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 LE CORPS VITAL DE L'HOMME

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AMBRE

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MessageSujet: LE CORPS VITAL DE L'HOMME   Ven 30 Nov 2007, 11:28

La Haine du corps ou Somatophobie

@Carl Warner

par Marc-Alain Descamps



La haine du corps est l’envers de la culture occidentale. Le corps de bien des Occidentaux est le prix payé à la culture, le lamentable produit d’une civilisation qui s’est faite aux dépens du corps.

Le corps est le symbole dont use une société pour parler de ses fantasmes (long, mince, jeune...).

Le corps est dénaturé et socialisé.

Nous sommes coupés de notre propre corps, qui est aliéné et dépossédé.

Il ne nous appartient plus.

Il y a cassure, césure, scissure, déréliction et déchéance.

La relation à notre corps est pervertie par la somatophobie sociale.

Toute nature est soigneusement expurgée du corps humain.

La société pratique une circoncision générale du corps.

Le corps humain n’est dénaturé que pour être mieux socialisé.

Le biologique est alors une métaphore de la réalité socio-politique.

Le corps devient la symbolique générale du monde. Il reproduit toute la société.

      Mon corps est le reflet de sa culture dans sa taille, son poids, sa forme, sa grosseur, sa couleur, ses mutilations ...

       On a le corps de sa classe économique et sociale.

Ce corps n’est pas mon corps; traversé par la culture, il est le carrefour du champ symbo­lique.

Tout cela provient d’un mépris séculaire du corps qui reten­tit sur l’éducation et produit ces déformations avec ces tabous.



A. Les trois tabous



1. La vue de mon corps m’est interdite. Aussi ne se présente-t-il que recouvert d’une housse, qui en cache la nature pour suggérer la présence d’un autre corps (plus grand, plus mince...). Cela engendre le corps-aveugle, la coupure intérieure et le corps mor­celé. Privés de la vue, les corps se comportent en aveugle. Ne pas disposer de sa propre image, c’est être coupé de soi, c’est faire de la relation à son corps une pitoyable supercherie et de la relation aux autres un impitoyable mensonge. De plus, mon corps est culturel­lement coupé en deux: le montrable (la figure et les mains) et le non montrable (tout le reste). Le caché c’est le laid, le sale, l’in­fâme, les parties honteuses. Et les coupures se multiplient : entre le haut et le bas par la ceinture-barrière, entre le coté droit noble et le gauche sinistre des gauchers, entre le devant montrable et le derrière inquiétant, le dehors et le dedans, puis le logique et l’imagi­natif, l’intellectuel et l’émotionnel. Le résultat c’est le corps-morcelé. Par ce refus de la plus grande partie de mon corps, je suis obligé de repousser mon image corporelle dans sa totalité. Mon corps ne peut être saisi que par morceaux. Ce corps-morcelé de la publicité (oeil, bouche, sein, jambe...) n’est que la résurgence des objets partiels de M. Klein.

La vue du corps des autres m’est encore plus interdite et leur forme n’est pas plus libre. La société secrète des normes corpo­relles qui en sont venues à constituer un véritable standard-type social. Elle a l’habileté de ne jamais l’imposer, ni même le deman­der, il suffit que cela soit suggéré par la publicité et tous les médias. Cela entraîne l’universel narcissisme social et l’ostracisme de la différence. Il est impossible de se reconnaître différent. Tous les corps doivent être moulés sur le même type.



2. Le contact du corps des autres est impossible. Dès la nais­sance, les enfants blancs sont séparés de leur mère et nous avons organisé une vie à distance. Chez les Blancs si l’on touche quelqu’un, il faut lui demander pardon, car tout contact est équivoque, inquiétant, dange­reux.

Même le contact de son propre corps était suspect et on l’inter­disait à l’enfant. Des vêtement-fourreaux le protègeaient de son propre corps. Aussi dans notre civilisation n’existe-t-il aucune technique de massage des enfants comme aux Indes ou au Maroc, et encore moins d’auto-massage comme en Chine (Do-In) ou au Japon (Shi-atsu).



3. Le troisième tabou est celui du vécu intérieur et de la sou­plesse. Nous avons été évacués de notre propre corps. Le contact intérieur est nul, c’est le corps-absent ou le corps-ustensile. Les corps raidis, rigidifiés fonctionnent comme des automates, un attaché-case dans une main, un parapluie dans l’autre. Leur modèle social est le garde-à-vous militaire à six pas. Les corps sont bloqués par les frustrations, raidis par les souffrances, crispés pour lutter contre les stress répétés. Les frustrations sexuelles sont dans le bassin raidi, l’angoisse, dans la gorge bloquée, les peurs, dans les mains qui tremblent, la barre sur la poitrine, l’étouffement, l’asthme... C’est bien ainsi qu’avancent des enfants que l’on a fait marcher à la baguette.

