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 Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?

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AMBRE

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MessageSujet: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Sam 16 Juin 2007, 08:54

je remonte ce sujet du début mai sur "nouvelle energie"



suite au texte de sphinx :"de Marie à Marie"..et qui va dans le sens de mes "réflexions"...

http://antahkarana.forumzen.com/L-ANTRE-DE-MELCHISEDECK-c2/Dialectique-de-la-perception-par-Sphinx-f15/De-Marie-a-Marie-p698.htm#698

Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?


Qui est le porteur du saint Calice ?


Citation :
«Pierre, tu es depuis toujours porté à la colère, et maintenant je te vois débattre avec la femme comme si c’était un adversaire. Pourtant, si le Sauveur l’a rendue digne, qui es-tu, toi, pour la rejeter? Assurément, c’est sans faille que le Seigneur la connaît, c’est pourquoi il l’a aimée plus que nous»
( Evangile de Marie, p. 18,7-15 ).


Benvenuto Tisi dit IL Garofalo :




Il Garofalo était ami de Raphaël , pour distinguer ses œuvres de celui-ci, il peignait un œillet sur ses toiles ce qui lui valu son surnom.

Sur son Ascension du Christ ils sont à nouveaux douze !
Et là il n´y a plus que des apôtres . Judas c´étant pendu, qui le remplace ?

Les personnages :

A part Jésus qui monte aux cieux, comme indique son geste, il y a deux personnages qui indifférents à cette Ascension , semblent se regarder Tous deux ,placés de chaque côtés de la scène, portent un livre. Celui enrobé de rouge montre son genoux d´Initié. Tandis qu´on prendrait celui de notre gauche pour Jésus s´il n´était pas déjà représenté, regardant vers le bas.
Celui à la cape jaune regarde celui en rouge, qui semble indifférent à ce qui arrive autour de lui, malgré que la scène semble assez mouvementée.

Un doigt accusateur , du personnage à la cape bleue ,coupe le décor en deux : un schisme ,une séparation ,un choix à faire ? Comme semble signalait le barbu, à l´aire jovial placée auprès du porteur du livre en habit blanc et capé d´or.

Derrière lui un chauve, à regard peu tranquillisant. Tandis qu´on tourne carrément le dos à l´éphèbe, et qu´un doigt signale une sortie de scène.

Le ventre de celui qui se tient à gauche de la scène,est très pro nominant, mais pas très masculin, malgré sa belle barbe, d´ailleurs son habit forme une espèce de seins tombants . Pourtant le Garofalo est un excellent artiste !


Le paysage :

Derrière le groupe de gauche nous pouvons entrevoir les restes d´un temple, puis le paysage devient lointain et bleu, on aperçoit un clocher.
Du côté opposé : une montagne verdoyante et un château.

Qui sont ces deux personnages ?

On nous répondra que l´Ephèbe est le « disciple bien aimé », « celui que Jésus aimait » pour certains Jean pour d´autres Marie Madeleine, puisque le masculin l´emporte sur le féminin, ce disciple peut être une femme, et ici ses traits sont trop délicats même pour un très beau jeune homme.
S´il s´agit de la Madeleine portant son évangile ( voir le Perugino ) Jean pourrait être le Barbu portant soit son évangile ,soit son Apocalypse .

Mais la ressemblance avec Jésus est trop frappante, ne pourrait-il pas s´agire de Thomas Jude ,dit Didyme, le Jumeau ou Saint Jacques , son frère, tous deux représentés avec un livre.

Marc 6-3 : « N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon? et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de chute »

http://www.lecoindelenigme.com/jean-marie-madeleine-2.htm

- voir ce lien!!!!

-Nous avons vu Marie Madeleine prendre, plus souvent que l´on croyait, la place qui traditionnellement est celle de Jean Quand Madeleine est attablée, jean disparaît emportant avec lui le calice ou Graal .
Mais pas toujours, si l´artiste veut démontrer que la Femme prend part à la Communion:
grande paranthèse sur ce lien http://www.lecoindelenigme.com/bizarreries-suite-2.htm

Sainte Madeleine et Sainte Barbe


Nous avons déjà vu certains artistes « confondre » leurs saintes Catherine avec Marie Madeleine. D´une grande beauté elle aussi abandonna les Vanités de ce monde pour suivre son « époux » « Je n’épouserai que mon Dieu »dit-elle ! mais on lui trancha la tête.
Comme on fit également à sainte Barbe, Barbara. Aussi belle que Catherine et ne voulant pas épouser l´élu de son père , qui n´était point celui de son cœur, elle défia la loi romaine encore en usage au Moyen-Âge en embrassant le christianisme. Cette loi faisait du père le donneur de vie ou de mort pour une fille.( Voir le livre : « La Femme au Temps des Cathédrales » de Régine Pernoud aux éditions Livre de Poche ) Son pro géniteur l´enferma dans une tour afin qu´elle changea d´avis, voyant que la captive s´affairer encore plus à sa foi , celui-ci la décapita . Alors la foudre tomba sur lui, mais hélas pas celle de la société !
Le symbolisme de la décapitation est de nous faire voir que le Cœur et l´ Esprit ne loge pas dans la tête, donc l´être qui perd la tête devient plus spirituel. Pour cela dans certaines comptes on retrouve des personnages qui jonglent avec leur tête ou bien se promenant avec leur chef sous le bras.
Quoi qu´il en soit de nombreuses saintes sont issues de cette même époque leurs histoires reflètent la société en pleine transition de l´époque romaine soit disant plus civilisée, à la dite barbare, plus libérale du côté féminin.
Les attributs de sainte Barbe : la Tour avec 3 fenêtres, une épée et la palme du martyre.
Mais bien des fois nous avons vu Marie Madeleine avec un pot de baume très ressemblant à une tour.)

note d Ambre:
( j ai été littéralement "dirigé" pas loin de chez moi dans une église dédiée à Sainte Barbe...depuis pres de 20 ans que j habite à quelques kilomètres de cette église,je n y étais jamais allé...et en un wk trois personnes différentes m ont "poussé" à aller dans ce village???)

L´histoire de poison laissant à désirer, c´est avec ce Calice , comme caducée que Jean est dépeint .

Quand elle apparaît en tant que Marie Madeleine, les jalousies se font autour d´elle, celle de sa sœur Marthe, de Pierre de Judas etc.…
Mais , après avoir vu toutes ces saintes travesties, pourquoi ne pas penser que Marie Madeleine pourrait être ce Jean, le Vierge ?

En tant que Jean, il assiste aux tortures de la Passion, Madeleine n´apparaît qu´au moment plus sensible celui de la mort
N´est-ce pas aux femmes de pleurer tout en lavant le cadavre de ses êtres bien aimée ?

Il y a longtemps que nous avons compris qu´habiller en homme tout est plus facile, pour une femme.
George Sand en est un preuve bien connue.

Déguisée en homme, il est plus facile de fuir. Prêcher du spirituel, plus accepter.
Enfin une certaine liberté née, accompagnée d´une délivrance du désir charnelle qu´elle éveillerait chez les hommes.

Au Moyen-Ages les femmes, afin d´éviter un mariage prenaient le voile à la maison. Pour certaines ce n´était qu´une libération sexuelle, et elles étaient alors appelées Coiffeuses. Cette profession devint à cette époque synonyme de pute. Ce qui rappelle Marie Madeleine peignant sa longue chevelure.
Mais cette chevelure lui sert à se tresser un système pileux afin de d´éloigner les regards désireux de son corps plus que de son esprit. C´est son Voile , sa robe de Lumière !


« La chevelure [de la femme ] a été donnée en guise de voile »
(Paul, I, Cor., XI)
page: http://www.lecoindelenigme.com/jean-marie-madeleine-4.htm


voir aussi:
"Nous avons déjà vu que Marie Madeleine apparaît sur certaines Cènes, surtout du Quattrocento. Là on compte treize à table, Jésus et les Douze. On se demande quel est l´homme remplacé par cette femme durant l´Eucharistie. La réponse est le « disciple bien aimé », « celui que Jésus aimait » qui n´est ainsi nommé que dans l´évangile du « modeste » Jean. Mais les évangiles ne parlent pas d´apôtre lors de la Dernière Cène mais de disciples, et nous savons par eux que Marie Madeleine, par le fait de suivre Jésus en est une. Après la Résurrection, par l´épisode connu sous le nom de Noli Me Tangere, elle fut envoyée porteuse de la bonne nouvelle. Mais peut-on considérer cette mission comme apostolique ? Puisqu´elle ne se retrouve que dans l´évangile de Jean, à nouveau lui !
Poursuivons donc l´histoire biblique de cette Passion qui prendra fin lors de l´Ascension, et voyons comment les artistes traitèrent ce sujet. (Adela)



http://www.lecoindelenigme.com/MM-apotre.htm
voir aussi
ANAHITA/Anat,LA DEESSE PERSE (quelques extraits)

L Immaculée

... cette divinité conçoit mais n'enfante pas...

Déesse de l Aurore et de la fécondité ,elle est assimilée à l indiennne Sarasvati et aux babyliniennes Isshtar ou Inanna et parfois meme aux grécques Aphrodite,Diane ou Minerve

il y a peu de place pour les divinités féminines dans les mazdéisme et sans doute la seule véritable déesse iraniénne ,on l appelle Ardva Sura Anahita ce qui signifie: "la Haute , Puissance ,l Immaculée...



Dernière édition par le Jeu 27 Déc 2007, 15:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Mer 15 Aoû 2007, 11:14


La Mariée et la Mère de Sang Royal




Illustration : Chapelle du Rosaire.

Cette chapelle, située au nord, est la symétrique du retable de la Passion ; elle est décorée de hauts reliefs du XVIè siècle et d’une statue de N.D. du Rosaire du XVII° siècle. Sur la gauche, deux chapelles ont été crées contre les stalles du choeur, Sainte-Anne et Saint-nom-de-Jésus décorées de tableaux de Michel Serre (XVII° siècle).


Basilique de Saint-Maximin

Chassée de Jérusalem par la persécution avec son frère Lazare, sa soeur Marthe et ses compagnons, Marie Madeleine participa à l’évangélisation de la Provence et se retira dans une grotte, dans le massif actuel de la Sainte-Baume.

Elle mourut dans les bras de Saint-MAximin, évèque d’Aix, dont le village prit le nom.

Les reliques de Sainte-Marie-Madeleine furent conservées dans un sarcophage, puis enfouies en 710 pour échapper aux pillages des Sarrasins. Ses reliques furent perdues...

En 1279, Charles II d’Anjou, comte de Provence, futur roi de Sicile, les redécouvrit. Le pape Boniface VIII et Charles II décidèrent la construction d’une basilique digne d’être un reliquaire pour Sainte-Marie-Madeleine. La construction commença en 1295 ainsi que celle du couvent qui jouxte la basilique ; la garde de ces reliques fut alors confiée aux frères Prêcheurs, les Dominicains, qui s’installèrent dans le couvent jusqu’en 1957.

Biographie de Marie Madeleine "Myriam"

Marie Madeleine meurt en 63. Agée de soixante ans, elle réside alors en Provence, dans le massif de la Sainte-Baume, loin de sa terre natale et loin aussi de l’endroit où son mari s’est apparemment éteint.

Quels rapports entretient Marie Madeleine avec l’histoire de l’Eglise ?

A Qumrâm, Marie est d’abord un titre honorifique, dérivé de Miryam (nom de la sœur de Moïse et Aaron) et attribué aux femmes exerçant des fonctions sacerdotales dans les communautés à vocation spirituelle, comme celle des thérapeutes de Qumrâm, réunissant ascètes et médecins.

Les Moïse président les cérémonies réservées aux hommes, et les Miryam celles où se retrouvent des femmes, pratique héritée de l’Ancien Testament. Marie Madeleine « de laquelle étaient sortis sept démons » (Luc 8, 2), est, dit-on dans le même texte, « une pécheresse », ce qui ne l’empêche pas d’être la fidèle compagne du Christ, qui l’aime entre tous. Il faut savoir lire entre les lignes et interpréter les propos de l’évangéliste.

Avant son mariage, elle se trouve placée sous l’autorité du chef des scribes, en l’occurrence Judas Sicariote, qui est également le septième Prêtre Démon, faisant partie d’une confrérie symétrique à celle des Septs Prêtres de la Lumière (allusion au chandelier à sept branches ou Menorah) Sa tâche consiste à surveiller les femmes célibataires de la communauté de Qumrâm. Or, de par son mariage, Marie Madeleine n’est plus concernée par ces dispositions, car ayant épousé un homme de sang royal, elle est tenue de vivre, parfois longtemps, séparée de lui, périodes pendant laquelle elle est considérée comme une soeur (c’est-à-dire l’équivalent d’une religieuse) et dépend du Père, Simon le Zélote, alias Lazare. Marthe (dont le nom est lui-même emblématique de son statut et signifie Femme) est également placée sous l’autorité du Père, à la différence près que les Marthe ont le droit d’avoir des biens, ce qui n’est pas le cas des Marie (Madeleine). En outre, les sœurs occupant la même place que les veuves (encore appelées infirmes) dans l’échelle sociale, elles cèdent le pas devant les almah (« vierges »). Si le fait de se marier s’accompagne pour elles d’une promotion, car elles accèdent ainsi à la dignité de mère, pendant les périodes de séparation obligatoires d’avec leur époux elles déchoient de leur position et se retrouvent ravalées au rang d’almah.

Marie Madeleine est la fille de l’archiprêtre Syrus, dit le Yaïrite, venant juste après le grand prêtre dans la hiérarchie, et qui officie dans la synagogue de marbre de Capharnaüm, tout en restant indépendant des Sadocides et des Ebyatars, puisqu’il s’agit d’une fonction héréditaire réservée, depuis le temps du roi David, aux descendants de Yaïr (Nombres 32, 414). On en trouve confirmation un peu plus loin, dans un Livre historique (deuxième livre de Samuel 20, 25-26) : « Shiya était secrétaire ; Sadoq et Ebyatar étaient prêtres. De plus, Ira le Yaïrite était prêtre de David. »

La première fois qu’apparaît le nom de Marie Madeleine dans l’Evangile, c’est lorsqu’on nous explique qu’elle est « ressuscitée d’entre les morts » par Yaïr en l’an 17. Cette opération, qui consiste, comme on l’a vu, à sauver quelqu’un de l’obscurité éternelle, désigne soit une promotion au sein de la communauté (essénienne) de ceux qui suivent « la Voie », soit la suspension d’une excommunication, c’est-à-dire le rachat de la mort spirituelle. (à noter qu’aujourd’hui encore les francs-maçons emploient ce terme.) Les femmes n’étant jamais excommuniées, il ne peut s’agir dans le cas de Marie Madeleine que d’une cérémonie initiatique.

Celle-ci intervient à l’âge de douze ans pour les garçons, et à quatorze ans chez les filles. Marie Madeleine étant « ressuscitée » en 17, il en ressort qu’elle est née en l’an 3 de notre ère, et qu’elle a par conséquent neuf ans de moins que Jésus, son mari, qu’elle épouse en 30. Comme elle tombe enceinte en décembre 32, elle a trente ans lors de la célébration de son second mariage, qui intervient quelques mois avant la naissance de sa fille Tamar, en septembre 33. Quatre ans après, elle met au monde jésus Justus, le fils aîné de Jésus-Christ, et en 44 (alors qu’elle a quarante et un ans) son frère cadet, joseph. À cette époque, elle se trouve à Massalia (Marseille), ville fondée par les Grecs et où l’on parle encore leur langue, ce qui nous amène à préciser que si les juifs, au temps du Christ, parlent une langue sémitique, celle-ci est fortement mâtinée de grec, et bientôt de latin.

