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  SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?

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AMBRE

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MessageSujet: ''Il faut retrouver sa tortue intérieure ''   Lun 08 Aoû 2011, 12:53


Selon le journaliste canadien Carl Honoré,
nous assistons à une véritable révolution de nos modes de vie.







Démonstration. En exclusivité:



''Il faut retrouver sa tortue intérieure ''


Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir lever le pied et en finir avec l'obsession de la vitesse... C'est ce qu'affirme Carl Honoré dans Eloge de la lenteur, déjà publié dans 23 pays. A l'occasion de sa parution en France, L'Expressmag a rencontré son auteur, journaliste canadien. Une interview exclusive...

De votre propre aveu, vous avez longtemps été un «accro de la vitesse», et vous voici devenu le nouvel apôtre de la lenteur. Pourquoi un tel revirement?

Une révélation! Il y a quatre ans, j'attendais un avion à l'aéroport de Rome en lisant un journal, quand mes yeux sont tombés sur un article qui vantait les mérites de contes pour enfants présentés en version condensée. Imaginez Hans Christian Andersen passé au crible du management! A l'époque, j'étais sans cesse débordé et je me battais chaque soir avec mon fils de 2 ans, qui me réclamait des histoires toujours plus longues alors que je ne pensais qu'à finir ce qui me restait à faire: lire mes mails, terminer un article... Je le confesse, l'idée d'écourter ce moment m'a d'abord enchanté. Je me demandais même dans quels délais Amazon allait m'expédier le volume quand, tout à coup, j'ai pris conscience de l'ineptie de la situation.

Ce fut le déclic?

Absolument. Je me suis demandé si je n'étais pas en train de devenir fou! Et, dans l'avion, je commençais déjà à me poser les questions qui sont aujourd'hui au cœur de mon livre: pourquoi sommes-nous si pressés? Comment guérir de cette obsession du temps? Est-ce possible, et seulement désirable, d'aller moins vite?

Selon vous, nous sommes tous contaminés...
En Occident, personne, ou presque, n'échappe au virus. Je suis journaliste, je voyage souvent et j'écoute beaucoup les gens: tous se plaignent de manquer de temps. Sans doute parce que nous vivons dans une culture de consommation et que nous brûlons d'accumuler autant de biens et d'expériences que possible. Nous voulons faire une carrière honorable, nous occuper de nos enfants, sortir avec nos amis, pratiquer un sport, aller au cinéma, jouir d'une vie sexuelle harmonieuse... Il en résulte un constant décalage entre ce que nous attendons de la vie et ce que nous en obtenons, lequel nourrit le sentiment que nous n'avons jamais assez de temps. Du coup, la tentation d'aller plus vite, de courir contre la montre devient irrésistible. Nous sommes devenus des drogués de l'activité. Selon une étude menée en 2003 auprès de 5 000 travailleurs britanniques, 60% des personnes interrogées déclaraient ne pas envisager de prendre toutes leurs vacances. Et savez-vous qu'en moyenne les Américains délaissent chaque année un cinquième de leurs congés?


Mais il y a aussi une jubilation à vivre vite...
Dans une nouvelle baptisée La Lenteur, Milan Kundera parle de la vitesse comme d'une extase. Bien sûr, la rapidité est très stimulante, très excitante. Comprenons-nous, ce livre n'est pas une déclaration de guerre à la vitesse. Le problème est que notre amour de la vitesse, notre obsession d'en faire toujours plus en moins de temps a passé les bornes. Elle s'est transformée en dépendance. Nous ne savons plus lever le pied, changer de rythme. Aujourd'hui, nous privilégions la quantité au détriment de la qualité.


Quelle est la solution?

Il s'agit de trouver un meilleur équilibre entre activité et repos, travail et temps libre. Chercher à vivre ce que les musiciens appellent tempo giusto, la bonne cadence, en allant vite lorsque notre activité l'exige et en se ménageant des pauses dès qu'on le peut. Cette philosophie, très simple, est en train de gagner du terrain un peu partout dans le monde. Sur le plan individuel, les gens sont de plus en plus nombreux à réfléchir sur leur rapport au temps et son impact sur leur qualité de vie. Sur le plan collectif, de multiples initiatives voient le jour via les municipalités, les associations.

De quand date cette prise de conscience?

La réflexion sur la lenteur ne date pas d'hier, mais l'émergence du Slow Food en Italie, il y a une quinzaine d'années, a incontestablement accéléré les choses. Ce mouvement, créé en réaction aux fast-foods, prône cette notion très civilisée selon laquelle tout ce que nous mangeons devrait être cultivé, cuisiné et consommé tranquillement. Donc lentement. Comme son nom l'indique, Slow Food promeut tout ce que le fast-food bannit: des produits frais, locaux et de saison, des recettes transmises de génération en génération, une forme d'agriculture viable et des repas tranquilles en famille ou entre amis. De fait, le Slow Food prône une forme d' «écogastronomie»: la notion selon laquelle manger bien doit aller de pair avec la protection de l'environnement.

Quelles sont les actions concrètes du Slow Food?

En Italie, il regroupe plus de 1 500 restaurateurs qui travaillent selon ces principes et le mouvement fait école chez les cuisiniers du monde entier. L'association est également à l'origine de l'instauration d'une Semaine du goût dans la péninsule et de la création d'une Université des sciences gastronomiques, à Pollenzo, en 2003. Avec ce message très moderne, bien manger et sauver la planète, Slow Food réunit aujourd'hui près de 100 000 membres à travers le monde, y compris au Japon et aux Etats-Unis. Et, en 2001, le New York Times a classé l'initiative parmi les 80 idées qui ont ébranlé le monde ou, du moins, qui l'ont un petit peu bousculé.

Cette philosophie s'étend-elle à d'autres domaines?

Pour Carlo Petrini, son fondateur, le mouvement est un refus de la vitesse sous toutes ses formes. Dans ce sillage, plus de 80 municipalités italiennes (Orvieto, Bra, Greve in Chianti, Positano...) ont signé le manifeste Cittaslow, qui privilégie un développement plus respectueux des rythmes de leurs habitants. Et donc une meilleure qualité de vie. Connaissez-vous leur logo? Un escargot portant une ville sur sa coquille. Rien n'est plus clair.

Comment vivent ces «villes lentes»?

