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 L'Homosexualité

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Sphinx

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MessageSujet: L'Homosexualité   Dim 24 Jan 2010, 18:08

Bonjour à toutes et tous,



je reviens sur ce sujet car l'actualité m'y replonge, avec les dernières paroles de Monseigneur Léonard, qui compare homosexualité et anorexie, suscitant de vives réactions "outragées" des instances laïques.


Et là, c'est moi qui voit plutôt dans ces réactions "outragées" de la laïcité... un outrage à la liberté de pensée et de parole. Un outrage à des prérogatives démocratiques fondamentales.

Je suis bien certain que, pas plus que moi-même, Monseigneur Léonard n'est homophobe, ni ne s'opposera jamais aux droits humains et sociaux inaliénables des homosexuels, ni à leur droit d'investir leur libido comme ils le souhaitent, et de vivre leur sexualité librement, dans le respect démocratique.

Comme il le signale lui-même, il se positionne selon un angle anthropologique, tout comme moi je me positionne sous un angle dialectique (ce qui est à peu près la même chose).

Et force est de constater que l'homosexualité ne représente pas un modèle intégratif de la Personne humaine. Pourquoi?

Parce que la réalité de la nature physiologiquement sexuée de la Personne n'est pas reconnue et intégrée psychologiquement. Il existe un clivage entre la sexuation physiologique et la sexuation psychologique, clivage qui pèse forcément sur la possibilité d'un cheminement intégratif, individuant (sans l'exclure absolument, toutefois).

Car l'identité sexuée est fracturée. Comme me le disait une amie homosexuelle: "Je ne suis pas une vraie femme". Expression typique d'une négation de soi, alors qu'une réalité intégratrice s'exprimerait par une affirmation positive. Mais comment caractériser véritablement positivement ce qui est à la base une négation (de la réalité physiologique de soi)?

En tout état de cause, l'ouverture à l'altérité reste pour moi la base de l'enrichissement interpersonnel, et un gage de stabilité psychique.


Cela dit, de nombreux aspects clivants pèsent de toute façon sur tous les êtres humains, de sorte que l'homosexualité ne constitue pas une pathologie par rapport à l'hétérosexualité typique (hétérosexualité par exclusion du même sexe).

Ne constituant donc pas particulièrement une pathologie, la référence de Mgr Léonard à l'anorexie (de nature souvent létale), est probablement abusive, et n'a été utilisée, comme il le précise, que pour comparer deux formes de négation de la logique vitale: la logique alimentaire d'une part, et la logique reproductrice d'autre part.

Mais on sait que ces logiques sont encore empreintes d'illusions dualistes.



Psychiquement, et dialectiquement, on peut pourtant discerner dans l'homosexualité une torsion particulière du pivot narcissique transférentiel.

En fait, l'exclusion est un préalable indispensable à toute possibilité d'inclusion. L'homosexualité s'inscrit dans un cadre où, par exemple, l'exclusion (du même sexe) n'a pas été menée à son aboutissement durant l'homosexuation précoce de l'enfance.

De ce fait, l'identité sexuée personnelle n'est pas intégrée (par défaut d'exclusion de l'autre Personne du même sexe), et devient alors logiquement l'objet de la convoitise narcissique (puisqu'elle n'est pas intégrée). Pour cette raison, le pivot transférentiel (double narcissique) reste dans une position inverse de celle de l'exclusion hétérosexuée.

Cela pourra paraître de prime abord positif, superficiellement: on n'a pas été jusqu'à l'exclusion!

Cependant, tout comme l'artifice du conflit identitaire du Nom du Père (Lacan) est indispensable à l'intégration de l'identité individuée ("les non-dupes errent"), l'exclusion (conflit) avec le même sexe est indispensable à la possibilité d'aller au-delà de l'hétérosexualité par exclusion, et d'aboutir au final à l'hétérosexualité par inclusion (de l'autre sexe): il faut d'abord pouvoir se tourner vers l'autre sexe avant de peut-être parvenir à l'inclure. Et pour se tourner vers l'autre sexe, il faut d'abord positionner le pivot narcissique par exclusion du même sexe que soi.

Car soi est le premier et seul point possible de comparaison. Et on a intégré ce point de comparaison que lorsqu'on l'a d'abord reconnu chez autrui (homosexuation précoce), puis exclu chez cet autrui (pour qu'il puisse véritablement être approprié, intégré, et servir alors de comparatif à la différenciation).

En somme, si je ne connais pas mon identité sexuée, autrui peut m'aider à la discriminer.

Le premier stade de cette discrimination est naturellement la comparaison "positive" à l'identique (homosexuation précoce). La convoitise narcissique de ce stade cible le même sexe.

Le second stade de cette discrimination est naturellement l'exclusion "négative" de l'identique (qui permet de se tourner alors "par défaut" vers l'altérité complémentaire). La convoitise narcissique de ce stade cible l'autre sexe.

Et le troisième et dernier stade de cette discrimination est l'inclusion véritablement positive de la différenciation complémentaire. La convoitise narcissique est sublimée.

L'ordre naturel, psychiquement évolutif, de l'intégration de la sexuation humaine, tel qu'il est donné par la dialectique, est donc: homosexuation précoce, hétérosexuation par exclusion, hétérosexuation par inclusion. L'homosexuation est donc un stade naturel, intégré dans ce processus évolutif. Mais elle est supposée y être précoce, puis dépassée.


Dialectiquement, spirituellement, on peut donc dire que l'hétérosexualité par exclusion, bien qu'encore narcissique, exclusive, dualiste, ne reléguant donc pas l'homosexualité à un état pathologique, persiste pourtant dans la logique intégratrice qui peut conduire à l'inclusivité totale, alors que l'homosexualité s'en écarte (mais ne requiert pour autant aucun jugement moral).


Ce qui est, en fait, regrettable, c'est cette chape posée sur la liberté d'expression démocratique, sous prétexte de protéger une autre liberté démocratique.

Il y a actuellement une pression homosexuelle sur toute forme d'expression à ce sujet. Il semblerait que cette pression vise à restreindre tout ce qu'on peut dire à propos de l'homosexualité à un assentiment inconditionnel, "béat", réduit à sa plus simple expression, sans possibilité de la moindre nuanciation.

C'est de la toute-puissance. Certes, je sais que l'homosexualité a longtemps souffert d'oppressions sociales (mais pas partout, ni en tous temps). Mais rien ne justifie une oppression en retour d'une autre, et même si on peut "comprendre", on ne peut admettre.

Quoiqu'il en soit, cette pression ne me semble pas respecter la liberté d'expression démocratique respectueuse, ni la libre pensée de tout un chacun.


Ma libre pensée me conduit à considérer que l'homosexualité ne s'inscrit pas de prime abord dans l'intégration vitale humaine, d'abord sur un plan humain superficiel parce qu'elle ne rencontre pas la fonction procréatrice de l'espèce d'une part, et sur un plan humain plus profond, parce qu'elle ne réalise pas une intégration cohérente de la Personne humaine sur tous ses niveaux de réalité d'autre part.

Et enfin sur un plan humain encore plus profond, parce qu'elle comporte un risque de compromision, au moins partielle, de la possibilité d'individuation pouvant aboutir à l'hétérosexuation par inclusion (de l'autre sexe), au Couple Sacré comme modèle néguentropique universel, qui représente dialectiquement la légitime destinée spirituelle humaine (qu'on reste libre de ne pas reconnaître).


Et ma liberté démocratique m'autorise à énoncer tout cela, dans le respect de la Personne humaine. Car je ne désire rien prendre aux homosexuels. J'exprime simplement ma vérité respectueusement.


Pour être complet, cela ne signifie mêrme pas que le chemin d'évolution spirituelle serait dialectiquement interdit aux homosexuels, mais que des obstacles spécifiques surgiraient en lien avec cet aspect, qui seraient à dépasser pour avancer.

Et il y a fort à parier que, dans cette optique, si la progression persiste strictement dans la mise en oeuvre spontanée de l'éthique, le pivot transférentiel se retourne soudain de façon spontanée et inattendue.



Amitié,

steph


NB: il faut garder à l'esprit que la dialectique n'institue jamais de référence normative, puisqu'une telle référence est toujours implicitement la base d'une valorisation comparative. La dialectique institue une référence positive absolue, qui ne peut donc pas être considérée en tant que norme, et qui ne peut être reconnue et épousée que de façon totalement libre.

Dialectiquement, l'homosexualité n'est donc pas anormale, même si par ailleurs, elle formule une certaine divergence, ou du moins une latence, par rapport au processus naturel d'intégration humaine.
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AMBRE

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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Lun 25 Jan 2010, 19:52

Citation :
JSteph:
Je suis bien certain que, pas plus que moi-même, Monseigneur Léonard n'est homophobe, ni ne s'opposera jamais aux droits humains et sociaux inaliénables des homosexuels, ni à leur droit d'investir leur libido comme ils le souhaitent, et de vivre leur sexualité librement, dans le respect démocratique.


