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 Ils ne sont forts que parce que nous sommes faibles

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AMBRE

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MessageSujet: Ils ne sont forts que parce que nous sommes faibles   Lun 08 Fév 2010, 12:02

Ils ne sont forts que parce que nous sommes faibles!


vendredi 5 février 2010 par
Archétype
(Source :
Alterinfo)
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Ça m’amuse un peu quoique en réalité pas du tout de voir les gens accuser nos dirigeants de tous les maux de la terre. Je leur conseille de méditer sur ces propos que la bible attribue au christ : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère. » Luc 6, 41. En fait ils ne sont pas forts parce qu’ils sont forts, ils sont forts parce que nous sommes faibles. Nous sommes en fait et le terme n’est pas fort des associés du diable.

Associés du diable

Ce film avec Keanu Reeves et Al Pacino est un bijou, je crois l’avoir plusieurs fois répété. C’est un chef d’œuvre parce qu’il nous oblige à nous regarder tels que nous sommes et à « balayer devant notre porte ». Il nous invite aussi à nous « méfier de ce que nous voulons ». Nous sommes des égoïstes qui pensons avant tout à nous-mêmes peu importe les conséquences que cela peut avoir sur ceux qui nous aiment ou les autres. Le jeune Kevin Lomax (interprété par Keanu Reeves) dans « l’associé du diable » est le prototype même de l’égoïste (d’ailleurs je pense qu’un des grands thèmes du film est l’égoïsme et la femme de Lomax interprétée par la charmante Charlize Theron est aussi une boule de pur égoïsme) ! Il est peu étonnant que le « diable » ait aussi « aisément » abusé de ce jeune homme intelligent mais ambitieux et particulièrement vaniteux. Nos ennemis (des autres nous-mêmes en puissance) plantent le décor et sans y réfléchir nous fonçons tout droit dans les pièges parfois grossiers qui nous sont tendus ! On veut constamment se faire plaisir et nous oublions qu’en fait toute chose a un prix ici bas ! Toute négligence peut se payer cher ! Peut-être qu’un de ces sachets que vous jetez négligemment ira étouffer un animal dans la mer etc… Peut-être que la pollution que vous avez laissé s’accumuler vous tuera ou tuera un de vos proches un de ces jours (je suis un adepte de la théorie du chaos et je pense que chaque négligence peut se payer cash)… Aussi négligents que nous sommes, nous jetons en l’air des cailloux qui finiront inévitablement par retomber (il reste à savoir où et sur qui ou quoi). Nous pourrissons l’avenir de nos enfants etc… Alors je pense que certains gagneraient à entamer « le combat intérieur » (http://www.alterinfo.net/Le-combat-interieur_a42048.html) avant d’accuser l’autre de tous les maux justement comme le fait le jeune Kevin Lomax à la fin du film « l’associé du diable » en accusant « le diable » de ses propres erreurs et choix avant d’être mis devant la réalité (car le libre arbitre est un des autres thèmes de ce remarquable film). C’est bien beau de voir la main des sionistes dans toutes les catastrophes de la terre, mais question toute bête combien sont ces sionistes dans le monde ? Une poignée comme dirait un de mes amis d’université ! Ils ne sont rien du tout, mais ils ont une arme que nous n’avons pas ! Ils savent ce qu’ils veulent et ils sont solidaires. Ils savent aussi qu’ils peuvent compter sur l’égoïsme, la malveillance potentielle et la bêtise du genre humain. L’humain qui ne comprend pas des choses aussi évidentes que le fait que la terre ait des limites. Porté par ses rêves insensés il offre une voie royale au diable (ou comme dirait certains « la personnification de l’esprit du mal ») ! Ce n’est guère étonnant que certains aient vu en Obama le messie (Obama est un rêve) ! On n’est pas un homme de bien quand on le pense, mais quand on le sait et quand on le prouve ! Alors certes par ce que je dis certains pourraient penser que je suis l’avocat du diable, pas du tout ! Je me contente d’être juste logique.

