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 L'eau, liquide quantique et l'homéopathie

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MessageSujet: L'eau, liquide quantique et l'homéopathie   Jeu 14 Avr 2011, 23:44

Marc Henry :
« Le vide est le chef d’orchestre »

Le Dr Marc Henry est ingénieur, chercheur associé au CNRS, directeur du Laboratoire de chimie moléculaire de l’état solide et professeur de chimie inorganique à l’université de Strasbourg.

Ce spécialiste de l’eau, auteur d’une centaine d’articles scientifiques, est également musicien.
Son exposé sur l’eau liquide quantique et l’homéopathie a secoué les esprits présents durant le congrès.

Il revient pour nous sur les principales idées de son exposé.



NEXUS : L’homéopathie a selon vous deux bases scientifiques fondamentales : la mécanique quantique et la topologie du vide. Quel rapport entre le vide et le quantique ?

Marc Henry : Je pratique et j’enseigne la mécanique quantique depuis trente ans. J’ai eu le temps de lire beaucoup de choses. S’il y en a une à retenir, c’est que la réalité des choses se trouve dans les interactions et non dans les objets.

Prenons par exemple un morceau de musique, écoutons-le. Puis changeons toutes les notes en gardant les mêmes intervalles… Les notes ne sont plus les mêmes, nous reconnaissons pourtant qu’il s’agit du même morceau. Le contenu matériel peut donc être complètement changé sans que cela change l’information. C’est-à-dire que ce ne sont pas les notes mais les intervalles entre les notes, autrement dit les vides, qui font que nous reconnaissons la mélodie. S’il n’y avait que des notes, le son deviendrait continu et inaudible. Que devient un texte sans les blancs ? C’est illisible. Il y a bien de la signification dans les blancs.

C’est pourquoi il faut chercher l’information dans le vide. Il y a besoin de matière, de notes de musique, de texte ou de molécules d’eau, parce que c’est la matière qui structure le vide. Mais le vide fait le lien entre les différentes parties déconnectées. Le vide est le chef d’orchestre. Les scientifiques travaillent avec le vide sans le savoir. L’homéopathie aussi.

Pourquoi l’eau ? En quoi le rôle des molécules d’eau est-il si déterminant ?
Je l’ai dit, l’eau, c’est le maître. L’eau permet à tous les processus biologiques d’apparaître. L’eau est la substance primordiale présidant à la vie. Une cellule, cela fonctionne avant tout avec de l’eau, puis avec une masse de protéines et enfin avec toute une série d’ions, principalement des ions potassium. L’eau représente dans ces conditions 70 % de la masse d’une cellule. Mais si l’on compte les objets, c’est-à-dire le nombre de molécules présentes dans une cellule, celle-ci est alors faite à 99 % d’eau. Il faut compter jusqu’à 100 pour trouver un objet qui ne soit pas de l’eau.

Dans une cellule, l’eau n’existe pas sous forme liquide mais sous forme d’eau « adhésive » et possédant une certaine cohérence. Chaque objet présent dans la cellule, une protéine disons, est ainsi entouré de deux couches d’eau cohérente appelée coquille d’hydratation, épaisse en tout de 0,6 nanomètre. C’est-à-dire l’épaisseur de deux molécules d’eau. Pas plus. Ramené à l’ensemble des objets présents dans la cellule, nous sommes déjà à une masse de 77 % d’eau. Donc si l’on compte les objets en partant d’une protéine, nous avons une protéine, quatre molécules d’eau, et nous voilà sur une autre protéine. Il suffit de compter jusqu’à 4. À une telle échelle, il faut impérativement appliquer les lois de la mécanique quantique car dans le mot quanta, il y a quantité. Les objets sont quantifiés, on peut les compter. Il n’y a pas de fractions, uniquement des nombres entiers. La mécanique quantique est la science à appliquer lorsqu’il y a peu d’objets. C’est pourquoi, par définition, le quantique intervient dans le monde cellulaire. À travers cette couche d’eau cohérente.

Entendu pour la mécanique quantique. Mais pourquoi mettre en avant la science de la « topologie du vide » ?
La réalité peut être approchée de deux façons : une manière métrique et une manière topologique. Une approche métrique se fait avec des règles et des horloges. On mesure de l’espace et du temps. C’est tout le sens de la théorie de la relativité d’Einstein. Vous pouvez être à 3 mètres, à 50 m ou à trois heures d’un ami. L’approche métrique intègre cette fameuse vitesse de la lumière, où l’information ne peut pas aller plus vite que 300 000 kilomètres par seconde. Une autre façon de décrire la réalité est de raisonner en termes de voisinage. Oubliées les règles et les horloges ! Que votre ami soit à New York, Sydney ou Singapour, et vous à Paris, le simple fait que vous vous soyez physiquement rencontrés un jour et à un endroit donné implique l’existence d’une connexion indestructible avec lui. La connexion existera même si la distance entre vous est considérable. Vous avez un lien de nature topologique. L’approche topologique raisonne en termes de voisinage. Avec qui puis-je être en contact par-delà l’espace et le temps ? Beaucoup de sciences sont topologiques et non métriques. Actuellement d’ailleurs la science ne les distingue pas. La mécanique par exemple est une science métrique. L’électromagnétisme et la thermodynamique sont par contre des sciences de nature topologique.

