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 Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est

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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Jeu 25 Aoû 2011, 15:18

Bonjour à tous,

Un atout unique en Hongrie est sa nature intacte. Le petit pays qu’est la Hongrie dispose d’une grande richesse en matière de trésors naturels, environ 10% de territoire national est protégé. A l’intérieur des neufs parcs naturels du pays, on peut trouver des rivières sauvages, des collines abruptes, des montagnes couvertes de forêts denses, des plaines sans fin, de grands lacs et des régions karstiques* aux mille merveilles.

Citation :
*karstique : se dit d'un relief calcaire où les eaux ont creusé des abîmes souterrains.
Hormis cette riche nature, la particularité du pays est qu’il y a un nombre considérable de Sources d’eau chaude. On pourrait presque penser qu’un océan d’eau thermale se cache sous la Hongrie ! En effet, il est presque sûr que si on creuse un trou, n’importe où dans le pays, on risque de trouver une source thermale. Ce n'est donc pas, par hasard, que, le mot « Source » en hongrois = Forrás, signifie littéralement : forr/ébullition et ás/creuser.

Bien qu’aujourd’hui, on ne compte pas moins d’une centaine (actuellement, 123 bains semble-t-il) de sources thermales uniquement dans la capitale, cette omniprésence d’eau chaude semble une caractéristique du pays encore méconnue des étrangers, fait soutenu par l’absence de cette information ici entre autre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Source_chaude

Citation :
Pourvoyeuse de nombreuses sources d'eau thermale, Budapest débite 40 000 000 litresd'eau chaude et 30 000 000 litres d'eau tiède par jour. Ces sources sont à l'origine des établissements de bain et des thermes qui ont fait la réputation de la capitale. Le plus vaste ensemble de thermes souterrains au monde a été découvert à Budapest en 2008**.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Budapest#cite_note-17

**(...) Budapest est construit au-dessus d'un labyrinthe de grottes remplies d'eau thermale chaude et beaucoup n’ont été que partiellement explorée.

http://tvnz.co.nz/view/page/425822/2319289

Bains Széchenyi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Thermes_Sz%C3%A9chenyi





En dehors de la capitale, le pays est pourvu du plus grand lac naturel thérapeutique d’Europe, Hévíz.

La Source d'eau en ébullition de Héviz qui jaillit, du fond du lac, d’une parfaite « Matrice » (forme d’une amphore couchée) est d’une largeur de 2 á 3m et d’ une profondeur de 60 á 80 cm. Des recherches ont révélé que cette Source a plus de 12 milles ans.




Citation :
Le lac d'une superficie de 4,4 hectares est le plus grand lac naturel d´eau chaude et biologiquement actif du monde. L'eau jaillit d'une profondeur de 38 mètres avec un débit de 440 litres par seconde, ce qui permet le renouvellement complet de l'eau du lac toutes les 48 heures.

L'eau est composée de soufre, de radium, de dioxyde de carbone, de calcium, de magnésium et de l' hydrogénocarbonate. L'eau est légèrement radioactive, elle relaxe le corps et guérit le rhumatisme et le handicap moteur. La consommation de l'eau favorise l'assimilation. La boue qui est extraite du fond du lac est utilisée par la physiothérapie. Elle est riche en matières organiques et inorganiques.

http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9v%C3%ADz



Je terminerai cette partie sur l’eau en mentionnant également l’existence du lac d’eau douce, Balaton, qui a une superficie supérieure à celle du lac Léman :

- Balaton, Hongrie, 592 km2
- Léman, Suisse,France, 580 km2

Citation :
Le lac Balaton est un lac d'eau douce de Hongrie et le lac le plus vaste d'Europe centrale. Long de 78 km pour une largeur variant de 1,5 km à 15 km,

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Balaton


Michel Jonasz : http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Jonasz




Voici les paroles ou lyrics de Lac BALATON interprétées par Michel Jonasz :

Un jour, dans le soir en Automne, lac Balaton
Comme au rendez-vous des madones, lac Balaton
On voit s'avancer une ondine, au bout des seins deux églantines
Sur l'herbe mouillée de la rive, un enfant, lui crie, "ils arrivent"

Je vois à travers le brouillard
Des cavaliers et des boyards
Sur des cavades en furies
Ornées de cuir de tartarie
Le chef, un géant silencieux
S'avance, et alors sur le lac
Gris, vert, orange et bleu de rage
C'est la tempête, c'est l'orage

Même quand les dieux vous abandonnent, lac Balaton
Le sable est doux comme une pomme, lac Balaton
Doux, comme un oiseau qu'on assomme, lac Balaton
Un jour, vers le soir en Automne, lac Balaton

Les starfighters et les stukas
Font éclater en gerbes énormes
Les pastèques et les paprikas
Je ne suis qu'un parmi les hommes
Je ne suis qu'un parmi les hommes




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MessageSujet: Ecriture "Vieille Europe"- La "Civilisation de la déesse"    Ven 30 Sep 2011, 22:41

Bonsoir à tous,

L'archéologue, lituanienne, Marija Gumbitas est une femme qui dès les années 1970 et 1980 :

- a développé le concept de culture "matristique" et de société "matrilocale" qui selon elle, caractérisaient les sociétés primitives européennes élaborées autour du culte d'une déesse-mère.

- a introduit une nouvelle approche d'étude : l'archéo-mythologie.

Citation :
De façon inattendue, Gimbutas connut la faveur du grand public grâce à ses trois derniers livres : « Dieux et déesses de l'Europe préhistorique » (The Goddesses and Gods of Old Europe, 1974); Le langage de la déesse (1989, thème d'une exposition au musée de Wiesbaden), et « La Civilisation de la déesse » (The Civilisation of the Goddess, 1991), qui passe en revue ses recherche sur les cultures néolithiques d’Europe : l'habitat, les structures sociales, l’art, la religion et la nature des savoirs.

Dans « La Civilisation de la déesse », Gimbutas formalise son analyse des différences entre la société européenne primitive, selon elle de type matriarcal et articulée autour du culte d'une déesse-mère, et la culture patriarcale (ou « androcratique », pour reprendre l’hellénisme de l’auteur) de l’Âge du bronze qui finit par la supplanter. Selon son interprétation, les sociétés matricarcales (« gynocentrique », « gylanique » pour reprendre les mots de Gimbutas) étaient pacifiques, révéraient les homosexuels et favorisaient la mise en commun des biens. Les tribus patriarcales des kourganes auraient, en migrant vers l’Europe, imposé aux populations matriarcales indigènes un système hiérarchique guerrier.

Marija Gimbutas préfère appeler ce type de culture matriarcale « matrilocale » parce que les fouilles révèlent des données ne correspondant pas avec ce qu’on appelle généralement « matriarcat », le tout se référant à une hypothétique gynocratie. Elle emploie également le terme de matristique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marija_Gimbutas

« Le langage de la déesse », interview de Marija Gimbutas

Marija Gimbutas est en grande partie responsable du nouvel intérêt pour les religions orientées vers le culte de la Déesse. Ses découvertes étaient à la base du livre fort influent de Riane Eisler « le Calice et l’épée » (que nous avons interviewé dans notre premier volume). Pendant quinze années, Marija a été impliquée dans des fouilles en Europe du sud-est et méditerranéenne, qui ont dévoilé l’existence d’une culture préhistorique de la Déesse. Pendant au moins 25. 000 ans cette civilisation paisible a apparemment pratiqué l’égalité des droits complète entre les sexes — socialement, politiquement, et religieusement. Riane Eisler a précisé, les pleines implications de cette découverte pour qu’elle soit entièrement acceptée par la communauté scientifique, ou par la société dans son ensemble.




INTERVIEW

David: Qu’est-ce qui est à l’origine de votre intérêt pour l’archéologie et les dimensions mythologiques de la déesse des religions de la vieille Europe?

Marija: Cela doit avoir à faire avec toute ma vie, je pense. J’étais toujours un mouton noir. J’ai fait ce que j’ai vu avec mes propres yeux – jusqu’à ce jour, en fait. J’étais très indépendante. Ma mère était également très indépendante. Elle était une des premiers étudiantes de médecine en Suisse et en Allemagne quand il n’y avait aucune autre fille étudiante.
Quand je suis née en Lituanie il y avait toujours encore cinquante pour cent de païens. J’ai eu énormément de liens directs aux déesses. Elles étaient autour de moi dans mon enfance. La déesse Laima était là, elle pouvait appeler la nuit et regarder par les fenêtres. Quand une femme donnait naissance elle apparaissait, et la grand-mère organisait les choses. Elle est douée pour les serviettes de la déesse et des tissus sont étendus pour elle, parce qu’elle tisse la vie, elle est le fileuse. Elle peut être en voie de disparition, mais il y a cinquante ans elle était toujours là.

Rebecca: Quand vous dites des païens, voulez-vous dire des personnes vivant dans la campagne, près de la nature?

Marija: Oui, la Lituanie a été christianisée seulement au quatorzième siècle et même alors cela n’a pas signifié grand chose parce que cela a été fait par des missionnaires qui n’ont pas compris la langue, et la campagne est restée païenne pendant au moins deux ou trois siècles. Puis sont venus les Jésuites qui ont commencé à convertir des gens au seizième siècle.
Dans quelques endroits, jusqu’au dix-neuvième et vingtième siècle, il y avait une croyance vivace dans les déesses et toutes sortes d’êtres. Ainsi dans mon enfance j’ai été confrontée à beaucoup de choses qui étaient presque préhistoriques, je dirais. Et quand j’ai étudié l’archéologie, il était plus facile que je saisisse ce que signifient ces sculptures que pour un archéologue né à New York, qui ne sait rien au sujet de la vie à la campagne en Europe.(rires)
J’ai étudié la première fois la linguistique, l’ethnologie et le folklore. J’ai collecté le folklore moi-même quand j’étais au lycée. Et il y avait toujours une question : quelle est ma propre culture? J’ai entendu beaucoup de choses au sujet des Indo-européens et que notre langue lituanienne, était une langue indo-européenne très vieille et conservatrice. J’étais intéressée. J’ai étudié l’indo-européen des études comparatives de la langue indo-européenne, à ce moment-là il n’y avait aucune question au sujet de ce qu’il y avait avant les Indo-Européens. Il était suffisant de savoir que les Indo-européens étaient déjà là.(rire) la question de l’avant est venu beaucoup plus tard.
Puis, en raison de la guerre, j’ai dû me sauver de Lithuanie. J’ai étudié en Autriche, à Vienne, alors j’ai obtenu mon Ph.D en Allemagne. Je continuais toujours à être intéressée par ma propre culture lithuanienne et antique et j’ai fait quelque chose en plus de mes études officielles. Je faisais de la recherche sur le symbolisme et j’ai rassemblé des matériaux dans des bibliothèques. De sorte que c’est un trait de mon intérêt : religion antique, religion païenne et symbolisme. Ma thèse a été également reliée à cela. Elle était au sujet des rites d’enterrement et la croyance dans la vie après la mort, elle a été éditée en Allemagne en 1946.
Alors je suis venue aux Etats-Unis et ai eu l’occasion de commencer des études en archéologie européenne orientale et en 1950 je suis devenu une chercheuse à Harvard pendant douze années. J’ai dû apprendre à partir de zéro parce qu’il n’y avait personne aux Etats-Unis qui était vraiment bien informé au sujet de ce qu’était la Russie ou l’Union soviétique dans les périodes préhistoriques. Ainsi on m’a invité à écrire un livre sur la préhistoire européenne orientale et j’ai passé environ quinze ans à le faire. De sorte que cela a été le fond de l’étude.

Rebecca: Aviez-vous prévu l’intérêt incroyable que cette recherche nourirait?

Marija: Non. À ce moment-là j’étais juste une archéologue effectuant mon travail, étudiant tout ce que je pouvais. Et après sont venus les études de l’âge du bronze, et cela m’a donné un autre aspect sur cette culture indo-européenne. Mon premier livre je l’ai écrit sur l’archéologie européenne orientale, je commençais à développer mon hypothèse sur les origines indo-européennes de l’Europe et cette hypothèse n’a pas beaucoup changé.

Rebecca: Pourriez-vous décrire votre hypothèse?

Marija: Ces proto-Indo-Européens sont venus de Russie du sud en Europe, ont importé la culture indo-européenne et alors la culture européenne a été hybridée. C’était la vieille culture mélangée aux nouveaux éléments – la steppe, éléments pastoraux et patriarcaux. Déjà à ce moment-là, il y a trente ans, j’ai senti cela, en Europe là, il y avait autre chose avant les Indo-Européens. Mais je n’avais toujours rien fait au sujet de la déesse, des sculptures, ou de l’art, de la poterie peinte. J’avais juste su que cela avait existé mais je n’avais pas vraiment eu la chance de plonger dans le terrain.
L’occasion est apparue quand je suis venu à l’UCLA en 1963 et à partir de 1967 j’ai commencé des fouilles en Europe du sud-est, en Yougoslavie, en Grèce et en Italie, et j’ai fait cela pendant quinze années. Quand je voyageais en Europe et avec les visites des musées, je comprenais déjà ce qu’était cette culture avant les Indo-Européens, avant le patriarcat. C’était toujours un grand point d’interrogation pour moi, que pouvait-elle être? C’est si différent. La poterie peinte, par exemple, la belle poterie. Et puis les sculptures. Personne vraiment n’écrivait à son sujet. Il y avait tellement, partout où vous allez vous en trouvez des centaines et des centaines. Je mettais juste dans ma tête ce que j’avais vu. Alors j’ai commencé mes propres fouilles et j’ai découvert au moins cinq cents sculptures, moi-même.

Rebecca: A quelle profondeur avez-vous dû creuser?

Marija: Cela dépendait. Parfois sur un chantier de 5.000 B.c, cela se trouvait sur le dessus. Vous pouviez marcher parmi les maisons d’il y a 7.000 ans! D’autres fois vous devez creuser profondément pour atteindre cela. Habituellement vous fouillez les emplacements qui sont déjà exposés, qui sont connus et où les gens trouvent des objets de grand intérêt. Beaucoup de choses ont été détruites de cette façon. Quelques fouilles intéressantes ont été faites, particulièrement en Grèce et moi j’ai commencé à comprendre de plus en plus au sujet des sculptures. Je ne sais pas à quel moment cela s’est produit, mais j’ai commencé à distinguer certains types et leurs répétitions. Par exemple, l’oiseau et la déesse serpent. Ainsi j’ai lentement amassé de plus en plus d’informations. Le premier livre s’est appelé « Déesses et dieux de la vieille Europe ». En fait la première édition s’est appelée « Dieux et déesses de la vieille Europe », parce qu’on ne m’a pas permis d’employer « déesses » d’abord.

David: Selon qui? Était-ce l’éditeur?

Marija: Oui. L’éditeur ne me l’a pas permis. Huit ans après une deuxième édition est sortie avec le titre original, « les déesses et les dieux de la vieille Europe ».

Rebecca: La première édition pourrait un jour avoir de la valeur (rire). Votre travail est dirigé vers un public très large et même vers des gens qui n’ont pas un bagage scolaire de fond mais ont un sens intuitif de ce que vous dites.

Marija: Les personnes intuitives sont toujours les premières pour dire cela. Alors par la suite le milieu universitaire se rattrape, parce que ce sont les moins intuitifs (rire)

Rebecca: Pourriez-vous brièvement nous décrire les différences principales entre les vieilles traditions européennes de la déesse et le patriarcat indo-européen qui est venu au « domite ? », et quels aspects de la culture patriarcale l’ont faite vouloir commander le matrifocal?



Marija: Les systèmes symboliques sont très différents. Tout ceci reflète la structure sociale. La structure sociale indo-européenne est patriarcale, patrilinéaire et la psyché est guerrière. Chaque Dieu est également un guerrier. Les trois dieux indo-européens principaux sont le Dieu du ciel brillant, le Dieu des enfers et le Dieu du tonnerre. Les déesses féminines sont les jeunes mariées, les épouses ou jeunes filles sans pouvoir et sans créativité. Elles sont justes là, ce sont des beautés, ce sont des Venus, comme l’aube ou des jeunes filles au soleil.
Le système qui a existé dans la culture « matristique » avant que les Indo-Européens en Europe était totalement différent. Je l’appelle « matristique » et non matriarcal, parce que matriarcal réveille toujours des idées de domination et est comparé au patriarcat. Mais c’était une société équilibrée, les femmes n’étaient pas vraiment si puissantes qu’elles auraient usurpé tout qui ce qui était masculin. Les hommes étaient à leur position légitime, ils effectuaient leur propre travail, ils avaient leurs fonctions et ils ont également eu leur propre puissance. Ceci est reflété dans les symboles où vous trouvez non seulement des déesses mais également des dieux. Les déesses étaient créatives, elles créent d’elles-mêmes. Dès 35.000 avant J.-C., des symboles et des sculptures, nous pouvons voir que les parties du corps féminin étaient les parties créatrices: seins, ventre et fesses. C’était une vue différente de la nôtre – qui n’a rien à faire avec la pornographie.
La vulve, par exemple, est un des symboles les plus tôt gravés, et on le lie symboliquement à la croissance, à la graine. Parfois à côté d’elle se trouve un motif de branche ou de plante, ou dans la vulve il y a quelque chose comme une graine ou une plante. Et cette sorte de symbole est très durable, il continue pendant 20.000 ans au moins. Même maintenant la vulve est un symbole dans quelques pays, qui offre une sécurité, de la créativité, de la continuité et de la fertilité.

Rebecca: Pourquoi la culture patriarcale a-t-elle choisi de dominer?

Marija: C’est dans la culture elle-même. Ils avaient des armes et des chevaux. Le cheval est apparu seulement avec les envahisseurs qui ont commencé à venir de Russie du sud, et en vieille Europe il n’y avait aucune arme – aucun poignard, aucune épée. Il y avait les armes justes pour la chasse. Les habitations étaient très différentes. Les envahisseurs étaient des personnes semi-nomades et en Europe c’étaient des agriculteurs, vivant dans un secteur pendant un temps très long, la plupart du temps dans les endroits les plus beaux.
Quand ces guerriers sont arrivés, ils se sont établis dans les hautes collines, parfois dans les endroits qui ont accès très difficile. Ainsi, dans chaque aspect de la culture je vois une opposition et donc je suis de l’opinion que cette culture européenne locale et vieille ne pourrait pas se développer dans le patriarcat, culture de guerrier. Nous avons l’évidence archéologique que c’était un désaccord. Et puis naturellement, qui commence à dominer? Ceux qui ont des chevaux, qui ont des armes, qui ont de petites familles et qui sont plus mobiles.

Rebecca: À quoi pensez-vous que ressemblait la vie quotidienne pour les personnes vivant dans la société matrifocale?

Marija: La religion a joué un énorme rôle et le temple était une sorte de centre de la vie. Les objets façonnés les plus beaux ont été produits pour le temple. Ils étaient très reconnaissants pour ce qu’ils avaient. Ils ont dû toujours remercier la déesse, lui donnaient, l’appréciaient. La haute prêtresse et la reine étaient une seule et même personne et il y avait une sorte de hiérarchie des prêtresses.

David: La religion de la déesse était-elle fondamentalement monothéiste?

