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 Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est

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MessageSujet: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Ven 21 Jan 2011, 21:49

« Made in Russia »

Alexandre Latsa, 33 ans, est un blogueur français qui vit en Russie. Diplômé en langue slave, il anime le blog DISSONANCE, destiné à donner un « autre regard sur la Russie ».


Alex Andreev


“Un autre regard sur la Russie” par Alexandre Latsa*

L’image du “made in Russia” change rapidement, décennie après décennie. Jusqu’à la fin de l’époque soviétique, la presse internationale voyait Moscou comme une ville bâtie autour du Kremlin et de la Lubianka, et l’URSS comme la patrie de l’idéologie marxiste, de la guerre froide, de l’industrie lourde et de la conquête spatiale.

Pendant les dix années qui ont suivi la désintégration de l’Union soviétique, avec la ruine de l’industrie et l’appauvrissement de la population, le made in Russia a toujours fait penser à des stéréotypes négatifs et dangereux: les mafias internationales, les oligarques richissimes, l’argent facile, les trafics en tous genres, l’exportation de vodka ou d’armes de guerre.

Pendant que le Japon vendait Toyota et Sony, l’Amérique Coca-cola, Microsoft et General-Motors, l’Allemagne Mercedes ou Bosch, la France avait toujours ses produits de luxe, Chanel, Vuitton ou Hermès, la Russie elle n’offrait pas de modèles pour faire rêver les consommateurs de la planète.

Pire sans doute, la jeunesse russe et la nouvelle bourgeoisie ne rêvaient que des produits importés de l’étranger. Les années 1990 ont tout de même apporté en Occident une surprise de taille, à propos du made in Russia. Les marxistes disaient depuis longtemps que le modèle soviétique préparait en secret un prototype “d’homme nouveau”, mais ce sont les femmes russes qui sont devenues brusquement les produits d’exportation les plus prestigieux de la Russie. Sur les courts de tennis du monde entier ou dans tous les défilés de mode de la planète, elles ont imposé le modèle de beauté russe et donné une image éclatante du pays.

La décennie suivante, à partir de l’an 2000, a de nouveau profondément modifié l’image de la Russie à l’étranger, de même que l’image du made in Russia. La Lubianka et les tennis women ont été presque oubliées et pour la presse occidentale, la Russie est devenue la patrie de la marque Gazprom. Beaucoup d’analyses critiques se sont focalisées sur les exportations russes de gaz et de pétrole pour en tirer deux conclusions: l’explosion fulgurante du prix du baril serait la raison principale de la bonne santé économique du pays, et la Russie serait menacée par la “maladie hollandaise“. Ces analyses ne tiennent pas compte des progrès réalisés par d’autres secteurs de l’économie. La Russie est devenue le 3ème exportateur mondial de céréales, et de nombreux projets industriels sont en cours de réalisation, comme le système russe Glonass (système GPS par satellites).

http://fr.wikipedia.org/wiki/GLONASS

La Russie qui était lourdement endettée au début des années 2000, a fini l’année 2010 avec presque 500 milliards de dollars de réserves de change, malgré la crise financière, et après avoir connu un fort taux de croissance du PIB pendant la décennie, d’une moyenne annuelle de 6 %. Contrairement à de nombreux pays occidentaux, la Russie n’est plus obligée d’emprunter de l’argent à l’étranger pour payer ses fonctionnaires. Dire que ces réussites sont uniquement dues au pétrole est inexact.

La méthode de management de l’économie, pragmatique et réactive, y est certainement également pour beaucoup.

C’est un modèle made in Russia qui a fait ses preuves, mais curieusement, ce n’est pas encore un produit d’exportation.

En Russie, en même temps que le redressement économique, la décennie a vu renaître un engouement certain pour les produits made in Russia. Une petite révolution est en cours dans les esprits des consommateurs russes, et le Cheburashka a tenu une place importante dans cette évolution. Cette peluche qui ressemble à un ourson, conçue au temps de l’URSS, est devenue un véritable symbole national en Russie. Elle a ouvert la voie à ce qu’on appelle en Europe occidentale les produits ethniques. La société Russe Bosco, qui habille notamment les équipes de sport du pays, ainsi qu’une clientèle relativement huppée, ne s’est pas trompée et a fait du cheburaska un véritable symbole identitaire. D’autres exemples existent, par exemple le succès des produits vestimentaires de jeunes designers Russes jouant très habilement sur des symboles, motifs et designs nationaux, que l’on pense par exemple à Antonina Shapovalova ou bien encore à Denis Simachev.

Cheburashka : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tchebourachka
Bosco : http://www.boscosport.ru/
Antonina Shapovalova : http://www.shapovalova.ru/#/shirts/xml/sh/3.xml

Après une décennie de reprise en main, la ré-industrialisation, la modernisation et l’innovation sont redevenues des priorités nationales. Dans le domaine industriel, des nombreux chantiers sont lancés, que l’on pense par exemple au développement envisagé des nanotechnologies. On a aussi beaucoup parlé du projet de voiture électrique hybride russe à un prix défiant toute concurrence. Des informaticiens préparent un système d’exploitation russe et un nouvel iPhone 4g, à terme entièrement fabriqué en Russie, sera mis sur le marché dans quelques mois. Ce sera par ailleurs le premier téléphone avec une fonction GPS qui utilisera le système de satellites Glonass. Alors que l’année croisée franco-russe vient de se terminer, on peut citer également le rachat par le français Jacques Von-Polier, de la société de montres Raketa, dont l’usine est la plus ancienne du pays mais également la dernière usine de montres produites en Russie.

iPhone 4g : http://fr.rian.ru/video/20101230/188255784.html
Raketa : http://www.raketa.su/

Il très important que désormais les Russes ne conçoivent plus le made in Russia comme quelque chose de dépassé ou d’has-been mais bel et bien comme quelque chose de moderne et que l’on peut être fier de porter. Egalement, le développement de marques et produits made in Russia contribuera à l’affirmation de la Russie à la place qui est la sienne: au sein des économies développées de ce monde. Il y a de la créativité dans l’air et on peut raisonnablement penser que le made in Russia a de l’avenir.


Zadkine


http://www.centpapiers.com/made-in-russia/57115

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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Ven 21 Jan 2011, 22:17

La femme russe qui dérange les occidentaux



En général, les femmes russes n’ont pas leur langue dans leur poche et je vous assure, elles ne sont pas faciles à manier…… Au cas, où l’idée vous prendrait de trouver l’âme soeur dans une agence matrimoniale….. Je vous propose un spécimen en la matière :
Natalia Narotchnitskaia.