Tradition gnostique oblige, Marie Madeleine connote la sagesse (Sophia), représentée par le soleil, la lune et les étoiles. Dans cette optique, elle se confond avec l’Esprit Saint, dont elle est l’image sur terre, partant en exil avec le fils aîné du Christ, traquée par les Romains qui veulent détruire « le reste de ses enfants ».

C’est ainsi qu’il faut entendre ce que nous dit Jean dans l’Apocalypse (12, 1-17) :

Un signe grandiose apparut dans au ciel : une Femme ! le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement. Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d’un diadème. [ ... ] En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s’apprête à dévorer son enfant aussitôt né. Or la Femme mit au monde un enfant mâle [ ... 1 ; et son enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône, tandis que la Femme s’enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge [ ... ]

Alors, il y eut une bataille dans le ciel : Michel et ses Anges combattirent le Dragon [ ... ] On le jeta donc, l’énorme Dragon, l’antique Serpent [ ... ] Mais eux l’ont vaincu par le sang de l’Agneau et par la parole dont ils ont témoigné [ ... 1 Se voyant rejeté sur terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la mère de l’Enfant mâle. Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu’au refuge [ ... ] Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s’en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus

Marie Madeleine part en Gaule avec Marthe et une servante, du nom de Marcelle. L’apôtre Philippe, Marie Jacob (lépouse de Cléophas) et Marie Salomé, alias Hélène, sont aussi du voyage, qui s’achève à Ratis, petit port de la côte méditerranéenne, dans le delta du Rhône, devenu depuis les Saintes-Maries-de-la-Mer. Or, si Marie Madeleine et Marthe jouent un rôle de premier plan dans l’Evangile, Paul ne fait jamais allusion à leur exil dans ses épîtres, rédigées ultérieurement.

Vie de Marie Madeleine

La Vie de Marie Madeleine de Raban Maur (776-8566) s’inspire de nombreux récits de la vie de notre héroïne, qui remontent à une époque reculée. On trouvera, au début du XVe siècle, une copie de ce manuscrit à Oxford, ce qui donnera lieu à la création du Magdalen Collige par William de Waynfleete en 1448. Matthew Paris le mentionne déjà en 1190 dans sa Chronica majora, et il figure dans le Scriptorum ecclésiasticorum historia literaria basilae d’Oxford. En France, Louis XI (1423 -1483, qui régna de 1461 à sa mort) insiste sur la place occupée par Marie Madeleine dans la lignée dynastique royale française. Enfin, toujours dans le même pays, au XIXe siècle Lacordaire publie Sainte Marie Madeleine, une étude très éclairante, à rapprocher de La Légende de sainte Marie Madeleine, livre écrit au début du XIIIe siècle par Jacques de Voragine, archevêque de Gênes, puisqu’ils soulignent tous les deux qu’Eucharie, la mère de Marie Madeleine, appartient à la famille royale d’Israël (en réalité, elle est d’ascendance asmonéenne, et non davidique).

Marie Madeleine selon la Légende dorée

C’est toutefois La Légende dorée qui rendra célèbre Jacques de Voragine. Publié au départ en latin et en français, cet ouvrage sera ensuite partiellement traduit en anglais, certains passages essentiels étant malencontreusement omis - erreur vite corrigée, car sur les conseils du comte d’Arundel, William Caxton offrira bientôt au public anglais une version intégrale de ce texte, qui est une véritable hagiographie, c’est-à-dire une rédaction de la vie des saints destinée à magnifier, par des exemples et des anecdotes, les préceptes de l’Evangile. Cet ouvrage connaîtra une fortune extraordinaire, et l’on en donnera lecture, très souvent quotidiennement, dans les monastères et les églises d’Europe (Grande-Bretagne exceptée).

Sainte Marthe de Béthanie

L’un des développements les plus saisissants concerne Sainte Marthe de Béthanie et sa sœur, Marie Madeleine. En voici un résumé, retranscrit en français moderne :

Sainte Marthe, qui hébergea Notre-Seigneur Jésus Christ, est issue d’une famille royale. Son père, originaire de Syrie, s’appelait Syro, et sa mère Eucharie. Sa soeur et elle héritèrent de leur mère trois propriétés : le château Madeleine, Béthanie, et un quartier de Jérusalem. Après l’Ascension de Notre-Seigneur, et une fois que les disciples se furent dispersés, elle embarqua, avec son frère Lazare et sa soeur Marthe, sur un navire qui, placé sous la protection de Notre-Seigneur, a touché la terre à Marseille. De là, ils se sont rendus dans la région d’Aix, où ils ont fait partager leur foi aux habitants.

Magdalena

Madeleine (ou Magdala) vient de migdal, qui signifie « tour » en hébreu. Ne nous laissons pas abuser par la déclaration selon laquelle nos deux « sœurs » détiennent trois propriétés, étant donné que les Marie (ou, si l’on veut, les Miryam) n’ont pas le droit de posséder des biens immobiliers. Leur héritage désigne en réalité le rôle éminent de gardiennes qui est le leur, au sein de la communauté de Qumrâm, en écho à ce que dit le livre de Michée (4, 89).

Si c’est à Rennes-le-Château (village situé dans l’Aude) que l’on célèbre avec le plus de ferveur le culte de sainte Marie Madeleine, il ne faut pas oublier la dévotion à sa tombe, sise à Saint-Maximin, et gardée au début du Moyen Âge par les moines rassemblés sous la houlette de Jean Cassien. Rappelons ce que fut l’œuvre de ce dernier : alors que saint Benoît (de Nursie) est le père du premier ordre monastique en Occident (par le biais de la fondation de l’abbaye du monastère du Mont-Cassin, où il édicte la Règle), il a eu un prédécesseur de taille en la personne de Jean Cassien, qui fonde deux établissements à Marseille aux alentours de 410 (et qui lui-même suit l’exemple de saint Martin, évêque de Tours, et de saint Honorat, archevêque d’Arles12. L’innovation de Jean Cassien et de ses continuateurs, au premier rang desquels saint Benoît, consiste à soustraire la vie monastique à l’autorité de la hiérarchie ecclésiastique. Notre homme dénonce ainsi en la prêtrise une « funeste pratique » et met en garde les moines contre les évêques. De retour du Proche-Orient, où il a mené une vie d’ermite (en Égypte, au sein de groupement d’anachorètes, et à Bethléem), il fonde deux monastères à Marseille, l’un pour les hommes, l’autre pour les femmes. Devenu un centre de la vie conventuelle, cette ville donnera également naissance à la Chandeleur, qui remplace la fête de Perséphone. C’est également dans la cité phocéenne que naît le culte de la Vierge.

Saint Guilhem le Désert

Autre lieu de culte important à l’époque, la chapelle romane de Saint Guilhem le Désert (petite bourgade située dans la banlieue de Montpellier). L’église de Rennes-le-Château est officiellement consacrée à Marie Madeleine en 1059 et, en 1096 (l’année ou Pierre l’ermite prêche la première croisade) commence la construction de la basilique Sainte-Marie Madeleine à Vézelay- C’est aussi là que saint François d’Assise (1182-1226) fonde (en 1210) l’ordre dit des Franciscains, et que saint Bernard de Clairvaux (1090-1153), le moine à qui l’on doit l’abbaye de Cîteaux et l’ordre des cisterciens, prêche en 1146 la seconde croisade, devant Louis VII le jeune et Aliénor d’Aquitaine. La dévotion à Marie Madeleine est donc indissociable de l’enthousiasme des croisés qui partent pour la Terre sainte.

Cisterciens, dominicains et franciscains et autres ordres monastiques actifs à l’époque vivent par conséquent à l’écart de « l’évêque de Rome » (le pape), mais tous manifestent la même piété à l’égard de Marie Madeleine. En participant en 1128 à la rédaction de la Règle de l’ordre des Templiers, saint Bernard (de Clairvaux) stipule que les chevaliers du Temple doivent se réclamer de Béthanie, « le château de Marthe et de Marie (Madeleine) ».

Il est dès lors évident que les grandes cathédrales dédiées à Notre-Dame, à l’initiative des Templiers, ne célèbrent pas Marie, la mère du Christ, mais bel et bien Marie Madeleine, l’épouse divine.


Dernière édition par le Mer 15 Aoû 2007, 11:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Mer 15 Aoû 2007, 11:16


La Femme en Pourpre et la Vierge Noire


Publié le : mercredi 29 septembre 2004
Créé le : Non renseigné

Illustration : Allégorie sacré par Jan Provost, peintre flamand du XVème siècle. Jésus et Marie Madeleine. Le Christ est armé d’une épée et Marie Madeleine porte une couronne et la robe bleu-noire des prêtresses nazoréennes. les deux mains au premier plan forment un M renversé et désignet la mariée qui libère la Colombe de l’Esprit.


Les premiers textes chrétiens présentent Marie Madeleine comme « celle qui connaît le Tout », que « le Christ aime plus que tout autre disciple », qui fait montre de plus de « science, de pénétration et de vision que Pierre », elle, l’épouse bien-aimée qui parfume les pieds du Christ à Béthanie, à l’occasion de la célébration de leur second mariage (le hieros gamos).

Cela n’empêche pas l’Église de la discréditer, le moment venu, afin de porter aux nues Marie, la mère de Jésus. Pour cela on s’appuie sur des textes ambigus de l’Evangile qui la décrivent comme une « pécheresse », alors que nous savons que cela signifie qu’elle est tout simplement une almah.

Avec une mauvaise foi insigne, les dignitaires religieux décrètent qu’une « pécheresse » est une prostituée ! C’en est fait de la réputation de Marie Madeleine, et aujourd’hui encore le nom de Madeleine a une connotation péjorative en anglais (une « courtisane repentie », d’après l’Oxford English Dictionary). Il n’a pourtant point manqué d’artistes pour s’inscrire en faux contre cette calomnie, en représentant Marie Madeleine vêtue d’une tunique blanche ou bien d’un manteau bordé de soie blanche, symbole de pureté.

Il existe d’ailleurs un parallèle étonnant entre la façon dont les peintres et les sculpteurs flétriront par la suite sa mémoire et le sort, beaucoup plus enviable, réservé à l’une de ses compagnes d’exil, Hélène, alias Salomé.

Pierre éprouve une telle antipathie pour les femmes, surtout si elles sont instruites, qu’il ne peut voir en Hélène/Salomé qu’une « sorcière », oubliant qu’elle se trouve au pied de la croix avec Marie, la mère du Christ. À dire vrai, comme elle a épousé Simon le Zélote, alias Zébédée (ou Simon le Magicien), elle est la « mère » au sens religieux du terme (au sein de la communauté de Qumrâm) des Apôtres Jacques et Jean Boarnergès, et comme telle affiliée à l’ordre d’Asher, qui autorise la possession de biens immobiliers et dont les prêtresses reçoivent le nom (grec) de hiérodulai (femmes sacrées). Car notre amie est bien une grande prêtresse officiant à Ephèse et portant le titre honorifique de Sarah, ce qui lui permet de revêtir une robe de cérémonie rouge (comme les prélats membres du Sacré Collège endossent aujourd’hui encore la pourpre cardinalice). Ces femmes haut placées dans la hiérarchie ecclésiastique ne disent rien qui vaille à Pierre, qui redoute de perdre à cause d’elles son statut de chef des Apôtres. Cette méfiance va se perpétuer au fil des siècles, raison pour laquelle on n’ordonne toujours pas de femmes dans l’Église catholique, qui les cantonne dans des congrégations.

A l’inverse, les femmes se réclamant de l’ordre de Dan sont des nazôréennes laïques. Marie Madeleine, élevée à la dignité de Miryam, en est en quelque sorte la « supérieure » (occupant une fonction analogue à celle d’un archevêque), et de ce fait habilitée à être vêtue de noir, les nazôréennes ayant adopté la tenue des prêtres d’Isis. Parallèlement à cette dévotion à Marie Madeleine on voit, en l’an 44, apparaître en France (à Ferrières, dans la région de Meaux) le culte de la Vierge Noire, qui inspirera tant d’artistes, et dont l’une des plus belles statues se trouve à Verviers, en Belgique (non loin de Liège) : il s’agit d’une Vierge au teint bistre, portant couronne, la tête nimbée d’un halo, tenant à la main un sceptre doré et se trouvant en compagnie de l’Enfant jésus, couronné lui aussi comme il se doit pour un roi.

Par contraste, on a coutume de représenter Marie Madeleine vêtue d’une tunique rouge, souvent jetée sur une robe verte (couleur emblématique de la fertilité), tel qu’il apparaît sur la fresque qui lui est consacrée dans Invention de la vraie Croix, suite de neuf compositions murales de Piero della Francesca, peintes dans l’église d’Arezzo, en Toscane. On peut également citer Marie Madeleine au pied de la Croix, tableau de Botticelli, où elle est drapée dans un manteau écarlate, ce qui dénote sa place élevée dans la hiérarchie ecclésiastique.

Voilà qui suscite l’ire du Vatican : des femmes en pourpre ocupant des fonctions importantes dans l’Église ! En dépit du culte de la Vierge (qui se développe surtout après le concile d’Éphèse), les prélats décrètent qu’elle ne doit point jouir du prestige accordé à Marie Madeleine, le Vatican allant jusqu’à stipuler, en 1649, qu’on ne doit jamais la représenter que vêtue de bleu et de blanc (c’est la « Vierge Blanche »). Comme prévu, cela a pour effet de lui retirer toute influence, sur le plan ecclésiastique, même si l’on encourage par ailleurs la dévotion mariale.

Les femmes sont ainsi exclues de la prêtrise et Marie, la mère de Jésus, mise à part elles sont reléguées au bas de l’échelle, ce qui rejette un peu plus dans, l’ombre Marie Madeleine. Du même coup, on observe un silence total sur les descendants directs du Christ, et les évêques prétendent tenir leurs pouvoirs spirituels d’une « descendance » exclusivement masculine inventée de toutes pièces et n’ayant aucun rapport avec la lignée messianique issue de Jésus, ni même avec celle du prince de la couronne Rama-Theo, Joseph d’Arimathie, alias Jacques (le juste ou le Mineur), son frère cadet. Tel est le legs de Pierre, l’essénien fruste, misogyne et borné...

L’Eglise des premiers temps est aussi en butte au culte de la déesse de l’univers, très répandu autour de la Méditerranée, et qui connaît un regain de ferveur en cette époque où l’on discute du statut de la femme. Cette figure du panthéon revêt diverses apparences et porte des noms différents, Déméter, Junon, Diane, Cybèle, etc., qui ne sont jamais que la transposition d’Isis, « la mère de l’univers, qui commande aux éléments, règne sur toute chose, est l’enfant du temps et la manifestation singulière de tout ».

