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  SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?

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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mar 15 Mar 2011, 15:02


YURTAO, la voie de la yourte.


http://yurtao.canalblog.com/albums/exterieurs_yourtes/index.html



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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mar 15 Mar 2011, 15:41

Le recours aux forêts : Les écrivains des forêts


Italo Calvino


Ce sont les années 50 qui voient la rupture de Calvino avec des thèmes plus ou moins biographiques, et par la même occasion son succès et sa reconnaissance comme l’un des auteurs majeurs de la littérature italienne, avec la publication de Le baron perché, suivi par Le vicomte pourfendu et Le chevalier inexistant. Ces trois "contes (...)
Le jour où j’ai voulu devenir un arbre
Le jour où j’ai voulu devenir un arbre, la nuit avait toutes ses dents. la lune brillait, pleine et diaphane, comme la cendre magique de l’histoire. Les chiens chassaient les rats aux abords de la ville. Je n’étais pas certain du caractère adéquate de ma nature. Mélèze, chêne, tilleul, noisetier ? Fallait il devenir touffu, (...)

Martin Heidegger


Dans le premier texte, l’auteur introduit ainsi sa recherche : "Dans ce qui suit nous essayons de penser touchant "l’habiter" et le "bâtir". Une telle pensée concernant le bâtir n’a pas la prétention de découvrir des idées de constructions, encore moins de prescrire des règles à la construction. Cet essai de pensée ne (...)


Arno Schmidt

L’homme Arno Schmidt, qui a commencé à publier au début des années 50, dérouta longtemps les lecteurs par son écriture d’une richesse et d’une inventivité prodigieuses qui le situe dans la lignée d’écrivains comme Rabelais ou Joyce et en fait une sorte d’équivalent, selon Riehl, de Raymond Queneau. Exemple de (...)


Henry David Thoreau

L’homme et les idées "Dès que Thoreau commence à écrire, il se pose comme élève d’Emerson, de quatorze ans son aîné : mêmes idées, même style mais avec davantage de mouvement et de passion. Il est l’ami des philosophes transcendantalistes, en particulier du poète Walt Whitman. Emerson et Thoreau ont eu conscience qu’à (...)


Ernst Jünger

E. Jünger soulignera les lacunes et les contradictions mais aussi les mérites de l’anarchisme dans l’Etat universel (1930). Même s’il pensait "autrement" et avait parfois une approche différente de l’anarchisme, il n’a jamais cessé d’appartenir à cette famille, combien diverse, de pensée. Il avait inventé (...)


Knut Hamsun

L’homme Knut Hamsun naît le 4 août 1859 à Garmo, un bourg de montagne perdu sur la rive ouest du lac Vågåvatn. Il décède dans sa ferme de Nørholm près de Grimstad, la nuit du 19 février 1952. Une vie, 92 ans et 6 mois, passée entre le temps des charrettes et l’ère de l’atome. Une vie troublée, complexe et mouvementée, mais (...)


Michel Onfray


L’auteur de La sculpture de soi (prix Médicis de l’essai 1993) prolonge son apologie d’un matérialisme hédoniste en un pamphlet d’inspiration libertaire, Politique du rebelle, qui magnifie la figure du rebelle et nous invite à réenchanter le monde en reprenant l’histoire là où elle a manifesté pour la dernière (...)


Jack London

Le Fils du loup Prenez une carte, ou un atlas. Au nord-ouest de l’Amérique du nord, au nord de Edmonton, cherchez la Yukon River, la ville de Dawson, le plateau du Klondike. Vous y êtes. Vous êtes dans le "Silence blanc", l’un des sortilège de la nature pour convaincre l’homme qu’il est mortel. Vous êtes dans le "pays (...)


Paul Celan

Extrait du texte "Un soir, le soleil, et pas seulement lui, avait disparu, le Juif s’en alla, sortit de sa petite maison et s’en alla, lui le Juif et fils d’un Juif, et avec lui s’en alla son nom, l’imprononçable, il s’en alla et s’en vint, s’en vint, clopinant, se fit entendre, s’en vint (...)


http://www.lerecoursauxforets.org/rubrique.php3?id_rubrique=6



Traité du rebelle ou le recours aux forêts


sur le site

http://bouddhanar.blogspot.com/

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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mer 16 Mar 2011, 17:04

Vincente di Milano & Paulo Alpi

Là, que des signes. v.002
Anthologie de l'Imaginaire

°

Enfin un texte qui ne prétend à rien...
Sauf à circuler librement, de proche en proche, vers son ultime destination, qui
précisément s'avère si voisine de son obscure origine, et si lointaine aussi.

Brefs petits passages issus de la nuit des temps, et retrouvés intacts par un
voyageur, explorateur et chercheur presqu'oublié, petites écritures autrefois
gribouillées sur des écailles de tortue, comme il s'en gravait par milliers
quelque deux ou trois mille ans avant notre ère, dans ce qui n'était pas encore
tout-à-fait mais préfigurait la Chine, et représentait déjà un pôle majeur de
l'humanité.


http://www.scribd.com/doc/87148/La-que-des-signes-v-002
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Ven 18 Mar 2011, 20:03