Marija: C’est une question très difficile à répondre. Était-elle monothéiste, ou ne l’était-elle pas? Y avait-il une déesse ou n’y en avait-il pas? Le moment viendra où nous en saurons plus, mais actuellement nous ne pouvons pas atteindre profondément la préhistoire. Ce que je vois, dès l’abord, des temps supérieurs du Paléolithique, nous avons déjà différents types de déesses. Est-ce que ce sont différentes déesses ou différents aspects d’une d’une même déesse?
35.000 ou 40.000 avant J.-C., il y a à peine un art mais le type de la déesse avec de grands seins, fesses et ventre, existe très tôt dans le Paléolithique supérieur. Les déesses serpent et oiseau sont également du Paléolithique supérieur, au moins trois types principaux étaient là. Mais dans des périodes postérieures, par exemple, dans la culture de Minoéenne de la Crète, vous avez une déesse qui tend à être plus une déesse que plusieurs. Même les déesses serpent qui existent en Crète, sont tout d’abord liées avec la déesse principale qui est montrée sur un trône ou est adorée dans des cryptes souterraines. Peut-être, même dans les temps beaucoup plus anciens, il y avait également une corrélation très étroite entre les différents types représentés. Peut-être après tout, nous arriverons à la conclusion que c’était déjà une religion monothéiste, nous tendons même maintenant à l’appeler – la religion de la déesse. Nous devons juste nous rappeler qu’il y avait beaucoup de types différents de déesses.



Rebecca: Voyez-vous des restes de la religion de la déesse dans différentes religions dans le monde aujourd’hui?

Marija: Oui, beaucoup. La Vierge Marie est toujours extrêmement importante. Elle est l’héritière de beaucoup de types de déesses, réellement. Elle représente celle qui donne la vie, elle est également la mère du régénérateur et de la terre ensemble. Cette mère de la terre que nous pouvons tracer tout à fait profondément dans la préhistoire; elle est le type de la femme enceinte et continue pendant peut-être 20.000 années et elle est très bien préservée dans pratiquement chaque secteur de l’Europe et d’autres régions du monde.

David: Voyez-vous « l’hypothèse Gaïa » comme une réapparition de la religion originale de la déesse?

Marija: Je pense qu’il y a un certain rapprochement, peut-être dans un sens de Jungien. Cette culture a existé tellement profondément et pour tellement longtemps qu’elle ne peut pas être sans influence sur notre pensée.

Rebecca: Elle doit avoir conditionné nos esprits pendant longtemps. Comment répondez-vous à la critique que la religion de la déesse était juste un rite de fertilité?

Marija: Comment est-ce que je réponds à toutes ces critiques idiotes? (rire). Les gens ne sont pas habituellement bien informés de qui dit quoi, et n’ont jamais étudié la question. La fertilité était importante pour la continuité de la vie sur terre, mais la religion était au sujet de la vie, de la mort et de la régénération. Nos ancêtres n’étaient pas primitifs.

David: Avez-vous éprouvé beaucoup de résistance dans la communauté scientifique au sujet de vos interprétations?

Marija: Je ne dirais pas beaucoup, mais certaines, oui. C’est normal. Pendant des décennies les archéologues ont rarement abordé le problème de la religion.

Rebecca: Dans le temps, vous voulez dire ?

Marija: Bien, ils ont probablement accepté l’existence de la religion du Paléolithique supérieur et du néolithique, mais la formation était telle que les étudiants n’ont aucune occasion d’exposer ces questions. Il n’y avait aucun enseignement au sujet de la religion préhistorique. Seulement dans quelques endroits, comme à l’université d’Oxford, il y a soixante ou soixante-dix ans, le professeur James enseignait un cours sur la déesse. Personne à ce moment-là ne résistait. Maintenant nous avons plus de résistance en raison du mouvement féministe. Certains n’acceptent pas automatiquement.
Ce genre de critique (rejet de la déesse) est sans signification pour moi. Ce qui est vrai est vrai, et ce qui est volonté vraie reste. Peut-être j’ai fait quelques erreurs en déchiffrant les symboles, mais j’essayais continuellement de comprendre. Actuellement j’en sais plus que quand j’écrivais il y a trente ans. Mon premier livre n’était pas complet, donc j’ai dû écrire un autre livre et un livre différent pour en dire plus. C’est un long processus.

Rebecca: N’était-ce pas incroyablement difficile de trouver des sources et des références écrites pour votre recherche?

Marija: Il y en avait si peu, c’était étonnant! Il y avait eu quelques bons livres dans les années 50. En 1955 un livre a été édité sur la déesse mère par un psychologue jungien, Eric Neumann. Il y avait les travaux très bons sur le symbolisme de Mircea Eliade.

Rebecca: Quand j’ai essayé de mettre la main sur certains de vos livres à la bibliothèque ils étaient tous sortis et le bibliothécaire m’a dit que c’était le cas lorsque quelqu un travaille à ce sujet, cela correspond certainement à une demande maintenant.

Marija: Je n’ai jamais rêvé de cela. J’ai toujours pensé que des livres d’archéologie ne sont pas lus généralement et que vous écrivez juste pour vos collègues.

David: Avez-vous été étonnée dans vos fouilles, par les conceptions avancées des habitats et les règlements de la religion de la déesse?

Marija: Oui, je l’ai été. C’était une révélation, de voir que la culture postérieure était beaucoup moins est avancée que la plus ancienne. L’art est incomparablement inférieur à ce qu’il était avant et c’était une civilisation de 3.000 ans, plus ou moins, avant qu’elle ait été détruite. Depuis trente années nous avons maintenant la possibilité de dater, en utilisant le carbone. Quand j’ai commencé à faire ma recherche, la chronologie était si peu claire et nous travaillions tellement dur pour comprendre à quelle période l’objet avait appartenu. Alors dans les années 60 c’est devenu tellement plus facile. J’ai dépensé beaucoup de temps à faire la chronologie, qui est travail très technique.
Cela nous a donné une perspective sur la façon dont ces cultures duraient et vous pouviez voir un beau développement du plus simple au plus sophistiqué, dans l’architecture des temples. Quelques maisons et temples avaient des murs peints. Catal Huyuk était une si grande découverte en Anatolie. Les peintures des mur ont été seulement éditées en 1989, vingt-cinq ans après la fouille de Myler. Cent quarante peintures des murs – et certains archéologues ne le croyait pas parce qu’elles sont si sophistiquées. Et c’était au 7ème millénaire !

Rebecca: Pensez-vous que la société matrifocale aurait pu supporter les villes, ou pensez-vous que la nature de la religion et du style de vie l’a maintenu au niveau, habituellement pas plus grand que le village ?

Marija: Elle aurait supporté les villes. Elle a commencé à se développer en culture urbaine, particulièrement dans le secteur de la civilisation de Cucuteni qui est actuellement en Roumanie et dans la région occidentale de l’Ukraine. Là nous avons des villes de dix à quinze mille habitants autour de 4.000 avant J.-C. Le développement urbain a commencé, mais il a été tronqué.

Rebecca: Vous avez dit de que vous pensez que la signification de l’art préhistorique et de la religion peuvent être déchiffrés et que nous devons analyser l’évidence du point de vue de l’idéologie. Pensez-vous que nous pouvons honnêtement faire cela sans être à l’excès polarisé par nos propres idéologies?

Marija: C’est toujours difficile. La plupart des archéologues ont une grande difficulté à accepter que la vie était si différente. Par exemple, un fouilleur édite le plan d’un village. C’est un village circulaire en cercle concentrique de maisons et au centre il y a une maison également. L’explication qui vient immédiatement : ici c’est la maison d’un chef de clan et autour d’elle sa suite et le dernier anneau autour c’est le commun des habitants. Quand vous analysez le matériel, c’est totalement l’inverse. Le grand cercle comprenait les plus importantes maisons avec les meilleurs planchers, ensuite en pénétrant l’intérieur du cercle venaient les maisons plus petites au milieu. Ainsi vous pouvez écrire des anecdotes au sujet de l’interprétation parce que nous voyons seulement par le prisme du vingtième siècle.

David: Qu’indique votre recherche au sujet du statut social des femmes dans la culture pré-Indo-Européenne?

Marija: Les femmes étaient des êtres égaux, c’est très clair, et peut-être plus honoré parce qu’elles ont eu plus d’influence dans la vie religieuse. Le temple fonctionnait par les femmes.

Rebecca: Que diriez-vous de la vie politique?

Marija: Mes résultats suggèrent que la vie politique – naturellement, c’est une hypothèse, vous ne pouvez pas la reconstruire facilement, mais nous pouvons juger de ce qui reste dans des périodes postérieures et de ce qui existe toujours en mythologie, parce que cela reflète encore la structure sociale – ait été structurée par le système avunculaire. Les règles du pays : la reine est également la grande prêtresse et également son frère ou son oncle. Le système s’appelle donc « avunculaire », qui vient du mot « oncle ». L’homme, le frère ou l’oncle, étaient très importants dans la société, et probablement les hommes et les femmes étaient tout à fait égaux. En mythologie nous rencontrons les couples de soeurs et frères de déesses féminines et de dieux masculins. Il est erroné de dire que c’est juste une culture de femme, qu’il y avait juste une déesse et aucun dieu. Dans l’art les hommes étaient moins représentés, c’est vrai, mais les dieux masculins ont existé, il n’y là aucune question. En dans toutes les mythologies, par exemple en Europe, germanique ou celtique ou baltique, vous trouverez la mère de la terre ou la déesse de la terre et son compagnon ou des contre-parties masculines à côté d’elle. En outre il y a d’autres couples comme la déesse de la nature, le régénérateur, qui apparaît au printemps et donne la vie à tous les animaux de la terre, aux humains et aux plantes. C’est Artemis dans la mythologie grecque. Elle s’appelle la Maîtresse des animaux, et il y a également des contre-parties masculines de la même sorte appelée Maîtres des animaux. Ses représentations apparaissent à Catal Huyuk dans le 7ème millénaire avant J.-C. et elles sont là dans toute la préhistoire, ainsi nous ne devrions pas négliger cet aspect. Il y a un équilibre entre les sexes partout, dans la religion et dans la vie.

David: Y a-t-il une évidence que le changement fut violent et comment le peuple a essayé de se défendre?

Marija: Ce fut violent, mais comment il se sont défendu c’est difficile de le dire. Mais ils furent perdants. Il y avait d’évidence immigration, fuite de ces événements violents et beaucoup de confusion, beaucoup de changements de population. Les gens ont commencé à se sauver dans des endroits comme les îles et les forêts et les secteurs accidentés. Dans les villages vous avez l’évidence du meurtre.

Rebecca: Que est-ce que diriez-vous des Kourganes, cette culture envahissante, a-t-elle toujours été patriarcale, quand le patriarcat commence-t-il ?

Marija: C’est une question très sérieuse à la laquelle les archéologues ne peuvent pas répondre encore, mais nous pouvons voir que le patriarcat était déjà là autour 5.000 avant J.-C. et le cheval a été domestiqué plus tard que cela.

Rebecca: Pensez-vous qu’il soit sorti d’une société précédemment « matristique »?

Marija: Il doit en avoir été ainsi. Mais la difficulté c’est qu’exactement là, en Russie du sud, où il est décisif de savoir, nous n’avons pas d’évidence. Nous n’avons aucune fouille étendue dans cette région avant 5.000.

Rebecca: Le texte sacré que vous avez traduit de la culture de la déesse, s’est-il jamais présenté, dans la mesure où vous le savez, en phrases ou expressions?

Marija: Là encore, c’est à l’avenir d’en décider. Il est possible que ce fut un texte syllabique et il se serait probablement présenté en quelque chose si la culture n’avait pas été détruite. Le texte est perdu dans la majeure partie de l’Europe et c’est en Europe orientale et centrale que la plupart des signes sont préservés. A l’âge du bronze, à Chypre et en Crête, le texte a persisté, lié à ce qu’il était au 5ème millénaire avant J.-C. Une partie est préservée mais nous n’avons pas de liens très clairs pourtant en raison de ce changement de culture.
Les spécialistes examinent cette question et j’espère qu’elle sera déchiffrée d’une façon ou d’une autre. La difficulté est que cette langue pré-indo-Européenne est très peu étudiée. Les gens étudient les substrats des langues en Grèce et en Italie, mais la plupart du temps ce qu’ils peuvent reconstruire ce sont les noms de lieu comme Knossos qui est un nom pré-Indo-Européen. Le mot pour la pomme, par exemple, est pré-Indo-Européen et ainsi les linguistes peu par peu, mot par mot, découvrent quels mots ne sont pas indo-européens. Des noms pour des graines, pour différents arbres, des plantes, pour des animaux, sont facilement reconstruits. Et il existe également plusieurs noms pré-Indo-Européens pour la même chose (comme pour le porc) et tous les deux sont employés; quelques langues emploient le pré-Indo-Européen, d’autres des noms indo-européens ou tous les deux. C’est un champ de recherche qui devrait être encore développé à l’avenir et je pense que j’ai une influence dans ce secteur. Il est extrêmement important d’avoir une recherche interdisciplinaire. Pendant longtemps aux universités, il y avait département, département, département, et aucun raccordement entre les départements. L’archéologie était dans ce cas, sans le raccordement avec les études linguistiques et aucun raccordement avec la mythologie et le folklore.

Rebecca: Vous avez parlé du besoin d’un champ de l’archéo-mythologie.

Marija: Oui. Et vous si n’ignorez pas les autres disciplines, vous commencez à voir beaucoup plus de choses. C’est une telle révélation, de voir des éléments vraiment anciens de la mythologie que vous pouvez appliquer à l’archéologie. Pour quelques archéologues ce n’est pas de la science, bien, laissez-la dire que ce n’est pas de la science! Cela importe peu comment vous l’appelez (rire)

Rebecca: Beaucoup de gens croyaient que la langue avait commencée avec les hommes à la chasse, et là est maintenant plus nombreux sont ceux qui penchent vers l’idée qu’elle a commencé à la maison. Quand et comment pensez-vous que la langue s’est d’abord développée?

Marija: Tôt, très tôt – Au Paléolithique inférieur. Et elle s’est développé dans la famille. Quelques linguistes font des recherches sur les mots connus le plus tôt, et quelques formations prouvent que certains mots sont très, très vieux et elles existent partout dans le monde.

David: Vous avez rassemblé beaucoup de contes du folklore européen. Alors que des mythes de la création sont trouvés dans presque chaque culture dans le monde, en avez-vous trouvé qui concernant ce thème dans les contes ?

Marija: Oui. Comme, l’oiseau d’eau et l’oeuf cosmique. Le monde commence par un oeuf et l’oiseau d’eau apporte l’oeuf, puis l’oeuf se dédouble et une part devient la terre et l’autre part devient le ciel.

David: Avez-vous trouvé des contes du folklore lituanien en rapport avec l’histoire d’Adam et d’Eve?

Marija: Non. Mais il est intéressant que la première épouse d’Adam ait été Lilith. Et qui était Lilith? Elle était un oiseau de proie, de la déesse vautour de la mort et de la régénération. Elle était celle qui plus tard est devenue la sorcière, elle était très puissante. Elle a volé loin. On ne pouvait pas la commander. Alors la deuxième épouse a été faite à partir de sa côte, ainsi elle était naturellement obéissante et est restée avec lui (rire).

Rebecca: Il y a tant de transmutations de la déesse dans la mythologie et le folklore se développant à partir d’une image positive en négative. Voyez-vous ceci comme une tentative consciente de déformer le féminin?

Marija: Oui c’est cela. C’est vraiment le christianisme qui a fait cela, parce qu’il a senti le danger. Ils démonisent celle qui était la plus puissante. Celle qui pouvait exécuter beaucoup de choses, qui a été reliée aux événements atmosphériques, avec les pluies et les orages. C’est la déesse qui règne sur la mort et la régénération, celle qui est devenue la sorcière. Elle était vraiment puissante et pendant l’Inquisition, elle est décrite comme vraiment dangereuse.
Dans diverses descriptions vous pouvez sentir qu’il y avait une crainte. Elle pouvait commander à la sexualité masculine, par exemple, elle pouvait couper la lune et l’arrêter dans sa croissance, elle était le compensateur des puissances de la vie. Elle pouvait faire beaucoup de dommages, cette déesse. Mais vous devez comprendre pourquoi elle faisait cela. Elle ne pouvait pas permettre à des choses de se développer pour toujours, elle a dû les arrêter, elle a fait naître la mort afin que le cycle de la vie recommence. Elle est le régénératrice principale du monde entier, de toute la nature.

Rebecca: Ainsi la culture patriarcale a dû la rendre effrayante pour les gens, afin qu’ ils l’abandonnent.

Marija: Oui. Aux quinzième et seizième siècles, elle est devenue un Satan, un monstre. Cette image est toujours avec nous. Dans chaque pays elle plus ou moins est préservée. Dans le pays Basque, elle est toujours là et beaucoup plus vivante. Elle est un vautour, elle vit en cavernes. Et parfois les bergers s’arrangent des croix chrétiennes pour enlever les vautours (rire)

David: Vous avez été en grande partie responsable de la réemergeance de la conscience de la déesse dans l’hémisphère occidental. Que pensez-vous de la manière dont cette perspective est interprété socialement et politiquement?

Marija: L’interprétation de la déesse dans certains cas est un peu exagérée. Je ne puis pas penser que la déesse telle qu’elle était puisse être reconstruite et réintroduite dans nos vies, mais nous devons prendre le meilleur que nous pouvons en saisir. La meilleure compréhension de la divinité elle-même. Le Dieu chrétien punit, est fâché et ne s’adapte pas du tout à notre période. Nous avons besoin de quelque chose de mieux, nous avons besoin de quelque chose de plus étroit, nous avons besoin de quelque chose que nous pouvons toucher et nous avons besoin de la compassion, d’un certain amour, et également d’un retour à la nature des choses.
Par une compréhension de ce qu’était la déesse, nous pouvons mieux comprendre la nature et nous pouvons établir nos idées de sorte qu’il soit plus facile pour nous de vivre. Nous devons être reconnaissant pour ce que nous prenons, pour toute la beauté, et la déesse est exactement cela. La déesse est la nature elle-même. Ainsi je pense que cela devrait revenir à l’humanité. Je ne pense pas que le christianisme continuera pendant très longtemps, mais il est comme le patriarcat, il n’est pas facile de s’en débarrasser (du rire) mais d’une façon ou d’une autre, ça viendra.

Rebecca: Le patriarcat a duré autour d’environ cinq mille ans comparés à la culture de la déesse qui s’est maintenue autour de probablement des millions d’années. Pourquoi l’a-t-il supporté si longtemps?

Marija: En raison de de ce que j’ai parlé. Il était normal d’avoir ce genre de divinité et il est absolument artificiel de créer un Dieu de punition et de guerriers qui stimulent nos mauvais instincts.

David: De nombreux thèmes dont vous parlez : donner la vie, renouveller la terre éternelle, la mort et la régénération, le déploiement de l’énergie, sont des thèmes archétypaux bien connus qui se produisent pendant une expérience psychédélique. Je suis curieux de savoir si vous pensez que les cultures de la Déesse d’Orient avaient incorporé l’utilisation des champignons ou d’un certain genre de plantes psychoactives dans leurs rituels, et si vous prenez au sérieux la thèse de Terence Mckenna que l’utilisation des psychédéliques était le secret qui a été perdu à Catal Huyuk?

Marija: Je suis sûr qu’ils les ont employés. Cette connaissance existe toujours dans les rituels comme Eleusis en Grèce où maintenant il est clair que les psychédéliques ont été employés. De la description des champignons, peut-être pouvez vous juger que c’était sacré, mais ce n’était peut-être pas le plus important. Sur des gravures de sceaux de Minos, par exemple, vous avez les pavots très fréquemment indiqués. En outre, des clous de girofle ont été trouvés dans des villages néolithiques, ainsi ils étaient conscients de ce sujet, ils les collectaient, les employaient et peut-être faisaient pousser des pavots comme d’autres plantes domestiques.

David: Pensez-vous que cela a influencé la culture?

Marija: Oui. Des rituels de Dionysos en Grèce à des périodes qui peuvent aller beaucoup plus tôt, vous avez de la danse, de l’excitation, toujours au bord de la frénésie, presque de la folie. Cela a existé même dans les temps Paléolithiques, je le devine, mais ce qu’ils ont employé c’est difficile à dire. Nous avons les clous de girofle, bien. Des champignons? Peut-être. Mais quoi encore? L’évidence n’est pas préservée par les traces archéologiques. Elle est disparue.