Le bon sens brille par son absence

La quête de la facilité est quelque chose qui m’a toujours agacé en l’humain (et je suis un humain donc je ne me désolidarise pas du troupeau). La crise des subprimes est en outre la preuve de cette incapacité chez l’humain a accepté le fait que la vie n’a pas vocation à être simple ou aisée ! Comme je l’ai dit maintes fois si la vie devait être aisée, nous n’aurions ni intelligence, ni conscience ! La vie a aussi à mon avis pour but de nous faire utiliser notre intelligence. Et certains croyants me désespèrent aussi ! Ils pensent qu’il suffit d’aller danser à l’église chaque dimanche ou d’aller fanfaronner à la mosquée le vendredi et c’est bon ! Si c’était aussi simple, ce serait merveilleux ! S’il suffisait d’aller bombarder un pays pour avoir soi-disant la paix, ce serait « cool » mais en vérité vous ne faites que repousser le problème voire l’aggraver. Le problème est en nous ! En quoi croyons-nous (vraiment) et que voulons-nous (réellement) ? Voulons-nous une grosse maison, une grosse voiture par vanité ? Ou voulons-nous un monde où chaque personne qui veut travailler dur puisse le faire pour nourrir sa famille et s’occuper des siens ? Un monde où toute personne honnête puisse vivre du fruit de son labeur ? L’intelligence est de comprendre que si l’on a beaucoup on doit aider ceux qui ont peu ! L’intelligence est d’essayer d’éduquer ceux qui n’ont pas d’éducation afin qu’ils ne fassent pas des choses par ignorance et ne deviennent une menace pour eux et potentiellement pour nous ! Les pauvres peuvent devenir une menace pour les riches quand ils n’ont plus d’espoir ! Et ces « illuminatis » ou autres n’ont obtenu cette puissance que par la ruse et par la même astuce que « le diable » a selon genèse utilisée pour séduire Eve ! Il a dit ceci : « 3.4 Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; 3.5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » Genèse. Ne nous leurrons pas, le serpent est (aussi) en nous ! Il est le raisonnement subtil qui nous égare. Nul besoin de voir le mal chez l’autre et d’ignorer le mal qui nous ronge. Notre orgueil, notre incapacité à accepter le fait que nous pouvons nous faire avoir. Cette vanité nous pousse finalement à refuser de nous faire « petits » et donc à nous repentir véritablement du mal que nous faisons. Quelqu’un qui s’estime « sauvé » (conception oh combien subjective), ne fera plus aucun (réel) effort. Or quelqu’un qui sait que chaque jour est plein d’embûches pense autrement. Et en vérité chaque jour est un combat !

