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 Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...

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AMBRE

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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Lun 06 Jan 2014, 19:49

Kernoa a écrit:
Je ne sais pas si mon intuition sera confirmée par les fait mais il me semble que tous les signaux d'alarme convergent vers des grands bouleversements en 2014. Parmi ces signaux indicateurs, l'accident de Fukushima est le plus significatif.

Bonsoir Kernoa,
je veux dire cela , exactement ! Et les médias n 'en parle quasi pas???

Olivier Cabanel fait ici un petit topo sur Fukushima, la loi du silence:[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Tu as aussi ceci qui résume bien la situation et qui est daté du 4 Janvier 2014:



Citation :
FUKUSHIMA : CATASTROPHE MONDIALE POUR 2014 ?

Le réacteur N°3 est entré en fusion à Fukushima. Tepco comme les politiques ou les associations ont un point commun, ils ne sont pas très loquaces dès qu’il s’agit de tenir informé de la situation réelle à la centrale de Fukushima, d’ailleurs, récemment, une loi permettant de garder le secret sur cet évènement est passée au Japon.

L’entrée en fusion du réacteur 3 est sans nul doute le pire scénario qui pouvait être envisagé.

Tchernobyl fut une calamité qui dure encore, et ce n’était que de l’uranium, Fukushima est chargée au mox, un mélange d’uranium et de plutonium, et là, c’est autrement plus grave.La vague de radiations issues de la centrale de Fukushima sera 10 fois plus grande que la totalité du rayonnement des essais nucléaires combinés. De plus, pour rappel, toute l’Amérique du nord et la zone pacifique vont être touchées par les radiations qui vont forcément aller en augmentant.

Le site Turner Radio Network (TRN) a publié un rapport concernant la centrale nucléaire de Fukushima, et c’est, selon lui, tout l’hémisphère Nord qui serait touché. Selon le rapport: «Les personnes résidant sur la côte ouest de l’Amérique du Nord devraient immédiatement commencer à se préparer pour une autre arrivée possible de rayonnement atmosphérique dangereux issu du site de la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon. »

TEPCO a confirmé, via une caméra de surveillance que de la vapeur avait commencé à sortir du réacteur n°3. La société n’est pas claire sur les détails de ce changement soudain au réacteur 3 en raison de « niveaux de radiation mortelles dans ce bâtiment. » Des experts concluent que cela peut « être le début d’une criticité de la piscine de combustible (une fusion), impliquant jusqu’à 89 tonnes de combustible nucléaire qui brûle dans l’atmosphère et se dirigeant vers l’Amérique du Nord. »

Selon les experts, la fonte de la piscine de combustible du réacteur 3 de Fukushima « n’est pas un canular » et « Il y aurait que deux possibilités ici, et ce sont les seules possibilités, peu importe ce que quiconque dit » :

Première possibilité, la piscine de combustible a eu un problème et connaît une réaction en chaîne. Jusqu’à présent, nous ne parlons que de la vapeur et pas d’un feu, de sorte que les températures ne peuvent pas s’élever à plus de 135 degrés Celsius, et bien que ce soit un problème, ce scénario pourrait être contrôlé par un pompage d’eau supplémentaire dans la piscine.

Mais voici le scénario 2, et il est DE LOIN le plus probable :

Il existe une portion du noyau du réacteur 3 qui est reste fonctionnelle après l’explosion, et ce noyau est complètement immergé dans l’eau et a été complètement soufflé hors de la cuve sous pression du réacteur. Cette portion de fonctionnement restante du noyau a été soit activée à partir d’un pays extérieur via une connexion totalement non autorisée à l’enceinte de confinement interne du réacteur 3, une connexion que les Japonais ne peuvent pas couper parce que les niveaux de rayonnement sont trop graves pour aborder les systèmes qui sont concernés, OU, le virus Stuxnet (cf. wiki) a de nouveau lui-même été activé afin de mettre ce qui reste du noyau du réacteur à nouveau en production.

La preuve pouvant démontrer que le virus Stuxnet créé par les USA et Israël est en jeu ici, est que même si l’enceinte de confinement qui est ouverte dûe au souffle de l’explosion, se retrouve soudainement a émettre de la vapeur, aucune des lectures de la salle de contrôle montrent que quelque chose d’étrange se passe. Il y a donc un contrôle distant des instruments de surveillance.

Stuxnet garde les lectures de la salle de commande normales, alors qu’il détruit en secret, la seule façon que le réacteur 3 a de détecter le froid alors qu’il y a de la vapeur. Dans ce cas Stuxnet est en train de faire mentir les afficheurs dans la salle de contrôle, indiquant que tout est normal.

Cette deuxième catastrophe impliquerait un feu de nappe du combustible, en effet une grande quantité de matériel a été expulsé du noyau du réacteur 3 lors de la grande explosion, et ce matériel a eu pour conséquence que l’accès à tout le confinement du réacteur de 3 est devenue trop dangereux. Pour cette raison, tout le combustible de la piscine du réacteur 3, combustible « utilisé », est toujours en état, provoquant probablement la pire menace nucléaire auquel nous sommes tous confrontés.

Ajouté à la destruction le stockage apparent de combustible dans la piscine de séparateur de vapeur, qui a été emporté quand le réacteur 3 a été détruit. C’est ce combustible qui a fondu dans une rivière de carburant capturé sur vidéo par un drone. Ce carburant évacué par le coin nord-ouest de la piscine de séparateur de vapeur et dans l’allée entre les réacteurs 2 et 3 et a causé déjà de nombreux mort à Fukushima. Dire ce qui s’est réellement passé via les « masses » médias réveillerait trop grand nombre d’ingénieurs nucléaires partout dans le monde à propos de menaces très réelles auxquelles leurs propres installations sont confrontées.

Le « hotspot » de Fukushima

A certains endroits du site de la centrale, le rayonnement est si dangereux qu’il peut être mortel en 20 minutes. Le tsunami a eu lieu il y a plus de 33 mois, mais les retombées n’ont pas cessé de s’aggraver. Les médias japonais rapportent que l’intensité des niveaux de rayonnement dans la centrale nucléaire est désormais à son plus haut niveau.

Des dizaines de milliers de personnes ont été évacuées autour de la centrale après la catastrophe.
L’opération de nettoyage devrait durer des décennies, mais dans le même temps :

- La contamination radioactive du port à côté de l’usine est en hausse constante ;
- Un autre séisme pourrait provoquer une catastrophe 10 fois plus importante que celle de Tchernobyl ;
- Un lieu de stockage des milliers de tonnes d’eau radioactive doit être trouvé
- Des traces de césium radioactif ont été retrouvées dans le thon en migration à travers le Pacifique Nord.

Dernièrement, TEPCO aurait détecté un rayonnement mortel dans un conduit reliant l’un des bâtiments des réacteurs endommagés à un tuyau de ventilation haut de 120m. La radioactivité a été mesurée à 25 sieverts (Sv) par heure. Une dose totale de deux Sv est considérée comme un empoisonnement par radiation sévère. Six Sv produisent un taux de mortalité de 100 pour cent après 30 jours de souffrance.

Selon l’AFP, plus de cinquante membres de l’équipage du porte-avions USS Ronald Reagan déclarent souffrir de différents types de cancer en raison de leur participation à l’opération Tomodachi, la mission de sauvetage intervenue après la catastrophe de Fukushima en mars 2011. La chaine japonaise NHK a rapporté que le conduit canal avait été utilisé pour détourner les accumulations de gaz après la catastrophe. TEPCO dit qu’il peut encore contenir des substances radioactives.

C’était juste la dernière d’une longue série de révélations concernant le rayonnement du « hotspot ». Elles ont fuité dans les médias en dépit du pare-feu jeté autour de la centrale nucléaire depuis la catastrophe.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Lun 06 Jan 2014, 19:55

Pour ceux qui n ont pas entendu parlé de cette loi:
23 décembre 2013

Citation :
La répression du « secret » dans l’après-Fukushima au Japon
La loi du secret, adoptée dernièrement par le Parlement japonais, donne au gouvernement carte blanche pour désigner des secrets d’Etat et restreindre l’information sur tout sujet à sa convenance. Les blogueurs et les journalistes indépendants diffusant des informations sur Fukushima vont-ils subir des pressions dans un avenir proche ?
Saul Takahashi, avocat japonais spécialisé dans les droits de l’homme, expose dans cet article ses inquiétudes face à la montée en puissance de pratiques qui rappellent des années sombres!

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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mar 07 Jan 2014, 09:01

Meltdowns de Fukushima : une conspiration mondiale de déni

Par William Boardman
Global Research, 5 janvier 2014

Citation :


Avons-nous quelque part une autorité qui dise la vérité sur Fukushima ?
S'il existe une quelconque autorité gouvernementale ou non-gouvernementale qui s'intéresse ouvertement, directement et honnêtement à la catastrophe de Fukushima, il n'est pas évident pour un observateur extérieur de suggérer laquelle.
On a à la place une visible conspiration mondiale d'autorités de toute sorte refusant au public des informations précises et fiables, compréhensibles, vérifiables sur non seulement la situation de la centrale nucléaire elle-même et ses communautés environnantes, mais sur les retombées incessantes, incontrôlées de débris radioactifs dans l'air et dans l'eau, ce qui crée une augmentation des risques de nocivité pour les communautés du monde.