Le voyage à pied, chroniques de la pérégrination



par Philippe Lemonnier



Et Caïn tua Abel ! Caïn, le sédentaire, tua son frère Abel, le nomade… et fut alors, ironie du sort, condamné à l'errance.
Nomades et sédentaires… Deux mondes parallèles qui, depuis les temps bibliques, se croisent sans jamais se concilier, quand ils ne s'affrontent pas. Et dont, pourtant, tel un passeur entre les deux rives d'un fleuve, le voyageur à pied serait le trait d'union, quand bien même incertain et éphémère.
Les uns, les sédentaires, campent sur leurs positions, ancrés à jamais en un point où convergent leurs certitudes et où se forgent leurs convictions. Les autres, les nomades, marginalisés quand ils ne sont pas tout simplement niés, pérégrinent d'un point à un autre, tels les abeilles qui butinent, prenant et déposant le pollen de la vie, et ensemencent les cultures. Pour les premiers, " partir " n'est pensable qu'en terme de déracinement, et uniquement dans la perspective de s'enraciner ailleurs… Un ailleurs sur lequel l'exilé [involontaire, par définition] va rebâtir son monde ; le même que celui qu'il fut contraint d'abandonner. A contrario, le nomade ne peut concevoir sa vie que dans le mouvement, dans une quête permanente de l'ailleurs… et sans entrave. Pour lui, son monde est là où il se trouve, au soir de l'étape. Quand le sédentaire érige, entasse, thésaurise et s'ancre sous le poids de la possession, s'emprisonnant à jamais dans un univers complexe où règne en maître l'accessoire, le nomade se déleste, élague, ne conservant que le strict nécessaire, l'essentiel, pour tendre sans cesse vers une errance qui ne peut confiner qu'au dépouillement et à la simplicité.
Pourtant, il arrive que le sédentaire brise ses chaînes, s'échappe, s'évade, et ose, comme le dit Michel Leiris, " au moins en un point quelconque, rompre le cercle dans lequel la prudence et le respect des usages [l'] enferment ". Cet homme en rupture qui s'éloigne sans faire de bruit pour bientôt disparaître au bout du chemin jusqu'à se fondre dans le paysage, c'est vous, c'est moi… C'est celui qui, sans se presser, oubliant hier sans se soucier de demain, (re)trouve rapidement ses marques, comme si remontait en lui, du plus profond des âges, ce rythme primordial qu'est celui du pas de l'homme ; de ce pas qui n'est pas sans faire écho aux premières grandes migrations originelles de l'humanité partie à la conquête d'un vaste monde, alors aussi inconnu qu'incommensurable. Car, à n'en pas douter, la marche est le propre de l'homme et il est fort à parier que lorsque l'homme cessera de marcher, il cessera d'exister. Gloire à celui qui a dit : " L'homme commence par les pieds " ! Car, incontestablement, nos pieds nous relient à la terre tout en faisant de nous des êtres doués d'une capacité de locomotion ; nos pieds, mais également nos yeux, indissociables de l'acte de déambulation.
C'est sans doute de cette association qu'est né le caractère ambulant de l'homme, que le quadrupède sédentaire, notre lointain ancêtre, donna naissance au bipède nomade. Car, dès que l'homme s'est redressé, il a naturellement porté ses pas là où se portait son regard, toujours plus loin… et n'a cessé depuis de se déplacer, tant pour des raisons liées à sa survie qu'à son penchant pour la convoitise ; mais aussi, plus simplement, pour aller voir... Aller voir ! Là sans doute commence le voyage !
Que ce soit par goût ou par nécessité, l'homme a toujours voyagé… et de surcroît à pied ; cela jusqu'à finalement une époque très récente où la multiplicité et la rapidité des moyens de transport ont largement relayé le voyage à pied ; à moins qu'elles ne lui confèrent, en réalité, toute sa dimension, tout son sens… toute sa noblesse. Si, durant des millénaires, voyager ne pouvait se conjuguer qu'avec les pieds - ce qui est encore le cas dans de nombreuses régions du monde où la marche reste souvent le seul mode de transport accessible au plus grand nombre - aujourd'hui, pour la plupart d'entre nous, voyager à pied ne relève plus que d'un choix, presque d'un mode de vie.
Ne devrions-nous pas également attribuer à nos pieds un caractère religieux, au sens étymologique et premier de " ce qui relie " car, incontestablement, nos pieds nous relient tout à la fois à la terre, à nos origines, et aux hommes ? Marcher, c'est aller vers soi, avec au bout de nos pas la rencontre avec l'Autre, cet étranger.
Et puisque, selon l'auteur de Chemin faisant, Jacques Lacarrière, errer c'est s'enraciner dans l'éphémère, la plus belle création de l'homme ne serait-elle pas la marque de son pas… sitôt imprimée, sitôt emportée par le vent ? Aller plus vite… toujours plus vite ! Pour quoi faire ? Mais, comment parler du voyage à pied sans parler de ses protagonistes, les voyageurs, dont pour certains le voyage à pied était l'essence même de leur nature, qu'ils furent pèlerins, compagnons, marchands, colporteurs, prédicateurs ou encore aventuriers… Chacune de ces catégories avait ses rites et ses coutumes, son habit et ses accessoires, ses croyances et ses saints… et parfois même ses légendes.
En premier lieu, il y a ceux, nombreux, dont nous conservons les témoignages au travers de leurs récits. Ainsi, d'Hérodote à Jacques Lacarrière, ce sont vingt-cinq siècles d'aventures pédestres et humaines qui constituent une fabuleuse saga : celle de la Liberté, telle qu'un Henri Vincenot nous en a légué cette définition : " L'homme qui marche ne peut être asservi… ".
A tous ces écrivains voyageurs, il convient d'adjoindre les nombreux anonymes pour lesquels nous ne disposons bien souvent que de témoignages indirects. Certains, par la force des choses, ont trouvé leur salut grâce à leurs pieds. J'évoque notamment les exodes, les exils, les évasions… Ces fuites, souvent dramatiques, se sont parfois révélées être d'extraordinaires aventures humaines.
Comment encore évoquer le voyage à pied sans parler du chemin, cette trace originelle qui, au fil des siècles et des passages, se renforce pour devenir route. Qu'elle soit de terre ou de bitume, la route est avant tout une voie de communication entre les hommes, lien primordial et irremplaçable qui suscite la rencontre et permet l'échange. Même s'il convient de garder présent à l'esprit qu'à de nombreuses époques et sous de nombreuses latitudes la liberté de circuler était (et parfois est encore) loin d'être sans restriction. Non seulement le droit de se déplacer était souvent réglementé, mais surtout il était et reste encore rarement acquis. En dernier lieu, il convient de rendre un hommage particulier à l'hospitalité, mère du voyage, sans laquelle, non seulement le voyageur ne serait sans doute qu'un errant abandonné à son sort, mais surtout le voyage lui-même deviendrait insipide.
Le voyage à pied n'est pas affaire de kilomètres parcourus… C'est avant tout un état d'esprit. Accessible à chacun, selon ses propres capacités et sa fantaisie, il est d'abord une grande leçon de vie, édifiante et riche de toutes ses contradictions. Non seulement notre quête individuelle peut s'en trouver aisément comblée, mais notre perception du monde en est profondément modifiée, tout comme le regard que nous y posons. A chacun d'y apporter ce qu'il souhaite y trouver, selon son humeur du moment et pour son plus grand plaisir : silence, solitude, intimité, spiritualité… Mais aussi effort, confrontation avec soi-même, simplicité, dépouillement, voire ascèse... Ou encore, rencontre, chaleur humaine, partage, échange, apprentissage... Et, en premier lieu, une totale liberté qui permet, dans un rapport espace/temps renouvelé, sans entrave et selon l'envie, la découverte de nouveaux horizons et l'exercice de l'altérité.
Ces mots de Jean-Jacques Rousseau sont sans doute et plus que jamais d'actualité : " Quand on ne veut qu'arriver, on peut courir en chaise de poste ; mais quand on veut voyager, il faut aller à pied ".

