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 Société

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Sphinx

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MessageSujet: Société   Dim 16 Aoû 2009, 16:22

Bonjour à toutes et tous,


j'amorce ici ce qui sera probablement une série d'articles sur les divers aspects des sociétés et des civilisations humaines, à commencer par celles où je vis.


On a vu, dans l'introduction à la dialectique de la perception, que tout aspect social fonctionnel est une dérive confusionnelle entre la conscience inclusive du Lien et la différenciation sexuée (Séparation interpersonnelle) du Couple Sacré.

Cela revient à dire que la reconnaissance interpersonnelle n'est complète que lorsqu'elle est fondée sur la différenciation intégrale des polarités du Couple Sacré, et elle s'applique alors naturellement sur cette base, dans une inclusivité de conscience, à toutes les Personnes de la collectivité.

Et cette inclusivité naturelle avec toute la collectivité ne suppose alors aucun aspect fonctionnel particulier, autre qu'une harmonisation spontanée dans la Rencontre, présidée par la dynamique Sacrée.

A ce titre, la dialectique de la perception nous enseigne que la seule authentique fonction est la fonction Procréatrice cosmique, harmonique, du Couple Sacré, incluant les aspects éducatifs et didactiques liés à cette Procréation.

Toutes les autres fonctions mises en oeuvre dans les sociétés humaines de la dualité, ainsi que les relations interpersonnelles qu'elles impliquent, sont des adultérations confusionnelles de l'unique fonction, comme si celle-ci, par amalgame avec l'inclusivité du Lien, était diffractée et projetée en un kaléodoscope sur la globalité de la réalité relationnelle humaine.

Et même le "Contrat" réputé décontaminé par l'Analyse Transactionnelle, persiste en fait dans la spéculation et la négation de l'Harmonie naturelle et spontanée, et donc échoue à déparasiter les rapports humains de toute façon.

On a vu dans d'autres sujets qu'il existe deux formes de toute-puissance foetale refoulée, selon qu'elle est introvertie (en apparence plus dans la négation de soi) ou extravertie (en apparence plus dans la négation d'autrui), mais qui dans leur essence sont chou vert et vert chou puisqu'elles découlent d'un même processus dont la forme superficielle seulement est inversée.

Socialement parlant, la toute-puissance sous sa forme introvertie se caractérisera plus par des positions récessives dans le mirage hiérachique. Donc des positions de faiblesse dans la relation sociale.

Et sous sa forme extravertie, elle se caractérisera plus par des positions dominantes dans le mirage hiérachique, donc de force dans la relation fonctionnelle adultérée, qu'elle soit hiérarchique ou de l'ordre du mirage de l'indépendance...

D'une façon très nette cependant, le statut patronal ou de cadre supérieur, reste dans sa formulation manifeste, la caricature la plus expressive d'un blocage au stade foetal, passant par la recréation artificielle d'un environnement "matriciel" sous contrôle et donc rassurant, fondé sur le prétexte de l'utilitarisme, de la nécessité fonctionnelle de la dualité, sans réelle considération pour la réalité de la Personne humaine, utilisant le contrat dans l'objectif inavoué de régenter strictement tout risque d'intimité avec autrui.

L'indépendant, de son côté, poursuit frénétiquement le mirage, similaire, de la mise sous contrôle de l'interpénétration humaine (intimité), dans un individualisme qui cherche sans cesse à prouver et à se prouver la vanité de sa force d'indépendance, parfaitement illusoire. Il n'est d'ailleurs par rare qu'il se fasse lui-même patron, invalidant intrinsèquement l'authenticité de sa position, forcément caduque.

La toute-puissance caractérise tout autant l'illusion des responsabilités patronales qui, fondées sur la négation de la puissance vitale, ne sont que l'expression d'un énorme jeu symbiotique, narcissique, et dont les prétendus concernements sociaux sont manifestement illusoires, dans les faits, qu'on ait affaire à du paternalisme hypocrite ou de l'indifférence cynique.

Face à cela, les ouvriers et employés de tous poils occupent le versant introverti de la symbiose hiérachique, et dans leurs revendications et leurs espoirs toujours compromis, trompés, abusés, ne font que jouer inconsciemment au même jeu de dupes que les autres, ne démarquant pas véritablement leur position de celle de la spéculation individualiste ambiente, et ne pouvant donc pas de cette façon s'émanciper de la prison dont ils gardent eux-mêmes les issues.


Il faut conscientiser que dans l'optique individualiste, la prétendue relation "gagnant/gagnant" n'existe pas. Même si certaines tendances actuelles autour du coaching et de l'AT le font croire, ce n'est pour moi pas exact.

La position gagnant/gagnant n'existe véritablement que dans l'absence de spéculation, donc dans l'intimité. Elle ne peut donc pas véritablement survenir dans le travail, le commerce, ou d'autres relations humaines refoulantes de l'intimité.

Dans l'optique spéculative, individualiste, les aspects de la relation sont fermés, scellés à priori, chacun devant assumer obligatoirement la position extravertie ou introvertie du rapport adultère. Dans ce cadre, le contrat ne fait que mettre en évidence la spéculation, ce qui lui confère une forme apparente d'authenticité, la victime acceptant manifestement le piège tendu, bien qu'il soit exprimé en clair, en toutes lettres... par le contrat, elle est deux fois plus enchaînée dans la symbiose.


La seule voie cohérente est donc celle de l'interdépendance, et à ce titre le cycle de la dépendance est justement exprimé dans ses quatre phases (dépendance, contre-dépendance, indépendance, interdépendance), mais pas correctement interprété en ce qui concerne les approches actuelles qui persistent dans l'illusion sociale.

L'interdépendance est une réalité non-dualiste, qui ne peut plus être inscrite dans le tissu utilitariste de la dualité. Vouloir l'introduire comme possible position de prise en charge des enjeux dualistes, individualiistes, n'est pas pertinent. Pourtant, cette position est bien reconnue par ailleurs comme synthèse des trois autres (synthèse trinitaire constituant un quatrième Principe à part entière). Mais cette réalité paradoxale de l'interdépendance n'a pas été totalement bien comprise, il semblerait...


En conclusion, toutes les relations humaines fonctionnelles dans la dualité, sans exception, sont des adultérations engendrées par une diffraction de la seule réalité fonctionnelle authentique, celle qui est inscrite dans la différenciation du Couple Sacré.

Par cette diffraction de la différenciation Sacrée à travers son amalgame avec l'inclusivité du Lien universel, la réalité relationnelle humaine s'est vue nantie d'une quantité de facettes faussement diversifiées, toutes addictives, confusionnelles, symbiotiques, se traduisant tant dans les rapports hiérachiques, professionnels, commerciaux, financiers, familiaux, amicaux, conjugaux, sexuels, etc, etc, etc, qui sont tous des contrôles exercés sur une intimité naturelle appréhendée comme dangereuse (depuis le refoulement originel de la complémentarité).




J'ai vu aujourd'hui, dans un magasin, un patron se conduire ostensiblement, publiquement, d'une façon parfaitement inadmissible avec une jeune employée, dans ce qui était un amalgame interpersonnel caractérisé, prétendûment justifié par le contrat de travail et la subordinnation hiérarchique. Il est à noter que mon appréciation est indépendante des faits pour lesquels cela s'est produit, que je ne connais pas, car quelles qu'en soient les raisons, sa conduite était injustifiable.

La dualité a entre autres, comme perversité, de permettre la domination apparente du monde par ceux qui demeurent le plus profondément coincés dans la toute-puissance refoulée du stade foetal.

A ce titre, les échanges commerciaux, financiers, hiérachiques et autres, ne sont guère éloignés des enjeux infantiles liés aux sphères orale et anale. De la prédation non désamorcée, en somme, qui dérive rapidement vers l'abus sexuel d'ailleurs.


Amitié,

steph
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Sphinx

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MessageSujet: Re: Société   Dim 16 Aoû 2009, 18:03

L'instance foetale, dans son refoulement, est celle qui exprime l'attachement fondamental à la Vie, ce qui reflète une toute-puissance vitale négativiste.

Car il s'agit d'un refoulement de l'évidence de la Vie: l'être vit, existe, mais paradoxalement refuse de reconnaître cette évidence, ce qui se traduit en attachement narcissique, addictif, à la Vie, et en possessivité toute-puissance par rapport à celle-ci.

Or cette instance n'est pas désamorcée à la naissance, mais sa nature en devient doublement refoulée, et conditionne pour longtemps la Personne humaine dans sa position de vie.

A partir de là, elle va s'illusionner dans une recherche de preuves destinées à apaiser son angoisse existentielle fondamentale, créée par son refoulement originel de la complémentarité.

Toutes les illusions sociales, forcément individualistes, sont engendrées par cette illusoire volonté de prouver ou de se prouver - quoi au juste?- sous la pression d'une angoisse existentielle.


La construction sociale dans la dualité ne répond donc pas à une positivité, à une plénitude qui rassemblerait harmoniquement autour d'un projet collectivement ouvert, co-créatif, mais à une angoisse, une perception de manque associée à une volonté de preuve, et donc à une illusion narcissique de contrôle, fomentée par le refoulement existentiel.

Les sociétés humaines passées et présentes, dans cette dualité, sont donc des sociétés de refoulement, essentiellement fondées sur le clivage social, lui-même articulé autour de la notion de preuve existentielle.

Car même si en apparence une certaine idéologie sociale combat le clivage, le seul fait du mot "combattre" dénonce son hypocrisie. On ne peut rien combattre, ni défendre. On ne peut ni combattre le clivage social, ni défendre l'égalité sociale.

L'égalité sociale est forcément une évidence déjà acquise qu'il faut seulement reconnaître et accepter, pour la voir se mettre en oeuvre dans le tissu social: ce n'est jamais une idéologie qui rendra les Personnes humaines toutes égales, ni donc une action sociale: ELLES SONT DEJA TOUTES EGALES ! Forcément. Et la seule chose à réaliser est de dissiper l'illusion qui ne manifeste pas cette évidence.