Elles adhèrent toutes à une philosophie: elles rejettent le culte de la vitesse et affirment que la lenteur a une valeur positive dans le monde moderne. Concrètement, elles suivent les principes de la charte Cittaslow, qui comporte 55 engagements, notamment la réduction du bruit et de la circulation en ville, l'augmentation des espaces verts et des zones piétonnes, la préservation des traditions esthétiques et culinaires locales et l'adoption d'un esprit d'hospitalité et de bon voisinage. Après l'adhésion d'Orvieto au mouvement, des bus électriques et silencieux ont été mis en service dans la vieille ville. A Bra, la mairie subventionne désormais les réhabilitations optant pour les matériaux traditionnels typiques de la région. Les cantines scolaires servent des plats à base de fruits et de légumes bio au lieu de repas préparés industriellement.

Ces initiatives sont-elles toujours bien reçues?

Elles suscitent partout l'enthousiasme. D'ailleurs, le concept, né en 2002, fédère aujourd'hui plus d'une centaine de communes, en Europe - principalement en Allemagne et en Grande-Bretagne - mais aussi au Brésil ou aux Etats-Unis. Et même au Japon: le quartier de Shiodome, à Tokyo, qui sera achevé en 2006, a été imaginé comme une oasis urbaine en mode slow, avec des galeries marchandes bordées de sièges invitant à une petite pause et, bien sûr, des rues piétonnes.

Les préconisations concernent-elles aussi un meilleur usage de la voiture?

Parallèlement aux campagnes nationales, souvent répressives, de nombreuses associations et municipalités se mobilisent pour susciter une prise de conscience. Après l'Australie, plusieurs villes américaines adhèrent au programme Vitesse de quartier. Le message? Respecter les limitations dans chaque rue comme s'il s'agissait de la sienne, avec ses propres enfants rentrant de l'école. En Angleterre, le comté du Lancashire vient de mettre en place un programme apparenté à celui des Alcooliques anonymes pour aider les gens à décrocher de la vitesse.

Les entreprises sont-elles également réceptives?

Les rythmes de travail sont évidemment les principaux enjeux des apôtres de la lenteur. Et, là aussi, les choses changent. Dans de nombreux pays d'Europe, le monde de l'entreprise a déjà beaucoup évolué. Les Français vivent au rythme des 35 heures (même si ce choix pose question), les Néerlandais à celui des 38 heures et les Allemands ont vu leur temps de travail diminuer d'environ 15% depuis 1980. Mais le mouvement touche aussi le Japon et même les Etats-Unis, qui comptabilisent aujourd'hui le plus grand nombre d'heures travaillées par an. Des aménagements se mettent en place, sous la pression des salariés mais aussi à l'initiative des sociétés, inquiètes des effets du stress sur leur personnel. La chaîne d'hôtels Marriott, par exemple, a décidé de lutter contre le «présentéisme» en proposant à ses salariés de quitter l'entreprise une fois leur tâche terminée, et cela quelle que soit l'heure.

Autre témoin de cette révolution, la journée annuelle d'action baptisée Take Back Your Time (Regagnez votre temps), instaurée dans une dizaine d'Etats américains. Durant la dernière édition, les organisateurs ont notamment écrit une proposition de loi prévoyant un minimum de trois semaines de congés et une semaine de maladie payés. La journée, largement relayée par les médias, est aussi l'occasion de nombreux séminaires rappelant les dangers du surmenage et informant sur les différentes façons d'organiser son temps et de décompresser.

La sieste commence aussi à faire son retour...
Absolument. Au Portugal, une Association des amis de la sieste vient de se créer. En Espagne, un réseau national de cafés-salons propose de faire une petite pause à toute heure de la journée. Au Japon, le Club de la paresse, qui prône un mode de vie plus calme et moins agressif pour l'environnement, a ouvert un café à Tokyo proposant de la nourriture bio, des concerts à la bougie, des tables espacées pour permettre aux gens de se détendre et un espace repos. Ce club, largement médiatisé, a contribué à mettre la paresse à la mode au Japon, comme en témoigne aussi le succès de l'ouvrage de l'anthropologue Keibo Oiwa Vive la lenteur! Son enquête sur les différentes campagnes internationales en faveur de la lenteur en est déjà à sa vingtième réédition!


Depuis sa parution, en avril 2004, votre livre a déjà été traduit en 23 langues. Vous sentez-vous partie prenante au mouvement?

Une chose est sûre, la révolution lente est aujourd'hui en marche et si mon livre accentue la prise de conscience générale, j'en suis très heureux. Depuis sa parution, je suis très souvent invité à des séminaires pour évoquer les différentes expériences observées au cours de cette enquête. J'avais d'abord imaginé que je serais seulement sollicité par des associations marginales, adeptes de yoga ou de gym douce. Au contraire. Ce sont les cadres et les chefs d'entreprise hyperactifs qui sont les plus intéressés.

Et, pour vous, qu'est-ce que cette prise de conscience a changé?

Jadis, j'adorais la vitesse, mais je vivais dans une prison de vitesse. Je ne savais pas m'arrêter, je cherchais à remplir chaque moment. Aujourd'hui, ma vie est transformée. Je joue toujours au hockey sur glace, qui est le sport le plus rapide du monde; j'aime toujours travailler dans les médias, écrire vite; j'adore Londres, qui est une ville volcanique, d'une énergie incroyable. Mais, d'un autre côté, j'organise ma vie différemment, j'établis des priorités. Je fais des pauses, je pratique chaque jour dix minutes de méditation. J'ai renoncé à regarder la télévision pour passer davantage de moments avec ma femme et mes enfants. Nous avons retrouvé le plaisir de dîner chaque soir en famille. Mes relations affectives, amicales sont plus harmonieuses. En fait, j'ai trouvé mon point d'équilibre, ma «tortue intérieure».



Eloge de la lenteur! Carl Honoré, Marabout, 12 euros.




source de l' article

et un détour ici L'Âge de la Tortue


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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mar 09 Aoû 2011, 01:25

Cette article me rappel une anécdote.
Une vidéo qui portait sur un couple et sont enfant, ayant acheté un camping pour faire le tour du monde. Et la femme témoigne qu'au début elle était toujours pressée, ils passaient de ville en ville rapidement sans vraiment s’arrêter. Puis elle raconte que quelques jours après sont départ elle se demanda pourquoi elle ne s’arrêter pas plus dans les villes pour rencontrer des personnes. Alors elle commença a prendre sont temps, vivre réellement et profiter de sont voyage...
Petit à petit elle c'est rendue compte de la vie qu'elle menée. Via cette prise de conscience le germe de l'humanisme a été planté et la fleurs a pus éclore...

