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 Intuition et raison

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AMBRE

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MessageSujet: Intuition et raison   Jeu 14 Juin 2007, 11:48

Dossier :

Intuition et raison



L'intuition en général




Pour le bon sens, l'intuition recouvre une attitude assez globale qui ne dit rien de ses mécanismes intimes. Comme lorsqu'on se dit "ma première idée était la bonne". C'est remarquer le travail parfois contre-performant du travail de critique rationnelle qui s'avise de possibilités distinctes ou même contradictoires par rapport à cette première impression dépourvue de bases logico-déductives ou explicitement perceptives.


Etymologie et définitions
Le mot latin intuitio désigne l'action de voir une image dans une glace ; intuitus a le même sens que le français « intuition ». Il s'agit de « voir à l'intérieur »… La même structure étymologique se retrouve dans einsicht en allemand et dans insight en anglais. Pour Le Littré il peut revêtir une acception théologique, philosophique, ou étendue.


L'intuition philosophique
Au niveau philosophique il s'agit de la « connaissance soudaine, spontanée, indubitable, comme celle que la vue nous donne de la lumière et des formes sensibles, et, par conséquent, indépendante de toute démonstration ». Dans le système de Schelling, « l'Intuition intellectuelle (en allemand Anschauung) signifie un acte transcendant, indéfinissable, au moyen duquel l'intelligence saisit l'absolu dans son identité, c'est-à-dire tel qu'il est en lui-même, au-dessus de toute distinction et de toute différence, et réunissant dans sa nature absolument simple toutes les oppositions et tous les contraires ».

C'est un mode de connaissance immédiat, sans intermédiaire, avec un objet sensible ou intellectuel. Pour Descartes, elle est la raison même, purement intellectuelle et métaphysique. Elle est la connaissance qui découvre les évidences, les idées claires et distinctes, dont le cogito fournit le modèle. « Il n'y a pas d'autres voies qui s'offrent aux hommes, pour arriver à une connaissance certaine de la vérité, que l'intuition évidente et la déduction nécessaire » (XII° règle).

Si bien que, selon Le Roy (T.I, p.177) : « toute vraie intuition est une intuition vraie. Le seul problème consiste à discerner dans quels cas on se trouve bien en face d'une intuition authentique, non d'un simulacre ». L'intuition conduit à une certitude sans faille car elle atteint la vérité directement, en elle-même. Elle se distingue par là, clairement, du raisonnement et du discours.
Jean Paul Sartre fait chorus : « Il n'est d'autre connaissance qu'intuitive. La déduction et le discours, improprement appelés connaissance, ne sont que des instruments qui conduisent à l'intuition. »

D'après Goblot (1932), il ne faudrait pas utiliser le terme d'intuition car « personne ne sait ce qu'il veut dire et on doit en réserver l'usage à Bergson, car les grands écrivains ont le don merveilleux de formuler des idées claires avec des mots obscurs ».

L'intuition heuristique
On trouve dans l'histoire des sciences de nombreux exemples de découvertes surgies apparemment de nulle part, purement intuitives : Descartes et les axiomes de la géométrie analytique, Kékulé et la structure de la molécule de benzène.

Pourtant Henri Poincaré se demande, à propos des fonctions continues sans dérivées, « comment l'intuition peut-elle nous tromper à ce point ? ». Léon Brunschvicg rétorque « avant d'accuser l'intuition, il faudrait prouver qu'elle était bien présente au moment où la faute a été commise. Or pour nous, si une chose est assurée, c'est qu'une intuition fausse n'est pas une intuition du tout, de même qu'une grossesse nerveuse n'est pas une grossesse du tout. Le mathématicien a été trompé, non par l'intuition, mais par une illusion d'intuition. » Autant dire une simple « impression »… On voit là l'ambiguïté de ce terme qui désigne, à côté de l'intuition philosophique une intuition de sens plus large, qu'on pourrait appeler « heuristique », utile sur le chemin du découvreur ou de l'honnête homme préoccupé d'un problème dont il ne maîtrise pas encore la masse confuse des données qu'il en a !

Cette intuition résulte d'un travail non conscient de l'esprit, s'appuie facilement sur des analogies (tel l'ouroboros de Kekulé), intègre dans un acte unique de nombreuses opérations implicites, tel le médecin qui pose un diagnostic avant d'en exhiber à sa propre conscience les arguments, le flair de l'homme d'affaire, etc… Henri Poincaré souligne l'importance de ce type d'intuition : « Deviner avant de démontrer ! Ai-je besoin de rappeler que c'est ainsi que sont faites toutes les découvertes importantes ? » et encore « c'est par la logique qu'on démontre, c'est par l'intuition qu'on invente . » On pourrait peut-être remplacer ici "intuition" par "imagination créatrice"...


