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 Spiritualité & problème social

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Credo



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Taureau Chèvre
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MessageSujet: Martin Luther King, Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Gandhi   Sam 31 Mai 2008, 01:55

Toutes les personnes citées ci-dessus étaient prêtes à mourir pour le bien de leur peuple, et ont toutes finies assassinées.
Comment se fait-il que des personnes aussi détachées aient été fauchées aussi facilement en plein vol, serait-ce encore le cas aujourd'hui?
Quelqu'un a-t-il une piste?

Je me sens extrêmement proches de leurs choix de vie, mais l'issue d'une mort violente et d'une mission inachevée me retient de sauter le pas concrètement...

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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Sam 31 Mai 2008, 16:13

Je pense au-delà de la peur de mourir, un des points commun entre ses personnes.
Est l amour inconditionnel pour leurs semblables et toute vie par ailleurs
Ils sont arrivé à un niveau d’actualisation dans leur environnant qui leur à permit
De sublimer la peur de la mort elle-même, la relèguent en deçà de ce qu'il y avait de plus important
pour eux la conviction dans une condition plus Humain

Où le devoir des un, se mêle étroitement aux devoirs des autres, par un respect mutuel
dans la quel s’animes la sagesse.

Je suppose que paradoxalement, la mission n est pas inachevée
Nous sommes tous en quelques sorte, les descendants de leur idée dans une certaine mesure
Est-ce le but du sacrifice observer, je pense que chacun doit se faire son idée…

bien à vous
Qui propage les idées
Qui ne peuve être oublier

coeur
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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Dim 01 Juin 2008, 01:34

En fait je me demandais pourquoi ils n'étaient pas arrivés à la transfiguration comme le Christ, alors qu'ils appliquaient son message en tout point.
En pratique, que faudrait-il faire en plus pour appliquer "Ce que j'ai fait, vous pourrez le faire et même plus"...
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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Dim 01 Juin 2008, 02:43

Credo a écrit:
En fait je me demandais pourquoi ils n'étaient pas arrivés à la transfiguration comme le Christ, alors qu'ils appliquaient son message en tout point.
En pratique, que faudrait-il faire en plus pour appliquer "Ce que j'ai fait, vous pourrez le faire et même plus"...
Il ne faut pas confondre "être sur le chemin", et "être arrivé à destination".
Tant que l'on est sur le chemin, on reste parfaitement mortel.
Seuls ceux qui sont réalisés totalement peuvent déjouer cette mortalité.
Il ne suffit pas d'appliquer un message pour le réaliser.
Il faut être ce message, ne faire qu'un avec lui. C'est ça qu'il faut faire en plus. Mais là, c'est une autre histoire, ça ne s'apprend pas à l'école, ni dans aucun livre. Je pense que cela se vit. On peut apprendre à être quelque chose mais pas à être tout court... Et pourtant il faut être tout court pour se réaliser complètement. Selon moi, seule la quête intérieure peut nous permettre d'atteindre cet état ultime.

Une petite citation pour comprendre l'état d'esprit de ces personnes d'exceptions :

Juge Falcone : anti mafia.
A la question "à t-il peur ?", il a répondu :
"Le lâche meurt plusieurs fois par jour, le courageux, une seule. L’important n’est pas de savoir si l’on a peur ou pas, c’est de savoir vivre avec sa peur, ne pas la laisser vous dominer, c’est cela le courage sinon, c’est de l’inconscience.
... Je pense que certaines choses demandent un certain type d’engagement et certaines un engagement maximal. C’est celui-là que j’ai choisi."
Peu de temps après le juge a été tué.
{Livre, Celui qui vient, Tome 2, Anne Givaudan, Ed. Amrita}
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Credo



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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Dim 01 Juin 2008, 13:54

Je suis entièrement d'accord avec ta réflexion...
Mais il reste une question en suspens.
Je la pose sur ce forum car nous sommes tous des chercheurs sincères.
Nous cherchons tous à REALISER quelque chose, c'est à dire à concrétiser une forme de bonheur appliquée à l'homme.
Je ne connais personne qui ait été aussi loin dans l'engagement vis-à-vis des hommes et aussi éloigné du narcissisme que Martin Luther King ou Gandhi, et pourtant ils sont restés très loin de la résurrection telle que la Christ l'a manifestée...
ALors ma question est, est-ce réaliste de viser aussi loin que le Christ comme il l'a prédit, et si oui, cela se produit-il CONCRETEMENT en ce moment sur terre?

Je pense qu'il faut réaliser ici bas, pour que ces réalisations servent de base à un changement concret, pouvant lui-même servir de structure à d'autres qui voudraient prendre le même chemin.

On parle beaucoup de résurrection, de corps énergétique, d'ascension, mais en pratique nous attrapons quand même la grippe et des cheveux blancs...

Alors où sont les exemples concrets et tangibles, au-delà des promesses des channeling ou tout ce qu'on retrouve dans la littérature ésotérique?
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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Dim 01 Juin 2008, 14:57

Credo
Citation :
Je la pose sur ce forum car nous sommes tous des chercheurs sincères.
Nous cherchons tous à REALISER quelque chose, c'est à dire à concrétiser une forme de bonheur appliquée à l'homme.
Je
ne connais personne qui ait été aussi loin dans l'engagement vis-à-vis
des hommes et aussi éloigné du narcissisme que Martin Luther King ou
Gandhi, et pourtant ils sont restés très loin de la résurrection telle
que la Christ l'a manifestée...

Bonjour Credo,

Je trouve ton interrogation très profonde et sincère.
Voilà ce que cela m'inspire.
Concernant le degré de "sainteté" de ces hommes au regards du Christ.
Il y a deux possibilités :

1 : Ton appréciation de leur "sainteté" manque d'éléments.

2 : Les lois cosmiques qui président à la résurrection des corps, se sont gourrés... elles ont oubliés de "transfigurer" les dits personnages, c'est un oublie... peut être une grêve dans un des services concernés :)

Je plaisante :)

La troisième possibilité est celle-ci :

La force de vérité que tu sens chez ces hommes, tu la "calque" sur le "chemin du Christ"... comme si cela avait été leur chemin. Non.
Par contre la force de vérité qui émane de leur chemin, et qui te parle énormément... et bien c'est sans doute une raisonnance avec ton chemin.

Ton appréciation mentale du non aboutissment ou de l'échec de leur travail du fait de leur fin prématuré, est elle aussi un mauvais échapatoir, ce n'est pas en considérant ces questions que tu trouvera ton "chemin".

Citation :
Je me sens extrêmement proches de leurs choix de
vie, mais l'issue d'une mort violente et d'une mission inachevée me
retient de sauter le pas concrètement...