Rassurer sur Fukushima est aussi trompeur que de diffuser des rumeurs alarmistes

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kernoa



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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mar 07 Jan 2014, 13:53

Le mystère généré par les mensonges proférés de pratiquement les gouvernements de notre bonne vieille Terre pour masquer soit leurs mauvaises intentions, soit leurs énormes responsabilités, soit les énormes gâchis industriels résultant de mauvais choix gouvernementaux, entretient tous les fantasmes de peur chez les citoyens vigilants ou inquiets. Ce n'est pas une raison pour sombrer dans la psychose,  S'il est raisonnable de n'occulter aucune hypothèse, il est indispensable de les approfondir toutes à partir d'études et d'analyses irréfutables, irréprochables, il convient par dessus tout de ne pas se laisser aller à des spéculations invérifiables  et ne pas sombrer dans les théories les plus folles qui conduisent forcément les êtres à plonger dans des psychoses destructrices. D'autant qu'il est vrai que beaucoup de gens se sentent dépassés par les énormes progrès de la technologie dont les limites paraissent aujourd'hui infinies.
Je conçois donc que dans la accident de la centrale nucléaire de Fukushima qu'on puisse se poser des questions. Que nous cachent le gouvernement japonais et Tepco?
Les dangers que font courir un possible développement de la pollution radioactive sur la zone immense  et le risque d'explosion du réacteur n° 3 sont réels mais de là à imaginer l'intervention d'une puissance étrangère comme cela a été fait dans le scénario n°2 dans ta citation il y a un pas que je franchis pas. Parce que dans chaque intention il faut chercher le mobile ou les intérêts recherchés. Or quel intérêt, quel profit aurait une puissance étrangère, ou un groupe de pirates à provoquer l'explosion à distance du réacteur n°3 de Fukushima  avec pour résultat une pollution radioactive de tout l'hémisphère nord ? Je n'en vois aucun.

Je dois quand même avouer que c'est grâce  tes messages que je découvre l'existence du virus Stuxnet  dont j'ignorais totalement l'existence jusqu'à aujourd'hui. Avant donc de réagir, j'ai fait donc des recherches sur ce ver-virus exceptionnel. Car en informatique il ne peut exister un virus qui soit à l'abri de contre-mesures. L'efficacité de nuisance d'un virus réside surtout dans l'effet de surprise quand il reste inconnu et indétectable au début de son existence. Mais les nuisances sont détectées rapidement et les programmateur ont vite fait de combler les failles de leurs systèmes d'exploitation (OS operating system). La cyberattaque d'Israel sur le système informatique iranien  de gestion de la production iranienne en uranium enrichie a certainement provoqué de graves perturbations dans le fonctionnement mais sans détruire la filière. Car l'action a duré le temps que les informaticiens iraniens (performants car Perses) aient trouvé la parade. Encore faut-il supposer que les ordinateurs de contrôle iraniens aient été imprudemment connectés sur internet ou encore que des espions israéliens aient eu accès directement au réseau interne iranien.
Je n'ai pas encore accompli des recherches exhaustives au sujet de Stuxnet . Mais je peux déjà relater ce que j'ai trouvé sur le site 01net, un article sur ce ver particulièrement compliqué relate ceci:
Citation :

En clair, le Stuxnet serait donc capable de détraquer une machine chargée du bon fonctionnement d'un automatisme dans une importante infrastructure, comme par exemple... une centrale électrique. Heureusement, d'après Siemens, aucun bâtiment industriel touché n'aurait subi de dommages par le biais de ce ver, qui n'a apparemment rien modifié sur les systèmes des usines infectées.

En résumé, l'accident arrivé à Fukushima est surtout dû à une absence ou à une grave déficience dans le contrôle informatique développé par TEPCO, par souci de rentabilité.
Il est possible que le réacteur n°3 fonctionne en route libre et donc que le pire soit à craindre.
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MessageSujet: Les conséquences de la catastrophe de Fukushima    Lun 13 Jan 2014, 13:18

Les conséquences de la catastrophe de Fukushima dépassent largement les frontières du Japon et personne n'en parle[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

[quote]Durée : 4min 56sec | Postée : Il y a 5 heures | Chaîne : Le journal de VDLRUssie par chapitre
extrait:Les Etats-Unis semblent avoir passé commande, dès le 6 décembre, de près de 14 millions de doses d'iodure de potassium, un composé qui protège le corps contre l'empoisonnement radioactif à la suite d'accidents nucléaires graves. Un nombre de doses, qui est loin de couvrir les besoins de la population entière. Elles seront livrées en février 2014, et pourraient être utilisées préventivement pour une partie de la population, directement exposée aux déchets nucléaires et aux eaux radioactives rejetées dans l’océan.
Les grands médias, pourtant si prompts à exploiter la moindre vidéo sur internet, dès lors qu’elle sert à illustrer la version officielle en cours, ont été remarquablement silencieux et ne l’ont même pas mentionné.
Surtout pas de panique ! La décontamination de la centrale nucléaire de Fukushima devrait prendre au moins trente ans et coûter 125 milliards de dollars (environ 100 milliards d’euros). De quoi recruter tous les sans-domicile-fixe de la planète, en plus de ceux du Japon, déjà engagés pour nettoyer le site. Une solution comme une autre de résoudre un problème l’un après l’autre.
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kernoa



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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mar 21 Jan 2014, 20:25

J'ai reçu ce mail ce jour. Je vous en fait profiter.


Citation :

Mon cher Canard,


Bien qu'étant un très ancien lecteur (depuis 40 ans), c'est la première fois que je prends la plume ( pardon .... le clavier !) pour t'écrire.



En effet, je t'ai été très fidèle pendant une vingtaine d'années. J'ai même une collection de tes exemplaires reliés en 8 volumes bisannuels magnifiques .  Mais lorsque je me suis aperçu que tu me trompais, ma fidélité s'est un peu émoussée et j'ai cessé de te lire toutes les semaines...


Qui suis-je ?  Un retraité, Ingénieur de formation, qui a traîné ses guêtres pendant 25 ans dans les centrales nucléaires Françaises. J'ai été successivement Ingénieur, Chef de Service, Directeur Adjoint de Centrale, Directeur de centre de formation nucléaire, Inspecteur de Sûreté Nucléaire...



Sache que je ne tire aucune gloire de ces fonctions... mais si j'éprouve le besoin de les énumérer, c'est pour te dire que je connais plutôt bien mon Nucléaire !... Le fait d'avoir traîné pendant des années mes souliers et mes combinaisons parmi les tuyaux, les pompes et les réservoirs, d'avoir côtoyé quotidiennement les travailleurs de cette industrie, me donne, en tous cas je le crois,  une certaine légitimité pour parler du sujet.

Sûrement plus que certains "scientifiques notoires", tels Monique SENE, dont je connais les travaux systématiquement à charge contre le Nucléaire depuis 25 ans, et qui travaillent principalement au fond de leur bureau, échafaudant des hypothèses et des conclusions pas toujours prouvées...mais toujours empreintes d'une certaine mauvaise foi ...


Ce préambule étant fait, tu dois comprendre pourquoi je me suis senti trompé par toi, de par tes positions systématiquement anti nucléaires où j'ai senti beaucoup plus d'idéologie que de rationalité ! Or, tu m'avais habitué  à l'objectivité et à la rationalité.



Je vais m'appuyer sur ton article de ce jour qui traite des déchets nucléaires, non pas en énumérant des hypothèses ou des suppositions comme d'autres le font, mais en m'appuyant sur des faits réels et avérés. Les chiffres que je cite sont des chiffres  tirés des rapports EDF, AREVA, de la CRE (Commission de Régulation de l'Energie) et de la Cour des Comptes. Il ne me reste qu'à faire quelques multiplications et divisions simples qu' Alzheimer ne m'empêche pas encore de faire...


Dernière précision :  je ne suis guidé par AUCUN intérêt  personnel ... Seul l'intérêt que j'ai pour la vérité me guide !


COUTS DU NUCLEAIRE


Dans son rapport 2012, la Cour des Comptes avait chiffré à 258 Milliards le coût total du Nucléaire( hors déchets et démantèlement )  depuis l'origine jusqu'en 2010...Hors, jusqu'en 2010, le Nucléaire  avait produit en France environ 14 000 Milliards de KWH.....Ce qui met le KWH  à  :  258/ 14000 =  0,0185 Euros /KWH  (  18,5 Euros par MWH )



Même en doublant ce chiffre ( 258 Milliards pour les déchets et le démantèlement ce qui est considérable) on arrive à  37 Euros par MWH ! Ce qui est loin des 75 ou 90 Euros que je lis dans ton article de ce jour !


Il est question de 1 Milliards de travaux préconisés par l'ASN  pour prolonger Fessenheim de 10 ans...En 10 ans les deux tranches de Fessenheim produiront 100 Milliards de KWH....Ce qui majorera le KWH de 1/100= 0,01 Euro  ( 10 Euros par MWH .... Est-ce rédhibitoire quand on le compare au coût des énergies renouvelables que je donne plus bas ?..). S'agissant de Fessenheim a-t-on chiffré l'investissement en réseau nécessaire pour garantir  la sécurité électrique de l'Alsace lorsque cette centrale sera arrêtée?... Si elle s'arrête !


Quant à l'EPR, la tête de série ( toujours plus chère parce qu'elle essuie les plâtres ) de Flamanville , il devrait couter  8 Milliards....somme considérable, certes !  Oui, mais elle devrait produire 600 Milliards de KWH au cours de sa vie...ce qui met l'investissement à 8 / 600 = 0,0133 Euros par KWH  ( 13, 3 Euros par MWH )....même en triplant ce coût ( +16 Milliards) pour l'exploitation, la maintenance, les déchets et le démantèlement  on arrive à 40 Euros par MWH...loin des 90 Euros que je lis dans ton article !


D'ailleurs ces coûts sont cohérents avec le prix de vente des KWH nucléaires à " prix coûtant" que pratique Mr PROGLIO, vis à vis des producteurs privés  et que lui impose la loi NOME :  il vend à 42 Euros par MWH !  ... et ce chiffre est contesté par ses clients, qui le trouvent trop élevé. Crois tu que Mr PROGLIO est homme à vendre à perte ?