L'absence de temps aide fortement à empêcher l'évolution d'une personne. On peut remarquer tous les stratagèmes utilisés pour éviter de se retrouver seul(e): la TV, la "musique", les jeux vidéos, le téléphone, etc.. Au final dans toute la journée combien de temps est consacré à un dialogue avec soi-même ? Ce qui est pourtant vitale ...


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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mer 10 Aoû 2011, 17:21



de la Tortue à l' Escargot...



MERCI XZAT
en effet

Citation :
L'absence de temps aide fortement à empêcher l'évolution d'une personne. On peut remarquer tous les stratagèmes utilisés pour éviter de se retrouver seul(e): la TV, la "musique", les jeux vidéos, le téléphone, etc.. Au final dans toute la journée combien de temps est consacré à un dialogue avec soi-même ? Ce qui est pourtant vitale ...

J ai découvert en lisant ce magistral bouquin, rappel à l ordre en douceur de ce que nous savons déjà mais que nous avons la facheuse tendance à zapé, ceci:


Devenez Adepte du Slow Food!

L’association Slow-Food a été fondée en 1989 par l’italien Carlo Petrini en réaction à l’expansion du fast-food dans notre mode de vie actuel. Plutôt que de se définir ou se manifester dans la réfutation et l’opposition aux aliments uniformisés et industrialisés, l’association a choisi de chercher à mettre en avant en avant la notion de « goût » et de soutenir les initiatives qui vont en ce sens. C’est cette philosophie que nous expose ce « Manifeste pour le goût et la biodiversité », écrit par le fondateur de cette association devenue maintenant un mouvement.

Après un rapide historique de la naissance de l’association Slow-Food, Carlo Petrini enchaîne tout de suite sur l’importance de préserver la notion de terroir et surtout de conserver la diversité. Mise à mal par l’uniformisation engendrée par notre mode de vie et les canaux de distribution standardisés, c’est cette diversité qui est effectivement la meilleure garante du goût. Dans les chapitres suivants, l’auteur expose les initiatives prises par l’association pour relancer l’éducation du goût.

Que vous vouliez mieux connaître Slow-Food ou, simplement, que vous soyiez un tant soit peu préoccupé par l'évolution de nos modes d'alimentation, vous trouverez certainement ce livre intéressant à lire. L’uniformisation des goûts et des produits est bien le danger principal qui plane sur notre alimentation en général et aussi, sur le domaine des vins en particulier.



Notre philosophie
Nous sommes convaincus que le droit fondamental au plaisir concerne chacun de nous et que, par conséquent, il en va de même pour la responsabilité de la protection des héritages alimentaire, traditionnel et culturel qui rendent ce plaisir possible. Notre mouvement s'est fondé autour de ce concept d'éco-gastronomie; la reconnaissance des liens qui unissent l'assiette, le terroir et la planète.

L'alimentation à la manière Slow Food est bonne, propre et juste. Nous sommes persuadés que ce que nous mangeons doit avoir bon goût ; que cela doit être produit de manière à ne pas endommager l'environnement, les espèces animales ou notre santé ; et enfin que les producteurs alimentaires doivent recevoir une juste compensation pour leur travail.

Nous nous considérons comme des co-producteurs plutôt que comme des consommateurs, car le fait d'être informé sur le mode de production de ce que nous mangeons et le soutien que nous apportons à ceux qui la produisent font de nous un partenaire actif du processus de production.


Découvrez en un clic Carlo Petrini

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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mer 10 Aoû 2011, 20:42


Une journée à glander


Une journée à glander.

Assis le cul dans l’herbe, je matais un couple de moineaux paradant près d’un étang. C’est marrant me dis je, ces piafs qui s’ébrouaient bruyamment ne faisaient pas fuir les batraciens qui bronzaient la nuque au soleil et le derrière dans l’eau, cohabitation des différences. La tête posée sur un nénuphar, une grenouille sommeillait d’un œil tout en guettant de l’autre l’insecte imprudent qui finira scotché sur sa langue. Une brise légère, simoun pyrénéen, ridait la surface liquide du point d’eau sans pour autant troubler la quiétude de ses résidents. Un anarchique écrin végétal encerclait le petit lac au trois quart. L’automne, précoce en cette année, avait déjà jeté son sang et sa rouille sur les feuilles et les troncs. Les arbres en feux admiraient leurs reflets volcaniques dans ce miroir naturel. L’étendu bleue verte, au milieu de cette palette arc en ciel, aurait certainement inspiré le vieux Cézanne. A la droite du point d’eau, les vestiges d’une petite chapelle finissait de mourir avec la naissance de ce siècle. L’hémorragie intemporelle de ses pierres avait formé des monticules désordonnés, abri de luxe pour reptiles et sauriens, que la mousse et le lichen s’étaient empressés de coloniser. Seul, et on ne sait par quel miracle, le clocher en équilibre sur les deux pans latéraux restant, continuait d’abriter une rangé de vieilles poutres que le temps dévorait. Entre la flaque démesurée et cette cathédrale pour lilliputiens, un saule pleurait ses branches sur une colonie de roseaux fièrement plantés dans la vase. Au lointain, telle une horrible balafre sur fond de ciel bleu, la centrale nucléaire de Golfech ruinait l’idyllique tableau. Vomissant ses vapeurs dans les airs, unique indice laissant espérer que le monstre avait son comptant d’eau fraîche et que son cœur ne se mettrait pas en colère.

A mes côtés, le livre que je n’avais toujours pas ouvert gisait au milieu des reliefs d’un sandwich qu’un bataillon de fourmis avait pris pour acquit. Je prenais un certain plaisir à être le voyeur de ce spectacle, de ce paysage. La lecture de cette vie grouillante alentour, ignorant ma présence ou s’en accommodant, me faisait l’effet salutaire d’un demi somnifère ou d’une plante séchée qu’il est interdit de fumer.

