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 RAP conscient : APOCALYPSE Nwo

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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Dim 13 Mar 2011, 03:16



"Hip-hop, le monde est à vous" sur ARTE

http://www.arte.tv/fr/Echappees-culturelles/Hip-hop--le-monde-est-a-vous/3734092.html






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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Dim 13 Mar 2011, 04:38

BIRMANIE THXA SOE




M. Thxa Soe connaît à la fois la rigidité des autorités et leur politique de “laisser-faire”. Il est l’un des musiciens les plus harcelés du pays : il se fait constamment rappeler à l’ordre par la censure, qui a interdit 9 des 12 morceaux d’un de ses récents albums.



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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Dim 13 Mar 2011, 17:33

INKIE








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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Sam 19 Mar 2011, 11:32


http://www.respectmag.com/2010/10/14/a1one-un-graffeur-iranien-paris-4402


l’Iranien A1one est un pionnier du graffiti au Moyen-Orient. De passage dans la capitale cet été, l’artiste a présenté une série de toiles intitulée Ishq (amour), à la Galerie Mathgoth. Sa première expo solo à l’étranger. Quelques jours auparavant, il investissait le M.U.R dans le 11ème à Paris. R


http://www.a1one.info/


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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Mar 22 Mar 2011, 15:28

JR


JR, né le 22 février 1983, est un artiste contemporain français. Il expose ses photographies en noir et blanc dans la rue, qu'il qualifie de « plus grande galerie d'art au monde ».« Artiviste urbain », comme il se qualifie lui-même, JR tend à amener l'art là où une confrontation brute, sans références, est encore possible. Son travail mêle l’art, l’action, traite d’engagement, de liberté, d’identité et de limites.

Women Are Heroes, un film de JR

Interview | 10 janvier 2011
«Mon projet : revaloriser la personne par sa propre image»
Par BÉATRICE VALLAEYS

http://next.liberation.fr/cinema/01012312594-mon-projet-revaloriser-la-personne-par-sa-propre-image




JR, 27 ans, analyse son travail de photographe et, désormais, de cinéaste :



Depuis quatre ans, JR sillonne le monde, celui des bidonvilles en particulier, où il photographie les habitants, évidemment consentants, dont il fait d’immenses affiches pour les coller chez eux. Une démarche artistique très spectaculaire et qui rivalise de générosité. Ce qui d’ailleurs lui a valu, il y a un mois, le prix de la fondation TED, attribué aux Etats-Unis aux philanthropes, rarement aux artistes (surtout si jeunes, JR a 27 ans). Ainsi Bill Clinton a-t-il été lauréat de ce prix (100 000 dollars, soit 77 500 euros), qu’il a employé à une refonte du système de santé au Rwanda. «C’est un prix où l’on fait un vœu et on vous aide à le réaliser», dit modestement JR, conscient de «l’énorme marque de confiance» qui lui est faite. Son film, Women Are Heroes, a été présenté à la Semaine de la critique du Festival de Cannes.
Pourquoi avez-vous éprouvé le besoin de réaliser un film ?

Je voulais montrer ce qui, pour moi, est le plus important : pourquoi les gens participent à mon travail photographique et comment ils réagissent devant leurs photos dans les rues des quatre coins du monde. Comprendre la relation des femmes à leur image en Inde, au Cambodge, au Brésil, en Afrique ne pouvait passer que par un film.
Ces visages, photographiés dans une grande complicité avec vos «acteurs», ont maintenant la parole…

Des textes ont déjà été publiés, mais on n’y trouve pas cette émotion et cette force que le cinéma permet dans un face à face. Avec le film, on comprend que ces femmes se réapproprient mon travail pour le faire voyager, et comment je ne deviens finalement plus que colleur d’affiches et passeur d’histoires.
Vous sentez-vous investi d’une mission ?

Je vois plutôt mon travail comme des défis, avec surtout la simple intention de porter l’art dans les endroits où il n’existe pas. J’endosse la casquette de l’artiste parce que je pense qu’il n’y en a pas de plus belle : on a droit à l’échec quand on est artiste. Pour Women Are Heroes, il nous est arrivé de partir pour un pays sans savoir si on n’allait pas être renvoyés le lendemain chez nous. Et si on veut créer la magie, il faut s’exposer à cet imprévu.
Vous n’allez que dans des endroits d’extrême pauvreté. Vos photos sont-elles des «cache-misère» ?

Non, car moi-même je ne vois pas de misère. Il faut entendre comment ces femmes et ces gens nous disent qu’ils sont bien là, ils n’ont pas envie de partir. Ils veulent juste améliorer leur quotidien. Et, surtout, ils souhaitent changer l’image que l’on a d’eux. Mon projet est là : revaloriser la personne par sa propre image. Et ce genre de projet ne peut exister qu’avec l’accord des participants.
Comment trouvez-vous des gens qui refusent la victimisation ?