Natalia Narotchnitskaia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Natalia_Narotchnitskaia

L’institut pour la démocratie et la coopération a publié une interview de Natalia Narotchnitskaia, très remuante et agaçante pour les occidentaux. en octobre 2009.

L’institut pour la démocratie et la coopération : http://www.idc-europe.org/fr/
_________________________________________________________

Quelques extraits de l’interview de Madame Narotchniskaia.

Mme Narotchnitskaïa entretient également des liens étroits avec certains milieux nationalistes et conservateurs européens qui s’insurgent contre le « diktat des États-Unis et de l’Otan » et contre la mondialisation. Pour elle, une Russie forte représente le principal rempart contre un monde unipolaire dominé par l’Amérique.

Monde unipolaire : http://www.lemonde.fr/europe/article/2007/02/10/vladimir-poutine-denonce-une-vision-unipolaire-du-monde_866077_3214.html

Depuis 2008, elle préside le bureau parisien de l »Institut de la démocratie et de la coopération dont l’objectif à peine voilé consiste à relativiser les acquis de la démocratie occidentale.

Dans les années 1920, l’Occident ne s’est pas spécialement opposé au régime bolchevik, jugé faible et guère dangereux. Mais quand, en 1945, l’URSS est devenue un géant géopolitique auréolé de sa victoire contre l’Allemagne nazie, la guerre froide a été déclenchée. N’est-ce pas curieux ?

Et qu’on ne me dise pas que cette guerre froide était due exclusivement à la crainte et à la répulsion qu’inspirait Staline ! Après la mort de ce dernier, Khrouchtchev en a fini avec les répressions de masse. Des centaines de milliers de personnes ont été réhabilitées. Mais la guerre froide a continué. Alors, pourquoi l’attitude occidentale à l’égard de l’URSS n’a-t-elle pas évolué ?

Bien sûr, c’était un régime rigide ; mais à partir de 1956, il avait complètement abandonné la logique d’extermination qui avait été la sienne pendant le premier quart de siècle après la révolution.
Et vous devez admettre que, sous Brejnev, l’URSS s’est comportée comme un partenaire normal sur la scène internationale, un partenaire qui respectait les conventions et les traités internationaux. Alors, pourquoi l’Occident a-t-il tellement tenu à prolonger la guerre froide, pourquoi a-t-il toujours rêvé de démembrer ce géant, si ce n’est pour des raisons géopolitiques ?

Brejnev : http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9onid_Brejnev

Lors de l’effondrement de l’URSS et pendant les dix années qui ont suivi, l’équipe au pouvoir a délaissé les vrais intérêts stratégiques du pays. Le régime du président Eltsine s’appuyait non pas sur les éléments « sains » de la nation, mais sur des libéraux qui, à l’instar des premiers bolcheviks, étaient prêts à sacrifier des territoires et, plus globalement, les intérêts nationaux au nom de l’affirmation de leurs idéaux.

Nos libéraux ont agi comme si l’État russe d’avant la révolution n’avait jamais existé, comme si l’URSS n’avait jamais existé. Leurs slogans étaient d’une simplicité enfantine : ils souhaitaient « passer du totalitarisme à la démocratie ». Ils fantasmaient sur le marché et sur Coca-Cola.

L’union soviétique n’est pas devenue une grande puissance à cause des répressions, mais grâce à sa victoire sur le nazisme. Et, pour vaincre, Staline, en homme rusé, a ressuscité l’idée de la Patrie, même si c’était la patrie socialiste. Nos parents et grands-parents se sont battus non pas pour l’État, mais pour la patrie !

Je me souviens très bien d’un discours que j’ai prononcé à l’Académie de l’état-major soviétique, trois jours après l’annonce des accords signés dans la forêt de Bélovej par les présidents russe, ukrainien et biélorusse (Boris Eltsine, Léonid Kravtchouk et Stanislav Chouchkevitch) – accords qui ont entériné la fin de l’URSS.

J’étais à l’époque une assez jeune chercheuse à l’Institut des relations internationales de Moscou, et je vous assure que, devant un tel auditoire, j’avais les genoux qui tremblaient !

Voici ce que j’ai dit, en substance, à cette assistance composée uniquement de généraux et de colonels : « Ce n’est pas l’URSS qui vient d’être écartelée, mais l’État russe.

En échange de la sortie du totalitarisme, on nous propose de renoncer à trois cents ans de l’histoire russe. Que feront les armées devenues nationales, alors qu’elles ont prêté serment à l’URSS ? En réalité, aucun des États nouvellement formés ne résulte d’un développement historique naturel conjuguant trois éléments : une nation, un territoire, un État. Je n’ai rien contre le fait de renoncer au marxisme ; mais qu’advient-il de notre patrie? »

J’aimerais vous rappeler certaines thèses du discours que Vladimir Poutine a prononcé à Munich, en 2007. En substance, il a envoyé le message suivant aux pays occidentaux : « Cessez de dissimuler sous une feuille de vigne vos éternelles visées géopolitiques. Ne prétendez plus que votre action est guidée par des valeurs morales prétendument universelles ! »

Voyez l’activité de milliers d’ONG en Ukraine et en Géorgie qui, même si elles s’occupent, pour la plupart, de choses innocentes, n’en orientent pas moins la jeunesse et l’intelligentsia vers les valeurs occidentales. Leur propagande présente la Russie comme un pays arriéré, si bien que les Ukrainiens et les Géorgiens sont très surpris, quand ils ont l’occasion d’aller à Moscou, en découvrant qu’il s’agit d’une métropole ultramoderne.

Il est indéniable que nous ne travaillons pas assez pour contrecarrer la propagande occidentale. Nous n’avons pas de véritable politique à l’égard de l’« étranger proche » alors même que ces pays sont nos voisins et nos frères.

J’ai étudié des documents de la CIA datant de la première moitié des années 1950, qui évaluaient les appuis potentiels en cas de guerre américano-soviétique. Ces documents mentionnaient, parmi les alliés possibles, l’Ukraine occidentale (mais pas le reste de l’Ukraine) et la Géorgie. Ces deux contrées étaient dépeintes comme des territoires où le sentiment antirusse était profondément ancré. Je dis bien antirusse, et non seulement antisoviétique.

Contrairement à l’idée romantique que se faisaient beaucoup de Russes à propos de la Géorgie – qu’ils voulaient voir comme une alliée orthodoxe fidèle -, une partie de l’élite géorgienne était prête, dès l’époque tsariste, à prendre les armes contre les Russes, même s’il fallait, pour cela, s’allier avec les Perses.