L'AUTRE VOIE

http://www.deroutes.com/AV7/peregrination7.htm

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MessageSujet: Comment rester nomade   Lun 28 Mar 2011, 20:37

Mohamed Mahdi
Hassan Rachik, Comment rester nomade. Casablanca, Afrique Orient, 2000.

Ce livre est une interrogation sur le devenir du nomadisme au Maroc. Il s’intéresse aux nomades de la confédération de tribus Bni Guil. Ceux-ci occupent les hauts plateaux arides du Maroc oriental, à la frontière avec l’Algérie, se déployant dans une aire de presque 26 000 km2.

La mobilité est le principal marqueur d’identité des membres de la confédération. Une légende fondatrice insiste sur la mobilité initiale qui a conduit les Bni Guil du sud du Maroc vers les steppes de l’Orient. Actuellement, que reste-t-il de ce nomadisme ? Face aux changements structurels et contextuels, aux assauts de l’histoire, du climat, du marché, comment rester nomade ? Être mobile ou périr : tel est le postulat du livre.

Pour l’étayer l’auteur montre comment la mobilité qui était, en effet, une nécessité avant les années soixante, n’est plus qu’une alternative depuis. Pour pouvoir continuer à se déplacer, il faut innover et rompre avec les pratiques anciennes. L’auteur décrit la manière dont le nomadisme s’articule dans le temps, puis expose les différents changements qui l’ont affecté.

Le nomadisme était davantage une affaire collective que familiale. La mobilité spatiale et la production pastorale étaient traditionnellement organisées dans le cadre de « groupements concrets » composés de réseaux de relations sociales effectives. Ce sont des communautés pastorales de base que les nomades nomment douar (« groupement de tentes disposées en rond », « campement circulaire de tentes ») ou, plus simplement, pour reprendre leurs termes, l’« ensemble de gens avec qui on a l’habitude de se déplacer et de camper ».

Ces communautés étaient fondées sur deux principes. D’un côté, le contrat, qui implique des valeurs et des normes égalitaires, de l’autre, la dépendance et le patronage, qui renvoient à des valeurs liées à la charité. Dans le premier cas, la communauté est motivée par le besoin de coopération, à commencer par l’engagement d’un gardien pour surveiller les chameaux appartenant aux groupes domestiques du campement. Dans le second cas, la communauté est le fait d’un Grand pasteur qui constitue son propre douar en accueillant des nomades indigents. C’est lui qui leur prête les chameaux nécessaires à leur déplacement. Aussi le douar réfère-t-il tout à la fois à la coopération, à l’autonomie des Grands et à la dépendance des infortunés.

Depuis 1970, le douar est devenu un souvenir. Sa désagrégation est imputée à l’abandon du chameau consécutif aux sécheresses des années soixante-dix et quatre-vingt. Le chameau sera progressivement remplacé par le transport motorisé. « Les gens achètent des camions et vendent les chameaux qui n’ont plus rien à manger », disent les nomades. Le camion va ainsi s’imposer comme le moyen de déplacement le plus commode pour un nomade qui cherche à « renouveler sa peau ».

Toutefois, d’autres facteurs, situés à l’extérieur du territoire, ont affecté la mobilité des nomades.

En premier lieu le déclin du rôle politique et militaire des formations larges telles que le khoms, la tribu et la fraction, à la suite de leur soumission à l’autorité militaire coloniale puis de leur intégration à la structure étatique et administrative nationale après l’Indépendance. Ces formations n’assument plus leur rôle d’appropriation, de conquête et de défense des espaces pastoraux. En plus des laissez-passer, les nomades doivent tenir les autorités informées de tous leurs mouvements.

En second lieu, le déclin du commerce caravanier porte un coup à la mobilité des nomades. Le développement des agglomérations urbaines et l’établissement des réseaux routiers rendent inutile le commerce caravanier. Le camion est là pour tout transporter.

En troisième lieu, les défrichements des terres de parcours, leur appropriation et leur transformation en terrains de culture vont retirer aux nomades des parcours qu’habituellement ils fréquentaient dans leurs territoires ainsi que dans ceux des autres tribus.

Ces changements contextuels et structurels ont eu pour effet la déstructuration des communautés pastorales. Mais ils ont également favorisé leur restructuration : de nouvelles stratégies sont apparues.

La première est l’adaptation. Le pasteur recourt à la complémentation pour nourrir son bétail. L’herbe ne suffit plus. La solution traditionnelle qui consistait à chercher de nouveaux pâturages et à amplifier les déplacements devient difficile. De leur côté, les pouvoirs publics, qui ont pris conscience de ce que le sort des éleveurs relevait de leur responsabilité, ont largement contribué à l’essor de la pratique de la complémentation. Dans ces conditions, l’élevage devient un commerce. Une économie où les animaux sont nourris avec de l’orge acheté (voire, en partie subventionné) accule les pasteurs à rechercher la rentabilité de leur élevage. Avec l’aide de la complémentation, certains réduisent même la taille de leurs troupeaux. Un grand troupeau n’est plus forcément signe de prestige et de richesse.