Je me demande comment on fait pour ne pas les voir car ils sont nettement majoritaires. Prenons la favela de Rio par exemple : on ne peut pas y entrer. Il faut parler aux gens dans la rue en bas. Là, on rencontre une petite femme parmi tant d’autres qui passe avec son cabas… On discute de notre projet et c’est parti, elle nous donne rendez-vous, on lui montre le livre qu’on a réalisé avec nos photos, elle appelle la prof des enfants, tout ça entouré de mecs avec des kalachnikovs. Peu à peu, on est accepté par la communauté.
Pourquoi les femmes ?

J’arpente la rue, je regarde qui la contrôle. J’ai observé que c’étaient les hommes. Du coup, j’ai pensé que les femmes qui portent leur communauté devaient être confrontées à ces hommes. Comprendre ça, c’est comprendre ma démarche. Ce n’est pas celle d’un féministe qui va coller des images de femmes partout dans le monde.
Vous êtes fâché avec vos producteurs…

C’est vrai. C’est une boîte qui s’appelle 27/11 et qui, alors que je refuse l’aide de la moindre marque pour me financer, a tenté de signer avec des grandes marques de cosmétiques et autres. J’ai des coproducteurs, Canal +, Orange, je m’autofinance, mais je refuse les marques car je pense que cela change le message. Comment parler des océans si on est sponsorisé par Total ? C’est un combat invisible : trois logos ou pas, les spectateurs finissent par s’en foutre, mais je ne pense pas que ce soit une bonne chose. Les gens que j’ai rencontrés acceptent de participer au projet parce qu’il est gratuit. Du coup, la distribution se fait surtout par la Toile. C’est essentiellement par Internet que mon travail a été révélé.

http://www.womenareheroes.be/


http://womenareheroes-lefilm.com/site_womenareheroes/


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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Mar 29 Mar 2011, 15:36

Breakdance class at Kinship orphanage Uganda









A 26 ans, le danseur Ougandais Abramz souhaite changer une société meurtrie par la guerre et le drame des enfants soldats. Pour cela, il utilise le hip-hop derrière un projet baptisé "Ouganda breakdance project".


L’incontestable découverte de la neuvième édition du festival Waga hip-hop ? Le b-boy Ougandais Abramz ! Il est venu à Ouagadougou, au Burkina Faso, proposer une version décentralisée de son « Ouganda breakdance project », une école de danse qu’il dirige à Kampala, en Ouganda, et dont le slogan est « dancing
for change » : danser pour changer la société. Un projet révolutionnaire doté de très peu de moyens, mais qui s’appuie sur les valeurs du hip-hop : « peace, love & having fun ». Dans cette école, chacun peut venir apprendre à danser, quels que soient son sexe, son âge, sa profession ou son quartier. Les cours sont gratuits et en s’inscrivant, le seul engagement est de revenir apprendre aux futurs arrivants ce qu’on aura appris des autres...







La bonne parole hip hop se transmet ainsi à la vitesse d’un passement de jambes. Première école de danse de Kampala, l’Ouganda Breakdance Project fait fureur dans la capitale ougandaise, où les lieux de mixité sociale sont quasiment inexistants. Abramz travaille aussi avec plusieurs ONG dans différentes régions du pays, dans des orphelinats ou des centres pour exenfants soldats, enrôlés de force par la rébellion et forcés à commettre les pires atrocités dans leur propre territoire. Très local au départ, son projet l’est de moins en moins et c’est tant mieux. Abramz a déjà dirigé des ateliers de break en Pologne, au Danemark, et deux sessions de formation en octobre à Ouagadougou. En Ouganda, il incorpore aux chorégraphies des pas de danse traditionnelle, pour « marquer mon identité », et amener les jeunes à s’intéresser à leur culture à travers le breakdance.







Pour Abramz, « le hip hop ne discrimine pas, c’est une voix globale qui connecte les jeunesses du monde entre elles » . La preuve : malgré la barrière de la langue et la chaleur écrasante de Ouaga, ses ateliers ont rassemblé plusieurs dizaines de breakers autodidactes de tous les quartiers de la capitale burkinabaise. Un succès !