Nos sociétés, fondées sur le refoulement, la volonté de contrôle et la recherche de la preuve, en ont constitué des morales sociales véhiculant des valeurs sociales illusoires telles que l'effort, la participation symbiotique, la protection de la propriété narcissique...



Concrètement, la seule configuration sociale cohérente est celle qui se fonde sur l'interdépendance non spéculative, ce qui nous renvoie aux communautés de Personnes, avec extinction des aspects commerciaux, et de spécialisation professionnelle (la spécialisation professionnelle est une cristallisation de la symbiose fonctionnelle sur le plan social).

Mais pas n'importe quelles communautés de Personnes, puisqu'un facteur de convergence harmonique doit intervenir en l'absence de symbiose causale agglutinante.

De ce fait, la plupart des communautés créées jusqu'à présent ne répondent pas véritablement au critère de la convergence harmonique, et échouent à réellement proposer un mode existentiel alternatif et viable.

En vérité, les seules communautés existentiellement viables sont celles des groupes d'Ames Soeurs, Couples Sacrés harmoniques les uns des autres, formant ensemble un tout spontanément cohérent.

Seul le karma naturel peut articuler une cohérence sociale effective, le karma spéculé, fondement de la dualité, en étant incapable et dès lors contraint de le simuler par coercition, contrôle, et hiérarchisation.

Nous vivons une époque de rassemblement des groupes d'Ames Soeurs, dans l'optique de pouvoir fomer des communautés sociales positives, décontaminées, soutenues par la loi d'Abondance naturelle, harmonique.

Il arrivera un "jour" où, dans la dynamique harmonique de leur réunification, ces groupes accèderont naturellement à un mode vital émancipé des contraintes et assuétudes classiques liées à la dualité densifiée.


On peut comprendre que la hiérachisation dualiste, impliquée entre les Personnes, est une adultération compensatoire de la hiérarchie naturelle harmonique.

En effet, en réalité non-dualiste, la convergence harmonique prévaut, et se caractérise par une structuration naturelles en "couches" fractales: à la base il y a la Personne, puis il y a le Couple Sacré comme première couche de convergence, puis il y a la communauté d'Ames Soeurs comme seconde couche de convergence, puis la collectivité planétaire, etc. Et à chaque couche, la stricte égalité interpersonnelle est respectée.

Chaque couche sert en fait de relais amplificateur naturel vers les autres couches. Cela signifie donc qu'une Personne ne peut être en relation avec la collectivité, qu'à travers le relais harmonique de son Couple Sacré d'abord, puis de ses Ames Soeurs ensuite, etc. Et par ces relais harmoniques, l'équivalence interpersonnelle est garantie à chaque niveau: l'articulation harmonique invalide la hiérarchisation fonctionnelle clivante.

La perception relationnelle directe, en conscience partagée, implique paradoxalement ce passage obligatoire par les relais harmoniques naturels.

Or, dans la dualité, les relais harmoniques naturels sont refoulés, et remplacés par la spéculation causale, de sorte que la Personne croit pouvoir être directement par elle-même, sans intégration du principe de convergence harmonique, en relation avec tout le collectif planétaire. Ce qui est une totale illusion narcissique, individualiste.

Mais l'absence de la cohérence harmonique se fait inévitablement sentir, et de sorte de ne pas avoir à reconnaître cette réalité de la Nature de l'Etre, on lui a substitué la hiérarchisation sociale, clivante, associée à l'endoctrinement à une prétendue nécessité de structuration sociale verrouillée et coercitive.


La symbiose utilise l'absence de convergence harmonique de la spéculation causale, pour faire croire à un besoin de structuration imposée.


Alors que le seul aspect qui fait défaut, en apparence, masqué par le refoulement, est l'évidence harmonique.


La mystification est très prenante, très résussie, si on peut dire...


Donc, bêler en coeur avec les victimes, ou rugir avec les (inauthentiques) prédateurs, ne mène à rien d'existentiellement authentique, cohérent, et ne peut témoigner de la valeur, intrinsèquement évidente, de la Personne humaine.

La Personne parcourant sa vie exclusivement dans les pas du karma naturel, ne répond qu'à la loi de l'Abondance naturelle, qui se mettra en oeuvre d'une façon ou d'une autre, et à cet égard, il faut en accepter toutes les formes, sans considération pour l'endoctrinement de la morale sociale, mais bien dans la reconnaissance de l'éthique universelle, dans un rapport harmonique, non spéculatif, avec le monde.

Alors il est clair que la configuration sociale actuelle, dans nos pays en tout cas, ne favorise pas du tout une telle prise de position existentielle, et lance en permanence de nombreux appels symbiotiques, "rappels à l'ordre établi", en vertu de la doctrine sociale attachée à la preuve (légale, économique, etc).



Je dis ici à tous les adeptes sincères de la Vérité au-delà de la spéculation, de la Vie au-delà de son emprisonnement narcissique, que tout ce système symbiotique travaille inconsciemment pour eux, car tout participe de la Vérité, même ce qui prétend y échapper.

La Providence leur procurera donc naturellement ce dont ils ont encore besoin, pour progresser vers leur émancipation, y compris à partir des ressources illusoires constituées par la spéculation utilitariste dans la densité.

Car puisqu'ils se responsabilisent, ils sont détachés de leur responsabilité par rapport à la densification, et de ce fait, deviennent aussi légitimes que les prédateurs du système dans l'obtention de ses "productions".

Car bien que libérés de la responsabilité de la densité, ils y sont encore engoncés par la pression collective... ce qui implique donc une légitime compensation providentielle.

Ceci dit, ils sont, eux, en voie d'authentification, alors que les prédateurs régressifs sont inauthentiques...


Simplement, n'attendez rien en particulier, ne demandez à recevoir rien en particulier, ne revendiquez rien en particulier, et gardez seulement confiance, sans vous laisser ébranler par les chimères de la morale sociale ou les baudruches frénétiquement brandies des risques, des accidents, des exclusions, des clivages, des catastrophes, de tous les agents de la terreur sociale, et toute la spéculation qui s'y aggutine inévitablement.

Occupez la position qui est légitimement la vôtre, celle de Personnes inscrites dans leur juste karma naturel, et de ce fait protégées des agitations du karma spéculé, du moment qu'elles ne lui accordent pas de poids.

Il vous est garanti que vous ne deviendrez pas riche, matériellement parlant, ce qui est un signe de votre protection. Il vous est aussi garanti que vous ne souffrirez d'aucun manque crucial, ce qui est aussi un signe de votre protection.

Il ne s'agit pas de "profiter", ni de vivre dans l'illégalité, mais de vivre naturellement une évolution karmique vers l'émancipation harmonique, en restant centré sur cette seule importance véritable, progression qui est éthiquement, légitimement, supportée par la réalité collective, même au sein de la dualité densifiée, sans aucune liaison avec une quelconque morale sociale, et dont les besoins transitoires seront donc rencontrés sur des modes relevant uniquement de l'éthique universelle, par des moyens apparents sans importance, sauf qu'en aucune façon ils ne viendront menacer le Respect des Personnes.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Société   Sam 29 Aoû 2009, 15:24

Bonjour à toutes et tous,


l'éthique existentielle, chevillée à la dialectique de la perception, s'articule autour de la Séparation comme fondement d'un Lien authentique.

La véritable Séparation n'est pas une complète différence qui serait en quelque sorte absolue, puisqu'elle ne peut séparer que des aspects existants, donc témoignant tous de l'Etre, et de ce fait, semblables selon la Nature de l'Etre. L'Etre fédère.

Cette différence est donc naturellement relative, appliquée sur la similarité fondamentale qu'on peut appeler structure. Il s'agit donc d'une différenciation relative, complémentaire, de la structure de l'Etre.

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L'éthique est donc un aspect essentiel associé à la Nature de l'Etre, impliquant l'imbrication d'une similitude avec une différence.


D'un point de vue social, cela correspond à la séparation des pouvoirs démocratiques, fondement éthique de la Démocratie.

Mais on peut comprendre, en allant plus loin dans la compréhension de la Séparation dialectique, qu'elle met en oeuvre l'éthique par droit inaliénable à l'expression des points de vue.

En effet, la différence ne peut pas affirmer la complémentarité sans droit à l'expression de sa différence de point de vue existentiel. Le droit inconditionnel à l'expression des points de vue est donc indissociablement corrélé à l'éthique existentielle d'une part, et démocratique d'autre part.

Et cette implication concerne l'expression de tous les points de vue sans exception, y compris l'expression des points de vue du refoulement existentiel, sans quoi l'authenticité existentielle, et démocratique, n'est pas garantie par l'éthique.


Sous cet angle, les lois anti-négationnistes sabotent inévitablement l'éthique démocratique, et ne sont que le reflet d'une contamination de la démocratie par la toute-puissance nihiliste qui est véhiculée par des expressions telles que le négationnisme.

Je dois affirmer ici que je ne suis pas négationniste pour autant, bien au contraire. Et en fait il s'agit de me protéger ici de la dérive démocratique de ces lois, signe évident que quelque chose ne va pas!

Car ce n'est plus uniquement mon point de vue authentique de reconnaissance de la Shoah qui s'exprime, puisqu' il est amalgamé à une spéculation de justification, provoquée par une répression du droit à l'expression.

Toute la souffrance et la dignité humaine concernées par les crimes nazis de la seconde guerre mondiale, ne justifient pourtant nullement le sabordage démocratique, par une pression insidieuse exercée sur le droit d'expression du citoyen, symptôme évident d'une contamination démocratique par de la toute-puissance nihiliste, précisément...

Peut-on mesurer la puissance qui est conférée aux points de vue négationnistes par de telles lois refoulantes? Ne sait-on pas enfin, au XXIème siècle, que refouler le refoulement ne fait que lui donner logiquement plus de poids, plus de réalité, comme un récipient sous pression que l'on continuerait à comprimer d'avantage?