Pourquoi cette chute du corps dans la seule civilisation occidentale?

Pourquoi une telle haine du corps?



B. La Somatophobie



Étymologiquement, la somatophobie est la haine du corps, de son propre corps d’abord et par la suite, de tous les autres corps. On doit la considérer comme une authentique phobie, c’est-à-dire comme une manifestation de la névrose obsessionnelle, ou, selon les termes de Freud, de «l’hysté­rie d’angoisse ».

Nous ne cherchons pas à en présenter des cas cliniques, mais à décrire et à analyser, une affection de nos sociétés. C’est donc sur le plan intellectuel que cela se situe d’abord, les conséquences sociales sur les institutions et les com­portements ne venant qu’après. Le trait le plus caractéristique de ce tableau étant la haine, on devrait plutôt l’appeler l’anticorpo­réisme, ou le misosomatisme. C’est une perversion extrêmement répandue dans notre civilisation. Elle est fortement justifiée rationnellement au point qu’elle a pu passer pendant longtemps comme l’une des valeurs de nos sociétés. Nous allons l’analyser dans ses différentes composantes.



1. La séparation entre l’âme et le corps ou, si l’on préfère, entre l’esprit et le corps, est la coupure de l’unité psychosomatique de la personne humaine. Il y a là une distinction, parfaitement valable comme toutes les distinctions, mais qui aboutit à une véritable séparation. Il est de même légitime de distinguer dans le corps humain, la moitié droite et la moitié gauche, comme le recto et le verseau d’une feuille. Mais comment avoir un recto sans verseau ? On oppose sans cesse l’âme au corps comme si chaque partie avait ses désirs, sa volonté propre, ses passions. Bref, on a été obligé de concevoir l’esprit comme ayant un corps (angélique ou glorieux, mais un corps quand même) et le corps, séparé arbitrairement de l’esprit, retrouve tout un psychisme dit corporel. On a donc là, une démonstration sup­plémentaire qu’il est impossible de sépa­rer le corps de l’esprit et l’esprit du corps.



2. Le partage injuste suit cette séparation dualiste, l’esprit est conçu comme bon et le corps comme mauvais. Radicalement, fondamentalement, par essence, c’est le corps qui est vicié, faussé, et garde la trace du péché des origines. L’esprit, lui, au contraire, est conçu comme pur, juste et incitant au bien. Les incitations mauvaises ne peuvent venir que du corps. C’est lui qui est la source du mal, l’universel tentateur.

Il est donc le diable dans la personne, alors que l’esprit cor­respond au divin. Le corps c’est le corrupteur; un principe de malignité vit en lui. Cette corruption corporelle a sa source dans le désir sexuel, la paresse, la gour­mandise, l’ivrognerie et la colère ... Par là se retrouve la grande distinction antique et universelle du pur et de l’impur. Par extension l’impur est devenu le corporel. Tout ce qui rappelle le corps est sale et impur: fonctions d’élimination, ou tout simplement éternuer, cracher, postillonner, roter, tousser, se mou­cher ...



3. Il en découle le mépris du corps, comme inférieur. Le corps est subordonné à l’esprit. Il doit être dominé, dressé, jugulé et l’on retrouve toutes les images du dressage des animaux. Le corps est donc animal; c’est l’animalité en l’homme. Toute sauvagerie vient du corps. L’esprit est toujours tenu pour essentiel­lement humain, civilisé et parfois divin. Donc la morale se ramène essentiellement à faire que le corps obéisse à l’esprit. Le stigmate, dans l’homme, ce sont ses parties honteuses (pudenda) qu’il porte sur lui.

Non seulement le corps est tenu comme méprisable intellec­tuellement sur le plan des valeurs, mais il est affectivement dégoû­tant. La saleté est autant physique que morale. D’où toutes les techniques de propreté et de purification corporelle qui ont été développées dans les religions, l’hygiène, la morale, la médecine, l’éducation, etc. Le corps est tellement dégoûtant qu’il ne doit jamais être dévoilé. La forme extrême s’en trouve dans les corps entièrement voilés des musulmanes, avec la Burka.

Le dégoût mène aux insultes. Et nous relèverons chez nos écrivains les qualificatifs affectés au corps: abject, honteux, igno­ble, infâme, détestable. «Bouffi d’un vain orgueil par sa pensée charnelle...» Bien entendu, ces insultes sont étendues à tout ce qui participe à la nature corporelle: la femme tentatrice de l’homme, les sauvages qui ne sont que leur corps, les animaux horribles, dégoûtants et diaboliques, la nature qui recèle les mauvais esprits, la terre et tout ce qu’elle produit de vivant. Cette haine du corps se manifeste essentiellement par une persécution.



