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 Médecine alternative & dangers

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MessageSujet: Médecine alternative & dangers   Ven 30 Sep 2011, 21:48

Médecine alternative & lamaïsme


Mandala : http://www.fpmtabc.org/buddhist-practice-1-2-3.php


Le Nouvel Age est une matrice de thérapies alternatives, tout le monde veut guérir tout le monde. « On veut nous soulager des blocages, de la peur et des soucis, on veut nous guérir de tout. Que révèle cette croisade pour une rémission des maux de l'âme et du corps ? Cela montre d'abord que les gens souffrent et qu'il y a des euros à se faire sur leur dos douloureux. De plus, s'occuper des autres permet d'oublier notre médiocrité. On peut aussi pomper l'énergie des gens en détresse, être reconnu, et pour les idéalistes, on peut se rêver en bienfaiteur de l'humanité.

Lorsqu'on est dégoûté de l'informatique et du bureau, il reste la thérapie-bizness. Il suffit d'investir dans un stage, mais souvent la lecture d'un manuel suffira. » (Joël Labruyère)

Des manuels écrits par les lamas enseignent comment guérir toutes les maladies grâce à leur méditation thérapeutique. Mais ils sont truffés de pieux mensonges, par exemple :

« Le Tantra du Bouddha de médecine a été enseigné directement par le Bouddha Sakyamuni», ça reste à prouver. Et, plus grave, on ajoute :

« Peu avant la venue d’Atîsha (au Tibet), un autre Pandit indien appelé Mrtijnana s’installa au Kham, dans l’est du pays, dans la province de Dergué Dingo. Il y apporta la même tradition qu’Atîsha à savoir la tradition des « Sarma ». C’était un bodhisattva qui vivait comme un mendiant mais après sa mort, un monument funéraire (Skt. ; stoupa ; Tib. : Chorten) fut élevé à sa mémoire. Depuis lors, chaque fois qu’une épidémie de variole menace le pays, des pustules apparaissent sur les parois extérieures du stoupa. Les gens ont l’habitude d’absorber ces pustules qui ont un effet immunisant contre la variole, et le lama auteur de ses lignes, un tantinet charlatan, conclut, « ce qui fut vérifié officiellement. » (Source : Shamar rinpoché, Editions Dzambala.)

Cette fable est reprise par de nombreux centres du bouddhisme tibétain. Elle est répandue en Occident grâce à la contribution de tibétologues occidentaux. Ces éminents docteurs, enseignants d’universités laïques, sont souvent inféodés à des maîtres ou à des lignages tantriques et tenus par des serments de fidélité.

Malgré les stoupas miraculeux, la pratique du Bouddha de médecine, les pilules de "nectar"* (*voir à ce sujet : http://antahkarana.forumzen.com/t1289p15-viols-et-metamorphoses#23001) et la méditation-panacée universelle, les tibétains étaient terrorisés par la variole ou la petite vérole. Il faut relire le livre du Père Évariste Huc (1813-1860), « Souvenirs d’un voyage dans la Tartarie et le Tibet », pour comprendre l'effroi des tibétains :

« La crainte que les tibétains ont de la petite vérole, est inimaginable. Ils n’en parlent jamais qu’avec stupeur, et comme du plus grand fléau qui puisse désoler l’espèce humaine. Il n’est presque pas d’année où cette maladie ne fasse à Lhassa des ravages épouvantables ; les seuls remèdes préservatifs que le gouvernement sachent employer, pour soustraire les populations à cette affreuse épidémie, c’est de proscrire les malheureuses familles qui en sont atteintes. Aussitôt que la petite vérole s’est déclarée dans une maison, tous les habitants doivent déloger et se réfugier, bon gré mal gré, loin de la ville, sur les sommets des montagnes ou dans les déserts. Personne ne peut avoir de communication avec ces malheureux, qui meurent bientôt de faim et de misère, ou deviennent la proie des bêtes sauvages. Nous ne manquâmes pas de faire connaître au Régent la méthode précieuse usitée parmi les nations européennes pour se préserver de la petite vérole. Un des motifs qui nous avaient valu la sympathie et la protection du régent, c’était l’espérance que nous pourrions un jour introduire la vaccine dans le Tibet. »
Le Père Régis-Evariste Huc était au Tibet en 1845-46.