La vie est un combat

Et je plains ceux qui l’ignorent ! Je suis diabétique de type 2et cela s’est déclenché par ma propre faute, par ma propre négligence, je n’aurai pas le culot d’accuser quelqu’un d’autre pour cela. Personne ne m’obligeait à acheter tous ces gâteaux, ce chocolat ! Personne à part mon envie d’éprouver du plaisir ! Ainsi certains voulant céder à leurs rêves deviennent des victimes ! En prenant le cas de la femme de Kevin Lomax dans « l’associé du diable » on se rend compte que c’est elle qui encourage son époux à accepter de rentrer dans le cabinet maléfique dirigé par « le diable ». De même à la fin du film c’est encore elle qui pousse son mari à accepter l’interview proposé par le journaliste qui n’est autre que « le diable » qui a changé d’apparence pour tendre un nouveau piège à l’infortuné Kevin. Alors ce que je retiens de cela est que nous pouvons tous être des diables quand nous refusons d’utiliser notre intelligence. La bible le dit : « 1.9 Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. » Ecclésiaste. Ce sont toujours les mêmes ruses qui reviennent sous différentes formes et celui qui manque d’intelligence et d’humilité finit par se faire avoir. Dans ce monde chacun d’entre nous doit prendre sa part de souffrance et c’est parce que certains refusent de le faire que d’autres doivent supporter deux fois leur « poids » de souffrance. Si nous refusons de porter notre fardeau, d’autres le feront. Et ces autres ça pourrait très bien être nos enfants ou nos petits-enfants. Comme le dit si bien Lavoisier rien ne se perd et rien ne se crée ! Vous tirez une balle il faudra bien qu’elle arrive quelque part ! Je le dis et je le pense, la vie ne tolère aucunement la bêtise ! Et quand je parle de bêtise, je parle de personnes qui ont la capacité de réfléchir mais qui ne le font pas pour de sombres partis pris. Que de l’eau soit sous forme liquide, gazeuse ou solide, vous savez que c’est la même quantité d’eau alors pourquoi certains peuvent croire que l’on puisse créer quelque chose à partir de rien du tout ? A chaque moment nous devons interroger notre conscience et déterminer les conséquences de nos actes. Bien souvent cela n’est pas au de là de nos capacités intellectuelles. Méfions-nous des rusés et des gens qui font ce qu’ils ne disent pas et disent de faire ceux qu’ils ne font pas. Nul besoin d’être un génie pour voir qu’Obama est entouré de la maffia Goldman Sachs ! Nul besoin d’être un génie pour demander pourquoi Bill Clinton qui dirige une fondation qui gère plusieurs milliards de dollars ne vient pas directement et concrètement en aide aux haïtiens ! La vérité est en fait tourner vers elle-même, mais cette poutre qui nous obstrue la vue nous rend aveugles à certaines choses élémentaires.

Nous sommes pratiquement tous coupables

J’ai été amusé que certains soient surpris que ce soit le peuple supposément le moins avancé qui n’ait eu à déplorer aucun mort lors du tsunami de fin 2004. Cela devrait pousser certains à éviter de regarder les autres de haut alors que chacun a ses qualités et ses défauts. En disant ce que je dis, je n’exonère pas les banquiers et autres raclures satanistes de leurs responsabilités. Mais des parasites ne prospèrent qu’en milieu favorable et les virus se multiplient en contaminant et pervertissant des cellules saines. Pour moi ces raclures satanistes sont déjà mortes voilà pourquoi ils aiment tant la mort. Une personne qui se complait dans le mensonge et le parjure est déjà morte, même si piégée dans ses illusions elle ne le sait pas encore. Mais la mort se lit aisément sur le visage de Kissinger, Albright, Cheney, Sarkozy et tant d’autres, ça en est même effrayant. Ces menteurs ne peuvent apporter que mort et désolation car il n’aime pas la vérité et la vie. La vie c’est la chaleur, l’amour, la compassion et la solidarité. La vie c’est l’intelligence, c’est un bouillonnement, un foisonnement, une éruption. La vie c’est la joie sereine et pérenne. Je n’appelle la joie de ceux qui sont dans l’euphorie d’une drogue ou d’une illusion la joie pérenne, ça c’est la joie éphémère qui peut finir aussi par la mort. Il est vaniteux de croire que sans conscience on peut apporter le bonheur aux gens or c’est justement ce qu’essaient de nous faire croire par exemple les fondations philanthropiques (gavés de soi-disant investissement sociaux) lesquelles sont d’un cynisme illimité. Peu importe d’où vient le fric dit-on par il faut de l’argent pour faire de la charité. Faire du bien avec l’argent sale ? Pourquoi ne pas commencer à faire du bien en faisant de l’argent propre ? Je pense aussi à ces sinistres appels aux dons lors des catastrophes. Ce n’est pas lors des catastrophes qu’il faut verser des larmes de crocodiles et prendre la pause avec « un sac de riz sur l’épaule », c’est tous les jours qu’il faut aider les gens de sorte que quand des catastrophes inévitables frappent moins de gens aient à en souffrir. La société (nous donc) ne se rappelle des pauvres que quand leur souffrance est trop visible autrement elle (cette souffrance) passe inaperçue. Alors nous sommes (pratiquement) tous à un degré plus ou moins élevé coupables de la situation actuelle ! Oui nous qui avons mis notre foi en l’argent, illusion des illusions et source d’un vampirisme inhumain ( ?). Ayons la décence de reconnaître notre culpabilité et faisons notre mea culpa. Selon la bible le christ dit : « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. » Jean 8.7. Nous sommes des pécheurs et nous jetons sans cesse des pierres sur les autres pour mieux étouffer notre culpabilité. Alors soyons rudes avec nous-mêmes avant de l’être avec les autres. Ne demandons pas aux autres de faire ce que nous rechignons à faire nous-mêmes. Nous n’avons donc aucune autorité morale pour faire changer les choses et l’état du monde est un miroir qui nous montre tels que nous sommes. Nous admirons des Martin Luther King, des Gandhi et d’autres mais combien sont prêts à faire de même ? En vérité trop peu de gens s’aiment et alors la chance de nous en sortir nous sème. Certains se sont émus de la pédophilie présumée de Mitterrand (Frédéric) puis plus personne n’en parle. Le mal existe, inutile de le nier, inutile aussi à chercher à le fuir puisqu’il est aussi en nous. La seule alternative est de lui faire face. C’est nous qui avons intronisé les maîtres du monde, il pourrait ne tenir qu’à nous de les faire déchoir, mais ce n’est pas aussi simple, malheureusement… Car cela reviendrait à renoncer à tellement de choses que la grande majorité d’entre nous ne peut que le refuser. Nous qui refusons les petits efforts, comment pourrions-nous faire l’effort colossal pour détruire l’infamie qui est en route ? Posons-nous sincèrement la question !

