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 6 - Tout le processus dialectique

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Sphinx

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MessageSujet: 6 - Tout le processus dialectique   Sam 25 Juil 2009, 17:25

Bonjour à toutes et tous,


je me propose de réaliser ici une synthèse de tout le processus dialectique tel qu'il a été développé en long et en large dans cette section du forum, à mesure qu'il s'est révélé à ma conscience, soit spontanément, soit par rapport aux interventions de différents contributeurs.


Or donc, en première approche, fondamentalement métaphysique, la réalité existentielle est toujours formée de deux aspects, à savoir ce qui est existentiellement déjà réalisé, accompli, et ce qui n'est pas encore réalisé, accompli.

Ces deux aspects représentent donc les acquis exsitentiels pour l'un, et le potentiel existentiel pour l'autre. Et il faut considérer, comme l'expression utilisée le suggère, que tout autant l'acquis que le potentiel existent effectivement l'un et l'autre, ET N'EXISTENT PAS L'UN SANS L'AUTRE.

Donc le potentiel est un aspect existant, mais non réalisé, et qui tend intrinsèquement à sa réalisation. Or, seul l'acquis peut donner au potentiel une opportunité de réalisation, alors que réciproquement seul le potentiel peut potentialiser l'acquis, très logiquement.

Sans potentiel, l'acquis est stérile, et sans acquis le potentiel est condamné. Mais en vérité ils ne peuvent pas exister l'un sans l'autre, et ne peuvent être éventuellement qu'en confusion l'un par rapport à l'autre.

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Cependant, l'acquis tout autant que le potentiel existentiels sont des aspects absolus, qui en réalité renvoient aux aspects collectifs et individuels de l'Etre. De ce fait, il faut comprendre que la différence de potentiel entre l'acquis et le potentiel existentiels est infinie, puisque leur natures sont de part et d'autre absolues, l'acquis s'affirmant comme définitivement acquis, et le potentiel s'affirmant comme éternellement potentiel, impossible à réaliser intégralement.

Deux éternités s'affrontent donc, celle de l'acquis et celle du potentiel existentiels, et cet affrontement absolutiste se traduit du côté de l'acquis par une relativisation indispensable de la différence de potentiel, par une prise en charge de la tension inifinie dans une dynamique relativiste parfaite (ce qui doit être parfait, du côté de l'acquis, n'est pas la forme, mais la dynamique qui produit la forme).

L'acquis est acquis définivement par intégration du potentiel éternel, par une prise en charge relativiste de la différence de potentiel, qui est concrètement le flux de l'éternel Présent.

Cette dynamique implique donc deux instances relativistes qui mettent en relation d'équivalence les deux aspects absolutistes de l'acquis et du potentiel.

Cela permet, par personnification sexuée, un décentrage, une prise de recul existentiel (relativisation) des deux aspects de centre (potentiel) et de circonférence (acquis).

Mais pour être stable, cette personnification doit rendre compte chez chaque instance des deux aspects en proportions différenciées et complémentaires. A savoir que le corpuscule de chaque instance relativiste reflète le potentiel central sous forme circulaire d'acquis, et que l'onde de chaque instance relativiste reflète l'acquis périphérique sous forme ondulatoire potentielle, les structures ainsi formées étant mutuellement stabilisatrices dans la dynamique par permutation différenciée des aspects dialectiques Yin et Yang.

Cette différenciation complémentaire est la sexuation du Soi dans ses polarités (instances) relativistes Homme et Femme.

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Grâce aux instances relativistes et leur dynamique de prise en charge de la différence de potentiel existentielle, les aspects existentiels absolutistes d'acquis et de potentiel peuvent se rencontrer et fusionner leurs éternités, au lieu de les voir se combattre.


Cependant, la prise en charge de la différence de potentiel ne se fait pas que dans la simple et stricte homéostasie de la dynamique. Elle offre également la liberté de Procréation, de transfert causal permettant d'enrichir la "grande Rencontre de l'acquis", tout en préservant pourtant l'homéostasie de la dynamique existentielle.

En d'autres termes, l'alliance entre l'acquis et le potentiel permet à l'acquis non seulement de s'appuyer sur le potentiel pour alimenter la préservation éternelle de l'acquis, mais également de répondre à l'appel de réalisation du potentiel, afin de permettre la naissance d'êtres nouveaux dans l'acquis existentiel, à partir du potentiel. Toute forme de prédation est donc invalidée par cette alliance qui répond à l'éthique existentielle, en ce qu'elle protège et favorise tout autant l'acquis que le potentiel de l'Etre.

C'est par transfert causal, à travers une impulsion qui est aussi une simulation de refoulement identitaire, que la Procréation s'effectue en tant que réponse à l'appel du potentiel, à l'appel du Soi collectif. Car le Soi ne peut pas s'envisager sans ses aspects identitaires acquis ET potentiels.


Concrètement, le transfert causal va impliquer deux aspects également, qui sont corrélés entre eux et témoignent des aspects absolutistes d'acquis et de potentiel, à savoir une préservation apparente, matricielle, de la forme circulaire de l'acquis, et une impulsion énergétique permettant l'expression du potentiel central.

Il faut aussi comprendre que le transfert causal n'est pas la transmission d'une cause en soi, car c'est impossible, étant en contravention totale avec la nécessité d'authentification de l'Etre nouveau: on ne peut pas l'authentifier à sa place, et donc le transfert causal de Procréation est limité, relatif, ne pouvant pas octroyer arbitrairement l'absolu d'une cause en soi intrinsèquement réalisée, par un Couple Sacré émancipé.


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Le Couple Procréateur (assisté harmoniquement par ses Couples d'Ames Soeurs), simule une perfection formelle circulaire parfaite, persistante et statique, grâce à sa dynamique parfaite, de sorte de procurer un espace intrapsychique vierge à l'Etre nouveau.

Et au centre de cet espace vierge, entouré par le mirage matriciel d'une forme circulaire parfaite et statiquement stable en apparence, une impulsion originelle permet l'expression effective du potentiel dans l'espace vierge créé. L'énergie limitée de cette impulsion est corrélée au caractère marginal de la circularité aménagée comme matrice.

En fait, dans sa dynamique parfaite, le Couple Sacré peut simuler une staticité de mouvement, marginalement par rapport à son mouvement absolu, et cette simulation d'arrêt de la dynamique restant purement marginale, elle autorise par ailleurs une impulsion énergétique limitée dans l'espace créé par la simulation matricielle.

En fait, "incognito", la forme circulaire "parfaite et statique" reste tout simplement soutenue par la dynamique du Couple Procréateur, et l'énergie limitée injectée dans l'espace ainsi "réservé" ne menace en aucune façon l'homéostasie de la dynamique Sacrée qui implique en réalité une énergie illimitée.

Mais donc la première perception de l'Etre nouveau, mystifié par le mirage Procréateur, est ceci:

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Tout d'abord, la forme parfaitement statique en apparence, de la matrice réservée à l'Etre nouveau, conscientisée par la toute première libération de l'impulsion au centre de cette matrice, alors que cette impulsion ne s'est pas encore développée, va servir de support symbiotique fondamental à l'Etre nouveau, va constituer en fait la première accroche possible de conscience, et à ce titre, devenir un élément crucial (et c'est normal à ce stade) de référenciation existentielle. C'est le premier miroir de conscience.

Cet attachement conscient originel est donc le plus archaïque qui soit, et se réalise par focalisation immature de la conscience primordiale sur un support parfaitement stable, comme contrepartie absolument "rassurante" de l'instabilité fondamentale de l'impulsion centrale qui vient de libérer le potentiel.

Et puisque l'impulsion ne s'est pas encore développée, mais à juste été libérée, le temps causal apparent ne s'est pas mis en route, et cette perception consciente originelle est donc frappée d'une perception d'éternité, mais qui n'est pas une véritable éternité.


Tout cela constitue dans la conscience archaïque le mirage de l'Age d'or originel, qui bien que mirage, n'en demeure pas moins l'aspect primordial fondateur et incontournable de la conscience de l'Etre nouveau.

Concrètement, il s'agit de l'attachement archaïque au Corps de la Mère, qui fonde le narcissisme primaire des êtres humains lors de leur stade foetal (stade foetal qui reproduit le schéma de la conscience archaïque, avec le potentiel au centre de la matrice maternelle), et détermine entre autres la possessivité narcissique à l'égard du corps physique, et la sensibilité aux formes persistantes du monde dualiste.

En corollaire de cet attachement au Corps de la Mère, à savoir à la simulation de la perfection de la matrice périphérique, un autre mirage doit intevenir par rapport à l'impulsion centrale: il s'agit du conflit identitaire autour du Nom du Père.

En effet, si le cercle matriciel complet, dans son mirage d'intégralité statique, est conçu par la conscience archaïque comme une possession symbiotique légitime, naturelle, qui lui est réservée, alors forcément cela signifie que la conscience archaïque prétend représenter TOUTES les phases identitaires du cercle de Vie, et cela implique donc de devoir NIER TOUTES les autres phases identitaires, donc tous les autres Couples Sacrés, réalisés et potentiels, et donc aussi le Couple Sacré Procréateur.

C'est le conflit identitaire originel par lequel l'Etre nouveau, dans sa conscience archaïque, se retrouve inévitablement dans un refoulement symbiotique de l'identité, stigmatisé de façon cruciale par rapport à l'identité procréatrice, très logiquement, et donc dans un conflit simulé autour du Nom du Père.


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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Sam 25 Juil 2009, 18:35

En tant que première perception archaïque de conscience, le Corps de la Mère va imprimer pour longtemps une logique neutralisante dans la conscience de l'Etre nouveau, mais cela est inévitable.

En effet, puisque le soutien de la forme matricielle par la dynamique du Couple Sacré Procréateur est occultée afin de ne pas entrer en confusion "contre-symbiotique" avec l'Etre nouveau (on ne peut pas transmettre de cause en soi Sacrée sans compromettre définitivement le potentiel d'authentification de l'Etre nouveau), la perception de cette forme parfaite primitive semblera "aller de soi", être intrinsèquement parfaite dans son apparente staticité, ce qui ancre les bases profondes d'une perception existentielle neutralisante, caractérisée par le gris neutre, confusionnel, qui imprègne le mirage du Corps de la Mère (aucune différenciation relativiste à ce stade, mais seulement une distinction primordiale entre acquis (matrice) et potentiel (impulsion). Gris dont la neutralité indifférenciée apparente est également soutenu par la dynamique positiviste du Couple Sacré (logique positiviste contre logique neutralisante).

Le cercle de Vie est en tant qu'acquis une perfection déjà réalisée par la dynamique parfaite d'une seule phase identitaire d'un seul Couple Sacré, et qui est perfectionnée dans sa perfection par chaque phase identitaire en plus.

Ce qui est donc proposé à l'Etre nouveau, c'est de s'intégrer à une perfection déjà réalisée, qui n'a donc pas absolument besoin de lui, mais qui peut être perfectionnée à l'infini, et qui donc est ouverte à sa venue et à sa participation, et en sera infiniment plus qu'heureuse, si une telle adhésion se produit.

Le problème est que l'Etre nouveau ne pouvant pas être forcé à une telle adhésion, sans invalidation totale de son authenticité, il ne peut être qu'appelé, ou plutôt son potentiel ne peut être Rencontré que par la transmission d'une impulsion causale relative, qui devra ensuite être appropriée et promulguée en cause en soi par l'Etre nouveau s'il fait le choix d'adhésion à l'acquis existentiel dans sa perfection déjà avérée.

Et une telle transmission causale relative commence inévitablement par un refoulement intégral et une prise en charge symbiotique matricielle d'assistance à la conscientisation archaïque.

En somme, l'Etre nouveau ne peut être primitivement abordé, Rencontré, que dans son état de potentialité fondamental, où il s'identifie forcément, mais inauthentiquement, à TOUT le potentiel existentiel, passé, présent et futur, corroboré illusoirement dans cette croyance par le mirage du Corps de la Mère en tant que représentation de la perfection formelle circulaire intégrale, absolument parfaite ET NE POUVANT PAS ETRE PERFECTIONNEE DANS SA PERFECTION.

L'immaturité archaïque consiste donc à s'attacher à une image de la perfection qui relève du néant, parce qu'elle est absolutiste et refoule toute possibilité d'intégration de la relativité, comme par exemple la possibilité de perfectionner (relativiser) la perfection (l'absolu); ce qui est visiblement une limitation, et donc une négation, de la perfection.

