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 La liberté et l’Azâdegui vus par Mowlânâ....................

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MessageSujet: La liberté et l’Azâdegui vus par Mowlânâ....................   Mar 26 Avr 2011, 16:44


F. L. Miremadi, S. Nafici


Il n’est pas nécessaire de s’attarder trop sur la vie de Djalâl-o-Dîn Mohammad Mawlawî de Balkh, célèbre en occident sous le nom de Rûmî, surnommé Mowlânâ (Balkh, Afghanistan, 1207- Konya, Turquie, 1273), connu dans le monde entier et beaucoup évoqué cette année du fait du 800ème anniversaire de sa naissance.
Mais il est important de rappeler qu’il est "l’un des plus grands génies mystiques de tous les temps" et que son livre, le Mathnavî, écrit en persan durant les onze dernières années de sa vie, est "sans conteste l’un des sommets de la littérature universelle et, pourrait-on dire, l’un des livres sacrés de l’humanité". Ces phrases sont tirées du début de l’introduction du Mathnavî [1] écrite par Eva de Vitray Meyerovitch qui, avec Djamchîd Mortazavî, ont traduit des années durant les cinquante et un mille vers de ce grand livre. C’est la seule traduction complète en langue française qui existe actuellement.
Il existe dans la langue originale plusieurs éditions commentées du Mathnavî. Notre travail s’est basé sur le livre de Mr Mohammad Estelâmî.
Rûmî a quitté sa ville natale avec sa famille alors qu’il n’était encore qu’un enfant, pour fuir l’invasion mongole et aller finalement s’installer en Turquie, dans la ville de Konya, où se trouve son tombeau.
En traversant l’Iran, il rencontra le grand ’Attâr, qui lui prédit qu’il deviendrait un grand homme et "un jour, mettrait le feu au cœur de tous les Amoureux".
Mais on ne peut évoquer Mowlânâ sans parler de Shams de Tabrîz, car sans leur rencontre, nous n’aurions probablement jamais entendu parler de Mowlânâ. Ce que Shams apporta à Mowlânâ, qui avait déjà une connaissance approfondie du Coran pour l’avoir étudié, c’est "une ouverture sur une autre dimension, un dévoilement, l’enivrement de l’amour divin".
C’est surtout le contenu du Mathnavî que nous souhaitons évoquer ici, en faisant ressortir un exemple concret. Eva de Vitray-Meyerovitch nous dit que concernant "les conceptions philosophiques et métaphysiques, nous trouvons dans le Mathnavî un système profond et complet qui, une fois déchiffré, peut être tenu pour l’un des plus importants du monde".
Car en effet, le Mathnavî nous donne au fil de ses nombreuses histoires, soit inventées, soit tirées des livres saints ou d’anciens contes indiens, la possibilité de faire connaissance avec nous-même à travers tous les personnages et animaux qui incarnent des traits de caractère que nous avons tous enfouis quelque part en nous. La connaissance de ces caractéristiques nous permet alors de mieux les maîtriser et diriger nos pensées, nos désirs, nos actions et nos paroles.
Il est important d’évoquer de nouveau le caractère universel des textes du Mathnavî, qui citent l’ensemble des religions monothéistes et font l’éloge de tous les grands prophètes.
Nous comparons et expliquons ci-après, selon notre vision, les deux histoires de perroquet qui se trouvent dans le livre 1er du Mathnavî.


La première histoire s’intitule "Le perroquet et l’épicier".