L'intuition divinatoire
Au sens large : l'intuition psychologique
Théodule Ribot étend vers son usage populaire cet aspect de l'intuition : « l'intuition dans sa rapidité et son développement a la sûreté relative de l'instinct : l'un et l'autre ont leurs erreurs ; mais à l'ordinaire, entre plusieurs voies possibles, elle va tout droit dans la bonne. Elle n'est pas un acte de pure connaissance qui constate comme la perception : elle devine les dessous, les au-delà, elle infère, appuyée peut-être sur l'organisation inconsciente de l'esprit ».

"Il s'agit de ce que certains ont appelé "l'intuition participante " ('einfühlung'). Il s'agit d'un type particulier de compréhension psychologique des autres, fait d'une intuition immédiate, bien différente de la connaissance scientifique, qui nous permet d'expliquer. Nous sommes capables jusqu'à un certain point de ressentir ce que celui qui est en face de nous éprouve. Cette intuition participânte semble reposer

d'une part sur la 'résonance' ou 'sympathie' dans laquelle l'observateur voit ses propres états de conscience coïncider avec ceux du sujet observé : nous souffrons devant quelqu'un qui souffre;

l'imitation des expressions du sujet observé, qui entraïne dans une certaine mesure l'apparition d'états de conscience semblables." (Delay p.5) . Pour Scheler (phénoménologiste), l'intuition émotionnelle vise et laisse apparaître non seulement les valeurs mais aussi les actes qui constituent la personne. De par l'unité irréductible de l'âme et du corps, nous saisissons dans les données sensibles – le sourire, la rougeur, les larmes – l'expression immédiate des vécus d'autrui.

Ce type de résonance est repéré non consciemment par celle ou celui qui est imité. Il le vit alors comme l'expression d'une sympathie bienveillante. Si l'mitation devient intentionnellement systématique, loin de susciter le sentiment d'être compris, elle engendre la colère ou même la rage. On passe du sentiment d'être aimé ou admiré à celui d'être plagié ou même moqué !

suite du dossier : Remarques sur l'usage du mot intuition par Freud

http://www.unisson06.org/dossiers/spiritualite/intuition_raison/intuition1.htm
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MessageSujet: Re: Intuition et raison   Dim 16 Sep 2007, 14:19

Intuition et raison, l'union vers l'être

par Michael





On a souvent tendance dans nos sociétés occidentales à dissocier, voir à opposer, raison et intuition. Historiquement, cela se comprend par la révolution des lumières et la découverte de la rationalité qui idéologiquement a voulu s'opposer au dogmatisme de l'église.

Cela avait du sens, mais il s'est exercé comme un refoulement de l'intuition spirituelle car on l'assimilait, à tort, uniquement à la religion dogmatique. Voilà par exemple pourquoi la science reste, en France notamment, encore enfermée dans sa rationalité ; on oppose un aspect de l'être : l'intuition, à un autre : la raison.



Pourquoi cette division, et quelles sont ses répercussions ?


Cette division est due au fait que les humains se séparent au nom d'idéologie, d'idées, de concepts sur la vie, mais la vie quant à elle est ce qu'elle est ; qui veut la voir réellement ?

Il y a des points de vus différents, mais au lieu de les imposer, de les opposer, pourquoi ne pas percevoir qu'ils sont chacun une facette de l'existence et qu'ils ont tous leur raison d'être ?

Si les religieux n'étaient fossilisés sur leurs dogmes et si, par opposition idéologique, la science ne s'était elle aussi fossilisée sur les siens, nous pourrions accéder à une compréhension et une recherche commune du pourquoi et du comment de l'être humain et de la vie.

Mais au lieu de cela, chacun veut garder pour lui seul un aspect de la vie, il enferme ainsi la vie dans des cases, des fragments, c'est le principe même de l'ego : Diviser.


Il divise aussi pour mieux régner, l'unité n'a jamais servi le pouvoir tyrannique de l'ego …


C'est en ce sens qu'en l'état actuel des choses, les religieux comme les scientifiques ne peuvent pas comprendre complètement l'existence dans son ensemble. Leur position est extrême et les extrêmes se rejoignent et se détruisent. La vérité ne peut être que dans l'union, car il n'existe qu'une seule vie pour tous.

On sait que la raison est formidable dans le domaine technique, les progrès technologiques nous le démontrent chaque jour. La raison a permis à l'homme de s'ancrer dans la matière, de trouver un socle, une base solide. Mais la base de la maison n'est pas la maison entière.

L'intuition jaillit pour offrir une perception plus vaste de l'être, dépassant ainsi la technicité qui a tendance à couper l'humain de sa sensibilité émotionnelle et spirituelle. La plupart des grandes découvertes scientifiques ont d'abord été imaginées, intuitivées je dirais même, pour ensuite être matérialisées. Tout procède de l'immatériel pour se condenser dans le matériel ; on retrouve ici, par exemple, le monde des Idées de Platon (celui où se situent les archétypes, les modèles, c'est le monde du Bien ou de l'Etre par excellence d'où procèdent toutes choses source (sur le monde des idées de Platon : http://antinomies.free.fr/plat3.html). Ceci peut se comprendre par l'expérience directe, la théorie vient juste confirmer pour rassurer. Tous les inventeurs et créatifs vous le diront, ils se laissent aller à leur intuition la plus vaste, la plus hors normes possible, puis une fois l'idée germée, ils utilisent la raison pour voir comment peut être matérialiser ce qu'ils ont imaginé.