Depuis des millions d’années, l’imperturbable activité de la faune minérale, végétale et animale suivait sa progression, sa mutation, ignorant le pouvoir destructeur de l’humain en s’adaptant à ses catastrophiques résultats. C’est là, au milieu de ce calme que préconisait Pascal, que je pris conscience que rien ne pourrait arrêter la vie. L’homme pourra saccager, brûler, empoisonner, maltraiter la terre et ses frères, peut importe, la nature reprendra irrémédiablement ses droits. Nous ne sommes que des invités sur la planète et, à nous comporter en envahisseur, en conquérant, tôt ou tard la vie nous mettra à la porte de chez elle.

La température diminuait. Le jour négociait quelques degrés à la baisse avec le soir qui s’annonçait sans tambour ni trompette. RÂ commençait à prendre ses distances en incendiant l’horizon. Las, je ramassais le recueil de nouvelles aux pages encore vierges de mes empreintes et, le regard légèrement vitreux je retournais chez les hommes.


Documents joints à cet article




par
Gabriel mercredi 10 août 2011 chez

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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 20 Aoû 2011, 08:53

CHRONIQUE DE LA PRECARITE. LA VIE EN CARAVANES
Auteur : Claire, volontaire d’ATD Quart Monde - Source : danactu-resistance


Claire, volontaire de l’association ATD Quart Monde, nous raconte son quotidien auprès des personnes en situation de pauvreté en France.

Aujourd’hui, au bout d’un chemin chaotique, rencontre avec une jeune collégienne, Lucia, qui vit dans une caravane et rêve d’avoir une maison rose.

Pour certains, comme le ministre Laurent Wauquiez, Lucia est le « cancer de la société », pour Claire, elle est « une sacrée gamine ».

C’est un chemin plein de trous, de creux, de crevasses, de cailloux... Un chemin de terre, posé par hasard, à même la Terre.

Un chemin le long duquel on vient déverser nos ordures, nos caillasses, nos ferrailles ou même brûler nos voitures. Un chemin qui sert de dépotoir en somme.

Un chemin que le postier n’ose plus emprunter pour venir déposer le courrier. Un chemin où les non-réponses se font pesantes. C’est au bout de ce chemin que Lucia et Sophie vivent, dans des caravanes avec leur famille.

Pleines d’envies et de vivacité, de joie et de chansons, elles rêvent d’avoir une maison : « Pas une grande, hein, tu sais. Juste une petite avec l’eau et une baignoire ! » et surtout « une vraie route, avec du goudron pour faire du vélo et du patin... »

Un rêve de maison rose lorsque je passe sur le terrain leur rendre visite ce mercredi après-midi, les filles sont en train de jouer dans leur cabane. Elles courent vers moi et m’entraînent pour me la montrer : « Viens voir, c’est Paul qui l’a fait pour nous ! »

La cabane est derrière les caravanes, entre des arbres. Faite de taules et de bâches en plastiques. Paul, leur grand-frère, a ramené plein de choses de la chine, des trucs qu’il a ramassés dans les encombrants, pour leur aménager un vrai petit intérieur. Il y a un vieil évier ébréché : « tu vois là, c’est la salle de bain », une petite table à trois pattes, « là c’est la cuisine », de grands morceaux de mousses, « ça, c’est la chambre ».

Et même un petit poste de télévision, que l’on pourrait trouver sur l’étal d’un brocanteur : « on a même la télé dans notre maison ! » Les filles me proposent de prendre un verre de lait avec elles et du gâteau au chocolat, c’est l’heure du goûter... Une fois encore, je suis émerveillée de les voir jouer et s’inventer de belles histoires, là où d’autres ne verraient que des choses abimées et à jeter.

Elles savent faire jouer leur imagination et leurs rêves et profiter de ces moments de jeux. Elles ne sont que des enfants, qui ont grandi trop vite, sûrement. Elles vivent dans des conditions difficiles, mais elles n’en restent pas moins des petites filles. « Tu vois, Claire, quand on aura notre maison, notre vraie maison, hein, on veut qu’elle soit comme celle là ! Mais en rose ! »

Le collège des intelligents En allant rendre visite à sa tante, je croise Lucia au bout du chemin et je l’accompagne car elle est très en retard pour l’école. Alors que je me dirige vers le collège que je connais, et qui est le plus proche du terrain où elle vit, elle me lance en souriant : « Non, non, ce n’est pas celui-là mon collège ! Celui-là, c’est celui des intelligents, moi je vais à l’autre...

Mais tu sais il est bien, j’ai un prof pour faire de l’ordinateur, et puis surtout là-bas je vais apprendre à lire... » En regardant Lucia courir vers les grilles de l’établissement, j’ai un petit pincement au cœur. Lucia, la petite fille sauvage qui n’aime pas l’école, Lucia qui malgré tous ses efforts n’arrive pas à apprendre à lire (et qui n’a pas eu la chance qu’on l’oriente vers un établissement professionnel), Lucia qui entre en 6ème SEGPA [1] avec son vieux jogging sans couleur et ses cheveux emmêlés. Et toujours son immense sourire, qui, je le sais bien, cache beaucoup de tristesse...

Tu es une sacrée gamine, petite Lucia, et je sais que ta maman trouve formidable que tu entres au collège. Je suis sûre que tu vas trouver le courage de t’accrocher, et moi je veux essayer d’y veiller.

[1] Sections d’enseignement général et professionnel adapté. Au collège, les SEGPA accueillent des élèves présentant des difficultés d’apprentissage graves et durables Un article de Claire, volontaire d’ATD Quart Monde, publié par danactu-résistance




Dernière édition par michèle le Jeu 13 Oct 2011, 19:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 20 Aoû 2011, 18:30

Les sans-abris aux US : Une série de portrait en noir et blanc sur les personnes qui vivent dans la rue aux États-Unis.
















Dernière édition par michèle le Jeu 13 Oct 2011, 19:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Dim 21 Aoû 2011, 10:01

Des femmes et des enfants dehors

Pour cause de coupes budgétaires, le Samu social de Paris est saturé. Ainsi que les hôpitaux qui servaient souvent de « dernier recours ». En ce moment, une quarantaine de personnes est à la rue chaque soir.
Plus de place au 115. Le Samu social de Paris est totalement saturé. Il héberge 15 000 personnes par jour, dont 1 600 familles, pas une de plus. Actuellement, tous les nouveaux appelants raccrochent sans solution d’hébergement pour la nuit. Près de 40 personnes chaque soir, contraintes de se réfugier dans des squares de la capitale ou, en dernier recours, à l’hôpital.