COUTS DU RENOUVELABLE


Je lis dans ton article que l'éolien coûterait  un peu plus de de 90 Euros par MWH .... Si on se réfère aux installations  existantes, ( j'ai vérifié celles qui se trouvent dans ma région) les coûts sont proches de 180 Euros par MWH pour l'éolien terrestre et 250 Euros pour l'éolien marin ou le solaire ( Pour information le charbon est à peu près à 120 Euros / MWH) ..  A noter que ces coûts ne comprennent ni la maintenance ni la déconstruction .


Je passe sur les investissements en réseau supplémentaires qu'il est  nécessaire d' effectuer  pour préserver l'intégrité de l'alimentation électrique .  En effet, s'agissant d'énergies intermittentes, susceptibles de varier très brutalement sur un aléa climatique soudain, elles peuvent mettre en péril la stabilité du réseau électrique...


Et puis, mon cher Canard, est ce que tu t'éclaires ou tu ne te chauffes que lorsqu'il y a du soleil ou du vent...?


Pourquoi les "grands médias" , à part Le Monde partiellement, ne nous informent-ils pas de l'arrêt du soutien des Gouvernements Espagnol  et Anglais à l'énergie éolienne, jugeant que c'est un gouffre financier ?



Pourquoi, Canard, tu ne nous dis pas que 14 000 éoliennes sont entrain de rouiller aux USA ?



Pourquoi, tu ne nous dis pas que l'Allemagne, souvent citée en exemple vient de stopper son soutien financier à l'éolien, jugeant que c'était un gouffre financier ?  Il faut dire que la "transition énergétique" de l'Allemagne vient d'être évaluée à 1000 Milliards ! Pourquoi tu ne nous ne dis pas qu'elle brûle massivement du charbon ( lignite ) pour remplacer les 8 réacteurs nucléaires qu'elle a arrêté (elle n'arrive pas à arrêter ceux qui restent )....  qu'un Allemand rejette trois fois plus de CO2 qu'un Français  et paye son électricité 2 fois plus cher ?


Les Français ont, sur leur facture  d'électricité, une rubrique CSPE  ( Contribution au Service Public d'Electricité ) qui représentait en 2012 , environ 10 % du total...Cette CSPE  comporte pour 60 % le surcoût lié  aux énergies renouvelables .....



Selon la CRE ce surcoût va passer de 2, 8 Milliards en 2013 à 3,5 Milliards en 2014 ce qui devrait générer une augmentation de la facture de 2 %  ( hors prix du KWH qui augmentera de son coté ) . 3,5 Milliards cela représente 5 % du CA d'EDF !...Si le solaire et l'éolien n'existaient pas la facture serait réduite d'autant !


Est ce opportun d'imposer ce surcoût aux Français en période de crise ?   Au moment où on nous rebat les oreilles avec la compétitivité des entreprises, faut il alourdir inutilement leur facture d'électricité ?


D'autant plus que le développement de ces énergies donne du travail aux étrangers ( Chinois en particulier ) et les investisseurs, qui ont flairé le bon filon, sont aussi, pour la plupart étrangers !  Il parait  ( à vérifier ) que même la mafia italienne  a investi dans le domaine, en Allemagne, pour blanchir de l'argent sale!


Je crois avoir apporté suffisamment d'éléments, qui montrent que la politique énergétique choisie par le Gouvernement, à travers la "transition énergétique",  pour faire plaisir aux "arrivistes" Verts  nous conduit à une catastrophe économique....

SURETE  NUCLEAIRE


Je te connais Canard...tu ne vas pas manquer de m'objecter que quels que soient les arguments économiques, la Sécurité n'a pas de prix...et tu auras raison ! Mais il faut pousser un peu plus loin l'analyse...


En tous domaines, le risque pris se mesure en multipliant les conséquences potentielles d'un accident par sa probabilité d’occurrence.


Pour ce qui concerne les conséquences d'un accident nous les connaissons à travers Tchernobyl et Fukushima ou tout au moins nous en avons une idée !  Je rappelle, tout de même qu'à Hiroshima et Nagasaki, la vie  est aujourd'hui, 70 ans après, tout à fait normale.


Quant à la probabilité il est nécessaire de la réduire au maximum  par la qualité de la construction, de l'exploitation, de la maintenance et...du contrôle.


Pour avoir exercé les fonctions d' Inspecteur en Sûreté Nucléaire, je crois pouvoir affirmer que notre ASN est la meilleure au monde, de par son indépendance, sa compétence, sa rigueur et sa neutralité....Ce n'était pas le cas au Japon...et encore moins à Tchernobyl, où elle était inexistante.


Dans ton journal, cher Canard, tu fais référence à St Laurent des Eaux où une partie du cœur a fondu....Oui c'est vrai ...mais quelles conséquences pour l'environnement ?  A ma connaissance, quasiment aucune...et c'est cela qui est important !


Là où tu dis la vérité, c'est lorsque tu dis nos réacteurs graphite gaz  présentaient le même défaut que Tchernobyl  : l'absence d'enceinte de confinement ....Mais ce qui est rassurant c'est que la France, a immédiatement pris la décision d'arrêter ses réacteurs graphite gaz après Tchernobyl :  Bugey 1, Chinon 2 et 3, St Laurent 1 et 2...Et dans les deux ans, ils étaient tous à l'arrêt .....A noter que cette technologie avait été voulue par De Gaulle pour ne pas copier les Américains ...et leurs réacteurs à eau légère !


Tu nous parles aussi, à juste titre, des fusions du cœur à TMI et à Fukushima....Encore exact, mais il ne faut pas faire d'amalgame...Fukushima est un réacteur a EAU BOUILLANTE avec une enceinte de confinement légère qui n'a pas résisté aux explosions d'Hydrogène  ( pourtant quelques temps auparavant  Areva leur avait proposé des recombineurs d'Hydrogène que TEPCO a refusés, les jugeant trop chers .. Tous nos réacteurs Français en sont pourvus ) ....


Quand à TMI, l'accident confirme, en grandeur réelle, que le cœur d'un réacteur à EAU PRESSURISEE peut fondre presque entièrement  SANS conséquence pour l'environnement !  Pourquoi ? Parce que l'enceinte de confinement a tenu...Au passage je t'informe que les enceintes de l'EPR sont encore plus résistantes que celles de TMI . Ce type de réacteur est le plus répandu au monde, et en France nous n'avons que ceux là !


Sachant qu'une probabilité n'est jamais nulle, le fait que JAMAIS il n'y a eu d'accident AVEC des rejets radioactifs sur un réacteur a EAU PRESSURISEE du type de ceux que nous avons en France, et qui est le plus répandu au monde, est plutôt rassurant  pour notre pays !

CONCLUSION:


Mon cher Canard,  j'ignore si je t'ai convaincu, mais j'espère au moins, t'avoir fait réfléchir.... Je te demande simplement lorsque tu t'empares d'un sujet, d'essayer de le traiter à charge ET à décharge .... comme tu m'y avais habitué !



Je ne peux pas terminer sans te faire deux remarques :



-  le "lobby  Nucléaire" si cher aux Verts n'existe pas! Un lobby est, en général là pour défendre des intérêts privés...et le CEA est 100% public et AREVA  et  EDF  sont à 85 % publics !  Alors que le "lobby privé renouvelable" est une réalité. Il est même soutenu par les Verts.

- le Professeur de Médecine Nucléaire  Jean ARTUS du CHU de Montpellier, sommité internationale, qui n'a aucun lien, ni intérêt dans l'énergie nucléaire, écrivait, il y a quelques temps dans les journaux régionaux : "les écologistes mentent en matière de Nucléaire" ou encore "le Nucléaire est l'avenir de notre pays"!


Ne l'oublie pas, cher Canard quand tu parles de Nucléaire....



Avec toute ma sympathie....et peut-être, à nouveau, mes 1,20 Euros hebdomadaires !

Un lecteur  ( un peu) averti


Jean ABRAS
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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mer 22 Jan 2014, 10:24

Merci Kernoa...(Canard?) pour ce témoignage en interne, mais , parce qu' il y a un mais tout de même, que penser de cette nouvelle info qui vient encore de tomber?

Citation :
Apparemment, quelque chose s'est passé au sein de l'usine depuis le mois d'août dernier, quelque chose qui n'a pas été révélé au public. Le Ministère de la Défense russe affirme avoir détecté le 31 décembre 2013, deux explosions atomiques souterraines de « bas niveau » dans la zone de la catastrophe de Fukushima. La première explosion mesurée à 5.1 d'intensité, a été suivie d'une plus petite évaluée elle, à 3,6 sur l'échelle de Richter. A titre de comparaison, la bombe atomique larguée sur Hiroshima en 1945 par les Etats-Unis, représente 16 kilotonnes de TNT, soit un séisme de magnitude 6 sur l'échelle de Richter. Ce rapport rappelle en outre, que l'architecte du réacteur 3 de Fukushima, avait averti dès le 17 Novembre 2011 qu'une explosion hydro-volcanique était « inévitable » en raison du combustible atomique fondu qui s'échappe de la cuve de stockage.