L'intuition est associée à la raison, elles travaillent ensemble pour l'épanouissement de l'être humain ; les opposer serait comme opposer le cerveau et les membres du corps. Les conflits entre science matérialiste et religion dogmatique se retrouvent en nous-même, dans notre conflit interne entre raison et intuition. Chez les uns dominent totalement la raison et ainsi, dans cet extrême, ils se coupent de leurs émotions. Chez les autres, un excès d'intuition les déconnecte de la réalité et leur esprit élabore des croyances dualistes, récupérées par l'ego.

La structure même de l'ego est dualiste, binaire, soit 1, soit 0, soit bien, soit mal ; rien d'étonnant que la science matérialiste ait hérité du même fonctionnement que la religion dogmatique. La vie, pourtant est nuance, variance, rien n'est tout noir ou tout blanc, et cela demande une grande subtilité pour accéder à la vue juste de ce qui est. Voilà pourquoi la vérité est au milieu, dans l'équilibre des forces opposées, la vérité n'est ni l'apanage de la religion, ni l'apanage de la science, puisque toutes deux ont des vues partielles et ne souhaitent s'unir. Ainsi, si l'on veut connaître la vie réellement, on ne peut que choisir une voie médiane, non-dualiste et l'on se rend compte au fond que nous n'avons besoin ni de religion, ni de science pour vivre. Mais que la science devient spirituelle et la spiritualité scientifique, tout en UN, car la vie est UNE …

(La vie se vit, c'est tout ; prier dans un temple, projeter un Dieu à l'extérieur de nous (par manque de compréhension du symbolisme des textes) ou croire que la compréhension de la vie se trouve au bout du microscope, c'est ne pas vivre la vie, mais se séparer de la vie. De tout temps, il y a eu des enseignements et des êtres qui ont indiqué un chemin intérieur, et ce chemin ignorait les dogmes de la religion et les éprouvettes de la science; il se vivait et la preuve qu'il fonctionnait c'est qu'il menait les êtres au bonheur, le reste n'est que commentaire …

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MessageSujet: Re: Intuition et raison   Ven 28 Déc 2007, 23:28

:a17:



Le réveil de l'intuition (l'exercice de l'eau):

Citation :
"Réveille ton intuition, ton côté secret. Ne t'inquiète pas pour la logique, l'eau est un élément fluide et elle ne se laissera pas dominer facilement. Mais elle te permettra d'élaborer peu à peu, sans violence, un nouveau rapport avec l'univers.
Forme une flaque d'eau sur une surface lisse et non absorbante. Contemple-la pendant un certain temps. Puis commence à jouer, sans aucun engagement, sans aucun objectif, avec l'eau. Trace des dessins qui ne veulent absolument rien dire. Exécute cet exercice tous les jours durant une semaine, pendant 10 min chaque fois.
Ne cherche pas de résultats pratiques, cet exercice réveille peu à peu ton intuition. Lorsqu'elle se manifestera à d'autres heures du jour, fie-toi toujours à elle.

Extrait de Paul Coelho "Le pèlerin de Compostelle".


coeur Cordialement. Bien à vous. Maelysande
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MessageSujet: Re: Intuition et raison   Ven 28 Déc 2007, 23:58

[quote="AMBRE"]
Intuition et raison, l'union vers l'être

par Michael


Pourquoi cette division, et quelles sont ses répercussions ?


Cette division est due au fait que les humains se séparent au nom d'idéologie, d'idées, de concepts sur la vie, mais la vie quant à elle est ce qu'elle est ; qui veut la voir réellement ?

Il y a des points de vus différents, mais au lieu de les imposer, de les opposer, pourquoi ne pas percevoir qu'ils sont chacun une facette de l'existence et qu'ils ont tous leur raison d'être ?

Si les religieux n'étaient fossilisés sur leurs dogmes et si, par opposition idéologique, la science ne s'était elle aussi fossilisée sur les siens, nous pourrions accéder à une compréhension et une recherche commune du pourquoi et du comment de l'être humain et de la vie.

Mais au lieu de cela, chacun veut garder pour lui seul un aspect de la vie, il enferme ainsi la vie dans des cases, des fragments, c'est le principe même de l'ego : Diviser.




L'intuition jaillit pour offrir une perception plus vaste de l'être, dépassant ainsi la technicité qui a tendance à couper l'humain de sa sensibilité émotionnelle et spirituelle. La plupart des grandes découvertes scientifiques ont d'abord été imaginées, intuitivées je dirais même, pour ensuite être matérialisées. Tout procède de l'immatériel pour se condenser dans le matériel ; on retrouve ici, par exemple, le monde des Idées de Platon (celui où se situent les archétypes, les modèles, c'est le monde du Bien ou de l'Etre par excellence d'où procèdent toutes choses source (sur le monde des idées de Platon : http://antinomies.free.fr/plat3.html). Ceci peut se comprendre par l'expérience directe, la théorie vient juste confirmer pour rassurer. Tous les inventeurs et créatifs vous le diront, ils se laissent aller à leur intuition la plus vaste, la plus hors normes possible, puis une fois l'idée germée, ils utilisent la raison pour voir comment peut être matérialiser ce qu'ils ont imaginé.