Toutefois, quelle que soit l’importance de la complémentation, les pâturages demeurent la source principale d’alimentation du troupeau. Le camion est devenu la pièce maîtresse du nomadisme actuel et reprend le rôle détenu auparavant par le chameau. Les propriétaires de camion forment des groupements pastoraux avec des chefs de foyer qui en sont démunis. Cette nouvelle unité pastorale rappelle l’ancien douar. Le propriétaire du camion en est le pivot, et tous les membres du campement dépendent de lui. Néanmoins, les relations sociales sont, cette fois-ci, fondées sur le service rémunéré : transport de la tente et de ses accessoires, transport de l’eau.

La deuxième stratégie est la conversion. Certains nomades se sont purement et simplement convertis à l’agriculture irriguée en creusant des puits qu’ils équipent de motopompe. La conversion ne signifie pas toujours rupture avec l’activité d’élevage.

La troisième est la stratégie de survie. C’est celle des plus pauvres après la faillite du douar. Ceux-ci sont forcés de se fixer. Car, si la possibilité d’intégrer les nouvelles unités pastorales autour du camion existe, elle requiert de l’argent. La fixation est devenue, pour les nomades modestes, un mode pastoral de survie, à la suite des changements qui ont limité le mouvement des gens et du bétail.

Le transport motorisé est la condition sine qua non pour le maintien du nomadisme. Sans le camion, la complémentation et le transport d’eau, le nomadisme ne survivra guère. Ces innovations ne sont pas à la portée de l’ensemble des pasteurs. Le système nomade est devenu sélectif.
Pour citer cette recension
Mohamed Mahdi, Hassan Rachik, Comment rester nomade. Casablanca, Afrique Orient, 2000., Études rurales, 157-158 - Jeux, conflits, représentations, 2001
http://etudesrurales.revues.org/document42.html
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mar 29 Mar 2011, 15:15

Nomad's Land - sur les traces de Nicolas Bouvier


http://www.youtube.com/watch?v=KpCltsu15Bg




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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 02 Avr 2011, 09:33

Merci pour ce partage, le vécu de cet ami et de nous faire connaître les "Sages de France"
:1111:
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 02 Avr 2011, 16:13

Merci Renaissance......................, j'ai mis du temps à comprendre sa philosophie de vie...........et lui a mis du temps à comprendre la mienne.........."Même si un arbre semble complètement mort, il ne faut pas l'arracher, il faut attendre car il peut toujours repartir...........repercer à un endroit, là où on ne s'y attends pas"

je t'embrasse pascalle



:a11:
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 02 Avr 2011, 18:19

Merci à toi...

Je pense que c'était un échange très enrichissant...

Je pense également qu'un arbre n'est jamais mort...tant qu'il y a parcelle de vie, d'énergie...
il donnera également des fruits a qui.... saura le soigner...

:nnn:
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Jeu 07 Avr 2011, 20:59


Aujourd'hui, j'étais avec une collègue, une petite jeune très sympathique, très souriante, pleine de vie, je sais qu'elle vit en caravane avec son ami, et au cours d'une discution, elle exprime son ressenti
"je n'ose pas m'assoir auprès de certaines personnes, je sens que je ne suis pas la bienvenue..........."

C'est sur c'est pas classe de vivre en caravane!!


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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Ven 08 Avr 2011, 22:31

Bonsoir Pascalle,

Citation :
"je n'ose pas m'assoir auprès de certaines personnes, je sens que je ne suis pas la bienvenue..........."

Je ne pensais pas qu'aujourd'hui, il y avait encore de tel préjugés....
Comment ces personnes sont-elles au courant de sa situation ?

On apprécie une personne pour ce qu'elle est!!! pas sur les apparences....
:1111:
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 09 Avr 2011, 05:13


Les informations circulent plutôt rapidement dans les groupes, après c'est son ressenti : "je n'ose pas m'assoir auprès de certaines personnes, je sens que je ne suis pas la bienvenue....." et l'étiquette qu'on lui a mise, je ne peux te dire pourquoi, sans doute qu'elle est un peu différente, car ses valeurs sont différentes et que certaines personnes jugent rapidement.........sans chercher à connaitre l'autre véritablement.........

biz M/P

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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 09 Avr 2011, 06:30

Je veux remercier Ambre, cette partie lui tenait à cœur....... coeur


"je me rappelle d'un jeune que j'ai rencontré, il y a une paire d'années, je suis allée vers lui sans rien connaitre de lui, peut-être parce qu'il ne parlait pas.......il faisait parti d'un chantier jeune (création d'un mini-golf) dans le cadre d'un projet d'insertion, il m'a peu parlé, juste l'essentiel pour que j'apprenne à faire du ciment, en me précisant que c'était lui qui s'occupait du transport des brouettes, car c'était pas pour les filles!!



j'ai le souvenir de quelqu'un qui avait beaucoup de respect et pourtant .............
J'ai appris par la suite qu'il était considéré comme le plus terrible du groupe
Peut-être que la rencontre se fait au-delà des mots.......... :1111:
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 09 Avr 2011, 08:18

Citation :
et l'étiquette qu'on lui a mise, je ne peux te dire pourquoi, sans doute qu'elle est un peu différente, car ses valeurs sont différentes et que certaines personnes jugent rapidement.........sans chercher à connaitre l'autre véritablement.........

Oui! c'est assez courant.....Mais quelles richesses dans ces différences....

Citation :
Peut-être que la rencontre se fait au-delà des mots

Certainement...