C’est l’histoire d’un perroquet très beau et parlant extrêmement bien qui vivait en liberté dans une épicerie. La clientèle venait surtout s’achalander dans ce lieu, afin de profiter des talents de ce beau volatile. Le perroquet était en quelque sorte également le gardien de la boutique. Un jour où l’épicier s’était absenté, le perroquet paniqua lorsqu’il vit, traversant la boutique, un chat courant après une souris. Dans sa panique, il se mit à battre des ailes et renverser un flacon d’essence de fleurs très précieuse.
A son retour, l’épicier, fou de colère, se mit à taper sur la tête du perroquet qui en perdit ces plumes, et devint comme chauve. Il ne parla plus, et les clients devenaient moins nombreux. Le propriétaire était malheureux et regrettait d’avoir agi ainsi. Et toute la gentillesse dont il faisait preuve envers son perroquet restait sans résultat. Jusqu’au jour où un homme chauve et vêtu d’un manteau de pèlerin entra. En le voyant, le perroquet se mit à parler pour dire : "Ah, toi aussi tu as renversé des flacons d’essence de fleur", pensant que sa calvitie était aussi due à des coups de bâtons. Et les clients présents se mirent à rire de la remarque du perroquet.


La deuxième histoire se nomme "Le perroquet et le commerçant"

.
Un riche commerçant possédait et chérissait un perroquet réputé pour sa beauté et son langage. Un jour, le commerçant décida de partir en Inde pour ses affaires. Il demanda à chaque membre de la famille le cadeau qu’il désirait. Les uns demandèrent des épices, les autres des tissus… Lorsqu’arriva le tour du perroquet, la requête était différente. Il demanda au commerçant d’aller voir ses congénères dans la forêt et de leur expliquer qu’il possédait un perroquet qui se languissait d’eux, et qui ne trouvait pas cela juste de vivre dans une cage alors qu’eux vivaient dans cette grande forêt.
Le commerçant promit de transmettre le message, ce qu’il fit après quelques jours de voyage. Il alla dans la forêt où vivaient en effet des centaines d’oiseaux qui volaient gaiement de branche en branche. Le commerçant récita consciencieusement le message, et à peine eut-il terminé qu’un perroquet tomba du haut d’un arbre et resta immobile sur le sol. Le commerçant était très étonné et désolé, et pensa que la tristesse avait du être la cause de la mort de cet oiseau. Il regrettait même d’avoir apporté ce message.
Quelques semaines plus tard, il rentra chez lui. Il distribua tous les cadeaux qu’il avait apportés, et s’en alla retrouver le perroquet. Il hésita à lui raconter la mauvaise nouvelle, mais l’oiseau insista. Le commerçant raconta alors la scène de la forêt et la chute du perroquet.
Et là, à peine son récit terminé, le perroquet tomba de son perchoir et resta immobile.
Le commerçant pleura toutes les larmes de son corps tellement il était triste. Il ouvrit alors la porte de la cage afin de mettre le perroquet en terre dans son jardin. A ce moment-là, le perroquet reprit vie, et s’envola pour se percher sur la branche d’un arbre.
On imagine bien la stupéfaction du commerçant qui ne comprenait pas cette mauvaise blague.
Le perroquet lui expliqua que ses congénères lui avaient délivré un message grâce au langage secret des gestes. Pour être libre, il devait mourir, car son enfermement était du à sa beauté et à sa voix.
Le perroquet s’envola en direction de l’Inde pour rejoindre les siens.



http://www.teheran.ir/spip.php?article82


Dernière édition par pascalle le Dim 26 Juin 2011, 17:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La liberté et l’Azâdegui vus par Mowlânâ....................   Ven 06 Mai 2011, 08:23



Le combat intérieur

Un soir, un vieil Amérindien parlait à son petit-fils du combat qui se livre à l'intérieur de chacun de nous. Il l'expliquait comme suit :
- "il y a deux loups en chacun de nous."

Le loup du Mal : c'est la colère, l'envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l'avidité, l'arrogance, l'apitoiement, la culpabilité, le ressentiment, l'infériorité, le mensonge, l'orgueil, la supériorité et l'ego.

Le loup du Bien : c'est la joie, la paix, l'amour, l'espérance, la sérénité, l'humilité, la bonté, la bienveillance, l'empathie, la générosité, la vérité et la compassion.

Après y avoir réfléchi pendant un instant, le petit-fils demande :
- "Grand-papa, quel loup gagne ?"