Il s'agit donc d'un refoulement de la complémentarité, représenté par le gris indifférencié de la conscience archaïque, et sa vision neutralisante et en fait primitivement nihiliste de l'existence, car trop proche encore de son pur potentiel.

L'évolution visera à permettre à la conscience archaïque du Soi d'abandonner son attachement tout-puissant au mirage du Corps de la Mère, et par là-même, d'accepter la réalité de la Présence des autres dans la perfection, et d'accepter de ce fait sa propre Présence dans la perfection du cercle de Vie, d'accepter sa propre naissance.

La problématique dialectique liée à l'intégration de la conscience archaïque implique donc essentiellement les aspects collectifs et individuels de l'Etre en liaison avec l'acquis et le potentiel existentiels, dont on pourrait dire que l'acquis est une collectivité individuelle (cercle de Vie unifié), et le potentiel une individualité collective (potentiel central collectif).


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Dernière édition par Sphinx le Lun 27 Juil 2009, 15:17, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Sam 25 Juil 2009, 22:04

L'impulsion du transfert causal (= Procréation) va donc se déployer dans l'espace vierge de la matrice, et entraîner la conscience archaïque vers la différenciation sexuée, mais pas au-delà d'un point d'équilibre intermédiaire, à 50% de différenciation seulement.

L'incarnation dans l'espèce humaine représente ce point de stabilité précaire à 50% de différenciation, ce qui permet l'accès au libre-arbitre, à savoir au choix de faire avancer ou régresser le véhicule narcissique.

Donc, pour toutes les espèces autres que l'être humain, le fait que la différenciation n'ait pas atteint le point de stabilité à 50% implique le non accès au libre-arbitre et l'intervention paliative de l'instinct.

Donc, l'impulsion originelle forme d'autorité la conscience archaïque jusqu'à un certain point de différenciation où elle peut prendre pied pour éventuellement promulguer le transfert causal en intégration de la cause en soi d'un nouveau Couple Sacré, en permettant au véhicule narcissique de progresser vers une différenciation complète, à 100%.

Mais cela ne pourra se faire que par désamorçage de la toute-puissance archaïque, et donc démystification du mirage de l'Age d'or originel, de l'illusion de la forme intrinsèquement, absolument, parfaite, qui constitue le "chant des sirènes", la résistance addictive de la conscience immature.
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Or donc, initialement, le Soi en tant que potentiel Rencontré par un Couple Sacré Procréateur, tend naturellement à affirmer son existence, et en tant que potentiel, précède ses propres causes existentielles, et les appelle lui-même.

Le potentiel préexiste à sa réalisation (c'est une définition logique) et appelle lui-même ses causes, Rencontré simplement en cela par un (des) Couple(s) déjà réalisés.

Le Couple Sacré Procréateur ne fait donc que mettre à disposition du Soi l'encadrement dialectique, polarisé, indispensable à sa réalisation éventuelle. C'est cela le transfert causal: l'impulsion originelle qui exprime le potentiel du Soi est intrinsèquement polarisée par la dynamique et la différenciation du Couple Procréateur.

Mais cette polarisation ne permettra pas d'aller jusqu'à 100% de différenciation, car cela représenterait un transfert de cause en soi, ce qui invaliderait l'authenticité de l'Etre nouveau. Cette polarisation de l'impulsion originelle permet d'aboutir de façon asssistée à 50% de différenciation sexuée, et de s'y "installer" pour effectuer le choix existentiel.

Et consécutivement à ce choix, qui est une seconde impulsion, mais libre cette fois, d'authentification appuyée sur le tremplin de l'équilibre précaire et intermédiaire, la différenciation peut aller jusqu'à 100% et intégrer la cause en soi du nouveau Couple Sacré, du nouveau Soi né à lui-même.


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En fait, l'impulsion originelle du transfert causal par le Couple Procréateur, va se focaliser fondamentalement et naturellement sur la stabilisation de la phase identitaire de l'Etre nouveau dans sa référence fondamentale, le corpuscule Yang féminin.

En effet, ce corpuscule Yang représente le Soi qui affirme son inclination intrinsèque (potentiel) à sa réalisation. C'est donc le tout premier et fondamental aspect à aboutir par l'impulsion originelle. Sans cet aspect, aucune stabilité, même précaire, de la phase identitaire n'est possible, et nous ne sommes alors pas dans le cadre humain, mais à un niveau évolutif inférieur caractérisé par de l'assistance instinctuelle.

Pour qu'il y ait libre-arbitre, et donc choix par rapport à l'affirmation de la phase identitaire, il faut que cette phase existe effectivement dans la réalité, car sinon ce serait un choix de dupe!

La phase identitaire est donc effectivement inscrite dans le tissu de la réalité collective au stade intermédiaire de 50% de différenciation sexuée, et c'est cela qui caractérise véritablement la nature humaine et la distingue des autres dans le kaléidoscope évolutif.


Et cette affirmation essentielle de la phase identitaire de l'Etre nouveau est en lui-même le corpuscule spirituel de la Femme, déjà parfait à ce stade, et dont la perfection est assurée par préservation conditionnelle, transitoire, du collectif.


D'un autre côté, si l'impulsion originelle se focalise particulièrement sur le formatage parfait du corpuscule spirituel féminin, elle n'interient pas directement sur le corpuscule masculin, ni sur les deux ondes respectives.

L'impulsion s'applique logiquement aux composantes qui sont naturellement, éthiquement, concernées par le tranfert causal, et réalise donc uniquement le formatage de la référence de phase identitaire, permettant par là au Soi de l'Etre nouveau d'exprimer son potentiel de naissance, mais pas de le réaliser à sa place, pas de répondre à sa place à la question de sa naissance!


Ce qui nous mène à un truc du genre:


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Et c'est à ce stade que l'intervention et le soutien collectif deviennent fondamentaux.

Car on peut se rendre compte qu'un truc du genre (même s'il est représenté d'une façon probablement excessive) n'a aucun moyen de rester stable par lui-même, ni d'évoluer en aucune façon vers la différenciation par lui-même.

Un Couple Sacré en confusion (= immature) ne peut pas régler tout seul cette confusion (son karma).

C'est pourquoi le karma naturel qui implique qu'en toute circonstance les Couples Sacrés sont Procréés en groupes, intervient pour résoudre le problème évolutif vers la différenciation. La concrétisation de la phase identitaire par la formation du corpuscule féminin ne suffit pas à offrir un véhicule de différenciation et d'authentification, sans l'adjonction d'un levier collectif. C'est pourquoi le Double narcissique qui sert de point d'appui à ce levier est fourni par le collectif.

Cela suppose donc que les Couples Sacrés soient Procréés par groupes de façon à pouvoir s'assister entre eux, en constituant des leviers d'évolution narcissique, pour résoudre leurs confusions respectives.

Et donc concrètement, l'impulsion de transfert causal appelle des groupes de Couples Sacrés, liés entre eux par un karma naturel (confusion inévitable, mais organisée de façon à mettre en oeuvre des leviers karmiques d'évolution vers la différenciation), par une fragmentation polarisée de la neutralité initiale du potentiel central, fragmentation où les phases identaires seront prioritairement formatées de façon à poser la question de la naissance du Soi et à laisser la réponse ouverte et praticable par l'entremise du simple levier karmique naturel.



C'est cela qui induit l'agglutination causale des Couples Sacrés immatures autour d'un même paradigme causal dualiste, car basé sur le Double narcissique.


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Sur le schéma précédent, la croix centrale représente la préservation collective des phases identitaires, des corpuscules féminins dans leur perfection essentielle, ce qui implique d'un autre côté une pression coercitive de la part du collectif qui doit assurer cette préservation.

L'équilibre intermédiaire à 50% de différenciation est assisté par la rémanence de la matrice originelle, et la souffrance de la féminité crucifiée dans l'attente de la réponse à la naissande du Soi, mais cela a une contrepartie inévitable qui est la coercition exercée par la nécessité de conserver un équilibre collectif, global, qui doit tenir compte de la préservation de toutes les phases identitaires appelées, et ce malgré le libre-arbitre humain effectif. Un paradigme pris dans un tel étau ne peut qu'être rigidifié, densifié.

Ceci dit, dans le cas d'une régression complète du véhicule narcissique, la phase ne peut plus qu'avorter et elle ne doit plus alors être préservée par le collectif. Le collectif préserve les phases identitaires jusqu'à un point de non retour, en progression comme en régression.


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Dernière édition par Sphinx le Lun 27 Juil 2009, 15:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Dim 26 Juil 2009, 14:38

Il faut garder à l'esprit que les deux schémas précédents sont très approximatifs et juste destinés à offrir une certaine approche de ce qui se passe concrètement.

A 50% de différenciation, l'impulsion s'est attachée à former la cohérence (circularité) du corpuscule féminin Yang, naturellement entouré de son onde Yin. Mais par exemple, à ce stade de 50% de différenciation, la taille des zones corpusculaires est un peu supérieure à la "normale" (la norme étant l'émancipation à 100% de différenciation), et celle des ondes un peu inférieure à la "normale".



Si le corpuscule Yang de la féminité représente l'affirmation identitaire du Soi, son onde Yin transpose dialectiquement cette affirmation en question, puisque l'onde Yin se laisse déformer par les instabilités de l'onde Yang masculine, instabilités engendrées par le manque de cohérence du corspucule Yin masculin, laissé à sa toute-puissance virtuelle.

La Femme est donc en tant que Personne, le Soi qui pose la question de sa naissance, ce qui concrètement consiste en une relativisation de l'affirmation identitaire (Yang corpusculaire) en question identitaire (Yin ondulatoire).

C'est pourquoi la Femme a déjà réalisé sa sublimation narcissique, mais "oublie" cette réalité, cet oubli étant au fond la sublimation elle-même, qui permet l'accès à la stabilité précaire de la différenciation intermédiaire. La sublimation se produit au moment où le corpuscule féminin intègre totalement sa cohérence circulaire, représentant de ce fait l'offrande du Soi à sa propre potentialité de naissance

Et l'Homme est en tant que Personne, le Soi qui répond à la question de sa naissance, ce qui concrètement consiste en une relativisation de la prérogative de réponse, une transposition de la question en affirmation, par la reconnaissance de la présence de l'affirmation identitaire du Soi dans le corpuscule de la Femme.

Cette reconnaissance du corpuscule identitaire Yang de la Femme est celle de la Pierre Philosophale, qui implique d'avoir rectifié consciemment la mystification de l'onde Yin féminine agitée en tant que miroir de la confusion masculine.

Le sacrifice sublimatoire de l'Homme consiste alors à soumettre au formatage par le corpuscule féminin, son propre corpuscule, ce qui concrètement se réalise par ce que j'ai appelé le facteur mental de la Sophia. Ce formatage spirituel est le Veram Medicinam de VITRIOL VM.

Et cela avère naturellement, conjugalement, l'affirmation de la naissance du Soi car au final, le Soi ayant offert le choix de sa naissance à ses causes dialectiques, relativistes, se voit offrir en retour ce même choix par ces mêmes causes, authentiquement, à travers la conjugalité. Le Soi est alors libre de lui-même, par lui-même: son potentiel est réalisé et ne peut plus l'attacher. Et pourtant, aucune réponse particulière n'a été fournie par le processus dialectique qui en réalité n'a conduit qu'à l'affranchissement du Soi de toute attente de réponse à la question de sa naissance, cet affrachissement de tout réponse étant au fond en lui-même la vraie réponse.


En exagérant à peine, on peut se demander si les Hommes n'ont pas inventé moult divinités, pour ne pas avoir à reconnaître la Femme... la Femme participant elle-même à cette mystification, dans l'oubli de sa véritable condition...

Car dans le Couple Sacré, même si l'équivalence prévaut, la Femme personnifie la phase identitaire, le divin, le collectif, et l'Homme personnifie celui qui témoigne de tout cela, face à tout cela.

La Kabbale dit que la Création a été manifestée dans le miroir de l'existence, parce que Dieu voulait rencontrer Dieu, parce que le Visage cherchait le Visage.

Or une telle Rencontre ne peut clairement pas se réaliser sans instances relativistes, une instance personnifiant le Visage qui cherche, et l'autre instance personnifiant le Visage qui répond. Et ces instances relativistes sont donc les Personnes sexuées du Couple Sacré.