Dans l’Égypte ancienne, Isis est la femme (et la soeur) d’Osiris, le père de la civilisation, qui juge les âmes après la mort. Nous sommes là en présence d’une divinité mère (d’Horus, en particulier, avec lequel on nous la dépeint souvent, et qui symbolise le pharaon). On sait désormais que la « Vierge Blanche » n’est qu’une résurgence d’Isis, la mère qui allaite son enfant. Mais c’est aussi d’elle que procède la mystérieuse Vierge Noire, dont on trouve presque deux cents exemplaires (statues ou tableaux) en France au XVIe siècle (on en a répertorié au total plus de quatre cents dans le monde entier). La patronne de la France elle-même, Notre-Dame de Lumière, dérive d’Isis, la mère de l’univers.

La représentation de la « Vierge Noire à l’Enfant » ne cessera de poser un dilemme aux autorités religieuses, en particulier les statues que l’on trouve dans les églises ou dans les lieux de prière célèbres : tantôt elles sont totalement noires, tantôt elles n’ont de foncé que le visage, les mains et les pieds, sans qu’il faille attribuer ce phénomène à une décoloration naturelle au fil des siècles, comme l’ont pensé certains ecclésiastiques, que cela laissait perplexes. Il arrive parfois qu’on les ait repeintes en rose pâle, de manière à ce qu’elles correspondent à l’image convenue de la Vierge, ou bien qu’on les aient reléguées dans un endroit discret afin de les soustraire au regard des fidèles. Quoi qu’il en soit, elles n’ont pas les traits négroïdes, mais seulement la peau hâlée, qu’elles soient richement ou modestement vêtues (à la manière des Vierges Blanches).

S’il faut voir dans la Vierge Noire une lointaine image d’Isis, son origine remonte en réalité à Lilith, déesse (sumérienne et babylonienne) vénérée avant même l’époque des « Patriarches », et qui représente la femme dotée d’une force qui en fait l’égale de l’homme, autrement dit un personnage droit, fier et imposant, à la différence du rôle effacé dévolu à Marie, la mère de jésus, habituellement dépeinte sous les traits de la Vierge Blanche. Isis et Lilith sont censées, l’une comme 1) autre, connaître le Nom secret de Dieu, prérogative dont hérite à son tour Marie Madeleine. La Vierge Noire figure donc aussi Marie Madeleine qui, en vertu de la doctrine alexandrine, « a transmis les arcanes du Christ ». C’est d’ailleurs en ces lieux où l’on trouve des Vierges Noires que s’exprime la dévotion à Marie Madeleine. Celle-ci a le teint bistre comme la sagesse (Sophia), qui existait dans les ténèbres du chaos avant la création. Pour Simon le Magicien (alias Simon le Zélote), qui est d’obédience gnostique, la sagesse (la grande et immortelle sagesse qui a mis au monde le Premier Père, en l’arrachant aux profondeurs), se confond avec le Saint-Esprit. Sophia réalise ainsi, pense-t-on, l’incarnation de l’Esprit Saint en la reine Marie Madeleine.
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Mer 15 Aoû 2007, 11:21

Le Codex de Berlin, découvert en Egypte, fut rédigé en copte vers la fin du 2e s. de notre ère. Il inclut l’Evangile de Marie, un court écrit dont quelques passages manquent. Il contient cependant d’étonnantes révélations sur le cercle des disciples de Jésus et leur travail spirituel. La figure de Marie-Madeleine, qui relate les faits, se dresse avec force et révèle la clarté d’une femme aux prises avec la suprématie masculine.
Marie-Madeleine Femme initiée
"Soeur, nous savons que le Sauveur te préférait aux autres femmes, rapporte-nous les paroles du Sauveur dont tu te souviens, et que tu as comprises et pas nous, et surtout celles que nous n’avons pas entendues", demande Pierre à Marie-Madeleine.

En quelques mots apparaît le point de discussion qui alimentera les plus vives controverses pour les siècles à venir !

Marie-Madeleine, la femme
On connaît l’existence simultanée de 3 Maries : la mère de Jésus, Marie de Béthanie en tant que soeur de Marthe, et Marie-Madeleine.

Nous savons historiquement très peu de choses sur cette dernière, sinon qu’elle était instruite, qu’elle disposait d’une certaine fortune personnelle qu’elle mit au service de Jésus et des apôtres. Elle est mentionnée pour la première fois dans l’Evangile de Luc (8,2) : "Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis 7 démons". Les 4 Evangiles ne la mentionnent alors plus avant la scène de la résurrection dans le tombeau. Rien ne permet d’affirmer qu’elle fut la femme adultère ou celle dite de Béthanie qui acheta pour Jésus un coûteux parfum dont elle l’oignit.

Le nom même de Magdala, qui signie "terrestre", ne peut renseigner sur son identité précise.

Son influence est toutefois considérable : c’est à elle que Jésus apparaît lors de sa résurrection, lorsqu’elle vint s’occuper du corps. Cette seule tâche, dévolue à une femme très proche, souligne son lien particulier avec Jésus : Marie, mère de Jésus, est toujours vivante mais ce n’est pas elle qui effectue cette opération. Curieusement, la conversation de Marie-Madeleine avec Jésus ressuscité n’est pas rapportée dans l’Evangile de Jean dont les écrits témoignent pourtant d’une connaissance initiatique poussée ; il dépeint simplement l’affolement de Marie-Madeleine à la vue du tombeau vide, comme si elle avait perdu la tête. Tout l’aspect crucial de la vision puis de la reconnaissance de Jésus ne figure pas dans son texte. (A ce titre, nous vous invitons à consulter un prochain article, comme il est annoncé en fin de ce texte).

Après son ascension définitive, Jésus apparaît de nouveau à Marie-Madeleine. Le Codex de Berlin raconte la déclaration de Marie aux disciples : "J’ai vu le Seigneur dans une vision." Aussitôt, elle est prise à parti par le groupe : "Pour ma part", dit André, "je ne crois pas que le Sauveur ait dit cela. Car ses enseignements ont certainement une autre signification." Et Pierre ajoute : "Se serait-il entretenu avec une femme, en secret et à notre insu ? Devrions-nous nous tourner vers elle et l’écouter tous ? Il l’aurait privilégiée par rapport à nous ?" Alors Matthieu répond à Pierre : "Si le Sauveur l’a rendue digne, qui es-tu, toi, pour la rejeter ? Certainement le Sauveur la connaît à fond. C’est pourquoi Il l’a aimée plus que nous ! Ayons plutôt honte et revêtons plutôt l’Homme Parfait comme Il nous en a donné la mission ! Nous devons proclamer l’Evangile sans établir d’autres règles ou d’autres lois que celles prescrites par Lui."

Nous le constatons : selon la conception de ces hommes, une femme ne saurait être considérée digne d’être initiée, à plus forte raison de manière directe et à titre individuel. L’intervention de Matthieu met bien en relief la préférence marquée de Jésus envers Marie-Madeleine, que personne ne songe ensuite à contester. Ce lien seul est insupportable et critiqué par les apôtres, qui ont même demandé à Jésus qui d’entre eux siégerait assis à sa droite et à sa gauche dans le Royaume des Cieux... Le Codex de Berlin met en évidence les dissensions et la soif de puissance des disciples. Malgré le témoignage de vie de Jésus, ils continuent de rivaliser entre eux et prolongent la loi ancienne.

La tradition juive faisait de la femme un être indigne, impur, inférieur, dangereux - un aspect qui perdure à notre époque encore en de nombreux domaines. Le groupe des apôtres est nommément constitué d’hommes ; les femmes y sont simplement présentes comme des suiveuses. Jésus ne craignait cependant pas de déranger "l’ordre" établi en louant Marie de Béthanie, assise à ses pieds et écoutant son enseignement sans s’activer dans la maison. Pareillement, on le voit au contact de femmes adultères, de prostituées ou de pauvres vieilles affectées de maux divers.

Marie-Madeleine dérange donc à double titre : elle est femme, et elle fut l’aimée de Jésus qui lui dispensa un enseignement dont les autres ne bénéficièrent pas. Après son ascension, Il demeura même en contact avec elle. Dans le Codex de Berlin, lorsqu’elle est accusée d’affabuler, par les disciples jaloux à propos de sa vision, elle fond en larmes : son récit, qui constitue un authentique enseignement spirituel, n’a pu être reçu par ces hommes aveuglés par leur prééminence, leur soif de pouvoir, et qui s’imposent en tant que continuateurs de l’ordre ancien.

Quel enseignement nous est donné par Marie-Madeleine, qui seule l’a reçu ?

L’aimée de Jésus

Un texte apocryphe rapporte que l’on vit Jésus embrasser publiquement Marie-Madeleine sur la bouche. Ce fait embarrasssant fut soigneusement occulté, car il impliquait une profonde remise en question de l’être de Jésus tel qu’il fut présenté durant des siècles. Le Codex de Berlin vient très à propos éclairer cet aspect.

En effet, le premier questionnement émis par Marie-Madeleine porte sur la matière : "Sera-t-elle donc sauvée ou non ?" Un dialogue s’ensuit, où prennent part les disciples de la vision, portant sur le Désir et le péché. Jésus évoque alors le périple de l’âme qui voyage à travers les sphères du désir, de l’ignorance, des appétits charnels, de la mort, de la science et de la colère. Ce passage comporte une analogie frappante avec les écrits de la Pistis Sophia. L’âme rencontre tour à tour ses anciens persécuteurs qui s’étonnent de sa liberté, car elle ne se laisse plus arrêter par eux. Elle leur répond : "dans le monde, j’ai été délivrée du monde ; et libérée jusqu’à obtenir l’image d’un ordre supérieur." Il est donc question ici de deux ordres : l’un, inférieur, gouverné par les pulsions de domination, la mort et un intellect exacerbé, sans sagesse, qui reflète l’ignorance de la réalité ; l’autre, véritable, supérieur, fait de silence, d’harmonie et d’éternité. La première tâche à accomplir sur la voie de l’accession à l’autre Nature est la libération du joug du désir - un aspect majeur dans la doctrine du Bouddha -.

Il est significatif que Marie-Madeleine soit la porte-parole de cet enseignement. Du fait de sa liaison étroite avec Jésus, le Sauveur, elle est rendue digne d’évoquer le point central du travail de détachement des appétits charnels. Par charnels, il faut aussi et surtout entendre tout ce qui relie à l’ancienne nature sans pour autant relever de la matière brute : les passions intellectuelles en font pleinement partie. Alors l’âme libre peut-elle évoluer au milieu de la nature limitée et mortelle, sans subir aucun dommage. Si l’on assimile le personnage de Marie-Madeleine à l’âme terrestre qui acquiert, par sa liaison avec l’Esprit, une nature pure et libre, alors on comprend le message extraordinaire qu’elle est amenée à transmettre aux hommes. Et le baiser de Jésus prend tout son sens : Son Souffle - le Pneuma, l’Esprit - vient s’incarner dans Magdala - la Terre -, pour la libérer. Alors, vraiment, Marie-Madeleine accède à l’état de Marie, la Mère, la Substance Primordiale d’où jaillit la Vie. Et si cet enseignement est donné aux hommes qui en font la demande, c’est que tous peuvent avoir part à ce merveilleux processus.

Les ténèbres de l’ignorance sont définitivement chassées par la connaissance, la Co-Naissance authentique. C’est l’aspect féminin, récepteur et engendreur, présent en chacun et représenté par l’âme, qui permet la descente de l’Esprit dans la nature terrestre, pour lui rendre toute sa dignité.

"Bienheureuse es-tu parce que tu n’es pas troublées par ma vue ! Car à tel pouvoir de compréhension correspond telle vision", s’exclame le Sauveur à l’attention de Marie.

L’Initiée

La personne de Marie-Madeleine dépasse le simple cadre historique et c’est sans doute la raison des mystérieuses interrogations qui ne cessent de passionner les hommes depuis plus de 2000 ans. La légende indique qu’après l’ascension de Jésus, les 3 Marie firent voile jusqu’aux Saintes Marie de la Mer, où elles débarquèrent en terre d’Occident. La Mer, ou la Mère ... Ce triple aspect des Marie évoque un être unifié selon le corps, l’âme et l’Esprit. Ensemble, il est dit qu’elles oeuvrèrent à apporter l’enseignement de l’Amour aux Occidentaux. Cette légende a pris corps dans le mythe du Graal, dont il est significatif de trouver trace tant en Orient qu’en Occident. La Coupe est emplie de la Liqueur Divine pour opérer la transmutation, suivie de la transfiguration. La liaison de la Terre et de l’Esprit s’opère par une Ame purifiée, neuve, nouvelle. Les 7 démons anciens des convoitises ont disparu pour laisser place à un être libre, dispensateur de l’Amour qui ne connaît aucune entrave.

L’Evangile de Marie se situe donc dans la droite ligne des textes gnostiques des premiers siècles ; il peut se lire à différents niveaux et parle ainsi à tous ceux qui s’ouvrent à son message.

"La nature entière, toutes les créations et les créatures vivent les unes dans les autres, mais elles se dissoudront toutes à nouveau pour revenir chacune à leur origine propre, car la matière composée ne peut se dissoudre qu’en ses propres éléments. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende."
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Mer 15 Aoû 2007, 11:38

Marie-Madeleine ou la réconciliation avec la matière




Si Marie-Madeleine suscite tant d’interrogations depuis des siècles, c’est peut-être en raison des liens qu’elle entretient aussi bien avec Jésus qu’avec le monde sensible. Le Codex de Berlin, qui inclut le court Evangile de Marie, contient des révélations propres à sustenter la faim - sacrée - des chercheurs de vérité.
QU’EST-CE QUE LA MATIERE ?


Le texte débute par cette question essentielle de Marie-Madeleine : "Qu’est-ce que la matière ? Durera-t-elle toujours ?" Jésus répond : "Tout ce qui est né, tout ce qui est créé, tous les éléments de la nature sont imbriqués et unis entre eux. Tout ce qui est composé sera décomposé ; tout reviendra à ses racines ; la matière retournera aux origines de la matière. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende."

La réponse est évidente : la matière lie tous les règnes qui sont constitués des mêmes éléments fondamentaux. Cependant les créatures se sont dissociées et diversifiées au cours des temps, tendant vers une complexité toujours plus grande. On sait aussi que l’univers est en expansion.

Le terme "décomposé" constitue la pierre d’angle de ce discours et lui confère un sens ... véritablement révolutionnaire.

Décomposer, c’est désassembler ce qui fut du domaine de l’Un. Ce nombre contient tout et se trouve en toute chose. Il existait donc une Unité originelle à laquelle tout doit retourner. La division, qui commence par la dualité, est temporaire, elle ne constitue qu’une étape.

La matière, manifestation fragmentée de l’Unité, est donc à la fois une et multiple. D’où vient le fait qu’elle suscite une méfiance sulfureuse qui confine parfois au rejet ? Le personnage de Marie-Madeleine détient la clef qui peut nous aider à sortir de l’abîme de culpabilité où notre civilisation s’est enfoncée.

... UN TOMBEAU ET UNE SALLE DES NOCES !

Trompeuse est la matière soumise à des changements incessants et à la roue des contraires. Mais Jésus, après sa Résurrection, apparaît en vision à Marie-Madeleine et s’exclame : "Bienheureuse, toi qui ne te troubles pas à ma vue."

