de Triton (ce qui serait appuyé par l'épithète de "Tritogénie" dont on qualifie Athéna), et certains font de Pallas et d'Athéna une seule et même déesse, mais d'autres font de Pallas la compagne de jeux d'Athéna que celle-ci tua accidentellement. On attribue à Triton une autre fille, Tritéia, qui fut une prêtresse d'Athéna.

Des légendes peu claires relient également Athéna à la Phtiotide, région de la Grèce antique située au fond de l'actuel golfe de Lamia et qui était la région de Phthie, dont Pélée deviendra le roi. Ces légendes font d'Athéna la fille du roi Itonos, et elle tua sa soeur Iodama en lui montrant la tête de la Gorgone. Mais, selon d'autres légendes, Athéna n'était pas la fille d'Itonos et Iodama était une prêtresse d'Athéna (et fille d'Itonos).

Pour reprendre les réflexions de Robert Graves, il semblerait donc que ces légendes anciennes témoignent d'une passation de pouvoir (a priori pacifique) du "père" Tritonis vers sa "fille" Athéna (ou Neith...), et que l'on soit passé, à une époque reculée, du patriarcat au matriarcat. Des traditions encore vivaces en Afrique du Nord le confirmeraient.

L'Athéna olympienne

Athéna, ou Neith, étant déesse tutélaire du grand peuple lybien dont une importante communauté s'établit en Grèce, il fut difficile aux prêtres de Zeus de minimiser, comme ils le firent pour de nombreuses divinités, l'importance d'Athéna. Ainsi, elle devint la fille aînée et préférée de Zeus, qui alla même, comme le dit la légende, jusqu'à l'enfanter.

Avant d'épouser sa soeur Héra, Zeus eut plusieurs épouses et de nombreuses concubines. La première de ces épouses fut Métis, nom qui signifie Prudence, une titanide, fille du Ciel et de la Terre. Ce nom à forte teneur philosophique, qui préfigure la sagesse de la future Athéna, nous fait soupçonner une divinité "de circonstance", d'invention tardive.

Zeus s'unit à Métis, qui fut enceinte d'Athéna. Mais, selon l'oracle de Gaïa, la terre-mère, Métis devait enfanter une fille et son second enfant serait un garçon qui deviendrait plus grand que son père. Zeus, jaloux de sa puissance, avala son épouse et, lorsque le moment d'enfanter fut venu, il fut pris d'un furieux mal de tête et demanda à Héphaïstos (selon d'autres auteurs, il s'agissait de Prométhée) de lui fendre le crâne d'un coup de marteau. Alors, Athéna surgit du crâne de Zeus, armée et casquée, en poussant un cri terrible. Il semble que la mythologie soit en conflit avec sa propres chronologie : Héphaïstos était le fils de Zeus et de Héra, qui s'unirent bien après la naissance d'Athéna, ou même d'Héra seule, sans l'aide d'aucun mâle, qui l'aurait enfanté par dépit après la naissance d'Athéna.

Athéna, qui combattit avec Zeus et le conseilla au moment de la guerre contre les Titans, fut surnommée "Promachos", "celle qui combat en première ligne". Elle fait partie des 12 dieux olympiens. Dans l'Odyssée, pour appuyer l'importance de leurs dires, il est fréquent que les héros de l'histoire s'exclament : "Zeus père, Athéna, Apollon !"

Athéna, qui est sans doute très belle comme toutes les déesses, bien qu'un peu sévère, n'est pas, contrairement à Aphrodite, susceptible sur le plan de la beauté. Pourtant, elle participa au "concours de la pomme" : lors des noces de Pélée et de Thétis, la déesse de la discorde Éris fit rouler une pomme d'or, où étaient gravés les mots "à la plus belle", aux pieds d'Héra, d'Athéna et d'Aphrodite qui devisaient ensemble. Elles choisirents Pâris, le prince troyen, comme juge, et celui-ci élit Aphrodite, qui lui promit en échange l'amour de la plus belle femme du monde, la belle Hélène, reine de Sparte. C'est l'objet de l'un des plus beaux ouvrages lyriques français, et peut-être le plus drôle, la Belle Hélène d'Offenbach.

Mais le rire sera de courte durée, car cet épisode sera la cause de la guerre de Troie : Pâris enlèvera Hélène et les Grecs partiront en guerre contre Troie pour la récupérer. Héra, et surtout Athéna, se prirent de haine pour Pâris et pour toute la cité de Troie et, lors de la guerre qui suivit, les deux déesses intervinrent constamment dans le cours des évènement, Héra depuis l'Olympe en tentant d'influencer Zeus et Athéna, sur le champ de bataille, au milieu des combats, pour ruiner les Troyens.

Pourtant, Athéna se retourna contre un Grec au cours du sac de Troie : Ajax, qui était à la fois vaillant et cruel, viola la princesse et devineresse Cassandre dans le temple même d'Athéna où elle s'était réfugiée. Elle submergea tous les vaisseaux d'Ajax lorsqu'il rentra chez lui et, empruntant sa foudre à Zeus, elle foudroya le héros sur le rocher où il se réfugia après avoir échappé au naufrage.

Plus tard, elle assistera en permanence Ulysse lors de son long périple qui le ramena de Troie à son île d'Ithaque.

Hésiode

Oui, revenons à ce bon vieil Hésiode, auteur de la Théogonie où est exposée de manière poétique la création de l'univers et la généalogie de tous les immortels. Il cite Athéna quatre fois :

- d'abord, en exergue, au tout début du poème, pour "attirer la bienveillance" des dieux sur son travail. Il appelle d'abord les muses, inspiratrices, auxquelles appartiennent toutes les créations de l'esprit, ensuite Zeus et son épouse Héra, et juste ensuite, Athéna aux yeux "glauques" (voir l'explication plus bas dans cette page), et avant Apollon et sa soeur "Artémis la chasseresse, Poséidon, frère de Zeus, qui entoure et ébrale la terre, la vénérable Thémis, Aphrodite à la noire paupière, Hébé à la couronne d'or, la belle Dioné, Eôs l'Aurore, le grand Hélios le Soleil... ",

- lorqu'il expose la généalogie des monstres nés d'Echidna et de Typhon ; c'est Athéna qui donna des conseils Héraclès pour vaincre l'Hydre de Lerne,

- lors de la création de Pandore par les dieux, elle pare la première femme d'une "blanche tunique", d'un "voile ingénieusement façonné, admirable à voir", de gracieuses guirlandes de fleurs fraîches et d'une couronne d'or forgée par Héphaïstos,

- enfin, il décrit la naissance d'Athéna, en tant que fille de Zeus et de la Titanide Métis.

http://www.kulturica.com/athena.htm
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Jeu 04 Aoû 2011, 00:37

La naissance d'Athéna

Selon les Pélasges, la déesse Athéna naquit près du lac Tritonis, en Libye, où elle fut trouvée et nourrie par les trois nymphes de Libye qui se vêtent de peau de chèvre. Jeune fille, elle tua par accident sa compagne de jeux Pallas, alors qu’elles combattaient amicalement avec la lance et le bouclier ; en signe de douleur, elle plaça le nom de Pallas avant le sien. Venant en Grèce par la Crète, elle vécut d’abord dans la ville d’Athènes près du fleuve béotien Triton.

Notes :


1. Platon identifiait Athéna, patronne d’Athènes, avec la déesse libyenne Neith, qui appartenait à une époque où la paternité n’était pas reconnue. Neith avait un temple à Saïs où Solon était bien traité uniquement parce qu’il était Athénien (Platon : Timée 5). Les prêtresses vierges de Neith s’affrontaient tous les ans dans des combats armés (Hérodote : IV. 180), apparemment pour la fonction de Grande-prêtresse. Le récit que fait Apollodore (III. 12.3) du combat entre Athéna et Pallas est une version patriarcale tardive. Il dit qu’Athéna, née de Zeus et élevée par le dieu-Fleuve Triton, tua accidentellement sa sœur de lait Pallas, fille du fleuve Triton, parce que Zeus interposa son égide au moment où Pallas était sur le point de frapper Athéna, détournant ainsi son attention. Quant à l’égide, c’était un sac magique en peau de chèvre qui contenait un serpent et était bien protégé par un masque de Gorgone. Il appartenait à Athéna bien avant que Zeus se proclamât son père. Des tabliers en peau de chèvre constituaient le costume habituel des jeunes filles libyennes et Pallas signifie simplement « jeune fille » ou « jeune homme ». Hérodote écrit (IV.189) : « Le vêtement et l’égide d’Athéna furent empruntés par les Grecs aux femmes libyennes qui sont habillées exactement comme elles, excepté que leurs robes en cuir ont des franges faites de lanières et non de serpents. » Les jeunes filles éthiopiennes portent encore ce costume, qui est parfois orné de cauris, symbole yonique. Hérodote ajoute ici que les cris de triomphe, ololu, ololu, poussés en l’honneur d’Athéna (Iliade VI.297-301), étaient d’origine libyenne. Tritone signifie « la troisième reine », c’est à dire l’aînée des membres de la triade – mère de la jeune fille qui combattit contre Pallas et de la nymphe qu’elle devint ensuite – exactement comme Coré-Perséphone était fille de Déméter. (Nous présenterons bien sûr, les déesses Perséphone et Déméter dans de prochaines études qui leur seront consacrées : le rôle de Déméter sur l’Olympe, l’enlèvement de Perséphone par Hadès…).



2. Parmi les personnages mythiques portant le nom de Pallas, se trouve le Titan qui épousa le fleuve Styx et, par elle, devint le père de Zelos (« zèle »), Cratos (« puissance », Bia (« Force ») et Nikè (« Victoire ») (Hésiode : Théogonie 376 et 383 ; Pausanias : VII.26.5 ; Apollodore : 2.2-4) ; il constituait peut-être une allégorie du dauphin pélopien consacré à la déesse-Lune. Homère appelle un autre Pallas « le père de la lune » (Hymne homérique à Hermès, 100). Un troisième Pallas fut le père des cinquante Pallantides, ennemis de Thésée, qui semblent avoir été en guerre contre les prêtresses d’Athéna. D’un quatrième Pallas, on avait fait le père d’Athéna.

(...)


1. J.E. Harrison considère avec raison que la légende d’Athéna née sous la tête de Zeus « est une ruse désespérée de la théologie pour se soustraire aux lois matriarcales ». C’est également un moyen de souligner que la sagesse est une prérogative masculine. Jusqu’alors, seule la déesse possédait la sagesse. Hésiode a réussi en fait à concilier trois conceptions tout à fait différentes dans sa légende :

§ Athéna, la déesse de la cité des Athéniens, était la fille, née par parthénogenèse, de l’immortelle Métis, Titanide du quatrième jour et de la planète Mercure qui présidait à la sagesse et à toutes les connaissances.

§ Zeus absorba Métis mais ne perdit pas pour autant la sagesse (i.e. les Achéens supprimèrent le culte des Titans et conférèrent toute la sagesse à leur dieu Zeus).

§ Athéna était la fille de Zeus (i.e. les Achéens insistèrent pour que les Athéniens reconnaissent la suprématie patriarcale de Zeus).

Il s’est inspiré de trois exemplaires analogues pour l’agencement de son mythe : Zeus poursuivant Némésis ; Cronos avalant ses enfants, garçons et filles ; la seconde naissance de Dionysos de la cuisse de Zeus ; et l’ouverture de la Terre-Mère par deux hommes armés de haches, apparemment pour délivrer Coré – comme on le voit par exemple sur une amphore à figures noires de la Bibliothèque Nationale de Paris. Athéna devient alors l’interprète docile de Zeus et supprime délibérément sa vie passée. Elle emploie des prêtres et non pas des prêtresses.
Pallas, qui signifie « jeune fille », est un nom qui ne convient guère à un géant ailé dont la tentative de viol sur la personne d’Athéna a été probablement inspirée par une représentation de son mariage rituel sous l’aspect d’Athéna Laphria, avec un roi-bouc après un combat avec son rival. Cette coutume libyenne de mariage avec un bouc se répandit en Europe septentrionale et faisait partie des fêtes de Mai. Les Akans, peuple de Libye écorchaient autrefois leur roi.

Athéna rejetant la paternité de Poséidon indique une modification du pouvoir suprême, survenue autrefois à Athènes.

Le mythe d’Itonos (« homme-saule ») signifie que les Itoniens proclamaient qu’ils adoraient Athéna bien avant les Athéniens, et son nom démontre qu’elle avait un culte du saule en Phtiotide – comme celui de sa réplique, la déesse Anatha de Jérusalem, jusqu’au moment où les prêtres de Iahvé prirent sa place et déclarèrent que le saule faiseur de pluie était l’arbre de Iahvé à la Fête des Tabernacles.

Il en coûtait la vie à un homme de retirer une égide – la peau de chèvre, tunique de chasteté, que portaient les jeunes filles libyennes – sans le consentement de celles qui la portaient ; d’où le masque protecteur de la Gorgone qui y était fixé et le serpent caché dans le sac de cuir. Mais comme on décrit l’égide d’Athéna comme un bouclier, se pourrait être un disque sacré, semblable à celui que contenait l’alphabet sacré de Palamède et qu’il prétend avoir inventé.

Iodama, qui signifie probablement « jeune génisse d’Io » devait être une ancienne statue de la déesse-Lune et la légende de sa transformation en pierre est un avertissement aux jeunes filles curieuses qui tenteraient de violer le secret des Mystères.

Ce serait une erreur de penser qu’Athéna était seulement ou surtout la déesse d’Athènes. De nombreuses acropoles anciennes lui étaient consacrées, notamment Argos (Pausanias : II. 24 .3), Sparte (Ibid. : 3. 17. 1), Troie (Iliade VI. 88), Smyrne (Strabon : IV .1 .4), Epidaure (Pausanias : II. 32 .5), Trézène (Pausanias : III. 23. 10) et Phénée (Pausanias : X. 38. 5.). Ce sont tous des lieux de peuplement préhellénique.

http://mythologiegrecque.over-blog.com/article-3925432.html
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Jeu 04 Aoû 2011, 13:53



Athéna et le jardin d'Eden

Traduit de l'américain par Michel Cabar
Le jardin des Livres, Paris


~ 3 ~
Athéna, l'Ève déifiée


~ Privé de la vue. Le poète Callimaque raconte dans Les bains de Pallas que le devin Tirésias, ayant par mégarde aperçu Athéna en train de se baigner, fut privé de la vue sans autre forme de procès. Traduction : Athéna ne saurait souffrir la honte de la nudité, elle n'est visible que vêtue et armée, autrement dit, victorieuse. Quant à nous, la vue d'Athéna nue, loin de nous cacher la réalité, va nous éclairer sur sa véritable identité et sur celle de Zeus, Héra, Héphaïstos et les autres dieux.
Alors c'est un champ intellectuel et spirituel de dimensions insoupçonnées qui nous ouvrira toutes ses grandes portes. Notre esprit, rendu plus vif et plus riche par le contact d'une vérité nouvelle, commencera à discerner un sens dans les dieux et les mythes des Grecs. Le Parthénon, le grand temple d'Athéna, nous apparaîtra comme le temple d'Ève, vénérée pour avoir accepté la sagesse du serpent. Qu'Athéna soit Ève nous surprendra peut-être tant de chercheurs, depuis si longtemps, soient restés aveugles à l'évidence.