Le Grand-papa lui répond simplement:
- "Celui que tu nourris."

Légende Amérindienne



http://dialogosworld.blogspot.com/2011/05/la-vie-une-oeuvre-dart.html
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MessageSujet: Re: La liberté et l’Azâdegui vus par Mowlânâ....................   Mer 11 Mai 2011, 01:15


Contemplation


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MessageSujet: Re: La liberté et l’Azâdegui vus par Mowlânâ....................   Mer 11 Mai 2011, 01:34



Dernière édition par pascalle le Jeu 21 Juil 2011, 17:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La liberté et l’Azâdegui vus par Mowlânâ....................   Dim 26 Juin 2011, 17:15

Le pèlerin, le phasme, la cigogne, le moustique et le papillon- 1er épisode




Un pèlerin, sac au dos, chapeau sur tête et tête dans les étoiles, marchait seul depuis longtemps. L’espace était devenu son temps. « A quelle heure suis-je parti ? » «A quelle heure devrais-je arriver si je continue à cette allure ? Et combien de temps encore avant la nuit ? ». Le temps lui filait entre les doigts alors qu’il embrassait l’espace de tout son corps.
Parti à l’assaut d’une colline qui lui semblait sans fin, il repéra une souche accueillante à l’ombre d’un grand chêne. Il posa son sac sur le sol, son chapeau sur la souche et son regard sur une curieuse brindille qui dépassait d’une pierre recouverte de mousse. Il avança la main et la brindille se mit à bouger. Surpris, le pèlerin fit un brusque mouvement de recul
- Mais qu’est-ce que c’est ?, dit-il.
- On ne dit pas « Qu’est-ce que c’est ? » d’un être vivant, Monsieur, mais « Qui êtes-vous ? »… Alors, pour répondre à cette deuxième question, je vais me présenter. Je suis un phasme. Non, non pas un fantasme, un phasme !
Le pèlerin ahuri, écarquillait les yeux pour savoir d’où venait cette voix. Le phasme avait bougé et s’était fondu dans la branche sur laquelle il se trouvait maintenant, juste à côté de la pierre, pas très loin de la souche sur laquelle se trouvait le chapeau du pèlerin.
- Mais qui parle ? dit le pèlerin
- Monsieur, j’aimerais que vous me promettiez quelque chose avant de me montrer ! dit le phasme
- Oui ! Bien sûr ! répondit le pèlerin
- Promettez-moi d’abord de ne rien me faire !
- Je m’y engage si tu fais de même.
- Très bien, je m’y engage aussi ! Et j’ai une autre demande, tenta le phasme.
- Laquelle ? interrogea le marcheur un peu impatient.
- Je voudrais savoir ce qui vous fait marcher !
- Je vais essayer ! dit le pèlerin, un peu pris de court, n’ayant pas beaucoup réfléchi à ça. Mais alors à une condition !
- Laquelle ? dit le phasme
- Que vous me disiez ce qui vous fait vous cacher !
- D’accord ! répondit le phasme, sûr de lui.
Fin de négociation. Le phasme bougea lentement et se mit à marcher en vibrant vers la pierre recouverte de mousse. Le pèlerin le découvrit alors : il se frotta les yeux pour être sûr de ne pas rêver. Une brindille vivante !
- Alors, maintenant que je me suis mis à découvert, dites-moi, ce qui vous fait marcher, pèlerin !
Le pèlerin réfléchit et avança.
- Ce que j’aime quand je marche, c’est que je me sens léger. Il y a dans la marche une légèreté d’être qui rappelle à chaque pas combien il est important de ne porter sur soi que ce qui est indispensable. Voilà pourquoi je marche, je crois : pour découvrir en moi ce qui est essentiel.
Le pèlerin était content de ce qu’il venait d’exprimer. Il baissa les yeux vers le phasme et lui demanda ;
- A vous maintenant ! Alors, qu’est ce qui vous fait vous cacher ?
- Ce que vous venez de me dire m’a permis de réfléchir. Ma première réponse, je l’avais déjà en tête quand vous m’avez posé la question tout à l’heure. Vous m’avez vu marcher ? On ne peut pas dire que je sois un champion de la course à pattes. Mon camouflage me permet évidemment de ne pas être mangé tout cru par les oiseaux. Mais je pense qu’il y a une autre raison à cela.
- Ah oui ? Et laquelle ? demanda le pèlerin.
- Je pense que quand je suis invisible, ça me permet aussi de rester très longtemps seul avec moi-même et je me rends compte que ça me fait vraiment du bien, répondit le phasme, tout étonné de sa propre découverte.
- Ca, c’est une belle leçon ! Je pense aussi que je marche pour me ressourcer et me retrouver. Merci, cher ami. Je vais vous souhaiter une belle continuation. Je vais continuer mon chemin.