Et donc subtilement, dans cette personnification, même si elle ne représente pas intégralement le Soi, la Femme incarne la quête divine de naissance à Soi-même, et l'Homme celui qui incarne la réponse à cette quête. Il y a donc dans la sublimation primordiale de la Féminité, la vérité de l'Amour du Soi, de l'Amour de Dieu.

Et c'est pourquoi Mère Amma dans son discours à l'ONU, a exprimé le fait que Dieu est androgyne, mais que si l'on insiste pour avoir une réponse à la question de sa "sexuation", alors il est "plutôt féminin". Et cela correspond au fait que le Couple Sacré, dans sa Trinité, constitue un quatrième Principe synthétique, une réalité en Soi, qui est la Fille, et qui est de type "féminin". Mais il eût été trop long et inapproprié d'en développer toute la dialectique à cette occasion.


L'état de la réalité du monde dualiste dépend donc fondamentalement de l'intégration, par la masculinité, du Respect interpersonnel vis-à-vis de la féminité, et le chaos insensé de la condition humaine dans la densité reflète seulement la toute-puissance foetale masculine incapable de rectification, et de reconnaissance de la Pierre Philosophale telle qu'elle est et où elle est: dans la Femme. La Vraie Médecine alors, ne peut pas s'exercer, et le facteur mental de la Sophia est muselé.


Concrètement, l'Homme possède une faille identitaire manifeste, puisque son corpuscule spirituel est incohérent, et il tend à vouloir compenser artificiellement cet état par domination illusoire exercée par l'entremise de son onde Yang, qu'il assène comme un gourdin dès qu'il se sent menacé, confronté, par la puissance identitaire féminine.

Tant qu'il se barricade dans ses résistances, dans son illusion de toute-puissance, tant qu'il veut posséder maman, il sera sourd aux appels de la Sophia, et réfractaire au formatage par le facteur mental proposé par la cohérence du corpuscule Yang féminin.

Et pendant ce temps, la Femme porte le monde, crucifiée sur la croix matérielle, dans l'attente d'une libération par le sacrifice narcissique masculin.

La version Germanique de cet aspect semble donc plus pertinente que la version grecque, puisqu'elle met en scène une Femme, la walkyrie Brünhilde, attachée à un rocher dans l'attente que Siegfried vienne la délivrer, alors que dans la mythologie grecque, c'est un Titan de type masculin, Prométhée, qui assume la même position, attendant d'être délivré par Héraclès.


On peut donc aller jusqu'à suggérer que la Femme est le Soi divin, volontairement caché, personnifié par oubli intentionnel, qui attend la juste réponse de l'Homme pour l'associer à sa divinité et à son éternité, dans le Couple Sacré.

En tout cas, il est très clair que l'Homme n'a aucun autre moyen de gagner l'éternité qu'en passant par la Femme, mais cela sans la moindre coercition possible, et au contraire par la reconnaissance respectueuse et la Rencontre de la Personne de la Femme.

Malgré tout, des êtres régressifs cherchent encore et toujours le moyen de s'adjoindre coercitivement et définitivement le soutien existentiel forcé de la Féminité. Mais je le dis ici ouvertement: en vérité, il s'agit d'une impossibilité absolue.


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Dernière édition par Sphinx le Lun 27 Juil 2009, 15:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Dim 26 Juil 2009, 17:08

C'est pourquoi Neo, dans Matrix 3, doit faire le deuil de son attachement symbiotique, exclusif car refoulé, de la Féminité, lorsque Trinity "meurt", mort qui ne représente donc que la sublimation intérieure de Neo vis-à-vis de son attachement narcissique à la Femme, et donc en réalité son attachement narcissique au Soi posant la question de sa propre naissance.

Il est donc tout normal que Neo ne puisse Rencontrer le Soi (la "Machine") que consécutivement à sa sublimation narcissique par rapport à la Féminité, et donc par rapport à l'affirmation identitaire du Soi! Et ce qu'il faut comprendre est que la réalité de Trinity est alors INCLUSE dans le Soi que Neo Rencontre enfin. Le Nom de Trinity est par ailleurs évocateur du quatrième Principe de la Fille, comme synthèse de la Trinité du Soi.

Il s'agit de passer d'un attachement à l'autre sexe dans l'exclusion du même sexe, à une Rencontre de l'autre sexe dans l'inclusion de cet autre sexe, donc de passer d'un mode relationnel symbiotique, par exclusion, à un mode relationnel authentique par inclusion.


Les Hommes ne conscientisent donc généralement pas qu'ils arpentent ce monde en compagnie du Soi, du Divin, représenté par la présence féminine, par les Femmes, véritablement, puisqu'en tout état de cause elles incarnent la réalité du Soi, étant déjà sublimées dans le Soi, même si elles en vivent l'oubli.

Et cette distinction prévaut tant que l'Homme n'a pas réalisé son propre sacrifice narcissique par lequel il peut sublimer son libre-arbitre, et alors partager la divinité du Soi dans le Couple Sacré.

D'un autre côté, la puissance identitaire féminine est voilée et concrètement déforcée dans le même temps, par l'oubli transitoire de sa sublimation primordiale, ce qui est indispensable pour permettre aux Hommes de réaliser leur propre sublimation.

Sans déforcement narcissique apparent et transitoire de la Féminité, toute potentialité de naissance du Soi serait irrémédiablement compromise, car l'Homme serait incapable de mobiliser une puissance suffisante pour résiter à la phase identitaire, le temps de la stabiliser définitivement par sa propre sublimation. Mais concrètement, "techniquement", ce n'est tout simplement pas possible, sauf en cas de régression complète: la Féminité doit être narcissiquement déforcée en apparence. Ceci dit, la souffrance liée à ce déforcement transitoire n'est pas une illusion...

Et dans ce cadre, ceux qui refusent la possibilité d'évolution offerte par la sublimation féminine du Soi, iront probablement se perdre dans la spéculation et la manipulation de la Féminité, permise par le déforcement narcissique apparent de celle-ci.

Cependant, la Féminité dispose toujours du monde, même si les apparences ne le démontrent pas visiblement, et quiconque s'incruste dans la négation de la Personne féminine, aboutira inévitablement à sa propre terminaison, par confrontation régressive avec le Soi.


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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Lun 27 Juil 2009, 14:59

La Femme dans le monde est donc le Soi divin offrant le libre-arbitre à l'Humanité. Et en fonction de l'intégration de la Rencontre avec la Personne féminine, le libre-arbitre est ou n'est pas sublimé.

S'il n'est pas sublimé, la cohérence circulaire du corpsucule féminin ne pourra pas induire la courbure de la trajectoire mentale indispensable pour refermer le cercle existentiel et s'intégrer au Soi.

La spéculation causale en tant que linéarisation mentale correspond donc effectivement à la non reconnaissance du corpuscule spirituel de la Femme, la Pierre Philosophale, ce qui dénote forcément un défaut de considération, de respect, à l'égard de la Personne féminine, et donc aussi à l'égard du potentiel collectif, et donc du monde.

Dialectiquement, fuir le Soi dans une linéarité symbiotique prédatrice d'autrui, consiste à finalement et inévitablement se faire prédater par le Soi...


Pour en revenir au levier collectif du karma naturel, organisé au départ de la Procréation lors de la fragmentation indispensable du potentiel central, et qui offre aux Couples Sacrés la possibilité de faire évoluer leur véhicule narcissique dans la sphère du libre-arbitre, avec l'aide incontournable d'autes Couples Sacrés, il (ce levier) concerne exclusivement les relations de transfert narcissique entre Hommes et Femmes.

Tous les autres aspects de la vie humaine ordinaire dans la densité sont dépourvus du moindre impact évolutif effectif sur le plan spirituel, et ne constituent qu'un ensemble d'éléments perturbateurs qui tendent à détourner l'attention des Personnes en dehors de l'enjeu existentiel majeur du Couple Sacré.

La plupart de ces aspects sont d'ailleurs, dans leur forme actuelle, des adultérations façonnées en "seconde main" par la fracture mentale de l'Humanité et le karma spéculé qui en découle, de sorte d'intensifier la pression spéculative assénée sur l'Humanité par un certain égrégore régressif, légitimement prédateur, mais existentiellement inauthentique.

LE levier karmique naturel implique donc uniquement des relations d'Ames Soeurs entre Hommes et Femmes destinées à permettre d'attacher les projections narcissiques, puis de les arracher par sublimation (= poussée sur le levier).

Le Double narcissique est donc, bien qu'il puisse paraître au départ un aspect problématique voire négatif, un élément essentiel (c'est logique) de la progression éventuelle du véhicule narcissique vers la différenciation.

Le Double narcissique en tant que pivot des projections et introjections narcissiques, est en effet AUSSI le point d'appui du levier sublimatoire offert par autrui.

Dans ce processus donc, l'Ame Soeur est le levier, le Double narcissique est est le point d'appui du levier, et la sublimation des attachements est la poussée sur le levier qui permet d'effectivement résoudre en profondeur les attachements narcissiques.


Par ailleurs, puisque l'onde Yin féminine se fait forcément déformer par les instabilités de l'onde Yang masculine, malgré la perfection du corpuscule Yang féminin, il faut comprendre que l'ego en tant qu'entité intermédiaire, est unique pour le Couple Sacré, tout comme le mental dont il est une inflation déséquilibrée, entre les deux Personnes sexuées du Couple Sacré.

Et même plus, dans l'agglutination causale collective, on peut considérer que l'ego est l'entité unique, intermédiaire, de toute l'Humanité, déclinée de façon différente, en simple apparence, chez toutes les Personnes qui constituent l'Humanité. Une fausse affirmation identitaire, caricaturale, exacerbée, en réalité banalisante, uniformisante, et qui est l'individualisme.

L'ego est tout simplement l'entité engendrée par le refoulement de la conscience collective, et qui constitue paradoxalement chez chaque Personne livrée à ce refoulement, le fondement de l'illusion individualiste.

C'est donc par confusion personnelle avec la conscience collective unique qu'une Personne se perd dans l'illusion individualiste.

Pour s'individuer, ce qui est complètement différent, il faut donc discriminer en soi la conscience collective, de sorte de mettre fin à la confusion intrapsychique avec cette conscience collective, ce qui d'un côté va réduire et mettre un terme à l'individualisme, et d'un autre côté affirmer authentiquement l'identité véritable, et la liberté existentielle effective.


Mais donc l'ego est un élément qui est en premier lieu commun aux deux Personnes sexuées du Couple Sacré, et c'est le fait que les deux Personnes sexuées du Couple Sacré sont éloignées physiquement l'une de l'autre par leur confusion conjugale, que cette réalité du caractère unique de l'ego sur le plan conjugal ne saute pas directement aux yeux, plus le fait que cet ego est de plus agité par l'agglutination causale collective.

Et cet ego est donc une illusion qui, tant qu'elle n'est pas démystifiée, oppose et éloigne les polarités du Couple Sacré, et qui pourtant doit être intégrée finalement comme fondement essentiel de la dynamique Sacrée...

Car le caractère séparateur, initialement par agitation, perturbation, de l'ego, est ce qui au final, infinitésimalement intégré, constitue la parfaite séparation interpersonnelle entre les polarités du Couple Sacré, et devient le pivot central indispensable au déploiement de la dynamique Sacrée.

L'idée est que la "rupture de phase" identitaire opérée entre les polarités sexuées du Couple Sacré par l'ego perturbateur, et qui fonde la conscientisation narcissique personnelle de chaque polarité (passant par un certain individualisme inévitable, mais transitoire), ne doit évidemment JAMAIS être supprimée, puisqu'il n'est pas du tout question de supprimer le narcissisme personnel, mais d'en faire, par sublimation, la base de la réalité conjugale Sacrée.

L'ego n'est donc jamais supprimé, mais centralisé par sublimation, mis en commun, sans être pourtant désactivé dans ses perturbations, qui restent présentes sur un plan marginal, infinitésimal, mais essentiel, fondamental, car elles continuent à affirmer la réalité des consciences personnelles au sein de la conscience conjugale du Couple Sacré.

Ce qui caractérise le Couple Sacré n'est donc pas l'extinction stricte des perturbations mentales, mais leur intégration absolue par extinction de l'identification narcissique redondante à ces perturbations, qui tend à faire croire à une seule Personne qu'elle constitue à elle seule toute la réalité de l'Etre.

L'ego est est tout simplement l'entité intermédiaire constituée par le collectif, et dont les franges latérales constituent de part et d'autre du Couple Sacré, le Double narcissique de chaque polarité sexuée.