Le peuple tibétain était asservi par l’obscurantisme des lamas. Les superstitions, les mantras de guérison et les gris-gris firent régresser le discernement et l’intelligence. Des peuples moins aliénés par les croyances magiques furent capables de lutter contre la terrible maladie. Ce sont les arabes qui trouvèrent les premiers l’inoculation préventive de la variole. Au début du XVIIIe siècle, les Anglais l’apprirent des Turcs. En France, Voltaire fut le premier avocat de l'inoculation, il écrit :

« J’apprends que depuis cent ans les Chinois sont dans cet usage, c’est un grand préjugé que l’exemple d’une nation qui passe pour être la plus sage et la mieux policée de l’Univers. Il est vrai que les Chinois s’y prennent d’une façon différente ; ils ne font point d’incision, ils font prendre la petite vérole par le nez comme le tabac en poudre ; cette façon est plus agréable, mais elle revient au même, et sert également à confirmer, que si on avait pratiqué l’inoculation en France, on aurait sauvé la vie à des milliers d’hommes. »

En réalité, Voltaire ne fut pas le premier avocat de l’inoculation. Il y avait eu en France, surtout de 1723 à 1725, tout un mouvement en faveur de l’insertion (inoculation) de la petite vérole. La première mention de l’inoculation qui ait été faite en France est de 1717. En cette année, une thèse fut soutenue sur ce sujet à Montpellier par Boyer (Encycl., art. INOCULATION).

La variole ou petite vérole a été totalement éradiquée en 1977 grâce à la vaccination.

http://bouddhanar.blogspot.com/search?updated-min=2011-01-01T00%3A00%3A00-08%3A00&updated-max=2012-01-01T00%3A00%3A00-08%3A00&max-results=50
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MessageSujet: ACUPUNCTURE   Sam 21 Jan 2012, 23:18

Bonsoir à tous,

Certains témoignages au sujet des effets de l’acupuncture ne me laissant pas indifférente, j'ai effectué quelques recherches sur la provenance, sur l'origine de cette discipline :

Citation :
Bonjour,

je viens apporter mon témoignage concernant une séance d'acupuncture qui a marqué le début de mon enfer. Je n'allais pas bien avant cette séance, c'est vrai. Mais après, j'ai perdu les pédales. En fait la séance m'a complètement boosté. Ma demande était de traiter les insomnies et d'apaiser mon mental. L'apprenti acupuncteur sur qui je suis tombé a voulu faire des tas de trucs à la fois, m'a planté plein d'aiguilles, y compris à la tête. J'avais les membres qui bougeaient tout seuls au cours de la séance. Et puis l'enfer a commencé. Impossible de dormir. Une nuit, deux nuits, trois nuits, etc... Insomnies devenues totales, alors qu'avant elles étaient partielles. Des jours et des jours. Je pouvais aller courir super longtemps sans aucune fatigue, et sans ressentir de courbatures. A la tête, j'avais mal aux points piqués, et sans doute cette douleur intervenait elle dans mes insomnies. Scotché, incapable de réagir... Avec une sensation de changement de personnalité s'installant au fil des nuits sans sommeil, perte de mes valeurs, de mes émotions. Quelques mois plus tard on me diagnostiquait schizophrène. Aujourd'hui je rame comme un fou, c'est le cas de le dire, pour m'en sortir. Médicaments à l'appui. Et au fond de moi je reste persuadé que si on ne m'avait pas planté ces maudites aiguilles dans la tête, je ne serai pas tombé aussi bas, j'aurais conservé ma personnalité et mes émotions... Damned... une médecine douce, qu'ils disaient... sauf quand elle est utilisée par des sauvages...