Le point commun de ces hommes a été l'obéissance qu'ils ont eu vis à vis de ce qui était le plus intime, le plus urgent, le plus vivant au dedans d'eux.

Ils ont sans doute passés des années à cotés d'eux-mêmes, et puis un jour, ils se sont allignés avec leur mission. A partir de là on ne regarde pas à droite, à gauche, devant derrière. On obéis à la plus haute dimmension de notre Etre, celle qui est la voie de notre Vérité, qui est la voie de notre chemin, celui qu'on est venu pour réaliser. Et s'il est une chose que l'on reconnais chez les autres, c'est la force d'engagements qu'ils dégagent pour tous en réalisants LEUR travail, leur chemin.
La force de leur exemple n'est pas dans l'imitation qu'ils peuvent inspirer, mais dans l'exemple qu'ils donnent de suivre la Voie tracé par leur Etre.

L'exigence du chemin du Christ est dans son acception intégrale, d'une exigence incroyable... " va, vends tout ce que tu as, et suis moi"...

Il y a beaucoups de chemins dans le chemin...

Au dedans de toi, il y a une étincelle de lumière, qui est toute conscience et toute connaissance et qui est ton Etre véritable.
C'est elle qui t'a envoyé ici pour que même dans ce monde ralentis, tu arrive à la retrouver, à l'incarner, et à la rayonner.
Pour faire quoi ?

"Père que ta volonté soit faite et non la mienne".

Il n'y a pas de "oui mais.." de "mais et si ??..." non :

"Père que ta volonté soit faite et non la mienne".

Ce que tu veux que je sois, je le serais.
Ce que tu veux que je sache, je le saurais.
Ce que tu veux que je fasse, je le ferais.


Puisses-tu te retrouver et te réaliser...
Puissions-nous tous nous retrouver et nous réaliser...


:a3:


Dernière édition par uncia le Dim 01 Juin 2008, 16:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Dim 01 Juin 2008, 15:12

Bonjour a vous,

Super cette réflexion,

je viens y ajouter mon petit grain de sel car

mes prieres de ces dernieres semaines ont tournées autour de:

Que ta volonté soit faites

Puis intuitivement mes paroles sont devenues

Merci, d'Etre ta volonté d'amour en toute conscience

Maintenant je suis bien consciente que contrairement au Christ je n'arrive pas encore a incarner ces paroles a chaque instant...

Mais voila le chemin que je vois devant moi en sachant qu'en chaque instant réside l'éternité...

Nous sommes ce que nous sommes on ne peux pas contredire cela

Nous reste a accepter l'absolu de cela dans le relatif de notre manifestation présente..,

Avec toute ma tendresse

:475:
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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Sam 21 Juin 2008, 16:09

Après avoir lu et relu les analyses dialecriques de Sphinx, qui sont devenues pour moi un excellent outil de cartographie et de mise en image ce que je vivais, je pense que ce qui manquait à ces personnes est très simple!!!

Il s'agit simplement de leur flamme jumelle!

Aucun de ces hommes n'a réellement vécu une vie de couple entière, pris la plupart du temps dans leur vie politique et publique.
Gandhi avait fait voeu de chasteté étant toujours marié, et s'entourait de deux jeunes filles à la fin de sa vie pour mettre son désir à l'épreuve.
Martin Luther King parle très peu de sa femme dans son autobiographie, et ses discours parlent très peu du rapport entre hommes et femmes.

Leur attitude politique (la non-violence), sans doute la plus efficace à ce jour pour apporter un changement sans corrompre son âme, comporte plusieurs failles par son incomplétude, parce qu'elle apporte son lot de violence et de morts (négligeable certes par rapport à une révolution violente, mais présent quand même), et parce qu'au décès de leur leader, le mouvement perd toute son ampleur, il n'y a pas de continuité sérieuse dans le mouvement ou de changement durable dans la population.

La non-violence ne tient pas compte de la violence et des douleurs contenues dans les chakras inférieurs, elle tente plutôt de les contrôler par une attitude ferme certes, mais sans réponse les sublimant réellement et à long terme.

La seule et unique manière de sublimer ces douleurs ancestrales, pierres angulaires de nos personnalités et de la matrice que nous fabriquons à travers elles, est effectivement le retour des deux polarités à la réalité Christique.

Dans cette optique, une révolution qui se veut efficace, et qui est nécessaire dans le contexte actuel de plus en plus regressif et coercitif, doit passer par cette rencontre du Soi en soi et dans l'autre.

Et cette révolution, je crois, n'est pas acquise, et demande des efforts réels et sincères, aussi impliqués que peut l'être une vie de travail pour gagner des sous (c'est à dire un engagement total).Il n'y pas de 2012 à attendre ou de sauveur à accueillir, l'apocalypse que nous vivons pourrait tout aussi bien être régressive!

Donc à vos épées :a1:
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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Sam 21 Juin 2008, 18:43

Citation :
Toutes les personnes citées ci-dessus étaient prêtes à mourir pour le bien de leur peuple, et ont toutes finies assassinées.
Comment se fait-il que des personnes aussi détachées aient été fauchées aussi facilement en plein vol, serait-ce encore le cas aujourd'hui?

Bonjour Credo,

Se pourrait-il qu'elles aient aussi choisi, au niveau de leur âme, de se laisser faucher en plein vol?

Peut-être que l'impact qu'ils ont eu, "grâce à" leurs morts violentes, est décuplé ?

Ont ils ainsi pû toucher - et faire évoluer - des masses ?

Leur destin personnel terrestre était-il consacré à un dessein global d'évolution ?

Ils ont préparé le chemin.

Pour moi la résurrection telle que le Christ l'a montré au monde, n'est pas le but ultime, n'est pas un exemple pour faire pareil dans la forme.

J'entends par sa résurrection son message ainsi:" regardez ce que vous êtes en essence " et " ce que je vous montre, tout un chacun peut le réaliser".

Mais je pense que la réalisation de notre divinité est personnelle.....qu'elle peut prendre mille formes et couleurs et expressions....qu'elle ne peut pas être réduit à ce modèle à suivre..

Je m'ouvre à tous les possibles, et je pense que le possible dépasse mon imagination.

"Que ta volonté soit faite" est une formule unique puissante, qui peut engendrer de multiples manifestations divines.
Car nombreux sont les demeures du Père...

Je ne sais pas si je fais bien passer ce que je sens et pense....
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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Dim 22 Juin 2008, 02:43

Oui, tu as raison de dire que chaque chemin est différent, je me suis un peu emporté, comme s'il n'y avait qu'une route pour tout le monde, c'est une erreur de ma part!