Ceci permet de comprendre que le Double narcissique est en fait unique, et son doublage une illusion narcissique crée par la redondance perceptive de l'entité intermédiaire. Tant que cette illusion de doublage n'est pas démystifiée, elle s'exporte dans la réalité qui devient dualiste, donc clivante et violente.

Lorsque cette illusion est démystifiée, elle est intégrée, et non pas supprimée, ce qui en décontamine la réalité qui devient non dualiste, car le Couple (Double) est réintégré dans l'unité (Un).

On peut donc aussi dire que le Double narcissique est une sorte d'hologramme que le Couple Sacré projette de lui-même en raison de sa confusion interne: son aspect conjugal, donc Double, est refoulé par l'uniformisation confusionnelle, et donc manifesté dans la réalité hors soi.

Mais pour cela, cette réalité hors soi doit être susceptible de supporter une telle extériorisation, et cela implique donc une participation collective, qui concrètement se traduit par la Procréation simultanée d'ensembles de Couples Sacrés, et leur agglutination causale dans une même réalité dualiste.

Le Couple Sacré ne peut projeter son hologramme confusionnel que sur un point d'appui fourni par le collectif: l'entité intermédiaire, le "Frère séparateur" (Seth), dont les limites latérales vont constituer le mirage du Double narcissique, qui est lui-même l'hologramme confusionnel du Couple Sacré.

On sait que Seth doit finalement être intégré à la barque solaire, en tant que protecteur contre Apophis, le serpent du Chaos. Et de fait l'entité intermédiaire de manifestation des Doubles narcissiques, doit être intégrée au centre de la dynamique du Tao, au point d'inflexion de la sinusoïdale.

Tout ce qui vient d'être dit peut très simplement être représenté dans un cercle, où les polarités sexuées en confusion se mélangent entre elles, clivées l'une de l'autre par une intersection dont les franges latérales représentent les projections compentatoires (hologramme) de la confusion, déterminant une réalité perceptive dualiste.

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Cette entité intermédiaire, offerte par le collectif, comme intersection représentative de la confusion des polarités, est donc destinée à être intégrée, crucifiée, dans le pivot central ponctuel du Couple Sacré, dans la différenciation sexuée complète, où elle constituera la base fondamentale de la perception non dualiste, par démystification et intégration du mirage "des" Doubles narcissiques dans l'Unité ponctuelle. Ceci constitue aussi, bien entendu, l'intégration du potentiel central.


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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Mar 28 Juil 2009, 15:24

Afin de rendre plus clair ce qui vient d'être dit, j'ai réalisé un schéma un peu plus nuancé, et sur lequel sont indiqués les différents aspects développés précédemment.

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On y voit donc la Pierre Philosophale, le corpuscule Yang féminin qui, en tant qu'affirmation identitaire du Soi, est l'aspect fondamental abouti par l'impulsion originelle procréatrice.

Sur base de la cohérence (circularité) de la Pierre Philosophale, se déploie le facteur mental de la Sophia (en vert) dont la forme, symbole de l'infini, préfigure déjà l'oiseau (supra)mental qui peut naître à lui-même, en tant que Soi conjugal, de la dynamique Sacrée.

Dans le Tarot, dès la première lame, le Bateleur est coiffé du chapeau d'éternité. Tout le développement symbolique du jeu de Tarot témoigne de l'enseignement du facteur mental de la Sophia, en tant que chemin évolutif vers la différenciation sexuée du Soi.

Ce qui est normal puisque les 22 arcanes majeures sont en rapport avec les 22 lettres du Verbe, les 22 diviseurs entiers (= dont le reste de la division est nul) du cercle de 360°, générateurs de polygones (les diviseurs 1 et 2 étant exclus car ne produisant pas de polygones).


La Femme envoie donc l'"oiseau" à l'Homme, pour qu'il soit formé par le volatile (jeu de mot en allusion à l'Alchimie et la recherche de "fixation du volatile").

On peut noter, parmi d'autres symboles du Couple Sacré, cet envoi de l'oiseau fabuleux par la Femme à l'Homme, comme déploiement du facteur mental de la Sophia,vers la fin du petit clip musical sur You Tube dont j'ai donné le lien dans le sujet sur la musique extatique, et dont le titre est "Tears in Heaven", sur des images extraites du jeu video Final Fantasy X.

Mais tout autant dans le film Eragon, l'oeuf de l'Oiseau-Dragon (féminin par ailleurs), est offert par la polarité féminine à la polarité masculine (par magie, au début du film).

Ceci dit, pour que le facteur de la Sophia puisse progressivement former le corpuscule masculin à la cohérence de la dynamique Sacrée, et libérer l'oiseau (supra)mental fabuleux dans cette dynamique, il est indispensable que l'Homme accepte cet enseignement intérieur par humilité, en permettant de court-circuiter le bouclier autrement impénétrable de son onde Yang.

De Bouddha ou de l'oiseau, c'est l'oiseau qui est le Maître! Et l'oiseau est un envoyé de la Femme. Dans le Coran, c'est la Huppe qui vient à Salomon pour l'avertir de l'existence de la Reine de Saba. La même Huppe qui sert d'éclaireur dans la recherche de l'oiseau Simurgh, dans le Mantiq Al-Taïr.

Tant que la formation de la masculinité par le facteur mental de la Sophia n'est pas terminée, l'entité intermédiaire interfère légitimement dans la relation Sacrée, comme support collectif de la confusion conjugale du Couple Sacré.

La présence de cette entité interférante procure, par ses deux franges latérales, et la réverbération perceptive redondante induite entre ces franges, les Doubles narcissiques comme base du véhicule évolutif du Couple Sacré.


Pour en revenir aux diviseurs entiers du cercle de 360°, on constate donc qu'ils sont au nombre de 24, mais que parmi ces 24 diviseurs, les diviseurs 1 et 2 ne comptent pas comme lettres du Verbe, puisqu'ils n'engendrent pas de polygones dans le cercle.

En fait, c'est parce que ces deux diviseurs constituent ensemble l'essence de la réalité non-dualiste du Soi. Le diviseur 1 est le gardien de l'unité circulaire, et le diviseur 2 est le gardien de la polarisation sexuée, de la binarité circulaire.

Ce diviseur 2 est ce qui pointe vers les instances relativistes de la circularité, alors que le diviseur 1 pointe vers la nature absolue de la circularité.

Lorsque dans la Genèse, il est question de prendre une côte à l'"homme", sachant que la côte symbolise le diviseur entier du cercle de 360°, puisqu'il y a 24 côtes humaines comme 24 diviseurs entiers du cercle de 360°, alors on comprend qu'à ce stade le diviseur 1 est relativisé pour permettre à la dialectique des instances relativistes de se mettre en place.

Le diviseur de poids le plus fort, celui de l'unité, est transitoirement invalidé, mis "derrière", de façon à permettre au diviseur essentiel de "poids moindre", le diviseur 2, relatif à la sexuation, d'intégrer la dialectique du Soi et d'aboutir au final à la recomposition de l'unité, mais de façon authentique.

Car au départ, le problème de l'Etre nouveau, à peine sorti du pur potentiel, est d'avoir un gardien de l'unité qui est exclusif, absolutiste, sans intégration de la binarité, ni de ce fait du Verbe tout entier! C'est une unité intégralement assistée (conscience archaïque soutenue par la simulation matricielle du Corps de la Mère).

L'"extraction de la côte" est donc un processus véritablement dialectique, concernant la possibilité d'une accession authentique à la réalité non-dualiste, qui doit forcément passer par une phase dualiste, où l'unité est transitoirement compromise pour former l'illusion du transfert narcissique (Eve), dans la confusion relationnelle des polarités sexuées (Adam et Lilith) individualistement motivées.



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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Jeu 30 Juil 2009, 12:04

L'attachement archaïque au Corps de la Mère est donc l'attachement formel au meilleur potentiel du Soi, celui du Couple Sacré, qui paradoxalement emprisonne ce meilleur potentiel dans le refoulement de la complémentarité sexuée.

Cet attachement au meilleur potentiel du Soi (qui donc attache le Couple Sacré et s'oppose à son envol), constitue donc inévitablement un rejet de tous les moindres potentiels du Soi.

Or, tout ce qui est refoulé dans la nature humaine, devient légitimement addictif par rapport à cette nature. Le refoulement de la complémentarité sexuée engendre l'addiction sexuelle, et le refoulement forcément associé des moindres potentiels du Soi engendre la perversité.

Ceci permet de comprendre qu'en toute addiction, et en toute perversité, existe une cause légitime sous une forme simplement adultérée, et qu'il est vain de vouloir s'opposer à un refoulement, à une perversion, à un moindre potentiel refoulé, car ils ne se réalisent dans la réalité que par la confusion (non coupable) de choix archaïques.

Combattre un refoulement ne fait que lui donner de la puissance, de la consistance supplémentaire, puisqu'il est déjà au départ le fruit d'un rejet.

Il y a donc une distinction essentielle à opérer entre perversion et vertu: la vertu est totalement indépendante des perversions, et est le seul moyen de réintégrer les perversions.

En d'autres termes, la présence de perversions n'invalide pas la réalité humaine omniprésente de la vertu: être vertueux ne signifie pas être dépourvu de perversions. Etre vertueux c'est être en connection avec la valeur inestimable de toute Personne humaine, y compris de la nôtre, ce qui débouche sur l'acceptation intégrale de la Personne, et sur cette base, le possible désamorçage des perversions par la réintégration consciente des moindres potentiels du Soi.

Cela constitue la responsabilisation consciente des choix archaïques, et leur redécision (pour utiliser ici un terme de l'AT).

On peut comprendre sur cette base que toute Personne plongée dans la perversion de la régression narcissique plus ou moins complète, s'est "encoquée" par identification avec les moindres potentiels refoulés du Soi, en se déconnectant plus ou moins complètement de la perception de la valeur essentielle de la Personne humaine.


Le processus de libération du Couple Sacré est donc celui de l'unification de l'espace intrapsychique, morcellé par les refoulements des moindes potentiels du Soi, Oeuvre d'unification qui est par ailleurs promulguée par la Kabbale, en tant qu'Oeuvre du Char (Maasse Merkabah), et qui correspond à l'individuation psychanalytique (Jung).

Cette Oeuvre d'unification de Soi ne peut être réalisée que par la reconnaissance de la vertu, ce qui est totalement indépendant de la présence effective de perversités, mais conduit plutôt à l'acceptation intégrale de Soi même dans la perversité, ce qui favorise l'extinction naturelle de cette perversité.

Très logiquement, si l'espace intrapsychique est morcellé, c'est qu'il y a refoulement, et donc perversité! Le passage par la perversité est inévitable, et aucun jugement ni combat contre la perversité n'est utile, bien au contraire. Seule l'éthique, fille de la vertu, favorise la signification existentielle véritable par le Respect de la Personne dans tous les cas.

La perversité est toujours le résultat d'une toute-puissance refoulée. La vertu, est simplement la reconnaissance de l'évidence de la puissance vitale.

En tant qu'évidence, elle ne dépend de rien d'autre qu'elle-même, et donc certainement pas de l'extinction des perversités! Par contre, comme évidence, elle dissipe naturellement, progressivement, les illusions formelles de la perversité.

Mais la reconnaissance de cette évidence réclame une sublimation, un abandon du contrôle narcissique. En somme, contrôler nos perversions, en les jugeant, en les combattant, en les rejetant, ou en les exacerbant, est aussi un moyen par lequel nous nous attachons nous-mêmes et nous empêchons de nous envoler; et donc une autre forme de perversité!

Si notre référence est l'évidence de la puissance vitale, la vertu, alors rien ne peut la menacer, quoi qu'il arrive, quelles que soient nos tendances refoulées non encore résolues!

IL EST NORMAL D'ETRE FAIBLE. SEULE LA PUISSANCE VITALE EST FORTE! ET ELLE NE NOUS APPARTIENT PAS, CAR ELLE EST AVEC NOUS...


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Jeu 30 Juil 2009, 15:13

Le Mental


Le mental est, on l'a vu, l'élément central de la dynamique Sacrée, et le formateur de la conscientisation de cette dynamique, par l'entrmise du facteur mental de la Sophia.

C'est donc par le mental que peut s'affirmer d'abord l'humilité de la reconnaissance de la puissance vitale, qui consiste aussi à reconnaître et à accepter la faiblesse personnelle.