Comment reconnaître un effet topologique ? Et que vient faire le vide là-dedans ?
Il suffit d’oublier la forme et la taille, et si la chose reste identique à elle-même, vous êtes en présence d’un effet topologique. Si je prends une feuille de papier et que je la roule en un cylindre, la forme change, mais l’objet reste une feuille de papier, il s’agit d’une transformation topologique. L’irréversibilité est aussi une notion topologique. Les sauts quantiques sont d’ordre topologique, car d’une part ils sont irréversibles et d’autre part ces sauts sont indépendants du contenu matériel de l’objet. Autre exemple de structure topologique : les vortex. Qu’il s’agisse d’une tornade, de l’eau d’un siphon ou d’une galaxie, le phénomène est indépendant des dimensions de la structure matérielle… il s’agit d’une structure topologique. Ce qui est intéressant dans la topologie, c’est que l’on focalise l’attention sur le nombre de trous et non sur le support matériel qui les hébergent. Il ne peut pas avoir 1/2 trou ou 1,8 trou. Le nombre de trous se compte avec des nombres entiers alors que le contenu matériel se compte avec des nombres réels non nécessairement entiers. La mécanique quantique est donc bien l’expression du vide. La barrière d’Avogadro s’applique uniquement au contenu matériel. On dilue, on dilue et puis arrive un moment où la matière n’est plus là. Mais si l’information est dans le vide, peut-on diluer du vide ? Non, car le vide est indestructible sur un plan topologique, et c’est probablement à ce niveau que le remède homéopathique fonctionne.

Mais il faut bien une substance, ou du moins une trame, pour inscrire l’information… Comment l’information homéopathique peut-elle s’écrire dans du vide ?
Le vide a une impédance, c’est-à-dire une résistance électrique. C’est pour moi l’un des grands mystères de la physique. Comment du vide peut-il avoir une impédance ? Le vide est capable de propager une onde électromagnétique. Qui dit onde, dit forcément un milieu supportant cette onde. La seule conclusion est que le vide n’est pas vide. Que le vide, c’est-à-dire l’absence de matière, contient une structure topologique permettant l’impédance ou permettant aux ondes de se propager.

En mécanique quantique relativiste, on apprend de fait que le vide est plein d’antimatière, des particules avec des énergies négatives. Ce qui nous apparaît vide est en fait plein. Le vide est donc très loin de ce j’appelle le néant. L’absence de matière ne veut pas dire qu’il n’y a rien du tout. Le vide n’est pas vide…

Il est donc possible d’écrire une information dedans ! Vous faites toutefois une nette distinction entre l’information vivante et l’information morte. C’est-à-dire ?
C’est quelque chose qui m’est spécifique. Une information morte, pour moi, c’est tout ce qui peut être écrit sur des solides. C’est un texte, une séquence d’ADN, un DVD. C’est juste une quantité d’information inscrite ou transmise via des objets matériels. Il n’y a pas de signification associée à cette quantité qui peut être mesurée au moyen de la théorie de l’information de Shannon. Un texte de Baudelaire ou de Balzac, un ordinateur ne sait pas faire la différence.

Le propre du vivant est justement de faire apparaître une information vivante, qui a du sens. L’information morte, incohérente, ce sont les lettres. Et l’information vivante, c’est celle contenue dans les espaces entre les lettres. L’information vivante émerge là où il y a de la cohérence quantique. Les chakras par exemple sont des vortex topologiques du vide biologique, et seul un être vivant peut les ressentir.

La mécanique quantique nous apprend que la cohérence n’est possible que si le nombre d’objets qui la supporte fluctue, ce qui implique de l’incertitude. Dès que le nombre d’objets est connu avec précision, c’est-à-dire fixe, on a une information morte. Il faut des fluctuations en nombre pour que les objets puissent se mettre en phase, en cohérence. Les objets se comportent alors comme un bloc d’un seul tenant, on ne sait plus les compter… C’est pourquoi l’information vivante ne peut pas être isolée. Elle est rattachée à un lien topologique qui ne peut être défini à travers le nombre d’objets présents, mais à travers le vide et les relations qu’ont les objets entre eux. Ce sont ces cohérences de phase, ces domaines de cohérence, qui contiennent très probablement l’information homéopathique.

La cohérence de phase se déduit des équations de la mécanique quantique. Beaucoup de gens n’y croient pas parce qu’elle n’a pas encore été mise en évidence à température et pression ambiantes. Le fait que la théorie soit en avance sur la preuve expérimentale ne veut pas dire que la cohérence de phase n’existe pas. La réalité nous apparaît comme des blocs. Mais la réalité quantique nous dit que ces blocs se parlent par le vide.

L’homéopathie et bon nombre de thérapies quantiques, celles dites fondées sur l’information, sont donc des médecines du vide ?
Exactement. La médecine conventionnelle a une approche métrique des choses, qui se concentre sur la matière. Mais on peut avoir une approche topologique, fondée sur l’information du vide. Il y a des maladies topologiques, pour lesquelles les remèdes métriques n’auront aucun effet. De même, il est parfaitement stérile de soigner une maladie métrique par un remède topologique.

Il faut bien comprendre que l’homéopathie, l’acupuncture et les médecines qu’on dit énergétiques ne travaillent pas avec de l’énergie. Elles travaillent avec du vide informé. Et si ces médecines ont tant de mal à s’imposer, c’est parce que leurs fondements théoriques font appel à ce que la science a de plus sophistiqué : la mécanique quantique relativiste et la topologie des formes différentielles de Cartan.

Ces médecines qui fonctionnent sur un principe topologique ont donc une base scientifique solide. Et ceux qui prétendent que ces médecines n’ont aucune base scientifique ne font tout simplement pas l’effort de prendre en compte dans leur manière de penser l’existence d’effets quantiques et topologiques. ●

Propos recueillis par Miriam Gablier & Maxence Layet

http://www.nexus.fr/PDF/M72P1041.pdf?PHPSESSID=34ee3bde4ee6da5c262f310e3425807c
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