ANTAHKARANA

Gnose et Spiritualité
 
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 "AU-DELÀ DU MENTAL"

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Sinbuck



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MessageSujet: Le mental et l'âme   Jeu 03 Jan 2008, 23:20

Bonsoir à toutes et à tous,

Le septième art peut nous servir d'exemple pour imager la relation entre le mental et l'âme. Le cinéma est la projection optique d'une réalité vécue physiquement mais l'image sur la toile ne reflète pas le « dynamisme expérimental » de la scène concrètement jouée par les acteurs.
C'est le premier niveau du discernement que de constater que la réalité vécue est une image projetée dans son propre mental. Parce que nous sentons par nos sens physiologiques, nous subissons l'illusion d'une réalité... Nos sens physiques sont des filtres, des systèmes de séparation/sélection d'une multitude d'informations en provenance d'une biosphère planétaire dans laquelle nous vivons. Terre, Ô belle bleue ! Tu encahntes ma vie, sous mes pas fleurissent mille fleurs... Mais la vie est également soufrance, qui peut le nier ? La soufrance est l'aprentissage de la vie. L'Amour est expression de Vie qui, de cycle en cycle, transforme la matière en énergie.
Le deuxième niveau de discernement est la perception intérieure de l'homme et de la femme qui oscille entre le soi qui est ceci pour un demi-temps et le soi qui est cela pour un autre demi temps... Lorsque le film est projeté sur un écran de cinéma, le spectateur est « prisonier » de l'image, il s'identifie à l'histoire qui se déroule devant lui. Dans la vie de tous les jours, à chaque instant une des facettes du mental s'identifie au soi, à la personnalité multiple et aux conséquences d'une implication physique dans la vie. L'âme est silencieuse, le Soi au centre de son coeur reste dans l'ombre de la lumière matérielle et phénoménale... Au bout du compte, le mental monte sur le trône de l'identité sociologique de la personne. Cette situation persiste jusqu'au moment de « l'ouverture du coeur », période faisant suite au détachement vécu expériementalement et permettant de se libérer des « chaînes du temps ». Le cinéma est une illusion, la vie est un également une illusion tant que les liens tissés par notre « perception phénoménale » nous maintiennent dans l'identification à la forme.


Alors comment peut-on vivre sur le plan de l'âme ? Au fond de Soi, sa propre histoire se déroule, l'incarnation est manifestation de vie. Pour l'homme et la femme, le règne humain est notre cadre de vie que nous partageons avec les autres règnes de la nature. En d'autres lieux, sur d'autres astres, en tous points de l'univers manifesté, une histoire de vie s'écrit à la plume de l'âme qui l'expérimente. L'âme un point équilibre entre la matière et l'énergie qui stabilise l'interaction d'une « unité existante » et de son environnement. L'âme est principe de vie.
Les formes possibles d'expression de la vie sont multiples, des atomes aux galaxies, la vie dévoile véritablement ses secrets lorsque lorsqu'elle est expérimentée... D'où venons-nous ? Par la matière mon corps s'est élevé, avec l'énergie mon coeur est formé. Qui sommes nous ? Des hommes et des femmes, notre conscience est portée par le corps physique, minuscule au sein du ciel étoilé. Où sommes-nous ? Sur Terre, on participe, avec plus ou moins de finesse, à l'harmonisation des règnes de la nature. Où allons-nous ? Vers l'établissement des justes relations humaines, pourrions-nous choisir un autre destin avant de connaître la paix entre nous ?


Vérifier un enseignement, c'est la seule chose valable pour l'accepter. Dignement je parle, car considérant intellectuellement l'enseignement ésotérique, les trois phases données par H.P.B, A.A.B et L.C confirment clairement la continuité du message, sa précision, sa vérité sur plusieurs millers de pages écrites sur une période de 150 ans... Je considère le rapport avec l'âme sous les traits de l'expérience en évitant de trop théoriser le paysage descriptif. L'âme est la vie, la conscience manifestée d'une « unité existante ». Le contact s'établit lentement, selon des rythmes physiologiques (l'age), sur la base de son potentiel éthérique et suivant ses capacités à expérimenter et vérifier concrètement dans ses véhicules atomiques la compréhension d'un enseignement donné.


Pour expérérimenter les rapports avec l'âme, il faut d'abord s'exercer à discerner le niveau de conscience dans lequel on se situe à « l'instant t » et globalement sur une période quelconque. Cette perception intérieure est essentielle pour voir, observer, se connaître avant d'agir réellement. Car le rapport avec l'âme est concret, il se manifeste par une modification lente et progressive de son identité, de son intériorité, par paliers, le cheminement part de la connaissance/jouissance des phénomènes extérieurs à la compréhension/contemplation des manifestation intérieure de l'énergie en nous. Cette énergie est bouddhique si l'âme rayonne dans la personnalité, elle est mentale si l'intellectualisation exerce son « relatif pouvoir de révélation objective » sur l'environnement ou son intériorité. L'énergie de la vie est de nature astrale si son information transmise est affective, psychique et sensitive mais perçue consciemment pour celui qui la ressent. L'énergie éthérique, enfin, est généralement inconsciente/imperceptible au début, puis lentement, son état de conscience commence à ressentir physiquement ses chackras par une pression localisée dans la zone stimulée. En fait je ne ressens que le centre ajna et je distingue clairement mon état de conscience lorsque son activité « se réveille ». En ce moment par exemple, simplement par le fait d'y penser... ou de manière inattendue, cela dépend, mais j'apprends à reconnaître son influence et sa portée qu'il exerce sur moi. Tout ce travail de discernement prend des années, l'expression de soi s'affine et s'affermie dans la sphère de liberté qui nous est donné d'incarner. Je crois que le rapport avec l'âme s'établit fermement lorsqu'après les envollées mentales détachées de la vraie vie, l'idéalisme est concret et se nomme service et non plus vice excessif à l'intellectualisation. Son attitude tourné vers le service est experssion de l'âme, cette capacité humaine permettant de penser par soi-même est le reflet de l'influence de l'âme.

Le comportement humain est influencé par des conceptions, ou des croyances admises par l'homme, la femme qui, à travers ses filtres physiologiques et son état de conscience, peuvent se représenter intérieurement la réalité, l'existence, l'environnement... Cette représentation intérieure donne corps à l'expression de l'âme. L'intériorité humaine est le temple de l'homme, la femme et de la même manière qu'en toute chose. Des atomes aux galaxies, l'âme est le point de contact entre la matière et l'énergie d'une « unité existante ». De tous temps, le comportement humain est le reflet de son niveau de conscience et donc de son approche de l'âme. A l'échelle individuelle, on parle de psychologie, pour l'humanité, les sciences humaines se chargent de « définir » le comportement humain. Quant à la religion, son passé est si lourd, et même actuellement, elle fait trop parler d'elle dans toutes sortes de guerres et de conflits d'intérêt... Je souhaite vivement que les « problèmes du Livre » soient résolus parmi les responsables des trois représentations occidentales de Dieu. Les religions orientales reviennent en force, c'est une bonne chose pour l'équilibre des puissances dans le monde. Le Rig-Véda ne s'oppose pas au Livre des peuplades de Jérusalem, l'immanence et la transcendance doivent être reconnu comme l'expression d'une seule et même chose...