Biz

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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mer 13 Avr 2011, 01:00







http://epervierbleu.eklablog.com/joel-avocat-des-riches-qui-invente-des-pancartes-pour-sdf-a3402422
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Jeu 14 Avr 2011, 13:54

...oui j'ai bien aimé le témoignage de cet homme et de son amitié avec Loana, la grand mère paysanne en exode d'anciens kolkoses...j'avais aussi croisé une grand-mère proprette et souriante la matin même..j'avais mis 50cts mais c'est moi qui lui ai dit un grand "merci madame"!..................
merci Pascalle d'avoir cité mon lien ..comme quoi j'ai des visiteurs inconnus..c la magie!
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Jeu 14 Avr 2011, 17:57

"Je pourrais être votre grand-mère"

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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Jeu 14 Avr 2011, 18:12

Bonjour à tous,

De nombreux « types » de SDF (= sans domicile fixe) ont existé et existe encore de part le monde. Ce fût le cas de mon papa qui le devint au sens propre du terme comme au sens figuré.

Enfant paysan, Sicule, d'avant la guerre vivant en Bucovine, lui, sa famille comme tout son village - avec six autres villages - perdent citoyenneté et propriété une première fois, lorsqu’ils furent déportés en Serbie et une deuxième fois, quand tous sont forcés de fuir devant les russes dans un comté hongrois perdant à nouveau leurs biens et devenant ainsi des émigrants apatrides devant « modifier » leur nom de famille (dans son cas, non magyarophone à l’origine mais bien anglo-saxon) pour recevoir une nouvelle identité.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sicules_(Bucovine)

Adolescent vivant une révolution, il choisit, cette fois-ci seul, de fuir le régime communiste et se retrouve dans un camp de réfugiés dont tous seront recueillis par un peuple outre-mer : l’Argentine.

Arrivé sans problème à bon port et en attendant les autocars les amenant dans leurs nouvelles demeures, il partira acheter une carte postale pour envoyer de ses nouvelles à sa maman. Mais « ironie » du sort, il ratera le bus et se retrouvera sans papiers, sans argent, sans bagages, sans parler la langue et en plus sur un continent totalement inconnu de lui, et ce, sans possibilité de « retour à pieds » auprès des siens.

Effrayé, perdu, se cachant à la vue des policiers (= n'étant à ses yeux que des êtres dangereux), il dormira dans les parcs la nuit, fera, pour manger, les poubelles le jour et essayera de survivre en décrochant des boulots journaliers comme décharger des bananes des bateaux. La vie nocturne de la grande métropole « capitaliste » et ses multiples dangers (il découvrira, entre autre, que les filles des ports représentaient pour lui un danger tout aussi important - tentatives de viol - que le reste) seront des expériences instructives, tout comme les combats et sports de rue (boxe) qu’il pratiquera pour décrocher quelques centimes en plus. Étrangement, il découvrira que ses « occupations » s’accompagnent de mort : mort par piqûre de migales cachées dans les bananes et mort des boxeurs d’occasion. Son instinct de survie et son Amour de la Vie étant tels, il choisit alors de se tourner plutôt vers les gares, plus sécurisantes que les ports, et porta les bagages des voyageurs.

Ce choix sera son « Salut ».

Un jour, en longeant un train qui se mettait lentement en marche, il entend enfin un Couple parler sa langue maternelle. En pleurs, il se mettra à courir après le train en suppliant ces personnes d’âge moyen de l’aider. Et ce Couple aisé, surpris pourtant, oui, fera arrêter le train, et descendra, écouter l’histoire de ce jeune homme sale, les habits déchirés, poilus et en piteux état. Ce Couple, qui s’avérera être sans enfants, recueillera mon papa en le traitant comme leur propre fils.

Nouvelle identité, avec un nom espagnol cette fois-ci, nouvelle nationalité, nouvelle vie s’en suivent qui s’accompagneront de nombreux voyages d’abord grâce à un travail sur un paquebot puis grâce à l’achat d’un camion permettant des voyages « sans fin ». Cette vie aussi prendra fin, lorsqu’il choisira de tout laisser tomber en Argentine et de rester en Europe à cause de ma maman qu’il rencontra lors d’une de ses visites à sa mère. Ce choix entraînera avec lui, une vie en Belgique, en tant que belge, pays qu'il quittera pourtant pour un autre lors de sa pension, avec à la clé donc un nouveau changement de domicile. Sans domicile fixe... SDF... un pays pour un autre, une ville pour une autre... mais avec toujours de nouveaux amis, de nouvelles expériences à l’appui...

Étrangement si aujourd’hui, on lui demande quel est le pays qu’il considère comme le sien, il répond « je ne sais pas » ou « c’est mes enfants, c’est ma femme, ma Patrie ».
Plus étrange encore est qui s’il n’a jamais cessé de voyager avec ma maman ensuite, tous deux, ont choisi ensemble l’endroit de leur domicile « fixe »... de leur « dernier » domicile ici-bas, l’endroit oú ils seront « enterrés » donc.

La pierre tombale avec leurs noms s’érigent « déjà » en plein midi, à deux pas d’un grand sapin... alors qu’ils sont toujours des nôtres.

Cela pourra paraître « morbide » à certain, c'est « Naturel » pour notre famille.

:aa:


Dernière édition par douceur le Sam 16 Avr 2011, 23:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Jeu 14 Avr 2011, 19:18


......................


Lorsque je l'ai rencontré, je lui ai demandé quelques francs et il a fait ses poches pour me donner tout ce qu'il avait alors qu'il avait très peu...........
..........il y a des rencontres comme ça qui marquent une vie, son camion (offert par des amis, sur un terrain prêté par un vieux copain) s'appelait "Entre Ciel et Terre"








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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Jeu 14 Avr 2011, 19:40

Citation :
"Même si un arbre semble complètement mort, il ne faut pas l'arracher, il faut attendre car il peut toujours repartir...........repercer à un endroit, là où on ne s'y attends pas"
... C'est bien la raison pour laquelle mon papa s'adonne à tout un rituel avant d’abattre, à grande peine et avec désespoir, un arbre. Il replante entre autre, les branches coupées.