Merci de ta perception sur ce sujet,

voici en sus le texte qui a suscité ta réflexion, ainsi que quelques extraits (un clic pour lire les articles en entier)

je tiens à ajouté que pour l avoir rencontré, sans profondeur dans nos échanges il est vrai, et pour en avoir beaucoup parlé ce wk avec des amis, que Mrs Léonard est un fin "provocateur" au "service "du Pape Benoit XVI...et que je ne suis pas certaine, Steph que ton point de vue soit le sien...fusse sans conteste sa grande érudition!
Mais c est un tout autre débat!

Pour rappel ce sujet avec cet article « Bouddhisme et homosexualité »
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Mgr Léonard compare homosexualité et anorexie



Cette sortie dimanche a suscité la réaction scandalisée du Centre d'action laïque, qui y voit une assimilation entre homosexualité et maladie
BRUXELLES Le chef de l'Eglise catholique belge, André Léonard, a comparé l'homosexualité à l'anorexie, dimanche sur le plateau de Controverse (RTL-TVI), suscitant la réaction scandalisée du Centre d'action laïque, qui y voit une assimilation entre homosexualité et maladie.

Interrogé sur le sujet de l'homosexualité, à propos duquel il a déjà par le passé fait des déclarations controversées, Mgr Léonard a indiqué qu'il parlait rarement de ce sujet, sauf quand on l'y oblige ou qu'on l'interroge.

Répétant qu'il se prononçait sur un comportement plutôt que sur des personnes, il a établi une comparaison entre sa vision de l'homosexualité et de l'anorexie.

"Je vais faire une comparaison: l'anorexie est un développement qui n'entre pas dans la logique de l'appétit, mais je ne dirai jamais que les anorexiques sont des anormaux", a-t-il déclaré, se plaçant selon ses dires sur un plan anthropologique.

Ces propos ont suscité la réaction de Philippe Grolet, président national du Centre d'action laïque (CAL), qui les a jugés "scandaleux". Selon ce dernier, Mgr Léonard a en effet insinué de la sorte que l'homosexualité était une maladie.




© La Dernière Heure 2010

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Sphinx

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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Lun 25 Jan 2010, 21:02

Bonsoir Ambre,


mon intervention n'est clairement pas une tentative de "sauvetage'" confusionnel de Mgr Leonard qui, je pense, est bien capable de se justifier tout seul.

Disons que l'actualité qu'il suscite aujourd'hui m'incite plutôt à dénoncer la dérive démocratique orchestrée autour de certains sujets rendus volontairement de plus en plus tabous. Ceci sans nier que certains groupes sociaux sont victimes d'attaques régulières injustifiées.

Mais la prérogative démocratique est de prévenir toute dérive victimisante, justement, car la victimisation constitue toujours une forme de toute-puissance réactionnelle. Ainsi, la victimisation, si elle n'est pas jugulée dans l'oeuf, tend toujours insidieusement à adultérer l'éthique démocratique.

D'autant plus qu'elle peut être récupérée démagogiquement, de façon très opportuniste, par différents acteurs sociaux, ou politiciens, de façon à prendre en otage la vertu démocratique. Et on voit nettement ce processus à l'oeuvre dans le cas présent.

Et finalement, l'occasion présente m'a permis de reformuler mon approche sur la question de l'homosexualité, approche qui, je le répète, n'est ni moralisatrice, ni vexatoire en aucune façon, mais seulement dialectique.

Je reconnais aux homosexuels tous les droits humains et sociaux sans distinction. Mais je revendique le droit d'aborder librement la question de l'homosexualité comme un sujet d'exploration consciente parmi d'autres, sans tabou qui serait forcément injustifiable, et d'en exprimer les développements sans réserve, à partir du moment où ils restent respectueux de la Personne d'autrui.


Bisouxxx,

steph
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AMBRE

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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Lun 25 Jan 2010, 22:43

Citation :


Et finalement, l'occasion présente m'a permis de reformuler mon approche sur la question de l'homosexualité, approche qui, je le répète, n'est ni moralisatrice, ni vexatoire en aucune façon, mais seulement dialectique.

Je reconnais aux homosexuels tous les droits humains et sociaux sans distinction. Mais je revendique le droit d'aborder librement la question de l'homosexualité comme un sujet d'exploration consciente parmi d'autres, sans tabou qui serait forcément injustifiable, et d'en exprimer les développements sans réserve, à partir du moment où ils restent respectueux de la Personne d'autrui.

Dans ces propos , je te reconnais, rassures toi!

C est plus dans ma précédente citation , que je voulais attirer ton attention, qui sont ta perception, et non la mienne, en ce qui concerne ce propos :

Monseigneur Léonard n'est(pas) homophobe, ni ne s'opposera jamais aux droits humains et sociaux inaliénables des homosexuels, ni à leur droit d'investir leur libido comme ils le souhaitent, et de vivre leur sexualité librement, dans le respect démocratique...

maintenant, celui -ci étant un grand amateur de[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]...

Bisouxx à toi aussi!
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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Mar 26 Jan 2010, 00:34

Coucou Ambre,


je ne suis certes pas à la place de Mgr Léonard, mais je ne perçois pas ses tentatives de communication à propos de l'homosexualité comme de l'homophobie caractérisée.

Lorsqu'il dit que son discours est essentiellement anthropologique, cela confirme ma propre perception de ses interventions.

Alors il est vrai que ses moyens de communication sont maladroits d'une façon récurrente, mais est-ce vraiment volontairement vexatoire, provocateur?

Et si provocation il y a, cela vise-t'il l'homosexualité, ou plutôt la chape de plomb qui grève actuellement la possibilité de débattre ouvertement sur ce sujet?


Par exemple, je ne trouve pas spécialement naturel, d'un point de vue intégratif de la Personne humaine, de vivre dans la négation psychologique de l'identité physiologique.

Ce qui ne veut pas dire que j'en fasse une anormalité en tant que base d'un clivage humain quelconque. Mon élan naturel me conduit donc à humainement privillégier le modèle hétérosexuel, présentant pour moi, dialectiquement, un potentiel intégratif à priori plus complet, sans pour autant juger et condamner le modèle homosexuel par ailleurs.


Hegel = dialecticien, en effet...


Bisouxxx,


steph
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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Mar 26 Jan 2010, 13:50

Tout tabou est contraire à l'ouverture d'esprit et signe une fermeture drastique.

Ce monde bancal a besoin de tabous pour garder un semblant d'équilibre.

La Justice Divine s'en balance des tabous et pointe son Epée reEquilibrante où il se doit.

L'Oiseau marche sur des Oeufs et il le sait.
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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Mer 27 Jan 2010, 21:50

Oui, Il le sait.




J'aimerais revenir sur le processus de la sexuation humaine proposé par l'approche dialectique.

Tout d'abord, on peut mettre en relation la "précarité hétérosexuelle" des êtres humains qu'a soulevée Freud, avec le fait que dans la presque totalité des cas, l'hétérosexualité humaine est de nature essentiellement exclusive, se fondant sur l'exclusion du même sexe, et non pas sur l'inclusion de l'autre sexe.

On peut comprendre en effet, que tant que la sexualité fonctionne par "défaut", dans une référenciation inverse, par la négative (je regarde l'autre sexe parce que j'ai exclu le mien), la position sexuée n'est pas stable.

L'exclusion n'est en effet pas un critère de stabilité, mais reste au contraire très précaire, car elle ne se fonde que sur UNE SEULE polarité: celle qui est identifiée par exclusion.

Si on analyse bien l'hétérosexualité par exclusion, elle fonctionne chez chaque Personne humaine uniquement sur base de la reconnaissance d'un seul sexe, le sien, et non pas des deux sexes, puisque le sexe assumé sert d'unique référence par exclusion de lui-même.

C'est donc une position forcément transitoire et artificielle, d'où la "précarité" relevée par Freud.

Cependant, cette position artificielle, ce "mirage nécessaire", est indispensable à la possibilité d'une intégration véritable de l'autre sexe, au bout du compte.

En effet, si l'exclusion du même sexe ne se fait assez complètement, le processus de sexuation peut soit s'arrêter au stade de l'homosexuation précoce, soit constituer une hétérosexualité terriblement précaire présentant une forte tendance à retourner, au bout d'un certain temps, vers l'homosexuation.

Et le narcissisme reste alors focalisé sur la possession de ce qu'il ressent comme manquant en premier lieu: l'identité sexuelle personnelle, le même sexe.

Et de ce fait, le manque de l'autre sexe n'apparaît pas clairement, sans que la réalité de cet autre sexe n'ait pour autant pu être intégrée par ailleurs. J'y vois une négation de la différenciation, et donc une forme de confirmation du refoulement originel de la complémentarité. Le narcissisme ne se tourne pas vers la différence, mais reste orienté sur la similitude uniquement (parce que cette similitude n'est pas intégrée suffisamment).