La vie qui, sous ses faux airs de sélection naturelle, tend inexorablement vers l'équilibre des règnes de la nature. Dans ce schéma planétaire, la responsabilité humaine est grande. Peut-on en douter ? Espérons que la mentalisation ne nous détourne pas du véritable problème, car l'âme reste silencieuse devant le vacarme produit par toute manifestation teintée d'orgueil, de pouvoir et d'égoïsme. Trois caractéristiques psychologiques qui sont fermement liées aux problèmes actuels de l'humanité et des justes relations humaines. C'est « trois forces oblicales » du genre humain prennent racine dans le mental et dans toutes formes d'intellectualisation prostituée à la manipulation d'un idéalisme verbial au détriment d'un empirisme vital. L'âme reste donc silencieusement dans ce débat intellectuel parmi lesquels, spécialistes en tous genres, politiques, militaires, religieux et groupes financiers qui parlent tous à haute voix, sans qu'aucun d'eux puisse entendre les autres, ils se chamaillent, le peuple meurt de faim et la Terre est en feu. Notre monde est médiatique et terriblement contrôlé par les « Rois de la Terre » qui manifestent avec tant de puissance et de force les possibilités dévastatrices de l'orgueil, du pouvoir et de l'égoïsme. Où est le peuple dans ce brouhaha médiatique et dans cette situation conflictuelle entre les nations ? Certainement pas aux commandes de la machine économique mondiale ! Peut-être que les choses serait pire, mais l'expression de l'âme et la manifestation de la vie pour la vie partagée n'est pas le reflet de l'humanité actuellement, les progrès techniques aidant, pourquoi les « Rois de la Terre » n'arrivent pas à coordonner les activités internationales ? Parce que les dirigeant demontrent, au peuple de la Terre, leurs capacités au maniement des puissances du plan oblical à savoir l'orgueil, le pouvoir et l'égoïsme. La séparativité analytique s'oppose à la culture synthétique d'une attitude inclusive. La démocratie n'est pas réellement l'invitée ce soir... pour cette fête, à l'aube du IIIième millénaire. Quel sera le visage de l'humanité à la fin de ce cycle ? Nous sommes tous responsables, à différentes échelles... Car voilà des milliers d'années que les hommes et les femmes se déchirent... Tant que le mental concret est au commande, l'âme est silencieuse.


Pour entendre l'âme, il faut se taire, contrôler ses dépendances à l'identification de la forme et purifier ses véhicules. Un regard intérieur tourné vers l'extérieur ne peut qu'écouter le vacarme de la rue. Attentif à ses propres sons internes, l'ouverture progressive du coeur révèle le chant mélodieux de l'âme. Lentement, au fur et à mesure que le travail de discernement des impulsions kama-manasiques s'effectue et lorsque le détachement est assumé face aux pressions extérieures qu'exerce l'environnement sur nos récepteurs physiologiques, affectifs et cognitifs alors nous pouvons espérer dignement un contact avec l'âme. Avec soi-même devrai-je dire ! Contrairement ce que l'on croit, il faut donc considérer avec insistance la manifestation d'un enseignement en soi. C'est à dire concrétiser soi-même, au sein de ses propres véhicules et selon les aléas de l'expérience, une pratique saine dans sa manière de vivre qui puisse supporter la puissance énergétique de l'âme. Et cela est également vrai à l'échelle de l'humanité. Depuis toujours elle cherche l'âme, le mystère entoure l'évolution de l'homme et de la femme ; le questionnement et l'émerveillement sont présent en nous car notre âme en reçoit les « informations énergétiques » et notre personnalité n'en perçoit qu'inconsciemment, mais irrésistiblement les impacts au niveau des trois véhicules atomiques que sont le corps physico-éthérique, le corps phychique/affectif/sensitif/émotionel et le corps mental/concret/abstrait/cognitif.

En définitive, dans ce schéma psychologique, l'homme et la femme apprennent à manifester concrètement les influences bouddhiques de l'âme sur le plan physique.

Bien à vous tous,
SINBUCK.
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AMBRE

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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Jeu 03 Jan 2008, 23:52

merci de cette belle introduction à la réflexion !
au plaisir de te lire Sinbuck


144000
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Serena

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MessageSujet: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Lun 04 Oct 2010, 18:53





La condition humaine, c'est d'être immergé dans la pensée. La plupart des gens restent toute leur vie prisonniers des limites de leurs pensées. Ils ne dépassent jamais un sentiment de soi personnalisé, construit par le mental et conditionné par le passé.

Tout comme en chaque être humain, votre conscience comporte une dimension beaucoup plus profonde que la pensée. C'est votre essence même. On peut l'appeler présence, attention, conscience inconditionnée. Dans les enseignements anciens, c'est le Christ intérieur, votre nature de Bouddha.

Découvrir cette dimension vous libère, ainsi que le monde, de la souffrance que vous vous infligez, de même qu'aux autres, lorsque le "petit moi" définit tout votre bagage et mène votre vie.

Chaque fois que vous êtes plongé dans la pensée compulsive, vous évitez ce qui est.
Vous ne voulez pas être là où vous êtes. Ici. Maintenant.

Le domaine de la conscience est trop vaste pour être saisi par la pensée. Lorsque vous ne croyez plus tout ce que vous pensez, vous sortez de la pensée pour voir clairement que le penseur n'est pas votre être essentiel.

Les dogmes - religieux, politiques, scientifiques - naissent de la croyance erronée selon laquelle la pensée peut englober la réalité ou la vérité. Ils sont des prisons conceptuelles collectives. Le plus curieux, c'est que les gens adorent leur cellule, car elle leur donne un sentiment de sécurité et la fausse impression de savoir.

Rien n'a infligé à l'humanité plus de souffrance que ses dogmes. Tout dogme finit tôt ou tard par s'effondrer, oui, car la réalité finit par révéler sa fausseté ; mais si l'on n'en voit pas l'illusion fondamentale, il sera remplacé par d'autres. Quelle est cette illusion fondamentale? L'identification à la pensée.

S'éveiller sur le plan spirituel, c'est s'éveiller du rêve de la pensée.

Comme le mental dépend de l'insuffisance, il est toujours avide d'avoir davantage. En vous identifiant au mental, vous tombez très facilement dans l'ennui et l'agitation. L'ennui signifie que le mental a faim de stimuli, de stimulations intellectuelles, et que son appétit n'est pas satisfait.

Lorsque vous vous ennuyez, vous pouvez satisfaire la faim du mental en ouvrant un magazine, en faisant un appel téléphonique, en allumant votre téléviseur, en naviguant sur le Web, en vous rendant dans une boutique ou - ce qui n'est pas rare - en transférant sur le corps cette impression mentale de manque et ce besoin d'avoir plus, que vous comblez brièvement par l'ingestion d'aliments.