En vérité nous renonçons !

Oui nous avons renoncé à notre rôle d’êtres responsables et intelligents. Nous nous croyons des dieux à cause de notre capacité à voyager dans les airs, sous la mer et même dans l’espace ! Il ne devrait en vérité avoir aucune fierté à voir des gens marcher sur la lune (si nous avons vraiment marché sur la lune) quand tant d’êtres humains meurent de faim. Nous devrions avoir honte au contraire car je ne vois pas cela comme un succès mais comme un échec. Je n’ai pas de joie dans le cœur car moi aussi je suis un monstre ! Peut-être n’est-il pas trop tard, peut-être… Nous avons fait tellement de dégâts déjà. Mais je suis un homme qui renonce difficilement et je crois que je dois aussi porter ma croix. Je pense que ce n’est qu’en changeant nous-mêmes que nous pourrions changer le monde et qui sait en faire un monde meilleur. Mais apprenons-nous de nos erreurs ? Mais apprenons-nous de nos échecs ? Oui la vie est combat contre nous-mêmes d’abord. Les preuves du renoncement est que certains appellent le mal le bien et le bien le mal. Certains se réjouissent du malheur d’autrui, comment est-ce possible ? Quel plaisir y a-t-il à se réjouir du malheur d’autrui ? Le 11 septembre 2001 à Manhattan, tout comme pratiquement chaque mois en Irak, en Afghanistan et dans les territoires occupés je ne vois que des victimes du serpent qui nous ronge intérieurement. L’interview de Luc Montagnier sur le sida (voir ici : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] montre à quel point nous pouvons être cyniques. Mais ce cynisme je le vois aussi chez des gens qui frappent à mort des voleurs sans essayer de comprendre qu’est-ce qui a poussé un homme à voler. Qu’est-ce qui peut par exemple pousser un homme à risquer la vie pour trouver mieux ailleurs ? Ne nous réjouissons jamais du malheur de quelqu’un d’autre car je pense que nous n’aimerions pas qu’on fasse de même à notre tour. Si nous renonçons à notre rôle d’êtres intelligents nous serons des bêtes avec toutes les conséquences que ça peut avoir. Chez les bêtes seules les plus sauvages dominent ! Nous devons donc choisir en notre âme et conscience ce que nous voulons être, des associés du diable donc des bêtes ou des êtres intelligents. Etre un associé du diable revient par exemple à fermer les yeux sur la pédophilie, certains trafics ou à cautionner de faire de l’argent sale. Mais quand on choisit d’être hypocrite il ne faut pas se plaindre des conséquences de cette hypocrisie. Car en vérité rien ne se perd….. Et notre lâcheté peut nous revenir en pleine figure comme un boomerang. La folie ne mène pas loin contrairement aux apparences !
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MessageSujet: Re: Ils ne sont forts que parce que nous sommes faibles   Mar 09 Fév 2010, 00:33