Alors comment expliquer le silence des médias traditionnels sur un sujet aux conséquences si dramatiques pour l'humanité ? [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mer 22 Jan 2014, 11:46

Bonjour Ambre.
Le problème dans nos sociétés occidentales c'est que chaque camp veut partialement trituré les observations et les faits à leur avantage (comme le démontre Jean Abras)  pour donner raison à leur vérité.
Il est clair que le comportement des organisations écologistes est volontairement alarmiste et qu'au contraire le gouvernement japonais tente de minimiser et de masquer les faits.
Ceci étant, imaginons que les craintes des écologistes d'une aggravation sévère des radiations émises par la centrale de Fukushima soient avérées, qu'est-ce qu'il convient de faire? Laisser filtrer les spéculations les plus alarmistes et provoquer la panique parmi les japonais et les inciter à quitter leur territoire?  Prévoir l'évacuation de 127 millions de Japonais? Pour aller où? Quelles précautions les associations écologistes préconisent-elles? Stopper la production d'électricité par la filière nucléaire? Et la remplacer par quoi?
Ceci étant dit, tu as raison de rester prudente. Si l'ensemble des journaux pratiquent l'omerta sur ce qu'il se passe à Fukushima, c'est probablement parce que la situation à Fukushima n'a pas encore atteint un niveau critique.
En revanche, porte ton attention sur les comportements des rédacteurs en chef des journaux et de l'establishment japonais. S'ils quittent brutalement le Japon avec leurs affaires personnelles, alors il faudra s'attendre à une catastrophe imminente.
Bon courage
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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mer 22 Jan 2014, 12:13

en effet Kernoa
pour rappel
Citation :
Le journal de VDLRUssie
extrait:Les Etats-Unis semblent avoir passé commande, dès le 6 décembre, de près de 14 millions de doses d'iodure de potassium, un composé qui protège le corps contre l'empoisonnement radioactif à la suite d'accidents nucléaires graves. Un nombre de doses, qui est loin de couvrir les besoins de la population entière. Elles seront livrées en février 2014, et pourraient être utilisées préventivement pour une partie de la population, directement exposée aux déchets nucléaires et aux eaux radioactives rejetées dans l’océan.
Les grands médias, pourtant si prompts à exploiter la moindre vidéo sur internet, dès lors qu’elle sert à illustrer la version officielle en cours, ont été remarquablement silencieux et ne l’ont même pas mentionné. Surtout pas de panique ! La décontamination de la centrale nucléaire de Fukushima devrait prendre au moins trente ans et coûter 125 milliards de dollars (environ 100 milliards d’euros). De quoi recruter tous les sans-domicile-fixe de la planète, en plus de ceux du Japon, déjà engagés pour nettoyer le site. Une solution comme une autre de résoudre un problème l’un après l’autre.
Et sais tu que depuis plusieurs semaines , on ne sais plus se procurer de spiruline, un des chélateur naturel le plus efficace, qui accélère l’expulsion des agents toxiques??J'ai été dans une dizaine de pharmacies et magasins spécialisés , ainsi que sur le net et impossible de s'approvisionner !
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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mer 22 Jan 2014, 16:43

Je ne connaissais pas l'existence de la spiruline, cette algue aux bienfaits multiples dont une concerne en effet la radioactivité.
Évidemment, je note l'emploi du verbe "sembler" au début de l'article ce qui relative ensuite son contenu.
Je crois que j'ai dû te parler d'un ouvrage de Pierre-Henri BARNEZET intitulé "La radioactivité c'est la vie". Je viens de trouver son site. Si tu ne le connais pas voici le lien:[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Ceci étant, selon moi, l'accident de Fukushima est le premier signe tangible que notre planète est entrée dans une grande période de redressement en tous genres des dérives graves de l'humanité. Un période de jugement dernier qui engendrera des centaines de millions de morts, peut-être des milliards d'êtres humains qui n'auront pas compris que chacun d'entre-eux est responsable des catastrophes qui arrivent.
Fukushima n'est donc qu'un épiphénomène.
Amitiés
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MessageSujet: Le silicium dans l’espace comme au fond des océans   Mer 22 Jan 2014, 19:33

Bonsoir Ambre, bonsoir Kernoa,


Citation :
Et sais tu que depuis plusieurs semaines , on ne sais plus se procurer de spiruline, un des chélateur naturel le plus efficace, qui accélère l’expulsion des agents toxiques??J'ai été dans une dizaine de pharmacies et magasins spécialisés , ainsi que sur le net et impossible de s'approvisionner !

Ambre, t’es-tu déjà intéressée au silicium comme élément thérapeutique, ce silicium que l’on retrouve dans notre corps dans un pourcentage plus important que le fer (7 g de silicium contre seulement 4 g de fer) ? voir article plus bas.

Si l’on trouve le silicium dans l’espace comme au fond des océans (information non négligeable lors des études sur la contamination radioactive des eaux), cet élément se retrouve également dans les prêles des champs mais surtout est produit naturellement par notre propre corps physique á partir du moment oú celui-ci dépasse les fréquences de la 3D pour activer ses 4e, 5e et 6e ADN qui correspondent respectivement aux 4e, 5e  et 6e Dimension.

J’ai déjá eu l’occasion de frôler le sujet de la silice mais comme je ne sais plus oú sur ce forum, voici le récapitulatif :


Citation :
En fait, il n'y en a pas 5 "plans" mais 8 (voire 9 plan).

- En 1° densité, Matière Physique Grossière, biologie basée sur le Carbone = Être incarné
- En 2° densité, Matière Physique, biologie basée sur le Carbone et la Silice ou semi-éthérique = Âme
- En 3° densité, Matière Éthérique, biologie basée sur la Silice = Surâme
- En 4° densité, Pré-Matière ou lumière liquide hydroplasmique, état de conscience christique. D'où l'aspect intensément lumineux du Christ à certains moments = Christos ou Avatar

Là se termine les mondes manifestés, c'est-à-dire les mondes où un support de manifestation, et donc l'ADN existe.

Au-delà, ce n'est que plus que pure Conscience.

- En 5° densité, Anté-Matière ou lumière thermoplasmique = Rishi, l’identité la plus élevée de notre Être représentant les champs lumineux primordiaux.

Au-delà de chaque matrice, nous rentrons dans les champs soniques primordiaux (6e densité ou le Verbe, le SON).
Il y a trois niveaux du Verbe, le niveau écka-tique (7e densité), le niveau polarique (8e densité) et le niveau triadique (9e densité).


Citation :
Le Silicium - 28Si14 (= 2 x 14N7), aux défauts de masse atomique près, semble être un bon bouclier radioactif en raison des propriétés optoquantiques réverses de cet élément.

Tout le monde connaît les propriétés cristallines et atomiques du Silicium qui, lorsqu’il est irradié par du rayonnement UV ou X ou ?, produit immédiatement des flux d’électrons (?e), ainsi dénommés courants électriques.

Ces flux électriques contribuent au magnétisme et à la conservation électrique de l’énergie des
cellules.

Notons qu’une cellule consomme du rayonnement UV (quelquefois X ou ?) avec modération,
mais également du courant électrique (voir nos travaux sur les propriétés radiatives du matériel
biologique dans : Les Lanthanides en 1986, et le livre sur La Médecine Quantique Intronique en 1991-1994-2011)

Le Silicium est l’élément naturel le mieux adapté pour protéger le patrimoine ADN.

Le Silicium avec ses qualités optoquantiques peut émettre du rayonnement UV lorsqu’il est
soumis à un flux électrique intense. Cette singularité exceptionnelle pour un élément stable (28Si14) fait de cet élément un nutriment radioprotecteur et énergétique.



http://www.notre-sante.ch/d%C3%A9toxication-naturelle/kit-protection-nucl%C3%A9aire-glycan,-4-produits-detail.html


Je rejoins Kernoa quand il écrit :

Citation :
Il est clair que le comportement des organisations écologistes est volontairement alarmiste et qu'au contraire le gouvernement japonais tente de minimiser et de masquer les faits.

Mais le gouvernement japonais minimise-t-il vraiment les problèmes á partir du moment oú l’on sait ce que mangent les Japonais ?

Autrement dit, je ne suis pas certaine que la situation soit aussi « insoluble et dévastatrice » que les organisations et médias « non japonais » veulent nous le faire croire « par spéculation » la plupart du temps comme la réponse de Jean Abras nous le démontre. J’ai vécu au travers des membres de ma famille l’impact psychologique négatif, la psychose causée par les pays étrangers lors de l’accident de Tchernobyl...

Citation :
La Prêle des champs (Equisetum arvense), parfois appelée Queue de rat, Queue de Renard ou Queue de Cheval (…) 

Composant

La prêle contient jusqu'à 8 % de silice. Elle contient aussi du chlorure de potassium et d'aluminium, de la vitamine C, destanins, de l'équisétonine et de l'équisétogénine, de l'oxyde de fer, de la nicotine et une thiaminase.

Pharmacopée

Les tiges stériles ont été utilisées en jus, poudre, décoction ou teinture mère.

De par sa richesse en éléments minéraux surtout en silice, mais aussi en potassium, et en calcium, elle a un effet reminéralisant et diurétique. Le manuel d'herboristerie, étudié pour l'examen national jusqu'en 1942 la prescrivait pour ses minéraux afin de soigner la peau, les tissus conjonctifs en cas de fragilité des cartilages, des tendons et des os et dans l'acné.

La consommation de silice sous forme végétale est importante pour l'organisme humain car c'est un facteur limitant de la densité osseuse.

Autres utilisations

Les jeunes pousses de prêle sont consommées en salade comme des asperges, à titre d'aliment comme à titre de nutriment.

Au Japon, les jeunes pousses, appelées tsukushi (ツクシ), font partie des herbes sauvages dont les japonais sont friands. NB : le nom de la prêle des champs adulte est sugina (スギナ) : voir l'article wikipedia en japonais décrivant Equisetum arvense.

http://ja.wikipedia.org/wiki/%E3%82%B9%E3%82%AE%E3%83%8A

ll possède des propriétés fongicides : le purin de prêle (décoction) pulvérisé sur le feuillage d'autres plantes est un traitement préventif contre les maladies cryptogamiques sans doute par renforcement des défenses de la plante grâce à la silice.

En raison de sa forte teneur en silice (10 %), elle était autrefois utilisée pour décaper, nettoyer ou même polir le laiton, le cuivre et les métaux précieux. (...)

