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 Les pétitions sur Avaaz.org

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Grok



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MessageSujet: Les pétitions sur Avaaz.org   Dim 09 Oct 2011, 21:19

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Cette pétition est manifestement un succès : créée il y a deux jours (le 07/10/2011), elle a pour objectif du moment 500 000 signatures, et à l'heure qu'il est, 21h21', les 429 000 signatures sont dépassées.


Un objectif de 10 millions de signatures serait-il envisageable, et pourquoi pas beaucoup plus (un milliard de signatures, ça aurait "de la gueule") ?...


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (cliquer pour accéder à la page de pétition et décompte instantané)

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MessageSujet: Re: Les pétitions sur Avaaz.org   Lun 10 Oct 2011, 11:57

10/10/2011, 11h56', 479 000 signatures, c'est "marrant" de voir le chiffre augmenter assez rapidement
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MessageSujet: Re: Les pétitions sur Avaaz.org   Lun 10 Oct 2011, 21:30

10/10/2011, 21h26, 515 000 signatures dépassées. Prochain "objectif" un million de signatures.


Je parierais sur des dizaines de millions de signatures dans pas trop longtemps.


La question à 100 euros : cette opinion est-elle/sera-t'elle récupérée, par le système même qu'elle conteste ?...


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MessageSujet: Re: Les pétitions sur Avaaz.org   Lun 31 Oct 2011, 09:20

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La pétition a ralenti depuis le nombre de 700 000 signataires, et approche à cette heure des 800 000 signataires.

Aux États-Unis, où il a été observé des violences policières ressenties comme injustes sur les manifestants de Wall Street, des citoyens vétérans des diverses guerres menées par les États-Unis se sont organisés "afin de protéger les manifestants".

En certains endroits des États-Unis, des personnes militairement entrainées viennent aux manifestations avec leurs armes opérationelles, dans une optique affirmée de dissuasion et de protection.


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Citation :
L'Arizona permet aux citoyens de circuler avec des fusils en bandoulière, on appelle ça Open carry.

Rappel :
- 1er Amendement : liberté d'expression
- 2ème amendement : droit de détenir des armes
.

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MessageSujet: Re: Les pétitions sur Avaaz.org   Jeu 03 Nov 2011, 13:03

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Un sujet annexe, dans le thème "révolte des populations du monde contre l'ordre financier".

La plupart des participants au forum Anthakarana ont pour acquis, je crois, que "la réalité dépasse la fiction", et aussi qu'il est difficile aujourd'hui de faire la part entre information, et désinformation/manipulation (c'était déjà vrai hier, mais aujoud'hui la conscience en devient plus aigüe).

Ces jours-ci, la crise systémique financière en Grèce est au devant de l'actualité, avec la proposition de Papandréou de faire un référendum en Grèce sur la politique à suivre. On sait que les grecs sont dans une situation qui pourrait être qualifiée de limite à la situation pré-insurrectionnelle, c'est un des pays en Europe où la contestation est la plus forte, et où la population se voit imposer les mesures financières les plus fortes et les plus impopulaires. Papandréou devra-t'il démissionner, suite à l'annonce d'un référendum en Grèce ?... Les heures à venir nous le diront peut-être. On se souvient aussi que en Grèce, des groupes de la population pratiquent aujoujourd'hui la "chasse aux ministres et aux élus", qui sont traqués. Papandréou pouvait-il faire autre chose que de proposer un référendum, eût égard à la situation intérieure grecque ?... Que les bourses européennes aient immédiatement chuté suite à cette annonce, et que la classe politique européenne soit en effervescence à ce propos, ne pourra étonner personne.

Un sujet annexe, donc, dans la veine "complotiste". Voici un des derniers articles de Wikistrike : " Exclusivité Wikistrike - l'Etat-major grec prévient d'un séisme imminent, coupable : HAARP...."



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Damiens Lanxade pour Wikistrike a écrit:
Exclusivité Wikistrike - l'État-major grec prévient d'un séisme imminent, coupable : HAARP....


La Grèce est menacée indirectement par l'Institut International de la Finance, porte-voix des plus grosses banques du monde, par le FMI, l'Union européenne, par la tristement célèbre agence de notation Fitch, ainsi que par d'autres subalternes, lesquels parlent d'instabilité du marché européen, de son probable écroulement, de sa viabilité fragile qui devrait rendre bientôt l'âme. Des menaces à peine déguisées pour faire pression sur les pays européens pour qu'à leur tour ceux-ci fassent pression sur la Grèce. Ils ont peur des conséquences dramatiques, ils n'ont plus aucune indépendance politique et encore moins économique, alors un sentiment d'admiration en eux se mêle à une peur incoercible face à des grecs qui ont le courage de dire non au démantèlement de leur pays, à son rachat par des privés, ils ne veulent plus entendre parler de créanciers qui ont perdu la tête avec des taux d'intérêts impossibles. La Grèce dit non, elle a choisit la liberté et le retour à son indépendance, ce qui constitue son droit le plus fondamental. On hait la Grèce et on l'admire. Des pulsions de vie et de mort se tournent vers elle, nexus de plusieurs futurs possibles.


La Grèce, berceau de la civilisation occidentale, là où sont nés les dieux de l'Europe, la philosophie, la démocratie, les arts, sous un soleil éternel, cette Méditerranée qui dort depuis l'aube des temps et qui fait rêver les hommes, ici et maintenant, l'avenir de l'Europe va se jouer, soit l'euro meurt et les peuples sont sauvés, soit la dictature mondialiste des Illuminatis gagnent et s'en est finit de nous.


La Grèce veut rassurer le marché européen en venant d'indiquer que le référendum ne portera que sur le plan d'aide européen, et non sur une possible sortie de l'euro. Sarkozy a rappelé dans son discours d'hier soir que le plan d'aide européen est "la seule voie possible", qu'il "est toujours légitime de demander son avis au peuple", mais que la décision revient aux autres "Etats membres", autrement dit il est interdit pour un pays de quitter la zone euro, la dictature européenne, depuis ces dernières 48 heures, est en train de montrer son vrai visage, un visage inquiétant et fasciste.


Un correspondant grec travaillant pour To Vima vient de nous annoncer à l'instant que l'Etat-major grec se prépare à un séisme imminent en Grèce sans précédent, qui serait une attaque des américains, lesquels vont utiliser leur arme appelé HAARP pour frapper la Grèce récalcitrante. Le séisme sera profond de 20 km, et sera de magnitude 8, voir plus. Les américains vont réitérer un nouveau massacre, comme le séisme de janvier 2010 à Haïti, qui fit 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. ainsi, le gouvernement grec sera "obligé" d'accepter l'aide du FMI et l'intervention dans le pays de l'ONU. Le plan d'aide européen s'imposera d'un seul coup, et ainsi le problème grec ne sera plus qu'un mauvais souvenir. Mais que va-t-il se passer si l'armée grecque refuse l'aide internationale ? Il faut surveiller le ciel car si des lueurs vertes ou bleues apparaissent, il faut vite que les citoyens grecs sur place se préparent, car ce seront les signes du séisme imminent. Puisque HAARP agit sur la ionosphère pour frapper par résonance magnétique un point géologique précis. A chaque fois que HAARP a frappé, des lueurs vertes ou bleues ont été aperçues.


Les mondialistes ne laisseront pas la Grèce sortir de l'euro. Si la Grèce sort, elle pourra taxer tous les produits qui entrent dans le marché européen, étant la plus importante porte d'entrée du marché européen avec ses ports dont celui de Pyrée, ce qui va rendre les chinois furieux puisque ces derniers ont acheter entièrement le port de Pyrée, elle, la grèce, rembourserait sa dette rapidement et deviendrait puissante. Alors que les économistes qui depuis 48 heures se succèdent sur les chaines de télévision et à la radio, martèlent dans le cerveau des gens que la Grèce sortant de l'euro ne pourrait pas rembourser sa dette, que sa seule source de revenus serait le tourisme, et que le référendum n'a pas être donné au peuple pour des questions concernant l'économie, parce-qu'un peuple, comprenez bien, est stupide. L'économie ce n'est pas sorcier, mais on veut penser pour vous et tout faire pour que personne ne comprenne ce qui se passe. Nous sommes dans une dictature qui ne dit pas son nom, il faut soutenir le peuple grec avant qu'il ne soit trop tard. C'est notre liberté à tous qui se joue ici. Maintenant vous comprenez que si la Grèce sort de la zone euro, cela profitera au peuple grec, mais certainement pas aux banques privées et aux multinationales dont les produits seront taxés ce qui leurs feraient perdre de l'argent, un argent qu'ils volent déjà aux peuples d'Europe et du Tiers-monde.