~ La femme, l'arbre et le serpent. Transportons-nous à Athènes au temps de Socrate et de Platon, vers 410 av. JC, soit 22 ans après l'achèvement du Parthénon. Pour nous rendre au grand temple d'Athéna, il nous faut gravir l'Acropole, haut lieu de la cité, dont le tableau ci-contre offre une reconstitution vue de l'ouest.

À peine passés les Propylées ( l'entrée de l'Acropole ) à notre gauche, une énorme statue de bronze attire notre regard. Selon les dires des anciens, la pointe de la lance, brillant au soleil, se voyait de très loin sur la mer. À notre droite se découvre maintenant la façade Ouest du Parthénon. Mais l'entrée sacrée se trouve à l'Est et nous continuons donc, d'abord en passant sous les statues d'Athéna et de Poséidon du fronton Ouest, puis longeant la longue façade Nord ( 70 mètres ) où 32 métopes ( petits tableaux sculptés ) décrivent le pillage de Troie par les Grecs. Nous tournons à l'angle et nous voici devant l'entrée du temple de la grande déesse Athéna.

Nous sommes au cœur de l'été, et l'aurore commence à poindre. Comme l'ensemble de la structure, les 8 énormes colonnes de l'entrée sont sculptées dans le marbre le plus pur, extrait du mont Pentélikon à une quinzaine de kilomètres de là. Tandis que s'enfuient les ombres de la nuit, le Parthénon absorbe les rayons rouges du soleil qui se lève derrière nous. Nous montons les marches sacrées et arrivons sous le porche. Puis, passant entre les colonnes centrales, nous entrons par les portes de laiton grandes ouvertes. La demi-lumière du matin vire à l'orange. Écrasés par le spectacle, nous ne bougeons plus et regardons le soleil blondissant inonder le temple et illuminer la grande statue d'Athéna, qu'une bonne demi-longueur de terrain de football sépare de nous.

Elle mesure près de 12 mètres de haut.

Ses bras, ses pieds et sa face sont d'ivoire africain Son corps, taillé dans le bois d'un grand cyprès couleur d'ébène, est couvert de feuilles d'or. Elle porte sous son armure une longue tunique descendant jusqu'à ses pieds. Sur son plastron, la tête ivoirine de la gorgone Méduse nous fixe. Dans son bouclier, appuyé contre sa hanche, est lové un énorme serpent à l'aspect bienveillant. Sur son casque, un sphinx impénétrable est accroupi entre des griffons ailés. La déesse tient sur sa main droite Niké, la Victoire ailée, qui lui est exclusivement associée ( si l'on ne tient pas compte de Zeus ) et son bras gauche caresse une lance redoutable.

Dans ce monument inégalable de beauté et de perfection, la plus admirable œuvre architecturale de l'antiquité, Athéna sidère, effraie. De son regard émane une autorité calme et confiante sur le monde grec.


Nul édifice n'a été plus admiré que son temple par les historiens, les archéologues, les poètes et les rêveurs. Il est vraiment stupéfiant que tant de gens aient escaladé ces hauteurs sans remarquer une chose toute simple cachée sous cette statue envoûtante. Ôtez plaques d'or, gemmes, ivoire, panoplie de guerre, posture victorieuse. Sans Niké, sans l'armure et le clinquant, quelque chose de très élémentaire apparaît : une femme, un arbre et un serpent.

En termes judéo-chrétiens, nous sommes de retour en Eden au temps où Ève se laissa berner.
Pour les Grecs, toutefois, Ève n'avait pas été bernée. Bien au contraire, ils pensaient que le serpent l'avait illuminée, et, à travers elle, l'humanité toute entière. Le serpent, loin d'être un ennemi, avait été son meilleur ami.

Les Grecs voyaient dans le serpent, non le séducteur de la race humaine, mais son premier instructeur et civilisateur qui lui avait enseigné la différence entre le bien et le mal. Ils considéraient ce que les chrétiens et les juifs appellent le péché d'Adam et Ève comme une transition positive d'une sujétion inconsciente vers une liberté et un jugement conscients, et partant de là, comme une étape nécessaire vers le bien et une avancée de l'esprit humain. Ils considéraient le Créateur du monde comme un oppresseur, son rejet comme une vertu serpent, ils vénéraient le libérateur et l'illuminateur de l'humanité. Libération et illumination constituaient une victoire sur le Dieu qui avait réussi à écarter quelque temps Ève et Adam de l'arbre et de la connaissance du bien et du mal, laquelle était essentielle pour que l'humanité pût se connaître elle-même. Voilà ce que signifie la Niké qu'Athéna présente sur sa main droite, la main du pouvoir. Niké claironne la victoire qu'obtint le serpent quand Ève décida de goûter à l'arbre libérateur.

Les Grecs révéraient en Athéna l'Ève qui fit éclore la conscience humaine telle que nous la connaissons, avec notamment la connaissance du bien et du mal. Avec la conscience vint la civilisation, et tout naturellement le système religieux allait exalter l'être humain par qui tout avait commencé.

Athéna est-elle vraiment cette Ève en qui les Grecs immortalisèrent la force spirituelle de l'humanité ? Si oui, ses adorateurs nous en ont certainement laissé de multiples indices. C'est effectivement ce que nous allons constater.


Athéna par l'Ecole de Fontainbleau, mettant adroitement le spectateur
à la place du devin Tirésias. Et Copie romaine d'Athéna-Parthénos. ( Niké est absente ).



~ Le nom d'Athéna révèle sa véritable identité. Le nom même d'Athéna renvoie directement aux paroles adressées à Ève par le serpent dans le jardin d'Eden. Dans la Genèse 3:4, le serpent promet à Ève que si elle mange le fruit de la connaissance du bien et du mal, elle ne mourra pas. Dans les textes grecs les plus anciens, le nom de la déesse apparaît d'abord sous la forme A, Athana.
En grec, le préfixe  ( a ) est privatif ( cf. théiste-athée, gnostique-agnostique, etc. ) et le mot - ( thanatos ) désigne la mort. A-thanatos signifie donc « immortelle ». A-thana est l'immortelle, autrement dit la personnification de la promesse du serpent selon laquelle Ève ne mourrait pas et serait comme les dieux, connaissant le bien et le mal. Athana, par la suite appelée Athéna, est la réalisation de la promesse faite à Ève par le serpent.

~ Ève et Athéna. Le tableau d'Albert Dürer, sur la page suivante, représente l'événement crucial de l'Eden par une femme, un arbre et un serpent. Ève tient le fruit qu'elle vient de cueillir. La statue d'Athéna, dont le cœur est un arbre, est la transcription de cet événement par des yeux grecs.
Parce qu'elle a fait confiance au serpent amicalement lové près d'elle, Ève est devenue A-thana(tos), l'immortelle. Les Grecs célébraient dans son geste une grande victoire de l'humanité, et c'est pour défendre cette victoire qu'Athéna tient Niké dans sa main droite et qu'elle est armée de pied en cap.




~ La tête du serpent désigne la source de l'autorité d'Athéna :


L'égide d'Athéna est placée sur son épaule droite de façon à présenter de face la tête enserpentée de la gorgone. Le regard de la gorgone Méduse avait le pouvoir de changer les hommes en pierre. Amphore attique à figures rouges, env. -525.


Persée tranchant la tête de Méduse sous les yeux d'Hermès. Au terme d'une série d'aventures, Persée remit la tête de Méduse à Athéna, qui la posa sur son égide, signifiant ainsi que là était la source de son autorité. Vase attique à figures noires, env. -550.


~ La malédiction vaincue de la gorgone Méduse. D'après la légende, Persée réussit à trancher la tête de la gorgone sans la voir de face, évitant ainsi d'être changé en pierre. Il annula en effet le pouvoir de ses yeux en la regardant indirectement dans le reflet de son bouclier poli.

Pour vaincre aujourd'hui la malédiction de la gorgone, la même technique s'impose. Des milliers d'écrivains et de professeurs regardent Athéna en face, rencontrant le regard de la gorgone qui pétrifie leur esprit et paralyse leur raisonnement. Dans cet état de stupeur intellectuelle, ils deviennent incapables de reconnaître en Athéna l'Ève au serpent. Ce n'est qu'en regardant la statue d'Athéna indirectement, dans le reflet qu'en donne la Genèse, qu'on obtient le contour exact de son identité et qu'on saisit le rôle qu'elle joue dans la religion grecque.

~ Athéna, déesse de la sagesse du Serpent. Nous allons voir quelques représentations de serpents sur l'égide d'Athéna. Page précédente : des têtes de serpents se déployant sur l'égide d'Athéna. Sur la page suivante, de gauche à droite : l'énorme serpent qu'abrite le bouclier de la statue d'Athéna au Parthénon couronnée de serpents, en provenance d'un ancien temple d'Athéna sur l'Acropole Pergame d'Athéna, et en bas, Athéna et son beau-fils Erichthonios protégé par deux serpents ou plus probablement un serpent à deux têtes.



On lit dans les livres de mythologie qu'Athéna était la déesse de la sagesse. Pourtant, ces illustrations montrent qu'elle était aux yeux des sculpteurs et peintres grecs la déesse de la sagesse et du pouvoir du serpent.



~ 4 ~
Zeus, le Serpent transfiguré


~ Deux positions. J'ai dit plus haut que les Grecs vénéraient en Athéna l'Ève qui apporta la lumière du serpent. Ève est la fille symbolique du serpent qui, la cajolant subtilement, l'a enlevée à la famille de Yahvé et attirée dans la sienne. S'il est vrai qu'Athéna soit Ève et que le fronton Est décrive l'Eden du point de vue du serpent, alors Zeus, le père d'Athéna selon la mythologie grecque, doit être le serpent sous une autre forme. L'anthropologie, tout comme les Écritures, confirment cette idée.

L'anthropologue Jane Ellen Harrison, écrit John Wilson, « a compris, comme personne avant elle, qu'en dépit de leurs avancées intellectuelles les Grecs appartenaient, au fond, au monde de la religion primitive ». Le Grec superstitieux, selon elle, approchait de ses dieux comme du trou d'un serpent, car le serpent avait été pour ses ancêtres, et restait pour ses contemporains et lui, littéralement et réellement, un dieu.

Une vie entière d'études la conduisit à considérer que la religion grecque n'était sereine qu'en surface et renfermait en elle un sens plus profond et plus noir. Elle conclut que Zeus, le père des dieux olympiens, visait à abolir son propre culte quand il avait pris le titre de Zeus Meilichios, « Zeus compatissant », et la forme d'un serpent demandant à ses fidèles le sacrifice d'un cochon.


Ce relief et celui de la page suivante ( IVe siècle av. JC ) ont été trouvés dans le port d'Athènes. Celui-ci est surmonté de l'inscription : « À Zeus Meilichios » ( à Zeus compatissant ). La barbe dénote « l'ancien serpent ».


Certains anciens reliefs de pierre dédiés à Zeus représentent un serpent lové grand comme deux hommes. Jane Harrison, qui en a étudié plusieurs, écrit dans Prolegomena to the Study of Greek Religion :

« Nous arrivons à ce constat ahurissant : Zeus, le père des dieux et des hommes, représenté par ses fidèles sous les traits d'un serpent... Le Zeus à forme humaine s'est tranquillement glissé dans l'ancien dieu-serpent, fait que les rituels et les mythes laissaient dans une ombre diffuse et que l'art nous montre sans détour. Ne voyons pas là un aspect infernal de Zeus l'Olympien, mais tout bonnement le fait que l'être des hauteurs, du tonnerre et des éclairs vient d'extraire du monde inférieur l'ancien démon-serpent Meilichios ».

Nous avons vu que dès l'origine, les Grecs adoptèrent sur le serpent une vue opposée à la nôtre. Pour eux, le serpent avait libéré l'homme d'un dieu oppresseur et était par conséquent le sauveur et l'illuminateur de notre race. Les Grecs adoraient Zeus comme sauveur et illuminateur, et l'appelaient Zeus Phanaios, « celui qui apparaît comme lumière et apporte la lumière ».

Le sens du nom Zeus est à cet égard révélateur. Edward Tripp et d'autres expliquent simplement que ce nom dériverait d'une racine indo-européenne signifiant briller. Carl Kerényi affirme de son côté que Zeus, le dieu suprême des Grecs, possède un nom transparent renvoyant directement au rang qu'il occupait dans l'Eden. Dans son livre Zeus and Hera, il écrit : « le contenu réel du mot Zeus est le moment de l'illumination »

http://www.lejardindeslivres.fr/athena.htm
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Jeu 25 Aoû 2011, 17:04

DIEU D’EAU

NB: Chez les dogons, le Dieu d'EAU est un Couple Gémellaire représentant l’union parfaite, l’unité idéale.

Entretiens avec Ogotemmêli, 1948
par Marcel GRIAULE (1898-1956)


Seconde journée
La première parole et la jupe de fibres


(...) Les étoiles provenaient de boulettes de terre lancées dans l’espace par le dieu Amma, dieu unique. Il avait créé le soleil et la lune selon une technique plus compliquée, qui ne fut pas la première connue des hommes mais qui est la première attestée chez Dieu : la poterie. Le soleil est, en un sens, une poterie portée au blanc une fois pour toutes, entourée d’une spirale à huit tours de cuivre rouge. La lune a même forme et son cuivre est blanc. Elle n’est chauffée que par quartier. Sur leur mouvement, les explications viendraient plus tard. Pour le moment, il convenait de tracer les grandes lignes d’un décor et d’en venir aux acteurs.

(...) Le Dieu Amma ayant donc pris un boudin de glaise, il le serra dans sa main et le lança comme il avait fait pour les astres. La glaise s’étale, gagne au nord qui est le haut, s’allonge au sud qui est le bas, bien que tout se passe à l’horizontale.

— La terre est couchée mais le nord est en haut.

Elle s’étend à l’orient et à l’occident, séparant ses membres comme un fœtus dans la matrice. Elle est un corps, c’est-à-dire une chose dont les membres se sont écartés d’une masse centrale.

(p.16) Et ce corps est femme, orienté nord-sud, posé à plat, face au ciel. Une fourmilière est son sexe, une termitière son clitoris. Amma, qui est seul et veut s’unir à cette créature, s’approche d’elle.

C’est alors que se produisit le premier désordre de l’Univers.

Ogotemmêli se tut. Mains croisées au-dessus de sa tête, il tâtait les sons divers venant des cours et des terrasses. Il en était à l’origine des calamités, à la maladresse primordiale de Dieu.

— Si l’on m’entendait, j’aurais un bœuf d’amende !

(...) Au moment où Dieu s’approche, la termitière se dresse, barre le passage et montre sa masculinité. Elle est l’égale du sexe étranger, l’union n’aura pas lieu.