Vous pouvez rester dans l'ennui et l'impatience, tout en observant ce sentiment d'ennui et d'impatience. Lorsque vous portez votre conscience sur ce sentiment, il s'entoure soudainement d'espace et de calme, pour ainsi dire. D'abord un peu, puis, à mesure que grandit ce sentiment d'espace intérieur, l'ennui diminue en importance et en intensité. Ainsi, même l'ennui peut vous enseigner qui vous êtes et qui vous n'êtes pas.

Vous découvrez que cette "personne qui s'ennuie" n'est pas votre nature essentielle. L'ennui n'est qu'un mouvement d'énergie conditionné qui vous habite. Vous n'êtes pas non plus cette personne en colère, triste ou craintive. L'ennui, la colère, la tristesse ou la peur ne sont pas "à vous" ; ils n'ont rien de personnel. Ce sont des états d'esprit. Ils vont et viennent.

Rien de ce qui va et vient n'est vous.
" Je m'ennuie. " Qui sait cela?
" Je suis en colère, je suis triste, j'ai peur. " Qui sait cela?

Vous êtes le fait de connaître et non l'état connu.

Tout préjugé implique l'identification au mental. Il signifie que vous ne voyez plus l'autre humain, mais seulement l'idée que vous en avez. Ramener à un concept la vitalité d'un autre humain constitue déjà une forme de violence.

Si elle n'est pas enracinée dans la conscience, la pensée devient égoïste et dysfonctionnelle. L'ingéniosité dépourvue de sagesse est extrêmement dangereuse et destructrice. C'est l'état actuel de la majeure partie de l'humanité. L'amplification de la pensée par la science et la technologie, ni bonne ni mauvaise en soi, est elle aussi devenue destructrice, car, souvent, la pensée initiale n'est pas enracinée dans la conscience.

La prochaine étape de l'évolution humaine consistera à transcender la pensée. C'est notre tâche urgente. Cela ne veut pas dire cesser de penser, mais tout simplement ne pas être identifié à la pensée, ni possédé par elle.

Sentez l'énergie de votre corps intérieur. Le bruit du mental ralentit alors ou cesse immédiatement. Sentez-la dans vos mains, vos pieds, votre abdomen, votre poitrine. Sentez la vie que vous êtes, la vie qui anime ce corps.

Ce corps devient alors une ouverture, en quelque sorte : il donne accès à un sentiment plus profond de vitalité, sous les émotions fluctuantes et l'activité mentale.

Il y a en vous une vitalité que vous pouvez sentir de tout votre Être et non uniquement dans la tête. Chaque cellule vit dans cette présence qui vous dispense de penser. Cet état n'exclut pas la pensée si elle est nécessaire à des fins pratiques. Le mental fonctionne encore, et d'une façon magnifique, quand l'intelligence supérieure que vous êtes l'utilise et s'exprime par lui.

Vous ne l'avez peut-être pas remarqué, mais de brèves périodes de "conscience sans pensée" se produisent déjà d'une manière naturelle et spontanée dans votre vie. En vous livrant à une activité manuelle, en traversant une pièce, en attendant au comptoir de la ligne aérienne, vous pouvez être si complètement présent que les parasites mentaux habituels se calment pour laisser place à une présence consciente. Vous pouvez aussi regarder le ciel ou écouter quelqu'un sans faire de commentaire mental intérieur. Vos perceptions deviennent claires comme du cristal, limpides et dépourvues de pensée.

Pour le mental, cela ne compte pas, car il a d'autres chats à fouetter. De plus, comme ce ne sont pas des moments mémorables, vous ne les avez pas remarqués. En réalité, c'est ce qui vous arrive de plus important. C'est le début du passage de la pensée à la présence consciente.

Acclimatez-vous avec aisance à l'état de "non-savoir". Il vous permet de dépasser le mental, qui essaie toujours de conclure et d'interpréter, craignant de ne pas savoir. Ainsi, lorsque vous êtes à l'aise dans le non-savoir, vous dépassez déjà le mental. De cet état surgit alors une certitude plus profonde, non conceptuelle.

La création artistique, le sport, la danse, l'enseignement, l'aide aux personnes: la maîtrise de n'importe quel champ d'activité implique que le mental n'est plus engagé ou, du moins, qu'il occupe une place secondaire. Il devient une force et une intelligence plus grandes que vous, et pourtant essentiellement unies à vous. Il n'y a plus de processus décisionnel; la bonne action s'exerce spontanément, sans que "vous" en soyez l'acteur.

La maîtrise de la vie est le contraire du contrôle.
Vous vous alignez sur la conscience supérieure, qui agit, parle, effectue le travail.

Un instant de danger peut susciter une cessation temporaire du flux de la pensée et, ainsi, vous donner un aperçu de ce que veulent dire la présence, l'éveil, ou la conscience.

La Vérité dépasse largement ce que le mental peut comprendre. Nulle pensée n'englobe la Vérité. Au mieux, elle peut l'indiquer. Par exemple, celle-ci: "Toutes choses sont intrinsèquement Une." C'est là une indication, non une explication. Comprendre ces paroles, c'est sentir au fond de vous la vérité qu'elles indiquent.

Eckhart Tolle

[Extraits de son livre QUIÉTUDE
Ariane Éditions, 2003]
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AMBRE

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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Lun 04 Oct 2010, 19:07

Merci Serena , et heureuse de te revoir aussi!

dans le texte:

Citation :
Rien de ce qui va et vient n'est vous.
" Je m'ennuie. " Qui sait cela?
" Je suis en colère, je suis triste, j'ai peur. " Qui sait cela?

je dirais:

quand je m ennuie.Qui s EST celui qui s ennuie?
quand je suis en colère, que je suis triste, que j ai peur. Qui ESt celui qui éprouve celà?


Je viens de m acheter le livre "Indroduction à Un Cours en Miracles" de Kenneth Wapnick suite aux partages que nous avait fait Christalain où il est beaucoup question de" celà"...


Citation :
Edito du 24/09/2010_________________________

De nombreux étudiants du Cours confondent le Saint Esprit avec leur soi-ego. En faisant cela, ils répètent subtilement l’erreur originelle qui consistait à remplacer Dieu par leur soi-égo ; et, de cette manière, excluent de leur conscience la présence du Saint Esprit. Demander au Saint Esprit des solutions pour nos problèmes extérieurs usurpe son rôle car de telles requêtes présupposent que l’on sait quels sont nos désirs, sans avoir auparavant consulté la sagesse du royaume. Encore une fois, nous avons pris Sa place en présumant savoir par nous-mêmes quels sont nos problèmes et leurs solutions. Le Cours souligne ceci : « Il y a un autre très grand avantage de se référer aux décisions du Saint Esprit de façon de plus en plus fréquente… Suivre les conseils du Saint Esprit, c’est te permettre d’être absous de culpabilité. L’imaginaire croyance d’usurper des fonctions que ne sont pas les tiennes est la base de la peur. La totalité du monde que tu vois reflète cette illusion que cela s’est produit, ce qui rend la peur inévitable. Redonner cette fonction à Celui à Qui elle appartient est donc l’évasion de la peur. Et c’est cela qui permet à la mémoire de l’Amour de revenir à toi. »
Ken WAPNICK – “Love does not comdemn”.