Dans un contexte social où l’humain passe au second plan derrière les logiques économiques, le SamuSocial de Paris se voit imposer des restrictions budgétaires limitant ses missions de façon drastique.
En effet, l’instauration de quotas d’entrée sur le dispositif d’urgence 115 a eu pour résultat de réduire presque à néant l’accès à une prise en charge pour les familles demandant une mise à l’abri, accentuant ainsi leur détresse et leur précarité, alors même que ce dispositif constituait pour elles le dernier filet de sécurité (certes imparfait) de notre société.

Alors que les usagers seuls ou en couple étaient déjà affectés par le manque de places dans les centres d’hébergements d’urgence, les familles étaient jusque ici prises en charge de manière presque inconditionnelle, afin de garantir la protection de l’enfance et la prise en compte de situations souvent dramatiques.
Or depuis un mois, c’est 40 à 70 personnes, soit une quarantaine d’enfants en moyenne, qui dorment dehors suite à la mise en place de ces quotas. Aujourd’hui, si l’urgence tend à s’installer, c’est bien que la réinsertion de ces familles vers le logement intermédiaire ou social est encore trop limitée, voire inaccessible. Une réduction brutale des moyens alloués au dispositif d’hébergement d’urgence du 115 réduit le nombre de personnes prises en charge en les excluant du dispositif, alors que notre mission consiste à protéger ce public isolé et fragilisé. Plutôt que sur les économies à court terme, les efforts devraient être concentrés sur une réelle politique de lutte contre la précarité en développant les dispositifs de prévention, d’insertion et la mise en place de solutions adaptées (ce qui n’est pas non plus le cas de la prise en charge hôtelière). Tant que celles-ci ne sont pas encore opérantes, il conviendrait de
maintenir au moins le minimum qui était jusque là assuré : la mise à l’abri.




"Il est hors de question qu'une seule famille se retrouve à la rue. Un enfant ne dort pas dehors, en France, en 2011" déclarait au Monde.fr, le 20 juillet, Benoist Apparu, secrétaire d'Etat chargé du logement. Ce même jour, l'observatoire de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars) procédait à une enquête sur les réponses données aux personnes à la recherche d'un hébergement d'urgence. Les conclusions de cette étude, publiée mardi 26 juillet, révèlent que les trois quarts des parents avec enfants qui sollicitent le 115 reçoivent une réponse négative à leur demande, laissant sans hébergement plusieurs centaines d'enfants.

L'enquête de la Fnars a été réalisée à la suite du coup de gueule – accompagné de sa démission – du fondateur du Samu social, Xavier Emanuelli. Le 20 juillet, il annonçait qu'il quittait ses fonctions afin de dénoncer une situation budgétaire qui, selon lui, "n'est plus gérable". Déjà fin juin, un collectif de plus de 30 associations, parmi lesquelles Emmaüs et la Fnars, avait dénoncé le "mépris des plus hautes instances de l'Etat envers toutes les situations d'exclusion et de détresse sociale"laissées sans réponse. En effet, les crédits dévolus au Samu social ont été ramenés de 110 millions d'euros en 2010 à 90 millions cette année. Le financement de l'hébergement en hôtel a été amputé de 25 %, avec des conséquences immédiates pour les demandes d'hébergement d'urgence : 5 000 nuitées en moins en Ile-de-France chaque jour, dont 3 500 à Paris.

142 FEMMES SEULES AVEC ENFANTS SANS HÉBERGEMENT
Interrogé sur le nombre croissant de familles qui se retrouvent à la rue, Benoist Apparu minimise considérablement la situation. "Cela représente trois ou quatre familles" affirme alors le secrétaire d'Etat au Monde.fr. Pourtant, l'enquête de la Fnars révèle que sur un simple échantillon de 1 701 demandes sur une seule journée, 1 105 ont reçu une réponse négative (soit 65%). Parmi elles, 411 couples avec enfants, six hommes seuls avec enfants, 17 groupes avec enfants et enfin 142 femmes seules avec enfants. Au total, sur 780 demandes concernant des familles avec enfants, 576 ont été refusées, soit presque les trois quarts. "La principale raison invoquée pour expliquer les refus est le manque de places disponibles", résume la Fnars.
Trente-quatre départements – hors Paris – ont été retenus pour cette enquête. Au vu de la situation particulièrement tendue de l'hébergement en Ile-de-France, les chiffres seraient bien plus importants s'ils prenaient en compte la capitale.
Pourtant, selon le secrétaire d'Etat au logement, la situation n'est pas alarmante hors des régions Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le droit au logement opposable est appliqué à "100% dans 90 % des départements", affirme au Monde.fr Benoist Apparu. Selon le secrétariat d'Etat, les chiffres publiés par la Fnars ne sont pas encore "corroborés". Les demandes de logement doivent être"priorisées", explique-t-on au ministère, et "certaines personnes en demande ont des solutions de logement dans leur cadre familial ou amical, ou encore elles disposent de revenus suffisants pour ne pas être retenues en priorité."
"PARIS A AUSSI SES RESPONSABILITÉS"
Face à une situation particulièrement critique à Paris, Bertand Delanoë, maire socialiste de la capitale, a décidé d'accorder une "subvention exceptionnelle" au Samu social. La municipalité devrait débourser entre 300 000 et 450 000 euros, "en fonction des besoins" explique-t-on au cabinet du maire. Cette somme devraitpermettre une "mise à l'abri humanitaire immédiate, le temps que la solution pérenne annoncée par M. Apparu soit effectivement mise en œuvre", annonce le maire de Paris.

Dans un entretien accordé au Parisien le 20 juillet, Benoist Apparu estimait que concernant le logement d'urgence, "la Ville de Paris a aussi ses responsabilités. C'est elle qui, au titre des compétences du conseil général, est en charge par exemple de trouver un toit pour les familles avec des enfants de moins de 3 ans ou les femmes enceintes."
Quelques heures plus tard, il assurait au Monde.fr que concernant les questions d'hébergement, il assumait "toutes les responsabilités, toutes les décisions sur le sujet" en précisant : "Ce n'est pas la compétence de la mairie de Paris, c'est la nôtre." Sur ce point, le ministère et la mairie s'accordent enfin : "La Ville de Paris ne devrait pas avoir à se substituer à l'Etat", conclut Bertrand Delanoë.
Eric Nunès
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/26/quand-benoist-apparu-minimise-les-manques-de-l-hebergement-d-urgence_1553076_823448.html#ens_id=1550743
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mar 23 Aoû 2011, 05:56


David Tomb



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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 27 Aoû 2011, 15:44

Marc Vella - Le pianiste nomade qui crée la "Caravane amoureuse".