Moi, je ne comprends pas pourquoi l’Occident n’a rien trouvé à redire aux crimes que le régime de Djokhar Doudaev (le premier « président » indépendantiste de la Tchétchénie) avait perpétrés bien avant le début de la première guerre tchétchène en 1994.

Ce régime a commis d’innombrables violations des principes du droit international. Savez-vous que presque 200 000 habitants russes de Tchétchénie ont été chassés de cette république, lors d’un véritable nettoyage ethnique ? Savez-vous combien de jeunes filles et de femmes russes ont été violées par des Tchétchènes ? Or ce coup d’État organisé par un petit colonel, Djokhar Doudaev, dans les meilleures traditions de l’Amérique latine, a été présenté en Occident comme le « couronnement d’une lutte pour la libération nationale ». Mais quand Moscou a enfin réagi, nous avons été agonis d’injures !

Djokhar Doudaev : http://fr.wikipedia.org/wiki/Djokhar_Doudaiev

Imaginez que, au moment de l’attaque de l’Ossétie du Sud par Saakachvili, la Russie ait trahi les Ossètes et ses propres forces de maintien de la paix stationnées sur place. Le lendemain, nous aurions eu, dans tout le Caucase du Nord, dix nouvelles prises d’otages semblables à celle de Beslan !

Si seulement vous saviez ce que j’ai enduré de la part de l’establishment à l’époque eltsinienne !

Plus généralement, pourquoi l’Occident s’intéresse-t-il, depuis deux cents, voire trois cents ans, au Caucase ? Selon plusieurs analystes, le pipeline Bakou-Tbilissi-Ceyhan - une installation chère aux Américains, qui traverse le Caucase d’est en ouest en contournant la Russie – n’aura aucun impact sur les cours du pétrole dans les vingt-cinq ans à venir.

Et, pourtant, cet oléoduc a été construit au prix d’investissements gigantesques. L’explication est évidente : le « BTC », comme on l’appelle, existe avant tout pour des raisons géopolitiques. Il s’agit, toujours et encore, du partage du monde en sphères d’influence.

Le moment est venu de mettre fin à la période d’instabilité mondiale qui a résulté de l’éclatement de l’URSS. Nous voulons contribuer à instaurer une période plus calme, propice à la mise en place d’un nouvel équilibre international. Ne serait-ce que parce que, sans stabilité, la démocratie sur le continent européen ne pourra pas être préservée.

Lorsque des officiels bulgares pleurent d’émotion en hissant le drapeau de l’Otan, je pense avec tristesse à la mort de nos soldats qui les ont libérés de la domination turque…

Officiels bulgares : http://bnr.bg/sites/fr/Lifestyle/BulgariaAndWorld/Pages/300310_otanpriorite.aspx

Je crois que la Russie possède quelque chose que les Américains n’auront jamais : la capacité de respecter l’autre, sa différence. En réalité, la Russie représente un « modèle réduit » du monde, bien plus que les États-Unis.

La Russie vit en même temps au XIXe, au XXe et au XXIe siècle. Elle combine l’opulence et la misère ; la technologie de pointe y côtoie les conditions de vie les plus primitives ; on trouve, sur son territoire, tous les climats possibles ; de nombreuses religions et civilisations y cohabitent. La coexistence relativement harmonieuse de toute cette diversité confère à la Russie une expérience unique.

En tout cas, nous n’avons jamais eu de guerres de religions comparables à celles qui ont sévi en Europe. Nous sommes à l’opposé de l’aspiration qui viserait à uniformiser le monde sur la base des valeurs libérales (une aspiration qui n’est pas si éloignée, dans l’esprit, de la vision trotskiste).

Dans un tel monde, il n’y aurait de place ni pour l’orthodoxie slave ni même pour la grande culture européenne. Bref, je crois que le modèle américain a montré sa stérilité et ses limites :

On ne peut pas bombarder un pays parce qu’il n’est pas organisé « comme il faut » !

Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que cette faiblesse américaine donne une chance au modèle russe. À nous d’en profiter !

Vilistia.
http://www.centpapiers.com/la-femme-russe-qui-derange-les-occidentaux/55293

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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Mar 25 Jan 2011, 19:18



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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Jeu 17 Fév 2011, 15:49



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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Jeu 17 Fév 2011, 16:00

Couleurs de Russie


Guelendjik

« Un autre regard sur la Russie » par Alexandre Latsa*

Vendredi dernier, le 11 février s’est ouverte à Moscou l’exposition “best of Russia“, qui se tient au Centre d’exposition d’art contemporain Vinzavod. L’exposition, patronnée par le ministère de la Culture, a lieu tous les ans depuis 2008 et consiste en la publication des meilleures photos de l’année pour illustrer le meilleur de la Russie.

Le principe est très simple, tous les citoyens russes peuvent participer. L’objectif est de découvrir parmi les photographes, ceux qui sont capables de donner une image authentique de la Russie. Loin des stéréotypes, les participants exposent la vie, la beauté, la diversité et les contrastes dont le pays regorge. Les photos sont classées selon plusieurs thématiques : la nature, l’architecture, les gens, les évènements et le style.

365 photos sont sélectionnées dans chaque catégorie, constituant la sélection des gagnants de l’année. Les expositions 2008 et 2009 ont connu un grand succès. Celle de 2010 a attiré 300.000 visiteurs. Chaque année, le nombre de participants augmente et des milliers de photos sont triées. Cette année, 569 villes ont participé, 25.239 photos ont été envoyées et 365 sélectionnées. L’exposition aura lieu à Moscou, Saint-Pétersbourg, Perm, Novossibirsk et aussi Paris.

Toujours dans le domaine de la photo, il existe une autre manifestation, “Colours of Russia“, qui existe depuis 2007. Organisée par Michael Hockney and William Zlatanov, deux photographes Canadiens qui parcourent le monde. Colours of Russia comprend près de 15.000 photos prises entre Moscou, Saint-Pétersbourg et Nijni-Novgorod. Elle a été reconnue par l’agence Itar-Tass comme un projet important et représentatif de la Russie moderne. Il est à noter que Colours of Russia n’est que la partie Russe d’un projet plus global, également de très grande qualité.

Le but commun de ces deux projets vous l’aurez bien compris est de donner une image de la Russie hors des préjugés, mais également réelle et actuelle. Ces projets ont tout à fait leur place pour tenter de modifier l’image de la Russie à l’étranger qui est assez catastrophique. Bien sûr, nous le savons, le courant médiatique global n’est que rarement favorable à la Russie et la France en est une bonne illustration.