Eglantine Chabasseur




Dernière édition par pascalle le Mar 24 Mai 2011, 22:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Sam 09 Avr 2011, 09:03




elemento surpresa 2011 2 VERSAO




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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Dim 10 Avr 2011, 05:15


merci pour ces 2 liens

R.A.F. CREW

Le R.A.F. crew (Roots And Feelings) est un groupe de danse hip hop, champion du monde en 2009. Le groupe français s'est distingué par son originalité en transcendant les courants chorégraphiques, grâce à la formation classique et contemporaine de ses membres.Romuald Brizolier, Francis Quessary, Grichka Caruge, Nicolas Médéa, Marvin Goffin et Brice Larrieu, âgés de 20 à 30 ans et installés à Paris, sont membres de compagnies de danse, dont celles de Marie-Claude Pietragalla et Corinne Lancel.

Le Krump est une danse née dans les années 2000 au cœur des bas quartiers de Los Angeles. Cette danse, non-violente malgré son apparence agressive à cause des mouvements exécutés très rapidement, de la rage ou la colère qui peut se lire parfois sur les visages des danseurs, se veut être une danse représentant la "vie" et toute sa "jouissance".

http://fr.wikipedia.org/wiki/Krump

http://youtu.be/iVn01dsAVpo
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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Jeu 14 Avr 2011, 18:46

Les paroles sont profondes, les paroles sont Fortes !

Mérite une écoute attentive...

MC Solar - Solaar Pleure



Nouveau Mc Solaar. Solaar pleure 2 II. 2010

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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Jeu 14 Avr 2011, 19:00


Merci douceur





amicalement M/P

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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Sam 16 Avr 2011, 08:59

Quel art, quelle action politique possibles dans une société vouée au marché ?

A cette double question, certains artistes et activistes répondent d'un pas de côté : en dehors des disciplines instituées et des routines protestataires, ils inventent des manières d'agir et de créer qui se nouent à l'articulation de la vie, de la performance, de la fête et du jeu.

De même que le queer pose l'existence d'un troisième genre par delà féminin et masculin, de même l'artivisme suggère qu'il existe un troisième terme entre esthétique et politique. C'est l'art festif des collectif décidés à réenchanter la vie, l'utopie des squats et des zones d'autonomie temporaire, la fronde libertaire des hackers et artistes du Net. Ce sont les détournements du Critical Art Ensemble, de Banksy et du Billboard Liberation Front, les sabotages joyeux de la guérilla pâtissière et des Yes Men, les infiltrations de JR, les performances de Steven Cohen ou Oreet Ashery, les prêches de Reverend Billy... Toutes ces pratiques, dont l'enjeu est d'opposer l'imagination et la créativité à l'ennui, la liberté d'action à la surveillance généralisée, la révolte collective au repli individuel, s'inscrivent dans une galaxie sans frontières...


http://www.artivisme.tv/
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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Sam 23 Avr 2011, 15:50

partage

Kevin Olusola : Hip-Hop





The KO Hip-Hop Cello-Beatbox Experience: Julie-O









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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Jeu 28 Avr 2011, 07:05















Peintures de rue de Julian Beever, l'anamorphose



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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Ven 29 Avr 2011, 17:07

Nous pouvons changer le monde


La chaîne APOCALYPSIS par A. Evangelizt



http://www.wat.tv/video/nous-pouvons-changer-monde-3ar1r_309yl_.html






http://www.streetartutopia.com/?p=2014
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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Sam 07 Mai 2011, 11:47

Capoeira







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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Sam 07 Mai 2011, 11:57

LEF - La vie du bon coté







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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Ven 13 Mai 2011, 08:12

Artiste Ouvrier Show

La Galerie Gabriel & Gabriel présente le premier solo show de Artiste Ouvrier, artiste pochoiriste depuis plus de 11 ans, jusqu’au 12 juin 2011.


Le mur de tiroirs

Ouvert récemment, depuis septembre 2010, ce lieu se veut dédié aux arts graphiques contemporains et le programme est déjà bien chargé.

Artiste Ouvrier est de la « famille » street art de EpsilonPoint, Jérôme Mesnager, Paëlla Chimicos, Miss.Tic, Nemo, Mosko & Associés, Speedy Graphito, Jef Aérosol…
Ses expositions étant rares, on est ravi d’avoir pu voir sa première exposition personnelle sur le thème de la « Nostalgie du Temps Présent »
Et à cette occasion vous pourrez également vous procurer le fameux Opus Délits des éditions Critères retraçant son travail « Nostalgie du Futur »


http://www.streetlove.fr/artiste/artiste-ouvrier-show.html




La galerie est sur 2 niveaux, à l’entrée vous verrez le travail d’Artiste Ouvrier tel que voulu par la galerie, c’est-à-dire sur des supports plutôt inédits pour l’artiste, panneaux medium gris et plexiglas, et en sous-sol, vous trouverez son travail sur des tiroirs anciens. Coup de coeur pour le travail sur plexiglas qui donne vraiment de la profondeur à son travail, si détaillé, et du relief avec le jeu de lumière. Ce sont toutes de magnifiques réalisations, quand on voit le nombre d’heures de découpe que ses pochoirs demandent…