:bisouxxx:

Citation :

PS: je reviens sur cette phrase: "La maîtrise de la vie est le contraire du contrôle.
Vous vous alignez sur la conscience supérieure, qui agit, parle, effectue le travail."

en effet et pourtant j ai l intime conviction que nous sommes testé et rudement mis à l épreuve en ce moment de façon à nous empêcher de nous aligner à La Conscience Supérieure....
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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Mar 05 Oct 2010, 13:12

NB petite précision suite à un mail:

quand j écris
:

Citation :
en effet et pourtant j ai l intime conviction que nous sommes testé et rudement mis à l épreuve en ce moment de façon à nous empêcher de nous aligner à La Conscience Supérieure....

Cette " intime conviction", et non intuition, me viens à l écoute de divers témoignages , écrits, orales ainsi que dans certains partages de ceux qui se confient à moi!

Si je dit/écrit, que nous sommes testé, c est parce que nous faisons tous partie du tout, de l UN et que l autre et le miroir de ce que nous ne pouvons pas toujours percevoir seul.
Il est évident , je croie, que ce que je propose sur ce forum depuis des années est fait pour susciter une réflexion et n est pas au sens propre uniquement mon seul vécu , ma seule intuition, mon seul ressenti, mes rêves et espoirs, et que diverses infos, livres , recherches ne sont proposés ici que dans un but d échanges, si but en soi il y a!
Je suis très attentive à mon prochain, à ce que l autre a à me dire , à m apprendre, et les pages de ce forum s inscrivent dans cette directive sans prosélytisme!






Citation :
Définition :La conviction se distingue de la croyance en ce qu'elle participe à la construction de l'identité individuelle et sociale.
Toute violence même involontaire à l'égard d'une conviction (réfutation, infraction) est en conséquence perçue comme une attaque contre les personnes et le corps social concerné, un viol ; elle appelle donc en retour une réaction de "défense". De réaction de défense en réaction de défense, des effets "boule de neige" peuvent se produire, c'est pourquoi on peut voir les convictions comme des vecteurs de violence.

attention donc à nos perceptions...n est ce pas?

bien à vous tous qui nous lisez, avec toute ma gratitude pour ce que vous m apportez!




Dernière édition par AMBRE le Mar 05 Oct 2010, 13:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Mar 05 Oct 2010, 13:17

La pensée conditionnée n'est pas le mental, mais une adultération du mental.


Steph
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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Mer 06 Oct 2010, 11:08

La persistance de la pensée conditionnée impose tôt ou tard (relatif) une limitation insoutenable à l'âme qui aspire alors à s'en libérer.

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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Mer 06 Oct 2010, 11:54

Chez certains, il est plus facile de penser à tout, que de ne penser à rien.

Au réveil, la pensée émerge au-dessus de la vie du corps, des émotions, du rêve.
A l'endormissement, elle disparait... Où va t'elle?

La pensée ce sont des forces créatives en constante activité, une auto-reproduction incessante.
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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Mer 06 Oct 2010, 19:01

Citation :
La pensée conditionnée n'est pas le mental, mais une adultération du mental.


Absolument d'accord avec toi Sphinx. La pensée conditionnée est pour moi issue d'un mésusage du mental due à une identification à celui-ci. Dans les discours sur la non dualité, les intervenants font souvent cette erreur d'attribuer tous les maux du disfonctionnement de la personne à ce mental qui en fin de compte n'est qu'une des composantes de l'individu (et Eckhart Tolle ne tombe pas dans ce "piège").
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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Mer 06 Oct 2010, 21:32

Où le mental peut-il bien sa source, c'est à dire qu'elle est l'impulsion qui le fait naître et qu'est-ce qui le développe, et comment peut-il être conditionné et pourquoi ? Et le but de ce conditionnement dans le plan ? Peut-on saisir réellement l'interaction du soi dans son environnement sans le mental ? "Au-delà" n'est-il pas une conception du mental ? Donc, le simple fait d'être"au-delà" du mental n'est-ce pas encore y demeurer ?

Je trouverai sûrement les réponses en lisant ou relisant certains articles sur ce forum.

Pourrais-je tout découvrir ? C'est pas certain car j'avoue être un peu fainéant, et les recherches dans les explications fussent-elles aussi pertinentes qu'alambiquées demandent un "effort" proportionnel à la "puissance" d'assimilation et de traitement de mon cerveau. De plus, il me faudrait chercher en admettant dans un premier temps comme probablement juste les énoncés des démonstrations d'autrui, donc "guidant ma pensée", juste pour arriver à saisir la finalité des théories.

Du coup, être un peu fainéant n'apporterait peut-être pas que des inconvenients. Qui sait, j'aurais ainsi plus de chances de ne pas avoir mon mental "adultéré"... momentanément... il en va de Soi.

A moins que je sois trop dualiste, (l'alternative qui suit le révèlerait) et dans ce cas il doit exister une troisième voie. Quelqu'un a-t-il une idée ?

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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Mer 06 Oct 2010, 22:08

a partir de quel moment la pensée devient elle une alliée de l'âme ?? de celle qui souléve des montagnes ...

quel est ce petit déclic ou grande explosion tout au fond du mental qui permet de créer à partir de la pensée ???
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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Mer 06 Oct 2010, 22:30



extraits:

Le mental est constitué de pensées. La pensée «je» est la première qui s'élève dans le mental. Si l'on poursuit l'investigation « Qui suis-je ? » d'une manière constante, toutes les autres pensées sont détruites, et finalement la pensée «je» elle-même disparaît, laissant la place au Soi non-duel; les fausses identifications du Soi avec les manifestations du non-Soi, tels que le corps et le mental, cessent, et l'illumination (le sâkshâtkâra) s'ensuit.

Le processus de la recherche du Soi n'est en aucun cas facile. En posant la question
« Qui suis-je ? », de nombreuses autres pensées vont surgir, mais, au lieu de leur céder
et de les suivre, il faut demander :
«A qui se présentent-elles ?».
Pour ce faire on doit rester extrêmement vigilant. Grâce à cette investigation constante le mental s'établira dans sa source et ne pourra se disperser et se perdre dans le labyrinthe des pensées créées par lui-même. Toutes les autres disciplines, tels que le contrôle de la respiration ou la méditation sur une image de Dieu, doivent être considérées comme des pratiques accessoires. Elles ne servent qu'à la maîtrise et la concentration du mental. Pour un mental exercé dans la concentration, la recherche du Soi devient comparativement facile.

C'est par une investigation incessante que les pensées seront détruites et le Soi réalisé : la Réalité plénière dans laquelle il n'y a même plus la pensée «je», expérience qui est désignée comme « Silence ».

Tel est en substance l'enseignement de Bhagavan Râmana Maharshi dans le traité Nan Yar (Qui suis-je ?).
T.M.P. Mahadevan
Université de Madras 30 juin 1982

et ce site que je visite souvent



Les Trois Sortes de Mental



Bonne nuit à vous tous!


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Serena

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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Jeu 07 Oct 2010, 04:11

Bonsoir à tous,

je suis heureuse que que ce texte soulève des interrogations importantes::

Uglabald, tu as repris la phrase de Steph à laquelle j'adhère totalement..