Dans une récente interview, Emmanuel Quidet, directeur général d’Ernst& Young Russie, et président fondateur de la chambre de commerce et d’industrie franco-russe, rappelait que: “la presse est très négative sur la Russie et l’a toujours été, particulièrement la presse française“. Par conséquent, l’illustration de la Russie en photos me semble une relativement bonne méthode pour faire découvrir ce pays encore relativement méconnu.

Je me souviens que lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la Russie, il y a de cela bien des années, j’ai désespérément cherché un site, avec de vraies photos sur la Russie. J’ai regardé une bonne partie des images qui étaient disponibles en ligne et j’y ai trouvé surtout des photos publicitaires des villes de l’Anneau d’or ou des deux villes incontournables que sont Moscou et Saint-Pétersbourg. Mais je n’ai pas trouvé de photos de Barnaoul, Vladivostok, Petrozavodsk ou Krasnodar. Pas de photos des facultés, des étudiants, des villages ou encore des bars, des restaurants, des plages russes et surtout des gens…

Depuis, une quantité de blogs russes se sont développés, il est possible d’y voir la Russie en images, telle qu’elle est, mais l’accès en ligne reste compliqué pour les étrangers et pour les touristes potentiels, souvent à cause de l’obstacle de la langue.

Depuis que j’écris sur la Russie, j’ai souvent pensé à illustrer mes propos par des images. Il faut bien avouer que ce n’est pas facile. La Russie est un pays immense et varié, à la fois si moderne et si archaïque, qu’il est difficile à illustrer. Comment comparer les avenues ultramodernes de Moscou avec les éleveurs de rennes de l’Extrême-Orient? Comment comparer l’aspect polaire du grand Nord arctique avec l’oriental Caucase? Quelle Russie montrer comme étant la Russie? Comment choisir dans la mosaïque des peuples et des traditions? C’est tout le mérite de ces deux expositions: réunir les images de la diversité russe pour le plaisir des visiteurs.

Pour une très grande majorité de gens, la Russie est un pays froid, hivernal et gris, un pays sans lumières. Une amie russe me décrivait récemment ce que représentait la Russie pour elle, en l’illustrant par les tourbillons de neige créés par le vent sur les quais enneigés de la gare de banlieue où elle prend son électrichka (train de banlieue-ndlr) tôt tous les matins pour aller travailler.

Un tableau dans un sens réaliste mais il est vrai pas vraiment vendeur, surtout d’un point de vue touristique. L’absence de lumière dans nombre de régions du nord ou de l’est du pays est un fait climatique mais ce n’est pas le cas partout, par exemple au bord de la mer Noire ou dans le Caucase.

Pour montrer à quoi ressemble le cadre de vie “dans le sud“, le blogueur français Arthur par exemple, donne une image assez inattendue de la Russie. Depuis 2006, il met en ligne des photos de la ville dans laquelle il habite, Novorossisk, qui est, comme il le rappelle, la 77ème ville du pays.

http://vivreenrussie.1fr1.net/t27-russie-en-dehors-de-ces-7-8-grosses-villes-c-est-la-misere?highlight=7+ou+8+villes

Il démontre ainsi que la vie en Russie est non seulement possible, mais aussi agréable, loin des grosses agglomérations où sont encore concentrés la majorité des étrangers. On le voit bien sur ses photos: sa Russie à lui est chaude, bleue et exotique, les palmiers se disputant la place avec les Kit-Surfers ou les scooters des mers. Et pourtant vous ne rêvez pas, vous êtes bien en Russie, même si cette Russie du sud est bien loin de l’image que l’on peut s’en faire.

Loin des stéréotypes et des fantasmes, les photos ne nous mentent pas: elles nous montrent la Russie d’aujourd’hui.







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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Jeu 17 Fév 2011, 16:05

Emmanuel Quidet, Président de la chambre de commerce et d’industrie franco-russe répond à RealpolitikTV au sujet du climat des affaires en Russie.


Le climat des affaires en Russie pour 2011:

http://www.realpolitik.tv/2011/02/le-climat-des-affaires-en-russie-pour-2011/

http://www.dailymotion.com/video/xgw0fu_le-climat-des-affaires-en-russie-pour-2011_news#from=embed


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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Jeu 07 Avr 2011, 21:43

L’homme qui refuse 1 million de dollars

Svetlana Smetanina, La Russie d’Aujourd’hui

On en parlait depuis longtemps sans vraiment y croire, c’est finalement devenu réalité : le mathématicien Grigori Perelman a définitivement refusé de recevoir le Prix du millénaire doté d’un million de dollars qui lui avait été décerné par l’Institut Clay pour les mathématiques en récompense de sa résolution de la conjecture Poincaré. L’argumentation de cette décision s’est avérée aussi surprenante que le refus lui-même. Perelman a déclaré ne pas être d’accord avec l’avis de la communauté mathématique : « Ses décisions ne me plaisent pas, je les trouve injustes. Je considère que la contribution du mathématicien américain Richard Hamilton à la résolution de ce problème n'est pas inférieure à la mienne ». La position du chercheur américain à ce sujet reste pour l’instant inconnue.

La décision d’attribuer le prix à Perelman avait été annoncée en mars dernier. Depuis, le grand public attendait avec impatience de savoir si le scientifique accepterait la récompense et, si tel était le cas, de quelle manière il comptait dépenser son argent. En effet, Perelman avait précédemment refusé un autre prix doté de dix milles dollars. Nombreux étaient ceux qui voulaient l’aider à résoudre ce problème difficile. Les communistes de Saint-Pétersbourg (la ville natale du chercheur) auront été les plus directs en lui adressant une lettre assortie d’un plan d’action. Premièrement, ils conseillaient au mathématicien de récupérer l’argent et, de préférence, avec des intérêts. Deuxièmement, ils lui suggéraient d’investir la somme dans la construction d’un centre scientifique pour enfants issus des familles défavorisées. Enfin, ils émettaient le souhait de le voir offrir cent mille dollars à la Fondation du Mausolée de Lénine.

Le « problème de Perelman » a également attiré l’attention des autorités russes. Le premier ministre, Vladimir Poutine, lors d’un discours prononcé devant les académiciens du pays – perpétuellement en quête de subventions auprès du gouvernement – a évoqué le cas Perelman sur un ton à la fois badin et sérieux. « Nous nous efforçons de l’aider d’une manière ou d’une autre, mais même cet argent, il ne le prend pas », a-t-il ainsi remarqué avec une sorte de fierté.