L'intuition est associée à la raison, elles travaillent ensemble pour l'épanouissement de l'être humain ; les opposer serait comme opposer le cerveau et les membres du corps. Les conflits entre science matérialiste et religion dogmatique se retrouvent en nous-même, dans notre conflit interne entre raison et intuition.


. Ainsi, si l'on veut connaître la vie réellement, on ne peut que choisir une voie médiane, non-dualiste et l'on se rend compte au fond que nous n'avons besoin ni de religion, ni de science pour vivre. Mais que la science devient spirituelle et la spiritualité scientifique, tout en UN, car la vie est UNE …


(La vie se vit, c'est tout ; prier dans un temple, projeter un Dieu à l'extérieur de nous (par manque de compréhension du symbolisme des textes) ou croire que la compréhension de la vie se trouve au bout du microscope, c'est ne pas vivre la vie, mais se séparer de la vie. De tout temps, il y a eu des enseignements et des êtres qui ont indiqué un chemin intérieur, et ce chemin ignorait les dogmes de la religion et les éprouvettes de la science; il se vivait et la preuve qu'il fonctionnait c'est qu'il menait les êtres au bonheur, le reste n'est que commentaire …

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Et bien, voila le fondement de ce que j'ai pu observer en conscience, ce sur quoi je travaille a trouver l'équilibre...

Je crois qu'en tant que Balance, je suis vraiment venu pour arriver a ce juste équilibre, en tout cas je le ressens jusqu'au plus profond de moi-même
31416

Merci pour ce texte :89:
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MessageSujet: Re: Intuition et raison   Sam 29 Déc 2007, 00:01

Citation :
Extrait de Paul Coelho "Le pèlerin de Compostelle".
Ce soir, j'ai rencontrée une amie avec laquelle nous avons parlé... du pélérinage de compostelle! Lorsque je suis parti, elle me tint à peu près ce langage:
"Tu devrais lire le pèlerin de compostelle !"
Et en en rentrant, je vois ton message Maelysande...!
Si cela ça n'est pas de la synchronicité, alors je m'y connais rien..!!!
Merci a toi de me confirmer le fait que ce livre m'appelle et va surement m'apprendre bien des choses !

:4444:
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MessageSujet: Re: Intuition et raison   Sam 29 Déc 2007, 10:26

... Incroyable n'est ce pas, cher Christalain, les synchronicités qui nous sont données à vivre en ces temps accélérés... (sourire)...
... Pour ma part...j'aurais tendance à penser: "laissons nous pousser par les messages célestes...soyons un peu plus fou que de coutume!"
Citation :
C'est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante

Suite à cette lecture, j'ai relevé une série d'exercices à vivre en pleine nature...je les ai appliqués un à un alors que je croyais ne plus tenir à la vie...
Ils m'ont "miraculeusement" remis sur mes deux pieds... aujourd'hui, il me reste, sous les pieds, quelques racines plantées dans la terre... (sourire)

...Juste un petit extrait...pour avoir une idée:

Citation :
L'exercice de la semence: "Afin de se libérer des charges que l'on s'est crée soi même dans la vie".

L'exercice de la vitesse: "Afin de puiser, dans ce que nous avons l'habitude de regarder tous les jours, les secrets que la routine nous empêche de voir".

L'exercice de la cruauté: "Afin de sauver nos rêves et d'être généreux envers nous même".

Le rituel du messager: "Le messager est le principal lien entre toi et le monde. Il n'intervient que sur le plan matériel. Il faut tout d'abord savoir ce que l'on veut."

L'exercice de l'eau: "Réveille ton intuition, ton côté secret. Ne t'inquiète pas pour la logique, l'eau est un élément fluide et elle ne se laissera pas dominer
facilement. Mais elle te permettra d'élaborer peu à peu, sans violence,
un nouveau rapport avec l'univers".

L'exercice du globe bleu (le rituel d'Agapé): "Je vais t'aider à réveiller l'enthousiasme, à créer la force qui s'étendra comme une boule bleue autour de la planète...afin de te montrer que je te respecte pour ta quête, et pour ce que tu es".

L'exercice de l'enterré vivant: "Alors, ce soir, fais l'expérience de la manière de mourir la plus efrayante. Tu ne dois le faire qu'une fois".

Le souffle de Ram: "Je vais t'apprendre à puiser l'énergie dans tout ce qui t'entoure".

L'exercice des ombres: "Le seul moyen de prendre la décision juste est de reconnaître la mauvaise décision...examiner l'autre, voie, sans crainte et sans morbidité, et ensuite décider".