4. Une redoutable peur se cache en réalité sous cette haine profonde du corps. Si le corps inspire de la répulsion, c’est parce qu’on le craint. Cette répulsion se révèle, en effet, immotivée et excessive. Il se développe chez certains êtres une profonde angoisse à être confrontés avec leur corps. Il est supposé leur faire faire toutes les bêtises, et il n’y a pas que les tentations de la chair.



5. L’histoire de la somatophobie est le fil rouge qui explique une grande partie de l’histoire des Occidentaux. Nous avons du remonter avant Zarathoustra jusqu’à l’antique religion dualiste des anciens Perses avec son dieu du bien Ormuzd et son dieu du mal Ahriman. Et leur lutte éternelle divise le monde entier en deux : le jour et la nuit, le pur et l’impur, l’âme et le corps, l’homme et la femme ... Ces idées se retrouvent chez les Grecs avec Platon (427-347) qui traite le corps de cercueil (soma/séma) puis chez Paul de Tarse qui invente la notion de « chair » (sarx, carné) et certains gnostiques. Arrivent alors les Pauliciens de Palestine et d’Arménie qui sont iconoclastes. L’empereur de Byzance les déporte en Bulgarie en 971 où on les nomme Bogomiles. Leur hérésie remonte le long des Balkans (Dragovitsie ou Yougoslavie) jusqu’en Italie sous le nom de Patarins et ils traversent les Alpes pour devenir les Cathares, exterminés par les croisades des Albigeois du XIIème siècle. Mais le courant de somatophobie est beaucoup plus large et se retrouve dans des mouvements aussi divers que les Flagellants, les Jansénistes, certains Romantiques ...



C. La Réhabilitation



La réhabilitation du corps en Occident a été très lente et a demandé plusieurs siècles. Elle a commencé à la Renaissance avec L’invention du corps. Plusieurs courants réclament le corps en même temps. Les médecins veulent l’étudier et le disséquer avec André Vésale en 1543, puis les peintres le représentent avec Léonard de Vinci et Botticelli en 1500, les éducateurs avec la première académie sportive la Casa Giocosa de Feltre 1425, puis les programmes de Rabelais 1534 et de Montaigne 1580, les ethnologues découvrent stupéfaits les corps si différents des sauvages ...


Dernière édition par AMBRE le Mer 25 Fév 2015, 18:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LE CORPS VITAL DE L'HOMME   Ven 30 Nov 2007, 11:29


Freud dès 1905 avec la psychanalyse, en faisant sauter le verrou du sexe, a aidé à réhabiliter le corps, mais ne l’a pas totalement libéré. Dès qu’un psychanalyste s’intéresse un peu trop au corps, il est accusé de le faire aux dépens de l’inconscient. Aussi ce seront des dissidents de la psychanalyse qui vont écrire ce nouveau chapitre.

Paul Schilder (1886-1940) est un psychiatre psychanalyste qui s’intéresse à l’image du corps. Parti de la neurologie, il se pas­sionne pour l’articulation entre le biologique et le psychologique. Et il la trouve dans cette image de notre corps que se fait notre esprit. S’y articulent le modèle postural et le schéma corporel. Schilder s’est opposé à l’hypothèse freudienne d’un instinct de mort, car il a construit sa psychologie sur la vie et non sur la mort. Et il développe l’idée freudienne d’un moi corporel au point d’en faire, non seulement la surface de l’appareil psychique, mais la projection de l’image du corps.

J.H. Schultz (1884-1970) est un autre disciple de Freud qui va être amené à s’occuper directement du corps physique. Il remar­que que les difficultés de l’existence provoquent une rigidification du corps, des crispations et des contractures. D’où l’idée de facili­ter l’expression de ses difficultés intérieures en amenant d’abord le corps à se relaxer. Et il invente, pour ce faire, une des premières méthodes de relaxation. Il la nomme «Training autogène », car, après un court apprentissage, chacun doit être capable de pouvoir se relaxer soi-même. Par la suite, on ne parlera plus que de relaxa­tion musculaire ou à la rigueur corporelle, mais la méthode Schultz, par autodécontraction concentrative, se veut globale. C’est la personne totale, dans son interaction somatopsychique, qui doit chercher à lutter contre son angoisse autrement que par la rigidification corporelle et psychique.

Georg Groddeck fut pour Freud un ami encombrant. La parution du Livre du ça en fait un des pères de la psychosomati­que. Il se sert du vocabulaire freudien pour développer ses idées propres. Ainsi le ça est un savoir organique et organisé, à la fois sauvage et mystique. Il crée le corps et la pensée, car en fait c’est «ce par quoi l’on est vécu ». Ses blessures engendrent les maladies. Freud a toujours cherché à ramener l’organique au psychologique, alors que Groddeck essaye de ne jamais quitter l’organique. Il reste un médecin généraliste qui lutte contre les maladies par des massages, la diète et la prise au mot des symptômes, exacerbés pour en révéler le sens au malade. Il vise par là à retrouver l’être enfantin extatique, le corps d’amour perdu et l’Eros enfant, libre jeu de création. Sinon, le ça se jette à corps perdu dans la maladie qu’il crée comme sa dernière oeuvre d’art. On sait l’usage que toute la psychosomatique contemporaine va faire de ces notions.