Le pèlerin, le phasme, la cigogne, le moustique et le papillon; un conte sur le changement- 2ème épisode




Quelques heures après, le pèlerin traversait un grand pâturage : les parcelles étaient séparées de petits murets de pierres sèches et de loin cela ressemblait à un grand jeu de tangram résolu. Le temps était frais et le soleil éclairait les couleurs de l’automne pour les rendre plus éclatantes encore. Face à lui, haut dans le ciel, il vit arriver un vol d’oiseaux qu’ils ne savaient pas encore distinguer. Ils étaient trois, formant un triangle magnifique, grands oiseaux battant de leurs grandes ailes le grand air qui les portait. Le pèlerin reconnut alors des cigognes qui fonçaient à grande allure vers le sud. Perplexe, il les vit alors opérer un virage au-dessus de lui. En trois grands cercles, les oiseaux avaient atterri à cinquante mètres devant lui. Il s’approcha doucement craignant de les effrayer.
Une des cigognes, fit alors de sa fière démarche, quelques pas vers lui, et levant son bec, fit :
- Qui êtes-vous marcheur ?
- Et vous donc, voleuses ! fit le pèlerin en riant. Je plaisante ! Ne le prenez pas mal ! Je suis un pèlerin. Je vais où le chemin me mène. Et vous, vous allez où le vent vous porte ?
- C’est à peu près ça, oui. Le vent nous mène au sud. Nous allons chercher un climat plus clément, comme chaque année. Il commence à faire trop froid ici.
- C’est donc la seule raison qui vous fait faire ces milliers de kilomètres ? demanda le pèlerin, se rappelant du phasme qui avait découvert une autre raison à son camouflage.
- Et bien, oui, pour quelle autre raison à votre avis ? Et, puis, nous serions curieuses de savoir ce qui vous fait donc marcher ? dit la cigogne en se retournant vers ses congénères pour chercher leur approbation.
- Et bien, il y a une raison que j’ai découverte tout à l’heure. Je marche pour être léger. Si je suis lourd, je ne peux pas marcher. Vous le savez aussi ; si vous êtes alourdies, vous volez moins facilement, n’est-ce pas ?
- Bien sûr ! Quand nous avons un long trajet, à faire, nous prenons garde à ne pas trop manger ! Hein, les filles ?
Les cigognes approuvèrent du bec en plissant les yeux.
- La deuxième raison qui me fait marcher, en y réfléchissant, c’est que j’y trouve de la solidarité. Les gens sur le chemin sont gentils. Si vous avez un problème, ils vous proposent tout de suite leur aide.
Les cigognes se regardèrent et un des oiseaux qui n’avaient pas pris la parole s’avança vers le pèlerin.
- Votre réponse nous fait penser à une anecdote qui nous est arrivée.
- Ah bon ? Racontez, racontez ! Ca m’intéresse !
- Un jour de notre dernière migration, nous avons pensé être perdues. Nous ne reconnaissions plus notre route, nos lieux habituels de repos avaient disparu !
- C’est affreux de se sentir perdu comme ça ! remarqua le pèlerin. Ca m’est déjà arrivé !
- Oui, dans un premier temps, c’est vrai ! Et puis, avec mes amies, au lieu de nous angoisser, nous avons décidé de trouver ça amusant ! Alors, nous avons joué à celle qui trouverait la première un nouvel abri.
Les deux amies de la cigogne rirent de bon cœur en se souvenant de ce moment, et la troisième, celle qui n’avait pas encore parlé, dit ;
- Oui et c’est moi qui ai gagné ! Je nous ai trouvé un endroit adorable. Des gens avaient préparé des nids très douillets pour les cigognes de passage. Nous faisons maintenant à chaque fois le détour pour nous y arrêter ! fit-elle très fière d’elle.
- Magnifique leçon d’accueil et de solidarité ! répliqua le pèlerin. Et puis en plus, accepter de se perdre, savoir en faire un jeu et savoir se repérer : ça, j’essaierai de m’en souvenir ! Merci beaucoup !
- Je vous en prie. Nous avons été heureuses de vous rencontrer. Nous avons bien fait de nous arrêter. Belle leçon aussi pour nous. Nous allons reprendre notre route. Notre voyage est loin d’être terminé ! Et puis, l’est-il vraiment un jour ? dit la cigogne en clignant de l’œil vers le pèlerin amusé.
- Bon voyage ! fit chaleureusement le pèlerin alors que les trois oiseaux migrateurs prenaient leur envol.