"la Chute devient l'Envol", etc., etc...

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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mer 31 Aoû 2011, 22:47











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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Ven 02 Sep 2011, 20:17

Bonjour,
Ce n'est pas tout à fait le sujet, quoique, j'ai fréquenté quelques instituts psychiatriques, et aujourd'hui je vais bien, mais voilà, j'ai pu rencontré des nomades, ou SDF, ou génies ou "fous" comme vous voudrez les appeler et j'y ai trouvé souvent des gens terriblement sensibles, visionnaires et je suis profondément touché par ce qu'il ce pense en ce moment!
Ci joint un doc à voir sans fautes : "un monde sans fous":

http://www.mediapart.fr/content/un-monde-sans-fous-ou-les-derives-de-la-psychiatrie

Les "fous" ou la normalité ?
Mon ami psy m'a dit "nous allons vers une révolution violente" et lorsque je lui ai dit: "c'est bien pour vous, on a besoin de vous", et bien non, j'ai la chance de côtoyer un soignant qui se préoccupe de l'avenir de notre monde et de son individualité, qui poussent les gens en souffrance à en finir avec la vie ou à vivre enfermer!
Mais si demain, parce que vous avez vu ou senti quelque chose de différent, qui ne s'attache pas à de la matérialité, que l'on ne peut quantifier ou utiliser, on risque fort de vous enfermer:"vous ne vous sentez pas bien, vous passerez me voir on augmentera la dose", sans discuter, sans comprendre l'origine du mal et cette différence qui rend les gens parfois "borderline", terme à la mode

Sujet à debattre!
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 03 Sep 2011, 09:47

Bonjour, erethique,
Merci pour ton témoignage, je regarderais le dossier ce week-end


je pense en effet que les gens "différents".........il faut bien leur coller une étiquette, sont des êtres d'une très grande sensibilité.............
Après comme m'a dit une infirmière psy, qui sont les plus fou ? question que l'on peut se poser, dans la société actuelle, en tout cas une chose est sure, tout le monde peut se retrouver en psychiatrie, c'est comme la rue, personne n'est à l'abri...........le ça n'arrive qu'aux autres !
J'ai rencontré une personne enfermée, qui m'a beaucoup étonnée, une personne très chouette, qui était là, après une dépression, divorce, harcèlement au job...........et voilà, elle a fait un superbe chemin, et va bien............ça l'a beaucoup aidé...........
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 03 Sep 2011, 12:36

Oh oui c'est sans doute là que j'ai trouvé les être les plus attachants, les plus conscients aussi de la misère et la réalité de ce monde.
J'en ai connu qui se laisser volontairement enfermer, parce que ce qu'il voyait, ou sentait au quotidien leur était insoutenable.
"ne t’inquiètes pas tu n'es pas folle, ce sont les autres dehors les fous"!
Des gens qui n'ont pas supporter une séparation ( et oui nous devons savoir tout encaisser), juste trop sensible, d'autres qui ont de tels soucis d'argents, qu'ils craquent (j'en ai vu un se faire mettre dehors, sa mutuelle ne pouvant plus le prendre en charge et je sais qu'il a recommencé), d'autres qui se sentent plus fragile de par leur nervosité avec risques de violences ( qui préfèrent donc se faire enfermer, et prendre des cachets à chaque montée de violence, plutôt que de risquer de se faire mal ou de faire mal).
Tous avec une histoire de vie, ou d'enfance douloureuse, et il est là le problème, on ne traite pas ces traumatismes uniquement avec des cachets, si nous voulons soigner, il faut du dialogue, de l’écoute!
Dans ce doc et dans tout ce que j'ai pu lire, on explique que les médicaments sont la solution du problème ( merci aux industries pharmaceutiques), car ils cherchent et trouvent des molécules qui peuvent être de plus en plus précises et qui stoppent le mal.
Sauf que je sais ( pour l'avoir vécu) que la prise de médicaments, ne fait qu'endormir la souffrance, le psychisme continue tout le temps de se battre, ils ne traitent pas le mal en soi.
Alors de nouvelles lois, voudraient que l'on oblige les malades à prendre leurs medocs, sous peine de..., oui bien sur, si nous pouvons endormir tous ces "sensibles" qui polluent le monde productif et capitaliste.
Car il est bien là le problème, un malade n'est pas utile à la société, il ne produit rien, il est souvent inactif.
Ils parlent même, pour certains instituts de recherche, de détecter à l'avance les "cas", en se rendant dans les écoles et réalisant des tests sur des enfants "hyperactifs", et oui nous pourrons donc être déjà catalogué tout petit, élément perturbateur, agitateur. Sans imaginer une seconde que cette hyperactivité est peut être liée à un traumatisme ( viol, mauvais traitements, ou même juste une difficulté à s’intégrer aux règles définies par l’éducation nationale).
En clair plus besoin des psychanalyses (ça se sera pour les riches, le luxe suprême), puisque que les molécules soignent tout!
Un livre m'a beaucoup aidé après coup, où on peut mieux comprendre cet univers lorsque l'on est à l'extérieur, et y trouver un certain charme ou un certain humanisme:
c'est "veronika décide de mourir" de Paulo Coelho, et j'ai lu que lui aussi avait été enfermé un moment par ses parents, qui ne souhaitaient pas qu'il devienne écrivain.
Une jolie cause là aussi:
http://membres.multimania.fr/dulcie/veronica.html
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 03 Sep 2011, 12:46

"Bien des gens commentent les horreurs qui frappent les autres comme s'ils étaient très soucieux de les aider, alors qu'en réalité ils se complaisent à la souffrance d'autrui, parce qu'elle leur permet de croire qu'ils sont heureux et que la vie a été généreuse avec eux.»

«Pourquoi certaines personnes tentent-elles d'aller à l'encontre de l'ordre naturel des choses, qui est de lutter pour survivre par tous les moyens?»