Wilhelm Reich (1897-1957) fut pendant longtemps un disciple prisé de Freud qui en fit le directeur du séminaire de thérapie psychanalytique de Vienne. Mais peu à peu, son insistance sur le corps, le sexuel, le génital, la libido comme énergie physique et corporelle vont l’amener à une rupture retentissante. La fonction de l’orgasme est pour Reich essentielle à la bonne santé. Toute perturbation est cause de névrose. D’abord se produit une défor­mation caractérielle puis l’établissement d’une cuirasse musculaire de rigidification par stase de l’énergie sexuelle bloquée en un endroit du corps. «La rigidité de la musculature est le côté soma­tique du refoulement et la base de son maintien!» Les spasmes ne s’établissent jamais sur un muscle isolé, mais dans un groupe de muscles formant une unité fonctionnelle d’un point de vue végéta­tif. Après l’analyse caractérielle, Reich sera amené, à la fin de sa vie, à mettre au point une végétothérapie pour débloquer la cui­rasse musculaire. Lui aussi touche les corps, les masse, leur apprend à respirer, à se décrisper et à retrouver le réflexe orgasti­que pour se mettre en consonance avec l’énergie universelle.

Alexander Lowen, né en 1912, après avoir fait une première analyse aux U.S.A. avec Reich, en a refait une autre avec le Dr John Pierrakos. En 1956, tous les deux mettent au point la Bio-énergie. Pour cela ils développent la végétothérapie de Reich et l’adaptent à un travail de groupe, en l’enrichissant de divers exercices corporels: le grounding ou l’enracinement pour se bran­cher sur l’énergie centrale, le tabouret pour la libération de la cage thoracique et l’hyperventilation, le matelas, les coussins et la raquette de tennis pour l’expression explosive des émotions et la libération de la motricité, le massage profond reichien, les exer­cices de contact physique en groupe... L’ensemble est donc bien centré sur le corps. «La vie de quelqu’un, c’est la vie de son corps» (La bio-énergie, p. 34). Si le corps n’est pas attentif, spirituel et expressif, c’est que l’on n’est pas totalement dans son corps et qu’on le traite comme une machine. «La bio-énergie est une tech­nique thérapeutique qui aide à retourner dans son corps et à en apprécier la vie au plus haut point possible» (p. 35). «La bio­énergie repose sur cette proposition simple: chacun est son corps. Nul n’existe en dehors du corps vivant où il passe son existence... Si vous êtes votre corps et que votre corps est vous, il exprime alors ce que vous êtes, c’est votre manière d’être au monde. Plus votre corps est vivant, plus vous êtes dans le monde» (p. 45). Ce thème de l’importance exceptionnelle du corps a été déve­loppé dans Le corps bafoué. «Pour chacun de nous, la réalité fondamentale de notre être, c’est notre corps ». La bio-énergie est la méthode qui permet de ressentir en soi ce courant de vie dans un sentiment de continuité avec tout ce qui nous entoure. Elle est, dans la psychologie humaniste et dans notre société, l’une des méthodes qui a le plus fait pour développer la réconciliation avec son corps.



Les temples du corps. Et cette réhabilitation va être globale, avec le corps la réconciliation va se faire en même temps avec la nature (écologie et animaux) et la femme. Car les trois ont partie liée : opprimés ensemble, libérés ensemble. Il convenait de se protéger de la femme comme on se protège du sexe, du corps et surtout de ses parties honteuses. Ceci va donc avec la libération de la femme (fin du corset et de l’interdiction de porter un pantalon, droit de vote, divorce, contraception, égalisation …). Les fins de guerre vont être des périodes de libération du corps 1815, 1871, 1920, 1946. Mais surtout la fin de la guerre du Vietnam avec les Hippies et les mouvements de 1968 vont marquer un changement complet en Occident. On risque même de tomber d’un excès dans l’autre et après avoir nié le corps d’en venir à nier l’âme. On peut parler d’adoration ou adulation du corps avec la construction de tous les temples du corps : stades qui remplacent les cathédrales, institut de beauté, de massage, de thalassothérapie, de somatothérapie, clinique d’esthétique, Eros center … Au point que pour les jeunes générations tout ceci est un combat dépassé qui n’a d’intérêt qu’historique.



Bibliographie dans Descamps, Ce corps haï et adoré, Tchou/Sand, 1988
avec son aimable autorisation pour
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MessageSujet: Re: LE CORPS VITAL DE L'HOMME   Ven 30 Nov 2007, 19:32

Merci Ambre

Texte réaliste et percutant.