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Renaissance

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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Ven 13 Mai 2011, 10:39

sunny
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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Ven 13 Mai 2011, 16:11

sunny sunny


Fait très beau ici...................
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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Sam 14 Mai 2011, 07:16

Oui! c'est vrai.... sunny
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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Sam 14 Mai 2011, 15:27

.................. flower

LE MUR à REVES






LE MUR A RÊVES DE MONTREUIL

C'est une oeuvre collective à double titre : collective par les artistes (Anita Ljung, Loco, Mirk, Nemo, Pittorex, Woshe avec la poussée décisive de Guillaume) qui ont participé, mais aussi par la démarche proposée par la Mairie qui avait demandé aux habitants du quartier de déposer dans des "boites à rêves" leurs souhaits pour leur quartier. Ce sont ces rêves qui ont été traduits sur l'immense fresque réalisée par les artistes et qui s'offre aux regards sur le mur situé à la sortie de l'autoroute A3, à l'entrée du quartier Branly-Boissière.


Un lien vers le film de 2 minutes qui retrace l'aventure de trois semaines de peinture en plein Montreuil (93). Loin des expos bling bling actuelles et des starlettes du street art qui s'y pavanent la bouche pleine de petits fours, un peu de rêve en couleurs pour égayer vos mirettes de connaisseurs ! Bon visionnage.


http://www.miaproductions.fr/institutionnel_mur_a_reves.html

chez SABY

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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Dim 15 Mai 2011, 12:29

BLU

Maître dans l'art des formes étrangement familières, Blu s'inspire de notre quotidien et le met en forme sur ses murs.






Invité en décembre dernier à réaliser une fresque sur un mur du Geffen Contemporary, antenne du MOCA (Museum of Contemporary Art) de Los Angeles, en prévision de l'exposition Art in the streets, à partir d'avril, Blu a vu son œuvre effacée quelques heures seulement après son achèvement, sur ordre de Jeffrey Deitch, directeur du MOCA.

Sa peinture monumentale sur trois étages et large comme un stade de foot alignait des rangées de cercueils drapés de billets verts...




http://blublu.org/sito/walls/walls.htm


chez Saby
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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Dim 15 Mai 2011, 21:08

Histoire du Rap cubain

Raymond Viger
Rédacteur en chef du magazine d'information et de sensibilisation Reflet de Société et directeur du Café-Graffiti pour les artistes urbains. Raymond Viger fait du journalisme depuis 1974, il est aussi écrivain et intervenant social spécialisés dans les milieux marginalisés et la crise suicidaire.

http://www.centpapiers.com/histoire-du-rap-cubain/70038



Du Hip Hop à Cuba!

Nomadic Massive, un collectif de Montréal composé d’artistes Hip Hop de diverses origines culturelles, a eu la chance de passer quelques semaines à Cuba où il avait été invité par l’Association Hermanos Saiz, à participer au Festival International de Hip Hop de La Havane.
Écrit par Movez Dossiers Hip-hop, Culture, Graffiti


Depuis son retour à Montréal, l’objectif du Nomadic Massive est de continuer à faire ce genre d’échanges avec d’autres pays afin de sensibiliser les gens d’ici aux réalités des autres cultures et d’offrir au grand public une alternative aux messages souvent matérialistes et trop légers qu’offre l’industrie musicale Hip Hop d’aujourd’hui.

Le Hip Hop cubain

Le Hip Hop fait son entrée à Cuba dans les années 80 dans la municipalité d’Alamar (à l’est de la Havane) via les ondes des stations de télévision et de radio en provenance de Miami. Loin du circuit culturel et du centre de la capitale, les jeunes cubains habitants des H.L.M. syntonisent les radios du sud de la Floride pour écouter L.L. Cool J, Public Enemy et les autres rappeurs de l’époque.

Au départ, la culture Hip Hop cubaine se développe surtout autour du breakdancing. Au début des années 90, une suite d’événements viendra tout changer. Lors de l’effondrement de l’URSS et le début de ce que les Cubains appelleront «La période spéciale», l’économie du pays se retrouve au bord de l’effondrement. Cette nouvelle réalité amène les jeunes raperos cubains à développer de nouveaux moyens pour exprimer leurs frustrations. Enregistrant, lorsqu’ils le pouvaient, les versions instrumentales des morceaux qu’ils captaient sur leurs radios, les jeunes cubains d’Alamar créent leur propre Hip Hop.