Rebecca: Que pensez-vous des différences signifiantes entre une culture, comme la culture de déesse, dont la vision du temps est cyclique, par opposition à une culture comme la nôtre qui voit le temps comme linéaire, progressant vers l’attente d’un certain futur ?

Marija: Il est beaucoup plus facile de vivre quand vous pensez à un cycle. Je pense qu’il est fou de penser à un développement linéaire comme dans la croyance européenne dans la vie après la mort – si vous êtes un roi, vous resterez un roi, et si vous êtes un héros, vous resterez un héros (rire)

Rebecca: Cet aspect de la culture de déesse, l’idée que les choses se déplacent dans des cycles. Pensez-vous que cela vous a rendu beaucoup plus philosophe au sujet de la mort?

Marija: Beaucoup plus philosophe. Et c’est une très bonne philosophie. Que pouvez-vous penser? C’est la meilleure. Et la totalité de l’évolution est basée sur cette pensée, sur la régénération de la vie et la stimulation des puissances de vie. C’est la chose principale qui nous intéresse. Pour préserver les puissances de vie, les réveiller chaque printemps, pour voir qu’elles continuent et que la vie prospère et s’épanouit.

David: Quelle pertinence pensez-vous cela apporte à qui comprend notre passé antique, pour traiter les problèmes se posant au monde aujourd’hui?

Marija: Bien, il est temps d’être plus paisible, de se calmer, (rire) et cette philosophie pacifique d’une façon ou d’une autre, nous apporte une certaine harmonie avec la nature où nous pouvons apprendre à évaluer des choses. Et savoir qu’il y avait des cultures qui ont existé pendant longtemps sans guerres est important, parce que la plupart des personnes au vingtième-siècle pensent que les guerres ont toujours eu lieu. Il y a des livres qui insistent sur ce fait, suggérant des idées folles telles que l’agriculture et la guerre auraient commencé en même temps. Ils disent que lorsque les villages ont commencé à se développer, la propriété a dû être défendue, mais c’est non-sens! Il y avait une propriété, mais c’était une propriété communale. En fait, c’était une sorte de communisme dans le meilleur sens du mot. Il ne pourrait pas exister au vingtième-siècle. Et également ils ont cru que dans la mort vous êtes égal. J’aime beaucoup cette idée. Vous ne devez pas être reine ou un roi une fois que vos os sont rassemblés et mélangés ainsi que d’autres (rire)

David: La renaissance est un des thèmes principaux de votre travail, que pensez-vous personnellement qu’il arrive à la conscience humaine après la mort?

Marija: Peut-être de la manière dont pensaient les vieux Européens. Que l’énergie de la vie continue à un certain degré, ne disparaît pas. Les différentes formes individuelles disparaissent et c’est la fin.

David: Pensez-vous qu’une partie de votre individualité persévèrera ?

Marija: Bien, ce ce que je laisse autour de moi maintenant, mon influence, ce que j’ai dit dans mes livres – cela continuera pendant un certain temps. Ainsi cela ne s’éteint pas complètement.

Rebecca: Êtes-vous optimiste sur le fait qu’une société d’association puisse être réalisée de nouveau?

Marija: Je ne sais pas si je suis optimiste. D’une certaine manière je pense que je le suis, autrement il serait difficile de vivre – vous devez avoir l’espoir. Mais le développement sera lent, c’est clair. Cela dépend beaucoup de qui est au gouvernement. Notre vie spirituelle est si pleine des images de guerre. On enseigne dès le début aux enfants le tir et tuer. Ainsi l’éducation doit changer, les émissions télévisées doivent changer. Il y a des signes de cela, là apparaissent des voix. Vous devez être optimiste d’une façon ou d’une autre.

David: Marija, si vous pouviez condenser votre travail dans un message de base, que serait-il?

Marija: Bien, je ne sais pas si je puis le dire en une phrase, mais peut-être la reconstruction de la signification et des fonctions de la déesse est une de mes contributions principales. Il s’est avéré justement que ce devait être moi et pas quelqu’un d’autre. C’était juste le destin – Laima- qui m’a mené (rire)

Le texte original en anglais se trouve ici : http://www.levity.com/mavericks/gimbut.htm

http://www.futurquantique.org/2010/04/02/%C2%AB-le-langage-de-la-deesse-%C2%BB-interview-de-marija-gimbutas/


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MessageSujet: Ecriture "Vieille Europe"- Le "Langage de la déesse"    Mar 11 Oct 2011, 18:16

Marija Gimbutas
(1921-1994)



Le Langage de la déesse (1988)


Les « Vénus » de la préhistoire, les figures féminines peintes sur les céramiques, les signes abstraits gravés sur des vases, tous ces vestiges représentaient, selon Marija Gimbutas, une grande déesse - symbole de la vie - dont le culte fut constant au cours de la préhistoire et du néolithique européens.

Une « déesse » hantait l’esprit des chasseurs de la préhistoire. Une déesse à la féminité marquée et dont la silhouette ou les traits caractéristiques - seins, fesses, pubis, grands yeux - se retrouvent partout en Europe, peints ou gravés sur les parois des cavernes, sculptés sur la pierre, l’os ou le bois. Des milliers d’années plus tard, elle subjuguait encore les paysans du néolithique. Partout en Europe, on la découvre peinte sur des céramiques ou gravée sur les objets quotidiens. Pendant près de 25 000 ans, les premiers Européens auraient ainsi voué un culte à cette déesse, symbole de nature et source de vie, qui fait naître les enfants et pousser les plantes. Puis, vers le Ve millénaire av. J.-C., des peuples indo-européens, farouches guerriers, éleveurs de chevaux, auraient pris le pouvoir sur les sociétés agraires et imposé leur langue, leur pouvoir, leurs mythes : des dieux masculins, autoritaires et violents, auraient alors refoulé dans un lointain passé les charmantes déesses préhistoriques. Voilà, à grands traits, l’histoire ancienne de l’Europe, telle que l’a reconstruite Marija Gimbutas à partir de ses nombreuses recherches archéologiques.

• Une Lituanienne à Harvard

Née en 1921, M. Gimbutas a quitté son pays natal pour se réfugier, pendant la guerre, en Autriche, où elle débuta ses études d’archéologie et de linguistique, poursuivies en Allemagne où elle obtint son doctorat en 1946. Après la guerre, on la retrouve aux États-Unis, à l’université de Harvard, où elle est recrutée comme chercheuse, spécialiste de l’archéologie d’Europe de l’Est, domaine alors largement méconnu. C’est dans les années 1960 qu’elle se fait connaître pour sa fameuse théorie de la « culture des kourganes » qui va susciter un premier grand débat dans la communauté scientifique. Kourgane est le nom turc pour désigner les tumulus, ces sépultures monumentales collectives, apparues dans la région de la Volga, entre mer Noire et mer Caspienne, qui se sont répandues ensuite dans toute l’Europe. Les kourganes seraient, selon M. Gimbutas, les symboles les plus marquants du premier peuple indo-européen : un peuple d’éleveurs et de guerriers qui aurait envahi l’Europe et l’Inde du Nord. Par vagues successives, il aurait imposé partout sa langue et ses mythes. Avec cette théorie des kourganes, M. Gimbutas a donné une consistance archéologique à ce mythique peuple indo-européen qui, selon linguistes et mythologues, aurait constitué la souche culturelle commune de l’Europe et de l’Inde du Nord.

En 1963, M. Gimbutas entre à l’UCLA. Dans les années suivantes débute une campagne de fouilles en Europe du Sud-Est (Yougoslavie, Grèce, Italie), fouilles qui vont se prolonger une quinzaine d’années et l’orienter vers une nouvelle direction de recherche. Parmi les vestiges sortis de terre, M. Gimbutas remarque que de nombreuses poteries ont des formes féminines. Certaines arborent des signes géométriques - formes en V, en M, zigzags. On retrouve d’ailleurs ces signes sur des céramiques en forme d’oiseau.

Plus elle fouille, plus s’accumulent des traces, des traces trop fréquentes pour être négligées, ce que font pourtant la plupart de ses collègues : « L’ensemble des matériaux disponibles pour l’étude des symboles de la vieille Europe est aussi vaste que la négligence dont cette étude a fait l’objet ». Une nouvelle hypothèse émerge. Et si les figures féminines étaient des déesses ? Et les signes et figures géométriques qui les accompagnent des représentations symboliques de ces déesses (comme la croix remplace Jésus dans la symbolique chrétienne) ? Dans cette hypothèse, l’abondance des vestiges attesterait bien de la présence d’une forte présence féminine aux côtés des dieux masculins.

En 1974, M. Gimbutas publie un premier livre titré Déesses et dieux de la vieille Europe. Dans ce premier livre, elle soutient qu’un culte de trois déesses féminines était présent dans le Sud-Est de l’Europe. Par la suite, elle étendra son hypothèse à toute l’Europe et fusionnera les figures féminines en une seule et même déesse. Dans les années qui suivent, et jusqu’à sa mort en 1994, M. Gimbutas ne cessera de poursuivre cette piste. Le Langage de la déesse est en quelque sorte l’aboutissement et la synthèse de ses recherches sur la déesse de la préhistoire.

• Pour une archéomythologie

Comment décrypter la mythologie d’une société sans écriture dont les vestiges se résument à des céramiques, des outils, des objets gravés de motifs géométriques ? En règle générale, les archéologues se gardent bien de se lancer dans des interprétations symboliques, leur tâche principale se bornant à dater et à classer les matériaux retrouvés pour reconstituer des emprunts, tracer les aires culturelles et leurs contacts possibles. M. Gimbutas, elle, a osé transgresser cet interdit. Elle s’est attachée à reconstituer l’univers mental des sociétés de la préhistoire grâce à une démarche nouvelle : l’« archéomythologie ».

Voilà comment elle procède. Dans nombre de sociétés sans écriture, les artistes représentent les femmes non seulement par une silhouette féminine, mais parfois par une simple partie du corps : seins, fesses, yeux... Le triangle pubien est aussi souvent présent. La façon la plus simple, la plus géométrique et la plus universelle de le représenter consiste à tracer un V. Si le V est donc le symbole de la femme, M. Gimbutas pense que les nombreux motifs en chevron (deux V superposés) désignent aussi le sexe féminin. De même, comme on retrouve souvent associés la figure du V et des chevrons gravés sur des céramiques en forme d’oiseau, M. Gimbutas en déduit que la figure de l’oiseau est également un symbole féminin. En admettant cette convention (V, chevrons simples, doubles ou triples, figures d’oiseaux, seins...), il est alors apparu que le signe de la femme est omniprésent dans toute l’Europe du Sud-Est. Par glissements progressifs et juxtapositions de motifs, M. Gimbutas pense alors repérer toute une gamme de figures censées représenter la déesse. Elle peut apparaître sous la forme d’une déesse-oiseau et, par extension, d’un bec d’oiseau ou d’un œuf. L’eau est également associée à la divinité féminine. Elle peut être désignée par un filet qui coule (quelques traits verticaux) ou un M représentant l’onde. Par extension, tous les motifs en M sont supposés représenter l’eau, donc la déesse.

Toute la symbolique de la déesse serait en lien avec le cycle de la vie, « le mystère de la naissance et de la mort, celui aussi du renouveau de la vie - pas seulement de la vie humaine, mais de toute forme de vie sur la Terre comme dans l’ensemble du cosmos ».

• La déesse est d’abord « celle qui donne la vie »

La déesse est donc présente dans les rituels de naissance et de fertilité. Voilà pourquoi elle est associée à l’eau, source de toute vie, et par extension à l’oiseau d’eau, mais aussi à la grenouille et au poisson. La déesse est également liée au renouvellement des saisons et donc à la terre nourricière, à la mort et à la régénération. Au fond, toute la symbolique de la déesse renvoie aux « croyances de peuples agricoles concernant la stérilité et la fertilité. La fragilité de la vie, la menace constante de la destruction ainsi que le renouvellement périodique des processus générateurs de la nature sont parmi les plus tenaces ».

Si la démarche archéomythologique prônée par M. Gimbutas est pertinente, l’avancée scientifique est de taille. Elle donne les clés pour interpréter des signes, gravures, motifs abstraits présents dans toute la préhistoire, qui étaient jusque-là traités comme de purs motifs décoratifs ou d’énigmatiques signes que l’on s’interdisait de décrypter. Du coup, les céramiques ornées dévoilent une histoire cachée, et tous ces signes qu’on avait pris pour de simples fioritures se révèlent être un riche langage symbolique associé au culte de la déesse.

Évidemment cette entreprise de décryptage comporte bien des risques. Le premier est celui de la « surinterprétation » des signes. Mais comme le note justement Jean Guilaine en préface, « on portera au crédit de Marija Gimbutas d’avoir ouvert la voie à une archéologie symbolique. (...) Mais justement orienter une discipline foncièrement attachée à l’étude de données matérielles vers le champ de l’imaginaire impliquait déjà un certain courage intellectuel et une forme aiguë de non-conformisme ».

http://www.cairn.info/la-bibliotheque-ideale-des-sciences-humaines-article-168.htm


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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Mar 25 Oct 2011, 01:43

Bataille pour la survie de l’Europe?

Alexandre Latsa
12:56 19/10/2011

"Ce siècle doit être un siècle américain. Dans un siècle américain, l’Amérique a la plus forte économie et la plus forte armée du monde. Dieu n’a pas créé ce pays pour être une nation de suiveurs. L’Amérique n’est pas destinée à être sur un pied d’égalité avec plusieurs puissances mondiales d’importance comparable. L’Amérique doit guider le monde, ou quelqu’un d’autre le fera."

Ces propos agressifs et militaristes n’ont pas été tenus par un pasteur évangéliste extrémiste, ni par un élu d’un parti d’extrême droite marginal sur la scène politique américaine, mais par Mitt Romney, l’un des principaux candidats à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle américaine de 2012. Dans le même discours, Mitt Romney a parlé de la Chine, qui veut devenir une "superpuissance" et de la Russie, "dirigée par un homme qui croit que l'Union soviétique était le bien et non le mal". Mitt Romney n’en reste pas là, il souhaite aussi "intensifier les relations des États-Unis avec leurs alliés, dont Israël et la Grande-Bretagne, renforcer l’opposition américaine à l’arme nucléaire iranienne, renouer avec la défense antimissile, accélérer la construction de navires de guerre, pour passer de 9 bâtiments par an à 15, et intensifier les efforts diplomatiques au Moyen-Orient".

Tout un programme pour ne rien changer! Si des propos équivalents avaient été tenus par Vladimir Poutine ou par le président Chinois Hu-Jintao, peut on imaginer quelle aurait été l’hystérie du Main-Stream médiatique occidental? Se rappelle-t-on par exemple de l’hystérie qui a suivi et poursuit encore Vladimir Poutine pour une phrase mal interprétée (volontairement?) sur les conséquences tragiques pour des millions de russes de la chute de l’Union Soviétique?

Il est intéressant de comparer par ailleurs ces principes inchangés de la droite américaine avec d’autres courants d’idées à propos du patriotisme, en Russie et au sein de l’Union Européenne. La Russie au contraire de l’Amérique ne verse pas dans la désignation d’ennemis planétaires, mais comme dans tous les pays a forte croissance du monde d’aujourd’hui (comme la Chine, l’Inde, le Brésil ou l’Afrique du sud...) l’identité nationale et le patriotisme n’y sont ni bannis, ni même mal vus. En Russie le patriotisme est le socle fondamental du maintien de l’unité du pays et désormais presque tous les partis politiques de Russie jouent la carte patriotique pour rester en accord avec la pensée populaire dominante. J’ai souvent souligné le fait que Russie Unie était un parti politique centriste et conservateur, qui insiste sur l’identité multiple du peuple russe et sur l’unité des Russies dans une fédération solide.

Récemment, le nationaliste Dimitri Rogozine (ambassadeur de Russie auprès de l’Otan) a également pris position pour Vladimir Poutine. De même, le parti libéral-démocratique et nationaliste de Vladimir Jirinovski est depuis une quinzaine d’années un acteur majeur de la scène politique russe. Enfin, plus récemment encore, c’est le puissant parti communiste de Russie qui a pris des positions nationalistes assez inattendues, en publiant un programme axé sur la renaissance de la Russie, de l’âme russe et des traditions russes. Cette effervescence patriotique traduit bien une tendance lourde en Russie: "le patriotisme est l’idéologie de base actuellement en Russie", comme le rapportait l’ambassadeur de France Jean de Gliniasty lors d’une audition au sénat français en octobre dernier.

L’Union Européenne est sur ce sujet aux antipodes de l’Amérique républicaine ou de la Russie de Russie-Unie. En son sein, il y a beaucoup d’hésitations sur ces sujets. L’Union Européenne fait figure de grand corps mou, sans réel organe politique souverain, et qui dénonce de façon un peu obsessionnelle tous les partis jugés populistes, c'est-à-dire qui auraient des prétentions politiques, comprenez une volonté de préservation des identités nationales, ou des idées de souveraineté et d’indépendance vis-à-vis de la tutelle américaine et de la logique militaire de l’Otan. Ainsi, dans l’Union Européenne de 2012, le patriotisme et la religion (refus d’inscription dans la constitution européenne de l’héritage chrétien comme fondement historique et culturel de l’Europe) sont vus avec méfiance, et l’union reste avant tout économique et commerciale. L’idée d’un patriotisme européen à inventer est fortement contrariée par l’idéologie dominante, mondialiste, qui interdit pour l’instant toute réelle souveraineté politique européenne et par la même probablement toute capacité à répondre énergiquement à la crise actuelle.

Les situations de ces trois blocs liés par des intérêts économiques croisés sont donc très différentes. Les Etats-Unis sont encore et toujours l’hyper-puissance dominante, mais une hyper-puissance qui se trouve, selon Erik Kraus, "au bord du chaos et dans une situation similaire à l’empire romain au 4ème siècle, ou à l’URSS de 1989". La Russie vit elle son printemps post soviétique. Elle se reconstruit, elle est déjà un acteur actif du monde actuel et elle essaie de contribuer activement à la construction d’un monde multipolaire car il est désormais fort probable que le monde unipolaire et américano-centré qui a émergé après la chute de l’URSS va céder la place à une structure multipolaire. De son côté, l’Union Européenne s’interroge sur son endettement et se cherche un avenir.

Or la question de la transition et surtout de l’architecture du monde après la chute de l’hyper-puissance est désormais posée et est cruciale pour les vieilles nations européennes de l’ouest, empêtrées dans une situation sociale et économique plus qu’instable. Empêcher le démembrement de la monnaie européenne, revenir à des politiques budgétaires raisonnables, créer une direction politique, donner à l’Union Européenne une souveraineté dans le monde qui se dessine, c’est la tache des dirigeants européens et de plus en plus de citoyens doutent foncièrement que ceux-ci puissent y parvenir.

En parallèle, une autre Europe semble émerger plus à l’est, en Eurasie, avec l’union économique et politique de la Russie, du Kazakhstan et de la Biélorussie. Ce bloc euro-eurasien (que devrait sans doute à court terme rejoindre une Ukraine dont on ne peut que douter qu’elle n’intègre une Union-Européenne exsangue) pourrait constituer un nouveau pôle de puissance. Pour une Europe occidentale dynamique, ce pourrait être dans l’idéal un partenaire vital tant sur le plan politique qu’économique et un tremplin vers l’Asie. Mais il faudrait sans doute pour cela que les dirigeants de l’Union Européenne prennent rapidement les mesures nécessaires pour éviter le naufrage, comme les élites russes surent le faire à un moment ou le pays était proche d’une faillite économique totale, il y a de cela seulement 14 ans.