Chère Marie, tu cites:
Citation :
a partir de quel moment la pensée devient elle une alliée de l'âme ?? de celle qui souléve des montagnes ...

quel est ce petit déclic ou grande explosion tout au fond du mental qui permet de créer à partir de la pensée ???


La première pensée qui me vient est: le lâcher-prise.J'avais lu quelque part que lorsque le silence (mental s'entend) se fait, le son de l'Ame peut être entendue.

sursis je note aussi le passage que tu as écrit:

Citation :
Du coup, être un peu fainéant n'apporterait peut-être pas que des inconvenients. Qui sait, j'aurais ainsi plus de chances de ne pas avoir mon mental "adultéré"... momentanément... il en va de Soi.

A moins que je sois trop dualiste, (l'alternative qui suit le révèlerait) et dans ce cas il doit exister une troisième voie. Quelqu'un a-t-il une idée ?

Je crois précisément que cette troisième voie dont tu parles est celle de la non-dualité.


Ambre,
j'ai parcouru ton lien et je retiens surtout ceci:

Citation :



Eloignons-nous donc de la levure des Saducéens et des Pharisiens et pensons à ouvrir le mental intérieur. Comment l'ouvrirons-nous ?

* En sachant penser psychologiquement, c'est ainsi que s'ouvre le mental intérieur et celui-ci fonctionne avec les données de la Conscience superlative de l'Être, qui, grâce à cela, peut alors expérimenter la vérité des divers phénomènes de la nature.

Avec le mental intérieur ouvert, nous pouvons par exemple parler sur la loi du Karma et non seulement sur ce qui se dit, mais par l'expérience directe.

# Avec le mental intérieur ouvert, nous sommes suffisamment préparés pour parler de la réincarnation, de la loi de l'éternel retour, de toutes les choses, de la loi de la transmigration des âmes et de fait, nous ne nous basons pas sur ce que nous avons déjà lu, ou entendu de certains auteurs, mais sur ce que nous expérimentons par nous-mêmes, de manière réelle et directe, cela est évident.

* Voir à ce propos la loi d'évolution et la loi de récurrence NDE.

Le philosophe Emmanuel Kant fait une distinction entre la critique de la raison subjective et la critique de la raison pure. Il n'y a pas de doute que la raison subjective, rationaliste, ne pourra jamais rien nous apporter de ce qui n'appartient pas au monde des cinq sens.

L'intellect par lui-même est rationaliste et subjectif (subconscient nde). S'il entend un sujet sur la réincarnation, sur le karma, il exigera toujours des preuves, des démonstrations.

Les vérités qui sont seulement perçues par le mental intérieur ne pourraient être démontrées aux personnes sensualistes ; exiger des preuves sur cela dans le monde sensoriel externe équivaut à exiger d'un bactériologue qu'il étudie les microbes avec des télescopes ou exiger d'un astronome qu'il étudie la raison subjective car celle-ci n'a rien à voir avec ce qui n'appartient pas au monde des cinq sens.

Les sujets comme la réincarnation, le karma (voir la Loi du Karma, Anubis et les Seigneurs du Karma nde), la vie après la mort, etc., sont de fait exclusivement du mental intérieur, jamais du mental sensuel. On peut démontrer au mental intérieur, mais avant tout, on exige du candidat qu'il ouvre son mental intérieur, s'il ne l'a pas ouvert. Sinon, comment ferions-nous pour lui faire une démonstration de cette sorte ? Impossible, n'est-ce pas ?

Ceci étant vu avec clarté, il convient que nous approfondissions un peu maintenant la question des facultés. L'intellect par lui-même est une des facultés les plus rustres dans les niveaux de l'Être. Si nous voulons tout appréhender par l'intellect, jamais nous ne parviendrons à capter les grandes vérités cosmiques.

Pour ce qui est de mes propres explorations, je reviens à un court passage du texte d'Edgar Tolle:

Citation :
Sentez l'énergie de votre corps intérieur.Le bruit du mental ralentit alors ou cesse immédiatement. Sentez-la dans vos mains, vos pieds, votre abdomen, votre poitrine. Sentez la vie que vous êtes, la vie qui anime ce corps.

Ce corps devient alors une ouverture, en quelque sorte : il donne accès à un sentiment plus profond de vitalité, sous les émotions fluctuantes et l'activité mentale.

Le débat est ouvert et j'espère qu'il y aura d'autres intervenants sur ce sujet..

Je vous souhaite le meilleur sur le chemin,,

Serena



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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Jeu 07 Oct 2010, 10:46

Citation :
Le mental est constitué de pensées. La pensée «je» est la première qui s'élève dans le mental. Si l'on poursuit l'investigation « Qui suis-je ? » d'une manière constante, toutes les autres pensées sont détruites, et finalement la pensée «je» elle-même disparaît, laissant la place au Soi non-duel; les fausses identifications du Soi avec les manifestations du non-Soi, tels que le corps et le mental, cessent, et l'illumination (le sâkshâtkâra) s'ensuit.

J'adore Bhagavan Râmana Maharshi ! C'est un des premiers sages que j'ai lu. Mais quant à savoir s'il suffit de dire 'qui suis-je' pour faire taire le mental, c'est une autre histoire!

Il y a 20 ans, j'étais en position du lotus, en méditation, et mon mental s'était quelque peu évaporé. Je me lève, vais sur mon balcon, et fais une expérience de non-dualité. Je regarde le nuage dans le ciel et, pendant quelques instants, me sens Un avec lui. Il n'y a plus le nuage et moi, mais l'unité.

Il m'arrive aussi de me relaxer, j'ai d'abord des pensées-images de 'somnolence' (hypnagogiques, comme à l'entrée dans le sommeil), mais parfois, je passe dans un autre état : mon mental s'interrompt complètement, mais je suis à l'état de veille, conscient dans mon corps.

Et vous, faites-vous des expériences de cet ordre?
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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Jeu 07 Oct 2010, 18:37

Citation :
Mais quant à savoir s'il suffit de dire 'qui suis-je' pour faire taire le mental, c'est une autre histoire!

en effet , c est ma perception et réflexion hier soir en m endormant après vous avoir proposé ce texte!

Citation :
Et vous, faites-vous des expériences de cet ordre?

oui, et souvent au réveil, c est un moment de magie duquel je m extirpe tout doucement!Je n ai jamais pu rentré en méditation au sens premier du terme et pourtant je connais cet état de plénitude!
Je n ai plus ces dernières années un mental "agité" comme on dit!
C est tout le corps et tous les sens qui participent à cet état, un peu comme lorsque je vous ai parlé de la danse et de ce que j éprouvais alors!Je ne parlerai pas d illumination au sens de Râmana Maharshi, je croie d ailleurs que certains termes sont à adapter en fonction de la culture, mais plutôt de béatitude.


Klimt a peint une Danaé qui m y fait souvent penser,où l érotisme à toute sa place dans ce contact avec le Divin, au delà du mental!