J'ai eu plaisir en le lisant, à reconnaître en moi, les étapes de

séparation, de prise conscience et de réconciliation avec

mon corps, j'en suis à la découverte de l'énergie et de la

conscience à travers lui, et c'est facinant........


Gicha :56:
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MessageSujet: LE CORPS VITAL DE L'HOMME   Dim 27 Mar 2011, 12:10

Ren, Khat, Ka, Ab, Ba, Khaibit, Sekem, Sahu, Khu, les 9 corps égyptiens

les 9 corps egyptiens

Bonjour et beau moment présentLes
grandes civilisations révolues ont toujours émis des connaissances
sacrées et selon les évolutions mentales, mis les mots qu’elles
possédaient à l’époque.
S’y replonger pour faire une comparaison avec les connaissances modernes est souvent très intéressant.Voici les noms et explications des 9 corps égyptiens.
Je ne suis pas du tout spécialiste mais je les trouve très
intéressantes pour donner d’autres noms sur ce que l’on peut savoir
aujourd’hui.Ce qui est important aujourd’hui, c’est de relier
cette connaissance au moment présent et non, mais c’est ‘mon’ avis et
vous pouvez avoir le votre que j’accepte pleinement, de replonger et de
faire revivre un passé qui n’est plus, par des enseignements ou
initiations d’époque , vu que l’énergie a beaucoup changé depuis.Notez
dans l’explication du premier corps, que l’importance du ‘nom’ relié
au corps physique est notée et dans toutes les cultures, ce nom est
donc très important.Le sur-nom, donné souvent à des personnes, est un surplus qui élève ou rabaisse l’individu, il peut le castrer ou l’honorer.Parfois, lors d’évolution de conscience et d’énergie, changer un nom devient alors une libération de chaîne.
La femme qui prend le nom de son mari, prend aussi son histoire… et se coupe parfois de la sienne.Dans
certaines civilisations indiennes, les parents et sages attendent
parfois quelques mois pour donner un nom à l’enfant en fonction de ses
aptitudes et de ce qu’il émet. Ce nom évolue au fil de son éducation.Il
est certain que c’est plus responsable, que de donner le nom d’un
héros d’une série télé ou en inventer un qui n’a aucun sens comme c’est
très à la mode. Les parents se font plaisir mais les enfants peuvent en
souffrir longtemps.Bonne réflexion.
JoéliahRen, Khat, Ka, Ab, Ba, Khaibit, Sekem, Sahu, Khu,
les 9 corps égyptiens :
L’Égyptien voit l’Homme comme une manifestation à chaque instant de sa connaissance, conscience et réalisation.La
vibration de cette trinité détermine sa capacité de relation avec un
univers où toute sorte de vie fait partie de son mouvement existentiel.
Sa vie devient ainsi le souffle (énergie vital) d’un Cosmos en
évolution.« Les neuf corps de l’homme sont toujours en plein
mouvement d’évolution. Chaque corps est lié à une connaissance et une
conscience bien précise. Ils sont tous liés entre eux et le mouvement
d’un corps implique le mouvement de tous les autres corps. Ces élixirs
nous sont présentés comme un outil qui nous aide à réaliser l’Unicité
de l’homme au Tout et avec une conscientisation de chacun de ses corps
et de leurs fonctions. Dans cette dimension de notre être, nous sommes
capables d’utiliser tout notre potentiel de guérison et de
transformation, notre capacité de lumière. »
Fernando JorgeLes 3 corps physiques :
Ren ou Nom est le premier des trois corps physiques.Il est de la plus haute importance pour l’individu, car un pouvoir créateur se manifeste lorsqu’il est prononcé.
Notre nom est une vibration de création des états évolutifs et de guérison de nos corps.
Chaque fois qu’il est dit, l’individu dispose alors d’une nouvelle énergie selon le respect que nous lui accordons.Khat est le second des trois corps physiques.
Il constitue la totalité des essences physiques de l’individu, avec toutes les forces brutes et indomptées de la créativité.
Il est sujet au déclin et à la déchéance.
Néanmoins il est également la source à l’origine d’un corps supérieur,
une manifestation de notre conscience qui est créatrice de l’équilibre
des éléments de vie en nous.
Il doit par conséquent être préservé comme le temple à partir duquel grandit le corps supérieur au moment opportun.Kaest le troisième des trois corps physiques.
Il est le double du corps physique et il est l’individualité abstraite de la personne.
Il est fait de tous les actes et les gestes de sa vie, incluant son nom, il est incorporel.
Il est le corps physique qui nous amène à la vie au-delà de celui qu’est déterminé par les cinq sens.
C’est la partie supérieure de notre physique qui commence à se manifester.
Cela nous permet d’élargir la dimension notre vie physique.Les 3 corps mentaux et émotionnels :Ab de nature mentale et émotionnelle, est le cœur.
Il détermine notre relation entre le bien et le mal.
Non comme une dualité qui nous est imposée par toute une série de
préconcepts qui nous sont transmis, mais selon le concept de vérité de
notre être.
Il est le centre de la pensée de nature spirituelle.Ba de nature mentale et émotionnelle, est l’âme du cœur.
Ce corps porte en lui la capacité de rendre matière la volonté divine de notre être.
Dès que nous sommes en harmonie avec la Source Sacrée de la Création
par la capacité de ce corps nous créons la matérialisation de l’avenir.
Cela démontre aussi l’état d’éveil ou d’ascension de notre Nom.
C’est la réalisation de notre dimension cosmique à partir de la chair-Ka.Khaibit qui veut dire ombre.
Cela parce que comme notre ombre est le double de notre corps physique il est le double de nos corps mentaux et émotionnels.
En lui sont enregistrées toutes les capacités et activités physiques et non physiques de notre âme.
Une dimension de notre être supérieur limité à l’espace-temps de son incarnation.
C’est la Création de notre conscience en tant qu’homme, en tant qu’être.
C’est pour cela qu’il est connu comme l’Esprit sain des corps de nature mentale.Important
: Ces 6 corps font partie de notre manifestation mortelle. Ils sont
soumis à la destruction dès la disparition du corps, du cœur de notre
incarnation.Les 3 corps spirituels :
Partie indestructible de
notre corps support éternel de la matière, il est un guide déterminant
à l’évolution de notre âme (notre plan de conscience supérieur).Sekem premier du corps spirituel.
Il porte en lui les capacités de pouvoir vital de la Vie.
Il est la force vitale de l’individu qui devient une entité non
matérielle, la force qui devient entité spirituelle, une
personnification au niveau spirituel de la vitalité et de l’énergie
humaine.
Cette force vitale réside avec les dieux de lumière mais n’est pas un dieu.
Ce corps ouvre la porte à une guidance de notre vie a partir de notre être Cosmique.
Par la dimension qu’il nous apporte, nous prenons conscience de la
responsabilité de ce que nous faisons individuellement et
collectivement.
Nous devons, par son message, équilibrer notre Etre, par notre sagesse et notre intervention dans la VIE.Sahu ou corps spirituel.
Il se développe à partir du corps physique (en fait des trois corps physiques).
Son développement se fait grâce aux paroles, pensées, prières de l’individu et de ceux qui prient pour lui.
Sa vibration et sa manifestation ne dépendent pas de notre présence physique.
Il est en connexion avec la présence divine, source de notre vibration. Il est à son tour le temple d’un corps plus élevé.
Le temple de notre manifestation divine. Il est ainsi géré par les lois supérieures de la VIE.Khu ou âme spirituelle est un être éthéré, un être de lumière.
C’est cette partie qui devient un dieu éternel, c’est la raison de l’existence de l’homme.Auteur de ce texte inconnu(e). Je le (la) remercie. L’amour véritable est l’unique voie de l’ascension qui est enseignée par tous les maîtres. Joéliah.Merci de penser aux arbres avant d’imprimer ce message. Un geste de retenue qui peut aider la terre !Les informations données dans la lettre appartiennent à leurs auteurs respectifs.
Cet envoi est automatique, merci de ne pas y répondre directement.
Le site : http://www.amourdelumiere.fr