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction.

http://fr.rian.ru/tribune/20111019/191574878.html
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MessageSujet: Ecriture "Vieille Europe"- La découverte de l'écriture   Jeu 08 Déc 2011, 01:12

Texte en complément des affirmations faites ici : http://antahkarana.forumzen.com/t2464p30-le-temps-des-hybrides#23652

La découverte de l'écriture

Chapitre 8
László Botos


Torma Zsófia, déjà dans les années 1800 [archéologue, paléontologue et anthropologue hongroise (1832 –1899)], a trouvé près de Tordos (maintenant Turdas en Roumanie) un grand nombre de céramiques décorées avec des signes semblables à ceux des poteries sumériennes et de Troie.[1] L'Académie hongroise des sciences n'a pas reconnu cette découverte, mais des historiens contemporains étrangers, des chercheurs des Sumériens ont accepté ses conclusions et acclamé son travail. En 1961, N. Vlassa, un archéologue roumain, a excavé un règlement à Tatárlaka (maintenant Tartarie, en Roumanie), à 18-20 kilomètres de Tordos et, sur le niveau le plus bas, a trouvé 26 idoles d'argile brûlée et trois amulettes dont l'écriture est clairement visible. Cette écriture ressemble étroitement à l'écriture préhistorique de Jamdet Nasr.[2]

En 1965, Adam Falkenstein, un archéologue allemand, a déclaré que l'art d'écrire a été développé à Tatárlaka sous l'influence sumérienne. Au même moment, MS capot a déclaré que les amulettes de Tartarie n'ont aucun lien avec l'écriture. Il a déclaré que des marchands sumériens avaient amené ces amulettes avec eux et que les gens de Tatárlaka n’avaient fait que de les copier sans aucune connaissance ou compréhension. Cela induit que les gens de Tatárlaka n’ont jamais su la signification du texte, bien qu'ils utilisaient des amulettes pour leurs cérémonies religieuses. Les historiens donnent en général très peu de crédibilité à la théorie que le peuple sumérien aurait pu émigré hors du bassin des Carpates et aurait pu prendre avec lui les connaissances susmentionnées, la religion et le folklore vers la Mésopotamie. Les majorités des historiens sont d'avis que la civilisation progresse du sud au nord et, quand le dernier âge glaciaire se retira, les territoires devenus libres de glace ont été progressivement peuplée. L'annonce de Boris Perlov que les amulettes de Tartarie étaient faites d'argile locale a fait exploser cette opinion. Il a dit que les signes sur les amulettes étaient les restes d'un système d'écriture très répandue. Son analyse au C-14 les a placé à 5000 avant J.-C ou approximativement 1000 ans plus vieux que les trouvailles d’Al Ubaid et 2000 ans plus ancien que la céramique minoenne.

Les signes de Tatárlaka ont été écrit par impression des lettres sur la surface d'argile molle, qui a ensuite été cuite au four. Cette découverte que la technique d’écriture "sumérienne" a été d'abord utilisé à Tatárlaka a choqué le monde scientifique. Cela signifiait que cette technique d'écriture a été prise d'ici vers la Mésopotamie. Les comprimés de Tartarie ressemblent aux tessons de céramique de Tordos-Vinca. C'est la preuve que les signes de Tatárlaka n'étaient pas un développement local, mais une partie importante de l'écriture épigraphique de la culture de Vinca qui a dominé au sixième et cinquième millénaire avant J.-C.[3]

Selon Sándor Forrai, tous les systèmes d'écriture sont interconnectés. Les historiens en général n'ont pas envisagé cette possibilité. S'ils avaient pris cela en considération, ils auraient découvert que les hongrois ne sont pas des barbares illettrés. Au neuvième siècle, ils possédaient le système d'écriture le plus avancé en abrégé, l'écriture runique.[4] Selon Forrai, l'écriture s’est développée dans le bassin des Carpates et est devenue plus sophistiqués, en Mésopotamie. Parmi les dix signes sur les tablettes de Tartarie, six sont identiques aux caractères de l'écriture runique magyar. L'un d'eux était la double croix, qui représente le "Gy" sonore. En sumérien la double croix représente le sceptre, le signe de la règle, qui est traduit en PA. Des signes runiques similaires ont été trouvés dans la péninsule balkanique. La connexion entre les systèmes d’écriture de Tordos, Tatárlaka, des Balkans, crétoise, minoenne, égyptienne, mésopotamienne a été présenté par Jovan Todorovich, un historien croate, qui s'est spécialisé dans les systèmes d'écriture.[5]


En Mésopotamie, les Sumériens avaient développé des pictogrammes dans un système d'idéogrammes, environ 3500 avant J.-C. L'infinitif était exprimé par des pictogrammes combinés, qui devint un idéogramme. Par exemple, le verbe «manger» était exprimé par le pictogramme de pain dans le pictogramme de la bouche. Les syllabes qui comprenaient les consonnes étaient exprimés par des signes suffixes. C’était possible parce que leur langue était agglutinante, comme la langue hongroise. Ils ont utilisé des déterminatifs écrits qui n'étaient pas prononcés, par exemple la croix ou étoile à huit branches qui se dit "DINGIR" - connexions divine ou céleste. Dans le temps la croix aux huit bras a été simplifié par la croix simple en caractères cunéiformes, qui devint plus tard le même signe dans la transcription runique hongroise et représenté par le phonème «D». Dans aucune autre transcription runique il n’y avait eu le «D» sonore. L'écriture pictographique sumérienne a influencé les pictogrammes égyptiens. Parce que les Égyptiens utilisaient cette écriture principalement dans leurs églises et sur leurs statues, les pictogrammes ont été appelés hiéroglyphes, ce qui signifie sculptures saintes.

Chambell, un chercheur anglais, écrit que dans la Haute-Égypte, dans la ville de Karnak, sur le mur d'un des temples, il est écrit en hiéroglyphes, que dans l'empire sous le règne du Pharaon Tutmoses III, vivait un peuple appelé les Maghars qui se battaient aux côtés des Hittites. Le texte hiéroglyphique mentionne les villes d'Arad, d’Árpad et de Maghara sur la terre des Maghars. (Arad est aussi le nom d'une ville hongroise qui a été donnée à la Roumanie en 1920.) Le nom Maghar est presque identique au nom sumérien MAH-GAR et au nom hongrois, Magyar. Depuis les signes de l'écriture runique magyar les plus proches de celles de l'écriture runique phénicienne et les noms de villes hongroises apparaissent dans cette région, cela indiquerait que les Magyars vivaient ici au moment de l'élaboration de l'écriture runique. Cette écriture runique s'étend de l'Asie intérieure parmi les peuples turcs et se propage à l'ouest chez les Étrusques dans la péninsule italienne et les Pélasges dans les îles grecques. Les peuples qui ont en premier parlé le grec et le latin ont également utilisé les runes. Forrai fait un tableau qui montre quinze pourcent de similitudes entre les transcriptions runiques hongroises et les transcriptions runiques phéniciennes et quarante-quatre pourcent de ressemblance entre les transcriptions runiques hongroises et étrusques. Il y avait seulement une ressemblance de vingt-huit pourcent avec la vieille écriture runique turque. Cela réfute la théorie selon laquelle l’écriture runique hongroise aurait été développé à partir du turc. Les autres écritures glagolitiques, cyrilliques ne ressemblent pas à l’écriture runique hongroise.

La raison pour laquelle l'écriture runique s’écrit de droite à gauche, c'est que, dans les premiers temps, l’écriture était sculptée sur des tiges en bois rectangulaires horizontales. La tige était tenue dans la main gauche et les runes étaient sculptés de la main droite, il était donc logique que ce soit lu de droite à gauche. Même les premiers écrits en latin étaient écrit de droite à gauche. La direction a changé quand le papyrus a remplacé le bois. Les premières transcriptions sculptées étaient appelées transcriptions épigraphiques. Cela devint plus tard l'écriture paléographique lorsque le papyrus fut utilisé. La caractéristique particulière de l'écriture runique hongroise était sa capacité à être abrégée. L’abréviation était nécessaire parce que la sculpture sur bois était une tâche longue et fastidieuse. Le sculpteur scribe faisait la meilleure utilisation des matériaux et du temps disponible. Ces abréviations suivaient toujours les règles de la grammaire hongroise. Les mêmes méthodes ont été utilisées environ un millier d'années plus tard par ceux qui ont développé la sténographie hongroise. En 1598, János Telegdi a écrit son Latin Rudimenta qui explique les rudiments de l'écriture runique magyare, pour une utilisation à l'école.[6] Il voulait rétablir l'usage de l'écriture runique hongroise ancienne dans la vie publique hongroise, parce que c'est la seul système d'écriture approprié pour exprimer le discours hongrois parfaitement. Pour chaque phonème, il y a un signe individuel. Treize phonèmes hongrois ne peuvent pas être exprimé par l'alphabet latin. C'est pourquoi environ un millier d'années a été nécessaire pour l'expression parfaite de la phonétique hongroise dans l'alphabet latin. Par exemple, nous devons utiliser deux lettres latines pour exprimer le phonème "Gy" comme en hongrois. Dans l’écriture runique il y a un signe individuel pour le son "Gy". De même, les phonèmes hongrois "sz", "ty", "zs" et d'autres doivent être exprimés par deux lettres dans l'alphabet latin.

Suite en anglais ici : László Botos : http://www.magtudin.org/Homeland%208.htm


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MessageSujet: Ecriture "Vieille Europe"- Mère ANYA - DANUBE et fleuves   Ven 09 Déc 2011, 13:31

Bonjour à tous,

Voici un extrait supplémentaire, traduit de l'anglais, du texte présenté à la page précédente : http://www.magtudin.org/Homeland%208.htm

Il contient des informations qui sont en général inconnues du grand public :



(...) Le culte de la Déesse-Mère a été largement étudié par le professeur Marija Gimbutas de l'Université de Californie à Los Angeles.[12] De nombreuses statues de la déesse de fertilité ont été trouvé en Europe Centrale, en particulier dans le bassin des Carpates, datant du 6ème et 5ème millénaire avant notre ère. Une soixantaine d'entre eux ont été trouvé à Méhtelek [note : Méh = Utérus, Matrice ET aussi Abeilles (!!); telek = terrain]. Selon József Bíró, à l'époque de la culture de Körős, la Déesse-Mère a été appelé ERES ou ÉRŐS. Ce nom est conservé dans le nom même de la ville, Erősd. Le nom du dieu grec de l'Amour, Eros, peut y être connecté.[13] Dans Le Langage de la Déesse, le professeur Gimbutas propose une explication pour les lignes sur les statuettes de la déesse. Le signe M avait une signification aquatique, comme les chevrons et le méandre. Il est intéressant de noter que l'ancien peuple représentait également la Déesse-Mère comme une "mère originelle" sous la forme d'une biche.[14] Dans les légendes hongroises, l'ancêtre des nations Magyar et Hun était également une biche. Selon Marija Gimbutas, la Déesse-Mère était appelé ANA, Annia, ANU ou Anku.[15] En hongrois, le mot "mère" est "Anyu" [remarque : anyu = maman, mère ; AnyA = Mère] . Le mot sumérien pour "mère" était AMA. Le dieu sumérien de la Création était ANU. Quelque part, au cours de la migration à partir du bassin des Carpates vers la Mésopotamie, le panthéon de déesses matricentrales/matrifocales est devenu un panthéon de dieux patriarcaux, mais le nom pour le créateur est resté --> ANU.

Beaucoup de figures de la déesse sont décorées avec trois lignes parallèles. Ce schéma est répété de nombreuses fois sur les vases et autres objets. Le professeur Gimbutas dit: " Le signe tri-linéaire semble symboliser une substance de vie de qualité dynamique triple ou multiple..." " La triple source est liée à la Triple Déesse, une image étonnamment longue documentée dès l'époque magdalénienne... "[16] Elle mentionne que cette tradition symbolique s’est poursuivie en Anatolie sur les figurines mycéniennes et figurines de l’Age du Bronze de Chypre. Ce symbole de trois lignes peut également être trouvé sur les représentations de la Déesse à Sumer. La déesse sumérienne de la fécondité et de natalité était NINHURSAG. De plus, l’ "Homme-Glacé/Ice-Man" trouvé dans les Alpes, portait des tatouages de trois et quatre lignes parallèles. Il a été suggéré qu'il pourrait avoir été un chaman ou un commerçant.

Le différend entre roumains / hongrois au sujet de qui a le plus de droit à la possession de la Transylvanie motiva le monde scientifique à la recherche de la région de Transylvanie. La théorie de la continuité daco-romaine a progressivement perdu de sa crédibilité quand de plus en plus de données ont vu le jour prouvant ainsi la continuité hongroise. Le professeur de sociologie et d'anthropologie de Ricker College 1951-1959, Ida Bobula a trouvé 535 mots hongrois identiques à des mots sumériens du lexique sumérien. Cette découverte importante a relancé les théories en dormance des chercheurs en sumérologie du XIXe siècle, le colonel Rawlinson, A.J, Sayce, Lenormand et d’autres, que la langue sumérienne montre des connexions aux langues ouralo-altaïques, surtout la langue hongroise. La recherche d'Ida Bobula et de Zsófia Torma motiva, le professeur de l'Université de la Sorbonne à Paris, Kálmán Gosztony à poursuivre les recherches sur les connexions sumériennes-hongroises. Il a élargi le nombre des apparentés sumériennes-hongroises à 1200 et a présenté soixantes règles grammaticales qui étaient identiques en sumérien et en hongrois.[17]

Zsuzsanna Kovács-Telekiné étudia l'histoire ancienne de Transylvanie à partir de documents originaux et remarqua que, lorsque Ptolémée cite le peuple de la Dacie (Transylvanie), il écrit "Kau-ko encio". Elle a remarqué que si nous laissions tomber le mot "encio" cela devient "Kau-ko" ou en hongrois "kő-kő" qui signifie "hegy-hegy" ou "montagne-montagne" à savoir des montagnes. Ce document était daté de seulement vingt à trente ans après la conquête romaine de la Dacie. Elle a aussi remarqué que Ammien Marcellin, écrit au sujet de la guerre de l'empereur Valens contre les Goths également le nom de la Transylvanie comme "Kau-Ko".[18] Les mots sumériens KO, KA, et KAU ont tous la même signification qu’en hongrois "Kő" à savoir "pierre". En sumérien, le pluriel était formé en répétant un mot: "KAU-KO" à savoir "montagnes". Les Sicules aujourd'hui utilisent encore le mot "Pierre" pour "Montagne". De nombreux noms de montagnes de Transylvanie se terminent en "kő", tels Unokő, Szarkő, Siposkő. Ces montagnes ont toutes de 1600 à 2000 mètres d'altitude. Si nous prenons la racine du nom "Caucase" (CAU), alors le nom est identique au nom proto sumérien pour Transylvanie.

L'ancien suffixe hongrois "A" signifie rivière. Beaucoup de rivières, de fleuves en Hongrie se terminent avec ce suffixe: Duna [= le Danuble], Tisza, Száva, Dráva, Morva, Mura, Rába, Rabca, Zagyva. Le fleuve Euphrate en Mésopotamie était appelé en sumérien BARANYA. [Baranya est le nom actuellement d’un département hongrois]
Zsuzsanna Kovács-Telekiné, au 27ème Congrès Mondial des Orientalistes Internationaux d’ Ann-Arbor, au Michigan, en 1967, présenta un autre nom du Danube qui était "Ister", le nom de la déesse sumérienne de la fertilité, ISTER. Au 29 ème Congrès des Orientalistes à la Sorbonne en 1973, elle présenta des mots sumériens, dans lesquels elle trouva des noms géographiques dans le bassin des Carpates. SAMAS était le nom du Dieu mésopotamien Soleil, qui se reflète dans le nom du Szamos rivière. NAP est identique au mot hongrois "nap", qui signifie "soleil". (...)

Citation :
NINHURSAG ( KI )

La déesse " Ki " ( Ninhursag )" ce qui veut dire la terre, est la reine des montagnes. C'est une déesse de fertilité qui a créé toute la végétation. Ninhursag est l'un des membres les plus âgés du Panthéon sumérien et a des titres prestigieux comme la " mère des dieux " et la " mère de tous les enfants". Elle s'appelle également " Ninmah ", " Nintu/Ninti " ou encore " Mammi ". Elle était la déité des gouverneurs sumériens, qui se sont dénommés comme des " enfants de Ninhursag ". Sous la direction d'Enki, elle participe à la création des Hommes dans un texte sumérien tardif. Sous l'appelation " Nintu ", elle est la déesse des accouchements.

http://secretebase.free.fr/civilisations/sumeriens/dieux/dieux.htm


Remarque : De nombreux savants étrangers apparentent les Sicules aux Sumériens aussi au travers de la culture/religion de la « Dame/Femme Heureuse » ou Nin-Ti en sumérien. Ceci parce que la Dame Heureuse (= Boldog Asszony) est présente dans la religion, mais aujourd'hui sous la forme de la Vierge Marie, dénommée Boldog Asszony également.


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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Lun 06 Fév 2012, 23:46

Les anarchistes mystiques russes
Par Vladimir Bagrianski

Connaissez-vous l’histoire de l’étonnant réseau pacifiste qui osa défier Staline ? Leurs racines étaient clairement libertaires. Mais, à la différence des autres anarchistes russes, ils avaient conclu de leurs expériences que la fin ne justifie pas les moyens, que la violence sociale ne mène à rien et que la véritable révolution est intérieure. Curieusement, c’est dans l’ancienne tradition chevaleresque qu’ils allèrent puiser leurs plus belles inspirations. L’un des rares survivants du réseau, le mathématicien Vassili Nalimov, qui réussit à survivre à dix-huit ans de goulag (et dont les éditions du Rocher ont publié la première traduction en français), témoigne en 1996, à l’âge de quatre-vingt-six ans (six mois avant sa mort), en compagnie de son épouse, la poétesse Janna Drogalina..

Le monde entier croit connaître, au moins vaguement, l’anarchisme russe - ces premiers fanatiques poseurs de bombe, ces illuminés dostoïevskiens qui rêvaient de faire sauter les tsars et y parvinrent quelquefois - et l’on pense aussitôt à Michaël Bakounine, qui affronta Karl Marx au sein de la 1ère Internationale, ou au prince naturaliste et explorateur Piotr Kropotkine... Les plus célèbres de ces anars sont traditionnellement associés à un athéïsme virulent et à une activité révolutionnaire éventuellement proche - du moins au début - des bolchéviques.

Images simplificatrices. En réalité, le mouvement anarchiste russe du début du XXe siècle était beaucoup plus varié que cela, s’étalant des communautés tolstoïennes (néo-chrétiennes et totalement non-violentes) au radicalisme ultra-guerrier des partisans de Makhno, en passant par les “amis de la nature et du soleil” qui manifestaient tout nus dans Moscou en portant sur des pancartes les mots “À bas la honte !” Certes, tous ces hommes et toutes ces femmes partageaient (théoriquement) l’idée de base de l’anarchie : l’homme détient, par sa nature même, une aspiration à la liberté qu’aucun but, même le plus grand ou le plus séduisant, ne saurait mériter que l’on y porte atteinte. Tous auraient normalement dû souscrire à la devise du prince Kropotkine : “Ma liberté est dans la joie et dans la liberté des autres !”

Dès 1920, ce même Kropotkine, affreusement déçu par les bolchéviques, se met à écrire ce qui sera sa dernière et certainement plus grande œuvre, L’Éthique (qui ne sera publié en Russie qu’en 1991), où il réussit à pousser plus avant quelques idées déjà exposées dans L’Aide réciproque comme facteur de l’évolution, livre où il avait commencé à s’attaquer au réductionnisme darwinien. À la surprise de certains de ses amis anarchistes durs, L’Éthique allait se révéler d’inspiration essentiellement chrétienne. Ce faisant, le “prince au drapeau noir” ne faisait que rejoindre un courant très vaste, bien que fort mal connu : l’anarchisme mystique. Certains se demanderont peut-être comment de tels mots peuvent se trouver réunis. En fait, cet anarchisme avait assez naturellement évolué, passant d’un mouvement purement politique, de caractère juvénile et agressif, vers un refus progressif de tout exercice violent du pouvoir, pour déboucher sur un engagement social d’essence éthique et même, finalement, sur une voie philosophique explicitement spirituelle et mystique. Formidable défi au marxisme triomphant des bolchéviques et plus généralement à l’ensemble du positivisme scientifique de l’époque, mais aussi à l’orthodoxie chrétienne traditionnelle.

