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 Dialectique de l'organisation

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Sphinx

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MessageSujet: Dialectique de l'organisation   Dim 05 Déc 2010, 21:16

Bonjour à toutes et tous,


il y a peu, je répondais à Douceur dans un autre sujet, en abordant la problématique organisationnelle sous l'angle de la dialectique.

Je me propose de la dévelpper ici en un sujet à part entière.


La dialectique vient du grec, où l'on peut reconnaître Dia (à travers) et Legein (parler, échanger), le tout formant dialegein (trier, distinguer, discriminer).

Qui parle?

A travers quoi?

Quelle est la distinction, la discrimination obtenue?


Ce sont les polarités sexuées, Yin et Yang, qui se parlent, qui échangent, conversent.

Et elles converssent à travers le Soi, le centre Christique, le Tao, le potentiel existentiel central.

La discrimination obtenue est celle du mental universel, l'oiseau dialectique, qui scelle éternellement la différenciation des poalrités.

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L'organisation obtenue (dialegein = discriminer => organiser par "tri") est spontanée, naturellement issue de la résonance harmonique des polarités entre elles, passant par le Soi conjugal, et donc par le mental universel.

Dans cette organisation naturelle et spontanée, il est donc tenu compte de toute la collectivité, dont le Soi conjugal est représentatif (du Soi collectif). De ce fait, puisque cette organisation est harmonique, tient compte de tout le collectif de conscience, elle met toujours en oeuvre le meilleur potentiel existentiel, qui est précisément central et collectif.

Puisque le meilleur potentiel est toujours mis en oeuvre, il n'y a jamais de morbidité, jamais de risque, jamais de hasard, et donc jamais aucune chimère de valorisation narcissique.

Dans une telle organisation harmonique, l'Etre est essentiellement valorisé, car il n'a nullement à prouver sa valeur. Cette valeur découle uniquement de sa Présence, de son existence, du fait qu'il occupe sa position harmonique, et rien d'autre. Il est un des ancrages existentiels de l'action juste, harmonique, qui s'exprime intrinsèquement dans le collectif, à partir de la résonance harmonique des êtres qui le composent, et qui occupent consciemment leur position harmonique dans ce collectif.

L'organisation harmonique permet donc de discriminer l'Etre et le Faire, l'identité et la fonction, de sorte de les harmoniser, sans interférences narcissiques. Dans ce cadre, la Personne humaine ne peut pas être fonctionnalisée, ne peut pas être réduite à l'état d'objet narcissique conditionné pour tenter de justifier encore et encore, illusoirement, son Etre par l'Action et réciproquement.

Dans l'organisation harmonique, produite par le Lien Christique intérieur, il n'y a aucune preuve narcissique à produire. Il suffit d'être Présent en conscience à sa position harmonique, et de participer à la résonance universelle, source de toute co-Création.



Lorsque le Lien intérieur n'est pas reconnu, et que les Personnes n'occupent pas en conscience leur juste position harmonique, le potentiel collectif en Christ ne régit plus harmoniquement les interactions entre les Personnes.

L'absence de reconnaissance du potentiel collectiviste gomme tout le pan finaliste de la conscience personnelle, qui dérive vers l'individualisme, en ce que la cause personnelle humaine entre en compétition avec le potentiel auquel elle s'identifie et tente de se substituer.

Cette dérive causaliste engendre la spéculation, comme linéarisation mentale, car puisque le finalisme central du Soi n'est plus reconnu, il ne structure plus harmoniquement, circulairement, le mental conjugal, et cela laisse la Personne humaine à une fuite linéaire loin du Soi: l'individualisme et sa spéculation.

Puisque le Lien finaliste, collectif, harmonique , est effacé dans ce cadre, et puisqu'il "faut bien" organiser les choses de la vie dualisée, l'ordre moral extérieur va se substituer à l'ordre éthique, Christique, intérieur.