Damiens Lanxade pour Wikistrike


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AMBRE

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MessageSujet: Vous avez dit Avaaz («la voix» en persan )   Mar 05 Juil 2016, 11:18

Bonjour,
vous êtes nombreux à encore me partager des propositions de pétitions à partager via Avaaz.
Pour rappel donc,  je remonte ce sujet avec ces informations et citations diverses , puisque la lettre de Kokopelli est semble t il peu crédible aux yeux de certains... je précise que ce n'est évidement pas mon avis et que je partage nombres de réflexions très intéressantes et en provenance des communiqués de Dominique Guillet!
Nous avons à faire preuve de discernement , soyons donc vigilent!


AMBRE 15/11/2012 a écrit:
Citation :
A faire circuler!!!!!!

Avaaz : un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri
L'Association Kokopelli a décidé de présenter " Avaaz : un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri ", - un article d’investigation concernant l'organisation Avaaz, rédigé par Dominique Guillet et posté sur son site Liberterre - car nous sommes scandalisés qu’une pétition en défense de Kokopelli ait été présentée, sans notre consentement, par cette organisation militariste (1). Cette pétition, de plus, colporte des informations complètement erronées. Depuis plusieurs mois, nous ne cessons d’informer nos amis et clients que nous n'avons pas été condamnés par la Cour Européenne de Justice à stopper nos activités (4), que nous ne sommes pas fermés, que nous continuons d’exister et que nous continuons de distribuer des semences.




KOKOPELLI a écrit:
Avaaz: un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri
Peu de temps après l’opération psychologique spéciale dénommée 9/11, le Général Wesley Clark, ancien général en chef de l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord) rencontre, au Pentagone, un officier d’état-major qui le convie à consulter un document confidentiel émanant du Ministère de la Défense US et stipulant que, dans les 5 années suivantes, sept pays seront envahis (“libérés” dans le langage Orwellien) par les USA : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran. Le Général Wesley Clark, en retraite, s’est exprimé publiquement plusieurs fois à ce sujet: «C’était une déclaration stupéfiante : l’armée servirait à déclencher des guerres et à faire tomber des gouvernements et non pas à empêcher les conflits. Nous allons envahir des pays. Mes pensées se bousculaient. J’ai mis ça de côté, c’était comme une pépite que vous conservez. Un groupe de gens a pris le contrôle du pays avec un coup d’État politique, Wolfowitz, Cheney, Rumsfeld… je pourrais nommer une demi-douzaine d’autres collaborateurs du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC). Ils voulaient que le Moyen-Orient soit déstabilisé, qu’il soit chamboulé et placé sous notre contrôle». (1)

Est-ce donc une coïncidence si l’organisation dénommée Avaaz a soutenu les interventions militaires en Libye (19 / 20 / 21) et en Syrie (25 / 26 / 27 / 28)? Est-ce donc une coïncidence si Avaaz se mêle des affaires internes de la Somalie (2 / 3 / 4)? Est-ce donc une coïncidence si Avaaz se mêle des affaires internes du Soudan (5) en accusant, par ailleurs, le très diabolisé Iran de livrer des armes (7 / 8)? Est-ce donc une coïncidence si Avaaz se mêle des affaires internes de l’Iran (9 / 10)?

Qui sont donc ces “activistes Avaaz” impliqués très concrètement, en 2012, dans des opérations de déstabilisation de la Syrie (11)?

L’organisation Avaaz n’est-elle pas tout simplement une tête de pont de la CIA, un gigantesque écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri de l’Impérialisme Occidental?

A l’automne 2009, en rédigeant mes quatre articles sur l’arnaque du réchauffement climatique anthropique (13), je découvris que cette organisation sollicitait les activistes pour récolter des fonds, en l’espace de quelques jours, à hauteur de 150 000 dollars afin de créer un blog durant le Sommet de Stockholm. «Il ne nous reste plus que quelques jours. Si d’ici lundi, nous pouvions collecter 150 000 dollars, Avaaz pourrait engager les grands moyens sur ce projet: construire une carte du monde et un blog dans le style de Twitter permettant de relier tous les événements organisés pour le climat le 21 septembre; mettre en place une base de données téléphoniques mondiale pour permettre à des milliers d’entre nous d’inonder nos dirigeants de coups de téléphone; et enfin engager une équipe de professionnels pour faire la différence sur le terrain médiatique, face aux puissants lobbys industriels et pétroliers».

150 000 dollars financés par des militants naïfs pour créer un blog!! On croit rêver. A l’époque, je pensais qu’Avaaz n’était qu’une ONG frauduleuse, une de plus, une Organisation pour Niaiser les Gogos, dont l’objectif unique est de soutirer beaucoup d’argent aux activistes et dont l’outil principal est fondé sur des pathologies modernes, la pétitionnite aiguë et la conjugaison débridée du verbe “cliquer”. Et il est clair qu’Avaaz excelle en tant que gigantesque machinerie à cliquer/glaner des dollars/euros. Il n’est que de consulter, sur internet, l’une de ses campagnes, en 2009, pour lever des fonds, à grands renforts de petits montants:
«C’est un moment d’une importance cruciale pour l’Iran et pour le monde. Nous pouvons aider à faire connaître la vérité en organisant de toute urgence un sondage post-électoral rigoureux auprès des citoyens iraniens, en leur téléphonant pour leur demander pour qui ils ont voté et en publiant les résultats dans les médias. Plus d’un tiers des votes sont en jeu - et notre sondage pourra ainsi prouver qui dit la vérité. Si nous arrivons à recueillir 119 000 € dans les prochaines 24 heures, nous pourrons publier les résultats avant que le Conseil des gardiens de la Constitution ne rende publics les résultats de son propre recomptage des voix. Si nous arrivons à recueillir plus d’argent, nous pourrons étendre la portée de cette campagne. Nous avons un besoin urgent que 10 000 d’entre vous donnent un petit montant. Aidez à financer le sondage dès maintenant en utilisant le formulaire sécurisé fourni ci-dessous.» (10)

On se demande d’ailleurs ce qui est sécurisé chez Avaaz car la phrase suivante apparaît en rouge gras: «$228,449 ont fait un don pour aider financer un sondage pour la vérité en Iran». Où apparaît-elle? Sur le site d’Avaaz France car aujourd’hui, en novembre 2012, il est toujours possible d’appuyer sur le bouton Paypal pour contribuer financièrement à ce sondage, pour le moins, très “post-électoral”. Après vérification de la même campagne sur son site US, il s’avère que la maison mère s’est répandue en plates excuses, en 2009, à propos de l’impossibilité d’effectuer le dit sondage à cause de la corruption en Iran. A l’époque, Avaaz proposa aux ponctionnés, en toute sincérité bien entendu, de récupérer leur dû - en envoyant un mail - ou de le mettre à disposition d’une autre campagne qu’ils venaient juste de lancer pour sécuriser un internet libre en Iran!! (12)... et pour sécuriser la cagnotte chez Paypal.