C'est au plus profond de la détresse liée à la toute-puissance refoulée qu'un appel à l'aide authentique peut jaillir de la Personne, dans l'aveu intégral de sa faiblesse, et la reconnaissance fondamentale d'autrui, de l'Autre qui peut apporter une telle aide.

Dans cette humilité nouvelle, qui naît de l'impulsion rendue possible parce qu'on touche le fond du gouffre, la réponse de l'Autre est rendue possible.

Ce qui répond alors est donc l'Oiseau, le (supra)mental lui-même, mais puisqu'à ce stade il n'est pas encore intégré en conscience, il transite effectivement depuis la Pierre Philsophale, l'Esprit de la Féminité, par le facteur mental de la Sophia.

Le mental doit donc être soustrait à la mauvaise publicité dont il est le plus souvent l'objet, et qui n'est due qu'à son adultération généralisée par la tout-puissance refoulée qui le linéarise par vanité spéculative.

Mais en vérité le mental EST le libérateur. Le mental EST Moïse écoutant la voix de Dieu, la voix du Soi, et témoignant alors de la Présence effective de l'Esprit de la Féminité, la Pierre Philosophale, la Présence du Soi au peuple intérieur.

Le mental est ce qui permet d'intégrer cognitivement la Nature de l'Etre, et donc ce qui permet de s'émanciper, par la libération de l'Emotion hors de sa confusion avec la Raison.

Le mental est ce qui permet, sans jugement ni condamnation, de réajuster analytiquement, éthiquement, toutes les dérives perverses de nos positionnements erratiques et de nos comportements clivants, en recentrant notre attention sur l'essentiel, en favorisant une position sublimatoire d'acceptation de la faiblesse personnelle, et de reconnaissance sans cesse accrue de l'évidence de la puissance vitale.

Le mental peut donner lieu à deux type d'intellectualisations, selon qu'il est ou n'est pas décontaminé de la toute-puissance refoulée.

Le mental contaminé par la toute-puissance refoulée de l'Esprit masculin (dans tous les cas, l'Esprit masculin est responsable des instabilités mentales), donne lieu à une intellectualisation linéaire, soit répressive (introvertie) par limitation simpliste de l'intellect (abêtissement), soit exacerbée (extravertie) par développement hyper spéculatif (pensée scientifique, intelligence attachée à la logique neutralisante).

Et il faut comprendre que tout autant le mental du côté de la Femme que du côté de l'Homme, est adultéré par l'immaturité de l'Esprit masculin, puiqu'en réalité le mental est unique au Couple Sacré.


Le mental décontaminé de la toute-puissance refoulée, par reconnaissance de la faiblesse personnelle et appel authentique à autrui, donne lieu à une intellectualisation circulaire progressiste, naturelle et sans efforts, favorisant la différenciation des polarités et l'unification de l'espace intrapsychique (effet de l'approche circulaire du Soi, de la logique positiviste).

A ce titre, une discussion récente avec certaines Personnes, ma fait prendre conscience d'une confusion qui peut survenir par rapport à certains enseignements spirituels.

En effet, le mental spontané est mis en cause comme problème interférant dans certains enseignements spirituels. Tout simplement parce qu'on ne parle pas de la même chose et qu'il faut nuancer les mots utilisés.

En effet, la "spontanéité" mentale incriminée dan un tel cas, est relative à la spéculation narcissique dont elle est issue, spéculation qui est envisagée comme un chemin de moindre résistance par rapport aux tensions fomentées par le conditionnement narcissique. Donc, en effet, le mental spontanément produit par l'abdication de la réalité personnelle au conditionnement narcissique spéculatif est une adultération.

Mais on comprend que dans ce cas le mental n'est pas spontané du tout. Il est l'objet d'une déformation induite par une spéculation, donc un aspect fondamentalement non spontané. C'est une apparence de spontanéité créée par l'abdication de la réalité personnelle.

Par contre, dans le cas où le mental naît d'un abandon narcissique à autrui, son fondement est alors intégralement sublimatoire, non spéculatif, et il se produit alors de façon spontanée, mais maîtrisée: il y a un vrai dialoque intérieur en l'absence de spéculation fondatrice, car il y a affirmation de la réalité personnelle.

Lorsque je parle de spontanéité mentale, je fais référence à ce qui fonde essentiellement le mental, et engendre sa dynamique consciente, et non pas à une spontanéité apparente issue d'une abdication de la réalité personnelle au profit du contrôle narcissique.

J''espère avoir pu exprimer cette nuance de façon assez compréhensible.


Or donc, celui qui a demandé authentiquement, recevra en retour. Celui qui a frappé véritablement à la bonne porte, se la verra ouvrir. Consécutivement à l'aveu de la faiblesse personnelle, et à la reconnaisance implicite et intégrale d'autrui, un processus mental se met en oeuvre, qui servira de support à l'individuation et à la fusion du Couple Sacré.

Ce processus qui se met alors en place est le facteur mental de la Sophia, par lequel une activité mentale incessante, spontanée, non préméditée, sans efforts, et pouvant être déployée par la pensée, par l'intellect, se réalise.

Cette activité mentale spontanément formatrice, fondée sur le facteur mental de la Sophia, est la seule vraie Voie de réalisation du Soi, la seule qui permette d'authentiques initiations, non perverties, non liées à un pseudo-maître particulier, mais seulement au Maître Oiseau (supra)mental lui-même, car corrélées à l'Esprit de la Femme, la Pierre Philosophale, le Gardien de la phase identitaire du Soi.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Dim 02 Aoû 2009, 12:43

Le mental, en tant que facteur unique entre les polarités sexuées du Couple Sacré, est donc l'aspect collectif qui permet à chaque polarité d'éprouver son propre narcissisme interférant, appuyé en cela par les agitations du collectif.

A ce stade confusionnel, le mental permet l'appropriation narcissique par chaque polarité personnelle, appropriation sans laquelle la sublimation ne peut pas avoir lieu: pour sacrifier quelque chose, il faut d'abord s'être appropriée la chose en question.

Donc le collectif, par l'entremise de l'agitation mentale, semble a priori s'opposer à l'harmonisation des polarités, mais en fait il n'en est rien, car les agitations proposées par le collectif permettent l'appropriation narcissique au polarités jumelles du Couple Sacré, sans quoi il leur serait impossible de faire bouger leur véhicule narcissique incarnationnel (Seth, Frère séparateur, contribue au processus évolutif du Couple Sacré Isis et Osiris).

Il faut comprendre au final que les agitations du collectif ne sont pas un problème pour le Couple Sacré, et que si ce dernier est encore fortement sensible à ces perturbations, c'est qu'il présente encore de la confusion symbiotique.

Car la fonction des perturbations mentales du collectif est aussi d'éloigner les polarités sexuées du Couple Sacré tant qu'elles ne sont pas prêtes à se rencontrer, mais aussi de les reppousser l'une de l'autre lorsqu'elles se rencontrent un peu prématurément, avec un potentiel symbiotique encore trop fort.

Dans un tel cas, les polarités jumelles du Couple Sacré auront probablement l'impression mentale de "glisser l'une sur l'autre" sans accroche narcissique possible, tout simplement parce que l'illusion des perturbations mentales leur fait attendre quelque chose de la part de l'autre, alors que la vérité du Couple Sacré est dans la Rencontre intégrale, et donc sans la moindre attente.


Il faut aussi comprendre que les perturbations du collectif ne cessent jamais, puisqu'elles sont la base même du narcissisme personnel, et donc aussi du narcissisme conjugal qui est fondé sur le narcissisme personnel sublimé.

En fait, lorsque le narcissisme personnel est sublimé, les perturbations du collectif ne sont plus problématiques, car elles sont intégrées marginalement, mais profondément, reconnues comme la base même de la dynamique Sacrée.

En effet, l'harmonisation perpétuelle de la dynamique Sacrée repose sur la dysharmonie identitaire qui est fondamentalement engendrée par la friction collective au niveau du pivot central (Christ).

Comme on le comprend, l'idée est encore une fois d'intégrer et non de rejeter. Le mental se libère dans l'envol de l'Oiseau fabuleux lorsqu'il intègre définitivement les perturbations du collectif en tant que base de la dynamique Sacrée, ce qui est juste puisque c'est par l'intégration du potentiel central, toujours collectif, que le Couple Sacré peut fonder l'éternité de sa dynamique sur la différence de potentiel du Tao.

Un mental sensible, dans le sens de déformable, aux perturbations du collectif, témoigne d'une symbiose confusionnelle encore bien présente, et donc d'un manque d'intégration du potentiel central qui exporte alors le Conflit identitaire naturel et fondamental sur les polarités sexuées elles-mêmes, qui entrent en opposition conflictuelle par confusion entre l'Etre et le potentiel.

Un tel mental repoussera spontanément l'une de l'autre des polarités constitutives d'un Couple Sacré qui ne serait pas encore tout-à-fait prêtes à fusionner.

Il faut tenir compte à ce titre de certaines particularités dialectiques.

Puisque c'est à la polarité masculine de réaliser sa propre sublimation narcissique en réponse à celle, originelle, de la Femme, c'est donc l'Homme qui commence par réaliser sa propre sublimation narcissique concrètement (travail opérant), en incarnation, puisque de son côté, la Femme ne peut qu'attendre à ce stade (travail résistant).

Et ce n'est qu'à partir de la promesse masculine d'aller jusqu'au bout de la sublimation (promesse = franchissement cardiaque) que la polarité féminine sera libérée des entraves collectives de l'agglutination causale, et pourra commencer à réaliser son propre parcours narcissique, sublimatoire, bien que la sublimation soit effectivement réalisée.

Pourquoi? Parce qu'aucune émancipation ne peut intervenir sans que les deux Personnes sexuées du Couple Sacré n'aient pu parcourir et intégrer toutes deux, en une même incarnation, tout le cycle intégratif narcissique, passant par toutes ses phases (refoulement, délégation, appropriation, consommation, sublimation, émancipation).

En effet, il s'agit que toutes deux, les polarités sexuées du Couple Sacré soient des Personnes affirmées à part entière, ce qui implique pour l'une ET pour l'autre un parcours narcissique complet en une seule fois (il faut recommencer au début à chaque réincarnation si on n'aboutit pas), indépendamment de la configuration dialectique des sublimations. Ce qui veut dire que même si la sublimation de la Femme est déjà réalisée, elle devra malgré tout parcourir un cycle narcissique complet avant de pouvoir se souvenir de son sacrifice primordial.

En quelque sorte, elle doit être apte à reconnaître ce sacrifice, ce qui implique une évolution personnelle dans l'incarnation, menant à ce point de souvenir, dans la préservation de la signification personnelle: un cycle narcissique.

Concrètement, il peut y avoir une accélération dans le parcours narcissique féminin, à partir de la promesse masculine, auquel cas la Femme intègrera peut-être en quelques années tout son cycle narcissique qui semblait éventuellement plutôt bloqué jusque là (souvent bloqué dans la délégation à des parents possessifs et intrusifs), avec aussi une éventuelle frénésie de la phase de consommation narcissique.


La réalité du Couple Sacré est une Rencontre autour de l'identité conjugale, du Soi, une Rencontre avec un R absolu, et qui donc implique des instances parfaitement relativistes, donc des Personnes totalement affirmées sur le plan narcissique, qui ont été jusqu'au bout de leur expérience du narcissisme personnel, de sorte d'avoir véritablement quelque chose à sublimer pour l'offrir à la dynamique Sacrée.

Dans ce parcours d'intégration narcissique, le mental, tant à travers les perturbations du collectif, que son émancipation intégratrice de ces mêmes perturbations (circonscrites alors au pivot central du Tao), est un aspect fondamental, sans lequel aucun potentiel ne peut ni être appelé, ni évoluer, ni naître à lui-même.

La libération de l'Oiseau (supra)mental, le Phoenix, est la résultante d'un processus évolutif dans la discrimination de l'Etre nouveau par rapport au potentiel collectif. Ce processus est le cycle narcissique personnel complet, dont aucune étape ne peut être court-circuitée par aucune des deux Personnes sexuées du Couple Sacré.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Dim 02 Aoû 2009, 13:22

Merci Steph pour cette belle synthèse réhabilitant le mental !

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l intelligence du coeur?!

Beau dimanche à tous!
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Sphinx

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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Dim 02 Aoû 2009, 13:51

Merci Ambre!

Le Coeur peut en effet être inintelligent s'il n'envisage que le Lien d'Amour sans reconnaître ce qui fonde justement ce Lien: la Séparation interpersonnelle.