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MessageSujet: Re: LE CORPS VITAL DE L'HOMME   Ven 18 Nov 2011, 17:42

LE CORPS VITAL DE L'HOMME
PENDANT L'ÉPOQUE ARYENNE ACTUELLE





extrait:


CHAPITRE III: NATURE GÉNÉRALE ET FONCTION


Mais en plus, dans le stade actuel de son évolution, tout être humain possède, dans son corps vital, une certaine quantité d'éther lumière et d'éther réflecteur, qui sont les véhicules de la perception sensorielle et de la mémoire. On peut dire que l'éther lumière correspond aux gaz du Monde Physique. Quant à l'éther réflecteur, la meilleure description que l'on puisse peut-être en donner est de l'appeler hyperéthérique. C'est une substance très subtile, d'une couleur bleuâtre, dont l'apparence est analogue à la partie centrale de la flamme d'un bec de gaz. Cette substance apparaît transparente et semble laisser voir tout son contenu, mais n'en cache pas moins tous les secrets de la nature et de l'humanité. Dans cet éther se trouve l'un des enregistrements de la Mémoire de la Nature.
Les éthers lumière et réflecteur sont d'une nature diamétralement opposée à celle des atomes d'éthers prismatiques stables et fixes. Ils sont volatiles et migratoires. Cependant, la quantité plus ou moins grande de cette substance que possède un homme représente un accroissement, le produit de ses expériences dans la vie. Ces éthers volatiles se mélangent à l'intérieur du corps au courant sanguin, et lorsqu'à la suite d'une vie d'altruisme et de sacrifice, ils se sont accrus jusqu'à la limite de saturation du corps, on les voit à l'extérieur du corps dense, formant les deux couleurs bleue et or. Le bleu dénote le type de la plus haute spiritualité, et c'est pourquoi il est d'un petit volume, et peut être comparé au centre d'une flamme de gaz, tandis que la teinte or compose la plus grande partie du corps de l'âme et correspond à la lumière jaune qui en entoure le centre. La couleur bleue n'apparaît pas au dehors du corps dense, excepté chez les grands saints; seul le jaune est habituellement perceptible. A la mort, cette partie du corps vital se grave sur le corps du désir avec le panorama de la vie qu'elle contient. La quintessence de toute l'expérience acquise dans notre vie est finalement imprimée sur l'atome-germe, comme conscience ou vertu, nous incitant à éviter le mal et à faire le bien dans une existence à venir.