Mais si je prends ce point de vue c'est parce qu'il résonne avec mon chemin, et que j'ai toujours senti en lisant Gandhi ou M.L.K. qu'il leur manquait quelque chose pour englober la sexualité et la violence...

Les temps ont changé depuis la deuxième moitié du vingtième siècle, et il est bon de tenter d'aller plus loin, en apprenant et en tenant compte de nos prédecesseurs.

Je pense que cet possibilité de rencontre des FJ est un bon énorme pour l'humanité, et n'est finalement pas inaccessible.

De plus il ne s'agit pas d'un combat politique où la menace de mort violente est omniprésente, mais d'un combat individuel ayant une résultante sur le collectif inimaginable!

On peut créer un équilibre avec sa flamme jumelle dans sa chambre, sans avoir à faire face aux menaces d'un système coercitif.
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MessageSujet: Spiritualité & problème social   Ven 15 Oct 2010, 14:40


Spiritualité & problème social

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Les événements du XXe siècle proclament la faillite des systèmes sociaux, économiques, politiques et religieux. D’innombrables économistes, sociologues, moralistes de toutes tendances s’évertuent à trouver des remèdes, des plans, mais le malaise mondial ne fait qu’empirer. Les réunions internationales multiplient leurs assises dans une inefficacité qui nous ferait sourire si elle n’était pas dramatique. A l’heure où les désastres de la super-pollution et les bombes atomiques basées sur l’antimatière menacent la totalité de la planète, il est d’une urgente nécessité d’établir les bases plus saines d’une civilisation nouvelle.

Vingt siècles de culture occidentale ont abouti à une civilisation où l’égoïsme et l’argent règnent en maître. Si l’homme moderne dispose d’avions supersoniques, de postes de télévision, de radar, de cerveaux électroniques, etc., il possède également les armes de sa propre destruction. Certes, diront certains, les structures juridiques ont évolué depuis deux mille ans, le progrès technique s’est poursuivi au rythme d’une ascension vertigineuse. L’une des causes fondamentales du drame actuel réside peut-être là. Il existe une disparité considérable entre l’évolution technique et l’évolution morale. L’homme moderne, nous disait un philosophe hollandais, n’est qu’un barbare raffiné.

Par « être barbare » nous entendons tout homme en qui les processus d’avidité du moi et toutes les violences qui en découlent sont dans la plénitude de leur expression.

Telles sont les qualités essentielles qui sont actives dans l’homme moyen. Or l’individu est l’élément constitutif du monde.

Toutes nos structures sociales, religieuses, morales sont basées sur la réalité du moi dont elles encouragent l’expression dans tous les domaines. Tel est le drame fondamental de la civilisation judéo-chrétienne.

Considérant dès le point de départ, la réalité absolue du « moi » il était inévitable que celui-ci s’affirme avec les caractères de violence et de cruauté dont nous subissons toutes les conséquences dans les drames actuels, tels les guerres continuelles, les crimes contre la Nature, les génocides, la super-pollution.

En opposition radicale à ce qui précède, la notion de base essentielle du bouddhisme est l’impermanence du « moi » et de toutes choses.

Dans une telle perspective, il était inévitable que les civilisations bouddhiques témoignent de ce caractère hautement pacifique affranchi de la plupart des querelles intestines qu’ont connu et que connaissent encore les peuples actuels. La notion fondamentale de l’impermanence du « moi » achemine l’homme vers une attitude de détachement, tant de lui-même que des biens extérieurs. L’avidité, l’âpreté au gain, la violence, l’esprit de conquête et de domination sont totalement exclus des peuples ayant vécu sous l’influence du bouddhisme entre le cinquième et le deuxième siècle avant notre ère. De plus, la notion de l’impermanence du « moi » limité a pour contre-partie immédiate celle d’une unité fondamentale de la nature, au regard de laquelle les distinctions, les séparations entre les êtres et les choses revêtent un caractère d’importance secondaire. Cette vision d’unité se traduit par un respect infini de la vie dans toutes ses formes, qu’elles soient animales ou humaines. Elle est à la base d’une bienveillance, d’une clarté authentique et d’une mansuétude de tous les instants.

Il est évident que dès l’instant où l’individu se rend compte de l’impermanence de son « moi » et de toutes choses, il tend vers un mode de vie affranchi de l’avidité et des innombrables revendications dont se trouve encombré l’esprit des hommes modernes. L’histoire nous a démontré de façon éloquente ce que peut réaliser une civilisation vraiment pacifique parce que non fondée sur « moi ». Nul ne peut réfuter le caractère hautement social du bouddhisme (1). Il est la seule religion qui n’ait pas engendré la guerre. Car si l’avidité et l’égoïsme désertent le cœur de l’homme en tant qu’individu, ces tendances négatives disparaissent également dans les actes des collectivités constituant la somme de ces individus.

Rarement l’histoire connut un témoignage aussi émouvant que celui que nous offre l’empereur bouddhiste Ashoka. Pendant les trente-sept années de son règne il sut prouver que les valeurs spirituelles les plus dépouillées peuvent servir de levier de commande à toute action politique. L’empereur se mêlait à la foule et interrogeait tous les êtres sans distinction de croyance, de condition sociale. Il s’informait de leurs souffrances, de leurs besoins, de leurs aspirations. Il aida ses sujets, non seulement par son or, mais par la diffusion continuelle qu’il fit lui-même des enseignements du Bouddha. Il constitua un corps de fonctionnaires auxquels il enseigna la signification réelle de leur rôle. Par ceci, il leur précisa qu’ils ne devaient pas se considérer uniquement comme des fonctionnaires mais comme des instructeurs du peuple qui, par le prestige de leur propre exemple vécu, donnaient aux enseignements du bouddhisme leur pleine valeur.

Ashoka fit construire de nombreux amphithéâtres où les masses recevaient l’instruction. il veillait attentivement aux prix de vente des marchandises pour éviter les abus et les profits illicites. Aucune classe privilégiée n’existait. L’empereur donnait lui-même l’exemple constant d’une existence toute faite de simplicité et de service, dont le faste était absent. Respectant pleinement la vie sous toutes ses formes, il interdit la chasse et les combats d’animaux. Il s’attacha spécialement à développer la vie de famille dans une atmosphère de paix.

Sur le plan économique, les problèmes étaient très simples : les conquêtes militaires n’existant plus, les impôts étaient légers et leur montant était dévolu aux progrès de la vie sociale, de l’instruction, de la médecine, à la construction d’hôpitaux ; aux arts. Ceux-ci connurent sous le règne d’Ashoka un essor extraordinaire puissamment influencé par les échanges avec la Grèce.

La plupart des historiens s’accordent à considérer que sous le règne de ce merveilleux empereur, l’Inde connut une gloire sans égale.