Par ordre moral il faut entendre tout prétexte quel qu'il soit à l'imposition de règles, quelles qu'elles soient, d'élaboration relationnelle conjugale et/ou collective. Le prétexte moral, quel que soit son cadre, entre en compétition avec le Lien Christique, et s'y substitue.

A partir de ce prétexte moral, une certaine organisation relationnelle artificielle sera développée, selon différents modes, qui pourront difficilement faire l'impasse sur le mirage de l'élaboration hiérarchique. Car puisque les causes humaines individualistes sont toutes en compétition entre elles, et chacune avec le potentiel collectif en Christ, la seule façon de les "arbitrer" (illusoirement, dualistement), sera de les cliver entre elles sur base de critères arbitraires, et non pas harmoniques.

De ce fait, le prétexte moral utilisé impliquera généralement de tels critères de clivage, afin de pouvoir produire une ségrégation humaine fondée sur la valeur morale (conjugale, sociale, professionnelle, etc).

Au lieu de discriminer harmoniquement les Personnes dans la reconnaissance de leur valeur équivalente, on met en place un ségrégation des valeurs humaines fondée sur des critères arbitraires.

Tout cela pour simuler un semblant d'organisation comme palliatif de l'Harmonie, dans la dualité.


Pour rappel, voici ce que j'avais répondu à Douceur:

Citation :

Il existe deux formes organisationnelles possibles:

- l'organisation par le Contrôle

- l'organisation par l'Harmonie


Dans l'organisation par contrôle, rien n'est spontané, tout est spéculatif, et donc il y a un défaut de signification qui est suppléé par la pseudo-signification de l'"ordre".

Dans ce cadre, toutes instances de l'organisation sont en relation entre elles à travers une toute-puissance refoulée, individualiste, qui sert de justification au contrôle de l'ordre.

Contrôle de l'ordre qui a alors besoin de moyens pour maintenir l'ordre. Parmi ces moyens, la morale est en première ligne.


Dans l'organisation par l'Harmonie, le Contrôle est centralisé, rendu à lui-même, et de ce fait l'organisation en est décontaminée, car ses instances ne sont plus dominées par une toute-puissance individualiste.



Le Contrôle (social ou autre) est une adultération de l'Instinct qui, refoulé, se répand sur la Raison et l'Emotion, qui alors elles-mêmes se retrouvent en confusion entre elles.


L'organisation par le Contrôle procède d'une logique neutralisante, où l'ordre est ce qui est recherché à travers la neutralisation apparente, régressive et nihiliste, des aspects vitaux.

L'organisation par le Contrôle procède en fait d'un "pur" causalisme,, paradoxalement amalgamé au finalisme qu'il ne peut dès lors pas Rencontrer.

Le mirage de l'ordre parfait (forme parfaite, statique), est corrélé au mirage originel de l'Age d'Or qui imprègne la conscience archaïque. Cet ordre parfait illusoire est ce qui sert de pseudo-signification à l'organisation par le Contrôle.

On comprend dès lors pourquoi la logique du Contrôle est inévitablement régressive et nihiliste.

L'organisation par l'Harmonie procède d'une logique positiviste, où l'Harmonie relationnelle, à la fois équilibrée mais dynamique, intègre tous les aspects vitaux sans les neutraliser, mais au contraire en les magnifiant les uns à travers les autres.

L'organisation par l'Harmonie est une Rencontre entre causalisme et finalisme. La signification de l'Etre lui est donc restituée, dans la libération de son potentiel existentiel. Car sa finalité, Rencontrée, est libérée de l'amalgame causal.

Et cette finalité libérée et Rencontrée par ses causes, procède de l'Harmonie, en laquelle s'exprime spontanément l'éthique universelle.




Amitié,

steph
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Sphinx

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MessageSujet: Re: Dialectique de l'organisation   Lun 27 Déc 2010, 19:19


Bonjour à toutes et tous,


Qu'est-ce qui maintient notre notre réalité dans la densification matérielle?

Le contrôle narcissique.

Quel est-il?

L'entité intermédiaire qui nous relie toutes et tous confusionnellement (faux lien) par le clivage.