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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Jeu 14 Avr 2011, 23:37

Citation :
Lorsque je l'ai rencontré, je lui ai demandé quelques francs et il a fait ses poches pour me donner tout ce qu'il avait alors qu'il avait très peu...........

Beaucoup de générosité dans ce geste....modeste, mais beaucoup de richesses...
Avec peu de moyens, on peux faire des heureux, heureuses...quelques francs...un sourire...

Citation :
..........il y a des rencontres comme ça qui marquent une vie, son camion (offert par des amis, sur un terrain prêté par un vieux copain) s'appelait "Entre Ciel et Terre"

C'est émouvant...merci Pascalle...

Citation :
C'est bien la raison pour laquelle mon papa s'adonne à tout un rituel avant d’abattre, à grande peine et avec désespoir, un arbre. Il replante entre autre, les branches coupées.

...Respect pour ce beau rituel...

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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 16 Avr 2011, 07:33

le pêcher et de sa symbolique



http://books.google.fr/books?id=cBZkjzTS-bIC&pg=PA281&lpg=PA281&dq=pecher+symbole+tao&source=bl&ots=Tlume7YRgR&









http://antahkarana.forumzen.com/t2480-foret-arbre-jardin-et-cabane


Dernière édition par pascalle le Dim 29 Mai 2011, 04:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 16 Avr 2011, 07:59






A l’extrême limite, je pourrais écrire qu’il n’y a pas de «
race tzigane », pas d’exclusion, pas de sélection ethnique, mais
un mode de vie permettant l’intégration pleine et entière de
tout nouveau « Frère », nouveau membre ou maillon dans la
famille qui l’accueille. Il ne sera pas demandé au nouveau
venu, nouveau-né, à quel endroit il est né, ni de quelle race
étaient ses parents. C’est en ce sens que la mère adoptive devient la vraie mère, comme la Terre Mère, elle-même, adopte,
bon gré mal gré, tous ses enfants.

Tout homme, tzigane ou gadjo, choisissant librement, puis
épousant pleinement la tradition de vie des gens du voyage
devient Rom d’office, véritable et authentique, et conserve
pour toujours cette qualité.

En attendant son intégration pleine et entière qui dépendra
de sa propre détermination, le gadjo ou la gadji prendra
provisoirement pour nom : racli (pour la femme) et raclo
(pour l’homme) mais, pour être un Rom, il faut savoir nier
tout ce qui emprisonne, ne plus vouloir connaître ses
anciennes activités.

C’est là le prix et la seule condition de la liberté.
S’il est un peuple parmi tous qui garde ici-bas la pureté de
sa connaissance traditionnelle, c’est bien le peuple tzigane. De
tous temps, il a su conserver l’enseignement qui fait son particularisme.
Si le gadjo reste admiratif de celui qui arrive au sommet de
l’échelle sociale, dans la population tzigane, la référence est
inverse. Est admiré celui qui sait se jeter dans l’unique point
central de l’unité de l’homme et de sa nature terrestre, pour et
par l’unité de l’âme et de la nature divine.

Est admiré et désigné en référence, montré en exemple,
celui qui est, et vit, libre, au plus près de la « non possession »
En fait, le gadjo s’épuise et se perd dans la recherche et dans
l’amertume. Il semble en fait que ce soit lui, le fameux errant.

D’où l’éternelle question que l’univers lui pose :

- Gadjo, as-tu tes papiers, possèdes-tu ton carnet de circulation
dans l’espace-temps ?

L’idée a de quoi faire sourire ! Une quête sans fin dans le
cercle du monde, dans l’espoir vaniteux et vain d’une impossible
terre promise. Il n’y a pas là de quoi se prévaloir d’une
quelconque supériorité !

Le Tzigane n’est pas triomphaliste. Il est très réaliste de sa
piètre condition humaine, de son état d’être délabré, comme
celui du gadjo. Il chante l’impossible Amour et l’impossible
Pays. L’impossible Paix à atteindre ici-bas.

http://levurdondisha.grafbb.com/t127-traditions-presentation-du-mode-de-vie-des-tziganes



Dernière édition par pascalle le Jeu 26 Mai 2011, 04:01, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 16 Avr 2011, 20:41

Bonjour à tous,

Il me semble important, à ce stade et ce, pour éviter toute confusion, de relever certains amalgames impropres faits dans la langue courante :

- Premièrement, les amalgames faits entre Tsiganes/Tziganes et Rroms refusant de vivre d’agriculture.

- Deuxièmement, les amalgames faits entre Gens de voyage épris de Liberté et les Tziganes et Rroms devenus nomades par nécessité mais sédentaire à l’origine. (!)

Le peuple Tsigane semble être une secte hérétique - manichéenne pour certains - mais qui pour se protéger des nombreuses persécutions dont elle fut l'objet fut forcée de se déplacer continuellement. Cette secte semble, en effet avoir pratiquée une variante de la religion persane manichéenne (préislamique). Tandis que les Rroms sont un peuple qui n'a jamais eu de revendications territoriales car préférant vivre de leur talent.

Citation :
Selon Marcel Courthiade, le mot «tsigane» désignait à l’origine une secte comprenant de nombreux Arméniens en Asie mineure, disparue au début du XIe siècle, à la même époque de l’arrivée des Roms, d’où la confusion entre les deux populations.

Citation :
Selon les recherches linguistiques, les ancêtres des Roms sont arrivés sur le territoire de l’Inde contemporaine lors de la vague de migrations des peuples commencée au II e millénaire avant notre ère. Aux Ixe et Xe siècles, les tribus tziganes ont quitté l’Inde à cause des attaques musulmanes menées contre les territoires qu’elles habitaient. Le nom du peuple tzigane s’est formé lors des migrations à partir du mot grec atszinganosz – signifiant «secte hérétique» – repris ensuite par la langue latine comme cingarus, par la langue allemande comme Zigeuner, et par la langue hongroise comme cigány.