En vérité, si ma conviction profonde ne peut pas prendre n'importe quelle position, et avoir le droit de l'exprimer, alors aucune de ses expressions ne peut être totalement authentique.

Donc l'authenticité de mon point de vue non négationniste, reconnaissant la Shoah telle qu'elle s'est produite, dépend de mon droit inaliénable à pouvoir considérer par ailleurs librement le point de vue contraire, et à éventuellement l'exprimer tout aussi librement.

Et sans la garantie que devrait me procurer légitimement la Démocratie à cet égard, je me vois obligé de prendre moi-même ce droit, étant donc en mon fort intérieur en contravention avec les lois anti-négationnistes, même si par ailleurs ma conviction authentique semble les respecter. Or ce n'est pas le cas, car il est tout simplement impossible que ce soit le cas!

En somme, ces lois réclament de la Personne humaine quelque chose d'impossible: une reconnaissance authentique en l'absence de liberté de point de vue! C'est clairement une forme de toute-puissance de la part du législateur.


Pour être authentique, et donc par égard pour la reconnaissance véritable de la Shoah, je ne peux pas reconnaître la validité éthique, ni démocratique, de ces lois qui risquent de compromette la conscientisation présente et future.

Les lois anti-négationistes sont la conséquence d'un trafic d'influence perpétré dans notre tissu démocratique, et ce par l'entremise d'hommes politiques trop peu conscients, pour certains je suppose, des implications dialectiques, éthiques, de telles lois.

Et concrètement, il n'y a aucune différence éthique, et démocratique, entre l'interdiction d'expression d'un seul de point de vue, ou de tous. La dictature commence toujours insidieusement quelque part: il suffit d'ouvrir la porte un peu, et puis, on ne peut plus la refermer...

Et on sait où cela mène, précisément...



Amitié,

steph
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Credo



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MessageSujet: Re: Société   Lun 31 Aoû 2009, 14:39

J'aime laisser chaque personne exprimer son de point de vue dans tous les aspects de ma vie quotidienne
J'ai remarqué aussi que les défenseurs de points de vue qui nient la Vie et son sens prennent habituellement la parole par la force et tentent d'écraser par tous les moyens qui leur semblent utiles ceux qui voudraient prendre un point de vue plus "sensé".
Devant ces personnes, je peux très bien ressentir de très fortes pressions à divers endroits de mon corps, comme des "baillons" éthériques, et ces personnes sont très générlament suivies par le groupe, et je ressens également leur pression avec force pour que je ne m'exprime pas.
Concrètement et en pratique, même si ces personnes ont le droit inaliénable d'exister et d'exprimer leur point de vue, comment se tenir face à eux, debout, dans le sens de la Vie?

Prenons un exemple concret.
Je suis en Belgique occupée en 1941, un groupe d'hommes armés de la gestapo arrêtent un groupe d'hommes ou de femme spour les fusiller.
Comment puis-je agir concrètement avec la Vie?
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MessageSujet: Re: Société   Lun 31 Aoû 2009, 16:23

Bonjour Credo,


Citation :
Comment puis-je agir concrètement avec la Vie?


la question est-elle bien posée?

Je peux ETRE avec la Vie, mais puis-JE AGIR, même avec elle?

Je pense que la confusion entre l'Etre et le Potentiel, qui est aussi celle entre l'Etre et le Faire, provoque l'illusion individualiste qui dilue l'Etre dans le Faire et réciproquement...

A savoir que dans la discrimination, le JE ne peux s'appliquer qu'à l'Etre, et le Faire réclame toujours le NOUS, étant corrélé au Potentiel, forcément collectif.


Si JE suis véritablement avec la Vie, avec le Potentiel collectif, et qu'alors l'action est reconnue comme forcément collective, les questions du "comment" et du "pourquoi" disparaissent, car elles ne sont que les illusions séparatistes d'un "JE" qui n'affirme pas assez "JE suis", et qui donc pense encore "Je fais" même s'il veut déjà s'ouvrir au "Nous faisons". Se demander "Comment agir avec la Vie", c'est donc encore cliver individualistement la Vie, même si cela part d'une intention sincère.

Si l'action est véritablement collective, alors elle inclut naturellement JE, les êtres humains qui se font arrêter en 1941, les hommes de la Gestapo, et tout l'univers, même si certaines de ces parties n'ont pas conscience de leur inclusion dans l'action collective.

L'idée n'est pas de savoir quoi faire par soi-même, mais de transformer la Présence consciente dans l'ici et maintenant de sorte que ce ne soit pas la pénombre du libre-arbitre qui préside uniquement à ce qui se produit, mais plutôt la Lumière de la conscience collective, dont JE ne suis qu'un canal, par ma propre Présence.

Toute action qui alors se produira ne comportera pas la moindre parcelle de clivage, de jugement, de condamnation morale, mais mettra en oeuvre le meilleur potentiel collectif possible dans la situation présente, par rapport à l'éthique universelle.

L'éthique ne se pense pas, ni ne peut servir de caution à un quelconque jugement de valeur sur la Personne humaine, mais s'applique spontanément à toute situation où la signification de ce qui se passe est caduque, où l'action est adultérée par la narcissisation de comportements devenus existentiellement problématiques

L'éthique évite toute confusion symbiotique et tout amalgame karmique spéculé. On comprend que vouloir surajouter des comportements narcissisés relevant d'un "comment puis-JE faire?" à une telle situation déjà adultérée par une narcissisation exacerbée, ne va rien résoudre véritablement, mais plutôt complexifier la confusion de l'amalgame karmique, et au final le cristalliser d'avantage.

Faire est TOUJOURS collectif. Même parler ou écrire est TOUJOURS collectif. Il y a juste que lorsque cette implication collective n'est pas conscientisée, alors la forme que prend l'action ou la parole est inadéqute par rapport à la signification collective puisque cette dernière n'est pas assumée en conscience.


Donc, la Présence offre un témoignage conscient décontaminé des événements de la sphère de libre-arbitre, permettant de replacer la signification collective dans ce qui se passe, et par-là de favoriser l'éclosion du meilleur potentiel collectif possible, par une action toujours juste, même si elle n'est pas forcément physique.

A la limite, dans le cas proposé, une diversion imprévue et très incongrue, à laquelle la spéculation personnelle n'aurait pas pu avoir accès toute seule dans le cadre d'une prétention individualiste, pourait se produire de sorte de permettre la fuite des personnes arrêtées. Mais ce n'est qu'un exemple parmi bien d'autres.

D'autre part, une loi de l'action juste est qu'il ne faut pas en attendre un effet prédéterminé, mais totalement ouvert, et ne pas en attendre non plus en retour de confirmation d'un quelconque effet, confirmation qui se produira éventuellement, mais dans la plus grande liberté. Toute attente de confirmation est narcissique, et nie subtilement l'évidence de la puissance vitale.



Par exemple, ma Présence consciente permet déjà au collectif d'aider certaines Personnes autour de moi (qui donc en fait s'aident elles-mêmes par le levier collectif que ma Présence canalise autour de moi) et je reste encore, bien que superficiellement, tenté de me valoriser par rapport à ces aspects, alors que je ne fais réellement rien par moi-même, puisque "JE fais" est une impossibilité existentielle totale, et donc une complète illusion narcissique! Seul "JE suis" correspond à une réalité effective.

Et tant qu'on n'a pas renoué avec la réalité effective du "JE suis", on reste dans la confusion du "JE fais", au lieu du véritable "Nous faisons". "JE fais avec" étant déjà de trop.

L'action juste ne peut jamais provenir d'une référence unilatérale, même subtilement camouflée par un "avec". Toute les parties prenantes d'une situation donnée doivent être intégrées en conscience sans rejet, sans clivage, sans jugement moral, pour qu'une action juste et universelle s'inscrive d'elle-même dans la réalité par le canal de la Présence. Personne en particulier ne fait jamais rien! L'action naît d'elle-même, de la Recontre collective.


On retrouve là, entre autres, la Sagesse des "Chauves d'Hathor", qui se réfèraient toujours au jugement éthique de la Mère dans toute situation, s'estimant eux-mêmes essentiellement inaptes à pouvoir correctement évaluer le moindre événement: l'éthique se met en oeuvre sur un plan collectif, et ne se décide pas personnellement, même pas "avec".

La sublimation du narcissisme est donc nécessaire à l'inscription de la Présence en tant que canalisation de la mise en oeuvre spontanée de l'éthique universelle comme action juste.



Et donc finalement pour répondre dialectiquement à ta question "Comment puis-je agir concrètement avec la Vie?", je dois répondre: en abandonnant l'idée que TU peux agir avec avec Elle, et en te centrant sur la réalité que TU ES avec Elle.

Capable alors d'affirmer "JE suis", toutes les questions attachées narcissiquement au Faire disparaîtront comme neige au soleil. La Vie Agit spontanément à travers toi, car TU ES AVEC ELLE.

Le Nous de l'action juste est tellement inclusif, qu'il ne peut pas être du tout narcissisé, sauf dans l'illusion, ce qui invalide même la possiblité d'envisager d'Agir "avec", formulation créant déjà une première dichotomie subtile, mais effective. C'est un Nous absolu.

C'est de là que provient l'affirmation selon laquelle seul Christ agit vraiment à travers nous: seule la Personne collective en est légitimement capable. Le "JE" de la Personne collective est intrinsèquement un Nous absolu.


Je reconnais n'avoir pas été assez clair sur ces notions dans "mes" articles précédents, et je te remercie de ton intervention qui me permet de repréciser tout cela plus finement, plus justement, y compris pour moi-même.

En fin de compte, c'est l'Oiseau qui parle, pas moi, et je me nourris souvent au même titre, peut-être, que mes interlocuteurs, des réponses qu'ils ont suscitées dans la Connaissance universelle avec laquelle Je Suis, même si ma conscience n'en est pas complète.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Société   Mar 01 Sep 2009, 16:14

Pour continuer un peu sur ces considérations:


or donc l'action est toujours strictement collective, sans possibilité véritable d'y définir des acteurs privillégiés, mais seulement d'y reconnaître des canaux "locaux".