Jusqu’à présent inconnu de tous, le chercheur russe est donc devenu célèbre du jour au lendemain. Il est prévu de lui conférer le statut de « Pétersbourgeois émérite ». Viktor Vekselberg, chef du projet « Skolkovo », a invité le mathématicien à rejoindre le conseil scientifique de la Grande Ecole. Certains, comme Sergueï Mironov, le président du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe - ndlr), aspirent même à gagner son amitié. A l’instar des communistes, il a récemment adressé à Perelman un courrier élogieux pour le féliciter de son exploit scientifique et le prier de bien vouloir le rencontrer pour aborder des problèmes de la science. A n’en point douter, les deux hommes auraient trouvé des sujets de discussion puisque Mironov a, lui aussi, d’une certaine manière, refusé de l’argent : selon sa déclaration d’impôts, c’est en effet le plus « pauvre » des sénateurs russes. Autrement dit, il vit sur son salaire. Mais cet appel est également resté sans réponse de la part de Perelman.

La raison de la popularité de Perelman est simple et la résolution de la conjecture de Poincaré n’a évidemment rien à voir là-dedans : cette expression scientifique ne dit absolument rien à la majeure partie de nos compatriotes. En réalité, c’est l’implacable refus qu’oppose le chercheur à l’argent qui en est la cause. On tente en vain de le lui imposer, et cela à une époque résolument matérialiste où tout le monde est invité à chercher enrichissement, dépenses sans freins et jouissance sans limites. Selon la logique d’aujourd’hui, l’argent est le mètre-étalon de la réussite, celui qui n’en a pas est considéré comme un "loser", il est tout simplement impossible de résister à cette pression. Or, voici soudain un certain Gricha (le diminutif de Grigori - ndt) Perelman surgit pour dire : merci, je n’en ai pas besoin. « Je n’ai besoin de rien, j’ai tout ce qu’il me faut », a dit récemment le mathématicien aux journalistes à travers la porte de son appartement. Ses voisins affirment pourtant que le niveau de vie du scientifique frôle la pauvreté.

Bien sûr, tout pourrait s’expliquer par l’extravagance du génie. Mais un ancien collègue de Perelman à l’Institut mathématique qui a travaillé avec lui jusqu’en 2005 a eu cette phrase qui met les choses en perspective : « Il est pointilleux à l’extrême. Il voyait parfois une violation des normes morales là, où en réalité elles n’existaient pas. » Toute la communauté mathématique pense que la démonstration de la conjecture a été établie par Perelman qui, à son tour, affirme que le prix doit être décerné à Richard Hamilton. Nous, ses contemporains, sommes persuadés qu’un million de dollars ferait notre bonheur et que ce genre de cadeaux ne se refuse pas. Perelman pense pourtant autrement. Saisissez-vous le sens ? Il a tout simplement d’autres critères moraux pour apprécier le bien et le mal. Il semble voir « la violation de normes morales là, où en réalité elles n’existent pas », mais il perçoit beaucoup plus de choses que nous tous. D’ailleurs, il est possible que ce soit précisément cette capacité qui l’ait aidé à résoudre cet « insoluble » problème mathématique.

La Russie contemporaine a un rapport compliqué à l’argent. Curieusement, si son absence est vécue difficilement, sa présence, voire son abondance n’arrange pas davantage les choses. Prenons un exemple, celui des formidables investissements réalisés par l’État dans le football et le hockey, deux sports aussi chers au peuple qu’aux autorités du pays. Aujourd’hui, l’entraîneur gagne des millions d’euros, les footballeurs aussi, les joueurs de hockey bien plus encore. Le bilan ? Notre équipe de football n’a pas même réussi à se qualifier pour la Coupe du monde et nos hockeyeurs ont perdu aux Jeux Olympiques et au Championnat du monde. Bref, on découvre que des salaires élevés ne suffisent pas et que les joueurs doivent avoir quelque chose de plus dans leurs cœurs ou dans leurs têtes. Je ne sais pas comment le dire plus clairement : ce quelque chose ne s’achète pas.

Quelle relation avec Grigori Perelman me direz-vous ? Il se trouve que lui, contrairement aux autres, possède ce « quelque chose », ce quelque chose dont la valeur dépasse le million de dollars. Il connaît sa mission, il sait ce qu’il veut. Dès lors, que peuvent bien signifier pour lui toutes les tentations du monde ?

Un collègue de Perelman, le mathématicien William Thurston, commente ainsi le refus du scientifique de recevoir son prix : « J’éprouve une profonde sympathie pour Perelman et j’admire sa force intérieure, sa pureté, sa capacité à rester fidèle à lui-même. Perelman nous a appris les Mathématiques. Peut-être, devons-nous désormais nous poser des questions sur nous-mêmes et prêter attention à son rapport à la vie. »

http://larussiedaujourdhui.fr/articles/2010/07/30/l_homme_qui_refuse_million_de_dollars.html
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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Sam 07 Mai 2011, 16:06

Bonjour à tous,

Ce qui suit n'est pas la traduction de cette Nouvelle Constitution mais seulement l'avis d'un journaliste. Si les points sont effectivement bien énumérés, les spéculations sont de mise dans cet article sur presque chacun de ces points.

Vue de France, la Hongrie n'est pas très belle. Comme elle ne l'est pas, aux yeux des nombreux autres pays de l' UE surtout depuis la ratification de cette Constitution par le Président : Autriche, Allemagne, etc.


La nouvelle Constitution hongroise en bref
18/04/11 à 20:05


Le texte voté ce lundi fait référence à Dieu et au christianisme. Il ouvre la voie à une interdiction de l'avortement et porte gravement atteinte à la séparation des pouvoirs.


Le Premier ministre hongrois Viktor Orban (en bas à droite) a fait voter une nouvelle Constitution (Sipa)

Voici les principaux points de la nouvelle Constitution hongroise, adoptée lundi 18 avril par le Parlement à la majorité des deux-tiers et préparée par le parti du Premier ministre conservateur Viktor Orban.

- Le préambule fait référence à Dieu et au christianisme comme rassemblant la nation. Les détracteurs du texte estiment que cela est discriminatoire envers les athées et les fidèles d'autres religions.

- Le préambule amalgame la nation politique et la nation ethnique: ainsi font partie de la nation hongroise les citoyens hongrois qui vivent en Hongrie mais appartiennent à des minorités non-hongroises et aussi les minorités de souche hongroise des autres pays qui ne sont pas citoyens hongrois. La Constitution promet de sauvegarder "l'unité spirituelle et intellectuelle" de la nation hongroise.