Debout dans le tombeau du Christ, Marie la terrestre s’est entièrement soumise et offerte au service du principe d’Eternité : ils ont ainsi totalement consacré leur union. Marie-Madeleine s’est retournée, mourant à son tour à la nature ancienne. Elle a dirigé son corps - donc ses sens - vers une lumière autre que matérielle, qui l’a obombrée. De par ce lien qu’elle entretient désormais avec ce qui est "Autre", elle poursuit un échange continuel hors de l’espace et du temps. Incarnée dans la matière, elle est en liaison constante avec une substance transmutée et même : transfigurée. Dépositaire d’un enseignement de première main, qui est expérience, elle se distancie des disciples qui n’ont pas encore franchi ce seuil. Elle est en ce monde, mais plus de ce monde ...

Les sept démons de la nature inférieure ont été anéantis et elle est enfin sortie du désert stérile du monde périssable - nous reviendrons sur ses "péchés" dans un prochain article.

Elle contemple le Sauveur qu’elle appelle l’Enseigneur, face à face car aucune ombre en elle ne lui fait écran : "... toi qui ne te troubles pas à ma vue."

Par l’union qui s’est réalisée dans le tombeau, similaire à la Chambre des Noces Alchimiques de Valentin Andrae, elle s’écrie : "Je suis sortie du monde grâce à un autre monde ; une représentation s’est effacée grâce à une représentation plus haute."

Il s’agit bien d’un autre monde, d’une autre nature, et non d’une quelconque extension ou sublimation du monde des sens. L’Enseigneur a transmis les étapes de cette transfiguration qui mène à la Résurrection : la Voie Royale Alchimique.

Marie-Madeleine a effectué son retournement, sa ré-Orient-ation vers le soleil des origines. Elle a ainsi percé dans le monde du Réel. Ce processus n’a pu s’effectuer qu’à la condition d’être incarnée, à partir de sa nature terrestre ; elle a oeuvré dans le monde sensible, s’appuyant sur lui, et il lui a fourni la matière de son travail. Paul résume l’oeuvre ainsi : d’abord vient le terrestre ; ensuite vient le céleste.

Cet aphorisme zen traduit très exactement ce parcours : "Avant, la montagne était une montagne. Puis la montagne ne fut plus une montagne. Enfin la montagne est redevenue une montagne."

Le chemin qui va de la nature à la Nature lui a permis d’opérer la réconciliation avec la matière.

quelques extraits que je vous invite à voir dans leur contexte sur
http://www.prismeshebdo.com/prismeshebdo/rubrique.php3?id_rubrique=142
Parmis toutes les « Marie », Marie-Madeleine ou Marie de Magdala, Marie de Béthanie, Marie la pécheresse et Marie-Jacobé et Marie-Salomé. Les évangiles mentionnent dans divers épisodes des femmes, dont plusieurs s’appellent Marie, autres que la mère de Jésus, dont il ne sera pas question ici.

Cet article peut aider le lecteur à comprendre ce que l’on peut dire à son sujet. Précisons pour commencer que « Marie-Madeleine » et « Marie de Magdala » sont une seule et même personne Marie, celle que l’on nomme « la Magdaléenne ».

Ce sont les articles les plus intéressants trouvés sur Marie-Madeleine, car la vie de cette femme est un vrai poème liturgique. Car faire ne faire référence qu’au Nouveau Testament, n’apprend rien de très sérieux sur elle.
Patricia Chirot - Écrivain
Auteur de « La Quête de l’Anneau, l’Épopée dont Vous êtes le Héros »,
aux Éditions Ramuel.

Texte libre de tous droits pour un usage privé.
Droits réservés, propriété intégrale de son auteur.
Auteur
Patricia Chirot

http://www.infologisme.com/fr/article.php?AIndex=64#3.1
ainsi que le site de
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bonne fête à toutes les Marie..Myriam,..Pierre,...Jeanne,...Rose...
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Ven 15 Aoû 2008, 12:55



Dormition de la Vierge Marie,




Le mot dormition (en grec kimisis) est utilisé, dans le vocabulaire chrétien pour désigner la mort des saints et des pieux fidèles, quand ce n'est pas une mort violente. Le mot cimetière exprime d'ailleurs la même idée de sommeil provisoire.
La Dormition de la très Sainte Mère de Dieu est souvent appelée Dormition tout simplement car c'est la dormition par excellence. Les
orthodoxes, ont gardé cette dénomination antique. Ils entendent par ce mot la mort de la Vierge Marie et sa montée au ciel avec son corps.
Dans le
catholicisme d'aujourd'hui, le terme Dormition ne désigne que la mort de la Vierge. La croyance de la montée au ciel avec son corps chez les catholiques porte le nom d'Assomption, mais les orthodoxes critiquent ce terme, qui pourrait laisser croire que la Vierge a été enlevée au ciel de son vivant.
Le mot, venu du
latin dormitio, « sommeil », exprime la croyance selon laquelle la Vierge est morte sans souffrir, dans un état de paix spirituelle — on parle parfois aussi de dormition pour les saints morts sans martyre. L'écrivain Joris-Karl Huysmans explique dans son roman l'Oblat :
« La Vierge ne mourut, ni de vieillesse, ni de maladie ; elle fut emportée par la véhémence du pur amour ; et son visage fut si calme, si rayonnant, si heureux, qu'on appela son trépas la dormition. »
Comme c'était le cas pour l'
Assomption avant 1950 dans l'Église catholique, la dormition n'est toujours pas un dogme dans les Églises orthodoxes, mais il est considéré comme impie de la nier. Cette croyance ne repose sur aucune base scripturaire. Elle est fondée sur des écrits apocryphes, comme celui du Pseudo-Jean, Sur la mort de Marie (IVe ou Ve siècle). Selon la tradition, la Vierge aurait alors été âgée de cinquante-neuf ans (soit onze ans après la crucifixion de Jésus) et aurait été enterrée dans le jardin de Gethsémani, à Jérusalem.
La fête de la Dormition est la plus importante des fêtes de la
Vierge Marie, et c'est elle qui clôt l'année liturgique orthodoxe. Comme chez les catholiques, elle a lieu le 15 août : on attribue la fixation de cette date à l'empereur Maurice, au VIe siècle (explications ici).
L'Eglise Orthodoxe chante alors ce jour : « Apôtres rassemblés ici, des confins de la terre, au village de Gethsémani, ensevelissez mon corps. Et toi, mon fils et mon Dieu, reçois mon esprit. »
Sur l'icône de la Dormition de la très Sainte Mère de Dieu, c'est le Christ lui-même qui, descendu du ciel, vient chercher l'âme de sa mère figurée sous la forme d'un nouveau-né emmailloté de langes. Sur les images de la dormition d'un saint, c'est un ange qui est chargé de cette mission de psychopompe.

et
La Vierge Marie
dans les peintures, les livres et les poésies de Frithjof Schuon


Copyright© 2001-2008

Frithjof Schuon
"Comme tout être céleste, Marie manifeste le Voile universel dans sa fonction de transmission : elle est Voile parce qu'elle est forme, mais elle est Essence par son contenu et par conséquent par son message.[/size] Marie est à la fois fermée et ouverte, inviolable et généreuse; elle est "vêtue du soleil" parce qu'elle est vêtue de la Beauté, "splendeur du Vrai", et elle est "noire mais belle" parce que le Voile est à la fois fermé et transparent, ou parce que, après avoir été fermé en vertu de l'inviolabilité, il s'ouvre en vertu de la miséricorde."
Frithjof Schuon
L'ésotérisme comme Principe et comme Voie, p.60


"La Vierge-Mère personnifie la Sagesse supra-formelle, c'est de son lait que tous les Prophètes ont bu ; sous ce rapport, elle est plus que l'Enfant, qui représente alors la sagesse formelle, donc la révélation particulière. A côté de Jésus adulte, par contre, Marie est, non l'essence informelle et primordiale, mais le prolongement féminin, la shakti : elle est alors, non le Logos sous son aspect féminin et maternel, mais le complément virginal et passif du Logos masculin et actif, son miroir fait de pureté et de miséricorde." [size=7](Christianisme/Islam, p.83-84)
"Marie est Vierge, Mère, Épouse : Beauté, Bonté, Amour ; leur somme étant la Béatitude. Marie est Vierge à l'égard de Joseph, l'Homme ; Mère à l'égard de Jésus, L'Homme-Dieu ; Épouse à l'égard du Saint-Esprit, Dieu. Joseph personnifie l'humanité; Marie incarne, soit l'Esprit envisagé sous son aspect de féminité, soit le complément féminin de l'Esprit.(Christianisme/Islam, p.103, note 29)





"... le mystère "Ève-Marie" ou l' "'Eternel Féminin" à la fois séducteur et salvateur...'" Je suis noire mais belle", dit le Cantique des Cantiques, et aussi "tu es toute belle, mon amie, tu es sans défaut"... La couleur noire de la bien-aimée ... représente moins la très relative ambiguïté de l'Existence que l' "effacement" de celle-ci...
Frithjof Schuon
Forme et substance dans les religions, p. 40

"Les Bouddhas sauvent aussi par leur surhumaine beauté" ; ce sens se retrouve dans le Cantique des Cantiques. La légende dorée spécifie que Marie, tout en étant extraordinairement belle, éteignait toute passion chez ceux qui la regardaient."
Frithjof Schuon
Forme et substance dans les religions, p. 105, note 20.



"Je suis noire, mais belle"
"Je dors, mais mon coeur veille".
(Cantiques des Cantiques)
"Les perfections virginales sont la pureté, la beauté, la bonté et l'humilité; ce sont ces qualités que doit réaliser l'âme en quête de Dieu... Comme Marie - et comme la Substance universelle - l'âme sanctifiée est "vierge", "épouse" et "mère". "

Frithjof Schuon
Sentiers de Gnose, p. 166, 168

extrait de
http://www.frithjof-schuon.com/index.html

Très beau week end à vous tous
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Lun 18 Aoû 2008, 15:30

je me permets de faire une parenthèse de cette toile qui est placé en haut de page...ces deux personnages tenant tout deux un livre, sont un judicieux mélange...n'est-ce pas...les (têtes) sont inter-verties(vérités)...la femme porte la vie donc une descendence...cet homme et cette femme sont indissociables pour la simple raison qu'ils sont et ne font qu'un cet aspect androgyne est alchimique...et la découverte ne peut se faire qu'a deux car l'un étant le contraire de l'autre mais ayant l'amour pour cimet, aiment...ils représentent la perfection dès lors les deux sont sacré donc tout deviens possible...
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Mer 15 Oct 2008, 20:00

Bonjour

Thierry Garnier est auteur, éditeur (éditions M2G) et directeur de publication de
la revue Le Mercure de Gaillon. Passionné de l’énigme de Rennes-le-Château, il a bien voulu répondre à nos questions. Il nous fait la primeur qu’une révélation importante sera faite sous peu.

« Marie-Madeleine y tient une place étonnante ».



Lire l’interview :

http://www.rlc-leblog.com/article-23767193.html


Bonne lecture

Catherine Pierdat

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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Mer 29 Oct 2008, 12:08

SECRET DE FATIMA



« Vous savez , si le Vatican révélait le 3e secret, les églises seraient immédiatement remplies de fidèles à genoux »
Père Malachi Martin, 1998
« Le "Secret de Fatima" doit être enterré dans l'endroit le plus caché, le plus profond, le plus obscur et le plus inaccessible du monde ».
Cardinal Ottaviani, 1967
« J'aurais aimé révéler le 3e secret de Fatima, car ce serait un tel choc chez les gens que les confessionnaux de toutes les églises, cathédrales et basiliques seraient pleines à craquer même le samedi soir ».
Père Malachi Martin, 1997

« Le quatrième Ange répandit sa coupe sur le soleil, et il lui fut donné de surchauffer les hommes par ses ardeurs ainsi les hommes furent surchauffés d'une chaleur torride, ils maudirent le nom de Dieu qui peut déclencher ces fléaux, et ne voulurent pas se repentir, ni le glorifier ».

Apocalypse de Jean, 80

Communiqué de presse du Vatican envoyé
à l'agence portugaise ATI en 1960
Le troisième secret de Fatima ne sera pas publié. L'Église reconnaît l'apparition de la Vierge à Fatima, mais Elle ne souhaite pas prendre la responsabilité de garantir la véracité des mots que les trois pastoureaux disent avoir entendus de la Vierge.

Au lecteur :





Les Égyptiens rapportent que le soleil avait quitté sa course.




Les Grecs rapportent que le soleil avait quitté sa course.




La Vierge a montré à Fatima le soleil quittant sa course.



Je dédie ce livre à la mémoire du Dr Malachi Martin, prêtre, linguiste, assyriologue, paléographe et diplomate du Vatican, sans lequel je serais totalement passé à côté de la vérité.

Pierre Jovanovic







Mes remerciements à Jacques Attali et à Christian Vander pour leurs interviews.

Au fait : pourquoi le Vatican a-t-il besoin de surveiller le ciel avec trois télescopes colossaux dans le désert de l'Arizona ? Pour évangéliser les Ovni ? Le père jésuite Malachi Martin25, ancien conseiller des papes Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II, et célèbre pour ses innombrables livres sur le fonctionnement interne de la curie, avait, comme on dit, lâché le morceau lors d'une interview sur une radio new-yorkaise : « Savoir ce qui se passe dans l'espace et observer ce qui approche sera capital dans les années à venir26».

http://www.jovanovic.com/ndapocalypse.htm
revoir
Fâtima l'éclatante

FATIMA DANS LE MIROIR DE LOUIS MASSIGNON

La Dame de l'Islam occupe une place centrale dans la méditation de l'orientaliste Louis Massignon (1883-1962), "au terrain de contact spirituel entre le christianisme et l'islam". Les articles qu'il lui a consacrés

témoignent de l'amour d'admiration qu'il lui portait, - ce qui fera dire à Henry Corbin que ces pages où il avait évoquée la grande figure de Fâtima pouvaient compter parmi "les plus émouvantes peut-être de son œuvre". Ce qui est exact. Peu avant sa mort, il confiera d'ailleurs à Henry Corbin le soin de réunir un Corpus sur Fâtima, ajoutant : "J'en bénirais Dieu, car, ce peut être un puissant moyen d'unification entre Shî'isme et Sunnisme, Islam et Chrétienté" . En fait ce Corpus ne sera jamais réalisé, mais il reviendra à un autre disciple de Louis Massignon, un Iranien,Ali Shariati (mort en 1977), de consacrer un célèbre ouvrage à Fâtima, traduit en anglais sous le titre Fatima is Fatima : "The words you are to read are from a lecture I gave at the Hoseiniyyeh Ershad. To begin with, I had wanted to comment upon the research of Professor Louis Massignon about the personality and complicated life of Fatima..." Il dira ailleurs : "J'ai énormément profité des recherches de ce grand homme concernant la vie et la personnalité de sainte Fâtima et particulièrement celles concernant la fécondité de sa vie après sa mort, son influence dans l'histoire de l'Islam comme promotrice de l'esprit de justice et de combat contre l'oppression et la discrimination dans la société islamique, et comme symbole de la voie et de l'idéal fondamental de la mission de l'islam..."
http://www.moncelon.com/fatimalm.htm

MANICHEISME ET SPIRITUALITE
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Mer 29 Oct 2008, 13:05

Bonjour,
Merci Chère Ambre,

Scénario catasptrophe ou réalité ?