Le pèlerin, le phasme, la cigogne, le moustique et le papillon- 3ème épisode
Un conte sur le changement-



La nuit tombait et le pèlerin hâta le pas vers un vallon qu’un marcheur lui avait indiqué et où, lui avait-il dit, il trouverait un abri confortable. Une fois arrivé, l’accueil qu’il reçut le réconforta : l’endroit tenait ses promesses. Toutefois et sans savoir pourquoi, ses sens se mirent aux aguets. Il s’installa dans le gîte, prit une douche et attendit que le repas fut servi, en repensant à sa journée. Il prit note dans son carnet de ces quelques mots :
L’espace est le temps, être léger, être invisible pour se protéger, se retrouver et se ressourcer, être solidaire, migrer pour trouver un climat plus agréable, accepter de se perdre et en faire un jeu, savoir se repérer.
- Belles leçons ! se dit-il.
Une cloche se fit entendre pour signifier aux marcheurs que le repas était servi. Plus de dix convives se rassemblèrent autour de la table. La nourriture était bonne et abondante. Les discussions s’entrechoquaient. Les rires fusaient. L’ambiance devenait pourtant électrique mais, il semblait que personne ne s’en apercevait. Tout à coup, un orage éclata. D’un bond, notre pèlerin fut debout. Il fonça au premier étage où il avait laissé ses affaires. Il surprit un des convives en train de fouiller dans son sac.
- Que faites-vous là ? lança-t-il
L’autre, sans attendre, lâcha tout et partit en courant. Il le poursuivit jusque dehors où la pluie commençait à tomber fort. Le voleur disparut dans la nuit.
- Être sur ses gardes reste une qualité indispensable lorsqu’on n’est pas chez soi, n’est-ce pas ?
Quelqu’un dans le noir lui avait lancé cette question, comme s’il savait ce qu’il s’était passé depuis le début de la soirée. Le pèlerin orienta le faisceau de sa lampe vers le coin de la pièce d’où provenait la voix. A sa grande surprise, il ne vit personne. Il mit cette hallucination sur le compte de la fatigue et alla se coucher. Dès qu’il éteignit la lumière, il entendit le bruit caractéristique d’un moustique. Après plusieurs tentatives pour tuer le dérangeur, il entendit la même voix lui dire dans le noir ;
- Être sur ses gardes reste une qualité indispensable, vous ne trouvez pas ?
- Vous voulez parler de vous ou de moi ? s’entendit-il répondre
- De vous, de moi, de tout le monde, dès lors qu’on n’est pas chez soi, répondit la voix.
- C’est vrai ! D’ailleurs tout à l’heure, heureusement que j’étais sur mes gardes ! Encore un peu, et je me faisais voler !