On peut légitimement parler de la création, à l’époque, en Russie, d’un mouvement holistique (pour user d’un vocabulaire de notre fin de siècle) basé sur l’idée qu’une liberté totale doit résolument embrasser toutes les manifestations de la culture humaine.

Naissance d’un mouvement

Le premier manifeste de l’anarchisme mystique fut publié en Russie en 1906. Il s’agissait d’une brochure d’un certain Georges Tchulkov, lui-même influencé par le philosophe Vladimir Soloviov et par l’écrivain Dostoïevski. Tchulkov écrivait par exemple : “La lutte contre le dogmatisme dans la religion, la philosophie, la morale et la politique, voilà le slogan de l’anarchisme mystique. Le combat pour l’idéal anarchique ne nous mène pas au chaos indifférent mais au monde transfiguré, à une condition : que par ce combat pour toutes les libérations, nous participions à l’expérience mystique, à travers l’art, l’amour religieux et les musiques. J’appelle musique non seulement l’art qui nous ouvre à l’harmonie des sons, mais toutes les créativités fondées sur les rythmes qui nous font découvrir le côté nouménal (spirituel) du monde.

La publication de ce manifeste fit immédiatement scandale dans la société avant-gardiste russe. Tchulkov fut attaqué de tous côtés et eut du mal à résister à la pression. Avant sa mort, dans les années vingt, il écrivit une lettre où il disait regretter certains articles de ce manifeste, allant jusqu’à renier l’essence extrême de sa mystique.

Mais le mouvement exprimé par Tchulkov le dépassait largement. Celui qui fit réellement entrer l’anarchie mystique dans la pratique sociale et politique russe fut le professeur Apollon Andrevitch Kareline.

Juriste de formation, Kareline, né en 1863, participa au mouvement révolutionnaire russe alors qu’il était encore tout jeune. Arrêté à la suite de l’affaire de l’assassinat du tsar Alexandre II, il séjourna dans la forteresse de Petropavloskaïa de Saint-Petersbourg. À sa libération, il dut s’exiler en Sibérie par deux fois. Après la révolution de 1905, il immigra en France, où il organisa une série de conférences et publia plusieurs articles. C’est alors qu’il fut initié dans la confrérie des Templiers dont il reçut la mission de créer une branche orientale (nous verrons le sens de cette étrange liaison). Kareline revint en Russie au moment de la révolution de février 1917, avec enthousiame. Vers la fin des années vingt, le dilemme devint malheureusement clair : soit continuer à participer à la construction d’une nouvelle société sur la base du bolchevisme, et dans ce cas une dictature de type matérialiste était inévitable, soit viser prioritairement l’élargissement de la conscience personnelle et le développement spirituel - dans ce cas, la rupture avec le nouveau régime était immédiat. Pratiquer et évoquer l’expérience spirituelle s’avérait en effet beaucoup plus dangereux que prévu, les bolchéviques utilisant le mot “mystique” comme une injure et toute l’atmosphère intellectuelle russe passant peu à peu sous la domination des sociologues rationnalistes vulgaires.

Membres éminents de l’intelligentsia russe ouverte aux idées les plus modernistes, les anarchistes mystiques avaient pourtant considéré la révolution comme un événement naturel et inévitable, une révolte légitime contre la violence multiséculaire régissant toute la société slave. Mais ils estimaient que la révolution n’aurait guère de sens si elle ne changeait pas la nature profonde de l’homme, son fond spirituel. Dans une démarche quelque peu comparable à celle des francs-maçons préparant la Révolution française, bien que de façon sans doute plus romantique, ces intellectuels avaient nourri d’immenses espoirs pendant plusieurs décennies. Tout s’écroula en peu d’années. La “dictature du prolétariat” révéla bientôt son vrai visage grimaçant. Le mouvement vers la liberté conduisit au chaos sanglant que l’on sait.

Comme la plupart des anarchistes russes, Apollon Kareline avait espéré que le coup d’État d’octobre 1917 serait le début d’une grande révolution sociale. Si l’historien américain Paul Avrich a pu écrire que Kareline devint alors l’“anarchiste officiel des Soviétiques”, c’est que, pendant quelque temps, il dirigea un petit groupe d’“observateurs” au sein du Soviet Suprême de l’Union Soviétique. Le but de ce groupe était l’humanisation du pouvoir d’État, le combat contre la peine de mort et contre la terreur en général.

Probablement à cause de l’existence de ce groupe, les communistes tolérèrent les anarchistes mystiques un peu plus longtemps que les anarchistes politiques. Pourtant, dès 1920, toutes les illusions de Kareline s’étaient envolées. En pleine montée de la “Terreur Rouge”, alors que socialistes et anarchistes commençaient à remplir à nouveau les prisons de l’empire, il écrivit avec courage un article contre la peine de mort, où il osa proclamer que la révolution avait été “anéantie” par les Bolcheviques, et que son propre humanisme était nourri d’idéaux chrétiens.

Pour lui, il s’agissait de fonder sur l’éthique chrétienne une nouvelle forme d’organisation de la cité, de dépasser l’intolérance entre religions et de s’ouvrir aux sciences pour rendre à chacun la possibilité d’une perception personnelle du monde.

Les nouvelles catacombes

Kareline disait souvent à ses élèves : “En exil, j’ai vu l’ignorance terrible des peuples et j’ai compris que les immenses forces sombres qui soutiennent le pouvoir s’appuient sur cette ignorance.” Avec le développement vertigineux de la technique, le pouvoir étatique était devenu monstrueux. Le but concret de l’anarchisme mystique était clairement de préparer l’humain à la liberté et à la responsabilité d’une nouvelle culture non étatique. Pour cela, Kareline pensait que la question vraiment urgente était d’approfondir le christianisme, hors de toute institution religieuse, en revenant aux origines. Et de fait, les anarchistes mystiques allaient se trouver contraints de retrouver la clandestinité des catacombes. Pendant les années vingt, on les voit encore parfois en public. Ces enseignants, ces scientifiques, ces artistes constituent un réseau qui touche beaucoup de grandes villes de Russie. Leurs contacts avec toutes sortes de mouvements culturels et spirituels non confessionnels sont nombreux. S’ils font régulièrement des conférences, écrivent des articles, leur mode d’expression favori est le théâtre. Ils écrivent et jouent des pièces qui constituent des sortes de Mystères médiévaux, adaptés au monde moderne. À partir des années trente, tout le mouvement devenu hors la loi, les “Mystères” en question se dérouleront dans une totale clandestinité. Combien sont-ils ? On ne le saura sans doute jamais ; la peur (hélas fondée) d’être infiltrés par les agents du Guépéou puis du NKVD, ancêtres du KGB, les oblige en effet bientôt à utiliser plusieurs noms pour désigner leur mouvement et à brouiller les pistes de façon d’autant plus indéchiffrable pour nous aujourd’hui, que la plupart des membres actifs du réseau furent exécutés ou s’éteignirent dans les camps.

Que font-ils ? Leurs activités sont multiples mais viennent toutes se nourrir à ce rituel commun : le “Mystère”. Purement oral, tant par précaution vis-à-vis de la police que par tradition didactique, l’enseignement spirituel de ces anarchistes mystiques était prodigué lors de réunions qui se tenaient dans des appartements privés et ne comptaient jamais plus de dix personnes. Cet enseignement reposait essentiellement sur le récit de contes et de légendes.

Une certaine idée de la chevalerie

Kareline lui-même connaissait plus de cent légendes. Après sa mort, en 1926, on ne retrouva pas le moindre bout de manuscrit dans ses affaires personnelles.

Il s’agissait surtout de ne pas figer l’enseignement, mais de garder les esprits en mouvement créatif constant. “Pas de base écrite !

La pensée anarchiste doit rester libre et ne se laisser enchaîner par aucun dogme !” Qu’une de ces légendes tombe dans les mains de non-initiés ne présentait pas de grand “danger” (sauf à titre de preuve pour la police) - leur compréhension subtile n’étant de toute façon possible que dans l’atmosphère créée par la méditation... Les réunions se déroulaient en quatre temps :

- les animateurs commençaient par raconter une ancienne légende généralement issue de la tradition gnostique.

- puis venait une séance de méditation - dont le protocole, seul texte lu aux participants, était détruit immédiatement après lecture.

- à la suite de quoi, chacun pouvait déclamer ses propres créations.

- la réunion se terminait par une discussion libre.

L’essentiel tenait à ce que chacun était totalement libre d’interpréter les textes et légendes à sa façon et de les intégrer selon son bon vouloir, comme autant d’impulsions à son développement personnel. Les contes étaient considérés comme des métaphores de nouvelles conceptions du monde. La tâche créative de l’élève consistait à faire émerger de l’ancien texte sa propre nouvelle vision, de manière adaptée à la nouvelle situation - vieux principe gnostique, qui sous-tend toute la transmission orale dans l’ancien christianisme. Le fait que ces visions et ces légendes soient transmises oralement entretenait un dynamisme particulier. Le conteur pouvait par exemple métamorphoser le texte entier par sa simple intonation. L’attention la plus importante était accordée aux questions des participants.

Beaucoup de légendes se rapportaient au temps de la chevalerie - de celle du roi Arthur à toutes celles que les croisades ramenèrent de leur contact avec l’ésotérisme oriental. Kareline, disions-nous avait donc été initié au gnosticisme au sein d’un Ordre Templier durant son exil en France, quelques années avant la Première Guerre mondiale - à une époque où, pour la première fois, des femmes venaient d’être admises à l’intérieur de cette très ancienne confrérie. Vue depuis la France de 1996, pareille alliance entre anarchisme et tradition templière peut nous sembler étrange, pour ne pas dire franchement antinomique. Notre vision est déformée par de sombres dégénérescences, tant du côté templier que du côté anarchiste. Les vrais anars sont évidemment fidèles à l’idéal chevaleresque ! Afin de donner une idée du type d’engagement que son initiation avait impliqué chez lui, voici selon quels critères Kareline définissait une authentique appartenance à la chevalerie :

- N’accepter aucun ajournement ni compromission de l’éthique chrétienne.

- Développer une haute maîtrise de soi, physique et morale, ainsi qu’une conscience claire de sa propre dignité.

- Savoir déployer une vision mystique du monde, pour être conscient de la nature spirituelle de toute manifestation de la réalité.

- Attiser sa soif profonde de retrouver les origines de l’Univers.


Deux particularités du gnosticisme : il embrasse tous les héritages archétypiques de l’humanité sans limite dogmatique, se voulant le système philosophique le plus libre qui soit ; il est fondamentalement non-violent. Revenons un instant sur ce second aspect.

La force de la non-violence

René Guénon, le fameux chercheur soufi, fut parfois appelé “le Templier du XXe siècle” - lui aussi avait été initié au sein de cet ordre, dont il était un éminent représentant de la branche occidentale. Il se trouve que l’enseignement de Guénon justifie à plusieurs reprises l’usage de la violence. Pour les anarchistes russes, cela rendait cet enseignement inacceptable. Les représentants de la branche orientale considéraient en effet que le combat pour la liberté de l’individu ne pouvait en aucun cas justifier la moindre violence organisée. Étudiant le développement du bolchevisme en Russie, du fascisme en Italie, du nazisme en Allemagne, il leur était aisé de constater que, chaque fois, l’asservissement le plus avilissant était parti d’une savante justification de la violence “pour le bien de l’individu et de la société.” La violence représentait, pour les anarchistes mystiques, le danger de toutes les formes de pouvoir. Or, aucune révolution n’avait échappé à la tentation du pouvoir. Quant aux Templiers acceptant la violence, on sait qu’il s’en trouva jusque parmi les fondateurs du nazisme.

Après la mort de Kareline, son élève Alexi Solonovitch, mathématicien et philosophe, devint l’un des principaux animateurs des cercles anarchistes mystiques.

Contrairement à son maître, Solonovitch laissa quelques traces écrites - que son propre élève, Vassili Nalimov, a récemment retrouvées dans les archives du KGB. Parcourant des manuscrits intitulés Le Christ et le christianisme, ou L’Anarchisme mystique, ou encore Un Culte de deux millénaires derrière Michaël Bakounine, on découvre une problématique fort charpentée sur la non-violence, assez bien résumée dans la citation suivante :

Le principe de non-violence est, pour l’essentiel, le principe de plus grande force, car une force gigantesque est nécessaire pour agir dans la non-violence. C’est pourquoi les anarchistes veulent la force mais pas le pouvoir, ni la violence.

Solonovitch écrivait aussi : “Il faut savoir comprendre chaque homme en se mettant dans sa peau. Cette compréhension est une voie de co-expérience, de joie partagée et de compassion.” Ou : “La liberté est la seule forme acceptable dans laquelle on peut penser Dieu.” Ou encore : “Les plus grands idéaux éthiques se sont manifestés dans trois grandes religions à caractère universel : celle du Bouddha, celle de Krishna et celle du Christ. Il faut simplement nettoyer ces religions des interférences et parasites apportés par leurs fidèles, sincères ou non...

Arrêté une troisième fois en 1930, Solonovitch mourut en prison, en 1937, à la suite d’une terrible grève de la faim. Après son arrestation, c’est sa femme Agnia, mathématicienne, qui le remplaça au sein du mouvement anarchiste. C’est elle qui initia Vassili Nalimov - l’homme qui nous rapporte cette étonnante saga. Agnia fut arrêtée à son tour en 1936 et fusillée un an plus tard, à la suite d’une parodie de procès qui dura, montre en main, deux minutes.

Dans l’Évangile apocryphe de Philippe, on trouve cette phrase : “Tant que sa racine est cachée, le mal est fort.” Les anarchistes mystiques voulaient mettre à nu cette racine, en démontant notamment la supercherie d’une dictature sanglante supposée servir le bien social et le monde. Ils le payèrent cher. Accusés de “terrorisme”, huit autres dirigeants anarchistes mystiques furent arrêtés en même temps qu’Agnia Solonovitch et jugés par une instance militaire de la Haute Cour d’URSS - inutile d’insister sur l’ineptie de l’accusation. On ignore combien de membres de leurs cercles furent arrêtés à la même époque. On sait seulement qu’un groupe important fut condamné au goulag ; parmi eux figurait Vassili Nalimov, qui eut la “chance” d’être réhabilité après dix-huit ans de camp de travail forcé. Soixante ans plus tard, il est celui qui cherche à nous passer le relais.

Le passeur de relais

Nalimov commença à fréquenter les cercles anarchistes mystiques à l’âge de dix-sept ans. Durant toute son enfance, il avait eu sous les yeux un modèle d’anarchisme profondément naturel : celui de son père, professeur d’anthropologie à l’Université de Moscou. L’anarchisme de ce dernier se manifestait dans le respect absolu de l’autre, caractéristique probablement liée à ses origines : il était fils d’un chaman d’une petite peuplade du Nord de la Russie, les Komi. Après un conflit personnel avec Staline, Vassili Nalimov père fut arrété, accusé d’activités contre-révolutionnaires et exécuté en 1939. Vassili Nalimov fils ne fut réhabilité lui-même qu’en 1957, après dix-huit ans de captivité. Pendant tout ce temps, il réussit à conserver intacte sa passion pour les mathématiques, à un niveau supérieur où elles pouvaient se métamorphoser en quête spirituelle. Malgré son isolement, il faut croire que le bagnard était doué : son “approche probabiliste de la conscience” intègre sans problème, non seulement toute la philosophie classique, de Socrate à Kant, mais propose des convergences fortes avec la théorie du chaos et celle des structures dissipatives - à cette importante différence près qu’il se situe toujours dans une perspective transcendentale. Laissons donc la conclusion à ce rare survivant d’une des plus grandes sagas spirituelles du siècle.

En ces temps difficiles et compliqués, où beaucoup de gens ont l’impression que la philosophie s’est arrêtée, je m’efforce de créer un courant de pensée philosophique que nous pourrions appeler “ Vision du monde probabilistiquement orientée”. Cette tentative est très naturelle de nos jours, dans la mesure où le paradigme conceptuel contemporain a commencé à se détourner du déterminisme dur en direction d’une compréhension probabiliste du monde.

“Un trait particulier de mon approche est une aspiration à l’intégralité. Je cherche à fonder ma spéculation sur toute la diversité de la culture contemporaine, sans perdre de vue les grandes cultures du passé. Pour cela, je fais appel : d’une part à de nombreuses branches de la science (les mathématiques, la physique théorique, la linguistique, l’étude des religions comparées), d’autre part aux processus irrationnels profonds de notre conscience, dont l’expérience mystique, notamment la mienne propre. Ces idées fort diverses se diffractent à travers le prisme de la pensée philosophique, et ceci depuis Platon.

Si l’on peut parler d’une “idée russe” réellement originale dans les temps modernes, ce n’est pas par le messianisme léniniste qu’il faut évoquer, mais l’anarchisme mystique, dont les représentants furent notamment : Razine et le père Abakan, Lermotov et Tolstoï, Kareline et Solonovitch, Sakarov et Nalimov, mon père. Je pense qu’aucune “réforme” ne peut sauver la Russie de la crise. L’esprit russe à besoin de vivre à l’air libre. Le communisme en cassant cette liberté a cassé l’homme lui-même. Que faire aujourd’hui ? Nous aimerions penser que le mouvement œcuménique nous amènera vers une religion universelle permettant l’expression de toutes les théologies personnelles.

La pierre qui a fait trébucher le christianisme fut la tentation du pouvoir, puisque deux millénaires se sont écoulés dans la violence au nom du Christ - pourtant Jésus avait renié le pouvoir. Aujourd’hui, les techniques sont devenues de tels outils de violence qu’ils menacent de détruire l’humanité, la nature, la terre elle-même. La culture du XXIe siècle ne peut être qu’une culture de non-violence.

À lire :

- Cet article s’inspire de plusieurs entretiens avec Vassili Nalimov et de la lecture de trois de ses livres non traduits du russe : Suis-je un chrétien ? in Revue annuelle n° 3, éd. Péligrim, 1995 ; Le traité d’amour , in La Montagne sacrée n° 3 éd. Péligrim, 1995, ainsi que de L’Anarchisme insulté , par Janna Drogalina, in Le Pouvoir de l’Esprit n° 2, Moscou, 1996.

- Paul Avrich, The Russian Anarchism, éd. Norton, New York, 1978.

- Kropotkine Piotr, L’Éthique (en russe), éd. Politizdat. Moscou, 1991. L’Aide réciproque comme facteur de l’évolution (en russe), Saint-Petersbourg, 1904.

- Tchulkov Georg, On Mystical Anarchism (en russe), in Russian Titles for Specialists,n° 16, Lethworth (GB), 1971.

http://www.cles.com/itineraires/article/les-anarchistes-mystiques-russes
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MessageSujet: Sculptures funéraires des Seklers/Sicules   Mer 22 Fév 2012, 00:28

Sculptures funéraires des Seklers/Sicules/en hongrous : " Székely"








Que sont à l’origine ces « sculptures funéraires en forme de dosseret » ?

Il s’agissait de lances [de chevalier] de 3,5 à 4,5 m de long. Les historiens et ethnographes déclarent unanimement que ces dosserets/tête de bois des cimetières d’aujourd’hui conservent en mémoire les anciens enterrements.

Selon les Seklers ou Sicules (Allemand: Szekler, Latin: Siculi, Hongrois: Székely, Roumain: Secui), les têtes de bois « énumèrent » les quatre éléments principaux honorés par les personnes : le soleil, la terre, l'eau et le feu.