Ce lien (site créé en 2001/2003) est à consulter avec discernement:

(Le Vrai message de Fatima)

et je suggère que les âmes sensibles gardent en mémoire que bien souvent, dans les écrits saints, les actions et les "repentirs" sincères ont influé sur beaucoup de choses et prophéties...

Il est toujours possible de.....


http://www.ephphata.net/Fatima-commemoration/Fatima-bis.html#qlcp-3

Il n'est pas "utile" non plus de tomber dans une certaine "paranoïa" et ainsi alimenter la peur.
Il est lisible que certains évènements ont été "changés"....
Si ces révèlations sont authentiques, serait il temps de nous aimer sans conditions ? Était il nécessaire d'en arriver là pour comprendre l'abhération de l' égoïsme humain ?
Quelle solution ?
Créer nos Merkabah?.. Transformer nos corps physiques afin d être plus "vaporeux" ?

Dieu est Amour et Uniquement Amour... Seule l' Évolution de la Conscience et l'intègration dans la matière de cette Énergie d' Amour peut réaliser des miracles.

Aimez et souvenons nous toujours du 11eme Commandement de Jésus:
"Aimez vous les uns les autres comme Dieu vous aime"
Le douzième serait- Il :
ÊTRE, EXISTEZ et AIMEZ


Dieu n'est il pas TOUS LES POSSIBLES et même plus ?

Voilà... avec discernement... et Amour... Toujours...
Amicalement
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Sam 01 Nov 2008, 15:46

Si le 3e secret de Fatima devait être révélé en 1960, une piste pour avoir une idée de ce secret serait de chercher à comprendre pourquoi 1960?
Que représente cette année dans l´histoire de l´humanité? Quels sont les évènements majeurs qui ont marqué cette année?
En quoi cette année-là a t-elle de l´importance par rapport à tous les évènements bouleversants imminents de cette fin de cycle?

AKYMANN

:101:
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Sam 01 Nov 2008, 17:12

Merci à vous Plénitude et Akyman,


ceci aussi:


LE TROISIÈME SECRET
toujours caché par le Vatican

Ce n'est qu'en juin 1943, suite à une grave maladie, que sœur Lucie rédige sur papier le troisième secret. Mis sous enveloppe et cachetée, Mgr. da Silva en devint le dépositaire. Il plaça l'enveloppe dans une autre plus grande, cachetée à la cire, et écrivit dessus : « Cette enveloppe avec son contenu sera remise à Son Éminence le cardinal don Manuel, Patriarche de Lisbonne, après ma mort. Leiria, 8 décembre 1945. José, évêque de Leiria. »
Cette grande enveloppe fut ensuite placée dans un coffre de la curie car le Vatican refusa d'en devenir le dépositaire.
Le troisième secret, selon la demande de Notre-Dame, devait être lu au monde en 1960. Cette date avait été expressément fixée par la Très Sainte Vierge Elle-même car à cette date son contenu aurait été mieux compris.
Au début de l'année 1957, le Vatican demande à la curie de Leira l'envoi photocopié de tous les écrits de sœur Lucie, ainsi que l'enveloppe conservée par Mgr. da Silva. C'est donc le 16 avril de la même année que le Saint-Siège accuse réception des documents demandés : les photocopies, ainsi que l'original de la fameuse enveloppe cachetée contenant le troisième secret.
Pourquoi le Vatican qui, en 1943, avait refusé de devenir le dépositaire du troisième secret se décida tout d'un coup à vouloir ce document ?. En 1957, on pouvait penser que ce serait en vu de sa publication en 1960... mais aujourd'hui on se demande si ce n'aurait pas été plutôt pour le faire disparaître selon l'importance de son contenu. Après la publication en 2000 d'un faux secret, le Saint-Siège se refuse toujours à montrer l'enveloppe et à autoriser l'analyse des documents présentés afin d'ôter toute suspicion sur la valeur du dossier dont tous les papes, depuis 1960, refusèrent la publication. On peut penser que Jean-Paul Ier avait l'intention de le faire, mais il disparut trop tôt, dans des circonstances mystérieuses.
Le 25 janvier 1959, le nouveau pape Jean XXIII annonce la convocation d'un Concile qui s'ouvrira le 11 octobre 1962 (1) , et le 17 août il prend connaissance du troisième secret et dès lors on ne sait où est passée cette lettre écrite quelques années plus tôt par sœur Lucie.
Arriva l'année 1960 avec cette attente, pour les catholiques du monde entier, de connaître le message du Ciel ; mais le 8 février, l'agence de presse A.N.I. annonce le communiqué suivant qui tombe comme une bombe ! : « Cité du Vatican : Il est probable que le "secret de Fatima" ne sera jamais rendu public ». Que contient donc ce texte pour que le Vatican décide de ne « jamais » le rendre public !?!.
extrait de
http://www.fatima.be/fr/fatima/secret/index.php


http://www.virgo-maria.org/D-3eme_secret_de_Fatima/index_3em_secret_de_Fatima.htm

Avec discernement!

Apostasie: Mise en place de la grande religion mondiale unique de la fin des temps (Parole de vie)
<BLOCKQUOTE class=Style42>
Article de Tony Pearce. L'original peut être obtenu en anglais à l'adresse suivante :
Light for the Last Days (Winter 2003-2004), Box BM - 4226, Londres WC1N 3XX (Grande-Bretagne).
Reproduction de la traduction française autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que les sources soient indiquées.
L'Eglise Catholique Romaine est en train de préparer la mise en place de la grande religion mondiale unique de la fin des temps, conformément aux prophéties de la Bible. Si vous en doutez encore, l'article suivant devrait vous éclairer. Le Congrès œcuménique sur "L'avenir de Dieu" se tient chaque année au mois d'octobre à Fatima, au Portugal. Cette année, en octobre 2003, il a accueilli des délégués du Vatican et des Nations Unies. A cette occasion, ces délégués ont appris que le sanctuaire Marial de Fatima allait devenir un centre mondial ouvert à toutes les religions du monde, afin que tous les peuples puissent venir y rendre hommage à leurs différents dieux. Le Congrès s'est tenu au Centre Pastoral Paul VI, et était présidé par Monseigneur Jose Policarpo, le Cardinal Patriarche de Lisbonne.
Le recteur du Sanctuaire dit aux congressistes que "Fatima allait changer pour le mieux". S'adressant à tous les représentants des différentes religions mondiales, Hindous, Musulmans, Juifs, Orthodoxes, Bouddhistes et religions païennes d'Afrique, il a déclaré : "L'avenir de Fatima, ainsi que l'adoration de Dieu et de Sa Mère dans ce sanctuaire sacré, doivent passer par la création d'un sanctuaire où toutes les différentes religions pourront se mêler… Le sanctuaire de Fatima est déjà en train de devenir un lieu de culte universel".
Le représentant des Hindous, Ansshok Ansraj, a décrit de quelle manière, dans son pays, des millions d'Hindous perçoivent des "vibrations positives" en visitant différents sanctuaires mariaux, sans mettre en péril leur propre foi. Monseigneur Guerra a fait aussi remarquer que Fatima est un prénom musulman, celui de la fille de Mahomet, et que cela était la preuve que ce sanctuaire devait être ouvert à la coexistence entre les différentes religions. Selon lui, "nous devons donc en conclure que c'est la volonté de la Bienheureuse Vierge Marie qu'il en soit ainsi en ce lieu". Les Catholiques traditionalistes, opposés à ce Congrès, ont été qualifiés par Monseigneur Guerra de "bigots étroits d'esprit, attachés au passé, d'extrémistes fanatiques et de provocateurs".
L'un des principaux orateurs, le théologien Jésuite Jacques Dupuis, a insisté sur le fait que toutes les religions du monde devaient s'unir. Selon lui, "la religion de l'avenir sera la convergence de toutes les religions en un Christ universel qui satisfera tout le monde. Toutes les traditions religieuses du monde font partie du plan de Dieu pour l'humanité. Le Saint-Esprit est présent et à l'œuvre au sein du Bouddhisme, de l'Hindouisme et de toutes les religions non-Chrétiennes, tout autant que dans les Ecritures sacrées du Christianisme".
Le document officiel rédigé par le Congrès demande que toutes les religions cessent de faire du prosélytisme pour leur propre compte : "Aucune religion ne peut s'imposer aux autres, ni s'affirmer aux dépens des autres. Nous devons rester ouverts au dialogue, afin de pouvoir bâtir des ponts, et abattre les murs de séparation élevés par des siècles de haine. Ce dont nous avons besoin, c'est que chaque religion, tout en restant entièrement fidèle aux vérités qu'elle défend, considère toutes les autres religions sur un même pied d'égalité, sans aucun complexe ni d'infériorité ni de supériorité" ("The Portugal News" du 1r novembre 2003).
Fatima et le culte Marial.
Le sanctuaire de Fatima, situé au Portugal, est l'un des principaux centres mondiaux du culte Marial, et a joué un rôle majeur dans la pensée du Pape Jean-Paul II. La "Vierge Marie" serait apparue à Fatima le 13 mai 1917, déclarant que "le Seigneur lui avait confié la paix du monde". Le 13 mai 1981, le jour anniversaire de la première apparition de la "Vierge Marie" en 1917, le Pape Jean-Paul II fut victime d'une tentative d'assassinat à Rome. Pendant sa convalescence, le Pape reçut une vision de "Marie", qui lui dit qu'elle avait épargné sa vie, parce qu'il allait être chargé d'une mission particulière destinée à apporter la paix au monde. Le Pape attribua sa protection et sa guérison à l'intervention de la Vierge Marie. L'année suivante, le 13 mai 1982, il se rendit en pèlerinage à Fatima, et il pria devant la statue de "Notre Dame de Fatima". C'est là qu'il consacra le monde à Marie. Il mentionna tout particulièrement dans ses prières le peuple Russe. Le Pape a attribué à l'intervention de la Vierge Marie la chute du mur de Berlin et l'effondrement du communisme soviétique.
Tout cela ne fait que prouver qu'un puissant esprit de séduction est en train d'envahir le monde entier, tout particulièrement le monde religieux, pour préparer l'apparition de l'Antichrist. Toutes les religions païennes vénèrent une figure de "déesse", souvent plus accessible et même plus puissante qu'un dieu mâle. Quand le Christianisme formel fut officiellement accepté par l'empire romain, au quatrième siècle, il couvrit le paganisme romain d'un vernis de terminologie chrétienne. Etant à la recherche d'un type de déesse pour l'incorporer dans la nouvelle religion, il choisit Marie, la femme la plus remarquable du Nouveau Testament, et il en fit la "Mère de Dieu" et la "Reine du Ciel". L'expression "Mère de Dieu" n'est jamais mentionnée dans la Bible, et celle de "Reine du Ciel" n'apparaît que dans Jérémie 44 :17-19, dans un contexte négatif, où les Israélites sont condamnés parce qu'ils offraient des gâteaux en l'honneur d'une déesse païenne, ce qui attira le jugement de Dieu sur eux.
Les apparitions modernes de "Marie" sont, en fait, non pas des manifestations de la véritable Marie du Nouveau Testament, mais des visitations démoniaques des déesses des antiques religions païennes. Il est significatif que les messages apportés par ces "apparitions" ne correspondent pas au message fondamental de la Bible, en particulier au message du salut par la repentance et la foi en Jésus le Messie, seul médiateur entre Dieu et les hommes. La théologie de l'Eglise Catholique Romaine présente même Marie comme "co-rédemptrice", ou partenaire directe de Jésus dans la rédemption. Il semblerait, en fait, que Jésus soit même réduit à une position relativement secondaire, car Marie, dans les déclarations qui lui sont attribuées, joue un rôle qui n'appartient en réalité qu'à Dieu seul. Par exemple, l'apparition de Fatima a déclaré : "Je promets d'assister de toutes les grâces nécessaires au salut, à l'heure de leur mort, tous ceux qui auront accepté de passer un quart d'heure quotidien en ma compagnie, en méditant sur le mystère du Rosaire, avec l'intention de faire réparation pour les torts qui m'ont été faits".
Le culte rendu à Marie et l'émergence de la religion mondiale unique.
Tous les délégués au Congrès de Fatima ont affirmé que les apparitions de Marie sont un moyen de rapprocher toutes les religions, dans leur recherche commune d'une puissance unificatrice. Toutes les religions païennes ont une "déesse" favorite, et ce concept est au centre de leur recherche d'unité. Beaucoup de ces prétendues visions apportent des messages annonçant un prochain réveil mondial, qui introduira l'humanité dans un nouvel âge de paix et d'amour. Selon les déclarations d'une apparition de Marie, dans le village espagnol de Garabandal, au cours des années 80, il va se produire "un certain signe, qui poussera tous les habitants du monde, au même moment et où qu'ils se trouvent, à recevoir de Dieu un "changement de conscience" complet et instantané".
Beaucoup de ces messages apportés par "Marie" ressemblent aux messages du Nouvel Age, qui annoncent une ère de "renouveau spirituel intérieur", où les hommes découvriront leur "dieu intérieur", niant ainsi la nécessité de se repentir et de placer leur foi en Jésus-Christ le Sauveur. Un autre concept du Nouvel Age est celui de Gaïa, la "Terre Mère", qui fait aussi appel à "l'esprit de la déesse". Les Protestants libéraux font la promotion du féminisme, et cherchent à écarter "l'image patriarcale d'un Dieu Père". La controverse au sujet de l'ordination des femmes à la prêtrise s'appuie souvent sur le concept d'un Dieu qui serait en fait une "Mère". La théologie de Rome cherche de plus en plus à réunir toutes les religions, et le Pape Jean-Paul II a déjà affirmé que tous les dieux sont les mêmes, s'opposant ainsi aux Chrétiens évangéliques.
Tout cela correspond bien à ce qui est écrit dans le Livre de l'Apocalypse, où nous lisons :
"Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. Cette femme était vêtue de pourpre et d'écarlate, et parée d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d'or, remplie d'abominations et des impuretés de sa prostitution. Sur son front était écrit un nom, un mystère : Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. Et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement" (Apocalypse 17/3-6).
Dans son livre "A Woman Rides the Beast" (Une femme montée sur la Bête), Dave Hunt a écrit ceci :
"Bientôt, une alliance sera conclue entre le maître du monde et le Vatican. La femme montera réellement la Bête, et son rôle sera vital. L'Antichrist saura qu'il ne peut y avoir de paix politique sans paix religieuse. Il ne pourra y avoir de paix mondiale, tant que toutes les religions n'accepteront pas de se considérer comme des partenaires, et de travailler en commun pour atteindre les mêmes objectifs. Le Pape jouera donc un rôle essentiel dans cet œcuménisme global".
Il se peut que le règne du présent Pape touche à sa fin. Mais il aura accompli des progrès décisifs, en dirigeant résolument l'Eglise Catholique dans cette direction. Il ne fait pas de doute que son successeur continuera à œuvrer pour que toutes les religions s'unissent sous la bannière de l'œcuménisme.
L'ordre du jour du Congrès de Fatima sur "L'avenir de Dieu" correspond étroitement au programme visant à instaurer la religion mondiale unique. On ne peut donc oublier que cet ordre du jour a été spécialement conçu en fonction de ce programme. Toutes les religions du monde, associées aux Nations Unies, se sont déjà unies, sous les auspices de l'Eglise Catholique Romaine, pour appeler à l'unification de toutes les religions et à l'acceptation du "Christ Universel". Telle est l'essence de la future religion mondiale, qui nie le véritable message du Seigneur Jésus, qui a dit :
"Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi" (Jean 14/6).
extrait du site de Gérard Colombat
http://www.bibleetnombres.online.fr/fatima.htm</BLOCKQUOTE>
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Sam 01 Nov 2008, 17:24

Je vous partage aussi ceci suite aux "pistes" qui m ont été données par un ami...suite à mes recherches ici
DES PHARAONS ET DES REINES



Statue : La plus ancienne Marie et le plus ancien Jésus de France
Les plus anciennes « MARIE » sont noires. « Marie » est souvent surnommée « l’Égyptienne ». Ce prénom est typiquement Kamit. Il vient étymologiquement du verbe « Mari, Méri » en égyptien ancien et signifie « aimer » en français. MARIE reprend tous les attributs de ISIS (notamment appelée "Mère de Dieu")


Jesus l'Africain. le Livre Qui Revele le Troisieme Secret de Fatima
http://www.amazon.fr/lAfricain-Revele-Troisieme-Secret-Fatima/dp/2953082506

Lire un extrait du livre " Jésus Christ l'Africain ", du Pasteur Melo (doc pdf)
http://mwinda.org/archive/jesus1.html


extrait:

Qui est Simao Toko ?