(Message édité par Profil supprimé le 02-06-2009 à 21:37:41)

BONJOUR

Cest par hasard que j'ai lu votre temoignage,car je fais des recherches depuis longtemps sur les problemes rencontres lors de sceances d'acupuncture,car c'est le cas de ma fille qui apres une rupture n'allait pas bien(insomnies) et apres des conseils d'amis j'ai decidé de consulter quelqu'un de tres connu ds mon dept,et repute ,donc pas d'a priori, c'est là que notre cauchemar a commence a nous aussi ma fille et nous ses parents car des violents de maux de tete sont apparus,puis une grande fatigue ,elle a été obligé de quitter son travail,peu de temps apres tentative de suicide,sejour en psychiatrie puis en clinique ou on la mise sous anti-depresseurs qui ont agravés son cas , c'est nous ses parents qui sommes devenus insomniaques,car c'est difficile de voir son enfant souffrir comme cela, nous avons peur en permanence car depuis elle ne pense qu'a en finir car elle est trop malheureuse(perte de ses amies) qui eux non plus ne comprennent pas son soudain changement de personnalité ma fille elle aussi que tout viens de la car le jour meme elle a commence a avoir tres mal a la tete ,

je vous remercie de me lire meme si c'est un peu long mais enfin j'ai l'impression de me sentir moins seule face au desarroi de ma fille.

http://forum.doctissimo.fr/sante/Acupuncture/dangers-acupuncture-sujet_841_1.htm


Acupuncture, médecine de l’âme ?

Les phénomènes de possession et la médecine chinoise



Aujourd’hui, l’acupuncture chinoise est très connue du grand public et nombreuses sont les personnes qui ont pu expérimenter ses bienfaits, tant en ce qui concerne les affections externes (tendinites, lombalgies…) qu’internes (problèmes respiratoires, digestifs…). Ce que peu de gens savent, en revanche, c’est que l’acupuncture traditionnelle chinoise est une véritable médecine de l’âme, car les Chinois ne dissocient pas le corps de l’esprit mais les considèrent comme étant Un. Plutôt que d’affirmer «je suis en colère», le Chinois dira: «mon foie sort de ses gonds» !

Pour bien comprendre la tradition de la Chine, il faut savoir ce qu’est le Qi, ou «souffle». Comment expliquer ce phénomène ? La meilleure façon est sans doute d’observer l’idéogramme Qi:



Le grain de riz éclate sous l’effet de la cuisson qui produit

le dégagement d’une vapeur laquelle s’élève en s’accumulant.


Dans son ouvrage, Les mouvements du cœur, Claude Larre nous dit:

«Les souffles, en eux-mêmes sans forme, produisent, animent et maintiennent toute forme. Ils tirent force et renouvellement du travail qui s’effectue (grâce à eux) sur les substances transformables. Par les souffles, tout se fait.»

Cet éminent sinologue ajoute que ce n’est pas la quantité des souffles qui fait la santé, mais leur harmonieuse distribution là où ils sont attendus.

Le Qi est donc cette énergie invisible qui pénètre tout l’univers et permet à la vie de se mouvoir et de se transformer, continuellement. La spirale est la voie que suit le Qi dans ses mouvements. Lorsque ce mouvement des souffles dans le corps est obstrué, la maladie apparaît. Le rôle de l’acupuncteur consistera alors, avec l’aide de ses aiguilles, à défaire les nœuds pour rétablir la circulation harmonieuse du Qi. Le même auteur nous dit, concernant l’acupuncteur:

«Sa main se dirige d’elle-même vers les «lieux» du corps où, dans le croisement des souffles, s’enracinent les Esprits.»

L’aiguille s’enfonce à la rencontre des souffles d’un patient dont l’équilibre a été perturbé. L’acupuncteur, usant de toute sa science et de son habileté, va alors chasser les souffles pervers, désobstruer les blocages, et fluidifier la circulation de l’énergie là où elle était nouée. Grâce à la vitalité de son esprit et de ses propres souffles, le thérapeute va aider son patient à reprendre possession de lui-même. L’acupuncteur, cela va de soi, devra être un pratiquant de Qi Gong ou de Taiji Quan pour pouvoir offrir un soin de qualité à son patient.


Acupuncture ou exorcisme ?