Car Avaaz a besoin d’argent, de beaucoup d’argent, pour organiser ses pétitions virtuelles à partir de quelques ordinateurs, et surtout pour les rémunérations de ses cadres. Car affirmons-le, haut et fort, les cadres chez Avaaz ne sont pas rémunérés avec des cacahuètes virtuelles: le fondateur et directeur exécutif, Ricken Patel, a ainsi touché, en 2010, la modeste somme salariale de 183 264 dollars (15 200 dollars par mois) - en légère augmentation par rapport à ses salaires de 120 000 dollars des années précédentes - tandis que le directeur de campagne, Ben Wikler, a touché 111 384 dollars de salaire. Cette même année 2010, Avaaz a déclaré sur sa feuille de revenu (form 990): 921 592 dollars de “frais de campagnes et de consultance”, 182 196 dollars de “frais de voyages”, 262 954 dollars de “frais de publicité”, 404 889 dollars de “frais de technologie d’information”, etc, etc. Tout cela pue l’arnaque financière et le copinage archi-dollarisé. Parmi ses quelques frais de gestion, Avaaz a payé Milena Berry (et son mari Paul), pour un travail de consultance IT (technologie d’information), la bagatelle de 245 182 dollars en 2009 et de 294 000 dollars en 2010. Malgré la très haute rémunération de Milena Berry, qui se présente comme la technicienne en chef de la gestion informatique de l’organisation, Avaaz a fait appel à la générosité des dons, afin de renforcer son système informatique, suite à une prétendue cyber-attaque en mai 2012. Sans commentaires.

L’organisation Avaaz ne semble d’ailleurs pas très pressée de publier sa déclaration de revenus pour 2011, ce que l’on comprend fort bien de par la pléthore d’articles, émergeant sur internet, afin de dénoncer cette organisation frauduleuse. A la mi-novembre 2012, la “form 990” est toujours absente de son site alors que l’audit du rapport financier a été délivré par son cabinet comptable de New-York (Lederer, Levine et Associates), le 19 juin 2012.

Avaaz a été créé en 2006 par MoveOn.org et Res Publica. “Avaaz”, dans différents langages de l’Asie et de l’Europe de l’est signifie “la voix”. La voix silencieuse, derrière Avaaz et Res Publica, est celle de trois individus: Tom Perriello, un ancien membre du Congrès US, Ricken Patel, consultant chez de nombreuses entités contrôlées par les psychopathes prédateurs, et Tom Pravda, un ancien diplomate d’Angleterre consultant pour le Ministère de l’Intérieur US.

Parmi les autres fondateurs d’Avaaz se trouvent Eli Pariser (le directeur exécutif de MoveOn), Andrea Woodhouse (consultant pour la Banque Mondiale), Jeremy Heimans (le co-fondateur de GetUp! et de Purpose), et l’entrepreneur Australien David Madden (le co-fondateur de GetUp! et de Purpose).

MoveOn, le co-fondateur d’Avaaz, a distribué, en 2002, par le biais de son Comité d’Action Politique, 3 millions et demis de dollars à 36 candidats politiques au Congrès US. En novembre 2003, MoveOn reçut 5 millions de dollars du spéculateur milliardaire George Soros. Ricken Patel a, d’ailleurs, déclaré publiquement que l’Open Society Institute de George Soros (renommé Open Society Foundation en 2011) était l’un des membres fondateurs d’Avaaz.

Qui est George Soros? L’un des prédateurs psychopathes à la direction du CFR (Council for Foreign Relations) et l’un des membres du Groupe Bilderberg. Le CFR et le Groupe Bilderberg sont deux des pseudopodes de la baudruche dénommée “Nouvel Ordre Mondial”. Le CFR et le Groupe Bilderberg ont été créés par les Rockefellers, la famille responsable de nombreux maux qui sévissent sur la planète. Pour mémoire, la Fondation Rockefeller a promu les lois eugénistes aux USA dès le début du siècle passé; elle a financé le Nazisme avant et durant la seconde guerre mondiale; elle a financé les recherches génétiques, dès 1945, et donc tout le secteur des chimères génétiques; elle a lancé la dévastatrice Révolution Verte...

Avaaz fut, en juin 2009, l’un des partenaires dans la campagne Tcktcktck lancée par Havas, aux côtés d’EDF, de la Loyds Bank... et de 350.org, une organisation financée par la Fondation Ford, la Fondation Rockefeller, le Rockefeller Brothers Fund et le milliardaire George Soros.

George Soros est le financeur incontournable de toute cette mouvance d’ONGs aux objectifs occultes. Durant l’été 2009, l’Open Society Institute (de Soros) donna une subvention de 150 000 dollars à Avaaz. En sus de cette subvention, Avaaz reçut de Res Publica (financée par Soros) 225 000 dollars en 2006, 950 000 dollars en 2007 et 500 000 dollars en 2008. La Foundation to Promote Open Society (de Soros) donna à Avaaz, en 2008/2009, 300 000 dollars de soutien général et 300 000 dollars pour la campagne (sur l’arnaque) climatique durant laquelle Avaaz a particulièrement brillé dans son expertise pour susciter de l’argent non virtuel afin de combattre un réchauffement climatique virtuel avec des pétitions tout aussi virtuelles. Ricken Patel ne précise d’ailleurs, nulle part, dans sa croisade contre le réchauffement climatique anthropique, comment il effectue la rédemption de “l’empreinte carbone” générée par les émoluments grandioses de ses bons amis au sein d’Avaaz (une redistribution des libéralités généreuses de la clique de Soros alors qu’Avaaz prétend effrontément que l’organisation ne reçoit de l’argent que de dons individuels!!!) et de “l’empreinte carbone” générée par ses très hauts salaires chez Avaaz! Il s’agit vraisemblablement d’une rédemption virtuelle.

Et, qui plus est, nous ne sommes pas allés vérifier si les multiples casquettes de Ricken Patel généraient de multiples “empreintes carbone” liées à de multiples salaires. En effet, il est le co-fondateur et co-directeur de Faith in Public Life (une grosse organisation chrétienne); il est consultant pour International Crisis Group, pour la Fondation Rockefeller, pour la Fondation Bill Gates, pour l’ONU, pour l’Université Harvard, pour CARE International, pour International Center for Transitional Justice; il est le co-fondateur et co-directeur de DarfurGenocide.org; il est le co-fondateur et directeur de Res Publica. Etc, etc, ad nauseam.

Dans la clique des fondateurs d’Avaaz - dont l’idéologie est fondée sur la pratique du clic-clic et le syndrome du petit montant - Patel n’est pas le seul à arborer de multiples casquettes. On retrouve Tom Perriello dans la consultance ou la direction chez: National Council of Churches of Christ, Catholics United, Catholics in Alliance for the Common Good, Faithful America, Faith in Public Life, Center for a Sustainable Economy, Center for American Progress Action Fund, Youth and Environmental Campaigns, E-Mediat Jordan, International Center for Transitional Justice, Res Publica, The Century Foundation, l’ONU, Open Society Institute, etc, etc. Il oeuvra avec le Reverend Dr. James Forbes sur des concepts de “justice prophétique”. Tom Perriello soutient l’opération psychologique spéciale dénommée “guerre à la terreur” qui fut lancée par Bush et prolongée par Obama. Sa vision d’Israël participe du conte de fée: il considère ce pays comme l’une des «créations les plus spectaculaires et excitantes de la communauté internationale» au 20 ème siècle et est convaincu qu’il «existe une relation stratégique et morale permanente entre les USA et Israël». Etc, etc, ad nauseam.

Le grand amour que Tom Perriello éprouve pour Israël n’empêche nullement Avaaz de lancer une pétition pour soutenir les malheureux Palestiniens persécutés par l’Etat Sioniste! Et c’est là que réside le grand génie stratégique d’Avaaz pour enfumer les militants et activistes sincères: Avaaz promeut, de temps en temps, de “nobles” causes: les abeilles, les Palestiniens... et même Kokopelli. Avaaz a même lancé une pétition pour mettre les banquiers en prison, ces mêmes banquiers qui ont promu avec Avaaz la législation “cap and trade” (JP Morgan Chase, Bank of America... ) ou avec lesquels les fondateurs d’Avaaz collaborent dans l’International Crisis Group (Morgan Stanley, Deutsche Bank Group...).