L'exclusion du même sexe caractérise donc simplement l'intégration de la similitude, comme préalable indispensable à l'intégration potentielle de la différenciation. Car dialectiquement, voir ce qui est similaire permet de discriminer ce qui est différent ("Qu'y a t'il entre toi et moi, Femme?")

L'artifice de l'exclusion du même sexe qui ouvre sur l'hétérosexualité narcissique est donc essentiel, car il constitue la seule position qui puisse permettre à une Personne humaine de commencer à prendre effectivement conscience de l'existence véritable de l'autre sexe (donc au-delà de simples relations humaines diverses, comme l'amitié, etc).

Et donc si effectivement l'hétérosexualité par exclusion ne représente pas encore une reconnaissance véritable de l'autre sexe, et persiste dans une négation souvent importante de celui-ci, elle représente cependant la seule position qui puisse aboutir, un jour, éventuellement, à cette reconnaissance véritable, dans une inclusion consciente de la différenciation sexuée dans la complémentarité.



Amitié,

steph
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xzat

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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Ven 07 Jan 2011, 01:42

Bonjour à tous,

Ce sujet est légerement daté mais je tiens à réagir sur un point: l'homosexualité n'est pas seulement une sexualité, il s'agit bien plus qu'une simple envie ou d'un désir.

Etre homosexuel ce n'est pas seulement aimer le physique d'un homme et/ou d'avoir une relation sexuel avec une personne du même sexe. Un homme peut aimer un autre homme d'un Amour qui ne ce décrit pas, un Amour qui transcende les opinions, religions ou autre pensée unique, un Amour éthérique comme certains disent.

Ce que j'essaye de dire c'est que etre homosexuel ce n'est pas une affaire de gout, comme certains aime le chocolat blanc et d'autre noir.

Sur terre, même un crime peut être justifier, le mal à sa place comme le bien, rien n'existe contre-nature, donc l'homosexualité n'est pas une "erreur" de la nature, celle-ci ne fait pas d'erreur, tout est perfection. Pour le comprendre il nous faut oublier nos idées, opinions, celle-ci sont subjectif et non pas d'existence dans l'absolu et a pour résultat la souffrance, notament dans ce contexte.

Voila c'etait juste un petit message, je tenais à le préciser,
Bien à vous !
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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Dim 09 Jan 2011, 12:51

Bonjour Xzat,


J'entends bien tes paroles.


Le fait que la dialectique implique une hétérosexuation à tous les niveaux existentiels (biologique, psychologiue, spirituel) n'enlève rien à la possible qualité des relations humaines qui ne seraient pas basées sur cette hétérosexuation, puisque la dialectique ne s'impose pas en tant que référence.

On peut ajouter qu'une véritable référence n'a pas à s'imposer en tant que telle.

Donc oui, il y a certainement de très belles relations homosexuées (comme il y a de très problématiques relations hétérosexuées).

Selon moi, l'homosexualité est effectivement en dehors de la nature de l'Etre sur un certain plan spirituel, qui est celui du Couple Sacré selon la référence dialectique. Mais nul ne peut ni ne doit être obligé de reconnaître cette référence, ou elle ne serait plus une authentique référence.

On peut considérer que la reconnaissance du droit à l'homosexualité, sans jugement de valeur sur la Personne humaine, fait aussi partie de la reconnaissance de la référence dialectique hétérosexuée. En d'autres mots, un véritable hétérosexué dialectique n'est pas homophobe.

On trouve un tel propos dans le film "V pour Vendetta", par exemple.

Ceci dit, le fait de ne pas être homophobe, et même de défendre le droit humain à l'homosexualité, n'empêche pas de reconnaître la référence dialectique hétérosexuée par ailleurs, et de considérer que, d'un point de vue intégratif de la Personne humaine, un clivage entre les identités physiologiques et psychologiques n'est pas l'idéal (même si cela n'exclut pas l'accès à la Beauté).


La dialectique, en tout cas, stipule, que l'hétérosexuation est la garantie de la séparation des attributs existentiels, ce qui assure le respect de l'éthique universelle et donc permet l'émancipation spirituelle définitive.

Mais la relation hétérosexuée en question n'est pas comparable aux relations hétérosexuelles classiques (ni donc homosexuelles non plus): nous sommes à un autre niveau (qui est pourtant dans la continuité de ce qui le précède humainement).


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Jeu 20 Jan 2011, 18:12

Bonjour à toutes et tous,



je souhaite rappeler ici, dans ce sujet, un schéma qui a été utilisé ailleurs (dans le fil sur le narcissisme je pense):

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On pourrait appeler ce schéma le "parcours intégratif de la différenciation sexuée".

Il décrit, pour son demi-cercle supérieur, le processus psychique dialectique qui mène de l'origine indifférenciée vers la différenciation sexuée complète, et la Rencontre intégratrice qui en résulte.

Très logiquement, pour intégrer la réalité de la différence sexuée, de l'autre sexe, il s'agit de commencer par s'affirmer dans son propre sexe, ce qui reflète le refoulement fondamental du Soi, puisqu'il doit y avoir division polarisée de celui-ci.

C'est la première phase, primordiale, le "premier deuil": le deuil de l'unité indifférenciée.

Toujours très logiquement, ce deuil originel (refoulement de la complémentarité)
débouche en incarnation sur une homosexuation précoce qui résulte naturellement de la focalisation par la Personne sur son propre sexe.

La confrontation à l'autre, lors de cette phase d'homosexuation précoce, doit alors déboucher sur un autre deuil: celui de l'homosexuation.

En effet, puisque le processus est dialectiquement supposé mener vers l'intégration de l'altérité, de la différenciation sexuée, l'idée n'est pas de rester dans la contemplation nombriliste du même sexe, mais de s'ouvriri à l'altérité.

Et à ce stade, pour s'ouvrir à l'altérité, il s'agit d'exclure le même sexe. C'est le deuil nécessaire de l'homosexuation (qui répond en seconde ligne, au deuil primordial de l'unité indifférenciée de l'origine).

Seule l'exclusion est à ce stade accessible à la Personne, pour évoluer, car elle n'a pas encore d'autre référence que son propre sexe. L'accès à la différence ne peut donc se réaliser que sur base de ce même sexe, par exclusion.

A ce stade, la Personne s'est donc constituée une base de départ solide (son propre sexe), mais doit se servir de cette base pour explorer l'existence, l'Autre, l'altérité. Et pour cela, elle doit accepter de quitter le rivage de cette base. Cette base est en somme la fondation d'un pont qui doit être lancé vers l'Autre. Il ne sert pas à grand-chose d'avoir construit cette fondation, si c'est pour ne pas bâtir de pont dessus.


La Personne ayant fait le deuil sublimatoire du même sexe, accède alors à une hétérosexuation précaire, car fondée sur un principe d'exclusion, et non réellement intégratif de l'autre sexe. C'est ce qui pose tous les problèmes des couples hétérosexués narcissiques. Cependant, on comprend que cette exclusion (ce deuil) de l'homosexuation est, malgré les problèmes que cela engendre, une progression dans le mouvement intégratif de la différenciation sexuée. C'est le début du pont.

L'homosexualité peut représenter un refus de ce deuil sublimatoire, de cette exclusion, par attachement, probablement, à une certaine pureté, une certaine "perfection". Et paradoxalement, comme toujours en dialectique, un tel attachement à la perfection, débouchant sur un refus sublimatoire, engendre un blocage du processus évolutif, intégratif. Le pont ne se construit pas.

Continuons ce processus intégratif.

Parvenue, par exclusion sublimatoire du même sexe, à s'ouvrir à l'autre sexe, et ayant dès lors été confrontée par la Personne de l'autre sexe dans des relations hétérosexuées précaires, la Personne peut commencer à réaliser l'équivalence existentielle de l'autre sexe, et de ce fait, sa complémentarité. Elle prend conscience de la réalité existentielle de la Personne de l'autre sexe, malgré la différence du sexe.

A un moment, la réalité équivalente de la Personne de l'autre sexe est reconnue, ce qui ouvre sur l'hétérosexuation par inclusion.

Oh, l'inclusion n'est pas ce qui va dominer immédiatement, et l'hétérosexuation reste encore précaire à ce stade. Mais il y a encore eu évolution intégratrice.

Ce n'est que "plus loin" dans le processus d'intégration, lorsque l'aspect inclusion commence à l'emporter sur l'aspect exclusion, que l'hétérosexuation perdra sa précarité, mais aussi dans le même temps, son narcissisme sexuel interférant: la relation à l'autre sexe se sacralise.

Avant que l'intégration complète de la réalité de l'autre sexe se produise, la réintégration de la part homosexuée refoulée doit intervenir, car pour qu'il y ait intégration totale, il ne peut rien subsister d'exclu. L'exclusion est un passage obligé, mais elle doit être désactivée avant l'émancipation.