Après tout ce qui a été dit précédemment, nous pouvons sans difficultés comprendre que l’action de l’acupuncture va bien au-delà de la simple tendinite ou névralgie. Du reste, les classiques de la médecine chinoise abondent en informations concernant l’action des aiguilles sur le psychisme. Par exemple, il est dit du point Shen men («la porte de l’Esprit») qu’il agit, outre les symptômes physiques, sur l’inquiétude, l’angoisse, la folie, la dépression, la perte de mémoire, l’agitation, l’hébétude, la terreur etc. En gros, ce point a pour effet de calmer le Shen, l’Esprit.

Ce point (xue) que nous avons choisi est certes l’un des grands points «psychiques» de l’acupuncture traditionnelle. Mais de très nombreux points ont une fonction similaire. Quand on sait que les médecins occidentaux sont eux aussi de plus en plus nombreux à croire à une origine psychosomatique des maladies, les indications contenues dans les classiques chinois des siècles passés font figure de pionnières.

Cependant, la lecture attentive des classiques de l’Empire du Milieu nous offre bien plus que de simples remèdes psychologiques. Ainsi, à propos du point Shui fen, le Zhen jiu ju ying nous dit qu’il traite, entre autres, «l’attaque par les gui». Le même classique prétend que le point Jian shi est efficace contre le «pervers des gui». Mais que sont les gui ?


Les gui

Pour comprendre ce que sont les gui (prononcer «koueï»), le mieux est de se tourner vers le dictionnaire français de la langue chinoise de l’Institut Ricci, au caractère concerné n° 2832:

1. Ame sensitive (désincarnée, après la mort); mânes des morts; fantôme; revenant; spectre.
2. Esprit insatisfait (nocif si on ne l’apaise pas); génie; esprit mauvais; démon; diable. Diabolique; démoniaque.
3. Influence occulte néfaste. Pernicieux sournois; perfide.
4. Malin; rusé; roublard; malicieux.

La langue chinoise fourmille d’expressions avec le mot gui en référence a des situations ou des personnages pas clairs. Un être diabolique, fourbe, sournois est appelé «gui gui sui sui», un feu follet «gui huo» (littéralement: «esprit feu»), un racontar «gui hua», mais le premier sens du mot gui est «revenant», «fantôme». D’ailleurs, la sorcellerie se dit en chinois «gui tao», la voie des gui ! Quand on sait la peur viscérale que les Chinois éprouvent depuis l’aube de leur civilisation pour les revenants on ne sera pas étonné de trouver, dans les ouvrages d’acupuncture, des points concernant les pathologies liées aux gui.

Selon Jacques Lavier, l’origine même de cette médecine remonterait à la croyance ancestrale selon laquelle les maladies sont causées par des esprits malfaisants qui iraient se loger (aujourd’hui on dirait «squatter») dans des endroits bien particulier du corps humain. Le nom chinois désignant un point d’acupuncture n’est-il pas xue, terme qui signifie aussi: «grotte», «trou», «terrier» ?

Donc la légende raconte qu’un chasseur aurait été accidentellement blessé au pied par une flèche. Il alla consulter le médecin du village, qui était aussi chaman, pour qu’il lui retire le morceau inséré dans son pied et le panse avec des herbes pour prévenir une hémorragie. Une fois le soin terminé, le malade se lève, marche, puis se met à faire des bonds et à gambader joyeusement, le sourire aux lèvres. Face à l’étonnement de son guérisseur, il explique:

«Je crois que cette flèche devait être une arme magique, car elle a bel et bien tué un Koueï qui s’était installé dans ma jambe et me tourmentait. J’avais depuis plusieurs jours une douleur aiguë qui s’étendait depuis les reins jusqu’à la région de ma blessure, et qui me rendait tout mouvement extrêmement pénible. Il a cependant fallu que j’aille à la chasse, car nous n’avions plus de viande, et ce me fut un véritable supplice. Je bénis celui qui m’envoya accidentellement cette flèche, car il a fait une victime de choix en exécutant ce démon. Je ne ressens plus du tout cette violente douleur qui m’était intolérable.»

Ainsi serait née l’acupuncture chinoise.