Avaaz atteint des sommets de grand guignolesque lorsque l’organisation lance une campagne pour stopper la “guerre contre les drogues”. Le 3 juin 2011, la marionnette Ban Ki-moon reçoit des mains de Ricken Patel - accompagné de Richard Branson, le fondateur de Virgin - une pétition de 600 267 personnes: “End the War on Drugs”. De quoi parle-t-on ici? D’une campagne de dépénalisation du cannabis, de l’ayahuasca, des champignons psilocybes et du peyotl? Ou bien d’une campagne pour stopper la guerre contre la gangrène sociale que constitue la commercialisation tout azimut de l’héroïne et de la cocaïne? Gageons qu’il s’agit bien de la seconde alternative. L’héroïne et la cocaïne constituent les deux sources les plus généreuses des caisses noires de la mafia des psychopathes prédateurs tout autant que des liquidités des grandes banques internationales. La présence de l’Alliance Occidentale en Afghanistan s’explique, entre autres, par le contrôle de l’opium dont 95 % de la production mondiale est concentrée dans ce pays. Quels sont les journalistes, dignes de ce qualificatif, qui ont informé le public quant au scandale gigantesque du blanchiment de centaines de milliards de dollars de l’argent de l’héroïne et de la cocaïne par les grandes banques internationales (23 / 24): HSBC, Wells Fargo, Bank of America....?

Toutes ces campagnes ne constituent qu’un gigantesque écran de fumée pour occulter toutes les finalités odieuses qu’Avaaz soutient au service de l’Impérialisme Occidental: la destruction de la Libye, la déstabilisation de la Syrie, la déstabilisation de l’Iran, la déstabilisation de la Bolivie d’Evo Morales..

Toutes ces opérations de destruction et de déstabilisation de pays souverains sont promues par Tom Perriello dont les visions bellicistes (“pro-war”) ne sont un secret pour personne.

Dans une vidéo (14), Tom Perriello, est présenté comme l’honorable directeur de E-Mediat Jordan, une organisation localisée en Jordanie, un pays limitrophe de l’Irak et de la Syrie. Il s’adresse aux jeunes de cette organisation (“un centre d’entraînement, de technologies et d’outils”) qui sont prêts, déclare-t-il, «à se sacrifier pour leur pays», à savoir à servir de chair à canon pour l’avancement de l’Impérialisme Occidental.

En mai 2009, alors que 60 membres du Congrès US votèrent contre l’attribution de 97 milliards de dollars supplémentaires dans les guerres d’Irak et d’Afghanistan, Tom Perriello vota pour.

En mars 2010, une réception fut organisée par deux organisations de coloration pseudo-verte “League of Conservation Voters” et “Environmental Defense Action Fund” pour lever des fonds pour la réélection de Tom Perriello au Congrès US. MoveOn.org, le co-fondateur d’Avaaz, lui attribua 100 000 dollars pour sa campagne de réélection.

En mars 2010, alors que 60 membres du Congrès US votèrent contre la prolongation de la guerre en Afghanistan, Tom Perriello vota pour.

Le 27 juillet 2010, Tom Perriello vota contre le retrait des troupes US du Pakistan.

Le 27 juillet 2010, alors que 115 membres du Congrès US votèrent contre l’attribution de 33 milliards de dollars supplémentaires dans la guerre d’Irak, Tom Perriello vota pour.

Le 30 juillet 2010, Tom Perriello vota contre les régulations (HR 3534) visant à encadrer les forages de pétrole en haute mer et vota en faveur de la suspension d’un moratoire imposant des gardes-fous sur les dits forages en haute mer.

Le 15 décembre 2011, Tom Perriello devint le directeur de CAP Action, l’une des branches du Center for American Progress. Dans la revue Democracy Journal, après avoir vanté le “succès” de l’intervention militaire en Libye, il déclara:
«Aujourd’hui, Kadhafi est mort et le peuple Libyen peut, pour la première fois depuis des décennies, jouir de l’opportunité d’une gouvernance responsable et démocratique... Il n’y a pas eu de décès dans les troupes Américaines. Les combattants insurgés et la vaste majorité de la population ont célébré la victoire comme une libération et les Syriens courageux, qui quotidiennement risquent la mort en s’opposant à leur propre régime répressif, se sont réjouis de la chute de Kadhafi. Tous ces accomplissements ne sont pas de petits exploits pour ceux qui se soucient de la dignité, de la démocratie et de la stabilité...»

Ce sont effectivement de grands exploits qui caractérisent la “libération” de la Libye qui fut le pays le plus riche de l’Afrique: un chaos social généralisé, des attentats quotidiens, des luttes intestines continuelles, sans oublier les 50 à 100 000 civils Libyens libérés à jamais de “l’oppression” de Kadhafi en mourant sous les bombes à uranium appauvri de l’Occident.

Que ce soit au travers des conceptions bellicistes de ses fondateurs ou de ses propres campagnes de déstabilisation et d’invasion militaire de pays souverains, Avaaz est clairement une organisation complice de crimes de guerre.

Je n’ai ni le temps ni l’envie de sonder plus avant les profondeurs d’immoralité de cette organisation crapuleuse. Je renvoie les lecteurs et lectrices à de nombreux articles et témoignages qui commencent à poindre sur internet (29 / 30 / 31 / 32) et, en particulier, aux quatre excellents rapports d’investigation rédigés au Canada par Cory Morningstar. (15 / 16 / 17 / 18).

Ce dont je suis convaincu, c’est que l’énorme rideau de fumée mis en place par Avaaz par le biais de campagnes “humanistes” en faveur des Palestiniens, des abeilles, de la forêt Amazonienne ou de Kokopelli... est en train de s’estomper rapidement. Avaaz est la “voix” occulte du complexe militaro-industriel qui cherche à semer le chaos de la guerre sur toute la planète.

Avaaz, bas les masques!

Dominique Guillet. Le 14 novembre 2012

Benji pour Les moutons enragés en ont marre, ils s'informent a écrit:
Ricken Patel fondateur d’AVAAZ a fait ses débuts à la Fondation Rockefeller

Tout le monde connait AVAAZ.org qui se décrit comme un mouvement qui permet aux citoyens de peser sur les  décisions politiques partout dans le Monde. Tous les jours nous en voyons passer sur Facebook et il nous est même arrivé d’en partager !

A force d’en voir passer nous avons décidé d’essayer d’en savoir un peu plus Avaaz et sur son Fondateur Ricken Patel. Les informations sont relativement faciles à trouver pour peu qu’on sache quoi chercher. Alors voici ce que Wikipedia nous explique d’Avaaz.org

« Avaaz.org est une organisation non gouvernementale internationale de cybermilitantisme, fondée en 2007. Se présentant comme une « communauté démocratique supranationale », elle déclare vouloir encourager les citoyens du monde entier à se mobiliser sur diverses questions internationales, comme le changement climatique, les droits de l’homme, la corruption ou la pauvreté. Elle se donne comme mission de « fédérer les citoyen(ne)s de toutes les nations pour réduire l’écart entre le monde que nous avons et le monde voulu par le plus grand nombre et partout ».
Alors après quelques recherches il se trouve qu’avaaz est bel et bien un organisation non gouvernementale internationale mais qui est entièrement gérée depuis New York. Toutes les décisions y sont prises et selon certains témoignages de façon quelque peu discutable.

Passons ensuite au « Background » de Ricken Patel. Avant de lancer Avaaz en 2007 il a d’abord travaillé pour :  the International Crisis Group, L’ONU , La Rockefeller Foundation, La Gates Foundation,  et la Harvard University.

Assez étonnant après avoir travaillé pour la fondation Rockefeller, de finir par lancer une ONG qui se donne comme mission de « fédérer les citoyen(ne)s de toutes les nations pour réduire l’écart entre le monde que nous avons et le monde voulu par le plus grand nombre et partout ».

En conclusion, tout cela nous semble assez suspect pour arrêter de relayer les pétitions d’avaaz qui pourrait très bien (au vu du parcours professionnel de Ricken Patel) être un moyen de recenser la dissidence dans un premier temps pour pouvoir plus facilement la contrôler par la suite.