Cela ne veut pas dire que la Personne redevient homosexuée, ni donc homosexuelle, puisque de toute façon son hétéorsexuation est assurée. C'est précisément parce que cette hétérosexuation n'est plus précaire, que la part homosexuée peut être réintégrée, et l'exclusion du même sexe désamorcée.

Au final, la conscience de l'unité du Soi est également réintégrée par le Couple Sacré, mais dans l'émancipation de la vraie Vie, que permet la dynamique qui s'appuie sur la tension de la différenciation sexuée, et non plus dans l'illusion symbiotique de l'unité indifférenciée de l'origine.

La finalité du processus dialectique est donc de partir de l'androgyne indifférencié dans le pur potentiel, et de lui offrir l'opportunité de s'accomplir dans l'androgyne différencié, le Couple Sacré.

Pour cela, l'Etre nouveau doit intégrer la fonction, et cela provoque son passage obligé par une phase intermédiaire de confusion entre l'Etre et le Faire, entre l'identité et la fonction, qu'il ne peut traverser qu'en suivant un certain processus narcissique, dialectique, en rapport étroit avec la sexuation.


Amitié,

steph
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Sphinx

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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Ven 21 Jan 2011, 13:59


Quelques précisions par rapport à ce qui vient d'être dit:


L'homosexuel n'intègre jamais complètement la référence de son propre sexe, et donc n'achève jamais totalement la construction de la fondation du "pont inter-sexuel". Car le deuil d'exclusion du même sexe est la prise de conscience de l'achèvement de cette fondation. Or, l'homosexuel n'atteint pas complètement cette prise de conscience: la fondation n'est donc pas terminée, et c'est ce qui détermine la perpétuation de l'addiction au même sexe (puisqu'il n'est pas assez intégré). Addiction homosexuée au même sexe, qui donc sera finalement sexualisée.



Après l'achèvement de la fondation, le début de la construction du pont reflète un état très précaire, car la référence de l'autre sexe n'est pas intégrée même en petite partie, et donc la sexuation repose uniquement sur une exclusion (du même sexe).

La bisexualité, et même l'homosexualité, sont encore présents en latence, ou comme options effectives transitoires. Tout simplement parce qu'au départ, la construction du début du pont ne peut pas se réaliser sans échaffaudages et oeuvres de soutènement: il ne tient pas du tout par lui-même.

D'autre part, la fondation n'est peut-être pas assez solide, ce qui sera rapidement confronté, avec alors une possibilité de régression (dans la construction du pont).


Tout ce qui est exprimé au sujet de ce processus de sexuation intégratrice ne saurait servir de référence coercitive. Nul n'est tenu d'y croire, ni de s'y conformer.

En outre, il n'y a aucune connotation de faute, ni de culpabilité, ni aucune atteinte à la valeur de la Personne humaine, absolue et inaliénable dans tous les cas.


Amitié,

steph

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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Ven 21 Jan 2011, 18:59



:a16:


Dernière édition par pascalle le Dim 27 Fév 2011, 21:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Dim 23 Jan 2011, 12:43

Bonjour à toutes et tous,


On ne pourra pas superposer dialectiquement les deux polarités sexuées dans le Couple Sacré, comme cela doit se faire, si elles sont encore attirées ou repoussées entre elles parce qu'elles sont mal affirmées par les Personnes humaines. Si la Présence l'une à l'autre des deux essences, des deux énergies, provoque des perturbations narcissiques, elles entreront inévitablement dans un jeu de pouvoir narcissique qui compromettra leur totale équivalence.

Toute attraction ou répulsion particulière entre les polarités sexuées menace la dynamique Sacrée.

C'est pourquoi le chemin intégratif de l'autre sexe doit être parcouru pour espérer vivre la dynamique Sacrée.

On peut cependant dire que c'est la puissance du vortex harmonique lui-même qui achève de dissiper les ultimes attractions/répulsions. On peut donc (et il est probablement impossible de faire autrement) aborder l'entrée du vortex sans être parfaitement stabilisé (mais tout en l'étant psychiquement assez bien quand même!). Autrement dit, le vortex engendre la focalisation des polarités l'une sur l'autre, mais pour cela, il s'agit d'être prêt à vivre cette focalisation.


Pour parler en tant qu'Homme, il est clair pour moi qu'il est essentiel d'avoir parcouru le chemin de l'hétérosexuation jusqu'à l'autre, et au final avoir réintégré ma part homosexuée dans la pureté de mon identité sexuée: le sacrifice initial de cette pureté homosexuée n'engendre pas sa perte, lors de l'exclusion du même sexe, elle est seulement écartée pour permettre la Rencontre avec l'altérité. Cette pureté est rendue au final, lorsque le transfert a été démystifié, et qu'une Rencontre suffisante s'est produite dans la différenciation sexuée.

Comme toujours, le sacrifice sublimatoire n'enlève rien, mais rend tout au centuple!


Il faut parcourir un tel chemin pour, peut-être, comprendre toute son importance intégratrice de la Personne humaine. Ceci n'est pas dit pour dénigrer ceux qui ne parcourent pas ce chemin, mais pour susciter éventuellement certains questionnements.

Je ne fais que témoigner de ma vérité existentielle.


Amitié,

steph




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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Lun 07 Fév 2011, 04:25

Unité - Fréquence - Interdimensionnalité - Multidimensionnalité

0 - Introduction
L'être est androgyne par essence, à l'origine, dans le Un.

Chaque être s'incarne dans ce monde de polarité en abandonnant temporairement une partie de lui-même. L'être naît homme ou femme. Il perd dès la naîssance 50% de son identité, de son entièreté.

Légèrement polarisé à la naîssance, et encore indifférencié pendant l'enfance, le trait de caractère, à cause de la pression sociale, de l'éducation familiale et scolaire, des religions, des médias, va s'affirmer de plus en plus pendant l'adolescence. C'est la crise de l'adolescence. La perte de l'entièreté et son constat sont parmi les causes de cette crise, ainsi que la différence entre les patterns de l'ancienne génération et ceux de la nouvelle.

Toute sa vie, l'être qui s'éveille va rechercher, la plupart du temps inconsciemment et à l'extérieur, l'autre partie du Soi. L'homme va donc rechercher la compagne idéale et la femme le compagnon idéal. La quête extérieure est le reflet de la quête intérieure. L'idéal est d'en prendre conscience et de rechercher à l'intérieur l'autre aspect du Soi. La condition préalable à cette recherche intérieure est l'Eveil. C'est la condition sine qua non.

L'idéal est la rencontre de deux êtres entiers, ayant effectué cette recherche et réintégré l'autre aspect de leur Soi. A défaut, l'autre sert à compléter le manque intérieur, au moins pour un certain temps, parfois pour toute une vie. Et c'est parfois bien ainsi, car ils peuvent, ensemble, ultérieurement, découvrir leur propre entièreté.

Il y a un rapport évident entre cette notion d'androgynie, d'entièreté, et la synchronisation hémisphérique cérébrale. Dans notre monde polarisé, l'homme est plutôt logique, analytique, rationnel (cerveau gauche, "mental") et la femme est plutôt intuitive, créatrice (cerveau droit, "coeur"). L'Unité est la synchronisation des deux en un. Toute la quête de l'être s'articule autour de l'Unité.

Il y a une séquence logique, une progression. Les articles vont à l'encontre de toute " normalité ", donc de l'" esprit de dualité ". Lire les articles, l'un après l'autre, car il s'agit d'une forme de quête initiatique.

-Dominique-
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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Lun 07 Fév 2011, 15:41

Bonjour Xzat,


Ce que tu proposes n'est pas, selon mon point de vue dialectique, une approche spirituelle progressiste, mais régressive. J'ai déjà été confronté à une telle optique.

En effet, l'évolution consiste à passer de l'angrogyne indifférencié originel à un androgyne différencé au final.

La difficulté étant justement, lors de cette évolution, d'intégrer la fonction polaire, procréatrice, par la différenciation.

L'Etre androgyne indifférencié est au départ scindé en ses deux polarités dialectiques: le Soi appelle ses causes, ses instances relativistes.


Et donc, l'androgyne indifférencié est scindé en deux polarités, mais qui sont encore en partie imbriquées l'une dans l'autre.

Le système va favoriser la séparation de ces deux polarités jusqu'à la moitié du chemin de différenciation. Au-delà, ce sera au Couple Sacré (les deux polarités sexuées) d'assumer son évolution narcissique par choix, soit par la régression (réduction de la différenciation), soit par la progression (continuation de la différenciation).


De façon à pouvoir exercer les choix utiles à cette progression ou cette régression, l'incarnation va procurer à chaque polarité sexuée un double narcissique, et physique, qui va lui donner l'impression d'être plus ou moins complet, et de pouvoir faire des choix de façon -apparemment- indépendante par rapport à sa polarité complémentaire.

Mais puisque ce doublement psycho-physique (deux hémisphères cérébraux, corps complet) n'est qu'artificiel, il ne préserve pas des effets du refoulement de la complémentarité (puisqu'il y a encore confusion entre les polarités) et donc de ce fait, cet état implique une addiction sexuelle, et un besoin psychologique de partenariat, et de complémentarité.