Le Coeur alors devient possessif, tyrannique, même caché sous les apparences d'une sainteté trompeuse. Car sans reconnaissance des limites qui fondent le Lien, celui-ci devient intrusif car symbiotique.

La Raison personnelle confronte donc l'Emotion universelle, et ensemble, dans leur discrimination mutuelle, ils constituent une Réalité cohérente et harmonieuse.

L'intelligence du Coeur, c'est la Raison personnelle mise au Service du Lien universel, sans quoi ce dernier livré à lui-même n'aurait pas d'objet, perdu dans le mirage d'une vaine unification régressive vers l'indifférenciation totale d'un relationnel absolutisé.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Lun 03 Aoû 2009, 03:47

Bonjour à tous,

Citation :
Le Coeur peut en effet être inintelligent s'il
n'envisage que le Lien d'Amour sans reconnaître ce qui fonde justement
ce Lien: la Séparation interpersonnelle.

Le Coeur ne peut être inintelligent. Le Coeur est Amour avec séparation interpersonnelle, c'est obligé, c'est inné. Sinon ce n'est pas le Coeur qui est en cause...




Citation :
Le Coeur alors devient possessif, tyrannique,
même caché sous les apparences d'une sainteté trompeuse. Car sans
reconnaissance des limites qui fondent le Lien, celui-ci devient
intrusif car symbiotique.

Le Coeur ne peut être possessif ou tyrannique... Car le Coeur est Amour "Christique" ; le véritable Amour, qui fait lien avec séparation interpersonnelle. Ce n'est pas le Coeur qui est en cause si des personnes sont dans la possessivité ou la tyrannie...


Le Coeur est vrai intelligence. Il n'en peut être autrement, c'est sa nature.


Je le vis moi même... La Vie est sacrée, c'est une prise de conscience (parmis d'autres) que j'ai eu grâce à ma pratique intérieur du Coeur... du rayonnement de la Joie du Coeur...

La voie de l'Amour Vrai est ultra positive... et elle passe par le Coeur...



Amitié éternelle
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Lun 03 Aoû 2009, 04:50

Bonsoir Benoît,


l'humilité ne consiste pas à rabaisser le mental, mais au contraire à en faire le témoin de la valeur personnelle. Ce qui doit s'humilier n'est pas le mental, mais l'Esprit. Et cette humilité est une équivalence existentielle universelle, rien d'autre.

Lorsque des Personnes deviennnent tyranniques, c'est qu'il y a confusion entre Raison et Emotion, par laquelle l'illusion du sentiment prend forme, à cause d'un manque de cohérence (humilité) de l'Esprit. Dans ce cas, le déploiement mental est adultéré par toute-puissance.

Lorsque l'Emotion est discriminée de la Raison, alors en effet, tout semble aller de soi, dans l'Alliance christique qui articule clairement le lien et la séparation. L'Emotion est libre, parce que la Raison est clairement affirmée.

Dans ma précédente intervention, le mot Coeur représentait l'Emotion, et non pas l'Alliance de l'Emotion et de la Raison. C'est une licence que j'ai utilisée pour rebondir sur l'intervention d'Ambre. Et c'est ce qui te perturbe, je pense. J'ai réalisé cette licence consciemment, et je déplore qu'elle puisse donner lieu à de l'incompréhension. Elle n'était peut-être pas vraiment pertinente?

L'Emotion, c'est l'énergie pure du Lien universel. Décontaminée, elle n'a plus rien à voir, en effet, avec les sentiments qui surgissent de sa confusion avec la Raison. Mais cependant, elle est bel et bien impliquée dans ces sentiments puisqu'ils surgissent de son amalgame avec la Raison.

Lorsque l'Emotion est discriminée de la Raison, le Coeur en tant qu'Alliance implique intrinsèquement et le Lien et la Séparation, en effet, dans la conscience claire de ces deux aspects.

Je pense donc que le problème est ici essentiellement du à une utilisation différente du mot Coeur, pour désigner l'Emotion dans mon intervention articulée dans la foulée de celle d'Ambre, et dans ton cas pour désigner l'Alliance (de l'Emotion et de la Raison), ce qui est parfaitement approprié.

Et donc en effet, ce qui se retrouve en confusion avec la Raison, ce n'est pas l'Alliance dont tu parles, mais l'Emotion dont je parle. Ceci dit, dans la confusion entre la Raison et l'Emotion, l'Alliance n'est pas affirmée.


L'intelligence du Coeur est donc la Raison harmonisée avec l'Emotion dans l'Alliance du Coeur. Ceci semble remettre tout chose à sa juste place...


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Lun 03 Aoû 2009, 15:41

Oui, il y a eu confusion de la définition du mot "Coeur".

Pour moi le Coeur est le "soleil intérieur" concrètement situé au centre de la poitrine.

Et pour moi, l'aboutissement du chemin spirituel est l'Eveil de ce "Coeur" de ce "soleil intérieur" de ce "sacré Coeur" de cette "flamme divine" lovée au centre de la poitrine...

L'Eveil du Coeur est l'embrasement de cette flamme en un soleil radieux et rayonnant...

Voici une image très parlante du Coeur ;








C'est si simple, finalement... Tous le monde a en soi cette flamme qui demande qu'à s'embraser dans la Joie et l'Amour Infini...

Et cette flamme n'est pas une abstraction ou une allégorie, elle est réelle et elle en chacun...
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Lun 03 Aoû 2009, 15:58

l'experience du Coeur Sacre est pour moi aussi la base de toute mon experience sur Terre, et le fait d'etre accorde sur son diapason oriente automatiquement le mental sur la dialectique.

le Coeur est maitre de l'experience et le mental vehicule.
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Mar 04 Aoû 2009, 04:05

Bonsoir à tous,


ce qui semble ne pas être clairement perçu, est que le Coeur EST en réalité le mental, en tant qu'Alliance discriminée de la Raison et de l'Emotion...


Dans la dualité, la confusion entre Raison et Emotion les clive l'une de l'autre, produisant une Raison déconnectée de l'Emotion (approche "scientifique", rationnalisme), et une émotivité déconnectée de la Raison (sentimentalisme).

Et cette configuration engendre alors un déploiement mental linéarisé, hors Alliance, qui donc ne témoigne pas de sa véritable nature en tant que Coeur, ni du côté de la Raison, ni du côté de l'Emotion, forcément.

Ce qu'on a l'habitude d'appeler mental dans la dualité, est ce mental adultéré reconnu uniquement dans son aspect rationnaliste exacerbé, que l'on met alors en opposition avec un aspect sentimental clivé, erronément appelé "Coeur", et qui se caractérise en fait par une toute-puissance similaire, mais simpliste, en rejet (contre-clivage) de l'aspect rationnaliste.

Mais en fait le sentimentalisme fait aussi partie du mental, puisqu'il s'agit du résultat d'un clivage de l'Emotion sur le plan mental. En réalité, l'Emotion fait essentiellement partie du mental au même titre que la Raison.

Cependant, nous restons mystifiés habituellement par la dérive des mots dans le clivage généralisé. Nous persistons dans l'illusion du clivage mental-raisonnable/Coeur-émotionnel, avec donc un doublage artificiel d'une même et seule réalité en deux aspects faussement scindés et articulés, doublage qui correspond bien entendu à la dualité existentielle.

Ainsi le Coeur et le mental ne sont pas deux, mais une seule réalité essentielle, celle de l'Alliance de la Raison et de l'Emotion, qui elles sont effectivement deux, au-delà des mirages rationnalistes et sentimentalistes.

Le véritable mental n'est donc ni du côté du rationnalisme, ni du côté du sentimentalisme, c'est le Coeur en tant qu'Alliance discriminée et de la Raison et de l'Emotion.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Mer 05 Aoû 2009, 11:43

quand je parle du mental ou du coeur, je ne me réfère à aucune définition communément partagée, mais simplement à une sensation physique...
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Mer 05 Aoû 2009, 13:51

Bonjour Credo,


je respecte tes sensations.


Cependant, la perception est, dans la densité, adultérée par le clivage dualiste.

Ceci entraîne des sensations clivantes qui ont précisément fondé les définitions communément partagées.

Il est vrai que le mental en cours de déploiement est formé par le facteur mental de la Sophia, et permet de vivre des extases assistées , puisqu'elles ne sont pas encore intégralement inscrites dans le cadre de la signification du Couple Sacré.

Tout cela peut donner à penser que le mental "suivrait le Coeur". Alors que nous ne parlons que d'un mental qui ne s'est pas encore complètement réalisé.

Or, le mental intégralement déployé est le Coeur, le Soi, l'Oiseau qui s'est offert à lui-même, et dont les polarités sexuées constituent les ailes.

Mais avant d'être réalisé de la sorte, il doit commencer par suivre le Coeur collectif préexistant, pour pouvoir au final s'unir à lui en tant que Coeur lui-même. Et cette synchronisation avec le Coeur collectif réclame la guidance significative du facteur mental de la Sophia.


En synthèse, on peut comprendre qu'un mental incomplètement déployé est forcément livré à la perception dualiste qui engendre des clivages perceptifs, et sur cette base, une signification adultère qui ne peut être rectifiée que par une formation par le facteur mental de la Sophia.

Le mental incomplètement déployé est le Soi qui se perçoit doublé, clivé de lui-même, dans le refoulement de lui-même, parce que d'un autre côté, les véritables instances constituantes ne sont pas assez différenciées l'une de l'autre. Un problème de "mise-au-point" qui brouille la perception par la superposition de deux images amalgamées, faussement clivées, du Soi. Les polarités sexuées en tant qu'instances relativistes sont comme des lentilles de mise-au-point de la perception de la réalité (du Soi).

Le défaut de différenciation des polarités sexuées sur l'axe horizontal, est compensé par le clivage dualiste du Soi sur l'axe vertical, qui produit l'illusion de deux principes "verticaux", superposés et faussement différenciés (amalgames clivants entre l'axe horizontal et l'axe vertical), prétendant tous deux à la représentation exclusive du Soi, alors qu'ils ne sont pas réellement ni différents, ni séparés.


Il y a une subtilité à comprendre, qui est que lorsque le cycle de déploiement du Soi s'achève, le cercle est bouclé, réalisé, et l'Etre passe alors à un niveau perceptif différent, totalement déconfusionné. Mais il n'y a pas apparition d'un principe en plus. Le (supra)mental n'est jamais que le mental réalisé dans sa circularité, ayant abouti à l'intégration de lui-même. Le Coeur est un tel mental accompli dans sa nature essentielle, en aboutissement de son déploiement, et de sa renaissance en tant que Phoenix.

L'enseignement que propose la Sophia est intégrateur, et va prôner la démystification de l'illusion des clivages du Soi là où ils se trouvent.

Tant que nous ne vivons pas l'unification du Couple Sacré, l'effusion cardiaque, christique, est faite en assistance collective, avec l'appui d'un Deva dont le potentiel collectiviste n'est pas encore intégré.

A ce titre, les chakras, y compris le chakra cardiaque, doivent être conçus comme tous appartenant au corps devaïque et non pas aux Personnes elles-mêmes.

En fait, la formation par le facteur mental de la Sophia vise à libérer le mental unique en tant que potentiel devaïque, donc l'Oiseau christique lui-même, dans la dynamique Sacrée.

Le Coeur, le Soi, doit au final s'ofrir lui-même à lui-même, et le déploiement mental est cette offrande (Odin: "moi-même, par moi-même, à moi-même donné").


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Ven 07 Aoû 2009, 13:16

Bonjour à toutes et tous,


le paradigme densifié de la réalité prisonnière de l'illusion dualiste, est ce par quoi le Soi préserve le libre-arbitre de sa propre naissance à lui-même, au sein de l'agglutination causale des Couples Sacrés.

Nous retrouvons à cet égard la signification du mythe de Lilith, sommée par Dieu (l'Oiseau dialectique) de se mettre au Service d'Adam malgré l'immaturité sexuée flagrante de celui-ci.

Lilith, en tant que corpuscule féminin mature, déjà abouti en priorité par l'impulsion procréatrice, doit se couvrir naturellement d'un voile Yin qui va déforcer narcissiquement la féminité en apparence pendant le temps du libre-arbitre et de l'éventuelle formation de la polarité masculine à la réalité dialectique du Soi.