L’expression d’un mouvement Hip Hop propre aux Cubains est facilitée par l’implication de l’exilée politique américaine Nehanda Abiodun, activiste de la Black Liberation Army. Découragée par la naissance d’un Hip Hop qu’elle voyait comme une imitation aveugle de la culture commerciale américaine avec sa violence, sa misogynie et sa glorification de la vie du gangster, elle prit contact avec le Malcom X Grassroots Movement aux États-Unis afin de faire venir des artistes plus progressistes de la scène Hip Hop américaine.

Un festival Hip Hop cubain

Un autre acteur important dans la reconnaissance du Hip Hop comme élément authentique de la culture cubaine a été le collectif Grupo Uno. En 1995, un de ses membres, Rodolfo Renzoli, travaille avec l’aide de l’association Hermanos Saiz (une des principales institutions pour la jeunesse de Cuba) à la mise sur pied d’un premier festival Hip Hop cubain dans le district de Alamar, où tout avait commencé. Croyant fermement que la musique peut aider à changer la société cubaine, Rodolfo fera jusqu’en 2000, la promotion de son festival.

Malgré les interventions fréquentes de la police lors des événements non sanctionnés par l’État, le mouvement Hip Hop cubain ainsi que son public prennent de l’ampleur. Aujourd’hui, on peut compter près de 200 groupes à La Havane et plus de 300 à l’extérieur de la capitale.

La reconnaissance du peuple cubain

Au printemps 1999, le gouvernement cubain adopte officiellement une position favorable au mouvement Hip Hop allant jusqu’à le déclarer «une authentique expression de la culture cubaine».

Il reviendrait à Harry Belafonte le crédit d’avoir expliqué la culture Hip Hop à Fidel Castro. Impressionné, celui-ci aurait même qualifié le Hip Hop «d’avant-garde de la révolution».

En 2002, le gouvernement formera l’Agencia Cubana de Rap offrant aux artistes sa propre étiquette de disque ainsi qu’un magazine, Movimiento. Avec la sanction et les ressources du gouvernement, le festival d’Alamar sera transformé en Festival international annuel de Hip Hop présenté au mois d’août à La Havane. Cet événement attire de nombreux groupes et artistes internationaux dont Mos Def, Talib Kweli, The Roots, Common et Dead Prez. Il permettra aussi la tenue de tables de discussion, d’ateliers et la projection de films sur la culture Hip Hop.

La couleur cubaine dans le Hip Hop

Musicalement, le Hip Hop de Cuba est très différent de celui de son cousin américain. Plusieurs raperos n’hésitent pas à s’inspirer du riche héritage musical cubain, incorporant des rythmes de rumba, de mambo, des instruments tels la guitare basse, les congas, les batas et d’autres percussions traditionnelles.

Bien que le Hip Hop cubain ait capté l’intérêt de plusieurs médias et académiciens étrangers, peu de groupes cubains ont réussi à se faire entendre à l’extérieur de l’île. L’un des principaux producteurs de Hip Hop à Cuba, Pablo Herrera, a déclaré en parlant du futur de la révolution musicale cubaine: «Ce que nous voyons n’est que la pointe de l’iceberg… le Hip Hop d’aujourd’hui à Cuba est ce que la Old School était aux États Unis dans les années 80. Ce qui se fera dans l’avenir ne sera pas que du Hip Hop… ce sera une nouvelle forme de musique cubaine.»

Pour ceux qui veulent s’initier au Rap et a la poésie urbaine, le 4 juin prochain au Café-Graffiti, le Rappeur Général organise une soirée RAP au Café-Graffiti. Informations sur le spectacle de Rap et poésie urbaine, (514) 259-6900.

Autres textes sur le Rap:

Rapper Hip hop et homosexualité
http://raymondviger.wordpress.com/2011/02/09/rap-homosexualite-hip-hop-coming-out-rapper/

Rap et criminalité
http://raymondviger.wordpress.com/2010/07/17/rap-et-criminalite/

Rap et spiritualité rencontre avec Madhi, Khyro et Monk.e
http://raymondviger.wordpress.com/2010/04/24/madhi-khyro-monk-e-rap-spiritualite-hip-hop/

2Pac reconnu par le Vatican
http://raymondviger.wordpress.com/2009/12/24/2pac-reconnu-par-le-vatican-hiphop-rap-music/

Rap et gangster rap ne chantent plus la même rime.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/26/rap-et-gangster-rap-ne-chantent-plus-la-meme-rime/
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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Lun 16 Mai 2011, 06:22