Citation :
Nous ne pouvons pas attendre de ceux qui nous
gouvernent les solutions à nos propres carences. Notre solidarité, notre dévouement,
notre altruisme sont bien trop insuffisants. Nous progresserons ensemble.

Citation :
Il est urgent de
s’engager dans cette lutte pacificatrice, sous peine que le pourrissement des valeurs
essentielles à une société plus juste ne fasse, à plus ou moins long terme, le lit del’ultra-violence.{...] ...

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MessageSujet: Re: Ils ne sont forts que parce que nous sommes faibles   Sam 20 Fév 2010, 19:13

Je ne résonne pas avec la tonalité de cet article qui oppose à une force néfaste une énergie de même acabit.

Ils ne sont pas forts parce que nous sommes faibles, mais parce que nous sommes ignorants.

Bien évidemment , ce n'est pas totalement de notre faute tant la désinformation est orchestrée pour nous maintenir dans la confusion et le mensonge.

cependant nous avons le choix de prendre du recul par rapport à tout ce qui se passe, à tenter de repérer les forces sous-jacentes en jeu et les objectifs inavoués (et souvent inavouables) des manipulateurs qui tiennent les rênes du Système de Contrôle dans lequel nous sommes enfermés.

Car nous somme bien enfermé dans une matrice dont la réalité correspond au conditionnement que nous subissons dès l'enfance.

Sortir de cette matrice demande des efforts constants, et du courage. Ensuite, vous vous rendez compte que tout est basé sur la peur et les croyances imprimées dans notre cerveau depuis la nuit des temps.

En comprenant dans quel système nous vivons, et comment il fonctionne, nous sortons de l'ignorance et nous nous dégageons de ce pouvoir occulte qui domine la planète.

Cessons d'être ignorants et nous gagnerons la force qui nous fait défaut, en reprenant possession de notre pouvoir à conduire notre destinée.

.
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MessageSujet: Re: Ils ne sont forts que parce que nous sommes faibles   Mar 20 Nov 2012, 17:40


« Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux »

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Cette phrase est d’Étienne de la Boétie.


La puissance subversive de la thèse développée dans le Discours ne s’est jamais démentie. Même s’il serait anachronique de la qualifier d’anarchiste, cette thèse résonne encore aujourd’hui dans la réflexion libertaire sur le principe d’autorité. Le jeune humaniste sarladais recherchait une explication à l’étonnant et tragique succès que connaissent les tyrannies de son époque. S’écartant de la voie traditionnelle, La Boétie porte son attention non sur les tyrans mais sur les sujets privés de leur liberté. Et il pose une question troublante : comment peut-il se faire que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ? ». Si pour éviter la censure, les exemples sont tirés de l’Antiquité, la réflexion porte bien sur son époque, dans un pays où le poids du pouvoir monarchique se renforce.
L’originalité de la thèse de La Boétie est contenue tout entière dans l’association paradoxale des termes « servitude » et « volontaire ». Il établit ainsi un modèle de la servitude, des causes de son apparition à celles de son maintien qu’il s’agit d’établir ici.
Un point de vue : La Boétie, en énonçant son discours, ne se positionne pas comme maître à penser, ni comme détenteur de la vérité : ceux qui affirment détenir la vérité sont en vérité ceux qui détiennent la maîtrise. Ce qui est vrai, c'est la compréhension singulière qu'on a du texte ; pour accéder à la liberté, il faut n'être ni maître ni esclave. C'est à un relativisme sceptique que le Discours invite à penser ; question de point de vue.