]

Qui est Simao Toko ? Il est né au début du siècle, en février 1918, dans le nord de l'Angola, à Kisadi Kibango.Il est âgé d'à peine trois ans, en 1921, lorqu'un prophète puissant en oeuvres et en paroles, Simon Kimbangu, lui fraie un chemin sur une terre desséchée.
Dès son plus jeune âge Simao Toko se rebelle face à l'enseignement colonial, et réclame qu'on restaure l'histoire noire de l'Angola. Le Mouvement dont il va prendre la tête s'appelle "Kitawala", et ses adeptes seront pourchasser par le pouvoir colonial belge au Kongo Belge.






En 1960, le Pape JEAN XXIII, en découvrant la présence sur terre de ce fils de l'homme, est prit d'un malaise. Trahissant un serment fait par le Vatican 10ans plus tôt, il décide de ne pas révéler le Troisième secret de Fatima. 40 ans plus tard, le 13 mai 2000, le Pape Jean-Paul II choisit délibérément de mentir à l'humanité impatiente de connaître enfin la teneur du Message de Fatima en divilguant un faux qui laisse sceptiques même les néophytes de cet extraordinnaire mystère.


Durant la période où il fut déporté pour la neuvième fois, lors de son séjour à Luanda, le Pape Jean XXIII dépêcha du Vatican à Luanda deux émissaires pour rencontrer Simao Toko et lui délivrer un message personnel. Un des deux émissaires tomba malade en arrivant à Luanda et dû être hospitalisé, l'autre fut reçu par Simao Toko, et il lui dit : «je suis un émissaire du Pape Jean XXJII, qui m'a personnellement mandaté pour vous posez une seule question : "Qui êtes-vous ?" ». Nous sommes alors en 1962 (deux ans après la date limite où le Vatican aurait dû divulguer le troisième secret de Fatima).

Simao Toko répondit ainsi : « Je suis surpris qu'une personne aussi haut placée que le Pape soit intéressée par ma personne au point de vous faire effectuer un voyage de 8.000 kilomètres, juste pour me rencontrer. La réponse que vous devriez donner à votre Maître se trouve dans la Bible, en Matthieu XJ, 2-6 ».

Voyons un peu ce qu'il y a dans ce passage de Matthieu : «Et Jean dans sa prison entendit les œuvres du Christ ; il lui envoya dire par ses disciples : Es-tu celui qui vient ?, ou si nous en attendons un autre ?" Jésus leur répondit : "Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et que vous voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts se relèvent, les pauvres sont évangélisés. Et magnifique celui que je ne scandalise pas. »
[La Bible, Nouveau Testament - Bibliothèque de la Pléiade, Mtt. XI, 2-6]

Au fait, Simao Toko, sachant que le Pape s'appelait "Jean", s'est tout simplement mis ici à la place de Jésus répondant à Jean... se mettant donc, à la place du Prophète qui répond à un homme. Et, le Jean, qui avait entendu parler des oeuvres du Prophète depuis sa prison, devient ici, le Pape Jean XXIII qui, depuis sa prison ("le Vatican") a entendu parler de ce Prophète noir. Intéressant n'est-ce pas ? Qu'attendons-nous pour en parler dans nos cours de religion ?

Après cela le Pape contacta le dictateur Portugais Antonio de Salazar. Et, le 18 juillet Simao Toko fut à nouveau déporté, cette fois-ci pas dans un coin isolé en Angola, mais au Portugal. Et pour ce faire un avion de la force aérienne portugaise fut utilisé. Abord de cet avion il y avait un prêtre catholique, des membres de la police secrète de Salazar (le PIDE-DGS), le pilote et le copilote. Leur mission était de voler au-dessus de l'Atlantique et de jeter Simao Toko de l'avion loin dans l'océan profond. Le rôle du prêtre catholique étant de briser par des prières les pouvoirs "magiques" de Simao Toko.

Selon les témoignages recueillis, au moment où les agents de Salazar allaient exécuter leur plan, Simao Toko ordonna à l'avion de s'arrêter... et l'avion s'arrêta, ne bougea plus, il resta totalement immobile ! Toutes les personnes qui étaient à bord commencèrent à demander pitié à Simao Toko. Ce dernier leva les mains vers les cieux, prononça quelques mots, et l'avion bougea à nouveau. Et, Simao Toko, devint au Portugal "un prisonnier politique exilé".

Il est intéressant de noter qu'il existe également beaucoup de témoignages de "miracles" faits par Simao Toko, comme ce fut le cas pour Simon Kimbangu.

....

Dans la nuit du 31 décembre 1983 au 1er janvier 1984, la mort de Simao Toko fut annoncée par les médias angolais ; à ce moment-là un tonnerre d'une force séismique et des pluies torrentielles éclatèrent au-dessus de Luanda, capitale de l'Angola. Des rumeurs circulèrent à Luanda disant que c'était les conséquences de la mort du Prophète.

...

Et aujourd'hui le Commandant Paiva était là devant le corps de Simao exposé au public, et il refusait de croire que maintenant il était vraiment mort. Ceci se passait en 1984, donc, il n'y a pas tellement longtemps. Beaucoup de gens, encore vivant aujourd'hui, témoignent avoir tué Simao Toko, et l'avoir revu vivant après.

Autre événement assez surprenant survenu en Afrique, ce fut le témoignage du Pape Jean-Paul II, lors d'un séjour en Afrique centrale vers le début des années quatre vingt, car là, il aurait déclaré ceci : « Dieu est noir, Jésus-Christ est africain et il vit au nord de l'Angola ». Il y a quand même de quoi se poser pas mal de questions à ce sujet. On peut, en tout cas en déduire plusieurs informations à retenir, et notamment celle-ci : l'Eglise nous cache beaucoup de choses, elle nous ment le plus souvent et ne dit de la vérité que ce qu'il lui convient de nous dire... en résumé, elle manipule les masses à sa guise et uniquement au profit de ses intérêts à elle !

D'ailleurs, à propos de mensonges et tromperies, quel est le veritable troisième secret caché de Fatima?

Nul doute qu'un jour nous saurons cette vérité car comme il est dit "il n'y a rien de caché qui ne doit etre révélé un jour".



Pour plus de renseignement sur la vie de SIMAO TOCO, vous pouvez vous procurer le livre de Joaquim Albino Kisela "SIMAO TOCO - A Trajectoria de um Homem de Paz" éditeur: Editorial Nzila.
Ou contacter l'association ARCHIVE.



ARCHIVE, le 13 Août 2006

http://www.associationarchive.com/?page=dossiers&ID_art=165
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Ven 05 Déc 2008, 12:45

J'ai envie de dire à la limire, pourquoi pas...Mais je pense surtout que le monde n'a pas besoin d'être sauver, toutes les énergies créatrices de lumière s'insuflerons petit à petit dans le coeur de chacuns et même les personnes les plus mitigées, découvrirons e qu'il en est réellement et les choses avancerons...On ne reste pas longtemps insensible au pouvoir de la lumière, à de tel changements... Chacun d'entre nous est en train de faire évoluer les choses à sa façon.
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Lun 08 Déc 2008, 01:34

L'église manipule, l'église cache ou invente (rajoute des textes) bref on s'éloigne de plus en plus de la religion qu'a transmis Jésus.
(voir le livre le sermon sur la montagne d'Emmet fox qui parle aussi des manipulation de l'église et Emmet Fox apporte la clé métaphysique et spirituel pour comprendre enfin les textes bibliques)
Si l'église agit ainsi petit à petit elle perd énorméments de ses disciples,
et je crois qu'a l'heure actuel elle le sais encore mieux, elle finis par se perdre elle même dans leurs façon d'opérer.

Mais la véritée nous nous en rapprochons par l'intuition et rein ni personne ne pourait nous arrêter dans cette quette.

Même si Jésus était noir peut importe son "évolution" n'est pas du à sa couleur de peau. Jésus nous disait de pas créer d'idole l'imaginais c'est s'en faire une idole. Jésus disait entre autre Dieu est !... et ne le définissait pas car le définir serait le limité.
Il serait donc illimité et non manifesté et pourtant il est la, mais la réalité ne peut se manifester que par l'intermédiaire de l'apparence et de son activité.

Merci Ambre pour ce texte mais pour ma part je ne cherche plus ce que fait ou fera l'église et les homme d'églises , l'église et pour moi vu comme des gens ayant voulu s'approprié une religion à leur profit !.
Le meilleur que l'on pourrait tirer serait pour nous d'étudier les textes originale dans l'ancien testament avec les clés serait encore mieux et en oubliant tout de se que l'église nous a raconter et rajouter etc.
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MessageSujet: Le mythe de l’Immaculée conception   Mer 20 Mai 2009, 08:44


Le mythe de l’Immaculée conception

Etude de mythologie comparée



mardi 5 mai 2009, par Paul Lafargue



Dans une étude sur le mythe d’Adam et d’Ève parue dans la Revue Socialiste et dans un autre article publié par une revue de Londres (Times, septembre 1890), j’ai essayé de me servir des faits connus sur les sociétés primitives, nouvellement étudiées, pour expliquer la légende biblique d’Adam et d’Ève et l’homérique et inexplicable épithète de tritogeneia, ter renata, trois fois née, que l’Iliade et les hymnes orphiques donnent à Athena.

Je vais, dans cette étude, appliquer la même méthode à la légende chrétienne de la Vierge Marie, mère du Christ.

Tout d’abord il faut se demander si le christianisme est la seule religion qui possède le mythe de l’immaculée conception.

On retrouve ce mythe dans les religions des principaux peuples du bassin méditerranéen, et on pourrait peut-être ajouter de tous les peuples.

Trois déesses grecques, Junon, Minerve et Diane, portaient l’épithète de partheneia, virginale [1] Cependant Junon eut plusieurs enfants et Minerve, la vierge par excellence, fut plusieurs fois mère. D’après Cicéron et Aristote, elle avait mis au monde Apollon patrôos (protecteur des pères) ; Vulcain, en cette circonstance, avait été son mari, ou plutôt son violateur, ce qui ne l’empêchait pas de partager avec elle son temple sur l’acropole d’Athènes ; les fêtes des lampadephories étaient célébrées en l’honneur de Minerve et de Vulcain. — Neptune, en sa qualité de dieu marin, se permit un grand nombre de viols, la déesse athénienne fut une de ses victimes ; mais la Terre fut assez complaisante pour porter dans son sein le fils de Minerve et de Neptune, Erichthonius. Malgré ces enfants, la déesse continuait à recevoir l’épithète de vierge ; et son temple sur l’acropole, l’Erechtheum, était consacré à Minerve métro-parthenos, la vierge-mère. Elle était même une déesse tutélaire des femmes violées, fort nombreuses dans les tribus primitives de la Grèce, comme dans les tribus australiennes. Aethra, violée par Neptune dans l’île de Sphérie, éleva un temple à Minerve apaturia (décevante) ; quand Hercule eut triomphé de la reine des Amazones, il lui consacra la ceinture qu’il lui avait enlevée ; le jour de leur mariage, les fiancées de Trézenne faisaient hommage à Minerve de leurs ceintures.

Dans la tête des Grecs, l’idée de virginité et de maternité ne s’excluaient pas. Nous verrons tout à l’heure que vierge-mère signifiait mère sans le concours de l’homme, comme c’est le cas pour la vierge-mère Marie : mais dans les temps primitifs cela voulait dire mère sans être mariée. C’est ce qui explique ce passage des Euménides d’Eschyle, dans lequel Minerve dit que « quoique l’homme a tout son cœur, elle n’a jamais consenti à accepter le joug du mariage ». En Grèce, on appelait fils de vierge (parthenias), le fils d’une fille non mariée. La femme était censée vierge tant qu’elle n’était pas mariée.

La Grande Mère des dieux, dont le culte, répandu dans l’Asie antérieure, pénétra en Italie dans le cours du IIe siècle avant Jésus-Christ, était également une vierge-mère, comme Minerve. « La mère des dieux, dit l’empereur Julien, est la déesse qui enfante et qui a commerce avec le grand Jupiter, qui engendre et organise les êtres avec le père de tous ; cette vierge sans mère s’assied à côté de Jupiter, parce qu’elle est réellement la mère de tous les dieux. » Ainsi qu’on le verra plus loin, le grand Jupiter tenait une position très humble vis-à-vis d’elle ; il n’était pas son époux, mais son Joseph.

La mère des dieux restait toujours vierge, malgré sa nombreuse progéniture, parce qu’elle n’était pas mariée.

Assurément, l’idée de vierge-mère devait avoir pris naissance à l’époque où le mariage par couple, par paire, dit Morgan, remplaçait le mariage par groupe ou par clans : une femme alors restait vierge quoique mère, tant qu’elle n’avait pas été liée par une union monogamique. Minerve et la Mère des dieux, qui appartiennent à la plus antique génération divine, devaient être les divinités des Grecs et des Phrygiens alors qu’ils avaient des mœurs maritales analogues à celles des peuplades polynésiennes.

Plus tard, sans doute, le mot de vierge-mère prit un autre sens et signifia mère sans l’intervention de l’homme. Junon se glorifiait d’avoir eu Mars et Hébé, sans le secours d’aucun mâle, c’était sa manière de répondre à Jupiter qui se targuait d’avoir donné naissance à Minerve. Isis, la grande déesse d’Égypte, inscrivait fièrement sur ses temples :Je suis la mère du roi Horus et personne n’a relevé ma robe.