Les Tziganes apparurent en Hongrie au XIVe ou au Xve siècle, fuyant les Balkans devant les conquérants turcs. Un grand nombre d’entre eux émigra vers les pays de l’Europe Occidentale. Comme en certains endroits on les croyait pèlerins égyptiens, sur ces territoires on les appelle encore gypsy. Le peuple, de culture étrangère et inexpérimenté dans la production agricole fut rapidement éconduit et expulsé de l’Europe Occidentale, parfois par des moyens cruels. Certaines tribus purent s’implanter dans la région méditerranéenne, la majorité se retira en Europe Centrale et Orientale.

http://www.mfa.gov.hu/NR/rdonlyres/4B99AAD3-E9CC-4AAF-81C3-C3DE23278D91/0/Roma_fr.pdf

Citation :
Tsiganes ou Tziganes est un terme qui apparaît dans la langue française au début du XIXe siècle, probablement par calque du mot russe 'tsigan', lequel pourrait provenir, via l'ancien russe et le bulgare du mot grec byzantin Atsinganos, qui est la prononciation populaire de Athinganos : « qui ne touche pas » ou « qui ne veut pas être touché », littéralement les « intouchables »42. Ce mot désigne une secte de manichéens venus des Lycaonie et Phrygie byzantines43 : l'élite de l'Église manichéenne, en effet ne touchant en aucun cas de la viande, du sang, et du vin44. Il est à noter, néanmoins, que le terme Athinganos, n'a aucune étymologie attestée en langue grecque.

Le mot « Tsigane » provient plus certainement du nom Σιγύνναι / Sigynnai46, cité en 485 av. J.-C., par Hérodote, pour désigner un groupe de forgerons nomades, circulant en Europe, à bord de chariots attelés à des chevaux. Des recherches attestent que des groupes tsiganes étaient déjà présents très certainement en Europe à cette époque, et entretenaient des liens commerciaux (fonte de métaux), avec les États.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Roms

Citation :
François FAVRE a également travaillé à la redécouverte et la réhabilitation de la pensée gnostique de Mani, qui est à l'origine d'un des mouvements spirituel et religieux les plus importants de l'Occident. Il a cherché à retrouver le sens intérieur du message de Mani.

ALTERNATIVES: On ramène souvent le manichéisme à une opposition binaire un peu primaire. Quelle est pour toi l'originalité du manichéisme?

François FAVRE: la question que je me suis posé au départ, quand j'ai commencé à travailler sur la question manichéenne, c'était de savoir pourquoi, selon les spécialistes, le manichéisme était la religion la plus persécutée de l'histoire de l'humanité. C'est un fait qui est complètement oublié puisque du terme de manichéisme on n'a gardé que l'idée d'une vision simpliste, qui pose une opposition dualiste entre les principes du bien et du mal; en vérité, c'est la lumière et les ténèbres et l'esprit et la matière. Je me suis très vite rendu compte qu'il fallait aller chercher la réponse dans l'enseignement de Mani.

Mani a cette particularité d'avoir écrit. Il y a beaucoup de grands sages du passé qui n'ont pas écrit. Ce sont des textes qui ont été transmis par voie orale, par l'intermédiaire de disciples et on ne sait pas si ce sont des textes qui réellement remontent au fondateur. Alors que Mani a écrit la totalité de son oeuvre.
Il l'a fait volontairement pour éviter le problème qu'a connu l'enseignement de ses prédécesseurs Zoroastre, Bouddha, Jésus, dont l'enseignement avait été défiguré. Donc Mani a laissé un enseignement qui a été systématiquement détruit par les hérésiologues, qu'ils soient chrétiens, musulmans, perses, chinois.

(...) A: Le monde matériel et le monde invisible sont considérés comme constituant tous deux les ténèbres, est-ce à dire le Mal?

FF: Ce qui caractérise la pensée manichéenne, c'est de postuler qu'au commencement il y avait deux principes: les ténèbres et la Lumière, l'Esprit et la matière, le Bien et le Mal. *Ce sont deux principes indépendants. Ce sont aussi ce qu'ils appellent les « deux arbres » ou les « deux racines » et chaque racine a ses propres fruits. Dans leur vision du monde, l'un est contenu dans l'autre, c'est-à-dire que le monde des ténèbres est contenu dans le monde de l'Esprit, mais le monde des ténèbres initialement ne connaissait pas le monde de la Lumière. Alors que le monde de la Lumière connaissait l'existence du monde des ténèbres. Les manichéens n'expliquent pas ce qui existait avant le deux, ils disent: au commencement était le Deux.

*Remarque en passant: cette vision est équivalente à l'approche scientifique déjà expérimentée de la matière/antimatière, des particules/antiparticules. Il n'y a donc plus qu'un petit pas qui sépare ce qui précède, du concept de la Terre/Terre parallèle...

C'est en ce sens-là qu'ils s'opposent à la plupart des théories monistes qui disent: au Commencement était le Un.

La grande différence entre les mystiques, les occultistes et les manichéens, les dualistes, c'est qu'on ne peut pas démontrer que l'un a raison et que l'autre a tort. C'est une prémisse.
Personne n'a démontré que le monde était Un. A priori, il semble plus logique de dire que le monde est Un, que c'est une unité, mais on n'a jamais pu prouver que le monde était Un, pas plus qu'on a jamais prouvé que le monde était Deux. Mais simplement de ces deux prémisses va découler à la fin des comportements entièrement différents sur le plan de l'éthique, sur le plan de la vie en société, sur le plan des objectifs, des finalités et qui va être décisif sur le plan historique.