Pourtant, Dieu est tout-puissant. Il abat la termitière rebelle et s’unit à la terre excisée. Mais l’incident originel devait marquer à jamais la marche des choses : de l’union défectueuse naquit, au lieu des jumeaux prévus, un être unique, le Thos aureus, le chacal, symbole des difficultés de Dieu.

(...) Dieu eut d’autres rapports avec sa femme et cette fois rien ne vint troubler leur union, car l’excision avait fait disparaître la cause du premier désordre. L’eau, semence divine, pénétra donc au sein de la terre et la génération poursuivit le cycle régulier de la gémelliparité. Deux êtres se modelèrent.

Dieu les a créés comme de l’eau. Ils étaient de couleur verte, en forme de personne et de serpent. De la tête aux reins ils étaient humains ; le bas était serpent.

Les yeux rouges étaient rendus comme ceux des hommes et leur langue fourchue comme celle des reptiles. Les bras, souples, n’avaient pas d’articulations. Tout leur corps était vert et lisse, glissant comme une surface d’eau, garni de poils courts et verts, annonce des végétations et germinations.

Ces génies, dits Nommo, étaient donc deux produits (p.17) homogènes de Dieu, d’essence divine comme lui, conçus sans aventures et développés selon les normes dans la matrice terrestre. Leur destinée les conduisit au ciel où ils reçurent les instructions de leur père. Non pas que Dieu ait eu à leur enseigner la Parole, cette chose indispensable à tous les êtres, comme au système universel : le couple était né complet et parfait ; par ses huit membres, son chiffre était huit, symbole de la parole.

Il possédait aussi l’essence de Dieu, car il était fait de sa semence, qui est à la fois le support, la forme et la matière de la force vitale du monde source de mouvement et de persévérance dans l’être. Et cette force est l’eau. Le couple est présent dans toute eau, il est l’eau, celle des mers, des confins, des torrents, des orages, de la cuillerée qu’on boit.

Ogotemmêli employait indifféremment les termes « eau » et « Nommo ».

— Si ce n’est grâce au Nommo, disait-il, on ne pouvait pas même créer la terre, car la terre fut pétrie et c’est par l’eau (par le Nommo) qu’elle reçut la vie.

— Quelle vie est dans la terre ? demanda le Blanc.

— La force vitale de la terre est l’eau. Dieu a pétri la terre avec de l’eau. De même, il fait le sang avec de l’eau. Même dans la pierre il y a cette force, car l’humidité est dans tout.

Mais si le Nommo est l’eau, il produit aussi du cuivre. Dans le ciel couvert on voit se matérialiser les rayons du soleil sur l’horizon de brume ; ces rayons, excréments des génies, sont de cuivre et sont lumière. Ils sont aussi d’eau, car ils supportent l’humidité terrestre dans son cheminement ascendant. Le couple excrète de la lumière parce qu’il est aussi lumière.

(...) Il revint à l’affaire des Génies Nommo, du Nommo, comme il disait plus couramment, car ce couple de jumeaux représentait l’union parfaite, l’unité idéale.

Le Nommo, du haut du ciel, vit sa mère, la Terre, nue et sans parole, ce qui était sans doute la conséquence du premier incident survenu lors des rapports avec le Dieu Amma. Il fallait mettre fin à ce désordre. Le Nommo descendit sur la Terre, apportant des fibres tirées de plantes déjà créées dans les régions célestes. Il en sépara dix poignées correspondant à ses dix doigts et en toronna cinq pour les placer devant et cinq pour les placer derrière. Aujourd’hui encore, les hommes masqués portent ces accessoires qui pendent jusqu’à leurs pieds en épaisses vrilles.

Mais le rôle de ce vêtement n’était pas seulement de pudeur. Il présentait au monde terrestre le premier acte d’ordonnance universelle et le signe hélicoïdal qui se projette sur un plan sous forme de ligne brisée serpentante.

Les fibres, en effet, tombaient en torsades, symbole des tornades, des méandres des torrents, des tourbillons des eaux et des vents, de la marche ondulante des reptiles.


Elles rappelaient aussi les spirales à huit tours du soleil pompeur d’humidité. Elles étaient elles-mêmes un cheminement d’eau parce que gorgées des fraîcheurs prises aux plantes célestes. Elles étaient pleines de l’essence du Nommo, elles étaient le Nommo lui-même, en mouvement, comme l’indiquait la ligne ondulée qui peut se prolonger à l’infini.

Mais le Nommo, lorsqu’il parle, émet comme tout être une buée tiède porteuse de verbe, verbe elle-même. Et cette buée sonore, comme toute eau, se meut sur une ligne hélicoïdale. Les torsades du vêtement étaient donc un chemin de prédilection pour la parole que le génie voulait révéler à la Terre. Il incantait ses mains en les portant à ses lèvres tandis qu’il tressait ; ainsi sa parole humide se lovait avec les tresses humides ; la révélation spirituelle pénétrait l’enseignement technique.

Par ces fibres pleines d’eau et de paroles, le Nommo était donc continuellement présent devant le sexe de sa mère.

Ainsi vêtue la Terre avait un langage, le premier de ce monde, (p.19) le plus fruste de tous les temps. Syntaxe élémentaire, verbe rare, vocabulaire sans grâce. Les mots étaient des souffles peu différenciés, mais cependant porteurs de force. Telle quelle, la parole sans nuances convenait aux grands travaux des commencements.

(...) On revint à la Parole. Son rôle était d’organisation : elle était donc une bonne chose ; pourtant elle déclencha tout d’abord le désordre.

En effet le chacal, fils déçu et décevant de Dieu, désira la posséder et mit la main sur les fibres qui la portaient, c’est-à-dire sur le vêtement de sa mère. Celle-ci résista, car c’était là geste incestueux. Elle s’enfonça dans son propre sein, dans la fourmilière, sous l’apparence d’une fourmi. Mais le chacal la suivait ; il n’y avait d’ailleurs pas d’autre femme à désirer dans le monde. Le trou qu’elle forait n’était jamais assez profond et finalement elle dut s’avouer vaincue. Ainsi étaient préfigurées les luttes équilibrées des hommes et des femmes qui se terminent pourtant par la victoire masculine.

L’inceste fut de grande conséquence : il donna d’abord la (p.20) parole au Chacal, ce qui devait lui permettre, pour l’éternité, de révéler aux devins à venir les desseins de Dieu.

De plus, il fut la cause de l’apparition du sang menstruel qui teignit les fibres. L’état de la terre, devenue impure, était incompatible avec le règne de Dieu. Celui-ci se détourna de cette épouse et résolut de créer directement des êtres vivants. Ayant modelé une matrice dans une argile humide, il la plaça sur la terre et, du haut du ciel, la coiffa d’une boulette jetée dans l’espace. Il fit de même pour un sexe d’homme : l’ayant posé au sol, il lança une sphère qui se ficha dessus.

Aussitôt les deux masses s’organisèrent ; leur vie s’étala ; des membres se séparèrent du noyau, des corps apparurent et un couple humain surgit des glèbes.

C’est alors qu’entra en scène, pour de nouvelles tâches, le couple des Nommo ; il prévoyait que la règle fondamentale des naissances doubles allait être abolie et qu’il pourrait en résulter des fautes comparables à celles du Chacal, né unique. Car c’est à cause de sa solitude que le premier fils de Dieu agit ainsi.

— Né seul, disait Ogotemmêli, le Chacal, à cause de cela, a fait plus de choses que la bouche n’en peut dire.

Le génie dessina sur le sol deux silhouettes superposées, deux âmes dont l’une était mâle et l’autre femelle. L’homme s’étendit sur ses ombres et les prit toutes deux. Il fut fait de même pour la femme.

Ainsi, chaque être humain, dès l’origine, fut nanti de deux âmes de sexes différents, ou plutôt de deux principes correspondant à deux personnes distinctes à l’intérieur de chacun. Pour l’homme, l’âme femelle siégea dans le prépuce. Pour la femme, l’âme mâle fut supportée par le clitoris.

Mais la prescience du Nommo lui montra sans doute les inconvénients de ce pis-aller. La vie des hommes ne pouvait s’accommoder de ces êtres doubles ; il fallait décider chacun à verser dans le sexe pour lequel il était apparemment le mieux fait.

Le Nommo circoncit donc l’homme, rayant ainsi en lui toute la féminité du prépuce. Mais celui-ci se
métamorphosa en un animal qui n’est « ni serpent, ni insecte, mais qui est classé avec les serpents ».

Cet animal porte le nom de nay. Il s’agirait d’une sorte de lézard noir et blanc comme la couverture des morts. Son nom signifie aussi « quatre », chiffre féminin et « soleil », entité femelle.

(p.21) Le nay symbolisait la douleur de la circoncision et la nécessité où était le mâle de souffrir lui aussi dans son sexe, comme la femme.

Alors l’homme s’unit à sa compagne. Plus tard, elle accoucha des deux premiers enfants d’une série de huit qui devaient être les ancêtres du peuple dogon. A ce moment, la souffrance de la parturition se concentra dans son clitoris qui, excisé par une main invisible, se détacha d’elle et s’éloigna, métamorphosé en scorpion. La poche et le dard symbolisaient l’organe, le venin étant l’eau et le sang de la douleur.


En rentrant par le champ couvert de mil, l’Européen se demandait le sens de toutes ces marches et
contremarches, de tous ces à-coups de la pensée mythique : un Dieu manque sa première création ; les choses se rétablissent par l’excision de la terre puis par la naissance d’un couple de génies, ingénieux et ingénieurs du monde, qui apportent une première parole ; un inceste détruit l’ordre et compromet les naissances de jumeaux ; l’ordre se rétablit par création d’un couple humain ; la gémelliparité est remplacée par une âme double (Pourquoi la gémelliparité ?) ; mais cette âme double est un danger : un homme doit être mâle et une femme femelle. Circoncision et excision remettent encore les choses en ordre. (Mais pourquoi ce nay, pourquoi ce scorpion ?).

Les réponses devaient venir plus tard. Elles allaient s’inscrire dans l’immense édifice que l’aveugle faisait surgir peu à peu des brumes millénaires. (...)

Troisième journée
La seconde parole et le tissage


(...) Ogotemmêli s’encastra dans sa porte, et se mit au dénombrement des huit ancêtres primordiaux nés du couple pétri par Dieu. Les quatre aînés étaient mâles, les quatre autres femelles. Mais par l’effet d’une grâce qui ne devait échoir qu’à eux, ils pouvaient se féconder eux mêmes, étant doubles et des deux sexes.

D’où la descendance des huit familles dogon. Car l’humanité s’organisait dans le pis-aller. La naissance unique, calamité permanente, s’amendait faiblement par l’octroi de l’âme double que le Nommo dessinait au sol près des parturientes. On les plaquait au nouveau-né en le tenant par les hanches au-dessus des lieux, mains et pieds posés sur la terre. Puis l’âme encombrante était rognée à la circoncision et l’humanité poursuivait cahin-caha son destin obscur.

Or les soifs célestes de perfection n’étaient pas éteintes. Le couple Nommo, qui prenait peu à peu la place de Dieu son père, méditait les rédemptions. Mais il fallait, pour bonifier les statuts humains, conduire les réformes et les enseignements sur les plans humains. Le Nommo craignait les contacts effarants entre créatures charnelles et purs esprits. Il fallait des actes compréhensibles, déroulés au plus près des bénéficiaires, dans leur climat. Il fallait que les hommes, après régénération, soient attirés dans l’idéal comme un paysan dans un champ gras.

Les Nommo descendirent donc sur la Terre et pénétrèrent dans la fourmilière, sexe dont ils étaient issus. Ils étaient ainsi à même, entre autres travaux, de défendre leur mère contre les (p.23) entreprises possibles de leur aîné, le Chacal incestueux. Ils purgeaient aussi par leur présence humide, lumineuse et parlante, celle qui restait à jamais souillée pour Dieu, mais sur laquelle pouvait gagner, par plaques, la pureté nécessaire aux travaux de vie.

Dans ce sexe, le Nommo mâle prit la place de la masculinité exclue jadis lors de l’excision du clitoris
termitière. La femelle se substitua à la féminité et sa matrice vint dans celle de la terre.
Ainsi le couple pouvait-il procéder à l’œuvre de régénération qu’il entendait mener, d’accord avec Dieu, au lieu de Dieu.

— Le Nommo, à la place d’Amma, « travaillait » le travail d’Amma, disait l’aveugle.

Dans ces temps brumeux de l’évolution du monde, les hommes ne connaissaient pas la mort. Les huit ancêtres issus du premier couple humain vivaient donc indéfiniment. Ils procréèrent huit descendances distinctes, chacun se reproduisant pour soi-même, car chacun était à la fois mâle et femelle :

Les quatre mâles et les quatre femelles, à cause de leur bas (de leur sexe) étaient huit doubles. Les quatre hommes étaient homme et femme, les quatre femmes étaient femme et homme. Chez les hommes, c’était l’homme qui était responsable ; chez les femmes, la femme. Ils se sont accouplés eux-mêmes ; se sont engrossés chacun pour soi ; ont procréé.

Mais quand les temps furent révolus, un obscur instinct poussa l’aîné vers la fourmilière investie par les Nommo. Il portait sur la tête, en guise de coiffure et comme pour se garantir du soleil, l’écuelle de bois dans laquelle il mettait sa nourriture. Plaçant ses deux pieds dans l’orifice du sein terrestre, il s’enfonça lentement, comme pour une parturition à rebours.

Il pénétra ainsi tout entier dans la terre et sa tête elle même disparut. Mais il laissa sur le sol, comme témoin de son passage dans ce monde, l’écuelle qui avait été retenue par les bords de la fente. Il ne restait plus sur la fourmilière qu’un hémisphère de bois, imprégné des nourritures et des gestes du disparu, symbole de son corps, symbole de sa nature humaine comme l’est de la nature animale le fourreau que les reptiles abandonnent après la mue.

(p.24) Délivré de sa condition terrestre, l’ancêtre fut pris en charge par le couple régénérateur. Le mâle le conduisit au fond de la terre, dans les eaux matricielles de sa compagne. Il se replia comme un fœtus, se réduisit comme un germe, atteignit la qualité d’eau, semence de Dieu, essence des deux génies.

Et tout ce labeur était de verbe : le mâle accompagnait de la voix la femelle qui se parlait à elle-même, qui parlait à son propre sexe. Le verbe entrait en elle, s’enroulait autour de la matrice en une hélice à huit spires. Et de même que la bande hélicoïdale de cuivre entourant le soleil lui donne son mouvement diurne, de même la spirale de verbe donnait à la matrice le mouvement régénérateur.

Achevé en paroles et eau, le nouveau génie, expectoré, montait au ciel. Les huit ancêtres devaient accomplir dans leur ordre cette transsubstantiation. Mais quand vint le tour du septième, la mutation fut marquée par un évènement considérable.

En effet, le septième rang est de perfection. Bien qu’égal en qualité aux autres, il est la somme de la féminité, 4, et de la masculinité, 3. Il est l’aboutissement de la série parfaite, le symbole de l’union totale du mâle et de la femelle, c’est à-dire, proprement, de l’unité. Et ce tout homogène a notamment le rang de la maîtrise de la parole. L’entrée en terre de son tenant devait être le prélude de bouleversements bénéfiques.