Partout, le long des routes, des puits et des réservoirs s’offraient aux voyageurs. Dans les plus modestes villages comme dans les villes la joie régnait. Les crimes, les vols étaient exceptionnels. Il semble que l’empereur ait voulu que se réalise une sorte de paradis sur terre. Les rapports humains étaient empreints de bienveillance, de fraternité et de douceur. L’exploitation étaient inexistante et le travail était une joie. La richesse intérieure qui brillait dans les cœurs délivrait tous les hommes de l’envie, des ambitions démesurées, de l’intrigue et de la violence. Les œuvres architecturales connurent un essor considérable. Les anciennes grottes se transformaient en sanctuaires dont les décors font encore l’admiration du monde entier. Plus de 80 000 édifices de tous genres furent construits.

Pour que son œuvre prodigieuse de régénération sociale puisse se continuer dans le cours des siècles, l’empereur Ashoka fit élever dans tout son empire des piliers et de grandes colonnes sur lesquels furent gravés ses principaux édits.

Robert Linssen


(1) Le cycle du bouddhisme se situe entre 5ème et le 1er siècle avant J.C. Lors de son apogée en Inde, entre le 3 et 2ème siècle avant J.-C., il réalisa la période la plus merveilleuse et plus exceptionnelle de l’histoire. (L’auteur exclu clairement le lamaïsme, cette monstruosité politico-religieuse.)

***

Des CRS, au service d’une classe corrompue, n’hésitent pas à blesser des enfants :
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article de Bouddhanar
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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Ven 15 Oct 2010, 15:14

Citation :
Des CRS, au service d’une classe corrompue, n’hésitent pas à blesser des enfants :

ou des journalistes ....

https://www.dailymotion.com/video/xf6i6m_la-police-frappe-un-journaliste-d-i_news#hp-sc-p-3
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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Mer 29 Déc 2010, 20:30


L'animalité des humains modernes?
Que se passera-t-il lorsque la pénurie de nourriture se fera sentir, lorsque la monnaie s'effondrera ou que le chaos social se répandra dans les villes étasuniennes ? Cette vidéo répond à la question en révélant de quelle manière les citoyens moyens peuvent se transformer en animaux furieux n'hésitant pas à piétiner d'autres êtres humains pour obtenir ce qu'ils veulent. Une vidéo choquante qui révèle une partie de la nature humaine que la société tente de tenir en bride.
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réflexion trouvé sur le net:
Citation :

Depuis longtemps, on parle d’une crise des valeurs humaines. Nous serions, dans le cadre de notre société capitaliste et libérale, en manque de valeurs collectives. Il ne subsisterait dans notre esprit que la volonté de réussir en écrasant son prochain dans un élan incontrôlable d’égoïsme, d’égocentrisme et d’individualisme.

Mais ces nouvelles valeurs inhumaines pourraient être à l’origine même de la grave crise économique qui secouent actuellement la valeur des biens comme celle des sociétés. On assisterait alors à une crise où notre façon de penser la relation à l’autre serait complètement à remettre en cause.
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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Mar 04 Déc 2012, 14:15



Spiritualité et développement personnel

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Magnifique photo de Caras-Ionut

La spiritualité n'est pas un système religieux, mais une expérience naturelle qui permet à l'être de s'épanouir dans sa véritable grandeur


Alain Boudet
Dr en Sciences Physiques, Thérapeute psycho-corporel, Enseignant

Résumé: La spiritualité n'est pas un système religieux ou une philosophie culturelle. Elle est une fonction naturelle vivante de l'être humain. Elle est indépendante de toute croyance, religion ou dogme. Elle consiste à reconnaitre l'existence de notre Moi véritable, de notre ESSENCE, et à apprendre à nous laisser guider par elle. C'est donc la découverte d'une autre dimension de nous-même, une partie lumineuse, puissante et grandiose, qui ne demande qu'à être développée par l'expérience. Lorsque nous sommes en connexion avec elle, elle transforme notre état intérieur qui se caractérise alors par la joie et la liberté. Elle transforme aussi nos sensations corporelles, car elle agit comme une Source d'énergie et élève notre état vibratoire. Nous sommes invités à réaliser cet état en observant les jeux de l'égo, ses résistances, et en cultivant la confiance et le lâcher-prise. Des clés pratiques telles que l'observation de nos sentiments et la méditation sont suggérées.

Il règne une grande confusion dans les esprits sur ce qu'est la spiritualité. Cet article a pour vocation de contribuer à la dissiper. La spiritualité n'est pas une religion. Elle n'est pas non plus un sujet d'étude culturelle sur les croyances des peuples primitifs. La spiritualité est une fonction vivante naturelle de l'être humain.

Le mot spiritualité recouvre des sens bien différents selon les personnes.

Pour certaines personnes, la spiritualité désigne un système de croyances et de rituels religieux. La spiritualité d'un chrétien passe par le respect des dogmes et des rituels de l'église chrétienne.
D'autres considèrent la spiritualité comme un ensemble de coutumes sociales que les populations ont élaborées pour trouver la force de dépasser les épreuves de la vie et se rassurer. Elle donne un sens à leur existence et offre des exutoires à leur crainte des puissances naturelles et à leur peur de la mort. Ce serait donc une sorte d'habillage culturel un peu artificiel et puéril que chaque civilisation s'est inventé.
On dit aussi parfois de quelqu'un qu'il est spirituel, ce qui signifie qu'il a de l'esprit, qu'il nous amuse.
Aucun de ces aspects ne sera développé ici. Mon but n'est pas de réaliser une enquête encyclopédique, linguistique, ethnologique ou sociologique à ranger dans un coin du cerveau ou sur une étagère. Il est d'apporter une connaissance vivante qui nous permette de nous épanouir pleinement.Dans cet article, la spiritualité est envisagée comme une autre dimension de nous-même, une fonction naturelle comme manger, boire ou penser, que nous avons à découvrir et à développer, comme on peut développer son intellect ou sa mémoire. La spiritualité est une voie d'éveil et de croissance, une façon d'explorer nos dimensions à la fois plus profondes et plus élevées.