Source: Wikibusterz et [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Alexandra Vanderbeck « Changer le monde grâce à Avaaz: un artifice de communication », un article publié dans la revue d’ITECO, Antipodes, n°198, sept.2012 a écrit:
Changer le monde grâce à Avaaz : un artifice de communication

A l’heure où internet permet de connecter des millions d’individus entre eux, Avaaz, au nom de la conscience citoyenne, s’est créé une véritable cyber-communauté : plus de 15 millions de personnes dans le monde semblent y adhérer.

Changer le monde grâce au pouvoir d’internet, est-ce possible ? C’est en tout cas le postulat d’Avaaz, mouvement citoyen international, créé en 2007. « Réduire l’écart entre le monde que nous avons et le monde voulu par le plus grand nombre et partout », telle est la devise d’Avaaz, dont le but revendiqué est de faire entendre aux dirigeants le point de vue des citoyens sur des enjeux de société importants afin d’influer sur leurs décisions politiques.

Le moyen qu’Avaaz a trouvé pour répondre à son objectif est la mobilisation massive des gens via internet. Son mode d’action consiste en l’envoi de pétitions aux dirigeants concernés par le problème soulevé. Ces pétitions sont soumises par sondage auprès de panels de dix mille membres. Seules les initiatives qui suscitent une forte réponse sont alors lancées à grande échelle.

Depuis 2012, toute personne a le droit de proposer une pétition à Avaaz. Toutefois, « si une pétition n’est pas soutenue par nos membres ou est contradictoire avec la mission d’Avaaz, elle peut être dépubliée », explique l’association. S’il existe une charte détaillée qui précise les normes en matière de contenu (contenu injurieux ou obscène), elle précise aussi qu’« Avaaz se réserve le droit de retirer ou refuser de publier toute contribution d’utilisateur quelle qu’en soit la raison ».

Quinze millions de membres

Quinze millions c’est le nombre astronomique de membres revendiqué par Avaaz. En réalité, devient « membre » automatiquement et sans avoir donné son accord, quiconque a signé une de leurs pétitions.

Ces « membres » sont évidemment factices puisqu’ils ne payent aucune cotisation, et que bien souvent, vu le procédé, les gens ne sont même pas au courant qu’ils ont été, à leur insu, désignés membres. De même, ils se voient automatiquement abonnés à la newsletter d’Avaaz sans avoir donné leur accord.

Ce qui semble orienter les dirigeants d’Avaaz dans leurs choix de défendre telle ou telle cause est l’adhésion de leurs membres au point de vue défendu. Ainsi, peut-on lire sur leur site, « les priorités et le pouvoir d’Avaaz viennent de ses membres. Chaque année, Avaaz définit ses priorités à partir d’un sondage ». Par ailleurs, Avaaz explique que « plusieurs versions d’une même campagne peuvent être proposées à nos membres pour déterminer quelle stratégie sert le mieux notre mission ».

Tourne la girouette…

A ce propos, nous avons recueilli le témoignage d’un ancien militant français d’Avaaz qui a participé à l’Action Factory, une équipe internationale formée de jeunes bénévoles, destinée à préparer des mobilisations en Europe pour le sommet de Copenhague en 2009.

Ce militant a posé un certain nombre de questions aux responsables d’Avaaz car il ne voyait pas bien ce que signifiait pour eux « un bon accord » à Copenhague, comme ils l’avaient formulé : « Ils m’ont expliqué au téléphone qu’ils étaient opportunistes dans le sens où ils ne voulaient pas passer du temps à rédiger des positions papers, parce que, pour eux, c’était obsolète au moment où ça sortait et qu’ils voulaient répondre aux besoins du moment. Donc, en fonction de l’actualité, ils changeaient leur mot d’ordre, leur position ».

Avaaz, opportuniste, oui, ils ne s’en cachent pas et, pour eux, il faut le prendre dans le sens positif : Avaaz est très réactif et agit sur des problèmes urgents.

On s’indigne vite mais on passe aussi très vite à autre chose…

Avaaz surfe donc sur la « tendance » du moment, mais le travail dans l’urgence implique un temps de réflexion plus court et une documentation forcément moins aboutie. Une urgence en appelant une autre, qu’en est-il une fois les actions terminées ?

Sur le site, la page « Temps forts » indique les différentes pétitions qui ont porté leurs fruits. Ces petits encarts sont très peu détaillés, sans analyse post-événement. De plus, il n’y a pas d’historique des campagnes : seules sont accessibles les campagnes récentes. Il n’y a pas de retour sur les situations pour voir comment elles ont évolué.

La dispersion des campagnes – qui traitent aussi bien du climat, que de la protection de l’environnement, en passant par les droits humains–, ne leur permet pas d’approfondir un sujet en particulier.

Par ailleurs, Avaaz revendique un certain nombre de victoires, dont il est difficile de vérifier si elles peuvent être attribuées directement à leurs pétitions. Prenons l’exemple de l’autoroute en Bolivie, repris d’une liste de succès d’Avaaz citée dans l’article « Nous avons dix millions de membres actifs dont un million en France » par Jean-Luc Martin-Lagardette, dont la construction aurait été empêchée grâce à Avaaz.

Ils le présentent de la manière suivante : « Avaaz a stoppé la méga-autoroute qui aurait tranché en deux les terres protégées des peuples indigènes de Bolivie ». Mais les peuples indigènes sont au nombre de trente-six d’après la constitution bolivienne. Le fait de parler de « terres protégées des peuples indigènes » sans spécifier de quels peuples il s’agit montre leur méconnaissance de la réalité bolivienne. Avaaz a-t-il seulement noué des contacts avec les peuples Chiman, Mojeño et Yuracaré, opposés à la construction de l’autoroute ? Accepteraient-ils que l’on se réfère à eux en ces termes ? Aussi, il n’est pas averé que la construction de l’autoroute ait été stoppée définitivement.

Le point de vue des citoyens ou des dirigeants ?

D’après nos renseignements, une opposition de points de vue est apparue rapidement. D’une part, la thèse « merveilleuse » d’un mouvement citoyen révolutionnaire qui contribue à améliorer le monde est relayée par leur site. D’autre part, plusieurs personnes s’interrogent dans des forums, par exemple, dans celui du site d’Agoravox, sur l’identité d’Avaaz et se méfient de cette organisation, en apparence si idéaliste.

Si on essaye de comprendre d’où vient cette méfiance vis-à-vis d’Avaaz, tout d’abord on doit admettre que l’organisation est peu transparente à plusieurs égards. Sur leur site, on apprend qu’Avaaz est financée par des dons privés et ne demande des subsides à aucun gouvernement.

Qu’Avaaz est enregistrée dans l’Etat du Delaware aux États-Unis (un paradis fiscal par ailleurs), mais que ses salariés sont répartis dans le monde. Ce sont à peu près les seules informations disponibles pour cerner l’organisation. En effet, on ne trouve aucun organigramme de la société. Il est donc impossible de savoir qui est responsable de quoi, seule une adresse mail générale est accessible. Concernant leurs comptes, on sait seulement qu’ils sont contrôlés une fois par an, par un audit financier.

Il y a aussi le fait qu’Avaaz, revendiquant son indépendance vis-à-vis de tout gouvernement, ne reçoit aucune subvention d’Etat ou d’organisations. Elle dit recevoir uniquement des dons privés, qui n’impliquent aucun contrôle, aucun programme définissant des objectifs précis à remplir, comme c’est le cas pour la plupart des ONG.

Mais ce qui laisse véritablement penser aux sceptiques qu’Avaaz joue le jeu des grandes puissances est leur positionnement en Syrie, qui prône clairement l’interventionnisme. Un article du Monde [1] reprend le programme d’Avaaz pour la Syrie : « Reconnaître le Conseil national syrien (la principale plate-forme d’opposition), comme le représentant légitime du peuple syrien », ce qui impliquerait la rupture des derniers liens diplomatiques avec Damas ; « durcir les sanctions » contre le régime, au risque de pénaliser aussi la population et « instaurer une zone de sécurité pour les civils », ce qui supposerait, même si Avaaz ne le mentionne pas, une forme d’intervention militaire étrangère en Syrie.