Donc le Soi s'affirme par le corpuscule féminin et relativise cette affirmation pour offrir le libre-arbitre par rapport à sa naissance potentielle. Dieu sommant Lilith de se subordonner à Adam est donc bien la réalité dialectique du Soi réclamant à la féminité, lors de son accession à la maturité spirituelle, une sublimation par rapport à cette maturité sans quoi la maturation de l'autre polarité ne peut pas se produire.

Paradoxalement, cette sublimation de Lilith est "récursive" en tant qu'oubli: la sublimation féminine est l'oubli même de la sublimation réalisée. Et donc concrètement Lilith va effectivement, toujours en apparence, s'opposer à la maturation masculine, dans l'oubli de sa propre sublimation pour la naissance de Soi, alors qu'intérieurement, le facteur mental de la Sophia s'offre à la formation de l'Homme qui franchit par démystification l'illusion Yin périphérique.

On retrouve ces composantes paradoxales tout autant en Kabbale, que dans une oeuvre dialectique telle que le film "Hero".

C'est la conscience d'un tel paradoxe dialectique qui me fait toujours penser qu'il y a peut-être bien un très subtil double niveau d'interprétation dialectique au film "La Cité interdite" (The Course of the Golden Flower). L'un négatif, au premier abord superficiel, l'autre positif, selon une approche collant peut-être encore plus paradoxalement à la réalité dialectique.

Car la véritable Féminité, selon sa nature dialectique, est donc le Soi qui affirme sa naissance, tout en se parant d'un voile qui contredit cette affirmation.

L'idée est que la masculinité doit démystifier cette réalité paradoxale par laquelle, en quelque sorte, le Soi fait croire que la Femme n'est pas une Personne à part entière, alors qu'elle l'est effectivement.

Nous arrivons donc à un second degré de lecture du film "La Cité interdite", où tout se fonde sur la reconnaissance, ou non, de la réalité personnelle de la Féminité.

En effet, si on ne considère que le plan narratif superficiel, dialectiquement, l'Empereur ne reconnaît pas la réalité de la Personne féminine et ne la respecte pas.

Mais si d'un autre côté, on postule qu'il la reconnaît effectivement (on n'est pas à sa place, sinon on est dans la projection symbiotique), alors toute l'histoire prend une autre coloration, car il y a malgré tout une persévérance à maintenir du côté de la Masculinité, dans une Foi fondée sur la démystification de la question de la naissance du Soi posée par la Personne féminine.

Il s'agit d'une persévérance de lâcher-prise intérieur dans la Foi inébranlable en la naissance du Soi affirmée par le corpuscule féminin déjà accompli. La Femme est le Soi qui, ayant affirmé sa naissance, s'évertue à la nier, et attend intérieurement, d'être confronté dans ce "jeu du libre-arbitre" par l'Homme qui ne s'y laissera plus prendre, et persistera dans sa Foi inébranlable en la naissance du Soi.

J'aurais envie de dire que le film "La Cité interdite" est encore plus dialectique que "Hero", en ce qu'il fusionne en une seule et unique narration les scénarios rouge et blanc de "Hero". L'inflexibilité de l'Empereur pouvant symboliser soit une toute-puissance régressive, soit une Foi inexpugnable. La fin de même, peut symboliser l'avortement de la phase, ou l'inscription définitive de l'identité sur la phase. Il est à noter que le film utilise le symbole d'un poison corrosif, et que cela peut renvoyer à l'action de VITRIOL. Dans le film "Star Trak The Motion Picture", le code final doit être forcé pour que "Viger" l'accepte et que la fusion du Couple Sacré puisse se produire...



On pourrait le synthétiser de la façon suivante: lorsque l'être masculin reconnaît, par humilité, la réalité déjà avérée de la naissance du Soi dans le corpusucle de la Femme, il comprend qu'il n'a rien d'autre à faire que de constater, lâcher-prise, et dans cette stabilité de Foi, renvoyer avec force cette affirmation à la Femme, de façon à susciter la souvenance de sa propre sublimation.

Car la Femme est le Soi qui paradoxalement affirme sa naissance, tout en clamant en apparence le contraire... de façon à offrir le libre-arbitre authentifiant sa propre réalité.


La sphère du libre-arbitre est donc assez redoutable, car l'Homme s'y voit offrir les clés de la destinée du Soi, par la Femme, et cette destinée peut prendre deux directions opposées, dont l'une semble franchement plus souhaitable, authentique, que l'autre, même si elles sont toutes deux aussi légitimes par rapport au choix existentiel.


Tout manque de respect à l'égard de la Personne féminine sera comptabilisé dans le choix régressif, car cela consiste à accepter l'apparence de négation du Soi par la Femme, en ne reconnaissant pas la Femme comme une Personne à part entière, en ne voyant pas que le déforcement narcissique féminin est un sacrifice sublimatoire du Soi divin pour l'Homme...

Alors oui, c'est vrai, "Dieu", la Nature dialectique de l'Oiseau, a fait en sorte que l'Homme croie dominer dans le libre-arbitre, et que Lilith semble lui être "soumise", ce qui est légitime pouisque c'est à lui de "répondre" à la question de la naissance du Soi. Ceci dit, c'est en réalité une illusion, l'inconscient Eve, support des projections narcissiques, qui va remplacer Lilith dans les délires tout-puissants de la masculinité "attardée foetale".

Cette domination n'est donc qu'une illusion transitoire, pour le temps imparti pour la "réponse", et de plus, elle met en jeu la naissance du Soi lui-même, donc la destinée de l'Homme aussi, destinée funeste s'il ne parvient pas, à cause de sa toute-puissance refoulée, à décrypter la dialectique du Soi, et tente de s'approprier par la force le support de la Fémininté, au lieu de reconnaître sa Personne équivalente. Car le Soi est conjugal avant tout, et la conjugalité n'existe pas en dehors de l'équivalence différenciée.


Il n'y a aucune autre clé au destin humain, aucune autre réelle solution à la condition humaine, aucun autre remède à l'état du monde, que celui-là: la démystification de la dialectique de la naissance du Soi, par la reconnaissance masculine intégrale de la réalité équivalente de la Personne féminine.

Cela seul permet au Soi de naître au monde, apportant avec lui les présents inestimables de la réalité non-dualiste.

Tout le reste n'est destiné qu'à éloigner la conscience humaine de cette unique véritable solution. Il n'y a pas de réelle valeur ailleurs qu'en cela.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Ven 07 Aoû 2009, 15:06

Dans son propre registre tout aussi paradoxal, l'Homme, lui, est encore plus paradoxal que la Femme.

Car du moins la Femme a un aspect corpusculaire Yang, donc Yang-Yang, et un aspect ondulatoire Yin, donc Yin-Yin.

Par contre, chez l'Homme, le corpuscule est Yin (Yang-Yin), et l'onde est Yang (Yin-Yang). Et de plus, rien n'est au départ abouti, tout est initialement immature.

Il doit donc y avoir acceptation du fait que le corpuscule, qui est l'aspect lié à l'identité, ne puisse qu'être formé par le facteur mental de la Sophia, comme image du corpuscule féminin.

L'Homme doit sublimer sa faiblese identitaire, qui l'entraîne d'habitude à se protéger en profitant de sa "supériorité" narcissique apparente, et abandonner le déploiement mental du Couple Sacré à la Sophia.

La Femme est le Soi divin qui s'offre à l'Homme dans un déforcement narcissique protecteur, mais si l'Homme prend au lieu de recevoir, il ne recevra rien, forcément, voulant posséder ce qui ne lui est pas légitimement destiné.

L'Homme doit prendre conscience que s'il est vraiment un Homme, alors inévitablement sa promise existe, et il est parfaitement inutile de la désirer, de vouloir la posséder, puisqu'elle est déjà offerte. A vrai dire, désirer les Femmes, c'est avouer qu'on ne s'est pas encore reconnu intégralement en tant qu'Homme.


L'Homme répond donc à la question du Soi par des relativisations complètes (Yin-Yang, Yang-Yin), des réponses de Normand, en quelque sorte!

A la question de l'affirmation de la naissance du Soi, son corpuscule structurelement Yang peut répondre, s'il est cohérent, formé par la Sophia: "oui", appuyant ainsi l'affirmation du corpuscule féminin. Alors les deux "allèles" de la circularité sont d'accord sur la réalité du Soi.

Cependant, le corpuscule masculin, certes Yang dans son aspect structurel, est Yin dans son aspect différencié, et donc il ajoute: "mais ce n'est pas moi qui ait affirmé la naissance du Soi: j'ai reconnu cette affirmation chez la Femme, et m'en suis fait librement l'écho, en y adhérant. Ceci étant, ma nature Yin est de répondre intrinsèquement "non"".

Parce qu'il a reconnu l'affirmation de la Féminité, il peut alors camper naturellement sa négation légitime du Soi, et leur différence complètement opposée (entre l'Homme et la Femme), est le signe de leur entente, de leur harmonisation essentielle.

D'un autre côté, alors son onde structurellement Yin, va véhiculer la cohérence de cette adhésion intérieure, et alors épouser l'onde féminine. Ayant intégré son aspect essentiel, naturel, de négation du Soi, l'Homme voit sa position et son expression décontaminées de cette négation, et donc concrètement, il va exprimer l'affirmation de la naissance du Soi par son onde Yang.

L'Oiseau dialectique, le Soi, est alors libéré de la question de sa naissance par la dynamique relativiste de ses polarités constituantes, dynamique qui permet d'éterniser la question dans une "réponse de Normand" perpétuelle: "p'têt bin qu'oui, p'têt bin qu'non". Réponse qui rend la question à son illusion première, pour ne garder que l'évidence de la réalité de l'Etre.

C'est en quelque sorte, de cette façon que le Couple Sacré "apprivoise" le superprédateur Sacré, l'Oiseau en tant que potentiel collectif, en l'inscrivant dans une ambivalence existentielle pemanente, gage à la fois d'évolution, de fécondité et de procréation, et aussi de préservation éthique de l'acquis (le potentiel ne gagnerait rien, et au contraire perdrait beaucoup, dans la destruction, même partielle, de la dynamique Sacrée: l'acquis et le potentiel ont autant d'importance existentielle).

Le Soi est en quelque sorte "mis en boîte" pour l'éternité entre ses polarités relativistes, qui perpétuellement lui renvoient une réponse rassurante, et pourtant jamais fermée, jamais exclusive, ni définitive, à la question "obsédante", de sa naissance.

Tournant à une vitesse angulaire infinie, les deux polarités relativistes proposent une réponse paradoxale à cette question de la naissance du Soi, à la fois positive, et négative, préservant l'acquis existentiel, mais ouvrant sur l'enrichissement existentiel, sur le perfectionnement de la perfection.

La réponse positive rassurante affirme la perfection de ce qui est. LA réponse négative d'ouverture, affirme que la perfection qui est, peut encore être perfectionnée.


La réponse à la question de la naissance du Soi est donc "oui et non" dans l'immédiateté (simulation de la simultanéité), ce qui permet au Couple Sacré d'échapper à la poursuite du superprédateur Sacré dans sa prédation légitime en tant que potentiel collectif, dans sa recherche inextinguible d'une réponse à la question de sa naissance.

En somme, les aspects dialectiques qui répondent soit "oui", soit "non", à la question de la naissance du Soi, sont partagés de façon différenciée entre les polarités sexuées du Soi, de sorte qu'une dynamique relativiste puisse présenter paradoxalement, et véritablement, les deux réponses en même temps au Soi.

C'est la simultanéité de deux réponses contradictoires et pourtant "honnêtes", authentiquement formulées sans antagonisme, de façon harmonieuse, qui réalise l'Alliance avec le superprédateur Sacré, car elle permet de préserver et l'acquis existentiel ("oui", pour le Couple Sacré lui-même) et le potentiel existentiel ("non", pour ouvrir au pouvoir de procréation).

Mais donc ni la Femme ni l'Homme ne répondent personnellement "oui ou "non". Ces réponses sont distribuées dialectiquement dans la différenciation sexuée.

La Femme est une affirmation intrinsèque de la naissance du Soi, dans l'apparence extérieure de sa négation, pour prôner la fécondité procréatrice.

L'Homme doit devenir, formé par le facteur mental de la Sophia, une négation intrinsèque de la naissance du Soi, dans l'apparence extérieure de son affirmation, pour prôner l'éthique existentielle de l'acquis.

De la sorte, la Femme garde l'ouverture du potentiel procréateur du Couple Sacré, en résonance de la négation intrinsèque de la Masculinité (corpusucle Yin), et l'Homme garde la cohérence éthique (fermeture) du Couple Sacré dans son acquis, en résonance de l'affirmation intrinsèque de la Féminité (corpuscule Yang).