Si la lance se termine par une tulipe, cela révèle un enterrement de femme. Si au bout de la colonne se trouvent d'autres formes, non florales, alors la tombe est celle d’un homme, et parfois même d’un soldat. Le symbole de la demie lune est/était attribué à des chefs militaires, l’équivalent aujourd’hui du grade de lieutenant. Les dosserets de prêtres se terminent par une coupe tandis que ceux des jeunes filles par des bourgeons de feuilles ou de fleurs.

Sur la tombe d’un Sekler d’origine noble est posé un bouclier sur lequel ses contemporains gravent le blason.

Les signes rovasiques sculptés sur le dosseret sont proportionnels au nombre d’enfants dans la famille et un signe distinctif apparaît en cas de mariage de la personne décédée.

Lors de l’enterrement d’un enfant, une tête de bois de seulement une demie hauteur est élévée.





Dernière édition par douceur le Mer 04 Fév 2015, 22:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Hathor et "La Vache" domestique hongroise   Ven 02 Mar 2012, 19:28

Bonsoir à tous,

La vache domestique de Hongrie de très grande taille est une variété du boeuf domestique aux cornes très écartées et à la robe grise argentée à cendrée. Les nouveaux-nés sont roux et deviennent gris à l’âge de six mois. On ne trait pas les femelles car elles n’ont que peu de lait qui suffit juste pour les veaux.







"En Hongrie, il vit une bête, énorme comme un éléphant. Sa peau elle-même pèse autant que deux bœufs puissants. Sa tête est grande comme un veau; ses cornes sont aussi vastes et aussi longues que la trompe d'un éléphant. Les gens le chassent, et l'appellent "attakda". Un bel animal."



Cette vache fut amenée en France en (vers) 1814.

Plusieurs théories existent quant à l’origine du bœuf gris hongrois. D’après l’une, cette race aurait été présente dans la région avant la conquête du pays. Un fait est certain, l’élevage hongrois remonte dans l’histoire à plusieurs milliers d’année. Cela est attesté par la présence dans la langue de plus de 50 mots anciens qui se rapportent à ce domaine d'activité.

Citation :
Bos primigenius taurus hungaricus

Le Bœuf gris de Hongrie ou Bétail des steppes hongrois (en hongrois: Magyar szürke szarvasmarha ou Magyar alföldi) est une ancienne race de bétail de Hongrie.

(…) Au Moyen Âge et aux temps modernes, la race a été particulièrement appréciée pour sa viande. De nos jours, les bœufs gris hongrois sont gardés principalement dans le parc national de Hortobágy et dans d'autre parcs nationaux hongrois. Ils sont un patrimoine historique et touristique, servent à l'entretien des paysages, mais également de banque de gènes, du fait de leur résistance démontrée aux maladies du bétail, lesquelles affectent plus fortement d'autres races moins rustiques.
Considérée comme rustique, cette race aux grandes cornes a fait partie des groupes de reproducteurs ayant créés l'aurochs de Heck, ou aurochs-reconstitué.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Boeuf_gris_de_Hongrie

Les correspondances entre les vaches hongroises et les représentations de la déesse Hathor sont incontestables :





Dieux bucéphales : Hathor et MIN



Sur Hathor et Min : http://antahkarana.forumzen.com/t18p75-les-dieux-et-les-deesses
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MessageSujet: Culture de Vinca, culture "vieille europe"   Dim 04 Nov 2012, 17:42




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MessageSujet: Les rovás scythiques ou szkíta rovás.   Ven 18 Oct 2013, 19:33

Bonsoir à tous,

Ce qui suit est un complément historique à mettre à la suite de :

http://antahkarana.forumzen.com/t393p60-cles-donnant-acces-au-mystere-christique?highlight=Digression+historique+sur+les+R+%2BC+et+les+templiers#26792


Afin de rester historiquement authentique, il convient également d’éclaircir ce que l’on entend par le terme « rovás antique hongrois ». Sous cette appellation, il faut comprendre tous les peuples en ayant fait usage. Il s’agit, en temps linéaire, des Scythes* (Szkíták) - les Sarmates ou Sauromates de l’antiquité constituent une tribu scythique nomade dont les Sarmates-Jazyges (Jászok) représentent, encore toujours dans les pleines hongroises une branche descendante -, des Szeklers (Székelyek), des Hun (Hun-garian, Hongrois), des Magyars et des Avars. Nous dirions aujourd’hui qu’ils parlaient tout un chacun un dialecte ou un patois régional provenant d’une source commune - aujourd’hui encore discutée - et dont semble-t-il, l’Iranien* provient également. Non seulement, l’histoire et la langue des Perses-Iraniens sont reconnues étroitement liées à celles des Scythes et des Jazyges, Jász, prononcé Iasses mais en plus, les recherches génétiques les plus récentes montrent que :


Citation :
- A jászok perzsa-iráni eredetét egyértelmûen kimutatták genetikai vizsgálataink, s ezt a történészek, az antropológusok és nyelvészek is megerősítik. 

Nos examens génétiques ont montré sans ambiguïtés l’origine perse-iranienne des Jász que les historiens, anthropologues et linguistes confirment.  

http://web.archive.org/web/20050122201752/http://www.sulinet.hu/eletestudomany/archiv/2001/0138/08.html
Citation :
Pour ceux que cela intéresse...

Des princes scythes aux capitaines des Iasses
Présence iranienne dans le royaume de Hongrie au travers des chroniques médiévales et des privilèges des peuples auxiliaires militaires

http://droitcultures.revues.org/615

Hérodote, historien grec, né vers 484 avant Jésus-Christ rapporte dans son livre IV Melpomène, §4 que « Les Scythes disent que de toutes les nations du monde la leur est la plus nouvelle, et qu'elle commença ainsi que je vais le rapporter. La Scythie était autrefois un pays désert ». Autrement dit, les Scythes apparurent dans une région qu’aucune autre culture n’avait précédé, qu’aucune autre culture n’avait comme foyer pas même les cultures d’Andronovo et de Karassouk même si tel est l’avis de certains au sujet des Scythes :

Citation :
(…) Pour la plupart des spécialistes, la culture des Scythes est issue de celle d'Andronovo, avec quelques changements importants. (…)  Il y a un stade intermédiaire entre la Culture d'Andronovo et celle des Scythes : la culture dite de Karassouk. Elle est datée du XIIIe au VIIIe siècle avant l'ère chrétienne et s'étendait sur la Sibérie méridionale, à l'ouest de l'Ienisseï, et sur une large partie du Kazakhstan et de la Mongolie. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Scythes

De nombreux linguistes, ethnologues et paléontologues tant magyarophones qu’anglophones mais dont les ouvrages scientifiques ont été étouffés voire publiquement raillés par les professeurs des Académies des Sciences et Lettres ont insisté sur le fait que ceci était le signe qu’il s’agissait d’un peuple indigène, « les autochtones d’Europe centrale ». Ces indigènes, ces hon-os en hon-grois, par définition, ont une patrie qui défend de les assimiler à des hon-talan ou apatrides sans logements ou à des nomades qui viendraient « de quelque part d’autre » comme le consensus, pourtant non approuvé par les linguistes non académiques, nous l’enseigne. Depuis que la Maison autrichienne des Habsbourg a imposé le concept des langues finno-ougriennes, l’histoire veut nous faire croire que les Hongrois immigrèrent des pleines de la Russie actuelle vers le bassin des Carpates et les Scythes qui n’auraient rien avoir avec les Hongrois émigrèrent vers l’Asie Mineure, en faisant ainsi d’un groupe ethnique unique, plusieurs ethnies distinctes. 

Les deux premiers pionniers de ce faux concept furent des prêtres astronomes jésuites. Il est bon de savoir que dès 1730, dans l’empire Habsbourg, c’est-à-dire en Europe Centrale et de l’Est, ce sont les Jésuites qui financèrent de nombreux observatoires astronomiques des plus modernes. C’est donc l’église catholique sous l’égide de la Compagnie de Jésus qui fit construire les observatoires de Prague, Cracovie, Vienne, Kremsmünster, Buda, Eger, Szeged et ceux de bien d’autres grandes villes encore. Cette période est connue sous l’appellation d’astronomie baroque. Alors, la théorie des langues finno-ougriennes a été instaurée par le germanophone jésuite, Maximilien Hell (Hell ou Höll Miksa) qui devint l’astronome attitré de la cour impériale de Vienne et Jean Sajnovics (Sajnovics János) qui, grâce au concours de son ancien professeur, rattacha le magyar au groupe ouralien. Le livre de ce dernier, Demonstratio idioma ungarorum et lapponum idem esse, Copenhague, 1770, tenu comme preuve de ces prétendus liens entre ces deux langues permit en 1784, à Joseph II de Habsbourg d’imposer l’allemand comme langue administrative officielle en remplacement du latin et du hongrois.


Citation :
Hell publie les tables astronomiques Ephemerides astronomicae ad meridianum Vindobonemsem (" Éphémérides pour le méridien de Vienne "). Il se rend à Vardø dans l'extrême nord de la Norvège (qui faisait alors partie du Danemark) pour observer le transit de Vénus de 1769. Hell séjourne huit mois en Norvège, y relevant également des données scientifiques non-astronomiques sur les régions arctiques en vue d'une encyclopédie (qui ne parut jamais, en partie à cause de la suppression de la Compagnie de Jésus). 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maximilian_Hell
http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A1nos_Sajnovics
Citation :
Nagy érdeklődéssel foglalkozott a magyarság őstörténetének kérdésével is. Valójában Hell gondolata volt a magyar és a lapp nyelv összehasonlító vizsgálata, amelyet azonban Sajnovics vitt sikerre.

C’est avec grand intérêt qu’Hell s’intéressa à la protohistoire hongroise. En réalité, c’est l’idée de Hell de faire une étude comparative entre le magyar et la langue lapone qui cependant sera mené au succès par Sajnovics. 

http://mek.oszk.hu/06200/06237/06237.pdf

Par conséquent, les « nomades scythes barbares et envahisseurs » qui laissèrent de nombreuses traces archéologiques en Asie Mineure tels les célèbres tombes kourganes ou le cerf miraculeux, au cœur même du mythe de la création de la Hongrie peuvent avoir eu comme point d’origine les pleines du bassin des Carpates ou mieux encore, les Carpates, ces montagnes vierges de toutes traces de cultures néandertaliennes et ainsi parfaitement propice à recevoir le berceau d’une nouvelle civilisation, fait dont les etno-historiens ne semblent tenir compte. En tout état de causes, la Puszta comme les steppes du nord de la mer Noire à savoir l’Ukraine actuelle et l’étendue de terres allant des chaînes de montagnes ouraliennes, en Russie jusqu’au Caucase séparant l’Europe de l’Asie à son sud, toutes ces territoires aux prétendues cultures différentes possèdent bien une protohistoire aux nombreux points communs.

Citation :
(…) Les Scythes sont connus pour leur art animalier. Il s'agit d'un trait de culture original : les hommes d'Andronovo ne décoraient leurs céramiques qu'avec des motifs géométriques abstraits [pas si abstraits si l’on comprend les rovás]. Les Scythes couvraient leurs objets de représentations de cerfs, de félins ou de rapaces.  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Scythes

Napoléon demanda à François Talleyrand ce qu’il devait faire avec les Hongrois. La réponse de Talleyrand : « Votre Majesté ! Une vieille habitude des Hongrois est de prendre en considération leurs hauts personnages [dignitaires, etc.] et d’être fier de leur passé. Prends le passé du peuple [= efface-le de sa mémoire], et tu feras d’eux ce que tu voudras ! ». C’est bien que ce globalement tentera de faire l’empire des Habsbourg avec les rovás scythiques ou szkíta rovás.


Carte du monde selon Hérodote



Edits : 
- rajout de l'étude génétique démontrant le rapport commun entre les Jász/Iasses et les Perses-Iraniens.
- rajout de " les Carpates, ces montagnes vierges de toutes traces de cultures néandertaliennes et ainsi parfaitement propice à recevoir le berceau d’une nouvelle civilisation "


Dernière édition par douceur le Sam 19 Oct 2013, 20:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Sur les Scythes - Hérodote, Strabon et Josephus Flavius   Sam 19 Oct 2013, 20:29

Hérodote n’est pas le seul chroniqueur à avoir mentionné la Scythie. Le grec Strabon d’Amassée, né vers 57 av. J.-C, dans son encyclopédie Géographie-Geôgraphiká divise clairement la Scythie en différentes régions scythiques et donne, grâce aux poèmes homériques une image des scythes qui invalide celle de guerriers sauvages et barbares : « « (...) et les Scythes Hippémolges ? » [tenus pour mythique mais mentionnés dans l'Iliade d'Homère] Enfin qu'y a-t-il d'étonnant que la vue de tant d'injustices qui se produisent chez nous à l'occasion des contrats ait donné l'idée à Homère de représenter comme le type de la justice et de la vertu des hommes qui, loin de passer leur vie dans les contrats et les spéculations, ne possèdent rien en propre que leur coupe et leur épée, et mettent en commun tout le reste, à commencer par les femmes et les enfants, ainsi que le rêvait Platon ? Aeschyle, d'accord sur ce point avec Homère, n'a-t-il pas dit, lui aussi, en parlant des Scythes : « Ils vivent d'hippacé [fromage, yaourt, kefir], mais possèdent des lois sages » ? » ; « et si (...) tel autre Scythe ont acquis tant de célébrité parmi les Grecs, c'est qu'ils possédaient au plus haut degré ce que l'on peut appeler les vertus caractéristiques de leur nation, la douceur, la simplicité et la justice. »


Carte d'Europe selon Strabon
Enfin, les écrits de Josephus Flavius, qui vit le jour à Jérusalem vers 37, d’origine juive et de langue grecque définissent les Scythes comme étant les Magogs. Depuis septembre 2001, grâce à des études génétiques, l’on peut dire que les Gogs et Magogs considérés dans la Bible et expressément par Ezéchiel comme symbolisant les forces du mal, ces peuples donc bien que jusqu’ici tenus comme faisant partie de groupes ethniques distincts ont été analysés provenant d’un groupe de personnes génétiquement uniforme qui sont proches des Slaves. Les Magog (Matyók) et les Gogs (Palocók) vivent dans la région la plus occidentale de la Puszta ou steppe hongroise.


Citation :
Puszta est le nom d'un type de steppe hongroise. C'est un paysage traditionnel composé d'une végétation sauvage, touffue et buissonnante, une sorte de semi-désert enherbé. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Puszta


Citation :
Les enfants de Noé eurent des fils qu'on honora en donnant leurs noms aux pays où l'on venait s'établir. Japheth, fils de Noé, eut sept fils ; ils commencèrent à habiter depuis les monts Tauros [en Turquie] et Amanos et s'avancèrent en Asie jusqu'au fleuve Tanaïs [l’acteul fleuve Don] et en Europe jusqu'à Gadeïra (Cadix), occupant le territoire qu'ils rencontraient et où personne ne les avait précédés [donc non occupé par une civilisation quelconque]; ils donnèrent leurs noms à ces contrées. Ceux que les Grecs appellent aujourd'hui Gaulois, on les nomma Gomariens, parce qu'ils avaient été fondés par Gomar(ès). Magog(ès) fonda les Magogiens, appelés ainsi de son nom, et que les Grecs nomment Scythes. Deux autres fils de Japheth, Javan(ès) et Mados, donnèrent naissance, celui-ci aux Madéens, - les Mèdes selon les Grecs, - celui-là à l'Ionie et à tous les Grecs. Thobel(os) fonde les Thobéliens, qu'on appelle aujourd'hui Ibères. Les Mosochènes, fondés par Mosoch(os), s'appellent aujourd'hui Cappadociens ; de leur ancienne dénomination un vestige subsiste : ils ont encore une ville du nom de Mazaca, ce qui indique, pour qui comprend, que tel était autrefois le nom de tout le peuple. 

Le judéen Josephius Flavius : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Flajose/juda1.htm
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MessageSujet: Les Scythes selon le grec Strabon   Sam 19 Oct 2013, 21:03

Voici les détails des avis des grecs Strabon et Homère au sujet des Scythes :


Strabon : http://www.mediterranees.net/geographie/strabon/VII-2.html
 
4. La Germanie septentrionale, avons-nous dit, borde l'Océan et nous est parfaitement connue depuis les bouches du Rhin, où elle commence, jusqu'à l'embouchure de l'Elbe : ses principaux peuples sont les Sugambres et les Cimbres. En revanche toute la contrée au delà de l'Elbe qui avoisine l'Océan nous est complètement inconnue : nous ne voyons pas en effet qu'aucun des anciens navigateurs se soit avancé vers l'E. le long des côtes de l'Océan jusqu'à l'entrée de la mer Caspienne et les vaisseaux romains n'ont pas encore dépassé l'embouchure de l'Elbe ; il n'y a pas de voyageur non plus qui ait suivi et exploré par terre tout le littoral de l'Océan. Nous pouvons bien affirmer qu'en continuant à marcher, dans le sens de la longueur de la terre habitée, à l'E. de l'embouchure de l'Elbe, on doit rencontrer l'embouchure du Borysthène et le rivage septentrional du Pont [La mer Noire], car la chose résulte des climats et des distances parallèles ; mais quels sont les peuples qui habitent au delà des Germains proprement dits et de leurs plus proches voisins ? sont-ce déjà les Bastarnes [guerriers à pied], comme le croient la plupart des géographes ? ou bien faut-il placer avant les Bastarnes les Lazyges [les Jász hongrois], les Roxolans [peuple scythique] ou telle autre nation hamaxaeque, c'est ce qu'il nous serait difficile de décider. Nous ne saurions dire non plus si, sur toute cette longueur de pays, les peuples que nous venons de nommer descendent jusqu'aux bords de l'Océan ou s'il existe le long de l'Océan comme une zone intermédiaire que le froid ou telle autre cause rend inhabitable ; ou bien encore s'il n'y aurait pas à partir des bouches de l'Elbe, entre la mer et les Germains Orientaux, des peuples d'une autre race établis là à demeure. Ajoutons que la même obscurité plane sur toutes les nations du Nord faisant suite aux Germains ; car nous ne saurions dire davantage au sujet des Bastarnes, des Sauromates [peuple scythique de descendance iranienne] et en général des peuples qui habitent au-dessus du Pont [mer Noire, s'ils sont éloignés de la mer Atlantique et de combien ils le sont, ou si leurs possessions s'étendent jusqu'à ses rivages mêmes.


(…) «Les Aethiopiens, les Lygiens et les Scythes Hippémolges ?» Enfin qu'y a-t-il d'étonnant que la vue de tant d'injustices qui se produisent chez nous à l'occasion des contrats ait donné l'idée à Homère de représenter comme le type de la justice et de la vertu des hommes qui, loin de passer leur vie dans les contrats et les spéculations, ne possèdent rien en propre que leur coupe et leur épée, et mettent en commun tout le reste, à commencer par les femmes et les enfants, ainsi que le rêvait Platon ? Aeschyle, d'accord sur ce point avec Homère, n'a-t-il pas dit, lui aussi, en parlant des Scythes :

« Ils vivent d'hippacé [fromage], mais possèdent des lois sages » ?

Et n'est-ce pas là, aujourd'hui encore, l'idée qu'on se fait en Grèce du caractère des Scythes ? Ne les considérons-nous pas, tous tant que nous sommes, comme la simplicité et la franchise même, comme tout à fait exempts de malice, comme infiniment plus sobres et plus tempérants que nous, bien qu'en réalité l'influence de nos moeurs, qui a déjà altéré le caractère de presque tous les peuples, en introduisant chez eux le luxe et les plaisirs, source nouvelle de mille artifices et de mille convoitises, ait pénétré jusque chez les peuples barbares, et sensiblement corrompu leurs moeurs, celles des Nomades entre autres ? Il a suffi, par exemple, que ces peuples aient voulu essayer de la mer pour que leurs moeurs se soient aussitôt gâtées, et qu'on les ait vus se livrer à la piraterie, immoler des étrangers et prendre des différentes nations avec lesquelles ils se mêlaient le goût du luxe et les habitudes mercantiles, tendances qui semblent à vrai dire devoir adoucir les moeurs, mais qui, par le fait, les corrompent en substituant la duplicité à cette précieuse simplicité dont nous parlions tout à l'heure.