L'action véritable, juste, est toujours le résultat libre, collectif, et spontané, donc non prémédité, de la convergence harmonique issue de la Rencontre rendue à sa signification identitaire intrinsèque.

De ce fait, il n'y a pas de liberté d'action si la référence de l'action est unilatérale, personnelle par exemple. C'est une liberté d'action illusoire, autorisée, sous licence, par le libre-arbitre humain.

Par exemple, si par rapport au Soi, une seule polarité personnelle du Couple Sacré décide unilatéralement de ce qui doit se produire, sans tenir compte de l'autre point de vue personnel opposé, et donc complémentaire, il y a risque de déséquilibrer dangereusement la dynamique Sacrée, et de menacer l'intégrité identitaire du Soi.

C'est pourquoi la dynamique Sacrée ne peut se mettre en oeuvre (spontanément) comme action juste qu'à travers le canal totalement fiable d'une Humilité intégrale, dans la reconnaissance complète de l'équivalence interpersonnelle différenciée et complémentaire.

Le Couple Sacré est donc le représentant fondamental de l'action juste, étant son canal existentiel privillégié: Christ, le Fils, la Personnne collective, est intégrée au Couple Sacré qui agit conjugalement, sans qu'une polarité ou l'autre puisse être tenue pour source particulière de l'action.

De ce fait, toute action conjugale Sacrée est protégée par l'éthique collectiviste.



Les systèmes politiques de type communiste on compris cette importance essentielle de l'action collective, mais ont tenté de forcer l'adhésion à une telle action, ce qui est impossible et illégitime (puisqu'il y a volonté unilatérale coercitive en contravention de la nature-même de l'action collective), et a forcément conduit à l'élaboration d'une caricature tragique, car issue d'une (contre)spéculation sociale.

L'adhésion à l'action juste ne peut qu'être libre, personnelle, et intérieure. Le libre-arbitre a pour véritable fonction d'offrir cette liberté d'adhésion. La vraie liberté d'action n'apparaît qu'après le choix d'adhésion. La liberté d'action, c'est quand l'action est libérée du narcissisme interférant, et peut se réaliser spontanément par convergence harmonique.


Cette liberté d'action ne consiste donc pas dans la détermination de la forme et des conséquences de l'action, mais dans l'inscription de l'empreinte identitaire des "canaux" au sein de l'action collective, par la mise en oeuvre de modulations particulières, dont aucune ne vient jamais fermer l'action juste qui, par nature, reste toujours collectivement ouverte, harmonisée.

Puisque seules les modulations identitaires peuvent participer à l'action juste, il s'agit bien d'ETRE AVEC: c'est l'affirmation de la Présence identitaire qui par ailleurs, permet de canaliser l'action collective qui n'a JAMAIS de source individuelle particulière à aucun moment de son expansion. On ne peut donc pas AGIR AVEC !


En somme, l'ETRE EST, et l'ACTION SE REALISE, et c'est la complète discrimination de ces deux aspects qui permet leur union paradoxale.

La sublimation narcissique consiste donc, entre autres, à accepter le fait que les choses se produisent sans qu'on ait besoin de les contrôler, de les assumer, de les décider, de les vouloir, de les forcer, de les appuyer, de les attacher à soi en tant qu'auteur, ou même co-auteur, état forcément illusoire et corrélé à la toute-puissance foetale refoulée.

En somme, croire qu'on peut agir sur le plan personnel, c'est prétendre déterminer où l'on va. Et à partir de là, sans références collectives suffisantes, l'individu qui prétend décider où il va... risque fort de se perdre complètement.

On ne peut pas décider unilatéralement de où on va. L'action juste et spontanée va là où "il faut aller" parce qu'elle suit simplement la convergence harmonique collective.

Dès lors que la direction est laissée à l'action collective spontanée, la question "pourquoi" disparaît forcément (la direction de l'action dépend simplement toujours de la convergence harmonique de la Rencontre qui justifie éthiquement l'action), et la question "comment" perd toute contrainte (contraintes qui étaient forcément issues de la prédétermination unilatérale de la direction de l'action).

C'est par la libération intégrale du "comment" que se vit la liberté d'action au plan personnel et conjugal: l'identité est pure improvisation dont les modulations ne modifient pas confusionnellement la nature essentielle de l'action collective.

L'identité EST avec l'action, mais ne la redéfinit pas du tout. L'improvisation des modulations identitaires n'est pas de l'action, c'est de la Présence consciente (= canal). Le véritable "comment", libéré de la dualité, ne relève pas de l'action (FAIRE), mais de la Présence (ETRE).


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Société   Jeu 03 Sep 2009, 13:33

En fin de compte, l'Etre ne peut qu'Etre, et de plus, il ne peut qu'Etre AVEC. Sa réalité est transpersonnelle.

Quant-à l'Action, elle ne peut que se réaliser, et de plus, elle ne peut que se réaliser par elle-même. Sa réalité est impersonnelle.

Or, dans la dualité, le libre-arbitre simule une capacité d'action personnalisée. Mais une telle capacité d'action est donc ilusoire, puisqu'elle ne se réfère pas à la mise en oeuvre du pur potentiel, mais d'un potentiel confusionnel, amalgamé à l'Etre lui-même, et donc cristallisé, fermé.

De ce fait, le temps ne peut qu'être lui-même "artificiel", ne se déroulant pas véritablement, puisque corrélé à une action elle-même artificielle.

Ceci constitue la "Matrice".

La "Matrice" est une réalité transitoire, artificielle, symbiotique, dans laquelle l'action naturelle et spontanée du collectif est simulée pour donner l'illusion qu'il est possible de la modifier unilatéralement, de façon arbitrairement personnelle, ce qui constitue l'ouverture au libre-arbitre, terrain propice à l'évolution du véhicule narcissique des Couples Sacrés nouvellement appelé à partir du pur potentiel. Elle est soumise à un temps apparent, confusionnel, qui ne progresse pas véritablement, puisque le temps vrai y a été amalgamé avec la spatitalité pour y former l'illusion tridimensionnelle spatiale.


En somme, vouloir "agir avec" est impossible tout simplement parce qu'on EST déjà AVEC en tout temps, le contraire étant impossible puisque l'action collective inclut tout et tous: on ne peut y échapper. Mais on ne le conscientise pas encore assez sur le plan personnel.


Amitié,

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MessageSujet: Re: Société   Jeu 29 Oct 2009, 16:36

La justice:



Bonjour à toutes et tous,



la valeur morale n'existe pas. Je l'ai déjà dit, la morale est une stratégie du refoulement, un stratagème de redéfinition de la réalité qui n'est pas acceptée telle qu'elle est.

La valeur morale est donc un objectif social illusoire. Seule la valeur de la Personne existe, et fonde l'éthique, pas une morale.

La morale reste emprisonnée dans un clivage dualiste bien/mal, qui échoue donc à résoudre les contradictions de la dualité, et qui ne peut dès lors pas fonder une véritable justice.

L'éthique, elle, ne reconnaît que la positivité inaliénable de la valeur personnelle humaine. Elle n'implique aucun clivage, et de ce fait, s'extrait de la dualité, et ne se confronte pas à ses propres contradictions, au contraire de la morale.

La morale possède une tendance inhérente à l'absolutisation de ses principes, ce qui comprommet inévitablement la fluidité naturelle de la vie, car la morale relève de la toute-puissance archaïque, aux principes immatures, viscéralement tranchés, relatifs à la chimère d'une réalité -faussement- idéalisée, au mirage de l'âge d'or originel.

L'éthique, par la reconnaissance absolue de la valeur personnelle dans tous les cas, n'a pas en contrepartie besoin d'un recours à des principes absolutisés, et de ce fait clivants et illusoires. L'éthique respecte la fluidité de la vie.

La morale, dépourvue de fondement de valeur solide et véritable, doit compenser son absence d'ancrage éthique par une caricaturisation de ses principes et de ses implications (jugements et condamnations). La morale est une caricaturisation immature, illusoire, de l'éthique.

L'éthique est l'expression de la logique positiviste de l'existence, qui implique la reconnaissance du fait que la positivité existe intrinsèquement, sans besoin de négativité compensatoire. Cette positivité absolue est la valeur de la Personne humaine. La solidité inexpugnable de ce fondement éthique permet en contrepartie une souplesse d'expression par rapport à la réalité de la vie.

La morale est l'expression de la logique neutralisante de la dualité, qui implique la croyance illusoire en une positivité forcément, inévitablement, corrélée à une négativité compensatoire, avec un clivage emprisonnant entre les deux. L'illusion de ce clivage remplace faussement la solidité de la référence positiviste de la valeur personnelle: la valeur de la Personne est remplacée par la rigueur du clivage moral, qui ne peut s'y substituer véritablement, puisqu'il n'est qu'une caricature neutralisante.


Puisque la justice humaine est fondée sur une morale sociale, et non sur l'éthique, elle échoue à s'extraire du refoulement, et de la psychose sociale (négation de la Personne humaine) qui l'accompagne.

De ce fait, la justice déploie une énergie considérable à poursuivre un but en réalité inexistant parce que moral, reposant sur une valeur totalement illusoire: le clivage social. Et l'énergie réquisitionnée par la poursuite de ce mirage, n'est alors plus disponible pour la rencontre de la véritable valeur éthique: la valeur inaliénable de la Personne humaine dans tous les cas.

Puisque l'énergie est détournée vers un néant (et sert finalement on ne sait pas très bien quoi, on ne sait pas très bien où...), elle n'est pas disponible pour la protection des Personnes, et concrètement, la justice oscille dualistement, inévitablement, entre la virulence et le laxisme, passant à côté de sa mission éthique.

Si la PROTECTION de la Personne (de toutes les Personnes, victimes en tant que victimes, victimes en tant que bourreaux, et réciproquement) était au centre de la préoccupation de la justice, toute forme de laxisme ou de virulence en serait dissipée rapidement, parce que l'importance serait enfin accordée à une vraie valeur, et l'énergie disponible pour la rencontrer.