Aspect économique

En France, bien qu'utilisée depuis des siècles à des fins médicinales (déjà citée par Galien), cette plante est interdite à la vente libre (et en Belgique ????), notamment en raison des risques de confusion avec les autres espèces de prêle qui présentent une certaine toxicité. Étant donné qu'elle fait partie de la pharmacopée française mais pas des 145 plantes - de cette pharmacopée - autorisées à la vente libre, seuls les pharmaciens ont le droit de la commercialiser.

La prêle fait l'objet de quelques brevets pour des indications spécifiques (traitement de la peau) et se trouve commercialisée sous diverses formes, crèmes fermeté, crème à raser.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%AAle_des_champs
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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mer 22 Jan 2014, 19:43



Bonsoir Douceur,
oui je connais le silicium
et tu en as parlé en effet ici

Citation :
Citation :
Les silicates sont des minéraux dont le squelette est essentiellement formé par des tétraèdres de silicium et d'oxygène additionnés d’aluminium, magnésium, fer, calcium,potassium, sodium et autres éléments.
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Je bois beaucoup de tisane de prêle aussi depuis quelques mois,et ce sans avoir eu connaissance de ce que tu nous partages là, comme quoi le corps sait...
Citation :
La prêle contient jusqu'à 8 % de silice. Elle contient aussi du chlorure de potassium et d'aluminium, de la vitamine C, destanins, de l'équisétonine et de l'équisétogénine, de l'oxyde de fer, de la nicotine et une thiaminase.
Merci
 richel 
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MessageSujet: La chimie du silicium   Mer 22 Jan 2014, 20:10

La chimie du silicium

Clathrate de silicium Na8Si46.

Introduction

Après la découverte de raies moléculaires dans l'espace et la possibilité de contamination extraterrestre, le "super laboratoire" cosmique semble réunir les conditions d'une nouvelle chimie. Mais peut-être pas celle du carbone. Il y a aussi le silicium qui présente une possibilité que nous ne pouvons pas écarter, de même que le germanium bien que ses atomes soient déjà beaucoup plus lourds. Cette biochimie est viable, car comme le rappelle Peter Rona, géophysicien de la NOAA "il y a bien des fabriques métalliques au fond des océans".

Et il ne parlait pas des nodules polymétalliques, mais bien des micro-organismes capables d'assurer la chimiosynthèse ! Là aussi les éléments sont réunis permettant une chimie toute différente. Le carbone qui est l'ossature de nos molécules serait remplacé par son homologue le silicium, où l'azote qui est l'un des atomes essentiels du métabolisme terrestre - il permet de fixer l'oxygène que nous respirons sur les globules rouges qui les transportent au travers de l'organisme - serait remplacé par le phosphore et où l'eau si particulière par ses propriétés serait remplacée par l'ammoniac, lequel contient 3 hydrogène (NH3), dont le rôle peut-être analogue à celui de l'hydrogène de l'eau.

Le silicium est mieux adapté que le carbone aux hautes températures et se trouve abondamment dans l'écorce terrestre (jusqu’à 28%) sous forme de silice ou de silicates, à l'état solide, fluide ou résineux. Pourquoi alors le carbone l'emporta-t-il sur Terre ? Aux basses températures, la structure du silicium est très stable et se prête facilement au stockage de l’information. Mais par -220°C les réactions chimiques sont fortement ralenties. A des températures plus raisonnables, les propriétés chimiques du silicium ne permettent pas une structure moléculaire aussi variée que celle du carbone et le stockage de l'information s'affaiblit. Toutefois on retrouve des molécules de silicium dans l’enveloppe infernale des étoiles géantes, à plus de 2000°C pour le SiS, alors que le CN par exemple ne dépasse pas la limite des 50°C.

Echangeant difficilement ses électrons, le silicium n'est pas utilisé dans les échanges entre cellules. Il refuse souvent de s'associer avec les autres atomes. Le silicium n'est pas non plus soluble dans l'eau, qui ne peut alors jouer son rôle de dissolvant en libérant l'oxygène. Enfin, il se trouve dans l'univers en quantité dix fois plus faible que le carbone. Son abondance chute à 7% dans le système solaire. Les particules ionisantes ont dès lors moins de chance d'entrer en collision avec les molécules de silicium que de carbone. 

Comme le disait Kékulé, “ce qui caractérise le carbone et lui donne cette place unique dans le monde vivant c’est sa tétravalence. Il a le pouvoir de former quatre liaisons avec d’autres atomes. Lorsque les atomes de carbone sont unis deux par deux ils forment une chaîne qui se referme sur elle-même en formant un cycle”.

Dans l'espace, une onde de choc sur des composés prébiotiques en présence d'eau donne, dans plus d'une réaction sur trois, des acides aminés. Finalement, malgré une abondance relative du silicium dans l'espace, seules 4 molécules ont été découvertes, SiO, SiS, SiC2, SiH4, mais ces composés sont trop élémentaires pour engendrer d'autres structures ayant les propriétés des molécules organiques. Sur Terre, seules les prêles de nos forêts (la queue de cheval), les diatomées et les radiolaires qui évoluent dans l'eau construisent leur structure externe avec le silicium ou son oxyde, mais les briques de leur architecture sont constituées de carbone. En corollaire ces végétaux et autre radiolaires constituent d'excellents produits diurétiques, hémostatiques et reminéralisants.


De gauche à droite, des prêles, des diatomées (ou algues silicieuses) et des radiolaires (ou plancton animal)quelques uns parmi les rares organismes dont la structure externe contient du silicium.



Suite : http://antahkarana.forumzen.com/t2948-moyens-de-protection-contre-les-radioelements-artificiels#27084


Dernière édition par douceur le Jeu 23 Jan 2014, 15:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mer 22 Jan 2014, 20:26

...il y avait un post sur le silicium organique de Loic Le Ribault ?? je ne le retrouve pas...on pourrait refaire un post là dessus...Douceur?
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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mer 22 Jan 2014, 20:48

Bonne idée que de créer un tel post (!) qui engloberait les "moyens de protection contre les radioéléments" telle la spiruline (?? dans santé-soins holistiques ???) 

Nous pourrions y (dé)placer les articles ci-mentionnés...


Heuu..., je ne me souviens pas avoir croisé sur le forum le chemin du 

Citation :
silicium organique de Loic Le Ribault ??
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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Jeu 23 Jan 2014, 16:24


Bonjour à tous,
voici donc , affin de ne pas dénaturer ce post , la suite de cet échange sur ce post ouvert par Douceur que je remercie pour le temps qu 'elle y a consacré:


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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mar 08 Juil 2014, 08:08

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Des sacs pleins de terre contaminée : une image choc du documentaire "Fukushima, des particules et des hommes". © Kami

AMBRE a écrit:
Japon : un premier été sans énergie nucléaire:
Le Japon entame ce mardi une période officielle d’économies d’énergie de trois mois destinée à éviter les coupures en cas de pics de consommation. Privé d’énergie nucléaire pour une période encore indéterminée, la pays doit en effet s’adapter et mise pour cela sur une baisse de la consommation globale d’électricité.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Un énorme typhon arrive près de fukushima en ce moment même !
07 Juillet 2014 - Le Japon est menacé par un typhon d’une exceptionnelle intensité. Neoguri atteindra le stade maximum de 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson en passant sur l’île d’Okinawa.

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"Le réel n’est plus fiable. Il faut apprendre à s’en méfier"Ainsi s'exprime l'un des protagoniste de "Fukushima, des particules et des hommes". Sciences et Avenir a assisté à l'avant-première de ce film qui sera diffusé en août à la télévision.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Lun 11 Aoû 2014, 19:23

Au matin du 5 août 2014, Tepco a déversé 2 007 tonnes d’eaux extrêmement radioactives de la dérivation. Suivant les recherches du Fukushima Diary, c’est le déversement record.
A la fin de juillet dernier, aucune diminution du niveau des eaux souterraines n’a été constaté près de la dérivation des eaux souterraines. (cf. Les eaux de la dérivation n’ont pas fait baisser les eaux extrêmement radioactives, elles ne font que contaminer le Pacifique])
Or, les volumes de leurs déversements continuent d’augmenter.
Selon une organisation tierce, la dernière radioactivité en tritium connue pour les eaux déversées était de 340 Bq/l.
Cette fois, on est à 682 380 000 (#700 millions) de Bq de tritium déversés en mer par cette décharge.

Malheureusement, le Pacifique (on s'en doutait) est devenu une poubelle.
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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mar 21 Oct 2014, 18:36

Citation :

Fukushima: pic de radioactivité après le passage du typhon

MétéoMédia
Samedi, octobre 18, 2014, 8:56 - Le typhon Vongfong, qui a frappé le Japon en début de semaine, a fait augmenter de façon importante la radioactivité dans l’eau à Fukushima.

Les niveaux de césium mesurés à proximité de la centrale nucléaire ont plus que triplé en moins d’une semaine. Les mesures effectuées lundi par TEPCO (Tokyo Electric Power Company) révèlent des niveaux de radioactivité dans l’eau extrêmement élevés: 251 000 becquerels par litre d'eau, soit un taux 25 000 fois supérieur à ce que recommande l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’eau potable.

Outre les dommages matériels que causent les nombreux typhons qui touchent le Japon chaque année, ce phénomène météo joue un rôle invisible aux conséquences dévastatrices: il dissémine la radioactivité. Les fortes pluies provoquent un ruissellement qui transporte les particules radioactives vers les cours d’eau et la mer. Rappelons que mardi matin, l’œil du typhon se trouvait au dessus de Fukushima et générait des pluies torrentielles et des vents de plus de 140 km/h.

Ce pic de radioactivité vient raviver les inquiétudes déjà présentes. L’une des principales craintes est que la contamination de l’aquifère situé en-dessous de Fukushima ne se propage jusqu’à Tokyo et affecte les sources d’eau potable de la capitale.