Rap et spiritualité rencontre avec Madhi, Khyro et Monk.e
Publié le avril 24, 2010 par raymondviger

Rap et spiritualité
Rencontre avec Madhi, Khyro et Monk.e

Pour 3 jeunes rappeurs en quête d’originalité, la spiritualité va de pair avec l’expression de leur art. Sans être enflammée par une quelconque ferveur religieuse, ils fuient les carcans du hip-hop commercial en s’inspirant plutôt de leur profonde connaissances d’eux-mêmes.
Murielle Chatelier Dossier Rap, Spiritualité et Hip-hop

monke1
Écrire et réfléchir

Partager, aimer, apprendre, c’est la meilleure façon qu’a trouvé Madhi de vivre pleinement. Évoluant dans l’univers hip-hop depuis son adolescence, il transmet maintenant sa passion à divers publics, jeunes et moins jeunes, en animant des ateliers axés sur l’écriture et la réflexion.

«Cette occasion s’est présentée par hasard dans ma vie. J’ai été contacté pour animer un atelier. J’y retrace l’historique de la culture hip-hop et je parle de mon parcours pour aider les gens à comprendre que le hip-hop n’est pas aussi superficiel qu’on peut le croire. Ensuite, je partage avec eux mes techniques d’écriture et mes sources d’inspiration. Même si quelqu’un ne s’intéresse pas vraiment au hip-hop, j’arrive à capter son attention avec la portion écriture de mon atelier: je lance un thème au hasard, et j’invite les gens à extérioriser leurs émotions pour les coucher sur du papier. Parfois, je suis béat de voir avec quelle profondeur les gens parviennent à aborder des sujets simples. Et je fais constamment des rencontres extraordinaires.»

greg Longtemps confronté à de pénibles crises d’identité, né de parents d’origines haïtienne et dominicaine, Madhi a grandi dans un milieu anglophone, entre le créole et l’espagnol, dans des quartiers multiculturels où il a appris à s’ouvrir aux autres et à respecter toutes les différences. «Mes parents viennent de deux pays dont les peuples sont en conflit depuis belle lurette. Des deux côtés, j’ai dû faire face à l’ignorance, née de cette haine aveugle. Malgré tout, j’ai réussi à tirer le positif de cette double culture et je me trouve même privilégié de bénéficier d’une telle richesse. Il ne fait aucun doute que cet héritage influence beaucoup ma musique.»

Rapper pour épater la galerie, ce n’est pas son truc : «Quand j’écris et que je chante, j’illustre ou je dénonce ce que je vis. Et je me dis que, tant qu’à prendre la parole en public, autant faire réfléchir le monde.»
Expérimenter un autre rap

Ramant à contre courant, Khyro – membre fondateur du groupe Atach Tatuq, dissous en 2007 – pratique un rap expérimental aux sonorités surprenantes qui ne respecte ni les mesures ni les schémas d’écriture dictés par ce style musical. «Ce que je cherche avant tout en faisant de la musique, c’est de créer un lieu d’exploration de mon intimité. Dans mes chansons, je parle toujours au «je» et j’aborde des thèmes très proches de moi, puisés le plus souvent dans mes rêves.»

khyro Déplorant que le «sacré» ait été éliminé de la société québécoise, cet artiste a viscéralement besoin de se recueillir avant de pouvoir laisser libre cours à son sens artistique: «Je crois que c’est à travers soi, et non à travers des idées, des doctrines ou des idéologies qu’on peut avoir accès à une force divine que certains appellent Dieu. Plus tôt dans ma vie, la recherche religieuse était très présente et elle m’a aidé à me trouver une identité. Après cela, j’ai voulu comprendre pourquoi j’ai eu besoin de cette recherche et pourquoi cette quête est passée par la religion. Ces questionnements m’ont amené à découvrir la psychanalyse, une méthode à travers laquelle j’ai trouvé la clé de la compréhension de mon être.»

Bien que, pour ce rappeur, la spiritualité s’exprime mieux en actions qu’en paroles, une partie de son travail en est quand même teintée: «Dans ma musique, ma spiritualité se traduit surtout lorsque je fais de l’improvisation parce que je cherche à atteindre un état de transcendance qu’on peut qualifier d’extatique. À ce moment-là, je perds le contrôle de ce qui se passe en moi, alors ce sont essentiellement les énergies qui me traversent qui guident mes paroles.»