Nous vivons un moment où l'humanité évolue spirituellement de façon spectaculaire en se dirigeant vers la réalisation de son essence et de sa raison d'être. Il est donc urgent que ces connaissances soient mises à la disposition de tous. C'est le rôle qu'on pourrait logiquement attendre de la part de l'éducation publique, médiatique ou religieuse, mais c'est en vain. Heureusement, il existe de nombreux ouvrages et écoles de sagesse qui traitent de cette question, auxquels nous pouvons nous abreuver. En voici une synthèse introductive.

suite et source
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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Mar 24 Déc 2013, 10:09


UNE SOCIETE INHUMAINE (2ème partie) / par La Statue

LA STATUE a écrit:
Votre problème vient probablement du fait que vous pensez que seul un monde basé sur le conformisme, l'exploitation, la compétition, l'égoïsme, la psychologie, la haine, le capitalisme, le profit et la rentabilité existent, que seul un monde dépourvu d'humanité en somme, existe. Mais la vérité c'est que d'autres modes d'existences existent bels et bien ; des modes d'existences qui respectent l'environnement et les êtres vivants, des modes d'existences qui voient la diversité et la différence non pas comme une maladie à soigner, mais comme des bénédictions qui viennent enrichir le paysage et peuvent avoir une utilité. Tout à un sens et une utilité quand on est ouvert d’esprit. Je paraphraserai une citation d'Einstein qui dit : « Tout le monde est un génie. Mais si on juge un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu'il est stupide. » Tout le monde est normal, mais si vous demander à un être humain de fonctionner comme une machine, il passera sa vie à croire qu'il est malade.

Ne pas avoir de talent pour le football par exemple, ne veut pas dire qu’on n’en ait pas pour le tennis ou pour la natation ou que sais-je d'autre encore. La société industrielle est fondée sous le paradigme de la rentabilité, de l'exploitation et du profit. Vous n’avez d’intérêt que dans la mesure où vous êtes exploitable, rentable, autrement vous êtes considéré comme une chose inutile, un boulet, une rature de la société, qu’il faut corriger par une thérapie. Une personne inexploitable financièrement ne veut pas dire qu'elle est inutile ou qu'elle sera nécessairement malheureuse. Malheureuse elle le sera nécessairement si vous la forcez à être ce qu'elle n'est pas. Dire qu’une personne non-adapté à la société marchande est un malade mental ou qu’il a des troubles, ou toutes les autres étiquettes que vous pourrez inventer, c’est comme dire à un poisson qu’il est malade mental car il refuse de vivre dans les airs exactement de la même manière que les autres poissons qui ont décider de vivre dans les airs à cause de l’argent et du prétendu progrès. Et en vous accrochant désespérément à ces concepts psys, pour ne pas dire à ces fables, c'est ce que vous êtes en train de faire. Le milieu industriel n'est pas le milieu naturel de l'être humain, et à terme l'homme doit nécessairement en mourir ; tout comme un poisson ne peut pas vivre indéfiniment en dehors de son environnement naturel sans se dessécher et mourir. Vous êtes complice, sans le savoir, de la promotion de certainement le plus grand crime contre l'humanité jamais exercé depuis la nuit des temps. Hitler paraît un enfant de cœur à côté de cela. Et vous verrez qu’il n’y a pas là d’exagération quand le pire arrivera.

« Qu'est-ce donc qu'une mauvaise herbe, écrit Ralph W. Emerson, sinon une plante dont on n'a pas encore découvert les vertus ? » Le point de vue selon lequel une herbe est mauvaise vient de ce que l’on ignore à quoi elle peut servir. De la même manière, le point de vue selon lequel une personne est malade mentalement, juste parce qu’elle est différente ou bien juste parce qu’elle refuse de s’adapter à cette société morbide, vient de ce que l’on n’y trouve à sa différence aucune utilité pour notre société psychologiquement raciste.

Les pseudo-savants posent des diagnostics pour palier à leur ignorance, pour se débarrasser de ce dont ils ne savent pas quoi faire, pour camoufler les vrais problèmes dont la société en est la cause et/ou pour nier l'évidence du fait que l’homme doit nécessairement subir un nombre de nuisances physiques incessant qui ne peut aller qu'en accentuant en continuant à essayer de s'adapter dans un milieu malsain et contre-nature. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas encore trouvé, ou que l'on nie l'utilité de la différence de ceux qu'on exclut de la société, que ces différences sont forcément des défauts à corriger, ou des erreurs de la nature. Comme si la société était représentative de la nature, alors qu’elle semble bien elle-même être cette erreur au vue de la dégradation désastreuses qu’elle occasionne sur l’environnement naturel. Mais c’est aux hommes qui refusent de cautionner cela, ou qui ne sont pas naturellement apte à y participer, que l’on va qualifier de malades. Vous-mêmes, sous vos airs, comme si vous saviez de quoi vous parlez, ne savez même pas ce qu'est une maladie mentale. Parler de dysfonctionnement ou un trouble mental, ou encore un traumatisme, c'est ne rien dire. Car comme nous l’avons vu, ce ne sont là que des inventions pour étouffer les réelles causes de ce qui détruit l’humanité, à savoir : la société industrielle. C'est parler de ce qui perturbe, non pas l'individu, mais l'image sombre de ce qui doit être conforme à la société thérapeutique dans laquelle on vit. Bref, je ne m'étendrai pas plus, mais il est manifeste que la façon de voir de la société occidentale - et surtout de toutes les branches psychothérapeutiques - sur ce qu'elle ne comprend pas et qui la dérange est erronée et menace sérieusement la survie de l’humanité. Mais lorsque l’on s’en apercevra il sera sûrement trop tard.

lu sur FB


ET CETTE PETITE TROUVAILLE/



Il y a quelques semaines, au cours de l’une de mes promenades littéraires dans une librairie (oui, une vraie librairie, pas sur Amazon….) je suis tombé sur ce livre avec une couverture quelque peu « révolutionnaire ». Avec son gros titre « Génération végétale » et sa main tenant une carotte, ce livre donnait l’impression que son contenu allait être revendicatif et antisystème.

Et lorsque j’ai lu la postface qui parlait de Guerrilla gardening, d’incroyables comestibles et de locavore j’ai tout de suite pensé avoir trouvé une pépite. Le livre est un recueil de témoignages de jeunes idéalistes (30 ans et moins) qui vivent en accord avec leurs convictions. Ils sont à l’origine de mouvements actifs, sont enthousiastes, révoltés, surmotivés et veulent inventer des modes de vie à l’opposé du consumérisme effréné de nos sociétés actuelles. Parmi les témoignages, certains des mouvements peuvent paraître extrémistes comme les « végan » et même illégaux comme le glanage, mais tous pointent les limites et les paradoxes du système actuel.

   En même temps, les acteurs de ces mouvements ne font pas de propagande, ni de prosélytisme agressif envers ceux ne partageant pas les idées qu’ils défendent. Leur force, c’est leur capacité de mobilisation et de communication grâce aux réseaux sociaux et internet.