8. Mais, du temps de nos pères (et cela est d'autant plus vrai qu'on se rapproche davantage de l'époque d'Homère), le caractère des Scythes et l'idée qu'on s'en faisait en Grèce étaient bien réellement tels que le marque le poète. Voyez le portrait que fait Hérodote du roi des Scythes attaqué par Darius, et le message de ce barbare au grand roi ; voyez le portrait que fait Chrysippe [de Satyrus] et de Leucon, rois du Bosphore. La même simplicité règne et dans les Lettres des anciens Perses et dans ce qui nous reste d'Apophthegmes ou de Dits mémorables des Egyptiens, des Babyloniens et des Indiens ; et, si Anacharsis, Abaris et tel autre Scythe ont acquis tant de célébrité parmi les Grecs, c'est qu'ils possédaient au plus haut degré ce que l'on peut appeler les vertus caractéristiques de leur nation, la douceur, la simplicité et la justice. (...)
9. Ephore, lu même, dans le quatrième livre de son Histoire, intitulé l'Europe, après avoir parcouru un à un tous les pays d'Europe jusqu'à la Scythie, termine en disant «que les peuples Scythes et Sauromates sont loin d'avoir tous les mêmes moeurs ; qu'ainsi les uns poussent la cruauté jusqu'à manger de la chair humaine, tandis qu'il en est d'autres qui s'abstiennent de manger même de la chair des animaux ; que les historiens en général ont beaucoup parlé de cette férocité des Scythes, parce qu'ils savaient combien le terrible et le merveilleux sont propres à frapper les esprits, mais qu'il faut donner aussi la contre-partie en faisant connaître ce qu'il y a dans ces peuples de bon et d'exemplaire ; qu'il parlera, lui, en conséquence, de ceux d'entre les Scythes qui ont mérité d'être appelés les plus justes des hommes ; qu'il existe notoirement parmi les Scythes Nomades des tribus entières qui n'ont pour se nourrir que le lait de leurs juments, et qui l'emportent sur tous les autres peuples par le respect qu'elles ont de la justice, et qu'on les trouve en termes exprès mentionnées par les poètes, soit par Homère, quand il nous montre Jupiter

« Abaissant ses regards sur la terre des Galactopliages [Scythes qui se nourrissent de lait] et des Abiens, les plus justes des hommes »,

soit par Hésiode, dans ce passage de sa Description ou Période de la Terre, où l'on voit Phinée conduit par les Harpyes
« Jusqu'au pays que les Galactophages habitent avec leurs chariots pour unique demeure ».
Remontant ensuite de l'effet à la cause, Ephore explique comment il est naturel que des hommes, qui peuvent mener une vie si sobre et se passer de richesses, se gouvernent entre eux d'après la plus rigoureuse équité, mettant tout en commun, voire leurs femmes, leurs enfants, leur famille, en même temps qu'ils restent vis-à-vis de l'étranger indomptables et invincibles, ne possédant rien de ce qui pourrait leur faire accepter la servitude. Ephore cite aussi Choerilus pour avoir dit, dans sa description du défilé de l'armée de Darius sur le fameux pont jeté par ce prince en travers du Bosphore :


« Puis paraissent les Saces, nation de pasteurs, Scythes d'origine ; ils habitent au coeur même de l'Asie de riches campagnes fertiles en blé, mais leur vraie patrie est le lointain désert où errent les Nomades, ces hommes vertueux et justes ».
Enfin il rappelle qu'Anacharsis, ou, comme il l'appelle, le philosophe Anacharsis, appartenait à cette même nation ; et que, s'il a été rangé au nombre des sept Sages, c'est précisément à cause de sa sobriété, de sa modération et de son intelligence ; il veut même que le soufflet de forge, l'ancre à deux branches et la roue du potier soient autant d'inventions d'Anacharsis. En invoquant, comme je le fais, le témoignage d'Ephore, je sais fort bien qu'il n'est pas toujours lui-même des plus véridiques, qu'il ne l'est pas notamment dans ce qu'il rapporte ici d'Anacharsis (comment admettre, en effet, qu'Anacharsis ait inventé la roue du potier, qu'Homère, plus ancien que lui, connaissait déjà ?) ; seulement, j'ai voulu constater qu'il y avait eu chez les anciens, aussi bien que chez les modernes, une sorte de tradition commune représentant ces Nomades, ceux surtout qui vivent isolés aux extrémités de la terre, comme des peuples qui se nourrissent uniquement de laitage, qui savent se passer de richesses, et qui ont plus que les autres hommes le sentiment de la justice, mais que ce n'était là en aucune façon une invention d'Homère. 

http://www.mediterranees.net/geographie/strabon/VII-3.html
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MessageSujet: La cité Sacrée Solaire de Sarmizegetusa   Sam 15 Mar 2014, 15:59

Bonjour à tous,

L’année dernière, au début du mois de juillet, je décidais de me rendre dans les Carpates Orientales, les plus éloignées, les plus hautes. Un imprévu me demande de modifier ma destination une semaine avant le départ. N’abandonnant pas l’idée de ma rendre dans les Carpates, mais sans destination précise cette fois-ci, je choisie de me rendre sur le plateau transylvanien située au-delà des Carpates occidentales… où je découvrirai Sarmizegetusa, Costesti et Blidaru, des sites préromains « mis sur mon chemin » je n’ai pas d’autres mots puisque j'ignorais leurs existences, juste avant de prendre la route. 

Sarmizegetusa, Costesti et Blidaru font partie des six forteresses avec Plata Rosie, Capalna et Banita qui protègent en réalité un site sacré solaire sur lequel des suppositions et théories circulent mais aucunes certitudes. Sa date d’apparition est à ce-jour encore toujours incertaine. Les faits archéologiques le lient à « au moins » la période du conquérant dace Burédista (82 av. JC – 44 après JC) qui sera le premier roi guerrier à ériger autour de cet endroit des murs et bastions en pierre.




1) La forteresse de Sarmizegetusa, la capitale préromaine du Royaume située à 1200 m d’altitude fut probablement construite au milieu du premier siècle avant J.C. Elle atteint son apogée sous Décébale, roi vaincu par l'Empire romain sous le règne de l'empereur Trajan. 

Après avoir vaincu les Daces, les conquérants ont établi une garnison militaire sur place et ont commencé à démolir la ville. La nouvelle capitale romaine, Colonia Ulpia Traiana Augusta Dacica Sarmisegetusa a été construite à une distance de 40 km de Sarmizegetusa.

A environ 100 m de la capitale vers l'est, en face de la porte cardinale de la ville, située sur deux terrasses, se trouve la zone sacrée. Dans cet espace, les Sanctuaires qui ont différentes formes et tailles sont construits en pierre de calcaire et d'autres en andésite.

On ne sait pas s’il y avait à l’origine sept ou huit sanctuaires quadrilatères parce qu'ils ont été détruits par les Romains au cours des hostilités et on ne peut déterminer s’il y avait un grand ou deux petits sanctuaires construits à côté. Il n’y a que deux sanctuaires circulaires.


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MessageSujet: Les forteresses de Costesti et Blidaru    Sam 15 Mar 2014, 16:06

2) Le bastion Costești, la plus ancienne forteresse était la résidence habituelle des rois de Transylvanie et l’avant-poste principal de la capitale. Elle fut élevée en pierre au début du IIe siècle après J.C.* Son ancien nom n’est pas connu. Elle comprenait en son centre un Temple de quatre rangés et 15 colonnes chacune. Des temples exactement de même disposition furent découverts sur un plateau plus bas. La ville fut détruite en 106 par les Romains. Elle ne fut jamais rebâtie.


Citation :
* La plus ancienne est la forteresse de Costesti-Cetatuie, élevée au seuil du IIe siècle apr.J.-C. quand, sur un mamelon […] d’une altitude relative de 150 mètres, furent aménagées deux levées de terre avec, au sommet, une palissade multiple. […] Il est probable qu’après la prise des cités grecques du littoral occidental de la Mer Noire par le roi dace Burébista, vers l’an 55 av.J.-C., des artisans et des constructeurs originaires de ces contrées-là aient conçu et contribué à la construction du mur (épais de 4 mètres) en pierre de taille élevé sur tracé angulaire, doté de trois bastions, de même que d’un bastion à l’intérieur de l’enceinte sur l’une des levées de terre et de trois autres à l’extérieur de la forteresse sur la route d’accès, ainsi que deux tours d’habitation. Tous ces éléments ont des murs hellénistiques dont l’appareil est du type emplecton (remplage de terre et moellons entre les deux parements de pierre taillée). Tels qu’ils se présentent, d’autres éléments font penser à la même contribution immédiate d’artisans grecs: c’est le cas des tours d’habitation (dont le rez-de-chaussée possède des murs du même type tandis que l’étage est de brique faiblement cuite), de l’escalier monumental de pierre à côté de la tour d’habitation ouest et des contreforts plaqués sur un segment du mur d’enceinte. A l’intérieur de la forteresse se trouvaient aussi un tour de guet, une citerne pour les eaux de pluie, des baraques pour les soldats et un sanctuaire quadrilatère aux colonnes de bois et des soubassements de pierre taillée; trois autres sanctuaires, également quadrilatères, construits selon la même technique, se trouvent à l’extérieur des murs. Au pied du mamelon - au-dessus de l’actuelle localité - s’étendait le grand habitat civil.

http://www.cimec.ro/Arheologie/sarmi/2fr.htm


3) La fortification de Blidaru comprend en fait deux parties, réunies entre elles à l’aide de six tours.

La première forteresse, occupant le plateau supérieur de la colline est en forme trapézoïdale et est muni de quatre tours extérieures, placées aux angles. L’entrée s’effectue à travers les tours, conçues de manière à empêcher le déploiement de l'ennemi, le forçant à se diriger vers la droite pour s’exposer aux coups. A l'ouest de la première forteresse a été construite ensuite la deuxième ville, selon une forme pentagonale.

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MessageSujet: Les forteresses de Piatra Roșie, de Capalna Alba et Banita   Sam 15 Mar 2014, 16:16

4) La forteresse Piatra Roșie est dénommée « Pierre Rouge » car tandis que les murs des autres forteresses ont été érigés en calcaire blanc, ceux d'ici ont été construits en pierre rouge. La ville fut détruite par les Romains également en 106 après J.C.

Ici, fut trouvée une épée de fer (d'origine celte), couvrant un bouclier défilé, en fer forgé, avec des reliefs et un buste en bronze représentant probablement la déesse dace Bendis connu chez les Grecs sous le nom d’Artémis et assimilée dans la mythologie romaine, à la déesse Diane qu’a précédé DIA, la déesse de la nature.

5) La Forteresse de Capalna Alba ou la « Chapelle Blanche », hormis le fait qu’elle soit située sur la côte sud, il est à noter l'existence ici d'un sanctuaire circulaire avec des piliers de pierre, découvert sur la quatrième terrasse. Il a été détruit par un grand feu très probablement au cours de la seconde guerre dace, 105-106 après J.C.[/size]

6) La forteresse de Banita, datant de l'époque de Burebista** (82 av. JC – 44 après JC) fondateur de l'Etat dace, fut reconstruite sous le règne de Décébale et démolie pendant les guerres Daco-romains (IVe siècle avant J.C. - 106 après J.C.). Elle servait à bloquer l'accès à Sarmizegetusa par le sud.


Citation :
** Les Géto-Daces

A partir du premier millénaire av.J.Chr., les sources archéologiques et historiques attestent l'existence des Thraces. Ceux-ci constituaient un grand groupe de population répandu depuis les Balkans jusqu'aux Carpates septentrionaux. Les plus importants représentants des Thraces étaient les Géto-Daces, signalés par les sources grecques.
Lorsque les Grecs s'établirent sur les bords occidentaux de la Mer Noire - où ils fondèrent les colonies de Tomi, de Callatis, d'Olbia et d'Appolonia (VIIe et VIe siècles av. J. Chr.) - les Gètes entrèrent en liaison avec le monde grec. L'historien grec Hérodote est le premier à mentionner les Gètes au nord du Danube.

La société géto-dace connut un moment d'éclosion pendant le règne de Burébista (82-44 av.J.Chr.). Vers 70 av. J.Chr., dans des conditions extérieures propices et sous l'action politique et militaire de Burébista, les Géto-Daces parvinrent à l'établissement d'un gouvernement unique et fort.

Telle qu'elle apparaît dans la tradition sociale et politique, la position des Géto-Daces se trouva consolidée par la conquête des villes grecques de la Mer Noire et par l'écartement du péril celte. Ce qui amena Burébista à contrôler l'espace tout entier du monde thraco-géto-dace, depuis les Balkans aux Carpates septentrionaux et du Dniestr jusqu'au Tisza. Maître des deux rives du Danube, Burébista fut "le premier et le plus grand roi des Thraces", comme l'affirme le décret d'Acornion de Dyonisopolis. Le centre unificateur de l'état géto-dace se trouvait dans les monts d'Orăstie, dans le massif sureanu, qui constituait en fait une citadelle naturelle. Burébista y construisit un système de fortifications développé par la suite grâce à ses successeurs.

L'action de Burébista, qui conduisit à l'unité de la population géto-dace et de sa civilisation, donna au roi la force et le sentiment d'être à même de se mesurer aux Romains. Il eut là-dessus l'appui du grand prêtre Décenée. La guerre civile entre César et Pompée fournit à Burébista l'occasion d'y intervenir, mais ce fut, hélas, du mauvais côté. Vainqueur, César projeta de se venger sur les Daces, mais son assassinat en 44 av.J.Chr. retarda la confrontation militaire de cent vingt années. Peu de temps après la mort de César, un complot fomenté par l'aristocratie, mécontente de la trop grande puissance du roi, écarta de la scène Burébista aussi. Après sa chute, l'état se vit affaibli et divisé. Les Géto-Daces furent les témoins d'une nouvelle période d'éclosion culturelle et politique après l'accession au trône de Décébale, vers la fin du premier siècle. Ce fut l'apogée de la civilisation géto-dace.

Avec l'expansion de l'Empire romain au Ier siècle av.J.Chr., le Danube devint la frontière entre les Géto-Daces et l'empire. Dobroudja tomba également au premier siècle av.J.Chr. sous la coupe des Romains. Ces derniers déclarèrent la guerre aux Daces et, après un premier choc en 87-89, deux grandes et sanglantes campagnes sous le règne de l'empereur Trajan, en 101-102, respectivement en 105-106, devaient mener à la défaite des Daces et à l'établissement de l'autorité de Trajan au nord du Danube. La Dacie fut transformée en province impériale romaine. Ces événements sont commémorés par deux monuments la Colonne Trajane de Rome, œuvre d'Apollodore de Damas (113) et le Tropaeum Trajani d'Adamclisi à Dobroudja.

http://www.rotravel.com/histoire-de-la-roumanie/Les-Geto-Daces/
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MessageSujet: Face à la ruée vers l’or des Carpates   Sam 15 Mar 2014, 16:44

Face à la ruée vers l’or des Carpates, les Roumains font grise mine
Première publication : 09/09/2013

Le gouvernement roumain est en passe d'enterrer un projet d’exploitation [par un groupe canadien] de la plus grande mine à ciel ouvert d’Europe, dans les Carpates roumaines, qui avait engendré un vaste mouvement de protestation.


Lire l'article ici : 

http://www.france24.com/fr/20130909-rosia-montana-mine-or-carpate-roumanie-polemique-cyanure-gabriel-resources-exploitation-emplois-environnement/




Musée de l'or, Brad, Roumanie

http://www.geoforum.fr/topic/16713-musee-de-lor-brad-roumanie/
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MessageSujet: UE/sanctions antirusses   Lun 29 Sep 2014, 19:51

UE/sanctions antirusses : le Premier ministre hongrois appelle à une révision


Le Premier ministre hongrois Viktor Orban s'est prononcé en faveur d’une révision de sanctions antirusses de l'UE qui, à son avis, nuisent bien davantage aux pays de l'UE qu’à la Russie.

Dans une interview accordée à la station de radio Kossuth Radio, M. Orban a souligné que Bruxelles non seulement devrait indemniser les producteurs, mais aussi changer fondamentalement la nature des sanctions actuelles.

Selon M. Orban, l'Union européenne « s'est tirée une balle dans le pied » après avoir imposé des sanctions en cours contre la Russie.

Le président tchèque Milos Zeman et le Premier ministre de la Slovaquie, Robert Fico ont antérieurement critiqué les sanctions antirusses.

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_08_15/UE-sanctions-antirusses-le-Premier-ministre-hongrois-appelle-a-une-revision-8730/
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MessageSujet: Elément, Mental, PEUR, Amour   Mer 08 Oct 2014, 19:08

Je remonte un écrit posté en 2011 sur la page 2 de ce forum.

Citation :
Citation :
VAINCRE LA PENSÉE RACINE

Au fur et à mesure que la lumière du cœur sacré enveloppe l'être, elle fait s'évanouir, par l'action de sa simple présence, toutes les suggestions de la pensée racine qui entrent à son contact. Petit à petit, le mental est délivré de l'emprise de la pensée racine et il retrouve alors sa place légitime, celle de serviteur fidèle et dévoué du cœur sacré. Par la même, c'est l'être qui retrouve son équilibre fondamental, sa place dans la Réalité y compris dans sa dimension physique et la pleine jouissance de son pouvoir.

http://www.dedefensa.org/article-l_ennemi_mortel_du_systeme_04_06_2011.html
http://antahkarana.forumzen.com/t84p60-wingmakers#21473
Cette affirmation juste permet d'aborder la question du mental plus en profondeur...


Bonjour à tous,

Si le « mental » est mis à toutes les sauces aigres-douces et décortiqué en long et large, la plupart des langues traditionnelles (non dialectiques j’entends) pourtant ne permette d’en donner un éclairage complet. Certains de ces aspects dialectiques fondamentaux restent donc totalement inconnus de nombreuses personnes

Citation :
La caractéristique principale mais surtout, la particularité de la langue hongroise est que : les consonnes restent constantes et ce sont les voyelles qui donnent le sens aux mots. Cette particularité fait d'elle une « langue polarisée » par excellence.

Ceci vu sous un autre angle donne aux consonnes, un aspect Masculin alors que les voyelles révèlent un côté Féminin.


Une analyse dialectique du mot « mental », Elme en hongrois nous apprend que :

Premièrement, le mot « eLMe » signifie, dans cette langue, à la fois esprit ET mental.

Deuxièmement, le mot eLeM signifie Élément mais également pile.

Troisièmement, le mot « FéLeLeM » signifiant la peur (ou FéLeLMe = sa peur), se décompose en

- Fél = demi ; la moitié (et employé tel quel, il signifie textuellement "il a peur")
- eLeM = élément ou eLMe = esprit/mental

Autrement dit, les personnes qui « ont peur », sont celles qui (se) sont « coupées » non seulement de la moitié des Éléments mais aussi de leur esprit/conscience mentale.

Les consonnes combinées à d’autres voyelles apportent des précisions sur ce que sont ces Éléments :

- aLMa = pomme ( = matière carbone)
- oLoM = plomb (= un métal donc ! = matière carbone + silice ou matière semi-éthérique)
- eLMe = esprit (= matière éthérique)
- áLoM = rêve (= matière éthérique)

Citation :
Le plomb est un élément chimique de la famille des cristallogènes, de symbole Pb et de numéro atomique 82.