Khyro se dit conscient que son rap expérimental rejoint un public assez restreint au Québec : «Avec les chiffres de vente de mes albums, je constate que mes fans sont plutôt européens. On achète mes CD surtout en France, en Allemagne, au Danemark et en Suède. À ma grande surprise, des achats ont aussi été enregistrés en Australie et au Japon. Mon public, c’est celui qui veut se laisser toucher par ce que je fais: du rap conscient et intelligent.»
Un nouveau mode de vie

«À travers mon art, j’ai besoin de mettre sur la table toutes ces parties de moi qui ne sont pas visibles, dans le but de les partager avec mon public. Tout ce que je fais doit avoir une profondeur, une signification. Une personne qui ne recherche pas cette spiritualité se coupe d’une dimension importante de sa vie», fait valoir Monk.e, un jeune rappeur atypique de 27 ans.

Sans pratiquer de religion, il décrit sa musique comme des prières dont la source d’inspiration unique est son Créateur. Les mots et les mélodies qu’il choisit vibrent fondamentalement de cette essence. D’ailleurs, chacune des sphères de sa vie laisse transparaître son attachement à son Être suprême. Même son apparence physique ressemble à celle du Jésus présenté dans bon nombre de films.

«J’ai grandi dans une famille chrétienne traditionnelle, et, rebelle dans l’âme, j’ai voulu me sortir de ce moule.Je me suis mis à étudier le taoïsme, l’islam et les idéologies rastas, ce qui a façonné ma transformation. Pas mal de gens de l’industrie n’ont pas compris ce changement de cap, me prêtant toutes sortes d’intentions malveillantes.»

«Avant, j’étais plus matérialiste, je portais des vêtements griffés, je me rasais, je ressemblais à n’importe quel rappeur. Maintenant, je laisse pousser mes cheveux et ma barbe, c’est une démarche liée à la dimension spirituelle de ma vie: c’est ce que faisaient les sages des cultures anciennes.»

Fidèle à des principes moraux semblant venir d’une époque lointaine et révolue, Monk.e ne vend aucune de ses œuvres. Il les échange plutôt contre des services : «Je me bats pour la souveraineté artistique et personne d’autre que moi-même ou mon Créateur n’est propriétaire de mon œuvre. Monétairement, les albums que je produis ont une valeur, et les gens peuvent s’en inspirer pour m’offrir en don quelque chose d’équivalent, comme de la nourriture.» Le troc à l’ancienne est-il suffisant pour bien vivre? «Je ne suis pas riche en argent, mais il y a beaucoup de gens autour de moi qui croient en ce que je fais et qui sont prêts à m’aider. Sur le plan moral et spirituel, je vis très bien.»
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Photos François Delaplante-Delagrave


Rap et spiritualité rencontre avec Madhi, Khyro et Monk.e
http://raymondviger.wordpress.com/2010/04/24/madhi-khyro-monk-e-rap-spiritualite-hip-hop/











Dernière édition par pascalle le Dim 22 Mai 2011, 03:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: RAP conscient : APOCALYPSE Nwo   Jeu 19 Mai 2011, 09:35









Jérôme Mesnager





Qu’est-ce qui fait courir Jérome Mesnager et ses bonshommes en blanc? “La vie est hyper-courte”, lance Mesnager, dont la vie, à 33 ans, est déjà très remplie. Il est vrai qu’il a toujours eu de la chance. Fils d’un ingénieur travaillant pour une écurie de voitures de course, il n’a jamais eu de problèmes matériels ou familiaux. Et il a fait très jeune des rencontres décisives: il a grandi dans un immeuble où vivait Le Boul’ch, le plus célèbre des peintres de la rue, rédacteur en chef de la revue “Chorus”. Très jeune (il est né en 1961) il a assisté aux réunions de ce groupe d’artistes dont faisaient aussi partie Ernest Pignon-Ernest et Ben. “Je venais en curieux à leurs réunions: je me suis imprégné de cette atmosphère, de cet art... Tout gamin, j’ai vu Ernest Pignon coller ses images de Rimbaud dans la rue”...

Ce qui frappe chez Mesnager, c'esr sa jeunesse

Jérôme Mesnager en train de peindre son homme en blanc dans la rue devant des enfantsTout naturellement, pourrait-on dire, il a commencé à peindre lui aussi, à faire des BD. Et en 1974 il est entré à l’Ecole Boulle, dont il est sorti au bout de 4 ans. Son diplôme d’ébéniste en poche, il a fait des petits boulots, travaillant pour des artisans du Faubourg Saint-Antoine, et dessinant place du Tertre, à Montmartre... avant de devenir enseignant dans un LEP, donnant des leçons de menuiserie, puis des cours de dessin et d’histoire de l’art. “Mes élèves avaient 20 ans, moi je grandissais: ça m’a permis de garder le contact avec cet âge magique, de voir évoluer la jeunesse”. Ce qui frappe le plus chez Mesnager, c’est certainement sa jeunesse: à 33 ans, il conserve un air extraordinairement gamin; et c’est sans doute cette extrême jeunesse d’allure qui lui permet de peindre ses bonshommes en blanc sur les murs sans se faire remarquer -- même à l’intérieur des musées (Beaubourg) -- et aussi son talent: il peint un bonhomme en quelques coups de pinceau, avant que l’on ait le temps de remarquer quoi que ce soit!