Dans le sein, il devint comme les autres, eau et génie. Il se développa comme les autres au rythme des paroles que prononçaient les deux transformateurs.

— Les paroles que le Nommo femelle se parlait à lui même, dit Ogotemmêli, se tournaient en hélice et entraient dans son sexe. Le Nommé mâle l’aidait. Ce sont ces paroles qu’apprenait l’ancêtre septième à l’intérieur du ventre.

Ces paroles, les autres les possédaient à égalité, par l’effet de leur passage dans le même milieu ; mais leur rang n’était pas de maîtrise ni leur rôle d’exploitation. Le septième reçut donc la connaissance parfaite d’un verbe — le second que la terre entendait — plus clair que le premier, non plus, comme le premier, réservé à quelquesuns, mais destiné à l’ensemble des hommes. Ainsi pouvait-il apporter un progrès au monde. Notamment, il permettait de prendre le pas sur le mauvais fils de Dieu, le Chacal ; celui-ci restait en possession, certes, de la première parole ; il pouvait encore, par elle, divulguer aux devins (p.25) certains desseins célestes ; mais dans le futur ordre des choses, il ne devait plus être qu’un traînard de la révélation.

Cette parole efficace développa la puissance de son nouveau porteur ; pour lui, la régénération dans le sein terrestre se transforma peu à peu en investissement de ce sein. Il occupa lentement tout le volume de l’organisme et s’y disposa comme il convenait pour ses travaux : ses lèvres se confondirent avec les bords de la fourmilière qui devint bouche et s’épanouit. Des dents appointées surgirent. On en compta sept pour chaque lèvre, puis dix, chiffre des doigts, puis quarante ; enfin quatre-vingts, soit
dix par ancêtre.

L’apparition de ces nombres indiquait les rythmes futurs de la multiplication des familles ; la pousse des dents était le signe que le temps du nouvel enseignement approchait.

Mais là encore se manifesta le scrupule des génies : ce ne fut pas directement aux hommes que le Septième donna l’instruction mais à la fourmi, avatar de la terre, familière des lieux.

Le jour venu, à la lumière du soleil, le Septième génie expectora quatre-vingts fils de coton qu’il répartit entre ses dents supérieures utilisées comme celles d’un peigne de métier à tisser. Il forma ainsi la plage impaire de la chaîne. Il fit de même avec les dents inférieures pour constituer le plan des fils pairs. En ouvrant et refermant ses mâchoires, le génie imprimait à la chaîne les mouvements que lui imposent les lices du métier. Et comme tout son visage participait au labeur, ses ornements de nez représentaient la poulie sur laquelle ces dernières basculent ; la navette n’était autre que l’ornement de la lèvre inférieure.

Tandis que les fils se croisaient et se décroisaient, les deux pointes de la langue fourchue du génie poussaient alternativement le fil de trame et la bande se formait hors de la bouche, dans le souffle de la deuxième parole révélée.

En effet, le génie parlait. Comme avait fait le Nommo lors de la première divulgation, il octroyait son verbe au travers d’une technique, afin qu’il fût à la portée des hommes. Il montrait ainsi l’identité des gestes matériels et des forces spirituelles ou plutôt la nécessité de leur coopération.

Le génie déclamait et ses paroles colmataient tous les interstices de l’étoffe ; elles étaient tissées dans les fils et faisaient corps avec la bande. Elles étaient le tissu luimême et le tissu était le verbe. Et c’est pourquoi étoffe se dit soy, qui signifie (p.26) « c’est la parole ». Et ce mot veut dire aussi 7, rang de celui qui parla en tissant.


Suite (vers la troisième Parole) : La troisième parole et le grenier de terre http://classiques.uqac.ca/classiques/griaule_marcel/ogotemmeli_dieudeau/griaule_dieudeau.pdf


NB : Les trois niveaux du Verbe (Parole) sont également mentionnés ici :

Citation :
Au-delà de chaque matrice (à 5 densité/15 dimensions), nous rentrons dans les champs soniques primordiaux (Verbe).
Il y a trois niveaux du Verbe, le niveau écka-tique, le niveau polarique et le niveau triadique.

http://antahkarana.forumzen.com/t233p120-dossier-sur-l-ascension



Mère/Père primordial, matière, Verbe, Humain primordial polarisé (4 + 4 = 8) ici : http://antahkarana.forumzen.com/t13p135-le-lien-orient-occident#22372

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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Mar 24 Jan 2012, 23:59

De John Lash:

Biologie Sacrée

Les mythes de création Thébains originaires de la Haute-Egypte exhibent des strates conceptuelles d’une nature extrêmement archaïque. Hathor n’est pas simplement un antique protype d’Isis, tel qu’il est assumé fréquemement, mais elle est également une entité céleste imprégnée, de façon unique, d’éléments de biologie sacrée: d’où l’identification mythologique à une Vache constellée d’Etoiles. «En Egyptien, Hathor est appelée Ht-Hr, ce qui est généralement traduit comme la maison d’Horus. La représentation hiéroglyphique de ce nom est rendue par une grande maison ou un grand temple contenant un faucon, l’oiseau d’Horus. La maison est parfois considérée être une figure poétique de langage pour décrire la matrice».

Si l’Egypte constitue le berceau de la civilisation, Horus est alors le bébé dans le berceau et Hathor est la matrice dont il émergea. En contraste avec la trinité Osirienne de la Basse-Egypte, Osiris-Isis-Horus, la myhtologie Thébaine se focalise sur la Mère Céleste primordiale, Hathor, et sur son fils premier-né, un enfant sans père. Nous avons ici, sans doute, le prototype le plus ancien de la parthénogenèse, la naissance vierge. La mère et le fils arrivent ensemble, et de nulle part, dans la Vallée du Nil. Une reproduction de leur bateau occupait l’autel sacré dans le sanctuaire intérieure à Edfu et les murs y sont gravés des mémoires de leur voyage au travers des eaux lointaines. Les associations d’Hathor avec la navigation océanographique sont très nombreuses. A partir du 3ème millénaire avant EC, Hathor était déjà identifiée avec la déesse de la mer de Byblos, le site où le cerceuil d’Osiris est réputé avoir échoué. «La Ba’alat Gebal, Maîtresse de Byblos, avec laquelle Hathor fut identifiée, était la protectrice des capitaines de vaisseaux. De même, Hathor protège la navigation sur le Nil, vers des contrées étrangères et dans le ciel».

Dans la Basse-Egypte, des rites élaborés de mort et de résurrection était célébrés à Giza et sur d’autres sites, de manière spectaculaire, mais ces célébrations étaient réalisées par une élite et principalement pour leur propre bénéfice. Ce n’est que progressivement, au travers des réformes du Moyen Empire (2134 - 1786 avant EC) que toute cette pompe et touts ces rituels “se démocratisèrent”, d’une certaine manière mais bien que jamais complètement, de sorte qu’éventuellement «tous les Egyptiens eurent accès à la “mort Osirienne”, le privilège de la survie dans l’au-delà, qui était réservé antérieurement au Pharaon en tant que le seul possédant un ka, une âme, dans le ciel».

La situation était assez différente dans la Haute-Egypte. Le rite religieux principal y était une célébration ouverte et somptueuse de hieros gamos, le mariage sacré d’Hathor et de Horus, de la mère et du fils. Inaugurant un rituel qui durait nuit et jour pendant trois semaines, la prêtresse qui représentait Hathor voguait en amont vers Edfou dans une barque sacrée remorquée par un bateau avec huit rameurs. Le vaisseau céleste du dieu Soleil, Ra, était appelé “le Bateau d’un Million d’années”, une allusion à son voyage dans l’Eternité. Le bateau d’Hathor était appelé “Plein d’Amour”. Une flotille enjouée suivait constituée de plus petites embarcations emplies de pélerins. Le long du chemin, des foules se rassemblaient sur les deux rives du fleuve pour danser et chanter les louanges de la Maîtresse des Etoiles. Ele était révérée comme la matrice biologique de toutes les lignées de sang théocratiques car dans la Haute-Egypte, Horus était le progéniteur de tous les Pharaons plutôt que le fils du Pharaon archétypique, Osiris. Hathor constituait ainsi l’instrument génétique de l’incarnation divine dans le royaume humain. Ces rituels survécurent jusqu’aux époques Ptolémaïques «lorsqu’il prenait place un immense festival der réciprocité avec des pélerins faisant la navette entre les deux temples, de joyeuses célébrations prolongées et des réjouissances Dyonisiaques». Son fils primordial Horus enfanta deux fils, appelés Ihy et Harsomtus, dont le premier était musicien dans l’ordre d’Orphée. Les rites d’Hathor étaient célébrés avec de la musique, des danses sacrées dont la finalité était «de promouvoir la fertilité conférée par Hathor», l’ennivrement et les parfums.

Le moment de la réunion d’Hathor et de Horus était fondé sur une chronologie céleste précise, calculé «pour le huitième jour de la nouvelle lune durant le onzième mois de l’année». Cette date était vraisemblablement déterminée scrupuleusement par les prêtres-astronomes de Dendera qui se doublait d’un hopital/maternité et d’un observatoire céleste. Dendera est aligné nord-sud de même que son site complémentaire, Edfou, où il existe également un plafond astronomique, malheureusement trop abîmé par l’eau et trop noirci par la fumée pour pouvoir être déchiffré. Ainsi que John Anthony West le souligne, cet alignement est «un phénomène inhabituel» puisque la plupart des temples Egyptiens sont orientés selon une ligne est-ouest. C’est pourquoi «il est concevable d’associer Edfou à Dendera car ils sont corrélés par les mythes, les rituels et les festivals».

Dans de nombreux écrits, Hathor est louée comme la Dame de l’Ivrognerie qui emplit la terre de beauté et éveille les facultés de connaissance extatique chez ses dévots. «Ses capacités créatives, à savoir ses attributs en tant que déesse -mère, étaient exaltées. C’est elle qui avait amené les dieux dans le monde, elle qui avait formé les animaux, en les modelant à sa convenance; c’est elle qui modela l’humanité, créa tout ce qui existe et vit émerger le monde végétal». Ces attributions identifient Hathor comme la divinité au coeur d’un culte de biologie sacrée, «la personnification de la vie divine qui procrée et nourrit». Le mécanisme secret de l’incarnation divine, les génétiques de la reproduction chez les humains tout comme chez les animaux, et même la reproduction des plantes, dérivent d’elle. D’une certaine manière, elle réunit les lointains espaces étoilés avec la sphère intérieure des gènes et des chromosomes.

http://www.liberterre.fr/metahistoire/2012-fin-ere/cycle%20de%202012%20en%20couleurs.pdf
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MessageSujet: La Vache de 7500 ans et l'ARBRE DE VIE   Dim 19 Fév 2012, 23:58

Citation :
De John Lash :

Biologie Sacrée

Les mythes de création Thébains originaires de la Haute-Egypte exhibent des strates conceptuelles d’une nature extrêmement archaïque. Hathor n’est pas simplement un antique protype d’Isis, tel qu’il est assumé fréquemement, mais elle est également une entité céleste imprégnée, de façon unique, d’éléments de biologie sacrée: d’où l’identification mythologique à une Vache constellée d’Etoiles. «En Egyptien, Hathor est appelée Ht-Hr, ce qui est généralement traduit comme la maison d’Horus. La représentation hiéroglyphique de ce nom est rendue par une grande maison ou un grand temple contenant un faucon, l’oiseau d’Horus. La maison est parfois considérée être une figure poétique de langage pour décrire la matrice».

Bonsoir à tous,

En 1995, une statue de vache de 7500 ans d'âge sur laquelle sont gravées des pictogrammes a été retrouvé dans la Vallée de Saint Georges, en Hongrie (Szentgyörgyvölgyi tehén). La voici :




- La lettre transylvanienne en forme de chevron que l'on prononce « S » (et illustrant l’idéogramme angles/coins = « Sarok ») se situe sur les pattes de la vache. Cette statue, par conséquent, est considérée tant par les archéologues, les linguistes que les philologues, etc. comme un modèle du monde en trois dimensions, sur lequel la voûte céleste est maintenue par 4 piliers d’angle. La voûte céleste, représentée par la lettre rovasique « G » (= éG = Ciel) n’est rien que moins que la déesse du Ciel à savoir la déesse Nut/Nout - fréquemment représentée nue - des égyptiens .

Les 3 dimensions aux 4 coins du monde/Univers donnent au total 12 dimensions.

Ce concept des 12 dimensions se retrouve sur la croix cosmique celte aux 12 rayons, sur la croix cathare aux 12 boules, la croix cyclique d'Hendaye décorée de chevrons et de nombreuses représentations d'Arbres aux 12 branches placées en angle :






– C’est sur la vulve (partie génitale) de la vache que le « nt / tn » (sonorement « Ten » signe de l’Arbre de Vie à 12 branches : 2x 6 branches) est inscrit. Le sens de TEN peut être comparé au mot « élevage » (= TENyés) comme au mot « vache » (= TEhéN). Ces mots illustraient le rôle que la Vache jouait dans le domaine de la fertilité, ancien spectacle de mère nature.


Image de la lettre rovasique représentant l'Arbre de Dieu, Arbre de Vie ou Arbre d'(Is)Ten :

Accouchement au coté de l'Arbre de Vie dans le temple égyptien de Kom Ombo :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_de_Sobek_et_Haro%C3%ABris


N.B. : Le mot vache (= « tehén » en hongrois) signifie littéralement « Te H Én »
à savoir en français: Toi H Moi (le H symbolisant les chromosomes XX)


- Comme je l’ai mentionné plus haut, le signe « G » (ciel) vu sur le dos de la vache, évoque une notion religieuse égyptienne postérieure. Le corps de cette déesse Nut forme la voûte du ciel, avec les deux mains sur un horizon, et les deux pieds au-dessous de l'autre horizon touchant la terre. Le corps de Nut est maintenu en son milieu par le Dieu du Vent. Et le signe du « ciel » sur la vache de la Vallée de Saint Georges est bien représenté par cette image: le ciel est supporté en son milieu par des supports verticaux.


Citation :
Nout : déesse du ciel, fille de Shou et Tefnout, épouse de Gheb, figurée en femme arquée au dessus de la Terre. Peut prendre la forme d’une vache. Hathor peut être mise en parallèle avec elle présentée comme vache céleste.

Neith :
(Déesse en étroite ralation avec les eaux qui se manifeste la "Première fois" en tant qu'Ihet vache flottant sur l'océan initial). Patronne de Saïs dans le Delta, elle a été longtemps et partout vénérée dans toute l’Egypte Elle est une déesse également aux nombreuses facettes qui au tout début de l’histoire égyptienne a du être, selon toute probabilité, la patronne des archers et des chasseurs et appelée « la terrifiante » car elle est figurée armée de flèches et bouclier. Puis, une fonction maternelle lui fut attribuée et au Nouvel Empire on la considère comme la mère de Sobek, dieu crocodile identifié à Rê et surgi de l’océan primordial. Elle a été également déesse funéraire et à l’époque ptolémaïque, assimilée à la vache primordiale Mehetouret. Chez les Grecs, elle fut honorée sous le nom d’Athéna.
Remarque : l’anagramme hongrois du mot « La vache » = « A Tehén » donne le nom d’ Athéne (= Athéna en français).