L'exercice de l'audition: "Tout est écrit dans les sons. Lae passé, le présent, le futur de l'homme. Un homme qui ne sait pas entendre ne peut écouter les conseils que la vie nous prodigue à chaque instant".

L'exercice de la danse: "La danse est l'une des formes les plus parfaites de communication avec l'intelligence infinie".

Voilà...je vous souhaite un beau et bon voyage...à ceux et celles tentés par l'expérimentation...

coeur Dans la lumière...

144000 ...avec toute mon affection.

Maelysande
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MessageSujet: la faculté d'intuition suite du sujet...   Mar 21 Juin 2016, 13:49

Entretien du 23 juillet 1958 de Mère sur la faculté d'intuition

   

"Il y a différents genres d’intuition, et on porte ces capacités en soi. Elles sont toujours un peu actives, mais nous ne les discernons pas parce que nous ne faisons pas suffisamment attention à ce qui se passe en nous. il y a, derrière les émotions, profondément dans l’être, dans une conscience qui se trouve à peu près au niveau du plexus solaire, une sorte de prescience, comme une capacité de prévision, mais pas sous forme d’idées : sous une forme de sentiments plutôt, une perception presque de sensations. Par exemple, quand on va décider de faire quelque chose, quelquefois il y a une sorte de malaise ou de refus intérieur, et généralement si l’on écoute cette indication plus profonde, on s’aperçoit qu’elle était légitime. Il y a, dans d’autres cas, comme une chose qui pousse, qui indique, qui insiste (je ne parle pas d’impulsions, n’est-ce pas, de tous les mouvements qui viennent du vital et de beaucoup plus bas), des indications qui sont derrière les sentiments, qui viennent du côté affectif de l’être ; là aussi on peut recevoir une indication assez sûre de la chose qu’il faut faire. Ce sont des formes d’intuition ou d’un instinct supérieur qui se cultivent par l’observation et aussi par l’étude des résultats.

Naturellement, il faut le faire d’une façon tout à fait sincère, objective, sans parti pris. Si l’on veut voir les choses d’une certaine manière et en même temps faire cette observation, tout est inutile. il faut le faire comme si l’on regardait ce qui se passait en dehors de soi, chez quelqu’un d’autre. C’est une forme d’intuition, et peut-être la première forme qui se manifeste généralement.  Il existe une autre forme, mais celle-là est beaucoup plus difficile à observer parce que, pour ceux qui sont habitués à penser, à agir par la raison — pas par les impulsions mais par la raison —, à réfléchir avant de faire quelque chose, il y a un processus extrêmement rapide de cause à effet dans la pensée semi-consciente qui fait que l’on ne voit pas la ligne, toute la ligne du raisonnement et que par conséquent on ne pense pas que c’est un raisonnement, et cela, c’est assez trompeur. Vous avez l’impression d’une intuition, mais ce n’est pas une intuition, c’est un raisonnement extrêmement rapide, subconscient, qui prend un problème et qui va droit aux conséquences.

Il ne faut pas confondre cela avec l’intuition. L’intuition, dans le fonctionnement cérébral ordinaire, est quelque chose qui tombe tout d’un coup, comme une goutte de lumière. si on a la capacité, un commencement de capacité de vision mentale, cela donne l’impression de quelque chose qui vient du dehors, ou d’au-dessus, et qui est comme le petit choc dans le cerveau, d’une goutte de lumière, absolument indépendant de tout raisonnement. Ça se perçoit plus facilement quand on arrive à faire taire son mental, à le tenir immobile et attentif avec un arrêt dans son fonctionnement ordinaire, comme si le mental se transformait en une sorte de miroir, qui se tourne vers une faculté supérieure dans une attention soutenue et silencieuse. Ça aussi, on peut apprendre à le faire. Il faut apprendre à le faire, c’est une discipline nécessaire. Quand on a une question à résoudre, quelle qu’elle soit, généralement on concentre son attention ici  (geste entre les sourcils), dans le centre juste au-dessus des yeux, qui est le centre de la volonté consciente. Mais là, si vous faites cela, vous ne pouvez pas être en relation avec l’intuition. Vous pouvez être en relation avec la source de la volonté, de l’effort, même d’un certain genre de connaissance, mais dans le domaine extérieur, presque matériel; tandis que si vous voulez avoir un rapport avec l’intuition, il faut que ça (Mère désigne le front), ce soit tenu tout à fait immobile. La pensée active doit s’arrêter autant que possible et toute la faculté mentale former comme au sommet du crâne et un petit peu au-dessus si l’on peut, une sorte de miroir, très tranquille, très immobile, tourné vers le haut, dans une attention silencieuse très concentrée. si l’on réussit, alors on peut (peut-être pas immédiatement) mais on peut avoir la perception de ces gouttes de lumière qui tombent d’une région encore inconnue, sur le miroir, et qui se traduisent par une pensée consciente qui n’a aucun rapport avec tout le reste de sa pensée puisque l’on est arrivé à la garder silencieuse. Ça, c’est le vrai commencement de l’intuition intellectuelle. C’est une discipline à suivre. Pendant longtemps, on peut essayer et ne pas réussir, mais dès que l’on réussit à «   faire le miroir   » immobile et attentif, on a toujours un résultat, pas nécessairement avec une forme de pensée précise, mais toujours avec la sensation d’une lumière qui vient d’en haut. Et alors, cette lumière qui vient d’en haut, quand on peut la recevoir sans immédiatement entrer dans une activité tourbillonnante, la recevoir dans le calme et le silence et la laisser entrer profondément dans l’être, alors, quelque temps après, elle se traduit ou par une pensée lumineuse ou par une indication très précise ici (Mère désigne le cœur), dans cet autre centre.

