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 Le positivisme intégral

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Sphinx

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MessageSujet: Le positivisme intégral   Mar 20 Avr 2010, 16:36

Bonjour à toutes et tous,



or donc la complémentarité sexuée forme l'unité du cercle comme Rencontre de ses deux "côtés" fondamentaux, puisque le second diviseur du cercle après l'unité est la binarité (ce qui se "lit" de façon évidente sur la forme circulaire: l'unité du cercle est fondamentalement symétrique).

Lorsque ces deux polarités du Principe circulaire se Rencontrent, elles épousent la dynamique Sacrée, le grand mouvement éternel de la Vraie vie, qui n'a ni commencement ni fin, car il est son éternel recommencement.

La fome circulaire est alors transcendée pour une liberté formelle dont la pérennité est garantie par le respect d'une dynamique circulaire, et non pas d'une staticité circulaire.

Paradoxalement pourtant, ladite staticité circulaire est préservée et intégrée à la dynamique Sacrée dont le mouvement angulaire est infiniment rapide.

Il faut imaginer alors une réalité paradoxale où une perfection circulaire formelle se superpose à une liberté formelle permanente.


On comprend donc que la complémentairité des polarités sexuées ne vise pas leur neutralisation, mais l'intégration de la tension existentielle entre elles, de sorte qu'elles puissent adhérer à cette dynamique existentielle fondamentale.

Cette dynamique fondamentale témoigne de l'évidence de la puissance vitale, et est absoluement sensée, dans le sens où elle possède un sens de rotation absolu, qui n'a pas véritablement d'équivalent contraire.

La dynamique Sacrée rend compte de ce fait d'un positivisme absolu.

La croyance en un sens de rotation possiblement contraire n'est qu'une illusion dualiste suggérée par le mirage de la forme statique. Ce sens n'existe pas véritablement, autrement que dans l'illusion dualiste.


Ce positivisme absolu est corrélé à l'éthique dialectique, qui se démarque de toute morale en ce qu'elle ne reconnaît aucun clivage, mais ne rend compte que du mouvement strictement positif de la Vie, dans tous les cas.

L'éthique dès lors, ne va pas prononcer de jugement fondé sur des critères clivants, mais affirmer simplement la réalité de l'être en tant que Personne.

L'éthique exprime donc la protection de la Personne dans tous les cas, faisant fi de tout critère moral, forcément arbitraire et clivant, la notion de preuve (de culpabilité) n'étant qu'une illusion du contrôle dualiste.


Dans l'approche dialectique, le but n'est donc pas du tout la neutralisation. La complémentarité des polarités sexuées est un élément essentiel, mais qui renvoie de façon incontournable à la réalité fondamentale du mouvement strictement positif de la puissance vitale.

Le but de la dualité en confrontant les couples dialectiques n'est pas de les neutraliser, mais de faire émerger de leur Rencontre discriminée la positivité absolue de la Vie, et par là, la démystification du drame dualiste (pourtant perçu comme un passage obligé vers l'émancipation de l'Etre nouveau).


L'aboutissement de tout cycle narcissique personnel répond forcément à cette positivité absolue, en présentant un choix crucial à mi-parcours, entre la réalité du sens harmonique de la Vie, et l'illusion de non-sens individualiste cristallisé.



Prétendre qu'il existe un mouvement contraire à celui de la Vie consiste donc à annihiler la possibilité d'évolution vers la différenciation intégrale des polarités, parce que le choix dualiste sanctionne pratiquement l'évolution dualiste. Quoique le mouvement contraire à la Vie n'existe pas véritablement, la croyance en celui-ci va cependant marquer la conscience, et l'entraîner vers une neutralisation de tout mouvement.

Dans une telle neutralisation, seule subsiste la forme statique, pure, virtuelle, laissée déserte sans polarités relativistes pour habiter cette forme, qui ne peut que rejoindre le néant du pur potentiel.


Lorsqu'on neutralise le mouvement par croyance en l'illusion dualiste, on perd la polarisation du cercle, qui se vide de sa substance. Le Soi voit ses propres causes qu'il a appelées, se dérober. Seule subsiste une essence virtuelle, un néant.

Par contre, lorsqu'on promulgue la positivité absolue de la Vie, on intègre la tension vitale dans la différenciation complémentaire, la sexuation, et les polarités discriminées l'une de l'autre sont pérennisées dans le Soi en tant que Rencontre, dans la dynamique absolue de l'élan vital éternellement renouvelé, dans l'instant Présent.