Pour ma part, cette belle histoire ne sera toujours qu’une légende populaire. Quoique séduisante par certains côtés, je ne peux pas croire qu’une médecine aussi complexe et précise ait été élaborée de façon empirique à partir d’un accident. Ce que je crois, c’est que dans les temps anciens, et pas seulement en Chine, les êtres humains avaient un psychisme beaucoup plus développé qu’aujourd’hui et que les sages taoïstes qui ont découvert l’acupuncture voyaient littéralement le réseau des lignes de force qui parcourent le corps ainsi que les points, ou «terriers», dans lesquels le souffle s’écoule pour, parfois, stagner.

Quant aux gui, véritables intrus qui, de temps à autre, perturbent ce réseau, ils étaient également visibles à ces sages de même que certains étudiants et maîtres de Taiji Quan sont capables de les voir aujourd’hui. D’ailleurs, le Taiji Quan n’est-il pas parfois appelé «la boxe des gui»?!!!

Mais de nos jours, cela ne fait pas très sérieux de croire aux démons, aux revenants et à toute ces superstitions qui nous viennent de la nuit des temps. Si l’on souhaite que l’acupuncture soit mieux reconnue ne serait-il pas souhaitable de trouver une définition plus élaborée pour expliquer les gui ? Dans son ouvrage sur la psychologie dans la médecine chinoise, l’acupuncteur Daniel Laurent associe les gui (Koueï) à des «clichés», des images mentales porteuses de mémoire qui

«se branchent de façon quasi permanente dans un circuit corporel et se comportent comme une entité indépendante possédant une force de commandement compulsive tant sur le plan somatique que comportemental.»

Un peu plus loin il précise:

«En effet, ces clichés agissent comme des suggestions positives telles qu’on les expérimente en hypnose, mais plus puissantes car il s’y trouve de la douleur. Si l’un de ces clichés est réactivé par l’environnement (ce qui devient stress pour l’individu concerné), il se branche plus ou moins en permanence, dictant un comportement particulier pour l’individu. Ce cliché réactivé -- pendant toute la période d’action -- devient un Koueï. La psychanalyse qui essaie de faire revenir à la conscience des incidents inconscients est une tentative psychothérapeutique de libérer les Koueï. C’est malheureusement en général un échec, car la psychanalyse s’arrête à la mise en évidence des incidents ayant re-stimulé la force de commandement compulsive d’un Koueï (ou d’une chaîne de Koueï). Mais tant que le Koueï lui-même n’a pas été effacé, c’est-à-dire réintégré, reclassé correctement et consciemment (…), le Koueï demeure et il ne peut y avoir au mieux après ce type de traitement, qu’une amélioration passagère.»

Ceux qui ne sauraient se contenter d’une explication magique concernant les phénomènes de possession apprécieront sûrement ce raisonnement plus «rationnel».


Les 13 points gui

Traditionnellement, il y a treize points gui sur le corps humain qui, selon certains auteurs, seraient les treize points originaux de l’acupuncture. C’est le médecin taoïste Sun Simiao (581-682), alchimiste de surcroît, qui, dans son Qianjing fang (Prescriptions valant mille once d’or) écrivit une Ode pour la piqûre des treize points gui. Voici ces points (nous donnons également leur nom usuel):

1. Palais des gui (gui gong); Ren zhong (VG 26)
2. Persuasion des gui (gui xin); Chao shang (P 11)
3. Forteresse des gui (gui lei); Yin bai (RP 1)
4. Cœur des gui (gui xiu); Da ling (MC 7)
5. Chemin des gui (gui lu); Shen mai (V6)
6. Oreiller des gui (gui zhen); Feng fu (VG 16)
7. Lit des gui (gui chuang); Jia che (E 6)v
8. Marché des gui (gui shi); Cheng jiang (VC 24)
9. Caverne des gui (gui ku); Lao gong (MC 8)
10. Hall des gui (gui tang); Shang xing (VG 23)
11. Cache des gui (gui cang); Hui yin (VC 1)
12. Fonctionnaire des gui (gui chen); Qu chi (GI 11)
13. Sceau des gui (gui feng); Hai quan (sous le frein de la langue)




Précisons qu’il faut puncturer ces points dans l’ordre où ils ont été donnés, et selon Daniel Laurent il faut les piquer «rapidement, superficiellement et brièvement, sans laisser l’aiguille». Il existe aussi d’autres méthodes «d’ exorcisme» par acupuncture comme la technique des 7 Dragons qui est donnée dans le Nei jing su wen (Le classique de l’Empereur jaune). Si le patient a la sensation d’être possédé de l’intérieur, on utilisera la technique des 7 Dragons internes, ou bien les 7 Dragons externes si il sent quelque chose rôder autour de lui.