- La nouvelle Constitution rend possible l'élargissement du droit de vote vers les Hongrois de souche des pays voisins, ce qui risque de créer des conflits avec les pays limitrophes à forte minorité hongroise comme la Slovaquie ou la Roumanie.

- La nouvelle Constitution ouvre la porte à une possible interdiction de l'avortement: "La vie du foetus doit être protégée à partir du moment de sa conception".

- La nouvelle Constitution restreint le champ de compétences de la Cour constitutionnelle, notamment dans les domaines économique et social.

- Le gouvernement pourra étendre son influence sur la justice, unique corps de l'Etat encore indépendant.

- La nouvelle Constitution ne comprend plus trois contrepoids importants dans l'exercice de la démocratie: les Médiateurs pour les minorités ethniques, pour la protection des données personnelles et pour la protection des générations futures.

- La nouvelle Constitution modifie le mode de nomination des dirigeants de toutes les institutions étatiques, avec des périodes de mandat de neuf, voire douze ans, ce qui les rend intouchables et réduit très fortement la marge de manoeuvre des futurs gouvernements.

- La nouvelle Constitution accorde au Conseil budgétaire de la banque centrale, qui sera composé de membres proches de Viktor Orban, un droit de veto sur le budget. S'il est exercé, le chef de l'Etat, Pal Schmitt, également proche de Vitor Orban, pourra dissoudre le Parlement. Ainsi, même s'il se trouve dans l'opposition après les élections législatives de 2014, Viktor Orban pourra, via le Conseil budgétaire et le chef de l'Etat, dissoudre le Parlement. Une disposition qualifiée de "putsch" constitutionnel par l'opposition.

- La nouvelle Constitution prévoit que le système de retraites et la politique fiscale ne pourront être dorénavant modifiés qu'à la majorité qualifiée des deux-tiers du Parlement, ce qui liera également les mains d'un autre gouvernement.

Nouvelobs.com avec AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110418.OBS1496/la-nouvelle-constitution-hongroise-en-bref.html
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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Sam 07 Mai 2011, 17:49

Les milices n’ont qu’à bien se tenir
Posté par hu lala • 5 mai 2011 à 17:24

Par Swan Min-Tung

Le parlement a adopté un amendement au Code Pénal portant sur « des comportements de « provocations antisociales » qui pourraient intimider les individus appartenant à des minorités nationales ou ethniques, les communautés raciales ou religieuses et qui pourraient être sanctionnés de trois années d’emprisonnement », a rapporté MTI au début de la semaine.


Les manifestations de l’extrême-droite ont fait, manifestement, trop parler d’elles ces derniers temps. L’objectif de cette nouvelle législation est de renforcer les pouvoirs de la justice pour sanctionner des écueils tels que les manifestations qui s’étaient déroulées dans les villages de Gyöngyöspata, Hejöszalonta ou encore Hajduhadhaz, à l’encontre des populations Roms accusées de délinquance. Combattre le feu par le feu, la violence par la violence n’est finalement pas du goût du Parlement hongrois : la droite Fidesz, le parti socialiste MSZP et le Parti vert LMP ayant voté l’amendement. Jobbik, de son côté, s’est y est bien évidemment opposé.

Le gouvernement a ainsi souhaité rappeler que c’est l’Etat qui détient le monopole de la violence légitime, et qu’il peut ainsi condamner ce que le porte-parole du premier ministre Peter Szíjjártó a désigné comme une « criminalité en uniforme ». En effet, en plus de la peine de prison évoquée précédemment, tout participant à une opération de maintien de l’ordre illégale risque jusqu’à deux de prison. Reste à savoir dans quelle mesure cette loi sera applicable. On a vu la semaine précédente des éléments de la milice Véderö provoquer les Roms de Gyöngyöspata, sans uniformes et dissimulés dans la population locale.

Jobbik-Véderő : je t’aime moi non plus

Il semblerait que le phénomène des milices, soutenu par Jobbik et son président Gabor Vona, créé quelques tensions au sein du parti. Plusieurs branches locales de Jobbik ont été dissoutes ces derniers mois, peut-être par désaccord avec les actions des milices, mais sans qu’elles confirment ces raisons. Selon des informations de Origo.hu relayées par Politics.hu, le Jobbik chercherait à prendre ses distances avec le groupe paramilitaire Véderő. Certains députés Jobbik n’ont pas hésité à critiquer récemment l’action de Véderő à Gyöngyöspata. Le vice-président du parti, Levente Murányi est allé jusqu’à dénoncer le comportement du leader du groupe paramilitaire, Tamás Eszes, comme quelqu’un "incapable de travailler en équipe, rebelle et désobéissant". Murányi l’accuse en outre d’avoir été expulsé de la Magyar Garda, aujourd’hui bannie, à cause de ce même comportement.

http://www.hu-lala.org/?p=15349
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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Lun 09 Mai 2011, 21:52

L’écriture des Magyars

Les Runes hongroises


(remarque: plus exactement les Runes "sicules" = Transylvanie/Carpates = partie qui fait actuellement partie de la Roumanie)




Historique

Les ancêtres des Hongrois avaient leur propre écriture déjà bien avant d’arriver dans le Bassin des Carpates. Cette écriture s’appelle « les runes hongroises ». On appelle « runes » un système alphabétique aujourd’hui disparu et gravé essentiellement sur le bois, par un système d’entailles. Les Scandinaves et les Russes avaient eux aussi des runes.

Elle a presque disparu au cours des siècles, puisque avec l’évangélisation des Hongrois païens, l’Eglise essayait de détruire les coutumes païennes. Si cela n’a pas réussi totalement, c’est parce qu’au Moyen Age, les gens lettrés utilisaient le latin qui n’a pas été adapté à la phonétique hongroise (le latin reproduit mal les sons qui n’existent pas en latin, par ex. « ly », « gy », « cs ») et les basses couches de la sociétés (par exemple les descendants des anciens « chamanes ou taltos ») continuaient à utiliser cet alphabet adapté.

Matières, modes d’écrire

L’écriture a été gravée avec un couteau dans la plupart des cas dans le bois (sur des « baguettes »), plus rarement dans la pierre. Les gens tenaient de la main gauche la baguette et gravaient à l’aide d’un couteau, avec la main droite, ce qui explique que le sens de l’écriture va de droite à gauche.