Sans entrer dans un débat de type « théorie du complot », nous pouvons démystifier cette organisation. Avant d’être un mouvement citoyen révolutionnaire, Avaaz est une ONG de marketing, qui joue sur sa communication aromatisée et démagogique. Elle use de nombreux artifices et fait miroiter aux gens un monde qui serait meilleur grâce à elle. Vu l’adresse de leur communication, cela pourrait paraître paradoxal qu’ils ne communiquent pas sur l’association elle-même : qui a fondé Avaaz, qui sont ses directeurs, ses salariés, comment les contacter, comment sont-ils répartis dans le monde ? Ce mystère est peut-être sciemment entretenu…

par Luc-Laurent Salvador lundi 16 janvier 2012 a écrit:
AVAAZ, cyber-actions et cybermanifs
Nous vivons des temps épiques où des forces titanesques sont au combat et exigent que nous prenions place dans la lutte. Porteurs d’une demande de changement radical des règles du jeu mondial au nom des 99 %, les OWS et autres Indignés affrontent avec détermination et courage les violences des gouvernements démocratiques d’Occident. Qu’ils soient ou non l’ultime espoir de faire dérailler l’Empire, les 99 % auraient tout intérêt à les soutenir puisque, cela devrait être assez évident pour tous, le combat des Indignés pour la démocratie réelle et contre la toute-puissance de l’argent est aussi le nôtre, aussi flou et controversable qu’il soit encore. Leur apporter notre soutien signifie les rejoindre. L’idéal, serait que ce soit dans la rue, en se déclarant Indigné(e) à leur côté. Mais si nous n’avons pas le cœur à cela, sommes-nous pour autant condamnés ? A défaut de la rue, ne pourrions-nous les rejoindre dans le cyberespace ? Quelles sont les offres sérieuses de cyber-actions actuelles ? C’est ce que nous allons examiner en portant une attention critique à cette organisation en vogue qu’est Avaaz, afin de mettre en avant l’intérêt que pourrait représenter de véritables cybermanifestations citoyennes, non seulement pour le soutien immédiat aux OWS mais aussi, à plus long terme, pour le renouveau démocratique que nous appelons tous de nos vœux.

Les cyber-actions, nous connaissons tous très bien. Pour l’essentiel, cela va consister en (a) l’utilisation d’e-mails pour interpeller des politiciens comme des hauts responsables quelconques, ou en b) des pétitions que l’on peut signer en ligne

On pourrait questionner ces formes d’action sous le rapport de la visibilité et de l’impact réel mais il ne faudrait pas oublier que les formes d’action traditionnelles se heurtent aux mêmes difficultés.
Car, plus que jamais, les médias ne véhiculent que ce qui leur convient. De sorte que même des manifestations monstres, comme il y en a eu il y a quelques années aux USA concernant la légalisation des drogues, peuvent être complètement passées sous silence.

De fait, c’est bien le problème que rencontrent actuellement les OWS et autres Indignés : ils n’ont qu’une médiocre visibilité médiatique.

C’est pour de toutes autres raisons que les Adbusters, initiateurs du mouvement OWS, ont adressé aux cyber-actions et à l’activisme internet en général (baptisé pour la circonstance « clicktivisme  ») une critique très dure. Celle-ci visait avant tout la récupération des organisations de cyberaction par une forme de logique « audimat » aux effets désastreux.

Selon les Adbusters, ces organisations se sont laissées gagner par la logique et les techniques marketing qui sous couvert de démocratie contribueraient à la « domestication » des militants par a) l’avachissement inhérent au fait de croire que cliquer ici ou là constitue une forme suffisante d’action politique ou citoyenne et par b) l’affadissement de revendications soigneusement polies au travers de sondages d’opinion.

De fait, ce qui m’a incité à rédiger ce papier, c’est que j’ai reçu d’Avaaz un questionnaire destiné à définir son agenda 2012. Cette organisation de cyberactions est, en effet, engagée sur une multitude de fronts et se targue d’opérer « démocratiquement », en suivant les orientations de sa large base d’adhérents « de fait » — puisque signer une quelconque pétition d’Avaaz fait automatiquement de vous un adhérent.Pour ma part, j’ai participé depuis deux, trois ans à bon nombre de leurs actions, généralement basées sur une pétition en ligne avec une importante activité sur le terrain pour la mettre en valeur.

A première vue, avec plus de dix millions de membres, c’est un succès peu contestable. L’impact médiatique paraît aussi réel que la réussite des actions. On pourrait être tenté de suivre ce mouvement les yeux fermés en se demandant ce que les Adbusters peuvent bien y trouver à redire.

Tout cela est tellement progressiste (contre la discrimination et la victimisation des femmes, des homosexuels), écologique (contre le réchauffement climatique, le nucléaire, les OGM, la chasse aux baleines ou aux dauphins, la destruction de la nature en Amazonie ou ailleurs), humanitaire (famine au Soudan, et dans le monde), pacifiste (contre les armes nucléaires, contre la guerre en Irak) droidelomiste (défense du Tibet, contre la torture), libertaire (sauver l’Internet en France et ailleurs, droit aux médecines douces, soutien à Wikileaks, arrêt de la guerre à la drogue), démocratique (soutien aux printemps arabes), de bonne politique (contre la corruption, en Inde, en France, en Angleterre, contre les lobbies de Bruxelles, ou ceux des médias) et même polémique (pour une enquête sur la guerre à la terreur de Bush, pour un soutien à la flottille d’aide à Gaza, pour la reconnaissance de la Palestine comme Etat à l’ONU, contre les colonisations en Palestine), etc. !