Il s'agit donc de ne pas se laisser hypnotiser par l'illusion moralisatrice de la dualité. L'être qui est touché par la Grâce ne l'est jamais en vertu de critères moraux, mais en vertu de critères éthiques qui échappent totalement à toute tentative de compréhension dualiste, morale.


Quiconque recherche de façon exacerbée une justice morale, ne pourra qu'être finalement dévoré par l'illusion qu'il poursuit. La morale est le contrôle narcissique qui se fait passer pour la solution au problème qu'il constitue lui-même.


Le critère de la grâce est purement harmonique, éthique, "ailleurs", "à côté" de tout ce qui se passe dans l'illusion dualiste, sans dépendance aucune de la Grâce à un quelconque aspect de la dualité comme la "perversité".

Quelle serait la Vérité de la Grâce si elle était assujetie au moindre critère dualiste?

Non. La réalité éthique n'est pas l'illusion morale. Ce qui détermine l'accès à la Grâce est en somme une auto-justification de l'Etre qui reconnaît sa valeur inaliénable malgré toutes les apparences morales, dualistes. Cette auto-justification lui permet d'entrer en résonance avec le Soi conjugal et collectif.

Le critère de la Grâce n'est donc pas moral, mais amoral, en ce qu'il est éthique, et il s'affirme dans la démystification de la morale.


La réponse au pourquoi le plus fondamental, à la question de poruquoi l'existence, la Vie, le monde, l'univers, la procréation, cosmique ou non, cette réponse est cela:

Il y a un grand mouvement de la Vie, qui jamais ne s'arrête ni ne se lasse, et auquel on peut adhérer librement en conscience, pourvu qu'on lui fasse confiance, et qu'on abandonne le contrôle narcissique à son Harmonie spontanée.

Je l'avais exprimé avec une amie proche, dans les paroles d'une chanson que nous avions créée ensemble:

"J'ai une vision, mais comment l'exprimer"
"D'un monde où tout serait Félicité"
"C'est un courant, c'est comme un grand souffle"
"Un pur élan qui jamais ne s'essouffle"
"Une palpitation, un Coeur battant à l'unisson... de millions d'Ames"
"Une respiration, une Voix vibrante à l'horizon... de la Beauté d'une Femme"


Ce mouvement, absolument positif, ne peut donc pas être détourné en critère de clivage, et ne peut donc pas être détourné pour en produire la moindre morale, le moindre jugement dualiste. Tout simplement parce qu'absolu, il ne peut être imposé. Il existe, là, "à côté", et libre à chacun et chacune de le reconnaître, et de l'épouser, mais aucune coercition ne peut intervenir, et même la dualité y est reconnue dans sa "vertu" de permettre à de nouveaux êtres d'y adhérer authentiquement.


C'est pourquoi par exemple la sexualité Sacrée ne peut pas servir de critère de clivage moral entre l'hétérosxualité et l'homosexualité. Certes, il y a un sens logique, dialectique, de progression narcissique vers la sexualité Sacrée, et qui passe de l'homosexuation précoce à l'hétérosexualité par exclusion, vers l'hétérosexualité par inclusion, qui est la sexualité Sacrée elle-même, comme finalité du processus.

Mais aucune véritable finalité ne peut être contraignante, coercitive, puisqu'elle est par définition forcément harmonique. C'est pouquoi le Soi, appelant ses causes, leur offre la liberté de choix de sa propre Naissance.


Toute approche morale est inévitablement coercitive, et en fait essentiellement symbiotique, confusionnelle. L'éthique ne reconnaît pas la morale, sauf comme illusion, éventuellement transitoire.

Pour la même raison, la dialectique ne s'impose pas comme critère d'évaluation morale des diverses approches spirituelles, qu'elles soient "constituées en religions ou sectes", ou qu'elles ne le soient pas.


La dialectique suggère au fond, essentiellement, de "prêter" l'oreille au chuintement subtil de cette réalité à la fois paisible et frénétique, du mouvement de la vraie Vie, de l'évidence de la puissance vitale, à l'intérieur de soi.

Car au fond, l'Etre nouveau a surtout pour problème dans son immaturité, de ne pas reconnaître l'évidence de son existence soutenue par la dynamique de Vie.