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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Sam 09 Oct 2010, 16:11

Citation :
Et vous, faites-vous des expériences de cet ordre?



bonjour


je fais des massages depuis longtemps maintenant ... à chacun d'eux il se passe quelquechose que je ne contrôle pas du tout et je ne cherche pas du tout non plus à le faire .. c'est toute la magie .. quand l'âme agit .. le mental se tait ...

selon le besoin de la personne que j'ignore la plupart du temps ...et pour cause .. je deviens une "autre" ou plutôt quelquechose en moi prend une place particulière que je lui cède volontiers ...j'ai appris à m'habituer .. à cet autre "moi" ...

dernièrement j'ai eu dans les mains une femme extrêmement malade ..d' une maladie orpheline qui la dévorait littéralement de l'intérieur ... ne parlait plus ne mangeait plus ou avec une sonde directement implantée sur son estomac .. maigre bien sur et pouvait à peine respirer ...elle avait une ardoise pour communiquer par écrit .. ne pouvait rester ni allonger ni assise ....

j'ai accepté de lui "faire" sans connaître réellement son état ... je vous avouerai que je me suis bien demandé ce que je faisais là quand je l'ai vu ... et bien demandé comment j'allais pouvoir approcher ce corps tellement diminué .. avec un cerveau conscient de ce qui lui arrivait .. mais une grande dignité par ailleurs ... il y a eu un grand flottement en moi avec une peur de ne pas être à la hauteur de ce que l'on "m'envoyait" là .... alors je me suis comme préparée ... appelé de l'intérieur cette présence que je ressens et à la seconde où j'ai osé mes mains sur ses épaules j'ai été littéralement envahit d'une chaleur que je pouvais sentir depuis le sommet de mon crâne jusqu'au bout de mes doigts ... comme des vagues arfois qui m'obligeait à m'arrêter sur certaines zones du corps ....je me suis contentée de remercier et j'ai laissé le "travail" de com "union" se faire sans moi ... et pourtant la mère de mon amie et moi ne faisions plus qu'un .. un vaste champ d'énergie douce nous envahissait toutes les deux ... je crois qu'elle savait sans me connaître ce qu'il se passait ... on s'est fait cadeau toutes les deux d'un moment de vie et d'union d'un autre ordre et d'une autre dimension ... une heure pleine courte et longue à la fois ... on a terminé en larmes dans les bras l'une de l'autre ... elle est décédée 3 semaines à peine après ce moment d'humilité ... on savait toutes les deux qu'elle était en partance .... et peut être qu'elle a reçue de moi une rassurance .. et j'en suis très touchée ..

Marie
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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Sam 09 Oct 2010, 20:06

Ca fait 2 types d'expérience au-delà du mental.

Celles qui se passent tout seul, comme pour Ambre et moi, dans une sorte de narcissisme-présence à soi positif (cf un des derniers articles de Sphinx).

Et celles qui se passent à 2, comme pour Marie.
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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Sam 09 Oct 2010, 20:22

Oui Didiera,
je n'ai pas vraiment suivi le post sur le narcissisme(je vais y revenir).Je trouve que l'expérience que Marie relate est absolument remarquable;tout comme il est remarquable d'arriver à accompagner les personnes en fin de vie.
Celà ne se fait pas encore assez à mon avis,du moins là où je vie et c'est bien dommage.
Mais je pense que cela va se développer dans l'avenir;c'est ce que je souhaite en tous cas.

Belle soirée à toutes les deux,


Serena

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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Dim 24 Oct 2010, 08:33

:a11:


Dernière édition par pascalle le Dim 08 Mai 2011, 18:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Sam 04 Déc 2010, 14:34




COHUE MENTALE ET RAPPEL DE SOI


Le questionnement. Voilà le point de départ de toute quête de la Vérité. Lorsque le ressenti diffère de ce qu'on nous dit et que le désir de comprendre croît tel un feu intérieur, nous nous détournons des réponses habituelles et soulevons toutes les roches sur notre passage afin de nous assurer qu'il n'y a pas d'anguille sous celles-ci. Et, bien entendu, nous en trouvons. Que quelques-unes au départ, mais avec honnêteté, discernement et assiduité, nous nous rendons vite compte qu'il y en a pratiquement sous toutes les roches rencontrées. Au début, ça nous amuse et nous soulevons des roches de surface, notre questionnement ressemblant plus à de la curiosité. Mais par la suite ce questionnement mûrit et les roches que nous soulevons sont plus imposantes. Un jour ou l'autre, si nous persistons dans notre art, nous soulèverons immanquablement la roche vers laquelle pointent tous les enseignements traditionnels, celle de la connaissance de soi. « Connais-toi toi-même » est l'anguille qui vit sous l'imposante roche de la personnalité et que l'on n'ose tenir que du bout des doigts. Mais la voilà, elle est sous nos yeux et ne demande que notre attention. Le statu quo externe est une chose, mais celui de notre for intérieur est une toute autre chose. Alors, nous cherchons la réponse à cette énigme à l'extérieur de nous, pour ne pas trop nous bousculer, mais heureusement certaines personnes connaissant ces « mécanismes de protection » automatiques, ont pensé, pour le bien de tous les chercheurs, à coucher sur papier une partie des réponses, nous forçant, au contact de ces écrits, soit à accepter certaines vérités sur nous-mêmes, soit à nous enfermer pseudo-sciemment dans le déni et dans l'oubli de cet aspect primordial de la Quête : la connaissance de soi.

Certes, la question est d'abord très lourde et il semble plus confortable de s'enfoncer la tête dans le sable matérialiste de l'explication occidentale : l'idée laconique selon laquelle nous ne sommes qu'un amas de matériel organique bien structuré. Mais lorsque cette explication, après maintes réflexions, lectures et expériences, ne tient plus la route, nous réabordons cette question qui ébranle notre statu quo interne et tentons d'y trouver quelque chose de valable.

Que nous disent les enseignements traditionnels ?

Premièrement, que la mémoire est le reflet de notre niveau de conscience. Qu'avons-nous mangé pour le petit déjeûner il y a huit jours ? Oublié. Comment étions-nous vêtus il y a deux semaines ? Oublié. Nous oublions régulièrement la raison pour laquelle nous nous sommes rendus dans la pièce où nous sommes présentement. Que venions-nous donc y chercher ? Oublié aussi. Nous oublions nos rendez-vous, nos tâches quotidiennes et nous omettons de nous souvenir qu'il nous fallait absolument prendre du pain à l'épicerie en rentrant. Combien de fois par jour oublions-nous ? Avec honnêteté, nous nous rendons rapidement compte que nous passons la majeure partie de notre vie à oublier celle-ci ! Seules quelques parcelles, que l'on nomme souvenirs, nous restent. Bien qu'une bonne partie de ce que nous oublions puisse nous sembler futile à première vue, la question demeure : n'étions-nous pas présent à ce moment, n'étions-nous pas conscient, ne devrions-nous pas nous souvenir ? La mémoire n'est-elle pas un mécanisme censé tout enregistrer, même le plus banal ? Et que dire des choses importantes qui glissent entre les doigts de cette mémoire tel du sable fin ? Pourquoi celle-ci n'est-elle pas infaillible puisque c'est son unique rôle, sa seule raison d'être ?