On comprend alors qu'un Homme qui n'a pas encore intégré sa nature profonde, au lieu de camper intrinsèquement la négation légitime de la naissance du Soi, voit cet aspect être dérivé vers son onde, où il va donc dans la plus complète contradiction personnelle, à la fois s'attacher à la naissance du Soi, et en même temps être conditionné par une négation régressive du Soi, à travers une dévalorisation de la Personne féminine.

Refoulant sa nature en tant que part de négation du Soi, l'Homme va éprouver concrètement le besoin de détruire le Soi (tout aspect naturel refoulé crée une addiction), tout en prétendant vouloir le défendre, et cette destruction du Soi sera perpétrée dans l'attaque, et la tentative d'asservissement, puis de destruction, de la Personne féminine, jugée comme coupable de la prétendue chute du Soi, alors qu'elle est véritablement l'offrande du Soi. Mais on ne peut forcer quiconque à voir et accepter cette offrande...


Cette dérive est typique d'une certaine pseudo gnose christique pour laquelle la Sophia est coupable de tous les maux du monde, ce qui témoigne d'une approche faussement spiritualiste, et en réalité d'une toute-puissance foetale refoulée, qui se traduit concrètement par un refus persistant de naître, et un refus de reconnaître ce refus de naître, dans une projection culpabilisante sur la Femme, et en fait une volonté interférante de destruction du Soi à travers la Femme.

En réalité, je le répète, lorsque l'Homme se reconnaît intrinsèquement comme négation du Soi dans son essence profonde, cette négation n'interfère plus avec la dynamique sexuée, car la toute-puissance confusionnelle a été désamorcée. Paradoxalement, il n'y a pas plus grand allié du Soi, que celui qui s'est reconnu authentiquement comme négation du Soi.

Car au final, la relation dialectique entre le Soi et l'Homme n'est possible que si l'Homme s'est distingué du Soi... par négation authentique du Soi (distinction de l'acquis par rapport au potentiel).

La relation du Couple Sacré est donc aussi celle de l'Homme avec le Soi, la Femme représentant en tant que Personne à part entière, le Soi lui-même, dans la dynamique relativiste.

La Femme est Dieu rendu humblement à l'égal de l'Homme pour lui offrir l'éternité, s'il sait véritablement, tout aussi humblement, accepter cette offrande et y répondre.


Amitié,

steph
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Sphinx

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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Ven 07 Aoû 2009, 19:39

De ce fait on peut comprendre que l'individuation spirituelle est un processus qui consiste à s'affirmer en tant que négation du Soi (toujours collectif, conjugal par exemple), par formation d'une cohérence corpusculaire (affirmation) de polarité Yin (négation), et correspondant donc à la sublimation narcissique masculine (corpuscule Yin).

Cette négation du Soi collectif, conjugal, n'est donc aucunement une volonté de destruction du Soi, mais au contraire une affirmation du Soi par distinction individuée (je ne suis pas le Soi (négation individuée) donc le Soi est (au-delà de moi) entre l'Homme et le Soi, lorsque cette négation est authentiquement assumée dans l'essence masculine, et n'interfère donc plus confusionnellement avec l'onde masculine.

La Femme est à ce titre une individuation du Soi collectif, et plus particulièrement d'un Soi conjugal spécifique, par lequel le potentiel collectif de naissance du Soi est offert à l'Homme, si ce dernier reconnaît effectivement la Femme en tant que Personne issue d'une individuation du collectif, Homme devant lui-même devenir une collectivisation de l'individu.

Une Femme est donc une Personne représentant TOUTE la collectivité de conscience, et au sein de cette collectivité, une identité conjugale particulière, par laquelle cette collectivité offre à l'Etre nouveau la possibilité d'intégrer la conscience collective de la réalité non-dualiste, dans la dynamique du Couple Sacré.

C'est une "fenêtre sublimatoire" qui réserve une phase identitaire au sein du cercle de Vie, si l'Homme accepte d'intégrer cette phase, en abandonnant la toute-puissance absolutiste de les vouloir toutes, ou sinon aucune, et d'essayer d'en prendre possession par la force sans permettre qu'on lui en offre une.

La réservation identitaire s'éteint à l'issue d'un parcours narcissique complètement régressif, cristallisé. Elle s'éternise par contre à l'issue d'un parcours narcissique complètement progressiste, et donc sublimatoire (vers la différenciation).

Pour résumer, l'Homme et la Femme sont des Personnes en tant qu'individus, associées dans la réalité conjugale du Soi, et ces Personnes personnifient de façon différenciée et complémentaire, l'une l'aspect personnel (Masculinité), l'autre l'aspect conjugal (collectif).

La subtilité est donc qu'il faut distinguer réalité personnelle et fonction personnelle: il s'agit de deux Personnes à part entière, inscrites dans une réalité identitaire conjugale différenciée, au sein de laquelle une Personne assume plus spécifiquement la réalité personnelle de l'Etre, et l'autre Personne assume plus spécifiquement la réalité conjugale de l'Etre, ni l'une ni l'autre n'étant pourtant ni exclue ni déconnectée de l'autre réalité qu'elle intègre véritablement, sans quoi elle ne serait plus une Personne à part entière.

La différenciation dialectique est donc une distribution croisée, "crucifiée", des aspects existentiels selon deux personnifications (relativisations) différenciées (sexuées) de sorte d'aboutir à une structure autonome, auto-référente, auto-stabilisante, et auto-dynamisante.

La Femme personnifie donc effectivement le Couple lui-même, donc le Soi, l'identité éternelle, la réalité conjugale, et l'Homme personnifie la réalité personnelle, le miroir de l'identité éternelle. Mais l'Homme et la Femme sont pourtant tous deux des Personnes égales et complémentaires qui relativisent les aspects absolus de l'Etre.

On pourrait dire que l'Homme et la Femme, par personnification, intègrent et reformulent dans le Couple Sacré la relation absolue de la Créature au Créateur, en permettant, par relativisation différenciée, d'égaliser la Créature au Créateur (l'Homme à la Femme), donc l'individu à la collectivité.

De là découle l'équivalence universelle des Couples Sacrés, et des Personnes. En conscience partagée non-dualiste, chaque conscience individuée a autant de poids que toute la conscience collective qui inclut pourtant aussi la conscience particulière en question: la sensation est alors d'être à la fois au dedans et au dehors, ce qui est typique de la réalité non-dualiste.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Mar 11 Aoû 2009, 21:13

Bonjour Steph,

si la femme s'est déjà sublimé au départ... cela veut dire que l'être qui s'incarne dans cette densité et qui a déjà sublimé prendra à chaque incarnation un corps de femme ?

Et l'être homme, prendra toujours un corps masculin ?

Pourtant l'homosexualité existe.

Par exemple, quand un homme est attiré vers d'autres hommes, ça pourrait s'expliquer par le fait qu'il a été dans un corps de femme pendant plusieurs incarnation précédente et que d'un coup, il a un corps d'homme... et donc reste attiré par les hommes... puisqu'il se sent encore femme... malgré le changement de sexe...
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Mer 12 Aoû 2009, 02:55

Bonsoir Benoît,


lorsque je parle de Femmes, je fais allusion à des Personnes féminines, donc énergétiquement polarisées selon la Féminité, et généralement incarnées en cohérence dans un corps féminin.

De même pour les Hommes, énergétiquement polarisés selon la Masculinité, et généralement incarnés en cohérence dans un corps masculin.

Il n'y a que dans un contexte régressif lié à la spéculation karmique que des incarnations erronées sur le plan sexuel peuvent encore se produire dans l'Humanité, impliquant divers degrés de confusion dans l'identité sexuée.

Car la spécificité humaine, justement, est la réalité avérée de la phase identitaire par le corpuscule féminin stabilisé. Il faut comprendre qu'il n'y a plus, en principe, d'alternances sexuelles incarnationnelles à partir du moment où les corpuscules se sont démarqués l'un de l'autre dans le processus de séparation (voir le schéma suivant tiré d'un ancien article à ce sujet).


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Donc, dans cette évolution de séparation des polarités (différenciation), la déconfusion mutuelle des centres (des corpuscules en fait) met un terme, en principe, à la fluctuation incarnationnelle relative au sexe.

C'est ce qui détermine la spécificité humaine: l'affirmation de la phase identitaire par la Femme.

Cependant, l'accès évolutif à l'Humanité, à ce stade, ne représente que l'accession à un équilibre instable, intermédiaire, basé sur une demi différenciation seulement.

De ce fait, le véhicule narcissique du Couple Sacré peut progresser, stagner, ou régresser.

Concrètement, l'homosexualité n'est pas le résultat d'une "overdose incarnationnelle" dans un sexe en particulier suivie d'un brusque changement de polarité, mais la conséquence d'une torsion supplémentaire du pivot narcissique parce que la phase d'exclusion sexuée n'est pas aboutie (exclusion insuffisante du même sexe: miroir narcissique distortionné ).

Une telle torsion est corrélée à un refoulement particulier, surajouté au refoulement de base sur le plan sexué par la spéculation karmique. Il y a refoulement du refoulement de la complémentarité, ce qui substitue le manque du même sexe au manque de l'autre sexe.

(qu'il soit bien clair que je ne suis nullement homophobe, et que tout ceci n'invalide en rien le respect dû à la Personne des homosexuels, et leurs droits humains et sociaux légitimes, dont celui de vivre librement leur sexualité; je me borne ici à dresser un constat dialectique).

Le karma naturel humain, seule et unique modalité évolutive, et qui se réalise entre Ames Soeurs, implique forcément des Personnes insensibilisées au karma spéculé, dialectiquement cohérentes, et qui donc sont incarnées en cohérence avec leur énergie identitaire sexuée par rapport au Soi, et qui se reconnaissent et s'acceptent énergétiquement, psychologiquement et physiquement comme justement identifiées dans leur sexuation.

Dès lors, les "trois corps" sont en cohérence, ce qui est une base évidemment essentielle pour constituer un canal authentique pour le Soi.

Très simplement, il ne peut pas y avoir de libre-arbitre à propos de la Nature de l'Etre, sans possibilité d'affirmer ou d'infirmer cette Nature.

De ce fait, le fondement essentiel de cette Nature doit être présent au sein du libre-arbitre sans quoi ce dernier resterait lettre morte, son ouverture au choix existentiel une simple arnaque. Et ce fondement est le corpuscule cohérent de la Femme.

Ensuite, concrètement, toutes les errances du libre-arbitre peuvent survenir, exacerbées par la spéculation karmique.

Et la Présence du corpuscule féminin peut donc être finalement plus ou moins niée et rejetée de différentes façons, impliquant des errances incarnationnelles, psychologiques et/ou physiologiques, chez certains Couples Sacrés.

La seule chose qui ne peut jamais tromper à propos de la sexuation, est la réalité énergétique de la Personne qui s'incarne. J'en ai fait encore l'expérience il y a peu de temps avec une homosexuelle dont l'énergie était nettement caractéristique de la Féminité. Son droit légitime est cependant de ne pas le reconnaître.

Ce n'est que dans le cas extrême d'une régression plus ou moins complète, que la spécificité sexuée de cette énergie disparaît dans l'effondrement narcissique des polarités.

L'identité sexuée réelle est avant tout énergétique, et est généralement confirmée, en incarnation, sur les plans psychologiques et physiologiques, pour ce qui est de l'Humanité.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: 6 - Tout le processus dialectique   Mer 12 Aoû 2009, 17:26

Merci de m'avoir répondu Steph.

J'avoue ne pas savoir trop quoi penser de tout ça.

Je me demande si les âmes soeurs et les flammes jumelles existent.


Je pratique le rayonnement de la Joie du Coeur.

Et ce que j'appelle le Coeur, c'est un centre énergétique qui est au centre de la poitrine -qui n'est pas le chakra cardiaque- mais un centre à part entière... Et au centre de ce Coeur, il y a une flamme, une cellule, qui ne demande qu'à s'embraser dans la Joie Infini, dans l'Amour Infini...

Et quand au bout d'années de pratique, cette flamme s'embrase pour devenir un soleil rayonnant, l'Amour, la Joie ne fait plus qu'un avec le pratiquant et l'on est un éveillé.

L'être est désormais au "Paradis", sans avoir bougé d'endroit.


Mais à côté de ça, je me pose encore des questions sur la réalité de ce que tu proposes...


Voilà voilà
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