Pourquoi? Parce qu'en fait on s'aperçoit que la plupart des théories monistes amènent à des comportements de type «totalitaire», à des sociétés totalitaires fondées sur l'association du pouvoir religieux et du pouvoir politique, alors que les doctrines dualistes amènent nécessairement à un comportement éthique et à des sociétés non totalitaires, comme par exemple la société cathare du Moyen-âge, ou comme la société manichéenne dont on sait par les documents qui ont été retrouvés, qu'elle a eu un effet civilisateur sur son environnement (voir l'exemple des Ouïgours en Asie centrale). Et on sait que les dualistes absolus se caractérisaient par un projet qui visait à la formation de véritables êtres humains, non-violents, éthiques, écologiques, respectueux de leur environnement et tolérants. (...)

http://antahkarana.forumzen.com/t13-le-lien-orient-occident?highlight=mani

De plus, associer automatiquement Rroms aux Gens de voyages épris de Liberté ne reflète ni la réalité de notre société actuelle ni la réalité historico-culturelle de ce peuple. Contrairement à ce que nombres de personnes pensent, ces gens ne sont pas devenus nomades par « plaisirs » et si certains préfèrent une existence nomade, c'est loin d'être le cas pour tous les Rroms et Tziganes.

Citation :
Rroms et Gens du Voyage

De leur arrivée en Moldavie et Valachie au XIV siècle et jusqu'en 1856 les Rroms furent réduits en esclavage - et donc largement sédentaires. A peine 4 % de la population globale des Rroms (environ 15 millions) sont nomades. Ils n'ont jamais été nomades par culture, mais par nécessité : Pendant des siècles, ils ont été chassés de pays en pays, presque partout en Europe, sous peine des pires sanctions, y compris la peine de mort, parce que nés Rroms.... Ils tentaient donc de fuir violences et discriminations avec l'espoir de trouver un pays plus accueillant... Les gouvernements et les Parlements s'empressaient de promulguer des lois à leur encontre. Les états allemands à eux seuls ont voté cent quarante huit lois et décrets les concernant entre 1416 et 1774 ! Dans l'Espagne du 16ème siècle, tout Rrom (Gitan, en ce pays) surpris en train de parler sa langue maternelle était puni de mutilation... ce qui explique que le rromani s'y transforma en ce qu'on appelle le « Kaló », un idiome en fait plus espagnol que rromani...

Repoussés systématiquement, les Rroms d'Europe occidentale ont dû développer des moyens de subsistance adaptés à ce genre de vie : travaux agricoles saisonniers, travaux de réparation notamment de chaudronnerie, vannerie, voyance, maquignonnage, petit commerce ambulant... compatible avec la mobilité, dont certains sont aujourd'hui très fiers et qui constitue un Droit de l'Homme reconnu et pour l'exercice duquel tous les Rroms se battent.

http://lesrroms.blogg.org/


Dernière édition par douceur le Sam 16 Avr 2011, 22:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 16 Avr 2011, 20:48

(...) Les «gens du voyage» pas d’accord entre eux sur le terme «gens du voyage»

Si le problème de la dénomination des populations tsiganes ou romani est si compliqué, c’est aussi parce qu’elles ne s’accordent pas entre elles sur les termes et leur définition.

Dans une tribune coécrite dans les colonnes de Libération, Stéphane Lévêque, président de la Fnasat, explique également qu’il s’oppose à l’erreur faite par Nicolas Sarkozy, qui «consiste à identifier «gens du voyage» et «Roms». Or la première appellation renvoie à une classification administrative française relative à un mode d’habitat «constitué de résidences mobiles» (loi du 5 juillet 2000) ; tandis que les Roms sont des ressortissants des pays de l’Est, sédentaires dans leur grande majorité

Pourtant, un texte présenté par des représentants d’associations rroms et Tsiganes et des personnalités de cette communauté à l’Assemblée Nationale demandait l’abandon de l’utilisation du terme «gens du voyage»:

«En France, l'appellation « gens du voyage» désigne, dans le vocabulaire de l’administration et souvent de la population française, notre population. Nous ne nous reconnaissons pas nous-mêmes sous cette appellation d’un point de vue humain, culturel et identitaire. Tenant compte de ce qui précède, lorsque l’appellation “Gens du voyage” se substitue aux mots Tsiganes, Manouches, Gitans, Roms, Sinté ou Yéniches pour désigner nos populations respectives à des fins d’hostilité, dépréciatives, discriminatoires, ou racistes à notre égard, nous exigeons que cet acte soit considéré comme de l’antitsiganisme et/ou de la tsiganophobie, et soit systématiquement dénoncé et condamné publiquement par les autorités.»

Une partie des Tsiganes demande un statut officiel qui favoriserait «la promotion de notre patrimoine culturel et linguistique en tant que partie intégrante du patrimoine français», et que «la contribution de notre population, partie intégrante de la nation française depuis plusieurs siècles, et active sur les plans culturel, patrimonial, artistique, industriel, économique, sociologique, spirituel, écologique, agricole, celui du développement durable etc. soit dûment reconnue et mentionnée dans les livres scolaires.»

Les divisions au sein même de la population Rom se reflètent également dans l’attitude vis-à-vis des titres de circulation des «gens du voyage»: «certains veulent les conserver tandis que d’autres réclament une carte d’identité avec une adresse fixe», explique Pierre Hérisson, qui rajoute que «s’ils pouvaient se mettre d’accord entre eux cela nous arrangerait tous.»

Si la complexité de la question des vocables des Roms et des Tsiganes peut pousser à accorder éventuellement un peu d’indulgence aux politiques qui s’emmêlent les pinceaux dans les termes, elle n’explique pas tous les amalgames. Le gouvernement français a relayé au niveau européen ses préoccupations concernant la délinquance des Roms suite aux évènements de Saint-Aignan à travers son secrétaire d'Etat aux affaires européennes Pierre Lellouche lundi 26 juillet. «Il n'est pas question de stigmatiser une communauté ou des Etats, a indiqué le ministre. Mais nous sommes confrontés à un réel problème et le temps est venu de s'en occuper», évoquant la forte progression («plus de 150 % à Paris») de certains faits de délinquance commis par des mineurs roumains. Pierre Lellouche a sans doute oublié que moins de 10% des Roms (au sens européen et de l’Union romani internationale) de France sont des Roumains, tandis que les Roms ne représentent qu’une minorité des 120.000 citoyens roumains habitant en France. Il y a encore du travail…

Grégoire Fleurot

http://www.slate.fr/story/25519/que-veulent-dire-les-mots-roms-tsiganes-et-gens-du-voyage
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