Pour lui, il ne peut exister de tyrannie sans assentiment du peuple. De ce point de vue, la servitude est donc par essence volontaire. Le tyran est en effet toujours seul face à des millions d'hommes et il suffirait que ces millions d'hommes cessent d'obéir pour que la tyrannie disparaisse. Le rapport de force donc, dans les faits, est toujours en faveur des gouvernés. La nature nous soumet naturellement à nos parents et à la raison mais ne nous fait esclaves de personne. Nous sommes donc esclaves parce que nous le voulons bien. Mais vivre libre, c'est être heureux.
La servitude volontaire apparaît donc comme une réalité paradoxale, un problème qu'il s'agit de résoudre. Pourquoi donc les peuples acceptent-ils de se soumettre à un tyran ?
La première raison réside dans l'habitude. L'homme qui connaît la liberté n'y renonce que contraint et forcé. Mais on s'habitue à la servitude et ceux qui n'ont jamais connu la liberté « servent sans regret et font volontairement ce que leurs pères n'auraient fait que par contrainte »
La deuxième raison est que les tyrans affaiblissent leur peuple. Ils le feront par exemple en leur donnant des jeux, des spectacles. Le tyran allèche ses esclaves pour endormir les sujets dans la servitude. Le tyran accorde des largesses à son peuple sans que celui-ci se rende compte que c'est avec l'argent même soutiré à ses sujets que ces divertissements sont financés.
Certains tyrans, avant de commettre leurs crimes, font de beaux discours sur le bien général et la nécessité de l'ordre public. D'autres utilisent l'artifice de la religion pour susciter la crainte du sacrilège, utilisant la tendance de l'ignorant à la superstition.
Enfin, la dernière raison qui permet la tyrannie est qu'une partie de la population se met à son service par cupidité et désir d'honneurs. Certains hommes flattent leur maître espérant ses faveurs, sans voir que la disgrâce les guette nécessairement, devenus complices du pouvoir. Ainsi se forme la pyramide sociale qui permet au tyran « d'asservir les sujets les uns par le moyen des autres » La résistance et l'usage de la raison sont donc les moyens de reconquérir la liberté (La Boétie ne fait aucune théorie de la révolte populaire) car des tyrans on peut dire « qu'ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » Il n'est donc pas besoin de combattre les tyrans, il suffit de ne plus consentir à la tyrannie. « Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres » Caractéristique de l'idéalisme humaniste, la pensée de La Boétie suppose une histoire produite par la seule intention des hommes sans voir que la politique a aussi son autonomie et sa spécificité.

Considéré par certains comme le premier théoricien de l’anarchie (comme doctrine politique), Étienne de la Boétie naît le 1 novembre 1530 à Sarlat dans le Périgord. Il fait ses études au collège de Guyenne puis étudie le droit à Orléans. L'école de droit est alors en même temps école de philosophie et constitue un foyer actif pour la diffusion de l'humanisme et même de la Réforme (On est alors en pleine période de guerres des Religions). Il est le collègue de Montaigne au Parlement de Bordeaux à qui il inspire une amitié passionnée et est partisan des thèses modérées de Michel de l’Hospital. Poète, auteur de nombreux sonnets, de vers latins, de traductions de Xénophon et de Plutarque, il est surtout connu pour son « Contr'un ou Discours sur la servitude volontaire » qui constitue une très sévère critique contre la tyrannie. Il meurt à l'âge de trente-trois ans. Le Contr'un n'est publié qu'après sa mort, en 1574 dans un recueil collectif d'inspiration protestante, « Le réveil-matin des Français ». Le texte fut réimprimé à chaque période de lutte pour la démocratie (en 1789, en 1835, en 1857 contre Napoléon III)
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MessageSujet: Re: Ils ne sont forts que parce que nous sommes faibles   Mar 04 Déc 2012, 18:09

SUITE DU SUJET SUR "...DE LA SERVITUDE MODERNE"

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Les choses qu'on possède finissent par nous posséder.
Fight Club crédit photo Rick Genest.