Le clivage est l'expression fondamentale du contrôle narcissique.

Le clivage est le résultat de l'exportation du Conflit central christique. Le Conflit christique est la référence centrale de la friction identitaire. Lorsque la friction identitaire est décentralisée par confusion entre les polarités dialectiques, elle perd son rôle de référentiel, et engendre des antagonismes fondés sur de fausses séparations, de fausses références discriminatoires, les clivages.

Le contrôle narcissique est donc corrélé à la présence inévitable mais transitoire de l'entité intermédiaire qui se prend elle-même confusionnellement pour une réalité consciente autonome, alors qu'elle n'est que la conséquence du refoulement originael inévitable, par l'Humanité, de sa propre conscience collective.

L'entité intermédiaire n'existe donc que dans et par le clivage occasionné par le refoulement originel, et motivée par l'illusion de présever sa réalité consciente clivée de l'Humanité, elle devient la gardienne et la "personnification"-même du contrôle narcissique.

Cette entité intermédiaire a été appelée, entre autres, Satan, ou encore Ahriman.
C'est fondamentalement le "grand diviseur" (où division = clivage = antagonisme).

Prenant sa source dans le refoulement originel de la conscience collective, et donc de la complémentarité, cette entité est imprégnée du mirage archaïque, régressif, de la perfection illusoire de l'Age d'Or. Née de la confusion, elle existe par la confusion, et aspire à la plus grande confusion comme image d'une perfection originelle prétendument perdue.

Ame de l'Humanité clivée par l'Humanité immature elle-même, elle est aussi, en apparence, le "grand extra-terrestre". Tout simplement parce que de nature clivée de la nature de l'Humanité.

Or, la destinée légitime de l'entité intermédaire est d'être circonscrite au centre christique où elle assumera la référence de la conscience collective de l'Humanité: les antagonismes n'existent que par la confusion. Il n'y a rien de mal, de mauvais, mais seulement des principes, des aspects, qui ne sont pas à leur juste place. Et c'est le mélange immature de ces aspects existentiels qui engendre l'illusion du mal, et l'apparente légimité du clivage moral et du contrôle narcissique.


Si j'affirme que le contrôle narcissique n'est pas du tout nécessaire, je risque de faire sursauter pas mal de monde, et en ce qui me concerne, ma première réaction fut de penser: "Mais l'Etre a besoin d'organisation, or, comment organiser sans le moindre contrôle?"

Ceci est bien entendu la propagande du grand diviseur, du contrôle en "personne": faire croire que la seule issue possible pour l'organisation de l'Etre est le contrôle.

Or il n'en est rien, bien au contraire même.

Tout d'abord l'organisation par le contrôle n'est pas une authentique organisation, puisqu'elle repose sur de fausses séparations, arbitraires et confusionnelles sur le plan conscient: les clivages. Il s'agit donc d'un mode organisationnel basé sur une forme d'illusion, et dont les justifications sont donc, dans tous les cas, fumeuses, même si elles peuvent paraître (transitoirement) légitimes.

Ensuite, il n'est pas vrai qu'il n'y a pas d'organisation sans contrôle. On pourrait croire que lorsque le contrôle narcissique disparaît, il n'y a plus rien. Et donc plus d'organisation, plus d'Etre non plus. On le voit, il s'agit d'une idéologie de la négation de l'Etre: l'évidence existentielle n'est pas reconnue.

La vérité est que lorsque l'Etre est rendu à son évidence fondamentale, il (se) structure spontanément. Ce que tente d'occulter le contrôle narcissique, est ce pouvoir organisationnel intrinsèque, naturel, spontané, de l'Etre, en l'absence de tout contrôle, de toute vérification, de tout clivage forcément arbitraire.

C'est l'organisation harmonique: lorsque l'Etre EST, l'Action Harmonique se réalise.

Etant spontanée et naturelle, l'organisation harmonique n'a pas à être contrôlée, vérifiée, spéculée, mais seulement éprouvée dans la plénitude de l'extase, du partage collectif en conscience unifiée (mais pas banalisée).