Si des bords de la Méditerranée, nous passons à l’extrême Nord, en Finlande, nous retrouvons le même mythe. Dans le Kalevala, le poème national des Finnois, il est parlé de trois vierges qui sont fécondées par l’air. lsnatar, la « belle vierge », chante : « Je suis la plus ancienne des femmes, je suis la première mère des humains, j’ai été cinq fois épouse et six fois fiancée, » mais elle restait toujours vierge, elle n’avait qu’à divorcer pour redevenir vierge. Les Argiens prétendaient que leur déesse poliade (protectrice de ville), Junon, allait tous les ans se baigner à la fontaine Canathos, à Nauplie, pour recouvrer sa virginité. Peut-être que les femmes d’ Argos se baignaient à la fontaine Canathos pour divorcer.

Ce qui prouve bien que, comme toujours, les dieux ne faisaient que reproduire les mœurs des humains, c’est que les mortels avaient également le privilège des conceptions immaculées. Le vieux barde du Kalevala, Wänamoinen, est le fils de la vierge Luounotar, fille d’Ilna mère des héros, qui a été fécondée par la mer. Une inscription de Sargon, un des plus anciens rois de la Chaldée, que Lenormand fait remonter à 3.800 avant Jésus-Christ, dit : « Sargon, roi puissant, roi d’Agadé, moi ! — ma mère me conçut sans la participation de mon père. »

Les femelles des animaux possédaient aussi le privilège des conceptions immaculées. Les juments de Rhésus, « plus blanches que la neige et plus rapides que l’air », étaient fécondées par le zéphyr, au bord de la mer. Borée, le vent du nord, remplissait cette fonction pour les cavales d’Erichthonius. Les juments de Cappadoce, du Tage, et d’autres lieux, procréaient de cette curieuse façon.

Horappolon nous dit que le vautour qui, dans les hiéroglyphes égyptiens, représente la victoire, symbolise aussi la mère, parce que dans l’espèce des vautours il ne se trouve pas de mâle, et que pour être fécondées, les femelles n’ont qu’à exposer leurs organes sexuels au vent du nord.
2



L’homme, jaloux de cette prétention de la femme de se passer de lui pour perpétuer l’espèce, affirma que lui aussi pouvait procréer sans le secours de la femme. Jupiter, dans l’Olympe, enfanta Minerve. Saint Augustin a conservé dans la Cité de Dieu un vers de Soranus, dans lequel ce dieu est appelé « le père et la mère des dieux ». Des médailles de Mylassa représentent Jupiter barbu et orné de deux mamelles découvertes.

Noum, un des dieux du Panthéon égyptien et un des agents de la création, pondit de sa bouche un oeuf qui donna naissance à Phtah, créateur des astres.

Le scarabée, d’après saint Clément d’Alexandrie, symbolisait dans l’écriture hiéroglyphique, le soleil et le père. « Il représente, dit Horappolon, l’être né d’un seul être, parce qu’il s’engendre lui-même et qu’il n’est pas porté dans le ventre d’une femelle. Voici de quelle manière il procède. Il prend la fiente de boeuf, qu’il roule avec ses pattes de derrière pour lui faire prendre la forme ronde, qui est celle du monde. Son petit globe ainsi formé, il le cache sous terre... le vingt-neuvième jour il l’ouvre et le jette dans l’eau... et il sort alors un nouveau scarabée... Le scarabée symbolise le père, parce qu’il naît du mâle seul ; le monde, parce que le globule où l’embryon se forme a la figure du monde, et l’homme, parce qu’il n’y a pas de scarabée femelle, disent les Égyptiens. »

source

et pour rappel ceci par Sphinx



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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Mer 20 Mai 2009, 09:29



Diego Vélasquez
Couronnement de la Vierge, complétée entre 1641 et 1642.
source-.wikipedia


Merci Ambre du partage de cet excelent texte !!
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Jeu 21 Mai 2009, 00:19

Bonsoir,



Tout d'abord, merci Rubis pour cette image .


Ce tableau est magnifique. Il représente le Couronnement/le Sacre de la Femme devenant ainsi "Femme Sacrée".

(Certaines, ayant développé des facultés approchant ce Sacre, sont des "cibles" par d'autres.. Mais cela est un autre sujet .)

Cependant, un tableau, ça ne reste qu'une "image"... significative bien sûr, mais il apparait nécessaire qu'elle doit se trouver loin d ' être appréhendée au premier degré. Toutes les "images", de tous les temps, se sont adressées aux enfants, tandis que les adultes approfondissent les "dessins" selon leur degré de compréhension en les exprimant par des lettres formant à leur tour des mots, des phrases etc...: Ceux qui savent manifester ça en conscience, nous les appelons des "Initiés" ou des Grands Frères ou Grandes Sœurs.

Ce qui suit n'est pas destiné à remettre en cause la Foi ni l' honnêteté des croyances de tout à chacun.

Beaucoup s'imaginent que seule la femme va être "canonisée" ou "intronisée", selon les croyances, voire encore "choisie" par le divin. Il apparait dommageable de constater en 2009, avec toutes les sciences développées, que les mentalités soient encore si dogmatiques pour ne pas dire "moyenâgeuses" .

Il est nécessaire, très chères compagnes/femmes :53: , et pour éviter de faire "cocorico" trop vite, de bien se souvenir de cette réalité qui nous est devenue si familière :

- Nous avons tous et toutes été, lors de nos incarnations, dans l'apparence soit d'un homme, soit d'une femme. Ceci, afin de "restituer" ce qui est en Haut, ici bas, dans le Principe Universel de la Vie qui, Lui, est basé sur l' électromagnétisme et la perfection de l' Équilibre.

- La Création toute entière est un immense Acte d'amour où s'unissent l' Énergie du Père et Celle de la Mère: l' Électromagnétisme Universel. Comprenons par là que l' Univers "vu et connu" n'est autre que la Matrice Divine dans laquelle se développe TOUTE VIE, sous toutes ses formes et ce, de manière naturelle.

- Tous les corps physiques sont la Création, c'est à dire qu'ils font partie de la Matrice , donc de la Mère... Les corps humains eux mêmes sont la création et le réceptacle d'une Énergie* que nous appelons Père* ou Fils*. Tout comme la Femme porte l'enfant, l' ÂME Universelle de la Création et le CRÉÉ individuel portent la Vie.

- Toutes les âmes ou presque, bien qu' androgynes, sont d'apparence masculines. Dans tous les cas, elles sont composées d' Énergie électro-magnétique. Quelque soit le corps, la forme ou l'apparence "utilisée", elles véhiculent en prédilection, par leur androgénie: soit l' énergie électrique soit l' énergie magnétique, l'une ou l'autre en dominante. Cette dominante se matérialise par un corps bien défini. (Très rares sont les Âmes typiquement Féminines).

À partir de ces "bases", nous pouvons comprendre que l' Énergie Primordiale Suprême est Électrique , tant dans l' Élément Feu que dans son complément , l' Eau. Cette Énergie se "déverse" dans l' Âme qui, Elle, est à la fois Électrique et Magnétique. Selon les choix d'incarnation, c'est à dire homme ou femme, l' Âme "diffuse" une prépondérance Énergétique Magnétique ou Électrique selon le corps choisi et l' évolution qui s'y rapporte.

Pour en venir à l' "explication" de ce tableau , où figurent, Le Père, Le Fils, et la Femme (l' Épouse, la Mère ou la Fille), cela devient évident.

Le Père, (Énergie Suprême Père/Mère) et le Fils ( l' Âme), couronnent la Femme ( le corps physique, homme/femme) par l' Esprit Saint( Intelligence Divine ou encore la Conscience). C'est à dire que par la Fusion dans la conscience humaine issue du Principe Suprême qui transite par l' Âme, ça permet au divin de se manifester et s'exprimer dans l'incarnation. Une fois l' âme en accord avec le corps et ses molécules, L'' Âme devient ainsi l' " équivalent" du Père. C'est le Sacre de la Femme, DONC DU CORPS HUMAIN quelque soit l'apparence.
Dans l' absolu,
nous pourrions affirmer que tous les êtres humains sont des "femmes", c'est à dire: des Réceptacles/ matrices accueillant l' Entièreté des Énergies de la Vie du Haut à manifester, à exprimer et à rayonner ici bas... :a2:

Ce qui est en Bas devient comme en Haut . Et c'est le but de toute incarnation, "examen" dont nous avons échoué dans les épreuves jusqu'à maintenant.

La signification de cette célèbre parabole qui dit que "Quiconque veut aller au Père (Divin) doit d'abord passer par Moi (Âme/Christ/Cœur Sacré), et qui veut venir à Moi, doit passer par ma Fille Sa-Râ (Création ou Fille du Soleil/Sacré Cœur/Fleur de Soleil: l'incarnation/Réceptacle créé par l' Âme)."
D'où une certaine "compréhension d'approche" concernant la divine Mère et Ses Énergies en nous, dans notre Mini-Univers ou Microcosme. Il n' y a donc apparemment rien de "religieux" dans cela.

L'affaire est simple!
Nous avons TOUT en NOUS! TOUT sous les yeux!
Et nous cherchons ailleurs avec un mental généralement conditionné et limité vers l' extérieur par des enseignements qui s'adressaient, à une certaine époque, à des humains volontairement entretenus dans l'ignorance et l'inculture à des fins de dominations par la peur et la séparation, (Paradis/Enfer). Là ou le "Spirit Tue El", c'est à dire: la façon de privilégier par le mental uniquement la science technique, à l'association nécessaire avec la Spiritualité dans la certitude de la croyance de séparatisme..

Non seulement les "images" nous parlent, mais nous sommes capables de les comprendre et de faire des rapprochements à défaut de les vivre...

Devant ce type de "préférentiel" affiché, dans la compréhension de l'image au premier degré, il ne peut ainsi qu' être entretenu que la division et la séparation de manière amplifiée sous le couvert d'une "préférence" divine. Or Dieu ne préfère personne: IL EST! (L'Absolu, le Grand Tout et Il ne se mutile pas, sous aucun prétexte. Il ne rejette pas sa partie féminine et inversement , Elle ne rejette pas sa partie masculine)

J'espère simplement, par ces toutes simples explications, pouvoir réconcilier avec les hommes, les femmes de cette incarnation qui ont vite oublié leurs "origines" et le choix du complémentaire incarné.
(Entre parenthèses, c'est "prouvé scientifiquement, pour "image", les femmes ont un "pénis" interne et "tubulaire" et les hommes un "vagin" externe et compact).

Et ainsi, peut être, ré-unifier les couples si souvent dans l'incompréhension dues aux croyances ancestrales mélangées allègrement avec des croyances dites ultra modernes ; En fait, pour ces dernières, elles ne sont destinées qu'à entretenir la séparation qui sert aux partisan(e)s du NON-AMOUR. Il est plus que temps que nous commencions à nous tenir par la main et nous serrer les coudes pour ne pas aller au "casse pipe" qui s'annonce inévitable: en évitant, en priorité, de privilégier une "partie ou une autre". Le Miracle , s'il vient à se produire, consiste en cette toute simple évidence: Prise de conscience ?

Merci Rubis de m'avoir permis d' exposer ces simples mots et cette "explication".

Alors, où se trouve l' Ascension? Sinon et uniquement dans la Compréhension du Cœur vers l' Esprit et dans l' accueil du Divin dans l' incarné?

Là, où la seule et unique Vérité de la Réalité, c'est l' AMOUR ?

En fait ? L ' "Élue" n'est autre que le Corps Humain (et la Création dont nous faisons tous et toutes partie: Est-ce en cela qu'il faut comprendre que c'est tout l' Univers qui ascensionne ?).

J'espère de tout cœur que mon texte n'est pas trop "cinglant", mais il apparait nécessaire afin d' éviter toute distorsion concernant des croyances bien établies par les adeptes du séparatisme.

C'est de plus, en partie, sur l' exemple de ces simples évidences que nous pouvons constater, dans le discernement, la véracité des messages dits "lumineux" et qui ne sont que des écrits "à l'eau de rose" souvent basés sur des croyances religieuses et pas toujours sur les Lois universelles. Même si beaucoup sont gentiment diffusés avec une excellente intention, malheureusement, ils prêtent à confusion et ils sont des "nuées".
Il est plus que temps de sortir de ce schéma, non? Ne sommes nous pas en 2009 ?

Amicalement,


Dernière édition par Plénitude le Dim 24 Mai 2009, 20:58, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Sam 23 Mai 2009, 23:32

Bonsoir,

Merci Ambre pour l'article très intéressant de Paul Lafargue, Minerve, c'est aussi Athena, déesse restée "vierge" également tout en enfantant:

Citation:

"Athéna dans le mythe de la création :


Athéna est à l'origine de la création des mortels car selon le mythe de la création chez les grecs : au début était l'Obscurité, de l'Obscurité naquit le Chaos ; de l'union de l'Obscurité et Chaos naquirent la Nuit, Le jour, l'Érèbe et l'Air. De l'union de la Nuit et de l'Érèbe naquirent les trois Hespérides les Parques. De l'union de l'Air et la Terre-Mère naquirent Océanos, Métis et les autres Titans, le Tartare et les trois Erinyes ou Furies.

De l'union de la Terre et du Tartare naquirent les Géants et de l'union de la mer et
ses
rivières naquirent les Néréides. Dans l'univers il n'y avait pas encore de mortels, Prométhée, fils de Japet, après la permission d'Athéna, les modela à l'image des dieux en utilisant l'argile et de l'eau de Panopée en Phocide puis encore ce fut Athéna qui insuffla la vie en eux. D'autres versions de la création prétendent que dans les hommes en argile de Prométhée l'âme ait été constituée par des éléments divins errants, ayant continué à vivre depuis la première création."


Athéna déesse vierge, adopte Erichthonios :

Athéna est restée toujours vierge et jeune, elle repoussait toutes les avances qui lui étaient faites par les dieux, les titans et les géants. Poséidon voulant faire une farce à Héphaïstos (celui qui brille pendant le jour; le soleil), il lui informe qu'Athéna (celle qui brille pendant la nuit; la lune) est en route pour le visiter dans sa forge avec l'autorisation de Zeus, et qu'elle espère qu'on lui fera la cour avec ardeur.

Une fois Athéna est dans la forge, Héphaïstos s'approche d'elle, il la saisit et essaye de la violenter et violer ; la déesse se bat, et au moment où elle se dégage de ses bras, Héphaïstos éjacule contre sa cuisse, un peu au-dessus du genou ; dégoûté,
elle essuie le sperme avec une poignée de laine qu'elle jette sur le sol.