Quand on analyse l'être humain, nous constatons que les quatre éthers sont tous dynamiquement actifs dans son corps vital supérieurement organisé. Grâce à l'éther chimique on peut assimiler la nourriture et croître; les forces actives dans l'éther vie le rendent capables de reproduire son espèce; celles de l'éther lumière fournissent au corps dense la chaleur et agissent sur le système nerveux et les muscles, ouvrant ainsi les portes de communication avec le monde extérieur, par le moyen des sens; et l'éther réflecteur rend l'Esprit capable de commander ses véhicules par la pensée. De plus, cet éther emmagasine les expériences passées, constituant ainsi la mémoire.
Le corps vital de la plante, de l'animal et de l'homme s'étend au-delà de la périphérie du corps dense, comme la Région Ethérique, qui est le corps vital de notre planète, s'étend au-delà de sa partie dense ce qui exprime une fois de plus la vérité de l'axiome d'Hermès "En haut, comme en bas". L'extension du corps vital de l'homme au-delà du corps dense est d'environ 4 cm. Cette partie extérieure est très lumineuse, sa coloration est à peu près celle d'une fleur de pêcher fraîchement éclose. Elle est souvent observée par des personnes qui ont une légère tendance à la clairvoyance involontaire et qui généralement ne semblent pas avoir conscience de quelque chose d'insolite et ne se rendent pas compte de ce qu'elles voient.
Le corps dense est construit dans la matrice de ce corps vital pendant la vie intra-utérine et, à une exception près, il en est la copie conforme, molécule pour molécule. Sa forme est déterminée par les lignes de force du corps vital, tout comme celles qui existent dans l'eau préparent la formation de glace au moment de la congélation. Pendant toute la durée de la vie, le corps vital construit et répare la forme dense. Sans l'activité du cour éthérique, le cour dense succomberait rapidement sous l'effort constant que nous lui demandons. Tous les excès auxquels nous soumettons le corps dense sont neutralisés, dans la mesure du possible, par le corps vital qui lutte sans cesse contre la mort du corps dense.


Le corps vital de l'homme est féminin et négatif, tandis que celui de la femme est masculin et positif; c'est l'exception à laquelle nous avons fait allusion ci-dessus. Ce fait nous donne ainsi l'explication de plusieurs problèmes troublants de la vie. Le fait que la femme cède facilement à ses émotions est dû à la polarité de son corps vital positif, car celui-ci produit un excès de sang sous l'effet d'une pression intérieure énorme qui briserait l'enveloppe physique sans la soupape de sécurité du flux périodique et des larmes qui diminuent la pression dans des cas spéciaux, car les larmes ne sont pas autre chose qu'une "saignée blanche".
L'homme peut avoir et a certainement des émotions aussi fortes que celles de la femme, mais il est capable de les contenir ordinairement sans verser de larmes, parce que son corps vital négatif ne produit pas plus de sang qu'il n'en peut supporter sans gêne. Contrairement aux véhicules supérieurs de l'homme, le corps vital ne quitte généralement pas le corps dense avant la mort de ce dernier. Quand elle survient, les forces chimiques du corps dense ne sont plus tenues en échec par la vie en évolution. Elles ramènent alors la matière qui le compose à son état primordial grâce à la désintégration, afin de la rendre disponible pour l'élaboration d'autres for-mes dans l'économie de la nature. La désintégration est donc due à l'activité des forces planétaires dans l'éther chimique.
La texture du corps vital peut être comparée, de manière générale, à celle d'un de ces cadres pour portraits, faits de centaines de petites pièces de bois qui s'emboîtent les unes dans les autres et présentant d'innombrables aspérités. Pour l'observateur, le corps vital a des millions de pointes; celles-ci pénètrent dans les centres creux des atomes denses et les imprègnent de force vitale, ce qui les fait vibrer beaucoup plus rapidement que les minéraux de la Terre qui n'ont pas d'âme et ne sont pas activés de cette façon.