Pour se reconnecter à cette réalité Harmonique de l'Etre, il s'agit de renouer le Lien intérieur, en désinvestissant les faux liens projectifs dans le clivage externe.

Mais attention, on ne se désinvestit pas du contrôle... par contrôle! On n'arrive à rien en confrontant une addiction... par volonté de contrôle, car on ne peut résoudre un contrôle par un autre contrôle, autrement que dans une superficialité momentanée.

C'est par sublimation, positivisme, qu'on se désinvestit du contrôle narcissique: se laisse traverse par le flux de la puissance vitale, recentre la conscience sur l'essentiel, sur l'organisation harmonique naturelle et spontanée, et cela entraîne le désinvestissement progressif, et naturel, des clivages.

Se battre contre les inepties de l'organisation confusionnelle du contrôle narcissique, n'est qu'une autre forme de contrôle qui ne peut donc pas mener à la moindre émancipation, à la moindre expression harmonique.

Il ne s'agit ni de combattre le contrôle, ni de défendre l'Harmonie, mais seulement de se savoir consciemment AVEC l'Harmonie.



Amitié,

steph
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AMBRE

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MessageSujet: Re: Dialectique de l'organisation   Lun 27 Déc 2010, 19:39

Citation :

C'est par sublimation, positivisme, qu'on se désinvestit du contrôle narcissique: se laisse traverse par le flux de la puissance vitale, recentre la conscience sur l'essentiel, sur l'organisation harmonique naturelle et spontanée, et cela entraîne le désinvestissement progressif, et naturel, des clivages.

Bonsoir,
Le positivisme, n est pas le bon mot , à mon sens , c est encore une action...la sublimation entraîne ce positivisme naturellement!Un autre regard sur la vie, un mouvement sur l onde...de VIe.

t Ambrasse

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MessageSujet: Re: Dialectique de l'organisation   Lun 27 Déc 2010, 20:30

Bonsoir Nathalie,


selon moi, le positivisme n'est pas une action, mais une position. On vit ce qu'on choisit de vivre, et donc il y a selon moi un choix (= position) du positivisme, qui résulte dans l'abandon du contrôle, la sublimation pour la vraie Vie.

Sur base de cette position, l'action harmonique, spontanée, de la vraie Vie est éprouvée.


Bisouxxx,

steph
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MessageSujet: Re: Dialectique de l'organisation   Mar 07 Juin 2011, 19:04

Bonjour à toutes et tous,


il y a quelques années, j'avais formé un groupe de musique. Mais malgré le fait que j'en avais été l'artisan initial, je ne m'étais pas avancé pour en être le "chef". En fait, il n'était pas question qu'il y ait un chef quelconque, ni même une position officielle pour personne: chacun était libre d'assumer plusieurs instruments, s'il le désirait.

Le groupe a été nommé suite à une suggestion de ma part, car cela faisait un moment déjà qu'aucune suggestion n'était faite. Donc, le nom "Sphere" a été unanimement accepté.

La sphéricité symbolisait justement le fait qu'aucun chef n'était requis, que pas un narcissisme ne devait déborder, et supplanter les autres.

L'Harmonie devait être notre Lien, à travers l'Esprit du groupe comme centre du cercle.

Mais concrètement, la peur narcissique des uns et des autres de ne pas trouver une position reconnue dans le groupe, a engendré de nombreuses joutes de pouvoir, jusqu'à ce que ça dérape trop fort, et que je décide de retirer mes billes.

Comme j'étais malgré tout considéré comme le créateur du groupe, et que des composants fondamentaux du matos m'appartenaient, le groupe n'a pas continué, tout simplement.

Plutôt que de prendre les rênes, et devenir (illusoirement) le boss pour mettre de l'"ordre" (tout aussi illusoire) dans le groupe, j'ai préféré arrêter, car nous serions devenu tout autre chose qu'une sphère.