«Attenter à sa vie est le propre de l'être humain.»[color[color=darkred]

«Soyez fous, mais comportez-vous comme des gens normaux. Courez le risque d'être différents, mais apprenez à le faire sans attirer l'attention.»

«La normalité n'est qu'une question de consensus. Autrement dit, si la plupart des gens pensent qu'une chose est juste, elle devient juste.»


Mes choix!
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Sam 03 Sep 2011, 21:00


citation :
Bien des gens commentent les horreurs qui frappent les autres comme s'ils étaient très soucieux de les aider, alors qu'en réalité ils se complaisent à la souffrance d'autrui, parce qu'elle leur permet de croire qu'ils sont heureux et que la vie a été généreuse avec eux.»












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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Dim 04 Sep 2011, 11:55

http://youtu.be/Ox9nWVSYvTU


Film aussi magnifique de Nicolas Philibert, filmé dans le respect à l’hôpital de la Borde, ou j'ai découvert une autre forme de soins qui me touche beaucoup la"psychothérapie institutionnelle".
C'est une approche que je trouve plus riche et plus sensible que ce que l'on nous propose aujourd’hui. c'est pourtant un thème qui fait débat aujourd'hui.

Éléments de psychothérapie institutionnelle[modifier]

Le psychotique ayant un « transfert dissocié », il est nécessaire de lui proposer des possibilités multiples de transfert. Par conséquent, il faut alors la création de lieux, d'institutions variés, il faut assurer au patient la liberté de circulation, pour qu'il puisse aller d'un lieu à un autre. Dans le même esprit, les soignants ne sont pas recrutés spécifiquement dans le secteur sanitaire, certains sont artistes, agriculteurs. La « distinctivité » (Jean Oury) augmente d'autant. À la place d'un ensemble de personnel ayant la même formation, la même expérience, se trouvent des personnes ayant chacune un vécu propre. C'est autant de possibilité de points communs, de rencontres, et de transferts, pour les patients qui, dans leur immense majorité, sont issus d'un autre milieu que la psychiatrie. Avec la renommée grandissante de Félix Guattari, des philosophes et autres intellectuels vont s'engager dans le collectif soignant

Cependant, à l'heure actuelle, avec l'évolution politique, ceci est de moins en moins possible, les organismes de tutelles imposant de plus en plus l'embauche d'infirmiers. Exit les philosophes et les psychanalystes.

Il y a par ailleurs, et repris notamment de Hermann Simon, la volonté que le patient soit partie prenante, activement, de ses soins. Cela peut se traduire par un investissement dans différentes institutions organisant le lieu de soins (ateliers, clubs, prise en charge du ménage, etc.). En contrepartie l'établissement verse régulièrement une somme, évaluant le travail réalisé, à une association interne, regroupant les soignés et les soignants.
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mar 06 Sep 2011, 03:51












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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mer 07 Sep 2011, 21:34


Les hommes-taupes de New York


J’aurais aussi pu appeler cet article la pauvreté cachée de la Grossse Pomme ou le ver est dans le fruit… Car il s’agit ici d’une réalité à la fois dramatique et presque inévitable eu égard à la violence dont les sans abris sont victimes, tant de la part d’une municipalité qui ne veut pas d’une partie de la société qui les considère comme des défouloirs humains. New York est comme certaines autres grandes métropoles mondiale bâtie sur un gruyère, une deuxième cité, souterraine celle ci existe en parallèle de celle de la surface avec ses lumières, son perpétuel mouvement.

Le titre vient d’un livre, publié en 1993,écrit par Jennifer Toth et intitulé » les Taupes « (The Mole People) consacré à cette société parallèle.

Historiquement le sous sol de New York est percé de galeries faites par les ouvriers chinois du XIXe siècle qui cherchent à la fois un endroit « à eux », mais aussi un lieu de trafic pour les triades, c’est la même époque qui voit le développement à la fois du premier système d’égouts mais aussi du premier aqueduc qui amène de l’eau potable en quantité suffisante dans la ville qui se développe alors. Ces premières galeries vont au fur à mesure du temps se doubler d’une myriade de lignes de métro et de stations dans les années 3O, dont certains seront abandonnées au fur à mesure du temps.. La bonne société de l’époque avait même fait construire ses propres lignes, avec lustres en cristal et brocards, lignes qui furent submergées par une montée de l’Hudson deux ans plus tard.. Des voies hydrauliques, des projets qui faute de financements ne sont jamais terminés, bref, sous les gratte ciels une cité en négatif s’est construite au fur à mesure du temps, dont on ne sait pas trop aujourd’hui encore quelle est l’étendue réelle. Ces tunnels s’entrecroisent jusqu’à parfois 7 niveaux ou l’équivalent d’un immeuble de 30 étages.

Dans ces galeries abandonnées, dans ces stations de métro oubliées, une vie, une société parallèle s’est développée, victimes des crises économiques, précaires, sans abris qui sont venus chercher là asile et protection. A New York, les sans abris ne sont pas les bienvenus. Bancs de plus en plus rares, le risque d’être molesté par des bandes de jeunes, risque malheureusement bien réel, le « nettoyage » des quartiers par Giulliani, tout cela à contribué à la migration progressive des plus faibles et des plus pauvres vers un monde souterrain dont il est bien difficile de sortir. La violence, la drogue, n’y sont pas absents, la maladie non plus, mais pour beaucoup d’entre eux, revenir à la surface n’est plus possible… à la fois parce qu’ils n’y trouvent pas une vie meilleure, mais aussi parce qu’il leur est devenu psychologiquement quasi impossible à supporter. Des « coursiers » montent en surface faire des courses, on communique en tapant sur les tuyaux, on se branche sur l’électricité disponible sous terre, l’une des communautés qui fonctionne ainsi a même sa propre école.

Entre les stations de métro abandonnées, les locaux techniques, voir des galeries ou tout simplement des grottes dans le granit qui soutient la ville, on évalue à environ 30 000 le nombre de personnes vivant sous terre à New York, chiffre impossible à évaluer, et dont il faut bien avouer que l’administration n’est pas très intéressée d’en prendre la charge.