Citation :
Les diverses éthymologies de son nom ne sont pas réellement satisfaisantes. Hérodote a le premier identifié Athéna avec Neith, la déesse égyptienne de Saïs; cette identification a été par la suite justifiée par toutes sortes de légendes, telles que l'origine égyptienne de Cécrops.
De même l'assimilation d'Athéna avec la déesse perse Anaïtis ou Anâhita dérive d'un passage assez peu clair de Plutarque. Certains ont voulu retrouver dans son nom une racine sanscrite "vadh" qui signifie "frapper".

http://mythologica.fr/grec/athena.htm


La décomposition du mot « Hathor » en HT-HR donne comme significations pour :

- HT = HaT = 6 ; HéT = 7 ; HáT = le dos ; HíT = croyance
(Important : aucun autre mot ne peut être formé à l’aide de ces 2 consommes).

Et qu’y a-t-il le long de/sur notre dos ? Les 6 (sans le 3°oeil) ou les 7 chacras... Dit avec d’autres mots, cette statue véhicule l’information selon laquelle, ce serait un « leurre de croire » que nous avons 7 chacras le long de la colonne vertébrale. Ce qui est logique car s’il y a effectivement 12 dimensions - comme vécue personnellement et indiqué ici -, comment ne pourrait-il y avoir « que » 7 chacras alors qu’à chaque chacra correspond une dimension ?

J’attire l’attention d’une part, sur le fait que les signes en V présents sur de nombreux autres artéfacts pointent en direction de l’emplacement des « centres » des chacras. D’autre part, sur le fait que sur cette vache, les chevrons sont positionnés exactement à l'emplacement des « roues » d’un chariot. Et le mot « chacra » signifie bien « roue » --> donc 12 « roues/chacras » --> 12 dimensions ?

- HR = HíR = information/nouvelle ; HúR = Corde (par ex. : d’instrument donc « corde vibratoire »)/chaine MAIS aussi RüH = gale (maladie contagieuse-contaminante).

Des « cordes vibratoires » (et/ou cordes d’argent, d’or, fils de l’esprit, etc.) nous relieraient entre nous, comme à la Source et/ou aux informations qui, si elles sont telles, parasitent, infestent - par manque d’hygiène mentale - (cf. la gale) tant les corps que l’esprit ?

En tous les cas, maint enseignement parle de ces cordes (ex. : Bible, Hindouisme, Bouddhisme, etc.) mais aussi de ses dangers et pièges même si de manière plus ésotérique.

Citation :
Sur le cordon d'argent, le texte de base se trouve dans la Bible, Ecclésiaste (Qôhélot, IIIes. av. J.-C.) 12:8. Mais concerne-t-il vraiment le fil invisible qui rattacherait une force vitale au corps physique ?

«...tandis que l'homme s'en va vers sa maison d'éternité ! Et les pleureurs tournent déjà dans la rue ; avant que le fil d'argent lâche, que la lampe d'or se brise, que la jarre se casse à la fontaine, que la poulie se rompe au puits ; et que la poussière retourne à la poussière comme elle en vint, et le souffle à Dieu qui l'a donné. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cordon_d'argent


Citation :
(...) Les mythes de création Thébains originaires de la Haute-Egypte exhibent des strates conceptuelles d’une nature extrêmement archaïque. Hathor n’est pas simplement un antique protype d’Isis,

(...) Si l’Egypte constitue le berceau de la civilisation, Horus est alors le bébé dans le berceau et Hathor est la matrice dont il émergea. En contraste avec la trinité Osirienne de la Basse-Egypte, Osiris-Isis-Horus, la myhtologie Thébaine se focalise sur la Mère Céleste primordiale, Hathor, et sur son fils premier-né, un enfant sans père. Nous avons ici, sans doute, le prototype le plus ancien de la parthénogenèse, la naissance vierge.

http://antahkarana.forumzen.com/t18p75-les-dieux-et-les-deesses
Je ne suis pas d’accord avec le principe de la « parthénogenèse ou fécondation par le Saint Esprit » que nos cultures, mythologies, croyances disent être arrivée à Isis/Horus, à Marie/Jésus ou avec tout simplement le concept de création des Humains d’origine par une « seule et unique » Mère/Déesse Primordiale.

Si l’arrière-train de la vache nous donne des indications sur l’Arbre de Vie (dont le tronc « Transcendant » est synonyme en hongrois d’ISten (= Dieu) et les branches « comme des vagues d’eau = M = eau » font référence à l’ « Immanence » telle ISter (= Source/Fleuve), ce sont les pattes avant et le front de la vache qui fournissent des informations sur le Couple Sacré « IsIs » (!).


En effet, sur le front de cette vache, nous distinguons deux traits verticaux parallèles qui sont l’équivalent des lettres « I » tandis que sur les pattes avant de l’animal se trouvent une superposition de lettres « S ». Ces deux lettres se lisant ensemble donnent IS.


Nous constatons que le mot « IS » est doublé : une fois sur la droite et une seconde fois, sur la gauche de l'animal.

La Procréation d'ISten (Dieu transcendant) et d'ISter (Source immanente) ou du Couple Sacré IsIs nécessite la Rencontre de Polarités distinctes et autonomes.

Les Polarités ne sont PAS intérieures à notre personne.


Citation :
Zsuzsanna Kovács-Telekiné, au 27ème Congrès Mondial des Orientalistes Internationaux d’ Ann-Arbor, au Michigan, en 1967, présenta un autre nom du Danube [Fleuve] qui était "Ister", le nom de la déesse sumérienne de la fertilité, ISTER (prononcé « ichter ») = Ishtar, ou déesse sumérienne Innana.

Ci-dessous, la déesse Ishtar. On la reconnait par l'étoile à huit branches au-dessus de sa tête. Sa tenue de guerrière (comme Athèna) : son arc, ses flèches. Elle est debout sur un lion.


Athéna, Minerve, Sulis (= source); Hathor Isis, Neith; Inanna, Ishtar sont toutes des descendantes de la divinité principale, Divinité Primaire, qu’était la Vache Sacrée :

Citation :
Nous avons vu au chapitre précédent que Volkert Haas et Robert Georgin étaient arrivés, chacun de son côté, à la même conclusion que des sociétés matriarcales ont existé avant l’apparition des Hittites en Anatolie et au 10e siècle de notre ère chez les Fils du dieu soleil Rous (« Russie »). De plus Georgin a jeté les bases d’une démonstration qui devrait conduire à établir que le reste l’Europe à cette même époque a été matriarcale. De nombreux autres auteurs ont fait aussi les mêmes observations.

(…) La Lituanie comme l’ensemble de la Russie avait une déesse solaire appelée Saule (entre autres noms), l’homologue de Sulis.

Cette représentation était encore utilisée en Lituanie au 19e siècle. De plus l’enfant divin n’était pas solaire dans cette région, mais lunaire et s’appelait Menulis (le is final étant l’abréviation du Christ). Il faut donc se demander si les Fils de Rous étaient les adeptes d’un nouveau culte, ce qui situe le culte solaire donc près de nous. En outre il sera nécessaire aussi de questionner la prétendue égyptomanie des siècles précédents et notamment cette fameuse « renaissance », dont nous allons voir, l’espace d’un éclair, « l’étrange étrangeté », car elle relève de l’imposture, digne des faussaires de l’histoire, pour camoufler que l’Europe a eu la même religion que l’Égypte et le Proche-Orient durant des siècles et longtemps avant le judéo-christianisme qui est une construction très récente également frauduleuse.

Quoi qu’il en soit c’était donc la Vache sacrée la divinité principale du néolithique. Sans doute le fut-elle aussi durant la majeure partie du bronze, cela se vérifie dans le fait que c’est elle qui incarne la lune et le soleil à la fois (voir ill. 21) et dont elle fut la gardienne en tant que maîtresse du temps et de l’année – année, mot formé sur son nom Anna.

Sulis a donc été une déesse vache, c'est-à-dire sainte Anne ou Inanna, la même divinité que Hathor ou Isis en Égypte. Toutes devinrent aussi des Taures célestes après avoir été des Taures chthoniennes.

http://isabadela.over-blog.com/article-3-2-fran-ois-mitterrand-le-sphinx-de-solutre-68727571.html

Citation :
En 43 av. J.-C, les Romains fondèrent la ville (de Bath) pour en faire un lieu thermal et s'appelait en latin Aquae Sulis ("les eaux de Sulis"). Cependant, la tradition orale semble suggérer que Bath était connue avant cette date.

(...) Des recherches archéologiques démontrent que le site de la principale source des thermes de Bath était considéré comme un lieu saint par les Celtes, et était dédié au culte de la déesse Sulis que les Romains identifiaient à Minerve. Cependant, le nom de Sulis continua d'être employé même après l'invasion romaine et donna le nom d'Aquae Sulis à la ville (littéralement, "les eaux de Sulis"). Des messages qui lui était destinés inscrits sur du métal, plus connu sous le nom de tablette de défixion, ont été retrouvés près de la Source sacrée par des archéologues. Ces tablettes étaient écrites en latin, et servaient à lancer des malédictions aux gens qui avaient offensé la personne jetant le sort. Par exemple, si un citoyen s'était fait voler ses vêtements aux bains, il écrivait une malédiction en nommant les suspects sur une tablette qui serait par la suite lue par la déesse Sulis Minerve.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bath


Dernière édition par douceur le Dim 21 Avr 2013, 01:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Mar 21 Fév 2012, 20:18

Barattage de la mer de lait

Le barattage de la mer de lait - l'amritamanthana - est le mythe cosmologique de l'hindouisme.

Au début des temps, les dieux ou deva et les démons ou asura, qui étaient alors tous mortels, étaient en lutte pour la maîtrise du monde. Les deva, affaiblis et vaincus, demandèrent l'assistance de Vishnou qui leur proposa d'unir leurs forces à celles des asura dans le but d'extraire l'amrita, le nectar d'immortalité de Kshirodadhî, la mer de lait. Pour ce faire, ils devaient jeter des herbes magiques dans la mer, renverser le mont Mandara de façon à poser son sommet sur la carapace de la tortue Akûpâra, un avatar de Vishnou, et utiliser le serpent Vâsuki, le roi des Nâgas, pour mettre la montagne en rotation en tirant alternativement.

Après mille ans d'effort, le barattage produisit alors un certain nombre d'objets extraordinaires et d'êtres merveilleux :

- Kâlakûta ou Hâla-Hala, un poison violent que Shiva but avant qu'il ne se répande et détruise le monde. Il en conservera une marque bleue à la gorge. Cependant quelques gouttes s'échappèrent et furent léchées par les serpents et les scorpions et sont à l'origine de leur venin ;
- Surabhî, la vache d'abondance, source perpétuelle de lait et de beurre, qui satisfait tous les besoins ;
- Vârunî, la déesse du vin, roulant des yeux, fille de Varuna;
- Pârijâta, l'arbre du paradis parfumant le monde de la fragrance de ses fleurs ;
- Chandra, la demie lune dont Shiva para sa chevelure et son front ;
- Uchaishravas, le cheval blanc, l'ancêtre de tous les chevaux, dont les sept bouches symbolisent les sept couleurs de l'arc-en-ciel;
- Airâvata, l'éléphant blanc qui devint la monture d'Indra ;
- un bœuf blanc, Nandi, monture de Shiva ;
- un oiseau semblable à une oie, qui sert de voiture à Brahma ;
- une antilope, monture de Chandra ;
- un char, voiture des dieux, qui vole à une vitesse incomparable, suivant leur désir ;
- une conque, dans laquelle Vishnu souffle pour assembler les dieux ;
- une autre arme ronde, chakra, à l’usage de Vishnu ;
- les Apsarâs ou nymphes célestes ;
- Shrî Lakshmî, femme de Vishnu, déesse de la beauté et de la fortune, assise sur un lotus ;
- Kaustubha, la conscience sans défaut, le joyau qui orna ensuite la poitrine de Vishnu, et de son avatar Krishna ;
- trois arcs à l’usage de Vishnu, Shiva et Brahma ;
- trois armes, shula, gada et pasa, à l’usage de Shiva ;
- une autre arme, vajra, à l’usage d’Indra ;
- et enfin Dhanvantari, le médecin des deva - souvent considéré comme un avatar mineur de Vishnou et futur roi de Kâshi tenant dans ses mains une coupe, kumbha, pleine d'amrita, le nectar d'immortalité.[/list]

Aussitôt qu'ils le virent, les asura se précipitèrent sur lui et s'emparèrent de la coupe avant que les deva ne puissent intervenir. Vishnou prit alors la forme de Mohini, la femme la plus belle au monde, et tandis que les asura étaient subjugués, il s'empara de la coupe et la remit aux deva.

Rendus maintenant immortels, les deva ne pouvaient plus être vaincus et ils précipitèrent les asura aux enfers. Cependant, au cours de cette dernière lutte, quelques gouttes d'amrita tombèrent en quatre endroits de l'Inde : dans le fleuve Godâvarî à Nasik, dans la Shipra à Ujjain, et dans le Gange à Haridwar et à Prayag ou Allâhâbâd. Ces quatre villes, bénies par le nectar devinrent des lieux majeurs de pèlerinage où se tiennent les rassemblements nommés kumbhamelâ.

L'une des plus belles représentations de ce mythe hindouiste se trouve dans le complexe d'Angkor Vat au Cambodge.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Barattage_de_la_mer_de_lait
http://expositions.bnf.fr/inde/grand/exp_114.htm
http://www.utqueant.org/net/pdf/caramrita.pdf


Citation :
Symbolique du Barattage

Cette 'parabole' décrit en fait l'effort spirituel d'une personne qui essaie d'atteindre la réalisation de soi par la concentration et la maîtrise des sens. Les deva-s et les asura-s sont les aspects positifs et négatifs de la personnalité de chacun. La participation des deux signifie que lorsqu'on recherche la béatitude par la pratique spirituelle, il faut intégrer et harmoniser à la fois ses talents et ses faiblesses, et mettre les deux énergies à contribution pour atteindre le but.

L'océan de lait est l'esprit ou la conscience humaine. L'esprit est comme une mer infinie dont les pensées et les émotions sont les vagues qu'il faut pacifier.

Le mont Mandhara, symbolise la concentration. Ce nom est composé de deux mots: mana (esprit) et dhara (flot unique), ce qui veut dire «réunir l'esprit en un seul flot». Ce n'est possible que par la méditation.

Le mont Mandhara est soutenu par Vishnou sous la forme de la tortue Kourma. Elle symbolise le retrait des cinq sens, juste comme la tortue rentre sa tête et ses pattes dans sa carapace. Le serpent Vasouki symbolise le désir qui doit être contrôlé, sans quoi il déstabilise l'individu.