"Toute vérité passe par trois stades :
En premier lieu on la ridiculise;
en deuxième lieu on s'y oppose violemment;
enfin on l'accepte comme si elle allait de soi."
Schopenhauer


De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante ; le livre (et le DVD qu'il contient) est distribué gratuitement dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Le film est élaboré à partir d'images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires. L'objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l'esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d'attaquer frontalement l'organisation dominante du monde. Dans l'immense champ de bataille de la guerre civile mondiale, le langage constitue une arme de choix. Il s'agit d'appeler effectivement les choses par leur nom et de faire découvrir l'essence cachée de ces réalités par la manière dont on les nomme. La démocratie libérale est un mythe en cela que l'organisation dominante du monde n'a rien de démocratique ni même rien de libérale. Il est donc urgent de substituer au mythe de la démocratie libérale sa réalité concrète de système totalitaire marchand et de répandre cette nouvelle expression comme une trainée de poudre prête à incendier les esprits en révélant la nature profonde de la domination présente. D'aucuns espéreront trouver ici des solutions ou des réponses toutes faites, genre petit manuel de « Comment faire la révolution ? ». Tel n'est pas le propos de ce film. Il s'agit ici de faire la critique exacte de la société qu'il nous faut combattre. Ce film est avant tout un outil militant qui a pour vocation de faire s'interroger le plus grand nombre et de répandre la critique partout où elle n'a pas accès. Les solutions, les éléments de programme, c'est ensemble qu'il faut les construire. Et c'est avant tout dans la pratique qu'elles éclatent au grand jour. Nous n'avons pas besoin d'un gourou qui vienne nous expliquer comment nous devons agir. La liberté d'action doit être notre caractéristique principale. Ceux qui veulent rester des esclaves attendent l'homme providentiel ou l'œuvre qu'il suffirait de suivre à la lettre pour être plus libre. On en a trop vu de ces œuvres ou de ces hommes dans toute l'histoire du XXº siècle qui se sont proposés de constituer l'avant-garde révolutionnaire et de conduire le prolétariat vers la libération de sa condition. Les résultats cauchemardesques parlent d'eux-mêmes. Par ailleurs, nous condamnons toutes les religions en cela qu'elles sont génératrices d'illusions nous permettant d'accepter notre sordide condition de dominés et qu'elles mentent ou déraisonnent sur à peu près tout. Mais nous condamnons également toute stigmatisation d'une religion en particulier. Les adeptes du complot sioniste ou du péril islamiste sont de pauvres têtes mystifiées qui confondent la critique radicale avec la haine et le dédain. Ils ne sont capables de produire que de la boue. Si certains d'entre eux se disent révolutionnaires, c'est davantage en référence aux « révolutions nationales » des années 1930-1940 qu'à la véritable révolution libératrice à laquelle nous aspirons. La recherche d'un bouc émissaire en fonction de son appartenance religieuse ou ethnique est vieille comme la civilisation et elle n'est que le produit des frustrations de ceux qui cherchent des réponses rapides et simples face au véritable mal qui nous accable. Il ne peut y avoir d'ambigüité sur la nature de notre combat. Nous sommes favorables à l'émancipation de l'humanité toute entière, sans aucune forme de discrimination. Tout pour tous est l'essence du programme révolutionnaire auquel nous adhérons.

Jean-François Brient et Victor León Fuentes

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