Pour certains, la lumière du jour est devenue anxiogène, l’extérieur insupportable et d’un côté comme de l’autre des fantasme se sont créés entre ceux habitués à la nuit perpétuelle et aux lumières artificielles et ceux de la surface qui doivent y descendre: « Si les » taupes » se sentent plus en sécurité sous terre, enveloppées dans l’obscurité ambiante, les New-Yorkais sont littéralement pétrifiés par ce monde souterrain qu’ils perçoivent comme un univers irrationnel et maléfique, peuplé de fous furieux qui se nourrissent de rats. Pas question, donc, de descendre désarmé. » Les travailleurs souterrains sont tous munis d’une arme. On appelle ça un « égalisateur » « , explique un employé du métro new-yorkais qui descend fréquemment dans ses entrailles. Car les tunnels représentent plus qu’une existence aux confins de la société. Ils forment un autre monde directement en opposition à celui d’en haut. Ce monde, qui glace d’effroi les New-Yorkais, rappelle étrangement l’univers obscur que Victor Hugo opposait à celui des nantis de la planète. » Parfois, je ne sortais pas du tunnel pendant un mois entier. Je demandais à des amis de m’apporter ce dont j’avais besoin. Je ne voulais pas affronter le monde extérieur. En haut, c’était la guerre, j’étais en danger. Le quai du métro était un territoire neutre et, en bas, j’étais en sécurité « , explique Harry qui ajoute que la majorité des habitants du tunnel adoptent cette logique. » Article consacré aux ‘taupes’ du journal l’Humanité, Février 2002.

18 fèvrier 2011 : Petite mise à jour avec cette vidéo d’un explorateur urbain New Yorkais qui se balade dans le metro et sous New York, qui va croiser quelques « mole people ».

http://www.lemadblog.com/curiosites/les-homme-taupe-de-new-york/

Au 36ème dessous

http://www.centpapiers.com/au-36eme-dessous/81275
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mer 07 Sep 2011, 22:18

Merci Michelle,

voilà, tout est écrit, c' est avec ce genre d'article que je souhaitais attiré l attention sur ce qui nous attend !

Cette rubrique a été créer pour celà et vos réflexions et commentaires sont les bienvenus!



Dans ces galeries abandonnées, dans ces stations de métro oubliées, une vie, une société parallèle s’est développée, victimes des crises économiques, précaires, sans abris qui sont venus chercher là asile et protection.
Mon fils me dit que celà commence aussi sur Bruxelles...
Merci de cette contribution!

richel
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Jeu 15 Sep 2011, 04:43

Poème " Un sourire " de Raoul Follereau




UN SOURIRE


Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l'amitié,
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s'acheter,ni se prêter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire,
Soyez généreux donnez lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres

Raoul Follereau.
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Jeu 15 Sep 2011, 04:48

Street Art : Michael Aaron Williams













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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Ven 16 Sep 2011, 00:59

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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mer 21 Sep 2011, 16:19

DANS LES ENTRAILLES DE NEW YORK:

VOIR: http://www.megavideo.com/?v=QKVMC530
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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Ven 30 Sep 2011, 00:32

Un garçon d'environ 18 ans, visage d'ados fort mignon, fait la manche devant une entrée de chateau. Personne ne donne rien, depuis des heures , pas faute d'avoir pourtant. Je part discuté avec ce jolie garçon, le genre qui n'as rien à faire dans la rue. Sont histoire il l'a livre facilement, il suffit juste d'y croire.
Sont histoire: deux parents morts, famille d’accueil, il est parti à 18 ans. Je n'ai pas cherché plus loin, les histoires des sdf sont toujours compliqué.

Il me raconte quelques détails de sa vie dans la rue, depuis quelques mois.
Il dort sur des bancs ou derrière des buissons (sa ce vois), "enfin, dormir ..." comme il dit.
Il vit avec environ 5€ par jours, pour ce nourrir il a une technique: ne pas louper une poubelle.
Certains jette, devant lui, des menus mcdo, des "patates mcdo" comme il dit.
La manche il l'a fait avec une petite feuille remplis de fautes d'orthographes, avec écrit "Que Dieu nous protège", 18 ans, a la rue et sans savoir bien écrire, il pense a Dieu....

Il regarde sa feuille et me dit "avant j'avais tout, maintenant j'ai sa ..." , 2 mois qu'il a pas bu un café, 2mois qu'il a pas dormi dans un lit, 3 "conversations" en 2 mois.
Il fume et ramasse les mégots a terre, il a l’œil... avant il avait honte et re-faisait son lacé pour ramasser le mégot, maintenant cette honte a disparu.

S'en sortir? pas de place pour un "logement" avant l'année prochaine, la croix rouge donne quelques habits, les centre d'accueil de nuit ? il préfère encore dormir dehors.

Pour finir cette rencontre il décide de me raconter un mensonge mais je ne dis rien. Par la suite je le recherche toute la soirée et la journée du lendemain mais introuvable, a vrai dire je ne l'avais jamais vue les fois ou je suis venus dans cette ville.

Conclusion, la seule chose dont je soit sur est qu'il est a la rue depuis (trop) longtemps, il n'hésite pas a distribuer des sourires... Il m'a apporté énormément et pourtant je n'ai pas pus lui donner une contre-partie suffisante, a vrai dire c'est un garçon qu'on ne peut qu'aimer. Certains sont insensible à la Grâce. Orgueilleux et vaniteux que nous sommes.

Il existe d'autre histoire, tout aussi compliquée, tout aussi étrange, ils sont pour la plupart des étrangetés.
Un autre rencontré juste après, l'alcool aidant, il me raconte que sont meilleur pote de rue viens de nous quitter, il a fini sa vie étouffé, par terre, dans sont vomi. Qui prend sa place sera jeté, il fait la manche avec une casquette de la gendarmerie, un bleu a perdu sont pari ...

J'espère que nous seront pardonnés et que nous prendrons conscience de notre humanité, UN, le Tout, l'Unique, l'Amour dans sa toute puissance. La souffrance poli l'âme et l'Amour transcende celle-ci.



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MessageSujet: Re: SDF, Nomades, gens du voyages ....Demain , peut être nous ?   Mar 06 Déc 2011, 09:46

Citation :
Hello

Une visualisation 3D d'un dome de type Geodomas :
http://www.youtube.com/watch?v=roRdrMCynbY&feature=related
<http://www.youtube.com/watch?v=roRdrMCynbY&feature=related>
Vidéo très classe...

http://geodomas.eu/en/commercial-and-industrial/category/62-big-bungalow-26-bedroom.html
et là ils en font une habitation 26 chambres

j
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