La virulence tout autant que le laxisme ne sont que l'aveu d'un manque d'énergie, détournée par une toute-puissance, ne laissant plus de ressources pour l'expression de l'éthique.


L'éthique implique de reconnaître la valeur personnelle dans tous les cas, et à partir de là, l'impossibilité de juger de la nature humaine de toute façon, la reconnaissance inconditionnelle du droit à la faiblesse personnelle, de toutes les Personnes sans exception, et l'absence de condamnation de cette nature sous quelque prétexte que ce soit, même le plus apparemment légitimé par une prétention morale.


Il s'agit que la justice s'extraie de l'engrenage de la psychose sociale: elle n'est pas là pour la reproduire, l'intensifier, la valider. Elle est là pour se faire l'expression de l'éthique. Condamner moralement une Personne humaine consiste à nier cette Personne dans sa valeur personnelle, et donc à perpétuer le refoulement, et la psychose sociale qui en découle. Impossible dans ces conditions, de favoriser la reconnexion personnelle à la vertu fondamentale de l'Etre, qui est le positivisme fondamental et universel de la vie.


L'idée n'est pas de proscrire tout action de jsutice, mais de faire en sorte que l'action de justice ne soit pas fondée sur une toute-puissance qui ne fait que perpétuer le refoulement, le clivage social. Car le contrôle est ce qui crée les conditions de sa propre perpétuation...

Ce n'est pas la transgression qui appelle la sanction, mais bien l'interdiction (clivage) qui, en tant que contrôle initial, appelle la transgression, et donc en fin de compte, engendre les conditions de sa propre perpétuation, de sa propre défense vaniteuse, se faisant passer pour la solution (illusoire) aux problèmes qu'il crée lui-même.

La morale est ce contrôle initial, neutralisant, qui inscrit d'emblée, dans le mirage archaïque de l'âge d'or originel, les conditions de la perpétuation de sa propre défence comme valeur illusoire: la morale engendre le clivage, et le clivage entretient le besoin apparent de la morale. C'est un cercle vicieux, et c'est la morale en est l'origine et la cause.

Le contrôle, c'est, bibliquement, l'interdiction du Fruit (narcissique).


La justice fondée sur la morale sociale est donc psychotique en ce qu'elle se fait l'expression du contrôle et non de l'éthique, et qu'elle s'inscrit dès lors dans la confirmation de la négation de la Personne humaine par le clivage social.


La vision dialectique propose donc que l'action de justice soit recentrée sur la valeur éthique de la Personne humaine, dans le sens d'une PROTECTION de la Personne humaine (mais pas d'un "sauvetage" qui ne serait qu'une autre forme de toute-puissance), protection naturellement et implicitement déployée par la reconnaissance de l'équivalence interpersonnelle humaine dans tous les cas. Et alors, la vérité de la valeur de la Personne humaine dissipera toute forme de toute-puissance dualiste, comme le laxisme ou la virulence.

Alors certes, le mot "protection" semble déjà impliquer une négation de l'évidence de la puissance vitale, s'il n'est pas bien compris dans ce contexte-ci.

Cette protection est précisément celle de la puissance collective vis-à-vis de la faiblesse personnelle. Elle n'est pas confusionnelle, ne comportant aucun refoulement, aucune symbiose, puisque toujours dans le respect intégral de la Personne.

Cette protection est l'expression même de l'évidence de la puissance vitale, rencontrée à travers l'acceptation de la faiblesse personnelle. C'est la dissipation de la psychose par la reconnaissance et le respect de la Personne humaine.


C'est la vision que je propose.

Après, c'est à chacun et chacune de voir...


Amitié,

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MessageSujet: Re: Société   Jeu 29 Oct 2009, 19:07

le "vrai" juge serait celui qui pourrait rencontrer la personne
"coupable" telle qu'elle Est sans aucun jugement sur ses actes, et lui
proposer par là de rééquilibrer sa vision de lui-même, de la recentrer
sur le Soi.
Et la personne pourrait refuser ou accepter cette rencontre, validant son choix d'être avec la Vie ou pas, confronté clairement à la dissonance de ses actes par rapport à ce qu'il Est.
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MessageSujet: Re: Société   Ven 30 Oct 2009, 11:46

Oui.

La vertu réside dans l'inclusivité naturelle, dans la pure rencontre interpersonnelle, en effet, et c'est malgré tout un point qu'ont pu préserver, du moins dans le message mais pas forcément dans la pratique, les religions chrétiennes: c'est l'inclusivité collective qui protège la faiblesse personnelle.

Cela doit être bien compris.

Nul ne peut être rejeté, jugé, et tout ce qui peut être mis en place est la protection collective de la Personne, dans le respect de cette Personne dans tous les cas.

L'équivalence humaine, résultant du paradoxe de l'unique corpuscule, fait que chaque Personne inclut tout le collectif en elle. Ce n'est pourtant pas si paradoxal si on le dit simplement: la Personne a un aspect individuel ET un aspect collectif. C'est la présence paradoxale de ces deux aspects en même temps qui constitue une Personne.

Le problème, c'est que lorsque la Personne refoule le fait qu'elle inclut tout le collectif, elle perd d'une part la conscience d'un de ses aspects fondamentaux, et d'autre part cet aspect étant refoulé, devient addictif, contraignant sur un mode inconscient et vicié: la Personne refoulant son aspect collectif, paradoxalement ne s'identifie plus inconsciemment qu'à lui, et devient individualiste parce qu'elle se prend individuellement pour le collectif entier, avec les droits du collectif entier, et donc avec la prérogative du potentiel collectif.

Le refoulement d'un aspect de l'Etre ne supprime jamais cet aspect, c'est impossible! Tout ce qui peut se produire est que cet aspect se retrouve en confusion avec un autre aspect en contrepartie. Dans ce cas-ci, le refoulement de l'aspect collectif mélange cet aspect collectif avec l'aspect individuel, créant l'illusion individualiste (adultération individuelle du finalisme collectif).

L'individualisme provient donc simplement du refoulement de l'aspect d'inclusivité colllective de la Personne humaine: chaque Personne inclut tout le collectif, mais peut seulement en refouler la perception.

Paradoxalement, c'est dans la conscientisation de cette inclusivité intégrale, que la Personne peut abandonner l'illusion de l'individualisme. C'est en se souvenant qu'elle est effectivement une représentante, une focale intégratrice de tout le collectif, qu'elle peut placer justement son individualité, dans la stricte équivalence interpersonnelle avec tous les membres du collectif, quels qu'ils soient.

Et donc la vertu personnelle est forcément liée à l'inclusivité collective. C'est l'exclusion, sous toutes ses formes, et dans tous les cas, y compris celui du jugement moral, qui sape la connexion avec la vertu personnelle.

La puissance vitale qui se manifeste dans l'expérience de l'extase vibratoire, en méditation, est la puissance du collectif qui se révèle à travers l'inclusivité de la position méditative. Et il est important d'en garder la conscience, entre autres par la priorité donnée à la perception de l'équivalence interpersonnelle, de l'unicité corpusculaire dans sa binarité polaire. La réalité non-dualiste est la promulgation intégrale du double aspect paradoxal individuel et collectif (corpusculaire et ondulatoire) de toute Personne humaine.

Comme je l'ai déjà dit, l'équivalence interpersonnelle est une perception tangible, une expérience télépathique directe.


Amitié,

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MessageSujet: Re: Société   Ven 30 Oct 2009, 13:21

NB: il faut aussi garder à l'esprit que chaque Personne humaine est une focale du collectif, certes, mais en fait une focale harmonique du collectif, passant donc obligatoirement à travers le canal de résonance des Ames Soeurs et du Couple Sacré, à savoir le "groupe local".

C'est ce groupe local qui, en dernière approche, constitue l'ultime protection collective, Christique, vis-à-vis de la faiblesse personnelle. L'approche de la justice humaine énoncée ci-avant intervient donc en amont et en paliatif du "groupe harmonique local" tant que l'influence de celui-ci est insuffisamment perçue, et précisément dans l'optique d'en favoriser la perception (= reconnexion à la vertu personnelle dans sa composante collective).


Amitié,

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MessageSujet: Re: Société   Lun 16 Nov 2009, 02:52

Bonjour à toutes et tous,


j'ai souvent parlé de l'éthique universelle, qui est le Respect de la Personne dans tous les cas.

J'ai aussi exposé à plusieurs reprises le fait que pour une Personne, vouloir rencontrer n'importe quelle autre Personne du collectif, sans le relais harmonique de sa FJ et de ses Ames Soeurs, est une illusion engendrée par le libre-arbitre.

Et c'est en fait la raison pour laquelle tant de choses se passent mal dans l'Humanité.

En effet, dans le cas de Rencontres entre FJ ou Ames Soeurs, la reconnaissance interpersonnelle est favorisée par la convergence harmonique des énergies (karma naturel).

De ce fait, la perception interpersonnelle est magnifiée, et la reconnaissance interpersonnelle plus évidente. De ce fait, le Respect est plus évident à épouser aussi, très logiquement.

Dans le cas de rencontres interpersonnelles avec d'autres Personnes du collectif qui n'ont pas d'affinité harmonique particulière avec soi, la reconnaissance interpersonnelle ne sera pas favorisée dans la rencontre, qui ne sera donc pas entièrement une rencontre de toute façon.

Et parce que la reconnaissance interpersonnelle ne sera pas harmoniquement favorisée, alors le Respect interpersonnel ne sera pas facilité, et ne reposera que sur un principe, et non sur une perception.

Le mirage humain se pose de cette façon: nous ne sommes pas faits, par nature, pour nous mélanger et interagir n'importe comment entre nous, sans prise en compte de nos affinités harmoniques, dont nous ne pouvons rien décider par nous-mêmes, puisqu'elles sont posées depuis notre procréation cosmique.