Naturellement, d’abord il faut arriver à développer ces deux capacités ; ensuite, dès que l’on a un résultat, il faut observer le résultat comme je l’ai dit et voir le rapport avec ce qui se passe, les conséquences   : voir, observer très attentivement ce qui s’est introduit, ce qui a pu déformer, ce que l’on a ajouté de raisonnement plus ou moins conscient, d’intervention d’une volonté inférieure plus ou moins consciente aussi; et c’est par une étude approfondie (au fond presque de chaque instant, en tout cas quotidienne et très fréquente) que l’on arrive à développer son intuition. C’est long. C’est long et il y a des embûches   : on peut se tromper soi-même, on peut prendre pour des intuitions des volontés subconscientes qui essayent de se manifester, des indications données par des impulsions que l’on a refusé de recevoir ouvertement, enfin toutes sortes de difficultés. il faut s’attendre à cela.

Mais si l’on persiste, on est sûr de réussir. Et il y a un moment où l’on sent comme une direction intérieure, quelque chose qui vous conduit très perceptiblement dans tout ce que vous faites. Mais alors, pour que la direction ait son maximum de pouvoir, il faut y ajouter, naturellement, la soumission consciente   : il faut être sincèrement décidé à suivre l’indication donnée par la force supérieure. Si l’on fait cela, alors... on saute des années d’études, on peut se saisir du résultat extrêmement rapidement. Si l’on ajoute cela, le résultat vient très rapidement. Mais là, il faut le faire avec sincérité et... une sorte de spontanéité intérieure.  si l’on veut le faire sans cette soumission, on réussit — comme on réussit aussi à développer sa volonté personnelle et à en faire un pouvoir très considérable —, mais cela prend beaucoup de temps et on rencontre beaucoup d’obstacles, et le résultat est très précaire ; il faut être extrêmement persistant, obstiné, persévérant, et on est sûr de réussir, mais après un grand labeur. Faites votre soumission dans un don de soi sincère, complet, et vous brûlerez les étapes, vous irez beaucoup plus vite ; mais il ne faut pas le faire avec calcul parce que ça gâte tout !"

et l'approche de Corinne Sombun

Parallèlement à ses voyages d’étude, Corine Sombrun est compositrice pour différentes sociétés de production et donne des conférences. Elle ne fait aucune formation ni consultation d’ordre chamanique, pour se consacrer à des recherches scientifiques sur les Etats Modifiés de Conscience.

Grâce à son expérience dans la pratique de la transe et à sa capacité à l’induire par la seule volonté, elle collabore depuis 2006 avec le Dr Etevenon, Directeur de recherche INSERM honoraire, qui l’a mise en relation avec différents chercheurs dont le but est de découvrir les mécanismes physiologiques liés à cet état de Transe (Etat de conscience volontairement modifié) et son influence sur le fonctionnement des hémisphères cérébraux.

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MessageSujet: L'Homme à la découverte de son âme   Mar 21 Juin 2016, 14:28


Le type intuitif de Jung


http://www.albin-michel.fr/ouvrages/l-homme-a-la-decouverte-de-son-ame-9782226028211