L'homme en blanc, rue du SoleilMesnager a participé au mouvement de la Performance: il fallait créer une oeuvre d’art en direct, face au public. Au Portugal, en 1981, il a créé le “Corps Blanc” -- il se peignait tout le corps en blanc, dans une cour d’école entourée de grillages qu’il escaladait ensuite. Titre de son “oeuvre”: Evasion! Il a fait ensuite d’autres performances, se peignant tout en rouge, à la Villette, pendant les travaux de destruction des anciens abattoirs... Il est l’un des fondateurs en 1982 de “Zig-Zag”, un groupe d’une dizaine de très jeunes artistes en “zig-zag dans la jungle des villes”: ils avaient découvert la possibilité d’occuper la rue, en dessinant des graffitis, et aussi d’occuper brièvement, le temps d’une performance artistique, des usines désaffectées.

L'Homme en blanc

Et le 16 janvier 1983 il a inventé l’Homme en blanc qui recouvre maintenant les murs de Ménilmontant et de Belleville, le “Corps Blanc”, “un symbole de lumière, de force et de paix”. Son corps blanc a eu un succès extraordinaire. Mesnager a beaucoup voyagé: à New York, où il a peint toute une palissade devant les gratte-ciel de Manhattan; en Chine, où il a peint son bonhomme blanc sur la Grande Muraille de Chine! Le Musée d’Art Moderne de Paris lui a acheté une palissade: “A 26 ans, être au musée, c’est fou! J’ai pu vivre ma vie au grand jour”...

Mesnager est tourmenté depuis toujours par le problème de tous les artistes -- le conflit entre l’art et la spéculation: “Quand la spéculation entre en jeu, ça fout tout en l’air! Ou l’on est nous-mêmes, et l’on affronte la société tout le temps; ou l’on n’est plus nous-mêmes”... Il a été terriblement frappé par le suicide d’un de ses amis, le peintre Robert Malaval, en 1980. C’est pour échapper à ce dilemme qu’il a “attaqué la rue... je me suis dit: je serai libre de tout circuit marchand! Dans la rue on peut faire de l’art pour les gens de notre époque, pour les passants comme pour les clochards...

Les marchands peuvent gratter les palissades ou les murs, ils n’obtiendront jamais que des écailles de peinture... La rue, ça ne peut pas être récupéré... La vraie peinture, c’est le mur qui est derrière”!

Juste en face de la merveilleuse petite maison qu’il a pu acheter à l’époque heureuse de la ruée sur l’Art, sur les hauteurs de Ménilmontant, à proximité des barres d’HLM hideuses qui défigurent le quartier, Mesnager a depuis peu une boutique, où il expose et vend des T-shirts et des montres à l‘image de l’homme en blanc; il vend aussi, beaucoup moins cher qu’à la “belle époque”, ses tableaux. Aujourd’hui, apparemment, Jérome Mesnager vit très bien le conflit entre le marché et l’Art: “La Rue, c’est le parent pauvre; mes tableaux nourrissent la rue”.

Et il n’oublie pas la rue; il faut le voir marcher d’un pas rapide dans les rues de son quartier, suivi de ses deux enfants, un pinceau et un pot de peinture à la main, jalonnant son parcours de signes de piste -- des hommes en blanc peints en quelques secondes.

Jérome Mesnager ne cesse pas de laisser la marque de son passage sur les fenêtres et les murs des immeubles condamnés de Belleville et de Ménilmontant:”C’est mon travail de peintre: il ne faut pas attendre que j’aille saboter les pelles Poclain qui détruisent ces immeubles; ce serait stupide. Mon travail, c’est d’agir sur la sensibilité: je sais très bien que ces immeubles, on ne pourra pas les sauver; on ne peut rien faire contre la spéculation immobilière, le monde qui nous entoure est très fort. Le plus bel hommage qu’on puisse rendre à ces vieilles pierres, à ces vieilles planches, c’est de leur donner le statut d’oeuvre d’art. Mon boulot, c’est de faire de la poésie avec ce qui va disparaître... c’est un art éphémère... je ne suis qu’un artiste”!

CHRIS KUTSCHERA


découvert chez Saby






http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9r%C3%B4me_Mesnager

http://mesnagerjerome.free.fr/tableaux.php



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