A la lecture du livre, j’en ai presque pleuré de joie en lisant le témoignage d’un jeune couple qui a démissionné de leur poste dans une jardinerie évoquant « l’horticulture intensive » qu’ils ne supportaient plus. On se sent moins seul en lisant de telles histoires et l’on se rend compte que la nouvelle génération est plus réaliste sur les absurdes antinomies de nos sociétés que les « anciens » qui dirigent le pays. Des contradictions idéologiques alimentées par le pouvoir de l’argent et la sacro-sainte croissance que les politiques nous vendent comme la solution à tous les problèmes.>>>
&action_type_map=[%22og.likes%22]&action_ref_map=[]]Génération végétale
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MessageSujet: La rigueur qui dérange   Mer 29 Oct 2014, 21:31

La mauvaise réputation de Noam Chomsky

Telle qu’elle est relayée par les grands médias, la vie intellectuelle française suscite parfois la consternation à l’étranger : phrases extraites de leur contexte, indignations prévisibles, « polémiques » de pacotille, intellectuels de télévision qui prennent la pose à l’affût du mot trop rapide qui servira de pâture à leurs éditoriaux indignés. En France, Noam Chomsky a été l’objet de campagnes de disqualification d’autant plus vives et régulières qu’il a su détailler, calmement, l’imposture d’un discours à géométrie variable sur les « droits de l’homme », lequel, souvent, couvrait les forfaits de l’Occident.
par Jean Bricmont, avril 2001

Le New York Times, qui n’aime guère Noam Chomsky (c’est réciproque), admet néanmoins qu’il compte au nombre des plus grands intellectuels vivants. En dehors des départements de linguistique, et des colonnes du Monde diplomatique, il reste néanmoins ignoré en France.

Quand son nom est évoqué, c’est trop souvent pour y associer ceux de Robert Faurisson ou de Pol Pot. Chomsky serait l’archétype de l’intellectuel passant son temps à minimiser ou à nier divers génocides dont l’évocation risquerait de servir l’impérialisme occidental. Il n’a d’ailleurs trouvé qu’un éditeur marginal, Spartacus, pour publier en 1984 ses Réponses inédites à mes détracteurs parisiens, compilation de lettres et d’un entretien, non publiés ou de façon tronquée et adressés à des journaux comme Le Monde, Le Matin de Paris, Les Nouvelles littéraires, pour répondre, entre autres, à des attaques de Jacques Attali et de Bernard-Henri Lévy. D’où l’importance de la publication récente de certains de ses textes (1).

Pendant la guerre du Vietnam, les écrits de Chomsky jouissaient d’une certaine audience en France. Mais, déjà à l’époque, un malentendu implicite commençait à poindre. Dans les mouvements anti-impérialistes dominait une mentalité de « prise de parti ». Il fallait choisir son camp : pour l’Occident ou pour les révolutions du tiers-monde. Une telle attitude est étrangère à Chomsky, rationaliste au sens classique du terme. Non pas qu’il se place « au-dessus de la mêlée » - rares sont les intellectuels plus engagés que lui -, mais son engagement est fondé sur des principes comme la vérité et la justice, et non sur le soutien à un camp historique et social, quel qu’il soit.

Son opposition à la guerre ne découlait pas du pronostic que la révolution vietnamienne offrirait un avenir radieux aux peuples d’Indochine, mais de l’observation que l’agression américaine serait catastrophique parce que, loin d’être motivée par la défense de la démocratie, elle visait à empêcher toute forme de développement indépendant en Indochine et dans le tiers-monde.

Dénoncer l’idéologie de l’Occident


Rigoureux, les écrits de Chomsky offraient aux opposants à la guerre du Vietnam des outils intellectuels précieux ; la différence d’optique entre lui et ses partisans en France pouvait alors passer pour secondaire. La contre-offensive politique et idéologique se déclencha quand, à partir de 1975, des boat people se mirent à fuir le Vietnam et, plus encore, lorsque les Khmers rouges commirent leurs massacres. Un mécanisme de culpabilisation de ceux qui s’étaient opposés à la guerre occidentale, et plus généralement à l’impérialisme, permit de leur imputer la responsabilité de ces événements. Mais, comme le fait remarquer Chomsky, reprocher à des adversaires de l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS en 1979 les atrocités commises par les rebelles afghans depuis le retrait des troupes soviétiques ne serait pas moins absurde : s’opposant à l’invasion, ils avaient voulu empêcher une catastrophe dont portent la responsabilité ceux qui l’ont décidée, pas leurs adversaires. Presque banal, un argument de ce type est quasiment inaudible dans le camp occidental.

En France, la mentalité de camp avait conduit nombre d’opposants aux guerres coloniales à se bercer d’illusions sur la possibilité de « lendemains qui chantent » dans les sociétés décolonisées. Cela a rendu la culpabilisation d’autant plus efficace que la fin de la guerre du Vietnam coïncida avec le grand tournant de l’intelligentsia française, qui allait amener celle-ci à s’écarter du marxisme et des révolutions du tiers-monde et, peu à peu, avec le mouvement des « nouveaux philosophes », à adopter des positions favorables à la politique occidentale au Tchad et au Nicaragua. Une bonne partie des intellectuels français, surtout ceux de la « génération 68 », d’abord passive dans la lutte contre les euro-missiles (1982-1983), devint franchement belliciste au moment de la guerre du Golfe puis lors de l’intervention de l’OTAN au Kosovo.

N’ayant jamais eu d’illusions à perdre, Noam Chomsky n’avait aucun combat à renier. Il demeura donc à la pointe de la lutte contre les interventions militaires et les embargos qui, de l’Amérique centrale à l’Irak, ont provoqué des centaines de milliers de victimes. Mais pour ceux qui avaient opéré le grand tournant, Chomsky devenait un anachronisme bizarre et dangereux. Comment pouvait-il ne pas avoir compris que le bon camp était devenu celui de l’Occident, des « droits de l’homme » ? Et le mauvais, celui de la « barbarie à visage humain », pays socialistes et dictatures post-coloniales mêlées ?

L’étude de sa démarche intellectuelle permet de répondre. Une bonne partie de l’œuvre de Chomsky est consacrée à l’analyse des mécanismes idéologiques des sociétés occidentales. Quand un historien étudie l’Empire romain, il essaie de relier les actions des dirigeants de l’époque à leurs intérêts économiques et politiques, ou du moins à la perception que ceux-ci en ont. Au lieu de s’en tenir aux seules intentions avouées des dirigeants, l’historien met au jour la structure « cachée » de la société (relations de pouvoir, contraintes institutionnelles) pour décrypter le discours officiel. Cette démarche est tellement naturelle qu’il ne faut même pas la justifier. On l’applique à des sociétés comme l’Union soviétique hier, la Chine et l’Iran aujourd’hui. Nul expert sérieux n’expliquerait le comportement des dirigeants de ces pays en privilégiant les motivations que ceux-ci mettent en avant pour justifier leurs actions.