- Et moi, heureusement que j’étais sur mes gardes, sinon c’est vous qui m’écrasiez contre votre épaule !
Le moustique lui adressait la parole. Notre homme, interloqué chercha à en savoir plus.
- Et pourquoi vous me dites ça ? lui dit-il
- Seulement pour discuter un peu. On n’a pas toujours l’occasion de discuter avec un spécialiste de la mobilité et de l’adaptation.
- Ah bon ? Je suis un spécialiste de la mobilité et de l’adaptation ?
- Bien sûr. Vous bougez tous les jours et vous devez vous adapter en permanence. Et moi aussi.
- Expliquez-moi ça ! fit le pèlerin.
- Savez-vous que nous sommes les champions de l’adaptation aux produits insecticides que les services sanitaires essaient de mettre au point pour lutter contre nous ? Nous nous adaptons très vite en opérant des mutations.
- Et vous faites ça pour ne pas mourir n’est-ce pas ?
- Bien sûr, mais pas seulement.
- Là, vous m’intéressez beaucoup, cher ami moustique ! Et pour quoi d’autre alors ?
- Pour progresser bien sûr ! Jour après jour, épreuve après épreuve, dès que nous résistons en mutant, nous apprenons et en apprenant, nous progressons.
Le pèlerin hocha de la tête en s’exclamant :
- Moi aussi, je fais ça quand je marche, bien sûr. J’apprends tous les jours de mes épreuves.
- N’est-ce pas ? dit le moustique
- C’est une belle leçon que vous venez de me donner là ! Merci beaucoup, fit l’homme.
- Et vous, que pouvez-vous m’apprendre sur l’adaptation pour que je progresse encore? s’amusa le moustique.
L’homme réfléchit et prit un air grave.
- S’adapter, c’est aussi affronter la solitude. Je crois que modifier sa manière de faire est un acte très solitaire. Nous nous retrouvons tous face à nous-mêmes à l’heure du changement.
Le moustique en resta coi, leva les yeux au ciel en marque de réflexion, puis hocha sa trompe en signe d’approbation.
- C’est bien vrai ce que vous venez de dire là, Monsieur ! lança l’insecte. Cela va nourrir ma nuit plus que l’hémoglobine dont je vous aurais volontiers prélevé un petit échantillon. Je vous souhaite un sommeil réparateur, cher pèlerin !
Notre homme entendit le moustique quitter la chambre. Avant de s’endormir, il prit son carnet et inscrivit ces mots à la suite de ceux qu’il avait écrits tout à l’heure :
Rester sur ses gardes, faire confiance à son intuition, changer pour apprendre et progresser, savoir affronter la solitude : changer est un acte solitaire.
Satisfait, il éteignit la lumière et s’endormit très vite.




Un conte sur le changement : "Le pèlerin, le phasme, la cigogne, le moustique et le papillon". Dernier épisode