On comprend alors que le besoin de complémentarité provient d'un défaut de conscience de l'importance de la complémentarité, de la différenciation.

Paradoxalement, lorsqu'on est dans la conscience intégrale de la complémentarité, on n'éprouve plus le manque, le besoin, de cette complémentarité. Autrement dit, lorsqu'on a pris conscience qu'on est incomplet et qu'on l'a accepté, on ne ressent plus le besoin de la complémentarité: on assume l'incomplétude, sachant qu'elle n'enlève rien à la valeur absolue de notre Personne humaine. La Personne humaine ne peut être stable, équilibrée, que dans la reconnaissance intégrale de son incomplétude.


Une seule Personne ne peut pas intégrer les deux polarités en elle, car elle ne pourrait éviter l'éffondrement narcissique provoqué par la pussance de l'aspiration du potentiel central (Tao, Christ). Une seule Personne humaine ne peut assumer la Vie du Soi.

C'est pour cela qu'il faut DEUX Personnes différenciées, de sorte que l'ancrage du Soi soit solide, inexpugnable, pouvant résister à l'aspiration du potentiel existentiel. Pour que l'ancrage soit parfaitement résistant, les deux points d'appui doivent être placés de part et d'autre du Soi, sur un diamètre du cercle de Vie (le Soi étant au centre). Ce diamètre du cercle de Vie assumé par deux Personnes humaines complémentairement sexuées est un axe identitaire du Soi, associé à un Couple Sacré.

La Vraie Vie n'est pas stérile, et elle est donc corrélée à l'intégration de la fonction procréatrice, qui nécessite une dynamique, et donc la différenciation pour être mise en oeuvre.


C'est là toute la difficulté d'aboutir à ce que deux Personnes acceptent de sublimer leurs narcissismes respectifs, pour les mettre en commun au Service du Soi conjugal, et par là, au Service de la Procréation, et donc au Service du collectif de conscience.


La Personne humaine sexuée ne doit pas atteindre la neutralité, comme si elle était complète, car ce n'est qu'une illusion narcissique créée artificiellement par le double narcissique, juste prêté par le collectif. C'est une régression qui ne peut aboutir qu'à l'effondrement narcissqiue, parce que la tension interne devient ingérable.

Le double est alors considéré comme appartenant à la Personne humaine, alors qu'il appartient au collectif, prêté par celui-ci. Il y a donc usurpation de la part de la Personne humaine par rapport au collectif, dépossédé, et cela ne peut qu'aboutir à un extrême déséquilibre existentiel.

Paradoxalement. parce que la Personne humaine a voulu être entière, équilibrée, elle spolie et rejette le collectif, ce qui la place dans le plus complet déséquilibre, car la Personne humaine est forcément caractérisée par l'individuel ET le collectif. Sans son lien au collectif, elle perd une partie essentielle de sa vérité.


La Personne sexuée doit donc (si le choix en est fait) atteindre sa différenciation complète, qui se situe aux proportions dialectiques 1/3-2/3 des aspects Yin et Yang: 1/3 Yin et 2/3 Yang pour l'Homme, et complémentairement 1/3 Yang et 2/3 Yin pour la Femme, de sorte que cette configuration harmonieuse puisse déboucher sur la dynamique Sacrée (rotation de vitesse angulaire infinie des polarités sexuées autour du Tao).

Pour cela, les Personnes sexuées doivent sublimer leurs narcissismes interférants. En effet, pour que les deux polarités se séparent complètement, se différencient totalement, pour mieux s'unfier, elles doivent renoncer à l'illusion du double, à l'artifice de la complétude personnelle humaine. Elles doivent accepter de reconnaître qu'à deux, elles forment un seul Etre, une Personne conjugale faite de deux Personnes sexuées. C'est la réalité non-dualiste.


Mais bien entendu, dans le cadre du libre-arbitre, produit par l'artifice du double narcissique, il est permis de croire et de choisir l'une ou l'autre explication.

On peut considérer narcissiquement que la vérité se trouve du côté d'une complétude personnelle, individualiste, à réintégrer dans une possessivité narcissique définitive à l'égard du double, sans véritable ouverture sur l'altérité et la différence, dans la négation de la réalité collective.

Ou on peut reconnaître que l'intégration de la richesse vitale, et donc de la fonction Procréatrice, réclame un choix sublimatoire, une "mort" narcissique non morbide, qui permet de "mourir" à l'autre, de s'offrir à la différence, de sorte d'aboutir à la synthèse de l'androgyne différencié qui nécéssite DEUX Personnes humaines différenciées d'un point de vue sexué.

Là est justement LE point du choix crucial, entre régression et progression. Et chacun verra régression et progression dans l'une ou l'autre explication, selon la vision de ses choix dans le libre-arbitre.


En ce qui me concerne, ce n'est même plus une question de compréhension, de logique dialectique, de choix, etc, puisque j'ai vécu l'état non-dualiste avec une autre Personne différenciée (une Femme donc).

J'ai vécu la fusion des consciences dans une seule conscience, avec pourtant respect des deux consciences séparées (unité non-dualiste), et interpénétration des perceptions sensortielles (imbrication des sens physiques), et engagement du vortex énergétique de la dynamique du Couple Sacré, tout cela par téléphone à plus de 30km de distance.

Cela n'a simplement pas été jusqu'au bout, car l'heure n'avait pas encore sonné.

Mais une telle dynamique repose forcément sur l'intégration personnelle humaine de la différenciation sexuée à 1/3-2/3 des aspects polaires Yn et Yang.

Une égalisation personnelle humaine à 1/2-1/2 représente, du point de vue de la différenciation, et de la dialectique, une régression qui ne peut qu'aboutir à un effondrement narcissique des aspects polaires, et nullement à la moindre synergie de fertilité existentielle avec l'altérité. Il ne peut y avoir que stérilité dans ce cas.

Enfin, il faut comprendre, de plus, que lors de la sublimation narcissqiue de la voie progressiste (selon moi), le double n'est pas véritablement perdu: il est intégré dans le point central du Tao (Christ), entre les polarités, rendu au collectif qui l'avait prêté, et où il reste actif et disponible aux Personnes humaines. Il est alors paradoxal: à la fois direct et indirect (non-dualité).

C'est alors seulement que la Personne peut se sentir complète, parce qu'elle a offert son narcissisme personnel à la conjugalité du Couple Sacré, en acceptant d'évoluer jusqu'à la complète différenciation sexuée.

La Personne se sent alors complète, bien que s'étant paradoxalement acceptée dans son incomplétude fondamentale, car elle a intégré totalement son aspect collectif, son ouverture à l'altérité, à l'Autre.


Tout cela a été développé en long et en large dans cette section sur la dialectique de la perception.



Amitié,

steph


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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Lun 07 Fév 2011, 19:03

Bonjour à toutes et tous,


comme j'en ai déjà parlé ailleurs, il existe deux formes de logique existentielle:

- la logique neutralisante, qui se réfère, comme source existentielle, à l'immuabilité de la staticité, de la forme parfaite, et donc de la neutralisation de la dynamique.

- la logique positiviste, qui se réfère comme source existentielle, à une signification, une dynamique cyclique éternelle, jamais véritablement neutralisée, les polarités de cette dynamique ayant elles-mêmes neutralisé, intégré, une tension polaire entre elles.

Les deux optiques métaphyisques proposées dans ce fil de discussions, l'une par Xzat et l'autre par moi-même, sont relatives à ces deux logiques.

La première logique stipule que la Personne humaine est une complétude polaire, qui donc serait globalement neutre, mais qu'elle doit en somme intégrer cette neutralité, imparfaite au départ.

Etant neutre, la Personne humaine n'est donc pas envisagée comme pouvant interagir avec autrui dans une quelconque dynamique polaire. ce qui condamne tout forme de fertilité existentielle. La fonction est rejetée et l'être, considéré comme pure identité, ne peut que retourner au pur... potentiel, soit un effondrement narcissique dans le néant. Car la logique de na neutralisation conduit logiquement à la neutralisation...


Le seconde logique stipule que la Personne humaine est une incomplétude, une instance relativiste appelée comme cause par le potentiel du Soi. La Personne humaine est donc fondamentalement, dans cette optique, polarisée, mais la séparation des deux polarités est progressive, devant aller jusqu'à une parfaite proportionnalité complémentaire 1/3-1/3 et 2/3 1/3 respectivement.

Par l'intégration de cette différenciation proportionnelle parfaitement complémentaire et équilibre, les instances relativistes du Soi intègre la tension existentielle autour du potentiel (leur cause-en-soi), et peuvent alors intégrer la dynamique Sacrée.

Les Personnes humaines, comme polarités sexuées affirmées, sont alors, par leur inscription dans la dynamique Sacrée universelle, au Serivce de la collectivité, par la mise en oeuvre de la Procréation cosmique. La fonction est intégrée, soutenue par l'identité. La logique positiviste conduit logiquement à la positivité de l'existence, au Serrvice du potentiel collectif, et non pas absorbé par ce potentiel comme dans le cas de la logique neutralisante.