Les différents objets précieux qui sortent de l'océan pendant le barattage représentent les pouvoirs psychiques et spirituels obtenus au fur et à mesure des progrès, étape par étape.

http://thailande-fauxreveur.blog4ever.com/blog/lire-article-184799-693804-angkor_ou_le_mythe_du_babeurre.html





Kurma la Tortue Avatar de Vishnu :


Vishnu avec ses attributs habituels :

- la conque (shanka), origine des cinq éléments,
- le disque solaire (sudhdarshan chakra) symbolisant le soleil donnant la vie,
- le lotus symbolisant la créativité,
- la massue (gaddha) est la puissance de connaître qui éblouit et enivre le mental (Vishnu Purana),
- la guirlande de fleurs (vanamala) qui orne son cou indique la dévotion,
- le cordon sacré sur la poitrine de Vishnu est fait de trois fils qui représentent les trois lettres de aum ou Om,
- la couleur jaune de ses vêtements désigne les quatre Veda,
- Sur sa poitrine, étincelle le joyau Trésor-de-l’Océan, il représente la conscience de tout ce qui brille :le soleil, la lune, le feu et la parole.
- Il porte à ses poignets des bracelets qui sont les buts de la vie : la perfection de son être, le plaisir et le succès.
- Il possède quatre mains au même titre qu’il existe quatre Veda, quatre directions et quatre buts dans la vie.[/list]

Vishnu est toujours de couleur noir ou bleu sombre, couleur de l'éther, la substance informelle de l'univers. Alors qu'il représente la tendance cohésive, Vishnu est noir et Shiva la destruction est blanc. Garant de l’équilibre cosmique, il descend sur terre parmi les hommes pour rétablir l’ordre cosmique lors de ses avatars.

Vishnu est le dieu conservateur de l'Univers. Son nom vient de la racine sanskrit "vish" signifiant se répandre. Parce qu'il tend à créer la lumière, il représente la force centripète sattva. Shiva, au contraire, est la force centrifuge, car il symbolise la dispersion, la non-existence, la destruction. L'existence appelle la destruction et comme il ne peut y avoir de vie sans mort et mort sans vie, Vishnu et Shiva sont des principes interdépendants. Vishnu repose sur un serpent sans fin appelé Ananta et dans son rêve, il prépare le prochain cycle de vie. Les quatre anneaux d'Ananta sont les vestiges des univers passés. Le dieu est alors appelé Narayana "reposant sur les eaux".

Sa première épouse est Lakshmi, la déesse de la fortune. Sa seconde femme est Bhumi, la déesse de la terre. Sa monture est Garuda, l'homme oiseau.

Il existe des incarnations mineures de Vishnu parmi lesquelles Vyasa, le sage qui dicta le Mahabharata à Ganesha ou Dhanvantari le médecin des dieux apparu lors du barattage de la mer de lait.

http://lalitavistara.free.fr/Hinduism/Hinduism_Pages/Vishnu_Lakshmi.htm
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Mer 22 Fév 2012, 20:56

Citation :
Hathor modèle par excellence du Principe Féminin : Sexualité Sacrée / Reproductrice de l’humanité / Concept de Fertilité-Fécondité / Compas-disque solaire / Vache-Femme / maîtresse des points cardinaux

MIN modèle par excellence du Principe Masculin : Sexualité Sacrée / Reproducteur de l’humanité / Concept de Fertilité-Fécondité / Équerre-bras levé à l’équerre / Taureau-Homme « taureau qui couvre les femelles » / associé á l’Est.

Bonsoir à tous,

Comment passe-t-on de la croix carrée à 4 branches (= croix dialectique polaire) à la croix à 8 branches pour enfin arriver à la croix possédant 12 branches ?


Le Temple d’Hathor dans son ensemble architectural tant avec ses chapelles/salles qu'avec leurs nombres apporte un éclairage non négligeable à cette question cruciale et la chambre oú se trouve le « zodiaque circulaire » en particulier fournit des informations sur les Flammes Jumelles.

Ziodiaque de Dendérah : http://antahkarana.forumzen.com/t39-temps-cyclique-temps-lineaire-la-theorie-du-dedoublement?highlight=zodiaque#10




Sur cette image nous voyons, outre une Personne indiquant les 4 points cardinaux, 4 « Couples » donc 8 personnes disctinctes au visage d’oiseau*.

Je me permets de voir dans ces « génies androgynes aux énergies +, - et ± équilibrées » (génies qui peuvent, nous le savons, être féminin : elfes, nymphes, etc. aussi bien que masculin) des Couples fusionnant sur le plan de l’Immanence et dont les bras à l'équerre s’entrecroisant, à l’image d’un vortex, supportent la voute céleste circulaire.

Pourquoi y voir ce lien ? Car Rencontre/Extase quadruple avec des Couples a eu lieu et ce après, Fusion personnelle avec ma Flamme Jumelle.

Citation :
Douceur a écrit:

Une Vache (taureau ?) Noire de noble allure avec un disque en or (soleil) entre les cornes (Hathor) apparaît sur ma droite.
Elle est de profil par rapport à moi et regarde vers "l'avant". Alors que je réalise que cette Manifestation est bien réelle, la Déesse tourne sa tête dans ma direction et commence à m'Observer.

A la suite de son apparition, je vivrais quatre extases consécutives.

Au cours de la dernière extase, je me sens grosse ...comme si j'avais été "engrossée". (???)

http://antahkarana.forumzen.com/t18p75-les-dieux-et-les-deesses


*Une répartition équitable des énergies polaires (ou androgynie) et la formation des « têtes d’oiseaux » semblent aller de paire :

Citation :
http://antahkarana.forumzen.com/t13p150-le-lien-orient-occident#23435

... En fait, les chevrons : Λ ou V ressemblent étrangement à des « paires d'Ailes » !
Originellement, l’écriture Vieille Europe s’écrivait de droite à gauche.

Ce qui donne pour l’Homme Primordial Polaire : ADAM --> MADA ; 4+4=8 ou 8=4+4



Mais si on ajoute, au mot Adam polarisé, la lettre « R » (= Resh en hébreux qui signifie « tête ») nous obtenons le mot « Oiseau » :

- MADÁR = Oiseau



Et dans la civilisation précédant celle de Sumer, les déesses étaient des déesses à tête d’oiseau :
Au sujet des Couples Sacrés Oiseaux voir les Flammes Jumelles bouddhico-indoue « Kinnara et Kinnari » : http://antahkarana.forumzen.com/t44p45-masculin-et-feminin-la-bi-unite


Pour revenir au zodiaque de Dendérah, il est décrit constitué de « douze personnes » :

Citation :
Le zodiaque de Dendérah, ainsi nommé parce que, outre les constellations du Ciel Nord et du Ciel Sud, il liste ces douze constellations que nous qualifions aujourd'hui de zodiacales, n'est autre qu'une carte du ciel. Une carte de forme circulaire que soutiennent douze personnages : quatre déesses personnifiant chacune un point cardinal - les piliers du ciel, en quelque sorte ; et huit dieux agenouillés - des dieux à tête de faucon symbolisant l'éternité, en l'occurrence. Autant de personnages liés à l'espace et au temps, donc, qu'un texte de nature astronomique situé à proximité s'emploie à relier : "Le ciel d'or, le ciel d'or, c'est Isis la grande, mère du dieu, maîtresse de La-butte-où-a-été-mise-au-monde-la-déesse, qui prend place dans Dendérah, c'est le ciel d'or. Les grands dieux sont ses étoiles : Harsiesis, son dieu du matin ; Sokar, sa voie lactée ; le Jeune-homme Osiris, son étoile visible ; Osiris, sa Lune ; Orion, son dieu ; Sothis, sa déesse ; ils entrent et sortent pour les morts de la vallée infernale" (4).
Pourtant, ces « douze », ici sur cette représentation, ne sont pas « encore exactement » au nombre de douze. Qu’est-ce à dire ?

S’il est exact que nous y voyons, qu’à UNE Densité - un ¼ de cercle - (comprenant 3 dimensions : 1ère densité = 1D + 2D + 3D = les Trois en Un) correspond UN Couple, 4 Couples sont nécessaires pour avoir accès à la 4° Densité (ou 12° dimension christique, entièreté du cercle).

Remarque : une densité est constituée d’une ligne de Temps et de deux Dimensions telle cette image :

Mais pour être complète et exacte, je dois rajouter que cette représentation, pour moi, désigne 4 Couples (accouplés) + UN Couple non accouplé constitué d’une personne sur l’axe de la transcendance et d’une autre sur l’axe de l’immanence) illustré d’ailleurs par UNE même « déesse/Personne ».



Conclusion ?

A ce stade de ma compréhension, de mes expériences, je ne partage plus le concept d’un couple PAR chacra et donc le concept de la subdivision : 7 couples (= 7 chacras) + 1 couple (= le 8° Sacré et lié au Bindu).

En partie, parce que cette division fait fit de la quinte et sans quinte, PAS d’ « Accord Parfait ».

Affaire à suivre...
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Mer 22 Fév 2012, 21:48

Des développements sur la croix à 8 branches (puis à 12 branches) suivront...






En attendant :

Citation :
Dans un contexte religieux, quatre hommes chantent ensemble, à "l'Unisson". Les principes : Moment Présent, Alignement Intérieur, Coopération, ( il n'y a pas de compétion entre les chanteurs mais une intention de chanter ensemble), l'Union. L'Accord Parfait. Alors, soudain de cet Accord Parfait, Alignement intérieur de chaque chanteur dans la Coopération et le respect de l'Unicité de chacun, se crée ou se fait entendre comme chacun le voudra une 5ième voix..... féminine. Magnifique.

J'ai créé cette vidéo pour vous. On y retrouve tout ce que je tente d'exprimer dans mon livre "Réaliser l'Union" : Moment Présent, Alignement intérieur, Coopération, alors la Grâce apparaît, alors on vit dans la Magie de la Vie.

Quatre hommes qui chantent ensemble créent une voix de femme.


Citation :
« La quintine.

Cela repose sur le principe de l’Accord Parfait et donc du croisement des Harmoniques qui sont dans des rapports de un à deux ou de un à trois. Les Harmoniques viennent se renforcer pour créer une voix qui n’est pas émise mais qu’on entend très clairement. Et qui est une véritable voix c’est-à-dire que cette voix fusionnelle qui se trouve au-dessus de spectre des quatre parties du coeur a aussi ses propres Harmoniques c’est-à-dire qu’elle apparaît réellement comme une voix. Ce n’est pas un prodige, c’est une voix que l’on crée, quatre hommes créent une voix de femme pourrait-on dire. Ça a un côté un peu miraculeux.
»

Bernard Lortat-Jacob ethnomusicologue

Citation :
Mais, quelle que soit la beauté de sa voix, un chanteur seul n’est rien sans ses acolytes: un chœur polyphonique requiert en effet toujours quatre parties qui, combinées dans un contexte sacré, doivent produire une cinquième voix – dite quintina ou encore “la voix de la vierge” – prodige acoustique, né à la fois de l’accord parfait et du parfait accord des chanteurs et auquel j'ai consacé plusieurs études approfondies 4.

4 Cf. Chants de Passion (1998), pages 137-152. Ces analyses ont été récemment reprises, sur un plan strictement acoustique dans un article écrit en collaboration avec Michèle Castellengo, Laboratoire d’acoustique musicale de Paris-Jussieu. Cf. aussi articles: “Pouvoir la chanter, savoir en parler, Chants de la Passion en Sardaigne” (1990); “En accord, Polyphonies de Sardaigne: quatre voix qui n'en font qu'une (1993) et notice (188 pages) de l'album de 3 CD Les voix du monde, une anthologie des expressions vocales (1997).

http://lortajablog.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=35&Itemid=31
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Sam 03 Mar 2012, 18:54

Bonsoir à tous,

Lorsque l’on approfondit les théogonies et mythologies des dieux et déesses et que l’on s’attarde un tant soit peu sur les systèmes d’écriture, les cultures et croyances religieuses orientales, occidentales et celles du moyen-orient, une convergence évidente d’informations surgit au grand jour.

Prenons le cas des dieux à forme de Tortue.

Dans la mythologie Polynésienne, les tortues, symboles de procréation, étaient considérées comme des dieux, également gardiens de la tribu.

Mais saviez-vous que si la tortue est associée aux grands mythes de la création du monde au Tibet, en Inde, chez les amérindiens, dans les mythes greco-romains, les liens de la Tortue avec la Lyre et le Boeuf sont aussi des faits ?

Citation :
Généralement, la carapace de la tortue, ronde sur le dessus et plate en dessous, en a fait une représentation vivante de l'univers. Il existe aussi de nombreux mythes et des religions (en Chine, en Inde ou chez les Amérindiens par exemple) où une tortue cosmogonique contribue à la formation de la Terre. L'aspect ramassé et les quatre pattes fermement plantées dans le sol font de la tortue un cosmophore chargé de porter le monde. Sa longévité, bien connue depuis très longtemps, l'associe à l'immortalité et à la sagesse.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tortue

Le rôle central de la Tortue dans la cosmogonie tibétaine oú il est logique que dans la légende du premier roi, celui-ci soit associé à cet animal.

Citation :
Au commencement était l'Océan, grande étendue d'eau qui remplissait la totalité de l'univers. Sur cet océan nageait la Tortue, animal symbolisant la sagesse des premiers âges. Un jour, elle plongea jusqu'au fond de l'océan et rapporta la boue jusqu'à la surface de l'eau. Cette boue forma alors une île qui ne cessait de grandir sur la carapace de l'animal. La partie la plus ancienne et la plus haute de cette île, qui n'était autre que notre monde, formait les chaînes de l'Himalaya, au centre du monde. La Tortue, sur les conseils de Ston, créa alors successivement les plantes, les arbres, les animaux et les humains.

Mythe grecque d’ Hermès :

Citation :
Sur son chemin, il rencontre une tortue qu'il tue ; de la carapace, il fabrique une lyre sur laquelle il célèbre sa propre naissance ainsi que la demeure de sa mère carapace de tortue.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Herm%C3%A8s

Citation :
L'instrument de musique de l'enchanteur Orphée, musicien qui était allé jusqu'à émouvoir Hadès pour récupérer sa douce Eurydice au royaume des morts, est une petite constellation enchâssée entre Hercule et le Cygne. Appelée la Carapace de la Tortue par les Arabes ou l'Aigle aux Ailes Fermées par les Anciens de l'Inde, elle fait référence à cette création de Hermès, qui tendit des boyaux de bœuf sur une carapace de tortue, pour se concilier les bonnes grâces d'Apollon, à qui il venait de voler le troupeau de bœufs sacrés.

Et connaissez-vous la légende du Dieu Tortue d’Or et de l’Épée ?

Citation :
Au Vietnam, au sud de la vieille ville de Hanoď, se trouve un petit lac qui constitue un véritable paradis au milieu de la ville. Ce lac se nomme Hoan Kięm, le Lac de l'Epée Restituée. C'est un des endroits les plus romantiques du monde ! On peut se promener un après-midi en flânant au gré des petits sentiers boisés qui l'entourent. Ce Lac portait autrefois le nom de Lac Thuy, c'est-à-dire le Lac Vert. Pas un seul vietnamien n'ignore la légende de ce petit lac !