Nous voyons ici à l'oeuvre l'articulation symbiotique qui permet l'asservissement humain: les asservis le sont parce qu'ils se montrent inaptes à fonctionner harmoniquement, ce qui fait l'affaire des asservisseur, patrons et chefs de tous poils.

Le refoulement des premiers est complémentaire (dualistement) decelui des seconds, et ils sont donc faits pour s'"entrentdre" dans leur articulation symbiotique, de domination.

La peur narcissique est ce qui occulte la signification harmonique humaine. Par la propagande et la perpétutation de la grande peur narcissique, le prestidigitateur archaïque maintient le cheptel à sa disposition.

Et dans le couple patron/asservi, il n'y a qu'un relationnel palliatif qui se substitue à celui de l'Harmonie.

Mais il y a un comble, qui veut qu'actuellement l'asservissement social tente de se parer des apparences de l'Harmonie, en intégrant divers aspects détournés, adultérés.

Et cela passe par tout un nouveau vocabulaire mystificateur, qui simule la présence d'un respect factice. Par exemple, on ne parle plus de subordonnés, mais de collaborateurs.

On travestit la symbiose sous un jour illusoirement mature, décontaminé, ouvert. Mais puisque les enjeux narcissiques, le pouvoir et l'argent, le contrôle et la soumission, sont toujours ce qui sous-tend le système, rien n'a changé.

Il n'y a rien de nouveau, sous le soleil. On prend les mêmes et on recommence, en changeant les noms, les mots, les expressions, mais pas le status quo de l'asservissement humain. Et il est vrai que l'Etre humain le permet, s'y adonne même, tant qu'il donne prise à la peur narcissique.


Nous n'avons pas besoin du tout de structure imposée, de chefs de corvées, de patrons, de foetus refoulés et dominateurs, de contrôle, à partir du moment où nous évacuons la peur narcissique que l'on tente d'entretenir au sein de l'Humanité.

Je regarde cet "indépendant" s'agiter et se donner bonne conscience parce qu'il travaille comme un ... refoulé, livré à la pression de la peur narcissique, et se réfugiant dans l'agitation et dans le clivage moral et social, dans tout ce qui peut lui permettre de se fuir au maximum lui-même.

Je regarde ce "patron" tout autant refoulé, se croire indispensable, imbu de la certitude de la justification de la structure qu'il domine, comme le foetus croit dominer la matrice maternelle.

Je regarde ces soumis à l'ordre établi, au système structurel imposé, parce qu'ils ne sont pas différents des précédents cités, mais qu'il n'ont pas exprimé leur toute-puissance de façon extravertie, en dominant les autres, mais de façon intravertie, en se faisant dominer par les autres, toujours pour tenter d'exorciser cette peur narcissique fondamentale.

Je regarde ces révoltés contre l'ordre établi, qui en ont besoin tout autant que les précédents, puisqu'ils se reconnaissent dans la lutte contre le système, qui est donc pour eux aussi une référence, cette lutte étant également une tentative d'échappatoire à la peur narcissique fondamentale, une fuite de Soi.

En somme, tous ceux-là se battent, chacun à sa façon, contre leurs propres moulins à vent.

Et moi je suis encore comme eux.


Il n'y a de salut qu'au delà de la peur narcissique. C'est cela que représente la rencontre de Neo avec la "machine", vers la fin de Matrix 3. C'est la confrontation au Magicien d'Oz. Car la peur narcissique, c'est la sienne, et c'est lui qui l'instille chez toutes et tous.

Confronter la peur narcissique ne saurait se réaliser dans la vanité narcissique de la bravade, de la témérité, forcément morbide, car elle ne peut que nous livrer pieds et points liés au contrôle narcissique.

Seule l'Humilité peut confronter la peur narcissique. La peur narcissique est une composante fondamentale de la bulle psychologique, à tel point qu'on peut dire que sans aucune peur narcissique, la bulle psychologique ne peut plus fasciner la conscience, et ne peut que se dégonfler et céder la place, en intégration à la Présence, à la perception directe en conscience partagée.