Serait-il possible que nous ne soyons pas réellement conscients ? Décidément, cette anguille que nous avons trouvée sous l'énorme roche ne nous plaît pas du tout.

Et les enseignements traditionnels de continuer : en second lieu, nous n'avons pour ainsi dire aucune attention réelle : le petit orteil en accordéon entre la plante du pied et la patte d'un meuble et nous voilà à nous demander comment nous avons pu être aussi maladroits. Nous renversons notre tasse de café, faisons tomber des vases, pilons sur le pied de quelqu'un et nous martelons le doigt plutôt que le clou. Combien de dégâts devrons-nous faire avant de réaliser que nous ne sommes pas, dans bien des cas, là où nos actions se trouvent ? Nos pensées vagabondent nonchalamment dans les prés de l'imaginaire, insouciantes du moment présent. Dans de tels cas, où nous trouvons-nous réellement ?

Mais revenons à cette mémoire. Elle n'est pas qu'absente ou présente car dans sa pseudo-présence elle est fréquemment déformée, décolorée et méconnaissable pour un observateur objectif. Mémoire bafouée et faux souvenirs, voilà qui domine cet aspect de nous qui devrait pourtant tout enregistrer avec acuité. Il arrive fréquemment que notre version d'un événement soit différente de celle de quelqu'un avec qui nous l'avons vécu. Certes, les impressions personnelles peuvent différer, mais les paroles, les gestes et la chronicité des faits ne devraient pas varier, et pourtant, souvent les versions se contredisent. Il est évident, après observation, qu'une anecdote personnelle, racontée maintes fois, se modifiera toujours légèrement d'une fois à l'autre pour finir par ne plus ressembler à l'originale que dans son ensemble, et encore. Nous connaissons tous le "jeu du téléphone" où un groupe de personnes, assises en rond, chuchotent l'un à l'autre un mot ou une phrase, et lorsque ce message revient à son origine, il ne ressemble en rien à son point de départ. Ainsi en va-t-il d'une grande partie de notre dite mémoire.

Si nous admettions la possibilité d'un tel état des choses et voulions le vérifier, comment faire, puisque nous risquons de ne plus nous souvenir que nous en avons décidé ainsi?

Le rappel de soi.

Le rappel de soi est une technique enseignée par plusieurs doctrines à caractère ésotérique et psychologique. Elle consiste à centrer son attention sur les associations internes, et ce, à tout moment ou du moins à chaque instant qu'il nous est possible de le faire, c'est-à-dire lorsque nous nous souvenons que nous devons le faire. Être attentif à nos tensions physiques, à nos émotions ainsi qu'à toutes les réflexions qui naissent, disparaissent, reviennent et repartent au fil des événements. Bien qu'il puisse paraître simple et facile de pratiquer ce rappel de soi, il n'en est rien. Un simple exercice vous permettra de comprendre à quel point il nous est difficile de contrôler notre attention. Regardez fixement une montre, déterminez un moment précis comme étant le moment de départ et portez toute votre attention, durant une pleine minute, à regarder la montre. Ne vous concentrez qu'à observer la minute passer, rien d'autre.

Faites-le maintenant et ne continuez la lecture de cet article qu'ensuite.

Si vous avez été attentifs, vous remarquerez rapidement que votre esprit, n'aimant pas le calme, aura tôt fait de se mettre à vagabonder dans toutes les directions, entraînant avec lui votre attention. Probablement vous êtes-vous demandé pourquoi vous faisiez cet exercice ou encore vous vous êtes mis à penser aux tâches qui vous attendent après la lecture de cet article ou encore vous êtes-vous assoupi dans un rêve éveillé tournant autour d'un événement qui s'est déroulé plus tôt dans la journée. Peut-être avez-vous même dépassé la minute exacte car vous étiez absorbés dans vos pensées et ne pensiez même plus à vous concentrer sur votre montre !

Le rappel de soi n'est pas un exercice facile car il demande une constante et réelle attention. Qui plus est, nous sommes accoutumés à porter notre attention - le peu que nous avons – vers un objet extérieur et rarement vers l'intérieur, ce qui en complique la réalisation. Si porter notre attention une seule minute complète vers un objet extérieur est difficile, il est aisé de se rendre compte que ce qu'exige un constant et profond rappel de soi est une tâche tout simplement impossible dans notre état actuel. Mais la pratique, l'effort et la volonté peuvent augmenter le temps d'attention possible pour chacun de nous et nous conduire vers un état plus éveillé. Avouons qu'une mémoire qui oublie et modifie avec fantaisie la majeure partie de notre passé, couplée d'une attention à toute fin pratique inexistante, n'est pas une perspective très prometteuse. Peut-être aurions-nous mieux fait de laisser cette anguille dormir paisiblement !

Mais lorsque nous sommes prêts, nous commençons, humblement, à coups de volonté et d'effort à pratiquer l'exercice du rappel de soi. L'honnêteté essentielle à cet exercice demande beaucoup de courage. Mais lorsque cette pratique devient une nouvelle habitude qui ajoutée à notre soif de savoir prend de l'ampleur et que nous entamons la longue route de la maîtrise du rappel de soi, la perspective peu prometteuse que nous révélait un examen sommaire se transforme soudainement en une prise de conscience beaucoup plus claire de la situation réelle.

En effet, lorsque notre oeil intérieur se détache et regarde avec une honnêteté implacable ce qui se passe en nous à chaque moment, le choc de ce qu'il y voit est une sensation extrêmement particulière et difficilement descriptible : elle se doit d'être vécue. Mais j'avancerai que ce qu'il y voit ressemble en tout point à un essaim d'insectes, volant en tout sens, formant une masse plus ou moins distincte qui oscille dans l'espace au gré des vents. Chaque pensée isolée est un insecte et l'ensemble chaotique qui en résulte est l'essaim, c'est-à-dire notre mental. C'est l'image la plus révélatrice qu'il me soit possible de décrire en mots.

Ce sont des trains de pensées qui déferlent à toute vitesse et en tout sens, dont les wagons sont des plus disparates. Nous parvenons à voir clairement et en temps réel le capharnaüm des associations intérieures, sautant d'un sujet à un autre, sans transition aucune et ne s'arrêtant jamais pour reprendre leur souffle, comme si chaque pensée discordante était la dernière. Ce flot ininterrompu de pensées, d'associations, d'émotions et de sensations - chacune d'entre elles suscite une réaction, elle-même générée par une précédente, tel un mouvement perpétuel - est ce que nous appelons à tort "je", alors que "je" n'a même pas le temps d'exister à travers ce torrent. Une pensée va vers le futur, l'autre vers le passé, une chanson passe en arrière-plan sur notre tourne-disque mental tandis que nous effectuons une tâche manuelle. Tout se passe simultanément et maladroitement. Notre attention vagabonde d'une idée à une autre si rapidement que nous ne nous en apercevons même pas.