Un jour un jeune pêcheur trouva en pleine mer accrochée dans ses filets une lame d'épée sans manche et qui portait gravée l'inscription " Selon la volonté du Ciel ". Il alla offrir cette lame d'épée au fils d'un très riche personnage qui, après des recherches, retrouva le manche de la lame.

L'épée ainsi reconstituée servit pendant une dizaine d'années à ce notable dans la guerre contre les envahisseurs chinois. Ce notable s'appelait Lę Loi. Il vécut réellement, de 1385 à 1433. Après avoir repoussé l'envahisseur chinois, il devint roi en 1428 sous le nom de règne de Lę Thŕi Tô. Afin de profiter de cette paix enfin acquise il vint aussitôt s'installer dans la ville qui se nomme maintenant Hanoď. Le Roi aimait se promener dans une petite embarcation au milieu du Lac Vert. Mais il ne put conserver l'épée bien longtemps.

Quelques jours après la fin de la guerre, de son petit bateau il vit soudain émerger une tortue géante du fond de l'eau. Terrifié, le roi dégaina son épée, la brandit devant lui mais la tortue fut très rapide et sans le blesser lui arracha l'épée avec son bec avant de disparaître pour l'éternité dans les profondeurs du lac.

Le roi se dit alors que le Dieu Tortue d'Or était certainement le véritable propriétaire de l'épée magique, que celle-ci la lui avait seulement prêtée et que la paix maintenant revenue, il devait la lui restituer. C'est ainsi que naquit la légende du lac de l'Épée "restituée" à son propriétaire divin. Dans ce lac se trouvent réellement des tortues. Hélas, il n'y en a plus guère aujourd'hui. Au milieu du lac se situe un tout petit îlot minuscule, et il est désormais rarissime de voir une tortue y prendre un bain de soleil.

A chaque fois cet événement est vivement apprécié par la population de Hanoď, tellement les tortues qui autrefois peuplaient abondamment ce lac sont devenues rares. Un tel événement est toujours considéré comme un bon présage pour les semaines à venir.

Dans la quasi-totalité des civilisations anciennes du monde entier (dont certaines existent encore, comme le peuple aborigène d'Australie, la Chine ou le Vietnam) la tortue a toujours été essentiellement un symbole de longévité et de sagesse. Cela tient bien sûr à sa très longue durée de vie et à sa nonchalance, mais aussi à sa discrétion face aux événements qui rythment le monde. La lenteur de ses déplacements la fait également figurer comme une digne représentante de la sagesse... et de l'art d'avoir toute l'éternité devant soi.

http://www.latortuedor.fr/la-legende-de-la-tortue-d-or.html

Voici un remarquable lien reprenant toute la symbolique de la Tortue : http://www.cheloniophilie.com/Symbole/
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Lun 05 Mar 2012, 00:16

Bonsoir à tous,

Si je savais que les expériences vécues au cours de ces 4 dernières années (j’en vis encore et toujours) comprenaient en elles les Informations relatives tant à mon anatomie subtile - à celle que je Suis en Substance – qu’à l’Univers/Cosmos, ce n’est que depuis que les différents morceaux du puzzle « s’ emboîtent » entre eux, qu’un Ensemble plus nette prend forme en moi.

Et si l’appréhension de l’anatomie sacrée du « Couple La Vache » (toi H moi) sous la forme d’Hathor - déifiée « en une simple entité » par obscurantisme - m’a permis d’avoir un début de réponse à cette question :

Citation :
Comment passe-t-on de la croix carrée à 4 branches (= croix dialectique polaire) à la croix à 8 branches pour enfin arriver à la croix possédant 12 branches ?
Ce sont les Enseignements reçus in corpore qui m’ont amené au constat que notre Anatomie Subtile Sacrée est illustrée sur la « Tortue Etoilée » qui, selon mes expériences est, aussi, un Principe et un Lieu et pas seulement ce bel animal sauvage de Madagascar.

L’un des plus beau de son espèce se caractérise avec ses lignes jaunes dessinant comme « des rayons » à l'intérieur de chaque écaille noire :


En effet, cette tortue étoilée s’apparente à la Tortue Sacrée Lo Shu qui aurait surgit d’une rivière (= la Source) avec sur son dos le tout premier Carré Magique de l'Humanité.


Voilà cette tortue qui donna naissance au carré magique d’ordre 3 (--> 3 dimensions ?), à 9 cases (le 9 est le carré de 3) et dont le centre est 5 (V) et la somme des lignes (H,V, diagonales) est toujours 15 (dite sa constante --> 15 dimensions ?) lancée dans l’étonnante histoire de ces carrés, qui au fil des siècles, envahiront la terre entière, impliquant certains des plus puissants cerveaux.

Citation :
Ce carré magique, selon une légende chinoise, aurait été révélé, à l'empereur Yü sur le dos d'une tortue au XXIIIe siècle avant J.-C. (- 2200). Selon la littérature datant de 650 av. J.-C.

La légende de la tortue

Selon le livre chinois Yih King:
L'Empereur Yü marchait le long de la rivière Lo. Alors, il vit le carré magique sur la carapace d'une tortue sacrée. Ce carré est appelé le diagramme de la rivière Lo ou Lo-Shu.
Les nombres pairs sont YIN, le principe féminin. Les impairs sont YANG, le principe masculin.
Ils y interprétaient aussi les 5 éléments: terre, feu, métal, eau, et bois.

Voici une autre version de l'histoire de 'Lo Shu'

Lo: nom d'une rivière
Shu: signifie "livre"

Jadis en Chine, il y eut une très grande inondation. Pour calmer sa colère, les gens donnent des offrandes au dieu de la rivière "Lo", l'un des fleuves en crue.
Mais, à chaque fois, une tortue sort de la rivière et fait le tour des offrandes.
Le dieu de la rivière refuse de considérer cette offrande, jusqu'à ce qu'un jour, un enfant observe les formes curieuses sur la carapace de la tortue. c'est à ce moment qu'ils comprirent qu'il fallait mettre 15 offrandes.

D'après Philip I.S. Lei - Hong-Kong

http://villemin.gerard.free.fr/Wwwgvmm/CarreMag/CMLoShu.htm

Citation :
Le plus ancien carré magique connu semble être le « Luo Shu », datant du 1er siècle avant notre ère, dont le nom signifie « livre de Luo » ou « Neuf Diagrammes ». C’est un carré magique d’ordre 3, dont la somme des nombres de toutes les lignes, qu’elles soient horizontales, verticales ou diagonales est systématiquement 15, un nombre correspondant au total des valeurs symboliques du yin (8 + 7) et du yang (9 + 6).

Le système des carrés magiques fut transmis au 8e siècle à l’Occident par les Arabes qui les connaissaient eux-mêmes des Indiens et des Chinois. Thabit ibn Qurra discourt à leur sujet au 9e siècle et une liste des carrés d’ordre 3 à 9 est donnée dans l’Encyclopédie (Rasa’il) compilée vers 990 par un groupe d’érudits arabes connus sous le nom de « frères de la pureté » (ikhwan al-safa).

En 1225, Ahmed al-Bunî, dans son Tartib al-daawât et son Shams al-maarif al-kubra wa-lataif al awarif, fit la démonstration de la construction de carrés magiques [1] par l’utilisation de certaines techniques dont celles que l’on a appelées « à enceintes » [2]. Al-Bunî associe ensuite les lettres aux différentes sphères célestes, ainsi, le carré magique d’ordre trois s’appelle, dans le Shams al-maarif, « le ouifk ternaire numérique », et celui qui est de quatre « le ouifk quaternaire numérique » :

« Saturne correspond dans le monde des entités spirituelles à la lettre jîm [3]. Celle-ci, numériquement, vaut 3 en elle-même et 53 après décomposition isopséphique (hisâb al-jumal), le mîm [4] valant 40, le yâ [5] 10… Cette lettre est ainsi elle-même décomposée en 3 autres. Dans le monde des entités subtiles inférieures, Saturne correspond au sâd, soit le nombre 90, qui renvoie, dans les unités à 5, soit la lettre ha. Les carrés magiques en relevant auront donc des côtés de 5 cases ».

Ce qui est légèrement différent de la version d’Agrippa qui veut que Saturne se compose « d’un carré à trois colonnes, contenant neuf nombres particuliers, et en chaque colonne trois nombres de quelque côté qu’on les prenne, et par les deux diagonales composent le nombre de quinze, et la somme totale de tous ces nombres monte à quarante-cinq ».

Ainsi que nous l’avons vu dans notre article « Une note sur Ibn Ezra et les carrés magiques » : « L’introduction du carré magique de 3 sur 3 en Europe, écrit en lettres-nombres hébraïques et sans doute transmis du monde méditerranéen par des marchands juifs, a été attribuée à Abraham ibn Ezra, un érudit juif du douzième siècle issu de Tolède » [6]. Rappelons qu’Ibn Ezra (1090-1167) était un philosophe et un astrologue hispano-juif auteur de nombreuses traductions de manuscrits arabes en langue hébraïque.

Des études récentes attribuent plutôt cette introduction à Manuel Moschopoulos (1282–1328), un grec byzantin professeur, érudit et grammairien assez connu pour son œuvre d’édition de textes grecs, et dont le traité sur les carrés magiques [7] a longtemps été considéré comme le premier ouvrage du genre en Occident. Il semble cependant que ce texte n’eut qu’un impact très limité sur les esprits de son temps puisqu’il ne sera « découvert » qu’au 17e siècle par Philippe de la Hire (1640-1718) dans la Bibliothèque Royale de Paris. Camman soutient par ailleurs que les méthodes exposées par Moschopoulos afin de construire les carrés magiques étaient connues déjà des Perses [8].

Dès le 14e siècle apparaissent en Europe des compilations en latin d’exemples de carrés magiques d’ordres 3 à 9 associés aux sept corps célestes alors connus (Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter, Saturne). Ces carrés étaient censés jouir des vertus, propriétés positives ou négatives des corps célestes en question. Les carrés magiques entrent alors dans les sciences dites « occultes », l’astrologie et la magie, pour n’en plus jamais ressortir.

Luca Pacioli rédige en 1498 son De Viribus Quantitatis dans lequel il associe les carrés magiques aux sept planètes alors connues. Il met en relation le carré d’ordre 3 à Saturne ce qu’avait déjà fait Nadruni sans son Qabs al-Anwar publié en 1384.

En 1514, Albrecht Dürer créa sa célèbre « Melancolia I » qui comporte un carré magique d’ordre 4 sur le mur derrière le génie songeur qui deviendra l’archétype du « penseur » et le modèle pour les sculpteurs. Le carré d’ordre 4 est associé à Jupiter, planète considérée comme ayant des influences bénéfiques. Ainsi, l’ange songeur et mélancolique, dépressif dirait-on aujourd’hui, est associé au carré magique de Jupiter censé combattre les effets de cette affection.

Enfin, en 1533, Agrippa publie les trois livres du De Occulta Philosophia, ouvrage dans lequel il développe une théorie et une pratique talismanique notamment basées sur les carrés magiques. Ouvrage majeur s’il en est puisqu’il va influencer toutes les générations d’hermétistes et de magiciens jusqu’à nos jours. « Chaote » avant l’heure, Agrippa compile à partir de sources souvent tues par lui et construit un système auquel on ne peut dénier une certaine efficacité.

http://www.melmothia.net/2200/generalites-sur-les-carres-magiques/
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Lun 05 Mar 2012, 01:01

Ce carré magique est représenté avec les chiffres pairs-féminins placés aux 4 coins du carré (cf. la fresque du Temple d’Hathor à Denderah oú des déesses sont positionnées aux 4 angles http://antahkarana.forumzen.com/t18p90-les-dieux-et-les-deesses#24375).
Il s’en suit donc que les nombres impairs-masculins restant forment la croix carrée :




Je relève au passage trois points importants configurés dans/d’après ce carré :

- en premier lieu, la « figure » que prennent les nombres féminins 2, 4, 6 et 8 : forme que j’ai, personnellement, dénommé « échelle ».

Voir à ce sujet, le post intitulé « Carré d’Hathor » (dans la Dialectique de la perception... l'envol...) :

http://antahkarana.forumzen.com/t354-hathor-par-sphinx?highlight=carr%E9+d+hathor

Citation :
Une coupe, plus exactement un « U » est dessiné sur mon coronal. Un Souffle éthérique mais bien ressenti physiquement (souffle qui fait bouger mes cheveux sur ma nuque) se fait sentir ensuite, derrière moi, sur ma nuque du côté gauche, tandis qu’un « porte » s’ouvre á ma droite... porte derrière laquelle je perçois de la Lumière et d’où un courant d’air frais s’échappe et balaye mon corps.

Je fus « transportée » telle qu’elle, donc assise, dans cet autre « endroit » où un disque rond énorme et lourd est déposé sur mon épaule, á côté de mon cou juste á l’endroit oú précédemment, j’avais senti le Souffle... Cela me fait penser au disque solaire sur la tête d’Isis... Cet énorme disque en faisant sa place entre mon épaule et mon cou en vient á déformer ce dernier qui sous l'impact s’allonge, s’amincit pour devenir finalement longiligne comme un x étiré : « )( ». Pour adoucir cet étirement, mille pépites d’or pétillent sur mon cou. C’est une sensation vraiment très agréable.

Entre mon corps et ma tête va être placé, couchée sur l’un de ses côtés, ce que je prends pour une échelle (je parle d' « échelle » mais en fait, je ne la vois pas. Par contre, je sens clairement que l’objet que l’on me plaçait entre les épaules et le cou, était un objet comprenant plusieurs carrés disposés l’un á la suite de l’autre; ce qui donne un objet « rectangulaire » et long mais je ne sais si cela était une échelle á proprement parlé... C’est plutôt une pensée qui me traversa). Cet objet rectangulaire/carré, plus exactement ses montants droits se mettent á séparer lentement mais sûrement les 2 parties de mon corps. C’est bizarre de ressentir sa tête se détacher et finalement totalement se séparer de son corps !

A la suite de cela, de mon cou, je verrai sortir de fins filaments multicolores (toutes les couleurs de l’arc-en ciel y sont mais plus encore). Ces multiples filaments « veloutés » (12 ??) s’enroulent comme les brins de l’ADN pour finalement ne former qu’UN brin très épais comme une « corde de marin » très large. Je suis émerveillée de voir la beauté de ces filaments. Je me rends compte que je ne suis que « filaments » et « points ». Non s’en blague ! Toute mon enveloppe éthérique avait disparu pour faire place à de l’Energie.
N.B. : je me permets de voir une analogie entre le « U » coronaire et la Constellation de la Lyre, avec à sa Pointe la 12° dimension christique.


Citation :
La spiritualité est la conviction que la Création est l’oeuvre d’une Intelligence Cosmique qui se manifeste dans toutes les constituantes de l’Univers selon des lois immuables; que nous possédons une âme qui nous donne la possibilité d’expérimenter et approfondir ces lois; que l'on peut vivre en harmonie avec elles pour notre plus grand bonheur.