Pendant le temps (relatif) nécessaire à la séparation des polarités du Soi, elles sont nanties par un double narcissique prêté par le potentiel collectif. Ce double narcissique qui donne aux polarités humaines l'illusion qu'elles sont complètes, est le "lubrifiant" permettant l'évolution du véhicule narcissique du Couple Sacré.

Ce lubrifiant, pratiquement, est le libre-arbitre, qui autorise de faire des choix existentiels personnels, et donc des choix soit propices à la progression vers la différenciation, soit opposés, et donc dans une régression de la différenciation. Le véhicule narcissique du Couple Sacré peut donc avancer ou reculer, selon les choix réalisés, et permis par le libre-arbitre, libre-arbitre protégé par l'artifice du double.

On peut donc selon le libre-arbtire, croire valablement à l'une ou l'autre explication, soit de logique neutralisante, soit de logique positiviste. C'est une question de choix personnel.


Afin d'apporter des éléments en faveur de la logique positiviste, d'intégration de la fonction Procréatrice, à part la théorie dialectique et le récit de mon epxérience:


Le nombre Pi a, pour premières décimales; 141592

Leur addition 22. Or il y a 22 lettres dans l'Hébreu.

Leur multiplication vaut 360, soit les degrés du cercle.

Le nombre de permutations différentes de ces décimales, est de 360.

Le nombre 360 possède 24 diviseurs entiers (nombres entiers associés à une division entière de 360, sans reste).

Parmi ces 22 diviseurs, seuls 22 créent des polygones en divisant le cercle de 360°.

Ce sont les 22 lettres du Verbe.

Cependant, la globalité du cercle possède bien 24 diviseurs. Ce sont symboliquement les "côtes" de l'Adam primordial, l'Androgyne indifférencié, le cercle non polarisé.

Dans la Genèse (2), donc le Créateur retire une côte, ou plutôt la côte-diviseur 1, gardienne de l'unité circulaire. Il le fait au verset 22, représentant le Verbe.

Puisque de diviseur gradien de l'unité a été écarté, c'est la côte-diviseur du poids le plus fort juste après, qui prend la relève: le diviseur binaire 2, qui est la 23ème côte. Et c'est justement au verset 23 de la Genèse (2), que l'Homme prend conscience de la binarité. Et comme par hasard, la 23ème paire chromosomique est celle de la différenciation sexuelle.

Au verset 24 de la Genèse (2), il est dit que l'Homme et la Femme referont une seule chair (donc réintégrant l'unité de la côte-diviseur 1), le 24ème diviseur de 360°.

Il s'agit là de la description du processus spirituel consistant à partir de l'androgyne indifférencié, de le soumettre à la dualité, afin de lui permettre d'éventuellement aboutir à l'androgyne différencié, dans l'intégration de l'unité "sacrifiée" transitoirement.

Car lorsque le diviseur 1 est écarté, c'est la binarité qui devient prépondérante sur l'unité, et cela forme la dualité, tout simplement. Et Eve, formée par ce diviseur 1 écarté, n'est pas la vraie Femme, mais l'inconscient qui naît de la confusion dualiste des deuxx polarités entre elles, afin de préserver leur unité malgré son écartement transitoire.

En d'autres termes, les polarités dualisées par le sacrifice transitorie de l'unité, doivent pourtant rester quelque part unifiée. Elles le seront par Eve, l'inconscient, qui est associé au double narcissique prêté par le collectif à chaque polarité.

Si les polarités décident de faire progresser leur véhicule conjugal jusqu'à la différenciation dialectique complète, alors elles pourront réintégrer le diviseur unitaire, dans un cercle polarisé, dynamique, cyclique, vivant.

Si les polarités décident de faire régresser leur véhicule conjugal jursqu'à l'indifférenciation (neutralité), alors elles seront englouties par le retour inévitable du diviseur unitaire, dans une cercle de pure forme, non-dynamique, "mort" comme pur potentiel, néant.

La Génèse Livre 2, lorsqu'on en comprend les implications géométriques, dialectiques, kabbalistiques en somme, décrit la Procréation à partir d'un androgyne indifférencié, pour aboutir, par choix propre éventuel, à un androgyne différencié, vivant par lui-même.

Si Pi est l'ADN du cercle, il est l'identité. Pour que l'identité soit mise au service de la fonction (Procréation), elle doit être dynamisée par des instances relativistes: les Personnes sexuées.

La fonction Procréaticre est donc une transmission éventuelle de la fonction Procréatrice. L'Etre nouveau est libre d'accepter cette transmission de la vie, ou de ne pas l'accepter.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Lun 07 Fév 2011, 20:38


Donc, pour résumer un peu tout ça, la dualité est le passage inévitable de l'indifférenciation à la différenciation.

Au départ, la conscience vierge, et pour tout dire "légumineuse", de l'Adam primordial, du Soi, est une pure potentialité, une pure forme, un cercle rempli seulement de "bruit" grisatre, comme l'écran d'une télé sans signal de chaîne.

C'est un androgyne indifférencié qui ne dispose pas de conscience par lui-même, mais de façon strictement et intégralement assistée.

Pour lui offrir une conscience autonome, et l'expérience de la vraie Vie, il faut permettre à cette conscience vierge du Soi, de se dynamiser. Et pour se dynamiser, elle doit intégrer une structure polaire, différenciée, transformant le "bruit grisâtre indifférencié" en une structure harmonique nettement différenciée.


Le Créateur (= potentiel + Couple Sacré) va donc introduire une impulsion de scission au centre de la conscience légumineuse originelle.

Le moment de cette insémination correspond à celui de la mise à l'écart de la côte-diviseur 1, gardienne de l'unité de la conscience.

Lorsque le diviseur 1 est écarté, la prépondérance revient au diviseur 2, binaire, et la conscience va donc passer par une phase de confusion et donc de conflit entre les polarités sexuées naissantes.

Cette prépondérance confusionnelle du diviseur 2 correspond au passage par la dualité. C'est une configuration où paradoxalement le diviseur gardien de l'unité est assujetti à un diviseur de "poids" pourtant moins élevé, le diviseur gardien de la binarité.

Cependant, l'unité n'est qu'écartée, d'un point de vue pratique, et reste conservée par l'entremise de l'inconscient Eve, domaine du refoulement (de l'unité tout d'abord) et des projections.

On peut comprendre que la configuration dualiste donne de la souplesse à l'unité de conscience de sorte que les deux polarités puissent y émerger l'un de l'autre. L'inconscient est donc un tampon, un élastique existentiel permettant à la conscience immature du Soi d'évoluer.

L'expérience de cette dualité se fait par l'entremise d'une forme d'artifice transitoire, par lequel la Personne humaine sexuée reçoit une capacité d'auto-détermination, le libre-arbitre. Ce libre-arbitre est l'effet de l'élastique dont on vient de parler. Cela permet aux deux polarités de se comporter de façon autonome l'une par rapport à l'autre, et donc de choisir quel direction doit prendre le véhicule conjugal: la différenciation, ou l'indifférenciation.

Plus précisément, sans l'élastique du libre-arbitre, les polarités sexuées humaines n'auraient pas la possibilité de se discriminer l'une de l'autre pour naître l'une à l'autre, et faire nâitre le Soi conjugal à lui-même. Mais la contrepartie inévitable de cet élastique, est que le véhicule du Couple Sacré peut aussi régresser vers la confusion complète des polarités.

En l'inconscient Eve, le Serpent (sinusoïdale de la dynamique cyclique, inséminée par le Créateur) engendre le désir de possession du double narcissique: la Personne humaine clivée dans la conscience du Soi, se voit et se contemple dans le miroir de l'inconscient Eve, fiasant écran entre les deux polarités. L'intégration du double narcissique (consommation du "fruit défendu") se poduit naturellement: le fait de se voir dans le miroir de l'inconscient motive la Personne humaine à se posséder elle-même.

De là, l'incarnation va lui offrir une simulation de complétude qui va lui permettre d'expérimente la possession d'elle-même. L'incarnation sera bien entendu régie par la dualité, et la mystification du double narcissique.

En contrepartie de l'unification artificielle des Personnes sexuées par l'inconscient Eve, leurs corps seront doublés et clivés l'un de l'autre: chaque Personne se verra octroyer un corps physique différent, clivé de l'autre par la dualité. Chaque corps aura deux hémisphères cérébraux afin que chaque Personne puisse se croire complète en conscience et réaliser ses choix propres. Mais les hémisphères seront eux-mêmes clivés par l'épine (anatomique et psychque).


De toute façon, dans tous les cas, l'unité sera réappliquée au final, de façon progressiste dans l'androgyne différencié, capable à son tour de Procréer, ou de façon régressive dans l'androgyne indifférencié, stérile. Car l'Homme et la Femme formeront une seule chair dans le Corps Christique unifié.