La lumière du jour et les bruits des randonneurs réveillèrent doucement notre pèlerin. Il se prépara rapidement et reprit sa route après avoir salué chaleureusement ses hôtes.
Du vallon dans lequel était niché l’abri dans lequel il avait passé la nuit, le chemin qu’il avait décidé d’emprunter remontait doucement vers une belle forêt. Il prit son temps pour profiter pleinement de sa promenade en levant les yeux vers le faîtage des grands arbres qui l’entouraient. Aussi loin qu’il portait son regard, il ne voyait que du vert et du brun, des rais de lumière venant illuminer les clairières comme des projecteurs de scène. A tout moment, il s’attendait à voir surgir une fée magnifique sur sa blanche licorne.
La tête encore dans ses rêves, le marcheur ne se rendit pas compte que quelqu’un l’observait : un papillon s’était posé sur son épaule.
- Bonjour, dit-il.
Le pèlerin sursauta. Le papillon lui avait parlé très près de son oreille. Il tourna la tête et vit le magnifique insecte. Ses ailes bleues et mauves battaient doucement.
- Bonjour, répondit-il. Vous m’avez fait peur vous savez ? Vous pourriez prévenir !
- Je suis navré, cher Monsieur. Ce n’était pas mon intention.
- Je vais en profiter pour faire une petite pause, proposa le pèlerin, en visant une grosse pierre sur laquelle il pourrait s’asseoir.
Le papillon prit son envol pour laisser au marcheur le soin de poser son sac, puis il se reposa sur sa main.
- Vous permettez ? fit le papillon
- Avec plaisir, répondit-il avant de dire au papillon. Depuis hier, je rencontre beaucoup de gens qui me posent toujours la même question. Alors je pense que vous aussi vous allez me demander pourquoi je marche ?
- Heu ! A vrai dire, ce n’était pas tout à fait la question que j’envisageais de vous poser, mais on peut commencer par celle-là, si vous voulez.
- Avant de répondre, et comme vous êtes vous aussi un champion du changement, j’aimerais vous poser une question : qu’est-ce qui vous amène à passer d’un état de chenille à un état de papillon ?
Le papillon regarda l’homme un peu surpris.
- Je ne comprends pas ce que vous dites. Je suis et j’ai toujours été un papillon.
- Mais non, rétorqua l’homme, avant d’être un papillon vous étiez une chenille, vous ne le saviez pas ?
- Je sais seulement que je suis sorti d’un cocon et que je me suis envolé, fit l’insecte qui ne comprenait toujours pas ce que l’homme bizarre lui racontait.
- Bon, ce n’est pas grave ! Laissez tomber !
- Ah ! Mais non, vous n’allez pas vous en tirer comme ça ! Expliquez-moi ! Que voulez-vous dire ? se mit en colère le papillon.
- Très bien, très bien. Je vais vous expliquer, dit le pèlerin doucement pour calmer l’animal. Vous êtes un insecte appelé lépidoptère dont la forme adulte est appelée papillon. Vous
pondez des œufs qui donnent naissance à des larves, qui deviennent chenilles puis papillons.
Le papillon, incrédule, regarda l’homme fixement et lui dit :
- J’étais une chenille, moi, avant ?
- Oui, comme tous vos congénères. Et c’est étonnant de voir cette magnifique mutation, dit le pèlerin admiratif.
- Et bien, vous venez de m’apprendre quelque chose d’incroyable et d’essentiel pour moi. Je vous remercie. Je vais surement mettre du temps pour admettre cela mais je réagirai différemment quand je rencontrerai une chenille.
- La conscience est maintenant votre amie la plus sure, dit le marcheur à son nouvel élève. Et puis, vous savez pour vous, votre changement d’état était une naissance alors que pour la chenille que vous étiez, c’était la mort !
- Décoiffant comme une bourrasque en haut d’un chêne ! Je vais y réfléchir. Alors, revenons à notre première question. Qu’est-ce qui vous fait marcher, Monsieur ?
- Et bien, ce que nous venons de dire m’a permis de réfléchir. Je pense au fond que je marche pour me perdre et ainsi mieux me retrouver. C’est ça ! pour devenir qui je suis, continua le pèlerin qui semblait avoir découvert quelque chose de très important pour lui.
- Alors, j’ai une dernière question, lança le papillon tout joyeux.
- Allez-y, je vous en prie.
- Et vous ? Pourquoi ne volez-vous pas ?
Et le papillon s’envola guilleret en laissant l’homme tout étonné avec ses leçons et sa question sans réponse… pour l’instant.


Yann Coirault


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MessageSujet: Re: La liberté et l’Azâdegui vus par Mowlânâ....................   Dim 26 Juin 2011, 17:16

Les trois portes,

Les trois portes, combattre et accepter ...........
Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et
intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès
d'un Vieux Sage.

"Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince.

"Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable,
répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur
ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune
d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche
pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu
aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton
coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi."

Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.

Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire
"CHANGE LE MONDE".

"C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me
plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas." Et il entama son
premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se
confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon
son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas
l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup
d'autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.

Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : "Qu'as-tu appris sur le
chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon
pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas".
"C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est
en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire
"CHANGE LES AUTRES" "C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres
sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur,
d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le
déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur
caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des
années passèrent.

Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les
autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le
chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la
cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de
mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que
prennent racine toutes ces choses." "Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils
réveillent en toi,les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant
envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers
ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la
Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore
parcourir." Et le Vieil Homme disparut.Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots
"CHANGE-TOI TOI-MEME". "Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est
bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son troisième combat.
Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à
supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout
ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où
il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince
rencontra le Sage qui lui demanda :
Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

"J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut
améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser."

"C'est bien" dit le Sage.
"Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre
tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand
trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout
abandonner, de lâcher prise." "C'est justement ton prochain apprentissage,
dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le
chemin parcouru." Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et
s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait
"ACCEPTE-TOI TOI-MEME."

Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait
franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on
devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé
autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts,
ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à
les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même
sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui
demanda :

"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

"J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi,
c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à
m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement."

"C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux
repasser la troisième porte."

A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de
la seconde porte et y lut "ACCEPTE LES AUTRES".

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie
; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il
avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise,
il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce
qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.

Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
demanda ce dernier. J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord
avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à
craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement,
inconditionnellement." "C'est bien" dit le Vieux Sage. C'est la seconde
Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.
Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte
et y lut "ACCEPTE LE MONDE".

Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois.
Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à
conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de
toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde
qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le
Vieux Sage qui lui demanda.

"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

"J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon
âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée,
le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste.
Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce
n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai
appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement."

C'est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord
avec toi-même, avec les autres et avec le Monde." Un profond sentiment de
paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita. "Tu
es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du
passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence"

Et le Vieil Homme disparut.
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MessageSujet: Re: La liberté et l’Azâdegui vus par Mowlânâ....................   Dim 26 Juin 2011, 17:16

La légende de l’arc-en-ciel

Légende amérindienne

Un beau jour, toutes les couleurs du monde entier se
mirent à se disputer. Chacune prétendait qu’elle était
la plus belle, la plus importante, la plus utile, la
préférée !
Elles se vantaient, à haute-voix, chacune étant bien
convaincue d’être la meilleure. Le bruit de leur
querelle s’enfla de plus en plus. Soudain, un éclair
d’une lumière aveuglante apparut dans le ciel,
accompagné de roulements de tonnerre. La pluie
commença à tomber à torrents sans discontinuer.
Effrayées, toutes les couleurs se tapirent et se
rapprochèrent pour chercher un abri les unes près des
autres.
La pluie prit la parole : «Stupides créatures qui
vous battez entre vous, chacune essayant de dominer
l’autre, ne savez-vous pas que c’est Dieu qui vous a
faites toutes, chacune dans un but particulier,
uniques et différentes ?
Il aime chacune d’entre vous, il a besoin de vous
toutes. Joignez vos mains et venez à moi. Il va vous
étendre à travers le ciel en un magnifique
arc-en-ciel, pour vous montrer qu’il vous aime toutes,
que vous pouvez vivre ensemble en paix. Comme une
promesse qu’il est avec vous, et comme un signe
d’espérance pour demain…»
Ainsi, chaque fois que Dieu envoie une pluie pour
laver le monde, il place l’arc-en-ciel dans son ciel,
et quand nous l’apercevons nous devrions nous rappeler
qu’il veut que nous sachions, nous aussi, nous
apprécier les uns les autres et le louer de notre
merveilleuse complémentarité…
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La liberté et l’Azâdegui vus par Mowlânâ....................
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