Néanmoins, il ne faut pas chercher bien loin pour commencer à se poser des questions. Nul besoin pour cela de scruter le pedigree des géniteurs, Res Publica et MoveOn (ce dernier étant soupçonné de financement par Georges Soros).
Non, il suffit d’ouvrir les oreilles et les yeux pour repérer un certain nombre d’indices qui, bien que fragiles et parcellaires, esquissent un portrait un peu moins lisse qu’attendu... :
1) Pour commencer, il faut entendre le témoignage d’un ancien collaborateur d’Avaaz dont les propos recoupent parfaitement les critiques des Adbusters : marketing, opacité de l’organisation et de son fonctionnement. Ses questions insistantes lui vaudront pour toute réponse l’idée que Avaaz « mène des campagnes opportunistes en fonction de l’air du temps et  ne veut pas perdre du temps comme les organisations traditionnelles à réaliser des analyses poussées qui sont une perte de temps... »
2) Puis entendre ce que dit ce post d’un « citoyen engagé » au sujet du brillant CV du directeur exécutif ici en V.O : « Avaaz a été créé par Ricken Patel un anglo-canadien passé par la fondation Rockefeller, la fondation Bill Gates, consultant pour l’ONU — bref un agent du système mondial. A priori sûrement pas un révolutionnaire citoyen dans l’âme. La fondation Rockefeller apprend à manipuler des foules et nul doute que ce Ricken Patel en est devenu un expert. ». Dans le même registre, on pourra lire le forum du site cyberacteur.org.
3) Ensuite, il faut ouvrir les yeux sur l’étrange absence d’historicité des sites d’Avaaz. Vous pourrez constater qu’à partir de la page d’accueil, vous n’avez que l’actualité immédiate des actions, l’autocongratulation de première fraîcheur et l’appel aux dons ! Aucun plan du site, aucun outil de recherche et donc aucun accès aux anciennes pages qui permettraient de s’informer et de juger le plus objectivement possible de l’ensemble du répertoire des actions passées. Seuls des aperçus publicitaires très calibrés sont proposés dans la section « temps forts  ». Pour qui veut recoller les morceaux, il faut s’appuyer, comme je le fais, sur ce que la mémoire collective d’Internet a à offrir. Les millions de membres d’Avaaz apparaissent donc délibérément cantonnés à la réaction immédiate à une actualité brûlante traitée à coup de date-butoirs et de délais comptabilisés en heures plutôt qu’en jour. Tout se passe comme si Avaaz tentait avant tout de susciter chez chacun un réflexe citoyen dans le plus mauvais sens du terme, c’est-à-dire, celui qui fait appel à la moelle épinière et pas au cerveau.
4) A l’instar du prix Nobel de la paix Obama, Avaaz se présente comme pacifiste afin de légitimer d’autant mieux ses appels à la guerre. L’invitation à soutenir la demande à l’ONU d’une zone d’exclusion aérienne en Lybie était un parfait exemple de rhétorique impériale faite de démonisation et de médiamensonges. Il est sûr qu’Avaaz n’a pas ici perdu de temps en « analyses poussées ». Le texte, véritable copié-collé made in Pentagone est assurément l’expression d’un « opportunisme » fonction de « l’air du temps ». C’est lui qui m’a mis la puce à l’oreille après m’avoir pris au piège.
5) Comme le même type de rhétorique est utilisé actuellement vis-à-vis de la Syrie, on pourrait se demander (dans un accès de fièvre complotiste induit par Thierry Meyssan et/ou Michel Collon) si la finalité d’Avaaz ne serait pas avant tout de susciter un large soutien populaire pour les coups tordus de l’Empire ? Est-ce que Avaaz n’aurait pas pour stratégie — comme le dit si bien non666 au sujet de Wikipedia en particulier et des médias en général — de nous mobiliser sur « 99% de choses sures et éprouvées pour pouvoir vendre le 1% de Version Officielle qui les arrange » ? Après avoir bâti la confiance de ses membres via un grand nombre de pétitions très consensuelles, Avaaz pourrait ensuite les amener à suivre plus aisément des actions aussi contestables que celles concernant la Libye ou la Syrie. Ce serait un détournement très fin mais très efficace de la démocratie participative.
6) Un facteur supplémentaire à prendre en compte, c’est le caractère vague, informe et donc assez inefficace des actions qui visent directement l’Empire. On pourrait dès lors penser qu’elles sont là avant tout pour dédouaner Avaaz de tout soupçon de collusion. Les OWS ont ainsi été soutenus par une déclaration langue de bois qui n’engageait à rien et qui était donc un parfait support de projection pour toutes les personnes de bonne volonté. La pétition visait le million de participants. L’objectif n’a pas été atteint. Elle est à l’heure où j’écris enlisée à 810.315 avec environ une nouvelle signature par heure. Si, de manière fort improbable, cet apport se maintenait, le million de signataires sera atteint dans 22 ans. Wall Street peut dormir tranquille. Il fera chaud avant qu'Avaaz ne demande la fin du système des réserves fractionnaires et la pleine souveraineté populaire sur la création monétaire.
7) Même à partir du seul contenu auto-promotionnel du site on pourrait penser qu’Avaaz est une vitrine officielle de la CIA. On peut en effet y lire que a) les activistes libyens (que l’on sait liés à Al Qaida) ont été équipés en matériel de communication et soutenus par Avaaz et que b) les médias alignés (CNN, BBC, Al Jazeera etc.), tambours des guerres de l’Empire, ont été directement alimentés par l’intermédiaire d’Avaaz. Un e-mail promotionnel d’Avaaz, outre qu’il précise les sommes en million de dollars engagées, fait en particulier mention de maisons secrètes destinées à protéger des dizaines d’opposants syriens. Sérieusement, qui peut mettre en œuvre des planques comme cela à part la CIA ? La pétition contre la torture en Syrie est visiblement du même tonneau : « si nous agissons maintenant, nous pouvons faire du sacrifice de Manhal la goutte d'eau qui fait déborder le vase et qui force le monde entier à se retourner contre le régime d'Assad ». Tout est dit. En Syrie, un individu supposément torturé doit amener la chute du régime quand, en même temps, les U.S.A s’autorisent la torture comme bonne pratique anti-terroriste sans qu’Avaaz n’y trouve rien à redire.
8) Dans le contenu auto-promotionnel évoqué ci-dessus, Avaaz annonce 30.000 donateurs (pour donner du poids) alors que son appel aux dons en page d’accueil en mentionne seulement 10.000 (pour faire pauvres courageux qui ont besoin d’aide). Il en ressort une impression de communication tendancieuse, qui induit plus qu’elle n’informe véritablement. Dans ce registre « grosse ficelle », le meilleur c’est sans doute le fait que la pétition contre la torture en Syrie s’appuie prétendument sur un nouveau rapport « terrible » qu’Avaaz vient de « publier » mais qui est introuvable alors qu’il porte accusation de crimes contre l’humanité. On se croirait dans « Dark City  » (ancêtre de Matrix), avec des décors qui semblent de plus en plus en carton pâte. Tout aussi significatif dans ce registre, c’est le fait que le texte des pétitions, outre son caractère vague, attrape-tout et inoffensif vis-à-vis de l’Empire, pourrait aussi changer en cours de route ou varier de l’e-mail d’appel à la page de signature sur le site comme cela semble avoir été le cas pour la pétition demandant un moratoire sur les OGM  !
9) Enfin, si on se risque à une lecture symboliste, on doit observer que le logo d’Avaaz représente la Pangée, l’ancêtre unique de nos continents avant qu’ils ne se distancient les uns des autres avec la dérive des continents. Pangée veut dire « Toute la Terre ». Dans le contexte actuel de mondialisation et d’instauration d’un Nouvel Ordre Mondial cela n’est pas forcément innocent surtout si on observe que les couleurs d’Avaaz sont aussi celles d’Israël. Or, la capitale, Jérusalem est la ville dont Jacques Attali, qui n’est pas forcément le plus mal renseigné d’entre nous, disait (sur la très sérieuse chaîne TV du Sénat) qu’il était envisagé qu’elle devienne capitale planétaire d’un gouvernement mondial... !

Conclusion : si l’on a Avaaz en tête, il semble aussi tentant d’adhérer à la critique que les Adbusters font du clicktivisme que de rester malgré tout séduit par le pouvoir d’influence dont attestent les nombreux succès de cette organisation.

Dès lors que faire ? Dans l’hypothèse où Avaaz serait bien un des plus récents instruments de l’Empire pour téléguider la populace vers une bienpensance politiquement correcte qui, toujours, passera à côté des véritables enjeux, faudrait-il s’interdire d’en faire usage, même ponctuellement, lorsque l’action proposée est d’une valeur peu contestable ? Par exemple, en Inde, venant à l’appui d’un large mouvement populaire, Avaaz a soutenu avec pétition et e-mails la grève de la faim de Anna Hazare qui exigeait un projet de loi anti-corruption. Le succès n’est pas venu d’Avaaz seulement, mais le fait de participer y a certainement contribué. Pour ma part, je l’avoue, je ne m’interdis pas encore de participer à des actions de cette nature, mais je ne saurais dire si c’est vraiment un bon choix.

Au demeurant, peu importe, Avaaz sert seulement ici à mettre le problème en contexte. La vraie question est de savoir si on accepte l’idée que nos luttes contre le système puissent se trouver renforcées par un usage lucide d’outils en provenance du système lui-même, comme Internet.

Pour ma part, il me semble que, sur le fond, les Adbusters ont tort et qu’il n’y a pas à s’interdire de chercher à mobiliser les citoyens du monde dans le cyberespace. Dans cette perspective, bien sûr, on peut et on doit regarder d’emblée au-delà d’Avaaz, de son opacité et de ses probables manipulations, mais dans quelle direction ? Telle est la question.

Peut-on se satisfaire de l’offre de sites comme cyberacteurs.org qui, honnête autant que modeste, annonce quelque 50.000 abonnés avec des cyberactions qui peinent à atteindre la dizaine de milliers de participants (comme pour le moratoire sur l’extraction du gaz de schistes par exemple).