De droite à gauche



Caractéristiques

Cette écriture reflète bien les caractéristiques de la langue hongroise (un son = une lettre) et on peut l’utiliser encore aujourd’hui pour noter le langage parlé.
On ne distingue ni majuscule ni minuscule. Les lettres sont composées essentiellement de lignes verticales et obliques parce que c’est plus facile à graver dans le bois que les lignes horizontales ou les courbes.




http://www.bailble.com/Civilisation/pdf/histoire.pdf



Les nombres

Les caractères/traits des nombres suivent une logique implacable contrairement aux autres nombres :




Différences entre nombres hongrois, étrusques et romains.

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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Lun 09 Mai 2011, 22:01

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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Ven 13 Mai 2011, 23:04

En dehors de cet alphabet runique sacré, les Sicules hongrois possèdent également
un drapeau bleu (Lune) et or (Soleil)
et des armoiries faisant référence à pas moins qu'au Couple Sacré.

Voyez par vous-même :











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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Dim 22 Mai 2011, 20:56

Voici un pédagogue russe dont le système éducatif était effectif dans les anciens pays de l'est :


Anton Semionovitch Makarenko


Les idées pédagogiques de Makarenko

Les idées de Makarenko sur les liens qui existent entre la pédagogie et les autres sciences sociales, humaines (la sociologie, l'économie, l'ethnologie, l'anthropologie, la psychologie, l'histoire, la géographie, la démographie, les sciences politiques, l'archéologie et l'histoire de l'art, la linguistique, la communication, et parfois même la philosophie, la théorie de la littérature et de l'art) et naturelles (biologie, physiologie, nature, environnement, etc.) - méritent un examen attentif.

Ayant parfaitement compris l’essence des rapports moraux qui régissent la nouvelle société socialiste, Makarenko en a dégagé une règle d’or : « exiger de l’homme le plus possible, avec la plus grande révérence à son égard. Certains pédagogues ont parfois critiqué ce principe où, dans le binôme « exigence-respect », l’exigence est placée en tête. Mais Makarenko soulignait lui-même que, d’un point de vue véritablement humain, il ne s’agit pas de deux catégories différentes, mais de deux aspects dialectiquement liés d’une seule et même attitude.»


(…) S’il a lutté pour une pédagogie digne de ce nom, qui construise l’homme et soit responsable devant la société des résultats de l’éducation, Makarenko n’a cependant pas suivi les matérialistes français qui affirmaient, dans leur étroitesse de vues, que l’« éducation peut tout ». Selon lui, la force de l’éducation dans la société socialiste tient à l’utilisation judicieuse, par les pédagogues, des données de la psychologie, de la biologie, de la médecine, bref, de toues les sciences de l’homme appelées à jouer un rôle dans l’organisation pratique du processus éducatif et dans la recherche pédagogique.
Quant à la logique pédagogique, elle est étroitement liée à la compréhension de la raison d’être de l’éducation. La pédagogie étant « la science la plus dialectique », il part du principe que « l’éducation est un processus social au sens le plus large du mot [...] Au sein de la réalité ambiante, prodigieusement complexe, l’enfant entre dans une infinité de rapports dont chacun se développe sans cesse, se relie aux autres et se complique du fait de la croissance physique et morale de l’enfant. Tout ce « chaos » qui semble n’être susceptible d’aucun recensement n’en crée pas moins à chaque moment des modifications dans la personnalité de l’enfant. Orienter et diriger ce développement, telle est la mission de l’éducateur »

(…) Dans le fonctionnement normal du processus, les rapports collectivité-individu sont fondés sur la communauté d’intérêts et sur la garantie, par la collectivité, des droits de chacun. Les grands et les forts ne peuvent offenser les petits et les faibles : telle était la règle immuable de la communauté et celui qui l’enfreignait encourait la réprobation collective. Ainsi, loin de l’étouffer, la collectivité garantissait la liberté de chacun.

p.5: Dans le vie de la collectivité éducative, Makarenko a assigné une place particulière au travail, lié à l’étude des bases des sciences et à une large éducation civique, politique et morale.

Ses idées principales dans le domaine de l’éducation par le travail peuvent se résumer ainsi :

a) le travail ne deviendra un outil efficace de l’éducation communiste que s’il est intégré à l’ensemble de l’organisation du processus éducatif ; en outre, ce système n’a aucun sens si tous les enfants et adolescents ne participent pas à des formes de travail socialement utile, adaptées à leur âge ;

b) il faut que ces différentes formes de travail, en tant que participation obligatoire à l’autogestion et au travail productif, soient organisées sur la base technique la plus moderne possible et axées sur une création technique sélective ainsi que sur un travail gratuit, effectué dans l’intérêt de tous : c’est une fois ces conditions remplies qu’enfants et adolescents tirent parti de la richesse des rapports qui déterminent le développement harmonieux et libre de la personnalité ;

c) le collectif, ses organes et ses délégués doivent se charger dans une mesure toujours croissante, d’organiser le travail et de prendre les décisions touchant la répartition des bénéfices, la comptabilisation des salaires, l’utilisation de divers stimulants matériels et moraux et l’organisation de la consommation.


L’autogestion

Par exemple, l’œuvre théorique et pratique de Makarenko concernant le développement de l’autogestion et sa conception du rôle du « noyau actif » dans la collectivité éducative sont de nouveau singulièrement actuelles. Il faut, bien évidemment, s’attacher moins aux modalités concrètes — système de rapports et rotation des équipes de service dans la commune, activité du conseil des commandants ainsi que des divers comités permanents et temporaires, etc. — qu’aux principes, tels par exemple la participation de tous les élèves sans exception, même les plus jeunes, à l’exercice des diverses fonctions d’organisation dans la collectivité primaire et la collectivité générale, la garantie de la responsabilité réelle de la collectivité et de ses organes pour les décisions prises, leur exécution et le contrôle de leur application.


(…) Sans vouloir soumettre à une critique détaillée ce qu’on pourrait appeler le « makarenkisme », remarquons seulement que la pensée et le système de Makarenko résultent d’un processus long et complexe de recherche créatrice, jalonné de trouvailles heureuses mais aussi de tâtonnements, d’ailleurs inévitables lorsque, au lieu de suivre les chemins battus, on fraie sa propre voie vers la vérité.

http://www.ibe.unesco.org/publications/ThinkersPdf/makarenf.pdf
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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Dim 22 Mai 2011, 22:38

Bonsoir à tous,

Cela pourra paraître incroyable mais il existe une langue antique totalement dialectique dans sa structure intrinsèque : c'est le « Magyar ».

C'est la seule langue construite dialectiquement dont personnellement, j'ai connaissance. Si je me focalise pour le moment, sur celle-ci, c'est pour cette simple et unique raison. Autrement dit, je reste ouverte à toute autre découverte.