L'idée est donc qu'une seule Personne humaine ne peut pas seule assumer la conscience du Soi. Si une Personne humaine veut assumer seule la conscience du Soi, elle se neutralise d'un point de vue polaire, et ne résistera pas à l'effondrement produit par l'aspiration du pur potentiel.


Il faut deux Personnes humaines différenciées et complémentaires (sexuées) pour assumer la conscience du Soi, qui est d'abord conjugale, avant d'être collective.


Amitié,

steph



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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Ven 25 Fév 2011, 13:20


Bonjour à toutes et tous,


quelques mots à propos du plan psychologique humain.


Ce plan psychologique est en somme le résultat des perturbations de l'onde mentale conjugale. Il est produit par un Esprit incomplètement incarné et qui se baigne alors dans sa propre contemplation narcissique.

Penser que la rencontre de deux psychologies humaines soit source de richesse réelle, est donc au moins en partie une forme d'illusion (en partie seulement parce qu'au-delà du psychologique, il y a toujours dans une rencontre une part de vérité sur un autre plan).

La véritable richesse est existentiellement produite par l'incarnation intégrale de l'Esprit dans la physicalité du corps. C'est la Rencontre entre l'Esprit et la Matière qui est source de véritable richesse. Et cette Rencontre Esprit-Matière nécessite une Rencontre totale des instances sexuées Homme et Femme.

La transsubstanciation qui découle de la crucifixion mentale (stabilisation phychique et mentale) est le produit de la Rencontre entre Esprit et Matière, et débouche sur la Résurrection (dans le Corps Christique unifié).

Du point de vue du dialecticien que je sus, le fait de ne pas assumer psychologiquement les conditions corporelles, reflète l'état d'un Esprit qui rechigne à l'incarnation pour une raison x ou y.

Et le fait de penser que la rencontre sur le plan psychologique puisse valablement se substituer à une rencontre de l'Altérité, de la différenciation manifeste, physique, car ce plan psychologique peut refléter lui-même des aspects de cette différenciation, signale encore un Esprit qui rechigne à l'incarnation, et qui observe avant tout le plan de ses réalisations intrinsèques, personnelles.

Le simple fait d'aller, ne fût-ce qu'un peu, même de façon encore précaire, vers l'Altérité, signale une disposition de l'Esprit à une forme d'évolution intégratrice.

Car pour "se frotter" véritablement à la différence, il s'agit d'"oser" être présent. Et pour être présent, il faut sortir de la fascination exercée par le plan psychologique personnel.


Tout cela n'est bien entendu pas jugeant. Il s'agit de considérations dialectiques qui n'ont nulle force de référence, une vraie référence ne pouvant ni ne devant être forcée, en aucun cas. Il s'agit d'exprimer que la différenciation est une valeur dialectiquement naturelle, mais pas de l'imposer.

La mort narcissique, indispensable à la renaissance des Personnes sexuées dans la pureté retrouvée du Couple Sacré, est la sublimation par laquelle l'Esprit arrête de s'accrocher à lui-même dans la contemplation de son "pouvoir" psychologique, afin d'assumer une véritable et intégrale conscience physique par laquelle il peut enfin être Présent à l'Autre, à la différence, et à partir de là, à tous les autres.

Cette conscience physique directe, assumant totalement l'identité sexuée, est la pureté retrouvée dans le Couple Sacré: une immédiateté de la perception avec la conscience, sans qu'il n'y ait plus de perturbations psychologiqumenent crées et narcissiquement nourries.

La pensée narcissique, pourtant, ne s'arrête pas vraiment: elle est intégrée et marginalisée.


Amitié,

steph
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Sphinx

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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Ven 25 Fév 2011, 14:35

En somme, pour bien faire comprendre ma position, ce que je souhaite "faire" est ceci:

- pouvoir exprimer mon point de vue à propos de la Nature de l'Etre telle qu'elle est, sans menacer la valeur inaliénable de la Personne humaine dans tous les cas, mais sans retenue qui serait illégitime non plus

- signaler qu'il y a "quelque chose" de peut-être important (cela l'est pour moi!) sur l'"autre rive" de la différenciation, et que pour atteindre cette importance éventuelle, il faut construire un pont pour rejoindre l'autre rive


Je ne propose donc pas une doctrine existentielle visant à dénigrer le point de vue d'autrui, mais je tiens à dire les choses telles que je les perçois et comprends.


Il m'apparaît, par exemple, que les homosexuels semblent revendiquer, au-delà de leurs droits civiques et humains inaliénables, même des aspects hétérosexuels que la nature ne leur a pourtant pas attribués, comme la procréation.

Ils utilisent maintenant le système des mères porteuses (que je considère de toute façon comme humainement adultère) pour "transgresser" la nature (utilisation détournée de la Féminité, fonctionnalisée de façon adultère). Ceci dit, cela peut aussi se produire dans le cas inverse: adultération de la Masculinité par fonctionnalisation ("Père géniteur").

N'y a t-il pas plus à faire dans l'affirmation d'une identité homosexuelle épanouie dans sa spécificité, que dans une tentative de copie de l'identité hétérosexuelle, au risque d'aboutir finalement à une adultération de certaines composantes fondamentales?

Car si l'homosexualité est une authentique identité personnelle humaine, alors elle s'épanouit logiquement dans et par les conditions que sa nature (et donc LA nature) lui offre, tout comme l'hétérosexualité s'épanouit (si tout va bien) dans les conditions que sa nature lui offre.

Il est de toute façon posé et acquis que toutes les Personnes humaines ont une valeur égale absolue qui, dans nos sociétés, justifie la reconnaissance d'un ensemble de droits fondamentaux.

Mais au-delà de ces droits, n'y a t'il pas une éthique à reconnaître aussi, exprimant que chacun s'épanouit véritablement dans les conditions de sa propre nature (pour autant qu'il n'y ait pas eu d'accident particulier, handicap, etc) ? Et aussi que lorsqu'on désire une autre nature que celle qui nous correspond, on "mélange les genres", ce qui aboutit à une adultération de la signification humaine?

Ceci n'est pas un propos ségrégationniste, mais discriminatoire (discrimination positive), puisqu'il s'agit de reconnaitre, par la stricte égalité de la valeur humaine dans tous les cas, les différences se présentant dans l'expression de la nature humaine, et sur cette base, promouvoir un véritable épanouissement de ces différences éventuelles, dans et par leurs propres spécificités.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Ven 25 Fév 2011, 14:42

"Ils utilisent maintenant le système des mères porteuses (que je considère de toute façon comme humainement adultère) pour transgresser la nature (utilisation détournée de la Féminité, fonctionnalisée de façon adultère). Ceci dit, cela peut aussi se produire dans le cas inverse: adultération de la Masculinité par fonctionnalisation ("Père géniteur")."

Même en étant homosexuel, je te rejoins profondément sur ce thème! Quel acte égocentrique que "l'utilisation de mère porteuse", la nature n'est pas un outils dans ce cas.

L'enfant à besoin d'une représentation d'un homme et d'une femme, d'un couple. Ce serait comme une carence pour l'enfant, un manque de relation vital pour sont évolution.

Bien à vous.
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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Ven 25 Fév 2011, 16:19


Merci pour cette intervention, Xzat,


de mon côté, j'aurais dû tempérer "ils utilisent..." par "certains utilisent...", de même que "certains homosexuels semblent revendiquer..."


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Dim 24 Mar 2013, 23:42

Bonjour à toutes et tous,



je remets ce sujet sur le métier après avoir médité et "accouché" par rapport à une réflexion spontanée d'une amie (qui est aussi très certainement "ma" FJ).

Alors que nous parlions de l'homosexualité, elle a tout-à-coup fait une sortie spontanée, qui lui a échappé intuitivement. Je fais toujours très attention à ce type d'expressions, souvent produites par une certaine vértié qui utilise un canal particulièrement important (pour moi) afin de se manifester.

Or donc, elle a soudaint émis à brûle-pourpoint: "l'homosexualité est une solution!"

Il lui était bien impossible d'expliquer précisément pourquoi, mais cela s'était imposé à elle et donc, représentait pour moi une interpellation d'importance!


Certes, la dialectique permet de comprendre que le Couple Sacré, hétérosexué, unifié, est la garantie unique et universelle, nécéssaire et suffisante, que l'éthique est et sera respectée, dans l'articulation sociale entre l'individualité et la collectivité. La conjugalité hétérosexuée constitue de ce fait le pivot relationnel social fondamental qui préside aux équilibres personnels, individuels et collectifs, et donc à la stabilité de l'Etre à tous les niveaux de réalisation.

Même dans ce pradigme dualiste, où les références sociales sont adultérées par le refoulement, la conjugalité hétérosexuée reste un pivot essentiel de l'équilibre relationnel général. Et c'est une des raisons pour laquelle ce pivot est attaqué dans ses fondations, afin de dérober à l'individu sa plus importante protection contre la dérive d'une fausse collectivisation, tendancieuse, élitiste et spéculative, y compris lorsqu'elles sont enrobées par du chocolat pseudo-démocratique!