Cette expérience révélatrice d'un rappel de soi bien appliqué remet en perspective et en contexte les paroles d'Ouspensky lorsqu'il dit :

« Il est nécessaire ici de comprendre que le premier état de conscience - le sommeil - ne se dissipe pas quand apparaît le second, c'est-à-dire lorsque l'homme s'éveille. Le sommeil demeure présent avec tous ses rêves et ses impressions, s'y ajoute simplement une attitude plus critique envers ses propres impressions, des pensées mieux coordonnées et des actions plus disciplinées. A cause de la vivacité des impressions sensorielles, des désirs et des sentiments [...] les rêves deviennent alors invisibles, de la même manière que sous l'éclat du soleil, les étoiles et la lune pâlissent. Mais les rêves sont toujours présents et exercent souvent, sur l'ensemble de nos pensées, de nos sentiments et de nos actes, une influence dont la force dépasse même parfois les impressions réelles du moment. » [1]

De plus, il explique ceci concernant ce sommeil qui ne se dissipe pas lors de l'état de veille :

« C'est un état purement subjectif et passif. L'homme y est environné de rêves. Toutes ses fonctions psychiques travaillent sans direction. Il n'y existe ni logique, ni continuité, ni causes, ni résultats. Des images purement subjectives - échos d'expériences passées ou reflets de vagues perceptions du moment, tels que des sons atteignant le dormeur, des sensations en provenance du corps, comme des légères douleurs, des sensations de tensions musculaires - traversent notre esprit, ne laissant qu'une trace infime dans la mémoire ou, le plus souvent, pas de traces du tout. » [2]

Ces paroles prennent tout leur sens lorsqu'un oeil intérieur entraîné a la possibilité de réellement voir ce qui se passe mentalement en nous à chaque instant. Cette prise de conscience est pour le moins déroutante car elle nous enlève définitivement l'idée fausse que nous avons un quelconque contrôle sur nos processus mentaux.

L'idée fondamentale des enseignements traditionnels selon laquelle l'être humain est endormi, ou plutôt qu'il vit dans une sorte de transe hypnotique, prend ici une dimension encore plus enlevante. Pour un instant, elle nous fait vaciller car nous nous rendons compte à quel point elle est véridique, à quel point cette idée aurait dû être prise au pied de la lettre dès le départ.

Nous vivons dans l'illusion de vivre : nous rêvons éveillés.

Le rappel de soi n'est qu'une première étape vers un éveil réel et valable, mais une étape indispensable à franchir, un exercice à maîtriser. Sa pratique doit devenir constante, une pratique de chaque instant, une habitude, un automatisme, car elle nous apporte une vision, un point de vue indispensable sur nous-mêmes qu'on ne nous a jamais appris à cultiver et à développer. Et cette vision, ce point de vue est riche d'informations de la plus haute importance concernant l'un des sujets primordiaux de toute quête de Vérité : nous-mêmes.


- Webmestre Zone-7




[1], [2] : Extraits des cinq conférences de P.D. Ouspensky[center]
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MessageSujet: Re: "AU-DELÀ DU MENTAL"   Lun 20 Déc 2010, 22:12

"L’humanité dite normale est devenue très perturbée, très déséquilibrée, très dysfonctionnelle. Il y a du bon sens dans l’expression courante disant qu’un malade mental, c’est un déséquilibré, seulement il faut bien voir ce que cela implique et voir aussi, droit dans les yeux, qu’au point où nous en sommes, notre soi-disant normalité est elle-même très déséquilibrée."


Citation :
Notre civilisation est toute entière tissée sur des constructions mentales. Nos villes, nos champs bien tracés, sont des paysages aussi géométriques que conceptuels, dessinés dans les constructions mentales de notre organisation industrielle. Notre nourriture, nos rythmes de vie frénétique, nos looks et nos mimiques, nos modes, sont le plus souvent des produits publicitaires, c’est-à-dire des constructions mentales à usage de profit. Nos grandes hypothèses sur l’univers, nos théories scientifiques sont des constructions mentales, ingénieuse et sophistiquées, mais des constructions mentales aussi. Ce qui résulte du monde encadrés par notre vision scientifique, toutes nos techniques et nos pratiques sont entièrement façonnés par des constructions mentales. Tous les produits du calcul, toute la spéculation financière ne sont rien d’autre que des constructions mentales. L’art lui-même, quand il se confond avec l’objet technique, l’art qui n’offre plus rien à sentir, est seulement du conceptuel, des constructions mentales. La plupart de nos pensées, les plus répétitives, ne sont que des schèmes conditionnels, des constructions mentales sans substance.

Nous sommes tellement identifiés aux formes (R) produites par le mental qu’il nous est difficile, ne serait-ce que de prendre conscience de son rôle. Et pourtant, il n’a pas toujours été là, le mental est apparu dans le cours d’une longue évolution, en se dégageant d’une nature qui n’était pas sa création. C’est ce qui va nous intéresser dans cette leçon. En quoi la compréhension du fait que le mental est un stade évolutif modifie-t-elle notre appréhension de la pensée ?

L’homme premier et l’émergence du mental
Dans l’histoire de l’évolution, l’apparition de l’homme est l’avènement, après le développement du vital, d’un plan nouveau, celui du mental. Comme nous l’avons vu, cela ne signifie pas du tout l’avènement soudain de la sensibilité, de la mémoire, de la conscience, de la sociabilité, ni même de l’intelligence. Nous disions de l’homme que non seulement il existe en tant que forme, il sent et connaît, mais surtout il sait qu’il connaît au sens où l’apparition de la conscience est en lui redoublée par le pouvoir de la réflexion. L’homme se pense lui-même, se connaît dans une représentation de lui-même qu'il constitue par concepts et il se connaît dans des concepts.

............

Nous autres, qui participons de l’humanité normale, avons appris à vivre en étranger dans la Nature, à ne plus voir autour de nous que choses inertes. C’est à peine si nous décelons encore de la vie chez l’animal, la science mécaniste nous a appris à le regarder comme une machine et l’industrie en fait un produit de consommation. Nous jouissons d’une inflation extraordinaire du sens de l’ego, mais elle nous conduit sans cesse à agresser l’autre et à nous défendre contre les « autres ». Notre isolement dans le monde est extrêmement aigu et souvent désespéré, et quand, moyens techniques à l’appui, nous cherchons à y remédier, c’est pour fuir dans des relations superficielles qui nous laissent vides et insatisfaits. Nous avons appris tous les moyens rationnels de planifier, d’organiser, de contrôler, de gérer le monde extérieur, mais notre vie intérieure est le plus souvent agitée, chaotique, désordonnée et sous l’emprise de pulsions irrationnelles. Nous sommes entourés d’une abondance extraordinaire de biens, mais au-dedans la misère règne et c’est tout juste si nous nous sentons exister. Nous avons pris l’habitude de nous enfermer dans nos constructions mentales, tellement que nous y crevons de monotonie et d’ennui. Au beau milieu de tant d’absurdité, il ne nous reste plus qu’à demander encore et encore au mental d’inventer des concepts sophistiqués pour produire une stimulation émotionnelle, (texte) sentir que quelque part, tout de même, il y a peut être un peu de vie en nous. La petite étincelle de l’âme sous la masse écrasante des constructions du mental.




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