Et je peux comprendre au final quelqu'un comme Aurobindo qui s'isole à vie, non pas comme une fuite, non pas comme un rejet des autres, mais parce que l'interaction humaine véritable ne répond pas aux critères sociaux habituels, et qu'il vaut mieux ne pas croiser quelqu'un sans notre relais harmonique, car nous risquons, même avec la meilleure volonté du monde, de lui manquer de Respect.

C'est au fond, "technique": si les angles énergétiques des Personnes qui se rencontrent ne sont pas harmoniques, alors il y aura une altération inévitable de la perception de l'autre (et de soi), produisant un risque latent d'irrespect de la Personne.

L'angle éthique, de 180° (angle plat), qui est celui des Flammes Julmelles, détermine la meilleure perception de Rencontre interpersonnelle possible, donc la meilleure reconnaissance interpersonnelle possible, et donc la meilleure intégration du Respect interpersonnel.

C'est pourquoi nous devons forcément passer par nos Ames Soeurs et notre Flamme Jumelle pour rencontrer d'autres Personnes du collectif: sans intégration de ces relations harmoniques, le Respect interpersonnel ne reste qu'un principe, et non une perception simple et évidente.

A vrai dire, il n'est pas possible d'intégrer véritablement l'éthique universelle sans réaliser le Couple Sacré. Je l'ai déjà dit aussi, le Couple Sacré est le garant de l'éthique, car il représente une authentique Rencontre interpersonnelle intégrale, sur l'angle plat.


Toutefois, un Mariage Sacré (qui n'est pas un Couple Sacré) peut survenir entre deux Ames Soeurs proches, témoignant d'un degré avancé de Respect interpersonnel, d'une qualité proche de celle du Couple Sacré, sans se substituer cependant à celui-ci.

Mais même dans ce cas, on comprend qu'il n'est pas possible de réaliser un tel Mariage Sacré avec n'importe qui: l'affinité harmonique doit déjà être conséquente.


On mesure le mirage de la condition humaine à partir de telles notions. Le mirage du dramatique, le mirage de l'agitation, le mirage de la socialisation, le mirage de la morale.


C'est pourtant simple: si deux Personnes se croisent sur des vecteurs dysharmoniques, parce que quelconques, sans compensation de vecteurs d'harmonisation, alors il y a un risque accru que de l'irrespect se produise, tout simplement parce que la perception interpersonnelle n'est pas favorisée.

Depuis longtemps on a mis en place des systèmes de contrôle sociaux et moraux, de façon à mettre en forme l'irrespect et la prédation qui en découle, sans devoir renoncer à la toute-puissance de s'arroger le droit de rencontrer n'importe qui sans intermédiaire harmonique.

Alors que la vérité est que nous ne sommes pas faits pour nous rencontrer comme ça, "directement", individualistement.


Passer par le relais harmonique du Couple Sacré et des Ames Soeurs, c'est accepter d'intégrer la vertu collective, qui est l'Harmonie.

Et paradoxalement, l'acceptation du relais harmonique rend le contact collectif direct, alors que le refus du relais harmonique rend le contact collectif indirect, par entité interposée.

Lorsque donc nous nous rencontrons n'importe comment, individualistement, entre Personnes, nous croyons nous rencontrer directement, mais ce n'est qu'un mirage: les interactions sociales sont pilotées par une entité tierce qui récolte les fruits de ces interactions adultères (karma spéculé).

Mais si nous passons par le relais harmonique du Couple Sacré et des Ames Soeurs, nous sommes rendus à nous-mêmes, à notre juste place collective harmonique, et le contact collectif devient alors paradoxalement direct.


En vérité, toute interaction, même la moindre, effectuée sans avalisation harmonique, est adultère.

Le désamorçage de la toute-puissance archaïque doit aller jusque là. Jusqu'à reprendre la projection individualiste que nous avons balancée sur l'Humanité entière à notre venue au monde, nous confondant alors avec le potentiel collectif lui-même, revendiquant personnellement ses prérogatives absolues.

Accepter le relais harmonique, c'est arrêter de se prendre pour le collectif entier, et accepter d'occuper sa juste place dans l'Humilité, l'équivalence interpersonnelle complète. Et alors nous nous conscientisons en tant que focale du collectif, intégrant celui-ci dans son ensemble, mais sans nous confondre avec lui.

L'Humanité est un tout harmonique. Mais cela ne peut être perçu par la Personne individuelle que si elle réalise son deuil narcissique, et prend simplement sa juste place dans ce tout harmonique avec lequel elle pourra désormais vibrer, résonner.


Amitié,

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MessageSujet: Re: Société   Lun 16 Nov 2009, 09:01

de la même manière, j'ai pu constater que les véritables rencontres harmoniques sont adultérées par les parasites et scories du système social.
La rencontre qui se veut simple et repose sur l'accord harmonique de deux vibrations est brouillée par le cadre social ou les idées préconçues sur ce que doit être une relation.
On étiquette alors relation "amoureuse", de "travail", "familliale" ou autre, sans que ce cadre ne repose sur une réalité tangible ou ne favorise l'éclosion de l'accord vibratoire.
C'est comme si deux musiciens se rencontraient par hasard, faisaient naturellement une musique magnifique, mais que dans leur esprit les demandes du public étaient plus fortes que ce qu'ils créaient réellement, et qu'ils changent donc de style ou d'instrument pour répondre à cette demande, sans se rendre compte qu'ils perdent par là ce qui les a unis.
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MessageSujet: Re: Société   Lun 16 Nov 2009, 16:03

Parfait!
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MessageSujet: Re: Société   Lun 16 Nov 2009, 21:28

Oui, entièrement d'accord, la relation à notre flamme jumelle (et/ou âme-sœurs) est inclassable, une relation souvent incompréhensible pour les autres, même si comme tu l'as déjà dit Sphinx, elle inclue toutes les relations (père, mère, frère sœur, ami...), enfin de ce que je peux ressentir et analyser. La reconnaître ne me semble pas aisé pour autant, le doute persiste toujours un peu...Cela me parait par-contre bien différent du cœur qui bat la chamade...plutôt une sorte de bien-être au niveau cardiaque, une légèreté, une harmonie, sans même un mot, un geste...la présence se suffisant à elle-même...
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MessageSujet: Re: Société   Dim 03 Jan 2010, 22:08

Bonjour à toutes et tous,


l'argent est un substitut, un dérivatif à l'intimité humaine naturelle, harmonique.

En effet, comme on peut le comprendre à la lecture du sujet sur l'Harmonie (ainsi que d'autres sujets dont j'ai oublié la localisation exacte), le fait de prétendre à des relations interpersonnelles directes, sans inclusion d'une synthèse centrale d'harmonisation, conduit paradoxalement à la contamination de ces relations par un agent indirect "parasite", parce qu'il y a refoulement de l'intimité véritable, qui est elle, forcément harmonique.

Alors que d'un autre côté, l'intégration d'une synthèse centrale harmonique dans des relations interpersonnelles acceptées commme "indirectes" (car arbitrées par le centre), conduit à une véritable intimité directe en conscience partagée.


Or, l'argent est une concrétisation essentielle du parasitage des relations interpersonnelles, et à ce titre, un agent de clivage et non pas d'équivalence.

Prétendre que l'argent pourrait être un agent d'équivalence (des chances) est une propagande du contrôle narcissique (dont le but réel est toujours uniquement l'affirmation du privilège en tant que mirage foetal, archaïque).

Le mot qui nous renseigne sur cette propagande est "chances", où l'on trouve la mystification liée à la toute-puissance de la spéculation causale.


Or donc l'argent est un agent intermédiaire, parasite des relations interpersonnelles humaines, qui a pour nature et fonction de favoriser l'individualisme, par l'affirmation des clivages sociaux et la préservation des privilèges réclamés par le contrôle narcissique, tout en donnant l'illusion de protéger une pseudo-égalité illusoire, déresponsabilisante, désimpliquant insidieusement la conscience de sa réalité collectiviste.

L'argent engendre de la dysharmonie (inégalités apparentes, spéculées, des parties du tout, clivées entre elles).


Puisque un principe démocratique fondamental est, comme le clame si bien la devise de la République Française, l'égalité des citoyens, et que l'argent favorise inévitablement l'instauration et la préservation de privilèges, alors il y a antinomie entre les deux.

Une démocratie ne peut pas reconnaître l'argent comme médiateur possible des interactions sociales, sans y perdre une qualité fondamentale de la démocratie: l'égalité des citoyens.


Car cette égalité des citoyens est avant tout d'ordre éthique. Le principe démocratique est essentiellement un principe éthique, ce qui se retrouve par exemple dans le principe de la séparation des pouvoirs.

De même, le principe éthique, spirituel en fait, de la stricte égalité de toutes les Personnes et de leur valeur absolue, incomparable, et inaliénable, se retrouve aussi dans le principe démocratique: tous les citoyens et citoyennes, en tant que Personnes humaines, sont strictement égales en valeur, et rien ne peut venir compromettre, même insidieusement, cette égalité.


On comprend donc que le véritable principe démocratique est harmonique, dialectique, et ne peut se permettre de remplacer la responsabilisation collective fondée sur une conscience strictement égalitaire, par un agent parasite intermédiaire et insidieusement clivant, tel que l'argent.


L'argent, en tant qu'expression essentielle du contrôle narcissique, vise uniquement à la domination du genre humain autour de clivages spéculés. Jamais l'argent ne pourra résoudre véritablement un quelconque apsect de la condition humaine, tout simplement parce qu'aucune spéculation ne le peut.

L'argent signale forcément la présence d'un état dictatorial, quel que soit sa forme, son apparence.

La seule véritable solution réside dans l'adhésion collective non spéculée (et donc non rémunérée, non causalement conditionnée). Car alors la cause individuelle Rencontre la finalité harmonique collective.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Société   Dim 31 Jan 2010, 18:34

Bonjour à toutes et tous,



il faut se rendre à l'évidence que la logique neutralisante repose forcément sur un clivage central, autour duquel est ensuite développée une élaboration morale, qui peut éventuellement prétendre à l'égalitarisme.