Citation :
Les silicates sont des minéraux dont le squelette est essentiellement formé par des tétraèdres de silicium et d'oxygène additionnés d’aluminium, magnésium, fer, calcium,potassium, sodium et autres éléments.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Silicate

Alors si en Occident, les Éléments sont au nombre de quatre et donc duels : la terre, l'eau, l'air et le feu (le sec et l'humide; le chaud et le froid), la Légitimité Réelle de la présence du cinquième Élément et/ou du sixième Élément (Élément métallique/semi-éthérique et/ou Élément éthérique) ne fait aucun doute en hongrois.

Citation :
Le cinquième Élément

Parfois, l'on ajoute à ces quatre Éléments un cinquième, au statut ambigu, l'Éther, dans lequel baignerait le cosmos. Dans ce cas, son lieu naturel se situe entre l'air et le feu, ou bien au-delà du feu. Mais le plus souvent, cet élément additionnel est rattaché tantôt à l'air, tantôt au feu. L'élément de l'Éther est la base de l'élément du feu et de l'air.
Il existe également dans la tradition indienne puis ésotérique un cinquième Élément, parfois appelé Akasha, qui signifie, en sanskrit, éther ou esprit.
L'éther représente également ce cinquième Élément. On l'appelle aussi quintessence.

Dans la cosmologie chinoise Wuxing, le métal est considéré comme le cinquième élément.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Quatre_%C3%A9l%C3%A9ments

Citation :
En fait, il y a 4 "plans" de Matière et 4 "plans" de Pure Conscience :

- En 1° densité, Matière Physique Grossière, biologie basée sur le Carbone = Être incarné
- En 2° densité, Matière Physique, biologie basée sur le Carbone et la Silice ou semi-éthérique = Âme
- En 3° densité, Matière Éthérique, biologie basée sur la Silice = Surâme
- En 4° densité, Pré-Matière ou lumière* liquide hydroplasmique = Christos ou Avatar état de conscience christique.
*D'où l'aspect intensément lumineux du Christ.

Là se termine les mondes manifestés, c'est-à-dire les mondes où un support de manifestation, et donc l'ADN existe.

Au-delà, ce n'est plus que pure Conscience.

- En 5° densité, Anté-Matière ou lumière thermoplasmique = Rishi, l’identité la plus élevée de notre Être représentant les champs lumineux primordiaux.

Au-delà de chaque matrice (à 5 densité/15 dimensions), nous rentrons dans les champs soniques primordiaux (Verbe).
Il y a trois niveaux du Verbe, le niveau écka-tique, le niveau polarique et le niveau triadique.


http://antahkarana.forumzen.com/t233p120-dossier-sur-l-ascension

Revenons un instant à la Sexualité Sacrée et continuons le développement de l’Amour des Couples Sacrés sous cet angle : http://antahkarana.forumzen.com/t692p30-le-mythe-de-l-amour#21331

SZeR-eLeM = l'Amour

- SZeR = agent/produit
- eLeM = pile (électrique ou autre)
- eLeM = Élément (éther compris)

Si un " Échange Énergétique Équitable " se produit, cet Amour n’est pourtant que s’il y a interaction de TOUS les Éléments ou encore échange éthérico-énergétique.
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MessageSujet: "Szerelem" et "Félelem"   Mer 08 Oct 2014, 19:50

Douceur a écrit:
SZeR-eLeM = l'Amour

- SZeR = agent/produit
- eLeM = pile (électrique ou autre)
- eLeM = Élément (éther compris)

Si un " Échange Énergétique Équitable " se produit, cet Amour n’est pourtant que s’il y a interaction de TOUS les Éléments ou encore échange éthérico-énergétique
.

Rúzsa Magdolna - Szerelem (prononcé 'serelem' sans le "z")
Madeleine Rúzsa - Être Amoureux/être amoureuse

Paroles du refrain : "Szerelmes vagyok beléd" = Je suis amoureuse(eux) de toi.

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MessageSujet: Extrait du livre "dialogue avec l'ange" - az angyal VALASZOL   Mer 08 Oct 2014, 20:21

Citation :
Extrait du livre "dialogue avec l'ange"

Entretien 21 avec Lili, p. 125 :

Je vous enseigne sur la fin de la souffrance.
Vous écrivez une lettre « T ».
S’il n’y a que le trait horizontal,
vous savez ce qui manque,
parce que vous connaissez la lettre « T »,
et facilement vous pouvez compléter le manque.
Vous êtes des Aides.
Vous avez été envoyés ici pour combler le manque
parce que le manque – c’est mauvais.

Vous êtes en face d’un être humain.
Vous sentez son manque et en souffrez.
Où est la fin de la souffrance ?
Si vous connaissiez la nouvelle lettre « T »,
vous sauriez ce qui manque,
et vous le complèteriez facilement.

LA SOUFFRANCE EST INSENSEE.

Il faut que vous appreniez,
comment le nouvel ABC s'écrit,
alors tout pourrait être parfait.


Pour vous, c’est dans l’imparfait qu’il y a le secret.
Parce que d’où savez-vous, ce qui est imparfait ?
D’où... ?
S’il ne vous était donné de connaître le parfait.
A quoi le comparez-vous ? Quelle est votre mesure ?

L’IMPARFAIT REFLETE LE PARFAIT.

Votre souffrance ne dure qu’aussi longtemps,
que vous ne LE/LA reconnaissez pas en tout. (őT= Le/La)
De Nouvelles lettres s’inscrivent.
Accordez-leur votre attention !

LA SOUFFRANCE N’EST LA GUIDE QUE DE L’ANIMAL.
LE DEBUT DU CHEMIN EST LA FIN DE LA SOUFFRANCE.

Long silence

Tout croît. Même la pierre croît.
La graine dans la terre, l’enfant dans le sein de sa mère, pourquoi croissent-ils ?
La montagne la plus haute, l’arbre le plus haut ne s’élève pas jusqu’au Ciel.
L’aigle le plus fort ne peut y voler, mais le plus petit des hommes peut l’atteindre.
Car le Ciel est en vous-même.

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MessageSujet: Re: Un autre regard sur la Russie et les "anciens" pays de l'Est   Sam 29 Nov 2014, 18:15




"Si vous ne vous souvenez pas de vos propres racines et traditions ou si vous ne les respectez pas , comment voulez-vous respecter les traditions et les valeurs des autres personnes ? 
C’est une logique toute simple."

AUTANT SAVOIR :
"Amis, ce à quoi nous assistons ici, ce n'est pas une simple déclaration au sujet de la petite Ukraine ou des sanctions, c'est la reconnaissance par Lavrov lui-même d'un « choc des civilisations » fondamental, non pas entre un certain « Occident chrétien » parfaitement imaginaire et l'islam, mais entre la Russie chrétienne et l'Occident post-chrétien. "
A LIRE ABSOLUMENT !
Qui est Sergueï Lavrov ? Sorti diplômé en 1972 (il a alors 22 ans) de l’Institut d’État des relations internationales du ministère des Affaires étrangères de l’URSS, il devient la même année ambassadeur de l’URSS au Sri Lanka. Puis, de 1976 à 1981, il travaille au département des organisations internationales du ministère des Affaires étrangères de l’URSS. 
Il est ensuite successivement premier secrétaire, conseiller puis conseiller en chef de la représentation permanente de l’URSS auprès de l’ONU, de 1981 à 1988 ; puis chef adjoint du département des relations économiques internationales du ministère des Affaires étrangères de la Russie de 1988 à 1990 ; enfin, directeur du département des organisations internationales et des problèmes globaux du ministère des Affaires étrangères, de 1990 à 1992.
De 1992 à 1994, sous la présidence de Boris Eltsine, le voici vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, puis, pendant dix ans, de 1994 à 2004, représentant permanent de la Fédération auprès de l’ONU.
Finalement, le 9 mars 2004, il a remplacé Igor Ivanov au poste de ministre des Affaires étrangères de la Russie. Depuis lors, il possède le rang d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie, et il estmembre permanent du conseil de sécurité russe.
Sergueï Viktorovitch Lavrov est un diplomate. De formation et de profession. Il l’a été toute sa vie. Il s’exprime comme un diplomate (il « use de diplomatie »). Raison de plus pour prêter attention lorsqu’il arrive que se fassent fortes et directes les paroles (et les mots qui sont derrière les mots) de l’un des hommes clefs de l’ère Poutine, qui est aussi l’un des rares dirigeants à occuper un tel poste depuis le début des présidences du chef du Kremlin.
Et encore plus lorsque ses paroles font directement suite à celles que le président de la Russie a lui-même prononcées il y a peu devant le club de Valdaï.
Il est clair que la Russie parle. Et tant pis pour ceux qui n’écoutent pas.
Le Saker francophone

Allocution prononcée par le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la XXIIème assemblée du Conseil sur la politique étrangère et la défense, à Moscou, le 22 Novembre 2014 traduit en français >>

suite et source THE FRENCH SAKER
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MessageSujet: Le cerf merveilleux   Mer 03 Déc 2014, 20:31

Le cerf merveilleux


Il y a bien longtemps dans le lointain Orient, à l'endroit où deux grands fleuves se jetaient dans la Mer bleue-comme-le-ciel, s'étendait une ville pleine de richesse et d'une merveilleuse beauté. Sa renommée s'était répandue jusqu'à la limite des terres connues. Nimrod, le roi de cette ville, avait une réputation de sage et de juste. Il allait très souvent à la chasse. Il avait deux fils dont il était très fier. L'aîné s'appelait Hunor, le cadet Magyar. Dès leur plus jeune âge, ils accompagnaient leur père dans toutes ses sorties. Avec le temps, ils devinrent de forts et vaillants gaillards et d'excellents chasseurs. A l'image de leur père, ils adoraient cet art. Ils maîtrisaient à la perfection l'arc et dans les combats leur supériorité écrasante terrassait leurs adversaires à tous les coups.

Un jour, les deux frères décidèrent d'aller à la chasse sans leur père. Chacun choisit cinquante jeunes soldats et tous partirent jusqu'à la frontière du royaume de Nimrod. Ils abattirent avec leurs flèches une centaine d'oiseaux et du gibier. Alors qu'ils s'apprêtaient à rebrousser chemin, devant eux apparut à la lisière de la forêt un cerf d’une beauté merveilleuse. Ils n'en avaient jamais vu de pareil : le cerf était blanc comme neige, ses yeux brillaient comme le diamant, ses deux bois étaient enlacés comme une couronne. Tous étaient fascinés par la beauté du cerf. Le cri tonitruant de Hunor rompit le profond silence.

«A cheval! Abattons-le!»

Rapides comme l'éclair, ils sautèrent en selle et partirent à la poursuite du gibier. Leurs chevaux coururent plus vite que l'ouragan, mais le cerf était toujours plus rapide. Les flèches volèrent , mais le cerf était toujours le plus rapide. Toute la journée, ils le poursuivirent par monts et par vaux. Au coucher du soleil, soldats et chevaux étaient tous épuisés. Ils perdirent complètement de vue le cerf merveilleux. Les deux frères et leurs soldats montèrent le camp et firent un grand feu sur lequel ils préparèrent un savoureux dîner avec le gibier fraîchement abattu.
Autour du feu de camp, ils bavardèrent longuement car ils ne parvenaient pas à oublier le cerf merveilleux.

A l'aube, Hunor et Magyar, déjà levés, s'apprêtaient à rebrousser chemin. Au moment du départ, le cerf merveilleux, comme s'il était sorti de terre ou descendu du ciel, réapparut devant eux.

«Soldat! A cheval! Je donne cent pièces d'or à celui qui l'abat», cria Magyar.

«Allez! Allez!»  crièrent les soldats qui reprirent en chasse le gibier par monts et par vaux. Ils poussèrent des cris de guerre et le tonnerre des sabots troubla le silence de la région. Ils lancèrent des milliers de flèches, mais à chaque fois le cerf échappa aux vaillants soldats.

Cette chasse sans relâche épuisa hommes et bêtes. Après le dîner, l'humeur n'était pas aussi joyeuse que la veille. Seuls quelques soldats avaient envie de chanter et de danser. Ils pensaient sans cesse à l'animal merveilleux, si bien qu'ils se parlaient peu.

«Demain matin, nous reprendrons le chemin du retour», dit Hunor.
«Qu'il en soit ainsi!» approuva Magyar.
«Nous ne nous laisserons pas séduire par cette bête même si elle est de toute beauté», murmurèrent la plupart d'entre eux.

Le lendemain, tous étaient à cheval quand réapparut devant eux le cerf merveilleux. Il était d'une beauté céleste, il était fier, irrésistiblement beau.

Les deux frères échangèrent un regard, se comprirent sans dire un traitre mot et acquiescèrent. Les éperons enfoncés dans les flancs de leurs chevaux, les cent-deux cavaliers se lancèrent sur leurs cent-deux montures dans une poursuite infernale.
Le cerf attira et mena ses poursuivants toujours plus loin du royaume de Nimrod. Personne ne saurait dire combien de montagnes, de rivières et de plaines ils laissèrent derrière eux.

Au soleil couchant, la troupe fit halte à la lisière d'une immense forêt. Ils mangèrent sans faim la viande fraîchement cuite. Ils n'avaient envie ni de danser, ni de chanter, leur regard se perdait dans le vague. Les hommes, les uns après les autres rejoignirent leur couche. Hunor et Magyar firent de même. Vers minuit, réveillés par une brise qui traversa la forêt, les deux frères croyaient entendre des bribes de conversation.

Magyar partit en direction du bruit, Hunor lui emboîta immédiatement le pas. Arrachés au sommeil, les soldats se levèrent promptement, et à pas de loup suivirent les princes. Ils arrivèrent bientôt dans une clairière où ils virent chanter et danser cent-deux jeunes filles. Sans hésiter, ils approchèrent.

Hunor et Magyar choisirent parmi elles les deux princesses et se partagèrent le pays. La province du soleil couchant fut attribuée à Hunor. Ses enfants devinrent les Huns. La province du soleil levant fut attribuée à Magyar. Ses enfants devinrent les Magyars.


http://contes-et-legendes-hongrois.blogspot.hu/2013/01/le-cerf-merveilleux.html


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MessageSujet: Mythologie du cerf   Mer 03 Déc 2014, 20:36

Citation :

Mythologie du cerf



Sa représentation et sa symbolique perdurent jusqu'à l'âge du bronze (entre 1700 et 700 ans avant notre ère) période au cours de laquelle le cerf est chargé d'une connotation religieuse, comme celle rapportée dans l'Ancien testament où il est dit dans le Livre des psaumes « Comme un cerf altéré cherche l'eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu ».

Il devient même le fondateur avec Csodaszarvas (hu) le cerf magique [csoda = magique ; Szarvas = Cerf] de la mythologie hongroise, où il a joué un double rôle. Tout d'abord, il fut considéré comme l'ancêtre maternelle des tribus des Huns et du peuple hongrois. Puis cette divinité fut déchue de son statut de déesse-mère pour devenir l'ancêtre mâle des mêmes.

Une légende veut que Hunor et Magor (hu) partirent une fois chasser avec leurs hommes. Ils étaient sur la piste d'une bonne proie, quand ils aperçurent un cerf et se mirent à le poursuivre. En dépit de tous leurs efforts pour le forcer, ils n'y parvinrent point avant le crépuscule. Ils s'installèrent pour camper. Le lendemain, ils virent à nouveau le Csodaszarvas (hu) et continuèrent à le poursuivre. Finalement, le cerf les conduisit vers une nouvelle et riche terre où ils décidèrent de s'installer et de se marier. Les descendants de Hunor furent les Huns, ceux de Magor les Magyars.


(…) En réalité, il y a deux légendes où le cerf, symbole du Christ, parle et pousse à la conversion. Au fil du temps, l'une a chassé l'autre. Telle fut initialement l'aventure de Placidius, un romain illustre par sa naissance, ses richesses et sa valeur militaire. Il poursuivait à la chasse un cerf, quand soudain l’animal s’arrêta et son poursuivant vit entre ses ramures le Christ crucifié.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythologie_du_cerf


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MessageSujet: L'histoire des Scythes - Les Scythes et les Égyptiens   Mer 04 Fév 2015, 22:50

L'histoire des Scythes

Quelle que soit l'origine que l'on retienne parmi les légendes répandues chez les Anciens, une chose est sûre : les Scythes étaient bien connus des peuples de l'Asie Mineure qui s'étaient trouvés sur leur route : Ourartéens, Assyriens et Mèdes. La Bible les nomme aussi dans le livre de la Genèse. Leur pays d'origine fait encore aujourd'hui l'objet de spéculations et de débats entre les historiens. On sait seulement qu'ils ont emprunté, comme bien d'autres la route des steppes.

Les Scythes qui chassaient devant eux les Cimmériens (Hérodote, Histoires) auraient franchi le Caucase puis les hommes, partant seuls, seraient entrés en Asie Mineure, auraient ruiné Ourartou (puissant royaume qui s'est développé dans la région du lac de Van, ennemi des Assyriens), ébranlé l'empire assyrien déjà déclinant, vaincu les Mèdes. Ils seraient enfin parvenus aux portes de l'Égypte (Hérodote, Histoires, Justin, Abrégé). Leur histoire, au septième siècle av. J.-C., est très compliquée, du fait de renversements d'alliance. Elle concerne plusieurs générations : la première retourna dans le pays où ils s'étaient installés vers 670, la seconde fait irruption en Asie Mineure vers 640, parvient à dominer les peuples pendant plusieurs années (Hérodote, Histoires) mais finalement les Scythes, à la fin du VIIe siècle, virent leur puissance s'effondrer et les survivants de cette longue aventure regagnèrent la région qu'ils avaient conquise au-delà du Pont Euxin [= Mer Noire], entre le Caucase et le Dniepr.

Un siècle s'écoula, dans la tranquillité, marqué par la découverte de la civilisation grecque, à la faveur des échanges avec les colonies grecques installées sur les côtes septentrionales du Pont Euxin, échanges de caractère économique entre les nomades scythes et les agriculteurs grecs, échanges culturels, comme nous dirions, avec les cités grecques de la côte (Panticapée et Olbia entre autres). Le représentant le plus éminent et le plus célèbre de ces rencontres étant le fils d'un roi scythe, le jeune Anacharsis, qui voyagea en Grèce et dans l'Asie Mineure et qui acquit la renommée d'un sage (Hérodote, Histoires). Le roi Skylès, mort vers 455/450, est un autre représentant de ce philhellénisme (Hérodote, Histoires). Ces deux personnages eurent un sort tragique.


http://www.antiquite.ac-versailles.fr/scythes/scyth3.htm

Les Scythes et les Égyptiens


Nous avons déjà fait allusion à cette rencontre des Scythes et des Égyptiens. L'événement se situe dans la période de domination de l'Asie par les Scythes, période qui dura vingt-huit ans, selon Hérodote, et à laquelle mit fin le roi des Mèdes Cyaxare. Les Scythes étant entrés en Syrie-Palestine, le pharaon Psammétique Ier, qui était monté sur le trône en 663 av. J.-C., obtint d'eux "par des présents et des prières", dit Hérodote, qu'ils se retirent. Sur le chemin du retour, alors que l'armée avait dépassé la ville d'Ascalon en Syrie sans la piller, quelques soldats restés en arrière dévastèrent le temple d'une déesse syrienne assimilée par les Grecs à Aphrodite Céleste qu'on honorait dans des temples célèbres à Chypre et à Cythère. Les pillards furent châtiés par la déesse d'un mal qui fit d'eux et de leurs descendants des hommes-femmes (des impuissants), d'où leur nom d'Énarées ou Efféminés, dotés par Aphrodite du don de prévoir l'avenir (Hérodote, Histoires).

Il a existé aussi une rivalité entre Scythes et Égyptiens sur la question de savoir lequel des deux peuples était le plus ancien. Du moins c'est ce que rapporte Justin qui tranche au terme d'un long développement en faveur des Scythes, sans convaincre, il faut bien le dire (Justin, Abrégé)


http://www.antiquite.ac-versailles.fr/scythes/scyth32.htm
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