Mais donc, si l'hétérosexuation est une référence existentielle véritable, à ce point essentielle, et donc LA solution à toutes les dérives relationnelles immatures ou régressives, comment l'homosexuation peut-elle être une solution, à quoi, et dans quel contexte?

On sait que toute référence véritable ne peut pas être imposée, car alors elle perd forcément son statut de référence naturelle. Et donc, prôner l'hétérosexuation, en vertu de la vérité éthique du Couple Sacré, ne peut pas conduire à de l'homophobie!


Je ne suis donc pas homophobe. Je reconnais aux homosexuels une valeur humaine et des droits fondamentaux et sociaux égaux à ceux des hétérosexuels. Là où je suis en porte-à-faux avec certaines revendications actuelles, sont des contextes dans lesquels l'éthique est mise à mal, et implique une réfléxion un peu plus profonde que les réactions viscérales actuelles et les mesures morales, mais absolument non éthiques, qui en découlent.

Le principe des mères porteuses, je le conteste déjà dans le cadre des hétérosexuels, et donc aussi pour les homosexuels, tout simplement. Le mariage civil (et même religieux) des homosexuels ne me pose aucun problème. Mais la faculté d'adoption me paraît traitée sur un mode trop superficiel, généraliste, et donc sans assez de garde-fous! Et c'est un enfant adopté qui écrit.


Bref, ce préambule terminé, quelle est donc la solution représentée par l'homosexuation?



Après méditation, je dirais qu'il s'agit aussi d'une solution éthique, mais pas sur le même plan que celui où oeuvre l'hétérosexuation du Couple Sacré.


On sait que l'hétérosexuation provient au départ d'une exclusion du même sexe, qui intervient en réaction d'une homosexuation précoce naturelle, elle-même fondée sur le refoulement originel de la différenciation sexuée. Cette exclusion du même sexe est aussi, logiquement, une intégration de ce sexe, comme fondation d'une extériorisation: le narcissime est extraverti sur la Personne de l'autre sexe, par le pivot transférentiel (double narcissique). Cela conduit à une relation sexuée par exclusion (du même sexe) et non pas encore par inclusion (de l'autre sexe): ce n'est donc qu'un pont qui commence à être jeté vers l'altérité, la différence, mais qui reste encore fondé uniquement sur la berge de départ, à savoir l'exclusion du même sexe.


On sait aussi que si l'Etre régresse narcissiquement, le transfert va devenir de plus en plus exacerbé, jusqu'à aboutir à des comportements de perversion narcissique, puis de vampirisme. Tout simplement parce que la relation hétérosexuée est encore caduque, fonctionnant par exclusion

Et donc, la régression conduit à ce stade à expérimenter un relationnel particulièrement sensible, et en contravention de l'éthique. Du moins, si le transfert est extraverti...

Et c'est là que je vois la solution en question! Le choix incarnationnel peut envisager de se réaliser par rapport à un pivot transférentiel introverti lorsque cette option ouvre sur une incarnation plus respectueuse de l'éthique, même si ce n'est que transitoirement et relativement.

Du moins, une telle option pourra temporiser la régression et proposer des expériences incarnationnelles assez cohérentes pour être réellement didactiques, et éventuellement renverser le mouvement narcissique de l'Etre.


Cependant, dans l'hypothèse où la régression est totale, rien ne peut plus s'opposer à l'effondrement narcissique par annihilation des polarités sexuées, et même la solution homosexuée ne peut plus rien protéger narcissiquement parlant!


En synthèse:


1- L'hétérosexuation est la référence relationnelle, individuelle et collective, universelle, qui trouve sa quintessence dans le Couple Sacré.

2- En tant que véritable référence naturelle, l'hétérosexuation ne peut pas être imposée, et ne peut pas conduire à de l'homophobie.

3- Cela est confirmé par le fait que l'homosexuation effective (non précoce) est aussi une solution existentielle parfaitement valable, même si elle est transitoire, et relative à une situation narcissique problématique d'un point de vue éthique. Elle peut être choisie par l'Etre afin de préserver l'éthique existentielle en dépit d'une dérive narcissique importante qui conduirait à des comportements pervers si extraversion hétérosexuée.

4- L'homosexuation effective n'est cependant pas forcément la conséquence d'un tel choix éthique. Elle peut aussi simplement constituer un "refus face à l'obstacle". Elle peut aussi représenter la position ultime de l'introversion intégrale, dans l'effondrement narcissique, mais ce n'est plus alors vraiment de l'homosexuation: même si cela peut y ressembler d'une certaine façon, c'est autre chose!

5- Dans tous les cas, les Personnes humaines ont une valeur égale, absolue et inaliénable, ce qui réclame la mise en oeuvre de l'éthique, qui n'autorise pas tout ce qui se fait ou tente de se faire actuellement.


Il s'agit donc de respecter totalement la position narcissique homosexuée en ce qu'elle peut représenter un choix eistentiel éthique parfaitement valable. Et cela n'est pas en opposition avec le fait de prôner, par ailleurs, la référence universelle de la conjugalité hétérosexuée, sans l'imposer!


Amitié,

steph



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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Ven 05 Avr 2013, 08:42

Citation :
Sphinx:je remets ce sujet sur le métier après avoir médité et "accouché" par rapport à une réflexion spontanée d'une amie (qui est aussi très certainement "ma" FJ).

Alors que nous parlions de l'homosexualité, elle a tout-à-coup fait une sortie spontanée, qui lui a échappé intuitivement. Je fais toujours très attention à ce type d'expressions, souvent produites par une certaine vértié qui utilise un canal particulièrement important (pour moi) afin de se manifester.

Or donc, elle a soudaint émis à brûle-pourpoint: "l'homosexualité est une solution!"


La théorie du Genre,

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...à méditer...

Publiée le 24 mars 2013
Intervention de Patrice André au meeting de la Manifpourtous
- Ce qu'on vous cache !
un clic pour écouter la vidéo:

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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Ven 05 Avr 2013, 12:01


Bonjour Nathalie,


c'est une subtile récupération spéculative, confusionnelle, entre les aspects de similarité et de différenciation des identités sexuelles.

C'est une forme de détournement du paradoxe dialectique.

On entend, dans cette théorie, des choses qui paraîssent dialectiquement justes, mais ne le sont pas du tout en réalité, car détachées de leur cadre légitime.

Voir les similitudes doit servir à discriminer les différences, pas à les exclure, les nier, les rejeter!

Vouloir systématiquement n'envisager que les similitudes au point de nier la réalité sexuée dans ses différences, et de prôner une (fausse) liberté identitaire à cet égard, est une exacerbation issue de la toute-puissance foetale refoulée.

Elle consiste comme toujours à privillégier un aspect (la similitude) au détriment d'un autre (la différence).

Certes, on sort d'un cadre où c'est la différence exacerbée qui servait à manipuler et dominer, et maintenant, comme un bon pendule, on va tomber dans un cadre où c'est la similitude qui va servir à manipuler et à dominer!


Dialectiquement, la réalité de la perception ne peut s'appuyer que sur la conjonction entre la similitude ET la différence! Toutes deux sont égalitairement responsables de la juste perception de la réalité humaine!


Ainsi, si Hommes et Femmes sont narcissiquement égaux, d'une valeur humaine strictement positive, égale, absolue, et inaliénable, et si cela est réellement prôné en tant que vérité sociale, alors la différence entre Homme et Femme doit sauter aux yeux et impliquer les distinctions adéquates.

Le fait de nier cela, de ne pas vouloir reconnaître ces différences, est donc symptômatique d'une position où l'égalité de valeur entre les sexes n'est pas non plus reconnue et véritablement considérée!

CQFD.


La "théorie du genre" est donc une exacerbation de la dérive du libre-arbitre psychologique: le plan psychologique est considéré comme ayant valablement le droit de décider de son identité sexuée.

Or, cette identité est fixée par ailleurs. La seule vraie liberté du plan psychologique, est de la reconnaître... ou pas! Et donc de vivre dans la vérité de sa Personne, ou dans une projection chimérique de sa Personne!

Mais l'être psychologique n'a aucune prise véritable sur la Nature de sa Personne! Une telle théorie tente perfidement de promulguer la croyance du contraire!


Alors certes, la dialectique précise que les Personnes émancipées dans le Couple Sacré ont égalitairement accès à tous les organes sexuéls, masculins et féminins, car ils ne sont plus attachés narcissiquement. MAIS cela n'est possible QUE parce que les identités sexuées ont été intégralement reconnues par ailleurs!!!


Amitié,

steph


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MessageSujet: Re: L'Homosexualité   Ven 05 Avr 2013, 12:15

En somme, la véritable égalité sexuée consiste à reconnaître que similitude et différence ont autant d'importance!
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