La peur narcissique est issue du refoulement originel du Soi, d'où est apparue la redondance narcissique externalisée qui sous-tend la bulle psychologique. Tout cela est inévitable, mais n'a pas forcément à durer encore et encore.

L'attachement narcissique à nous-mêmes qui nous emprisonne dans la bulle psychologique, par l'entremise d'un affect "nostalgique" qui se produit dès que nous envisageons notre "mort" sublimatoire, provient du prestidigitateur archaïque qui nous investit toutes et tous.

Il faut dépasser cet attachement qui est artificiel. Non pas qu'il faille se nier soi-même! Mais il s'agit de conscientiser où se trouve réellement notre réalité, et ce n'est certainement pas dans l'artificialité sentimentale de la bulle psychologique.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Dialectique de l'organisation   Mar 07 Juin 2011, 21:43



bsr Steph,

une supposition : et si tout le monde arrêtait de parler....ce ne serait pas
dialectique? quel serait le résultat?
Je passe une période de fatigue profonde;ma proposition est peut-être
un peu originale!!!!décalée,incongrue....sûrement....

amicalement
D-C
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MessageSujet: Re: Dialectique de l'organisation   Mar 07 Juin 2011, 23:40

Bonsoir demeter-ceres,


Rha! La question du langage est central en dialectique.

Or, le langage humain n'est pas quelconque, ni sans intérêt dialectique.

La fonction essentielle du langage humain est la déconfusion. C'est un langage à vocation thérapeutique, émancipatoire. Mais naturellement, l'Etre humain l'applique à toutes ses sauces.

Il semble assez clair que la communication (Legein) entre les polarités du Couple Sacré à travers le Tao (Dia) se positionne au-delà du langage humain, mais ne l'exclut pas. Rien n'est jamais exclu, tout est toujours intégré.

D'autre part, il y a des langages qui se sont éloignés de la dialectique, car ils ont prétendu s'extraire du langage humain courant, ou plutôt disons le formater dans une optique particulière, qui ne respecte plus la simplicité dialectique, comme le langage mathématique.

Pourquoi? Parce que l'aspect logique y est exacerbé au détriment du reste. Donc, seulement une moitié, rendue tendancieuse, de la communication y est possible. Les mathématiques s'extraient du poids de l'Etre. D'où la dénaturation.

Il y a donc différents degrés de communication, chacun avec son langage adapté.

- communication implicite, directe en conscience partagée, de la réalité sensible des Personnes en relation énergético-éthérique

- communication symbolique, hybride, par laquelle la force-vie de la réalité n'est pas réduite, mais véhiculée dans l'ouverture des symboles en tant que contenants particuliers

- communication explicite, humaine verbale, qui, traduisant intégralement les aspects existentiels, ne peut pas faire transiter en même temps leur force-vie

- communication spécialisée, qui traduit de façon atrophiée, et donc dénaturée, des aspects de la réalité


La communication implicite est relative au Lien.

La communication explicite est relative à la Séparation.

La communication symbolique est une synthèse entre les deux.

La communication spécialisée est un clivage.


Je dirais donc que la communication entre les polarités du Couple Sacré peut valablement utiliser les trois vecteurs de communication qui sont :

- la perception sensible directe (superposition relativiste des polarités = Lien)
- la synthèse symbolique (passage par le centre christique)
- le langage explicite (Séparation des polarités sur leur axe identitaire)

La perception sensible est à associer à la Connaissance active.
Le langage explicite (humain) est à associer à la Connaisance passive.
Le langage symbolique est la synthèse entre les deux, et correspond au centre christique, le Soi conjugal du Couple Sacré.

Donc, comme toujours en dialectique, il ne s'agit pas de rejeter, d'arrêter, mais d'intégrer. Arrêter de parler n'est pas l'idée. Il s'agit d'ajouter des plans de communication, pas d'en retirer. Si alors les anciens plans se mettent éventuellement en retrait, transitoirement, c'est naturel et donc cohérent.


Amitié,

steph
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