Même si son austérité et le caractère peu ostentatoire de son autopromotion rassurent sur la foncière honnêteté de la démarche, il est difficile de ne pas se questionner sur son efficacité. Face aux enjeux formidables de la crise actuelle, quel impact peut espérer le cyber-citoyen qui joint sa voix à une pétition ou cyberaction par e-mails dont il peut seulement espérer que le nombre de participants sera, au mieux, de cinq ou dix mille ? De fait, aucun groupe d’Indignés n’a cherché à mobiliser de ce côté. Indignes, il semble, selon les archives de Cyberacteur, que ce soit seulement les propos déformés du président Ahmadinejad qui le soient. Comme quoi, même sans lien direct avec l’Empire, on peut le servir à l’insu de son plein gré. Ne serait-ce qu’en dispersant l’action militante dans une multitude de directions ayant bien peu de chance d’atteindre le cœur du système ; sur ce point, la critique des Adbusters est particulièrement juste.

Au final, comprenant que les sites de cyberaction ayant actuellement pignon sur rue ne peuvent être, au mieux, que progressistes (humanistes, droidelomistes, écologistes, climatistes, minoritistes, etc.) donc utiles, certes, mais pas révolutionnaires, le citoyen qui ne se satisfait pas de la bonne conscience qui vient de la cyber(bonne)action peut difficilement échapper à la perplexité.

Même le relatif succès de la pétition des robindesbois.org laisse sceptique lorsqu’on comprend que son meilleur héraut est actuellement un certain Nicolas Sarkozy, qui fait actuellement cavalier seul pour la mise en place de la taxe Tobin sur les transactions financières. Ponctionner une, deux ou trois centaines de milliards de dollars sur le dos de la finance mondiale, c’est mieux que de fourrer de la graisse dans le cul des rassasiés (délicieux proverbe arabe), mais cela va-t-il changer le cours de la mondialisation ? Les nations occidentales étranglées par leurs dettes qui n’ont de souveraines que le nom, trahies par des gouvernants issus des cercles de l’Empire, vont-elles pour autant échapper à leur mise en esclavage programmée ? Il serait naïf de le croire !

Faudrait-il, comme les Adbusters, en conclure, qu’hors de la rue, point de salut ? Personnellement, je ne le pense pas. La rue ne suffit pas, elle ne suffit plus. Nous le voyons bien avec les OWS qui, non seulement peinent à rassembler, mais aussi à « occuper » l’espace public tant les violences étatiques et le silence médiatique contribuent à les faire disparaître de l’attention du public et donc de la réalité pure et simple.

Internet pourrait offrir un formidable espace de repli. Mais j’ai peur que la perspective négative des Adbusters sur le clicktivisme ne fasse que renforcer l’apparente indécision des OWS et autres Indignés. En effet, on a beau être admiratif devant le fourmillement de tentatives spontanées de la part des militants pour rassembler dans le cyberespace, l’absolue démocratie des OWS, sans leaders ou porte-paroles attitrés, fait qu’au final qu’ils ressemblent de plus en plus à ces bancs de poissons dont l’indécision croit avec la taille au point que l’éthologue allemand et prix Nobel Konrad Lorenz disait qu’à les observer, on en venait à perdre foi en la démocratie [1].

J’espère vraiment me tromper. Je voudrais sincèrement croire que la rue peut seule renverser le pouvoir de l’Empire dont, à l’évidence, nos gouvernements ne sont plus que des courroies de transmission, des guignols de l’info au sens littéral. Mais je ne le peux pas. Cela, pour toutes les raisons maladroitement présentées ici et là et qui se résument à l’idée qu’il nous faut rassembler, rassembler encore, rassembler les 99% avec les Indignés sachant que cela ne peut se faire dans la rue, parce qu’il n’y a pas assez de désespoir, de lucidité ou tout simplement de monde pour donner à chacun le courage de s’aventurer sur le bitume au risque de tout perdre.

Tant qu’il en est encore temps, tant qu’Internet est en accès libre, le rassemblement devrait être recherché dans le cyberespace car c’est là qu’il a le plus de chance d’être massif. Car, il faut le marteler, un rassemblement énorme, monstrueux et obstiné est la condition sine qua non de la visibilité sans laquelle il n’est pas de réussite. L’échec des gigantesques manifs anglaises, italiennes et espagnoles contre la guerre en Irak est une leçon qu’il ne faut pas oublier. Il nous faut viser bien au-delà du million de manifestants. Tout bien pesé, il me semble que seule une cybermanif permanente puisse sérieusement laisser espérer cela de la part des 99%.

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Photo: Mike Mcgregor

extrait de Libération 4 juillet 2013 a écrit:
Né d’un père indien et d’une mère britannique, réfugiés au Canada après avoir longtemps vécu au Kenya, Ricken Patel fait partie des humains pour qui l’Etat-nation est une notion très relative. «Dès l’enfance, je me suis demandé "que devons-nous faire sur cette planète, comment devons-nous vivre ?" raconte-t-il. Mon frère aîné, qui avait dix ans de plus que moi, me parlait des cellules du corps et de la guerre froide alors que je n’avais que 3 ou 4 ans. Il a su me passionner pour l’aventure humaine.» Son père était ophtalmo, sa mère professeur de musique, mais il nous rassure, il n’a pas tout bon. Il ne sait pas vraiment jouer d’un instrument, si ce n’est un peu de saxophone.

C’est en famille aussi qu’il mène sa toute première «campagne», contre son père. «Je ne veux pas dire du mal de lui, disons que mon père était très traditionaliste, patriarcal, très dur, dit-il, choisissant ses mots avec précaution. A l’âge de 13 ans, je ne lui ai pas adressé la parole pendant quatre mois. Mais il a fini par évoluer, notre famille a vraiment changé depuis.»

Après des études de sciences politiques, de philosophie et d’économie à Oxford et Harvard, des voyages et un stage aux Nations unies, Ricken Patel part mettre son idéalisme en pratique sur le terrain. En Sierra Leone en 2002, il fait la campagne présidentielle de l’activiste Zainab Bangura, qui ne récoltera que 1 % des voix mais deviendra ministre des Affaires étrangères. Au Liberia, il va vivre quelque temps avec les rebelles, pour «apprendre à les connaître». En Afghanistan, en 2003, il s’installe à Kandahar, dans une famille puis chez les gardes d’un frère du président Karzaï. Il travaille alors pour l’International Crisis Group ou d’autres ONG. Parfois, il part aussi de son côté, en solitaire toujours à la recherche de ce qu’il pourrait faire de bien. Vraiment ? Cela ne ressemble-t-il pas plutôt à un parcours d’agent de la CIA ? Il rigole, concède que les services secrets utilisent souvent l’humanitaire comme couverture.

Le soupçon CIA revient aussi sur Internet, parmi quelques autres noms d’oiseau («racoleur en ligne», «guérillero de salon», «pion de l’Amérique» ou «piégeur de gogos») qui volent dans le sillage d’Avaaz. En Syrie ou en Birmanie, «la voix» défend des intérêts qui peuvent sembler aussi être ceux des Etats-Unis. «Mais non, regardez bien toutes les campagnes que nous avons menées, rétorque Ricken Patel, comptant sur ses doigts et énumérant : nous avons défendu WikiLeaks, demandé la fermeture de Guantánamo, dénoncé l’hypocrisie à Bahrein…» Aujourd’hui encore, Avaaz défend Edward Snowden, le jeune «traître» qui met les services américains en rage.

Dans un post très remarqué, Jillian York, de l’Electronic Frontier Foundation, a osé exposer les doutes que lui inspirent Avaaz et son gourou. «Ils protègent mal les données de leurs militants, préfèrent appeler aux dons quand ils sont attaqués plutôt qu’écouter les conseils des professionnels pour mieux se défendre et s’accordent aussi des salaires "outranciers"», liste la journaliste activiste de la liberté d’expression. Sa sortie lui a valu un appel de Ricken Patel, qui l’a écoutée mais sans vraiment l’entendre, estime-t-elle. «Je gagne 172 000 dollars (132 000 euros) par an, nous avoue Ricken Patel. Ce chiffre me met moi-même un peu mal à l’aise. Mais je défends une politique de salaires élevés car il nous faut les meilleurs professionnels. Beaucoup d’autres gens de mon équipe gagnent plus de 100 000 dollars par an.
»
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