La caractéristique principale mais surtout, la particularité de la langue hongroise est que : les consonnes restent constantes et ce sont les voyelles qui donnent le sens aux mots. Cette particularité fait d'elle une « langue polarisée » par excellence.

Citation:
En phonétique, on appelle voyelle un son du langage humain dont le mode de production est caractérisé par le libre passage de l'air dans les cavités situées au-dessus de la glotte, à savoir la cavité buccale et/ou les fosses nasales.

(...) Les voyelles sont opposées aux consonnes, car ces dernières se caractérisent par une obstruction au passage de l'air. D'un point de vue perceptif, les voyelles se manifestent par des sons « clairs » tandis que les consonnes se caractérisent par des bruits tels qu'un chuintement, un sifflement, un roulement, un claquement, etc.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Voyelle


Le principe de lecture/écriture utilisé dans la langue hongroise est identique à celui-ci :

Citation:
Karast (égyptien ancien : seules les consonnes étaient écrites, donc « Krst » pour Krist), Christos (grec), Christus (latin), devient Christ (français).


Exemples :

iSTeN / SáTáN = Dieu/Satan
Et c'est ce dont témoignait L'Enseignement des Apôtres : « Il y a deux voies, l'une de la vie, l'autre de la mort; mais la différence est grande entre les deux voies » (Didachè, I.1).

SZíV / VéSZ = coeur/sinistre, catastrophe, périr


aRaNY / aRáNY = Or/proportion
eRéNY / íRáNY = vertu/direction

éTeL / íTaL = nourriture/boisson
eTiL / íTéLő = éthyle*/juger
Qui proviendrait de éther et du grec hulê (bois)

NaP / NéP = soleil/peuple
Fa / Fű = arbre/herbe

Le mot Christ comprend le mot croix :

Krisztus = Kr(i)szt(u)s = KRSzTS = Christ

Kereszt = K(e)r(e)szt = KRSzT = Croix

ex.: Parrain/marraine se dit = Kereszt apa/Kereszt anya; littéralement Croix papa/Croix maman
Filleuil/filleuile se dit = Kereszt lány/Kereszt fiú (Croix fille/ Croix garçon)
(cf. les marraines/fées des conte et mythes.)

Citation:
Le signe de tav

La croix en forme de tau grec toujours utilisée par les franciscains est également une référence à ce passage d'Ézéchiel.
Le geste de tracer un signe de croix sur le front est un des rites chrétiens les plus antiques. Il était utilisé lors du baptême, ou tracé usuellement en symbole de protection.

Il se réfère à une prophétie du livre d'Ézéchiel :
Ézéchiel 9:4-6 : "Passe par le milieu de la ville, et marque d'un Tav le front des hommes".

Au début de l'ère chrétienne, le tav était représenté dans l'alphabet sémitique par un « + » ou un « x », et son usage comme symbole d'appartenance à la communauté messianique déjà utilisé comme marque distinctive par les esséniens.

Les 144 000 élus mentionnés dans l'Apocalypse portent également au front un signe marquant leur consécration à Dieu, qui serait ce Tav.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Croix_(christianisme)


Dans cette langue, nous constatons que le mot « KRSzTS » nous dévoile bien d’autres éléments encore:

Krisztus = Kr(i)szt(u)s = KRSzTS = Christ

Keresztes = K(e)r(e)szt(e)s= KRSzTS = Chevalier

Körosztás = K(ö)r(o)szt(á)s = KRSZTS = littéralement, « qui sépare le cercle » (c’est-à-dire qui sépare la forme parfaite morbide - ou croix solaire (celtique, etc.) ne comprenant de contrepartie lunaire -)




Si nous prenons les lettres du mot Christ séparémement de nouvelles informations apparaissent :

KRSZTS / Krisztus

Kar = KR= bras
Kör = KR = cercle
Ou l’image de l’homme de Léonard Da Vinci dans le cercle; ou la bulle psychologique, etc.

En continuant les lectures possibles, nous apprenons que ce cercle parfait est une forme morbide parce que :

Kár = KR= un dommage (mais aussi interjection hélas!)
Kor = KR= âge
Kór = KR= virus, maladie
Les lettres KR nous signifient que la veillesse et puis la mort physique sont un état « a-normale » dû à une maladie. Notre immortalité d'origine est donc bien précisée dans cette langue.

KRSZTS
SzéT = en dehors, séparé
SzíT = attiser, alimenter, inciter, induire (guerre, etc.)

KRSZTS
Se = ni (ex. : ni père, ni mère)
Etc...

Autres exemples de la logique dialectique de cette langue explicite et concise, pratiquement inconnue dans les autres langues :

kerek = rond et kerék = la roue. On remarque donc que la première consonne est identique à la dernière mais aussi que les lettres K et R se retrouvent lorsque quelque chose est rond comme le cercle (= kör) ou quand cela peut enlacer ou entourer comme les bras (= kar).

• Le mot frère/soeur = testvér, littéralement corps (test) - sang (vér) car ces êtres proviennent du même corps et du même sang. Mais test/corps (= pain) et vér/sang (= vin) car celui qui mange le « corps » et bois le « sang » devient le « frère » de Jésus.

• La mot UN (en hongrois = Egy) comprend le TROIS: trois lettres comme trois lignes dans sa graphie runique:


• Le mot Amour/Love diffère en fonction du fait qu’il s’agisse de l’amour/eros, de l’amour/agapé ou de l’amour philia facilitant la différenciation entre les amours sexuels narcissiques, le Mariage Sacré, etc.

• Si le verbe générique « mariage » existe aussi en hongrois (= « házzasság » commençant par le mot « ház » qui signifie maison - et pas avec le mot mâle comme en français -), ce sont pourtant des verbes spécifiques (et inexistants en langue française) qui sont utilisés. Je pourrais traduire ces verbes dialectiques comme « prendre Femme (= nősülni) » pour un Homme, tandis que pour la Femme se serra « va vers l’Homme (férjhez megy) ». Par conséquent, une Polarité ne sait « se marier » qu’avec une autre Polarité et donc les mariages de même polarité (homosexuels) sont dialectiquement impossibles dans cette langue.

La racine du mot mariage en français est tout à fait différente :

Citation:
Le terme "mariage" a une racine latine qui vient du terme mas, maris qui signifie : "mâle", l'origine de l'union de deux êtres était masculine, la femme n'y prenait aucune part, son père la mariait à un homme, la tutelle de la femme passait du père au mari.


Dernière édition par douceur le Lun 23 Mai 2011, 22:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Lun 23 Mai 2011, 21:39


Merci douceur, pour l'article sur Makarenko
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Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est

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