CHAPITRE IV: RÔLE DU CORPS VITAL DANS LA SANTÉ ET LA MALADIE



Le corps vital joue un rôle important dans la santé et dans la maladie. Il est affecté par l'amputation, les accidents, les anesthésiques, la noyade, le choc, le regret et le remords. Lorsqu'il n'est pas en position concentrique avec les autres véhicules de l'Ego, démence et idiotie peuvent en résulter.
Si l'on apporte une attention rigoureuse à l'hygiène et à l'alimentation, c'est naturellement le corps dense qui est le plus affecté mais, en même temps, le corps vital et le corps du désir en ressentent l'effet, car à mesure que nous incorporons au corps dense des matériaux meilleurs et plus purs, ses molécules s'enveloppent d'un éther planétaire et aussi d'une substance-désir d'une plus grande pureté. Ainsi, la partie planétaire du corps vital et du corps du désir devient plus pure. Si seules la nourriture et l'hygiène font l'objet de notre attention, le corps vital et le corps du désir personnels peuvent demeurer à peu près aussi impurs qu'auparavant, mais il nous est un peu plus facile d'entrer en contact avec ce qui est Bien, que si nous consommions des aliments plus grossiers.




CHAPITRE V: LE CORPS VITAL PENDANT LE SOMMEIL ET LES RÊVES, L'HYPNOSE





Le corps vital est aussi actif durant le sommeil qu'il l'est à l'état de veille et on peut agir sur lui par le pouvoir de la suggestion. Le sommeil peut être provoqué par hypnose.
Nous avons dans notre corps deux systèmes nerveux, le "système nerveux volontaire ou cérébro-spinal" et le "système nerveux involontaire ou sympathique". Le premier est actionné, ou commandé, par le corps du désir; il contrôle les mouvements du corps, tend à affaiblir et détruire, et n'est que partiellement retenu par le mental, ou intellect, dans son impitoyable travail. Le système nerveux involontaire a son terrain d'élection dans le corps vital; il gouverne les organes digestifs et respiratoires qui reconstruisent et réparent le corps dense.
C'est cette lutte entre le corps vital et le corps du désir qui produit la conscience dans le Monde Physique, mais si le mental n'agissait pas comme un frein sur le corps du désir, nos heures de veille seraient très courtes, ainsi que nos vies; en effet, le bienfaisant corps vital serait vite écrasé par le corps du désir, comme le montre par exemple l'épuisement qui suit un accès de colère-car la colère est un état dans lequel l'homme a "perdu le contrôle de lui-même" et où le corps du désir gouverne sans frein.



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Dernière édition par AMBRE le Mer 25 Fév 2015, 18:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LE CORPS VITAL DE L'HOMME   Mer 25 Fév 2015, 18:07



Le symbolisme du corps humain !

Voila quelque chose qui nous est à la fois proche, commun à tous et si mal connu ! Même le nommer reste délicat : faut-il l’appeler « objet », « sujet » où « temple » ? Comme objet il est aujourd’hui disséqué et analysé sous toutes ses coutures avec une précision encore jamais atteinte dans l’histoire de l’homme, comme sujet il participe à l’identité psychosomatique de l’être humain et comme temple il révèle, par ce qu’il est, la nature du Divin.

Mais qu’en est-il du corps-temple ? Longtemps il fut « créé à l’image et à la ressemblance de dieu » et par conséquent inconnaissable, puisque l’humble créature ne pouvait pas prétendre comprendre son Créateur sans pécher par orgueil. Néanmoins les premières autopsies ne révélèrent que de la chair, des os et des liquides. Le temple était vide. Le temple était une remarquable mécanique. L’insuffisance de ce regard objectivant ne tarda pas à apparaître lorsqu’il fallut expliquer l’identité humaine avec ses joies, ses peines, ses espoirs et ses souffrances. Mais toujours pas de divin, pas de Grand Sens là-dedans.

Formes, images et sonorités sont les trois voies d’expression du sens. La forme, qui inclue la géométrie et les nombres, représente l’organisation « physique » du monde invisible ; les images, qui incluent les mythes et les contes, portent des valeurs affectives et stimulent l’élan d’amour ; et les sonorités, avec les différentes manières de nommer les parties du corps, sont en rapport avec le souffle, avec l’élan dynamique qui anime le monde du sens, avec sa puissance créatrice. Les formes nous parlent de l’identité, les images du désir et les sons des processus évolutifs.

Cette lecture est platonicienne. Elle présuppose que l’Idée existe en soi et qu’elle se manifeste dans le monde en façonnant les événements historiques, la psychologie des individus, l’organisation sociale et les formes du corps humain. Apprendre, disait Platon, c’est se ressouvenir. C’est laisser le monde des Idées revenir à notre conscience.
Pour aller plus loin : http://reenchanterlemonde.com et http://despassages.com


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