Source: Jiji Press & [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mer 19 Nov 2014, 20:26

Yann Rousseau / Correspondant à Tokyo | Le 19/11 à 06:00 a écrit:

L'électricien japonais Tepco a réussi à vider la piscine de refroidissement du réacteur numéro 4.
Epaulé par Hitachi et Toshiba , le groupe voit désormais une issue au problème de l'eau contaminée.


Une eau calme. D'une limpidité parfaite. Presque un bleu profond des Caraïbes.   «  Sa température est maintenant retombée à 17 degrés. Il n'y a plus besoin de la refroidir », triomphe Yuichi Kagami, un ingénieur de Tepco, depuis le bord de la piscine de désactivation située au quatrième étage du réacteur 4 de la centrale de Fukushima-Daiichi.
Le groupe vient de réussir à désamorcer l'un des éléments les plus menaçants du site. «  Ce fut un très grand soulagement lorsque nous avons retiré la semaine dernière la dernière barre de combustible usé », confie l'ingénieur. Le bassin de refroidissement, dont la structure ravagée se retrouvait à la merci d'une autre catastrophe naturelle, comptait, lors de l'accident, 1.331 « crayons » de combustible usé, soit l'équivalent de 14.000 fois la radioactivité libérée par la bombe atomique d'Hiroshima. Au cours des douze derniers mois, ces assemblages ont été prudemment transférés dans un bassin de désactivation sécurisé. Les 180 barres de combustible neuf ou « frais » encore entreposées au fond de la piscine, mais beaucoup moins dangereuses, seront, elles, déplacées d'ici à la fin décembre.

Phase de démantèlement


Trois ans et demi après la catastrophe, Tepco semble, pour la première fois, avoir retrouvé un peu de sérénité avec la fin de cette opération périlleuse. «  Au début, nous ne faisions que réagir aux conséquences immédiates de la catastrophe  », explique Akira Ono, le directeur de la centrale, qui gère, chaque jour, près de 7.000 personnes sur le chantier du démantèlement de Fukushima-Daiichi. «  Maintenant, nous pouvons nous projeter dans l'avenir.  »
Après cette phase de gestion de l'urgence, l'électricien pense pouvoir bientôt concentrer sa main- d'oeuvre et son énergie sur le laborieux démantèlement des réacteurs 1, 2 et 3. Il entrevoit même une issue au problème de l'eau contaminée qui s'est accumulée sur le site et a longtemps compliqué son intervention.   «  On enregistre des progrès », assure Akiro Ono.

« Les Sept Samouraïs »


Ce mois-ci, Tepco teste deux nouvelles usines de décontamination des eaux conçues par Toshiba et Hitachi. Ces systèmes baptisés « ALPS », qui permettent de retirer 62 des 63 éléments radioactifs retrouvés dans l'eau pompée dans les réacteurs, viendront compléter le travail de « nettoyage » déjà entamé par une première structure de Toshiba et d'autres installations fournies par le californien Kurion.
Avec cet ensemble, que les cadres de Tepco ont baptisé « Les Sept Samouraïs », le groupe peut, en théorie, traiter 2.000 tonnes d'eau par jour. C'est suffisant pour  « nettoyer » les 300 tonnes d'eau souterraine qui s'infiltre encore chaque jour dans les sous-sols des tranches et cela permet également de réduire peu à peu les gigantesques stocks d'eau souillée.
La centrale abrite actuellement, dans de hautes cuves d'acier, 335.000 tonnes d'eau contaminée, mais aussi 193.000 tonnes d'eau présentée comme propre. Elle a été débarrassée de 62 radionucléides, mais reste chargée en tritium et ne peut donc, pour l'instant, pas être relâchée dans l'océan Pacifique. «  La gestion de l'eau contaminée est le problème le plus urgent  », souffle Akira Ono, qui espère que la construction d'une enceinte souterraine de permafrost, autour des quatre tranches, permettra à partir du printemps prochain de contenir les infiltrations dans les sous-sols des réacteurs. « J e ne veux toutefois pas me montrer trop optimiste », mesure-t-il, avant de pointer les difficultés techniques de ce chantier et de ceux qui restent à entamer.

Interdit aux humains


L'intérieur des réacteurs 1, 2 et 3, dont les les coeurs ont fondu, est encore quasiment interdit aux humains. Au pied du réacteur 4, les dosimètres affichent, aujourd'hui, un débit de dose de seulement 25 microsieverts par heure quand, dans l'allée passant derrière les tranches 1 et 2, ce débit atteint plusieurs centaines de microsieverts et empêche tout travail dans la durée. Actuellement, ce sont des robots et des caméras commandés à distance qui font les premiers repérages dans le réacteur numéro 1. Son démantèlement va prendre encore trente ans. 
Yann Rousseau, Les Echos
Correspondant à Tokyo

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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Mer 19 Nov 2014, 23:48

15 novembre 2014

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Au moment où Tepco s’apprête à faire de grosses dépenses de communication pour annoncer la fin du transfert du combustible de la piscine de l’unité 4, nous continuons à recevoir des nouvelles du Japon par HORI Yasuo dont les 3 derniers rapports sont riches d’enseignements : Tepco, qui a du mal à dévier l’eau de la nappe phréatique, ne réussit pas plus à geler l’eau des conduits souterrains, le système ALPS sensé décontaminer l’eau pompée tombe régulièrement en panne, on ne sait pas encore comment on va démanteler les 3 réacteurs dont les cœurs ont fondu, on recommence à commercialiser du riz issu de territoires contaminés, la route nationale n°6 a été rouverte malgré sa forte contamination, les Japonais s’opposent toujours à la réouverture des réacteurs nucléaires et les territoires décontaminés par le passé sont à nouveau radioactifs. Tepco, qui ne se reconnaît toujours pas responsable de la catastrophe et qui s’arrange pour diminuer les dédommagements aux victimes, va donc bientôt communiquer sur autre chose…
PF
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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Sam 29 Nov 2014, 13:16

Japon / Fuckushima: Un enfant né avec un troisième œil !
Publié par wikistrike.com sur 29 Novembre 2014, 08:09am

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Tokyo | Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a publiquement exposé la situation à Fukushima suite à la naissance d’un nouveau-né possédant un troisième œil, qui a alimenté une vague d’agitation publique dénonçant le gouvernement japonais et sa manipulation de la situation, a rapporté le Tokyo Daily ce matin.
La naissance du bébé atteint d’une malformation de la glande pinéale en raison du [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (SAI), ou empoisonnement radioactif, comme cela a été précédemment constaté après la catastrophe de Tchernobyl, a développé la formation d’un troisième œil peu développé.
La mère du nouveau-né Akira Kurotawa, travaillait à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au moment de la catastrophe et a été la victime d’exposition aux radiations avant qu’elle ne tombe enceinte six semaines plus tard. Les médecins lui avaient dit que du fait que l’empoisonnement avait eu lieu le mois d’avant, que l’enfant n’aurait pas de problèmes de santé.
 
Le petit Akira Kurotawa en bonne santé et pesait 3,3 kg et n’a pas présenté d’autres effets secondaires d’empoisonnement radioactif ont assuré les médecins de l’Hôpital Universitaire Médical de Fukushima
La naissance de l’enfant avec une telle malformation a déclenché un tollé public massif, ainsi que des critiques des médias à l’échelle nationale, et a contraint le Premier ministre du Japon, Shinzo Abe, à faire une déclaration officielle sur la situation à Fukushima, quelque chose que les responsables extrêmement discrets n’ont pas fait jusqu’à présent.
« La façon dont notre pays a géré cette tragédie est honteuse. C’est bien plus qu’un simple déni de la réalité et de la menace qu’encourt le système écologique mondial et de la santé humaine et animale en général, nous nous sommes trompés en croyant que rien ne s’était passé ici alors que c’est probablement la pire tragédie qui nous a frappé depuis Hiroshima et Nagasaki il y a 69 années » a t-il admis en larmes lors d’une émission de télévision.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a publiquement admis que le traitement par les autorités nippones de la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi est « honteux » et est entré dans l’histoire comme l’un des « moments les plus sombres » du Japon.
Le Premier ministre japonais a également estimé que le pays ne peut pas résoudre ce problème lui-même et a demandé à ce qu’un comité international parrainé par les Nations Unies puisse faire face aux catastrophes radioactives en raison de leurs « menaces pour l’équilibre de l’écosystème de notre planète et pour la survie de l’espèce humaine ».
 
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MessageSujet: Re: Fukushima "un autre regard" sur la catastrophe nucléaire ...   Dim 22 Fév 2015, 16:43


Au Japon, Fukushima demeure une plaie ouverte
Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre !

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Ces mots de Paul Valéry, extraits du poème Cimetière marin et récemment remis au goût du jour dans le dernier des films d’Hideo Miyazaki, sonnent comme une constante du côté du Japon. Touché le 11 mars 2011 par un séisme de magnitude 9, le pays tente, aujourd’hui encore, de se relever de l’une des catastrophes naturelles les plus importantes du siècle présent.

Il y a quatre ans -déjà- que la terre s’est mise à trembler au large des côtes au nord-est de l’île de Honshū, la plus grande de l’archipel japonais. S’en est suivi un puissant tsunami qui a déferlé sur les côtes, dont les vagues ont parfois atteint 30 mètres de hauteur (!). S’enfonçant jusqu’à 10 kilomètres au sein des terres, les eaux ont emporté des villages de pêcheurs tout en dévastant plusieurs villes, telles que Kesennuma et Minamisanriku.