L'Etre nouveau existe et vit, et pourtant n'en est pas certain, livré au refoulement originel de lui-même. L'évidence, pourtant flagrante, de sa propre réalité, lui échappe en grande partie. C'est naturel.


Et on ne peut l'obliger à se reconnaître lui-même dans son évidence, c'est une autre évidence.



Amitié,

steph
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AMBRE

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MessageSujet: Re: Le positivisme intégral   Mar 20 Avr 2010, 18:49

Merci Steph!

Pour ceux qui prennent le forum" en marche", je re-précise, et celà pour répondre aux affirmations de certains, que Steph/Sphinx est auto-réferant , et que non, il n y a pas de copier /collé dans ses textes sur Antahkarana!
Que chacunes de ses réponses sont "spontanées"!
Que Steph ne fait pas de prosélytisme, ni moi non plus d ailleurs, et que seul le débat contradictoire est enrichissant, même s il n est pas toujours facile de "com-prendre" la prose de Sphinx!

pour mémoire :

" Antahkarana":[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]





La spiritualité est d'abord la reconnaissance du lien à soi-même, qui ensuite mène au lien à autrui.

Elle n'a donc rien à faire des dogmes, des doctrines, et en général de tout ce qui tente d'asséner arbitrairement des croyances ou des convictions.

La vraie gnose, chacun doit la rencontrer en lui-même pour lui-même, et remplir les symboles de sa propre substance, de sa propre voie, qui est unique.

Car un symbole est un contenant vivant, comme un miroir et comme une flamme aussi. Chacun nourrira ses symboles de son Feu intérieur, qui est le seul juste pour lui-même.

Ce forum est un espace convivial de rencontres et d'échanges. Car il est vrai que si la voie de chacun est unique, toutes les voies sont balisées par des principes similaires. Sans cela, aucune rencontre ne serait possible.

En toute chose, il y a Yin et Yang, lien et séparation, et dès lors, les voies sont toutes originales (Yang) et pourtant similaires (Yin).

La possibilité de rencontrer autrui dans sa démarche provient donc de ce qu'autrui est semblable à soi, et qu'un lien nous unit à lui. Ce lien sublimé, qui est Amour, ouvre à la Tolérance.

Ensuite, parce que chaque démarche est originale, parce qu'une séparation existe entre chaque voie, la saine émulation et la contradiction respectueuse veillent sur la rencontre. Cette séparation sublimée, qui est Liberté, ouvre à l'Altruisme.

Alors, lorsque Tolérance et Altruisme sont au rendez-vous, la confrontation des points de vue, originaux et multiples, dans le lien du respect des Personnes, fait jaillir la richesse des échanges comme une source d'eau vive!



Ambre-Sphinx
le 30mai 2007


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MessageSujet: Re: Le positivisme intégral   Mar 20 Avr 2010, 21:36

Coucou Nathalie,


Citation :
Steph/Sphinx est auto-réferant , et que non, il n y a pas de copier /collé dans ses textes sur Antahkarana!

Et vu ta prodigieuse mémoire des textes et tes nombreuses lectures et investigations, tu n'aurais pas manqué de le remarquer si effectivement mes interventions avaient été de simples plagiats.

Mais non, je cite rarement d'autres sources, et je ne manque pas de le signaler lorsque je le fais. Il s'agit d'ailleurs le plus souvent d'articles de wikipedia utilisés pour illustrer et confirmer l'approche dialectique, et non pas pour fonder l'argumentaire à proprement parler.

Par contre, il est vrai que l'Oiseau mental s'exprime à travers moi, et qu'il n'est pas toujours facile à comprendre, car son expression procède d'un mode de pensée circulaire.


Ceci dit, je n'ai pas l'exclusivité de la dialectique qui est une Connaissance universelle, et il est donc très possible d'en trouver d'autres sources convergeant avec la mienne.

En ce qui me concerne, la dialectique sort spontanément d'une synthèse qui se développe au fond de moi, et je n'ai guère besoin d'autres références extérieures en la matière, que la voix intérieure qui me guide.

Cela est, après tout, logique, si on prend en considération que la dialectique est l'expression-même de la Nature de l'Etre. Nul autre besoin, dès lors, que d'être un Etre, pour y accéder et l'exprimer.


Amitié,

steph
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