La poignée de laine féconde accidentellement la Terre-Mère (Gaia, Gê) qui était en visite dans ce coin de l'Olympe. Sachant que c'est l'enfant de Héphaïstos, la Terre-Mère fait comprendre à Athéna qu'elle refuse d'élever cette enfant moitié homme moitié serpent, alors Athéna déclare qu'elle prête de le prendre en charge elle même ; elle l'appelle Erichthonios (erion = laine, eris = dissension et chthonos = terre), elle le cache dans une corbeille sacrée (ciste) pour qu'il soit pas vu par Poséidon, l'inventeur de la farce, puis elle le remit à Aglauros, la fille du roi d'Athènes Cécrops (lui même fils de la Terre-Mère, moitié homme moitié serpent). Malheureusement, Aglauros a été pétrifiée par Hermès suite à une histoire d'amour, jalousie et trahison ; Hermès donne de l'or à Aglauros pour l'aider à approcher sa sœur Hersé, mais Aglauros n'accomplit pas ses promesses car elle était rendue jalouse du bonheur de sa sœur Hersé par Athéna. Par vengeance, Hermès pétrifie Aglauros et viole Hersé. Athéna reprend Erichthonios, elle le laisser se réfugier sous son égide; elle s'occupe de lui comme une véritable mère ; cet enfant devient plus tard roi d'Athènes, il enseigne aux athéniens l'usage du métal d'argent et introduit le char à quatre chevaux ; à sa mort il a été élevé au ciel pour devenir la constellation de l'Aurige. Erichthonios, comme Asklépios, Athéna lui confère le pouvoir de ressusciter les morts à l'aide du sang de la Gorgone Méduse ; elle lui donne deux gouttes du sang de Méduse, l'une pour tuer et l'autre pour guérir elle les dans deux fioles et les fixes sur son corps de serpent avec des fils d'or.

D'après les Mythologues, les athéniens, en voulant conserver la virginité d'Athéna, il altère les mythes primitifs de la déesse, selon lesquels, elle a été violé par Poséidon et par Borée et que Erichthonios, Lychnos (lampe) et Apollon sont ses fils avec Héphaïstos."

source: http://www.aly-abbara.com/histoire/Mythologie/Grece/images/Athena_Damas_Syrie.html

Finalement, pas toujours drôle la vie de Déesse...pas si immaculée que ça...

Athena
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Dim 24 Mai 2009, 11:28

Bonjour,

Merci Athéna d' apporter de l'eau au moulin par cette légende Racine.

Effectivement, nous en revenons aux "légendes imagées", devenues des dogmes à parts entières. À travers ces légendes transpirent la Réalité sur des Vérités adaptées à la compréhension qui s'adressaient à des humains instruits uniquement par ce qu'ils connaissaient en apparence.

Bien des conflits entre les hommes/ et les dieux sont rentrés dans les mémoires et ont formés les Légendes.

Sortir des dogmes , c'est à dire de l'entretien du passé ramené au présent, et rentrer dans la Vie signifierait il: "se voir" en restitution de ce qui nous a été donné et d'accepter la compréhension de ce que nous sommes au delà des apparences DANS l' ASPECT ?

Citation :
Finalement, pas toujours drôle la vie de Déesse...pas si immaculée que ça...

"L'immaculé" ne peut se révéler que dans la construction de la sublimation de nous même à travers les autres. Rappelons nous les "conflits entres les dieux" eux même. Belle image de dualité héritée par cette création à leur "aspect". Nous ne pouvons apparemment pas passer cette "porte" de liberté tant que nous n'aurons pas admis qu' une simple demande ou un simple espoir d' excuses ou d' exigences, ne seront pas sublimées à travers soi même pour libérer tout l' égrégore "entassé" depuis des éons . Ceci, .aussi subtil puisse t' il être.

L'intention, c' est déjà faire le premier pas dès la prise de conscience: Une association entre Être et Faire et inversement. Libérer l'Homme comprend autant l' aspect féminin que masculin. Libérer l' Homme avec un "H" majuscule, c'est libérer l'incarnation: C'est d'une évidence...
Autre évidence, c'est la rechecerche constante de vouloir ou de souhaiter ressembler à telle ou tel en oubliant d' etre soi meme et de se construire selon SA propre Identité. Vouloir ressembler à quelqu'un d'autre ou à un concept particulier ressemble plus à une dépersonnalisation qu'à une construction libératrice dans la prise de conscience.

Au-delà de la politesse affichée et de toute forme de "reconnaissance recherchée",
là où même un simple "merci" peut être une forme de récompense inconsciente et flatteuse dans le subtil,
Il est bon de se souvenir que notre égo doit être toujours sous "surveillance" pour ne pas fausser la prise de conscience.

Dans "homme" il y a la symbolique du "H" et la consonnance " AUM". Dans "femme" il y a la consonnance " FA" et ÂME". Nous pouvons remarquer le "pouvoir" du double"M", ou de "Mem" coMMun à chacun... Lorsque l'on "sait" que la quatrième note "Fa" est la "raisonnance" électromagnétqiue de la Terre qui comprend les 4 Éléments en puissance et en densité, nous avons compris bien des choses...
Dans ce "plan" ICI , qui?... libère qui ?La fusion des deux apparaît nécessaire en amplifiant la Puissance de ce "double pouvoir"...


J' adhère totalement à cette promesse ainsi qu'à la certitude établies depuis plus de 2000 ans, enseignées depuis toujours à travers bien des écrits de tous les courants, et qui dit presque textuellement ceci:

"Le Monde sera sauvé par "TOUS les hoMMes de bonne volonté (Vau-long-T(¹))" quand il y aura plus de respect et d AMour "dés-intéressés", sous toutes ses formes." :a2:

(¹) = Petit clin d' oeil aux Lettres hébraiques


:1111:

Bonne méditation

Amicalement,
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Lun 26 Sep 2011, 15:07

Dans la nouvelle traduction de la Bible, Marie n’est plus une vierge

L'Ancien Testament a été traduit dans trois langues différentes avant de faire partie de la Bible du roi Jacques. A l'origine, le mot utilisé dans la prédiction de l'ange est « almah », qui veut dire jeune femme. La New American Bible traduit donc directement de l'hébreu ancien, gardant ainsi le sens originel et original du terme.

Cette année sera le 400e anniversaire de la version King James de la Bible chrétienne et il sera une année de grande controverse et polémique pour la Bible.

La version King James a d'abord été produite en Angleterre en 1611 et depuis ce temps il a été extrêmement influent dans l'élaboration de nombreuses langues, la littérature, des métaphores et des idiomes.

De nouvelles traductions de la Bible ont été produites qui pourraient sérieusement modifier le sens de l'histoire classique.

La Conférence des évêques catholiques des États-Unis , quant à lui, a profondément revu l'Ancien Testament dans son New American Bible, de la même évolution de nombreuses références génériques de « l'humanité » en faveur de la neutralité entre les sexes. il a également adopté un langage destiné à "exprimer plus clairement le sens original," comme changer « butin » en « pillage » ou « butin de guerre », car « butin », a décidément un sens non biblique de nos jours.

La plus controversée est la révision de Esaïe 7:14 à prévoir que le Messie naîtra d’une « jeune femme », non pas d’une « vierge », une caractérisation que certains critiques voit comme un doute de la nature miraculeuse de la naissance de Jésus.

La conférence des évêques a expliqué qu'elle avait conclu que l'original hébreu ("alma") avec plus de précision signifie « jeune fille » ou « jeune femme » et fait remarquer que plusieurs autres traductions modernes sont d'accord, y compris la Revised Standard Version, la monumentale traduction 1950 a été la base de bon nombre des révisions protestante en usage aujourd'hui.

Dieu est une femme :

Dans la Bible, Dieu est présenté selon le genre masculin, mais il y a aussi quelques images féminines de Dieu : quelles sont-elles ? Le prêtre Pierre Hoffmann a analysé la présence du genre féminin dans la bible. Sur le site de l’association française Religions pour la paix qui travaille sur la convergence entre les grandes religions, il considère qu’il faut faire « la différence entre le féminin considéré comme genre grammatical et le féminin qui désigne un être effectivement sexué. Dans la Bible, Dieu est présenté selon le genre masculin, mais il y a aussi quelques images féminines de Dieu ».

Le Nouveau Testament a été écrit en grec qui possède les trois genres : masculin, féminin et neutre. Par contre, les langues sémitiques, dont l’hébreu, ne connaissent pas le neutre. Ainsi le mot esprit, masculin en français (comme en latin) est neutre en grec pneuma, et féminin en hébreu ruah. Les résonances symboliques seront donc différentes.
Les chrétiens qui parlent une langue sémitique, les syriaques par exemple, parlent du Dieu Trinité avec deux mots masculins, Père, Fils et un féminin "une" Esprit. (On pourrait en français dire une Respiration) : le genre féminin est ainsi introduit en Dieu. Ce qui peut expliquer ces images par lesquelles commence l'Ode de Salomon n° 19, hymne syriaque : "Une coupe de lait me fut offerte…l'allaitant ce fut le Père et c'est l'Esprit (féminin) de sainteté qui s'y allaita… ses seins étaient pleins…". Dieu n’est ni mâle ni femelle, mais nos langues latines accentuent la masculinité de Dieu alors que, dans la tradition chrétienne d'Orient, certaines langues y introduisent le genre féminin.

Contrairement à la nouvelle version internationale, qui peut être utilisé dans les évangéliques protestants et d'autres services, le New American Bible n'est pas encore approuvé dans la messe catholique, parce que le Vatican ne peut accorder son approbation - un processus qui peut prendre des années

« La Bible n'a pas besoin d'être modernisée, c'est le plus vieux livre qui soit toujours d'actualité ! », assure Claire Tremblay, conseillère depuis près de 20 ans pour la Société biblique canadienne à Montréal. Elle me glisse que ses traductions sont revisitées chaque quart de siècle, évolution de la langue oblige, et que la Bible coule toujours des jours heureux. Les 140 sociétés bibliques à travers le monde en distribuent environ 500 000 exemplaires francophones chaque année. Traduit à partir des trois langues originelles — l'hébreu, le grec et l'araméen — en plus de 2454 langues, le saint livre aura sous peu une traduction en langue Mohawk.

http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/dans-la-nouvelle-traduction-de-la-92740


Voir ses sources pour plus de renseignements

Read more : http://www.myfoxboston.com/dpp/news...

http://www.msnbc.msn.com/id/4221549...

http://www.religionspourlapaix.org/...

http://www.ledevoir.com/societe/eth...

http://www.myfoxboston.com/dpp/news...
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Lun 26 Sep 2011, 15:12

Citation :
Ce qui peut expliquer ces images par lesquelles commence l'Ode de Salomon n° 19, hymne syriaque : "Une coupe de lait me fut offerte…l'allaitant ce fut le Père et c'est l'Esprit (féminin) de sainteté qui s'y allaita… ses seins étaient pleins…". Dieu n’est ni mâle ni femelle, mais nos langues latines accentuent la masculinité de Dieu alors que, dans la tradition chrétienne d'Orient, certaines langues y introduisent le genre féminin.
Le terme "Dieu" ne serait-il donc qu'un Principe symbolisant tout simplement LA Source = LA source de toute Union (?)
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Lun 26 Sep 2011, 17:18

Merci douceur!

en citation cet extrait qu je vous ai proposé en mai 2007 dans "Pistis Sophia"


Citation :
Le Sauveur dit: "Je veux que vous sachiez que Celui qui est apparu avant l'univers dans l'infinité, Celui qui s'est élevé lui-même, le Père qui s'est construit lui-même, étant rempli de lumière brillante et ineffable, au commencement, quand il a décidé de devenir une grande puissance, immédiatement le principe (le commencement) de cette Lumière apparut comme un Homme androgyne immortel... Et son épouse est la grande Sophia, qui dès le début lui était destinée par le Père..."
Ce sont les choses que le Sauveur béni a dites, et Il disparut de leur vue. Puis tous les disciples ressentirent une grande joie. Ils commencèrent alors à prêcher l'Évangile de Dieu. Amen.
http://www.7eevangile.com/page104.htm

- AME DU MONDE : SON DOUBLE ASPECT




L'Anima mundi est double.


+ sa partie mâle ou son aspect supérieur, est purement divine et spirituelle : elle est la Sagesse, Sophia (Sephira), la première femme, ou la Shakti. Sophia est " la fille purement spirituelle et intellectuelle de Bythos, l'Abîme ". Mais Sophia, l'aînée, est Shekinah, la face de Dieu, la Shekinah de Dieu, qui est son image ... les philosophes prétendent que le premier air est l'Anima mundi. Mais le vêtement (Shekinah) est plus élevé que le premier air, puisqu'il est en contact plus intime avec Aïn Soph, le sans limite" (I.D.,III, 253).




Sophia est ainsi assimilable à Ophis ou à Agathodaïmon. Ophis est la Sagesse divine, qui, séparée, d'Ennoia (le mental divin, ou mental révélé, qui est androgyne), est l'Arbre de la connaissance du bien et du mal. Ophis est le serpent enroulé à l'intérieur d'Ennoia (soit le 3° Logos, ou Arbre de vie spirituelle) qui sort de lui pour constituer le 6° principe cosmique. Cet arbre recèle ainsi les secrets des mystères de la vie et de la mort. Pour HPB, " la mort, c'est l'ignorance, et seule la connaissance confère l'immortalité " (ID, III, 330). Sophia est ainsi le feu vivant, le Magnes, qui fournit à l'homme son esprit divin.




+ sa partie femelle ou aspect inférieur est la Lumière astrale ou Sophia Achamoth, " la vie semi-spirituelle, semi-matérielle, qui vivifie la matière inerte dans les profondeurs du chaos " (ID, III, 253) : elle contient en effet les germes spirituels et matériels de tout ce qui existe Elle donne à tout être vivant son âme astrale (DS,II,52 ; I.D.,I,32,126,197,209 note 29).




Elle est le principe vital de toute créature vivante et fournit l'âme astrale aux hommes, aux animaux et à tout ce qui vit (I.D.,II,14, note 20). C'est pourquoi HPB l'appelle quelquefois le Linga sharira de la Terre (DS, I, 274, note 4).


Citation :

L'âme astrale est séparée de sa source divine (l'esprit). Mais HPB explique que ces deux parties sont une seule et même chose, vue sous deux aspects, le spirituel et le psychique (DS, I ,181), c'est-à-dire Noüs, la Sagesse divine supérieure, et Psyché, la Sagesse inférieure et terrestre (DS,1,181, note 3). L'une est matrice universelle (Akâsha), l'autre matrice des formes.
http://www.nouvelleacropole.org/article … asp?id=371

voir aussi :la dimension mystique d la femme dans la Gnose




http://www.systerofnight.net/religion/h … gnose.html

richel
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Madeleine

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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Jeu 13 Oct 2011, 14:52

Bonjour à tous et toutes,

C'est grâce à ce topic "Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?" que j'ai pu faire connaissance avec ce forum. J'ai créé un blog sur Marie-Madeleine où je défends la thèse que "Jésus" était en réalité une femme (= Marie-Madeleine) et que l'Eglise a tout fait, à partir de l'an mil et l'Inquisition, pour cacher ce fait en "virilisant" cette femme à outrance sur les représentations, la transformant en un homme, même s'il est très possible que Marie-Madeleine ait eu une barbe, au moins une barbe postiche: à cette époque-là, il était inconcevable qu'une femme prenne la parole en public et, dès le début du Christianisme, les femmes engagées dans leur foi se sont travesties en hommes.

Beaucoup d'exemples d'un Christ féminin - et pas androgyne - sur mon blog (puisque je ne peux pas encore poster de liens ici) mais c'est avec plaisir que je partagerai ici vos réflexions et j'espère que nos échanges seront sympas et fructueux pour tou(te)s.

cordialement,
Madeleine
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   Lun 20 Fév 2012, 10:48

suite du sujet Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ? Mer 29 Oct 2008 - 12:08
avec une présentation de
Notre Dame de L'Apocalypse
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MessageSujet: Re: Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ?   

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