Si le séisme en lui-même n’a fait que peu de victimes, le tsunami a quant à lui emporté près de 18.000 âmes, dont 15.880 morts officielles et 2.694 disparus d’après le bilan officiel. Ce dernier aurait sans doute été plus important encore si le Japon ne s’était pas doté, au cours des dernières décennies, d’une prévention accrue aux catastrophes naturelles.
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MessageSujet: ( )   Mer 29 Avr 2015, 19:26

Parenthèse...
Citation :
Le 28 avril 2015, quasi 29 ans après l’explosion du réacteur n°4 de Tchernobyl, un important feu de forêt s’est déclenché autour de la centrale. Cet incendie risque de redistribuer une partie de la radioactivité contenue dans les sols sur de larges zones.
Il ne s’agit pas du premier incendie en zone contaminée ; d’autres sont déjà survenus en 1992, 2002, 2008 et 2010. Mais celui-ci est le plus important depuis 1992.
Selon le Ministre de l’Intérieur, Arsen Avakov, 400 hectares seraient concernés mais la situation serait sous contrôle. Mais selon Greenpeace Russie, le feu s’étalerait en réalité dans un rayon de 30 km autour de la centrale et les images satellites laisseraient supposer qu’il touche en réalité 10.000 hectares.
Le feu n’a pas atteint la centrale accidentée elle-même, qui contient encore 97 % des éléments radioactifs présents dans le combustible nucléaire. Mais ces incendies, en eux-mêmes, constituent déjà une menace.
En effet, une partie importante des radioéléments expulsés lors de l’explosion du réacteur sont toujours présents dans les sols et les végétaux (il faut 300 ans pour que la radioactivité du césium 137 et du strontium 90, les radioisotopes les plus répandus, soit divisée par mille). Ces incendies, en réduisant la végétation et l’humus en fumées ensuite emportées par les vents, remettent en circulation une partie des éléments radioactifs qu’elles contiennent.
Ainsi, selon les travaux d’une équipe de chercheur du 'Norwegian Institute for Air Research' [1], les trois feux de forêt précédents ont déjà relâché de 2 % à 8 % du seul césium 137 présent dans les sols… soit 500.000 milliards de becquerels répandus sur une vaste zone s’étendant jusqu’à la Turquie et la Scandinavie !
Certes, la dose moyenne de radioactivité reçue à Kiev suite à ces trois incendies est très faible. Mais cette moyenne cache des disparités importantes. Il se peut que certaines personnes, suite à ces incendies, aient inhalé ou ingéré des micro-particules radioactives dont l’action à l’intérieur de l’organisme est suffisante pour provoquer à terme des cancers et autres pathologies.
La fréquence de ces feux de forêts risque malheureusement de s’accroître. En effet, selon les chercheurs Tim Mousseau et Anders Møller, la décomposition de l’humus et du bois mort est ralentie en zone contaminée [2], laissant s’accumuler des quantités plus importantes de bois sec. Ce phénomène pourrait être imputé à la vulnérabilité des insectes et micro-organismes à la radioactivité.
Par ailleurs, le changement climatique laisse craindre une multiplication des épisodes de forte chaleur et de sécheresse propices aux incendies. Lors des incendies de 2010 – qui avaient par ailleurs menacé le site nucléaire de Mayak [3], la sécheresse était déjà en cause.
Ces phénomènes viennent rappeler que la catastrophe n’est toujours pas terminée et qu’elle continuera de sévir encore longtemps…
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] & [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


2 ème parenthèse pour rappel  pour suivre l 'article ci dessus sur les enfants:
Hélios traduction BBB a écrit:
Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l’Université de Médecine de Fukushima vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd’hui d’anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes

Quelque 39 mois après les multiples explosions à Fukushima, le taux de cancers de la thyroïde chez les enfants des environs sont montés en flèche, dépassant de 40 fois la normale.

Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l’Université de Médecine de Fukushima, vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd’hui d’anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes. Le taux est en voie d’accélération.


Plus de 120 cancers infantiles ont été relevés quand on ne s’attend qu’à trois seulement, déclare Joseph Mangano, directeur exécutif du Projet Radiation et Santé Publique.

L’industrie nucléaire et ses chantres continuent de nier cette tragédie sanitaire. Certains ont en fait affirmé que « pas une seule personne » n’a été affectée par la libération massive des radiations de Fukushima, qui, pour certains isotopes, a dépassé de presque 30 fois celle d’Hiroshima.

Mais l’épidémie mortelle de Fukushima concorde avec les impacts subis par les enfants après l’accident de Three Mile Island en 1979 et l’explosion de Tchernobyl en 1986, de même qu’avec les conclusions rapportées pour d’autres réacteurs commerciaux.

Les enfants à proximité ne sont pas les seules victimes de Fukushima. L’un des responsables de la centrale, Masao Yoshida est mort à 58 ans d’un cancer de l’œsophage. Masao a héroïquement refusé d’abandonner Fukushima au pire moment de la crise, sauvant probablement des millions de vies. Les ouvriers du site employés par des entrepreneurs indépendants – dont de nombreux sont dominés par des syndicats du crime (cf Des SDF recrutés pour nettoyer Fukushima) – sont souvent laissés sans aucune surveillance pour l’exposition aux radiations. La colère du public augmente avec les plans du gouvernement pour obliger les familles – dont certaines avec de nombreux enfants – à retourner dans la région lourdement contaminée autour de la centrale.

Par dessus tout, les terribles nouvelles de Fukushima ne peuvent que s’aggraver. Les radiations des trois cœurs fondus sont toujours charriées dans le Pacifique. La gestion des barres de combustible des piscines suspendues dans l’air et éparpillées autour du site reste périlleuse.

Le régime pro-nucléaire de Shinzo Abe veut rouvrir les 48 réacteurs restant (cf Japon, le retour du nucléaire ?). Il a fortement incité les familles qui ont fui la catastrophe à réoccuper les maisons et les villages irradiés.

Mais Three Mile Island, Tchernobyl et le fléau de mort et de maladie qui fait aujourd’hui surface près de Fukushima dit trop clairement que le coût humain de telles décisions continue de s’aggraver – avec nos enfants les premiers et les pires touchés.

Source : Eco Watch (Harvey Wassermann)

Traduction : BBB (Hélios)
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MessageSujet: Tchernobyl n’est pas derrière nous   Lun 27 Juin 2016, 13:04

“Tchernobyl n’est pas derrière nous, la catastrophe vient à peine de commencer”

Enfants de Tchernobyl, Enfants de Fukushima…

Un dossier préparé par Evelyne Genoulaz



Printemps 2016 : Tchernobyl 30 ans & Fukushima 5 ans


Au cours du Symposium « Tcherno23 » à Paris, Youri Bandajevski  lance un appel à l’aide internationale pour les 2,5 millions d’habitants dont sept cent mille enfants, habitant les territoires contaminés par la catastrophe de Tchernobyl, menacés de disparition. On observe, dit-il, des problèmes cardio-vasculaires, des AVC ou encore des crises cardiaques dans « la deuxième génération », en particulier chez les garçons de 12 à 17 ans, dont 90% d’entre eux présentent un taux d’homocystéine trop élevé, un effet de la contamination par la radioactivité. Or, ces anomalies auront des effets dramatiques chez les adultes. C’est à Gomel qu’a été découverte pour la première fois la cardiomyopathie chez des enfants.

Kim Hjelmgaard a écrit:
Le scientifique en exil Youri Bandajevsky, 59 ans, fut le premier scientifique à implanter au Belarus un institut pour étudier les effets de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl sur la santé des populations, en particulier celle des enfants ; il est situé près de Gomel, à 200 km environ de la frontière ukrainienne. Il fut interpellé au Belarus en 1999 et condamné à huit ans de détention pour avoir prétendument obtenu des pots de vin de la part de familles désireuses de faire entrer leurs enfants à l’Institut médical d’Etat de Gomel. Il a toujours nié ces accusations (1).

L’Académie Nationale des Sciences ainsi que Amnesty International ont communiqué qu’on l’a arrêté pour sa remise en question de la politique sanitaire publique du Belarus relativement à la gestion des conséquences de la catastrophe nucléaire. Il a été libéré en 2005, a obtenu la citoyenneté française grâce au soutien d’organisations de droits de l’homme en Union Européenne, en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne. Il dirige aujourd’hui un centre médical de soins près de Kiev, qui se consacre aux examens et à la prise en charge sanitaire des victimes de Tchernobyl.

Bandajevsky n’est pas revenu au Belarus, de crainte que sa famille n’y soit victime de persécutions, voire arrêtée par les autorités.

Voilà quelques-unes de ses observations (extraits choisis, pour la clarté du propos) :

KIEV, Ukraine – « Quand on vous dit qu’on connaît aujourd’hui à peu près tout des effets de la catastrophe de Tchernobyl en Ukraine et au Belarus, permettez-moi de vous dire qu’on vous mène en bateau. Comment dire... c’est aujourd’hui seulement, soit 30 ans après le début de cette catastrophe, qu’on peut commencer à mesurer ses effets. Nous avons établi notamment que le Belarus a été touché bien plus qu’on ne l'a dit. Les retombées radioactives ont été bien plus importantes qu’on ne le prétend. La radioactivité déversée sur les populations a en vérité atteint un niveau de dose démentiel. Voilà ce que mon équipe de chercheurs et moi avions pu observer dès notre arrivée à Gomel en 1990, lorsque nous avons mis sur pied l’institut médical (qui est aujourd’hui devenu une université).

On a commencé par étudier les effets des fortes doses parce que Gomel était situé à l’épicentre du plus haut niveau de contamination. Par la suite, nous avons commencé à nous intéresser à l’accumulation des éléments radioactifs dans les organes internes au corps, relativement aux faibles doses, notamment chez les enfants. On a très vite vu qu’un ensemble complexe de pathologies avaient affecté le système endocrinien (c’est lui qui produit les hormones), le système cardiovasculaire ainsi que la totalité quasiment des organes internes. De telles recherches n’avaient jusqu’alors jamais été faites au Belarus, et personne à ce jour ne fait plus de recherches similaires.