Extrait de L’Homme à la découverte de son âme, pp. 130-131

Préface et adaptation du Dr Roland Cahen, Albin Michel, 1928-1987

L'intuition, naturellement, en tant que fonction irrationnelle n'est pas pour l'intellect facile à définir. Je l'ai dite dans mes Types psychologiques « une perception via inconscient », une de ses particularités étant que l'on ne saurait préciser où et comment. elle prend naissance; elle paraît pouvoir .cheminer le long de multiples voies et permet, par son jaillissement, de voir, pour ainsi dire, ce qui se passe « au- delà d'un tournant ». Je m'en tiens là et avoue ne pas savoir au fond comment l'intuition opère; je ne sais pas ce qui s'est passé lorsqu'un homme sait tout à coup une chose que, par définition, il ne devrait pas savoir; je ne sais pas, comment il est parvenu à cette connaissance, mais je sais qu'elle est réelle et peut servir de base à son action. Les rêves prémonitoires, la télépathie et tous les faits de cet ordre sont des intuitions. J'ai constaté de ces phénomènes en quantité et suis convaincu qu'ils existent; on en trouve chez les primitifs et on en trouve partout dès qu'on prête attention aux perceptions qui nous parviennent à travers les couches subliminales [1] de notre être. L'intuition est une fonction très naturelle, parfaitement normale et nécessaire; elle s'occupe de ce que nous ne pouvons ni sentir, ni penser, parce que cela manque de réalité, comme le passé qui n'en a plus et l'avenir qui n'en a pas autant que nous le pensons. Nous devons être très reconnaissants au ciel de posséder une fonction qui nous octroie certaines lumières sur ce qui est « par ­delà les choses » . Naturellement, les médecins, qui se trouvent souvent en présence de circonstances énigmatiques, ont le plus grand besoin de l'intuition. Plus d'un bon diagnostic est l'oeuvre de cette mystérieuse fonction. On peut souvent montrer, en particulier chez des types franchement intuitifs, que certaines impres­sions sensorielles eurent lieu, qu'elles demeurèrent subliminales, c'est- à- dire ne devinrent pas conscientes, n'en suscitant pas moins, par le détour de quelques associations médiates, une intuition donnée.

En voici un exemple: j'avais une malade qui venait depuis quelque temps déjà me consulter; je la reçus un beau matin dans la maisonnette de mon jardin qui présente sur ses quatre côtés des portes et des fenêtres; celles- ci étant toutes ouvertes, il était impossible de constater la moindre odeur dans ce lieu. Je voulais entamer la conversation et lui demander ce qu'elle avait rgvé lorsqu'elle me dit subitement

- C'est un homme que vous avez reçu avant moi ce matin!
- Qu'en savez- vous? lui demandai- je étonné.
- J'en ai eu soudain l'impression !

Mon regard tomba alors sur un cendrier qui contenait encore quelques mégots de cigarettes. D'ailleurs il était encore tôt da la matinée et improbable qu'une dame soit venue à ma consultation de si grand matin. En outre, ma patiente savait que je ne fume pas moi- même de cigarettes. Ainsi, elle avait conclu de ce faisceau de faits ténus qu'il n'avait pu s'agir que d'un visiteur masculin cette conclusion inconsciente ayant cheminé en elle à son insu jusqu'à sa sphère consciente. C'est de la sorte, à partir de perceptions subliminales, que prennent souvent naissance ce que nous appelons des intuitions. Cela ne saurait nous surprendre, le type intuitif s'employant, avec la plus rigoureuse conséquence, à évincer en lui la réalité des choses telles qu'elles sont. Pour lui, leur atmosphère, leur climat, voilà la vérité qui importe. C'est pourquoi l'intuitif se sent à l'étroit, « malheureux comme les pierres », lorsqu'il se trouve inclus dans une situation réelle; celle- ci, bien établie, dépourvue de virtualités nouvelles, est pour lui comme une vraie prison; il éprouve, quitte à en pâtir, le besoin immédiat de forcer le réseau qui l'enserre. Tels sont les intuitifs qui papillonnent perpétuellement dans le monde, ne supportant pas et fuyant Ia réalité des choses. Ce comportement peut étendre fort loin ses ramifications, si loin qu'un intuitif peut, par exemple, arriver à perdre l'impression de sa corporalité, la sensation qu'il a de son corps. J'ai connu le cas d'une dame intuitive qui en fit l'expérience. Rentrant un beau jour chez elle, elle découvre inopinément, en chemin, la possibilité et l'existence d'un nouveau problème; elle en est si fascinée qu'elle s'assied sur un banc en dépit d'une température de cinq degrés sous zéro; plongée dans ses réflexions qu'elle poursuivit sans prendre garde à la température ambiante, elle contracte un sérieux refroidissement qui la tient au lit pour quelques semaines. Voici un second exemple : une femme intuitive, qui jouissait par ailleurs d'un excellent équilibre psychique, fut assaillie au cours d'une consultation par un tas de problèmes complexes et de questions inouïes. Je lui demandai: « D'où tirez­ vous ce fatras? ». Celui- ci constituait pour moi au premier abord une parfaite énigme. J'eus petit à petit l'intuition (chez moi aussi il s'agissait d'une intuition!) qu'il y avait là- dessous quelque chose de corporel. Je lui demandai si elle avait déjeuné. « Non », elle avait totalement oublié de le faire; elle avait simplement faim. Je lui fis apporter une tasse de thé et du pain, et les problèmes s'envolèrent comme ils étaient venus. La faim refoulée avait été à l'origine de cette perturbation. Les intuitifs peuvent être aveugles la réalité des choses à un degré inouï. J'ai aussi connu le cas d'une patiente qui, tout à coup, se mit à ne plus discerner le bruit de ses pas sur le sol. Elle en fut tellement effrayée qu'elle entre­vit précipitamment un traitement.
Le contexte typologique jungien

« Pour C.G.Jung, l'individu dispose, pour s'adapter au monde extérieur et aux conditions de sa propre structure, de quatre fonctions principales qui sont : la Pensée, le Sentiment, la Sensation et l'Intuition.