Mais un tel égalitarisme, parce que moral, ne peut qu'être entâché du clivage qui le sous-tend, et au final ne peut conduire qu'à un système de privilèges, insidieusement travesti par une prétendue intentionnalité égalitaire.


La neutralité autour d'un centre de séparation doit donc être rendue légitimement aux polarités sexuées du Soi, du Couple Sacré, et la dynamique alors affirmée dans sa stricte positivité.

Lorsqu'on prétend neutraliser la dynamique par une dynamique contraire, on se retrouve dans l'illusion de la dualité, où les polarités ne sont plus équilibrées, et sont en confusion dualiste entre elles.


Une dynamique affirmée dans sa stricte positivité conduit à un égalitarisme éthique, et non pas moral, qui produit ce qu'on peut appeler l'équivalence harmonique.

Dans un tel cadre, on ne s'occupe pas de savoir si chaque partie a reçu exactement la même chose que les autres (logique neutralisante), mais toute l'importance est donnée à l'harmonisation du collectif, entre toutes ses parties, sans qu'aucune partie ne puisse donc véritablement pâtir de cette harmonie. Et la question de savoir si toutes les parties ont reçu exactement la même chose n'a pas de sens.

L'importance est que toute partie est reconnue, respectée de la même façon que les autres, incluse dans l'Harmonie collective, protégée par celle-ci. C'est un système éthique dans lequel, puisqu'il n'y a pas de clivage, il n'y a pas de marginalisation possible.


En résumé:

- logique neutralisante => clivage moral (prétention égotiste) => égalitarisme moral => apparition paradoxale de privilèges

- logique positiviste => séparation interpersonnelle juste => égalitarisme éthique => équivalence harmonique


Ce qu'il faut donc comprendre est que la notion d'égalité ne réside pas dans la comparaison des avoirs ou des positions, car la comparaison des avoirs ou des positions n'est qu'une illusion attachée au mirage archaïque de la forme (parfaite et statique).

Une telle comparaison grève alors la dynamique existentielle, en y générant paradoxalement des privilèges, tout simplement parce qu'une telle prétention egotiste à un égalitarisme formel n'est qu'une expression du clivage moral.


Par contre, abandonner toute velléité de comparaison des avoirs et des positions, permet à la dynamique existentielle de pourvoir harmoniquement à la sécurisation collective, dans l'équivalence interpersonnelle comme expression de l'éthique.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Société   Mar 02 Nov 2010, 20:42

Bonjour à toutes et tous,



je me trouvais tout-à-l'heure dans un supermarché.

Au détour d'un rayon, je vois deux jeunes enfants de moins de 5 ans tous les deux, se faisant face chacun derrière un petit chariot.

Soudain, l'enfant de droite (le garçon) pousse fortement sur son chariot, et l'autre enfant (la fille) tombe en arrière, entraîné par le mouvement.


Je vois alors la mère qui arrive... et la première chose qu'elle trouve à faire, c'est de donner une fessée à l'enfant "coupable". De l'autre, qui est tombé, elle ne semble même pas s'occuper, même au bout de plusieurs secondes.

Je passe, et je note.


Telle est la modélisation fotetale, refoulée, de tout notre système moral, social, et de justice.

La mère n'intervient pas concernée par ce qui est arrivé de problématique à l'un de ses enfants, elle est happée par le stratagème policier-voyou dans lequel l'entraîne l'un de ses enfants.

Elle ne fait qu'investir une problématique passée dans la situation présente, ce qui brouille sa perception de cette réalité, et de ses priorités.


Que peut se dire l'enfant "fautif", si ce n'est:

"J'ai eu un peu mal, c'est vrai, mais au moins, j'ai attiré toute l'attention sur moi!
Ma soeur, bin même si je lui ai fait mal, elle n'a pas vraiment eu beaucoup d'attention pour ce qui lui est arrivé. Et même, l'attention qu'elle a reçue au final semble peu crédible, puisque c'est moi d'abord qui a reçu tout l'attention. Alors, je vais continuer..."


Or, en maintes occasions, la Personne humaine fonctionne comme cela, en nos sociétés. Elle est accaparée par l'illusion morale, qui lui intime de s'attacher à un impératif de punition qui ne pourra qu'engendrer ou nourrir un cercle vicieux, au lieu de s'investir dans la véritable priorité, qui est la protection des Personnes.

Ainsi, le clivage moral perpétue l'illusion de son étalonnage de la valeur humaine, pourtant absolue et impossible à étalonner.



La politesse, le respect conditionnel, le civisme, les conventions, en somme toutes choses promulguées par la morale sociale, ne sont que des aspects travestis d'une toute-puissance foetale refoulée, qui ne veut pas s'avouer ce qu'elle est, et la violence qu'elle recèle en réalité.

Pas plus que la méchanceté, la gentillesse n'existe pas. Ce ne peuvent être forcément que des principes dualistes, confusionnels, symbiotiques. Ils rendent compte de relations conditionnelles, donc décentrées de la véritable Rencontre, et ne constituant donc pas véritablement la réalité.


En ce sens, tous ces aspects de la morale sociale, sont en quelque sorte "psychotiques". Ce sont des négations de l'intimité humaine, par une mise en forme conditionnée de la relation à autrui.


Celui qui progresse vers la déconfusion, sort progressivement de symbiose, et donc échappe aux critères illusoires, stratagémiques", de gentillesse, ou de méchanceté, de moralité, ou d'immoralité.

Ce qui s'affirme alors pour une telle Personne est plutôt une authenticité relationnelle, qui ne cherche pas à sauver autrui, et en fait soi-même à travers autrui, ni à juger ou rejeter autrui, et en fait soi-même à travers autrui.

C'est une empathie naturelle qui se développe, dans le respect de la configuration harmonique de l'Humanité. A savoir qu'on n'est pas fait pour interagir avec n'importe qui sans passer par le canal harmonique de la FJ, des Ames Soeurs, et de ce qu'on pourrait appeler le "groupe harmonique local".

La gentillesse ou la méchanceté ne sont jamais que deux productions corrélées du refoulement fondamental de l'Harmonie.

Dans ce refoulement, dans l'inconscience des règles harmoniques, la Personne humaine croit narcissiquement qu'elle peut établir de façon indépendante des relations avec n'importe qui.

Et dans cette croyance, et cette façon de faire, ignorantes dees lois de l'Harmonie, naissent les illusions relationnelles dualistes que sont la gentillesse, la méchanceté, la moralité, et l'immoralité.


En vérité, seule existe l'éthique.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Société   Mer 17 Nov 2010, 02:00

Bonjour à toutes et tous,


or donc, je mets souvent en avant l'importance de s'extraire de l'illusion morale qui est en fait à la source de tous les clivages, et donc des problèmes que cette même morale prétend ensuite pouvoir résoudre (illusoirement), tout comme une cigarette vient résoudre (illusoirement) le manque de la nicotine.

La morale est une drogue.


Donc, la vision dialectique propose de se placer au-delà du bien et du mal, afin d'intégrer la vraie Connaissance éthique du Lien et de la Séparation.



Mais il ne faudrait pas pour autant amalgamer cette approche dialectique avec celle de Nietzsche, qui a aussi, du moins en apparence, préconsié de se placer au-delà du bien et du mal.


Nietzsche, dont l'extase n'a semblerait-il jamais servi qu'à gonfler sa baudruche egotiste, a cru y apercevoir le sur-homme en lui, dans une toute-puissance foetale exacerbée.

Le problème de l'être humain n'est certes pas de devenir un sur-homme! Le problème est bien qu'il croit l'être, et qu'il peine de ce fait à se reconnaître simplement en tant qu'homme.

Comment assumer simplement sa propre nature si on l'adultère dans une idéalisation dont la perfection rend forcément compte d'un néant?

La pensée de Nietzsche à ce sujet ne mène pas du tout à un affranchissement de la morale. Nietzsche ne souhaite pas émanciper l'être humain, en tant qu'Humanité. Il cherche à promulguer l'avènement d'un sur-homme, d'un Dieu incarné, comme consécration de certains, mais pas forcément de tous.

L'hyper-clivage utilisé pour asseoir artificiellement une telle approche "hyper-morale", est tout simplement la "volonté de puissance", qui sonne comme la promulgation prétendument déshinibitrice d'un individualisme débridé, fondé sur l'expression personnelle d'une certaine "volonté de puissance".


Dans ce critère ségrégationniste de la "volonté de puissance", nous avons l'hyper-clivage de l'hyper-morale préconisée par la pensée de Nietzsche.

L'approche dialectique que je préconise, ne se fonde pas sur un clivage moral. Elle fait allusion à une "Puissance Vitale", universelle, ouverte à toutes et tous, et qui ne réclame pas de volonté individualiste pour sa mise en oeuvre.

Il s'agit d'une évidence qui rend toutes et tous strictement égaux, et ne sert donc pas insidieusement de clivage entre les êtres.

Elle vise à faire conscientiser aux êtres humains leur simple nature d'hommes, ce qui est le fondement de toute émancipation.

Chercher à intégrer la nature d'un sur-homme n'est pas profitable à l'homme, déjà empêtré dans une forme de surestimation narcissique de sa nature.


Alors non, les "esprits très libres" auxquels se réfère Nietzsche, ne pourront pas comme il le pensait, véritablement récupérer la "tension de l'esprit". Car seul le Couple Sacré en a la capacité à travers sa dynamique qui manifeste spontanément la puissance vitale, sans aucune volonté narcissique particulière.

L'Avatar engendré par le Couple Sacré n'est pas un sur-homme, c'est le mental Fils de Dieu, auquel nulle Personne humaine ne peut s'identifier, et qui ne répond qu'à la conjugalité, lorsque les Personnes humaines se considèrent comme des Personnes humaines.