L’acupuncture traditionnelle chinoise serait donc, dans certains cas, une forme d’exorcisme destiné à chasser de l’organisme des hôtes indésirables. Cependant, il ne faut pas confondre ses techniques avec le grand exorcisme taoïste utilisé dans les cas de possession démoniaque et dont on trouvera un exemple saisissant dans le livre de Peter Goullart, Le monastère de la montagne de jade.


Quelle meilleure façon de conclure cet article que cet extrait des Mouvements du cœur ?:

"Le Grand acupuncteur est un artiste et un savant au cœur généreux. La Tradition l’a initié au mystère et il se tient devant la porte de toutes les merveilles. Sa main se dirige d’elle-même vers les « lieux » du corps où, dans le croisement des souffles, s’enracinent les Esprits. Habile et secourable, cette main est toute abandonnée à l’inspiration des Esprits qui se tiennent à demeure dans l’Acupuncteur. Sa science est monumentale, sa dextérité toute en souplesse, son toucher est d’un musicien aveugle, son cœur s’enlève d’un élan magnanime. Les mouvements de l’aiguille en reçoivent leur qualité.

Elle s’enfonce à la rencontre des souffles d’un patient dont on a reconnu la condition et la présentation immédiate. Ses essences sont, plus ou moins, désertées par les Esprits. Elles sont affectées par les déséquilibres du sang et du souffle. Par l’effet d’attaques externes, prolongées en atteinte internes, par une déficience de l’intime, ou par un accès, le réveil d’un mal rampant, des souffles, dits en excès ou en insuffisance, ont tendance à s’installer et à créer une situation pathologique. Mais tout n’est pas perdu.

L’Acupuncteur vous aidera à sortir, et par vous-même, de votre mal. Il vous assistera en allant « interroger le nid, questionner le souffle ». Il parviendra aux enracinements de la vie, là où, à tout instant, arrive « le vierge, le vivace ».

L’Acupuncteur, d’une main rendue acérée et précise par la tenue des aiguilles qu’il sélectionne comme un peintre choisit ses divers pinceaux, se laisse guider par ses propres Esprits. Il sollicite le Ciel/Terre aux nœuds où la vie naît de leurs influx croisés. Alors sont chassés les souffles pervers, dont toute l’ambition est de pervertir plus avant. Les souffles réguliers, orthodoxes, se laissent rameuter; les essences ébranlées et prêtes à quitter se ressaisissent. Les Esprits qui s’en étaient allés retournent.

Le patient oublie qu’il a été malade. Il baigne maintenant dans la douce chaleur et la lumière. La vivacité jaillit et elle s’épanche. L’ homme redevenu sain a le visage détendu, les traits reposés, la mine réjouie; la démarche est alerte, le geste est prompt mais sait se retenir; l’esprit est rapide et composé, le propos est censé et ouvert, la volonté prête à tout. Par la radiance de ses Esprits est rendue manifeste la rénovation d’un vivant.
"


Bibliographie

Despeux, Catherine, Prescriptions d’acuponcture valant mille onces d’or, Paris, Trédaniel, 1987.
Goullart, Peter, Le monastère de la montagne de jade, Paris, Fayard, 1971.
Husson, Albert, Huang di nei jing su wen, Paris, ASMAF, 1987.
Larre, Claude et Rochat de la Vallée, Elisabeth, Les mouvements du cœur, psychologie des chinois, Paris, Desclée de Brouwer, 1992.
Laurent, Daniel, La pratique de la psychologie en médecine traditionnelle chinoise, Paris, Trédaniel, 1978.
Lavier, Jacques, L’acupuncture chinoise, Paris, Robert Laffont, 1977.

http://www.acupuncture-energetique.com/acupuncture_medecine_l_ame-page-14.html
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