Chaque être humain possède les quatre fonctions, mais à des degrés d'évolution différents. L'une d'elles est, en général, plus développée et plus consciente que les trois autres, c'est la fonction principale. C’est la plus sûre, celle qui réagît le plus spontanément. Une autre lui sert de fonction auxiliaire (ou adjointe). La troisième et la quatrième sont plus ou moins inconscientes et rudimen­taires.

Les quatre fonctions principales agissent de la façon suivante :

1. La Sensation constate ce qui existe autour de nous elle est perception pure. On l'appelle aussi «fonction du réel ».

2. La Pensée nous indique ce que signifie la chose perçue.

3. Le Sentiment nous transmet la valeur que cette chose a pour nous. Il établit le rapport entre le sujet et l'objet, il admet ou refuse.

4. L'intuition, enfin, vise les possibilités que cachent une chose, un être ou une situation. C'est la fonction de com­préhension spontanée, non réfléchie, venue par la voie de l'inconscient. On dit de quelqu’un qu’il est intuitif s’il porte avec aisance des jugements justes sans justification logique ni possibilité d’analyse.
Description du type Intuition

Celui - ou souvent celle qui perçoit la totalité d'une chose par la voie de l'inconscient et en prévoit les possibilités inhérentes, mais qui est faible, et souvent défi­cient vis-à-vis des exigences pratiques de la vie, repré­sente le type Intuition.

L'Intuition consiste en un flair, une conception de poss­ibilités inhérentes à un être, une intuition ou une chose. L’intuition est la fonction psychologique qui nous communique des perceptions par la voie de l’inconscient. Des faits du monde extérieur ou intérieur, ou leurs liens invi­sibles, peuvent être l'objet de cette perception immédiate. Pour l'intuition, une donnée quelconque se présente en tant que totalité, sans que nous soyons capables, de prime abord, de trouver, ou d'indiquer de quelle façon cette donnée s'est présentée à nous. L'Intuition est un genre de conception instinctive ...

Le type intuition extraverti

est constamment à la re­cherche de possibilités nouvelles. Il saisit d'un coup d’œil toutes les éventualités d'une situation. C'est l'inconnu, la nouveauté qui l'attirent. Il vit toujours en avant de lui-même.

Le type intuition introverti
ne s'intéresse pas plus que l'extraverti à la réalisation de ses idées, qui sont plutôt des visions, des inspirations. Sa réalité à lui, c'est son in­conscient peuplé d'images, son monde intérieur inépui­sable de richesses. Absorbé par sa vie intérieure, il perçoit insuffi­samment les réalités extérieures, le sens de l'observation lui fait souvent défaut. Désemparé devant les obli­gations de la vie pratique, il oublie ou néglige sa personne [2] ».

Les « intuitifs » considèrent la vie [3] comme une aventure créative regorgeant de possibilités exaltantes. Ils observent en permanence l'environnement à la recherche d'opportunités et de possibilités qu’elles soient externes ou intellectuelles. Ils découvrent des schémas d'ensemble et des relations que les autres ne perçoivent pas. Ils souhaitent se réali­ser, explorer leurs possibilités, goûter à toutes sortes de choses. Ils ont souvent plusieurs projets en cours, ou plusieurs livres en même temps.

Ils apprennent avec enthousiasme quand les sujets sont variés et sans cesse renouvelés. Ils n'aiment pas beaucoup les cours trop structurés.

Ils ne se laissent pas impressionner par les idées reçues et regardent tout avec un œil neuf. Ils sont plus intéres­sés par ce qui pourrait être que par ce qui est.

Très sensibles, ils sont perspicaces et se projettent dans l'avenir. Ils ont le goût de l'anticipation et devinent où le vent va souffler. Ils ont en ce domaine des intuitions pénétrantes. Ils abordent chaque question l'esprit neuf, sans a priori et aiment bien travailler avec l'inspiration du moment car ils ne se sentent pas à l'aise dans la routine et la bureaucratie, où ils réussis­sent mal et aiment travailler avec des gens aussi originaux et créa­tifs qu'eux.

Ils sont doués pour comprendre intuitivement les relations humaines. Ils devinent aisément les moti­vations des autres et sont à la recherche des significations cachées dans leurs paroles et leurs actions. Ils comprennent souvent les sentiments et les motivations des gens avant même que ceux-ci n'en soient conscients. Ils fonctionnent comme des catalyseurs, plus par influence et exemple que par autorité. Ils ont le souci de l'harmonie entre les personnes ; ils y consacreront d'autant plus d'efforts que les conflits sont pour eux une source de tensions et de fatigues qu'ils vivent mal.

Les personnes intuitives :

- sont portées à faire des synthèses créatives, conceptuelles, symboliques ou métapho­riques,

- elles se montrent souvent créatives, imaginatives et astucieuses, curieuses, et adoptent une vision à long terme.

- Souvent coopératives et serviables, elles peuvent s’avérer sensibles, bienveillantes et emphatiques.
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Intuition et raison
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