Cette attitude méthodologique générale change du tout au tout quand il s’agit des sociétés occidentales. Il devient alors quasi obligatoire d’accepter que les intentions proclamées de leurs gouvernants constituent les ressorts de leurs actions. On peut douter de leur capacité à atteindre leurs objectifs, de leur intelligence. Mais mettre en cause la pureté de leurs motivations, chercher à expliquer leurs actions par les contraintes que des acteurs plus puissants feraient peser sur eux revient souvent à s’exclure du discours « respectable ».

Ainsi, lors de la guerre du Kosovo, on a pu discuter des moyens et de la stratégie mis en œuvre par l’OTAN, mais pas l’idée qu’il s’agissait d’une guerre humanitaire. On a critiqué les moyens utilisés par les Etats-Unis en Amérique centrale dans les années 1980, mais rarement douté qu’ils voulaient protéger ces pays de la menace soviétique ou cubaine. L’argument qui motive ce curieux dualisme dans l’approche des phénomènes politiques est que nos sociétés sont « réellement différentes », à la fois des sociétés passées et des pays comme l’URSS ou la Chine, parce que nos gouvernements seraient « réellement » soucieux des droits de la personne ou de la démocratie.

Mais le fait que les principes démocratiques soient souvent mieux respectés « chez nous » qu’ailleurs n’empêche nullement d’évaluer empiriquement la thèse de la singularité occidentale. On peut y parvenir en comparant deux tragédies (guerre, famine, attentat, etc.) plus ou moins semblables et en observant la réaction de nos gouvernements et de nos médias. Or, quand la responsabilité de ces situations est imputable à nos ennemis, l’indignation est générale et la présentation dépourvue de la moindre indulgence. En revanche, si la responsabilité des gouvernements occidentaux ou de leurs alliés est engagée, les horreurs sont souvent minimisées. Pourtant, si les actions de nos gouvernements étaient réellement motivées par les intentions altruistes qu’ils proclament, ils devraient d’abord agir sur les tragédies dont ils sont responsables, au lieu de donner la priorité à celles qu’ils peuvent attribuer à leurs ennemis. Constater que c’est presque toujours l’inverse qui se produit oblige à retenir l’accusation d’hypocrisie. Une bonne partie de l’œuvre de Chomsky est consacrée à des comparaisons de ce genre (2).

Dans le cas de l’Indochine et du Cambodge en particulier, les écrits de Chomsky, souvent présentés comme une « défense de Pol Pot », ont cherché à comparer les réactions des gouvernements et des médias occidentaux face à deux atrocités presque simultanées : les massacres commis par les Khmers rouges au Cambodge et ceux des Indonésiens au moment de l’invasion du Timor-Oriental.

Concernant le Cambodge, l’indignation fut vive - autant qu’hypocrite (3). En revanche, au moment de l’action militaire indonésienne, les médias et les intellectuels « médiatiques » observèrent un silence presque complet alors même que les Etats-Unis et leurs alliés, dont la France, livraient à l’Indonésie des armes en sachant qu’elles seraient utilisées au Timor (4). Dresser la longue liste des non-indignations de ce type obligerait à revenir sur la Turquie et les Kurdes, Israël et les Palestiniens, sans oublier l’Irak, où, au nom du droit international, on laisse des centaines de milliers de personnes mourir à petit feu.

En se livrant à ce genre de comparaisons, Chomsky a pris le contre-pied de la mentalité de parti particulièrement accusée depuis le grand tournant : puisque le Bien (l’Occident et ses alliés) affrontait le Mal (les nationalismes du tiers-monde et les pays dits socialistes), l’analogie fut interdite. Or Chomsky fit pire. Refusant la duplicité qu’il reproche à nos gouvernants et à nos médias, il a toujours estimé qu’il devait d’abord dénoncer les crimes des gouvernements sur lesquels il pouvait espérer agir, c’est-à-dire les nôtres.

Même s’il n’entrait dans sa démarche nulle illusion sur les régimes « révolutionnaires » ou absolution des crimes commis par les « autres », il était presque inévitable que ceux-là mêmes qui avaient entretenu de telles illusions et accepté de telles absolutions l’accuseraient de tomber dans leurs travers. On peut comprendre la réaction d’une partie de l’intelligentsia française, soucieuse de brûler ce qu’elle a adoré et d’adorer ce qu’elle a brûlé et naturellement désireuse de se venger sur le dos des autres des erreurs qu’elle a autrefois commises. Parfois, Chomsky en a été plus agacé qu’amusé.

Il faut à présent aborder l’« affaire Faurisson », qui alimente les attaques françaises les plus virulentes contre Chomsky. Professeur de littérature à l’université de Lyon, Robert Faurisson fut suspendu de ses fonctions à la fin des années 1970 et poursuivi parce qu’il avait, entre autres, nié l’existence des chambres à gaz pendant la seconde guerre mondiale. Une pétition pour défendre sa liberté d’expression fut signée par plus de cinq cents personnes, dont Chomsky. Pour répondre aux réactions violentes que suscita son geste, Chomsky rédigea alors un petit texte dans lequel il expliquait que reconnaître à une personne le droit d’exprimer ses opinions ne revenait nullement à les partager. Elémentaire aux Etats-Unis, cette distinction parut difficilement compréhensible en France.

Mais Chomsky commit une erreur, la seule dans cette affaire. Il donna son texte à un ami d’alors, Serge Thion, en lui permettant de l’utiliser à sa guise. Or Thion le fit paraître, comme « avis », au début du mémoire publié pour défendre Faurisson. Chomsky n’a cessé de rappeler qu’il n’avait jamais eu l’intention de voir publier son texte à cet endroit et qu’il chercha, mais trop tard, à l’empêcher (5).

Condamner Chomsky dans cette affaire impose, au minimum, de dire ce que l’on réprouve exactement : une erreur tactique ou le principe même de la défense inconditionnelle de la liberté d’expression ? Dans le second cas, il faut alors indiquer que la France ne possède pas, en matière d’expression d’opinions, la tradition libertaire des Etats-Unis. Là-bas, la position de Chomsky ne choque presque personne. Parfois comparée à la Ligue des droits de l’homme, l’American Civil Liberties Union, dans laquelle militent de nombreux antifascistes, porte ainsi plainte devant les tribunaux si on interdit au Ku Klux Klan ou à des groupuscules nazis de manifester, fût-ce en uniforme, dans des quartiers à majorité noire ou juive (6). Le débat à ce propos oppose donc deux traditions politiques différentes, l’une dominante en France, l’autre aux Etats-Unis, et pas un Noam Chomsky, représentant d’une ultra-gauche dévoyée, face à une France républicaine.