On peut lire à Delphes sur le fronton du temple d’Apollon, l'un des maîtres de la Lyre, la devise suivante : "Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux."

Citation :
Cette lyre qui a tellement fait rêver les musiciens et les poètes, nous la possédons tous, car chacun de nous est lui-même cette lyre, et les cordes qui la composent représentent nos différents corps subtils.
La musique est un langage. Depuis l’origine, ce langage retentit à travers le cosmos, et c’est par lui que Dieu manifeste sa sagesse, son amour et sa beauté.
Du point de vue initiatique la musique suppose la connaissance de l’ordre du monde des êtres et des choses, la science des rapports harmoniques dans l’univers entier entre le microcosme et le macrocosme.
Elle repose sur des principes immuables qu’on ne peut transgresser sans se perdre.
La musique nous parle de notre héritage céleste, et en agissant sur nos corps subtils, elle nous permet de rétablir le contact avec notre véritable patrie.

Omraam Mikhaël Aďvanhov

- en deuxième lieu, les différentes figurations de ce carré :

1) celle qui place les chiffres sous forme d’étoiles et oú le chiffre central 5 se compose de 4 bras et d’un point centré (4+1 = 5) tandis que le chiffre 9 se comprend comme 8 bras+1 centre = 9 ;


2) et celle qui place les chiffres sous la forme dite « carte du Ho » ou carré magique de Ho-t’ou.






Citation :
(...) Un trou au "laser" est fait sur ma joue droite. Pendant que ce trou s'élargit, s'agrandit, un courant d'air frais sort et entre par ce trou comme pour le "dégager". Ce trou continue á grandir jusqu'à ce que ma peau, située entre l'oreille, le nez, l'œil droit et le menton soit totalement comme "évaporée". L'air frais que, je sens sur ma joue, á l'emplacement oú j'avais (...) la semaine passée, se déplace lentement vers le bas, le bras droit, le torse partie droite et la jambe. Ce courant frais-froid mais doux balaye doucement toute la partie droite de mon corps.

Une Energie fait vibrer ma lèvre inférieure. Cette énergie devient une grosse boule de paillettes cristallines qui reste sur mon menton...

Mon attention est, á nouveau, attirée vers mon coronal car j'y sens des doigts comme la semaine passée. Ces doigts, cette fois-ci, dessinant un signe, se déplacent lentement en ligne droite du centre de mon coronal et se dirigent vers la gauche, vers mon oreille. Ces doigts deviennent insistant... A nouveau, je sens une grande pression sur mes tempes comme si ma tête était dans un étau de mains. Quand une perception forte mais jusqu'ici, jamais senti s'y fait sentir :

C'était comme si IL cognait de son poing fermé, fermement mais avec douceur et au rythme du battement de SON Cœur, sur mon coronal. Il y aura une vingtaine de cognements-battements sur ma tête.

Une entaille est faite sur mon front et au-dessus de ma nuque.

Dans mon oreille droite, un "Nid" Lumineux Blanc (??!!) est déposé -je dis "nid" car il ressemblait à un nid d'oiseau-. Des sortes de filaments lumineux y seront déposé par la suite.

Une grande vague d'Énergie provenant á nouveau de mon coronal me soulève, je suis comme en totale A-pesanteur. C'est la première fois qu'il m'est donnée de ressentir ce que signifie d'être "libérée" de TOUS corps (physiques et autres). Cette énergie déferle finalement dans tous mes corps.

Je sors de la méditation mais fait "étrange", comme la semaine passée, le travail a continué. J'ai ressenti à 3 différentes reprises les battement-cognements fait avec le poing sur mon coronal mais cette fois-ci, je n'en ai compté que 15... 3x15... et ceci dans des intervalles de 10 minutes/1 quart d'heure d'écart...
N.B. : on pourrait penser que la carapace d’une tortue est insensible, mais ce n'est pas le cas, la tortue perçoit lorsqu'on la touche à cet endroit. Tout comme une personne sent distinctement sur l’os de la voile de son propre crâne (= dermosquelette comme la carapace de la tortue) des caresses et/ou autres.


Sur l'anatomie subtile, à suivre…
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MessageSujet: Dieux scarabées : Khepri, Osiris, Horus   Jeu 29 Nov 2012, 17:22

Bonjour à tous,

Ce qui suit est à mettre en relation avec :

Citation :
Ce sont par exemple, les Nécromitons qui sont à la base de l’introduction dans les Róvás (par les Pauliens et les Jésuites) des ligatures (nomina sacra) en forme de « scarabées » donnant une apparence « solaire » aux lettres et encore avant cela, de l’adoration des égyptiens et Rois d’Egypte pour les (dieux) scarabées (ailés). Ces démiurges solaires, faux créateurs tel que Khépri « celui qui sort de la Terre et né de lui-même » et leurs identifications à Osiris ne font qu’un.

http://antahkarana.forumzen.com/t746p135-legende-personnelle#25431



Citation :
Le scarabée dans l'Égypte ancienne. Origine et signification du symbole
livre d’Yves Cambefort datant de 1987 :

Pp. 20-21 :

« (...) Descendant de Khépri, Geb (la terre) et Osiris sont scarabées. Que la terre soit scarabée, la preuve nous en est administrée, á l’époque ptolémaïque, par la façon d’écrire Ta, « la terre », avec le signe du scarabée. La petite barre verticale indique que le signe employé représente bien la chose même dont il est question. En d’autres termes, le scarabée est la terre, et réciproquement. Cette équivalence était restée inexpliquée jusqu’ici. Quant à Osiris, il est lui aussi la terre, comme son père Geb. En témoigne cet hymne qui lui est adressé :

« Seigneur du Sol, Sata (=fils de la Terre) aux nombreuses années,
Rê-Khépri brille sur ta poitrine.
Le sol est sur tes bras.
Quand tu te meus, la terre tremble :
Tout repose sur ton échine.
»

Il est donc également scarabée, comme le suggèrent d’autres hymnes, par exemple :

« [Osiris] fait rayonner la clarté par ses deux plumes ».

Ces « deux plumes » sont sans doute celles de la couronne Atef. Or, nous avons vu que celle-ci pouvait rappeler, par anamorphose, une tête de scarabée. Nous savons d’autre part que, lors de l’invention de la tête d’Osiris mort, un scarabée en sortit. Abydos, oú eut lieu cet évènement, et qui devint la ville par excellence d’Osiris mort et ressuscité, fut donc nommée « la Ville du Scarabée ». Le scarabée « issu » d’Osiris est une référence inversée à Khépri. Ces indices concordants montrent qu’Osiris est bien un scarabée, comme son aïeul. De ce fait, le scarabée, dans les textes et monuments, fait allusion à Osiris.

Enfin, Horus est également rattaché à la lignée de Khépri, sous la forme de fils d’Osiris. Horus est lui aussi scarabéen, mais l’insecte est alors pris sous son aspect de symbole solaire. Sa signification primitive est toujours conservée : la scarabée est le soleil, comme il est la terre, et il fait donc référence à Horus(-Rê). »


Livre complet téléchargeable ici :

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1987_num_204_1_2203
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MessageSujet: Dieu Khepri - dieu scarabée   Jeu 29 Nov 2012, 17:33

Le Dieu Khépri

Khépri "celui qui vient à l'existence" est le dieu du renouvellement, de la renaissance cyclique du disque solaire, c'est la représentation matinale du dieu-soleil. Il est généralement représenté comme un homme avec une tête de scarabée, ou comme un homme coiffé d'un scarabée, ou encore comme un scarabée. Khépri renaît tous les matins avant de devenir Rê, le soleil à son zénith puis Atoum lors du couché du soleil, ce sont les représentation du cycle du soleil incarné par Amon.

Ses animaux sacrés sont le scarabée et le bélier en raison de son association avec le dieu Atoum.




Représentation du dieu Khépri sur le trône




Représentation du dieu Khépri au temple de Karnak


Khépri est représenté comme un dieu autogène, qui est venu au monde de lui même, de cette représentation lui vaut d'être assimilé au démiurge Atoum, selon les textes des pyramides, Khépri réunit le soleil du soir et le soleil du matin dans une même adresse.

Une des représentation célèbre du scarabée se trouve dans le temple de Karnak, voir photo ci-dessus, représenté sous la forme du scarabée, fabriqué en granit rose par le pharaon Amenhotep III, pharaon de la XVIIIème dynastie, Nouvel Empire, dédié au dieu Atoum-Khépri, situé près du lac sacré du temple.

Une autre de ses représentations connue, se trouve entre les pattes avant du grand Sphinx de Gizeh, édifiée par le pharaon Thoutmôsis IV la stèle du songe, il porte le nom de Harmakhis-Khépri-Rê-Atoum comme étant une grande statue de Khépri.



En savoir plus sur le dieu Khépri de la mythologie égyptienne avec Legypteantique.com

Compléments: Dieu Khepri, Khepri, Divinité Solaire, Dieu Soleil, Divinité Khepri, Khépri, Dieu Khépri, Divinité Khépri.

http://www.guidegypte.com/dieux/khepri.php
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MessageSujet: Sujet remonté de 2007!   Mer 19 Déc 2012, 20:55

Sous le soleil de Mithra


Noël
Par Gabriel Racle

En dehors des cercles restreints de spécialistes de l’Antiquité ou de l’histoire des religions, on ne parle guère de Mithra. Et pourtant, Mithra a laissé sa marque dans nos sociétés occidentales, une marque toujours vivante.(cf MITHRA )

Pour comprendre ce dont il s’agit, il faut faire un retour en arrière. Depuis des lustres, le solstice d’hiver a fait l’objet d’une célébration, sous diverses formes selon les cultures. Mais le symbolisme en est toujours le même: le solstice d’hiver marque bien la nuit la plus longue de l’année, mais c’est aussi le moment où les jours commencent à rallonger. Sous différentes interprétations, c’est la victoire de la lumière sur les ténèbres.

Chez les Romains, autour de la date du solstice d’hiver, se déroulaient les Saturnales, une période de réjouissance. Elles célébraient le règne de Saturne, dieu des semailles et de l’agriculture. La fête ne durait d’abord qu’un jour; Auguste ordonna qu’elle se célèbre pendant trois jours, du 17 au 19 décembre; Caligula ajouta un quatrième jour.

Pendant la durée de ces fêtes, les tribunaux et les écoles étaient fermés, on ne pouvait entreprendre une guerre, ni exécuter un criminel et les esclaves bénéficiaient d’une liberté pleine et entière. Les maisons étaient décorées de feuillages et de branchages en l’honneur du dieu de l’agriculture.

Aux Saturnales succédait immédiatement la fête des Sigillaires (sceaux), ainsi appelée parce que sa célébration consistait surtout dans l’envoi que se faisaient les Romains de présents, tels que des cachets, anneaux, et autres petits objets de sculpture.

Les enfants recevaient en cadeau des adultes de petits sceaux et autres babioles. Cette fête des sigillaires donnait lieu à des festins pour lesquels les maisons étaient décorées de plantes vertes. Mais le culte le plus pratiqué alors dans l’Empire romain est celui de Mithra, dont le nom signifie à la fois «ami» et «contrat»; le dieu Mithra est l’ami des hommes, c’est le dieu de la lumière et de la justice, qui veille au respect des alliances et des serments.

Ce culte était très répandu chez les soldats romains qui, de la Perse, le transportent en Italie où il s’implante solidement, à Rome notamment. Les adorateurs de Mithra reconnaissaient une divinité unique, manifestée par la lumière des astres, surtout le Soleil, brillant et invincible, ennemi de la nuit et des démons. Mithra, ange de la lumière, était un serviteur du dieu Ormuzd, la lumière primitive, et l’intercesseur des hommes auprès de lui.

Cette religion était très austère; les initiés étaient soumis à des épreuves, puis «baptisés» par aspersion avec le sang d’un taureau. Les prêtres enseignaient que par la pratique de certains rites de purification et d’abstinence, on pouvait participer à la nature des astres lumineux et immortels.

Le 25 décembre, on célébrait Mithra: c’était la fête du Sol invictus, correspondant à la naissance de ce dieu solaire (Dies Natalis Solis Invicti, jour de naissance du soleil invincible), qui surgissait d’un rocher ou d’une grotte sous la forme d’un enfant nouveau-né.

Le choix du 25 décembre provenait sans doute du calcul du nouveau calendrier julien (imposé par Jules César) fixant le solstice d’hiver à cette date erronée. Le culte prend une telle ampleur qu’en 274, l’empereur Aurélien le déclare religion d’État.

Le christianisme, qui commence alors à se répandre, se trouve en concurrence avec ces fêtes «païennes». Comment contrer ce culte qui le menace? Par la mise en œuvre d’un subtil syncrétisme pour assimiler la naissance du Christ au retour de l’astre solaire, au Sol invictus, en s’insérant ainsi dans une tradition déjà existante.

«Ce choix semble avoir été imposé aux chrétiens par l’impossibilité dans laquelle ils se trouvaient, soit de supprimer une coutume aussi ancienne, soit d’empêcher le peuple d’identifier la naissance de Jésus à celle du Soleil», d’expliquer Arthur Weigall dans Survivances païennes dans le monde chrétien (Paris, Payot). En 354, le pape Libère désigne officiellement le 25 décembre comme fête de la naissance du Christ, devenue Noël en français vers 1112, par évolution de l’ancien français nael, du latin natalis (dies), soit «le jour de la naissance».

Auparavant, on ignorait cette célébration, instituée pour contrer le culte de Mithra. Plusieurs dates avaient été avancées pour la naissance du Christ: le 6 janvier, le 28 mars, le 19 avril ou le 29 mai. Certaines sectes avaient choisi le 6 janvier, qui correspond aux épiphanies de Dionysos et d’Osiris – deux divinités de la végétation qui, comme le Christ, meurent et ressuscitent – et à la sortie du soleil dans la constellation de la Vierge, moment important pour les astrologues de l’Antiquité.

Aux IIIe et IVe siècles, c’est le 6 janvier, qui voit «l’épiphanie», c’est-à-dire la «manifestation» du Christ, date à laquelle l’Orient chrétien célèbre sa naissance.

Ainsi la tradition des cadeaux, des décorations, des bons repas associés aux fêtes de fin d’année a de lointaines origines et si Noël se célèbre le 25 décembre, c’est à Mithra que nous le devons. L’histoire est une continuité. (La tradition du sapin de Noël est plus récente et donne lieu à diverses hypothèses, dont l’une la fait remonter au XVIe siècle, en Alsace.)



Noël et le Mithraïsme
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MessageSujet: Re: Les dieux et les déesses   Lun 11 Fév 2013, 00:00

Toute vérité franchit trois étapes.

D’abord, elle est ridiculisée...

Ensuite, elle subit une forte opposition...

Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence !

Tous les anciens récits font référence à des dieux venus des étoiles, c'est du moins ce que nous traduisons, mais faisons-nous la bonne traduction ? Notre planète a conservé les traces de ces voyageurs, traces que nos scientifiques ne veulent pas voir, dénaturent ou éclipsent volontairement afin de ne pas déborder de la droite ligne sacro sainte de la religion.
.
16 vidéos avec traduction en français sur cette page:
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