Peut-être Nietzsche a-t'il capté diverses vérités de la nature de l'Etre, car après tout, il évoque de nombreux principes se rapprochant de ceux de la dialectique?

Mais ils sont tous mal placés, inversés, conditionnés les uns par les autres, asservis les uns aux autres, comme narcissiquement recomposés par les mains d'un petit foetus tout-puissant, dénaturant tous ces aspects pour qu'ils servent ses prétentions illusoires, et non la Vérité de l'Etre telle qu'elle est.

De ce fait, la pensée de Nietzsche ne propose pas véritablement de se placer au-delà du bien et du mal, mais seulement au-delà de la morale sociale, pour la remplacer insideusement par une hyper-morale où le bien et le mal sont hyper-définis par un hyper-clivage: celui de la volonté de puissance. C'est une approche nihiliste.


Amitié,

steph





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Juan-Matus



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MessageSujet: Re: Société   Mer 17 Nov 2010, 12:47

Placide est mon âme, et lumineuse comme la montagne au matin (Ainsi parlait Zarathoustra)

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Ce bon Zarathoustra rirait de bon coeur en entendant tes paroles...
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MessageSujet: Re: Société   Mer 17 Nov 2010, 15:20

Bonjour Juan-Matus,


Citation :
Ce bon Zarathoustra rirait de bon coeur en entendant tes paroles...

Tant mieux! Ca fait du bien de rire, paraît-il. Mais tous ceux qui se sont embourbés da la pensée de Nietzsche, n'ont pas forcément rigolé.


"Il est temps que l'Homme se fixe son but!", nous dit l'extrait.

Moi je dis: "Il est temps que l'Homme abandonne tout but, et soit enfin Présent!"

Car LE but, c'est la finalité du Soi, qui appelle, auquel on peut répondre,, mais qu'on ne peut pas définir, fixer, spéculer.

"Il est temps que l'Homme plante le germe de sa plus haute espérance.", nous dit l'extrait.

Moi je dis: "Il est temps que l'Homme prenne conscience qu'il est en lui-même, déjà, sa plus haute espérance."

"Mais un jour son sol sera pauvre, et stérile,...", nous dit l'extrait.

Moi je dis: "Que l'homme doit s'extraire des illusions par lesquelles la morbidité et la pénurie pénètrent dans sa vie, et laisser les oiseaux de mauvais augure à leurs sempiternels laius qui sont autant d'appels à ce que la misère frappe le monde."

"Malheur! Les temps sont proches où l'Homme ne jettera plus au-dessus des Hommes la flèche de son désir", nous dit l'extrait.

Je dis: "Le désir n'appartient pas et ce n'est pas à l'Homme de narcissiquement le mettre en oeuvre sur ses semblables."

"Je vous le dis, il faut porter encore en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante", nous dit l'extrait.

Je dis: "Le chaos doit être neutralisé et circonscrit au centre du Couple Sacré, dont la Maîtrise seule est capable de Procréer cosmiquement."


To be continued...
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MessageSujet: Re: Société   Mer 17 Nov 2010, 17:40

"Sa race (dernier homme) est indestructible, comme celle du puceron", nous dit l'extrait.

Je dis: "Le corpuscule spirituel de la Personne humaine est indestructible de par sa cohérence, son humilité, en effet!"

"Le dernier homme vit le plus longtemps", nous dit l'extrait.

Je dis: "Le "dernier homme" vivra éternellement, car il a appris à vivre sans se chercher de but, sans spéculer sur la misère du monde, engendrée par les mauvais augures. Il laisse légtitimement la finalité au Soi conjugal qui est seul capable de l'assumer."

"Tomber malade et se méfier passe chez eux pour un péché", nous dit l'extrait.

Je dis: "Tomber malade et se méfier, c'est donner ou avoir donné du crédit aux mauvais augures. Car le but des mauvais augures, est de pousser l'homme au péché, c'est-à-dire à être se rendre inconsciemmentcomplice de sa misère. D'ailleurs, tout ce qui spécule et poursuit un but, tente de déposséder le Soi de sa finalité."

"Bien fou qui trébuche encore sur les pierres et sur les hommes", nous dit l'extrait.

Je dis: "Où se trouve la vertu dans la douleur des plaies et des bosses?"


"Un peu de poison pour se procurer de-ci de-là des rêves agréables", nous dit l'extrait.

"Délesté de tout but narcissique, de toute spéculation, l'homme peut enfin vivre la réalité, et n'a plus besoin d'artifices. Il est capable de Vivre!"


To be continued...




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MessageSujet: Re: Société   Mer 17 Nov 2010, 18:32


"Ils ont abandonné les contrées où il est dur de vivre", nous a dit l'extrait un peu avant.

Je dis: "Il est naturel de vivre, et l'apologie de la souffrance, du courage et de l'effort ne sont que des contrôles de plus, instillés par les mauvais augures, qui asservissent le genre humain, et dénaturent la vie. L'addiction technologique de l'homme dans une apparente aisance de vie, n'est que l'autre bras de la tenaille."

"On travaille encore, car c'est une distraction, mais on veille à ce que la distraction ne débilité point", nous dit l'extrait.

Je dis: "Le travail relève de prétentions narcissiques qui distraient toujours l'homme de la finalité du Soi. Or, il est important de ne pas être distrait de la finalité du Soi."


"On ne devient plus ni pauvre ni riche, ce sont deux choses trop pénibles", nous dit l'extrait.

Je dis:"L'homme doit démystifier et éviter tout ce qui est pénible, car c'est de l'illusion narcissique de l'effort que naît l'inégalité apparente, mais douloureuse, des êtres humains."

"Qui voudrait encore gouverner? Qui voudrait obéir encore? Ce sont deux choses trop pénibles", nous dit l'extrait.

Je dis: "L'Humanité se gouverne naturellement, sans gouvernance, lorsque la finalité a été totalement restituée au Soi. Les illusions de l'ordre, de la hiérachie, de la gouvernance et de l'obéissance sont démystifiées, et l'inutilité de ce qui est pénible est manifeste."


To be continued...
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MessageSujet: Re: Société   Mer 17 Nov 2010, 20:47


"Je vais parler à leur fierté", nous dit l'extrait.

Je dis: "Il faut parler à l'humilité des hommes, qui est aussi leur dignité. Parler à leur fierté ne peut au plus que les inciter à construire, ou consolider, leur propre prison faite de contrôles narcissiques. La civilisation est une baudruche, une "fierté" derrière laquelle l'homme désavoue sa toute-puissance refoulée. Ce n'est pas mépris, mais dignité, que de reconnaître la faiblesse personnelle."

"Zarathoustra devint triste, et dit à son coeur: ils ne me comprennent pas! Je ne suis pas la bouche qu'il faut à ces oreilles", nous dit l'extrait.

Je dis: "On ne peut être triste de ne pas pouvoir se faire comprendre, que si on cherche à convaincre, ce qui est une spéculation, une adultération de la finalité du Soi dans un but illusoire, car narcissiquement personnel. C'est une confusion. C'est une symbiose. C'est même éventuellement un procédé manipulatoire, comme amalgame de la Raison et de l'Emotion."

"Et tandis qu'ils rient, ils me haïssent encore. Il y a de la glace dans leurs rires", nous dit l'extrait, pathétiquement (dans l'expression orale, en tout cas).

Je dis: "Celui qui n'a plus rien à prouver, parce qu'il n'a plus aucun but, et qu'il est capable, de ce fait, de vivre dans la plus complète positivité naturelle, ne sera guère perturbé par les nuances faussement équivoques des mots, ou des rires, qui lui sont en apparence adressés. Car pour lui, l'équivoque n'existe plus, ni donc la haine, ni donc la froideur."


Amitié,

steph

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MessageSujet: Re: Société   Mer 17 Nov 2010, 21:27

Citation :


Je dis: "On ne peut être triste de ne pas pouvoir se faire comprendre, que si on cherche à convaincre, ce qui est une spéculation, une adultération de la finalité du Soi dans un but illusoire, car narcissiquement personnel. C'est une confusion. C'est une symbiose. C'est même éventuellement un procédé manipulatoire, comme amalgame de la Raison et de l'Emotion."

pourtant , tu sais, je viens d écrire à des amis du net ceci:


Je suis bien perplexe quand à l "évolution/involution/mutation" de notre monde actuel...très décontenancée et triste aussi, c est pourquoi je me permet de vous solliciter, vous tous que je lis depuis quelques années déjà et qui sans le savoir m avez déjà beaucoup "éclairé" sur nombres de suje
ts!

Il n y a rien de manipulatoire, pas de spéculations, je ne cherche pas à convaincre, je ne suis pas dans la confusion ni dans la symbiose, mais dans la "perception" de quelque chose qui arrive ...et fasse à celà totalement dans le détachement!C est étrange ...il n y a rien de narcissique ou de personnel et pourtant je sais que je ne peux communiquer cet état, je ne peux me faire comprendre et je ne le cherche pas non plus en fait!
Ca m est intime et profond!
Je t en ai parlé souvent, et ta seule réponse est "Le Couple Sacré", "La Fusion des Flammes Jumelle" et j entend bien tout ce que tu me dis et écrit ici...et pourtant...

Je leur ai donc partagé quelque chose que j ai "lâché" et qui ne m appartient plus, et ne m appartenait pas d ailleurs...juste un le détachement!

Citation :
"Celui qui n'a plus rien à prouver, parce qu'il n'a plus aucun but, et qu'il est capable, de ce fait, de vivre dans la plus complète positivité naturelle, ne sera guère perturbé par les nuances faussement équivoques des mots, ou des rires, qui lui sont en apparence adressés. Car pour lui, l'équivoque n'existe plus, ni donc la haine, ni donc la froideur."


c est vrai, nous sommes d accord sur ce, et la tristesse ressentie n est donc pas de celle dont tu as défini en ces termes:
Citation :
comme amalgame de la Raison et de l'Emotion

...c est autre chose d indéfinissable

to be continued alors...belle nuit à vous tous, je vous laisse avec cette magnifique image!




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