A mon arrivée en Ukraine en 2009, j’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé aucune source d’information sérieuse et objective sur l’état de santé des enfants ni des gens des régions de Ivankiv et de Polesskiy (deux régions en bordure de Tchernobyl). La question ne présentait aucun intérêt.
A ce jour, nous avons examiné environ quatre mille enfants de la seconde génération ; la plupart d’entre eux sont victimes de graves atteintes au système cardiovasculaire. C’est ce que j’avais déjà commencé à observer au moment où j’ai dû quitter le Belarus. Je suis particulièrement préoccupé par les irrégularités que j’ai pu noter chez les adolescents, surtout les garçons de la classe d’âge 12 -17.
80% environ d’entre eux présentent un taux beaucoup trop élevé en homocystéine (un acide aminé) reconnu comme un marqueur de maladie cardiaque. Nous avons observé des modifications très préoccupantes des taux hormonaux chez 45% des enfants examinés. Certains scientifiques à l’Ouest ne sont pas d’accord avec nos conclusions puisque on ne dispose pas d’un marqueur spécifique pouvant apporter la preuve qu’il s’agirait d’un effet de Tchernobyl. En fait, ces scientifiques viennent sur place pour de courtes missions et ils n’ont accès à aucune source.

Plusieurs millions d’Ukrainiens résident dans des terres contaminées par la radioactivité, ce pourquoi il est nécessaire d’examiner un très large contingent d’individus. Mais il n’existe aucun programme de la sorte aujourd’hui. Or, il est nécessaire de vivre parmi les populations pour prendre pleinement conscience de ce qui est en train de se produire ici, parce que le problème est de fait très complexe. J’ai par exemple tenté de conduire des personnalités sensibilisées jusqu’au cimetière de Ivankiv afin qu’elles mesurent du regard le nombre impressionnant de tombes – beaucoup de personnes décédées à un très jeune âge. Il est évident que les statistiques officielles ne mesurent pas cette réalité.

Je ne dispose d’aucune information objective sur l’état de santé des enfants au Belarus aujourd’hui. L’information est verrouillée. Le gouvernement répète “tout va bien”, “tout va bien”. Mais je reçois, moi, des appels téléphoniques de résidents à Gomel, qui m’informent qu’un grand nombre des enfants qu’on suivait, quand j’ai dû quitter le Belarus, sont morts aujourd’hui. Des enfants qui avaient alors 6, 12 ou 14 ans. J’ai un vif souvenir de mon intervention à la télévision du Belarus aux côtés du Président (Alexander Lukashenko). Je disais alors qu’on observait de très graves atteintes à la santé des enfants provoquées par la radioactivité, tandis que lui rétorquait “tout va bien”. Malheureusement je ne suis plus aujourd'hui en mesure de me pencher sur le problème parce que je ne peux pas me rendre sur place, ni travailler là-bas.

De mon point de vue, la catastrophe de Tchernobyl ne relève pas du passé, elle commence à peine.
Je redoute surtout que la population du Belarus et de l’Ukraine victime de Tchernobyl ne finisse par s’éteindre d’ici une à deux générations. Cette perspective me semble tragiquement probable. Or, je refuse que les paysans de ma terre ne meurent. Il est certain qu’on a besoin aujourd’hui du soutien de la communauté internationale pour faire bien comprendre cet enjeu, tout comme on a dû le faire au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl.

Traduction : Evelyne Genoulaz
SUR [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

*************
voir le blog de Médiapart 1 MAI 2016 PAR YVES LENOIR a écrit:
Le 26 avril 2016, trente ans après l'accident de Tchernobyl, Arte a diffusé Tchernobyl, Fukushima : vivre avec. Avec l’apparence d’un travail d’investigation rigoureux, le message est clair : certes, une terrible catastrophe, mais 30 ans après des experts ont montré aux populations des régions contaminées comment s'adapter à leur environnement. Quels intérêts servent-ils ? Nous le dévoilons ici.

Un précédent qui a fait florès
Le 25 mai 2010, Arte avait diffusé Tchernobyl, une histoire naturelle ?, réalisé par Antoine Barnas et Luc Riolon. Un message sans ambiguïté : la zone interdite de Tchernobyl, que sa radioactivité ambiante élevée avait conduit à évacuer, se révèlerait en fait comme une sorte de paradis terrestre retrouvé où prolifèrent une grande faune sauvage quasi disparue ailleurs, des rongeurs bien vivaces et une nature luxuriante. Certes, la végétation peut montrer des réactions curieuses à l’agression radioactive, mais cela n’enlève rien à sa vitalité et la seule séquelle à déplorer pourrait bien n’être que l’incidence surprenante de cancers chez certaines espèces d’oiseaux migrateurs. Depuis sa diffusion, ce « documentaire » prétendument « scientifique » alimente la rumeur que finalement Dame Nature sait merveilleusement s’adapter aux retombées d’un accident atomique. Ringardisé le ginkgo biloba d’Hiroshima (le seul arbre à avoir survécu aux rayonnements de la bombe) ! Car les retombées de Tchernobyl ont été, dans la zone, plus d’un millier de fois plus denses qu’en leur temps celles d’Hiroshima et Nagasaki. Une bonne raison de craindre pour l’humanité la continuation de l’Âge de l’énergie atomique venait fort opportunément d’être « scientifiquement » réfutée.

Depuis vingt-cinq ans, avec son collègue Tim Mousseau de l’Université de la Caroline du Sud à Columbia, Anders Pape Møller, biologiste à l’Université Paris-Sud Orsay, suit l’évolution de la chaîne de la vie dans la zone interdite de Tchernobyl et aux alentours. Le vendredi 22 avril 2016, il participait à une émission de Science publique sur France Culture, « Catastrophe nucléaire : la nature peut-elle survivre aux radiations ? ». Que nous a-t-il dit à propos de ce film ? Qu’il ne correspond pas à la réalité. Il a expliqué, entre autres, que certaines des scènes animalières avaient été tournées dans une forêt allemande ; que suite à la diffusion du film, les tours operators de Tchernobyl avaient mis au menu de leurs offres une virée dans la nature pour voir les grands animaux ; mais que, las, les clients revenaient si férocement déçus qu’il a fallu aménager un enclos près de l’un des villages évacués, où l’on cantonne quelques pièces de gibier à disposition du regard des visiteurs ! De la « science », oui, celle du cinéma de fiction et de la propagande… Pour bien comprendre en quoi il s’agit d’une « désinformation », on pourra également se reporter au commentaire détaillé de ce film publié par le professeur de médecine Michel Fernex.

.....

Le mépris pour la vérité historique, le mépris pour les populations que l’on apprivoise aux conditions d’un environnement contaminé par les radioéléments, le mépris pour les personnes dont on manipule le témoignage, et le mépris pour les esprits faibles que l’on exploite sans vergogne. Que ressentir d’autre après avoir visionné ce film ? On aimerait connaître les objectifs que la chaîne de télévision de service public Arte se donnait en sélectionnant ce documentaire pour le diffuser un jour très symbolique, celui du trentième anniversaire du début du désastre de Tchernobyl.


voir le blog de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Par Loïc Chauveau Publié le 26-04-2016 pour [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:
Des cancers de la thyroïde trente ans plus tard

Tous les enfants de moins de cinq ans qui vivaient près de la centrale en 1986 sont ainsi susceptibles de développer un cancer de la thyroïde... et certains le font encore aujourd’hui, 30 ans après l’exposition ! Entre 1986 et 2005, 6.848 cas ont été observés. Il s’agit en grande majorité de cancers de type papillaire qui, par chance, se soignent très bien. 15 décès sont ainsi attribués à un cancer de la thyroïde induit par l’explosion de la centrale.

Officiellement, là s’arrête le bilan sanitaire de la catastrophe. "Aucune publication scientifique n’a pour l’instant mis en exergue une augmentation d'autres formes de cancers, de maladies cardio-vasculaires ou de leucémies et seule une étude récente signale un surcroît de cancers du sein en Biélorussie", assure Jean-René Jourdain. Cette affirmation ne concerne que les études parues dans la presse scientifique dite "à relecture par les pairs". Mais de nombreux témoignages, ayant donné lieu parfois à des rapports non officiels, font état de dégradations parfois spectaculaires de la santé des populations.

Yuri Bandajevski, fondateur de l’Université de médecine de Gomel (Biélorussie), fait ainsi état de recrudescence de cancers et maladies cardio-vasculaires dans cette région proche de Tchernobyl. Son activisme lui a déjà valu de passer sept ans en prison. Dans son livre La Comédie atomique (éditions La Découverte, avril 2016), Yves Lenoir cite d'autres travaux, en particulier ceux  de Angelina Nyagu. A partir des archives ukrainienne et biélorusse, cette neuropsychiatre affirme que l’incidence des cancers du sein a plus que triplé en Biélorussie et le taux d’enfants en bonne santé dans ces régions serait passé de 85% en 1985 à 15% vingt ans plus tard. De même, au-delà des 51 victimes officielles de la catastrophe, la revue médicale The Lancet cite le témoignage du cardiologue David Belyi qui a suivi une cohorte de "liquidateurs", ces ouvriers qui ont été appelés à travailler sur la centrale pendant et après la catastrophe. Les 91 personnes qu’il a particulièrement observées dans les années 1990 ont souffert de troubles neurologiques et de maladies cardiovasculaires et sont mortes jeunes... sans pour autant gonfler les statistiques officielles. Aujourd'hui, avec le vieillissement de la population, les épidémiologistes s’attendent encore à une augmentation des cancers et des maladies cardio-vasculaires et neurologiques.
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