Dans un monde où des cohortes d’intellectuels disciplinés et de médias asservis servent de prêtrise séculière aux puissants, lire Chomsky représente un acte d’autodéfense. Il peut permettre d’éviter les fausses évidences et les indignations sélectives du discours dominant. Mais il enseigne aussi que, pour changer le monde, on doit le comprendre de façon objective et qu’il y a une grande différence entre romantisme révolutionnaire - lequel fait parfois plus de tort que de bien - et critique sociale simultanément radicale et rationnelle. Après des années de désespoir et de résignation, une contestation globale du système capitaliste semble renaître. Elle ne peut que tirer avantage de la combinaison de lucidité, de courage et d’optimisme qui marque l’œuvre et la vie de Noam Chomsky.

Jean Bricmont
Professeur de physique à l’université de Louvain (Belgique).

http://www.monde-diplomatique.fr/2001/04/BRICMONT/1829
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MessageSujet: Re: Spiritualité & problème social   Mer 29 Oct 2014, 23:18

Je ne connaissais pas ce texte!

Dans un monde où des cohortes d’intellectuels disciplinés et de médias asservis servent de prêtrise séculière aux puissants, lire Chomsky représente un acte d’autodéfense. Il peut permettre d’éviter les fausses évidences et les indignations sélectives du discours dominant. Mais il enseigne aussi que, pour changer le monde, on doit le comprendre de façon objective et qu’il y a une grande différence entre romantisme révolutionnaire - lequel fait parfois plus de tort que de bien - et critique sociale simultanément radicale et rationnelle. Après des années de désespoir et de résignation, une contestation globale du système capitaliste semble renaître. Elle ne peut que tirer avantage de la combinaison de lucidité, de courage et d’optimisme qui marque l’œuvre et la vie de Noam Chomsky.

Merci, J'apprécie beaucoup les critiques constructives de Jean Bricmont!
Cette citation de Noam Chomsky:
 « Un vrai système d’éducation donnerait des cours
d’autodéfense intellectuelle. »
Extrait du livre La fabrication du consentement, par Noam Chomsky et Edward Herman
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MessageSujet: "Europe: vers la catastrophe alimentaire?"   Dim 17 Mai 2015, 09:26

Rappel , prenez le temps de 'l écouter !
"Europe: vers la catastrophe alimentaire?"




Rencontre-discussion avec Pablo Servigne le 13/09/2014 au Point Culture Liège dans le cadre de notre série "Sonnez les matines".
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MessageSujet: Cyril Dion & cie   Mer 22 Aoû 2018, 08:41


ARTICLE interpellant à LIRE AVEC DISCERNEMENT

Nicolas Casaux a écrit:
Notes additionnelles : 1. Afin d’éviter un malentendu attendu, une précision. Cet article n’a pas pour objet de proposer des « solutions » aux nombreux problèmes socio-écologiques actuels. Son propos vise uniquement à montrer pourquoi les soi-disant « solutions » proposées par Cyril Dion dans son Petit manuel de résistance contemporaine n’en sont pas, pourquoi son discours est absurde et nuisible. Son livre correspond bien plutôt à un Petit conte pour continuer à nier l’évidence. Conformisme et bien-pensance obligent, la critique est désormais très mal perçue. Certains vont même jusqu’à affirmer qu’on ne devrait pas critiquer si l’on ne propose pas de solution. Ces gens-là disent donc qu’il est malvenu d’exposer certaines réalités déplaisantes si l’on ne présente pas, par la même occasion, un plan magique pour résoudre la sombre situation que l’on expose.

Nicolas Casaux a écrit:



Cyril Dion est un marchand d’illusions. Il réconforte les angoissés qui craignent de perdre leur mode de vie confortable et le mal nommé progrès parce qu’ils sont aussi aveugles que lui quant à leurs réalités, et déculpabilise à bon compte tous ceux qui vivent un peu mal le fait qu’elle détruise la planète en leur assurant que la société technologique moderne peut tout à fait devenir écolobio. Il le dit très bien lui-même. Son principal souci consiste à « conserver le meilleur de la civilisation » et non pas à défendre le monde naturel contre les innombrables destructions qu’impliquent la civilisation industrielle et son inexorable expansion. Le monde naturel, la planète, est secondaire, il s’agit de la préserver « au mieux ». Ce qui est littéralement cinglé. La santé de la biosphère devrait évidemment être primordiale. D’autant que, répétons-le, le meilleur de la civilisation n’est que nuisances.


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MessageSujet: LE NARCISSISME PATHOLOGIQUE DE LA CIVILISATION   Mer 22 Aoû 2018, 09:47

mis encore...

Nicolas Casaux a écrit:
Ainsi que Claude Lévi-Strauss le formulait, « un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l’homme, le respect des autres avant l’amour-propre ».

La destruction de la nature n’est pas un crime contre l’humanité. C’est un crime commis par l’humanité industrialisée (ou en voie d’industrialisation) contre la vie sur Terre. La destruction de la nature, c’est un crime contre la nature — contre toutes les formes de vie qui la constituent, et certainement pas contre la seule humanité, qui en fait partie, évidemment, mais qui est l’auteure du crime avant d’en être une victime. C’est d’une évidence telle que c’est jusqu’à Jacques Chirac qui l’admettait ainsi, le 2 septembre 2002, lors du Sommet de la Terre de Johannesbourg : « Prenons garde que le XXIe siècle ne devienne pas […] celui d’un crime de l’humanité contre la vie ». Même si, par ailleurs, dans la suite de son discours, en bon chef d’État, il exposait le narcissisme inhérent à la civilisation en parlant de « L’Homme, pointe avancée de l’évolution ».



Le 4 mai 2018, à l’université de St. Olaf, dans le Minnesota, aux États-Unis, Noam Chomsky a prononcé un discours organisé autour, selon lui, de « la plus importante question jamais posée dans l’histoire de l’humanité », à savoir « si oui ou non la vie humaine organisée survivra », sur la planète Terre, aux nombreux problèmes de notre temps, qui se posent de manière urgente, sur le court terme plutôt que sur le long.
....

Le narcissisme de cette culture — qui ravage la planète et qui s’inquiète désormais de sa propre survie dans cette entreprise de destruction qui s’avère, zut alors, également autodestructrice — est également et effectivement très répandu dans la nébuleuse écologiste, qui ne fait pas exception.

L’écologie grand public, celle des gouvernements, des entreprises et des grandes ONG, ne fait (évidemment) que reproduire le narcissisme culturel de la société industrielle. La nature doit être gérée par l’être humain, au mieux, mais toujours selon ce qui arrange l’économie de marché.

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